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26e Année - N°283

Mars / March 2002

Le Newroz ensanglanté

par le régime d'Ankara


Le Newroz ensanglanté par le régime d'Ankara

Le régime turc a une fois de plus fait preuve de sa politique raciste à l'occasion de la fête du Newroz, le Nouvel an kurde.  Deux manifestants sont tués et une soixantaine blessés jeudi à Mersin, ville à  forte communauté kurde, où 80 manifestants ont été interpellés.

Un manifestant a été écrasé contre un mur par un véhicule blindé de la police au cours de violents incidents.  La victime, un homme âgé de 34 ans, se trouvait au milieu d'une foule qui scandait des slogans pour  les droits fondamentaux du peuple kurde. Un autre homme âgé de 39 ans est également mort écrasé à Mersin.
 

A Istanbul, 354 personnes ont été interpellées à l'occasion de cette fête, dont une grande partie lors d'une  manifestation dans le district de Topkapi, dans la partie européenne de la métropole. Dans cette ville, le  gouvernorat a interdit une manifestation "qui risquait d'être l'objet de provocation de la part de groupes  clandestins" à l'occasion de cette fête.

La manifestation était organisée notamment par l'association des droits de l'Homme IHD et le parti de la  démocratie (HADEP).

A Diyarbakir, un vaste rassemblement s'est déroulé sans incident à  l'extérieur de la ville. Plusieurs  dizaines de milliers de personnes ont bravé  la pluie, les barrages policiers et les mises en gardes de leur  hiérarchie  pour fêter avec force musique et discours pacifiques cette fête symbole du  mouvement  national  kurde.

Quelques slogans demandant la "Liberté pour Apo" (Abdullah Ocalan, chef du  PKK, emprisonné en  Turquie et condamné à mort pour trahison et séparatisme)  ont été scandés, sans susciter de tension avec  les forces de sécurité. Les  couleurs rouge, jaune et vert, symbole pourtant interdit du nationalisme  kurde,  étaient largement visibles dans la foule, a constaté un correspondant  de l'AFP.

"Soyez sûrs que nos revendications se réaliseront un jour prochain", a  lancé le maire HADEP de  Diyarbakir, Feridun Celik.

Après avoir allumé un bûcher symbolisant le Newroz, le président du HADEP,  Murat Bozlak, a souhaité  vivre "en fraternité" avec le reste de la population turque. Il a appelé les autorités turques à inclure les  militants du PKK dans une  loi d'amnistie pour mettre un terme à toute velléité sécessionniste. "Il y a  toujours des jeunes en armes  dans les montagnes, faites en sorte qu'ils les  déposent définitivement", a-t-il déclaré.

La célèbre chanteuse Sezen Aksu, non originaire de la région, a clos une série de concerts de musique  kurde avant que la foule ne se disperse.

A Aydin, un groupe d'une centaine de personnes a brûlé des pneus dans un endroit proche d'une prison à  haute sécurité de la ville, où sont emprisonnés notamment des militants du PKK.

Les pompiers qui sont arrivés à cet endroit ont été accueillis par une pluie de pierres. La police  anti-émeutes est intervenu et a procédé à des interpellations.

La fête du Newroz a été émaillée dans le passé par des incidents sanglants entre la rébellion armée kurde et  les forces de l'ordre.

Fête païenne d'origine zoroastrienne, le Newroz (Norouz pour les Iraniens) annonce le réveil de la nature  avec l'équinoxe de printemps, le 21 mars.

Le PKK avait fait du Newroz un symbole de sa lutte de libération, lancée en 1984. Mais l'Etat turc tente le  récupérer depuis 1995 en le présentant comme un Nouvel an traditionnel pour de nombreux peuples de la  région y compris les Turcs.

En 1992, cette fête avait été marquée par des affrontements sanglants entre le PKK et forces de l'ordre  dans le sud-est, faisant une cinquantaine de morts.
 

Bilan macabre de la réforme des prisons turques: 89

La grève de la faim contre la réforme des prisons turques a fait une 89e victime le samedi 16 mars, avec la mort d'un prisonnier de gauche à Izmir. Tuncay Yildirim, 30 ans, est décédé après une longue période de jeûne. Il avait été condamné à 12 ans de prison et incarcéré pour appartenance au MLKP (parti communiste marxiste-léniniste).

Il avait entamé la grève de la faim en juillet 2001 et avait bénéficié le mois dernier d'une libération pour traitement de six mois, conformément aux lois, mais a néanmoins poursuivi son mouvement, a-t-elle ajouté.

Le samedi 16 mars, un autre prisonnier de gauche, Dogan Tokmak, 30 ans, était mort dans un hôpital d'Istanbul, au 290e jour de sa grève de la faim.

La grève a été lancée en octobre 2000 par un millier de prisonniers politiques de gauche pour protester contre l'entrée en service de prisons dites "de type F" où  des cellules pour 1 ou 3 détenus remplacent le système des vastes dortoirs. Ils estiment que ce régime d'isolement les expose aux mauvais traitements et les désocialise.

La résistance des prisonniers politique s'est soldée par la mort de 49 détenus ou leurs proches décédés des suites de leur privation.

En décembre 2000, un assaut des forces de gendarmeries pour réduire le mouvement dans une vingtaine de prisons avait fait 32 victimes dont deux gendarmes, et le gouvernement avait alors ouvert quatre de ces nouvelles prisons dites "de type F".

Quatre prisonniers se sont en outre immolés par le feu en soutien aux grévistes et quatre autres personnes ont été tuées lors d'une intervention de la police en novembre dernier contre une maison d'Istanbul occupée par des grévistes.

Les grévistes de la faim ont considérablement abaissé leurs exigences pour mettre fin à leur grève et sont prêts à accepter un compromis avancé par les chefs des 4 principaux barreaux du pays. Ce compromis, résumé sous la formule, 3 clefs 3 portes, permettrait aux détenus de 3 cellules de 3 détenus (9 personnes), de pouvoir communiquer entre eux  pendant huit heures par jour. Toutefois, le ministre de la justice, M. Hikmet Sami Türk, la refuse en invoquant des obstacles de nature technique et sécuritaire.

Actuellement quelque 10.000 des 55.000 détenus que compte la Turquie sont des détenus politiques accusés de terrorisme ou d'appartenance à un parti ou une organisation politiques illégaux.

L'Association des droits de l'Homme (IHD) vient de publier un tableau détaillé des 89 morts liées à la résistance des prisonniers politiques. Etant donné que quelque 200 prisonniers poursuivent toujours la grève de la faim, le nombre de victimes peut s'élévér dans les jours qui viennent au plus de 100.

Le premier ministre Ecevit (DSP), le chef de l'Etat-major des forces armées le général Kivrikoglu --également l'homme fort du Conseil de la Sûreté nationale (MGK)--, les vice-premiers ministres Devlet Bahçeli (MHP, néo-fasciste) et Mesut Yilmaz (ANAP, de droite) ainsi que le ministre de la Justice Hikmet Sami Türk (DSP) sont les responsables principaux de la mort des dizaines des prisonniers politiques dans ce pays au seuil de l'Union européenne.

Détenus morts lors de la grève de la faim dans les prisons: 32

Cengiz Soydas¸ 21 Mars 2001; Adil Kaplan, 7 Avril 2001; Bülent Çoban, 7 Avril 2001; Fatma Ersoy, 10 Avril 2001; Nergis Gülmez, 11 Avril 2001; Tuncay Günel, 11 Avril 2001; Celal Alpay, 12 Avril 2001; Abdullah Bozdag, 12 Avril 2001; Erol Evcil, 13 Avril 2001; Gürsel Akmaz,  16 Avril 2001; Endercan Yžldžz,  18 Avril 2001; Sibel Sürücü, 22 Avril 2001; Hatice Yürekli, 22 Avril 2001; Sedat Karakurt,  24 Avril 2001; Fatma Hülya Tümgan, 28 Avril 2001; Hüseyin Kayacž, 6 Mai 2001; Cafer Tayyar Bektas¸ 6 Mai 2001; Veli Günes¸ 16 Juin 2001; Aysun Bozdogan, 26 Juin 2001; Gökhan Özocak, 4 Juillet 2001; Ali Koç, 8 Juillet 2001; Muharrem Horuz, 2 Août 2001;  Ali Ekber Baržs¸ 18 Octobre 2001; Tülay Korkmaz, 19 Novembre 2001; Ali Çamyar, 2 Janvier 2002; Zeynel Karatas¸ 6 Janvier 2002; Lale Çolak, 8 Janvier 2002; Yusuf Kutlu, 8 Mars 2002; Yeter Güzel, 10 Mars 2002; Dogan Tokmak, 15 Mars 2002; Tuncay Yildirim, 21 Mars 2002.

Proches des détenus morts lors de leur grève de la faim en dehors des prisons: 7

Gülsüman Ada Dönmez, 9 Avril 2001; Canan Kulaksžz, 15 Avril 2001; Senay Hanoglu, 22 Avril 2001; Erdogan Güler, 24 Avril 2001; Zehra Kulaksžz, 29 Juin 2001; Özlem Durakcan, 28 Septembre 2001.

Détenus morts lors de la grève de la faim qu'ils ont poursuit après leur mise en liberté: 9

Ugur Türkmen, 27 Mai 2001; Sevgi Erdogan, 14 Juillet 2001; Osman Osmanagaoglu, 14 Août 2001; Gülay Kavak, 7 Septembre 2001; Ümüs Sahingöz, 14 Septembre 2001; Abdülbari Yusufoglu, 20 Septembre 2001; Ali Ržza Demir,  27 Septembre 2001; Ayse Bastimur, 28 Septembre 2001; Zeynep Aržkan Gülbag, 27 Septembre 2001.

Suicidés par le feu en protestation contre la répression carcérale: 4

Ibrahim Erler, 18 Septembre 2001; Eyüp Samur, 7 Novembre 2001; Nail Çavus¸ 7 Novembre 2001; Muharrem Çetinkaya, 7 Novembre 2001.

Mort lors de son traitement à la suite de sa grève de la faim: 1

Mustafa Coskun;  3 Octobre 2001

Victimes de l'assaut des forces de sécurité le 19 décembre 2000: 32

Bayrampasa: Cengiz Çalžkoparan, Ali Ates, Mustafa Yžlmaz, Murat Ördekçi, Nilüfer Alcan, Fžrat Tavuk, Asur Korkmaz, Sefinur Tezgel, Yazgülü Güder Öztürk, Gülser Tuzcu, Seyhan Dogan, Özlem Ercan.

Ümraniye: Ahmet Ibili, Ercan Polat, Umut Gedik, Alp Ata Akçagöz, Ržza Poyraz, Haydar Akbaba, Muharrem Buldukoglu ainsi que le soldat Nurettin Kurt.

Canakkale: Fidan Kalsen, Fahri Sarž, Sultan Sarž, Ilker Babacan.

Bursa: Murat Özdemir.

Cankžrž: Irfan Ortakçž, Hasan Güngörmez, Ali Ihsan Özkan ainsi que le soldat Mustafa Mutlu.

Usak: Berrin Bžçkžlar, Yasemin Cancž.

Ceyhan: Halil Önder.

Victimes de l'assaut des forces de sécurité à Kücükarmutlu le 5 novembre 2001: 4

Arzu Güler (gréviste de la faim); Sultan Yžldžz (accompagnatrice); Bülent Durga (accompagnateur);  Baržs Kas (accompagnateur)

Morts en Europe lors des actions de solidarité avec les grévistes de la faim: 2

Un gréviste de la faim aux Pays-Bas, Cafer Dereli, a été assassiné le 9 décembre 2000 par un groupe de Loups Gris. Kazim Gülbag s'est immolé le 25 avril 2001 en Allemagne pour protester contre le régime carcéral en Turquie.
 

The Observer: "Turkey unmoved by sacrifice of hunger strikers"

In Gazi, a cheerless suburb of Istanbul, two young men are starving themselves to death. Here the streets really do have no names. Instead, numbers are painted in red on rough, unfinished concrete. Rubble and rubbish lie thick on the ground. In the damp grey of Istanbul's cold spring, it's a depressing place to visit, let alone to die in.

But nothing it seems will stop Deniz Bakir and Fikret Lule from going to their deaths; Deniz is 23 years old, he's already spent six years in jail. Today will be his seventy-sixth day on hunger strike. Fikret is 29 years old; he too has spent six years in jail and is now only a month short of a year without solid food. Both of them say they are unafraid of death.

They are members of a tiny left-wing group called the MLKP - the Marxist-Leninist Revolutionary Party. Eleven of their comrades have starved themselves to death; in all, 49 men and women have died in the world's longest and bitterest hunger strike. They were all, according to the Turkish government, terrorists.

The hunger strike sprang from the government's attempt to break up the communal dormitories in prisons that it said were breeding grounds for radicalisation - effectively schools of terror. It proposed moving political prisoners to new jails, called 'F-types', which would hold between one and three prisoners to a cell.

But the prisoners, along with Turkey's legal associations, would have nothing to do with the new jails; they thought the F-types were recipes for either brutalisation or for never-ending spells of solitary. In October 2000 the hunger strike started.

As men and women have died, their comrades have stepped in to fill their places; as they have been released from prison, they have recuperated and then rejoined the hunger strike in 'death houses' in Turkey's cities; as the government raided the death houses, they have spread out into smaller groups. They eat nothing but Vitamin B1 tablets, and drink sugar and salt solutions to stop themselves slipping into a coma.

In the flat in Gazi, sitting beneath the pictures of his dead comrades, Deniz speaks slowly and carefully. He has none of the vitality of a 23-year-old. But he is unwavering in his commitment to what he is doing. His family are worried, but he has been forced into the position he is in, he says. 'Despite our positive attitudes, the government is continuing the pressure, insisting on death'.

Fikret is in bad physical shape. He shuffles into the room; he can't sleep more than a couple of hours a night; his feet burn and have to be bathed in ice water. 'You feel great pain', he says, 'but you have a mission, a responsibility that overcomes your pain. There's a relaxation brought on by being aware of what you are doing.'

In another part of Istanbul there is a counterpart to the death house - a 'life house' where survivors are recuperating. Eight former hunger strikers sit around a table; their combined hunger strikes add up to just under four and a half years.

In the worst shape is Gulnaz Kurucay, a tiny, dark-haired 27-year-old woman; with high cheekbones and a wide smile, she would once have been beautiful. Now she shuffles into the room. She can barely walk unaided. Her youth has gone, drained by 140 days without food.

'I have no serious problems,' she says slowly. 'I may have some problems on my body, but we know that one has to pay a high price in revolutionary struggle. I have never regretted it. It's very good to have been part of such a struggle.'

Selcuk Uklu, a man who looks 40 but is in fact 25, explains how the conflict has come about. It is, he says, the result of the class struggle in Turkey. 'The reason that this clash has lasted so long has social grounds. The organisational level of Turkey's working class determines the nature of the conflict between the government and revolutionary prisoners.'

It sounds like the Marxist gobbledegook of another era; and if it weren't for the fact that these people have suffered terribly they might be dismissed as throwbacks from the Cold War. But after 18 months there is a terrible sense that the hunger strikes will never end.

The Turkish government, which ruthlessly repressed an insurrection by Kurdish paramilitaries in the 1980s and 1990s, ignoring protests from Europe and beyond, is not going to give in to the demands of tiny groups which operate without public or international support. And the prisoners themselves are locked into a mindset whereby withdrawal would be not only a defeat for their stated aims, but a betrayal of their comrades.

In his office at Cumhuriyet, Turkey's oldest newspaper, columnist Oral Calislar has been involved in negotiations between the government and the strikers since the beginning. He knows what he is talking about when it comes to prisons: the outspoken commentator has spent a total of seven years inside Turkey's jails.

His language is devoid of any talk of class struggle. 'Young people who make a demonstration in the street - they're arrested and called terrorists. Europe doesn't know how it is here. I understand the prisoners' objections to the F-types; they're worried about getting 15 years in solitary for just causing a small problem.'

Deniz Bakir remains defiant. 'We want a solution and this solution can only be humane. But we are determined to resist and die until our last friend dies. I don't want to die, but the current conditions do not give us any other alternative.' (The Observer, March 31, 2002)
 

L'état d'urgence recoduit dans quatre provinces kurdes

Le parlement turc a reconduit mercredi à partir du 30 mars l'état d'urgence en vigueur depuis 15 ans dans quatre provinces de l'est et du sud-est à majorité kurde du pays.

Les provinces concernées sont Tunceli (est), Diyarbakir (sud-est), Hakkari (extrême sud-est) et Sirnak (sud-est), théâtre pendant 15 ans de la lutte armée du PKK.

Le parlement se prononce tous les quatre mois sur le maintien de l'état d'urgence.

Sa levée fait partie des mesures politiques réclamées à "moyen terme" à la Turquie par l'Union européenne pour ouvrir des négociations d'adhésion.

Le gouvernement turc s'est engagé à le lever, mais sans donner de date, dans son "programme national", vaste catalogue de mesures devant mettre la Turquie en conformité avec les normes européennes en matière politique et économique, adopté l'an dernier.

Lors des débats à l'Assemblée, le ministre de l'Intérieur Rustu Kazim Yucelen a indiqué que la "menace" du PKK existait toujours dans la région. "L'organisation a quelque 500 terroristes armés dans le territoire turc", a-t-il notamment dit.

Le PKK a mis fin officiellement en septembre 1999 à sa lutte armée, lancée en 1984 dans le but d'obtenir la création d'un Etat kurde indépendant dans le sud-est, à la demande de son chef Abdullah Ocalan, condamné à mort en juin 1999 pour trahison et séparatisme.

Depuis, les combats ont quasiment cessé dans la région.

Mais l'armée turque s'est déclarée déterminée à pourchasser jusqu'au bout les rebelles à moins qu'ils ne se rendent et poursuit des opérations dans le nord de l'Irak, sous contrôle de deux factions kurdes irakiennes, où la plupart des combattants du PKK se sont repliés. (AFP, 13 mars 2002)
 

Interpellations pour la Journée de la Femme en Turquie

Une trentaine de femmes ont été interpellées pendant des rassemblements organisés pour la Journée de la Femme, dans les villes de Gebze (ouest de la Turquie), et Batman (sud-est), selon la chaîne d'informations continues CNN-Turk.

La télévision privée a montré des images de heurts entre des groupes de manifestantes et des policiers, mais n'a pas précisé les raisons de ces interpellations.

CNN-Turk fait également état de "tension" autour de la manifestation tenue dans la ville d'Adana (sud-est), terminée sans incidents.

L'agence Anatolie évoque de son côté de la "nervosité" dans le rassemblement d'Izmir (sud-ouest), qui comptait des membres du parti pro-kurde Hadep.

Dans cette même ville, une autre réunion a vu défiler des femmes baillonnées pour protester contre la chèreté de la vie et le sous-emploi, dit l'agence de presse.

Selon la présidente de l'Union des Femmes Turques Sema Kendirci, citée par Anatolie, l'emploi féminin a fortement reculé depuis 1950, la proportion des  femmes ayant un travail passant de 70% à 32% aujourd'hui. Mme Kendirci a également indiqué que seules 3 femmes sur 4 savent lire et écrire, et pas plus de 8,5% d'entre elles possèdent des biens propres.

La Journée de la femme a été largement suivie en Turquie, pays musulman et laïc de quelque 65 millions d'habitants où la population féminine n'a obtenu que récemment un statut d'égalité dans le divorce ou l'abandon des tests obligatoires de virginité.

Dans la ville de Konya (centre), les pensionnaires d'un foyer d'accueil pour femmes battues a marqué l'événement en ouvrant une "exposition" des outils ayant servi à leurs maris à pratiquer des violences à leur encontre: rouleaux à patisserie, fers à repasser, hachoirs à viande, cables électrique, a montré le journal Radikal. (AFP, 8 mars 2002)

AI criticizes "Mini-Democracy" law

Recent legal reforms in the run-up to EU accession still fall short of Turkey's international human rights obligations, despite making small progress in some areas, Amnesty International declared today as Law No. 4744 entered into force.

Law No. 4744 -- or the so-called "Mini-Democracy Package" -- was adopted by the Turkish parliament on 6 February. The measures were taken to adjust some Turkish laws to constitutional amendments made in October 2001 in the process of preparing for EU accession.

While the organization welcomes some elements of this law, it remains concerned that "the Turkish government has not introduced sufficient safeguards for freedom of expression and effective measures against the persistence of torture in custody."

The academic Fikret Baskaya has been in prison since June 2001 for writing an article on the Kurdish issue. He was imprisoned under Article 8, one of the articles modified under the new law, that has been notoriously used in the past to bring dissidents before a court or into jail. Instead of finally abolishing Article 8, the Turkish parliament has even broadened its scope to include visual propaganda in addition to  "written and oral propaganda with the aim of violating the indivisible integrity of the state with its territory and nation".

Human rights defenders, politicians, writers, journalists and many others who expressed dissident views on the Kurds or Islam have increasingly faced trials and convictions under Article 312/2 of the Turkish Penal Code, which carries prison terms of between one and three years for incitement to enmity and hatred based on religious, ethnic, social or regional difference. This has arisen particularly since Article 8 has been applied less often after coming under criticism from the international community, including the EU. Although Law No. 4744 has narrowed the use of Article 312/2, Amnesty International considers that the wording is still too broad, allowing courts to continue to interpret the article in a way which contradicts Turkey's human rights obligations.

Another article that has frequently been used to prosecute human rights defenders is Article 159 of the Turkish Penal Code. For example, since 21 March 2001 women and men who had denounced rape in custody at a conference in June 2000, have been tried on a charge of having insulted the security forces. Amnesty International is disappointed that the scope of the article was not altered, and that the maximum sentence was only reduced from six to three years' imprisonment.

"The practice of torture remains widespread and systematic in Turkey," Amnesty International stated. "Law No. 4744 failed to fully combat two of the major factors contributing to this heinous practice: long detention by police or gendarmerie and incommunicado detention of people held under the scope of the State Security Courts."

Amendments made by Law No. 4744 reduced the maximum length of police and gendarmerie detention before detainees are brought before a judge to four days. In the Region under State of Emergency, this four-day period may be extended to seven days upon the request of the prosecutor and the decision of a judge.

The new law has also reduced the length of incommunicado detention. Previously, detainees suspected of crimes under the scope of State Security Courts could only see a lawyer after four days, this period has now been reduced to 48 hours.

"These measures are insufficient to combat torture since in the majority of cases reported, torture apparently occurred within the first 24 hours of police or gendarmerie detention," Amnesty International declared.

"The Turkish government has to thoroughly review its laws and Constitution in order to ensure that it's citizens can fully enjoy their human rights, including the right not to be tortured and to peacefully express their opinions."

The organization called on the authorities to release all prisoners of conscience immediately and to reinstate their rights. (AI Index , February 19, 2002)
 

Nouveau projet de loi sur les repentis

Le gouvernement turc a, le 4 mars, annoncé qu'il préparait un nouveau projet de loi sur les repentis ayant pour but d'encourager les combattants kurdes à se rendre aux forces de sécurité. "Une loi sur les repentis est à l'ordre du jour", a déclaré devant la presse un porte-parole du gouvernement, Tunca Toskay, à l'issue d'un conseil des ministres.

Interrogé pour savoir si cette loi comprendrait aussi les commandants du PKK, M. Toskay a refusé de commenter, se contentant de dire que sa portée serait déterminée à la lumière de futures " évaluations ".

En 1999, le gouvernement de coalition du Premier ministre Bulent Ecevit avait déjà fait adopter une loi similaire, excluant cependant le chef du PKK Abdullah Ocalan, condamné à la peine de mort en juin de la même année pour "trahison et séparatisme", et les commandants de son organisation, considérée comme "terroriste" par Ankara. Cette loi prévoyait des réductions de peine pour les combattants qui s'étaient rendus aux forces de sécurité et qui n'avaient pas participé à des actions armées.

Le projet de loi en préparation devrait encore une fois viser la désagrégation du PKK, qui a abandonné la lutte armée en 1999 après la condamnation de son chef. Les combats avec l'armée dans le Kurdistan ont pratiquement cessé depuis. Selon la presse turque, le gouvernement projette cette fois d'inclure dans le projet certains responsables du PKK, tout en excluant A. Ocalan et les membres de sa direction.

De son côté, dans un communiqué publié le 6 mars par le quotidien kurde Ozgur Politika le PKK juge "insuffisant" ce projet de loi. Il réclame de nouveau une amnistie générale et l'égalité des droits pour les Kurdes en Turquie. La nouvelle "loi sur les repentis", discutée cette semaine en conseil des ministres, sera aussi inefficace que les précédentes, a prévenu le conseil de présidence de l'organisation, qui veut se transformer dans les semaines à venir en un nouveau parti politique. Le PKK réclame une "loi spéciale" prévoyant une amnistie générale pour le "mouvement de libération kurde" et la fin de toutes les discriminations envers les Kurdes, poursuit le communiqué. Cette loi ferait des Kurdes "des citoyens libres de la Turquie", souligne le conseil de présidence. Il réaffirme que le PKK va lors de son prochain congrès prendre "des décisions positives" vers "une solution pacifique" à la question kurde. (CILDEKT, 7 mars 2002)
 

A detainee at risk of "disappearance"

Eighteen-year-old Ferhat Yorulmaz was reportedly arrested on 8 March, but police have denied having him in custody. He is at grave risk of torture or "disappearance".

Ferhat Yorulmaz was reportedly detained at 1am by plainclothes police officers in Bismil, Diyarbakir province, together with several other individuals. The authorities have confirmed that the others are held at the Anti-Terror Branch of Diyarbakir Police Headquarters, but say that noone by the name Ferhat Yorulmaz is in custody there.

His lawyers have applied to the Chief Prosecutor's office in Diyarbak2r for information on his whereabouts, without success.

Ferhat Yorulmaz had also reportedly been detained by police officers a month ago but was released on the decision of the Diyarbakir Chief Prosecutor.

Torture appears to be used routinely in police and gendarmerie stations, to extract confessions, elicit information about illegal organizations, intimidate detainees into becoming police informers or as unofficial punishment for presumed support of illegal organizations. Torture methods in Turkey documented by Amnesty International include severe beatings, being stripped naked and blindfolded, hosing with pressurized ice-cold water, suspending by the arms or wrists bound behind the victim's back, electric shocks, beating the soles of the feet, death threats and sexual assault.

The Turkish Regulation on Apprehension, Police Custody and Interrogation provides clear guidelines for the registration of people taken into custody and detainees' right to inform their relatives. Formerly this right could be waived if "informing the relatives will harm the investigation", but this restriction was lifted by an amendment to the Constitution on 3 October 2001 and by Law Number 4744 which entered into force on 19 February 2002. However, guidelines for the prompt and proper registration of detainees and for notification of their families are often ignored. This is extremely distressing for the families of detainees, who often spend days trying to establish the whereabouts of their loved ones. Failure to register detainees properly and promptly creates conditions in which there is an increased risk of torture, "disappearance" and death in custody.  (AI, March 11, 2002)
 

La police interpelle 80 personnes avant la visite de Dick Cheney

La police turque a interpellé quelque 80 personnes mardi à Ankara lors d'opérations de sécurité avant l'arrivée dans la capitale turque du vice-président américain Dick Cheney, a rapporté l'agence Anatolie.

Un millier de policiers anti-émeutes et des véhicules blindés ont été déployés tôt mardi sur la place centrale de Kizilay pour prévenir d'éventuelles manifestations anti-américaines, précise l'agence.

La police a interpellé quelque 80 personnes "suspectes" lors de contrôles d'identité sur la place.

Une manifestation s'est déroulée dans un petit parc proche de la place à l'appel de plusieurs organisations non-gouvernementales et de petits partis de gauche. Les manifestants ont accusé les Etats-Unis de vouloir lancer une action militaire contre l'Irak et entraîner la Turquie dans cette opération.

"Les Etats-Unis projettent de faire en Irak ce qu'ils ont fait en Afghanistan et dans les territoires palestiniens. Ils veulent transformer la Turquie en un tueur de gages de l'impérialisme au Proche-Orient", souligne un communiqué des manifestants.

Dick Cheney est attendu en milieu de journée à Ankara pour conclure une tournée au Proche-Orient, axée sur une possible extension de la campagne antiterroriste américaine à l'Irak.

Une deuxième manifestation a eu lieu à Adana, dans le sud de Turquie où est située la base turque d'Incirlik abritant des appareils américains et britanniques chargés de surveiller la zone d'exclusion aérienne établie au nord de l'Irak après la guerre du Golfe en 1991, indique Anatolie.

"La Turquie ne peut être une complice de massacres américains. Les appareils basés ici vont larguer des bombes sur le peuple irakien. Nous ne pouvons rester un simple spectateur", souligne un communiqué lu par un manifestant.

