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53 rue de Pavie - 1000 Bruxelles
Tél: (32-2) 215 35 76 - Fax: (32-2) 215 58 60
E-mail:  editor@info-turk.be
 Chief Editor /Rédacteur en chef: Dogan Özgüden - Responsible editor/Editrice responsable: Inci Tugsavul


Earlier bulletins / Bulletins précédents

25e Année - N°277

Septembre/September 2001

La première opération

"bushiste" en Turquie

  • Grève de la faim: 71 morts à la fin de septembre
  • Arrestation du meurtrier présumé d'Uzeyir Garih
  • Trial against the Human Rights Association
  • TIHV Diyarbakir Representation raided
  • Arrest of 20 HADEP members
  • Ankara condamné pour des procédures pénales trop longues
  • Interpellations de dizaines de pacifistes
  • Human Rights violations in brief


POLITIQUE INTERIEURE / INTERIOR POLICY
 

  • Démission du ministre du logement et des travaux
  • Nomination d'un nouveau ministre du Logement
  • Une députée militante des droits de l'Homme quitte le DSP
  • HRW dénonce une réforme constitutionnelle "ratant sa chance"
  • Chief Judge: "New Constitution Needed, Not Amendments"


PRESSIONS SUR LES MEDIAS / PRESSURE ON THE MEDIA
 

  • Controversial acquittal of 16 intellectuals
  • Les jeux télévisés de la crise inquiètent les autorités
  • Detained journalist's trial postponed to December
  • Journalist faces prison for criticising the judicial system
  • Journalist Fehmi Koru faces jail term
  • Violations of thought freedom in brief


FORCES ARMEES / ARMED FORCES
 

  • Les attentats font l'affaire des marchands d'armes
  • 32 countries at Turkey's military fair IDEF-2001


RELATIONS MAFIEUSES / MAFIA RELATIONS
 

  • Démantèlement d'un laboratoire clandestin: un Turc arrêté
  • Deux touristes emprisonnés pour trafic d'objets d'art
  • La Turquie devient une plaque tournante du trafic nucléaire
QUESTION KURDE / KURDISH QUESTION
 
  • La célébration de la Journée de la Paix interdite
  • Afflux de réfugiés kurdes en Italie et en Grèce
  • Ocalan rejette les accusations dans un second procès
  • Teachers exiled for "PKK propaganda" in Sirnak
  • Le Comité anti-torture s'est entretenu avec Ocalan
  • Trois militants kurdes tués dans l'est de la Turquie
  • Trois Turcs d'origine kurde soupçonnés d'espionnage en Grèce
  • Un député kurde publiera un recueil de poèmes en kurde
  • Les observations des avocats d'Ocalan à la Cour européenne


MINORITES / MINORITIES
 

  • Négation du génocide arménien: les dix-sept Turcs acquittés
  • La protestation d'Ankara après la visite du pape en Arménie
  • Réunion à Istanbul de la Commission de réconciliation


SOCIO-ECONOMIQUE / SOCIO-ECONOMIC
 

  • Disillusioned workers in Turkey fight for rights
  • Turkish Reality TV Show Reflects Country's Minimum Wage Woes
  • Un député: "Stériliser les hommes pour échapper à la crise"
  • Le ministre de la Femme pris à partie par des travestis
  • Les courses hippiques, opium des victimes de la crise
  • Corruption seen blocking foreign investment
  • Impéritie du gouvernement face à la crise économique
  • Prêt de 500 millions de dollars de la BM à Ankara
  • Effondrement d'un hôtel à Istanbul: quatre morts
  • Le déficit commercial diminue de 56,8 % en sept mois
  • Un père s'excuse de sa fille par petite annonce


RELATIONS AVEC L'OUEST / RELATIONS WITH THE WEST
 

  • L'armée turque en état d'alerte après les attentats aux USA
  • La Bourse d'Istanbul perd 6,2% dans l'attente d'une riposte
  • La Turquie sent son importance renforcée mais s'inquiète
  • Une majorité de Turcs contre une participation à la guerre
  • La Turquie d'accord pour ouvrir son espace aérien
  • Ecevit souhaite que l'opération fasse tomber les taliban
  • L'émissaire des militaires turcs à Bruxelles!
  • Discussions UE-Turquie sur la défense: toujours l'impasse
  • Corruption: la Turquie signe plusieurs conventions
RELATIONS REGIONALES / REGIONAL RELATIONS
 
  • L'Irak et la Turquie discutent leur coopération
  • Premier vol charter Istanbul-Bagdad par une compagnie turque
  • La candidature turque à l'UE souffre du problème chypriote
  • Entretiens de Cem avec Israéliens et Palestiniens
  • Des bombardiers israéliens basés en Turquie
  • La force d'intervention navale de la mer Noire

  • LE TERRORISME DE L'ETAT / STATE TERRORISM

    La première opération "bushiste" en Turquie

    Encouragée par la campagne mondiale de vengeance du président Bush, le régime d'Ankara sûr du silence même du soutien du monde occidental, a tout de suite mobilisé ses forces de répression pour achever toutes les forces de résistance dans le pays. L'Armée turque a été mise en état d'alerte et toutes les permissions sont supprimées.

    Le samedi 15 septembre, à Istanbul, la police a attaqué sauvagement le cortège funèbre de la dernière victime du jeûne de la mort. Peu avant son attaque contre les funérailles, la police a préalablement arrêté une délégation de cinq Allemands et deux Hollandais à l'entrée du quartier de Kucukarmutlu pour empêcher les observateurs internationaux d'être les témoins des évènements.

    Umus Sahingoz, 32 ans, avait succombé après 330 jours de jeûne dans une maison du quartier de Kucukarmutlu où elle poursuivait son mouvement de protestation avec plusieurs camarades. Ainsi, le nombre total des victimes de la résistance s'est élevé à 66 depuis l'assaut sanglant des forces de l'ordre contre les prisons en décembre 2000 qui avait fait 32 victimes, dont 30 prisonniers politiques et deux soldats.

    Emprisonnée depuis 1997 pour appartenance au DHKP-C, Sahingoz avait été d'abord hospitalisée puis libérée sous condition fin juin en raison de la détérioration de son état de santé. Dans cette même maison de Kucukarmutlu, une vingtaine de personnes, la plupart étant des détenus libérés sous condition pour 6 mois, poursuivaient leur privation après la mort d'une demi-douzaine de grévistes, dont deux sĤurs jeûnant par solidarité avec un oncle.

    Lors des funérailles de Sahingoz, la police a arrêté près de 150 personnes après les avoir copieusement matraquées. En même temps, le quartier de Kucukarmutlu a été encerclé par la police qui s'apprêterait à charger sur les grévistes de la faim, selon le comité de solidarité avec les familles de prisonniers politiques TAYAD.

    D'autre part, les grands médias pro-gouvernementaux affirment que les derniers événements auraient justifié toutes les opérations passées ou futures de l'armée turque contre les opposants du régime. Lors de la traditionnelle prière du vendredi, sous la pression de l'Armée, les imams turcs ont prêché que les opérations de l'Armée turque contre les "séparatistes" sont ainsi bel et bien justifiées et que les pays de l'Union européenne devraient maintenant s'excuser de leur faute d'avoir critiqué la Turquie.

    Déjà, pendant la guerre civile dans le Kurdistan turc, l'Armée turque avait utilisé pleinement l'intégrisme islamique contre le mouvement kurde comme le Pentagon l'avait fait en Afghanistan.

    Les avions et hélicoptères militaires avaient jeté aux villages kurdes des centaines de milliers de tracts de jihad (guerre sainte): "Ecoute bien ce que vous ordonne la religion Islam: 'Combattez dans le chemin d'Allah ceux qui vous combattent, ne soyez pas les transgresseurs! Allah n'aime pas les transgresseurs.' (Coran, Sourate II, V. 186/190) N'oublie pas! L'armée turque qui est en train d'anéantir ces traîtres est la dernière armée puissante du monde islamique d'aujourd'hui. Collabore avec elle!"

    Au cours de cette sale guerre plus de 30 mille personnes de deux côtés ont péri, des dizaines de milliers de paysans kurdes sont chassés de leurs villages et hameaux, des dizaines de milliers opposants et intellectuels kurdes ou turcs ont été arrêtés, torturés et condamnés sous prétexte qu'ils auraient soutenu le mouvement "séparatiste".

    Et les militants sanguinaires du mouvement islamiste Hizbullah ont été armés par l'Armée turque et ont assassiné des milliers d'intellectuels, politiciens et hommes d'affaires kurdes.

    Tout cela, bien entendu, avec l'approbation et le soutien des USA.

    Ironie du sort, aujourd'hui, la même Armée turque se montre l'alliée la plus ardente du Pentagone contre les "Islamistes"! (Info-Turk, 15 septembre 2001)

    Grève de la faim: 71 morts à la fin de septembre

    La grève de la faim des prisonniers politiques qui protestent contre le régime carcéral répressif a fait sept morts en septembre. Ainsi, le nombre total des victimes de la résistance s'est élevé à 71 depuis l'assaut sanglant des forces de l'ordre contre les prisons en décembre 2000 qui avait fait 32 victimes, dont 30 prisonniers politiques et deux soldats.

    Le 7 septembre, la prisonnière politique Gulay Kavak, 29 ans, appartenant au Front-Parti de Libération du Peuple Révolutionnaire (DHKP-C), est décédée à Ankara. Elle avait commencé sa grève de la faim en octobre 2000 et était transférée à l'hôpital après l'opération sanglante des forces de l'ordre. Elle avait recommencé son action de protestation dans la banlieue de Küçük Armutlu il y a 68 jours.

    Le 14 septembre, Umus Sahingoz, 32 ans, a succombé après 330 jours de jeûne dans une maison du quartier de Kucukarmutlu où elle poursuivait son mouvement de protestation avec plusieurs camarades. Emprisonnée depuis 1997 pour appartenance au DHKP-C, elle avait été d'abord hospitalisée puis libérée sous condition fin juin en raison de la détérioration de son état de santé.

    Le 18 septembre, Ibrahim Erler, incarcéré pour appartenance au DHKP-C, s'est immolé par le feu dans la prison de Tekirdag (nord-ouest) pour protester contre une intervention de la police samedi contre une maison d'Istanbul abritant des grévistes de la faim.

    Le 20 septembre, Abdulbari Yusufoglu, 21 ans, a succombé après 137 jours de jeûne dans une maison du quartier de Kucukarmutlu où il poursuivait son mouvement de protestation avec plusieurs camarades. Il n'était pas un détenu mais avait été brièvement emprisonné en 1999 à la prison de Bergama (ouest).

    Le 27 septembre, deux grévistes de la faim appartenant au Front-Parti de Libération du Peuple Révolutionnaire (DHKP-C) sont décédés dans une maison d'Istanbul à Kucukarmutlu, dans la partie européenne de la métropole: Ali Riza Demir, 28 ans, après 343 jours de jeûne, et Zeynep Arikan, 33 ans.

    Le 28 septembre, deux femmes sont décédées dans une maison du quartier de Mamak, où des militants de gauche jeûnaient en solidarité avec les détenus.

    Ayse Bastimur, 34 ans, ancienne détenue appartenant au DHKP-C, est morte après 342 jours de cette action, et Ozlem Durakcan, 19 ans, membre de TAYAD,après 74 jours.

    Arrestation du meurtrier présumé d'Uzeyir Garih

    La police turque a appréhendé mardi après dix jours d'une chasse à l'homme le meurtrier présumé d'un influent homme d'affaires turc d'origine juive, Uzeyir Garih, tué fin août à l'arme blanche à Istanbul, a annoncé le ministre de l'Intérieur Rustu Kazim Yucelen.

    Yener Yermez, un appelé de 26 ans, a été capturé dans un autocar près de Kayseri (centre), sa ville natale, a-t-il dit, cité par l'agence Anatolie.

    Selon le gouverneur de cette ville, Nihat Canbolat, Yermez a avoué le meurtre lors d'un premier interrogatoire, a précisé Anatolie.

    On ignore encore cependant les motifs du crime.

    Le corps de Uzeyir Garih, 72 ans, co-président avec M. Ishak Alaton du groupe Alarko fondé en 1954 et spécialisé notamment dans l'énergie, avait été retrouvé le 25 août dans le cimetière d'Eyup, dans la partie européenne de la métropole, où il se serait rendu pour visiter une tombe.

    Les autorités avaient exclu un attentat terroriste.

    Selon un scénario avancé par la presse, Yermez aurait commis le meurtre après avoir été réprimandé par l'homme d'affaires alors qu'il s'apprêtait à avoir des rapports sexuels avec une prostituée dans l'enceinte du cimetière.

    Yermez, connu des services de police, a bénéficié d'une loi d'amnistie entrée en vigueur en décembre dernier alors qu'il purgeait depuis 1995 une peine de 16 ans pour homicide.

    Importante figure de la communauté juive de Turquie, très respecté des milieux d'affaires et de la politique Uzeyir Garih, avait été inhumé le 28 août.

    Un groupe français, la Société nationale d'électricité et de thermique (SNET), et Alarko avaient scellé en avril à Istanbul un accord de partenariat pour la production d'énergie thermique en Turquie. (AFP, 4 septembre 2001)

    Trial against the Human Rights Association

    The public prosecutor in Ankara launched a case against Eren Keskin, chairwoman of the Istanbul branch of the Human Rights Association (IHD) and 6 board members on charges of ³having insulted the Justice Minister Hikmet Sami Türk. The case is based on a facsimile with the title ³F-type prisons continue to take lives² criticizing the politics of Interior Minister Sadettin Tantan and the Justice Minister and accusing them of ³blind stubbornness². The charges are based on Article 482/1-4 TPC and 273 TPC (increasing sentences for offences committed against officials). The hearing will start at Ankara Penal Court No. 8 on 20 November.

    The trial against 12 members, six of them board members, of the Ankara branch of the Human Rights Association (IHD) accused of ³aiding and bedding of members of illegal organizations² in connection with actions directed against the F-type prisons continued at Ankara SSC No. 1 on 6 September. The court decided to combine another case against the defendant Selim Necati Ort with this trial and adjourned the hearing to 11 October. The prosecution also demands the closure of Ankara IHD. The defendants are Lütfi Demirkapi, Ilhami Yaban, Ismail Boyraz, Erol Direkçi, Mesut Çetiner, Zeki Irmak, Riza Resat Çetinbas, Ali Riza Bektas, Selim Necati Ort, Saniye Simsek, Ekrem Erdin, Gökçe Otlu and Emrah Serhan Soysal. (Milliyet-Evrensel-TIHV, September 7, 2001)

    TIHV Diyarbakir Representation raided

    TIHV Chairman Yavus Onen issued the following communiqué on the police raid to the TIHV Diyarbakir Representation:

    The Treatment Centre of Diyarbakžr Representation of the Human Rights Foundation of Turkey (TIHV) was raided and searched on 7 September 2001 at around 15:00 hrs by a crowded official delegation. Two hours later, upon complaints we made, an official warrant was immediately obtained from the court.

    After the police arrived in the Diyarbakžr Representation, Diyarbakžr Directorate for Security applied to Diyarbakžr State Security Court and asked for an official warrant to identify the illegal activities of the Foundation and to find the related documents by showing the aims of the Foundation to provide medical treatment to torture victims as reason. Upon this demand, Diyarbakžr State Security Court No.4 made a decision for search at 17:30.

    By violating the basic principle of the medicine and humanity together with all legal warranty with this Court decision, all documents including photos of our patients were seized. This clear attitude towards the violation of secrecy and security of the relation between doctor and patient means, at the same time, the violation of the patient rights.

    Documents related with patients should immediately be returned to the Foundation and all our patients should be apologised. All officials responsible from this action should also be taken to courts.

    TIHV since 11 years have been contributing to the treatment and rehabilitation of torture victims without depending the beliefs and political identities of the victims and to struggle against torture. During this 11 years existence the TIHV has provided physdical and mental treatment for more then 6500 through its centres in Ankara, Istanbul, Adana, Izmir, and Diyarbakžr. It will continue this service.
    The studies which are based on the accumulation of scientific knowledge of thousands of years also make contributions to scientific accumulation of the day. The practices of TIHV are accepted with great appreciation not only in Turkey but also all over the world. One of the instances of TIHVıs contributions to the human rights studies is the Istanbul Protocol which is the first international document accepted by United Nations concerning documenting and investigating torture via medical and judicial ways. TIHV actively took part in preparation of this Protocol for four years.

    Obstacles and oppression against the studies of TIHV practiced according to the fundamental merits of medicine and humanity cannot be accepted under any condition. Since its establishment in 1990 TIHV audited by Directory General for Foundations and there havenıt been found any deficiencies for 11 years.

    The understanding which considers healing of the torture victims as an illegal activity cannot be accepted while there is a need to encourage people and organizations who are working for many years to blame the torture cases, uphold the victims of torture by the society, provide the security of torture victims, and punish the agents of torture.

    I believe that the necessary efforts shall be made by establishing the solidarity atmosphere against this pressure targeting our raison dıetre as medical doctors, health workers and human rights defenders. (TIHV, September 8, 2001)

    Arrest of 20 HADEP members

    More than 20 members of the legal pro-Kurdish People's Democracy Party (HADEP) were arrested by police and gendarmes in Varto, in the southeastern province of Mus, in the early hours of 14 September. They are now held incommunicado at the Anti-Terror branch of Mus Police Headquarters, where it is believed they are being tortured. The charges against them are not known.

    Two others arrested with them were released the same day. On 15 September at 5 or 6am police brought Sirin Tas with them when they searched his home for a weapon. He was blindfolded and his hands were tightly bound. The police reportedly beat him, his mother, wife and sister during the house search. The family believe that Sirin Tas had been severely tortured. From what they saw they believe that the bones in his hands were broken.

    Two of the detainees reportedly suffer from health problems: Abdulbasit Tas has a bone disease; and Kasim Sever is diabetic, and does not have the necessary medicine with him. Amnesty International is concerned that prolonged deprivation of his medicine could have grave consequences.

    BACKGROUND INFORMATION Police in the predominantly Kurdish southeastern region of the country frequently arrest political dissidents on "suspicion" of offences such as membership of illegal armed groups or aiding and abetting such groups as police can hold such people in custody for longer than ordinary detainees. People suspected of such offences, which fall under the jurisdiction of the State Security Courts, can be held in police custody without access to family, friends or legal counsel for up to four days. This may be extended by a further three days on the orders of a prosecutor. After the maximum period detainees must be brought before a prosecutor and a judge, who then decide whether they should be released or remanded to prison to await trial.

    In Turkish police stations, torture is regularly used to extract confessions, elicit information about illegal organizations, intimidate detainees into becoming police informers or as unofficial punishment for presumed support of illegal organizations. Turkey is a state party to the European Convention on Human Rights, Article 3 of which states that "No one shall be subjected to torture or to inhuman or degrading treatment or punishment". Yet over the years, Amnesty International has documented the use of several torture methods in Turkey, including severe beatings, being stripped naked and blindfolded, hosing with pressurized ice-cold water, suspending by the arms or wrists bound behind the victim's back, electric shocks, beating the soles of the feet, death threats and sexual assault. (AI, 17 September 2001)

    Ankara condamné pour des procédures pénales trop longues

    La Cour européenne des droits de l'homme a condamné mardi la Turquie pour la longueur excessive de 13 procédures pénales engagées contre des membres présumés d'une organisation armée illégale, certaines de ces procédures ayant duré plus de 15 ans.

    La Cour, qui examinait la requête déposée par des ressortissants turcs, accusés d'appartenance à l'organisation armée Dev-Yol (la voie de la révolution), a jugé à l'unanimité qu'il y avait eu violation de l'article 6-1 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui prévoit le droit à un procès équitable dans un délai raisonnable.

    Les requérants, dont les condamnations définitives ne sont intervenues que dans un délai compris entre 14 ans et demi et 20 ans après leur interpellation, se sont vu octroyer une somme de 20.000 à 115.000 francs français (3.049 à 17.532 euros) au titre du dommage moral et des frais et dépens.

    De plus, la Cour a estimé que, dans au moins 11 cas sur 13, l'indépendance et l'impartialité de la cour martiale d'Ankara, qui avait jugé les requérants, n'était pas démontrée, et a conclu en conséquence à la violation, sur ce point également, de la Convention européenne des droits de l'homme (article 6-1). (AFP, 25 septembre 2001)

    Interpellations de dizaines de pacifistes

    Une cinquantaine de manifestants rassemblés sous la bannière d'une "Plate-forme contre la guerre", à l'appel de plusieurs dizaines d'organisations non gouvernementales, ont été interpellées samedi à Istanbul, a  rapporté l'agence Anatolie.

    Les protestataires ont été emmenés par des forces de polices présentes en nombre dans le quartier de Bakirkoy, sur le rive européenne de la ville, alors qu'ils s'apprêtaient à se rassembler pour dénoncer les risques de guerre annoncée par les Etats-Unis contre les pays ayant facilité les attentats de New York et Washington.

    "Non à la guerre", "Maudit soit l'impérialisme américain" étaient les slogans lancés avant que la police n'empêche la réunion du groupe, au prétexte que cette plate-forme "n'avait pas de base légale", a indiqué le directeur adjoint de la Sûreté d'Istanbul Turan Tuna, cité par Anatolie.

    M. Tuna a justifié ces interpellations et l'interdiction de ce rassemblement par le fait que les manifestants entendaient critiquer "les décisions prises par le gouvernement", rapporte Anatolie.

    Parmi les personnes interpellées figure la présidente de la branche stanbuliote de l'Association turque des droits de l'homme (IHD), l'avocate Eren Keskin, qui a dénoncé des "séances de gifles" et des actes de "torture" tant dans les locaux de la direction de la Sûreté que dans un commissariat, d'après un communiqué de l'IHD.

