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A non-government information center on Turkey
Un centre d'information non-gouvernemental sur la Turquie

27th Year / 27e Année
INFO-TURK

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editor@info-turk.be
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Le Parlement a réduit le rôle de l'Armée
 

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Le parlement a adopté une loi d'amnistie pour les repentis
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La FIDH dénonce "une situation alarmante" en Turquie malgré les réformes
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La Cour des droits de l'homme condamne la Turquie pour torture
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La bataille pour Kirkouk a commencé
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Four Kurdish deputies remain in prison
 
 

Juillet 2003 July


 

Politique intérieure/Interior Policy

Le Parlement réduit le rôle de l'armée
Main points of the 7th package of reforms 
Parliament also approved a constitutional amendment package 
La poursuite de deux anciens Premiers ministres pour corruption
Les députés turcs revotent une loi sur la liberté d'expression
Le richissime homme politique Cem Uzan accuse le gouvernement turc de vendetta 
Les membres de la famille Uzan interdits de sortie du territoire turc
Offensive gouvernementale contre un groupe d'affaires en Turquie 
Cem Uzan, un homme d'affaires controversé dont le pouvoir craint l'ombre
Des parlementaires accusent l'ex-Premier ministre turc Ciller de fraude
Un coup militaro-présidentiel aux récentes réformes européennes
Le Parlement turc a débattu du programme national d'adhésion à l'UE

Forces armées/Armed Forces

The Chief of Staff's surprise visit to the Prime Minister
The Turkish Army objects to 7th package of reforms
Washington refuse de s'excuser de la détention des militaires turcs en Irak
L'armée US prend livraison d'un stock d'armes interdites au Kurdistan
Turkish intellectuals ask: "Why were the Turkish Forces in Iraq?"
Le point de vue kurde relatif à la crise turco-américaine
Militaires turcs arrêtés en Irak
Un général américain en Irak pour enquêter sur la détention de soldats turcs
L'Allemagne critique les lois turques en matière de service militaire
Turkish army chief in Israel for first visit in six years 

Droits de l'Homme / Human Rights

Prisons de type F alias camps de concentration moderne
Le parlement a adopté une loi d'amnistie pour les repentis
La FIDH dénonce "une situation alarmante" en Turquie malgré les réformes
Chain press conferences on the violation of human rights
TIHV remarks on the recent amendments in Turkish legislation
Le CE signale de mauvais traitement dans une prison turque
La Cour des droits de l'homme condamne la Turquie pour torture 
The 17th Anniversary of the Human Rights Association of Turkey (IHD)
Arrest of two IHD officials in Mus
Telephone threats to IHD officials in Bingöl
Manifestation à Bruxelles au 1000e jour de grève de la fai
DEHAP collects one million signatures for general amnesty 
Repentance law stirs AK Party
Accrochage en Turquie: un soldat tué, deux blessés
Human Rights Violations in Brief

Pression sur les médias/Pressure on the Media

Group Yorum's concerts banned in three Turkish districts
New Arrest Warrants Against Artists
Libération du chanteur kurde arrêté pour propagande séparatiste
Un chanteur populaire arrêté pour ses paroles en faveur de l'amnistie
Intellectuals Protest Arrest of Singer
Cinq chaînes de télévision interdites de diffusion pour un mois
Recent  violations of press and expression freedom

Kurdish Question / Question kurde

 Ocalan proposes an 8-point plan for a settlement to the Kurdish Question
Incendie de la maison d'un Kurde: Ankara condamné à Strasbourg
Four Kurdish deputies remain in prison
Prosecutor presents his opinion about DEHAP case to top court 
Un groupe de 40 Suédois d'origine kurde bloqués près de la frontière turque
L'affaire Ocalan sera examinée en appel par la Cour européenne
Quatre villageois tués lors d'un raid à Bingol
Embuscade contre un gouverneur turc: Deux soldats tués, un blessé
Accrochages avec des combattants kurdes: 4 morts, dont un soldat
Kurdish restaurant opens in Istanbul 
Oppression of Kurds in brief

Minorités / Minorities

Les réformes pour les minorités chrétiennes se fait attendre
Bill on Armenian genocide making its way into US Senate
Peine de prison requise pour des enseignants qui ont parlé du génocide arménien

Affaires religieuses / Religious Affairs

Une ancienne photo d'Erdogan avec Gülbeddin Hikmetyar
Perquisitions en Allemagne contre des partisans du "Calife de Cologne"
Un député turc se propose d'offrir des circoncisions aux jeunes Afghans

Socio-économique / Socio-economic

Un juge US condamne l'industriel turc Uzan à payer 4,26 mds USD (Motorola)
La crise économique fait s'envoler les statistiques de la criminalité
Séisme: Poursuitescontre des entrepreneurs véreux de Bingol
Les parents d'un bébé tué dénoncent l'inanité des lois turques sur les armes
Six semaines de prison en Turquie pour l'achat d'un fossile à 2 euros
Haute technologie pour protéger Sainte Sophie des effets d'un séisme
La Turquie va rechercher du pétrole en mer Noire
Un incendie de forêt menace des habitations dans l'ouest de la Turquie
Violent séisme dans l'est de la Turquie: pas de victime
Death of a woman stoned for honor of the family in Turkey
Un projet de déclassement de sites naturels en Turquie fait scandale 
Séisme assez violent dans le détroit des Dardanelles
Explosion dans une station-service à Ankara : 189 blessés
Prix à consommation en baisse de 0,2% en juin, + 29,8% sur un an
La Turquie frappée à son tour par la canicule
La Turquie renforce la surveillance de ses détroits encombrés

Relations turco-USA / Turkey-USA Relations

Une nouvelle confusion sur l'envoi de troupes turques en Irak
The Washington Post: Turkish troops may be deployed on the Iraq-Syria border
Exigences d'Ankara pour envoyer des troupes en Irak
Une nouvelle alliance turco-américaine contre le mouvement kurde?
Menace américaine d'utiliser la force contre les militants kurdes
Les députés turcs peu enclins à envoyer des soldats en Irak aux côtés des USA
L'Irak au centre d'une visite du ministre des Affaires étrangères aux USA
La "guerre de cola" turco-américaine
Les touristes américains toujours rares en Turquie: Irak oblige

Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

Bruxelles salue l'adoption d'un nouveau paquet de réformes en Turquie
L'UE va presser Ankara d'aider à la réunification de Chypre
Dublin salue les réformes, s'engage à soutenir la candidature turque à l'UE
Erdogan says reference to Christianity in EU constitution unlikely
La Turquie n'est pas prête à entrer dans l'UE, selon un ministre italien

Relations régionales / Regional Relations

Manoeuvres aéronavales conjointes Israël/USA/Turquie en août
La bataille pour Kirkouk a commencé 
Les Etats-Unis doivent mettre fin à l'occupation de l'Irak, dit le PM syrien
La Turquie va reprendre ses achats de gaz russe le 1er août
La Turquie se veut indépendante de Washington et accueille un leader syrien
La Russie et la Turquie vont saisir la Cour internationale d'arbitrage
M. Chaath demande le soutien d'Ankara à l'application de la feuille de route
La Géorgie saisit 25.000 passeports russes à bord d'un bateau turc
Le président israélien pour une "coopération" Israël-Turquie-Egypte-Jordanie-Palestine
Aliev doit rester "plusieurs jours" dans une clinique turque 
Des Bulgares d'origine turque reviennent au pays pour entrer dans l'UE

Six Turcs jugés pour implication dans un attentat contre le président turkmène
La Turquie soutient l'intégration de la Macédoine dans l'Otan

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece

La Turquie condamnée à Strasbourg à la suite de la plainte de Chypriotes grecs
MM. Papandréou et Gul se félicitent des nouvelles mesures de confiance
Les Chypriotes commémorent les 29 ans de l'intervention de l'armée turque
Anti-Turkish Demonstration in Southern Cyprus
Papadopoulos: "Ankara a la clef d'un règlement à Chypre"
L'Italie demande une aide de la Turquie sur la question de Chypre
Chypre entérine son adhésion à l'Union européenne  malgré l'opposition turque
Athènes propose à Ankara la suspension des vols militaires au-dessus de l'Egée
Le Premier ministre turc propose la réouverture de l'aéroport de Nicosie
Athènes proteste contre les activités d'un navire de recherche turc en Egée

Immigration / Migration

Un Turc menacé d'expulsion tente de s'immoler par le feu en Allemagne
A Tougher Future for Emigrants in Germany
Une Turque empêchée à temps de s'immoler par le feu devant le Reichstag
Une Britannique condamnée à 15 ans de prison pour trafic de drogue
 

 

News of the past month... Les informations du mois passé...


 


 
 

Juillet 2003 July

Politique intérieure/Interior Policy
 

Le Parlement réduit le rôle de l'armée

Le Parlement turc a adopté mercredi une ensemble de réformes pro-européennes parmi lesquelles une mesure réduisant l'influence de l'armée sur la vie politique, une exigence de l'Union Européenne pour ouvrir avec Ankara les négociations pour son adhésion.

Ce paquet de réformes limite les pouvoirs et le champs des responsabilités du Conseil National de Sécurité (MGK), principal cénacle de décision politique du pays où les généraux pèsent chaque mois de tout leur poids sur la gestion des affaires publiques, et de son secrétariat permanent, contrôlé par l'armée.

"Avec ces réformes, la Turquie a effectué un nouveau pas important sur la voie de son adhésion à l'Union Européenne", a déclaré le ministre de la Justice et porte-parole du gouvernement Ceml Ciçek, cité par l'agence Anatolie.

Certaines mesures adoptées auraient soulevé certaines objections de la part des militaires, à l'origine de trois coups d'état depuis 1960 et qui avaient poussé à la démission en 1997 le Premier ministre islamiste Necmettin Erbakan, mais ils n'ont fait aucune déclaration publique sur le sujet.

Cette loi, septième du genre depuis l'été dernier, comprend 35 articles dont des mesures plus contraignantes contre la torture.

Elle doit être promulguée par le Président de la République avant sa publication au Journal Officiel pour entrer en vigueur.

La restriction du rôle de l'armée n'aura pas été chose facile pour le gouvernement du parti de la Justice et du Développement (AKP), dont les origines dans la mouvance islamiste n'ont pas manqué de susciter quelques doute de la part d'une institution qui se veut la gardienne du sécularisme de ce pays à 99% musulman.

La Turquie, bonne dernière sur la liste des 13 candidats à l'intégration de l'Union Européenne, prévoit d'adopter d'ici à la fin de l'année 2004 toutes les réformes exigées dans les critères de Copenhague pour espérer entamer les négociations menant à son adhésion en 2005.

Ankara est souvent critiqué par les Européens pour ne pas mettre pleinement en pratique les modifications légales annoncées, et sera suivie de près par la commission européenne à l'élargissement.

Le Conseil National de Sécurité réunissait mensuellement le Président, le Premier ministre, les ministres de la Défense, de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de la Justice et celui en charge des Communications ainsi que les cinq plus hauts responsables de l'armée pour "édicter des recommandations prioritaires au gouvernement".

L'amendement concernant le MGK prévoit que ses réunions ne seront plus que bi-mensuelles et n'auront qu'un rôle consultatif à l'égard du cabinet.

Le secrétariat général du MGK, actuellement contrôlé par des généraux, sera désormais nommé par le Premier ministre et confirmé par le chef de l'Etat, et sera ouvert à des civils.

Ce secrétariat sera chargé uniquement de responsabilités purement "secrétariales", contrastant avec leur mission qui aujourd'hui va jusqu'à la "surveillance" et à la "coordination" des décisions prises par le gouvernement sur certaines questions de sécurité.

La loi autorise également le Parlement à examiner les dépenses de l'armée, tout en permettant que cet examen puisse rester secret. (AFP, 30 juillet 2003)

Main points of the 7th package of reforms

The "Bill on Amendment to Several Laws" which is publicly known as the Seventh European Union (EU) Adjustment Package , adopted by the National Assembly, contains the following arrangements:

INVESTIGATIONS INTO CRIMES OF TORTURE AND MALTREATMENT TO BE CONSIDERED URGENT CASES UNDER SEVENTH EU ADJUSTMENT PACKAGE

The Seventh European Union (EU) Adjustment Package, investigations into crimes of torture and maltreatment will be considered urgent cases, hearings of the trials regarding these crimes can't be adjourned for more than thirty days unless there is an obligatory situation and those hearings will be held also during the judicial recess.

The bill amends the Turkish Penal Code (TCK) to broaden content of freedom of thought and expression.

Under the bill, last paragraph of Article 159 of the TCK is changed as 'expressions of thought with the purpose of criticism which do not include any deliberate words of insult and swearwords do not necessitate punishment.' This article includes provisions about crime of insult against moral personality of the state and state officials.

The bill also amends the TCK's Article 169 on the crime of 'aiding and abetting terrorist organization'.

A paragraph saying, 'works of art and science and works which have literary value are excluded from the content of this article' is added to the TCK's Article 426 on the 'immoral publication and publication against morals and moral principles'.

Under another change in the TCK's Article 427, immoral publications which hurt people's feelings or provoke and exploit their sexual desires won't be destroyed, and they will be only confiscated.

Under the bill, investigations into crimes of torture and maltreatment which are mentioned in the TCK's articles 243 and 245 will be considered urgent cases, hearings of the trials regarding these crimes can't be adjourned for more than thirty days unless there is an obligatory situation and those hearings will be held also during the judicial recess.

The bill adds a paragraph saying, 'if the crimes that are mentioned in Article 58 of the Military Penal Code are committed by people who are not members of the army during time of peace, cases of these crimes are not heard at military courts' to Article 11 of the Law on Establishment of Military Courts and Trial Regulations. Under this, people who are not members of the army are tried at civil courts if they commit crimes of 'inciting soldiers against the laws' and 'inciting people against the soldiers' during time of peace.

The bill also amends first paragraph of Article 6 of the Law on Establishment of Juvenile Courts and Trial Procedures. According to this, the expression of '15' in the paragraph saying, 'youngsters who are elder than 15 years old are tried at juvenile courts' is changed as '18'.