Incirlik avait été utilisée par les Etats-Unis lors de la guerre du Golfe pour frapper l'Irak. (AFP, 19 mars 2002)
 

Human Rights violations in brief

Politicians Detained

On 1 March Turgut Koçak, former chairman of the Socialist Workers' Party of Turkey (TSIP) and the former deputy chairman Necmi Özyurda were detained in Ankara. They were later arrested because of a conviction by Ankara SSC. (Evrensel-TIHV, March 2, 2002)

Police Injures Child

On 27 February the police shot at Erhan Esin (15) in Asarlik town (Izmir) and injured him. On that day Erhan Esin went to the school, where he earlier had been dismissed after a fight with another pupil. The director called the police and Erhan Esin tried to run away. According to his testimony he fell down and was handcuffed on his back. "One of the officer beat me on my waist and another shot at my heels. They took me to Menemen State Hospital, from where I was taken home later." His family stated that they would file an official complaint against the police officers. (Evrensel-TIHV, March 5, 2002)

The Kemal Türkler Case

On 4 March Bakirköy Criminal Court No. 2 continued to hear the case concerning the killing of ex-President of the trade union confederation (DISK), Kemal Türkler. The only imprisoned defendant Ünal Osmanagaoglu and his lawyers demanded that Celal Adan, who had been tried in connection with the killing but had been acquitted, be heard as witness. The court rejected the demand and decided to wait for files on the main MHP trial from Ankara Criminal Court No. 5. (Cumhuriyet-TIHV, March 5, 2002)

10 December Human Rights Week

On 4 March Istanbul Penal Court No. 10 continued to hear the case of Atilla Bahcivan, board member of the Party for Freedom and Solidarity (ÖDP) and 31 students, charged in connection with a press conference on 10 December 2001. The students stated that they had not participated in this action on World Human Rights Day and added that the photographs provided by the police had been taken during an action on 1 December. The banners stated that the hunger strikes had reached day 40, although the strikes had reached day 50 on 10 December. Another trial for the same incident is continuing at Istanbul Criminal Court No.2. Here the prosecution wants the defendants to be convicted under Article 150 TPC. At Istanbul Penal Court No. 10 the defendants are charged with an offence of the Law on Demonstrations and Meetings. (Radikal-TIHV, March 5, 2002)

Teachers on Trial

On 4 March Bagcilar Penal Court N. 2 started to hear the case of 194 teachers, on trial for their participation in the one-day-stop-working action on 1 December 2000. The defendants testified to the effect that their action was justified by the universal declaration of human rights, convention of the ILO and national law. The court adjourned the hearing to 6 May. (Cumhuriyet-TIHV, March 5, 2002)

Shooting at the Border

In the Çayir region in Reyhanli district (Hatay) the gendarmerie tried to stop a group of people from entering a van after crossing the border to Turkey illegally. Reportedly the group fired back. During the clash Iraqi national Ahmet Cabbar and the escape agents Cuma Yildiz (24) and Mehmet Yildiz (22) were killed. (Zaman-TIHV, March 6, 2002)

Police Officer Shoots Child

On 3 March the police officers Serkan Duman and Murat Dedeoglu, employed at the Department for Special Actions in Hakkari, shot out of their car near Ortac village, when they were driving to Yüksekova. One of the bullets hit Gürkan Kanbaz (10), who was playing at the side of the road, at his head. He was taken to Yüksekova State Hospital and from there to the university hospital in Van, where he is under intensive care. Physicians stated that the bullet entered the head on the left side and came out on the right side, so that damage was done to the brain. The police officers were interrogated and Serkan Duman was arrested, while Murat Dedeoglu shall be tried without pre-trial detention. (Radikal-TIHV, March 6, 2002)

Death in Custody

On 5 March Aydin Criminal Court No. 1 passed its verdict on 6 police officers, charged with the death in custody of Baki Erdogan, the alleged leader of the Revolutionary Peopleıs Liberation Party-Front (DHKP-C) for the Aegean region. Baki Erdogan was detained on 11 August 1993 and died on 21 August. The trial of former deputy chief of Aydin police, Ibrahim Türedi, director of the political police, Necmettin Aydinkaya, commissioner Cavit Sandikçi and the police officers Abdurrahman Çetinkaya, Ali Kumal and Ayhan Erdal has been continuing for over 8 years, after the 8th Chamber and the Panel of Chambers of the Court of Cassation sent the verdicts of 21 April 1998 and 25 June 1999 back for a retrial. During the first two hearings the court had sentenced the police officers to 5 yearsı, six monthsı imprisonment. Although the prosecutor asked for acquittal this time, Aydin Criminal Court sentenced the defendants to 5.5 yearsı imprisonment for "causing the death by ill-treatment aimed at extracting a confession". Defense lawyer Ibrahim Pehlivan stated that he would appeal against the verdict. (Hürriyet-TIHV, March 6, 2002)

Death Penalty Demanded

On 5 March Kadiköy Criminal Court No. 2 started to hear the case of Mert Kulabas, charged with killing his companion Ali Cafer Lüle. The prosecutor demanded the death penalty for him and prison terms for his father Erkan Kulabas, his mother Aybikem Kulabas and his brother Onur Kulabas. (Vakit-TIHV, March 6, 2002)

Death during House Raid

On 6 March at 4am the police raided a house in Aydinlar quarter (Adana), suspected of being an organizational flat of Hezbollah. Nine police officers were injured due to hand grenade explosion. Allegedly the inhabitants fired back and the police threw gas bombs. One woman and four girls came out of the flat. Hatip Dag, allegedly responsible for the armed wing and Arif Keser, allegedly responsible for Gaziantep were killed. Reportedly Hatip Dag (born 1960) was on trial at Adana SSC and Arif Keser at Diyarbakir SSC. (Cumhuriyet-TIHV, March 7, 2002)

Torture in Istanbul

Tayfun Çelikes (17) and Ahmet Bayir, who were detained on 13 January on suspicion of theft, alleged that they were tortured at Beylikdüzü Gendarmerie Station. In his complaint Çelikes said that they were tortured to confess: "They hosed with cold water and beat on our hands and feet with truncheons. Having been afraid I didnıt file a complaint" Both suspects reportedly received medical report certifying their inability to work for 10 days. (Evrensel-TIHV, March 7, 2002)

Lawyers on Trial

On 6 March Istanbul SSC No. 6 started to hear the case of Aysel Tugluk, Irfan Dündar and Mahmut Sakar, defense lawyers for PKK leader Abdullah Öcalan. They are charged with "supporting the PKK" by sending messages of Abdullah Öcalan to news agencies. The defendants rejected the charges stating that their conversations with their client was in a separate room, but the door was kept open so that an observer could hear everything they said. On leave their notes on the visit were controlled. Lawyer Osman Ergin stated for the defense that the trial had been initiated outside the rule of the Law on Lawyers. The court adjourned the hearing to listen to representatives of foreign news agencies and inspect the phone calls of the defendants. (Cumhuriyet-TIHV, March 7, 2002)

Trade Unionist Arrested

Ahmet Korkmaz, chairman of branch 4 in Istanbul of the teachersı trade union Egitim-Sen, was arrested on 6 March on the grounds that he "supported the PKK" by making a statement on Kurdish as elective courses. After having made the statement he and Cafer Polat, who had made a similar statement, were detained from their schools on 4 March. Cafer Polat was released on 6 March, Ahmet Korkmaz was taken to Bayrampasa Prison. (Yedinci Gündem-TIHV, March 7, 2002)

Incident in Istanbul

On 6 March during a bank robbery in Kazasker (Istanbul) Suat Durmus (29) and Mustafa Muratoglu (35) were shot dead by a bank guard.. Same day 4 people robbed a bank in 4. Levent (Istanbul) and took a police officer hostage and set free later. The robbers allegedly belong to the Workersı and Peasantsı Liberation Army of Turkey (TIKKO). (Hürriyet-TIHV, March 7, 2002)

Case of the Bahçelievler Massacre

The trial of Mahmut Korkmaz and Kursat Poyraz (on the run) concerning the killing under torture of 7 young members of the Turkish Workersı Party (TIP) in Ankara-Bahçelievler on 8 October 1978 continued in Ankara Heavy Penal Court No. 3 on 7 March. At the hearing Mahmut Korkmaz testified and said that he didnıt know he was searched for trial and since his release in 1991 his address was the same in Istanbul, he joined the elections and got driving license. The hearing was adjourned to a later date. Ankara Criminal Court No. 3 sentenced his co-defendants Haluk Kirci, Bünyamin Adanali and Ünal Osmanagaoglu seven times to death and these sentences were confirmed by the Council of Panels in the Supreme Court of Appeals in June 2001. The case against Abdullah Çatli who died during the car accident near Susurluk, the so-called Susurluk Scandal, was closed. Since they have been on the run, the file of Poyraz ve Korkmaz was seperated. (Evrensel-TIHV, March 8, 2002)

Child Killed during police training

On 8 March Mahmut Gezgin (5) was killed by a bullet near Sadikbey village (Afyon). Allegedly the shot was fired from a training area of the police. Afyon Chief of Police, however, maintained that the police had no long ranging weapons to hit someone over a distance of 500-600 meter. On the other hand villagers said that the police did not warn them before training and animals had been killed earlier. The family hopes that the reason for Mahmut Gezginıs death will be clarified by an autopsy. (Radikal-TIHV, March 9, 2002)

Students on Trial

The students Sehmus Algor, Sehmus Vural and Mustafa Konur, who had been detained on 9 January, were indicted for "insulting civil servants on duty". They had been detained after a complaint by their teacher Selda Sidika Ataca and later alleged that they had been tortured at Silopi Police HQ. Their trial will start on 2 April. (Yedinci Gündem-TIHV, March 9, 2002)

Banned Panel

The panel on "Education and Human Rights" organised by Konya branch of the human rights organization Mazlum-Der was banned by the governor. The decision was based on the Law No. 2911 on Meetings and Demonstrations. Chairman of Konya branch Mustafa Akmese applied to the Administrative Court of Konya with the demand of the implementation of Governorateıs decision to ban the panel. Even the ban decision was lifted by the court Governorate applied to overrule the implementation decision and the panel was prevented. (Vakit-TIHV, March 11, 2002)

Foundation Closed

The Kocaeli branch of the Ensar Foundation was closed indefinitely on 9 March. Chairman Mesut Baris stated that they were not informed about the reasons. (Vakit-TIHV, March 10, 2002)

Governor on Trial

The High Court of Administration (Danistay) decided that Bartin Governor Fatih Eryilmaz has to stand trial for "threatening the owner of Bartin Newspaper and reporter for the daily ŒCumhuriyetı during a meeting". The case will be heard at Karabük Criminal Court (Zonguldak). In April 2001 the governor had organized a meeting to explain that the industrial plant near Inkumu Seaside was no threat for the environment. During this meeting he threatened the journalist with death. Two secretaries from the Ministry of the Interior did not see a reason for a court case, but on appeal the High Court of Administration decided otherwise. (Cumhuriyet-TIHV, March 12, 2002)

Medical Neglect

The family of Mehmet Emin Özkan (64), imprisoned in Kürkçüler Prison (Adana) appealed to the State President, Prime Minister and the Ministers for Justice and the Interior to order to be released on grounds of poor health. Mehmet Emin Özkan was detained on 8 December 1996. His family alleges that his health deteriorated because of torture in custody. He is now suffering from a number of illnesses such as constant headache, a weak heart and high pressure. His family alleged that the prison administration did not provide the necessary documents on his health. He has been sentenced to life imprisonment under Article 125 TPC for activities for the PKK. (Yedinci Gündem-TIHV, March 12, 2002)

Case against Ankara IHD

On 12 March Ankara SSC No. 1 continued to hear the case of 13 members of the Ankara branch of the IHD, charged with "supporting illegal organizations". The closure of the association is also subject of the trial. The court announced that a medical report had been received from Ankara Hospital stating that the defendant Ali Riza Bektas was psychologically treated. The court decided that the defendant should also be sent to Ankara Numune Hospital and adjourned the hearing to 25 April. (TIHV, March 13, 2002)

Incidents in Akkise

On 12 March The case launched against 52 soldiers and 22 civilian people in connection with the incidents which took place on 9 August 2001 in Akkise district of Konya continued at Ahžrlž (Konya) Penal Court of First Instance. During the hearing the defendant Hasan Gök testified to the court. Gok stated that although nobody resisted the soldiers during the incidents, the non-commissioned gendarme officer Astsubay Ali Çalžskan opened fire into the air and towards the people as soon as he entered the plot. The indictment want the soldiers be convicted on charges of "maltreatment", and the civilians be convicted on charges of "harming the public property and resisiting the security forces. The incident in Akkise started when two people could not identify themselves during a check by the gendarmerie. The officer Ali Çaliskan came with some 100 soldiers and Hasan Gültekin (21) was killed, Sami Tokmak, Kemal Candan and Ismet Tasbasi were injured. A trial against the officer is continuing at Konya Criminal Court. (Yeni Safak-TIHV, March 13, 2002)

Incidents in Gazi quarter

On the 7th anniversary of the incidents in Gazi quarter (Istanbul) that resulted in the death of 17 people, a crowd of some 1000 people held a demonstration, shouting slogans and holding carnation in their hands. The police had surrounded the quarter and detained many people.  (Cumhuriyet-TIHV, March 13, 2002)

Workers Detained

During protest against dismissals of workers at the shipyard Yonca in Tuzla (Istanbul) 7 workers were detained, including the trade unionists from Limter-Is, Mehmet Baržndžk and Cem Dinç. (Yedinci Gündem-TIHV, March 13, 2002)

Raid of IHD in Adana

On 13 March the police in Adana raided the offices of the IHD and detained the chairman Sehmuz Kaya, the secretary Sengül Yildirim and the board members Müslüm Kurucu and Haydar Çigdemal. Reportedly the raid was carried out because of a press statement on education in the Kurdish language. On the same day the offices of the journal "Özgür Halk" were raided in Adana, but nobody was detained. (TIHV, March 14, 2002)

Trade Unionists on Trial

The 9th Chamber of the Court of Cassation quashed the verdicts against Tekin Yildiz, chairman of the trade union of staff in the judiciary (Tüm Yargi Sen) and 16 board members of the trade union on 13 March. The court ruled that the crime of "aiding and bedding members of an illegal organization" had not been fulfilled. On 6 September 2001 Ankara SSC had convicted Tekin Yildiz, Necdet Bekçi, Edip Binbir, Dursun Öztürk, Yildiz Çakmak, Hürriyet Pinar, Kutluay Öztürk, Ahmet Tanboga, Bekir Akkaya, Figen Öner, Fatma Akkus, Incehan Çaglayan, Erol Çavus, Kamur Emir, Nano Kaya and Ali Yücel Sahin under Article 169 TPC and sentenced them to 45 monthsı imprisonment in connection with a statement on the F-type prisons. (Evrensel-TIHV, March 14, 2002)

Students on Trial

On 13 March Diyarbakir Penal Court No. 3 heard the case of the students Kurtulus Aydin, Burhan Ekinci, Özay Ekici, Erdal Karakus, Deniz Özer, Mahmut Atakay, Yilmaz Özalp, Berna Sipahioglu and Sultan Tugay in connection with a protest against the Council (Law) on Higher Education (YÖK) on 6 November 2001. During the protest slogans such as "No to War, Money for Education", "We want Education in Kurdish" and "No to YÖK" were allegedly shouted. The students are also accused of having broken windows of the faculty of Dicle University. They are charged with a violation of Law No. 2911 and Article 516/3 TPC. They have to expect sentences between 1 and 7 yearsı imprisonment, if convicted. During the hearing they rejected the charges. The court adjourned the hearing to 16 May to complete the criminal records of the students. The governor of Diyarbakir did not permit the Laborıs Party (EMEP) to open a stand for signatures against the draft law for higher education. (Evrensel-Yedinci Gündem-TIHV, March 14, 2002)

Suspicious Deaths in Cizre

In Cizre the police raided houses of people registered in Gabar village on 12 March and detained Mahmut Atabey, Isa Atabey, Ahmet Atabey, Ali Atabey, Tahir Atabey, Halil Yilmaz, Isa Ural and 8 people with the first name of Sefer, Seref, Ali, Ebubekir, Sitki, Yusuf, Abdullah and Ahmet. The suspects were taken to Sirnak Police HQ. On 11 March the Peopleıs Defense Forces had announced that 5 corpses, one of them dressed as a PKK militant, had been found near Gabar village. (Yedinci Gündem-TIHV, March 14, 2002)

Lawyers on Trial

In connection with the hearing of 5 December 2000 concerning the massacre in Ankara Closed Prison on 26 September 1999 a court case was opened at Ankara Criminal Court No. 5 against 27 lawyers. The hearing will start on 9 May. Following a complaint by the Command of the Gendarmerie the investigation file was sent to the closest criminal court in Kirikkale. The prosecution in Kirikkale concluded that the lawyers had made their clients, members of illegal organizations, shout slogans and stirred them up against the security forces. Subsequently the Ministry of Justice had given permission to try the lawyers. However, Kirikkale Criminal Court had ruled not be competent and the file was sent to Ankara Criminal Court No. 1. The lawyers Medeni Ayhan, Nurten Çaglar, Fahriye Belgün, Dilek Midik, Vahide Özgür Sariyildiz, Sevil Ceylan, Aytül Kaplan, Devrim Karakülah, Riza Karaman, Gaye Dinçel, Hüseyin Yüksel Biçen, Nuray Özdogan, Nazan Betül Vangölü, Vedat Aytaç, Haci Ali Özhan, Filiz Kalayci, Suna Coskun, Kazim Bayraktar, Gülizar Tuncer, Ibrahim Ergün, Selçuk Kozagaçli, Sevim Akat, Keles Öztürk, Göksel Arslan, Zeki Rüzgar, Mecit Engeci and Oya Aydin will be charged under Article 240 TPC with "misconduct of duty". On 5 December 2000 relatives of the prisoners had not been allowed into the courtroom. The presiding judge had refused to read out petitions of the defendants. The lawyers reacted by tabling an appeal against the judge as being biased. When the defendants started to shout slogans the soldiers from the gendarmerie had dragged them out of the courtroom. (Evrensel-TIHV, March 15, 2002)

IHD activists released

On 14 March Sehmus Kaya, chairman of the Adana branch of the IHD and the board members Sengül Yildirim, Müslüm Kurucu, Haydar Çigdemal and Halis Tasgir, working for the daily "Yedinci Gündem", who had been detained on 13 March, were taken to Adana SSC. They were released after testifying. (Yedinci Gündem-TIHV, March 15, 2002)

Demonstrators Beaten

In Istanbul the police beat up students, who wanted to protest against the ban of headscarved students from lessons and the theological lyceums. In the morning of 14 March the students had gathered close to Eyüp Anadolu Theological Lyceum. The police intervened when male students wanted to march with a black wreath to the school. Some 20 students were severely beaten so that the crowd dispersed. The police detained 3 students. Some students had to be taken to hospital. Mücahit Koyuncu stated that four officers had beaten him, one in civilian clothes. He had been issued with a medical report by the forensics certifying inability to work for 3 days. He and fellow student Ahmet Esat Sani filed an official complaint against the police officers. The police also prevented another demonstration in front of Üsküdar Theological Lyceum. (Zaman-TIHV, March 15, 2002)

Political Party to be Closed

The main prosecutor at the Court of Cassation has launched a case against the Party for Right and Freedoms, led by Abdülmelik Firat. He demanded the closure of the party, because the statute and program "includes provisions against the indivisible unity of the State with its country and people". (Hürriyet-TIHV, March 15, 2002)

Demonstration Postponed

The governor of Ankara postponed the demonstration and meeting of the Turkish Communist Party, planned for 17 March, for two months. The decision of 12 March also prohibited the putting up of posters entitled "No to the War- Turkish Communist Party" within the borders of Ankara province. (Evrensel-TIHV, March 15, 2002)

Death in Prison

On 15 March, Rumanian prisoner Pavel Adrian Schiopu was killed by Azerbaijanian prisoner Rezzak Aliyev in Bayrampasa Prison by strangling him to death with a rope. (Milliyet-TIHV, March 16, 2002)

Torture in Gebze

Resul and Sahin Ermis, 2 of 19 people, who had been detained in Dilovasž district in Gebze, when they put up posters of the HADEP for Newroz day, were arrested on 15 March. Both alleged to have been tortured at Dilovasi Police HQ. Two teeth of Resul Ermis are reportedly broken. Ercan Can, chairman of the youth wing of HADEP in Izmit (Kocaeli) held a press conference at the premises of Kocaeli IHD stating that he had been tortured and threatened to become a police informer. (Evrensel, Yedinci Gündem-TIHV, March 16-17, 2002)

Physician on Trial

A court case was opened against Dr. Mustafa Sen, on duty at the health center in Tekman district (Erzurum) according to Article 312 of the TPC (inciting the people to hatred and enmity). He is said to have insulted the crowd by threating them with his pistol and shouting at them like "Dirty Kurds, we should kill all of you" when, on 12 May 1999, the corpses of officers and PKK militants who lost their lives during a clash were brought to the health center. The case was opened upon an official complaint by 22 people who had been on the plot during the incident. (Hürriyet-TIHV, March 18, 2002)

The Susurluk Scandal

The main prosecutor at the Court of Cassation rejected the demand to correct the verdict against Korkut Eken, who had been sentenced in the so-called Susurluk case. Prosecutor Sabih Kanadoglu argued that "founding a gang with the aim to commit crimes" and "success in fighting the separatist terror" were two separate issues. The lawyers of Mr. Eken now have the chance to appeal for a retrial, because of statements of retired high-ranking officers in favor of him. Since violations of Article 313 TPC were taken away from state security courts Istanbul Criminal Court will have to deal with such an appeal. (Cumhuriyet-TIHV, March 16, 2002)

House Raid

Elazig Chief of Police Atilla Germiyanlioglu announced that officers killed a person carrying an ID on the name of Necdet Günes on 18 March. Reportedly the true name is Bedri Esmer. The chief of police maintained that the person, who had been followed by the police for the last six months, first shot at the police officers three times and that he was a militant of the radical Islamic organization Hezbollah, aged 30 to 35. (Cumhuriyet-TIHV, March 19, 2002)

HADEP and IHD Officials on Trial

The trial in connection with an action in Bingöl on 25 January in commemoration of the "disappearance" of Serdar Tanis and Ebubekir Deniz, officials of the HADEP in Silopi, continued at Bingöl Penal Court on 18 March. After the hearing the defendants M. Hadi Korkutata, Yasar Yurtsever, Pasa Kiliç, Saadet Gündogdu (all from HADEP), Niyazi Azak (DEHAP), Ridvan Kizgin, Fevzi Akbulut (from the IHD and trade unionist Kasim Elçi were released on bail of TL 500 million. (TIHV, March 19, 2002)

Health Personnel on Trial

On 18 March Diyarbakir Penal Court started to hear the case of 32 members of trade union of staff in the health and social services (SES). They are charged under Article 236 TPC because they participated in a strike action on 7 June 2001. (Yedinci Gündem-TIHV, March 19, 2002)

Dev-Sol Trial Concluded

On 18 March Istanbul SSC passed its verdict on Ümit Günger and Gökhan Gündüz. Both were sentenced to death for actions in the name of Devrimci Sol under Article 146 TPC. These sentences were later commuted to life imprisonment. (Cumhuriyet-TIHV, March 19, 2002)

Eren Keskin Indicted

The public prosecutor in Bagcilar (Istanbul) launched a case against lawyer Eren Keskin, chairwoman of the Istanbul branch of the IHD, on the grounds that she insulted the armed forces during a speech in Germany. The daily "Hürriyet" had reported on her speech during a conference of the Alevite Womenıs Union under the title "Are Womenıs Rights Equal Rights?" (Evrensel-TIHV, March 20, 2002)

A MHP member on Trial

The trial against Ihsan Bal, former chairman of Kücükbakkalköy Ülkü Ocagž (ultra-nationalist youth association), who is charged with the murder of Hüseyin Duman (28), member of the Socialist Power Party (SIP) on 17 April 1999 continued at Kadiköy Criminal Court No. 2 on 19 March. Prosecutor summed up the case and demanded Ihsan Bal to be sentenced for "killing on purpose". The hearing was adjourned to 19 April so that the defense can be prepared (Evrensel-TIHV, March 20, 2002)

Trial of 16 June Movement

On 19 March Istanbul SSC No. 1 passed its verdict on a case against alleged members of the so-called "16 June Movement". The trial had started in 1991. Sarp Kuray, one of the leaders of the 68 generation, was sentenced to 12 yearsı imprisonment according to Article 168 TPC. In case of the defendants Orhan Tatlican and Necdet Karahan the court decided that for lapse of time. The arrest warrants for in absentia for the defendants Serdar Kaya, Mehmet Bülent Özbek and Mehmet Ali Bozdemir were upheld.  (Cumhuriyet-TIHV, March 20, 2002)

Demonstration Hindered

On 20 March the police intervened, when students from Ankara Tuzluçayir Lyceum wanted to stage a demonstration against the draft law on the Council on Higher Education (YÖK). The students were beaten and one of them was detained. (Sabah-TIHV, March 21, 2002)

Bomb Explosion

At the Turkish-Greek border a group of 4 people stepped on a mine. The Greek authorities announced that two of them were killed and another one injured. Esref Durmaz (38) managed to get back to the Turkish side. (Milliyet-TIHV, March 21, 2002)

The Case of the "Yüksekova Gang"

Sabah Kanadoglu, chief prosecutor at the Court of Cassation appealed against the decision by the 6th Chamber to quash the sentence of the so-called Yüksekova gang. He argued that the file contained sufficient evidence for the conviction of the defendants. On 22 March 2001 Diyarbakir SSC No. 4 had passed the verdict. The 13 defendants had been charged with drugs and arms smuggling, robbery and other offences. Eight defendants were acquitted. PKK confessor Kahraman Bilgiç was sentenced to 30 years' imprisonment, Major Mehmet Emin Yurdakul to 25 yearsı and 2 monthsı imprisonment, Kemal Ölmez, leader of village guards received a sentence of 13 yearsı and 4 monthsı imprisonment, Lieutenant Bülent Yetüt 7 yearsı and four monthsı and special team member Enver Çirak, member of a special unit was sentenced to 44 monthsı imprisonment. The verdict will have to be reviewed by the Panel of Chambers at the Court of Cassation. If the panel follows the arguments of the chief prosecutor the 6th Chamber will have to deal with it again. Otherwise the case will have to be dealt with by Hakkari Criminal Court, since the offence of forming a gang was taken away from the responsibility of the state security courts. (Radikal-TIHV, March 21, 2002)

Clashes and Attacks

Near Yesilkent town, Ünye district (Ordu province) three alleged militants of the Revolutionary Peopleıs Liberation Party/Front (DHKP/C) were killed, when they reportedly clashed with the security forces. Two militants are said to have escaped. The names of the killed persons were given as Gökçe Sahin, Ipek Yücel (f) and Turan Sahin. (Milliyet-TIHV, March 22, 2002)

Clashes in Ordu Province

In Almus district (Tokat) the police prevented a funeral of Turan Sahin, who was killed on 21 March during clashes between alleged militants of the Revolutionary Peopleıs Liberation Party/Front (DHKP/C) and the security forces near Yesilkent town, Ünye district (Ordu province). The Association of Solidarity with Prisonersı Families (TAYAD) announced on 22 March that relatives, who wanted to attend the funeral, coming from Ünye, were stopped near Niksar. The relatives were reportedly beaten and the windows of the bus were smashed. The funeral was held in Istanbul, because of the obstacles. (Evrensel-TIHV, March 24, 2002)

The Manisa Torture Trial

On 25 March Manisa Criminal Court conducted the 36th hearing in the fourth round of the trial against 10 police officers, charged with having tortured 16 juveniles between 26 December 1995 and 5 January 1996. One of the defense lawyers, Talat Tekkiliç, had not appeared and the other 9 lawyers withdrew from the trial. Lawyer Serhan Özbek, acting for the sub-plaintiffs, stated that the lawyers were trying to extend the trial so that the police officers may go without punishment, because of lapse of time, which would be the case in 14 months. The court adjourned the hearing to 15 April. (Milliyet-TIHV, March 26, 2002)

The Dev-Yol trial

On 26 March Ankara Criminal Court No. 6 continued to hear the case of 23 alleged members of "Devrimci Yol" (Dev-Yol=Revolutionary Path). The original trial against 574 defendants had started at Ankara Military Court No. 1 on 18 October 1982. During the trial the number of defendants had risen to 723. On 17 July 1989 the court had announced its verdict. 7 defendants were sentenced to death, 39 to life imprisonment and 346 defendants had received sentences between 2 and 20 yearsı imprisonment. The 11th Chamber of the Court of Cassation had quashed the sentence of 23 defendants arguing that they should have been sentenced to death. During yesterdayıs hearing the prosecutor repeated the demand of death penalty for all 23 defendants. The defense lawyers asked for additional time to prepare their final statements and the hearing was adjourned to a later date. (Cumhuriyet-TIHV, March 27, 2002)

Demonstrations for and against Gold Mine

In Istanbul the police detained 36 people, who wanted to stage a protest against the company Normandy, which is operating a gold mine in Bergama-Ovacik using cyanide. The demonstrators were detained on the Asian side of the Bosphorus Bridge and released later in the evening. In Bergama the trade union Maden-Is organized a meeting against the closure of the mine. Villagers from the region protested against it. (Cumhuriyet-TIHV, March 27, 2002)

Akin Birdal on Trial

On 27 March Ankara Criminal Court No. 2 continued to hear the case of Akin Birdal, honorable chairman of the IHD on charges of insulting Turkey and the Turkish identity during a speech in Germany on the Armenian genocide. The court adjourned the hearing to establish the address of the reporter from the daily "Gözcü" that had cited the incriminating words. So far, eight hearings have been adjourned for the same reason. (Yedinci Gündem-TIHV, March 28, 2002)

Attack on IHD

On 27 March Beyoglu Penal Court No. 12 continued to hear the case of Zeki Genç, who on 15 November 2001 had attacked the IHD in Istanbul, and Bülent Sat and Turgay Araz, who helped him. The hearing was adjourned in order to establish his sound of mind. (Evrensel-TIHV, March 28, 2002)

Mine Explosion at Greek border

The names of the people, who recently died, when they stepped on a mine at the border to Greece, were announced as Sezgin Sayan (24) and Tahsin Esen (22). Their corpses were taken to Turkey on 27 March. (Evrensel-TIHV, March 28, 2002)

Legal Advise on Death Penalty

The Supreme Court of Administration (Danistay) presented its view on the abolition of the death penalty for certain crimes. The expertise followed the opinion of the Motherland Party (ANAP) and Democratic Left Party (DSP), who had argued that constitutional changes were not necessary. It only needed another law to lift the death penalty except for "situations of war, close to war or terrorist crimes". (Cumhuriyet-TIHV, March 28, 2002)

Torture in Istanbul

Students, who were detained in Istanbul, when they wanted to protest against an attack on students of the Pharmacological Faculty of Istanbul University on 16 March 1978 by sending telegrams to the Justice Minister, reported that they were tortured in detention, Gökmen Örnek, one of the detainees, who were released after 18 hours, fell ill, when he was at home and had to be taken to hospital. A physician looking at an x-ray that had been taken during detention stated that he had an injury coccyx, but did not want to report on this, when he heard that it had happened in detention. Reportedly the state hospital also refused to issue a report. Murat Kaymaz, who had difficulties in walking and talking, because of blows on his kidneys and his chin, was also unable to get a medical report. He stated that his friend Ali Kemal had an epileptic attack, but his handcuffs were not removed. (Evrensel-TIHV, March 29, 2002)

Students Dismissed

Following the incidents at Antep University during Ramadan (December 2001), when rightist students kidnapped leftist students, took them to the woods and beat them up, because they did not fasten, the administration now punished 22 students, who had been involved in the fight that broke out, when leftist students tried to stage a protest against the incident and were attacked by right-wing students. The students concerned reportedly belong to the group of leftist students. Permanently dismisseds were: Sahin Bakir, Orhan Çiftçi, Vural Tarla, Sezai Karatay, Sunrullah Canbey, Gökhan Kurtbeyoglu and Ali Sönmez. A ban for one term was issued for Salman Kilinç, Aydin Çelik, Anil Oktay Çelik, Ümit Özoktay, Yusuf Çiftçi, Haydar Akishan, Murat Aktas, Erol Kanar, Redi Adibelli and Zekeriya Çetinkaya and a ban for one week was issued for Özgür Vicdan, Durmus Saglam, Yilmaz Çaglar and Ismail Elmali. (Yedinci Gündem-TIHV, March 29, 2002)

Mortar Explosion

On 28 March the brothers Ahmet (11) and Mehmet Kuze (13) were killed by the explosion of a mortar. They had found the device near the gendarmerie station of Suçeken village, taken home to Yolderen village in Besiri district (Batman) and, after playing with it, thrown it into the stove. Their brother M. Sait (6) was seriously injured. (Cumhuriyet-TIHV, March 29, 2002)

Pressure in Prisons

Relatives of prisoners on trial for their connection to the PKK had come from Diyarbakir, Mersin and Adana to meet Mehmet Öztosun, deputy director for prisons within the Justice Ministry, on 28 March. He accepted a delegation of 4 relatives and lawyer Aygül Demirtas. The delegation complained that the costs for electricity had to be met by the prisoners and their families, the wards were frequently searched, visitors were subjected to disgraceful body searches, assaulted, insulted and arbitrarily detained and newspapers and journals not handed over to the prisoners. Mehmet Öztosun stated that the families could appeal to a court relating to the electricity bills. He promised to deal with the problems and to inform the prison supervisory commission. (Yedinci Gündem-TIHV, March 29, 2002)

Torture in Bozova

Soldiers from Yaylak Gendarmerie Station detained the juveniles Adnan Kocaoglu (16), Mevlüt Kocaoglu (17), Osman Kocaoglu, Müslüm Kocaoglu, Adem Bayan, Ramazan Özgül, Ömer Dogan, Osman Duran and the HADEP members Davut Duran, Fuat Kocaoglu, Mustafa Taskiran, Behçet Taskiran and Seydi Ercan from Hacilar village, Bozova district (Urfa) on 25 and 26 March, after a bust of Atatürk at the elementary school had fallen and been damaged on 22 March. The prosecutor later released the suspects. After release Adnan Kocaoglu said that he had been blindfolded, a weapon had been put to his head and he had been beaten. "I was detained at noon of 25 March. Until 3am the next morning we had to wait in the garden of the gendarmerie station. During this time my cousins and I were taken to the cells of custody, blindfolded and beaten. They wanted us to say that the elderly people had ordered us to damage the bust." His father Hamit Kocaoglu stated that he had been detained one day later, but the questions had not so much been connected to the bust, but the fact that HADEP had gained many votes in the village. Davut Duran and Salih Çetin had been detained, because they were members of HADEP, although they had no children at the school. (Evrensel-TIHV, March 31, 2002)

Hindrance for IHD Statement

On 29 March the headquarters of the IHD wanted to hold a press conference on their latest report on human rights. The conference in their own premises was observed by police officers, who did not want to leave. Subsequently Hüsnü Öndül, chairman of the IHD declared that he would not make any oral statement and distributed the report to the journalists. (30 March, Evrensel-TIHV, March 30, 2002)

Pressure in Prison

Realtives of some 120 prisoners in Midyat (Mardin) Prison appealed to the prosecutor asking for an improvement of the prison conditions. In reply the prosecutorıs office stated that the treatment was in line with the decrees issued by the Justice Ministry. The relatives alleged that they had to talk to the prisoners in rooms like cells, clothes and food was not allowed and women were bodysearched in a disgraceful manner. (Cumhuriyet-TIHV, March 31, 2002)

Death Penalty Demanded

On 28 March Istanbul SSC continued to hear the case of Ergin Atabay, Abdullah Günay, Azime Isik and Metin Yamalak tried with the demand of death penalty for "causing the death of 13 people by throwing molotov cocktails into the shopping center ŒBlue Bazaarı in Istanbul Göztepe on 13 March 1999". During the hearing Sahim Isik, the mother of Azime Isik, stated that she had been together with her daughter on that day and both had heard of the incident on TV. Defense lawyer Eren Keskin stated that the witnesses had given contradictory testimony to the police and witnesses existed to prove that Metin Yamalak had been in Adana on that day working for HADEP. The hearing was adjourned to 7 June. (Yedinci Gündem-TIHV, March 29, 2002)

Transfer and Detention of Trade Unionists

On 29 March members of the trade union Haber Sen wanted to protest against the disciplinary transfer of their members Zekeriya Aslan, Halil Yalçinkaya and Veysel Özdemir in front of the main post office in Gaziantep. The police did not allow them to read out a press statement and detained the chairman of Haber Sen in Adana, board members from Adana and Gaziantep and executives of the trade union Tüm-Bel-Sen. In Bismil three teachers of Bismil Lyceum, who are members of the trade union Egitim-Sen were disciplinary transferred to other places. Mesut Firat was transferred to Çankiri, Leyla Durmus to Isparta and Rojhat Kayran to Bilecik. (Evrensel, Yedinci Gündem-TIHV, March 30-31, 2002)

Attack by Right-Wingers

On 28 March right-wing students beat Onurkan Pekdemir (Avci) from Ankara Cumhuriyet Lyceum. He stated that he had been threatened earlier, because he did not follow the rules imposed by the right-wing students. He received a medical report certifying 2 daysı inability to work and informed the schoolıs administration of the attack. (Cumhuriyet-TIHV, March 30, 2002)

Detentions and Arrests

On 29 March, the prosecutor at Istanbul SSC released Deniz Zarakolu, daughter of Ayse Nur Zarakolu, owner of Belge Publishing House after taking his testimony. Siraç Tunç, teacher at the Ibrahim Öztürk Elementary School in Istanbul, who had been detained on 29 March, was arrested on 30 March. The teacher Ergün Kursun was released. On 28 March Mehmet Gündüz, representative of the journal "Özgür Halk" in Diyarbakir, was detained. In Adana Ali Aslan, Mehmet Çakmak, Mahmut Bagriyanik and Mustafa Alkis were arrested on charges of supporting the PKK. Another four suspects were released. (Yedinci Gündem-TIHV, March 30, 2002)

PRESSIONS SUR LES MEDIAS / PRESSURE ON THE MEDIA

WIPC: "Mini-democracy Package" Fails Writers

For over a quarter of a century, Turkey has been among those countries of highest concern to the writers' association, International PEN. From the mid-1970s through to the end of the 1990s Turkish prisons played host to dozens of writers at any one time.