    Ankara, qui abrite une base aérienne conjointe avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne pour la surveillance de l'Irak du Nord, a offert son aide à Washington dans la lutte contre les mouvements terroristes et leurs soutiens, et a offert son espace aérien et ses aéroports.La police a attaqué le cortège funèbre de la 66e victime du jeûne de la mort et a arrêté près de 150 personnes après les avoir copieusement matraquées. (AFP, 29 septembre 2001)

    Human Rights violations in brief

    Trial against TIH in Malatya

    On 31 August the trial against 51 alleged members of the illegal Turkey Islamic Movement (TIH), 6 of them in pre-trial detention, continued at Malatya SSC. After the hearing the defendants Ahmet Turan Caner, Ferit Özdemir, Fahri Memur and Dogan Varlikliöz were released. The defendants are charged under Articles 168 and 169 TPC and have to expect sentences of between 3 and 22.5 yearsı imprisonment. The court adjourned the hearing to a later date. (Yeni Safak-TIHV, September 1, 2001)

    Detentions and arrests in Istanbul

    In Istanbul the detention of 21 PKK members was announced. They are said to be responsible for the killing of 10 members of the security forces and reportedly planned to kill about 50 people, who separated from the organization. The only name mentioned was Memduh Kentaç. In Tatvan district (Bitlis province) 11 members of the HADEP were detained on allegations of illegally collecting money for the 1st of September. Hüsamettin Akdeniz, chairman for the district and the board members Çetin Yilmaz, Kemal Kiliçkiran, Rahmetullah Tekin, Sabahattin Özel and M. Mehdi Ogurel were arrested and the other five detainees were released. (Hürriyet-Yedinci Gündem-TIHV, September 4, 2001)

    Death penalty demand

    The case concerning the bomb attack on Çankiri Governor Ayhan Çevik (5 March 1999) continued at Ankara SSC on 4 September. At the hearing, defendant Sener Kokten was released. The prosecution demanded the death penalty for Kemal Ertürk, Lale Açik, Nihat Konak, Küçük Hasan Çoban, Kemal Kaygisiz, and Mesut Deniz according to Article 146 of the TPC; sentences of between 15 and 22.5 yearsı imprisonment for Sener Kökten, Savas Kör, Hakan Eren, Erkan Balçik and Devrim Karacan under Article 168/2 of the TPC for "membership of the Turkish Workersı and Peasantsı Liberation Army (TIKKO)"; and terms of between 4.5 yearsı and 7.5 yearsı imprisonment for Özgür Deniz Demirdis, Bülent Ertürk, Arap Deniz, Bilal Ekin, Halil Köseoglu, Cemile Sönmez, Serdar Çitil and Murat Yilmaz under Article 169 TPC for "assisting members of TIKKO (Workersı and Peasants Liberation Army of Turkey)". The prosecution has wanted Sevinç Güden, Selahattin Yurdaer, Murat Demirdis, Turan Açik, Ömer Necmi Hatipoglu, Aziz Batur, Cafer Kaya Bozkurt, Metin Sezgin and Eren Karacan to be acquitted. Defendant Muharrem Horoz died on 2 Agust 2001. (Evrensel-TIHV, September 5, 2001)

    Detentions and arrests in Istanbul

    Istanbul Police HQ. stated that 195 people, who had been detained in Zeytinburnu and Fatih between 31 August and 2 September, had been presented to the prosecutors. The chairmen of the HADEP for Zeytinburnu, Sultanbeyli, Üsküdar and Ümraniye district and Irfan Calis, board member for the province, had been arrested. The others had been released. (Evrensel-TIHV, September 5, 2001)

    Shipyard workers detained in Tuzla

    In Tuzla, shipyards region of Istanbul, approximately one thousand workers activated a protest to improve the working conditions on 4 September. Workers, first, closed the road for about two hours and then wanted to walk to Ship Construction Industrialists Society (GISAB); but police did not allow. For a press release, workers came together in front of Tuzla Shipyard and then walked to office of Limter-Is (Trade Union for Shipyard Workers). Police beat them with truncheons and 30 workers including Limter-Is chairman Kazim Bakis, vice-chairman Hakki Demiral, and general secretary of Basin-Is (Trade Union for Press Workers) Kamil Kartal were detained. (Evrensel-TIHV, September 5, 2001)

    Suspicious death in Athens

    During a press conference in the office of the IHD Istanbul branch, Ali Dogan, father of Ibrahim Dogan, declared on 4 September that his son had been killed in Athens on 11 August. Ibrahim Dogan had been detained in 1992 as an alleged member of the DHKP/C. He participated in the death fast action of 1996 and was released in 1998 because of health problems (Article 399 of the Criminal Procedure Code). He went to Greece for treatment and, according to his father Ali Dogan, was recovering. On 11 August his corpse was found hanging by an electricity cable from the balcony of the hospital. His hands were tied on the back. Ali Dogan said that he did not know who might have killed his son and added that the police did not allow a ceremony for funeral, when he had returned to Turkey. (TIHV, September 5, 2001)

    Operation against Hezbollah

    On 5 September the police carried out operations in Adana and Nigde against the radical Islam organization Hezbollah. According to information by the Ministry of the Interior the operations were carried out at the same time in Tekir pasture in Pozanti district (Adana) and Ciftehan district (Nigde). Sülhaddin Ürük, an alleged leading member of Hezbollah, was killed and Haci Bayancik, also said to be a leading member of the organization, plus Mehmet Veysi Özel, Halil Arslan and Naci Mungan (the only detention in Ciftehan) were detained. Adana Deputy Chief of Police Arif Öksüz stated that the operation was continuing and some 20 members had been detained so far. (Radikal-TIHV, September 6, 2001)

    Person injured by the Police

    On 5 September Harun Ceylan, who allegedly tried to rob a person by introducing himself as police officer, was injured by the police in Izmir. Reportedly he did not react to stop warnings and fired at the police. Harun Ceylan, said to be doing his military service in Tunceli, was wounded to his feet. (Milliyet-TIHV, September 6, 2001)

    Arrests for World Peace Day

    Several people, who had been detained in connection with 1 September World Peace Day, were arrested. Abdurrahman Dogar, member of the parliament of the HADEP was arrested because of a press statement by Tatvan district organization of HADEP. Ramazan Genç and Selahattin Akgün, who had been detained together with him, were released. In Kars 4 of 23 detainees were arrested because of celebration with dances and fire. The names of the arrested HADEP members are: Burhan Bölüm, Ersin Ürper, Serhat Bayrambey and Turan Bayrambey. In Diyarbakir 59 of 65 people, who were taken to the prosecutor, were released. The other 6 people, including Emine Özbek, member of the "Peace Mothers", were arrested. Salih Batman, reporter of the daily Yedinci Gündem in Batman filed an official complaint because he was beaten by the police on 31 August, when he was documenting the gathering of HADEP members, who wanted to go to Ankara. He said that the police wanted to confiscate his digital camera and, when he resisted, some 15 officers beat him with truncheons, fists and kicked at him. They also damaged the camera. At the police station he was kept waiting for 11 hours while standing on his feet. (Evrensel-Yedinci Gündem-TIHV, September 6, 2001)

    Intervention in a workersı demonstration

    The 31 trade unionists and workers, who had been detained on 4 September in the area of Tuzla Shipyard (Istanbul), were released on the same day. The prosecutor will prepare an indictment against the trade unionists Kazim Bakis, Hakki Demiral, Kamil Kartal and the workers for "staging an illegal demonstration". (Evrensel-TIHV, September 6, 2001)

    Four students on trial in Ankara

    Four students, who were detained in Bartin on 17 April on allegations of "having founded an organization to support the students, who were dismissed from the Theological Lyceum in Bartin for wearing headscarves" continued at Ankara SSC on 5 September. The students Musa Sengül, Tuncay Tekin, Rüstem Altuntas and Ender Maden, who are charged under Article 313 TPC, were released and the hearing was adjourned to a later date. (Akit-TIHV, September 6, 2001)

    Verdicts at Hezbollah Trial

    On 5 September Adana SSC announced the verdicts against 2 alleged militants of the radical Islam organization Hezbollah. The defendants Yusuf Özdilli and Mehmet Selim Akyüz, who had been detained in Mersin, stated that they had no connection to the organization and had been in prison for 10 months. They asked for acquittal. Their lawyer said that the CVs of his clients did not reflect the truth and could not count as evidence. Nevertheless the court sentenced them to 12.5 yearsı imprisonment each. (Milliyet-TIHV, September 6, 2001)

    "Promotion" of Torturers

    On advise of Balikesir Chief of Police Kemal Iskender, the places of the police chiefs in Edremit, where 16 years-old Özgür Ünal had died in detention, were changed. Chief of Edremit Police Ali Riza Topçu was appointed director of the protection department in Balikesir Police HQ. and Deputy Chief of Edremit Police Irfan Karakas was appointed Chief of Susurluk (district) Police. (Radikal-TIHV, September 6, 2001)

    Trade unionists on trial

    On 6 August Ankara SSC No. 1 passed the verdict on 16 members of the trade union of workers in the judiciary (Tüm Yargi-Sen). Defense lawyer Senal Saruhan stated that the defendants were entitled to express their views on F-type prisons, since most of them were working as staff in different prisons. She asked for acquittal, but the court ruled that all defendants Hürriyet Pinar, SG of Tüm Yargi-Sen, Necdet Bekçi, chairman of the Ankara branch and Figen Öner, secretary for organizing in the Ankara branch, Tekin Yildiz, chairman of Tüm Yargi-Sen, Kamuran Emir, Nano Kaya, Edip Binbir, Incihan Çaglayan, Ahmet Tanboga, Dursun Öztürk, Erol Çavus, Yildiz Çakmak, Kutlay Öztürk, Bekir Akkale, Fatma Akkus and Yücel Sahin had violated Article 169 TPC (aiding and bedding members of armed gangs) and sentenced them to 45 monthsı imprisonment. (Evrensel-Radikal-TIHV, September 7, 2001)

    Torture allegations in Istanbul

    Pinar Konuskan, who was detained in connection with the killing of industrialist Üzeyir Garih, stated that she had been tortured. The police threatened her that she would not get out of custody alive, if she did not sign the prepared statement. Besides being deprived of food she was also beaten. Following the detention of the alleged killer, Yener Yermez, Pinar Konuskan was confronted with him for identification. "We both said that we did not know each other and had not been together on that day, but the police once again threatened me with further custody and fearing further torture I told the prosecutor that we had been together," Pinar Konuskan said. (Radikal-TIHV, September 7, 2001)

    New arrests for World Peace Day

    In Diyarbakir another 23 people, who were detained when they wanted to attend a press conference at Dagkapi Square on 1 September World Peace Day, were taken to Diyarbakir SSC with the demand of arrest. The court issued arrest warrants for six members of the HADEP, including Zeynel Bagir, Zübeyde Zümrüt, Mehmet Akin and Veysel Dalli and released the other 17 suspects. So far 88 people detained in Diyarbakir on 31 August and 1 September have been presented to the court that ordered the arrest of 12 of them. Most detainees were released without appearing in front of a prosecutor or judge. (Yedinci Gündem-TIHV, September 7, 2001)

    New condemnations at Hezbollah Trial

    On 6 September Adana SSC No. 1 passed a verdict on 6 defendants accused of membership of the radical Islam organization Hezbollah. The defendants Nurettin Aras (preacher) and Mehmet Eydemir (teacher) stated that they had no connection to any organization and expressed their hope that the court would not take the personal records, because their origin had not been clarified. The defense lawyers asked for acquittal or release on bail because their clients had stayed in prison for 2 years. After a short consultation the court announced the verdict of 12.5 yearsı imprisonment for each defendant, Ziya Yüce, Nasrettin Aras, Mehmet Eydemir, Mustafa Yildirim, Ramazan Afsin and Mahmut Ilan. (Sabah-TIHV, September 7, 2001)

    Arrest for Ocalan's photo on mobile phone

    Izmir SSC arrested Ömer Bahçeci (19) on 6 September after a picture of the PKK leader Abdullah Öcalan had been found on his mobile phone. (Yedinci Gündem-TIHV, September 7, 2001)

    Ban for IHD activity in Diyarbakir

    The action of the Diyarbakir Branch of the Human Rights Association (IHD) under the title "24 hours without sleep and burning candles for a tomorrow without violence" was banned by Diyarbakir Governor Office. The decision was based on Article 11/c of the Law on Administration of Provinces on "securing public order". (Evrensel-TIHV, September 10, 2001)

    Trade unionists detained in Istanbul

    Sabri Topcu, chairman of the union of workers in the motorized vehicles' sector (TÜMTIS), the executives Tuncay Sagiroglu, Riza Balli, the members Hüseyin Diri, Özcan Balkin, Aydin Çelebi and an unnamed person were detained in Istanbul on 7 September during raids of the police on their houses. (TIHV, September 10, 2001)

    New detentions for World Peace Day

    In Tunceli members of the HADEP wanted to hold a press conference on 7 September in protest against the events on 1 September World Peace Day. The police intervened and detained 20 people including Alican Öncü, chairman of HADEP for Tunceli province, and the executives Hidir Aytaç and Ismail Kasun. In Van the police drove into a crowd commemorating the death of Zeynel Durmus in Zeytinburnu (Istanbul) with an armoured vehicle. During the incident of 9 September Abdulvahap Turgut (18) was injured. He is said to be in good health. On the same day the police detained some 20 HADEP members during a demonstration in Istanbul-Eminönü. (Yedinci Gündem-TIHV, September 8-9, 2001)

    TIHV Staff on Trial

    The trial concerning the funeral of Nevzat Çiftçi, who died during the attack on Ankara Closed Prison on 26 September 1999 and was buried near Aliaga district (Izmir), continued on 11 September. Among the 68 defendants are the TIHV staff members Günseli Kaya, who is also the chairwoman of the Izmir branch of the Human Rights Association (IHD) and Alp Ayan. The hearing was adjourned to 25 October to inspect videos on the funeral. (TIHV, September 12, 2001)

    Detention and arrests in Istanbul

    In Istanbul the police detained four relatives of prisoners, who wanted to send protest cards against the arrest of Tekin Tangun, SG of the Association of Solidarity with the  Relatives of the Prisoners (TAYAD), Ercan Gökoglu, TAYAD member and Metin Yavuz, the publishing manager of the journal "Yasadigimiz Vatan".  In Batman 14 people were detained during operations against the radical Islam organization Hezbollah. Ten of them were taken to a court that ordered the arrest of 7 and released 3 of them to be tried without pre-trial detention. Reportedly the interrogation of the other 4 suspects is continuing.  Besides, three suspected members of the DHKP/C were captured in Istanbul. The suspects reportedly supported militants in rural areas and shall be taken to Istanbul SSC to be confronted with a judge. (Yedinci Gundem-Zaman-TIHV, September 11-12, 2001)

    Teachers disciplinary transferred

    In Sirnak 7 teachers on trial at Diyarbakir SSC for "Making propaganda for the PKK" were disciplinary transferred to other places. The order of the Governor for the Region under a state of emergency was given for Ihsan Gören, Nevaf Günes, Mehmet Sahin, Sedat Serçik, A. Ekber Çaglan, Özgür Baris Mercan and Nazim Bartan before their trial had concluded. The defendants working in Kumcati district had been detained on 10 April and Mehmet Sahin, A. Ekber Çaglan and Özgür Baris Mercan had later complained about torture.  (Yedinci Gündem-TIHV, September 13, 2001)

    Arrest for World Peace Day in Gaziantep

    In Gaziantep, Ercan Sezgin, chairman of the youth wing of the HADEP, was detained after he had read out a press statement in memory of Zeynel Durmus, who had died in Istanbul during the events around 1 September World Peace Day. He was released after three hours. (Yedinci Gündem-TIHV, September 13, 2001)

    Trade unionists tortured in Istanbul

    Sabri Topcu, chairman of the union of workers in the motorized vehicles' sector (TÜMTIS), the executives Tuncay Sagiroglu, Riza Balli, the members Hüseyin Diri, Özcan Balkin, Aydin Çelebi and Cem Taylan Günel, who had been detained in Istanbul on 7 September during raids of the police on their houses reportedly were subjected to torture while in detention. The detainees were reportedly given electricity, beaten, insulted while they were handcuffed and blindfolded. Seven trade unionists appeared at Istanbul SSC on 13 September. They had been detained on the allegation of having kidnapped Hamit Cakici, who had not participated in the strike at Aktif Distribution Company, and having ill-treated him. However, the prosecutor at Istanbul SSC did not charge them with "establishing a gang to commit a crime." Deciding that the court was not competent the suspects and the files were sent to Sisli Prosecutor's Office. The detainees were released by Sisli Penal Court of Peace to be tried without remand. (Evrensel- TIHV, September 13, 2001)

    Demand for death penalty

    Mugla Heavy Penal Court sentenced Yüksel Kocagöz, who was accused of "killing Yžldžz Mentese (67) and Beysun Mentese (20), both relatives of ex-Interior Minister Nahit Mentese, on 21 January in Mugla Milas", to death penalty at the hearing of 13 September. (Akit-TIHV, September 14, 2001)

    Trade unionists on trial in Ankara

    Chairman of the teachersı trade union (Egitim-Sen) Alaaddin Dinçer is put on trial in connection with the statement he made during a press meeting in Giresun in the year 2000. Dinçer will be tried at Ankara Heavy Penal Court No. 5. according to Article 159 of the TPC which organizes the crime of  "insulting the army and the judiciary". The case launched against 196 members of the Haber-Sen trade union in connection with the "One-day Stop Working" action organized by the Labor Platform on 1 December 2000, continued at Istanbul Penal Court of First Instance No: 13 on 13 September. 50 defendants testified during the hearing. (Yedinci Gündem-TIHV, September 14, 2001)

    Hezbollah Case, detentions and arrests

    The case launched against Ismail Eroglu, an alleged executive of Hezbollah, was concluded at 13 September. During the hearing held at Adana SSC, the court sentenced Eroglu to 12 years 6 months imprisonment. Chief of Gaziantep Police, Ali Kalkan announced that five members of the radical Islam organization Hezbollah had been detained during operations between 6 and 12 September. The suspects are being held responsible for 9 violent acts. The names of the suspects are: Aydin Dagli, said to be responsible for the military wing of Hezbollah in Kiziltepe-Mazidagi-Derik, Emin Akin, Davut Aslan and Mehmet and Halil Tas, who are accused of "aiding and sheltering militants." The police also announced to have confiscated a large number of weapons and ammunition during searches of the houses. The suspects are being held responsible for a number of actions including the kidnapping and killing of Abdulbaki Evirgen in 1998, Abdulkadir Ay in 1999, Davut Oral in 1999. Some places, where the victims allegedly were buried, had been inspected, but the corpses had not been found. Finally the police stated that Aydin Dagli had been transferred to Diyarbakir to be interrogated on actions there (Hürriyet-Yeni Safak-TIHV, September 14, 2001)

    EMEP activities hindered in Malatya

    The demonstration which was planed to be held in Malatya Akçadag by the Party of Labour (EMEP) on 14 September under the name "Struggle against Poverty, Unemployment and Starvation" was banned by Akçadag sub-governor office on the reason that the demonstration would undermine the "public security". Antep governor office adjourned the demonstration planed to be held on 16 September by EMEP organization in Antep to a later date. The concert activity planned to be held by EMEP organization in Tunceli on 17 September was prevented by the Provincial Directorate of Youth and Sports. (Evrensel-TIHV, September 14, 2001)

    Attacks and clashes in the Southeast

    According to the statement made on 13 September by Governor Office of the Emergency State Region, two PKK militants were killed and one injured during clashes in the rural areas of Sirnak on 12 September. Local sources alleged that the killed people were two men by the name of Ömer and Mehmet, who together with a third man (yet undiscovered, but wounded) went to look for a woman, who had left her home in Merge village, Uludere district of Sirnak. (TIHV, September 14, 2001)

    Two people killed in Kesan

    On 13 September Mustafa Demir (70) rejected the demand of the municipality to empty a house in Kesan district (Edirne) filled with waste. Reportedly he took his gun and fired randomly. The police and gendarmerie surrounded the house and threw a gas bomb into it. During the clashes Mustafa Demir was killed and the police officer Nuri Tanisman also died. Kesan Chief of Police, Hasan Özcan and 3 police officers were wounded. Mustafa Demir was making his living by collecting waste.  (Akit-TIHV, September 14, 2001)

    Medical neglect in Ceyhan Prison

    From Ceyhan Prison it was reported that Cuma Orhan (52), imprisoned as PKK member, is suffering from skin cancer and does not receive the necessary treatment. He still has to serve 2 years and 4 months in prison and his health is reportedly constantly deteriorating. His latest medical examination was on 31 August at Cukurova University and the report stated that he needed surgery that cannot be carried out in prison. It was also alleged that the medicine has to be obtained by the family. His wife Serife Orhan said that her husband has to be released in order to get the necessary treatment. (TIHV, September 17, 2001)

    Torture under custody in Istanbul

    According to the report given by Haseki Education and Research Hospital Necmi Kadžoglu, Istanbul Municipality Partnerships Department former Chairman, Mustafa Albayrak, Yeni Safak newspaper owner and Albayrak Holding manager, and Tufan Mengi were exposed to torture under custody.  Istanbul Security HQ made an official complaint about Dr. Ayhan Sandal. who gave medical report on torture. "Afterwards for those three people healthy report were taken from three different hospitals by Security HQ. (TIHV, September 17, 2001)

    Pressure on HADEP, detentions and arrests

    In Izmir the deputy chairman of the HADEP for the province Mehmet Akgül was detained. Reportedly he has to serve a sentence passed on him for "aiding and bedding PKK members". It was also alleged that he has another conviction as "member of the PKK" passed by Diyarbakir SSC (12.5 years' imprisonment). In Varto (Mus) the gendarmerie and police carried out operations on 13 September and detained the HADEP members Mehdin Yildirim, Kasim Sever, Özgür Yilmaz, Siyar Tas, Çetin Kaya, Sirri Taskin, M. Salih Özen, Atilla Aslan and Mehmet Aktas. On 14 September further detentions of HADEP members followed in Varto (Mus), including the chairman for the district, Behçet Özen, board member Mehmet Özçelik and the members Abdülbasir Tas, Ersin Çiçek, Ali Çiçek, Masallah Bingöl, Özgür and Behçet Yilmaz. Allegations of torture were voiced and witnesses said that one person with a mask was among the police officers carrying out the detentions. Among the alleged members of the radical Islam organization Hezbollah, who were detained in Pozanti (Adana) and Ulukisla (Nigde) Cuma Orhan (52), Haci Bayancik, Fadil Sani, Mehmet Veysi Özel, Remzi Kaçar and Aydin Dagli were arrested on orders of Diyarbakir SSC on 15 September. (TIHV, September 17, 2001)

    Torture under detention in Istanbul

    On 17 September Tufan Mengi, who had been interrogated in connection with fraud in the municipality of Istanbul, held a press conference. He alleged to have been tortured at the department for organized crime at Istanbul Police HQ. The director Adil Saçan had threatened him that if he did not testify against the former Mayor Recep Tayyip Erdogan he would not get out of detention alive. During the four days of detention he allegedly had been given electric shocks to his toes, his testicles had been squeezed and he had been crucified. Tufan Mengi also alleged that Necmi Kadioglu, who had been detained together with him, was in changer to lose a foot because of the torture. (Yeni Safak-TIHV, September 18, 2001)

    Physicians on trial in Bursa

    The trial against Bülent Aslanhan, SG of Bursa Medical Association and the physicians Hamdi Ugur, Sule Akköse and Arif Ismet Adanur on allegations of "support for the hunger strikers" continued at Bursa Penal Court No. 2 on 17 September. The hearing was adjourned to 12 November in order to get the testimony of a guardian who had been appointed to Izmir. The defendants are facing sentences of between 2 and 6 months' imprisonment under Article 526/1 TPC. (TIHV, September 18, 2001)

    Trade Unionist on trial in Ankara

    The trial against Alaaddin Dincer, chairman of the teachers' union (Egitim-Sen) in connection with a speech he held in Giresun in 2000 started at Ankara Criminal Court No. 5 on 17 September. Alaaddin Dinçer is charged with "insulting the State authorities" and shall be punished according to Article 159 TPC. The hearing was adjourned for the defendant to testify. (Evrensel-TIHV, September 18, 2001)

    Detention and arrests in Izmir

    During the evening of 16 September the police in Izmir raided the offices of the journal "Özgür Halk", the Mesopotamian Culture Center (MKM), the journal Azadiya Welat, the HADEP and houses of Kurds and detained 17 people. The detainees are: Mahmut Sigak (53), HADEP chairman for Konak district, Hüseyin Acar (41), chairman of MKM in Izmir, Ibrahim Baizi (25), said to be of Iranian origin, Abdülsamet Rahat (35), Ali Vesek (23), Izzettin Tus (21), Ali Poyraz (21), Sultan Arasan (19), Yunus Isler (22), E.D. (18), E.T. (18) and B.R. (17). Reportedly the charges relate to activities for the PKK and the possession of illegal publications. (Evrensel-TIHV, September 18, 2001)

    Torture in detention in Istanbul

    Necmi Kadioglu and Harun Karaca, who had been detained in connection with allegations of fraud within the municipality of Istanbul, held a press conference in the office of the human rights organization Mazlum-Der on 18 September. Both had obvious difficulties in walking, before they started to talk about the torture at the department for organized crime. They alleged that they had been given electric shocks to their toes, their testicles had been squeezed and they had been interrogated in a dark room. Lawyer Faik Isik reported that the police was wanting the physicians, who had issued reports certifying torture. The new allegations are similar to the allegations Tufan Mengi made on 17 September. Istanbul Police HQ. denied that these suspects were tortured. (Akit-TIHV, September 19, 2001)

    Lawyer of torturers to be dismissed

    Istanbul Bar Association punished lawyer Ilhami Yelekci, known as defense lawyer of police officers in case of torture and extra-judicial executions, by suspending his license for 3 months. The complaint came from a trial against torturers, where Ilhami Yelekçi shouted at the victim "Silence this traitor". The punishment is based on Article 4 of the Professional Principles of the Union of Turkish Bars and Article 34 of the Law on Jurists. (Evrensel-TIHV, September 19, 2001)

    Akin Birdal on trial

    Akin Birdal, honorable chair of the Human Rights Association (IHD) and Vice President of the Federation Internationale des Droits de L'homme (FIDH), appeared in court in Ankara on 18 September. The hearing related to a speech Akin Birdal made in Germany, in which he allegedly spoke about the Armenian genocide, was adjourned to 23 October. (Evrensel-TIHV, September 19, 2001)

    Teachers punished in Menemen

    In Menemen district (Izmir) 11 deputy directors of primary schools received an administrative punishment on demand by the governor in Izmir. He had informed the Directory for National Education in Menemen that these teachers were responsible for the participation of teachers in the 1-day-stop to work action on 1 December 2000. The deputy directors were appointed ordinary teachers as other schools. Sami Yangin, chairman of the teachers' union Egitim-Sen in Menemen, stated that his union would object to these measures that included warnings and cut in wages for other teachers as well. (Yedinci Gündem-TIHV, September 19, 2001)