SEVENTH EU ADJUSTMENT PACKAGE ENVISAGES AMENDMENT TO LAW ON NSC SECRETARIAT GENERAL

The Seventh European Union (EU) Adjustment Package envisages that the National Security Council (NSC) Secretary General is appointed upon proposal of the Prime Minister and approval of the President; and if the appointment in question is envisaged to be made among the Turkish Armed Forces staff, positive opinion of the General Staff Chief is sought.

The bill also amends several articles of the NSC and NSC Secretariat General Law. Under the amendment to Article 4 of the law, duties of the NSC are re-defined. According to this, the NSC will take recommendatory decisions regarding the issues about determination and implementation of the state's national security policy under the definitions about national security and the state's national security policy, and it will determine opinion to provide necessary coordination. It will convey those recommendatory decisions and its opinions to the Council of Ministers and fulfil its duties under the laws.

According to another amendment, the NSC will convene once in every two months. If it is seen necessary, the NSC can convene upon the Prime Minister's proposal or directly call of he President. Under the current law, the NSC can also convene in an extraordinary meeting if the President sees it necessary or the President approves proposals of the Prime Minister or the General Staff Chief.

The bill gathers duties and authorities of the NSC Secretariat General under a single article. Under the bill, the NSC Secretariat General's duties and authorities are summarized in two paragraphs under a single article as 'a) the Secretariat General fulfils secretariat services of the NSC; and b) the Secretariat General fulfils the duties entrusted by the NSC and laws.'

According to the bill, NSC Secretary General is appointed upon proposal of the Prime Minister and approval of the President; and if the appointment in question is envisaged to be made among the Turkish Armed Forces staff, positive opinion of the General Staff Chief is sought.

Under the current law, the NSC Secretary General is appointed among the armed forces personnel having the Vice-General or Vice-Admiral rank upon the Council of Minister's decision under the General Staff Chief's recommendation and the Prime Minister's proposal.

Regulations about implementation is envisaged to be adopted within three months after the amendment to the NSC Law.

SEVENTH EU ADJUSTMENT PACKAGE PERMITS LEGAL ENTITIES TO SET UP ASSOCIATIONS

The draft law which foresaw certain amendments in various laws and which is known as the seventh adjustment package in the public opinion, permits legal entities to set up associations, while it also restricts the prohibitions on foundation of associations.

The bill also includes regulations about learning of different languages and dialects which are used traditionally by Turkish citizens in their daily lives in line with the amendments made in the Constitution.

The bill also envisages amendment in the law on meeting and demonstrations. According to the bill, meetings and demonstrations can only be postponed by 10 days rather than 30 days if necessary.

The bill also foresees amendments in Article 2-a and 2-b of the Law on learning and teaching of foreign languages and learning of different languages and dialects used traditionally by Turkish citizens.

According to the amendment in Article 2/a ''no language other than Turkish can be taught to Turkish citizens in schools as their mother language. However, special courses can be opened for learning of different languages and dialects which are traditionally used by Turkish citizens in their daily lives. No teaching which are against the principles of the state and invisible integrity of the state with its country and nation is permitted in those courses and lessons. National Education Ministry will adopt regulations for opening and supervision of such courses and lessons.''

Article 2/c notes that foreign languages to be taught in Turkey are determined by the decision of the Council of Ministers.

SEVENTH EU ADJUSTMENT PACKAGE FORESEES APPOINTMENT OF NSC SECRETARY GENERAL BY PROPOSAL OF PRIME MINISTER AND APPROVAL OF PRESIDENT

The seventh European Union (EU) adjustment package foresees appointment of the National Security Council (NSC) Secretary General by proposal of the prime minister and approval of the president.

The bill envisages amendments to several articles of the Turkish Penal Code, Associations Law, the Code of Criminal Procedure (CMUK), the Law on Supreme Council of Public Accounts, Law on NSC and NSC Secretariat General, Law on Demonstration and Protest Marches, Law on Foreign Language Education and Teaching and Learning about Different Languages and Dialects, decree in the force of law on Directorate General of Foundations, Anti-Terrorism Law, Turkish Civil Code, and Law on Establishment of Military Courts and Trial Methods.

Making an amendment to NSC Law, the bill says that the NSC convenes once in two months. It also notes that the Council can convene upon proposal of the prime minister or directly by the call of the president.

The bill foresees appointment of the NSC Secretary General by the proposal of the prime minister and approval of the president. If the secretary general is to be appointed among members of the Turkish Armed Forces, the positive opinion of the Chief of General Staff is needed.  (AA, July 23, 2003)
 

Parliament also approved a constitutional amendment package

Parliament approved a two-article constitutional amendment package yesterday lowering the age of eligibility to stand in parliamentary elections from 30 to 25 and also allowing the sale of former state-owned forestland.

Three hundred and sixty-eight deputies voted in favor of the package, one vote more than the number required to pass the amendments without going to a public referendum. However, under the Constitution the president has the power to send the package back to Parliament for review or to resort to referendum, either for the amendments separately or for the package as a whole.

President Ahmet Necdet Sezer seems likely to approve the article lowering the eligible age for parliamentarians but to call for a referendum on the former forestland measure, an issue which has caused a great deal of public controversy. (Anatolia Agency, July 30, 2003)
 

La poursuite de deux anciens Premiers ministres pour corruption

Une commision parlementaire turque a demandé mercredi la poursuite d'enquêtes judiciaires contre deux anciens Premiers ministres, Bulent Ecevit et Mesut Yilmaz, accusés de corruption et d'abus de pouvoir, les menaçant d'un éventuel procès.

La commission a également demandé des poursuites judiciaires contre 23 anciens ministres, après quatre mois d'investigations sur des soupçons de corruption massive dans des appels d'offre, privatisations, réformes bancaires et projets énergétiques au cours de la décennie passée.

Son rapport présenté mercredi au parlement recommande la constitution de 15 équipes d'enquêteurs de haut rang pour documenter les accusations contre les 25 membres ou chefs de gouvernement.

Le document accuse notamment Bulent Ecevit, Premier ministre jusqu'aux élections de novembre 2002, d'abus de pouvoir dans deux affaires séparées.

Le leader âgé de 78 ans est critiqué avec cinq de ses ministres pour avoir causé d'importantes pertes financières à l'Etat en cédant 51% de la société nationale de distribution d'hyrocarbures Petrol Ofisi pour 1,26 milliard de dollars en l'an 2000.

Il est aussi tenu pour responsable --avec 13 membres de son cabinet-- de pertes occasionnées par la décision de son gouvernement de repousser le paiement d'arriérés sur les opérations de privatisation.

M. Ecevit, petit homme à la moustache fournie et aux lunettes fines, a d'ailleurs quitté la politique au lendemain de sa défaite aux urnes, en novembre dernier, lorsque son parti Démocratique de gauche (DSP) a perdu tous ses sièges au Parlement.

Sa santé chancelante et l'effondrement de la coalition gouvernementale qu'il dirigeait depuis 1999 ont sonné le glas d'une carrière politique de plus de 40 ans qui l'aura vu cinq fois Premier ministre.

Déjà Premier ministre en 1973 lors de l'intervention de l'armée turque à Chypre, il l'était à nouveau en 1999 lorsque le pays captura le chef rebelle kurde Abdullah Ocalan.

Son prestige a toutefois gravement souffert de la crise économique qui a frappé la Turquie en 2000 et 2001.

D'autre part, l'ancien Premier ministre Mesut Yilmaz et un de ses ministres sont accusés de corruption dans la cession au privé d'une banque, en 1998, à un homme d'affaires douteux et réputé chef mafieux.

A 56 ans, l'ancien chef du Parti de la mère Patrie (ANAP) a plusieurs fois dû répondre devant ses pairs d'accusations de fraude massive, mais a chaque fois été blanchi.

Vice-Premier minister dans le gouvernement défait lors des législatives de novembre, il est mis en cause par une enquête parlementaire qui a duré quatre mois pour des affaires de corruption impliquant ses responsabilités au cours de la décennie écoulée.

Mesut Yilmaz et l'un de ses ministres sont notamment impliqués dans des irrégularités concernant la vente en 1998 de la Turkbank à un homme d'affaires controversé et reputé chef mafieux, affaire qui avait mené à la chute de son gouvernement de coalition tri-partite.

Après les élections d'avril 1999, M. Yilmaz avait attendu qu'une première enquête le lave de tout soupçon pour revenir au pouvoir dans la coalition menée par Bulent Ecevit, mais cela n'a pas empêchées que les charges soient représentées. M. Ecevit est lui-même mis en cause par cette enquête parlementaire.

Des proches de Mesut Yilmaz auraient profité de sa position pour faire des bénéfices lors d'une crise sévère financière qui avait vu la Livre turque s'effondrer face au dollar américain.
Il revient désormais au parlement de décider si ces affaires doivent être suivies par des commissions séparées et de les mettre sur pied.

Dans le cas où ces commissions réunissent suffisamment d'éléments pour mettre en cause directement ces responsables, et si le parlement se prononce pour un procès en justice, ils devront comparaître devant un tribunal spécial formé de membres de la Cour constitutionnelle dont la responsabilité est de juger d'anciens ministres.

Ces enquêtes préliminaires font figure de test pour le parti de la Justice et du Développement (AKP), formation issue de la mouvance islamiste arrivée au pouvoir à l'automne dernier sur un programme notamment basé sur la lutte anti-corruption. (AFP, 23 juillet 2003)
 

Les députés turcs revotent une loi sur la liberté d'expression

Les députés turcs ont confirmé leur vote appelant à l'abolition d'une loi controversée sur la "propagation du séparatisme", une disposition largement utilisée pour emprisonner des écrivains et des intellectuels se faisant l'avocat des droits des Kurdes.

Le second vote, mardi soir au parlement, faisait suite à un veto du président Ahmet Necdet Sezer qui estimait que cette initiative pouvait représenter des risques de sécurité pour le pays qui a combattu pendant quinze ans (1984-1999) une lutte armée des rebelles Kurdes revendiquant un Etat indépendant dans le sud-est du pays à majorité kurde.

Le président turc ne disposant que d'un seul droit de veto, il doit maintenant approuver la loi ou saisir la Cour constitutionelle pour demander son annulation.

La réforme, qui faisait partie d'un train de mesures adopté par le parlement le 19 juin pour faciliter l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, abolit l'article 8 de la loi anti-terroriste qui prévoit des peines de prison pour toute personne exprimant son soutien à l'idée de séparatisme.

Les dirigeants de l'UE doivent décider en décembre 2004 si la Turquie a rempli les conditions nécessaires à l'ouverture de négociations sur son adhésion à l'Union. (AFP, 16 juillet 2003)
 

Le richissime homme politique Cem Uzan accuse le gouvernement turc de vendetta

Cem Uzan, fils aîné d'une richissime famille à la réputation sulfureuse, inculpé cette semaine pour diffamation après avoir critiqué le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, affirme que le gouvernement veut l'abattre en raison de sa popularité croissante.

Cem Uzan, 42 ans, a affirmé à l'AFP que l'inculpation avait pour but de lui "interdire de jouer un rôle politique" à un moment où son parti Genc (Jeune), formé il y a un an, se hisse à la deuxième place dans les sondages.

Un procureur a requis une peine de un à six ans de prison à son encontre pour avoir traité M. Erdogan de "lâche" et de "mécréant".

En outre, une condamnation pourrait lui valoir une interdiction de faire de la politique.

"Mes adversaires font tout leur possible pour m'éliminer du jeu à l'approche des élections locales" du printemps prochain, affirme Cem Uzan, dont la famille s'est bâtie un empire financier en l'espace de deux générations. Cem Uzan, éduqué aux Etats-Unis, estime que son parti va recueillir les voix de nombreux électeurs déçus du fait que "le gouvernement ne remplit pas ses promesses".

Interrogé sur les nombreuses accusations de fraude ou d'escroquerie à l'encontre de sa famille, il assure qu'on lui fait un mauvais procès.

"Nous n'avons jamais fait quoi que ce soit de mal", affirme-t-il, tout en ajoutant que pour sa famille dont la fortune se monte à "des milliards de dollars", "une entreprise en plus ou en moins, une propriété en plus ou en moins ne va pas changer grand-chose à nos vies".

Mais depuis deux mois, les choses se gâtent pour les Uzan.

Dernier rebondissement, la saisie par l'Etat d'une banque lui appartenant au motif que cet établissement présentait "un danger pour la sécurité et la stabilité du système financier".

Certains dossiers informatiques de la banque auraient disparu et Cem Uzan et plusieurs membres de sa famille sont depuis peu interdits de sortie du territoire.

Les pratiques controversées du groupe qui, outre de nombreuses sociétés spécialisées dans la construction et l'énergie, contrôle l'opérateur de téléphonie mobile Telsim, poursuivie aux Etats-Unis pour fraude par le géant Motorola, sont décriées par la presse depuis des années.

Mais c'est la saisie par l'Etat, à la mi-juin, de deux sociétés de production et de distribution d'électricité appartenant aux Uzan qui a mis le feu aux poudres.

Par l'intermédiaire de ses chaînes de télévision et de son groupe de presse Star, Cem Uzan s'en était vivement pris au Premier ministre, qui a répliqué en attaquant Cem Uzan pour diffamation.

Dans la foulée, l'autorité de contrôle de l'audiovisuel a interdit de diffusion pour un mois cinq chaînes de télévision appartenant à Cem Uzan.

"Vous pouvez-vous attendre à un désastre économique majeur" dans les mois à venir, assure Cem Uzan pour qui les déficits budgétaires et commerciaux, associés à des taux d'intérêt de près de 50% annoncent une nouvelle crise financière.

Opposé à l'intervention du Fonds monétaire international dans son pays, il affirme être pour l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

Mais il se dit "réaliste" et ne croit pas que les Européens soient sérieux quand ils affirment le vouloir aussi.

"La Turquie a encore beaucoup à faire avant de pouvoir adhérer" à l'UE, ajoute-t-il, mettant en avant le fait que l'Europe aurait grand mal à absorber un pays de 70 millions d'habitants, dont huit millions vivent avec moins de 700 dollars par an. (AFP, 25 juillet 2003)

Les membres de la famille Uzan interdits de sortie du territoire turc

Le ministère turc de l'Intérieur a interdit aux membres du groupe d'affaires Uzan de quitter le territoire national après la saisie de l'une de leurs banques par l'Etat, a rapporté l'agence Anatolie.