The early 1990s saw a gradual change for the better. A major amnesty in 1991 led to the release of hundreds of political prisoners, among them many writers, editors, journalists and publishers. Since then, a series of legislative and constitutional amendments have led to gradual improvement for free expression.

Today PEN's records show only one writer, Fikret Baskaya, held in prison specifically for his writing. Yet there are at the same time over 100 writers, editors, journalists and publishers before the courts, a figure that is likely to be higher given that not all cases are reported to PEN. Writers who attempt to push the boundaries find themselves embroiled in lengthy trials, often lasting months, that are a financial and emotional drain. The majority of cases do not end in imprisonment, and acquittal is not uncommon. Yet the aim is to suppress those who criticise while at the same time avoid the scrutiny of the outside world, most notably within the European Union to which Turkey is seeking membership.

Law No. 4744 - the "Mini-Democracy Package"

Given that Turkey wishes to join the European Union and that it has been instructed to improve its human rights record as one of the conditions of entry, there were high expectations of the "mini-democracy package" (Law 4744) adopted by the Turkish government on 6 February 2002. Yet these hopes proved to be overly optimistic. Aimed at meeting the conditions set by the European Union, Law 4744 makes adaptations to Turkish law to meet Constitutional amendments adopted in October 2001. Yet the limited nature of the amendments, and indeed expansion of some articles to widen the types of cases that can be penalised, leads to the question of how real is the Turkish government's alleged commitment to human rights. Below is a summary of the main laws used to penalise free speech and the impact of Law No. 4744:

Article 8 - The Anti-Terror Law

Article 8 of the Anti-Terror Law has been used to penalise those who speak out in defence of the Kurdish community, in effect branding them as supporters of terrorism. Providing a maximum of three years in prison for "separatist propaganda", many writers who wrote of human rights abuses found themselves before the courts or even in prison. International condemnation of this law has led it to be used less widely than it has been in the past, in favour of laws on insult and incitement. Yet Fikret Baskaya has been detained since June 2001 to serve a 16-month sentence for his book entitled A Question of History?

Mehmet Uzun, a well-known Kurdish writer, is to be brought before the courts - on 16 and 19 April - in two separate cases under Article 8. The first for his book on Kurdish literature and language, the second for a speech made in Diyabakir in 2000. On 3 April Abdullah Keskin, a publisher, will go on trial for the publication of a book by US author and former Washington Post correspondent, Jonathan Randal, entitled After Such Knowledge, What Forgiveness? My Encounters in Kurdistan.

Furthermore, the "mini-democracy" package, rather than abolishing Article 8, had in fact extended it. Whereas before the amendments the law encompassed only "written and oral propaganda", it has been expanded to include visual "propaganda".

Article 312/2 - Turkish Penal Code

Aimed at penalising "incitement to hatred on the basis of class, religion or race", Article 312/2 of the Penal Code has been applied as a means of penalising writers who support minority issues. There are a number of writers, editors, publishers and journalists on PEN's records facing trial under this article. Some are being tried for their views on Islam: in late 2001, writer Emine Senlikoglu was tried for her opposition to the ban on girls wearing headscarves in school - she is appealing a 20-month prison term; Fehmi Koru, a journalist, is also appealing a 20-month sentence for supporting newspaper owner Mehmet Kutlular, himself sentenced to two years for claiming that the 1999 earthquake was "divine retribution". Those who write on Turkey's numerous minorities also find themselves on the wrong side of this law. Nese Düvel and her publisher Nihat Tuna are on trial for Duvel's book on the Alevite community; Selma Koçiva is similarly penalised for her book The Reality of the Laz Community. Meanwhile, the author of the widely acclaimed Culture of the Pontus, Omer Asan is awaiting the next stage of judicial proceedings for his widely acclaimed anthropological study of a small community in the Northeast of Turkey with Hellenic roots.

The "mini-democracy package" has narrowed down the law to include only "incitement . done in a form that could endanger public order", but the wording is still broad and is open to wide interpretation. Worryingly, the law added another category, "insulting a segment of the population or people's honour", as a new offence.

Article 159 of the Turkish Penal Code

Also widely used against writers is Article 159 of the Penal Code relating to "insult". The scope of the law is extraordinary. Writers who dare to criticise the Turkish institutions, ranging from the military, the judiciary, government offices or even the Turkish State itself, find themselves in the dock. Prison sentences are rarely the result of these trials, but emotional and financial cost can be. This article has led to those writing about human rights abuses by the army, specifically against the Kurds, before the courts. For example, currently on trial is Celal Baslangic for his book Temple of Fear, on the activities of the army against Kurds in the 1980s and 1990s; human rights lawyer, Eren Keskin, and journalist Erdol Tas, who covered her allegations of torture by the army, are also on trial; as is editor Erol Ozkoroy, whose article suggested undue military influence on the state institutions. Criticising the judiciary is also hazardous. Journalist Burak Bekdil, whose satirical article on the state of the judicial system could earn him a prison term, is awaiting his third trial hearing. In addition, writers Metin Munir and Semra Uncu are before the courts for an article condemning the appointment as prosecutor a man accused of criminal connections. It is also possible to "insult the Turkish nation" as Akin Birdal, a leading human rights activist who has also written extensively on human rights and democracy, has found.

The "mini-democracy package" has conceded that the penalties for "insult" had been too heavy and reduced the maximum penalty from six years to three. However, given that fines rather than prison sentences are the usual penalties under this article, this change will have no real impact. Yet it is evident that criminal law, specifically Article 159, is being used to penalise those who criticise the Turkish authorities and that it has no place at all in a democracy and should be repealed, allowing civil courts to adjudicate where individuals have suffered defamation.

The FoX Campaign

Since 1996, a remarkable campaign challenging the numerous laws that penalise free expression has been running in Turkey, headed by the musician and composer, Sanar Yurdatapan. The campaign centres around the publication of a series of booklets, entitled "Freedom of Expression" containing articles written by intellectuals, human rights and labour activists, lawyers, writers, artists, etc, to which sometimes over 1,000 other activists sign their names a joint publishers. Turkish legislation demands that such acts be brought to the courts. The complex Turkish legal system means that each booklet - several are published each year - entails lengthy trial processes. In most cases, individual FoX activists brought to the courts are served with short prison terms, fines or acquittal. Occasionally some have entered prison, most notably the FoX leader, composer Sanar Yurdatapan. In March 2002, several courts were hearing various charges against the "publishers" of two FoX pamphlets, 'FoX for All' and FoX 2001. Over 65 writers, artists, intellectuals, politicians and campaigners are involved in the processes. PEN has affiliated itself to this campaign, which it sees as a unique example of civil disobedience aimed at challenging and eventually overturning the burden of legislation used to suppress free speech in Turkey.

Although it welcomes the initiative to improve Turkish legislation in line with European Union accession requirements, International PEN is deeply disappointed by the limited changes to laws that are used to penalise freedom of expression in Turkey. Indeed it is alarmed that in some cases penalties have been increased, and the scope of repressive legislation widened.

International PEN calls on the Turkish authorities to review once again those laws under which writers, editors, publishers and journalists can be prosecuted solely for the writings. Specifically it considers Article 8 of the Anti-Terror Law to be in breach of international standards safeguarding the right to free expression and calls for its abolition. Also in need of urgent reconsideration are Articles 159 and 312/2 of the Turkish Penal Code, both of which are routinely applied to suppress free speech.

The continued detention of and trials against writers, editors, publishers and journalists under these laws is of ongoing concern. International PEN urges that all those currently imprisoned solely for their writings be freed, and calls for an end to trials against writers whose only act has been to exercise their right to freedom of expression. By so doing, the Turkish government will show its true commitment to the international standards to which it is a signatory, specifically Article 19 of the Universal Declaration on Human Rights, and Article 10 of the European Convention on Human Rights. (WIPC/IFEX, March 1, 2002)
 

Arrêté pour avoir menacé sur l'internet les intérêts américains

La police de la province d'Izmir (ouest de la Turquie) a arrêté un homme de 26 ans, Turgay Citraz, qui avait menacé sur l'internet une militaire américaine de s'attaquer à des intérêts américains dans la région si elle ne lui apprenait pas à fabriquer des explosifs, a annoncé vendredi l'agence de presse turque Anatolie.

Citraz, un ouvrier féru d'électronique, a exprimé cette menace dans un e-mail adressé à un officier féminin de l'armée américaine, avec laquelle il échangeait des courriers électroniques depuis deux ans.

Après que l'officier eut refusé de lui expliquer quelles proportions de produits chimiques il fallait mélanger pour obtenir des explosifs de plastic, Citraz lui a répondu qu'il allait faire exploser les installations américaines à Izmir (sur les rives de la mer Egée), qui abrite un site de l'Otan.

L'officier, dont le nom n'est pas connu, a alerté ses supérieurs qui à leur tour ont alerté la police turque. Celle-ci a découvert au domicile de Citraz des bombes à demi terminées, qu'il avait fabriquées en se documentant sur l'internet.

Citraz a été arrêté pour menaces et fabrication d'explosifs: il a expliqué qu'il était fasciné par les bombes depuis son enfance mais qu'il n'avait aucune intention d'attaquer les installations américaines. (AFP, 1 mars 2002)
 

Press Council raps press bill

The High Board of the Press Council has lashed at the new draft Press Law, branding it as anti-democratic, backward, and a threat to freedom of communication in the country if legislated by Parliament as it is.

In a written statement, the Press Council said that if the draft was legislated by Parliament, freedom of communication and press would be seriously hampered, and urged the government not to try to legislate it before getting the views of the press establishments.

The statement said that during the work on the draft, the views of press establishments were asked by the Justice Ministry, but despite this, the end product was far from being a democratic or contemporary text.

Stressing that the government had included in the National Program the amendments to be made in the Press Law in the short-term pledges to the European Union, the statement said the preamble of the National Program stated that the aim was to create a democratic society and a democratic Turkey where there would be full supremacy of law, but the draft Press Law prepared by the Justice Ministry contradicted all the targets of the program.

Underlining that the free circulation of news and the respect of the right to be informed were the fundamental elements of a democratic society, the statement said that while the Constitution stipulated that there would be no censorship of news, and that the duty of the press "to inform and criticize" were totally disregarded in the draft.

The power given in the draft to the "highest administrative official of a region" to decide on import and distribution of printed materials provided the executive with the privilege of intervention, a development contrary to the Constitution.(Turkish Daily News, March 4, 2002)
 

TV stations Closed

The High Council for Radio and TV (RTÜK) banned the broadcasting of "Günes TV" (Malatya) for 7 days on the grounds that deputies had been insulted during programs of the station. TV station Kanal 6 was banned from broadcasting for 3 days for programs against the rules of competition. The TV stations Kanal D, ETV (Antalya), Flash TV, CNBC-E, TGRT and CNN Türk were banned for one day each. (Radikal-TIHV, March 4, 2002)
 

Journalist Koru on Trial

On 5 March Istanbul SSC No. 2 acquitted the journalist Fehmi Koru for a comment he made on the TV station Kanal 7 after the earthquake of 17 August 1999. In his comment on 12 October 1999 he had argued that the earthquake had separated the people into believers and non-believers. In the verdict the court pointed at the changes to Article 312 TPC by Law No. 4744 stating that a statement had to "endanger public order" if evaluated as an offence according to Article 312 TPC. (Zaman-TIHV, March 6, 2002)
 

Journal Devrimci Demokrasi Confiscated

The last edition of the journal "Devrimci Demokrasi" was confiscated by Istanbul SSC on the ground of "making propaganda for the Workersı and Peasantsı Liberation Army of Turkey (TIKKO)". (Evrensel-TIHV, March 6, 2002)
 

TV station Punished

The High Council for Radio and TV (RTÜK) ordered ban on broadcasting for one day for "beer advertisement" in a TV serial named "Babysitter" on Star TV. RTUK also announced a further ban on broadcasting of Yeni TV for one day. (Sabah-TIHV, March 8, 2002)
 

Artists Convicted

On 8 March Erzurum SSC passed the verdict on Sinan Güngör, member of the music group "Munzur" and the theater player Erkan Güngör, who had been arrested on 10 August 2001. Both defendants were sentenced to 45 monthsı imprisonment for supporting an illegal organization. (Evrensel-TIHV, March 10, 2002)
 

Journalists detained and beaten

In Istanbul Altan Koman, reporter for the journal "Yasamda Atilim" and the owner Mikail Vayiç were detained. During a raid on their flat the guests Yilmaz Koruk, Meral Koca and Kaya Zeybek were also detained. After a football match between Petrolspor and Kayserispor on 10 March chairman of Batman Journalists and Publishers Association M. Kemal Çelik was beaten by policemen. Çelik was reportedly beaten due to an article published in Batman Post concerning the reaction of a policeman against women on 8 March Womenıs Day. Hüseyin Yildiz, distributor of the weekly "Yedinci Gündem" in Mus was detained on 10 March and taken to Mus Police HQ. (Cumhuriyet-Evrensel-Yedinci Gündem-TIHV, March 11, 2002)
 

Six Journalists of Yeni Asya Convicted

On 11 March Istanbul SSC No. 3 passed its verdict on 6 journalists from the daily "Yeni Asya". The court convicted them for an offence of Article 312 in various articles on the earthquake of 17 August 1999. Kazim Güleçyüz, managing director was sentenced to 20 months' imprisonment, Cevher Ilhan, the Ankara representative of the paper to 25 months, the journalists Ali Fersadoglu, Mustafa Özcan and Sevki Akgünler to 23 months' and 10 days' imprisonment and the editor-in-chief, Mustafa Döküler to 25 months' imprisonment. His sentence was commuted to a fine of TL 1.5 billion.  The sentences against Güleçyüz, Fersadoglu, Özcan and Akgünler were suspended. (Yeni Safak-TIHV, March 12, 2002)
 

Fogg case: Perincek faces three years imprisonment

Istanbul's Chief Public Prosecutor has completed its investigation and on Monday opened a case against chairman of the Labour Party and chief columnist of the Aydinlik weekly, Dogu Perincek, and the responsible director, Emcet Olcaytu, over the disclosure of the European Commission's representative Ambassador Karen Fogg's e-mail messages, the Anatolia News Agency reported.

The case was opened against Perincek and Olcaytu under Article 525 of the Turkish Penal Code, which relates to the misuse, with the aim of harming others, of a program, data, or any other factor of a system that has been passed through an automatic procedure.

The two face imprisonment of one-to-three years in the indictment, which additionally demands the payment of a heavy fine of up to TL 15 million.

Asked by the Turkish Daily News, Fogg refused to make any official comment on the decision, stating that the issue was one of judicial process.

Aydinlik published a series of e-mails that Fogg had sent to EU officials and Turkish journalists.

The magazine claimed that the e-mails showed that Fogg was disparaging senior politicians, and using her influence with Turkish journalists and officials to influence the political debate on certain issues, such as the freedom of expression and legal reform.

The military and the national intelligence service have denied passing the messages on.

Soon after the disclosure of her e-mail messages, Fogg sent a note to the Foreign Ministry, requesting that necessary steps be taken against the attack.

Anti-EU circles demanded that she be declared persona-non-grata and that she be deported from Turkey.

Foreign Minister Ismail Cem defined the incident as the ugliest of modern crimes, when asked to comment in Istanbul at the beginning of February, during the summit of the EU and the Organization of Islamic Conference.

The first publication of the e-mails angered the EU and prompted the Turkish government to forbid further publication, but Aydinlik defied the ban by publishing a second selection of Fogg's e-mails. A court ordered the issue to be seized from newsstands. (Turkish Daily News, March 12, 2002)
 

Court sentences five journalists

Istanbul State Security Court (DGM) has sentenced five journalists of the "Yeni Asya" newspaper to imprisonment of up to 25 months on charges of violating the Article 312 of the Turkish Penal Code, the newspaper officials said on Monday.

Editor in chief and head columnist Kazim Gulecyuz, Ankara representative and columnist Cevher Ilhan, and columnists Ali Fersadoglu, Mustafa Ozcan and Sevki Akgunler were accused of endangering public order by inciting unrest, rebellion, hatred, or secession on the basis of religion, race, or class, in their columns after the Aug. 17 earthquake.

Last year, the owner of daily newspaper Yeni Asya, Mehmet Kutlular, was sentenced to nine months of imprisonment on charges of violating Article 312 of the Turkish Penal Code with a speech made after the Aug. 17 Marmara earthquake.

Mehmet Kutlular indicated that the cause of the Aug. 17 earthquake was religious, and said that the epicenter of the earthquake, at Golcuk Naval Base, was a punishment. Kutlular stated that the plans regarding Feb. 28 were made by air force commander Vice Adm. Guven Erkaya, the earthquake was a warning to those who wanted to ban the headscarf. (Turkish Daily News, March 12, 2002)
 

Un député ultra-nationaliste fait la guerre aux mauvaises moeurs

Un député ultra-nationaliste turc veut adresser une lettre aux gouverneurs du pays pour leur demander de faire respecter une ancienne circulaire controversée censée faire respecter les bonnes moeurs, a rapporté mardi le journal à gros tirage Sabah.

Cette circulaire avait été publiée en 1997 par l'ex-ministre islamiste de la Justice Sevket Kazan, aujourd'hui interdit de politique après la fermeture de son parti de la Prospérité (Refah) en 1998 pour "activités anti-laïques".

La police doit ainsi intervenir contre des personnes à l'habillement "trop provocant", comme des chemisiers transparents ou laissant le ventre à l'air, a déclaré Ahmet Cakar, du parti de l'Action nationaliste (MHP) membre du gouvernement, et responsable de l'administration du parlement, cité par Sabah.

Il s'est dit opposé au fait que les couples s'embrassent en public, "même mariés" et au port du short par les hommes comme par les femmes "car cela est contraire aux us et coutumes turques", dans un pays candidat à l'intégration à l'Union européenne.

Il a affirmé que de "agents secrets étrangers oeuvraient sur le sol turc pour anéantir les valeurs morales de la société turque" musulmane.

M. Cakar avait créé une controverse dans le passé en s'opposant à des défilés de mode des créateurs turcs dans les anciens palais ottomans, dont la gestion appartient au parlement, arguant que des "mannequins à moitié nus ne peuvent souiller l'histoire ottomane". (AFP, 12 mars 2002)
 

Le poète Nazim Hikmet rayé des registres de l'état civil turc

Le ministère turc de l'Intérieur a demandé que le poète Nazim Hikmet soit finalement rayé des registres de l'état civil, parachevant ainsi un décret qui l'avait déchu de sa nationalité turque 51 ans auparavant.  Nazim Hikmet avait été déchu de la nationalité turque par un décret adopté en juillet 1951 pour ses idées communistes.

Ce scandale politico-militaire coïncide avec une série de célébrations du 100e anniversaire du poète. Une partie de célébrations sont organisées en Europe sous l'égide des ambassades turques afin de tromper  l'opinion européenne et des immigrés progressistes d'originaire de Turquie sur le caractère réel du régime répressif d'Ankara.

Il s'est avéré récemment lors d'un vaste projet d'informatisation des données des registres de l'état civil que la décision du conseil des ministres de priver Nazim Hikmet de sa nationalité turque n'avait en fait pas été enregistrée.

51 ans après cette décision, le ministère de l'Intérieur a ordonné le 8 mars dernier au bureau de l'état civil de Kadikoy, un quartier d'Istanbul, de faire les corrections nécessaires.

Considéré comme le poète le plus important et le plus novateur du XXème siècle en Turquie, ami de Jean-Paul Sartre, Louis Aragon, Pablo Neruda ou encore Miguel Angel Asturias, Nazim Hikmet, né en 1902 à Salonique, avait fui la Turquie en 1950 et s'était exilé en URSS en 1951, après de longues années passées dans les prisons turques.

Après qu'Ankara l'eut déchu de sa nationalité, Hikmet avait adopté la nationalité polonaise. Il mourut en 1963 à l'âge de 61 ans à Moscou, où il fut inhumé.

Les oeuvres de Nazim Hikmet ne sont plus censurées en Turquie, mais le gouvernement refuse toujours de rétablir sa nationalité turque à titre posthume.

L'année dernière, une vaste campagne avait été lancée pour demander la réhabilitation du poète, et un demi-million de signatures avaient été recueillies en ce sens puis adressées au Premier ministre turc Ecevit.

La soeur de l'écrivain, Samiye Yaltirim, avait fait une première demande pour qu'il recouvre à titre posthume sa nationalité en 1988, et avait créé en 1991 une Fondation Nazim Hikmet, qui a multiplié les recours, y compris en justice, pour cette réhabilitation. (AFP, 13 mars 2002)
 

Investigation Against Lawyers, Book Confiscated

The prosecutor at Ankara SSC started an investigation against the lawyers Ibrahim Açan and Kazžm Bayraktar on the allegation of "supporting armed gangs". The book of Ibrahim Açan entitled "No Justice Here" was confiscated on orders of Ankara SSC. (TIHV, March 13, 2002
 

Sentence for Internet Forum

On 12 March Istanbul Criminal Court No. 4 passed a second verdict against Coskun Ak. The sentence of 40 months' imprisonment was commuted to a fine of TL 6 million (appr. $ 4). Coskun Ak had been in charge for the human rights forum of the internet provider Superonline and was put on trial for a message posted by an unknown participant. An earlier conviction by Istanbul Criminal Court No. 4 had been quashed by the Court of Cassation ruling that further investigation was necessary to establish the decree of responsibility of Mr. Ak. The court decided that there was no need for further investigation and convicted the defendant for "insulting the armed forces and the judiciary". (Cumhuriyet-TIHV, March 13, 2002)
 

IFJ concerned over journalist's ongoing trial and detention

In a 14 March 2002 letter to Minister of Justice Hikmet Sami Turk, IFJ expressed its concern over the ongoing trial and detention of journalist Memik Horuz, currently held in Sincan F-type isolation prison in Ankara.

According to IFJ's information, Horuz was arrested on 18 June 2001 in Istanbul by the Turkish state security forces. He has been held in detention since his arrest until the present day.

At first, it was alleged that there was a complaint filed against him for carrying out an interview with an illegal organisation and publishing this in a newspaper. No actual evidence has ever been offered. The prosecution's key source is the "confession" of an individual who has turned state witness. Horuz's lawyers have provided overwhelming evidence beyond any doubt that disproves all of the state's claims and proves as false any claims and allegations made in the confessions of the state witness. The prosecutor subsequently dropped the original charges in the recent court hearing in February, but issued new charges accusing Horuz of belonging to a banned organisation. His case will now come before the courts on 18 March.

According to the IFJ, Horuz's eight-month trial and captivity is a mockery of justice and is in clear breach of his right to freedom of speech and expression. This abuse of the judicial system and the complete disrespect of all international conventions on human rights are designed to deny the human rights not only of Horuz, but the whole of society. The International Covenant on Civil and Political Rights, to which Turkey is a party, states: "Everyone shall have the right to freedom of expression; this right shall include freedom to seek, receive and impart information and ideas of all kinds, regardless of frontiers, either orally, in writing or in print".

Horuz is married and the father of two children. He has worked for "Ozgur Gelecek" ("Free Future") since 1993. He is one of many progressive journalists in Turkey to suffer frequent harassment and intimidation and he spent several years in prison in the 1980s. Before his arrest in June, he was detained on 2 April at the Istanbul security headquarters where he went for a passport application. He was strip-searched and interrogated.(IFJ/IFEX, March 14, 2002)
 

Ex-Teacher and Writer on Trial

On 15 March Istanbul Criminal Court No. 6 passed its verdict on retired teacher and author of several books, Hasan Basri Aydin. Four separate cases on various articles and speeches of Mr. Aydin had been combined, the latest referring to a petition to the Justice Minister of 26 January 2001. He had criticized the government for not ruling the country properly and committing murder, because the prisoners Murat Dil and Sevgi Ince were not treated. The court convicted him for violations of Articles 158 and 159 TPC (insulting the authorities) and sentenced him to 40 monthsı imprisonment. (Yedinci Gündem-TIHV, March 16, 2002)
 

Journal Partizan Confiscated, Journalist Detained

Istanbul SSC ordered the closure of the journal "Partizan" for one month and imposed a fine of TL 3.96 billion on the grounds that some articles in the 140th edition of the journal were against national security. Deniz Sevimli, reporter for the journal "Yasamda Atilim" was detained on 16 March, when she observed celebrations of Newroz in Istanbul Gazi quarter. During the celebrations another 10 people were also detained. In Antakya Ali Kalik, reporter for the weekly "Yedinci Gündem" was detained on 17 March, but released after two hours. (Evrensel-Yedinci Gündem-TIHV, March 16-17, 2002)
 

Journalist Memik Horuz before state security court

Memik Horuz, Turkish journalist of Ozgur Gelecek (Free Future) and Deputy Chairman of the International League of Peoples' Struggle (ILPS), was presented on March 18, 2002 before the State Security Court No. 2 in Ankara, Turkey. He has been unjustly imprisoned since 8 months ago.

In a statement on the accusations against him, Horuz declared: "I will not abandon my ideas; I am proud of them. But I will never accept the conspiracy made against me."

Horuz is facing new charges of belonging to an illegal organization following the dropping of earlier charges of having conducted an interview with a member of a banned organization and publishing it.

During the hearing, delayed for more than two hours due to the non-appearance of the state witness Erol Cetin, the state security court decided not to grant the demand for Horuz's immediate release filed by his lawyer Filiz Kalayci.

In attendance during the court hearing was the delegation of the International Campaign to Free Memik Horuz led by Hon. Crispin Beltran, member of the Philippine Parliament and Chairman of the ILPS. Other members of the delegation included five lawyers from The Netherlands, Belgium, United Kingdom and two medical doctors from Belgium.

On the eve of the hearing, the delegation members conducted an interview with the lawyer Kalayci and Ms. Seza Horuz, the wife of Memik and member of the Human Rights Organization in Turkey, and political prisoners on temporary release.

The delegation expressed its concern about the increasing intimidation against Turkish lawyers and human rights advocates. For example, Kalayci and 26 colleagues are due to appear in court to face charges as a result of having defended the victims of the September 26 massacre in Ulucanlar prison.

Another charge is made against her for allegedly being a member of an illegal organization and for having slandered the Turkish government.

The delegation interviewed political prisoners who had been on hunger strike to protest against the F-type cells which are declared by the World Medical Association and many other Turkish experts as a form of psychological torture. (PRW, 18 March 2002)
 

Journal Isci Koylu Confiscated

The edition of 15 March to 28 March of the journal "Isçi Köylü" was confiscated on orders of Istanbul SSC on the grounds that some articles contained separatist propaganda. (Evrensel-TIHV, March 19, 2002)
 

Journalists Mehmet Sevket Eygi on Trial

On 20 March Istanbul SSC started to hear the case of journalist Mehmet Sevki Eygi and the editor-in-chief of the daily "Milli Gazete". The trial is related to an article, published on 15 November 2000. During the hearing Mr. Eygi said that the article was only a criticism of a bad administration. (Yeni Safak-TIHV, March 21, 2002)
 

Une télévision suspendue pour la diffusion du Big Brother turc

Le Haut conseil de l'audiovisuel turc (RTUK) a décidé de suspendre pendant une semaine la chaîne de télévision privée Kanal 6 pour la diffusion du Big Bother turc, "contraire à la structure familiale turque", a indiqué jeudi à l'AFP un responsable de l'organe de contrôle des médias.

Le rapport élaboré par un branche du RTUK chargée de suivre les émissions de télévision souligne qu'"une concurrence acharnée" se poursuit lors de l'émission, accompagnée de "vives disputes" lors desquelles des insultes sont fréquemment proférées, a-t-il précisé.

De nombreuses plaintes ont été déposées auprès du RTUK pour l'interdiction de cette émission qui fait pourtant fureur en Turquie, a-t-il ajouté.

Le vice-président du parti islamiste turc Justice et développement (AK), Bulent Arinc, a ainsi demandé au RTUK d'arrêter sa diffusion car il "incite le peuple au voyeurisme".

Il estime également que ce genre de programme encourage le peuple turc en proie à de difficultés économiques en raison d'une des pires récessions de son histoire, à "sacrifier tout pour l'argent et la célébrité".

Kanal 6 diffuse depuis trois semaines 24 heures sur 24 une troisième variante d'un huis-clos télévisé où 15 personnes, hommes et femmes, vivent pendant 15 semaines sous l'oeil de nombreuses caméras. (AFP, 21 mars 2002)
 

RSF dénonce la "répression de la libre expression"

Reporters sans frontières "s'est indignée" vendredi de la condamnation de la chaîne de télévision Gun-tv à un an d'écran noir, estimant que "la répression de la liberté d'expression n'a jamais été aussi grave en Turquie".

"Dans une lettre adressée à Nuri Kayis, président du Haut Conseil de la Radio et de la Télévision (RTUK), RSF s'est indignée de la condamnation de la chaîne de télévision Gun-tv à un an d'écran noir pour diffusion de chansons en langue kurde", écrit l'organisation de défense de la liberté de la presse dans un communiqué.

"La répression de la libre expression n'a jamais été aussi grave en Turquie, au moment où des réformes sont censées être mises en oeuvre pour rapprocher la Turquie de l'Union européenne et de ses standards en matière des droits de l'Homme", poursuit le texte.

Un sursis de dernière minute a évité à Gun-tv, condamnée à un an d'écran noir, d'être coupée par la police vendredi. La décision frappant la chaîne, sous réserve qu'elle soit confirmée en appel sous quinzaine, est la plus lourde jamais décrétée par le RTUK. (AFP, 22 mars 2002)
 

Ayse Nur Zarakolu on trial even after her death

On 21 March Istanbul SSC No. 1 heard the case of Ayse Nur Zarakolu, owner of Belge Publishing House, who had died recently. She had been indicted with separatist propaganda for publishing a book by Hüseyin Turhalli, former chairman of the Democracy Party (DEP) for Diyarbakir province, entitled "Songs of Freedom". During the hearing her husband Ragip Zarakolu stated that this would have been the 34th court case against his wife, if she had been alive. The court adjourned the hearing to 4 June awaiting the registration of her death. (Yedinci Gündem-TIHV, March 22, 2002)
 

RTÜK decision stopped

Ankara Administrative Court No. 8 ordered to stop the implementation of a penalty by the High Council for Radio and Television (RTÜK) against Gün TV, broadcasting from Diyarbakir. RTÜK had ordered a 365 daysı ban on broadcasting because the station had played Kurdish and Armenian music. The ban would have started on 23 March. (Evrensel-TIHV, March 22, 2002)
 

Turkish activist Yurdatapan awarded for ingenuity

A Turkish human rights activist has won an award for his ingenious efforts in fighting Turkeyıs harsh laws on freedom of expression‹by pressuring often unwilling judges to find him and other intellectuals guilty of breaking them.