    Detentions and arrests in Izmir

    Among the people, who were detained in Izmir on 17 September, during raids on the HADEP, MKM and Kurdish journals, Mahmut Sigak (HADEP), Hüseyin Acar (MKM), Ibrahim Baizi, Abdülsamet Rahat, Ali Vesek, Izzettin Tus, Yunus Isler and B.R. (17) were arrested by Izmir SSC on 18 September. E.T. (18), Ali Poyraz, Sultan Arasan and E.D. (18) were released to be tried without pre-trial detention. In Ankara Aydemir Aydin (32) and Ramazan Ertaç (33) were detained after they had set themselves on fire in front of the new building for the Prime Ministry shouting that they were starving. They had come from Kirikkale. (Yedinci Gündem-Evrensel-TIHV, September 19, 2001)

    Clash in Tunceli, Village headman found dead

    Kemal Karahan, headman of Gölgeli village in Almus district (Tokat), was found dead in the rural areas. He had been kidnapped 3 days ago and was shot dead with an automatic weapon. In an announcement by the Governor for the region under a state of emergency it was announced that 3 PKK militants were killed in a clash in Tunceli province. (Cumhuriyet-TIHV, September 20, 2001)

    New F-type prisons in the Aegean

    The construction of further prisons of type F in the Aegean region has shown rapid progress. One of them is situated close to Kiriklar village in Buca district (Izmir). Two of five blocks are finished and 103 prisoners have been transferred there. Further prisoners are expected from the prisons in Usak, Mugla, Aydin and Nazilli. Ibrahim Ethem Dikmen, chief prosecutor in Mugla, stated that the project to change the ward system in the E-type prison to a cell system was finished and the prisoners had been taken to the rooms. There are 655 prisoners in Mugla Prison (still called E-type). In Bergama the efforts to change the ward system to a cell system have been half completed and many of the 300 prisoners have been taken to the cells. In Aydin the change is about to be completed. So far 87 prisoners have been taken to F-type prisons. There are still some 250 prisoners there. The construction work in Ödemis is largely completed. Some of the 300 prisoners have been taken to the cells. The works in Usak Prison are still in progress. It was reported that none of the 600 prisoners in Usak were transferred to F-type prisons. (TIHV, September 20, 2001)

    Trial against medical association

    The Chief Prosecutor of Ankara indicted 9 members of the Honorary Board of the Turkish Medical Association in connection with a press conference on 17 April 2001. During the conference the association protested against the fact that a prisoner on hunger strike in Izmir had forcibly been medically treated, despite the fact that he was fully conscious and rejected treatment. The prosecutor interpreted this as "persuasion to suicide" and demanded sentences of between 3 and 10 years' imprisonment for the defendants Sükrü Hatun, Özen Asut, Faik Çelik, Günel Gedik, M. Bahar Gökler, Cem Kaptanoglu, Mahmut Ortakaya, Mustafa Ihsan Özgün and Faik Urbarli according to Article 454 and Article 64/1 of the TPC. (Yedinci Gündem-TIHV, September 21, 2001)

    Shooting after ignored stop warning in Umraniye

    In the night of 19 September three juveniles were stopped by the police in Ümraniye (Istanbul). Ufuk Daglar (17) tried to run, allegedly because he had no ID on him. He reportedly did not follow the orders to stop and the police officers shot him in the back and neck. He was taken to hospital and is held in intensive care. Officials from the hospital said that he has not regained consciousness and his situation was serious. (Milliyet-TIHV, September 21, 2001)

    Torture of a trade unionist

    Sabri Topçu, chairman of the trade union of workers in the sector of motorized vehicle (TÜMTIS), alleged that he was subjected to psychological torture at the department to fight organized crimes. He stated that during the 48 hours of detention he had been stripped naked and forced to listen to the screams of other people being tortured. During a press conference on 20 September he said: "At midnight on 7 September, the houses of board member Riza Balli, union representative for the enterprise Perpa, Tuncay Sagiroglu and my house were searched without a search warrant. We were handcuffed and taken to police headquarters. I was not given any reason. At the department for organized crime I was stripped naked and made to listen to screams of torture from the neighboring cells. For 48 hours I was put under psychological pressure and interrogated blindfolded. I stayed in custody for 6 days." (Evrensel-TIHV, September 21, 2001)

    Pressures on HADEP in Cizre

    During the night of 19 September a bomb exploded in front of the offices of the HADEP in Cizre district (Sirnak). Windows and the door were broken and damage was caused to houses nearby. Mehmet Dilsiz, chairman for Cizre district stated that his was an attempt to prevent the party from organizing in that town. Last week they had tried to meet the governor and chief of police, but both had rejected to see them. In Van Abdurrahman Bedir, member of the youth wing of the HADEP was arrested on 20 September on charges of "aiding and bedding PKK militants".  In Varto district (Mus) 11 people, who had been detained in Varto and surrounding villages, were arrested on 20 September on charges of "aiding and bedding militants of the PKK". The arrested persons are: Behçet Özen, chairman of HADEP in Varto, Mehmet Özçelik, secretary of HADEP in Varto, and the members Abdulbasit Tas, Siyar Tas, Mehdi Yildirim, Atilla Yildirim, Çetin Aslan, Abdulmecit Han, Sirin Bingöl, Fesih Çiçek and Sirri Taskin. Thos released reported that they were beaten, hosed with pressurized water and suspended on hooks. (Yedinci Gündem-TIHV, September 21, 2001)

    Shooting after ignored stop warning in Van

    During the night of 21 September the gendarmerie opened fire on a group of people said to have entered Turkey from the Iran on illegal routes. During the event between Asagi Turgali and Egribelen villages in Özalp district (Van), one unnamed person was killed. The authorities stated that they detained 36 people of Iraqi origin. Remziye Daglar, the mother of Ufuk Daglar, who was severely injured, when on 19 September he allegedly did not listen to stop warnings in Örnek quarter (Üsküdar-Istanbul), alleged that her son ran away, because the police had beaten him. She said that she could not recognize him, when she went to hospital, because he had wounds to his face and hands. She had heard from the two friends that all of them had been drunk that night and Ufuk Daglar had tried to run away, because he had no ID on him. The police had captured and beat him. Thereupon he once again tried to run away and was shot. Reportedly Ufuk Daglar, who is being treated in Haydarpasa Numune Hospital, will be paralysed from the waist downward. (Evrensel-TIHV, September 22-23, 2001)

    Human rights defenders on trial

    The trial against the deputy chairman of the Human Rights Association (Human Rights Association [IHD]), Osman Baydemir and the juvenile Rasim Asan on charges of having insulted the army started at Sirnak Criminal Court on 19 September. Rasim Asan explained that he had left his village together with a delegation researching the allegation of evacuation of some villages in Beytüssebap district of Sirnak province. He had been detained on 8 August and was tortured in order to accuse Osman Baydemir of bribing the villagers to testify against the security forces. He signed the testimony, which is no the basis for the trial under Article 159 TPC. During the hearing Rasim Asan stated that this statement had been extracted under torture. He asked for his release. The court ordered the release of the defendant and adjourned the hearing to listen to the testimony of Osman Baydemir and witnesses. (Yedinci Gündem- TIHV, September 22, 2001)

    IHD Activity banned in Izmir

    The governor of Izmir did not allow a meeting planned by the IHD Izmir branch for 23 September under the title "Take care of peace, democracy and the right to life in prison for the sake of human rights." The decision was based on Article 11/c of the Law No. 5442 on the Administration of Provinces and Article 17 of the Law No. 2911 on Meetings and Demonstrations. (TIHV, September 24, 2001)

    Trial of Former Deputy Hasan Mezarci

    On 21 September Ankara Criminal Court No. 2 continued to hear the case of ex-MP Hasan Mezarci charged with "insulting the State, the government and the security forces." The hearing was adjourned to wait for the answer of the Forensic Institute that should establish whether Hasan Mezarci is sane or not. The trial had been launched because of a letter Hasan Mezarci wrote to State President Süleyman Demirel and Justice Minister Oltan Sungurlu on 1 July 1997. (Evrensel-TIHV, September 22, 2001)

    Demonstration hindered in Istanbul

    On 23 September the police intervened when some people wanted to read out a press statement against the preparation of the USA for a war against Afghanistan. During the event in Alibeyköy (Istanbul) the police detained some 20 people, including Mehmet Gercek, chairman of the Labour Party (EMEP) for Eyüp district and the board member Akcil Bozkurt. The police also prevented journalists from following the event. (Evrensel) -TIHV, September 24, 2001)

    Trial for having Ocalan's photo on mobile phone

    On 21 September Diyarbakir SSC started to hear the case of Muhyeddin Aydin, whose mobile telephone had shown the picture of the PKK leader Abdullah Öcalan and who is accused of having sent messages concerning Öcalan. During the hearing Muhyeddin Aydin said that he had loaded the image, someone else had sent to him. He is accused of having made propaganda for an illegal organization. In Izmir the soldier Ramazan Erduman was detained on suspicion of "membership of the PKK." (Yeni Safak-TIHV, September 22, 2001)

    Trial against IHD in Ankara

    Ankara Judicial Court No. 24 continued to hear the case against the IHD with the demand of closure on 24 September. Besides chairman Hüsnü Öndül the lawyers Levent Kanat, Yusuf Alatas and Sedat Aslantas participated in the hearing. Presiding judge Bilal Yildirim stated that the chief prosecution of Ankara SSC had answered saying that the investigation was still continuing. Public Prosecutor Musa Türkay argued that the one should wait for a result of that investigation, but lawyer Alatas stated that the outcome would not affect this trial. The court decided not to wait for the result of the investigation and gave the prosecutor the files in order to sum up the case, before adjourning the hearing. The indictment asked for closure of the association according to Article 37/1 of Law No. 2908 on Associations on the grounds that the association carried out activities beyond their aims.  (TIHV, September 25, 2001)

    Death Penalty Demanded

    Yener Yermez, the prime suspect for having killed the businessman Üzeyir Garih in Istanbul on 25 August 2001 will be indicted with the demand of the death penalty, plus imprisonment for at 20 years. Hasan Yilmaz, the public prosecutor of Eyüp, argued that the murder happened after a discussion between the victim and the assailant and stated that there was no connection to any organization. He demanded 20 years' imprisonment for the fact that Yener Yermez stole the mobile of the victim. (Cumhuriyet-TIHV, September 25, 2001)

    29 people indicted for World Peace Day

    The prosecutor's office at Diyarbakir SSC indicted 29 people, 6 of them under arrest, for their attempt to go to Ankara on 1 September World Peace Day. The defendants are accused of having shouted slogans in favor of the PKK leader Abdullah Öcalan and having attacked the security forces. Charges are based on Article 169 TPC that requires sentences of between 3 and 5 years' imprisonment to be increased by 50% under the Law to Fight Terrorism. (Evrensel-TIHV, September 25, 2001)

    Chairman of the Chamber of Trade on Trial

    The trial against Mehmet Yildirim, chairman of Istanbul Chamber of Trade (ITO), started at Istanbul Penal Court No. 12 on 24 September. For a speech he held on 18 December 2000 Mehmet Yildirim is charged with "insulting the National Security Council" by the words "instead of dealing with minor affairs the National Security Council should deal with the economy that is getting worth. They stick their nose in everything and should stick their nose into this as well". (Cumhuriyet-TIHV, September 25, 2001)

    Trial for prisoners' resistance

    On 25 September Çanakkale Criminal Court No. 1 continued the hearing of 154 prisoners charged with "killing, inciting to suicide, rioting and damaging public property" during the operation of December 2000 in Çanakkale Prison. The court lifted the arrest warrants against 43 defendants and adjourned the hearing to 23 October. (Evrensel-TIHV, September 26, 2001)

    Trade unionist dismissed

    Following the conviction of 16 members of the headquarters and the Ankara branch of the trade union of workers in the judiciary (Tüm Yargi-Sen) 13 trade unionists now were dismissed by the Justice Ministry. The decision was taken on 19 September. The trade unionists had been convicted by Ankara SSC on 6 September for "aiding and bedding members of illegal organizations" and sentenced to 45 months' imprisonment for a statement they made on the hunger strikes and F-type prisons. The 13 trade unionists, who were dismissed are: the chairman Tekin Yildiz, the SG Edip Binbir, Hürriyet Pinar, Yildiz Çakmak, Ahmet Tanboga, Incihan Çaglayan, Dursun Öztürk, Kutlay Öztürk, Erol Çavus, Kamuran Emir, Fatma Akkus and Nano Kaya. Earlier Figen Öner, also among the defendants, had been dismissed for a different reason. (Yedinci Gündem-TIHV, September 26, 2001)

    Civil servants on trial

    The trial against 1,200 civil servants working for the Ministry of Finance Izmir in connection with the "One-day Stop to Work" action of 1 December 2000 continued at Izmir Penal Court No. 9 on 25 September. Some 50 defendants testified. The hearing was adjourned to a later date in order to listen to the testimony of the other defendants.  (Evrensel-TIHV, September 26, 2001)

    Police intervention in Istanbul

    On 25 September members of the Association for Free Thought and Education (Özgür-Der) wanted to sent letters protesting the war politicies of Prime Minister Bülent Ecevit. The police intervened in the action at Fatih Post Office and did not allow the protesters to read out their press statement. Eleven people were detained including Hamza Türkmen, publishing manager of the journal "Haksöz" and its reporter Ridvan Kaya.  (Akit-TIHV, September 26, 2001)

    Shooting on pretext of disobeying to police order

    Ufuk Daglar, who was wounded on 19 September, when police officers shot at him in Ornek quarter (Uskudar-Istanbul), told journalists about the incident. The police had intervened, when they had a discussion in the street. Being asked for his ID he had said that he had left it at home and, since the place was very close, he could go and get it. "The officers started to argue with me and hit me. I had been detained previously and beaten on the police station. Under the impression that I would be taken to the police station I started to run away. I heard the police shout that I should stop and then I heard the shots. The fifth bullet hit me at my neck. I fell to the ground and when the police officers came to me one kept swearing at me and another one fired another shot, but this one didn't hit me." Ufuk Daglar added that the police officers had informed his family not to make an official complaint. (Milliyet-TIHV, September 27, 2001)

    Meeting by the relatives of the massacred prisoners

    On the second anniversary of the Ulucanlar Massacre, during which 10 prisoners in Ankara Closed Prison lost their lives on 26 September 1999, prisoners' relatives went to the prison. Melek Altintas, who lost her husband Ümit Altintas, complained that those responsibles for the massacre had not been punished. In Istanbul 11 relatives of prisoners were detained under beatings, when they wanted to gather in Sultanahmet Square. (Cumhuriyet-TIHV, September 27, 2001)

    HADEP on trial in Adana

    The prosecutor at Adana SSC indicted 17 people including the chairman of HADEP for Adana province for having organized a football tournament. In the indictment he argued that the party organized such a tournament without an official permission and names and clothes of the players resembled the PKK. Therefore, the 17 defendants should be sentenced according to Article 169 TPC. In June 36 teams had participated in this tournament and 120 people had been detained. On 26 September Zeytinburnu Penal Court No. 2 started to hear the case of 36 defendants, who had been prevented to go to Ankara on 1 September, World Peace Day. During the events Zeynel Durmus, member of the youth wing of HADEP had died and Zülfi Yasan, defendant under arrest, had been injured. The defense asked to release the defendant and stated that the accusation of a violation of the Law on Demonstrations and Meetings was incorrect. The court ordered the release of Zülfi Yasan and adjourned the hearing to 26 November. (Yedinci Gündem-TIHV, September 27, 2001)

    Life Imprisonment for bomb attack

    On 26 September Istanbul SSC No. 5 passed the death penalty on Hakim Yavas, who was found guilty of having placed a bomb under a car in Ataköy (Istanbul) on 10 March 1999. In his final defense Hakim Yavas said that he was not a member of the PKK and asked for acquittal. The court commuted the death penalty to life imprisonment, because of good conduct of the defendant.  (Cumhuriyet-TIHV, September 27, 2001)

    Arrest for a Kurdish party member

    In Istanbul, Istanbul SSC arrested Nakif Das, Faysal Das, Sedat Toprak, Fethi Karpuz and Hamdullah Akyol, who had been detained as alleged members of the Revolution Party of Kurdistan (PSK). (Cumhuriyet-TIHV, September 27, 2001)

    Torture in Istanbul

    Dogan Ögüt alleged that he was beaten after detention in Avcilar (Istanbul) on 24 September. He said: "I was forced into the police car and they looked at my ID. When they saw that I was a member of the Labor Party (EMEP) they started to beat me. They continued to beat me although I told them that I had undergone an operation and was disabled. One officer said that he was disabled by his head and might throw me out of the car. In the end they dropped me at one street in Avcilar." Lawyer Arzu Kaya said that she would file an official complaint against the officers. (Evrensel-TIHV, September 28, 2001)

    Torture trial in Antep

    In Antep a court case was opened against three officers and one physician on charges of having tortured Kazim Ayaz, Mustafa Topal and Mecnun Delihan and issued false medical reports. The officers Nihat Çeliker, Hakan Karaca and Murat Tokun are accused of having tortured the suspects in a case of smuggling and Dr. Abdülkadir Kavillioglu from Antep State Hospital allegedly issued reports on the suspects of being well. (Evrensel-TIHV, September 28, 2001)
     

    Raid of Trade Union in Diyarbakir

    In the night of 26 September the police in Diyarbakir raided the offices of the teachersı union Egitim-Sen and confiscated a large amount of publication. The raid was said to be in connection with an invitation by the trade union for World Teachersı Day on 5 October that had been prepared in Turkish and Kurdish. Last year six executives of the trade union had been arrested and tried for such an invitation, and, although they had been acquitted had been disciplinary transferred. (Yedinci Gündem-TIHV, September 28, 2001)
    (09/146) Demand of Death Penalty... In Istanbul Nevzat Kunter was indicted for having killed his 9-year-old son by cutting his throat. The indictment by the public prosecutor on Eyüp asked for the death penalty admitting that the defendant had been under psychological treatment.  (Cumhuriyet-TIHV, September 28, 2001)

    Detentions and Arrests in three provinces

    During the night of 26 September the HADEP members and executives M. Emin Yilmaz, Mahmut Sahin and Ekrem Tutak were detained and taken to Batman Police HQ. for interrogation. In Izmir M.K. (17) and Hayrettin Aslangiray (19) were detained as alleged members of the PKK. In Güzelbeyli town of Tokat province of the trade union of producers in the agricultural sector (Tür-Köy-Sen) Ismail Cansu, chairman of the Zile branch, was detained on 26 September. He was released after five hours. (Evrensel-Yedinci Gündem-TIHV, September 28, 2001)

    Attacks and clashes in Tokat

    From Tokat province it was reported that clashes broke out between the gendarmerie and militants of an unnamed organization near Kadivakfi village in Almus district. Official announcements stated that two militants of the Workers' and Peasants' Liberation Army of Turkey (TIKKO) were killed. Other reports said that the militants tried to kidnap the village headman Ayhan Korkmaz and one person was killed. (Milliyet-TIHV, September 28, 2001)

    Villagers Killed in Sirnak

    IHD declared that the security forces in Beytüssebap district (Sirnak) killed the villagers Halit Aslan (62) and Ebuzeyt Aslan on 7 September. The Governor for the Region under a State of Emergency declared on 14 September that two PKK militants had been killed in clash, but the IHD received a phone call the next day informing them that the persons killed were indeed Halit and Ebuzeyt Aslan from Gecitli hamlet of Yesilöz village and they had been in the region of Dereyatagi, where they had gone from Van in order to look after their fields. The corpse had not been handed over to the families, because of reasons of "security". (Cumhuriyet- TIHV, September 29, 2001)

    Torture in prison

    The complaint by Hüseyin Kiziltoprak, who had been transferred to Kocaeli F-type Prison after the operation against the prisons of December 2000 and allegedly had been tortured and raped, was turned down. His lawyer Ercan Kanar stated that the physicians Nedim Gökçeler, Nazim Çelik and Mehmet Karanfil, working in the prison, had medically examined his client on 23 December. Their findings certified blows to the chest and stomach and bruises on various parts of the body. However, Hüseyin Kiziltoprak was not taken to a hospital.  Kandira Public Prosecutor dealt with the complaint, but did not receive an answer from the gendarmerie. The prosecutor for the prison claimed that the prisoner had not been tortured. On 30 April Hüseyin Kiziltoprak was taken to the Forensic Institute and received a report on wounds that had not healed yet. Ercan Kanar alleged that the Forensic Institute had not dealt with the complaint of rape. Subsequently Kandira Public Prosecutor decided on 27 July not to be bringing any charges. Ercan Kanar appealed against this decision. (Evrensel- TIHV, September 29, 2001)

    Detentions and Arrests in Mersin and Tunceli

    On 28 September Hediye Bakrak, Fatma Kurul, Sevgi Gökduman, Fatmagül Demirtag and another three women, who went shopping in Mersin in traditional Kurdish dresses speaking Kurdish were detained. In Erzincan Mehmet Tas was arrested as an alleged member of TIKKO. In Tunceli Umut Karatas, Tekin Solmaz and Kamer Çelik were arrested in charges of "support for the PKK". (Evrensel-Yedinci Gündem- TIHV, September 29-30, 2001)

    Investigation against Physicians

    Antep Administrative Court overruled a decision by the governor of Urfa, to start an investigation against the physicians Cafer Siyahhan, Abdurrahman Baltaci and Ekrem Uysal from Urfa State Hospital, who had participated in the action by the Turkish Medical Association to write conscription with a red pen in order to get "better conditions for health and better payment". (Yeni Safak- TIHV, September 30, 2001

    Intervention in a demonstration in Istanbul

    The police intervened when on 29 September the "Platform against War", comprised of members of trade unionist, NGOs and political parties, wanted to hold a press statement in Freedom Square (Istanbul-Bakirköy). They did not allow the participants to gather. When the crowd started to shout slogans the police detained many people. A group of HADEP members wanted to march towards the shore and was attacked by followers of the MHP. The police, however, detained members of HADEP. Reportedly a total of 47 people were detained. Later a group of 4 people went to Bakirköy Police HQ. to require about the detainees. They, too, were detained, but all detainees were released after testifying to a judge. The governor of Urfa banned the football tournament of the youth wing of the HADEP in Urfa. The ban was justified with Article 11/C of Law No. 5442 on the Administration of Provinces. The tournament was planned under the heading of “peace and brotherhood" and 44 teams would have competed over one week. (Evrensel-Yedinci Gündem- TIHV, September 30, 2001)

    A deaf and dumb young man killed

    On 19 September the young man Hasim Beyazgül (25, deaf and dumb) was killed by soldiers near Yüksel village in Baskale district (Van). Relatives applied to the Van branch of the IHD and said that he had been grazing sheep, while soldiers were conducting an operation against smugglers. Hasim Beyazgül had not heard the gunshots and did not run away. A bullet hit him under his left shoulder. The family was informed by a fellow villager the other day and discovered the corpse hidden under earth. Several villagers testified to the prosecutor on the incident including Bülent Çeri, Dastan Çeri, Abdülselam Çeri and Medeni Çakir from Ugurlu village. (TIHV, September 30, 2001)

    POLITIQUE INTERIEURE / INTERIOR POLICY

    Démission du ministre du logement et des travaux

    Le ministre turc du Logement et des Travaux publics Koray Aydin a, le 5 septembre, annoncé sa démission, nouvelle étape dans la lutte anti-corruption réclamée par le Fonds monétaire international (FMI) à une Turquie en pleine crise économique. M. Aydin, du parti de l'Action nationaliste MHP (ultra-nationaliste), membre du gouvernement de coalition de Bulent Ecevit, a annoncé sa démission des postes de ministre et de député suite à une vaste enquête policière sur la corruption au sein de son ministère lancée le 22 août dernier. Il partage ainsi le sort du ministre de l'Energie, Cumhur Ersumer, contraint à la démission fin avril 2001 après une enquête similaire et d'Enis Oksuz et de Yuksel Yalova, respectivement ministre des Transports et des Privatisations.

    M. Aydin est le cinquième ministre à quitter le cabinet depuis la grave crise économique qui a frappé le pays fin février, marquée par une dépréciation d'environ 50% de la livre turque face au dollar et le bouleversement des objectifs économiques du pays.

    M. Aydin est éclaboussé par une enquête qui a mené à l'arrestation de nombreuses personnes, dont un sous-secrétaire d'Etat adjoint de son ministère. Un réseau impliqué dans des irrégularités en faveur de quelque 200 compagnies aurait ainsi été démantelé. M. Aydin est notamment soupçonné d'avoir attribué des appels d'offres publics à des compagnies qui ne remplissaient pas les conditions requises. La presse turque accuse M. Aydin, ancien entrepreneur, d'avoir reçu des commissions dans plusieurs appels d'offres et orienté les gagnants --notamment pour la construction de plusieurs milliers de logements pour les victimes du séisme d'août 1999-- vers la société de carrelage de son père.