La mesure, prise à la demande des autorités de supervision bancaire, concerne Cem Uzan, un baron des médias qui dirige le Parti Jeune (GP, de tendance ultranationaliste), son frère Hakan, son père Kemal et une quinzaine de hauts responsables de la Imarbankasi (banque de développement), placée le 4 juin sous tutelle de l'Etat.

Cet établissement présentait un "danger pour la sécurité et la stabilité du système financier" turc, selon les autorités, qui craignent que la famille Uzan n'ait détruit une partie de ses données informatiques.

A la mi-juin, les autorités ont égalememnt saisi deux centrales électriques appartenant à la famille Uzan, pour manquements aggravés aux clauses d'un accord conclu avec l'Etat.

Les pratiques controversées du groupe Uzan qui, outre de nombreuses sociétés spécialisées dans la construction et l'énergie, contrôle également l'opérateur de téléphonie mobile Telsim, poursuivie aux Etats-Unis pour fraude par le géant Motorola, sont décriées par la presse depuis de nombreuses années.

Le GP, fondé il y a un an, serait en passe de devenir un important rival politique pour le parti de la Justice et du Développement (AKP) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, selon les sondages. (AFP, 18 juillet 2003)

Offensive gouvernementale contre un groupe d'affaires en Turquie

Le parti de la Justice et du Développement (AKP), au pouvoir en Turquie, s'est lancé dans une véritable guerre contre le groupe d'affaires contrôlé par la famille Uzan, une des plus fortunées du pays, en raison de ses pratiques financières controversées, mais aussi dans le but inavoué d'écarter un rival politique gênant, selon les observateurs.

Le Comité de Régulation et de Supervision Bancaire (BDDK), un organisme indépendant, a annoncé vendredi avoir placé sous tutelle de l'Etat une des deux banques appartenant au groupe Uzan, Imar Bankasi, car "la poursuite de ses activités présente un danger pour la sécurité et la stabilité du système financier" turc.

Cette banque était contrôlée depuis 1984 par la famille Uzan, établie à Istanbul, coeur économique du pays.

L'établissement qui s'était illustré par une campagne promettant "le plus haut taux d'intérêt pour le placement de vos devises étrangères" avait accumulé d'importantes pertes et n'était plus apte à les gérer, selon la presse.

La banque avait annoncé une perte de quelque 65 millions d'euros en 2002.

Les pratiques controversées du groupe Uzan qui, outre de nombreuses sociétés spécialisées dans la construction et l'énergie, contrôle également l'opérateur de téléphonie mobile Telsim, poursuivie aux Etats-Unis pour fraude par le géant Motorola, sont décriées par la presse depuis de nombreuses années.

L'intervention du gouvernement de l'AKP à l'encontre du groupe intervient à un moment où le Parti Jeune (GP, de tendance ultranationaliste), dirigé par le fils aîné de la famille Uzan, Cem, un baron des médias, grimpe dans les sondages.

Le GP, qui n'a pas de députés, mais qui recueillerait aujourd'hui 17% des intentions de vote (7% aux législatives de novembre) est ainsi devenu un important rival politique du parti du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

Ce dernier a engagé plusieurs actions en justice pour diffamation à la suite d'une diatribe de Cem Uzan à la mi-juin après que le gouvernement eut décidé de confisquer deux importantes centrales électriques appartenant à sa famille pour manquements aggravés aux clauses d'un accord conclu avec l'Etat.

"Lâche" et "mécréant", avait lancé Cem Uzan à l'adresse du Premier ministre lors d'un meeting politique.

La commission de surveillance de l'audiovisuel en Turquie a enfoncé le clou jeudi en interdisant de diffusion, pour une durée record d'un mois, de cinq chaînes de télévision appartenant au groupe Uzan pour parti pris dans la défense des intérêts privés de la famille.

Les chaînes avaient diffusé --en boucle-- le discours musclé de Cem Uzan et s'étaient fait l'écho de ses critiques acerbes du gouvernement.

Même si le vice-Premier ministre Abdullatif Sener a catégoriquement démenti toute "influence" politique dans l'action de son gouvernement à l'encontre du groupe, le tabloïd Star appartenant aux Uzan dénonçait vendredi en termes virulents un "complot politique ignoble" à l'encontre de la famille.

"Tayyip Erdogan tente d'anéantir son rival politique Cem Uzan", affirmait le journal, ajoutant que la raison des "attaques" contre le groupe s'expliquait par la montée en puissance dans les sondages du GP et la "chute" de l'AKP.

Seule bonne nouvelle pour le groupe: le comité des privatisations a finalement donné son aval lundi à la vente à Standard Kimya, propriété de Cem Uzan et de son frère, de 88,86% de la société publique pétrochimique Petkim, pour plus de 600 millions de dollars (environ 520 millions d'euros). (AFP, 4 juillet 2003)
 

Cem Uzan, un homme d'affaires controversé dont le pouvoir craint l'ombre

Cem Uzan, fils aîné d'une richissime famille à la réputation sulfureuse, est un homme d'affaires qui inquiète le pouvoir en Turquie car il se mêle de politique.

Sa famille s'est bâtie un empire financier en l'espace de deux générations et Cem Uzan, golden boy de 42 ans, a créé il y a tout juste un an son propre parti politique -- le Genc (jeune) parti.

Bien que ce parti, aux aspirations nationalistes, ait remporté plus de 7% des voix aux élections législatives de novembre, il n'a obtenu aucun siège au Parlement.

Mais la montée en puissance du parti dans les sondages et de récentes vives critiques de Cem Uzan à l'encontre du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan semblent avoir incité le gouvernement à mater ce jeune loup.

Dernier rebondissement dans ce qui est désormais une guerre ouverte: la saisie vendredi par l'Etat d'une banque appartenant à sa famille au motif que cet établissement présentait "un danger pour la sécurité et la stabilité du système financier", selon les autorités de supervision bancaire.

Les pratiques controversées du groupe Uzan qui, outre de nombreuses sociétés spécialisées dans la construction et l'énergie, contrôle également l'opérateur de téléphonie mobile Telsim, poursuivie aux Etats-Unis pour fraude par le géant Motorola, sont décriées par la presse depuis de nombreuses années.

Mais c'est la saisie par l'Etat, à la mi-juin, de deux sociétés de gestion d'électricité appartenant aux Uzan qui semble avoir mis le feu aux poudres.

Par l'intermédiaire de ses cinq chaînes de télévision et de son groupe de presse Star, Cem Uzan s'était aussitôt attaqué à M. Erdogan, en le qualifiant de "lâche" et de "mécréant".

Le Premier ministre avait répliqué en attaquant Cem Uzan pour diffamation et en demandant la condamnation de son groupe de presse qui s'était fait l'écho de ses accusations.

Dans la foulée, l'autorité responsable pour le contrôle de l'audiovisuel a interdit de diffusion pour un mois ses cinq chaînes de télévision pour avoir défendu à l'antenne les intérêts privés de la famille.

Celle-ci, originaire il y a un siècle de Bosnie, a fait fortune dans la construction de stades de football, puis dans celle des barrages hydro-électriques.

Cem et son frère cadet Hakan se sont ensuite lancés dans les médias et la téléphonie mobile.

Poursuivie par la justice américaine pour escroquerie (2,7 milliards de dollars) à l'encontre de Nokia et Motorola, la famille multiplie ses activités, se portant candidate par exemple à la reprise de la société publique pétrochimique Petkim pour un montant de plus de 600 millions de dollars.

En politique, Cem Uzan est qualifié de "populiste", de "nationaliste", voire de "poujadiste" et les dirigeants du petit parti de la renaissance (YDP) l'ont publiquement accusé d'avoir "acheté" leur parti, il y a un an, pour éviter d'avoir à monter une organisation de toute pièce avant les élections.

Ce baron des médias qui refuse toute interview, sur ses écrans comme sur ceux des concurrents, avait multiplié ses meetings politiques pendant la campagne électorale, n'hésitant pas y offrir des concerts pop et à y distribuer gratuitement vêtements, charbon ou nourriture, en violation des lois électorales. Sa campagne lui aurait coûté plus de 200 millions de dollars. (AFP, 5 juillet 2003)
 

Des parlementaires accusent l'ex-Premier ministre turc Tansu Ciller de fraude

Une commission parlementaire s'apprête à mettre en cause l'ancien Premier ministre turc Tansu Ciller et d'autres ministres et fonctionnaires dans une affaire de fraude qui aurait coûté des dizaines de millions de dollars à l'Etat, a-t-on appris vendredi de sources parlementaires.

La commission, qui doit prochainement remettre son rapport au parlement, va demander la mise en place d'une commission spéciale chargée d'étudier les accusations et, éventuellement, de recommander la mise en accusation de l'ancien Premier ministre, première femme à avoir dirigée la Turquie de 1993 à 1995.

La commission va également transmettre directement à la Justice un dossier mettant en cause 11 fonctionnaires ou anciens fonctionnaires dans l'affaire qu touche à la construction d'un barrage et d'une usine de traitement des eaux dans la province d'Izmit, dans l'ouest de la Turquie, selon des membres de la commission.

Le coût du projet, estimé au départ à 210 millions de dollars, serait passé à près de 4 milliards de dollars après que le gouvernement de Mme. Ciller a accepté de payer pour une quantité prédéterminée d'eau, indépendamment des besoins de la région, jusqu'en 2013.

Mme. Ciller, dont le Parti de la Juste voie a vu tous ses députés écartés aux dernières élections, a déjà par le passé été mise en cause dans des affaires de corruption, mais le parlement n'a jamais autorisé sa mise en accusation devant un tribunal.

Une seconde commission parlementaire, chargée d'enquêter sur d'autres affaires de corruption, s'apprêterait elle aussi à mettre en cause des anciens responsables, dont l'ancien Premier ministre Mesut Yilmaz, ajoute-t-on de sources parlementaires.

Les enquêtes ont été lancées par le parti de la Justice et du Développement (AKP), qui a remporté les élections en novembre notamment en promettant de lutter contre la corruption endémique dans le pays. (AFP, 11 juillet 2003)

Un coup militaro-présidentiel aux récentes réformes européennes

Soumis au diktat des généraux turcs, le président Ahmet Necdet Sezer a opposé son veto le 30 juin à une réforme clé visant à aligner la Turquie sur les normes de l'Union européenne.

Cette réforme abolissait l'article 8 de la loi sur la "propagation du séparatisme", une disposition largement utilisée pour emprisonner des écrivains et des intellectuels se faisant l'avocat des droits des Kurdes.

Dans une déclaration écrite, M. Sezer a souligné que cette initiative pouvait représenter "des risques de sécurité pour la Turquie. "Il y a une forte possibilité que la suppression de cet article puisse engendrer des risques importants pour l'existence de la République turque et l'unité indivisible de l'Etat", a-t-il affirmé.

Le président de la République ne dispose que d'un seul droit de veto. Si le Parlement approuve une seconde fois le texte qui a fait l'objet d'un veto, sans y apporter de changements, M. Sezer devra l'approuver. Mais il aura encore le droit de demander à la cour constitutionnelle de l'annuler.

Cette abolition de l'article 8 de la loi antiterroriste avait été vue d'un mauvais oeil par l'armée turque car elle aurait pu, selon les militaires, favoriser les "séparatistes kurdes" et les "islamistes", nuisant ainsi à la lutte contre le "terrorisme".

Cette réforme faisait partie d'un train de mesures adopté par le Parlement turc le 19 juin pour faciliter l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Ces mesures élargissaient notamment la liberté d'expression et les droits culturels du peuple kurde.

La Commission européenne s'était félicitée de l'adoption de ces réformes qui démontraient, selon elle, "la détermination de la Turquie à aller de l'avant".

Toutefois, le Conseil de la sûreté nationale (MGK), dominé par des militaires, avait déclaré le 26 juin que la Turquie ne peut remplir ses obligations relatives à l'adhésion à l'Union européenne que dans un cadre "compatible avec les principes de la république turque." Ces principes avaient été imposés par l'Armée turque après le coup d'état de 1980.

Le 2 juin, le chef d'état-major de l'armée turque, le général Hilmi Ozkok, avait accusé l'Union européenne "de tolérer et de soutenir les séparatistes kurdes".

Les dirigeants de l'UE doivent décider en décembre 2004 si la Turquie a rempli les conditions nécessaires à l'ouverture de négociations sur son adhésion à l'Union.

Dans une autre initiative afin de satisfaire l'Europe, le ministère de l'Intérieur a proposé le 27 juin une amnistie cosmétique aux militants kurdes s'ils acceptent de se repentir et de donner des renseignements "utiles" relatifs à leur organisation. Les dirigeants kurdes, notamment le leader du KADEK (PKK) Abdullah Öcalan, toujours en prison, sont exclus de toute offre d'amnistie.

L'offre du gouvernement, la huitième du genre, a été dénoncée par Tuncer Bakirhan, le dirigeant du Parti démocratique du peuple (DEHAP), le principal parti pro-kurde en Turquie, qui réclame une amnistie générale. "Si on souhaite vraiment résoudre la question kurde et devenir un pays démocratique qui s'efforce de rejoindre l'Union européenne, alors il faut abandonner les pratiques inutiles du passé et prendre en compte les revendications du peuple", a-t-il dit.

Un haut dirigeant du KADEK a récemment menacé de reprendre la lutte armée en Turquie, critiquant la portée des mesures d'amnistie proposées par le gouvernement. "Le projet (d'aministie) impose la repentance. Il dit: 'nous vous annihilerons si vous ne vous rendez pas et ne fournissez pas d'informations'", estime Murat Karayilan, commandant de premier plan au sein de l'organisation, d'après un article publié le 30 juin sur le site Internet du quotidien Ozgur Politika.

"Si le gouvernement turc insiste sur l'annihilation et le reniement, nous n'aurons plus qu'une seule option. Et c'est une guerre pour l'honneur", a  ajouté Murat Karayilan. "Une nouvelle guerre ne sera pas comme l'ancienne. Si la guerre débute, la vie économique, politique et sociale sera paralysée", a-t-il averti.