Composer Sanar Yurdatapan was handed an award for circumventing censorship earlier this week by the London-based Index on Censorship. Yurdatapan has organized a group of Turkish writers and intellectuals who collectively challenge laws seen as repressive and question state policies on free speech issues.

"It's a kind of guerrilla tactic," Yurdatapan said Friday of his campaign, which has seen dozens of famous Turkish artists sign their names as publishers of books and pamphlets that intentionally break the law. That way, the courts are obliged in theory to punish all of them‹provoking international outrage, and highlighting the restrictions on freedom of speech in a country that is attempting to join the European Union and is under EU pressure for reform. "They canıt put us all in prison, it would be a scandal," Yurdatapan said in an interview with AP.

Since the groupıs debut in 1995 -- when authorities had to abandon a case against 185 intellectuals, after the preliminary stage of identifying and questioning the suspects took nearly three years‹ the government has countered by amending laws to undermine the strategyıs effectiveness. The judiciary, too, has sometimes shied away from delivering verdicts that would invite international condemnation.

Yurdatapan said that when a court found in favor of one of the groupıs publications, saying it did not break the law, "then we went to the Supreme Court to fight the acquittal." "They agreed with us, they told the lower court, 'Itıs very clear that a crime has been committed, you have to punish them,'" he said.

Yurdatapan said his group "deliberately include at least one so-called 'crime'" in the books and pamphlets in support of those who speak out on issues such as the government's war against autonomy-seeking Kurdish rebels, the suppression of Kurdish identity, and strict secularist policies.

Politically, it is a multi-hued movement, with publications defending the rights of Islamists and Kurdish activists as well as leftists. So far, the seven-year campaign has brought Yurdatapan a two-month prison sentence, which he has served. The sentence was handed down by a military court for a book published in support of a conscientious objector. "We made no defense, because we donıt recognize it as a legitimate court," Yurdatapan said.

He said he had appealed to the European Court of Human Rights against the verdict, and hoped that a favorable decision from that court would mark the "beginning of the end" of the Turkish system of military courts. The courts have jurisdiction over cases deemed to involve attacks on the powerful military. (AP, March 22, 2002)
 

Journalist Ali Bayramoglu on Trial

The case against the journalist Ali Bayramoglu and editor-in-chief of the daily "Sabah", Semra Uncu, concluded at Istanbul Penal Court No. 2 on 22 March with acquittal from charges related to the article "Chaos in Ankara". dated 10 May 2001 (Radikal-TIHV, March 23, 2002)
 

Une chaîne de télévision condamnée à un an d'écran noir

Dans une lettre adressée à Nuri Kayis, président du Haut Conseil turc de la Radio et de la Télévision (RTÜK), RSF s'est indignée de la condamnation de la chaîne de télévision Gun-tv à un an d'écran noir pour diffusion de chansons en langue kurde. Cette décision a été suspendue "provisoirement", le 22 mars 2002, par le Tribunal administratif n°8 d'Ankara.

"Cette "sanction" est, ni plus ni moins, une fermeture autoritaire d'un média, pour diffusion d'une musique "interdite". La répression de la libre expression n'a jamais été aussi grave en Turquie, au moment où des réformes sont censées être mises en oeuvre pour rapprocher la Turquie de l'Union européenne et de ses standards en matière de droits de l'homme !" s'est indigné Robert Ménard, secrétaire général de RSF. "Si cette condamnation devait être confirmée, ainsi que plusieurs autres frappant régulièrement les médias dans le sud-est du pays, elle confirmerait que les engagements turcs sont de pure façade, et que le régime durcit encore la répression. Nous vous demandons de revenir sur cette décision manifestement disproportionnée" a ajouté Ménard dans sa lettre.

D'après les informations recueillies par RSF, la chaîne de télévision Gun-tv a été condamnée à un an d'écran noir pour diffusion de chansons en langue kurde. Cette décision a été suspendue "provisoirement", le 22 mars, par le Tribunal administratif n°8 d'Ankara. Le sud-est de la Turquie, à majorité kurde, est régi par des "lois d'exception" particulièrement répressives pour la presse et les médias audiovisuels. Les sanctions du RTÜK se sont multipliées ces derniers mois à l'encontre des médias utilisant la langue kurde. (RSF/IFEX, 25 mars 2002)
 

Journal Idea Politika Confiscated

The final issue of the journal "Idea Politika" was confiscated on orders of Sisli Penal Court No. 1 on the grounds that "the articles contained an insult to the government and the armed forces". (Radikal-TIHV, March 26, 2002)
 

"Freedom of Thought 2000" Trial

On 26 March Istanbul SSC No. 5 started to hear the case of 15 intellectuals, who had signed the booklet "Freedom of Thought ­ 2000" as publishers. After the first trial 16 defendants, namely Vahdettin Karabay, Salim Uslu, Siyami Erdem, Hüsnü Öndül, Yavuz Önen, Cengiz Bektas, Atilla Maras, Yilmaz Ensaroglu, Zuhal Olcay, Lale Mansur, Sanar Yurdatapan, Ali Nesin, Erdal Öz, Ömer Madra, Etyen Mahçupyan and Sadik Tasdogan had been acquitted by Istanbul SSC No. 5 on 13 February 2001 of charges of "incitement to enmity and hatred". The 9th Chamber of the Court of Cassation had quashed the verdict for 15 defendants in June 2001 arguing that they should be charged with "publishing material, which the law counts an offence". The verdict against Sadik Tasdogan was confirmed. During yesterdayıs hearing the defendants Mehmet Sanar Yurdatapan, Ayse Lale Mansur and Zuhal Olcay Bilginer stated that they wanted to be charged with the correct provision. The court adjourned the hearing to 11 June. (TIHV, March 27, 2002)
 

Ban for Radio and TV stations

The High Council for Radio and Television (RTÜK) ordered bans on broadcasting for ART radio, broadcasting in Ankara, for 90 days, Kanal 6 for 7 days and ATV, Bizim Imparator FM and Özgür radio for one day each. (Yeni Safak-TIHV, March 27, 2002)
 

Editor, writers appear in court, trials continue

As International PEN's Turkey Campaign continues, the organisation has reported on new developments in the cases of Melih Pekdemir, Asiye Güzel Zeybek and "FoX 2000".

Pekdemir, a writer and publisher, appeared before the Supreme Court in Istanbul on 27 March 2002 to appeal against a three year and nine month sentence for his book on Kurdish issues. International PEN considers the sentence to be a violation of Pekdemir's right to freedom of expression and is calling for the charges to be dropped. The trial was postponed to 17 April, when the final verdict will be made.

The trial of Zeybek, former editor of a radical newspaper, is yet to conclude over five years after her arrest. The latest hearing on 27 March was a continuance of a series of hearings on her case that started in 1997. Zeybek claims to have been raped in custody and her alleged attackers have not been prosecuted. International PEN is deeply concerned by the extreme length of Zeybek's trial, during which time she has remained in prison, and is calling for a review of the decision not to proceed with the investigation into her alleged torturers.

Zeybek's next trial hearing is due on 5 June, when a final decision on her case is expected.

In the "FoX 2000" case, six writers -Yavuz Onen, Cengiz Bektab, Mehmet Atilla Maras, Erdal Oz, Etyen Mahcupyan and Sanar Yurdatapan- are among fifteen individuals who appeared in court on 26 March to hear the continuing trial against them for their collective publication of a book entitled "FoX 2000" ("Freedom of Expression 2000").

The trial, which was opened in October 2001, is to have another hearing on 11 June. International PEN believes that the prosecution of the FoX defendants reveals the extent to which Turkish legislation is used to suppress legitimate commentary on issues ranging from minority rights to allegations of corruption. (WiPC/IFEX, 28 March 2002)
 

Theater Players on Trial

On 27 March Beyoglu Penal Court No. 10 started to hear the case of theater players from the Mesopotamian Culture Center (MKM), who wanted to stage a play on Taksim Square on New Yearıs Eve. Ali Köroglu, Alisan Önlü, Gülçin Özge Sarisoylu, Mehmet Dalmaz, Resul Karabulut, Ilker Abay and Serap Sönmez are charged with staging an illegal demonstration. The hearing was adjourned to a later date. (Evrensel-TIHV, March 28, 2002)
 

14 Journalists in Jail

Oktay Eksi, chairman of the Press Council, announced that 14 journalists had been imprisoned in Turkey as of 1 January 2002. He stated that one of them, Mehmet Kutlular, had been released and named the others as Asiye Güzel Zeybek, Fatma Bilgin, Faruk Demirel, Fikret Baskaya, Hasan Hüseyin Ebem, Hasan Özgün, Kemal Evcimen, Mehmet Tari, Mustafa Benli, Nurettin Sirin, Özgür Çelik, Sadik Çelik, Serdar (Serdal) Gelir and Süleyman Altun. Among them Kemal Evcimen, Mustafa Benli, Nurettin Sirin and Sadik Çelik had been convicted for membership of an illegal organization, although they had been tried in connection with their journalistic activities and recommended retrials for them. He added that another 11 persons might have been imprisoned for their journalistic activities, but the Council had been unable to collect sufficient information. (Radikal-TIHV, March 28, 2002)
 

Journalists and Trade Union officials on Trial

On 27 March Istanbul SSC continued to hear the case of 18 defendants including journalists and trade unionists charged with membership and support for the Marxist Leninist Communist Party (MLKP). In summing up the case the prosecutor demanded sentences for membership of the MLKP (Article 168 TPC) for the journalist of the journal "Atilim", Asiye Güzel Zeybek, Gönül Karagöz, Arif Çelebi, Zabit Iltimur and Erdogan Ber and a sentence for support of the MLKP for the editing manager of the journal "Özgür Atilim", Bayram Namaz. He wanted the defendants Süleyman Yeter (died under torture), Mukaddes Çelik, Necati Abay (trade unionist), Hasan Ozan, Sultan Arikan Seçik (journalist), Birsen Kaya, Sedat Senoglu, Erdogan Yilmaz, Ayse Yilmaz, Ferhat Akçay and Mesut Gerçek to be acquitted and the file of Serdar Güzel, who was not apprehended, to be separated. One trial concerning torture of the defendants is continuing at Istanbul Criminal Court No. 7 and the death in custody of Süleyman Yeter is subject of a trial at Istanbul Criminal Court No. 6. An investigation into allegations by Asiye Güzel Zeybek to have been raped in detention, ended in November 2000 with a decision not to prosecute anybody. (TIHV, March 29, 2002)
 

Ban on Radio Station

Ankara Administrative Court No. 4 stopped the implementation of a 15 daysı ban on broadcasting imposed by the High Council for Radio and Television (RTÜK) on Radio "Dünya" (Adana). The ban had been announced for playing a Kurdish song in the program called "Journey in Life", which had been broadcasted on 22 March. (Yedinci Gündem-TIHV, March 29, 2002)
 

POLITIQUE INTERIEURE / INTERIOR POLICY

The constitution orders state-worship

We are still living with the 20-year-old Sept. 12 Constitution, though we have made some alterations to it. The basic principle of this steel garment is bringing the State into the foreground while the individual gets pushed into the background. However extensively we may have amended it, it still remains inadequate

It just does prove satisfactory. There is no end to calls for further constitutional amendments.

The "garment," that is, the Sept. 12 Constitution, was made exactly 20 years ago. The tailors used a steel model to rid the country of the right-left clashes of the 1970s when the number of daily murders had, at some point, climbed to 25. This garment, adopted by a majority of more than 90 percent in a 1982 referendum, soon proved to be too tight for society. As of 1987, it has undergone four major alterations including those in 1993-1995 and 1999. Of its 177 articles, 31 have been amended.

Still, that was not enough.

The bolts had been so firmly put in place, that is, security articles were put into the Constitution in such a recurrent manner, one on top of another, that even the 37 amendments made in the Constitution as a package recently, have not proved adequate. The changing Turkey and the changing world are still putting a strain on the Constitution.

Professor Mustafa Erdogan, is one of the experts that has examined the Sept. 12 Constitution best. According to him, those who drafted our Constitution were motivated by certain value judgements:

1. Priority is given to the State at any cost. One must prevent the questioning of the "governmental wisdom." In other words, the State is considered an entity that is superior to society and to the law, an entity that can ignore human rights.

2. The State is based on a certain ideology, that is, nationalism and secularism.

3. Freedoms and the society are perceived as a threat to State authority.

4. Pluralism -- that is, different views -- is rejected.

5. There is a passionate drive to perpetuate State control over the public resources.

It was with this kind of mentality that the 1982 Constitution was prepared.

This is why it is bursting at the seams.

How should a liberal constitution be?

We are now in the 2000s.

The society's needs and the world conditions are quite different, and there is no point in living with the old fears. We must now prepare a liberal constitution, especially if we want to join the European Union.

Again, according to professor Erdogan, a constitution must be prepared along the following lines if we want it to be able to "carry" our country from now on and to establish social peace:

1. The insistence on the "superiority of the State" must come to an end. The emphasis must no longer be on the "State with an ideology." Priority must be given to the rule of law.

2. A human rights regime must be established according to universal standards. The free expression of views must be something protected by guarantees.

3. The Political Parties Law and the Election Law must be amended. All political parties must be given both freedom and guarantees.

4. The military-civilian balance must be rearranged and the checks and control mechanisms must be rendered operant.

5. The judiciary must be enabled to function in an entirely independent and neutral manner.

6. Measures must be taken to establish a free, open and competitive market.

7. Measures must be taken to ensure decentralization, that is, to give the local administrations wider powers. The elected municipal authorities must no longer be under the supervision of the governors.

It is not easy to attain the ideal

It is not easy to make an ideal constitution for a country such as Turkey, where two-thirds of the population is younger than 18 years old, that is, a country where the values are rapidly changing, a country with a wide income gap, a country with various groups of influence.

In line with the changing conditions, the laws too will change, and, in the end, a compromise will be reached at a certain point.

Let us just work out that compromise before society becomes like a powder keg about to explode. (Mehmet Ali Birand, Turkish Daily News March 22, 2002)
 

Une série de lois pour se mettre au diapason de l'UE

L'Assemblée nationale turque a adopté mardi une nouvelle série de lois visant à élargir les libertés fondamentales en Turquie pour rapprocher le pays des normes de l'Union européenne (UE).

Certains des amendements constitutionnels adoptés en octobre dernier pour améliorer la situation de la Turquie en matière de libertés fondamentales ont ainsi été intégrés dans la législation.

L'un d'eux abolit un article du code de la presse interdisant l'usage d'une "langue interdite", ce qui devrait ouvrir la voie à l'utilisation légale du kurde dans la presse, tolérée depuis longtemps par les autorités.

L'UE réclame à la Turquie plus de droits culturels pour sa population kurde, notamment une télévision et un enseignement en kurde.

Une autre disposition rend plus difficile l'interdiction des partis politiques, instaurant à la place, en fonction de la gravité des incriminations, un système privant les privant d'aides publiques.

Les partis pro-kurdes et pro-islamistes ont régulièrement été interdits par la justice turque. Le parti pro-kurde de la Démocratie du Peuple (HADEP) est menacé actuellement d'une telle interdiction pour liens avec les séparatistes kurdes de Turquie.

Un autre amendement adopté stipule que les compensations décidées par la Cour européenne des droits de l'Homme contre la Turquie pour "torture et traitements cruels et inhumains" seront payées par le fonctionnaire responsable des traitements dégradants.

Le gouvernement espère ainsi dissuader les agents de l'ordre public de recourir à la torture -notamment dans le sud-est à majorité kurde- pour laquelle la Turquie est régulièrement condamnée par la Cour de Strasbourg.

D'autres dispositions renforcent le droit d'association et de manifestation.

Une première série de dispositions visant à élargir la liberté de pensée et d'expression, adoptée en février par les députés turcs, avait reçu une pluie de critiques pour son insuffisance en Turquie et en Europe.

Le ministre turc de la Justice, Hikmet Sami Turk, a promis mardi, après l'adoption des nouvelles dispositions, que la Turquie poursuivrait ses efforts pour répondre aux standards de l'UE. "Nous allons adopter de nouvelles lois qui amélioreront la démocratie et étendront les droits fondamentaux et les libertés", a-t-il déclaré, cité par l'agence de presse Anatolia.

La Turquie, candidate à l'UE depuis décembre 1999, n'a pas encore ouvert de négociations d'adhésion avec l'UE, car elle doit auparavant respecter les critères de Copenhague sur les droits de l'homme et la démocratie. (AFP, 26 mars 2002)
 

FORCES ARMEES / ARMED FORCES

Hositilité des généraux turcs à l'Union européenne

La bipolarisation entre les eurosceptiques et les pro-européens bat son plein en Turquie depuis que le secrétaire général du tout puissant Conseil de sécurité nationale (MGK), le général Tuncer Kilinç, a, le 7 mars, déclaré que "la Turquie ne voit pas le soutien de l'Union européenne s'agissant des questions d'intérêts nationaux. La Russie est également dans une certaine solitude. En connaissance de cause et sans négliger les Etats-Unis, je pense que l'on se doit de se lancer dans une nouvelle recherche comprenant l'Iran".

Intervenant dans le cadre d'un symposium organisé par le commandement de l'académie de la guerre, le général Kilinç a indiqué que ceci reflétait son "opinion personnelle". Mais les observateurs notent que ses propos seront pris en considération comme indicatif d'une certaine école de pensée au sein de l'armée mettant en lumière les inquiétudes de l'aile conservatrice qui pense que les réformes d'harmonisation entreprises pour l'adhésion à l'Union européenne pourraient endommager l'unité et l'intégrité territoriale de la Turquie ou plus prosaïquement réduire la mainmise de la hiérarchie militaire sur la vie politique du pays.

Les remarques du général sont apparues comme une réponse directe à Mesut Yilmaz, vice-Premier ministre chargé des affaires européennes au sein du gouvernement de coalition, qui avait appelé, dans une interview accordée au magazine Tempo du 6 mars, au référendum pour déterminer si oui ou non la Turquie devait adhérer à l'UE, en espérant qu'un "oui" massif aura pour résultat de faire pression sur les eurosceptiques conservateurs.

Mesut Yilmaz avait également accusé son partenaire de la coalition, Devlet Bahçeli, leader du parti de l'action nationaliste (MHP-ultra nationaliste), de "se cacher derrière l'armée" dans son opposition aux réformes nécessaires pour l'UE.

Devlet Bahçeli avait alors rétorqué que Mesut Yilmaz jouait "un jeu dangereux".

Le chef d'état-major turc, le général Huseyin Kivrikoglu, a, quant à lui, déclaré, dans une interview accordée à la Revue de la défense et de l'aviation, que "l'Union européenne est une obligation géopolitique", tout en accusant les pays européens de soutenir "des actes terroristes contre la Turquie".

Ce débat s'envenime alors que l'échéance pour les conditions à court terme de l'UE relatives à la Turquie prendra fin mi-mars.

"Il y a donc trois possibilités. Soit il y a un changement de sensibilité dans l'armée et ils s'opposent à l'UE. Soit encore, ils ont toujours été contre car, cela heurterait leur importante influence dans la gestion du pays- Général Kilinç l'exprime ouvertement. La troisième possibilité est qu'il y a une division dans l'armée entre les eurosceptiques et les pro-européens" écrit, le 9 mars, Ilnur Çevik, le directeur du quotidien anglophone Turkish Daily News.

Cuneyt Ulsever, dans ses colonnes du 12 mars du même quotidien, écrit simplement que "grâce au général Kilinç, le lobby anti-UE est beaucoup plus clair maintenant! " et ajoute: "Je suis très heureux que le général éclaircisse une question. Nous sentons tous qu'il y a des éléments anti-UE au sein du gouvernement, de l'armée et de la bureaucratie civile, mais ils avaient jusqu'alors honte d'exprimer leur opinion. En fait, l'armée et les bureaucrates perdraient leurs positions privilégiées dans le pays si la Turquie se conformait complètement aux critères de Copenhague. Dans un pays où au moins 60% de l'économie est contrôlée par l'appareil de l'Etat, la bureaucratie civile et militaire jouit de privilèges considérables. L'armée jouit d'un autre privilège qui pourrait être qualifié de surveillance des affaires politiques."

"C'est une comédie. J'ai juste une question à poser à nos Ataturkistes qui, trouvant les conditions trop lourdes, s'opposent à l'adhésion à l'UE: Pensez-vous que l'Iran nous accepterait? L'Iran ne voudra jamais de vous sans que vous n'adoptiez les lois de la charia sur les peines, le commerce, la succession, la propriété. En somme, même les mollahs d'Iran ont des conditionsŠ Pourquoi n'avez-vous pas le courage de dire que vous ne voulez pas adhérer à l'UE?" interpelle, le 12 mars, Bekir Coskun, dans le quotidien Hurriyet.

Le même quotidien Hurriyet établit, le 11 mars, en sa Une, un étrange bilan: "La proposition 'l'Iran et la Russie contre l'UE' du secrétaire général du MGK, le général Tuncer Kilinç, a été sujet de 91 éditoriaux de la presse: dans 46 d'entre eux, il a été critiqué et les 26 autres l'ont soutenu ". (CILDEKT, 14 mars 2002)
 

La Turquie va confier la modernisation de ses chars à Israël

La Turquie a décidé de confier la modernisation de 170 chars M-60 de fabrication américaine à la compagnie publique israélienne Israeli Military Industries (IMI) pour un montant de 668 millions de dollars, a annoncé vendredi le Premier ministre turc Bulent Ecevit.

"A la suite de négociations avec IMI, il a été décidé de signer un accord de modernisation avec cette compagnie pour 170 chars M-60", a-t-il dit après une réunion du comité directeur de l'industrie de défense, qui décide des contrats dans ce secteur. La conception du char M-60 remonte aux années 1960.

Ce projet avait été confié, sans appel d'offre, à la compagnie israélienne et les négociations se poursuivaient depuis plusieurs années, rencontrant certains obstacles notamment sur les conditions financières du contrat.

La Turquie, pays musulman mais à l'Etat laïque, est le principal allié régional d'Israël depuis 1996, date de la signature d'un accord de coopération militaire qui a soulevé la colère de la plupart des pays arabes et de l'Iran.

La Turquie, avec la plus grande armée en nombre au sein de l'OTAN après celle des Etats-Unis, son plus important fournisseur d'armes et allié stratégique, entend dépenser quelque 150 milliards de dollars sur les trente prochaines années pour moderniser son système de défense.

En raison de difficultés économiques dues à une grave crise qui a éclaté en février 2001, elle a toutefois repoussé sine die plusieurs projets, dont l'achat d'un millier de chars d'assaut pour un montant de quelque 7 milliards de dollars, dans lequel 4 firmes étaient en lice: Krauss-Maffei (Allemagne) General Dynamics (Etats-Unis), GIAT (France) et Ukrspetseksport (Ukraine). (AFP, 8 mars 2002)
 

La France livre un aviso à la Marine turque

La Direction des constructions navales (DCN) de Brest (ouest) a livré lundi un aviso, un petit bâtiment de guerre, à la marine turque, a annoncé mardi l'établissement dans un communiqué.

Le navire, l'ex-aviso D'Estienne-D'Orves, rebaptisé TCG Beykoz est le quatrième d'une série de six avisos qui doivent être livrés à la Turquie dans le cadre d'un contrat passé par DCN international.

Ce contrat prévoyait la remise en état et la préparation par l'arsenal de Brest de six ex-avisos de la Marine nationale vendus à la Turquie.

La livraison des deux autres navires est prévue au cours du second trimestre 2002. (AFP, 19 mars 2002)
 

Retired Gen. Ilhan: EU membership contradicts Turkish revolution

Retired General, Suat Ilhan, said over the weekend that Turkey had two options concerning European Union membership, stressing that Turkey could either become an EU state, or it could preserve the independent state established by Mustafa Kemal Ataturk.

Attending a panel on EU-Turkey relations organized by the Turkish States and Communities Friendship, Brotherhood and Cooperation Foundation, Ilhan said that EU membership was against Turkish history and contradicted the revolution based on Kemalist principles, which is significant in terms of reflecting a military official's views on the EU.

Ilhan claimed not enough was known about what the EU would bring to Turkey. According to Ilhan, decisions were being made in line with individual political preferences and Turkey had entered a path without the public's knowledge. "The constitution has been breached. The decisions are not legitimate," he added.

Emphasizing that Europe is no longer the 'gorgeous Europe' of the 19th and 20th centuries, Ilhan said that Europe was losing all of its strategic resources, adding that they were trying to form a union to combat this concern. He added that they were lacking a market, raw materials and a cheap workforce.

Ilhan said that Turkey had two options, based on geopolitics rather than on foreign policy. "Turkey will either be a state of the EU or preserve the independent sovereign nation state founded by Ataturk. We have to make one of these decisions," he added.

Touching on National Security council (MGK) Secretary General Gen. Tuncer Kilinc's statements, Ilhan noted that people had ridiculed the Iran alternative, but that a country's geographical structure and position, strategic resources and the motivation of its people should be considered in external relations. He stressed that today's managers would change, and that Turkey should determine its path according to these factors.  (Turkish Daily News, March 26, 2002)
 

RELATIONS MAFIEUSES / MAFIA RELATIONS

Quatre généraux en retraite défendent un militaire mafieux

La déclaration commune de soutien de quatre hauts généraux en retraite, publiée le 10 mars et proclamant que Korkut Eken, lieutenant-colonel de l'armée turque en service au sein des renseignements généraux turcs (MIT) et condamné à six ans de prison pour son implication dans l'affaire de Susurluk, a secoué la scène politico-médiatique turque.

Dogan Gures, ancien chef d'état-major turc, Necati Özgen et Hasan Kundakçi, anciens commandant-généraux de la gendarmerie dans les régions kurdes et Cumhur Evcil, général en retraite, ont déclaré que Korkut Eken qui a été incarcéré le 1er mars dernier était "un chef militaire digne de toutes sortes d'éloges. C'est un héros" et que "ses activités entre 1993 et 1996 étaient menées sous [notre] strict contrôle".

Korkut Eken, qualifié de "discipliné", "sacrifiant sa vie pour la patrie", "héros militaire" par les généraux a tout de même été condamné pour "organisation d'une bande armée commettant des crimes" par la Cour de sûreté de l'Etat statuant qu'"une bande existe et qu'elle ne doit pas rester impunie". La Cour de cassation turque en approuvant le jugement a dénoncé dans ses attendus "les relations avec l'Etat profond" et le procureur près de la Cour de cassation, déclarait dans son plaidoyer: "il est difficile de trouver les relations cachées derrière la bande et celle-ci est d'une importance telle qu'elle comprend des fonctionnaires et des autorités diverses et sensibles".

"J'interroge les généraux retraités: Les relations [de K. Eken] avec Tarik Umit, trafiquant de drogue et espion du MIT, se déroulaient-elles sous votre contrôle? Pourquoi avez-vous sentit le besoin d'une telle relation? Etes-vous également responsable des relations de Korkut Eken avec les trafiquants de drogue, les barons des casinos, et les protecteurs et les blanchisseurs d'argent sale de ces derniers? Pourquoi ce besoin? Combien avez-vous payé pour les armes qui se trouvent dans leurs mains? Où sont aujourd'hui ces armes? Peut-on cacher des armes à l'Etat? Où sont les armes qui ont été confiées à Korkut Eken? Quelle sorte d'héroïsme pouvez-vous voir dans l'évasion de Haluk Kirci, détenu par la police et responsable de la mort de sept jeunes? A-t-il rencontré la bande d'Abdullah Çatli (chef mafieux, membre des Loups gris turcs, décédé au cours de l'accident de Susurluk en 1996) sur votre information? Connaissez-vous une autre autorité que celle de la justice pour vous manifester aujourd'hui et non au moment de son jugement?" écrit le 14 mars Tuncay Ozkan dans le quotidien Milliyet.

Bekir Gündogan, député de Tunceli a déclaré en réaction: "Si [K. Eken] est toujours resté sous contrôle, cela veut dire qu'ils sont également au courant des responsables de nombreux meurtres classés 'non élucidés', eux [les généraux] et Tansu Çiller devront également être jugés".

Le président du barreau d'Izmir, Noyan Ozkan, a porté une plainte contre les généraux sur le fondement de l'article 312/1 du code pénal turc réprimant le fait d'"exalter une activité considérée comme une infraction par la loi".

Ainsi, sachant qu'une quelconque grâce présidentielle est quasi-impossible à obtenir actuellement, les généraux essayent de sensibiliser le Parlement turc beaucoup plus enclin à oser inscrire à l'ordre du jour une telle proposition pour libérer Korkut Eken.

Le premier visiteur de Korkut Eken, à la prison d'Ulucanlar, n'a été qu'Orhan Biçakcioglu, député MHP de Trabzon, le 10 mars, qui a déclaré: "La prison d'Ulucanlar est dans une situation de délabrement telle que même les étables du ministère de l'agriculture sont mieux loties. Mais il va bien, il se trouve dans le couloir réservé aux fonctionnaires".

Les députés du Parlement turc ne rendent néanmoins jamais visite à leurs anciens collègues Leyla Zana et ses confrères qui ses trouvent incarcérés dans des conditions extrêmes dans la même prison depuis déjà huit ans. (CILDEKT, 14 mars 2002)
 

"La turquie: centre du blanchiment de l'argent sale"

Selon le quotidien turc Milliyet du 3 mars, le rapport 2001de Stratégie internationale de contrôle narcotique du Département d'Etat américain, désigne la Turquie comme le pays de transit pour le trafic de drogue circulant du sud-ouest asiatique vers l'Europe avec six tonnes de drogue transitées par mois. Le rapport qui désigne la Turquie comme le centre du blanchiment de l'argent sale, souligne que 5,1 tonnes d'héroïne, 10 tonnes de cannabis, 1,7 millions de drogues synthétiques ont été saisies par la police turque en 2001. (CILDEKT, 7 mars 2002)
 

QUESTION KURDE / KURDISH QUESTION

Turkey bans award-winning film on Kurdish issue

Turkey has banned an award-winning film about the life of a Kurdish orphan on the grounds that it highlights Kurdish Turkey bans award-winning film on Kurdish issue

Turkey has banned an award-winning film about the life of a Kurdish orphan on the grounds that it highlights Kurdish nationalism and draws a negative picture of Turkish police, Culture Minister Istemihan Talay said on Sunday.

A cinema supervision board of government officials and representatives of the entertainment sector banned the movie -- "Buyuk Adam, Kucuk Ask" (Big Man, Small Love) -- after evaluating an application by the police department, Anatolia news agency reported Talay told a press conference. The film, which tells about the unlikely friendship between a Kurdish girl and a retired Turkish judge who do not speak each other's language, was originally given the go-ahead last year.

The ban comes at a time when Turkish leaders wrangle over whether to grant cultural freedoms, including education in their mother tongue, to Turkey's Kurdish minority, as part of a reform drive to catch up with European Union democracy standards to boost the country's bid for EU membership.

The movie, which was released last October, won a series of awards at home, including best picture and four other trophies at Turkey's most prominent film festival, the Golden Orange, in 2001. The movie, directed by Handan Ipekci, had received financial support from the culture ministry, Talay said. The orphan in the film is looked after by a family friend, who is subsequently killed in a police raid on her flat along with two Kurdish rebels hiding there.

The girl survives the raid and is sheltered by a neighbor, the judge, who decides not to hand her over to authorities despite his nationalist sentiments. In its request for a revision of the film's licence, the police had said it promoted a "chauvinistic" approach towards Kurdish identity and created the impression that the Turkish police carry out extra-judicial killings and treat citizens rudely, Talay said.

The minister denied that the board had made its decision under political pressure.The film has also been shown in Germany under a different name, he added. (AFP, March 3, 2002)
 

Families accused of giving their children Kurdish names

Seven families have been charged with breaking Turkish law by giving their children traditional Kurdish names, officials said Monday.

The law involved says parents cannot give children names that "do not fit our national culture, ethical laws, norms and traditions." The government limits cultural expression among Turkey's 12 million Kurds, saying it could lead to the country's breakup.

Prosecutors in the town of Dicle in the largely Kurdish southeast charged seven families who gave 21 children names such as Serhat, Baran, Rojda and Zelal, a court official said on condition of anonymity.

An indictment, filed in December and just made public, says the Kurdistan Workers Party, or PKK, uses these names as code names for its members and demanded that the families rename their children. They could be fined for refusing.