    Le parti islamiste du Bonheur (Saadet) avait déposé une motion de censure pour le destituer. Selon les analystes, la crise économique a provoqué un changement dans les m urs politiques turques, dès lors que par le passé, la démission d'un ministre était très rare. Le Premier ministre Bulent Ecevit a salué devant la presse une "attitude très honorable", remerciant son ex-ministre pour ses "bons travaux".(CILDEKT, 13 septembre 2001)

    Nomination d'un nouveau ministre du Logement

    Le gouvernement turc a nommé mercredi un nouveau ministre du Logement et des Travaux publics, Abdulkadir Akcan, qui remplace Koray Aydin, contraint à la démission le 5 septembre après avoir été éclaboussé par une affaire de corruption, a annoncé le Premier ministre Bulent Ecevit.

    "Abdulkadir Akcan a été nommé nouveau ministre du Logement", a-t-il dit aux journalistes.

    M. Akcan, 49 ans, un ancien professeur d'université et vétérinaire de formation, est député du parti de l'Action nationaliste (MHP, ultra-nationaliste), partenaire de la coalition gouvernementale tripartite.

    Il succède à Koray Aydin qui a également démissionné de son siège de député MHP sous la pression des médias et de son parti.

    M. Aydin, membre influent du MHP, est éclaboussé par une vaste enquête policière qui a mené à l'arrestation de nombreuses personnes, dont des hauts fonctionnaires de son ministère.

    Le gouvernement turc s'est engagé à éradiquer la corruption conformément à un plan de redressement économique conclu avec le Fonds monétaire international pour sortir le pays d'une grave crise économique. (AFP, 19 septembre 2001)

    Une députée militante des droits de l'Homme quitte le DSP

    Sema Piskinsut, députée et fervente défenseur des droits de l'Homme, a annoncé mercredi avoir quitté mardi le Parti de la gauche démocratique (DSP) du Premier ministre turc Bulent Ecevit, reprochant au DSP d'avoir dévié de ses principes.

    "Je démissionne du DSP", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse au parlement.

    Mme Piskinsut a accusé le DSP d'avoir dévié de tous ses principes, entraînant, selon elle, la grave crise économique que traverse le pays.

    "Je ne peux être complice des crimes commis contre le peuple. Je suis arrivé à un point où il est devenu insignifiant de faire de la politique au DSP", a-t-elle ajouté.

    Mme Piskinsut, ex-présidente de la commission parlementaire des droits de l'Homme, militait de longue date pour davantage de démocratie au sein du parti.

    En avril dernier, elle avait présenté sa candidature à la présidence du DSP au cours d'un congrès du parti qui, sans surprise, avait réélu à sa tête M. Ecevit, 76 ans, malgré les appels au changement.

    Unique adversaire de M. Ecevit, Mme Piskinsut et son fils avaient été molestés par des militants du parti opposés à sa candidature.

    Deux députés du DSP avaient quitté leur parti à l'issu de ce congrès mouvementé.

    Le DSP de M. Ecevit, qui dirige une coalition tripartite depuis 1999, compte désormais 131 sièges au parlement (550 au total).

    Mme Piskinsut s'était rendue célèbre l'an dernier en publiant un courageux rapport parlementaire sur la pratique de la torture dans les prisons et les commissariats, montrant certains ustensiles de torture découverts lors de descentes surprises dans ces locaux. (AFP, 26 septembre 2001)

    HRW dénonce une réforme constitutionnelle "ratant sa chance"

    L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a dénoncé vendredi soir les réformes constitutionnelles actuellement en cours en Turquie comme "ratant une grande chance" de changer les manquements du pays au respect des libertés individuelles.

    "Tel que rédigé pour l'instant, l'ensemble des réformes va maintenir la peine de mort, les restrictions à la liberté d'expression et continuer de priver les détenus de véritables garde-fous contre la torture", explique le communiqué de HRW parvenu à l'AFP.

    L'Assemblée nationale turque a ouvert lundi une session parlementaire anticipée pour discuter d'un paquet de réformes constitutionnelles visant à rapprocher la Turquie, candidat à l'intégration à l'Union Européenne depuis décembre 1999, des critères de Copenhague nécessaires à son entrée.

    "Le parlement turc est en train de laisser passer ce qui aurait dû être un point déterminant pour un changement en une nouvelle opportunité manquée", dit HRW, "et les citoyens turcs en seront les vrais perdants".

    L'organisation estime dans son communiqué que les amendements constitutionnels manquent de s'attaquer aux causes de la torture, principalement les détentions policières au secret stigmatisées depuis des années par les experts du Conseil de l'Europe et des Nations unies, et se contentent de réduire la durée de la garde à vue.

    Concernant la peine de mort, HRW constate encore que l'abolition de la peine capitale telle qu'envisagée exclut les circonstances de guerre, de risques de guerre ou de terrorisme, alors que l'essentiel des condamnations à mort depuis 1980 ont été prononcées sous ces motifs.

    Selon HRW, la liberté d'expression des journalistes ou des responsables politiques sera elle-même peu élargie dans la nouvelle mouture constitutionnelle, la condamnation de "déclarations" portant atteinte à l'unité de l'Etat étant simplement changée en "actions".

    Certes, certaines mesures comme l'autorisation de langues minoritaires (approuvée par le Parlement mardi) sont positives, note HRW, mais l'absence d'éducation dans ces langues - le kurde, essentiellement - en limite la portée. (AFP, 29 septembre 2001)

    Chief Judge: "New Constitution Needed, Not Amendments"

    Supreme Court Chief Judge Sami Selcuk said on Sunday that a new constitution was compulsory.

    Selcuk told reporters that amendment of 37 articles of the Constitution was not sufficient and that Turkey needed a new constitution.

    "The constitution should be totally changed. Turkey needs a new constitution. It is not possible to make a robust constitution because views are not debated. The most appropriate thing is to make a new constitution in line with the criteria of the European Court of Human Rights (ECHR) which will place Turkey in a honorable place in the European Union (EU). Turkish nation is expecting such a constitution," Selcuk added. (Anatolia, September 23, 2001)

    PRESSIONS SUR LES MEDIAS / PRESSURE ON THE MEDIA

    Controversial acquittal of 16 intellectuals
     

    The Military Court acquitted 16 intellectuals for publishing the book "Freedom of Thought - 2000," which prosecutors claimed incited hatred against the military.

    Musician Sanar Yurdatapan, former Turkish Writers' Union (TYB) Chairman Mehmet Atilla Maras, Human Rights Foundation of Turkey (TIHV) Chairman Yavuz Onen, Human Rights Association (IHD) Chairman Husnu Ondul, Hak-Is Workers' Union leader Salim Uslu and Mazlum-Der Chairman Yilmaz Ensaroglu appeared before the court in yesterday's hearings.

    However, some diplomats and representatives of international organizations could not get into the court because the hall, which only has 20 seats, was already full of people. At the beginning of the hearing, Yurdatapan said they did not recognize anyone inside, and alleged that they were civil workers of the General Staff, who were brought there to fill the seats to prevent the audience hearing the case. Yurdatapan said: "There's a plot by the General Staff. Our relatives and friends are not allowed inside, and this is clearly against the principle of publicity."

    Defence lawyer Mecit Zeren reminded the Court's decision last hearing to have open hearings, and said, "For two hearings, the publicity principle has been violated. We think that the people in the court are civil workers of this institution." Zeren demanded an identification of audiences' ID's and professions for clearance in this case. However, Prosecutor Colonel Saim Ozturk said this demand was political and wanted a refusal. Judge Major Aykanat Kacmaz refused the demand upon the protection of the personal rights of the audience.

    Military Prosecutor Colonel Ozturk reminded that the case was opened according to Article 155 of the Penal Code, which regulates the penalty of "inciting hatred against the Military." Ozturk added that it had been understood the defendants co-wrote and published the book with the aim of changing the laws limiting Article 26 of the Constitution, which regulates "freedom of thought and expression."

    Ozturk stated, taking Turkey's geopolitical and strategical position and separatist and reactionary movements into consideration, that it constituted a crime publishing material endangering national security. However, Ozturk demanded the acquittal of the defendants because the elements of the crime "to incite hatred against the Military" could not be observed in this particular case.

    In his defense statement, Yurdatapan challenged the court for being subjective, and added that an objective decision was out of the question. Reminding that he was put on trial and convicted because of the very same articles in the book, he said the decisions were deliberately arbitrary.

    The defendants and their lawyers, however, said they agreed with the prosecutor's statement. Defense lawyer Vehbi Aybakar thanked the prosecutor for his indictment contributions to democracy.

    After the defense statements, Judge Kacmaz acquitted all the defendants owing to a lack of evidence.

    In a press statement after the hearing, in the Human Rights Association (IHD) Office, Sanar Yurdatapan said he protested the decision because it was a clear indication that they were forced to live in a country where arbitrariness ruled but laws didn't; and stated he would appeal against the acquittal. He added that his aim was not to be sentenced; but to force the laws to be changed. Yurdatapan also said that this was cheating by the state.

    TIHV Chairman Yavuz Onen reminded that there were cases continuing in civil courts about the same book, which protests Turkey's laws prohibiting freedom of expression.

    Hak-Is leader Salim Uslu called the hearing a comedy, and said that the Military must have thought that they could supply the audience if necessary. Uslu said they had witnessed the "fake audience" go back to their offices after the hearing. Uslu also said he was pleased with the decision, because it showed Turkey is on the right route.

    Uslu continued: "If Turkey's target is European Union membership and democratization, the deficiencies should be eliminated at once. I hope this decision will contribute to the struggle for that. There is large consensus for the exclusion of expressing opinion being a crime. This consensus reflected itself to Parliament."

    IHD Chairman Husnu Ondul stated that the Military Prosecutor had brought a progressive comment to Article 162 of the Penal Code, which holds not only the author, but the publisher, and in some cases even the translator of a particular publication responsible; and demanded acquittal. Ondul said there were two ways to progress in law; changing the laws, or forming exemplifying decisions. Ondul added that he hoped the decision would form an example for other judges and courts. However, Ondul reminded that the total years of punishment demanded by the prosecutors for people who expressed their opinion had increased ten times to approximately 3,000 years in the first half of the year, therefore this decision should be conceived as "a flower in the desert."

    Norwegian writer, and PEN's Committee of Writers in Prison Chairman Eugene Schoulgin said he was bothered by the decision; because it was tricky. Schoulgin claimed that Turkish officials lack sincerity; and this was reflected in every field concerning democratization. Schoulgin also said Turkey had one of the worst records in the world concerning freedom of expression, and absolutely the worst among modernized countries.

    Schoulgin also blasted Turkish state officials, saying that they should leave playing offended and go for changes, as the EU calendar is drawing close. (Turkish Daily News, September 8, 2001)

    Les jeux télévisés de la crise inquiètent les autorités

    L'organe de surveillance de l'audiovisuel turc a mis en garde lundi les diffuseurs de jeux télévisés misant sur la résistance physique des candidats pour décrocher de gros lots, qui se multiplient depuis la crise économique.

    "Certains jeux contraignent les participants à fournir des efforts physiques et émotionnels intenses et bafouent leur dignité, a estimé Nuri Kayis, président du Haut Conseil de la Radio et de la Télévision (RTUK), cité par l'agence Anatolie.

    Il a mentionné deux jeux --"Touche moi" et "Fais-moi voler"-- diffusés depuis la crise qui a éclaté fin février, frappant durement les classes populaire et moyenne.

    Dans "Touche-moi", les candidats doivent rester le plus longtemps possible la main posée sur une voiture neuve pour remporter le véhicule. L'émission s'étale généralement sur deux jours et plusieurs candidats ont abandonné la compétition après s'être évanouis ou avoir été victimes d'hallucinations liées au manque de sommeil.

    "Fais-moi voler" part du même principe: les candidats qui dansent le plus longtemps gagnent une voiture.

    "Les responsables doivent absolument reformater ces jeux pour qu'ils répondent aux principes d'une diffusion responsable, en fonction des lois en vigueur dans l'audiovisuel mais aussi du respect de la santé publique", a souligné M. Kayis. (AFP, 10 septembre 2001)

    Detained journalist's trial postponed to December

    Journalist Asiye Güzel Zeybek was tried by an Istanbul court on 21 September 2001. The outcome was a further delay as the court was adjourned to 7 December.
    A journalist for two radical newspapers, Zeybek has been detained for over four and a half years, most of which in untried detention. Her trial started in February, four years after her arrest. This is a direct contravention of international standards that require states to bring prisoners to court within a "reasonable" time. Moreover, Zeybek claims to have been raped by police in the early days of her imprisonment, and believes that her abusers have not been brought to justice. International PEN has concerns about the fairness of Zeybek's trial, and has been calling for her release pending the court decision. It also calls for a full and proper re-investigation into her allegations of rape.

    Observers at Zeybek's 21 September trial hearing reported their frustration at learning that the trial was to be postponed even further. However, they report that Zeybek looked well and in good spirits. Among those observing were Eugene Schoulgin, chair of International PEN's WiPC, Elisabeth Zila-Olin of Swedish PEN and Anne Sebba of the English PEN Centre, as well as representatives from Lawyers Without Borders, the Swedish Writers Union and Norwegian Artists' Association, alongside colleagues from Turkish non-governmental organisations and an international media presence.

    BACKGROUND: Zeybek, now aged 31, was arrested in February 1997 with ten others, many of whom are now free. All were accused of their involvement in the "Marxist-Leninist Communist Party" (MLCP), considered by the authorities to be supporting armed organisations working for Kurdish independence. At the time, Zeybek was working for the MLCP's newspaper, "Atilim", and had previously worked for the radical "Isçinin Yolu", which led to a short term of imprisonment in 1994. Eventually Zeybek was charged under Article 168 of the Turkish Penal Code for membership in an "illegal organisation", the MLCP.

    Shortly after her arrest in February 2000, Zeybek filed a complaint against eight police officers, claiming that while under interrogation for thirteen days at the Istanbul Security Headquarters, she had been subjected to severe torture, including multiple rape. A first hearing of her complaint against eight police officers was held in November 1998, but in October 1999, the charges were overturned. The court cited "no proof of guilt" against the policemen, despite evidence presented by the Istanbul University Medical Faculty that Zeybek had been raped. Zeybek reported that she had been numbed by the experience, and has since written a book on her ordeal.

    In December 2000, Zeybek was among hundreds of inmates protesting against the transfer from her prison in Gebze, to new style detention centres where there are concerns that prisoners are more likely to be abused. She reportedly suffered severe injuries as a result of police action, leading to temporary paralysis.

    In the past year, PEN members worldwide have stepped up their campaign for justice for Zeybek. Appeals have been sent to the Turkish authorities calling for her immediate release pending trial, that the court adheres to international standards of fairness, and for a re-opening of the investigation into the allegations of rape. (WiPC/IFEX, September 21, 2001)

    Journalist faces prison for criticising the judicial system

    Turkish journalist Burak Bekdil faces possible trial for an article deemed to be "insulting to the state and its institutions." The article, published in August 2001 in the prestigious English-language "Turkish Daily News" (TDN), tackles the serious issue of corruption within the judiciary in a light hearted commentary.

    Bekdil was called to the prosecutor's office on 26 September and expects to be issued with a formal arrest warrant in the next few days. International PEN believes that if Bekdil's prosecution proceeds, this would be in direct breach of his right to freedom of expression, as guaranteed by the European Convention on Human Rights (Article 10).

    "For a peaceful life in Turkey, goes the saying, you would need among your close relatives a doctor, a police chief, a car mechanic and, most importantly, a judge." This is how Bekdil, a respected journalist for the TDN opened his regular "Equilibrium" column, published in the 28 August edition of TDN. Entitled "Turkey's de jure untouchables", the article goes on to list fourteen steps for those "brave (or crazy) enough to seek justice at a Turkish court." His advice ranges from making friends with the court clerk through to never filing a complaint against a judge. Little did he know that, a month later, he too would find himself grappling with Turkey's "notoriously complex" legal system.

    On 26 September, Burak Bekdil was called to the State Prosecutor's Office to hear that he would be charged under Article 159 of the Turkish Penal Code ("insult to the state and its institutions") for his article, carrying a maximum prison term of six years. He was also told to expect a formal arrest warrant within a few days, after which he may be imprisoned, pending trial. The TDN may also be prosecuted.

    BACKGROUND: Bekdil, aged 35, is an Economics graduate of the Middle East Technical University, and did his post-graduate studies at the University of Surrey, United Kingdom, on a British Council sponsorship. He has been writing his column for the TDN for ten years. Between 1996 and 1999 he was Ankara Bureau Chief for Dow Jones Newswires, and in 2000 was Ankara Bureau Chief for CNBC-e television. He also writes for four western publications, including the US weekly "Defense News".(WiPC/IFEX, September 21, 2001)

    Journalist Fehmi Koru faces jail term

    A prosecutor on Tuesday demanded between two-to-six years in jail for prominent journalist Fehmi Koru, charged with supporting an Islamic scholar who called a devastating 1999 earthquake divine retribution for Turkey's secular laws.

    Koru, a political analyst and Ankara bureau chief of the pro-Islamic newspaper Yeni Safak, is accused of arguing on a television show that believers in many countries would have interpreted the natural disaster as divine retribution.

    Turkey, an overwhelmingly Muslim country, is a staunchly secular state. Scores of Turkish activists and journalists have been jailed under laws that limit freedom of speech for comments on Islam and Islamic politics that were deemed to have challenged the secular state.

    Prosecutor Mustafa Erol said Koru's words were aimed at dividing people into camps of believers and nonbelievers," the Anatolia news agency reported.

    On the television show, Koru was commenting on a booklet by Mehmet Kutlular, the leader of the Nur Cemaati sect, which called the Aug. 17, 1999 quake God's punishment for laws which ban Islamic-style head scarves in schools and public buildings.

    Koru was also charged with defending a woman's right to carry a banner that read "Wasn't 7.4 convincing enough?" referring to the 7.4 magnitude quake that killed more than 17,000 in northwestern Turkey.

    The court adjourned the trial until Nov. 27 to give time to Koru's lawyers to prepare their defense.

    In support of Koru, a group of journalists including Mehmet Barlas, Cengiz Candar, Ali Bayramoglu and Ahmet Altan were present during the trial. (Turkish Daily News, September 26, 2001)

    Violations of thought freedom in brief

    Penalties from RTÜK

    At the end of August the High Council for Radio and Television (RTÜK) announced a number of penalties on radio stations. "Mihr Radio" in Denizli has to close down for 365 days for discrimination in its program on religion. The radio station "Andoluınun Sesi" was punished with a ban of 30 days for comments on the death fast action. "Denge Radio" received the same penalty for comments on the stabbing of Prof. Dr. Zekeriya Beyaz. "Arifan Radio" in Ankara has to stop broadcasting for 7 days. "Bursa Olay TV" received a ban of 7 days for having published comments on the hunger strikes, "Imaj Radio" in Ankara was punished twice: 7 days for playing Kurdish music and 15 days for comments on Hezbollah. "Kanal 43" in Kütahya has to stop broadcasting for 1 day, "Yön FM" in Istanbul for 7 days for creating the impression that Diyarbakir Chief of Police, Gaffar Okkan, was killed by "state agents". "Hedef Radio" in Ankara has to close down for 1 day and "Radio Ekin" for 15 days. (Akit-TIHV, September 1, 2001)

    Journalist on trial in Istanbul

    On 3 September the case against Memik Horuz, editor-in-chief of the journal "Isci-Köylü" continued at Ankara SSC No. 2. He had been detained in Istanbul on 18 June 2001 and taken to Tokat. After 6 daysı detention he was arrested on charges of "being a member of an illegal organization". The indictment relates to an interview that appeared in the journal "Özgür Gelecek". Ali Kemal Kahraman, editor-in-chief of "Özgür Gelecek" is on trial for this interview at Istanbul SSC No. 4. He is charged under Article 169 TPC. The interview did not appear in the journal "Isci-Köylü", but Memik Horuz is charged as a member of the Turkish Communist Party/ML-Workersı and Peasants Liberation Army of Turkey (TKP/ML TIKKO), because allegedly he conducted the interview with Halil Sahin and Yasar Ince, two militants of the organization. In the trial at Istanbul SSC Metin Çiçek is named as the person, who carried out the interview. Defense lawyer Filiz Kalayci stated that it is against the law to try a second person, once someone had been named as the "offender". She also stated that the repentant defendant Erol Çetin and nothing else accused her client. Exemplary decisions by the Court of Cassation ruled against the conviction of a person solely based on the testimony of a repentant.  (Evrensel-TIHV, September 4, 2001)

    Journalists Detained in Istanbul

    Seza Horuz, Sema Gül, Selma Kaan, Murat Deniz, Ufuk Balcik, and Kamil Tas, working for the Journal "Isçi Köylü" and Kitty Holland, Julien Behal and Alia Bruno, working for The Irish Times newspaper were detained in Istanbul during the night of 4 September. (Evrensel-TIHV, September 6, 2001)

    Fine for Publishing

    Ahmet Önal, the owner of Peri Publishing House, was fined TL 1.9 billion for having published the book "Kurdish Businessman Hüseyin Baybasin" written by Mahmut Baksi, who died last year in exile. Istanbul SSC ruled that the book violated Article 312/2 ("inciting the people to enmity and hatred"). (TIHV, September 1, 2001)

    Attack on Press

    The second edition of the journal "Öncü Halkin Birligi" was confiscated on orders of Istanbul SSC on the grounds that some articles contained "propaganda for an illegal organization". Kitty Holland and Jullien Behal from the Irish Times newspaper, who had been detained during the raid of Umut Publishing House (publishing the journals "Partizan", "Isçi-Köylü" and "Yeni Demokrat") on 4 September, were extradited. Alia Bruno was released. Staff members Ufuk Baçik, Kamil Tas, Murat Deniz and Sema Gül and the prisonersı relatives Seza Mis Horuz and Sema Gül, who also were detained during the raid, remain in custody. On 5 September the police once again raided the offices of Umut Publishing House and detained Baris Acikel, editor-in-chief of "Partizan", staff member Besir Kasap, the guest Erdinç Özbay and a person with the first name of Güven. (Evrensel-Yedinci Gündem-TIHV, September 7, 2001)

    Journalist Convicted, Newspaper Closed

    The 8th Chamber of the Court of Cassation confirmed the sentences against Halil Akgünler, journalist with the daily Yeni Asya and Mustafa Döküler, editor-in-chief of the paper. The paper will have to close down for one month, starting from today. The case at Istanbul SSC had ended on 24 January and Halil Akgünler had been sentenced to 20 months imprisonment under Article 312 TPC. The sentence for Mustafa Döküler had been commuted to a fine of TL 1,3 billion. On the other hand, The Court of Cassation confirmed a sentence against the daily "Yeni Evrensel" that was closed down on 22 July. Because of an article of Ender Imrek, published on 17 March 2000 under the title "Newroz, A Shirt of Fire", the paper had been banned for one month and the editor-in-chief, Bülent Falakaoglu had been fined TL 1,99 billion. (Evrensel-Zaman-TIHV, September 10, 2001)

    Ban for Radios and TVs

    The High Council for Radio and TV (RTÜK) banned ATV, Inter Star and TGRT from broadcasting for one day each. Imaj Radio (Ankara) was banned from broadcasting for 15 days. The other penalties are: Özgür Radio (Ankara) 30 days, Radio Nida (Malatya) 7 days, Ses FM (Mersin) 15 days, Özel FM (Istanbul) 7 days and 3 days, Radio D 3 days, Best FM (Istanbul) 3 days, Rize Gelisim TV (1 day for not using a logo during broadcast), Denizli As TV (1 day for violating the rules of advertising), Kayseri Basak TV (1 day for violating the rules of advertising). (Hürriyet -TIHV, September 8, 2001)

    A journalist sentenced to four years

    Erdal Tan, owner and editor-in-chief of the journal "Genç Direnisçi" was sentenced to 4 years, 10 months and 10 days imprisonment for an article that appeared in May 1999. Istanbul SSC also fined him TL 888 million and ordered a ban of 1 month for the journal. In a separate case Istanbul SSC ordered the confiscation of the journal  "Odak" for the edition of 7 September. (Evrensel-TIHV, September 11, 2001)