Finalement, le ministre italien des Affaires européennes Rocco Buttiglione a déclaré le 30 juin que "la Turquie n'est pas prête d'entrer dans l'Union européenne parce qu'elle n'est pas une démocratie. La Turquie n'est pas une démocratie car l'armée y exerce une tutelle."

Cette déclaration au journal autrichien Die Presse intervient la veille de l'accession pour six mois de l'Italie à la présidence tournante de l'UE.
 

Le Parlement turc a débattu du programme national d'adhésion à l'UE

Le Parlement turc a débattu mardi du programme national, une longue liste d'engagements que le pays va s'engager à respecter dans le but de rejoindre l'Union européenne (UE).

Ce programme est une version mise à jour du document rendu public en 2001 par le gouvernement précédent, au vu des récentes réformes pro-européennes adoptées par l'Assemblée turque.

Les députés n'étaient pas appelés à voter sur le document, le gouvernement se contentant d'informer l'opposition et des députés s'exprimant sur la question.

Le gouvernement enverra ce programme à Bruxelles.

Le programme national est une "feuille de route" qui dirigera la Turquie vers l'adhésion au club européen, a indiqué le chef de la diplomatie Abdullah Gul en présentant certains aspects du document de quelque 900 pages touchant à tous les sujets de la politique à la pêche et l'agriculture.

Le ministre a souligné que le gouvernement du parti de la Justice et du Développement (AKP) tâcherait de faire adopter d'ici à la fin de l'année toutes les lois nécessaires pour respecter les critères politiques de Copenhague sur les droits de l'homme et la démocratie.

"En 2004, nous nous pencherons surtout sur l'application de ces dispositions", a-t-il dit, en indiquant: "Nous sommes arrivés à un point irréversible de notre partenariat" avec l'UE.

La Turquie, candidate à l'adhésion à l'UE depuis 1999, a adopté depuis l'année dernière une série de réformes afin de favoriser son adhésion à l'Union européenne, mais les autorités se sont vues reprocher -- dans le pays et à l'étranger -- de ne pas faire appliquer les lois qu'elles font adopter.

Les dirigeants de l'UE décideront en décembre 2004 si la Turquie a fait suffisamment de progrès en matière de réformes démocratiques pour ouvrir des négociations d'adhésion.

La Turquie espère pouvoir conclure ces négociations d'adhésion en 2010-2011, a ajouté M. Gul.

Dans le chapitre politique du programme, le gouvernement promet une "tolérance zéro" vis-à-vis de la torture, s'engage à protéger les libertés individuelles et de mettre en vigueur des réformes permettant la diffusion d'émissions et des cours privés en kurde.

Le document ne consacre cependant qu'une seule brève référence à une réforme particulièrement sensible qui attend l'AKP, un parti issu de la mouvance islamiste: celle de réduire le pouvoir politique de l'armée. (AFP, 1er juillet 2003)
 
 
 

Dossiers récents sur le militarisme en Turquie
Latest files on the militarism in Turkey

La Turquie doit absolument se débarrasser du diktat de l'Armée
Info-Türk 
Turkey must absolutely get rid of the Army's diktat
Info-Türk 
L'ingérence de l'armée turque freine la démocratisation du pays
Dogan Özgüden
La république des pachas: Ce pouvoir si pesant des militaires turcs
Eric Rouleau
The Turkish Army's business empire: OYAK
The Turkish Daily News
L'ombre de l'Armée turque sur la campagne électorale en Belgique
 Info-Türk

 

Forces armées/Armed Forces

The Chief of Staff's surprise visit to the Prime Minister

In an unscheduled, closed-session meeting Tuesday, head of the military and Prime Minister Recep Tayyip Erdogan discussed a possible decision to deploy troops in Iraq to help the stabilization mission of the United States and Britain in a sign of intensifying talks on the US request as it pushes for a quick decision.

The meeting of Erdogan and Chief of Staff Gen. Hilmi Ozkok in Erdogan's office, which lasted more than 1.5 hours, followed a Cabinet meeting late Monday, where Foreign Minister Abdullah Gul briefed the government members on his visit to Washington that ended last weekend and the troops issue that was raised in that visit.

Ozkok reportedly briefed Erdogan on preparations undertaken by the General Staff on a possible troops deployment in Iraq, as well as the upcoming meeting of the Supreme Military Council (YAS).

Ozkok and Erdogan are also expected to meet President Ahmet Necdet Sezer in a summit Thursday.

The government announced it would discuss a possible dispatch of troops with the president, General Staff and Foreign Ministry experts before making a final decision.

"We are trying to evaluate the issue in all respects. Both the Foreign Ministry and the General Staff will examine that issue. We know about the sensitivity of the Turkish public. I hope it will be settled in the way most proper to protect Turkey's interests," government spokesman Cemil Cicek told reporters after Monday's meeting.

Despite signals of urgency from Washington, the government has signaled that a decision on whether or not to send troops might take a few months, saying the issue must be carefully and extensively examined.

"They're studying the request. We have been assured it's under active consideration, and we'll expect to hear when they're ready," a spokesman for the State Department said in Washington.

Spokesman Richard Boucher said the United States wanted to hear a quick decision because that was what Gul had told U.S. officials while in Washington: "Why the Secretary said he expected to hear as soon as possible? Because that's what the Turkish Foreign Minister told him, that they would take it up and look at it immediately in Ankara, and then we'll see when they get -- when they get done," he said.

When asked about Turkish media reports that a decision would take a few months, Boucher declined to comment and said instead that the U.S. administration would wait to hear from the Turkish government on the timetable.

Invitation from Iraqi council for Turkish troops

Gul said in Washington that a NATO or U.N. mandate would make the Turkish government's job easier as it tries to secure deputies' support for sending troops to Iraq.

Newspaper reports said that a mid-way formula could be found if NATO agreed to provide logistics support for Turkey when necessary. In this way, the government might justify a decision to send troops to Iraq, saying this was authorized by NATO.

Another formula could be to receive a special invitation from Iraq's newly-set governing council for Turkish troops. Assistant Secretary of State Marc Grossman told the CNN Turk television Tuesday that this could be an interesting option.

Boucher said Gul and U.S. officials looked at the issue of international mandate under which Turkish forces could operate in Iraq and added that the issue was still under discussion.

"We know of 30 countries already whose participation in stabilization operations is confirmed. So the effort being made for stabilization in Iraq is clearly international," Boucher said.

The State Department announced Monday that some 30 countries have already announced commitment to contribute to efforts to stabilize Iraq and Boucher said whether the issue would be taken to the U.N. platform depending on how discussions with countries, including NATO members such as France and Germany, would proceed.

Gul also said that Turkey would like to send troops to Iraq as part of a broader political perspective that would allow Turkey to have a say in the political restructuring of Iraq.

"We do not want to be there simply as a police force," Gul said.

Turkey has also offered assistance to help restructuring of Iraq in the field of construction, water and electricity supply, etc.

Boucher said the United States had given back "a non-paper that went through some Turkish proposals and on how they might work" during Gul's visit.

The government meeting Monday concluded that a parliamentary authorization was necessary to send troops to Iraq. But it might find it difficult to get the approval amid growing anti-U.S. sentiment among even its own deputies, sparked by detention of Turkish soldiers in northern Iraq on July 4.

Risks associated with sending troops to Baghdad and its neighborhood are another discouraging factor as more and more U.S. soldiers are killed in ambushes and attacks in this area called the "Sunni Triangle." (Turkish Daily News, July 30, 2003)
 

The Turkish Army objects to 7th package of reforms

The Turkish Armed Forces has put forth "technical objections" to a series of articles of the government's seventh EU reform package, mainly limiting the influence of the military on politics.

After Deputy Prime Minister Abdullah Gul last week presented the seventh reform package to opposition Republican People's Party (CHP) and General Staff in order to get their opinions, the General Staff yesterday put forth its objections to some parts of the package.

The reform package includes an amendment to the law on the formation and functions of the National Security Council (MGK), which makes the General Staff uneasy with the package since the powers of the MGK would be seriously curtailed and it will be converted into a fully advisory body with no executive powers.

However, the General Staff's objections were on technical issues such as the characteristics of the board rather than on structure and administration of the MGK, the private CNN-Turk news channel reported Friday.

The seventh reform package stipulates that the office of the secretary-general of the MGK could also be occupied by a civilian while almost all existing powers that the secretary-general exercise on behalf of the president, prime minister or chief of general staff will be curtailed. Force commanders will no longer be members of the MGK with the package and the MGK will also be stripped of the privilege of "suggesting" board members to several state concerns and bodies.

CNN Turk reported that the General Staff does not object to the appointment of a civilian as MGK Secretary but demanded the government get its opinion before making an appointment to the post. According to the draft of the government besides full generals, Foreign Ministry personnel who have served as ambassadors could be appointed as MGK secretary-general.

General Staff also asks the government not to change the definition of the MGK's duties as it considers that it limits the board's powers to a great extent.

The article on the duties of the MGK will be amended and the sentence that "It establishes national policy on matters related to agreements made and will be done within the framework of national security" will be changed to the effect that such a duty by the MGK would be performed when and if asked by the government.

Claiming that MGK would be no longer be an executive board due to the amendment, the General Staff demanded monthly meetings for the MGK, like current practice, objecting to the amendment stipulating meetings in two-month or three-month periods.

The General Staff did not object to an amendment, which authorizes the Court of Audits to inspect the Army's accounts, but expressed a technical objection. The General staff was reported to have said that this inspection should be carried out within the rules of secrecy according to the Constitution, pointing out that this amendment in the seventh package might contradict the Constitution.

When asked a question about General Staff's objections, deputy Prime Minister Gul said they were getting the opinions of all institutions, emphasizing that they would evaluate them all.

It's reported that Gul may meet Chief of Staff in the following days to clear the hitches as the government tries to pass the package before it goes on a summer recess at the end of this month.

Justice Minister Cemil Cicek said the views of the General Staff, as well as views of other state bodies, will all be considered by the government in giving the final shape to the reform package which is expected to be presented to Parliament early next week.

The EU is set to draw up a report by the end of 2004 to review Turkey's membership performance. If Turkey is found to have made the necessary political reforms, then accession talks will begin.

Sezer approves sixth reform package

Meanwhile, President Ahmet Necdet Sezer yesterday approved the the sixth reform package after Parliament overrode his earlier veto.

The package includes arrangements such as education and broadcasting in Kurdish, retrial of convicts in line with European Court decisions, including places of worships in city development plans and an amendment to the Anti-Terrorism Law.

Sezer had rejected the package late last month since he objected to Parliament dropping Article 8 of the Anti-Terror Law, saying its removal would leave a legal void. However, he was obliged to sign it this time.

Sezer argued that propaganda encouraging terrorism would go unpunished and said the law should not be scrapped but instead amended in a way that would make it compatible with international law. The former judge said he feared lifting the ban would threaten national unity. (Turkish Daily News, July 19, 2003)
 

General Kilinc: "Turkey needs National Security Council"

Stating that Turkey has some special pecularities, Secretary General of the National Security Council (MGK) General Tuncer Kilinc said that Turkey may also need the MGK in the future.

Describing MGK as a body formed as a result of sui generis dynamics of Turkey Gen. Kilinc continued to say, "You could not reach any conclusion by comparing Turkey with the Netherlands and Belgium. Every country has its special needs. These needs stem from the geography and the sensitiveness of that region. This body was given place in the Constitution by not making a comparison with other countries, but taking the needs of Turkey into account. It is totally a sui generis situation for Turkey. Because the MGK is a formation that completely stems from Turkey's geography, internal structure and its sensitivities."

Attending the farewell reception held at the Sheraton Hotel in honor of China Ambassador to Ankara Yao Kuangyi, whose term in office in Ankara ended, Kilinc told reporters that it would not be correct to compare Turkey with European countries regarding the amendments envisaged for MGK in the 7th EU Harmonization Package.

Gen. Kilinc also said the MGK and the General Secretariat of MGK was confused and added that the MGK was an advisory body formed in line with the Article 118 of the Constitution. (Turkish Daily News, July 24, 2003)

Washington refuse de s'excuser de la détention des militaires turcs

Les Etats-Unis et la Turquie vont tenter de mieux coordonner leurs activités en Irak du nord pour prévenir toute répétition d'incidents comme la détention par les forces américaines de militaires turcs, a indiqué mardi un communiqué conjoint. Malgré l'attente du gouvernement d'Ankara et des médias turcs, Washington a refusé de s'excuser de cet incident.

"Les deux parties ont regretté le traitement infligé aux soldats turcs pendant leur détention et cet incident survenu entre deux alliés" de l'Otan depuis 1952, déclare le communiqué.

"Les deux parties ont décidé de prendre des mesures supplémentaires pour développer la coordination et la coopération" militaire en Irak, précise le document publié par l'état-major des armées turques au terme de plusieurs jours de réunions entre Turcs et Américains à Ankara.

Ces réunions se sont déroulées dans le cadre d'une "commission d'enquête commune", pour élucider les circonstances de la récente détention de soldats turcs dans le nord de l'Irak.

Les parties ont décidé de "prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir la répétition de tels événements", qui, pour la Turquie, ont provoqué une crise dans les liens bilatéraux, souligne le texte.

Les discussions faisaient suite à l'arrestation musclée, le 4 juillet, de membres des forces spéciales turques dans la ville nord-irakienne de Souleimaniyah.

Les 11 militaires turcs n'avaient été libérés que deux jours plus tard, après d'intenses discussions entre Ankara et Washington.

Selon Washington, les soldats turcs étaient soupçonnés de se livrer à des "activités suspectes", ce que les Turcs ont toujours nié.

Dans ce contexte, les parties sont tombées d'accord pour partager par les "canaux appropriés" les informations relatives à la sécurité régionale avant de s'engager dans une quelconque action, souligne le document commun.

Des soldats turcs sont déployés en Irak du nord depuis 1997, principalement dans le but de lutter contre les rebelles kurdes de Turquie du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, rebaptisé Kadek), qui y ont installé des bases arrières.