The government has drawn up a list of banned Kurdish names, and has ordered local officials to curb the use of Kurdish place names. Kurds often complain that Turkish authorities in the southeast change Kurdish names for Turkish ones when issuing birth certificates for Kurdish babies.

Some of the names listed in the indictment, such as Serhat and Baran, are common in Turkey and are used by Turks as well as Kurds.

Some of the "undesirable names" and their meanings:

Berivan: Woman milking sheep
Zilan: Name of a river
Rojda: Sunrise
Bawer: Belief
Welat: Fatherland, Country
Kendal: Mountain
Zinar: Rocky place
Hebun: To exist, to keep alive
Baran: Rain
Rojhat: Arriving day
Agit: Brave, Bold, Courageous
Zelal: Pure, Clear
Zozan: High plateau

Kurdish leaders have been pressing for the right to education in the Kurdish language - which is banned in classrooms because the group is not considered an official minority. Police have detained thousands of people for submitting petitions demanding classes in Kurdish in recent months. Most were later released.

Turkey says the demands are part of a PKK-orchestrated campaign. The European Union says Turkey must allow education in Kurdish if it is to join the 15-nation bloc. (Associated Press, March 4, 2002)

In Sirvan district (Siirt) a case was filed against the family Anig with the aim to change the name of their child named "Rojbin" to a Turkish name. The case is based on Law 1587 on Registration and a decree by the Ministry of the Interior and will start on 12 March at Sirvan Judicial Court. The mother of Rojbin Anig, Elife Anig, had recently been detained in Bagcilar (Istanbul) in connection with a petition on education in Kurdish. (Yedinci Gündem-TIHV, March 9, 2002)

Une nouvelle campagne vient de débuter dans les régions kurdes en Turquie. Le commandement de la gendarmerie de Diyarbakir a, le 11 mars, saisi le parquet pour l'interdiction de 600 noms kurdes.  "En tant qu'Etat, nous étions contre ce genre de procédé, il y a 15 ans. A l'époque de Todor Jivkov, les noms des Turcs qui vivaient en Bulgarie devaient être bulgarisés par obligation. Nous avions alors mené une grande campagne des droits de l'homme. Aziz Nesin avait également pris part à la campagne avec un livre intitulé 'les Turcs de Bulgarie, les Kurdes de la Turquie'. L'auteur a été jugé par la Cour de sûreté de l'Etat mais a été relaxé. 15 ans sont passés depuis et en Bulgarie les Turcs sont représentés au gouvernement alors que nous continuons à piétiner sur place," écrit Melih Asik dans le quotidien Milliyet du 12 mars. (CILDEKT, 14 mars 2002)
 

Plaidoyer du  HADEP devant la Cour constitutionelle

Le président du parti pro-kurde de la Démocratie du Peuple (HADEP), Murat Bozlak, a défendu vendredi devant la Cour constitutionelle turque son parti, accusé de liens avec la rébellion kurde armée et menacé d'une interdiction.

M. Bozlak, qui est arrivé à la Cour accompagné de six de ses adjoints, a assuré seul pendant un peu plus d'une heure la défense de son parti devant les juges lors d'une session à huis clos.

"La procédure contre nous a été engagée dans une atmosphère de conflit, il y a trois ans, et elle est dénuée de fondement juridique", a-t-il estimé devant la presse au terme de l'audience, cité par l'agence Anatolie.

Il s'est dit "convaincu" qu'elle serait rejetée par la Cour.

La Cour constitutionnelle devait entendre initialement la défense du HADEP le 30 janvier mais elle a répondu favorablement à une demande déposée par M. Bozlak pour un délai supplémentaire pour préparer la défense.

Le procureur général Sabih Kanadoglu avait requis en janvier dernier devant la Cour constitutionnelle l'interdiction de ce parti pour liens avec le PKK.

M. Kanadoglu avait alors expliqué à la cour en quoi le HADEP était devenu un foyer d'activités attentant à l'unité indivisible de la Turquie, principe posé par la constitution.

Dans cette procédure ouverte en janvier 1999, un mois avant la capture du chef du PKK Abdullah Ocalan, condamné à la peine capitale en juin de la même année, le HADEP est accusé d'être lié au PKK, qui a mené pendant 15 ans une lutte armée dans le sud-est anatolien à majorité kurde pour créér un Etat kurde indépendant.

L'acte d'accusation affirme que le HADEP agit sous les directives du PKK, lui sert d'outil de propagande et que ses bureaux étaient devenus des "centres de recrutement" pour gagner les militants à la cause du PKK.

Le HADEP, créé en 1994, nie ces accusations et affirme prôner une solution pacifique à la question kurde.

La Cour constitutionelle doit annoncer sa décision sur le sort du HADEP dans les prochaines semaines.

Les partis pro-kurdes en Turquie ont régulièrement été interdits par la Cour dans le passé. Une interdiction du HADEP risque fort probablement de tendre les relations de la Turquie avec l'Union européenne qu'elle souhaite intégrer. (AFP, 5 mars 2002)
 

Arrests, trials and pressures against HADEP officials

On 28 February the trial against Resul Sadak, chairman of the HADEP for Sirnak province concluded at Sirnak Criminal Court. He was convicted of "insulting the armed forces" according to Article 159 TPC and sentenced to 10 months imprisonment. In a separate trial, he had been convicted of beating two soldiers and was sentenced to a fine. The incident happened on 15 April 2000, when Resul Sadak was stopped at a control post in the area of Kasrik Bogazi. Resul Sadak was arrested on 16 April and released on 16 May 2000. The public prosecutor in Bagcilar (Istanbul) indicted the HADEP executives for Bagcilar district for a leaflet on the 1st of May entitled in Kurdish "Biji 1 Gulan (Long Live the May Day)". The board members Ümit Çelik, Cebrail Aksoy, Nimet Solmaz, Mehmet Ali Gülün, Abdullah Aydil, Mehmet Haluk Dag, Mehmet Sait Sasmaz and Abdullah Sasmaz are charged with an offence of Article 81 of the Law on Political Parties providing that parties may not use any other language as Turkish and according to Article 117 of the same law they have to expect sentences of at least 6 months imprisonment. The hearing will start in 5 June.  (Yedinci Gündem-TIHV, March 1-2, 2002)

On 7 March the police in Diyarbakir raided offices of the HADEP in Diyarbakir provincial capital, Kayapinar town, Silvan, Dicle and Ergani districts on orders of Diyarbakir SSC No. 2. Reportedly the order was issued on the assumption that a leaflet on Womenıs Day was illegal. In Bismil the police detained HADEP officials and members during activities for international womenıs day. The names of the detainees were given as Sadiye Süer, Emine Özer, Hanim Tanriverdi, Nesibe Uygun, Ayten Kiliç and Dilek Özdas. In Dicle Haci Akengin was detained. (Yedinci Gündem-TIHV, March 8, 2002)

In Adana Osman Fatih Sanli, chairman of the HADEP for the province and the board members Zeki Sekin, Semsettin Aydinlik, Ahmet Yildiz and Ismet Çetin, who had been arrested on 9 January, were reportedly beaten by guardians in Kürkcüler Prison. Allegedly they were not medically treated afterwards and their complaint to the Justice Minister and the prosecutor were not forwarded by the prison administration. (Yedinci Gündem-TIHV, March 9, 2002)

Reports from Bitlis Prison stated that 8 members of the HADEP including Sabahattin Sivaci, chairman of HADEP for Hakkari province, were stripped naked and forced to perform a military drill. Their relatives alleged that the prisoners did not receive newspapers and books and had been held in isolation for 3 days. The prison director had rejected their wish to be transferred to Mus Prison, unless they became confessors. Filiz Yilmaz made an announcement in the name of relatives of prisoners, held in Maras Prison. She said that the pressure on the prisoners was growing. On their way to visitors the prisoners were searched in an inhuman way. In protest at the repression the prisoners had entered a hunger strike that lasted now for 18 days. (Yedinci Gündem-TIHV, March 15, 2002)

The governor for the region under a state of emergency (OHAL) announced that in Hakkari and Van provinces three militants of the PKK surrendered to the security forces. According to news on TV station NTV Ercan Ay surrendered to the Patriotic Union of Kurdistan (PUK) on 19 February. He is said to have been the bodyguard of PKK leader Abdullah Öcalan between 1993 and 1997. At Ankara University the students Mesut Çalgan, Durmus Doga Ates, Nazim Duman, Tugba Atakan and Özlem Dileç were detained on 18 March. (Yedinci Gündem-TIHV, March 19, 2002)

On 26 March Zeki Manaz, chairman for HADEP in Islahiye district (Antep) was detained in the morning hours, after a search of his home. He was released after testifying. In Sirnak 25 juveniles, who had been detained for marching through the town after a soccer match shouting slogans in favor of the PKK leader Abdullah Öcalan, were taken to court on 27 March. The court ordered the arrest of Lütfi Cihan, Hakim Çevik, Hasan Birlik, Ramazan Basak, Bayram Ilhan, Yüksel Bayar and Mesut Inal. The others were released. Reportedly the juveniles were tortured during four days in detention and some of them have health problems. In Istanbul 63 workers of the leather sector, including the trade unionist of Deri-Is, Hasan Sonkaya and Musa Agyüzen, were detained on 25 March, when they visited workers in the Tuzla Industrial Area, who had been dismissed earlier. They were released on 26 March. In Antalya the police detained 8 juveniles, 3 of them female, on 26 March. Allegedly they planned to commit joint suicide by jumping from the coastal rocks. Volkan Ortaç (22), Can Öldöl (21), Engin Erkan (20) D.B. (f, 15) Murat Kizilirmak (22), Faik Ferter Çetin (20), I.B. (f, 16) and G.H. (f, 17) are also accused of having conducted "satanist messes". On 27 March the juveniles were taken to a court that ordered the arrest of Volkan Ortaç, Can Öldöl and D.B. The other suspects were released. (Cumhuriyet-Yedinci Gündem-TIHV, March 28, 2002)

On 28 March the police searched the premises of the HADEP in Eskisehir. Many publications were confiscated and a person by the first name of Murat was detained on allegations of being wanted. On 28 March Deniz Zarakolu, son of Ayse Nur Zarakolu, owner of Belge Publishing House, who died on 27 January, was detained because of the speech he made during the funeral. (Yedinci Gündem-TIHV, March 29, 2002)
 

Pressures on Campaign for Education in Kurdish

On 2 March 16 students, who wanted to hand over petitions for education in Kurdish to the rector of the Çukurova University, were detained in Adana. On 3 February Hasan Kiliç, Serok Kasimoglu, Rojin Aslan, Emek Ulas Arslan and Ceyda Çetin were arrested. The other 11 students were released. In Istanbul the houses of parents, who had tried to present petitions on education in Kurdish to the director for national education in Kagithane district, were searched by the police, who detained Ali Göregen, Azize, Mecbure and Zeliha Tajer, Sahide Azrak, Hazal Çakir, Perihan Akbulut, Ayten Ok, Sirin Yasil, Melike Güven, Kubar Önen, Kibar Aksungur, Neriman Aycan, Sezgi Salman, Hakime Tayfur and Suslu Tayfur. (Radikal-Yedinci Gündem-TIHV, March 3-4, 2002)

On 7 March the police intervened, when a group pf people had gathered at Adana Çukurova University, where some students were testifying in connection with petitions on elective lessons in Kurdish. The police detained 25 people. In Diyarbakir-Bismil district Ferat Yorulmaz, Medya Igin, Zeki Ates and Hasan Özmen were detained during raids of their houses on 7 March. (Yedinci Gündem-TIHV, March 6, 2002)

Denizli Administrative Court rejected the appeals of 14 out of 49 students from Afyon Kocatepe University against their temporary dismissal from university for having signed statements on elective courses in Kurdish. Their lawyer Mustafa Rollas stated that he would take the case to the regional administrative court. Meanwhile the rector of Ankara University started an investigation against 160 students, who signed petitions for elective courses in Kurdish. The students were asked to testify between 15 March and 15 April. On 13 March Adana SSC heard the case of 18 women, on trial for having presented petitions to the director for national education in Seyhan on 2 January. After their testimony Gevre Bilgin, Saadet Atis, Sükriye Demirel, Saadet Dizman, Gülizar Önce, Hidayet Tasgir, Ayse Timur, Zekiye Önder, Vesile Gültekin, Hacire Bilgin, Sefika Alagas, Kumriye Aktas, Gevrisan Kurt, Fatma Yavuz and another four women were acquitted of the charges of "supporting the PKK". (Yedinci Gündem-TIHV, March 14, 2002)

The prosecutor at Ankara SSC launched a case against 26 persons, who signed petitions for education in Kurdish. 9 defendants are charged with membership and 17 with support of the PKK. The indictment states that HADEP is a step on the rule of the PKK and that the parallelism of demands imposed by the European Union and separatist movements does not make them harmless. (Radikal-TIHV, March 16, 2002)

The students Çetin Oral, Serafettin Aktürk, Salim Kaplan, Yoldas Polat, Selahattin Önal, Leyla Sakalli, Evrim Koç andVeysel Arslan were dismissed from the Mustafa Kemal University in Antakya, because they signed petitions on education in Kurdish. (Evrensel-TIHV, March 20, 2002)

On 21 March Istanbul SSC No. 5 heard the case of 17 students in connection with petitions on education in Kurdish. The court ordered the release of the defendants and adjourned the hearing to a later date. In Malatya the trial against 35 students, 15 of them in pre-trial detention, started at Malatya SSC No. 1. The students are charged with supporting the PKK by signing a petition for education in Kurdish. The court released Hüseyin Aslan and Ismail Korkut and adjourned the hearing to a later date. (Yedinci Gündem-TIHV, March 22, 2002)

On 22 March Adana SSC started to hear the case of 81 defendants, 40 of them in pre-trial detention and 10 of them arrested in absentia, who had signed petitions on education in Kurdish addressed to the director for national education in Seyhan on 2 January. Many people, who had come from outside Adana to observe the trial, were not let into the town and many spectators had to wait outside the courtroom. During the hearing some defendants testified in Kurdish making use of an interpreter. The court decided for the release of 21 defendants, namely Ibrahim Yakut, Mahmut Erdem, Mehmet Aksu, Semsi Aydin, Ömer Çinar, Resit Gültekin, Abdullah Çiçek, Durmaz Özmen, Abuzer Çaliskan, Aydin Sincar, Hasan Yas, Sori Atilla, Mehmet Demir, Mehmet Danis, Kadir Yagmur, Sultani Harman, Ismet Çetin, Sakine Bayav, Zehra Bayav, Fatma Aykut and Cevahir Aykutbut, but rejected the release of the officials of the HADEP, Osman Fatih Sanli, Ahmet Yildiz, Hasan Beliren, Fatih Demir, Fadile Bayram, Leyla Deniz, Ahmet Gül, Zeki Sekin and Ferit Tatli. The charges were changed from "membership of an illegal organization" (Article 168 TPC) to "support for an illegal organization" (Article 169 TPC). On 21 March Istanbul SSC started to hear the case of 17 students, who had forwarded petitions to the rector on Kurdish as an elective course. After the hearing the arrested students Ferhat Azizoglu, Mürsel Sargut, Özcan Özsoy and Yildiz Polat were released. In Ankara the students Mesut Çalgan, Durmus Doga Ates, Nazim Duman, Tugba Atakan, Özlem Dileç, Kahraman Elaltun Kara and Eylem Tuna, who had been detained for presenting petition to the dean of the faculty, were released on 22 March. Selma Güzel was arrested. (Evrensel-TIHV, March 23, 2002)

On 25 March Adana SSC No. 2 acquitted 17 women, who had forward petition for education in Kurdish to the governor of Adana of charges of "supporting the PKK". Istanbul SSC No. 5 heard the case of 33 students, 10 of them in pre-trial detention, who had signed petitions for elective courses in the Kurdish language to the rector of Çanakkale 18 March University. The defendants rejected the charges of "supporting an illegal organization". The court ordered the release of Ilker Ates, Abdülbaki Kardas, Ali Bagci, Kemal Yigit, Mücahit Kara, Beyler Erkmen, Erdal Gürer, Abdullah Asil, Bulus Giyik and Sirin Akin. Of the defendants not under arrest, namely Veli Baçaru, Hüseyin Balci, Yadigar Acar, Gökhan Erdal Özalp, Mehmet Ali Çetinkaya, Mehmet Disçi, Ali Atahan, Haci Isik, Cengiz Eren, Seyit Ahmet Atmaz, Gülizar Dogan, Hasan Kan, Sehmuz Güler, Emine Bozkurt, Hüseyin Alinca, Mahir Akin, Muhterem Nur Erdogan, Özcan Özgül, Arife Karakol, Erkan Demir, Sanem Kartal, Yücel Aslan and Hüseyin Ilhan only Hüseyin Balci, Yadigar Acar, Gökhan Erdal Özalp, Sehmuz Güler, Mahir Akin and Muhterem Nur Erdogan had appeared. The court adjourned the hearing to a later date to complete the files. Istanbul SSC No. 5 also heard the case of 19 defendants, 5 of them in pre-trial detention. Since many of the female defendants did not know Turkish, Esbender Demir, employed at the court as cleaning staff, acted as interpreter. The court decided for a continuation of the pre-trial detention of defendant Nur Muhammed Magat, but ordered the release of Mehmet Ergezen, Cahit Agaya, Mustafa Alhan and Mehmet Kutum. (Evrensel-Hürriyet-TIHV, March 26, 2002)

In Istanbul a crowd of some 500 people had gathered in front of the Great Post Office with the aim to send petitions to the Grand National Assembly of Turkey (TBMM) calling for a change of Article 42 of the Constitution to make education in Kurdish possible. The police intervened and detained some 100 people, mostly members of the HADEP, including the chairman for the province, Dogan Erbas. In Malatya the gendarmerie detained the student Murat Satici from Inönü University. Reportedly he was dismissed from university for two terms, because he participated in the action against the Law on Higher Education (YÖK) on 6 November. However, his detention allegedly was based on the fact that he signed a petition for Kurdish as elective lesson. Earlier 17 students from the same university had been detained and 13 later arrested on the same charges. Their trial will start at Malatya SSC on 16 April. On 27 March Izmir SSC heard the case of 7 HADEP members and officials, who had been detained between 29 January and 5 February, when they forwarded petition on education in Kurdish to three primary schools in Asarlik town, Menemen district (Izmir). They had later been arrested on charges of "supporting the PKK". Nuray Halisdemir and Vahit Çakar had been released on objection of their lawyers. The other defendants Nihat Diner, Lokman Aydemir, Ramazan Çavak, Ismail Soysal and Ercan Topuz were released after the hearing. (Yedinci Gündem-TIHV, March 28, 2002)

On 27 March the teachers Metin Çakir, chairman of the Van branch of the teachersı trade union Egitim-Sen, Seyfettin Özkaçmaz, former secretary of Egitim-Sen in Van and the members Aysel Duran and Lezgin Bozkurt were called to Van Police HQ. to testify in connection with their speeches on the unionıs general assembly in February this year. They had spoken in favour of education in Kurdish. In the evening the teachers were taken to Van SSC. The prosecutor wanted them to be arrested for supporting the PKK, but the court released them. They will be tried without arrest. In Istanbul the HADEP members, who had been detained on 27 March, when they wanted to send petitions to the Grand National Assembly of Turkey (TBMM) asking for a change of Article 42 of the Constitution, were released on 28 March, except for three persons, who are still held at Istanbul Police HQ. (Yedinci Gündem-TIHV, March 29, 2002)

During a press conference at the Istanbul branch of the IHD Mustafa Tunç stated that the houses of 61 people, who on 22 January had forwarded petitions to the director for national education in Kagithane (Istanbul) had been searched and 18 of them had been detained. The detainees Neriman Aycan, Azize Acar, Mecbure Tacar, Zaide Azrak, Hazal Çakir, Perihan Akbulut, Ayten Ok, Sirin Yasil, Melika Güven,, Kübar Öner, Kibar Aksungur, Bilmez Atille, Süslü Tayfur and Sezgi Solmaz were allegedly beaten. (Yedinci Gündem-TIHV, March 5, 2002)

The rector of the Anatolian University in Eskisehir punished 107 students, who did not withdraw their signatures under a petition for elective lessons in Kurdish by dismissing them from university. 52 students were dismissed for two terms and 55 students for one term. On 7 March Adana SSC heard the case of 11 students, who had been detained some two months ago, when they wanted to hand over petitions on Kurdish as an elective lession at universities. They are charged with "supporting the PKK". The court ordered the release of Beyaz Aydinoglu, Çetin Oral, Sifa Dagdelen, Asli Dolas, Mikail Koyun, Salim Kaplan, Ahmet Keles, Emin Kiliç and one further defendant. The defendants Çetin Oral and Beyaz Aydinoglu remain imprisoned, since some papers were missing. The hearing was adjourned to 4 April. (Radikal-Yedinci Gündem-TIHV, March 8, 2002)
 

Turkey asks Iraq to close PKK camp

Turkey has asked Iraq to shut down a refugee camp of a separatist Kurdish group and has for the group's members to be repatriated for trial in Turkey, a source close to Kurdish group said Monday.

The source told United Press International that Turkish officials made the request during a recent visit to Baghdad, in turn, conveyed the message to the Kurdistan Workers Party, or PKK.

The source said the majority of the Kurdish refugees in the Makhmour camp, 25 miles southwest of the city of Arbil, fled Turkey for Iraq after the conflict between the PKK and Turkey in 1984. The United Nations estimates that there are 13,000 refugees in the camp.

The source said Turkey had done little to encourage their return.

"Most PKK fighters who have returned to Turkey were referred to state security courts for trial and sentenced to prison terms," he said.

Last January, the PKK announced it would resume efforts to rebuild its ranks, which fell following Turkey's capture of its leader, Abdullah Ocalan. Ocalan was tried and sentenced to death. The sentence has not been carried out, however.

The PKK also said it would halt all political and field activity in Turkey and the European Union. It also said it would become a licensed political party to fit in the global scenario following the Sept. 11 terrorist attacks.

In another development, PUK leader Jalal Talabani was expected to arrive in Ankara Monday to hold talks with Turkish officials on the situation in Kurdish-controlled northern Iraq in light of U.S. threats to strike Iraq, PUK official Bahrouz Kalali said.

Talabani is said to have consulted with the rival Kurdistan Democratic Party leader, Massoud Barzani, before the trip.

PKK has military bases in northern Iraq near Mount Qandil on the Iranian border, but has not been involved in any fighting in the past year with the two main Kurdish parties controlling the area, the KDP and PUK, he said.

Kurds are considered to be the world's largest displaced people. Between 25 million-30 million Kurds are spread across Iraq, Turkey, Syria and Iran.(UPI, March 4, 2002)
 

The HADEP "calendar" trial

On 4 March Ankara SSC No. 2 continued to hear the case of 56 defendants, charged as members the political wing of the PKK in connection with a calendar distributed by the HADEP in 1998. During the hearing the prosecutor summed up the case. He asked for acquittal for 29 defendants including former chairman of HADEP Ahmet Turan Demir, Diyarbakir Mayor Feridun Çelik, former DEP MPs Sirri Sakik and Sedat Yurtdas. One case should be separated and the sentences for 26 defendants should be suspended. The court adjourned the hearing to 22 April for one defendant to prepare his final statement and arrest warrants to be executed. (Hürriyet-TIHV, March 5, 2002)
 

Le PKK juge insuffisant un projet de loi sur les repentis

Le PKK a jugé insuffisant un projet de loi sur les repentis du gouvernement turc visant à encourager les rebelles à se rendre, dans un communiqué publié par la revue Ozgur Politika mercredi.

Le PKK a de nouveau réclamé une amnistie générale et l'égalité des droits pour les Kurdes en Turquie.

La nouvelle "loi sur les repentis", discutée cette semaine en conseil des ministres, sera aussi inefficace que les précédentes, a prévenu le conseil de direction de l'organisation, qui veut se transformer dans les semaines à venir en parti politique.

Le PKK réclame une "loi spéciale" prévoyant une amnistie générale pour le "mouvement de libération kurde" et la fin de toutes les discriminations envers les Kurdes, poursuit le communiqué.

Cette loi ferait des Kurdes "des citoyens libres de la Turquie", souligne le conseil de direction. Il réaffirme que le PKK va lors de son prochain congrès prendre "des décisions positives" vers "une solution pacifique" à la question kurde.

La "loi sur les repentis" prévoit de fortes réductions de peine y compris pour les responsables du PKK, à condition qu'ils livrent des informations sur la structure et les activités de leur organisation.

Le PKK avait lancé en 1984 une lutte armée pour la création d'un Etat kurde indépendant dans le sud-est anatolien. Selon les autorités turques, les quinze ans de conflit ont fait 36.500 morts. Il a mis fin à sa lutte armée en septembre 1999, à l'appel de son chef Abdullah Ocalan, condamné à mort en Turquie la même année. (AFP, 6 mars 2002)
 

Trial of a mayor at Diyarbakir SSC

On 5 March Diyarbakir SSC No. 3 continued to hear the case of 7 defendants including Sait Sidar, Major of Balveren town in Sirnak province for the True Path Party DYP, Mehmet Yumak, official for HADEP and Refik Yildiz. These 3 defendants in pre-trial detention, charged with assisting the PKK in kidnapping Yener Soylu, commander of the gendarmerie station "Milli", were present. The prosecution demanded the death penalty for Mehmet Yumak according to Article 125 TPC and sentences of between 12 and 15 yearsı imprisonment according to Article 168/2 TPC for the other two defendants. Following the hearing the court ordered the release of the defendants arguing that there was no danger of collusion. The hearing was adjourned to 30 April. (Evrensel-TIHV, March 6, 2002)
 

Detentions and Arrests in Kurdish provinces

On 1 March Hasan Kaya, Zuhal Sertkaya, Erkan Yildirim and Mehmet Sari, distributing the journal "Özgür Halk" in Karakoçan district (Elazig) were detained, but released on the same day. Coskun Ayyildiz, Mehmet Polat and Ahmet Kaya, who had been detained in the Iran and deported to Turkey as alleged member of the Islamic organization "Sefiler", who wanted to fight in Afghanistan, were arrested in Antep on 2 March. In Van Salih Temizel, Hazim Elasan, Sabir Demir and an unnamed person, who had been detained on 28 February, were arrested by Van SSC on 2 March on charges of membership and support for the PKK. (Evrensel-Hürriyet-Yedinci Gündem-TIHV, March 2-3, 2002)

In Akdeniz (Mersin) Adil Özbey (50), born in Diyarbakir, but working for the municipality, was detained on 4 March and taken to Mersin Police HQ. In Izmir the HADEP officials Mahmut Sigak, Serif Yildiz, Muarrem Sener, Abdülrezzak Kartal, Halise Kaya, Sükrüye Tunç, Fevzi Aslan and Ismail Sener were called to the SSC to present their testimony concerning slogans shouted during an event of 26 January 2002. They went to the prosecutor on 5 March, but instead of taking their testimony the prosecutor transferred them to the police, who should take their testimony. (Yedinci Gündem-TIHV, March 6, 2002)

On 11 March 11 people were detained on charges of membership and support for the PKK. The prosecutor at Istanbul SSC released seven people, but Umut Çatal, Hacer Tasarsu, Ali Kaçar and Abdülkerim Erdal were arrested on order of Istanbul SSC. Prior to the celebrations of Newroz Day the police searched house in Hacibekir and Yenimahalle quarter in Van on 10 March and detained the members of official from the HADEP Salih Alpdogan, Azim Yacan, Lokman Gezgin, Naime Koçak, Ismail Askan and Mehmet Göktas, working for the journal "Özgür Halk" and Hüseyin Ayaz, board member of the IHD. Altan Koman, reporter for the journal "Atilim" and Yilmaz Koruk, Meral Koca and Kaya Zeybek, who had been detained on 10 March, were released. The owner of "Atilim", Mikail Vayiç, is still in custody. (Hürriyet-Yedinci Gündem-TIHV, March 12, 2002)

A "festival for democracy and peace", planned to be held by the provincial organization of HADEP in Erzincan was prohibited by the governors on the grounds that Article 8 of the Law to Fight Terrorism (separatist propaganda) might be violated. In Ankara the HADEP officials Selma Güzel, Kahraman Elaltunkara and Eylem Tuna were detained on 17 March. (Yedinci Gündem-TIHV, March 19, 2002)

On 20 Mart Adana SSC started to head the case of Abdullah Ölmez, chairman of HADEP for Tarsus district and Idris Erkul, Haci Ates, Besir Aydin, Ömer Demir, Erdal Dayan and Adil Çatak, who had been detained on 28 January on charges of supporting the PKK. The court ordered the release of the defendants and adjourned the hearing to a later date. (Evrensel-TIHV, March 21, 2002)

On 23 March the police raided the offices of HADEP in Ergani district (Diyarbakir) and detained the chairman for the district, Sündü Sener and the board members Muzaffer Okan, Ahmet Yilmaz and Ahmet Tektas. (Yedinci Gündem-TIHV, March 23, 2002)

In Elazig Dervis Uyanik, an alleged member of the Menzil group within the radical Islam organization Hezbollah, was detained. Reports from Sirnak stated that juveniles made a march in favor of the PKK leader Abdullah Öcalan after the match of the soccer teams Sirnakspor and Diyarbakir Kayapinar Belediye Spor. Subsequently the police carried out operations in Ismetpasa, Cumhuriyet, Bahçelievler, Yeni Mahalle, Gazipasa and Yesil Yurt quarters and detained about 40 people. (Hürriyet-Yedinci Gündem-TIHV, March 26, 2002)
 

Kurdish writer faces prison term for slamming ban on Kurdish

A Turkish court on Friday postponed the trial of a popular Kurdish novelist charged with violating Turkey's ban on the Kurdish language after lifting an arrest warrant issued to obtain the man's testimony.

Mehmed Uzun, currently based in Sweden, had refused to attend the trial because he wanted to avoid getting arrested. The court agreed to cancel the warrant and adjourn the trial until April 19 after Uzun's lawyers convinced the court that he wanted to freely attend the trial, according to his lawyer, Muharrem Erbey.

Under Turkish law, defendants can face charges without being arrested. The warrant was issued to require Uzun to testify in the hearing in the largely Kurdish southeastern city of Diyarbakir.

"We're very satisfied with the decision," said Eric Ostberg, formerly Senior Prosecuting Attorney to the International War Crimes Tribunal, who travelled to Diyarbakir to support Uzun.

"I believe he will be acquitted on April 19, I don't think the charges are strong enough to convict him."

Uzun, who fled to Sweden in 1978 after serving a brief prison term on Kurdish separatism charges, could face a maximum of eight years in prison if convicted.

The case will test Turkey's much-criticized laws curbing freedom of expression. Kurdish rebels, who fought a 15-year war for autonomy in the southeast, are stepping up demands for optional Kurdish courses in schools.

Turkey is also under pressure from the European Union to grant education and broadcasting in Kurdish as a condition to open membership talks. The powerful Turkish military and most of the government opposes such rights, fearing it will undermine the country's stability.

Uzun, 47 and a Swedish citizen, was charged for instigating separatism in a 2000 speech in Diyarbakir, in which he slammed Turkey's ban on Kurdish language.

"Turkish should remain as the official language but Kurds should be educated in Kurdish in their own regions," Uzun said in his speech. Prosecutors said his comments amounted to separatism.

"This is a disgrace, this case is a plot by circles who oppose Turkey's membership in the EU," Uzun said by telephone.

Turkey does not recognize its estimated 12 million Kurds as minority. Laws prohibit the use of the Kurdish language in schools, official settings and broadcasts other than music.

"How can a language be banned? How can a ban be imposed on the identity of a people?" Uzun asked. "I am saying this not as a Kurd but as an intellectual."

Uzun, the author of about a dozen novels in Kurdish and Turkish, is seen as one of the leading writers trying to create a body of modern Kurdish literature.

Dozens of activists, lawyers and writers have arrived in Turkey to attend Uzun's trial. Horace Engdahl, general secretary of the Nobel literature committee and the permanent secretary of the Swedish Academy was also among the delegation.

Dozens of Turkish writers and intellectuals have been jailed under strict laws that forbid criticism of the state's military crackdown on Kurdish rebels or restrictions on Kurdish identity. (Associated Press, March 8, 2002)
 

Quatre militants écroués pour "désobéissance civile"

Quatre militants du PKK ont été écroués à Istanbul sous l'accusation d'appartenance à une organisation terroriste, pour avoir préparé des actions de "désobéissance civile", indique lundi l'agence Anatolie.