    Trial on Kurdish Education

    At Istanbul Penal Court No. 10 the trial against Hasan Kaya, chairman of the Kurdish Institute, continued on 11 September. Hasan Kaya was put on trial because the Institute provided education in the Kurdish language. The court adjourned the hearing to 26 December.  (Yedinci Gündem- TIHV, September 12, 2001)

    Tried Journalist in Istanbul

    A case was opened against Nahide Kžlžç responsible editor of Workers Women Union Bulletin publisher of the book titled "Voice and Courage" including the texts of the speeches given on the congress "Against Sexual Harassment and Rape under Custody" in 2000 in Istanbul. Istanbul SSC Prosecutor alleged that the book propagandizes divisiveness; the book was confiscated in August. (TIHV, September 17, 2001)

    Journalists on Trial

    On 17 August Bagcilar Penal Court No. 2 heard the case of the daily "Radikal", which had been forwarded by the Ministry of Justice. The case had been forwarded after reports in the paper of torture following the transfer of prisoners after the "Return to Life" Operation. The prosecutor argued that such news were no violation of Article 30 of the Press Law and asked that the journalist Ahmet Sik and the editor-in-chief Hasan Çakalkurt should be acquitted. The court followed this argument and passed a verdict of acquittal because of "lack of evidence". (Radikal-TIHV, September 18, 2001)

    Pressure on the Press

    Istanbul SSC ordered the confiscation of the journal "Partizan" on the grounds that the presiding judge of Ankara SSC No. 2 had been shown as a target to illegal organizations. (Yedinci Gündem-TIHV, September 19, 2001)

    RTÜK overruled

    The local TV station "Kanal 21" in Diyarbakir has won a case against the High Council for Radio and TV (RTÜK). On 29 September 1999 the channel had played the song "Mihemedo" by Sivan Perver in Kurdish. Subsequently RTÜK had issued a ban on broadcasting for "Kanal 21" for 365 days. The decision of 17 December 1999 had been based on the allegation that the song "leads society to violence, terrorism and ethnic discrimination and incites to disgust". "Kanal 21" filed a case with Ankara Administrative Court No. 7. The court appointed three experts, Dr. Ertugrul Bayraktarkal, Gunny Guanidine and Burcu Tunakan from Hacettepe University. Their report concluded that this song was part of the folksongs in Eastern and Southeastern Anatolia, sung for many years and that the wording (in its translated version) did not violate the principles of broadcasting. However, "Kanal 21" could not start to broadcast again, since the order of closure had meant no income from advertisements and the channel had to close down for material reasons. (Milliyet-TIHV, September 20, 2001)

    Journal Confiscated

    The summer edition of the journal "Idea Politika" was confiscated on the grounds that the article "what is the army good for" contained an insult to the republic and the army. It was further reported that the prosecutor at Istanbul SSC is investigating against the editor-in-chief Erol Özkoray because of earlier articles in the journal. (Yedinci Gündem-TIHV, September 20, 2001)

    TV Broadcast Stopped

    The broadcast of the radical Islam TV station Hakk TV broadcasting from Cologne in Germany was stopped on initiative of the High Council for Radio and TV (RTÜK).  Nuri Kayis, chairman of RTÜK said that they had approached the German authorities concerning the TV station broadcasting in line with the Union of Islamic Associations and Parishes led by Cemalettin Kaplan and the administration of North-Rhine Westphalia had informed them that they started the official procedure. (Radikal-TIHV, September 22, 2001)

    Self-denunciation by Artists

    In protest against the trial of photographer and poet Mehmet Özer, 22 members of the Initiatives of Conscious Artists went to the prosecutor's office in Ankara on 24 September and denounced themselves as accomplices. Sükrü Erbas, spokesman of the initiative stated that the activities in July 2000 had been conducted by the initiative in order to draw attention on the situation in the prisons and to find a solution. Özer had participated in the event with his poems, but none of the words cited in the indictment belonged to him or the initiative. Mehmet Özer is being charged with "aiding and abetting members of illegal organizations". (Evrensel -TIHV, September 25, 2001)

    Journalist on trial in Istanbul

    The public prosecutor at Istanbul SSC had indicted Erol Özkoray, owner and editor-in-chief of the journal "Idea Politika" according to Article 159 TPC. The indictment alleges that three articles in the journal contain an "insult to the army". The summer edition of the journal was confiscated some time ago on the same allegation. (Yeni Safak-TIHV, September 25, 2001)

    Writer on trial in Istanbul

    On 25 September the trial against the writer and painter Bedri Baykam started at Istanbul Penal Court No. 2. He is charged with publishing the book Kemik (Bone) which is against the general moral causing damage to children. The charges relate to Articles 419, 426 and 427 of the TPC that require fines. (Yeni Safak-TIHV, September 26, 2001)

    "Freedom of Thought 2000"

    On 27 September Istanbul SSC No. 5 started the retrial of 16 people, who had signed the booklet "Freedom of Thought 2000" as publishers. The defendants Sanar Yurdatapan, Etyen Mahçupyan, Cengiz Bektas, Salim Uslu and the defense lawyer Nesrin Keles and Kamil Tekinsürek were present and stated that the court should have tried them according to Article 162 TPC. They also said that the latest amendments to the 1982 Constitution proved that their initiative for freedom of expression was justified. The court adjourned the hearing to listen to the other defendants. (Yedinci Gündem-TIHV, September 28, 2001)

    FORCES ARMEES / ARMED FORCES

    Les attentats font l'affaire des marchands d'armes

    Les attentats aux Etats Unis profitent déjà aux petits producteurs d'équipements militaires, et les géants du secteur estiment que la lutte anti-terroriste va entraîner la mise en place de nouveaux concepts, selon des industriels interrogés jeudi au salon international de l'armement à Ankara.

    "Nos masques à gaz se vendent comme des petits pains", indique à l'AFP Dogan Gunhan, responsable d'une petite compagnie turque spécialisée dans l'équipement militaire.

    Devant le pavillon de sa société Guvenli Yasam (NDLR: La Vie Sûre, en turc), au 5e salon international de l'industrie de défense, aérospatiale et maritime (IDEF), inauguré jeudi, il montre les différents types de masques pour lesquels "il y a une forte demande aux Etats Unis et en Israël" depuis les attentats du 11 septembre.

    Le salon accueille 254 exposants de 32 pays.

    Côté français y participent notamment Giat Industries --constructeur du char Leclerc, en lice pour un important contrat avec l'armée turque--, le missilier MBDA (filiale du groupe européen d'aéronautique et de défense EADS), Thales et sa filiale TDA Armements.

    Les grands noms de l'industrie américaine (Raytheon, Bell Helicopter Textron, Lockheed Martin, Northrop Grumman, General Dynamics), dont certains ont vu leurs actions à la bourse grimper spectaculairement au lendemain des attentats, y exposent également, ainsi que les Britanniques, Allemands, Italiens, Espagnols, Russes etc.

    "Inch'Allah nos commandes vont augmenter", s'exclame Ergun Ozsoy de la firme turque Nurol, qui produit en Turquie, sous licence américaine, des véhicules blindés légers pour l'armée de terre turque et des pays comme la Malaisie et les Emirats arabes unis.

    La compagnie d'Etat pakistanaise Pakistan Ordnance Factories espère elle aussi renflouer ses caisses, même si ce pays est dans une situation délicate en raison de son soutien au régime des taliban au pouvoir à Kaboul, menacé de représailles américaines.

    "Nous vendons des munitions et des armes légères à une trentaine de pays, nous espérons une augmentation de notre chiffre d'affaire", souligne Khawan Navaz.

    Mais il précise immédiatement que le "Pakistan aide les Etats Unis dans leur lutte anti-terroriste".

    Alors que le secteur de défense "individuelle" --armes légères, munitions, masques, alarmes-- prospère, les autorités et les géants de l'industrie notent la nécessité de nouveaux concepts pour lutter contre le terrorisme.

    "Une redéfinition du concept traditionnel de la menace est en cours", a souligné le ministre turc de la Défense Sabahattin Cakmakoglu en ouvrant le salon, évoquant les événements "dramatiques" aux Etats Unis et la montée de la tension entre Israéliens et Palestiniens.

    "Des gens qui n'avaient pas une seule arme à feu ont tué 6.000, 7.000 personnes d'un coup, comment voulez-vous lutter contre eux avec des chars?",  se demande un industriel ukrainien.

    Pour un industriel français, un éventuel boom dans le secteur "dépend de ce que vont faire les Américains". Mais "la lutte anti-terroriste est un paramètre à intégrer", souligne-t-il, estimant que les attentats vont "certainement développer des métiers de la reconnaissance, et de nouveau concepts de déploiement rapide", favorisant des produits aéroportables.

    Une porte-parole de Giat relève que sa compagnie, qui a un savoir N.B.C (nucléaire, biologique et chimique), a eu des demandes supplémentaires après les attentats aux Etats Unis et l'explosion de l'usine chimique AZF à Toulouse (sud-ouest de la France), notamment en masques de protection et filtrage d'air. (AFP, 27 septembre 2001)

    32 countries at Turkey's military fair IDEF-2001

    Turkey's four-day long International Defence Industry, Aviation and Maritime Fair (IDEF-2001) will open today under the shadow of the catastrophic terrorist attacks staged against the U.S. World Trade Center in New York and the Pentagon in Washington on Sept. 11. Concerns over the safety of commercial airlines around the world since the attacks have been staged with civilian aircraft, as well as the uncertainty over when the U.S. retaliation against what it declared as the enemy Osama bin Laden, who is believed to be based in Afghanistan, have prompted the defence companies as well as countries to lower the participation level at the fair to be held at Ankara's Etimesgut Turkkusu facilities. Unlike previous IDEF fairs, organized every two years, just seven defence ministers from different countries, including the Yugoslavian Federal Republic, are to be at the fair although invitations for over 80 defence ministers were made.

    IDEF-2001 will host 32 countries with 252 delegations as well as hundreds of defence companies presenting their products at the fair ground.

    As usual the highest level participation, both on a company level as well as on a delegation level, comes from the United States, which is to be represented at the fair by Deputy Commander of U.S. Allied Forces in Europe Gen. Carlton W. Fulford.

    Similarly, the fair's main attraction will be the prototype M-60 A1 tank of U.S. General Dynamics Land Systems, which has been trying to beat Israel's Israeli Military Industries (IMI) to Turkey's M-60 tank modernization project, although Turkey has only been negotiating with IMI.

    Although the attack against the United States has cast a shadow on IDEF-2001, for the first time delegations from a wider geography are to attend the fair. This includes Mongolia, Chile, Brunei, Kenya, Venezuela, South Korea, China and the Republic of Congo.

    Forcing the Turkish defence market to get a big deal for its industry, Russia is participating at the fair with both a delegation and at the company level.

    As an important sign of improving ties with neighboring Syria, a four-men delegation chaired by Syrian Armed Forces Operations Department Gen. Abdurrahman Sayyad will be at the fair, while southeastern neighbor Iraq's military mission in Ankara is to be present.

    The absence of the French military delegation in the list of participants at the fair once again shows that Turkey's bitterness to Paris continues over this country's adoption of the Armenian genocide as a decree which accuses Ottoman Turks of massacring Armenians in 1915. But the French companies will be presenting their products at the stands.

    Greek Defence Minister Akis Tsochatzopoulos, meanwhile, cancelled at the last minute his planned participation at the fair, which was to be the first Greek defence minister visiting the fair, protesting the participation of the Turkish Republic of Northern Cyprus (KKTC) at the fair. Tsochatzopoulos, however, did not cite this as the official reason for his failure to come to the fair in a letter he sent to his Turkish counterpart Sabahattin Cakmakoglu.

    During the opening ceremony of the fair, Turkey's new defence partner China's CATIC K-8 aircraft for the first time will make demonstration flights.

    The Turkish Stars of the Turkish Air Force as well as the Red Arrows of the U.K. Royal Air Force will make spectacular demonstration flights on the first day of the fair.

    Terror boosts request for arms

    The imminent U.S. retaliatory strikes against targets that allegedly belong to terrorists, firstly in Afghanistan, not surprisingly whet the appetites of many U.S. defence companies as well as some allied countries including Turkey.

    As the New York Times reported on Sept. 21, even as terrorist assaults have sent the stock market plummeting and caused havoc for a lot of American businesses, prospects for the military-industrial complex are looking stronger than they have in years.

    Three days after the attack, Congress overwhelmingly approved $40 billion in emergency funds, with $10 billion to $15 billion for the armed services.

    Similarly according to a story carried by Washington post recently, U.S. President Bush wants to increase technology transfer to allies following the recent attacks in the United States. This story coincides with a series of meetings being held by the Turkish General Staff asking the Turkish Defence Industries Undersecretariat (SSM) to speed up six major projects.

    The co-production of the attack helicopters has been one of those projects that has caused unease between the Turkish military and the SSM over the level of technology transfers to be made by the United States mainly concerning the mission computer, the most critical part of the project being negotiated with U.S. Bell.

    Bush's intention to increase technology transfers to allies may indicate a breakthrough in the mission computer dispute as well as on airborne early warning and control aircraft that Turkey has been negotiating with U.S. Boeing for acquisition.

    The co-production of the AH-1Z attack helicopters is one of the biggest Turkish procurement plans worth about $4.5 billion.

    Military reviews projects

    Turkey's February crisis that led to the loss of value of the lira against the U.S. dollar also hit the budget of the Turkish military, which has still been grabbing the highest share in the overall but much-shrunken budget.

    Despite there being no good news for the Turkish economy to recover soon as the terrorist attack against the United States was expected to further worsen the Turkish economy due to the general recession, the military may attempt to benefit from the U.S. military build up to justify its own arms spending.

    In addition to efforts to accelerate long delayed defence projects, the military may also be considering giving priority to information technology projects.

    The Turkish military plans to open a tender for the establishment of a Command and Control Information Systems project for all the three commands under which a rapid exchange of information should be ensured.

    Recently there has been an ongoing project being coordinated by local Havelsan for the establishment of a command and control information system for the air force command worth around $170 million. The system will become fully operational by 2004.

    In a related development, as part of efforts to minimize corruption rumors within the Turkish Armed Forces (TSK) the General Staff has recently decided to separate the units responsible for buying military equipment and those responsible for establishing the budget required for equipment purchases.

    Turkish defence industry in search for high tech

    The imports of raw material and semi-finished products comprise almost 80 percent of Turkey's imports, adding a burden on the Turkish defence industry too as it continues to procure over 70 percent of its main systems from abroad.

    This is not an easy problem to overcome, say defence analysts. But Turkey could balance this insufficiency by concentrating on defence industry areas that require very little equipment (critical technology) transfer such as the development of local software source codes that rely on human potential.

    If Turkey faces a scarcity in such products, said Turkey's SSM Undersecretary Professor Dursun Ali Ercan, this country should give emphasis to projects that requires human expertise such as local manufacture of software source codes.

    The SSM's insistence on the indigenous development of the mission computer to be installed on the attack helicopters was part of this aim. But the SSM decision to go local on such a critical system did not only face U.S. obstacles but also the military's anger that the SSM had made the U.S. position tougher on technology transfer.

    Turkey's defence industry sales abroad are still low, staying at around $200 million annually.

    The FNSS, a joint partnership between Turkey's Nurol and United Defence of the United States, achieved the biggest Turkish defence industry export in one package last year when it signed an agreement worth $300 million with Malaysia for the sale of 211 armoured fighting vehicles.

    The level of local industrialization in the Turkish defence industry, depending on the projects, varies from 20 percent to 80 percent.

    In order to boost the defence industry, the SSM is aiming to introduce vigorously production for both civilian and military purposes as well as more sales to both domestic and foreign markets.

    The SSM also revised its 10-year old offset guidelines in May of last year to increase Turkish exports and address the country's balance of payment deficit, which reached a level of $22 billion.

    The SSM signed 41 offset agreements between 1989 and Jul. 31, 2001, mainly with joint venture companies. Only five companies have fulfilled so far their offset pledges (both direct and indirect).

    The total amount of offset pledges committed by joint venture companies -- both direct and indirect -- is $3.4 billion.

    Some $300 million out of $1.6 billion direct offsets pledges have so far been fulfilled. Some $1.34 billion out of $1.85 billion indirect offset pledges have been realized so far.

    Following are several priority projects of the SSM:

    M-60 A1 tank modernization: Turkey has given priority to the modernization of its U.S. General Dynamics-made M-60 A1 tanks due to delays in the co-production of the third generation main battle tanks. Turkey's largest planned procurement project is the local production of 1,000 new tanks in a project estimated to be worth about $7 billion. A performance evaluation was completed last year of France's Giat Leclerc, Germany's Krauss-Maffei Wegmann Leopard 2A6, Italy's Alenia/OTOBreda Ariete and Ukraine's Ukrspetsexport T-84. An evaluation of a U.S. General Dynamics M1A2 equipped with a diesel engine has been completed. But there is the possibility that this project may further be delayed or the number would be kept at about 250, worth about $2.5 billion.

    Unmanned aerial vehicles: Turkey has given the green light to its long-delayed procurement of unmanned aerial vehicles when the Executive Committee of the SSM decided late in August to reopen a tender to acquire nine systems for the air, navy and land forces command. Each vehicle system consists of about 5 to 6 aircraft. In 1994 Turkey purchased six U.S. General Atomics-made unmanned aerial vehicles and two control systems worth about $14 million.

    Pedestal Mounted Stinger Missiles: Aselsan has developed two Pedestal-Mounted Air Defence (Stinger) Systems -- ZIPKIN and ATILGAN -- to meet the army, air force and navy's very-short-range air-defence requirements. LFK of Germany and U.S. Raytheon have been competing in the launcher portion of the project. The 208 systems required may be cut down due to funding problems.

    Airborne early warning and control aircraft: Turkey selected last November the U.S. Boeing 737 airborne early warning and control aircraft for the procurement of four to eight aircraft. However, Boeing's reluctance to transfer software source codes led the project to uncertainty. The cost of the project is estimated to be around $2 billion to $3 billion depending on negotiations and the numbers to be purchased.

    Mil Gem: The Mil Gem project has faced delays due to the economic crisis. The estimated $1.5 billion Mil Gem (National Vessel) project foresees acquiring eight corvettes, including an option for additional ones. An RfP is issued this year. (Turkish Daily News, September 27, 2001)

    RELATIONS MAFIEUSES / MAFIA RELATIONS

    Démantèlement d'un laboratoire clandestin: un Turc arrêté

    La police roumaine a démantelé un laboratoire clandestin pour la production de comprimés d'ecstasy, le premier jamais découvert en Roumanie, et arrêté un trafiquant turc, a-t-on indiqué samedi de source policière.

    Le laboratoire fonctionnait dans un garage dans la commune de Bragadiru, au sud de Bucarest, et le Turc arrêté, Ibrahim Karsli, 56 ans, était le propriétaire des locaux, selon la même source.

    A cette occasion, la police a saisi près de 200 kg de divers produits chimiques qui, melangés avec de l'amphétamine, servent à la fabrication de comprimés d'ecstasy.

    La Brigade antidrogue a mené cette opération après avoir arrêté mercredi trois autres trafiquants turcs, membres du même réseau, en possession de 11,6 kg d'amphétamines, a-t-on précisé de même source.

    L'amphétamine ainsi que les produits saisis dans le laboratoire clandestin pouvaient servir à la fabrication de plus de 350.000 cachets d'ecstasy d'une valeur estimée à environ 4 millions de dollars.

    La drogue avait été acheminée en Roumanie à bord d'un autocar en provenance de Turquie. Les deux chauffeurs du car, des ressortissants turcs, ont également été arrêtés.

    Les comprimés d'ecstasy étaient destinés notamment aux marchés occidentaux, a-t-on précisé de même source. (AFP, 1 septembre 2001)

    Deux touristes emprisonnés pour trafic d'objets d'art

    Deux touristes français ont été arrêtés dimanche à l'aéroport de Bodrum (ouest de la Turquie) et emprisonnés pour trafic d'objets d'art, selon le chef d'inculpation qui leur a été signifié mardi par un juge de Mugla, a appris mercredi l'AFP de sources consulaires.

    Alain et Anne Friederich, 55 et 56 ans, avaient acheté, pour vingt millions de livres turques (moins de 15 dollars) à des vendeurs de rue deux souvenirs qui ont retenu l'attention des douaniers, selon la même source.

    Le Club Méditerranée où ils avaient séjourné a mis un avocat à leur disposition et ils comparaîtront à nouveau devant un juge de Mugla la semaine prochaine, a-t-on appris.

    Selon le code pénal turc, le couple risque de 5 à 10 ans de prison, mais les contrevenants, s'ils sont convaincus d'avoir enfreint la loi, sont en général condamnés pour la forme avant d'être expulsés, a indiqué à l'AFP une source consulaire. (AFP, 5 septembre 2001)

    La Turquie devient une plaque tournante du trafic nucléaire

    Selon le quotidien anglophone Turkish Daily News du 12 septembre qui reprend l'information du très influent journal américain New York Times, 104 tentatives de trafic du matériel nucléaire à travers la Turquie ont été enregistrées ces huit dernières années selon un rapport interne des autorités turques à l'énergie atomique. Le New York Times affirme que le trafic d'uranium est passé d'Europe aux pays de Caucase, d'Asie centrale et à la Turquie. Le quotidien ajoute que Washington répond au problème en envoyant des équipements de détection d'une valeur de plusieurs millions de dollars à quelques pays de la région.

    Par ailleurs l'Agence internationale à l'énergie atomique a, le 7 septembre, publié de nouveaux chiffres montrant que le nombre des affaires confirmées relatives au trafic de matériel nucléaire a chuté dans le monde sauf en Turquie, dans le Caucase et l'Asie centrale où elles sont en augmentation.

    En septembre 1998, huit personnes avaient été arrêtées pour "trafic de matériel nucléaire". La marchandise provenait de la Russie et transitait de la Turquie pour une destination inconnue. La police avait saisi 5 kg d'uranium-235 et 30 g de mixture de plutonium. En mai 1999, un Turc avait été arrêté à la frontière bulgare avec une petite quantité d'uranium enrichi-235. (CILDEKT, 13 septembre 2001)

    QUESTION KURDE / KURDISH QUESTION

    La célébration de la Journée de la Paix interdite

    Alors que les forces démocratiques du monde se réunissaient à Durban à l'occasion de la première conférence mondiale contre le racisme, le régime militaro-raciste d'Ankara a interdit en Turquie toutes les manifestations pacifiques organisées par le parti  pro-kurde HADEP à l'occasion de la Journée mondiale de la Paix.

    La police a arrêté des centaines de personnes en Turquie le samedi 1er septembre, lors du rassemblement annuel à Ankara du parti pro-kurde de la démocratie du peuple (HADEP), à l'occasion de la célébration de la journée mondiale de la paix.

    La veille, dans tout le pays, des milliers de kurdes avaient été interpellés, chez eux ou aux gares routières, afin d'être empêchés d'aller à Ankara.

    Des affrontements entre membres du HADEP et forces de l'ordre se sont produits alors que les premiers s'apprêtaient à prendre l'autobus pour la capitale à Diyarbakir et à Istanbul. Selon un porte-parole du HADEP, les policiers "ont arrêté les chauffeurs de bus, confisqué les documents des véhicules et les permis de conduire. Ils ont dit aux compagnies d'autobus, avec lesquelles" le HADEP avait conclu un arrangement pour l'organisation du voyage de ses membres à Ankara, "qu'ils n'iraient nulle part". Le même porte-parole dénonce cet incident comme une atteinte directe à leur droit de libre circulation.

    Après ces incidents, d'importantes mesures de sécurité ont été prises le 1er septembre. Selon un quotidien turc, cinq mille policiers ont été déployés à Ankara. Très tôt le matin, les bus sur les routes allant à la capitale ont été systématiquement contrôlés et les personnes jugées "suspectes" ont été mises en garde-à-vue. Les mêmes contrôles d'identité et arrestations ont eu lieu dans les rues d'Ankara toute la journée. Les prisons de la capitale étant très rapidement complètes, les autorités turques ont dû envoyer les manifestants en état d'arrestation, dans les gendarmeries des environs.