Le chef d'état-major adjoint, Yasar Buyukanit, a indiqué lundi soir à la presse que "tant que la menace (PKK) se poursuivra, les soldats turcs continueront d'être déployés" dans le nord de l'Irak, soulignant que les Américains n'avaient pas demandé à Ankara de réduire le nombre de ses soldats déployés dans cette zone. (AFP, 15 juillet 2003)
 

L'armée US prend livraison d'un stock d'armes interdites au Kurdistan

L'armée américaine a pris livraison vendredi d'un stock d'armes remises par des mouvements politiques du Kurdistan, conformément à la décision de réglementer la détention des armes, a indiqué samedi à l'AFP le directeur général de la police d'Erbil, Jamil Khedr Ismaël.

Ces armes, dont des fusils-mitrailleurs et des lance-roquettes RPG, provenaient notamment de quatre formations kurdes, en l'occurence le parti communiste, le mouvement islamique, l'Union nationale démocratique et le parti de l'Action démocratique, ainsi que par des habitants, a ajouté M. Ismaël.

Il n'a pas été en mesure de préciser le nombre d'armes remises à la police kurde en vertu de la décision des forces d'occupation américaines de réglementer la détention des armes en Irak.

Le Front turcoman, qui regroupe trois partis turcomans proches d'Ankara, a refusé de remettre ses armes interdites, a indiqué vendredi soir la télévision du Parti démocratique du Kurdistan (PDK).

La coalition américano-britannique avait annoncé fin mai que les Irakiens devraient avoir un permis pour porter des armes légères et que toutes les armes lourdes aux mains de groupes politiques seraient interdites à partir du 15 juin. Elle en a exempté le PDK et l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), qui contrôlent le nord irakien depuis la fin de la guerre du Golfe en 1991. (AFP, 13 juillet 2003)
 

Turkish intellectuals ask: "Why were the Turkish Forces in Iraq?"

"Why were the Turkish forces there," asked engineer Mater about the detentions in northern Iraq. "The US acted before the Turkish forces, which wish to carry on with deep state habits," said writer Firat. Historian Akad said "The US does not want Turkey".

U.S. forces detained eleven Turkish soldiers in the northern Iraqi city of Sulaymaniyah last week.

"These forces, which used to implement the decisions of the deep state in the past, may now be involved in certain actions without the knowledge of formal officials," said writer Umit Firat. "I believe the U.S. intelligence officials determined these actions."

Tayfun Mater from the Turkish Engineers' and Architects' Chambers' Union (TMMOB) said instead of asking 'why Turkish Special Forces were detained,' we should ask, 'why were they in northern Iraq?' "The occupying force, United States, will not allow Turkish troops to freely act in the region," said Mater.

Military historian Tanju Akad said, "With this incident, the United States has told Turkey to 'get out of here' in a very ugly way."

Firat, Mater and Akad believe that Turkey has to review its presence in the region as well as its relations with the United States, and then form an independent foreign policy.

Mater: The Special Forces have to leave Iraq

* Iraq is occupied and the occupier does not intend to share its authority.
* It is understood that the detained Turkish soldiers were there for a secret operation. They were staying in a building that belonged to the Turkmens, they wore civilian clothes and had 106,000 U.S. dollars with them. They also possessed high technology weapons. Without questioning these facts, they want to only discuss why Turkish solders were detained.

* Such Special Forces have to leave Iraq. There should not be and armed Turkish forces in Iraq.

* The newspapers, journalists and columnists in Turkey are not discussing the basics of this issue. They are not questioning the Turkish presence there. They are not asking who deployed those forces in Iraq.

* Maybe, such incidents will normalize the Turkey-U. S. relations.  Relations between the two countries should be based on mutual respect. There should not be a dominant side.

* From now on, Turkish forces in northern Iraq will not be as comfortable as
they used to be.  The occupier will not let them to be as comfortable.

Firat: Turkish forces wanted to carry on with old habits

* There is no legal explanation to the presence of Turkish forces in
northern Iraq.

* These forces acted like a police between the Kurds in northern Iraq during their 12-year partial autonomy. They directed Turkey's interventions and the relations between Turkey and the forces there. Turkey could not have a formal presence there because it did not formally recognize to forces there.

* The Turkish Special Forces intend to carry on with these old habits after the occupation.

* These forces may be involved in certain activities without the knowledge of formal officials.

* I believe the U.S. intelligence officials determined these activities. No Turkish official asked why those forces were there, what they were doing or why they were detained. They only said, "free our solders."

* Those Turkish forces are not in northern Iraq against the Kurdish rebels. They are there for another reason. The real reason for their presence had to be determined, and the United States did that.

*  Turkey has to know that it does not have the right to act as it wishes in places outside its sovereignty.  It cannot conduct operations in northern Iraq outside the knowledge of the Defense Ministry or the parliament as it used to do in the past.

* The United States does not want to share authority with Turkey. It is disturbed by the Turkish presence in the region.

Akad: Turkey is now a country of second category

* Through this incident, the United States told Turkey to "get out of the region," in a very ugly way.

* The reason for this is that in the new world, Turkey is positioned as a second category country. If we categorize the countries as first, second and third world countries, then, the West regards Turkey as a second world country.

* Turkey now has two choices. It will either accept its position and develop an independent foreign policy, or it will wait at the door of the United States and the European Union and go through similar treatment in the future.(Burcin Belge, BIA News Center, July 9, 2003)
 

Le point de vue kurde relatif à la crise turco-américaine

Selon un communiqué Comité international pour la libération des députés kurdes emprisonnés en Turquie (CILDEKT), daté du du 8 juillet 2003, cette crise grave survient quelques semaines après le vote par le Parlement du Kurdistan d'une résolution demandant le départ des quelques centaines de soldats turcs encore stationnés au Kurdistan irakien, qui n'ont plus aucune raison d'y rester si ce n'est celle d'armer et d'organiser une faction turcomane ultra-minoritaire, le Front turkmène, pour tenter de semer des troubles au Kurdistan et d'entraver la marche des Kurdes et des Irakiens vers un régime fédéral.

Par ailleurs, selon la même source, Washington et plusieurs capitales européennes s'emploient à convaincre Ankara de décréter rapidement une amnistie permettant le retour en Turquie de la plupart des quelques 4000 combattants du PKK actuellement basés dans des camps situés sur la frontière du Kurdistan irakien et iranien afin de tourner la page de la lutte armée et d'engager un processus politique pour le règlement de la question kurde en Turquie aussi.

Cette évolution inquiète les "faucons" turcs qui multiplient les provocations et semblent placer leurs espoirs dans la déstabilisation du Kurdistan et de l'Irak pour précipiter le départ des Américains, objectif qui est partagé non seulement par les éléments du parti Baas entrés dans la clandestinité mais aussi par des services secrets iraniens qui agissent dans le Sud chiite.
 

Militaires turcs arrêtés en Irak

Les 11 militaires turcs arrêtés le vendredi 4 juillet en Irak du nord par les forces américaines ont été libérés dimanche soir à Bagdad. Ils ont passé la nuit dans une résidence de la capitale irakienne, pour des raisons de sécurité, et ont été acheminés le lundi en hélicoptère vers Souleimaniyeh (nord-est de l'Irak, lieu de leur arrestation). Les membres des forces spéciales sont soupçonnés de fomenter un attentat contre le gouverneur kurde de Kirkouk. 23 auxiliaires et employés des militaires turcs, arrêtés en même temps, ont été relâchés par la suite.

Des centaines de soldats turcs sont basés en Irak du nord depuis le milieu des années 1990, notamment pour lutter contre les combattants kurdes de Turquie du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) qui y ont établi des bases arrières.

C'est la deuxième fois que les Américains arrêtent des militaires turcs en Irak. En avril, une douzaine de soldats habillés en civil avaient été appréhendés alors qu'ils suivaient un convoi d'aide. Ils avaient été soupçonnés de chercher à monter les turcophones du secteur contre les Kurdes et les Arabes.

60 heures après leur arrestation et à la suite de tractations diplomatiques aussi intenses que secrètes entre Ankara et Washington, cette nouvelle tension entre les deux alliés au sein de l'Otan et de la coalition en Irak semble ainsi aboutir à la mise sur pied d'une commission d'enquête conjointe.

Toutefois, la commission américano-turque qui devait entamer mardi une enquête sur l'incident a reporté ses travaux à une date ultérieure suite à une demande américaine, en raison d'un entretien prévu dans l'après-midi à Ankara entre le général Ozkok et le général américain James L. Jones, commandant suprême des forces alliées en Europe.

Les accusations de complot contre le gouverneur de la ville de Kirkouk, qui justifieraient ces arrestations selon les médias turcs, ont été catégoriquement rejetées par Abdullah Gul, qui les a qualifiées de "sottises".

La réponse de l'état-major turc a été très ferme, selon la presse turque, puisqu'Ankara a fermé sa frontière avec l'Irak au transit du pétrole et l'armée turque menacé de fermer son espace aérien à l'aviation américaine, de ne plus apporter son assistance logistique aux forces américaines en Irak et de renforcer sa présence dans la région.

La chaîne NTV a annoncé que l'état-major turc avait retiré ses deux officiers supérieurs du centre de commandement des forces centrales à Tampa, en Floride, où ils étaient affectés depuis le conflit afghan.

Selon NTV, le commandant de la première armée turque, le général Hursit Tolon, a également annulé sa participation à la cérémonie de passation de pouvoir de ce centre de commandement des forces centrales, prévue lundi.

Manifestations contre les Etats-Unis à Istanbul et Ankara

Deux manifestations de sympathisants de gauche et de droite ont eu lieu dimanche non loin du consulat des Etats-Unis à Istanbul pour protester contre l'arrestation de 11 militaires turcs par les forces américaines.

Environ 100 personnes se sont regroupées sur la place Taksim, dans la partie européenne de la ville, pour marcher vers le consulat américain, mais la police les en a empêchées en utilisant des gaz lacrymogènes.

Un rassemblement similaire avait connu le même sort à la mi-journée devant l'ambassade des Etats-Unis à Ankara.

Un petit groupe de militants du parti des Travailleurs (IP) s'est également réuni non loin du consulat avant de se disperser sans incident.

Samedi, plusieurs petites manifestations avaient également eu lieu devant l'ambassade à Ankara, ainsi que devant les consulats d'Istanbul et Izmir.

La presse turque: Difficile de réparer les pots cassés

La libération de 11 militaires turcs plus de 48 heures après leur arrestation en Irak du nord par les forces américaines ne règle en rien la "crise" dans les relations turco-américaines qui pourrait maintenant encore s'accentuer, estimait lundi la presse turque.

"Il ne sera sûrement pas facile d'effacer les traces de cette affaire" tant que l'administration (américaine) Républicaine sera en place, écrit  l'éditorialiste du journal à gros tirage Hurriyet.

Selon ce commentateur, "les Etats-Unis ont perdu même leurs plus proches amis en Turquie", en arrêtant des membres des forces spéciales à Souleymanieh.

L'ensemble de la presse estime que Washington cherche à se venger de la Turquie pour son opposition au déploiement dans le pays de GI's américains avant l'intervention américaine contre l'ex-régime de Bagdad.

"Répugnants Américains", titrait par contraste dimanche le grand quotidien Milliyet, tandis que le journal Radikal se demandait: "Quelle sorte de 'partenaire stratégique' est-ce là?", en référence à l'allié américain avec qui la Turquie entretient une étroite coopération militaire, notamment au sein de l'Otan, depuis près de 50 ans.

Pour le journal Aksam, le gouvernement turc doit "réclamer des comptes" à son allié américain, même si les soldats turcs ont été relâchés, plutôt que chercher à minimiser l'affaire.

Le journal de centre-gauche Cumhuriyet prévoit pour sa part une détérioration des relations entre Ankara et Washington.

"Les liens n'étaient déjà pas brillants (...) Plutôt que de le réparer, les Etats-Unis ont jeté le pot cassé par la fenêtre", estime un éditorialiste du quotidien.

Le journal pro-islamiste Yeni Safak, proche du gouvernement du parti de la Justice et du Développement (AKP) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, critique la gestion par le gouvernement de cette crise, l'accusant de ne pas être assez ferme face aux Américains.

"Le discours de M. Erdogan est loin d'être satisfaisant. Il a adopté un profil bas, appréhensif," selon un commentateur qui se fait l'écho d'autres analystes qui ont estimé que l'armée turque avait été en quelque sorte abandonnée par le gouvernement.

Discrétion américaine à propos de l'arrestation des militaires turcs

Washington, en contraste avec la colère en Turquie, a choisi le week-end la discrétion à propos de l'arrestation de militaires turcs.

"Je n'ai rien à ce sujet. Je ne pense pas que quiconque réponde à ces demandes", a déclaré une porte-parole du Pentagone, le commandant Sandra Burr.

Les médias américains se sont montrés également discrets sur l'incident, s'intéressant d'abord - au cours d'un long week-end de trois jours - aux fêtes de l'Indépendance, aux attaques contre les forces américaines en Irak, ainsi qu'à l'envoi éventuel d'un contingent au Liberia juste avant le départ du président George W. Bush pour une tournée en Afrique.

Selon un spécialiste du Proche-Orient, Edmund Ghareeb, la crise révèle que "la Turquie regarde avec inquiétude ce qui se passe en Irak et redoute l'instabilité". Elle surveille le sort de la minorité turcophone dans le nord et refuse surtout toute forme d'autonomie pour les Kurdes irakiens.

Pour les Américains, "la Turquie reste un allié vital", mais plusieurs dirigeants américains n'ont pas digéré le refus turc de laisser les forces US ouvrir un front terrestre au nord de l'Irak en mars, déclare à l'AFP M. Ghareeb, professeur de relations internationales à l'American University.

Enfin, selon lui, "certains dirigeants turcs redoutent que les Etats-Unis devenus une puissance régionale avec un grand nombre de troupes en Irak (...) aient moins besoin de la Turquie qu'auparavant".

Les relations entre Washington et Ankara, longtemps au beau fixe, se sont crispées en début d'année en raison de l'opposition de la Turquie à une intervention militaire contre son voisin irakien.

Mais c'est le refus du parlement, le 1er mars, d'autoriser les forces américaines à utiliser la Turquie comme tremplin pour attaquer l'Irak par le nord qui a précipité la crise ouverte.

Depuis lors, les Américains soufflent le chaud et le froid dans leurs relations avec Ankara.