Les quatre hommes se sont vus signifier leur inculpation par le procureur d'une Cour de Sûreté de l'Etat d'Istanbul avant leur emprisonnement, tandis que sept personnes laissées en liberté mais accusées d'assistance à une organisation terroriste seront jugées, selon Anatolie.

L'agence ne précise pas quelles actions préparaient les activistes, ni dans quelles circonstances ils ont été arrêtés.

Selon l'agence de presse, les hommes avaient reçu auparavant une formation dans les camps d'entraînement du PKK "à l'étranger" et avaient été envoyés à Istanbul dans le but de commettre ces actes illégaux.

Annonçant récemment sa transformation en une organisation politique, le PKK s'est illustré ces dernières semaines par une campagne de pétitions pour l'enseignement de la langue kurde dans les universités qui a mené à l'interpellation de centaines, voire de milliers d'étudiants.

Le mouvement séparatiste avait annoncé en septembre 1999 la fin de la lutte armée pour l'indépendance du sud-est kurdophone de la Turquie, mettant fin, après l'arrestation et la condamantion à mort de son chef Abdulah Ocalan, à quinze ans d'une guérilla qui a coûté la vie à 36.500 personnes. (AFP, 11 mars 2002)
 

Five corpses found with gunshot wounds

The People's Defence Forces Command has announced that they have found corpses of five persons, including a civilian and four others wearing guerrilla uniforms, were found dumped in a pit near Baskaya (Asilme) village in Cizre, Sirnak.

According to the statement released by the People's Defence Forces Command, empty cartridges fired by G-3 and M-13 guns, which are used by the Turkish Army, were found around the pit where the bodies were found. It noted that nylon cords were also found near the pit, adding that the five were most probably executed by a counterguerrilla squad.

The People's Defence Forces Command also said that the images of the corpses were recorded by a camera and a video camera and urged international human rights organizations to launch a probe into the matter.

The command also noted that they could provide assistance to identify the bodies if they received any application. (BBC Monitoring Service- Ozgur Politika, March 12, 2002)
 

The "Flag" Case against HADEP

On 12 March Ankara SSC No. 1 continued to hear the case of 41 members and officials of HADEP in connection with the Second Ordinary Congress of the party in 1996. Defendant Hasan Celalettin Ezman stated that he had been a deputy between 1973 and 1980 and that he was opposed to separatism. The court adjourned the hearing to 18 April so that the lawyers can prepare their final defense. In Ercis district (Van) the police detained Fatma Geçer and Hasim Ülke. When they said that they had bought 9 copies of the weekly "Yedinci Gündem", which had been confiscated by an order of Istanbul SSC of 9 March, at the offices of the HADEP the premises were searched. Here a number of other publications (books, journals and a calendar for 2002) were confiscated. The police detained the HADEP officials Mühtüllah Dag, Rukiye Çetin and Mehmet Emin Uzun. Chairman for the district, Kemal Dogruer is being wanted. (Evrensel-TIHV, March 13, 2002)
 

Bilan des violations des droits de l'homme à Diyarbakir

L'association turque des droits de l'homme (IHD) a, le 11 mars, rendu public à Diyarbakir le bilan des violations des droits de l'homme pour le mois de février 2002. "Des interdictions inappliquées dans la pratique ont été mises à l'ordre du jour par des circulaires secrètes. Particulièrement dans l'expression de la langue, il y a un recul de 15 ans" a déclaré Me Osman Baydemir, responsable de la section de Diyarbakir.

Voici l'extrait du bilan publié:

- Nombre de placements en détention: 111
- Nombre de personnes victimes de tortures, de mauvais traitements et de menaces: 12
- Nombre de disparitions: 1
- Nombre d'arrestations: 23
- Nombre de télévisions et radios interdites: 2
- Nombre de publications interdites dans la région sous état d'exception (OHAL): 29
- Nombre de personnes victimes des mines: 3 morts et 15 blessés. (CILDEKT, 14 mars 2002)
 

Trial against Diyarbakir office of TIHV

The trial against the Diyarbakir representative of the Human Right Foundation of Turkey (TIHV), lawyer Sezgin Tanrikulu, on charges of "opening a health center without permission" started today. Diyarbakir Penal Court No. 2 decided to make an on-site inspection on 22 March and adjourned the hearing to 19 April. The indictment also alleged that a fine imposed for possessing of illegal publications during a search of the offices on 7 September 2001 and a warning according to Law No. 2219 on private hospitals had not been paid. Therefore Sezgin Tanrikulu is charged with offences of Articles 119 TPC (unpaid fines) and 526 TPC (disobey orders of official institutions). (TIHV, March 19, 2002)
 

Talabani en Turquie pour évoquer l'avenir du régime de Bagdad

Le chef kurde irakien Jalal Talabani est arrivé mardi à Istanbul en provenance de Damas pour une deuxième visite en moins de deux semaines afin d'évoquer avec les autorités turques un changement du régime irakien, rapporte l'agence Anatolie.

M. Talabani, chef de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), l'une des deux factions qui contrôlent le nord de l'Irak échappant à Bagdad depuis la guerre du Golfe en 1991, doit rencontrer mercredi à Ankara le sous-secrétaire d'Etat turc aux Affaires étrangères Ugur Ziyal.

Sa visite en Turquie conïncide avec celle du vice-président américain Dick Cheney, attendu vers en milieu de journée à Ankara pour conclure une tournée au Proche-Orient, axée sur une possible extension de la campagne antiterroriste américaine à l'Irak.

L'UPK et son rival le Parti démocratique du Kurdistan (PDK de Massoud Barzani) se partagent le contrôle du Kurdistan irakien.

M. Talabani s'était déjà rendu début mars à Ankara et s'était exprimé en faveur d'un changement démocratique du régime irakien, se déclarant "préoccupé" pour l'unité de ce pays dans le cas d'une extension de la lutte antiterroriste américaine.

Il s'était ensuite rendu en Syrie.

La Turquie, pays musulman de l'OTAN et alliée des Etats Unis, redoute qu'une attaque contre son voisin du sud n'aggrave la situation de son économie en crise et craint une déstabilisation de l'Irak qui permettrait la création d'un Etat kurde indépendant dans le nord du pays.

M. Talabani n'a pas exclu un changement du régime en Irak avant le 11 septembre prochain, dans une interview publiée dimanche par le quotidien arabe al-Hayat. (AFP, 19 mars 2002)

Murder by Unknown Assailants

From Xanike village in Nusaybin district (Mardin), a village with Yezidi population, it was reported that unknown assailants killed Seredin Sancar and his wife Newroz Sancar. According to an item in the daily "Özgür Politika" both persons left the village on 12 March to work in the fields. Allegedly they were kidnapped. The corpse of Seredin Sancar was later found in their car near Daline village, Midyat district. Some days later the corpse of Newroz Sancar was found in a well near Xanike village. Reportedly the prosecutor ordered an autopsy following an official complaint from abroad. (TIHV, March 19, 2002)
 

Strasbourg: 350 Kurdes fêtent le Nouvel an aux flambeaux

Quelque 350 Kurdes, selon la police, ont défilé mercredi en début de soirée dans le centre de Strasbourg à la lumière de flambeaux, pour fêter le "Nevroz", le Nouvel an kurde, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Il s'agit d'une manifestation politique, au sens où, comme d'habitude, nous demandons la libération de notre leader Abdullah Ocalan, et plus de démocratie en Turquie", a indiqué à l'AFP le président de la Maison des Kurdes en Alsace, Mahmut Polat.

"Mais c'est également une manifestation culturelle: cette retraite aux flambeaux est une tradition qui a longtemps été interdite en Turquie", a-t-il ajouté. (AFP, 20 mars 2002)
 

Pression anti-kurde d'Ankara sur les pays voisins

Une centaine de Kurdes qui se sont dirigés mercredi de Sofia vers la frontière bulgaro-turque, ont été obligés de retourner après être arrivés à 70 km de la frontière, a annoncé la police bulgare.

La colonne de véhicules les transportant -un autobus et une dizaine de voitures particulières - n'a pas été autorisée à entrer dans la région de Haskovo, sud, et a été obligée de s'arrêter près de Dimitrovgrad, sud.

Les Kurdes y ont fait une manifestation improvisée au cours de laquelle ils se sont déclarés contre la peine de mort en Turquie et pour l'usage de la langue kurde dans l'enseignement et les médias en Turquie, a indiqué à l'AFP le directeur du centre culturel des Kurdes en Bulgarie Dimiar Avramov.

Ce groupe d'une centaine de Kurdes résidant en Bulgarie et en Grèce, était parti mercredi en fin de matinée après que les autorités roumaines eurent refoulé vers la Hongrie quelque 250 autres Kurdes venant d'Europe occidentale qui voulaient  également manifester à la frontière bulgaro-turque.

Après avoir laissé passer un premier autocar, les autorités roumaines ont été informées que la Bulgarie avait interdit le transit des Kurdes par son territoire.

Le ministre bulgare des Affaires étrangères Solomon Passi a déclaré mercredi que "la Bulgarie ne doit pas se transformer en territoire d'actions contre quelque pays voisin que ce soit".

Partis dimanche dernier de Bruxelles, les 250 Kurdes refoulés par la Roumanie devraient essayer de parvenir en Grèce via la Serbie, selon M. Avramov. Il a précisé que les autorités autrichiennes, hongroises et roumaines n'avaient laissé passer que les Kurdes citoyens de pays occidentaux qui ont pu arriver jusqu'à la frontière entre la Hongrie et la Roumanie.

Le gouvernement turc utilise tous les moyens diplomatiques et recours souvent aux menaces pour que les pays voisins ne tolèrent pas les activités contre la répression des Kurdes en Turquie. (AFP, 21 mars 2002)
 

La liberté de la presse etouffée dans le Kurdistan turc

Seul un sursis de dernière minute a évité à la chaîne Gun-tv, condamnée à un an d'écran noir pour diffusion deux chansons en langue kurde de Sivan Perwer, d'être coupée par la police à partir du 22 mars, nouvelle preuve de l'étouffement des media dans les régions kurdes.

La décision frappant Gun-tv, sous réserve qu'elle soit confirmée en appel sous quinzaine, est la plus lourde jamais décrétée par le Haut Conseil de la Radio et de la Télévision (RTUK). Préparant sa revue de presse quotidienne, le propriétaire Nevzat Bingol découvre dans le journal que sa petite chaîne locale fait l'objet d'un mois de suspension, en plus de la condamnation à un an.

Une bonne dizaine de radios et de télévisions de la région écopent de la même peine. "Après la fermeture de ma radio, parce qu'elle "brouillait les talkies-walkies de la police", m'a-t-on dit, je ne suis pas surpris de cette énième condamnation, car il y a déjà 17 procédures à mon encontre", sourit M. Bingol, dont la précédente chaîne, Metro, avait subi le même sort.

"Le prétexte est ridicule", explique-t-il: "on me reproche de mentionner le fait que des Kurdes habitent cette région, comme si c'était faux", s'insurge-t-il. "Même sous l'administration ottomane, il n'y a jamais eu ici de journal kurdophone, et je crains qu'il n'y en ait pas de sitôt", reconnaît Naci Sapan, président de l'Association des journalistes du sud-est. Ainsi 29 journaux, hebdomadaires et mensuels en langue kurde ou favorables à la cause kurde sont purement et simplement bannis des provinces sous état d'urgence, même s'ils sont en vente libre dans le reste de la Turquie, recense l'Association des Droits de l'Homme (IHD).

Il existe deux journaux indépendants dans la province de Diyarbakir, qui veillent à ne pas franchir la ligne rouge pour subsister, et deux autres chaînes de télévision locales, très prudentes elles aussi.

Alors qu'une véritable censure frappe déjà d'interdiction plus de 400 cassettes, il ne reste plus beaucoup d'espace de liberté à ces chaînes, présentant essentiellement des programmes culturels sans avoir le droit de parler en kurde. "Nous vivons derrière un véritable un rideau de fer, où la torture psychologique est quotidienne", dit, amer, M. Bingol.

Le gouvernement étudie néanmoins actuellement la possibilité pour la télévision nationale TRT de diffuser entre 20 minutes et une heure de nouvelles en kurde, pour se conformer aux recommandations de l'Union Européenne à laquelle la Turquie veut adhérer. Pourtant, la pression sur les journalistes, turcs et étrangers, qui doivent tous se munir d'une carte de presse spéciale à cette région, s'est réduite, à mettre en parallèle avec le fait que les accrochages militaires ont quasiment disparu depuis le retrait de Turquie des forces armées du PKK, en septembre 1999. (CILDEKT, 22 mars 2002)
 

Un célèbre chanteur accusé de soutien à la rébellion armée

Une Cour de sûreté de l'Etat (DGM) d'Ankara a lancé une procédure contre un très célèbre chanteur populaire kurde, Ibrahim Tatlises, pour soutien au PKK, rapporte dimanche l'agence Anatolie.

La procédure lancée par le procureur Nuh Mete Yuksel se fonde sur des accusations d'un avocat connu pour ses positions ultra-nationalistes, Sevket Can Ozbay, précise l'agence.

Cet avocat qui représente des familles de "martyrs", des parents de soldats tués lors de combats avec les rebelles kurdes dans le sud-est anatolien, a déposé une plainte auprès de la DGM, accusant M. Tatlises d'avoir financé le PKK à la hauteur de 1,5 million de dollars et d'avoir "secrètement" fait soigner des maquisards blessés dans des hôpitaux d'Istanbul, ajoute l'agence.

Ibrahim Tatlises, originaire de Sanliurfa (sud-est), incarne l'image du self-made-man et vend des millions d'albums chaque année. Il intègre des rythmes pop dans ses chansons folkloriques. Il avait nié par le passé des accusations similaires.

Il est aussi célèbre dans de nombreux pays arabes et en Israël et se produit souvent en Allemagne qui compte une forte communauté turque. (AFP, 24 mars 2002)
 

Petitioning for Kurdish language far worse than forming a gang

Prosecutors demand heavier penalties for students who petitioned the school administrations to have Kurdish introduced as an optional subject than for people accused of forming a gang.

Court cases have been opened against 27 such students. The prosecutors are demanding seven-and-a-half year prison sentences for them for aiding an abetting an illegal organization, assuming that they intend to split up Turkey.

According to the Turkish Penal Code, forming a gang with criminal intent is a crime that requires a prison sentence in the two to six years range.

Korkut Eken and Ibrahim Sahin, the two leading figures in the Susurluk case [the so-called state gang scandal of 1996], for example, have been given six-year prison sentences." (Radikal, March 25, 2002)
 

Les Kurdes veulent en finir avec 25 ans de loi d'airain

L'histoire des défenseurs des Droits de l'Homme Ridvan Kizgin et Fevzi Akbulut, incarcérés deux mois sans raison, est symptomatique des entraves persistantes aux libertés fondamentales imposées dans le sud-est turc par des lois d'exception.

Le président et le secrétaire de la section de Bingol de l'Association turque des Droits de l'Homme (IHD) ont été relâchés mercredi dernier contre caution après deux mois d'emprisonnement pour s'être rendus à une conférence de presse du Parti de la Démocratie du Peuple (HADEP, pro-kurde). Leur procès continue.

Le HADEP marquait l'anniversaire de la disparition de deux de ses membres, le 15 janvier 2001 dans la ville voisine de Silopi après leur convocation au poste de gendarmerie, mais a été qualifié de "rassemblement interdit" et la police a interpellé une centaine de personnes.

"Défendre les Droits de l'Homme est une tâche difficile en Turquie, et beaucoup plus encore dans la région sous état d'urgence, car c'est celle qui connait le plus de violations", constate l'avocat Osman Baydemir, président de la section de Diyarbakir.

S'il fallait une illustration de cet euphémisme, il n'est qu'à relever l'impressionnant casier judiciaire de M. Baydemir: rien qu'en 2001, il a fait l'objet de 115 poursuites judiciaires lui faisant risquer en tout 88 ans et 8 mois de prison.

La branche de Diyarbakir, chef-lieu de la région, fut fermée d'autorité durant trois ans, un des membres fondateurs avait été assassiné peu après son inauguration en 1988, et les principaux dirigeants avaient été jeté un prison après la publication d'un rapport annuel, en 1994.

Aujourd'hui, sur 9 sections provinciales, les bureaux de Malatya et de Gaziantep demeurent fermés depuis deux ans.

Au coeur de ce régime d'airain, la puissante administration du super-gouverneur en charge des provinces sous état d'urgence, dont le nombre a été progressivement ramené de 10 à 4 aujourd'hui.

Après la loi martiale imposée en 1977, l'état d'urgence, à nouveau reconduit le 13 mars pour 4 mois, régit une bonne partie du sud-est à majorité kurde, maintenant depuis 25 ans la région sous législation d'exception.

"L'état d'urgence n'a plus de raison d'être, deux ans et demi après le dépôt des armes par la rébellion du PKK, mais il est pourtant reconduit sans que l'on sache pourquoi", s'étonne Seyhmuz Diken, ancien sous-préfet, aujourd'hui conseiller à la mairie de Diyarbakir, tenue par le HADEP.

"Ici, tout demeure soumis à un régime exceptionnel", explique le bâtonnier de Diyarbakir, Mustafa Ozer: "les conditions de vie, la législation en vigueur, les procès, (...) et tout ce qui peut être considéré comme dirigé contre l'Etat est sanctionné sans guère d'enquête", dénonce-t-il.

"La spécificité de cette administration, renchérit Me Baydemir, c'est qu'on ne peut ni faire appel, ni ouvrir une procédure contre les décisions du super-gouverneur".

Ainsi le super-gouverneur peut-il décréter l'interdiction de 29 journaux et magazines, empêcher la représentation de 99 pièces de théâtre en 2001, octroyer comme bon lui semble des laissez-passer ou des autorisations de filmer dans la région.

"Le super-gouverneur décide même du bannissement de fonctionnaires, 168 l'an dernier, sans recours possible", fulmine Abdullah Demirbas, qui dirige la section locale du syndicat enseignant Egitim-Sen.

Autre survivance de 15 ans de lutte anti-guérilla: le système des gardiens de village, enrôlés par Ankara pour lutter contre le PKK et associés à nombre de meurtres et disparitions inexpliquées, mais qui ne peuvent être poursuivis devant la justice. (AFP, 25 mars 2002)
 

Village Guards on Trial

On 26 March Diyarbakir SSC continued to hear the case of 12 defendants, six of them village guards, charged with connections to the PKK. The indictment wants four of the defendants be sentenced to death according to Article 125 TPC and 8 defendants to get sentences of up to 7 yearsı imprisonment according to Article 169 TPC. The court decided to wait for an answer of questions forwarded to Uludere Penal Court on how the detentions of the defendants were carried out and adjourned the hearing to 7 May. (Yedinci Gündem-TIHV, March 27, 2002)
 

Annulation de la fermeture pour un an d'un télévision kurde

Un tribunal d'Ankara a annulé la décision de suspendre pour un an une chaîne de télévision kurde de Diyarbakir, estimant que les chansons en kurde pour lesquelles elle était sanctionnée n'étaient pas de caractère "séparatiste", a-t-on appris vendredi de sources judiciaires.

Une cour administrative d'Ankara a ainsi accepté un recours déposé par la chaîne locale Gun-TV, estimant que la traduction en turc des chansons incriminées faite par la sécurité de Diyarbakir comportait des erreurs, a-t-on précisé de même source.

La Cour a décidé qu'il n'y avait pas lieu de suspendre Gun-TV comme l'avait décidé le mois dernier le Haut Conseil de l'audiovisuel turc (RTUK) selon lequel elle "louait le PKK.

Si elle avait pris effet, cette sanction aurait été la plus lourde jamais décrétée par le RTUK.

L'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans Frontières, basée à Paris, s'était "indignée" de la condamnation de Gun-TV à un an d'écran noir, estimant que "la répression de la liberté d'expression n'a jamais été aussi grave en Turquie". (AFP, 29 mars 2002)
 

Le PKK s'en prend à Papandréou au sujet du "terrorisme kurde"

L'Union populaire et démocratique kurde, vitrine du PKK, s'en est pris vendredi au ministre grec des Affaires Etrangères, George Papandréou, pour des déclarations de ce dernier condamnant le terrorisme séparatiste kurde.

Avec ces déclarations, M. Papandréou "tente de semer la discorde dans l'amitié historique entre les peuples grec et kurde", affirme un communiqué de l'Union (YDK), rendu public par sa "représentation balkanique" basée à Athènes.

"Dans de nombreuses positions communes de l'Union Européenne, nous avons exprimé notre opposition aux actions terroristes et séparatistes du PKK", avait affirmé M. Papandréou en début de semaine en réponse à une question de parlementaires pro-kurdes, selon l'agence de presse grecque ANA (semi-publique).

"Ce serait une erreur stratégique d'assimiler la question kurde à l'action d'une minorité, comme le PKK", avait ajouté le ministre, selon l'ANA.

Rompant avec le silence embarrassé tradionnellement observé par Athènes sur le caractère terroriste ou non du PKK, cette déclaration "fournit de l'eau au moulin des rentiers de la guerre", estime l'YDK dans son texte.

Artisan depuis juin 1999 d'une politique de rapprochement avec la Turquie, M. Papandréou avait aussi souligné que le problème kurde "n'était pas seulement une affaire interne de la Turquie", puisque relevant des droits de l'Homme, selon l'ANA.

La tension gréco-turque avait atteint un sommet en mars 1999, avec la capture par la Turquie du chef du PKK, Abdullah Ocalan, à sa sortie de l'ambassade grecque au Kenya où Athènes lui avait secrètement accordé refuge.  (AFP, 29 mars 2002)
 

Le PKK dément avoir changé de nom

Le PKK a démenti vendredi les informations selon lesquelles il aurait changé de nom, indiquant qu'elles étaient "dénuées de tout fondement".

L'organisation dément aussi avoir tenu son 8ème Congrès, comme l'affirmait la presse turque, selon un communiqué du conseil de la présidence du parti diffusé par l'agence pro-kurde Mésopotamie, basée en Allemagne et reçu à l'AFP.

"Les informations selon lesquelles le PKK a tenu son 8ème Congrès ne sont pas vraies. De ce fait, aucun changement de nom n'est intervenu et aucune décision n'a été prise", souligne le document.

La presse turque écrit depuis des jours que le PKK a changé de nom pour adopter l'appellation Parti des libertés des Peuples (PAG) dans un effort de "politisation". L'information a été commentée mercredi par un porte-parole du département d'Etat américain.

Le PKK indique en outre vouloir se restructurer pour être remplacé par une "nouvelle organisation".

"Quand notre parti réunira son 8ème Congrès nous informerons l'opinion publique internationale de ses résultats", ajoute le communiqué.

Au début du mois de février, le journal pro-kurde Ozgur Politika avait indiqué que le parti avait décidé d'arrêter toutes ses activités sous son nom actuel en Turquie et en Europe pour avancer vers une plate-forme légale.

Cette décision présageait, selon les analystes, une prochaine dissolution du PKK, "organisation terroriste", selon Ankara, qui a mené 15 ans de rébellion armée sanglante contre l'Etat turc pour la création d'un Etat kurde indépendant dans le Sud-Est anatolien à majorité kurde.

Le PKK a arrêté la lutte armée en 1999 après la capture à Nairobi de son chef Abdullah Ocalan, condamné à la peine capitale par la justice turque en juin de la même année pour séparatisme et trahison. (AFP, 29 mars 2002)
 

MINORITES / MINORITIES

Après les émeutes, les gitans dénoncent l'ostracisme

Au coin de la 693ème rue d'Esenler, banlieue d'Istanbul, où plusieurs heures d'affrontements ont fait un mort et 12 blessés samedi, les femmes du quartier gitan réclament mardi la libération de leurs maris, alors que le couvre-feu vient juste d'être levé.

Samedi, une querelle autour d'une dette entre membres de deux groupes, apparemment kurdes et tziganes, avait dégénéré en bataille rangée dans les rues du quartier mettant aux prises quelque 200 personnes et entraînant une intervention de la police qui a fait usage de gaz lacrymogènes.

"On n'a aucune nouvelle de nos maris, on ne peut ni les voir ni leur porter à manger, c'est injuste: c'est toujours les mêmes qui se retrouvent en prison", proteste sur le pas de sa porte Dudu, 32 ans, et presque toutes ses dents en or.

A la suite des violentes bagarres du week-end, "une centaine de personnes" ont été interpellées, a rappelé mardi le sous-préfet Ali Gun, annonçant dans le même temps à l'AFP que le couvre-feu était désormais levé jusqu'à nouvel ordre.

"Le préfet a décidé de rendre leur liberté aux citoyens et de permettre aux commerçant de reprendre une activité normale", a déclaré M. Gun, précisant que les importants effectifs de police restaient déployés dans le quartier.

"Nous avons installé un commissariat provisoire, et, si des troubles surviennent à nouveau, le couvre-feu sera à nouveau imposé", a-t-il dit.

Dans ce que les habitants des alentours désignent comme le "quartier gitan", où l'absence d'hommes surprend alors que femmes et enfants passent leur temps dans la rue, on dit ne pas comprendre le quadrillage d'une police habituellement absente et un certain ostracisme.

"Ils nous appellent Roms, je ne sais pas ce que ça veut dire, je suis turque, j'ai toujours habité ici, et, que l'on soit alévis (minorité chiite hétérodoxe) ou sunnites, nous sommes tous de Turquie", s'exclame Sibel, 22 ans.

Elle s'amuse presque d'avoir participé aux bagarres samedi dernier, et d'avoir "pris ses premiers coups" de la police, mais n'explique pas l'explosion de violence.

A côté d'elle, un gamin de douze ans avec un sparadrap sur le front, qui dit avoir été éraflé par une balle au cours des violences, regarde avec amusement passer une voiture de police en patrouille.

"D'habitude, on ne les voit jamais, ceux-là, ou alors, on leur démonte leur voiture, comme la dernière fois", se pavane Haydar, fier d'avoir participé aux affrontements du week-end "avec tout ce qui lui passait par la main".

Au-delà des barrages de police, avec véhicules blindés et ruban de sécurité fermant les rues, les habitants non gitans arrivés plus récemment de l'est de la Turquie ne sont pas avares de critiques à l'égard de ces "voyous", contre lesquels ils ont systématiquement barricadé maisons et commerces.

Muzaffer, arrivé à Esenler il y a huit ans de Mus (est), affirme qu'il ne laisse plus rentrer les clients du "quartier gitan" car "ils volent sans cesse", et que la seule solution, c'est de "les expulser vers un endroit où ils seront entre eux".

"Voler, c'est leur métier", dit-il, "surtout depuis que la crise économique a ruiné leur activité de récupérateur en tous genres, alors, comme la justice les relâche à chaque fois, rien ne change, et ça va continuer", prédit-il.

"C'est toute la population qui en a eu marre et qui s'est dressée contre eux après qu'ils eurent agressé un menuisier métallique", explique Muzaffer.

Ebru, 25 ans, et deux enfants à la main, aquiesce: "Ils m'ont volé un tapis il y a deux mois, et je n'ose pas envoyer mes enfants chez l'épicier, car ils leur prennent leur argent".

Dudu, dont le mari est - comme presque tous ici - "transporteur" et en garde à vue, affirme pourtant qu'il n'y a jamais eu de tension ici depuis 50 ans que sa famille y est installée, et attribue ces provocations à des organisations d'extrême droite.

"Nous espérons que nos citoyens, quelle que soit leur origine, sauront vivre dans la fraternité", a souhaité le sous-préfet Ali Gun. (Jérôme BASTION, AFP, 5 mars 2002)
 

Une motion sur le génocide arménien en Suisse

Le ministre suisse de l'Economie et vice-président de la Confédération helvétique Pascal Couchepin a minimisé mardi l'importance d'une proposition de texte soumise au parlement suisse et visant à reconnaître le génocide arménien sous l'empire ottoman.

"Ce n'est qu'une déclaration" a-t-il dit aux journalistes au terme d'une visite de deux jours en Turquie lors de laquelle il a rencontré le Premier ministre Bulent Ecevit, les ministres de l'Economie, de l'Energie et du Commerce extérieur, respectivement, Kemal Dervis, Zeki Cakan et Tunca Toskay.

Il s'est aussi rendu à Istanbul pour rencontrer les milieux économiques.

"Nous sommes conscients de la sensibilité de l'opinion publique turque. La position du gouvernement suisse est que l'histoire doit être laissée aux historiens et non pas aux institutions politiques", a souligné le ministre.

Rappelant que le parlement suisse avait rejeté à une très faible majorité en 2001 une proposition similaire, M. Couchepin a estimé que "généralement les députés signent, sans vraiment en connaître le contenu" de nombreuses propositions lors de leur mandat.

Le texte de ce "postulat" signé par 115 députés, soit la majorité du Conseil national (chambre basse du parlement) a été déposé le 18 mars. Il déclare que le "Conseil national reconnaît le génocide des Arméniens de 1915" et demande au gouvernement suisse "d'en prendre acte et de transmettre sa position par les voies diplomatiques usuelles".

Il sera débattu avant l'été prochain.

Ce texte soutenu par notamment par l'Association Suisse-Arménie est la dernière d'une série de démarches des Arméniens de Suisse pour faire admettre le terme de génocide pour les massacres d'Arméniens perpétrés en 1915 sous l'Empire Ottoman.

Ces massacres ont fait 1,5 million de victimes selon les Arméniens, entre 300 et 500.000 victimes selon la Turquie qui rejette catégoriquement le terme de génocide. (AFP, 26 mars 2002)
 

Une chaîne de radio suspendue pour propagation du christianisme

Le Haut conseil de l'audiovisuel turc (RTUK) a, pour la première fois, suspendu une chaîne de radio privée religieuse à Ankara pour "propagation du christianisme" en Turquie, pays à 99% musulman, a indiqué mardi à l'AFP le directeur de la radio, Ismail Serinken.

Shema radio a été suspendue pour un jour pour propagande du christianisme. A cette sanction s'ajoute la suspension de la radio pour un mois, à partir du 21 mars, pour des "émissions séparatistes" diffusées par son prédecesseur, Image radio, une chaîne alévie (groupe confessionnel musulman progressiste) qui détenait les droits de diffusion, a-t-il précisé.

"Ce n'est pas la suspension pour un mois mais pour un jour que nous regrettons, car nous n'avons fait que propager la parole du Christ", a déclaré M. Serinken.

Shema radio, première radio chrétienne d'Ankara lancée en octobre dernier, dépend de l'Eglise protestante Kurtulus (le Salut en turc) qui compte quelque 500 fidèles, pour la plupart Turcs.

Elle diffuse des programmes sur la Bible et la vie du Christ mais aussi des chansons et des émissions axées notamment sur la philosophie et l'environnement.

La radio a fait appel de la décision "injuste" qui, selon son directeur, est le résultat de "l'intolérance et des préjugés" en Turquie, candidate à l'intégration à l'Union européenne.

L'Eglise Kurtulus est active à Ankara depuis le début des années 80.

Depuis sa création en 1994, le RTUK, organe controversé, a déjà suspendu pendant des laps de temps divers plus de 500 chaînes de radio et de télévision, notamment islamistes et kurdes, selon les chiffres officiels. (AFP, 26 mars 2002)
 

Le calvaire des chrétiens turcs en Turquie musulmane

"Quand vous vous convertissez au christianisme en Turquie c'est simple: même vos amis athées deviennent soudains musulmans et vous quittent et l'Etat vous nie", explique le pasteur Ihsan Ozbek, soulignant les multiples pressions que subit au quotidien sa petite communauté protestante.

Le pasteur Ozbek (39 ans) dirige une paroisse de quelque 300 fidèles dans sa petite église de Kurtulus (Salut, en turc) à Ankara, et sa conversion s'est faite "sans problème" en 1981, mais ce n'est pas le cas pour la plupart des chrétiens turcs en général, indique-t-il.

"Si vous êtes originaire d'une grande ville c'est un peu plus facile, mais si vous êtes dans le sud-est, cela peu vous valoir la mort", dit-il.

Il retrace les nombreuses étapes difficiles: "D'abord, vous devez affronter votre famille, ensuite la société turque, très fermée et conservatrice, qui n'accepte pas les nouvelles idées et puis enfin l'Etat", regrette le pasteur.

La Turquie, pays à l'Etat laïque, est officiellement à 99% musulmane.

Mais le pasteur conteste cette version des faits, faisant remarquer que l'état civil enregistre automatiquement les nouveaux nés en leur attribuant comme religion "islam".

Comédien de formation, M. Ozbek n'exerce plus sa profession car il ne pourrait alors diriger son office religieux tous les dimanches en raison des tournées.

Il reçoit régulièrement des lettres de menaces et "sait" que son téléphone est écouté par la police.