    À l'instar d'Ankara, Istanbul et d'autres villes du sud-est à majorité kurde ont également été le théâtre d'affrontements entre forces de police et militants pro-kurdes. À Batman, la police est intervenue contre les membres du HADEP, en affirmant que la conférence de presse qu'ils avaient prévu de tenir était illégale. L'intervention s'est soldée par une vingtaine de blessés parmi les manifestants. De même, la police est massivement intervenue lors d'une manifestation à Siirt, ville toute proche. Quant à Istanbul, quelque 1000 sympathisants, parmi lesquels de hauts responsables du parti, ont été incarcérés, selon un porte-parole du HADEP. Dans le district de Topkapi, à Istanbul, la police anti-émeutes est intervenue contre une foule de 350 manifestants qui criaient des slogans pro-kurdes et qui lançaient des pierres contre les forces de l'ordre. Elle a riposté par des jets de gaz lacrymogène contre les manifestants qui se sont réfugiés dans des rues adjacentes.

    En fin de compte, HADEP, qui revendique des droits culturels pour les Kurdes, a dû annuler son projet de rassemblement dans la capitale. Le parti a refusé d'entreprendre toute action susceptible de mettre en péril la paix civile.

    Les autorités d'Ankara avaient rejeté la demande d'autorisation de rassemblement du HADEP, évoquant les possibilités de sérieux désordres publics, et s'appuyant sur l'article 17 de la loi relative aux réunions publiques et marches contestataires.

    Bien que les événements de cette journée mondiale de la paix n'aient été que succinctement relatés dans les principaux journaux nationaux turcs (souvent relégués aux dernières pages), le bilan est lourd: plusieurs blessés et un mort parmi les manifestants. Zeynel Durmus, 19 ans, est mort vendredi dernier en tombant du 5e étage en tentant de fuir un raid de la police dans les locaux du HADEP à Istanbul-- raid qui s'est terminé par plusieurs dizaines d'arrestations.

    Par la suite les forces de gendarmerie ont perturbé le bon déroulement de l'enterrement de Durmus en bloquant le cortège à l'entrée de la ville de Sanliurfa. "Sur les quelque 500 personnes interpellées à Istanbul, parmi lesquelles tous les responsables régionaux, 300 demeurent en garde-à-vue et un de nos militants demeure hospitalisé dans un état sérieux", a déclaré Halil Salik, secrétaire régional du HADEP, lors d'une conférence de presse à Istanbul. Dans la seule ville d'Ankara, plus de 2700 avaient été mis en garde-à-vue a précisé lundi à l'AFP Mehmet Emin Araz, secrétaire régional du HADEP, et au moins 3 d'entre eux demeurent sous contrôle de la police.

    Vendredi dernier, le 31 août, à Diyarbakir, capitale du Kurdistan turc, la police a tiré en l'air pour disperser quelque 3000 personnes qui chantaient des slogans de soutien au chef kurde du PKK, Ocalan, en prison, en dépit des avertissements des forces de l'ordre et des représentants du HADEP.

    Interviewé par le quotidien Milliyet, Murat Bozlak, Secrétaire Général du HADEP, a tenu à rappeler, lundi 3 septembre, qu'à aucun moment depuis la formation du parti en 1994, les membres de leur mouvement politique ne se sont considérés comme appartenant à un parti kurde: "Nous ne sommes pas un parti nationaliste ethnique. Nous sommes un parti de Turquie. HADEP est un jeune parti ( ) Lorsque notre parti s'est formé, le sud-est du pays était en plein conflit. Nous avons parlé ouvertement des problèmes que nos compatriotes kurdes de la région rencontraient","nous ne sommes pas l'extension d'un parti illégal (PKK)", "nous sommes pour l'unité du pays".

    La journée mondiale de la paix, le 1er septembre, est devenue un jour traditionnel de protestation pour les activistes kurdes qui réclament des droits culturels, ou l'autonomie, pour les quinze millions de Kurdes de Turquie. Dans l'immédiat, leurs demandes incluent l'usage libre de la langue kurde dans le système éducatif et les médias (objectifs sur lesquels l'Union Européenne, que la Turquie veut intégrer, est d'accord).

    La journée représente également le deuxième anniversaire de la décision d'abandonner la lutte armée du PKK: en 1999, le chef kurde, Ocalan avait donné l'ordre à ses membres du PKK de se retirer de la Turquie et d'abandonner l'action armée contre les forces de sécurité turcs au plus tard le 1er septembre 1999. Depuis cette date butoir, le combat entre les forces militaires turques et le PKK s'est atténué, malgré le fait que la Turquie considère le retrait unilatéral du PKK comme un complot et refuse tout cessez-le-feu. Le PKK affirme avoir abandonné le combat armé pour un Kurdistan indépendant et revendique dorénavant des droits culturels pour les Kurdes de Turquie. (Info-Turk/CILDEKT, 1-6 septembre 2001)

    Afflux de réfugiés kurdes en Italie et en Grèce

    La capitainerie du port de Crotone a annoncé l'arrivée d'un bateau avec, à bord, 292 immigrés clandestins, principalement des Kurdes, samedi matin, le 1er septembre, vers 05H00 GMT. Dès vendredi 31 août au soir, les autorités italiennes avaient repéré le navire au large des côtes de la Calabre.

    Ils l'avaient fait escorter jusqu'au port pour y arrêter six personnes soupçonnées de faire partie de l'équipage qui a conduit les immigrés en Italie. Après inspection du bateau, les responsables italiens ont remarqué que celui-ci était dans un excellent état et propre, y compris à l'intérieur. Cela indiquerait qu'il n'a été utilisé que pour la dernière partie des candidats à l'immigration. (CILDEKT, 6 septembre 2001)

    Ocalan rejette les accusations dans un second procès

    Le chef rebelle kurde Abdullah Ocalan a rejeté en bloc les accusations portée contre lui au cours d'un second procès à son encontre à Ankara, dans sa défense communiquée au tribunal, rapporte jeudi l'agence Anatolie.

    "Je n'ai jamais tué personne, je n'ai jamais participé à un tel crime, je n'ai pas volé", a-t-il déclaré à des procureurs, assisté de ses avocats, sur l'île d'Imrali, en mer de Marmara (ouest), où il est détenu, précise l'agence.

    Le chef du PKK, 52 ans, et cent de ses proches -- son ex-épouse Kesire, ses adjoints Cemil Bayik et Murat Karayilan notamment -- sont jugés par une Cour de sûreté de l'Etat, la plupart par contumace, pour des faits antérieurs au coup d'Etat militaire de septembre 1980.

    Le vaste dossier comprend plusieurs chefs d'accusation, dont "activités séparatistes", pour lequel les accusés risquent la peine de mort.

    "Je n'ai pris part à aucun des actes figurant dans l'acte d'accusation, mais je reconnais avoir fondé et dirigé l'organisation (ndlr: le PKK) (...) Nous avions à l'époque des activités purement théoriques", a dit notamment le chef rebelle.

    Il affirme en outre que des membres de son organisation ont tué des enfants dans des villages qu'ils ont attaqués en dépit de son opposition. "J'étais en désaccord avec l'organisation à ce sujet. Il m'est impossible d'accepter ces choses-là", dit Ocalan, selon Anatolie.

    Le président de la Cour a ajourné le procès, qui s'est ouvert en 1999, à une date ultérieure dans l'attente de nouveaux documents dans l'affaire.

    Ocalan est détenu à Imrali depuis sa condamnation à mort, le 29 juin 1999, pour trahison et séparatisme pour les 15 ans de lutte armée de son organisation en faveur de la création d'un Etat kurde dans le Sud-Est à majorité kurde du pays.

    Son exécution a été suspendue en janvier 2000 par Ankara dans l'attente d'une décision de la Cour européenne des droits de l'homme. (AFP, 13 septembre 2001)

    Teachers exiled for "PKK propaganda" in Sirnak

    In Sirnak 7 teachers, members of Education Union, who has been tried on charge of "making PKK propaganda" were exiled upon the demand of State Emergency Region Governor Office without their cases in Diyarbakir State Security Court were over.

    Teachers Ihsan Goren, Nevaf Gunes, Mehmet Sahin, Sedat Sercik, A. Ekber Caglan, Ozgur Baris Mercan, Nazim Bartan were exiled by OHAL (State of Emergency Region) Governor Office. Mehmet Sahin, A. Ekber Caglan and Ozgur Baris Mercan who were detained on April 10, 2001 are said to be tortured under detention.

    Hayrettin Altun, Diyarbakir Provincial Chairman of Education Union, made a statement on the matter, pointing out that OHAL administration dealt with the Sirnak region with a different approach and adding that the teachers were detained by a conspiracy. Emphasizing that because of this approach they can not recruit members in Sirnak, Altun said that the exile of their members without their cases to be over is in violation with laws. (Kurdish Observer, 14 September 2001)

    Le Comité anti-torture s'est entretenu avec Ocalan

    Une délégation du Comité anti-torture (CPT) du Conseil de l'Europe a rendu visite en septembre au chef kurde Abdullah Ocalan dans son île-prison d'Imrali, lors d'une mission de deux semaines en Turquie, selon un communiqué de l'organisation européenne de Strasbourg, reçu mardi.

    Le CPT souhaitait réexaminer les conditions de détention d'Ocalan, condamné à mort pour séparatisme et seul détenu de cette prison qu'il a visitée pour la première fois en mars 1999.

    Les conclusions du Comité sont confidentielles et ne peuvent être publiées qu'avec l'accord du gouvernement turc.

    La délégation, dirigée par Silvia Casale (Grande-Bretagne), présidente du CPT, a démarré le 2 septembre sa visite, la 12ème dans ce pays, simultanément à Ankara et Istanbul.

    Les experts du CPT - des juristes indépendants, des médecins ou des parlementaires - ont visité une douzaine de locaux de la police, une dizaine d'établissements de la gendarmerie, 11 prisons et deux centres de redressement pour jeunes.

    La délégation s'était donnée pour mission d'examiner le traitement et les conditions matérielles de détention des personnes privées de liberté par les forces de l'ordre, y compris les étrangers en situation irrégulière.

    Elle a aussi visité deux prisons de type F, où des détenus font des grèves de la faim depuis octobre pour protester contre le régime d'isolement, afin d'examiner la mise en oeuvre des programmes d'activités en commun pour les prisonniers. (AFP, 18 septembre 2001)

    Trois militants kurdes tués dans l'est de la Turquie

    Trois militants du PKK ont été tués lors d'affrontements dans l'est du pays et d'importantes caches d'armes ont été découvertes dans diverses opérations, a-t-on indiqué mercredi de source officielle.

    Les rebelles ont été tués dans un affrontement qui s'est produit dans la province de Tunceli, précise un communiqué des autorités responsables de l'état d'urgence à Diyarbakir.

    De nombreuses armes, dont des lance-roquettes, ont été découvertes dans plusieurs caches, ajoute le document.

    Le PKK a mené pendant quinze ans une lutte armée contre l'Etat turc pour créer un Etat kurde indépendant dans le sud-est de la Turquie.

    Mais il a annoncé l'arrêt des combats et son retrait de Turquie en 1999, à l'appel de son chef Abdullah Ocalan, condamné à mort pour trahison et séparatisme.

    Depuis, les affrontements dans la région, qui ont fait quelque 36.500 morts, selon un bilan officiel, ont considérablement diminué.

    Mais l'armée a rejeté les appels à la paix du PKK et a juré de poursuivre les rebelles jusqu'au dernier. La plupart se sont réfugiés dans le nord de l'Irak contrôlé par deux factions kurdes irakiennes. (AFP, 19 septembre 2001)

    Trois Turcs d'origine kurde soupçonnés d'espionnage en Grèce

    Trois Turcs d'origine kurde résidant en Grèce sont soupçonnés "d'activité d'espionnage", et l'affaire a été transmise à un juge d'instruction, a indiqué jeudi le ministère de la Marine marchande.

    Actuellement placés en détention préventive à Chios (est de l'Egée), les trois Turcs, Huseyin Dilmag, 31 ans, Isah Olmez, 32 ans, et Huseyin Kilis, 34 ans, avaient été arrêtés le 28 août dernier sur l'île proche de Lesbos, pour détention d'un pistolet, a précisé le ministère dans un communiqué.

    "Les progrès de l'enquête" sur cette affaire, et "l'évaluation du matériel trouvé" aux domiciles des suspects à Lesbos établissent "de sérieux indices sur leur participation à des activités d'espionnage", selon le communiqué, qui ne précise pas au profit de qui.

    Selon le ministère, la police portuaire avait découvert aux domiciles des suspects du matériel de télécommunications.

    L'affaire a été confiée à un juge d'instruction de Lesbos, conclut le communiqué.

    Lesbos, comme les autres îles grecques de l'est égéen situées tout près de la Turquie, abrite de nombreuses unités de l'armée. (AFP, 20 septembre 2001)

    Un député kurde publiera un recueil de poèmes en kurde

    Un député turc d'origine kurde va publier un recueil de poèmes en kurde une fois que le parlement aura adopté un projet de réforme constitutionnelle qui autorise une utilisation plus large du kurde, a rapporté vendredi le journal Hurriyet.

    Sebgetullah Seydaoglu, député de Diyarbakir (chef-lieu du sud-est anatolien à majorité kurde) du parti de la Mère patrie (Anap, centre-droit), a indiqué au quotidien que son recueil, intitulé "L'Euphrate et le Tigre" a déjà été publié en turc il y a deux semaines.

    Il a souligné que 10.000 exemplaires en kurde avaient été imprimés et attendaient d'être publiés après l'adoption, probablement la semaine prochaine, d'un vaste projet d'amendements constitutionnels dont l'un ouvre la voie à une plus large utilisation du kurde.

    "J'ai décidé de reporter la publication car mettre un ouvrage contenant des poèmes en kurde sur l'étagère avant la réforme aurait pu créer des problèmes", a-t-il dit.

    Il a ajouté qu'il mettait la dernière touche à un autre ouvrage, "Mésopotamie", sur le conflit kurde dans le sud-est anatolien, qui serait publié en turc et en kurde.

    Le kurde est utilisé dans la vie privée en Turquie mais interdit dans la vie publique. Les autorités avaient toutefois toléré jusqu'à présent des publications et des enregistrements de cassettes audio et vidéo en kurde.

    L'amendement à la constitution légalise cette situation mais précise que "l'utilisation de ce droit pourra être limité pour protéger la sécurité nationale, l'ordre public et l'unité du pays". (AFP, 28 septembre 2001)

    Les observations des avocats d'Ocalan à la Cour européenne

    Les défenseurs du chef kurde Abdullah Ocalan, condamné à mort en Turquie, ont déposé vendredi à Strasbourg leurs observations à la Cour européenne des droits de l'Homme, a-t-on appris auprès de la Cour.

    Environ 150 Kurdes, selon la police, ont manifesté dans l'après-midi à Strasbourg leur soutien en faveur du chef de la rébellion kurde avec des danses, des chants, des slogans demandant la libération d'Ocalan. A Marseille (sud), une manifestation similaire a rassemblé quelque 400 personnes.

    Selon le porte-parole de la Cour, "plusieurs cartons de documents sont arrivés aujourd'hui au palais des droits de l'Homme, dernier jour du délai fixé par la Cour, mais nous n'avons pas pu encore prendre connaissance du contenu".

    La Cour a demandé beaucoup d'informations aux défenseurs d'Ocalan, notamment concernant le droit international, a indiqué le porte-parole. Le gouvernement turc était tenu de déposer ses observations dans le même délai.

    Selon les avocats d'Ocalan, les cartons contiennent notamment un document rédigé par le chef kurde lui-même où il se plaint de ses conditions de détention.

    Les juges de la Cour de Strasbourg, qui représentent les 43 pays du Conseil de l'Europe, ont déclaré recevables, le 15 décembre 2000, la plupart des griefs du leader du PKK. L'arrêt est attendu dans plusieurs mois.

    Les griefs d'Ocalan, condamné à mort en juin 1999 pour "trahison et séparatisme", concernent son arrestation par un commando à Nairobi en février 1999, son enlèvement vers la Turquie, sa détention en isolement, assimilée à des mauvais traitements, l'équité de son procès (avec la participation d'un juge militaire, pendant la première phase) et sa condamnation à mort, qui viole, selon ses avocats, le droit fondamental à la vie garanti par la Convention européenne des droits de l'Homme. (AFP, 28 septembre 2001)

    MINORITES / MINORITIES

    Négation du génocide arménien: les dix-sept Turcs acquittés

    Les dix-sept Turcs accusés de négation du génocide  arménien n'ont pas enfreint la loi suisse contre la racisme, a considéré vendredi un juge de Berne qui les a acquittés.

    Les représentants d'organisations turques avaient nié, en 1996, que l'Empire ottoman se soit rendu coupable d'un génocide contre le peuple arménien en 1915. Ils avaient réagi contre une initiative des Arméniens, en envoyant une pétition au parlement suisse. Ils y reconnaissaient "quelques déportations d'Arméniens", mais estimaient que "parler de génocide reviendrait à déformer les faits".

    Deux membres de la Société Suisse-Arménie avaient ensuite déposé plainte, se portant parties civiles. Le procès s'était ouvert le 4 septembre.

    Selon la loi anti-racisme suisse, se rend coupable de discrimination "quiconque nie, minimise grossièrement ou justifie" un génocide ou tout autre crime contre l'humanité.

    Les plaignants ont d'ores et déjà annoncé qu'ils feraient appel contre le jugement du président du tribunal, Lienhard Ochsner.
    Le ministère public et la défense avaient réclamé l'acquittement des dix-sept Turcs.

    Le procès était une première en Suisse, la justice du pays n'ayant jamais eu à se prononcer sur la négation d'un génocide autre que l'Holocauste.

    Berne a toujours parlé, en les condamnant, d'"événements tragiques ayant conduit à la mort d'un nombre extrêmement élevé d'Arméniens" et considéré que la priorité devait être donnée à une politique de dialogue avec Ankara qui récuse le terme de "génocide".

    Les massacres et déportations d'Arméniens sous l'empire Ottoman, de 1915 à 1917, ont fait 1,5 million de morts selon les Arméniens, entre 300 et 500.000 selon les Turcs.

    La Turquie rejette catégoriquement la thèse d'un génocide, parlant d'une répression contre les Arméniens dont certains s'étaient alliés avec l'ennemi russe en pleine Première Guerre mondiale.

    Ankara n'a pas de relations diplomatiques avec Erevan en raison de cette dispute ainsi que du conflit opposant Erevan à Bakou sur l'enclave arménienne du Nagorny Karabakh, en Azerbaïdjan.

    Une Commission de réconciliation turco-arménienne constituée de dix personnalités représentant la société civile des deux pays s'est réunie pendant trois jours de dimanche à mardi à Istanbul, a par ailleurs indiqué à l'AFP l'un des représentants turcs.

    Cette commission, créée en juillet à Genève, a pour but de promouvoir la compréhension et la bonne volonté entre Turcs et Arméniens et d'encourager l'amélioration des relations entre la Turquie et l'Arménie. (AFP, 14 septembre 2001)

    La protestation d'Ankara après la visite du pape en Arménie

    La Turquie a convoqué mardi l'ambassadeur du Vatican à Ankara pour lui exprimer sa "consternation" après la condamnation par Jean Paul II du "génocide arménien de 1915" lors de sa récente visite en Arménie, a indiqué à l'AFP un diplomate turc.

    "Nous avons exprimé verbalement à l'ambassadeur la consternation de la Turquie", a indiqué ce diplomate sous couvert d'anonymat.

    Il a rappelé que le pape, dans une lettre adressée au président turc Ahmet Necdet Sezer avant sa visite à Erevan, avait garanti à la Turquie que sa visite en Arménie ne serait pas l'occasion de ternir l'image des Turcs.

    "Notre tristesse vient de ce que le pape n'ait pas respecté la teneur de son message. Nous avons expliqué cette contradiction à l'ambassadeur", Luigi Conti, a-t-il ajouté.

    Le pape Jean Paul II et le catholicos arménien Karékine II avaient condamné le génocide arménien de 1915, dans une déclaration signée jeudi dernier à l'issue de la visite du souverain pontife en Arménie.

    "L'extermination d'un million et demi de chrétiens arméniens, dans ce qui est généralement appelé premier génocide du XXe siècle, et l'anéantissement de milliers de personnes qui a suivi sous l'ancien régime totalitaire, sont des tragédies qui vivent encore dans la mémoire de la génération actuelle", ont souligné les deux chefs religieux.

    Les massacres et déportations d'Arméniens sous l'empire ottoman, de 1915 à 1917, ont fait 1,5 million de mort selon les Arméniens, entre 300 et 500.000 selon les Turcs.

    La Turquie rejette catégoriquement la thèse d'un génocide, parlant d'une répression contre les Arméniens dont certains s'étaient alliés avec l'ennemi russe en pleine Première Guerre mondiale.

    Ankara n'a pas de relations diplomatiques avec Erevan en raison de cette dispute ainsi que du conflit opposant Erevan à Bakou sur l'enclave arménienne du Nagorny Karabakh, en Azerbaïdjan. (AFP, 30 septembre 2001)

    Réunion à Istanbul de la Commission de réconciliation

    La Commission de réconciliation turco-arménienne constituée de dix personnalités représentant la société civile des deux pays s'est pour la première fois réunie pendant trois jours à Istanbul, a indiqué mercredi à l'AFP l'un des représentants turcs.

    Les réunions, qui ont eu lieu dimanche, lundi et mardi à la Fondation Turque des Etudes Economiques et Sociales (TESEV), une ONG turque, "se sont très bien passées", a souligné Ilter Turkmen, ancien ministre turc des Affaires étrangères.

    "Elles ont permis aux représentants de la partie arménienne de rencontrer des intellectuels, journalistes et académiciens turcs", a-t-il dit.

    La Commission de réconciliation, créée en juillet à Genève à la suite de deux réunions tenues en secret à Vienne, est constituée d'anciens diplomates, anciens ministres, universitaires et avocats. Elle a pour but de promouvoir la compréhension et la bonne volonté entre Turcs et Arméniens et d'encourager l'amélioration des relations entre la Turquie et l'Arménie.

    "Notre tâche est très difficile, parvenir à un résultat est dur, sur un chemin tortueux", a estimé M. Turkmen, qui fut ministre notamment au début des années 80 pendant les assassinats de diplomates turcs, revendiqués par  l'Armée secrète arménienne pour la libération de l'Arménie (ASALA).

    "Nous ne savons pas où va nous mener ce processus qui dépend en fait de la politique qui sera menée par les gouvernements des deux pays", a-t-il souligné.

    Il a affirmé cependant qu'une "petite normalisation" dans les relations donnerait un "élan important" aux efforts de la commission.

    La prochaine réunion de la Commission, qui à terme, devra présenter des recommandations aux deux gouvernements, aura lieu le 18 novembre à New York. (AFP, 26 septembre 2001)

    SOCIO-ECONOMIQUE / SOCIO-ECONOMIC

    Disillusioned workers in Turkey fight for rights

    One of the more painful human sides of Turkey's current economic crisis is to be found outside the Aymosan shoe factory in the eastern area of Istanbul. About 245 workers were laid off without notice on May 3rd, having worked without pay for three months.

    Since then, 76 workers have been protesting in shifts outside the factory, demanding first that they be told what is happening to the factory and whether it will be re-opened and, more importantly that they be reinstated in their jobs.

    Mr Turan Ekinci, the spokesman at the makeshift camp, says the workers turned up on the morning of May 3rd to find the doors locked.

    "Our boss just told us to go away, that our jobs were gone," he says, sitting shaded from the blistering mid-afternoon sunshine.

    "'You are not going to get any money.' They didn't tell us if the factory is going to open again. They didn't tell us anything."

    The 76 protestors are members of the Deri-is trade union. One of their long-term aims is full recognition of trade unions and negotiating rights. The country's economic crisis, which has seen a workforce largely unprotected by labour legislation badly hit, began in February. T

    The government sent the Turkish lira into freefall then by abandoning the controlled currency regime after three days of market turmoil. The regime had been the centrepiece of an IMF-backed reform-package, and the move sent interest rates soaring to over 5,000 per cent.

    In late May the IMF responded with a decision seen by many as a reward for failure with an agreement to extend the country's credit to $19 billion (£16 billion). It makes Turkey the IMF's largest debtor.

    The effect, as far as Mr Ekinici is concerned, has been that "one person can come and throw us out and not even talk to us about it".

    It also means, he says, that the government is less likely than ever to reform labour legislation, to afford workers the right to join trade unions or indeed to ease the almost total clampdown on any voices of dissent in the country.

    Though GDP grew by more than 5 per cent in the first half of last year, unemployment rose from 7.3 per cent in April 1999 to 8.3 per cent in the first quarter of 2000. There is also huge underemployment, with just 47 per cent of the estimated work force actually registered.