"Nous ne voulons pas être là où on ne veut pas de nous," affirmait en mai le numéro deux au Pentagone, Paul Wolfowitz, dans une interview à la télévision turque, en faisant allusion au fait que les Etats-Unis semblent désormais privilégier les bases militaires offertes par la Bulgarie et la Roumanie plutôt que celles de Turquie.

Mais dans le même temps, la Maison Blanche faisait voter au Congrès, dans le cadre de son budget de guerre, une allocation d'un milliard de dollars pour aider la Turquie à surmonter les retombées économiques de la guerre.

Depuis lors, M. Ziyal s'est rendu aux Etats-Unis pour tenter de réparer les pots cassés et M. Gul a fait savoir qu'il voulait lui aussi se rendre à Washington.

Washington a assuré lundi que les militaires turcs arrêtés par les forces américaines dans le nord de l'Irak avaient éveillé de forts soupçons, tout en cherchant à minimiser la portée de cette affaire avec Ankara, où l'on parle de "crise de confiance" avec les Etats-Unis.

"Les militaires américains ont agi sur la base d'informations selon lesquelles ils (les militaires turcs) auraient pu être impliqués dans des activités troubles", a déclaré le porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères, Richard Boucher.

M. Boucher n'a pas voulu donner plus de détails sur la nature de ces activités, se retranchant derrière le fait que cette affaire devait faire l'objet d'une enquête conjointe américano-turque.

Un haut responsable américain, interrogé lundi sur ces accusations, s'est contenté de rester allusif.

"Nous avions des renseignements substantiels selon lesquels ils auraient pu être impliqués dans des activités concernant des dirigeants locaux", a-t-il assuré sous couvert de l'anonymat.

Le département d'Etat s'est également employé à démentir qu'une crise sérieuse soit d'ores et déjà ouverte avec la Turquie.

Alors que le ton monte à Ankara, Washington a souligné que ce pays restait un allié "fort" au sein de l'Otan et un partenaire crucial pour le maintien de la stabilité dans le nord de l'Irak.

"L'Otan est toujours forte, de même que nos relations avec tous nos alliés, y compris la Turquie" au sein de cette organisation, a affirmé M. Boucher, qui s'est refusé à "spéculer" sur les conséquences possibles de cette affaire tant que l'enquête ne serait pas terminée.

Il a également indiqué que cela n'empêchait pas Washington de continuer de travailler "en coopération étroite" avec Ankara pour "la stabilité et la sécurité dans le nord de l'Irak", à population kurde.

"Nous sommes en contact étroit avec notre allié turc pour résoudre cette affaire. Le fait que, quand un incident comme celui-ci arrive, nous ayons toutes sortes de canaux pour parler en confiance avec nos alliés turcs de nos préoccupations et chercher à les résoudre est le signe de relations bonnes et saines", a-t-il insisté.

Outre les contacts entre militaires des deux pays, cette affaire a été évoquée trois fois au téléphone par le chef de la diplomatie américaine Colin Powell avec son homologue turc, ainsi qu'entre le vice-président Dick Cheney et le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, a-t-il souligné.

Le chef de l'armée turque, le général Hilmi Ozkok, avait pour sa part  déclaré lundi plus tôt dans la journée que cette affaire "a provoqué la plus grave crise de confiance" entre les armées des deux pays et une véritable "crise" entre les deux capitales.
 

Un général américain en Irak pour enquêter sur la détention de soldats turcs

Un général américain, chargé d'une mission de bons offices, s'est rendu jeudi en Irak du nord pour enquêter sur l'arrestation par les forces américains de onze soldats turcs, un incident qui a provoqué une brouille diplomatique entre les deux pays, a-t-on appris de source américaine.

Le général John Sylvester, adjoint au commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), s'est entretenu mercredi et jeudi matin avec des responsables turcs à Ankara et devrait regagner la capitale turque à l'issue de son voyage, a-t-on indiqué de même source.

Les entretiens en cours à Ankara visent, selon les Turcs, à éclaircir les circonstances touchant à l'arrestation musclée vendredi de membres des forces spéciales turques dans la ville nord-irakienne de Souleimaniyah et à tenter d'améliorer la coordination entre forces américaines et turques dans la région.

Les soldats ont été libérés dimanche soir au terme de contacts téléphoniques de haut niveau entre Ankara et Washington.

Le chef de la diplomatie turque, Abdullah Gul, s'est félicité jeudi de l'atmosphère "de compréhension mutuelle" dans laquelle se poursuivent les entretiens.

Opinion aussitôt partagée par l'ambassadeur américain à Ankara, Robert Pearson, qui a déclaré que "les deux parties veulent savoir ce qui s'est passé à Souleimaniyah et visent à ce qu'un tel événement ne se reproduise plus", selon Anatolie.

Le chef d'état-major turc, le général Hilmi Ozkok, a évoqué une "véritable crise de confiance" entre militaires des deux pays, alliés depuis plus de 50 ans au sein de l'Otan.

Selon Washington, les soldats turcs étaient soupçonnés de se livrer à des "activités suspectes", ce que les Turcs nient.

Des soldats turcs sont déployés en Irak du nord depuis 1997, notamment dans le but de lutter contre les rebelles kurdes de Turquie appartenant au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), rebaptisé Kadek, qui y ont installé des bases arrières. (AFP, 10 juillet 2003)
 

L'Allemagne critique les lois turques en matière de service militaire

L'Allemagne s'est plainte auprès d'Ankara du traitement réservé aux ressortissants turcs à l'étranger qui sont privés de leur citoyenneté s'ils décident de ne pas effectuer leur service militaire en Turquie, a déclaré vendredi un porte-parole du ministère allemand de l'Intérieur.

Ce problème pourrait menacer une future adhésion de la Turquie à l'Union européenne (UE), a ajouté le porte-parole, qui confirmait des informations parues vendredi dans le quotidien Der Tagesspiegel.

Dans une lettre à son homologue turc Abdulkadir Aksu, le ministre allemand de l'Intérieur Otto Schily a exigé de la Turquie qu'elle accepte de redonner leur citoyenneté à ses ressortissants devenus apatrides et résidant en Allemagne.

Avec sa législation, la Turquie "règle au détriment de l'Allemagne des problèmes intérieurs", se plaint notamment M. Schily dans ce document cité par le quotidien allemand.

Plus de deux millions de Turcs vivent en Allemagne, pour la plupart des anciens travailleurs immigrés accueillis en Allemagne dans les années 1960 et 1970 et leurs enfants.

"La Turquie, notamment dans la perspective de son souhait d'adhésion à l'UE, doit aussi faire en sorte de s'adapter aux normes européennes en matière de droit de la citoyenneté", écrit encore le ministre allemand dans sa lettre.

Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Daniel Hoeltgen, quelque 100 Turcs "apatrides" sont actuellement en Allemagne, la plupart en raison de leur refus d'effectuer le service militaire.

Selon le Tagesspiegel, la lettre de M. Schily a également été motivée par les résultats d'une commission d'enquête allemande qui a constaté que la Turquie avait déclaré apatrides plusieurs criminels turcs en voie d'expulsion du territoire allemand, afin d'empêcher leur retour en Turquie.

Refusant de commenter directement directement cette information, M. Hoeltgen a confirmé qu'il y avait "un lien" entre la lettre adressée par M. Schily à la Turquie et cette problématique. (AFP, 11 juillet 2003)
 

Turkish army chief in Israel for first visit in six years

Chief of General Staff General Hilmi Ozkok arrived in Israel Wednesday for a visit, first in six years, at a time of deterioration in ties with the United States and amid increased prospects to end a bloody conflict between Israel and Palestinians. This is the first high-level Turkish official to visit Israel since the rise of Turkey's Islamic party to power in November.

Turkey and Israel have signed military cooperation agreements and relations between the two countries are at the level of "strategic partnership."

Relations between Turkey and Israel's closest ally United States have been slowly recovering from a bitter crisis over the Iraq war. Turkey rejected a U.S. request to open a northern front from Turkish soil on Iraq on March 1, shocking the U.S. administration and shaking the decades-long alliance with the United States.

Israeli press cited Israeli security officials as saying that Turkey would benefit from its ties with Israel as part of its efforts to put the damaged relations back on track with the United States.

Israel's Defense Minister Shaul Mofaz visited Turkey last month as a guest of the Turkish army, and the reciprocal visit to Israel of a senior Turkish military figure, the first since 1996, is expected to emphasize the continuation of security ties between the two countries.

Observers said General Ozkok's visit might be a scene for discussion of a series of hitches that emerged in some defense industry deals. Turkey has recently complained of Israeli defense companies' increasing the prices in some projects.

Israeli President Moshe Katsav is expected in Ankara next week for a two-day visit.

Prime Minister Recep Tayyip Erdogan recently phoned Israeli Prime Minister Ariel Sharon and Palestinian Prime Minister Mahmud Abbas as part of Turkish support to a U.S.-backed peace plan for the Palestinian-Israeli conflict.

Turkish Foreign Minister Abdullah Gul is expected to pay a visit to the Middle East and meet Israeli and Palestinian leaders in a show of support for the so-called Road Map.

Ozkok headed to Israel from Jordan and is expected back in Turkey on Friday. (Turkish Daily News, July 3, 2003)
 

Droits de l'Homme / Human Rights
 

Prisons de type F alias camps de concentration moderne

Le Bureau du droit du peuple à Istanbul a récemment diffusé le communiqué suivant concernant les prisons de type F:

Dès leur création, les prisons et les tribunaux ont été utilisés par les pouvoirs en tant qučinstitutions destinées à corriger les hommes mais aussi en tant que symboles de sécurité. Sous le prétexte de regagner les prisonniers à la société, tous les pouvoirs ont successivement tenté de Œréhabiliterč  lčidentité et la personnalité du prisonnier lorsque celui-ci en venait à remettre leur gouvernance en question.

Aujourdčhui, ces mêmes principes restent toujours valables. Dans notre pays, par lčintermédiaire des camps de concentration appelés prisons de type F où sont confinés les prisonniers dans des cellules individuelles, on cherche à priver les prisonniers de tous leurs droits. Ces cellules de type F ont pris la place des chambres à gaz jugées acutellement par les tyrans comme trop sanglantes .

Cet univers où l'extermination se pratique de manière plus douce, sčattaque à lčesprit et à la pensée humaines et vise à détruire lčindividu par la déprivation sensorielle. Cette forme de châtiment sčattaque au mental. Dans leurs agissements odieux, les geôliers sont assistés par des psychologues qui eux-mêmes empruntent leurs méthodes aux disciplines telles que la criminologie et à la pénologie. Certains Etats qui agissent en maîtres du monde en imposant des embargos, en envahissant et en occupant tel ou tel pays, sčefforcent en en même temps dčimposer leur conception de lčunivers carcéral et de la captivité. Ces soi-disant maîtres du monde nčont dčailleurs à offrir à lčhumanité que les guerres, les destructions, les génocides et la désolation.

Le sujet sur lequel nous voulons attirer lčattention est sans doute difficile à comprendre pour des personnes qui nčont jamais connu la torture et encore moins le supplice de lčisolement.

Par lčisolement physique, lčEtat espère éliminer le droit dčorganisation ainsi que toutes les valeurs collectives créées par la société. Il espère réduire les prisonniers à des individus aliénés à toute forme dčexistence sociale, qui ne critiquent pas, ne sčinterrogent pas, ne réagissent pas, qui obéissent sans conditions, qui vivent de manière individualiste, qui ne raisonnent pas de manière scientifique et qui en fin de compte, ne sortent plus de chez eux.

Par la solitude, on vise à isoler lčindividu sous toutes les formes. Aujourdčhui, lčisolement est en vigueur dans toutes les prisons. Lčusage de lčisolement est la conséquence dčune vision nourrie par le pouvoir à lčencontre de ses citoyens. Lčopération de łretour à la vieČ menée en décembre 2000 est également la conséquence de cette vision de lčEtat. Suite à cette opération, une nouvelle ère a commencé dans les prisons.

Lčisolement est un régime brutal!

Lčaction de jeûne de la mort dure depuis plus de 1000 jours. Contre lčagression physique et mentale à laquelle ils sont soumis, cette action du jeûne est une moyen de se défendre et de se protéger, mais aussi un droit légitime.

Pour les prévenus comme pour les condamnés, lčisolement est une mesure globale qui affecte les familles et les avocats des prisonniers.

Lčisolement est appliqué différemment dčune prison à lčautre.

Le pouvoir ne cesse pourtant de renforcer sa répression.

Cette répression frappe la pensée démocratique de plein fouet. La loi sur le repenti ratifiée récemment par le parlement turc vise pour lčessentiel à créer des gens sans identité, sans personnalité, méfiants et égoïstes. Cette loi sert à légitimer lčaveu. Cčest une loi qui menace dčemprisonnement toute la société  et qui appelle le prisonnier à sauver sa peau. La loi sur le repenti ratifiée aujourdčhui sera suivie dčune loi sur lčapplication de peines qui servira à pousser le peuple à la reddition. Cčest donc pour briser la résistance qučils agressent les prisonniers avec un tel acharnement. Seule la lutte démocratique du peuple pourra être une solution contre lčisolement. La question dépasse désormais le clivage entre łêtre sensible ou nonČ face à ce problème, car lčattaque vise toute la société et seule une lutte commune peut y mettre fin.

Si lčon analyse de près lčévolution actuelle de la pratique de lčisolement dans les prisons, on sčaperçoit que lčintroduction de nouvelles mesures carcérales se fait à travers le łprojet de loi sur lčapplication des peinesČ.

Par exemple, alors que le projet dit: łlčarticle 23, paragraphe 3 dont le titre est lčapplication des peines dčemprisonnement à perpétuité alourdies affirme que personne ne peut rendre visite au détenu hormis son avocat, son époux (se), ses frères et soeurs principaux et secondaires ainsi que son tuteurČ, au 4e et au 3e paragraphes, on dit clairement que les personnes désignées ci-dessus peuvent aller en visite uniquement de manière séparée, selon la date et lčheure déterminées par le chef de lčétablissement pénitentiaire. En outre, parmi les conditions imposées, on ne tolère qučune seule visite toutes les deux semaines pour une durée maximale dčune heure.

Avec cet article, les visites sont limitées et on légalise le supplice de lčisolement en rompant le plus possibles les liens du détenu avec le monde extérieur.