"Nous ne sommes pas un pays tolérant, il existe des préjugés religieux et ethniques. Tout ce que nous voulons, c'est jouir des mêmes droits que les musulmans", demande le pasteur.

Selon M. Ozbek, les autorités turques sont souvent choquées de voir des Turcs qui, à leurs yeux, devraient forcément être musulmans, se convertir au christianisme, et font appel à toute une panoplie de tracasseries bureaucratiques.

"Pour les autorités, si vous êtes chrétien, vous êtes au service de l'ennemi: les pays occidentaux, et de fait des suspects", explique M. Ozbek.

Il raconte comment l'Eglise protestante d'Izmir (ouest) a été fermée mais rouverte après des pressions internationales il y a deux ans car "elle avait simplement violé la loi sur la construction" qui nécessite l'autorisation de tous les locataires d'un bâtiment pour que l'un de appartements puisse être transformé en lieu de culte.

Dernière pression en date: la suspension pour un jour par l'organe de contrôle des médias (RTUK) d'une chaîne de radio religieuse locale à Ankara, Shema radio, pour propagation du christianisme, une première en Turquie.

Son directeur, Ismail Serinken, juge "ridicule et injuste" la décision, prise pour diffusion de programmes sur la bible et la vie du Christ.

"Nous avons créé un certain malaise dans les milieux du RTUK et islamistes en général", souligne M. Serinken.

Le personnel de sa radio est composé d'une dizaine de personnes, converties au christianisme comme lui.

La radio a fait appel de la décision.

Pour MM. Ozbek et Serinken, la volonté de leur pays de s'intégrer à l'UE va devoir changer les mentalités.

"Même les Grecs (orthodoxes) ont réglé leur problèmes avec la minorité protestante et musulmane", souligne le pasteur.

Il indique que les chrétiens de Turquie ne souhaitent pas "embarrasser" la Turquie à l'étranger en saisissant des institutions internationales, comme le font les Kurdes du pays, mais préfèrent "le dialogue".

Il appelle l'Etat à "définir" le laïcisme en Turquie où, pour pouvoir fonder une église, "il faut une autorisation du mufti" (dignitaire musulman), dit-il souriant. (AFP, 27 mars 2002)
 

SOCIO-ECONOMIQUE / SOCIO-ECONOMIC

Reaction des industriels turcs aux taxes américaines sur l'acier

Les industriels turcs ont accueilli favorablement mercredi l'exemption de la Turquie de la décision américaine d'imposer d'importantes taxes sur les importations d'acier mais ont regretté l'impact négatif que ces mesures auront sur le commerce mondial.

"C'est la décision la plus positive que les Etats-Unis auraient pu donner sur la Turquie", a déclaré Veysel Yayan, le secrétaire général de l'Association des Fabricants turcs de fer et d'acier, à l'agence Anatolie.

Le président américain George W. Bush avait annoncé mardi jusqu'à 30% de taxes sur les importations américaines d'acier pour une période de 3 ans, provoquant une tempête de réactions internationales, y compris la décision de l'Union européenne déposer une plainte auprès de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Les pays en développement exportant de manière limitée aux Etats-Unis, tels que la Turquie, l'Argentine, la Thaïlande, ont été exemptés de ces taxes.

M. Yayan a toutefois relevé que la décision américaine allait bouleverser les équilibres mondiaux et ouvrir la voie à une concurrence féroce sur le marché de l'acier qui pourrait à son tour affecter indirectement les exportations turques.

Les exportations turques d'acier vers les Etats-Unis au cours des 11 premiers mois de 2001 s'élevaient à quelques 780.000 tonnes d'une valeur de 169,3 millions de dollars, sur un total de 8,9 millions de tonnes pour une valeur de 1,9 milliard de dollars. (AFP, 6 mars 2002)
 

BM: "L'investissement étranger vital pour la relance turque"

La capacité de la Turquie à attirer des investissements étrangers et à mener des réformes pour les favoriser sera vitale pour la relance de son économie en récession, a souligné mercredi le représentant de la Banque mondiale en Turquie.

"Etant donné l'importance de la dette turque et la profondeur de la crise économique, la Turquie ne pourra pas renouer rapidement avec la croissance tout en maîtrisant l'inflation sans investissements étrangers directs", a souligné Ajay Chhibber lors d'une conférence à Ankara.

Selon les chiffres du Trésor, la Turquie a reçu en 2000 1,7 milliard de dollars  d'investissements étrangers.

"La Turquie doit attirer au minimum quelque 5 à 6 milliards de dollars d'investissements chaque année pour générer une croissance de 5%", a ajouté M. Chhiber.

"Cela requiert une amélioration majeure du climat des investissements et des infrastructures", a-t-il précisé, appelant notamment Ankara à simplifier les procédures bureaucratiques.

Une bureaucratie pléthorique et tentaculaire, un système judicaire lent à réagir et une corruption endémique contribuent de l'avis général à effaroucher les investisseurs, tout comme le spectaculaire procès pour fraude récemment intenté par Motorola (USA) et Nokia (Finlande) au groupe Uzan, propriétaire de l'opérateur de téléphonie mobile Telsim.

La Turquie se débat depuis plus d'un an dans une des pires crises économiques de son histoire et a mis en place un vaste programme de réformes soutenu par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale.

A lui seul, le FMI lui a déjà alloué quelque 30 milliards de dollars depuis 1999. (AFP, 6 mars 2002)
 

Le FMI met en garde Ankara contre le populisme

Le Fonds monétaire international (FMI) s'est félicité lundi des progrès enregistrés par la Turquie pour sortir de la crise mais a mis en garde contre des politiques populistes qui pourraient faire dérailler un nouvel accord stand-by.

"Il y a généralement de bons progrès dans les réformes structurelles (ndlr: engagées par le gouvernement turc). Nous avons observé des pas encourageants", a déclaré le responsable du fonds pour la Turquie, Juha Kahkonen, lors d'une conférence de presse au terme d'une mission d'évaluation de deux semaines dans le pays.

Cette mission devrait déboucher sur un déblocage d'une première tranche de 1,1 milliard de crédit sur une ligne de 16 milliards de dollars sur trois ans promis par le FMI à la Turquie début février.

M. Kahkonen s'est félicité de la détermination du gouvernement turc à respecter ses engagements, relevant que tout les critères de performance avaient été remplies. Il a averti toutefois que des "défis" persistaient et que si les autorités choisissaient d'opter pour des "mesures à court terme" pour atteindre des objectifs à moyen terme, cela pourrait faire "dérailler" le programme.

Il a souligné que le gouvernement devait faire des "pas additionels" pour se voire octroyer par la direction du Fonds, début avril, cette première tranche de crédit.

Ces "pas", selon lui, concernent une réduction de deux tiers, avant fin octobre, du personnel des établissements publics et l'adoption d'une loi sur la gestion de la dette publique.

La livre turque avait subi une importante dévaluation l'année dernière et Ankara a engagé une politique de rigueur budgétaire et d'assainissement du secteur bancaire pour remettre l'économie sur pied.

Selon le programme, la Turquie s'engage à réduire l'inflation chronique et le déficit public, amorcer une croissance durable et restructurer son système bancaire, à l'origine de la crise de févirer 2001.

L'objectif du gouvernement pour 2002 est de ramener la hausse des prix à la consommation à 35% (73,2% en 2001), 20% en 2003 et 12% en 2004.

Le programme table sur une croissance de 3% cette année. (AFP, 18 mars 2002)
 

Crime d'honneur: une jeune fille tuée par son père et un frère

Une jeune fille de 20 ans a été tuée par balle en pleine rue vendredi à Diyarbakir (sud-est) par son père et son frère qui la soupçonnaient de se prostituer, a indiqué un porte-parole de la police.

Pinar Kacmaz est morte sur le coup après avoir été arrosée de balles par son père Hidir, 44 ans, et son frère Erkan, 18 ans. Ce dernier a été arrêté peu après le crime et la police recherche le père, a précisé le porte-parole.

La jeune fille avait pourtant porté plainte peu auparavant auprès de la police parce que son père la menaçait et qu'elle craignait pour sa vie, selon l'agence Anatolie. Hidir Kacmaz avait alors été interrogé par la police puis remis en liberté, selon l'agence.

Les crimes d'honneur sont fréquents en Turquie, en particulier parmi les Kurdes vivant dans le sud-est économiquement sous développé, où règnent encore les coutumes féodales qui requièrent de tuer les femmes pour désobéissance ou conduite jugée honteuse afin de préserver l'honneur de toute la famille.

Les auteurs de ces crimes dits d'honneur s'en tirent presque toujours avec des condamnations légères en justice, en vertu d'un article du code pénal turc qui prévoit d'importantes réductions de peine pour les crimes commis "en réponse à une provocation". (AFP, 22 mars 2002)
 

Séisme de magnitude 4,8 dans la mer de Marmara

Un séisme de 4,8 de magnitude sur l'échelle ouverte de Richter a secoué samedi matin la province turque de Tekirdag (nord-ouest) et Istanbul, sans faire apparemment ni victime ni dégât, a indiqué l'agence Anatolie.

L'épicentre du tremblement de terre, qui s'est produit à 04H36 locales (02H36 GMT), est situé dans la mer de Marmara, à plus d'une centaine de km au sud-ouest d'Istanbul, mégapole turque de plus de dix millions d'habitants, selon l'Institut de sismologie de Kandilli à Istanbul, cité par Anatolie.

La Turquie, située dans une zone sismique active, est régulièrement secouée par des tremblements de terre. Les plus violents, d'une magnitude de 7,4 en août 1999 et 7,2 en novembre de la même année, avaient fait plus de 20.000 morts dans le nord-ouest densément peuplé.

Depuis 1999, toutes les recherches effectuées dans la région laissent prévoir une forte probabilité pour un séisme d'une magnitude d'au moins 7 sur l'échelle ouverte de Richter sur la faille nord anatolienne qui passe sous la mer de Marmara, à quelques kilomètres d'Istanbul.

Le 3 février, un séisme de magnitude 6 sur Richter a fait 41 morts et quelque 300 blessés dans la province d'Afyon (ouest). (AFP, 23 mars 2002)
 

AFFAIRES RELIGIEUSES / RELIGIOUS AFFAIRS

Interpellations dans les manifestations pour le foulard

La police anti-émeutes turque a interpellé vendredi quelque 150 manifestantes qui protestaient à Istanbul contre l'interdiction du port du foulard dans les lycées, a rapporté l'agence Anatolie.

Le port du foulard est interdit dans les lycées, universités et les lieux publics en Turquie, un pays à majorité musulmane mais strictement laïc.

Les manifestantes, toutes portant le foulard, ont refusé de rentrer dans leurs classes d'une école religieuse sous le contrôle de l'Etat et se sont rassemblées sur une place située non loin de la mosquée historique de Sultanahmet, dans la partie européenne de la métropole, précise l'agence.

Elles ont toutes été interpellées par la police qui a affirmé que leur manifestation était "interdite", selon Anatolie.

Depuis la rentrée scolaire, mardi dernier, les étudiantes des écoles religieuses ont tenu des manifestations similaires, notamment à Istanbul. Les élèves de ces établissements ne sont autorisées à porter le foulard que pendant les cours de coran. (AFP, 1 mars 2002)

On 1 March the police intervened, when students and parents demonstrated in Istanbul against the fact that students with headscarves were not allowed to the classes in Sultanahmet Theological Lyceum, and detained about 150 demonstrators. Further detentions were reported from Maltepe (2), Tuzla (200), Kadiköy (47), Zeytinburnu (52) and Eyüp (50). In Zeytinburnu the director of the Theological Lyceum, Seref Sünetçi and the deputy director Emin Yorar were dismissed from duty. (Yeni Safak-TIHV, March 2, 2002)

Problems in connection with the wearing of headscarves continued on 4 March. At Güngören Theological Lyceum all students were sent home, regardless of wearing headscarves or not. During protests at these schools the police detained 25 demonstrators in front of Tuzla Theological Lyceum, 5 in front of Ümraniye Theological Lyceum, including Ahmet Sariali from the parentsı association and lawyer Mehmet Yavuz and 2 in front of Gaziosmanpasa Theological Lyceum. From Maltepe Theological Lyceum the detention of Fatih Terzi was reported. Meanwhile some parents and Cavit Tatli, lawyer with the human rights organization Mazlum-Der, filed an official complaint against the director for national education in Eyüp and Eyüp Chief of Police. (Yeni Safak-TIHV, March 5, 2002)
 

Protests against the ban on wearing headscarves during lessons at the theological lyceums continued in Istanbul on 5 March. Many demonstrators were detained. In Eyüp 54, in Üsküdar 23, in Bakirköy 25 and in Pendik 5 people were detained. Even children, aged 13 to 14 years, were handcuffed. In connection with protests and detentions in front of theological lyceums in Istanbul several teachers and directors were dismissed from duty, allegedly because they did not implement the decree on dresses during the lessons. Following the dismissal of Seref Sünnetçi, director at Zeytinburnu Theological Lyceum, the directors of the following theological lyceums were also dismissed: Tahsin Nalbant, director of Eyüp Theological Lyceum, Bilal Bulut, director of Kazim Karabekir Theological Lyceum, Yusuf Çiçek, director of Sultanbeyli Theological Lyceum, Zeki Müftüoglu, director of Kadiköy Theological Lyceum, and two deputy directors and 3 teachers, whose names were not disclosed. Another 6 teachers were dismissed at Kartal Anadolu Theological Lyceum. (Zaman-TIHV, March 6, 2002)

Actions against the ban for headscarved students to attend classes at theological lyceums continued on 6 March. Some 200 protesters were put in busses and driven to distant places. One person was detained in Eyüp and 3 in Ümraniye. (Zaman-TIHV, March 7, 2002)

The students Riza Akgök and Savas Turan were dismissed for one term from Malatya Inönü University for wearing local scarves called "poshi" around their neck. (Yeni Safak-TIHV, March 19, 2002)

283 students from Malatya Theological Lyceum were banned from school for 3 days, because they insisted of attending the classes with headscarves. (Yeni Safak-TIHV, March 21, 2002)

In Izmir Sümeyye Çelik, Havva Aslan, Tugba Akkurt and Tugba Küçükaydin were dismissed from Konak Theological Lyceum for wearing headscarves during the lessons. In Malatya students protested against the ban of 283 students from the lessons. When they were told that the students could attend the classes again on Monday the crowd dispersed. (Zaman-TIHV, March 22, 2002)

On 22 March the police intervened in a demonstration that followed the Friday prayers in Istanbul Eyüp as a protest at the ban of headscarved students from school. The police detained 20 people, 2 of them students. (Zaman-TIHV, March 23, 2002)

On 29 March the police intervened into a protest demonstration in Istanbul-Pendik after the Friday prayers and detained 13 people, 2 of them students, who protested against the ban of students wearing headscarves from the lessons. (Evrensel-TIHV, March 31, 2002)
 

Detention and Arrests in connection with Afghanistan

Mikail Yetkin, Osman Torun, Salih Kurt and Erdal Küçük were detained in Gaziantep. Reportedly they had returned from Afghanistan, where they wanted to fight in the name of the Islamic organization "Selefiler" against the US forces. The suspects were released after interrogation at Antep Police HQ.  The Bursa representative of the journal "Atilim", Pelin Çaliskan, was detained on 3 March. After one day in detention she said that she had been subjected to psychological and physical torture. According to an announcement by the governor for the region under a state of emergency (OHAL), two PKK militants surrendered in Bingöl and Sirnak province and another two militants were apprehended in Mardin and Van provinces. On 4 March a trial of 7 alleged members and supporters of the radical Islamic organization Hizb-ul Tahrir concluded at Adana SSC. The court acquitted the defendants Mustafa Güler (he had been under arrest), Mesut Yildiz, Celil Cevher, Ömer Akkoyun, Halil Sezen and Mehmet Ali Çelebi on the grounds that Article 7/2 of the Law to Fight Terrorism had been amended in favor of the defendants. (Cumhuriyet-Evrensel-TIHV, March 5, 2002)
 

Deux islamistes tués lors d'une opération policière

Deux membres du groupe islamiste extrémiste turc Hizbullah ont été tués lors d'une opération policière lancée mercredi à l'aube contre leur cache à Adana (sud), qui a également fait 8 blessés parmi les policiers, ont déclaré les autorités locales.

L'opération a été lancée suite à des informations selon lesquelles les occupants d'une maison s'apprêtaient à mener une attaque armée contre les forces de sécurité, a affirmé le gouverneur d'Adana dans une déclaration écrite, diffusée par l'agence Anatolie.

Les suspects, appelés par la police à se rendre, ont répondu en jetant des grenades à main, faisant 8 blessés parmi les policiers, ajoute la déclaration.

Des informations précédentes avaient fait état de 9 policiers blessés.

Durant l'accrochage qui s'est terminé par la mort des deux hommes, la police a jeté des grenades de gaz lacrymogènes auxquelles les deux militants ont rétorqué par des tirs.

Les échanges de tirs ont été interrompus un court instant pour permettre à la femme d'un des suspects et à quatre enfants âgés de un à 6 ans de quitter la maison, précise le texte.

Il ajoute que l'un des militants, âgé de 42 ans, était un responsable de l'aile militaire du Hizbullah à Gaziantep (sud-est).

Le Hizbullah turc, qui n'a pas de lien connu avec son homonyme libanais, est accusé de vouloir renverser le régime laïc en Turquie pour instaurer un état islamique.

En 2000, la police avait découvert dans des fosses communes les cadavres de 68 victimes présumées du Hizbollah au cours d'opérations lancées à l'échelle nationale contre l'organisation. (AFP, 6 mars 2002)
 

Erbakan condamné à deux ans de prison

L'ex-Premier ministre islamiste turc Necmettin Erbakan a été condamné mercredi à deux ans et quatre mois de prison pour son rôle dans une affaire de fraude relative aux finances de son parti, entre-temps interdit, a annoncé l'agence Anatolie.

Si la sentence est confirmée en appel, elle interdira à M. Erbakan d'être membre d'un parti politique et de se présenter à des élections.

Le procès de M. Erbakan, 76 ans, et 78 autres suspects s'était ouvert en 1998 après que son Parti de la Prospérité (Refah) eut été interdit pour activités anti-laïques.

Selon la loi turque, les avoirs d'un parti dissous sont transférés au Trésor. Les inspecteurs chargés de la confiscation avaient découvert à l'époque qu'une somme équivalant à 3,6 millions de dollars manquait dans les caisses du parti, qui avait alors affirmé l'avoir versée à ses branches provinciales.

La cour a estimé que le parti avait préparé 139 faux documents pour l'usage abusif de ces fonds, sans préciser lequel, et que des transactions financières d'une telle ampleur n'avaient pu être effectuées sans que M. Erbakan en eut connaissance, selon Anatolie.

D'après la presse turque, cet argent aurait en fait été utilisé pour financer la création d'un nouveau parti islamiste après l'interdiction du Refah.

L'avocat de M. Erbakan a immédiatement annoncé que son client ferait appel.

"Nous sommes très surpris par cette condamnation étant donné qu'aucune analyse sérieuse n'a été faite pour déterminer si les documents incriminés étaient des faux, sans compter que la signature de notre client n'apparaît sur aucun d'entre eux", a-t-il souligné dans un communiqué.

Le juge a condamné 19 autres prévenus à 14 mois de prison et 50 autres à un an de prison pour leur rôle dans l'affaire.

Necmettin Erbakan, premier chef de gouvernement islamiste de la Turquie, avait dû démissionner en 1997, après une année au pouvoir, sous la pression de l'armée qui jugeait en danger l'ordre laïc.

La cour constitutionnelle avait interdit le Refah quelques mois plus tard et interdit M. Erbakan d'activités politiques pour cinq ans.

En mars 2000, il avait été condamné à une peine d'un an de prison pour sédition à a la suite de propos pro-islamistes et pro-kurdes tenus pendant sa campagne électorale en 1994, mais ne l'avait pas purgée grâce à une amnistie.

Le successeur du Refah, le Parti de la Vertu (Fazilet), a également été interdit en juin dernier pour activités anti-laïques. Ses membres se sont divisés en deux nouveaux partis politiques qui comptent actuellement 81 sièges sur 550 au parlement. (AFP, 6 mars 2002)
 

Death Penalty Confirmed Against An Islamist

On 6 March the 6th Chamber of the Court of Cassation decided on the verdict by Istanbul SSC No. 3 concerning 16 alleged members of the "Islamic Movement". The Court confirmed the death penalty for Irfan Cagrici, who is held responsible for various violent acts including the killings of writer and journalists Çetin Emeç and Turan Dursun and the Iranian oppositional Ali Akbar Gorbani. The sentences for Mehmet Ali Seker, Cengiz Sarikaya and Tamer Arslan, whose death penalties had been commuted to life imprisonment, were also confirmed. The same sentence was quashed for defendant Ekrem Baytap. The Court also quashed the sentences of 12.5 yearsı imprisonment for Ihsan Deniz, Mehmet Kaya, Mehmet Zeki Yildirim, Kudbettin Gök and Hüsnü Yazgan. The sentence of 45 monthsı imprisonment for "supporting the organization" passed on Mehmet Salih Yildiz was suspended according to the Law on Conditional Release and Suspension of Trials and Sentences. (Zaman-TIHV, March 8, 2002)
 

The Fethullah Gülen Case

On 11 March Ankara SSC No. 2 heard the case of Fethullah Gülen, charged with "leading an illegal organization with the aim of activities against the Constitution". The sub-plaintiffs Ferhat Özkan, Eyüp Kayar and Arife Kayar withdrew from the trial. During the hearing the testimony of Fethullah Gülen, taken in the USA was read out and the police officers Ersan Dalman and Zafer Aktas were heard as witnesses. Zafer Aktas stated that evidence against the defendant had been destroyed when the virus "Melissa" infected the computer. The court adjourned the hearing to listen to the testimony of police officers Ergün Poyraz and Cavit Çelik, but did not issue an arrest warrant against the defendant. (Yeni Safak-TIHV, March 12, 2002)
 

Hezbollah Trials in different provinces

On 12 March Diyarbakir SSC No. 1 started to hear the case of 4 alleged members of the radical Islamic organization Hezbollah. The defendant Rifat Demir, charged with the killing of 22 people including ex-MP for the Democracy Party (DEP) Mehmet Sincar, rejected the charges stating that at the time (1993/1994) he had been suffering from a broken leg. He alleged to have been tortured in detention and stated that he filed an official complaint against the torturers. In this trial the death penalty is being demanded against all 4 defendants, Ržfat Demir, Ahmet Durmaz, Ahmet _ahin and Mehmet Garip Özer, according to Article 146 TPC (Yedinci Gündem-TIHV, March 13, 2002)

On 13 March Ankara SSC No. 2 passed its verdict in the trial of 22 defendants from the radical Islamic organization "Hizb-üt Tahrir" (Islamic Liberation Party). The alleged leader of the organization, Remzi Özer was sentenced to 50 monthsı imprisonment. The other defendants received sentences of between 6 and 30 monthsı imprisonment. (Yeni Safak-TIHV, March 14, 2002)

On 26 March Adana SSC No. 1 announced its verdict on 14 defendants, who had been detained in Gaziantep as alleged members of the radical Islamic organization Hezbollah, after the initial verdict had been quashed by the 9th Chamber of the Court of Cassation. The defendants Ramazan Yavuz Atmaca, Davut Tastekin, Nezir Sen, Mehmet Tosun, Mustafa Kara, Mehmet Altinbas and Mecit Horoz were sentenced to 12.5 yearsı imprisonment for membership of an illegal organization. The defendants Seydi Ataç (under arrest), Kasim Aslancan, Mehmet Sezer, Mustafa Sezer, Müslüm Tas, Mustafa Gül and Sahin Evsen were sentenced to 45 monthsı imprisonment for supporting an illegal organization. Their sentences were suspended for five years according to the Law on Conditional Release and Suspension of Sentences. (Cumhuriyet-TIHV, March 27, 2002)
 

Religious Leader Convicted

Istanbul SSC sentenced Ahmet Mahmut Ünlü, known in public as "the priest Ahmet with the robe", to 31 monthsı imprisonment, because he commented on the earthquake of 17 August 1999 saying that those "who did not according to religious rules, had been confronted with a catastrophe". Ahmet Mahmut Ünlü had earlier been convicted and imprisoned on 18 January, when the 8th Chamber of the Court of Cassation confirmed the verdict. Due to changes in Article 312 TPC he had been retried. (Zaman-TIHV, March 30, 2002)
 

RELATIONS AVEC L'OUEST / RELATIONS WITH THE WEST

Cem parle d'une détérioration des relations euro-turques

Le chef de la diplomatie turque Ismail Cem a demandé l'arrêt d'une polémique dans le pays sur les relations avec l'Union européenne qui pourrait selon lui détériorer les liens d'Ankara avec les Quinze, dans un entretien à la chaîne d'information CNN-Turk.

"Nous abordons les relations avec l'UE de la façon la plus maladroite possible. Notre perception des choses est des plus erronées et nous perdons du temps. Il faut en finir avec tout cela", a-t-il dit lundi soir.

Il a estimé que cette polémique sur la question de savoir jusqu'où la Turquie était prête à aller dans les réformes pour intégrer l'UE provoquait une polarisation dans les liens avec les Quinze qui "ne nous mène nulle part".

Depuis des mois, des déclarations divergentes émanent du gouvernement de coalition tripartite du Premier ministre Bulent Ecevit concernant les relations Turquie-UE.

Le vice-Premier ministre Mesut Yilmaz, chef du parti de la Mère patrie (ANAP, centre-droit) et fervent partisan d'une intégration rapide de son pays à l'UE, s'est engagé dans une vive polémique avec le partenaire ultra-nationaliste du gouvernement, le parti de l'Action nationaliste (MHP) de Devlet Bahceli.

Ce dernier, qui s'oppose notamment à l'octroi de droits culturels aux Kurdes, préconisé par l'UE dans le cadre des critères politiques de Copenhague, a accusé samedi l'UE de "poser des mines" sur la route de l'intégration turque, après l'adoption d'une une résolution européenne sur le génocide arménien sous l'Empire ottoman.

Un scandale sur l'interception et la publication du courrier électronique de la représentante de la Commission européenne à Ankara Karen Fogg a également attisé la polémique entre pro et anti-européens en Turquie.

"Personne ne nous considère comme un ennemi et nous ne sommes pas en position de considérer (un Etat européen) comme un ennemi. Naturellement nous avons des différends et nous pouvons éventuellement les surmonter", a estimé M. Cem.

Relevant que le débat a "déraillé" pour devenir "irrationnel", M. Cem a souligné que l'objectif d'une intégration à l'UE est "extrêmement" important pour la Turquie.

"Si nous poursuivons notre dispute interne dérisoire, ce sera vraiment dommage. Il y aura alors un retard" dans l'intégration turque, a-t-il regretté. (AFP, 5 mars 2002)
 

Ecevit réaffirme l'engagement européen de la Turquie

L'intégration de la Turquie à l'Union européenne est un "droit auquel nous ne pouvons renoncer", a affirmé vendredi le Premier ministre turc Bulent Ecevit, soulignant qu'il n'était pas question pour son pays de rechercher "d'autres alternatives".

Il répondait aux déclarations d'un général turc qui a ouvertement mis en cause jeudi l'opportunité d'une adhésion de la Turquie à l'UE, au nom de la préservation des intérêts nationaux, provoquant une pluie de réactions.

"L'intégration à l'UE est un droit auquel nous ne pouvons renoncer. Il n'est pas question de rechercher d'autres alternatives malgré certaines difficultés et découragements auxquelles nous sommes et pouvons être confrontés dans l'avenir sur la voie de l'adhésion", souligne un communiqué des services de presse de M. Ecevit.

Il relève qu'en dépit de "certains différends" avec les Quinze, la "nation turque est européenne du point de vue géographique, historique et culturel".

Le secrétaire général du puissant Conseil national de sécurité, par lequel les militaires pèsent sur la vie politique turque, le général Tuncer Kilinc, a affirmé jeudi que la "Turquie n'a pas reçu la moindre aide de l'UE concernant ses intérêts nationaux. "Au contraire", a-t-il dit, "elle (l'UE) a une approche absolument négative à l'égard de nos problèmes".

Il a suggéré qu'Ankara se tourne vers d'autres pays comme la Russie ou l'Iran pour assurer sa sécurité dans la région.

"La Turquie va naturellement poursuivre et approfondir ses relations avec les pays de sa région ou autres pays", a renchéri M. Ecevit.

Les remarques du général Kilinc ont eu l'effet d'une mini-bombe politique à Ankara au moment où une polémique est engagée entre deux vice-Premier ministres de la coalition gouvernementale sur la question de savoir jusqu'où la Turquie doit aller dans les réformes pour intégrer l'UE.

Mesut Yilmaz, chef du parti de la Mère patrie (ANAP, centre-droit) prône une intégration rapide à l'UE alors que le parti de l'Action nationaliste (MHP, ultra-nationaliste) de Devlet Bahceli freine la mise en oeuvre de plusieurs réformes, notamment l'abolition de la peine de mort et l'octroi de droits culturels aux Kurdes. (AFP, 8 mars 2002)
 

La tension diplomatique entre les Pays-Bas et la Turquie

"La tension diplomatique entre les Pays-Bas et la Turquie s'est accrue", relève le NRC Handelsblad d'hier soir à la une. "Le ministre Van Aartsen (Affaires étrangères), irrité de l'accueil reçu par son collègue De Grave (Défense) à Ankara, la semaine dernière, a convoqué l'ambassadeur de Turquie au ministère. Les Pays-Bas, depuis, ont également fait savoir aux autorités turques que le commandant de l'armée de terre turque, le général Özkök, qui devait se rendre en visite aux Pays-Bas la semaine prochaine, 'n'est pas bienvenu pour le moment'. Un porte-parole du ministre Van Aartsen l'a confirmé [hier] matin."

"Lorsque De Grave est arrivé à Ankara dimanche soir, il y a huit jours, il n'y avait aucun haut fonctionnaire turc pour l'accueillir, comme c'est l'usage lors de visites officielles", rappelle le journal du soir. "De Grave a dû attendre presque une heure avant de pouvoir quitter l'aéroport. Lundi, durant la concertation avec De Grave, le vice-premier ministre turc, Yilmaz, et le secrétaire d'Etat à la marine, R. Mirzaoglu ont vivement critiqué l'attitude, trop tolérante à leurs yeux, des Pays-Bas vis-à-vis du mouvement kurde PKK. "

"Van Aartsen, jeudi dernier, a fait savoir à l'ambassadeur A. Karahan que le gouvernement turc devait en premier lieu débattre de la position néerlandaise concernant le PKK avec lui, et pas avec De Grave. Le ministre a qualifié le traitement infligé à son collègue de 'pas correct'."

"Il est piquant que les Pays-Bas ne veuillent pas de la venue d'un haut militaire turc jusqu'à nouvel ordre, car la Turquie est le seul pays disposé à prendre le commandement de la force de paix ISAF, en Afghanistan", remarque le Volkskrant (p.2) ce matin. "Les Pays-Bas sont l'un des fournisseurs de troupes."

"La Haye refuse de placer le PKK sur une liste européenne d'organisations terroristes dont il faut geler les avoirs financiers", rappelle le Trouw (p.4). "Van Aartsen n'est pas opposé à cette sanction, mais il veut d'abord s'entendre avec les Allemands, qui doutent encore." (ambafrance-nl, 12 mars 2002)
 

Une majorité de Turcs pour une intégration à l'UE

Quelque 70% des Turcs sont favorables à l'intégration de leur pays à l'Union européenne (UE) mais ne pensent pas qu'elle interviendra avant dix ans, indique un sondage publié mercredi.

Selon ce sondage réalisé par les sociétés AC Nielsen et Bulgu et publié par le journal à grand tirage Sabah, 51,1% des personnes interrogées estiment que la Turquie ne pourra pas intégrer l'UE avant dix ans, contre 26,1% qui pensent le contraire.

22,4 des sondés sont indécis.

Le sondage a été effectué sur un échantillon représentatif de 1.417 personnes.

Ce sondage intervient alors que la Turquie, candidate à l'intégration à l'UE depuis décembre 1998, est secouée par une polémique après qu'un général de la puissante armée turque eut ouvertement mis en cause l'opportunité d'une adhésion turque à l'UE, au nom de la préservation des intérêts nationaux, provoquant une pluie de réactions.

Le Premier ministre Bulent Ecevit a dû réaffirmer publiquement l'engagement européen de la Turquie.