    According to a Brussells report last year on Turkey's progress towards EU accession, there had been a worrying lack of social dialogue between industry representatives and the government. The area remained a "matter of serious concern".

    It also expressed doubts about a law on trade unions in the public sector which is being prepared. It contains provisions curtailing the right to organise in the public sector, to exclude large categories of workers from the right to join a trade union, the possible liquidation of trade unions and to ban trade unions on political grounds.

    Though trade unions do exist, they are widely regarded as ineffective talking shops.

    "Our struggle is about more than the right to work," reiterates Mr Ekinici. "It is about the right to have free thought in trade unions, to have free talk on rights for the workers. But the more the IMF and the World Bank control our country the more our rights are going backwards."

    As his colleagues give a display of their "resistance" song, he adds, "We will protest until we win. It is a struggle and it is difficult when you have family to have no money, but victory will be ours." (Irish Times, September 4, 2001)

    Turkish Reality TV Show Reflects Country's Minimum Wage Woes

    A new Turkish reality series is bringing new meaning to the term "going for broke."

    Engin and Sema Ozden were the winners in a new reality show that challenged two middle-class couples to see who could survive the longest on Turkey's far-below-poverty-level average minimum wage of $84 a month.

    For their trouble, the Ozdens won a grand prize of around $17,500 in U.S. dollars, a new car and an all-expenses-paid trip to Budapest, Hungary, for a week.

    The runners-up, Hikmet and Suzan Kocibahimoglu, won a consolation prize of around $800.

    A solidly middle-class couple who make about six times the minimum wage, the Ozdens were able to live on their allotted wages by eating stale bread and carrying free water in buckets from their neighborhood mosque. Cameras and microphones recorded both couple's every move for the month. During that month, they were allowed to see one movie at their neighborhood theater, buy one newspaper a day and one book.

    Each couple in the contest was also allowed to buy four items of new clothing and four pieces of underwear. Rent payments were exempt from their minimum wage allowance.

    The contest highlighted the difficulties that many Turkish people have in living on the country's paltry minimum wage. Turkey's currency, the lira, has lost about half its value since last February's financial crash, and about half of all Turks have to live on less than $200 a month. The recognized poverty line for a family of four is $474 a month.

    Fellow Turks watching the show encouraged the contestants to persevere, declaring them to be heroes who are suffering the same lot as just about everyone else.

    But others were not so sympathetic. "They are lucky," Menekse Yucel, an unemployed secretary looking for a job, told The Associated Press.

    "Most Turks are stuck with minimum wage for life, and there is no award awaiting them." (John Cooley, ABC, September 5, 2001)

    Un député: "Stériliser les hommes pour échapper à la crise"

    Un député turc a affirmé vouloir déposer un projet de loi prévoyant la stérilisation forcée des hommes ayant déjà deux enfants afin de ralentir la croissance démographique et surmonter, selon lui, la crise économique que traverse le pays, rapporte mardi le journal populaire Sabah.

    Le projet de Mail Buyukerman, député indépendant d'Eskisehir (ouest), connu pour sa conduite excentrique à l'Assemblée, stipule que tout Turc père de deux enfants et âgé de moins de 50 ans devra obligatoirement subir une vasectomie dans un établissement public.

    "Ceux qui contreviendront à cette loi seront punis d'un an de prison (...) Deux enfants suffisent", a séchement lancé M. Buyukerman, estimant que la Turquie, qui compte plus de 65 millions d'habitants, devrait suivre l'exemple de la Chine pour contrôler sa démographie.

    La Turquie traverse une grave crise économique depuis février qui a fait fondre la valeur de sa monnaie d'environ 50% face au dollar, contraignant le pays à conclure un nouveau programme de redressement avec le Fonds monétaire International. (AFP, 4 septembre 2001)

    Le ministre de la Femme pris à partie par des travestis

    Le ministre turc responsable de la Famille et de la Femme, Hasan Gemici, a été violemment pris à partie par des transsexuels et des travestis mardi à l'aube à Istanbul alors qu'il menait une enquête sur les enfants des rues, a rapporté l'agence Anatolie.

    L'incident s'est déroulé à Taksim, l'un des quartiers chauds de la métropole dans la partie européenne, où le ministre, accompagné de journalistes, a dans un premier temps été verbalement harcelé par un groupe de travestis et de transsexuels qui se prostituaient, précise l'agence.

    Le ministre et son entourage ont dû se réfugier dans un hôtel avoisinant après que le groupe furieux, qui accuse l'Etat de les laisser pour compte, les poussant à se prostituer, eut lancé des bouteilles en sa direction, selon l'agence.

    Un journaliste a été battu par des travestis avant une intervention musclée de la police qui a interpellé trois personnes impliquées dans l'affaire, a ajouté Anatolie==.

    Les travestis et les transsexuels de Turquie travaillent dans leur très grande majorité dans l'industrie du sexe et sont marginalisés en raison de leurs préférences sexuelles. (AFP, 4 septembre 2001)

    Les courses hippiques, opium des victimes de la crise

    Crayon à l'oreille et journal de pronostics sous le bras, Cihangir retrouve au café, comme tous les samedis, ses camarades de jeu pour assouvir sa passion du PMU turc, le "ganyan", qui fait de plus en plus d'émules avec la crise économique.

    Cihangir Toman, 32 ans, ingénieur informaticien, n'a pas trop souffert des difficultés consécutives au krach financier de février qui a vu la livre turque perdre environ la moitié de sa valeur par rapport au dollar, mais il constate que le monde des turfistes a changé.

    "On comprend que la crise pousse de plus en plus de gens à jouer aux courses car le niveau social des parieurs s'est sensiblement élevé ces derniers mois", constate-t-il dans un café de Besiktas (partie européenne). "De plus en plus de collègues de bureau se sont par exemple mis à jouer".

    "Aujourd'hui, vu la situation que traverse la Turquie, il n'y a que les chevaux et la bourse qui fassent encore rêver les gens", clame Tamer Ozer, 39 ans, gérant d'un bureau de paris hippiques à Karakoy (partie européenne).

    D'après lui, les joueurs ont tendance à miser moins, mais sont beaucoup plus nombreux et variés qu'auparavant.

    D'après les chiffres du Jockey Club de Turquie (TJK), qui gère les paris hippiques, les 7 premiers mois de l'année -coïncidant avec l'explosion de la crise- ont enregistré une augmentation de 37% des mises par rapport à l'année précédente.

    460.000 milliards de livres turques (328,6 millions de dollars) ont été placés sur les courses turques entre le 1er janvier et le 31 juillet 2001, contre 335.000 milliards de TL (239,3 millions de dollars) l'an dernier.

    Le principal bénéficiaire de cet engouement, c'est le "ganyan" lui-même qui, signe de sa bonne santé, vient d'inaugurer ce dimanche un nouveau champ de course à Elazig, dans l'est défavorisé du pays, et multiplie les courses à enjeu.

    De 4 courses hebdomadaires jusqu'à l'an dernier, le rythme est passé à une par jour et des rencontres nocturnes sont déjà annoncées pour l'an prochain.

    Avec une mise minimale de 150.000 TL (moins de 10 cents), le jeu est accessible à tous, d'autant que les gains échappent quasiment à toute taxation fiscale malgré de nouvelles dispositions légales.

    Depuis l'an 2000, les gains supérieurs à 2 milliards de TL (1.430 dollars) sont imposables à 10%, mais "les parieurs misent en plusieurs tickets plutôt que de faire des tickets multiples", s'amuse Tamer Ozer. Il rappelle que le prélèvement fiscal est en outre payable par fractions semestrielles sur 3 ans, donc se déprécie avec l'inflation, importante en Turquie.

    "La particularité du pari hippique turc, c'est de maintenir les turfistes en haleine pendant des heures, pour une dépense modeste, puisque la formule la plus prisée est une combinaison de résultats de 6 courses différentes à travers le pays qui s'étalent sur une après-midi", explique Cihangir.

    "Plus que pour la fortune, je viens au café pour me retrouver avec mes amis, bavarder et crier en suivant les courses à la télévision", avoue-t-il en soulignant qu'il n'a jamais empoché de lot important en 15 ans de paris.

    L'industrie attire aussi des gérants de salles de plus en plus nombreux. Au 1er septembre, il y avait pas moins de 4.319 postulants pour 322 licences à attribuer, assurance d'un emploi stable dans le contexte actuel difficile.

    Le gérant de "ganyan" empoche 4,5% des mises des parieurs, ce qui n'est pas négligeable dans un marché "en plein essor", même si la vente d'alccol est désormais interdite.

    A défaut d'être un "besoin de l'homme moderne", comme l'affirmait au début du siècle Mustafa Kemal Ataturk, le fondateur de la République, lui-même fervent des champs de course, le "ganyan" représente un puissant moyen d'échapper aux dures réalités quotidiennes. (AFP, 6 septembre 2001)

    Corruption seen blocking foreign investment

    Investment in Turkey is considerably deterred by corruption and investors know Turkey for a complex bureaucratic structure, a survey carried out by the World Bank showed yesterday.

    The World Bank survey suggested that 92 percent of investors are also discouraged by the complexity and lack of transparency in the government's policies regarding legal processes. Resulting uncertainties create a 36 percent secret additional tax, causing a loss of approximately $1.8 billion in foreign direct investment annually, the report suggested.

    The survey was presented by Foreign Investment Advisory Committee (FIAC) official Frank Soder at an investment conference in Ankara yesterday.

    It showed 63 percent of investors are disturbed by widespread corruption in Turkey. "Illegal payments made to government officials in order to keep warm relations and accelerate transactions are regarded as gifts and grants," the survey suggested.

    Investors are employing middlemen and advisors so as to "officialize" such payments in the form of salary, thus creating a buffer zone between themselves and government officials, the survey indicated.

    Some 55 percent of investors suggested that direct bribing of government officials amounts to below 1 percent of their income, while 25 percent reported that bribes account for 1-25 percent of total income.

    Excessive control exercised over investors was also a subject of complaint. "The dominant thinking is not to help private sector investors with his business but to establish administrative control accompanied by a lack of trust," the survey said.

    Lack of coordination between and within ministries, between the central administration and local administrations and insensibly similar institutional structures and official authorities have been confusing for investors, it added.

    Turkey suffers from complex, inconsistent and constantly amended legislation and unnecessarily abundant administrative procedures, the survey also said.

    Net foreign direct investment in Turkey averaged $767 million a year between 1995-2000, or 0.4 percent of gross national product, putting Turkey at the 81st rank among 91 countries in terms of attracting foreign investment.

    Foreign direct investment has increased 12 times during the 1990s thanks to globalization, while the size of foreign direct investment in Turkey was stuck at its level in 1980s.

    Meanwhile, Turkish companies have carried out $1 billion investments abroad in 2000, implying that Turkey is not a particularly preferred investment spot.

    Macroeconomic and political instability, slow progress in privatization and other key reforms and a costly and complex tax system have contributed to an undesirable investment climate in Turkey, the report added.

    "The biggest obstacle to foreign direct investment is the economic and political crisis in Turkey," it also said.

    World Bank Turkey representative Ajay Chhibber suggested that Turkey could win back a chance to attract foreign investment through the Customs Union accord, provided that the economic program is continued.

    Foreign investment in Turkey would provide employment and growth, Chhibber told the conference. Chhibber said local as well as foreign investors were running into the same administrative obstacles in Turkey.

    Dwelling on Turkey's Customs Union accord with the European Union, Chhibber said Turkey was expecting to lure investment from Europe and become a base for European investors, at the time it signed the deal in 1994.

    "But for some reason German and French investors opted to head for Portugal, Spain and southern Italy," Chhibber said. "Turkey missed the chance in this period and investors are going to Hungary and Poland, but it could regain that chance because it's Customs Union accord is still effective."

    Chhibber went on to say that it wouldn't be sufficient to focus solely on legislative arrangements in order to attract foreign capital, but more solid things could be done.

    Government officials have recently announced that legislation was being drafted to eliminate red tape in investment procedures. (Turkish Daily News, September 11, 2001)

    Impéritie du gouvernement face à la crise économique

    Ilnur Çevik, l'éditorialiste du quotidien turc anglophone Turkish Daily News, dans son article daté du 11 septembre, dénonce la crise économique qui frappe la Turquie de plein fouet et appelle le gouvernement à réagir ou sinon à démissionner. Voici de larges extraits de cet article:

    "Voici quelques scènes de vie en Turquie:

    Une petite fille blonde, fille d'un certain Kazim Alci, pleure, car son père ne trouve pas les 7 millions de livres turques [ndlr: 34 Frs] pour acheter un livre d'école d'occasion

    Cinq familles se mettent ensemble pour acheter 10 kg de riz

    Le Pr. Ersan Bocutoglu rapporte qu'un professeur décédé à l'hôpital ne pouvait pas être enterré car sa famille ne pouvait pas couvrir les dépenses funéraires. Alors d'autres universitaires ont collecté de l'argent pour lui

    40% des petites et moyennes entreprises du pays devraient être fermées à cause de la crise économique. 7 sur 10 devraient se réduire et licencier

    La crise actuelle a déclenché une nouvelle vague de suicides. Les suicides liés à des causes économiques ont augmenté de 50% en 2000 par rapport à 1999, et une étude dirigée par Dr. Faruk Guclu de l'Université Abant Izzettin Baysal montre que le taux de suicides a été en progression de 70% après les mesures d'austérité suivant les crises de 1980 et 1994

    Même certains puissants journaux ont commencé à abandonner leur politique qui était d'afficher des images de vie en rose, trompant la nation et se sont mis à décrire la vérité en gras.

    Ce qui est rapporté dessine un tableau où la colère et l'apathie augmentent

    l'image d'un échec total de la coalition gouvernementale. Ce qui est vraiment triste est que le gouvernement est complètement distant et réalise difficilement le désastre que des millions de Turcs traversent.

    Nous ne croyons pas que le gouvernement sera capable de faire face aux défis

    Tout ce que le gouvernement fait maintenant est d'agir comme un percepteur de dette du FMI. Ils prennent l'argent du peuple turc et payent leurs prêts. Rien ne reste pour établir la production et les exports.

    Alors, l'autre alternative pour le gouvernement est de démissionner. Et là, vous affrontez les remarques du Premier ministre que ce gouvernement n'a pas d'alternative et le départ de ce gouvernement poussera la Turquie dans une tourmente et les incertitudes.

    La réponse à cela est simple: Que peut-il y avoir de pire? (CILDEKT, 13 septembre 2001)

    Prêt de 500 millions de dollars de la BM à Ankara

    La Banque mondiale (BM) a décidé d'octroyer un crédit de 500 millions de dollars à la Turquie pour réduire les effets de la crise économique sur les couches les plus défavorisées de la population, indique un communiqué de la Banque reçu vendredi à l'AFP à Ankara.

    Le crédit, approuvé jeudi par le conseil d'administration de la BM, vise à mettre en oeuvre un projet pour "soutenir les couches les plus pauvres et vulnérables de la société et renforcer le système social de la Turquie à long terme", précise le document.

    L'accord portant sur ce crédit, accordé grâce à un don du Japon, sera signé vendredi à Ankara, ajoute le communiqué.

    La Turquie traverse une grave crise économique depuis février qui a fait fondre de moitié la valeur de sa monnaie face au dollar, contraignant le gouvernement à conclure un nouveau programme d'austérité avec le Fonds monétaire international (FMI).

    Le Conseil national de sécurité (MGK), qui regroupe les plus hauts dirigeants civils et militaires du pays, avait récemment évoqué le danger d'une "explosion sociale" en raison de la crise.

    Les attentats aux Etats-Unis ont fait craindre aux dirigeants turcs une répercussion sur leur économie malade.

    Le Premier ministre turc Bulent Ecevit a indiqué jeudi soir à la chaîne américaine de télévision CNN que les attentats terroristes et leurs effets sur l'économie mondiale feraient peser un "fardeau supplémentaire" sur la Turquie. (AFP, 14 septembre 2001)

    Effondrement d'un hôtel à Istanbul: quatre morts

    L'effondrement d'un petit hôtel à Istanbul dans la nuit de mardi à mercredi a fait quatre morts et dix-huit blessés, selon un nouveau bilan de la mairie d'Istanbul, qui ne devrait plus varier.

    "Il n'y a plus d'espoir de retrouver des personnes en vie, mais nous restons prudents pour parer à toute éventualité", a déclaré le maire de la communauté urbaine d'Istanbul, Ali Mufit Gurtuna, cité par l'agence Anatolie.
     

    Les quatre personnes qui demeurent ensevelies sous les décombres où les services de secours s'affairent toujours sont décédées, deux corps ayant été localisés et identifiés, alors que les deux autres restent inaccessibles, mais ne peuvent pas avoir survécu à l'écroulement, a-t-il expliqué.

    Les victimes sont un Turc, un Iranien, une Hongroise et sa jeune fille, a précisé à l'agence Anatolie l'Association de sauvetage, secourisme et premiers soins (AKAY), se basant sur les informations données par les autres occupants de cette petite pension de famille du quartier cosmopolite d'Aksaray, sur la rive européenne d'Istanbul.

    Les médias turcs ont lié l'écroulement de l'hôtel aux travaux de creusement d'une ligne de métro, qui passe quinze mètres en dessous, mais le maire a écarté cette éventualité. (AFP, 20 septembre 2001)

    Le déficit commercial diminue de 56,8 % en sept mois

    Le déficit commercial de la Turquie s'est contracté de 56,8 % à 6,07 milliards de dollars au cours des 7 premiers mois de l'année 2001 par rapport à la même période de l'an passé, a indiqué jeudi l'institut national des statistiques (DIE).

    Selon le DIE, les importations ont chuté de 21,6 % à 23,64 milliards de dollars, alors que les exportations augmentaient de 9,2 17,57 milliards de dollars.

    Pour le seul mois de juillet, les importations ont régressé de 30,5 % relativement à juillet 200O, pour un montant de 3,25 milliards de dollars, les exportations reculant de 1,3 % à 2,59 milliards de dollars.

    Le déficit commercial avait atteint 26,7 milliards de dollars en 2000, enregistrant une augmentation de 89,1 % par rapport à l'année précédente.

    La Turquie espère surmonter une sévère récession économique en accroissant ses exportations, rendues compétitives à la faveur de l'écroulement de la Livre turque, dépréciée de plus de 50% par rapport au dollar depuis la crise financière de février dernier. (AFP, 27 septembre 2001)

    Un père s'excuse de sa fille par petite annonce

    Un père de la ville de Karabuk (nord de la Turquie) qui n'a pu inscrire sa fille à l'université en raison de difficultés économiques, s'est excusé auprès d'elle par une petite annonce qu'il a fait publier dans un journal local, rapporte vendredi l'agence Anatolie.

    "Je suis très embarrassé envers ma fille. La situation économique du pays et la mienne m'empêchent d'envoyer ma fille à l'université. Le fait de ne pas pouvoir remplir mes responsabilités paternelles m'attriste profondément", a indiqué Kamil Demir, un ouvrier dans la sidérurgie de 42 ans, cité par l'agence.

    M. Demir a fait publier une annonce dans un quotidien de Karabuk dans lequel il demande pardon à sa fille Irem, 19 ans, qui a récemment reçu l'accord de l'université d'Erzurum (est) pour suivre une formation d'informaticienne.

    Dans l'annonce, le père attristé "condamne ceux qui ont provoqué un tel désastre économique en Turquie", selon l'agence.

    Irem, citée par Anatolie, s'est déclarée davantage consternée par la situation de son père que du fait de ne pas pouvoir recevoir une éducation supérieure.

    La Turquie traverse une grave crise économique depuis fin février qui a entraîné une cascade d'augmentation de prix, de faillites et des milliers de suppressions d'emplois. (AFP, 28 septembre 2001)

    RELATIONS AVEC L'OUEST / RELATIONS WITH THE WEST

    L'armée turque en état d'alerte après les attentats aux USA

    La Turquie, proche alliée de Washington, a mis son armée en état d'alerte après les attentat terroristes aux Etats Unis, a indiqué à l'AFP un responsable du ministère turc de la Défense.

    "Nous sommes en état d'alerte", a-t-il dit. "Toutes les permissions sont supprimées", a-t-il ajouté.

    La Turquie qui dispose de la deuxième plus grande armée de l'OTAN en nombre après les Etats Unis, a soutenu l'idée que l'article 5 de solidarité mutuelle de l'Alliance soit activé.

    Le commandant de l'aviation turque, le général Cumhur Asparuk, cité vendredi par la presse, a indiqué pour sa part que "les bases aériennes turques sont prêtes à toute éventualité".

    Les Etats-Unis ont obtenu mercredi de leurs 18 alliés de l'OTAN la possibilité d'activer, pour la première fois dans l'histoire de l'Alliance, l'article 5 du traité qui oblige les Etats-membres à se porter mutuellement assistance si l'un d'entre eux est attaqué.

    La Turquie abrite dans le sud du pays la base d'Incirlik qui accueille les appareils américains et britanniques chargés de l'opération Northern Watch, la surveillance de la zone d'exclusion aérienne imposée à l'Irak par les alliés au nord du 36e parallèle, après la guerre du Golfe en 1991.

    Incirlik avait été massivement utilisée lors de cette guerre. (AFP, 14 septembre 2001)

    La Bourse d'Istanbul perd 6,2% dans l'attente d'une riposte

    La Bourse d'Istanbul (IMKB) a chuté de 6,2% vendredi à la clôture par rapport à la clôture de la veille, accumulant les pertes pour la deuxième journée consécutive, dans l'attente d'une riposte américaine aux attentats du 11 septembre.

    L'index des cent valeurs vedettes de l'IMKB avait déjà perdu 8,9% (830 points) jeudi, après une journée de fermeture mercredi, au lendemain des attentats.

    L'index s'est établi vendredi à 7.937, descendant sous la barre "psychologique" des 8.000 points, avec une baisse de 527 points pendant les deux séances de transactions.

    "Les investisseurs vendent dans la panique à cause du risque d'une opération (militaire) des Etats-Unis", a indiqué à l'agence Anatolie Emin Gurses, président de la maison de courtage Bumerang.

    Pour Emre Tezmen, des valeurs mobilières Bayindir, "la baisse peut se poursuivre encore un certain temps, l'incertitude persiste". (AFP, 14 septembre 2001)

    La Turquie sent son importance renforcée mais s'inquiète

    La Turquie, proche alliée des Américains et seul pays musulman membre de l'OTAN, sent son importance géostratégique renforcée par la nouvelle donne découlant des attentats aux Etats-Unis, tout en s'inquiétant des conséquences, relèvent les analystes.

    Tête de pont de l'OTAN dont elle garde le flanc sud-est depuis la guerre froide, Etat résolument laïque, frontalier de trois pays accusés par Washington de soutien au terrorisme --Irak, Iran et Syrie-- elle pourrait être amenée à ouvrir ses bases pour la "première guerre du 21-ème siècle".

    Pour Hasan Unal, professeur de relations internationales à l'université Bilkent d'Ankara, "le rôle de la Turquie dans la région va sans doute augmenter, car il apparaît pour le moment que les attaques ont été perpétrées par des islamistes".

    "Seul pays musulman de l'OTAN, elle est la mieux placée peut recommander la retenue aux Etats Unis", estime-t-il pour l'AFP.

    Regardant l'aspect positif de la situation, le ministre turc de l'Economie Kemal Dervis a souligné lundi que "nos amis peuvent mieux comprendre l'importance grandissante de la Turquie, et si c'est le cas, l'intégration à l'Union européenne sera plus rapide".

    La Turquie est candidate à l'UE depuis 1999 mais n'a pas encore ouvert de négociations d'adhésion, devant auparavant améliorer son bilan en matière de respect des droits de l'Homme et de la démocratie.

    Si elle a à gagner d'un renforcement de ses liens avec l'Ouest, elle doit aussi compter avec les coûts d'un engagement militaire pour son économie en pleine récession, et peser son intérêt.

    Les dirigeants turcs rappellent régulièrement et amèrement que leur participation à la guerre du Golfe en 1991 s'est soldée par 35 milliards de dollars de pertes, liées à l'embargo imposé par l'ONU à son voisin irakien après son invasion du Koweït.

    Déjà, le prix des attentats se fait sentir: la bourse d'Istanbul avait chuté lundi à la mi-journée de plus de 25% depuis le 11 septembre.

    La menace de guerre va affecter le tourisme, première source de revenus en devises, le moral des consommateurs et la demande intérieure, moteur de croissance, estiment les analystes, qui prévoient un report de la timide reprise attendue pour le début 2002.