Lčarticle 24 intitulé łpurger sa peine et respecter le programme de sécurité et dčaméliorationČ vise à le faire supporter sa privation de la liberté et à pousser le détenu à se conduire en conformité avec le règlement pénal.

Le détenu est alors contraint de faire preuve de docilité. Mettre délibérément son propre corps et son état physique en danger, quel que soit le but, est considéré comme une violation à ses obligations en tant que prisonnier.

Cet article vise à interdire des actions telles les grèves de la faim et les jeûnes de la mort et à supprimer le droit de résistance.

Avec lčarticle 27 concernant le travail des détenus, le détenu est obligé de travailler dans des ateliers ou toute autre unité de travail.

Lčarticle 28 prévoit le travail obligatoire du détenu à lčextérieur de lčunité et grâce à cet article, son labeur est grossièrement convoité.

Article 34: on peut à tout moment effectuer des fouilles de cellules et des fouilles corporelles sans prévenir le détenu préalablement. Chaque mois, sans exception, lčadministration opère à une fouille complète. Cette mesure arbitraire ressemble davantage à une mise à sac qučà une fouille.

Lčarticle 39 prévoit une limitation ou une interdiction de communication allant de un à trois mois de privation de lettre, de télégraphe, de télévision, de radio, de journaux, de livres et de revues.

Les actions qui nécessitent le recours à cette peine sont:

a- faire une grève de la faim et encourager autrui à faire de même,

d- mener toute forme de résistance collective même silencieuse, en guise de protestation contre lčadministration pénitentiaire,

f- les chansons militantes ou les slogans sont passibles de peines disciplinaires lourdes.

Lčarticle 62 concerne le vêtement du détenu;

Le détenu est interdit de porter ses propres vêtements. Il a droit à deux vêtements, lčun hivernal, lčautre estival, selon les conditions climatiques et conformes aux normes hygiéniques. Le détenu est contraint de porter ces vêtements. Les articles 53 et 54 du règlement (transferts effectués pour des raisons disciplinaires et sécuritaires) prévoient que le détenu peut porter ses propres vêtements lorsqučil quitte son établissement hormis sčil sčagit dčun transfert prévu par sa condamnation. Avec cet article, on voit réapparaître la pratique du port de lčuniforme, avec le projet de loi, le port de lčuniforme, le travail obligatoire pour les prisonniers en préventive ou condamnés, la limitation des visites des familles et des avocats,  les peines disciplinaires et lčalourdissement des peines montrent que le pouvoir renforce considérablement la répression. Ces mesures sont imposées aux prisonniers en détention préventive comme aux prisonniers condamnés, sans distinction.

Pour mieux comprendre ce qui se passe dans le régime dčisolement, les exemples qui suivent sont assez révélateurs dčune situation plus qučalarmante:

1- Dans la prison de type F dčEdirne, il est prévu que le condamné dénommé Ali Osman Köse soit visité par son avocat en présence de son tuteur. Cependant lčadministration pénitentiaire lui refuse tout contact avec son avocat alors qučil a un tuteur. Motif: selon la nouvelle circulaire ministérielle, étant déjà condamné, le prisonnier Ali Osman Köse nča plus rien à faire avec un avocat. Or, Ali Osman Köse est cité en tant que prévenu dans plus de 20 affaires dont il est condamné pour deux procès. Lčadministration pénitentiaire connaît sa situation et dispose de toutes les informations concernant ses différents dossiers. En toute connaissance de cause, lčadministration le prive de tout droit à la défense et renforce ainsi son régime dčisolement. Ces restrictions brutales sont menées avec lčappui dčune circulaire émanant du ministre de la justice. Cčest cela, la véritable conception de la démocratie, du droit à la défense, de lčindépendance du pouvoir judiciaire et du droit à un procès équitable prônés par le gouvernement AKP. Tous les łpaquets dčharmonisationČ aux normes européennes ne sont que de la poudre aux yeux. Personne ne croit à leurs comtes de fée sur łla démocratisation, lčextension des libertés et des droitsČ.

A part cela, Ali Osman Köse souffre dčhypertension et depuis le 22 décembre 2000, il est confiné dans une cellule individuelle. Il est parmi ceux qui sont sous le régime dčisolement le plus strict. Durant lčassaut des 19-22 décembre 2000 effectué dans la prison de Çanakkale où il était détenu, une bombe à visé sa tête et lča rendu presque sourd dčune oreille. Il y a peu, il a eu une hémorragie sérieuse. Sa vie est toujours en danger. Il avait dčabord été placé dans une cellule située sous les ateliers de travail dčoù sčélevaient des bruits assourdissants. Ensuite, il a été placé dans une cellule contiguë au la pièce réservée aux gardiens. Connaissant ses souffrances, les gardiens nčont cessé de le tourmenter en actionnant  les chasses dčeau. Il a ensuite été transféré vers une pièce qui jouxte la pompe dčarrosage des jardins qui elle aussi, dégage un bruit insupportable. On fait tout pour détériorer sa santé. Dans cet exemple, on voit que tout est utilisé comme instrument de torture.

2- Le détenu Ercan Kartal est confiné dans une cellule individuelle depuis le 19 décembre 2000. Même dans les véhicules de transport de prisonniers qui le conduisent aux tribunaux de sûreté de lčEtat, il était toujours tout seul. Au point même dčaménager une cellule individuelle dans le véhicule pour qučil nčaie aucun contact avec tout autre détenu.

Il est complètement privé de livres et de journaux qui lui sont nécessaires pour préparer sa défense, une autre manière de le tenir à lčécart de lčopinion publique et de la réalité du monde extérieur.

3- Les prisonniers sont régulièrement privés de soins médicaux. Comme les militaires déshabillent complètement les détenus, hommes et femmes sans faire de distinction et comme ils procèdent à des fouilles humiliantes, les prisonniers refusent dčaller à lčinfirmerie. Dans la prison de type E de Kütahya, notre cliente dénommée Hatun Polat a demandé à pouvoir être consultée par une obstétricienne. Lčofficier en service à la prison qui lčaccompagnait a refusé de quitter la salle de consultation du médecin. Notre cliente a naturellement refusé dčêtre auscultée dans ces conditions suite à quoi elle a été reconduite en prison sans consultation. Voyez le degré dčindécence et de grossièreté de la part de cet officier. Une plainte a été déposée contre ce dernier pour atteinte à la pudeur mais le tribunal a classé le dossier en invoquant les łimpératifs sécuritairesČ. La politique dčanéantissement des prisonniers ne se mène pas que par des assauts militaires.

4- Lčarbitraire et le mépris des lois de la part des directions pénitentiaires ont augmenté considérablement. Dans la prison de Kürkçüler à Adana, par exemple, le directeur de la prison menace les détenus de mort.

Le directeur principal de la prison de type F de Kandira a été muté vers une autre prison pour ses multiples délits de malversations et ses liens avec les gangs maffieux. Ce directeur de la prison de type F de Kandira se serait livré à de lčescroquerie dans lčachat de chaudières de réserve pour les installations de chauffage ainsi que dans lčachat de fuel destiné à la combustion. Il aurait également tiré des profits abusifs des produits vendus à la cantine de la prison. Cčest ainsi qučils méprisent les droits des prisonniers. Tout leur est permis. Les administrations pénitentiaires sont de véritables foyers dčabus, de fraude et dčarbitraire.

5- En prison, même lčoxygène est payant. Les prisonniers sont considérés comme des sources de lucre. Que ce soit dans les prisons de type F, les anciennes prisons spéciales ou les nouvelles prisons de type H, la direction fait payer lčélectricité aux prisonniers en soutirant leurs frais de consommation de leur compte. A la prison de Kartal, la direction a manigancé un autre plan, cette fois, pour priver les prisonniers dčélectricité: il y a trois mois, elle a sciemment omis dčextraire les frais de consommation des comptes des détenus et invoqué leur refus de payer pour leur couper le courant. Depuis 3 mois, ils sont privés dčélectricité et demeurent dans le noir complet.

6- Dans les prisons de type E, F et H, les prévenus et les condamnés sont tous soumis aux déshabillages avilissants quand ils doivent se rendre au tribunal, à lčhôpital ou à la médecine légale. Ces fouilles sont effectuées à chaque fois qučils entre ou qučils sortent de la prison. Ils sont complètement mis à nu et ceux qui sčopposent sont tabassés à mort.

7- Le droit à la défense est limité de diverses manières, notamment par le refus de conduire le détenu au tribunal : les détenus Hasan Kaya et Ali Koca incarcérés à la prison de type F de Tekirdag se sont vus refusé de comparaître sous prétexte que leur citation ne leur a pas été signalée. Cčest ainsi que lčon a empêché leur acquittement.

8- Les passages à tabac sont monnaie courante dans toutes les prisons. Dans la prison de Kandira de type F, Ali Ihsan Kiliç avait perdu la mémoire après que les gardiens lui avaient fracassé le crâne contre les murs. Ensuite, le détenu Volkan Agirman a été retrouvé pendu dans sa cellule dans des circonstances suspectes. Récemment, le prisonnier Bayram Ayverdi a voulu vider sa poubelle au cours du recensement. Il a été maltraité par les gardiens et les soldats parce que ce jour-là ne correspondait pas à la sortie des poubelles.

Dans une de ses lettres, Bayram Ali Ayverdi dit: łle vendredi 18 juillet, le directeur accompagné des gardiens et des soldats mčont rendu visite pour une fouille de cellule. Durant la fouille musclée, jčai été emmené de force vers la petite cour. Les soldats mčont sommé de sortir mes poubelles. Je leur ai répondu que ce jour ne correspondait pas au jour de sortie des poubelles. Le directeur a ordonné aux soldats de verser la poubelle dans ma cellule, ce qučils ont fait. Pour protester contre cette attitude arbitraire et délibérée, jčai cogné la porte de ma cellule et jčai commencé à crier. Cčest alors que le procureur de la prison est entré dans ma cellule et a fait appel au personnel pour ramasser les détritus et les sortir de ma cellule. Ils sont ensuite sortis.

Le même jour, on mča demandé de faire une déclaration pour un procès-verbal ce que jčai refusé étant moi-même le plaignant. Deux jours plus tard, ils mčont apporté un document qui mentionnait que jčétais privé de visite pour un mois. Jčai refusé de signer cette décision que jčestimais illégitime et illégale.Č

9- Autre forme dčisolement: priver le prisonnier de publications, livres, revues ou journaux. Même les publications qui ne sont pas soumises à confiscation sont détruites sous le prétexte de circulaires et de règlements internes etc. Il nčy a aucun contrôle judiciaire sur ses pratiques. Dans les prisons dčEdirne, les prisons de type F de Tekirdag et les prisons de type F de Kütahya, les prisonniers sont privés livres alors qučil nčy a pas de confiscation légale.

10- Dans la prison de type F de Kiriklar à Izmir, les durées de visite des familles et des avocats sont arbitrairement raccourcies. La direction de la prison invoque le fait que la prison est située loin des centres urbains et que les membres du personnel de la prison ne retournent chez eux qučà des heures tardives.

11- Nurten Hasçelik détenue dans le dortoir des femmes de la prison de Tekirdag est privée de courrier. Ces lettres qui lui sont envoyées par son avocat et par fax sont jugées trop subversifs. Dans sa lettre datant du 27 juillet 2003, Nurten Hasçelik raconte ceci łla lettre datée du 22 juillet 2003 dont je nčai pas pu avoir le fax ne mča pas été remis parce que la commission de lecture du courrier aurait jugée la lettre trop subversive. Demain, jčintroduirai ma plainte au procureur. Le droit de communication et mon droit le plus naturel. La décision de refus que la direction mča donnée était jointe dčune circulaire du ministre de la justice concernant les visites dčavocat en prison etc. Ils mčont demandé de signer cette circulaire mais jčai refuséČ.

Lorsque lčon lit la décision relative à la destruction de la lettre émise par la commission de lecture du courrier, on sčaperçoit que celle-ci constitue lčessence même de lčisolement.

A titre dčexemple, voici ce qui est dit dans la décision du 4 juillet 2003 émise par la présidence de la commission de lecture du courrier de la direction pénitentiaire de la prison de type H de Kartal:

ł1- Concernant la lettre recommandée adressée par Yasemin Ilter à Filiz Gencer: en vertu des article 144 et 145 du statut de la direction générale des maisons pénales et des maisons dčarrêt du ministère de la justice, il est défendu dčenvoyer des lettres de plus de quatre pages. . .

2- Dans les lettres envoyées par Gözde Sahin à Filiz Gencer, on dit de notre Etat qučil est łassassin, collaborateur et hostile au peupleČ. Ces propos étant punissables par lčarrêt sur la łcréation dčune opinion publique contre lčEtat, à partir de thèses erronées et injustesČ,

3- Concernant la lettre adressée par Serpil Cabadan à Ümit Akyüz: en vertu des articles 144 et 145 du statut de la direction générale des maisons pénales et des maisons dčarrêt du ministère de la justice, il est défendu dčenvoyer des lettres de plus de quatre pages et dčutiliser des phrases et des textes dont le caractère se réfère à une organisation (illégale) encourageant ou célébrant le jeûne de la mort,

4- Dans une lettre adressée à Niyazi Agirman par Yasemin Ilter, des propos élogieux à lčégard des jeûnes de la mort et injustement agressifs à lčégard des forces armées de notre Etat, punissables en vertu de lčarrêt sur la création dčune opinion publique contre lčEtat, à partir de thèses erronées et injustes

Ce faisant, en vertu des articles 144-145-151 du statut 1062 de la Direction générale des maisons pénales et des maisons dčarrêt du ministère de la justice datant du 16 juillet 1996 et en vertu de la circulaire 067226 datant du 6 novembre 2000, toutes les lettres et les publications susmentionnées ont été détruites.Č

Un autre exemple: on constate dans un décret ministériel de la direction de la prison de type H de Kartal datant du 27 juin 2003, que łla lettre adressée par Yasemin Ilter détenue dans notre prison, au dénommé Ümit Ilter, en vertu des articles 144 et 151 du statut de la direction générale des maisons dčarrêt et des maisons pénales liées au ministère de la justice, les lettres dépassant les 4 pages (dans ce cas, il sčagit de 14 pages), il apparaît des phrases à caractère organisationnel (faisant allusion à une organisation illégale) et des textes qui comportent des passages encourageant et célébrant les jeûnes de la mort., il apparaît des phrases qui exaltent la dénommée Sengül qui au cours dčune tentative dčattentat à la bombe à Ankara est morte en actionnant accidentellement sa bombe, qui font lčapologie de son action et qui véhiculent des conseils ainsi que des propos menaçants adressés à la rédaction dčune gazette pour certains de ses articles,

Dans la lettre adressée par la détenue Gözde Sahin au dénommé Sezgin Çelik, il apparaît des propos jugées de nature à monter łlčopinion publique contre lčEtat, à partir de thèses erronées et injustesČ

Ce faisant, il a été jugé que la remise de ces lettres à leurs destinataires serait nuisible et se basant sur lčarticle 147 du statut, ces lettres ont été détruites en la date du 27 juin 2003.Č

Ainsi, toutes les correspondances où les prisonniers expriment leurs opinions sont soumises à la censure et sont détruites. Il nčy a pas de mesure qui détermine le motif de la destruction dčune lettre.