La Turquie n'a pas encore ouvert de négociations d'adhésion avec l'UE, car elle doit auparavant respecter les critères de Copenhague sur les droits de l'homme et la démocratie. (AFP, 13 mars 2002)
 

Cem tells Europeans not to behave like colonial governors

Foreign Minister Ismail Cem warned European Union and European countries not to behave like colonial governors when dealing with Turkey. Speaking at a conference entitled, "Turkey and the Future of Europe," in Brussels yesterday, organized by the Turkey-Europe Foundation, Cem complained about the EU's stance vis-a-vis terrorism, Cyprus and the way Turkey is treated by some European circles.

Cem said some of his European colleagues had developed "a colonial attitude" towards Turkey, which has disturbed many in Turkey. Accusing some European politicians of trying to teach Turkey how to behave and how to react, like "the colonial governors of the past centuries," Cem said that this attitude was not helping pro-EU circles in Turkey. He added that some European politicians preferred to send messages to their constituencies by criticising Turkey.

On the Cyprus issue, Cem seemed to be rather pessimistic. Stressing that it was Rauf Denktas, the president of the Turkish Republic of Northern Cyprus (TRNC) who had initiated the direct talks, Cem said the EU's recent statements had not encouraged the Greek Cypriots to search for a compromise. Cem argued that the EU had been repeatedly telling Greek Cypriots that they would be admitted to the Union, whatever the outcome of the negotiations. Cem said he did not have the impression that the EU had been doing its best for the Cyprus talks. In the event of a deadlock, Cem said all parties, Turkey, Greece, the EU, and both communities on the island would suffer.

Regarding terrorism, Cem reiterated that terrorist organizations had been harboured by some European countries, and asked the EU to understand Turkey's concerns on the issue.

Speaking after Cem, Michel Barnier, the EU commissioner responsible for Regional Policy reacted to the "colonial governors" characterization. He said that nobody has the right to behave like colonial governors, as Turkey did not needany lessons on how to behave and devise its policies. Nevertheless, he added that it was Turkey who had applied for EU membership and that the relationship between EU and Turkey was a voluntary one. (Turkish Daily News, March 26, 2002)
 

Changement de graphisme pour les cigarettes "Chesterfield"

Le groupe de tabac américain Philip Morris va changer le graphisme de ses paquets de cigarettes Chesterfield sur lesquels figure un dessin ressemblant à une mosquée, à la suite de remarques des autorités religieuses turques, a annoncé jeudi le PDG de sa filiale turque.

"Nous avons reçu une lettre de la Direction des affaires religieuses, faisant état de certaines sensibilités" quant à ce dessin, a expliqué Kursat Kocdag, PDG de Philip Morris Sabanci, dans un communiqué cité par l'agence Anatolie.

M. Kocdag a souligné que "en tant que société consciente des sensibilités sociales", ils allaient modifier le dessin des paquets de Chesterfield commercialisés en Turquie, ajoutant qu'ils n'avaient pas eu l'intention de "blesser qui que ce soit", selon le document.

Les nouveaux paquets seront commercialisés "dans les plus brefs délais".

Les cigarettes Chesterfield sont fabriquées depuis 1996 à Torba, dans l'ouest de la Turquie, pays musulman à l'Etat laïque. (AFP, 28 mars 2002)
 

RELATIONS REGIONALES / REGIONAL RELATIONS

Controversy Over US U-2 Flights

It turns out that Turkey permitted U-2 flights from Incirlik, Turkey in 1991, and that these flights continued until 1995.

The 'Second U-2 crisis' item Hurriyet carried on March 5, has led to the revelation of a hitherto-concealed fact. Prime Minister Bulent Ecevit disclosed that Turkey permitted U-2 flights in 1991. It turns out that  these 'spy planes' continued to fly over Iraq until 1995. In 1996 Turkey revoked the permission on the grounds that these planes were failing to notify the Turkish authorities of  their routes and the information  they gathered was not being shared with the Turkish side.

On Sept, 26, 2001, that is, 15 days after the Sept. 11 attack, the U.S. administration formally asked Turkey for permission for fresh U-2 flights from the base. However, this application had not been relayed to the Turkish government until March 5, 2002.

Why was Prime Minister Bulent Ecevit not told of this until he made inquiries on that day?

Also, who had permitted the U-2 flights in 1991? During that year two consecutive PMs served, namely, Yildirim Akbulut and Mesut Yilmaz. More importantly, Turgut Ozal was president. Obviously the biggest fingerprints on the 'permission' were his. And who revoked the permission? Considering the nature of the government of the time, I think the only answer is: the military must have done it." (TDN Press Scanner, March 6, 2002)
 

Ankara soutient une opération américano-géorgienne

La Turquie soutient le principe d'une éventuelle opération antiterroriste des forces géorgiennes avec l'aide de militaires américains, a déclaré vendredi le chef d'une délégation militaire turque à Tbilissi.

"Si les militaires géorgiens avec l'aide des Américains entament une opération contre les terroristes, nous soutiendrons cette initiative", a déclaré devant la presse le général Tuncay Cakan, en visite à Tbilissi.

"Nous estimons que cela normalisera la situation en Géorgie", a-t-il ajouté.

La Géorgie a annoncé la semaine dernière qu'elle allait accueillir 200 instructeurs militaires américains en mars pour former des unités spéciales de ses forces armées à la lutte antiterroriste, notamment dans la région des gorges de Pankissi (nord) frontalière de la Tchétchénie où Washington soupçonne la présence de membres du réseau Al-Qaïda.

La Turquie avait déclaré en décembre son "inquiétude" pour la stabilité régionale après des frappes aériennes non identifiées dans les gorges de Pankissi, dont Tbilissi avait accusé la Russie. Moscou accuse Tbilissi d'avoir toléré la présence dans les gorges de Pankissi de combattants indépendantistes tchétchènes.

La Géorgie, qui a par le passé évoqué une éventuelle candidature à l'entrée dans l'OTAN, et la Turquie, membre de l'Alliance atlantique, ont signé en février un programme de coopération militaire.

La délégation menée par le général Cakan préparait des manoeuvres conjointes prévues le 19 mars à la frontière entre les deux pays. (AFP, 8 mars 2002)
 

Isaf: "Développements favorables" pour un commandement turc

Des "développements favorables" sont intervenus dans les discussions entre responsables turcs, américains et britanniques sur un éventuel commandement turc de la Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (Isaf), a indiqué mercredi un porte-parole turc.

"Les réunions se sont terminées hier (NDLR: mardi) soir. Des développements favorables sont apparemment à noter", a dit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Huseyin Dirioz, lors d'une conférence de presse.

Il a souligné, cité par l'agence Anatolie, que les résultats des discussions techniques seront soumis aux autorités politiques pour la prise d'une décision.

L'Isaf est actuellement sous commandement britannique.

La Turquie, seul pays musulman membre de l'OTAN, s'est dit prête à commander cette force à condition d'obtenir des clarifications sur sa composition et son mandat, ainsi qu'un soutien financier des Alliés.

Le Premier ministre turc Bulent Ecevit a déclaré mardi, à l'issue d'un entretien avec le vice-président américain Dick Cheney, que l'administration américaine projetait de débloquer 228 millions de dollars pour la Turquie afin de financer son possible commandement de l'Isaf.

"M. Cheney m'a indiqué que le gouvernement américain allait déposer demain (mercredi) une demande au congrès pour que soit débloqués 228 millions de dollars. Ce sera une contribution pour nos dépenses en Afghanistan", a-t-il dit, saluant un "geste" des Etats-Unis.

La Turquie a déjà envoyé 261 militaires en Afghanistan pour contribuer à l'Isaf, qui devait compter 4.500 militaires au total fin février, et pourrait en envoyer davantage.

L'Isaf n'est déployée qu'à Kaboul. L'idée d'une extension de la force à la province a rencontré peu de soutien parmi les pays européens qui ont fourni à la force l'essentiel de ses effectifs. (AFP, 20 mars 2002)
 

Le sud-est de la Turquie à Cheney: "Mettez fin à nos malheurs!"

Sur la route quittant Diyarbakir vers la frontière irakienne, au sud, de véritables montagnes de briques commencent à pourrir, signe d'une activité économique à l'arrêt et raison de la colère de toute une région.

La plus grande briquetterie de la ville, capitale économique du sud-est à majorité kurde, ne peut plus écouler ses stocks depuis que Washington a désigné Saddam Hussein comme suppôt du terrorisme international et que celui-ci a arrêté l'exportation de mazout par camions vers la Turquie.

A la belle époque, 40 camions chargés de briques quittaient quotidiennement l'usine pour l'Irak, et 30 approvisionnaient la région; aujourd'hui, 2 à 3 véhicules à peine sont en train de charger, et l'usine a mis à pied près de 200 de ses 300 ouvriers.

La région, exsangue, implore le vice-président américain Dick Cheney, arrivé mardi à Ankara pour évoquer une éventuelle intervention militaire contre l'Irak, de prendre en compte les graves problèmes économiques dûs aux crises régionales à répétition.

"Depuis 1991-1992, c'est le sud-est de la Turquie qui est ravagé par les conséquences de la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient, de la guerre du Golfe à la réponse aux attentats du 11 septembre", se plaint Bedrettin Karaboga, président de l'Association des Hommes d'Affaires du Sud-est (GUNSIAD).

"Ce que je veux dire à M. Cheney, c'est: 'Amérique, mets fin à nos malheurs!'", s'exclame-t-il encore.

Dans cette région qui est déjà la plus pauvre de Turquie, ravagée par l'embargo contre l'Irak et une quinzaine d'années de guérilla indépendantiste kurde, la situation n'a jamais été plus grave, et le bénéfice de la fin de la rébellion est annihilé par de nouveaux bruits de bottes.

"Cette incertitude sur une intervention en Irak est en soi très dommageable pour nous", explique le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Diyarbakir Kudbettin Arzu.

"Nous ne souhaitons pas que l'Irak soit attaqué, mais on se dit que la guerre ne sera pas pire que le risque de la guerre: les investisseurs nous fuient, le chômage augmente, l'outil industriel tourne à 40% de sa capacité, la région est à genoux", constate M. Arzu.

Dans le secteur du tourisme, la perspective d'une action militaire aux portes de la Turquie est vécue comme un "cauchemard", selon l'expression du responsable de la clientèle du tout nouveau et luxueux hôtel Class.

"Le tourisme commençait à peine à démarrer, la région avait surmonté le problème d'image lié à l'insécurité, mais nous serons en premièrte ligne si la guerre survient", s'inquiète Seyit Koc, dont l'hôtel n'est plein qu'à 30% de sa capacité.

Alors, à la réflexion, les acteurs économiques de la région finissent par convenir que leurs problèmes viennent des errement du dirigeant irakien Saddam Hüsseïn, et que son remplacement pourrait faire moins de mal que son maintien.

"Bien sûr, nous ne souhaitons pas l'instabilité cheez nos voisins, mais il vaudrait mieux que certains régimes dictatoriaux et totalitaires disparaissent", lâche Kudbettin Arzu.

Bedrettin Karaboga, dont la société est presque en faillite, est encore plus direct quand il s'adresse aux dirigeants américains: "Si vous voulez frapper, frappez. Sinon, laissez-nous faire du commerce, il faut en finir!"

Et de réclamer des accords économiques spéciaux aux "amis américains", car "les habitants du sud-est en sont arrivés au point de plus pouvoir ramener leur pain quotidien à la maison". (AFP, 20 mars 2002)
 

Dick Cheney boucle une tournée au Proche-Orient

Le vice-président américain Dick Cheney a quitté mardi Ankara pour Washington au terme d'une visite de moins de 24 heures axée sur une possible opération militaire américaine contre l'Irak, a rapporté l'agence Anatolie.

La visite de Cheney à Ankara constituait la dernière étape d'une tournée dans 12 pays, dont 9 arabes, pour évaluer leur soutien à une éventuelle action contre l'Irak.

Mercredi, M. Cheney a visite le mausolée d'Ataturk, fondateur de la Turquie moderne, avant de se rendre directement à l'aéroport d'Esenboga où l'attendait son avion, sous de strictes mesures de sécurité.

Une conférence de presse prévue à 07H30 GMT a été annulée "en raison de l'agenda chargé" du vice-président américain, a-t-on indiqué à l'ambassade américaine à Ankara.

M. Cheney s'est entretenu mardi avec le président Ahmet Necdet Sezer et le Premier ministre Bulent Ecevit. Ce dernier a indiqué au terme de leur rencontre que les Etats-Unis ne prévoyaient pas d'attaque contre l'Irak dans un proche avenir.

"Pour l'instant, il n'y a pas de décision" concernant une attaque américaine contre l'Irak, a dit M. Ecevit. "M. Cheney l'a explicitement souligné, il n'y aura pas d'opération militaire contre l'Irak dans un avenir proche", a-t-il dit.

Un diplomate turc a pour sa part souligné mercredi devant la presse que M. Cheney avait indiqué qu'une opération contre l'Irak n'était pas "imminente". "Comme il nous a dit qu'une action n'est pas imminente, nous (la délégation turque) n'avons pas répété notre politique à l'égard de ce pays", a-t-il dit sous couvert d'anonymat.

M. Cheney a aussi affirmé que son administration était "très inquiète des armes de destructions massives" que possède selon elle l'Irak.

Le ministre turc de la défense Sabahattin Cakmakoglu a pour sa part indiqué, cité par Anatolie, que les déclarations de M. Ecevit sur l'Irak ne revenaient pas forcément à dire qu'il n'y aurait pas de frappes contre ce pays.

Les Etats-Unis ont menacé l'Irak d'une action militaire pour renverser le régime de Saddam Hussein s'il refusait le retour des inspecteurs en désarmement de l'ONU.

La Turquie, seul pays musulman membre de l'OTAN, est opposée à une telle attaque, craignant ses conséquences sur son économie en crise et une déstabilisation de la région.

Ankara chiffre à environ 40 milliards de dollars ses pertes liées à l'embargo multiforme imposé contre l'Irak. Avant la guerre du Golfe en 1991, l'Irak était un important partenaire économique de la Turquie.

M. Ecevit a indiqué par ailleurs que l'administration américaine projette de débloquer 228 millions de dollars pour la Turquie afin de financer son éventuel commandement de la Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (Isaf).

L'Isaf est actuellement sous commandement britannique.

La Turquie s'est dit prête à commander cette force à condition d'obtenir des clarifications sur sa composition et son mandat, ainsi qu'un soutien financier des Alliés. Elle n'a pas encore prise de décision finale.

Ankara a déjà envoyé 261 militaires en Afghanistan pour contribuer à l'Isaf, qui devait compter 4.500 militaires au total fin février, et pourrait en envoyer davantage. (AFP, 20 mars 2002)
 

Un observateur turc tué à Hébron

La Turquie "condamne fermement" l'assasinat mardi soir à Hébron de l'un de ses observateurs de la Présence internationale temporaire (TIPH), indique mercredi un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

"La Turquie a demandé aux autorités israéliennes et palestiennes que les auteurs de cet attentat lâche soient arrêtés dans les plus brefs délais", souligne le document.

Selon le document, le ministère ignore cependant par qui il a été perpétré.

Le commandant turc Cengiz Toytunc et un observateur suisse ont été tués et le capitaine turc Huseyin Ozarslan a été blessé par balles près de Hébron.

Le Premier ministre turc Bulent Ecevit a "profondément regretté" l'incident, estimant que le conflit israélo-palestinien est devenu "totalement incontrôlable".

"Une guerre folle se poursuit au Proche-Orient. La Turquie oeuvre  sans arrêt pour mettre un terme à ce conflit", a-t-il dit devant la presse.

M. Ecevit a regretté l'"indifférence" des puissances mondiales à l'égard des violences mais s'est félicité toutefois d'une intervention "plus active" ces derniers jours de la part des Etats-Unis.

La TIPH est composée d'observateurs venant de Suisse, de Norvège, d'Italie, du Danemark, de Turquie et de Suède. Son mandat est renouvelé tous les six mois. Elle est déployée à Hébron en vertu d'un accord israélo-palestinien qui avait été conclu après le massacre en 1994 par un colon israélien de 29 Palestiniens en prière dans le Caveau des Patriarches, lieu saint pour les juifs et les musulmans.

La TIPH compte 85 personnes dont 12 militaires turcs.

Selon un porte-parole de l'armée israélienne, les observateurs auraient été pris pour cible par "erreur" par des Palestiniens embusqués près de la route régulièrement empruntée par des militaires israéliens et des colons.

La direction palestinienne a, elle, accusé l'armée israélienne d'être "entièrement responsable" de la mort des deux membres de la TIPH. (AFP, 27 mars 2002)
 

Téhéran et Ankara qualifient leurs opposants de "terroristes"

L'Iran et la Turquie ont qualifié pour la première fois les Moudjahidine du peuple, mouvement iranien d'opposition armée basé en Irak, et le PKK, opposition kurde illégale en Turquie, de "terroristes", a annoncé jeudi la radio iranienne.

"Cette décision de considérer comme terroristes les MKO (Moudjahidine) et le PKK a été prise lors d'une réunion récente et permettra un développement des relations de confiance entre Téhéran et Ankara", a indiqué l'ambassadeur d'Iran à Ankara, Mohammad-Hossein Lavasani, cité par la radio.

Cette réunion comptait des responsables de haut niveau des deux pays, selon la radio, qui n'a pas donné plus de précisions.

L'Iran a été accusé dans le passé d'abriter des camps du PKK, le parti dont le dirigeant, Abdullah Ocalan, a été condamné à mort en Turquie. Mais Téhéran a toujours rejeté cette accusation.

Selon le diplomate iranien, le président du Parlement Mehdi Karoubi doit se rendre "très bientôt" en Turquie, en réponse à la récente visite en Iran de son homologue Omer Izgi. (AFP, 28 mars 2002)
 

Pourparlers interchypriotes: M. De Soto "optimiste"

L'émissaire de l'ONU pour Chypre, Alvaro de Soto, a évoqué jeudi à Ankara des "progrès" et des "développements" dans les négociations directes sur l'avenir de l'île divisée, se disant "optimiste" sur leur aboutissement en juin prochain.

"Les pourparlers ont enregistré des progrès et des développements", a-t-il dit aux journalistes à l'issue d'une rencontre avec le sous-secrétaire d'Etat turc aux Affaires étrangères Ugur Ziyal.

Interrogé pour savoir s'il était optimiste sur leur aboutissement en juin, délai qu'espéraient respecter les dirigeants chypriote-turc Rauf Denktash et chypriote-grec Glafcos Cléridès, M. De Soto a dit: "Bien sûr, je suis optimiste", cité par l'agence Anatolie.

Le diplomate onusien s'est en outre félicité de la volonté politique des deux dirigeants d'aboutir à un accord.

M. de Soto, qui doit encore s'entretenir avec le chef de la diplomatie turque Ismail Cem, doit se rendre vendredi à Athènes, puis New York où il doit informer le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et les membres du Conseil de sécurité des progrès réalisés.

M. Denktash a souligné mercredi que "des différences fondamentales persistent", au terme d'une deuxième série de négociations directes intensives entamées le 16 janvier sous l'égide de l'ONU., et indiqué que la date de juin pouvait être "dépassée".

"Quand nous commençons à rentrer dans le fond du dossier, nous constatons que nous avons des visions différentes. Mais avec de la patience et de la bonne volonté, nous verrons à quoi nous pouvons aboutir", a-t-il ajouté.

MM. Denktash et Cléridès doivent se retrouver le 9 avril.

Chypre est divisée en deux secteurs, turc au nord et grec au sud, depuis l'intervention de l'armée turque dans le nord en 1974, en réponse à un coup d'Etat d'ultranationalistes chypriotes-grecs visant à rattacher l'île à la Grèce. (AFP, 28 mars 2002)
 

Accord sur l'importation en Grèce de gaz de la Caspienne

La Grèce a signé jeudi avec la Turquie un protocole pour l'importation en Grèce et vers l'Union européenne (UE) de gaz naturel provenant de la mer Caspienne, à l'occasion d'une visite à Ankara du ministre grec du Développement Akis Tsohatzopoulos.

L'accord portant sur un projet d'un montant d'environ 300 millions de dollars a été signé entre les directeurs de l'entreprise publique grecque de gaz naturel DEPA et de la compagnie d'Etat turque de gaz et de pétrole Botas.

Le projet sur lequel les deux pays travaillaient depuis trois ans vise à approvisionner la Grèce et l'UE en gaz naturel d'Azerbaïdjan, d'Iran et de Turkménistan via la Turquie, pour diversifier l'actuel approvisionnement exclusivement russe.

"Nous visons à acheminer dans la première année, en 2005, 500 millions de mètres cubes de gaz. Ce projet ouvre une nouvelle période dans le processus de coopération" bilatéral, a souligné le ministre turc de l'Energie Zeki Cakan lors d'une conférence de presse conjointe avec M. Tsohatzopoulos.

Ce dernier a estimé de son côté que le projet était d'une "grande importance pour la paix, la stabilité et la coopération" dans la région.

"Ce projet ne reliera pas seulement la Turquie à la Grèce mais la mer Caspienne aux Balkans et à l'Europe occidentale", a-t-il relevé.

Les livraisons à la Grèce se feraient grâce à l'extension d'un gazoduc turco-iranien vers la ville d'Alexandroupolis, près de la frontière gréco-turque. Le gazoduc serait ensuite prolongé d'est en ouest le long de la frontière nord de la Grèce, en direction de l'Italie.

Le projet rentre dans le cadre des programmes pour le marché européen de l'énergie, financés en partie par l'UE, a précisé le ministre grec qui a ajouté qu'il interviendrait auprès des Quinze pour que la Turquie puisse aussi bénéficier de fonds similaires.

Ankara importe du gaz naturel iranien depuis décembre dernier à partir de Tabriz (nord-ouest de l'Iran) aux termes d'un contrat de 22 ans d'un montant de 20 milliards de dollars signé en août 1996.

Avec leur projet gazier, la Turquie et la Grèce devraient renforcer le rapprochement qu'elles ont entamé en 1999.

Malgré la signature de plusieurs accords de coopération bilatérale, les deux pays membres de l'OTAN n'ont pas réglé leurs principaux différends sur des questions de souveraineté en mer Egée et sur l'île divisée de Chypre. (AFP, 28 mars 2002)
 

IMMIGRATION / MIGRATION

Interception de 56 immigrés clandestins en route pour la Grèce

La gendarmerie de la province turque d'Izmir (ouest) a interpellé vendredi sur une plage un groupe de 56 immigrés clandestins qui voulaient rejoindre les côtes grecques, rapporte l'agence Anatolie.

Les clandestins -- 48 Pakistanais, 4 Indiens et 4 Bangladeshis-- capturés dans la localité de Doganbey, juste en face des côtes grecques, ont indiqué lors de leur interrogatoire avoir payé chacun la somme de 2.500 dollars à des passeurs pour se rendre en Grèce, précise l'agence.

La Turquie est une plaque tournante pour le trafic d'immigrants clandestins en provenance d'Asie, mais aussi d'Afrique, qui cherchent à gagner l'Europe de l'Ouest. (AFP, 1 mars 2002)
 

Plus de 300 candidats à l'émigration clandestine vers l'Italie interpellés

Trois cent vingt-sept personnes, la plupart des Kurdes de Turquie, ont été interpellées jeudi dans la province d'Adana (sud) alors qu'elles tentaient de se rendre clandestinement en Italie, a indiqué l'agence Anatolie.

Les forces de sécurité les ont interceptées dans une région de forêts près de la ville de Tuzla tôt jeudi matin alors qu'elles venaient d'être amenées par des camions et attendaient un bateau, selon Anatolie.

Trois personnes en possession de passeports azerbaïdjanais se trouvaient dans le groupe, selon Anatolie. Les candidats à l'émigration ont indiqué à la police avoir payé entre 5.000 et 7.500 euros à des passeurs.

La Turquie, située entre l'Europe et l'Asie, est une voie de transit majeure pour l'immigration clandestine vers l'Europe. (AFP, 15 mars 2002)
 

Plus d'un millier de Kurdes sur les côtes siciliennes

Le Monica, un vieux cargo transportant plus d'un millier de passagers kurdes, est arrivé, le 18 mars, en à Catane (Sicile), déclenchant une polémique sur l'efficacité de la nouvelle législation italienne contre l'immigration clandestine. Le navire battant pavillon de Sao Tomé serait parti du Liban il y a une semaine et a été intercepté dans la nuit sur des indications de la marine française. À son bord se trouvent environ 500 hommes, 300 femmes et 200 enfants.

Les passagers disent être des Kurdes de Syrie et d'Irak, selon les premières informations fournies par les autorités italiennes. Au moment de son arraisonnement dans la nuit par la marine italienne, certains passagers et des membres de l'équipage du Monica ont menacé de "jeter des enfants à la mer" par crainte d'être refoulés.

Après avoir reçu l'assurance d'être dans les eaux italiennes, les clandestins ont laissé les douaniers de la Garde des Finances monter à bord. Mais l'équipage du Monica a mis les moteurs hors d'usage et s'est fondu parmi les clandestins, contraignant les autorités italiennes à le faire remorquer.

Cinq personnes, dont une femme, soupçonnées de faire partie de l'équipage, ont été arrêtées à l'arrivée dans le port de Catane et le navire a été mis sous séquestre par la justice italienne. Une passagère a accouché pendant la nuit, assisté par un médecin militaire, et a été transportée peu après par hélicoptère à Catane où elle a été hospitalisée avec son enfant. Deux autres femmes enceintes ont également été hospitalisées. Les autres passagers du Monica devraient être provisoirement hébergés dans une salle de sports de la ville, puis dirigés vers des centres d'accueil sur la péninsule.

Selon leurs témoignages, ils ont payé entre 2.000 et 4.000 dollars par personne pour le voyage. Ce nouveau débarquement de réfugiés a poussé le gouvernement italien à envisager de décréter l'état d'urgence en Sicile afin de mieux affronter ce phénomène. La semaine dernière, l'Italie a vécu un drame de l'immigration clandestine, après la mort d'une cinquantaine de personnes dans le naufrage d'une embarcation au large de l'île de Lampedusa (sud).  Le Liban apparaît comme un des points de passage d'un trafic de "boat people" kurdes ayant l'Allemagne pour destination finale. Le Monica est le second bateau en un peu plus d'un an transportant clandestinement des centaines de Kurdes syriens embarqués au Liban à être arraisonné au large d'un pays de l'Union européenne.

Le 17 février 2001, l'East Sea, un cargo battant pavillon cambodgien, qui s'était échoué avec quelques 920 clandestins à bord sur les plages de Boulouris à Saint Raphaël (Var), venait du nord du Liban, probablement d'un secteur proche de la frontière syro-libanaise. Selon l'enquête française, les passagers de l'East Sea, en piteux état sanitaire, avaient d'abord été regroupés au Liban. Dans les deux cas, des centaines d'enfants avaient pris place à bord. Cela fait du Liban un point de passage du trafic de "boat people" kurdes, dont des familles entières. Mais il n'est pas le seul. La Turquie et la Syrie sont également impliquées.

"Quand ils ne sont pas venus de Syrie même, avant d'arriver au Liban, les Kurdes en provenance de Turquie et d'Irak doivent traverser le territoire syrien", a-t-on observé de source diplomatique européenne.

Le renforcement de la législation italienne vers davantage de répression ne semble pas dissuader les candidats, toujours plus nombreux à affluer dans des conditions extrêmes, parfois au risque de leur vie. Les autorités italiennes ont obtenu une réunion des ministres de l'Intérieur de l'Union européenne le 30 mai à Rome spécialement consacrée à ce problème et au cours de laquelle doit être discutée la création d'une police européenne des frontières.

"Les passages d'immigrés clandestins à destination de l'Italie sont organisés par des organisations criminelles albanaises et turques", accusent les services de renseignements italiens dans leur dernier rapport semestriel rendu public la semaine dernière. Leurs filières prennent en charge les candidats partis d'Asie et du Proche-Orient, mais également d'Albanie et des autres pays des Balkans, souligne le rapport.

Plus de 20.000 clandestins ont débarqué l'an dernier en Italie, selon des chiffres fournis par l'un des sous-secrétaires d'Etat à l'Intérieur, Alfredo Mantovano. Entre septembre et octobre 2001, quatre navires avec à leur bord entre 250 et 400 Kurdes sont arrivés dans le sud de la péninsule. Et en avril de la même année, un autre bateau avec 600 passagers partis de Turquie avait accosté dans le port de Gallipoli, dans les Pouilles. (CILDEKT, 22 mars 2002)
 

Près de 200 candidats à l'émigration clandestine interpellés

La gendarmerie turque a interpellé mercredi 185 personnes, la plupart des Kurdes de Turquie, dans la localité de Buruncuk (ouest, en face des côtes grecques) alors qu'elles tentaient de se rendre clandestinement en Italie, a indiqué l'agence Anatolie.

Les candidats à l'émigration clandestine --135 Turcs, 23 Irakiens, 15 Pakistanais, six Somaliens, trois Iraniens, deux Saoudiens et un Indien-- ont indiqué avoir payé entre 2.000 et 3.000 dollars chacun à leurs passeurs, précise l'agence.

Quarante-deux des personnes interpellées sont des femmes, ajoute l'agence.

Les forces turques avaient interpellés 327 personnes qui tentaient de se rendre en Italie vendredi dernier à Adana (sud).

La Turquie, située entre l'Europe et l'Asie, est une voie de transit majeure pour l'immigration clandestine vers l'Europe. (AFP, 20 mars 2002)
 

Nouvelle étape juridique dans l'expulsion d'un jeune turc

La Cour fédérale administrative allemande a annoncé jeudi qu'elle allait se saisir de l'appel formulé par la ville de Munich (sud), qui avait protesté contre une décision de justice précédente accordant une nouvelle autorisation de séjour à un jeune délinquant turc expulsé d'Allemagne.

La Cour fédérale, basée à Berlin, devra décider "vraisemblablement au cours de l'année" si le jeune "Mehmet", un pseudonyme choisi par la justice allemande pour protéger l'anonymat de l'adolescent, pourra de nouveau bénéficier d'une autorisation de séjour.

"Mehmet" avait été expulsé d'Allemagne en 1998 à l'âge de 14 ans après avoir commis une soixantaine de délits.

Il avait été autorisé à rentrer à Munich le 14 novembre dernier sur décision de la cour administrative de Bavière, qui s'appuyait sur un accord signé en 1990 entre la Communauté européenne et la Turquie. Mais la ville de Munich avait décidé de faire appel auprès de la Cour fédérale.

Agé de 17 ans, "Mehmet" a grandi en Allemagne. Il avait été condamné en octobre 1998 à un an de prison ferme par un tribunal de Munich pour vols et blessures corporelles graves. Il était poursuivi avec trois complices pour l'agression sauvage d'un jeune homme de 19 ans.

Le cas "Mehmet" avait provoqué une vive polémique en Allemagne, devenant emblématique de la fermeté de la Bavière, un Etat régional dirigé par la conservatrice Union chrétienne-sociale (CSU), à l'égard des délinquants étrangers. (AFP, 21 mars 2002)
 

Turks top asylum seekers none given OK in Japan

Turkish was the most common nationality among people applying for refugee status in Japan in 2001, but none obtained the status from the Justice Minister until earlier this month, it was learned Sunday.

According to a record at the ministry's immigration bureau presented to Social Democratic Party Lawmaker Mizuho Fukushima in response to her inquiry, 190 such applications were filed by Turkish citizens with the ministry by 2001, including 122 applications newly received during the year. The authority dismissed 165 cases in the year while the rest were left pending.

Fukushima, the secretary general of the SDP, is also a lawyer who has been working on refugee issues.

The Turkish refugees are believed to be mostly Kurdish and claim to be fleeing the Turkish government.

Meanwhile, the Tokyo District Court earlier this month for the first time acknowledged a Kurdish asylum-seeker as a refugee in danger of persecution at home, nullifying the ministry's decision to dismiss his application for refugee status.

Lawyers working to help the asylum-seekers speculate that diplomatic considerations for the Turkish government are likely behind the Japanese immigration authorities' unwillingness to recognize Turkish asylum-seekers as refugees.

International conventions obligate parties including Japan to protect anyone in danger of persecution in their home countries.

Following Turkish, Afghan asylum-seekers comprised the second largest group seeking refugee status in Japan. By the end of 2001, the ministry had received applications from 96 Afghans, including 78 of those who applied newly in 2001, of which three cases have been approved and 39 have been dismissed.

Pakistani, Myanmar and Iranian applicants were the next largest groups.

In total, the ministry granted refugee status to 26 asylum-seekers, of which 13 were from Myanmar, while it dismissed 316 such applications in 2001, according to the statistics. (The Japan Times: March 25, 2002)