    Pour Soli Ozel, professeur à l'université Bilgi d'Istanbul interrogé par l'AFP, "si l'Irak est impliqué (...) et si l'OTAN lui déclare la guerre, la Turquie devra recevoir quelque chose de très gros pour participer. Elle ne voudra pas répéter l'erreur d'il y a dix ans, dont elle était sortie les mains vides".

    Jusqu'ici, les responsables américains ont laissé l'Irak hors de cause,  pointant le doigt sur Oussama ben Laden et le régime des taliban.

    M. Dervis a quant à lui mis en garde contre "la logique qui est de réclamer les coûts d'une participation de la Turquie aux efforts" de la lutte anti-terroriste.

    La Turquie en crise a déjà reçu près de 16 milliards de dollars d'aide du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale pour l'aider à sortir du tunnel, signe de l'importance accordée avant même les attentats au maintien à flot de cet allié sûr de l'Occident.

    Le Premier ministre Bulent Ecevit est jusqu'ici resté réservé sur la mise à disposition, en cas d'attaques américaines, de la base d'Incirlik (sud), qui abrite les appareils américains et britanniques chargés de faire respecter l'interdiction de survol du nord de l'Irak imposé à l'aviation irakienne depuis la guerre du Golfe.

    Même s'il a exprimé son plein soutien à une action de l'OTAN, y compris en cas d'implication d'un pays voisin --scénario redouté par Ankara qui serait alors aux premières loges. (AFP, 17 septembre 2001)

    Une majorité de Turcs contre une participation à la guerre

    Plus de 60% des Turcs sont opposés à une participation de la Turquie à des représailles après les attentats du 11 septembre, redoutant une aggravation de la crise économique que traverse leur pays, indique un sondage publié jeudi.

    Selon ce sondage, réalisé conjointement par le journal libéral Milliyet et la société AetG, 62% des personnes interrogées estiment que la Turquie ne doit absolument pas s'impliquer dans une riposte.

    Pour 20% des sondés, la Turquie doit en revanche fournir des renseignements aux Américains. Pour 8% des gens interrogés, elle doit ouvrir ses bases aux Etats Unis.

    Seuls 8,4% sont favorables à une participation active à une campagne militaire.

    Interrogés sur la question de savoir comment une guerre peut affecter la Turquie, 77% des Turcs répondent "défavorablement, 14% "aura peu d'effets" et 6% "favorablement".

    Le sondage a été effectué sur un échantillon représentatif de 608 personnes.

    La Turquie, proche alliée des Etats Unis et seul membre musulman de l'OTAN, se débat depuis fin février dans une grave crise économique ayant entraînée une récession, à laquelle s'ajoute à présent le poids des incertitudes de la situation économique mondiale. (AFP, 20 septembre 2001)

    La Turquie d'accord pour ouvrir son espace aérien

    La Turquie, pays membre de l'OTAN, a annoncé samedi son accord pour ouvrir son espace aérien et ses aéroports aux avions de transport américains, dans le cadre d'une riposte éventuelle aux attaques terroristes du 11 septembre.

    Cet accord a été notifié aux Etats-Unis par une lettre du Premier ministre turc Bulent Ecevit au président américain George W. Bush, datée du 21 septembre, a annoncé un communiqué du bureau du Premier ministre.

    "Le Premier ministre a écrit que le gouvernement turc satisferait à une demande américaine d'utiliser l'espace aérien et les aéroports turcs pour ses avions de transport si nécessaire", indique le commmuniqué.

    Parlant avec la presse vendredi soir devant son bureau, M. Ecevit a indiqué qu'il était naturel pour les Etats-Unis " de pouvoir survoler la Turquie et de l'utiliser pour reprendre du carburant".

    La déclaration publiée samedi ajoute qu'il serait utile pour la Turquie et les Etats-Unis de procéder à un échange de renseignements et de coopérer en ce qui concerne ce qui se passe dans le nord de l'Afghanistan contrôlé par l'Alliance du nord opposée aux taliban.

    "La Turquie va augmenter les équipements et toutes les sortes d'aide fournies à l'Alliance du nord", a ajouté le communiqué.

    M. Ecevit avait indiqué vendredi soir que son pays était prêt à entrainer l'opposition afghane, ajoutant qu'il pouvait donner des renseignements sur la région à Washington. "La Turquie a des années d'expériences de renseignements intensifs", a-t-il dit.

    La Turquie a maintenu des liens étroits avec le commandant anti-taliban Abdul Rashid Dostam, qui contrôlait des positions dans le nord de l'Afghanistan avant d'en être évincé par les "étudiants en religion" en 1998.

    A la question de savoir s'il allait fournir un soutien militaire aux Etats-Unis, M. Ecevit a indiqué qu'il n'en avait pas reçu la demande : "néanmoins, nous pouvons contribuer à ce que les Etats-Unis envisagent de faire dans la région. Nous en discuterons les détails si nécessaire", a-t-il ajouté.

    La Turquie avait appelé vendredi les Etats-Unis à la prudence dans la conduite d'une éventuelle attaque contre les taliban, mettant en garde contre une opération terrestre. (AFP, 22 septembre 2001)

    Ecevit souhaite que l'opération fasse tomber les taliban

    L'opération militaire américaine en Afghanistan doit se poursuivre jusqu'à la chute du régime des taliban, a estimé vendredi le Premier ministre turc Bulent Ecevit.

    "Je pense qu'il serait bon que l'opération (...) dure jusqu'à ce que le régime en Afghanistan soit changé", a déclaré M. Ecevit à des journalistes, selon l'agence de presse Anatolie.

    Le chef du gouvernement a par ailleurs déclaré que "tous les efforts devaient être entrepris pour épargner les civils afghans" au cours de l'opération.

    M. Ecevit a affirmé que le régime "archaïque" des taliban, la milice islamiste au pouvoir à Kaboul depuis 1996, faisait peser une "lourde menace" sur la sécurité et le développement de la démocratie dans les anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale, et nuisait par conséquent à la Turquie, qui entretient des relations étroites avec les pays de la région.

    Le Premier ministre a répété que la coalition antiterroriste formée autour des Etats-Unis devait travailler à unifier en Afghanistan les différents mouvements d'opposition au régime taliban.

    "Dès que cela (l'unification des opposants) sera assuré, le régime du pays pourra changer rapidement", a-t-il assuré, sous-entendant qu'une opposition forte pouvait renverser les taliban.

    Le ministre turc des Affaires étrangères, Ismail Cem, s'est prononcé jeudi pour un total soutien à la campagne antiterroriste américaine, après s'être entretenu avec le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell.

    La Turquie a déclaré qu'elle avait mis, si nécessaire, son espace aérien et ses aéroports à la disposition des appareils de transport de l'aviation américaine, et proposé la coopération de ses services de renseignement en Afghanistan.

    Auparavant, M. Ecevit avait souligné les dangers de l'envoi de troupes terrestres en Afghanistan et d'une éventuelle opération militaire prolongée dans le pays, dont le régime est soupçonné par Washington d'héberger le terroriste présumé d'origine saoudienne Oussama ben Laden.

    Le Premier ministre a également assuré que la Turquie fournissait déjà "du matériel et son soutien moral" à l'un des opposants clés au régime taliban, le général Abdul Rashid Dostam, avec lequel Ankara a maintenu des relations étroites.

    La base d'Incirlik dans le sud de la Turquie accueille déjà des avions américains et britanniques, dans le cadre de leurs opérations de contrôle de l'espace aérien du nord de l'Irak. (AFP, 28 septembre 2001)

    L'émissaire des militaires turcs à Bruxelles!

    Dans une nouvelle tentative de séduire ses homologues européens, le ministre turc des Affaires étrangères Ismail Cem rencontrera de hauts responsables de l'Union européenne à Bruxelles le lundi 10 septembre.

    La Turquie, candidate à l'Union européenne depuis décembre 1999, s'est engagée à mieux respecter les droits de l'homme et la démocratie et à la recherche d'une solution pacifique à la question chypriote afin de pouvoir ouvrir des négociations d'adhésion.

    Mais elle n'a à ce jour accompli aucun progrès notable dans ces domaines.

    Bien que les députés turcs soient convoqués pour une session extraordinaire le 17 septembre afin d'examiner une série de réformes de la Constitution visant à la rapprocher des normes européennes, il s'agit en effet d'une nouvelle manĤuvre pour tromper l'opinion mondiale.

    Parmi les 37 amendements à la Constitution, imposée par les militaires après le coup d'état de 1980, figure l'abolition de la peine capitale, mais elle restera toujours en vigueur "pour crimes terroristes", ce qui exclut le leader kurde Abdullah Ocalan, condamné à mort pour trahison et séparatisme.

    Le projet prévoit la levée de l'interdiction d'utiliser "des langues interdites" dans l'expression et la diffusion de la pensée, mais ne reconnaît au peuple kurde aucun droit d'enseignement et de diffusion en leur langue maternelle.

    Il rend la fermeture des partis politiques plus difficile, mais laisse ouverte la porte à l'interdiction de quelconque parti qui sera considéré par les militaires comme un "danger séparatiste ou islamiste aux intérêts suprêmes de l'Etat".

    Ce qui est le plus grave, le projet ne prévoit rien en vue de supprimer le Conseil national de sécurité (MGK), cet organe paramilitaire dominant la vie politique de la Turquie. Dans le projet, il est prévu d'augmenter le nombre des ministres au sein de ce conseil pour duper les critiques européennes, mais on ne touche pas les privilèges des militaires.

    On ne touche pas non plus les articles fascisants du Code pénal et de la Loi contre la terreur qui menacent toujours les intellectuels et les défenseurs des droits de l'homme.

    De plus, dans la pratique, il n'y a aucune amélioration relative au respect des droits de l'homme. La répression brutale des manifestations pour la Paix le 1er septembre, l'arrestation massive des dirigeants du HADEP, l'interdiction des émissions turques de la BBC et de la Radio Deutsche Welle, et l'interminable tragédie des prisonniers politiques qui a fait 65e victime le 7 septembre en sont les exemples les plus récents.

    Enfin, malgré la résolution du Parlement européen relative à l'adhésion de Chypre à l'Union européenne, les militaires turcs et leur marionnette chypriote Rauf Denktas continuent à empêcher toute initiative pour une solution intercommunautaire. Tout récemment, Denktash a une nouvelle fois rejeté la proposition du secrétaire général de l'ONU Kofi Annan à se rendre à New York le 12 septembre pour des pourparlers exploratoires de paix sur Chypre.

    Donc, M. Cem n'arrive à Bruxelles qu'en tant qu'émissaire rusé des militaires turcs qui sont ennemis farouches de toutes les valeurs démocratiques européennes. (Info-Turk, 10 septembre 2001)

    Discussions UE-Turquie sur la défense: toujours l'impasse

    Les discussions entre l'Union européenne et la Turquie sur la politique européenne de défense sont toujours dans l'impasse, a déclaré dimanche le ministre belge des Affaires étrangères Louis Michel, dont le pays préside l'Union européenne (UE).

    S'exprimant lors d'une conférence de presse, M. Michel a indiqué s'être entretenu à ce propos lors d'un petit-déjeuner avec son homologue turc, Ismaïl Cem, mais qu'aucun "élément nouveau" n'en était ressorti.

    La question sera abordée à l'occasion de la prochaine réunion des ministres européens des Affaires étrangères le 8 octobre à Luxembourg, a-t-il ajouté à l'issue d'une réunion avec ses homologues européens à Genval, près de Bruxelles, où les pays candidats à l'UE avaient été conviés dimanche.

    Depuis des mois, la Turquie bloque un accord entre l'OTAN et l'UE car elle juge que les Quinze la tiennent à l'écart de leur nouvelle politique commune de défense. (AFP, 9 septembre 2001)

    Corruption: la Turquie signe plusieurs conventions

    La Turquie a signé jeudi à Strasbourg trois importantes conventions européennes sur la corruption et la confiscation des produits du crime, a annoncé le Conseil de l'Europe dans un communiqué.

    La convention sur le blanchiment, la saisie et la confiscation des produits du crime - incluant le trafic d'arme, les activités terroristes, la fraude, et le trafic de drogue - , vise à harmoniser les législations pour donner plus d'efficacité à la lutte contre le crime organisé et le terrorisme.

    Le texte, qui est ouvert à la ratification de pays non-membres du Conseil de l'Europe, est en vigueur dans 36 pays membres de l'Organisation, dont la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Russie, ainsi qu'en Australie.

    Les deux autres conventions signées par la Turquie s'appliquent à la procédure criminelle et à la procédure civile de lutte contre la corruption. Elles visent également à améliorer l'harmonisation des législations et à coordonner la criminalisation de nombreuses pratiques de corruption passives ou actives.

    Ces deux textes récents, qui sont également ouverts aux pays non membres, entreront en vigueur lorsque 14 Etats les auront ratifiés.

    Le premier a été ratifié par 10 Etats, le second par trois. De nombreux autres Etats les ont signés. (AFP, 27 septembre 2001)

    RELATIONS REGIONALES / REGIONAL RELATIONS

    L'Irak et la Turquie discutent leur coopération

    Une délégation turque, conduite par le secrétaire d'Etat au Commerce Kurzad Tuzmen, a examiné avec plusieurs hauts responsables irakiens les moyens de renforcer la coopération entre leurs deux pays, a rapporté l'agence officielle irakienne INA.

    La délégation, composée de plus de 170 hommes d'affaires représentant près de 180 entreprises, a rencontré le vice-président irakien Taha Yassine Ramadan, le vice-Premier ministre et ministre des Finances Hekmat Ibrahim al-Azzaoui, le ministre du Commerce Mohammed Mehdi Saleh et le ministre du Pétrole Amer Mohammad Rachid.

    Lors de ces rencontres, les quatre responsables irakiens ont souligné la volonté de l'Irak de renforcer sa coopération avec la Turquie dans tous les domaines, selon INA.

    La Turquie, confrontée à une crise économique aiguë et qui affirme avoir perdu plus de 35 milliards de dollars en raison de l'embargo de l'ONU contre Bagdad, a mené récemment une série de discussions avec l'Irak pour redynamiser les relations commerciales entre les deux pays.

    Le général Rachid a fait état samedi de la relance du projet d'un gazoduc irako-turc, envisagé depuis quatre ans et retardé en raison des réformes économiques turques.

    Bagdad et Ankara avaient signé en 1997 un accord prévoyant la construction d'un gazoduc de 1.380 km de long et d'un coût estimé à 2,5 milliards de dollars, pour acheminer du gaz naturel irakien vers la Turquie. (AFP, 1 septembre 2001)

    Premier vol charter Istanbul-Bagdad par une compagnie turque

    Une compagnie aérienne turque a effectué lundi un vol charter entre Istanbul et Bagdad, le premier depuis la guerre du Golfe en 1991, a-t-on appris mardi de source aéronautique irakienne.

    L'appareil, affrété par Turkish Airlines auprès de la compagnie de leasing 3F Turizm, a ramené lundi 15 passagers à l'aéroport international Saddam où il a embarqué une délégation d'hommes d'affaires turcs qui achevait une visite en Irak, a-t-on ajouté.

    Selon cette source, la compagnie a prévu deux autres vols, destinés aux hommes d'affaires, les 8 et 14 septembre.

    La compagnie 3F Turizm avait indiqué en juin qu'elle lancerait des vols charter vers Bagdad à partir du 22 juin, mais qu'elle attendait le feu vert du Comité des sanctions de l'ONU.

    Des dizaines d'avions se sont posés en Irak, dont des Turcs transportant de l'assistance humanitaire, depuis la réouverture en août 2000 de l'aéroport international Saddam à Bagdad, dans une série d'initiatives destinées à briser  l'embargo aérien contre l'Irak. (AFP, 4 septembre 2001)

    La candidature turque à l'UE souffre du problème chypriote

    Le processus d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne (UE) pourrait être le premier à souffrir de la décision du dirigeant chypriote turc Rauf Denktash de ne pas se rendre à New York le 12 septembre pour relancer les négociations de paix sur l'avenir de Chypre.

    M. Denktash, président de la République turque de Chypre du Nord (RTCN, proclamée unilatéralement et reconnue seulement par Ankara), a rejeté le 5 septembre l'invitation en ce sens que lui a faite le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.

    L'envoyé spécial de l'ONU pour Chypre, Alvaro de Soto, avait présenté cette proposition aux représentants des deux parties : M. Denktash et Glafcos Cléridès, président chypriote grec de la République de Chypre, qui lui a accepté l'invitation.

    Le refus de M. Denktash "a des conséquences sur le processus d'adhésion de la Turquie à l'UE", a indiqué à l'AFP un diplomate sous couvert de l'anonymat. "Il faudrait être fou pour croire que la Turquie pourra adhérer à l'UE sans que soit résolu le problème de Chypre", a-t-il dit.

    La résolution de la question chypriote fait en effet partie des conditions posées par l'UE pour accueillir la Turquie en son sein.

    De plus, M. Denktash n'a "rien à gagner à ne pas participer aux négociations", a ajouté le diplomate.

    Pour de nombreux analystes comme Neophytos Chrysochos, membre du groupe de réflexion du European Institute, M. Denktash n'aurait jamais pu rejeter la dernière proposition de l'ONU sans avoir auparavant obtenu le feu vert d'Ankara.

    "Il y a une lutte interne en Turquie entre partisans et adversaires de l'adhésion à l'UE", a dit M. Chrysochos à l'AFP, ajoutant : la Turquie "veut adhérer à l'UE à ses propres conditions et n'est pas prête à faire des concessions sur le problème chypriote".

    Selon lui, "il faudra longtemps avant qu'il y ait un changement politique radical" sur ce point.

    Chypre est divisée depuis 1974, à la suite d'une intervention de l'armée turque en riposte à un coup d'Etat d'ultranationalistes chypriotes grecs, soutenu par la junte militaire alors au pouvoir à Athènes et visant à rattacher l'île à la Grèce.

    Mécontent d'un document de travail préparé par M. Annan qui reconnaissait le gouvernement chypriote grec comme la seule autorité légitime sur l'île, le dirigeant de la RTCN avait déjà refusé de participer au sixième tour des discussions indirectes avec M. Cléridès, sous l'égide de l'ONU, prévu pour janvier 2001.

    M. de Soto, qui s'était longuement entretenu en août avec M. Denktash, a indiqué la semaine dernière que M. Annan n'aurait jamais formulé de proposition publique de discussion aux deux parties s'il n'avait pas été certain d'obtenir une réponse positive.

    Mais moins d'une heure après que M. de Soto eut invité les deux dirigeants à se rendre à New York pour des discussions séparées, M. Denktash tenait une conférence de presse pour annoncer qu'il ne s'y rendrait pas, estimant qu'il n'y avait "pas de base pour la reprise des négociations".

    Avant de quitter Chypre lundi pour New York, M. Cléridès a déclaré à la presse que si M. Denktash ne se rendait pas à New York, "ce serait alors à l'ONU et à l'UE de dire qui porte la responsabilité du manque de progrès" enregistrés sur le dossier chypriote.

    Les Nations Unies ont "regretté" l'attitude du dirigeant chypriote turc, espérant qu'il reviendrait sur sa décision avant mercredi.

    Alors que la candidature d'adhésion de la Turquie à l'UE s'enlise, celle de la République de Chypre, présentée pour l'ensemble de l'île, a le vent en poupe et Chypre pourrait rejoindre l'Europe dès 2004.

    L'UE a accepté l'adhésion de Chypre même au cas où l'île ne serait pas réunifiée à cette date, ce qui a poussé les Chypriotes turcs à demander en masse des passeports de la République de Chypre. Depuis le début de l'année, 800 demandes ont été faites en ce sens, soit deux fois plus qu'en 1999. (AFP, 11 septembre 2001)

    Entretiens de Cem avec Israéliens et Palestiniens

    Le chef de la diplomatie turque, Ismaïl Cem, a entamé vendredi une série d'entretiens avec les dirigeants israéliens et palestiniens sur la trêve décrétée mardi et les moyens de mettre un terme au cycle de violences engagé depuis bientôt un an.

    La mission de M. Cem consiste à "échanger des vues sur la manière dont la Turquie peut contribuer à consolider le cessez-le-feu et ouvrir la voie au dialogue, à des contacts et aux négociations", a-t-il dit à la presse.

    S'exprimant après une rencontre à Tel-Aviv avec son homologue israélien Shimon Peres, il a lié les tentatives de cessez-le-feu à celles des Etats-Unis visant à créer une coalition internationale antiterroriste après les attentats du 11 septembre sur le sol américain.

    "La composition de cette coalition antiterroriste et son efficacité seront affectées par les développements pacifiques ici", a-t-il affirmé, ajoutant que son pays bénéficiait d'une position unique pour favoriser des discussions de paix.

    La Turquie est liée à Israël par un accord de coopération militaire depuis 1996. Elle entretient par ailleurs des relations diplomatiques avec l'Autorité palestinienne et soutient l'aspiration des Palestiniens à un Etat.

    M. Cem devrait également s'entretenir dans la soirée avec le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, et le président palestinien, Yasser Arafat.

    La radio israélienne a indiqué que M. Cem avait suggéré qu'une rencontre prévue entre MM. Arafat et Peres se tienne sous les auspices de la Turquie.

    Toujours selon la radio, M. Cem devait être vendredi soir l'hôte de M. Sharon dans son ranch privé du désert du Néguev (sud d'Israël). (AFP, 21 septembre 2001)

    Des bombardiers israéliens basés en Turquie

    Des chasseurs-bombardiers israéliens sont basés en Turquie en prévision d'éventuelles frappes aériennes sur l'Irak qui pourraient être déclenchées par le Premier ministre israélien Ariel Sharon, selon le Foreign Report du 27 septembre, citant des sources militaires israéliennes.

    De telles frappes aériennes pourraient être ordonnées par M. Sharon en cas de lancement de missiles irakiens sur Israël, comme cela avait été le cas pendant la guerre du Golfe, selon ces sources.

    Israël n'avait pas riposté à l'époque, à la demande des Etats-Unis, mais M. Sharon a déjà fait savoir que cette fois la riposte serait déclenchée sans consultation préalable des Etats-Unis, toujours selon le Foreign Report, publication du groupe Jane's spécialisé dans les questions de défense.

    Le Foreign Report ne précise pas où en Turquie sont basés les appareils israéliens.

    La Turquie et Israël ont passé un accord de défense aux termes duquel leurs avions ont un accès réciproque aux bases de chaque pays. (AFP, 26 septembre 2001)

    La force d'intervention navale de la mer Noire

    Les six pays riverains de la Mer Noire ont donné jeudi le coup d'envoi opérationnel à la force d'intervention navale BLACKSEAFOR créée en avril en participant à une cérémonie organisée dans une base navale de l'ouest de la Turquie, rapporte l'agence Anatolie.

    Les exercices, dont la fin est prévue le 16 octobre, consisteront en des entraînements navals ainsi que des manoeuvres recherche et de sauvetage en mer Noire, ont annoncé dans un communiqué les Forces Navales turques.

    Six navires -- un par état membre -- effectueront par ailleurs une visite de courtoisie dans un port de chacun des pays participants, la Bulgarie, la Géorgie, la Roumanie, la Russie, la Turquie et l'Ukraine.

    La première destination de cette flotte multinationale est Istanbul, d'où les navires doivent rejoindre Varna en Bulgaria, puis Constanta en Roumanie, Odessa en Ukraine, Novorossisk en Russie et enfin Poti en Géorgie.

    "J'espère que cette force multinationale que nous avons réussi à instaurer pour la première fois dans l'histoire de la mer Noire restera pour toujours comme un symbole de paix et de stabilité dans la région", a déclaré l'Amiral Bulent Alpkaya, commandant des forces navales turques, lors de cette cérémonie dans la base de Golcuk.

    Cette initiative, lancée par l'ancien commandant de la marine turque Salim Dervisoglu, est la première manoeuvre conjointe menée par les forces navales des six pays riverains de la mer Noire depuis la fin de la Guerre froide qui les opposait.

    La force, qui n'a pas d'objectif militaire, établit une coopération essentiellement humanitaire et environmentale.

    L'accord définit des situations d'aide mutuelle en matière de recherche et de sauvetage, d'aide humanitaire, de détection de mines et de protection de l'environnement marin.

    La BLACKSEAFOR ne prévoit pas de contingent ni d'équipement permanents. En cas d'urgence, les états membres mettront à disposition les navires, le matériel et les hommes en quantité adéquate pour le genre et l'importance de l'opération.

    Des exercices conjoints doivent se dérouler au moins une fois par an. (AFP, 27 septembre 2001)
     

     

     
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