Les lettres adressées par les prisonniers aux intellectuels, aux artistes et aux associations démocratiques où ils relatent leurs conditions de détention et leur régime dčisolement sont toutes détruites.

Récemment, pas moins de 300 lettres adressées par les détenus de la prison de type F de Tekirdag à certaines personnalités intellectuelles, académiques et artistiques ont été détruites.

La destruction du courrier est en soi un moyen destiné à isoler le détenu. Le but est dčempêcher tout échange social et culturel et toute possibilité pour lčopinion publique de sčinformer sur ce qui se passe en prison. Il sčagit donc dčun système dčisolement double qui implique le prisonnier et la société.

Le pouvoir fait tout pour contenir ce qui se passe dans la prison. Ainsi, lčopinion publique et la société sont maintenues dans lčisolement par rapport à la réalité de lčunivers carcéral.

Pour les familles, le régime dčisolement a des conséquences plus néfastes.

Avant tout, les familles sčinquiètent pour la santé de leur proche incarcéré. La dégradation de la santé de leur proche devient insupportable.

Ces familles sont régulièrement confrontées à lčinterdiction du droit de visite. Elles sont soumises à des fouilles humiliantes et autres vexations.

Un proche de détenu dénommé Sahin Güzel est systématiquement mis en garde à vue lors de chaque visite.

Caque fois que les familles remettent des objets à la consigne pour leur proche en prison, elles sont copieusement malmenées.

Les autres témoins voire les autres victimes de lčisolement sont sans aucun doute, les avocats. Les avocats sont considérés comme des personnes suspectes par le personnel des prisons de type F. Il leur faut à chaque fois serrer les dents.

Les avocats font lčobjet de tracasseries répétées de la part des gardiens qui sčefforcent dčinterpréter les circulaires au détriment des avocats. Ces interprétations et les mesures arbitraires qui en découlent se suivent à chaque fois de démêlés, de plaintes sans suites, de demandes dčentrevues avec le directeur tout aussi stériles.

En bref, ces tracasseries sont des atteintes aux rapports qui existent entre un avocat et son client et dčune manière générale, au droit à la défense.

Normalement, dčaprès la même circulaire invoquée par les gardiens, les avocats ne peuvent être soumis à lčexamen de leur casier judiciaire, désormais, lčarrestation et la mise en garde à vue de lčun ou lčautre avocat est devenu une pratique ordinaire. Dans le cas de lčun de nos confrères, la raison invoquée pour sa mise en garde à vue a été un łavis de rechercheČ lancé à son encontre par le passé mais que la police du commissariat local avait omis de supprimer.

Comme les prévenus nčont pas le droit de porter un crayon et du papier durant les visites, il est très difficile de préparer une défense sérieuse et efficace. Car toute lčefficacité de notre assistance juridique dépend de la capacité de mémorisation du prévenu.

Sous régime dčisolement, il est en outre très difficile de préparer une défense commune dans le cas de procès qui engagent plusieurs clients en même temps.

Pour visiter un client à lčhôpital, il faut disposer dčune autorisation émise par le procureur. Il sčagit dčune autorisation qui est bien rarement accordée.

On peut multiplier les exemples mais ce qučil importe de souligner est que toute velléité de dénonciation de ces faits et de conscientisation de lčopinion publique sur ce sujet de la part des intellectuels et des familles des prisonniers est sans cesse confrontée aux menaces et aux matraques de la police.

Les attaques perpétrées à Istanbul et à Afyon contre les familles des prisonniers sont les plus illustratives et les plus récentes.

Dans ces deux exemples, la police et les fascistes en civil ont molesté les familles conjointement. Un grand nombre de personnes a été blessé durant lčattaque. En outre, lčautocar qui les transportait a été complètement détruit.

A travers ces agissements, on sčaperçoit que lčisolement en vigueur dans les prisons est le fruit dčun choix politique et qučil est renforcé par le silence imposé à lčopinion publique. Et réciproquement, lčindifférence de la société par rapport à ce problème ne fera qučaggraver la situation dans les prisons.

Avec la ratification des projets de loi sur lčexécution des peines, lčisolement trouvera un cadre légal plus solide.

Par conséquent, la répression va faire des dégâts toujours plus importants.

Cčest pourquoi, lčabolition de lčisolement doit être la revendication de toute la population.

Cette revendication est désormais la pierre angulaire de la lutte pour la démocratie. Tout démocrate, tout intellectuel ne peut demeurer indifférent face à ce drame.

La solution pour les prisonniers réside dans la levée de lčisolement. Cčest uniquement ainsi que cessera pourra cesser leur lente agonie. (BUREAU DU DROIT DU PEUPLE, July 31, 2003)
 

Le parlement a adopté une loi d'amnistie pour les repentis

Le Parlement turc a adopté mardi une loi d'amnistie pour les militants kurdes repentis acceptant de donner des informations sur les activités illégales du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), annoncé l'agence Anatolie.

La loi, une première fois repoussée la semaine dernière, a recueilli 356 voix sur 427 votants, alors que le Parlement compte 550 sièges - dont 366 occupés par le parti de la Justice et du Développement (AKP) au pouvoir, selon Anatolie. 71 députés ont voté contre.

Le projet de loi avait rencontré une opposition inattendue lors de sa discussion le 23 juillet, le Parti républicain du Peuple (CHP, opposition) rejetant un article offrant une amnistie complète aux militants kurdes qui se rendraient et qui n'ont pas commis de crimes de sang.

L'article avait été approuvé la semaine dernière par 313 voix, mais le CHP avait estimé que cette disposition équivalait à une amnistie générale et nécessitait une majorité qualifiée des deux tiers des votants pour être adoptée.

La loi, huitième du genre, doit encore être promulguée par le Président de la République pour entrer en vigueur et restera valable durant six mois après sa publication au Journal Officiel, précise Anatolie.

Le texte prévoit que les condamnations de ceux qui ont commis des actes de violences seront réduites de moitié voire des deux tiers s'ils fournissent aux autorités des informations sur leurs activités clandestines.

Les hauts responsables de l'ancienne rébellion du PKK, rebaptisé KADEK depuis qu'il a déposé les armes en septembre 1999, sont cependant exclus de cette disposition.

Les autorités turques estiment à environ 5.000 le nombre de rebelles kurdes retranchés dans le nord de l'Irak, après que le PKK eut annoncé une trêve unilatérale en septembre 1999.

Le PKK-KADEK avait par avance rejeté cette amnistie. (AFP, 29 juillet 2003)
 

La FIDH dénonce "une situation alarmante" en Turquie malgré les réformes

A la suite dčune mission d'enquête internationale menée en mai 2003 dans le Sud Est de la Turquie, la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), publie un rapport dénonçant lčéchec de la mise en oeuvre des réformes juridiques récemment adoptées dans le cadre du processus d'adhésion à l'Union européennen afin de se conformer aux critères politiques de Copenhague. Le rapport est présenté aujourd'hui même à la Direction générale de l'élargissement de la Commission européenne.

Le rapport souligne que la levée de la loi sur lčétat d'urgence (OHAL) dans le Sud-Est de la Turquie le 30 novembre 2002 n'a pas empéché la situation de sérieusement se détériorer en 2003.

Des violations graves des droits de l'Homme- notamment actes de torture, disparitions forcées et exécutions extra-judiciaires- demeurent impunies. Le rapport dénonce lčimpunité comme la principale cause des violations des droits de l'Homme perpétrées dans le Sud Est de la Turquie. En outre, de sérieux obstacles subsistent quant au retour dans leur village de milliers de personnes déplacées internes durant les 15 ans de conflit dans cette région.

Par ailleurs, le rapport de la FIDH révèle de sérieuses atteintes à la liberté d'expression, à la liberté de réunion et d'association pacifiques de la part des autorités judiciaires et des gouverneurs de provinces. Ainsi, malgré la réfome législative récemment adoptée, le droit de diffusion en langue kurde demeure manifestement théorique.

Les défenseurs des droits de l'Homme appelant à un réglement pacifique de la question kurde font lčobjet dčun véritable harcèlement judiciaire. A titre d'exemple, 47 poursuites et procès ont étés intentés contre le Président de la section de Bingöl de l'Association des droits de l'homme (IDH). La FIDH s'inquiète, en outre, des lourdes restrictions relatives aux activités des syndicats et des partis politiques, notamment du DEHAP (Democratic Peoplečs Party).

Dans le cadre des discussions de pré-adhésion entre la Turquie et lčUnion européenne, la FIDH demande aux plus hautes autorités turques de:

- Mettre en Šuvre les récentes réformes legislatives adoptées depuis octobre 2001, et ainsi veiller à lčapplication effective de la nouvelle législation par le pouvoir judiciare et la bureaucratie;
- Mener des enquêtes effectives et impartiales dans les cas de violations de droits de lčHomme et ainsi mettre fin à lčimpunité;
- Garantir les libertés dčexpression, de réunion pacifique et dčassociation dans le Sud Est, et notamment mettre fin au harcèlement et aux poursuites judiciares contre les défenseurs des droits de lčHomme. En particulier, la FIDH appelle la Turquie à abroger les articles du Code pénal turc, y compris les articles 312, 159 et 169, utilisés pour poursuivre et condamner les défenseurs des droits de lčHomme qui militent pouir une solution politique, démocratique et pacifique de la question kurde en Turquie ;
- Réformer en profondeur le système judiciaire turc et notamment abolir les Courts de Sûreté de lčEtat (DGM).

A cet égard, la FIDH a constaté des résistances manifestes du pouvoir judiciaire à mettre en Šuvre les réformes. La FIDH, qui a mandaté des observateurs judiciares à plusieurs audiences du nouveau procès des anciens deputes kurdes, Leyla Zana, Selim Sadak, Hadid Dicle et Orhan Dogan, condamnés à 15 de prison en 1994 pour łappartenance à organisation illégaleČ, considère que ce procès ne présente pas les garanties dčun procès équitable, telles que définies par le Conseil de lčEurope et lčUnion européenne. Alors que le gouvernement turc a annoncé sa décision de mettre en Šuvre une réforme approfondie du système judiciaire turc, à travers le 7ème paquet de réfome dčharmonisation cet été, la FIDH appelle une fois encore les autorités turques à garantir à ces anciens députés un procès équitable, impartial et public et à les libérer dans les plus brefs délais. (FIDH, 30 juillet 2003)
 

Chain press conferences on the violation of human rights

Statements at the chain press conferences action on July 29th, 2003, in Istanbul.

11:00 ? 11:30 MEKTUP (Periodical) and MAZLUM DER (Association of Oppressed People)

MEKTUPčs statement: Islamic writer Emine Senlikog˜lučs sentence of  imprisonment (for a statement in 2000) had a chance to be suspended after the amendment in Article 312. But the court insisted on its decision. Senlikog˜lu will be imprisoned for 20 months.

MAZLUM DERčs statement: 19 people who were tried due to article 146 of the Penal Code (corporal punishment) because of their statements against the head-scarf ban in 1999 , have been sentenced to imprisonment due the łlaw for demonstrationsČ. Among  them are Mr. Huda Kaya and his three daughters (one of them was just 17 then) and Mr. Ozkan Hoshanli, president of MAZLUM DER Malatya branch. Mr. Fatih Colak, who made a radio programme on the same subject, and Ms. Gulan Intizar Saatcioglu, who participated the programme by phone. They were sentenced to 2 years and 20 days of imprisonment each.

12:00 ? 12:30 IHD (Human Rights Association) Istanbul branch:
IHDčs statement:  Ms. Sevim Yetkiner, President of IHD Mus branch, is under arrest since 17th July. 38 human rights activists who participated at a press conference about F type-prisons were sentenced to 20 months of imprisonment each. Rždvan Kžzgžn, President of I™HD Bingöl branch, was threatened to death permanently. 50 people were sentenced to imprisonment because some press material ?none illegal- was found at the center. On the other hand, TAYAD members (relatives of arrested and imprisoned) who were on their way to Ankara to express their demands on F-Type Prisons, were attacked in Afyon by fascist łNational Movement PartyČ members in front of police.

MOTHERS FOR PEACE:  Told about their worries on the ?so called- łHome-Return LawČ is nothing but another łLaw of RegretČ which will give worse results than the ones tried in the past; while their hope was a łGeneral Political AmnestyČ which might bring peace to the country. They also critisized the acceleration of sending prisoners to F-Type prisons.

LAMBDA: Protested the latest oppression on transsexuals. They asked for health and social guarantee. Lambda also asked to add the phrase łsexual intentionČ to the article 10 of the Turkish Constitution, declining all sorts of discrimination. They also demanded that the phrases łGeneral MoralsČ and łDishonourable CrimeČ etc. should no more be used for homosexuals, and they would not be maginalized.

13:00 ? 13:30  BEYOGLU JOURNAL:

The visitors congratulated the new born newspaper and wished their best for the future. Then, they protested the oppression on arts and culture within the last few weeks. The trial against the artists  Ferhat Tunç, Rojin and Murat Batgi in Dogu Beyazit, the prohibiting of festival posters and announcements because of having łXČ letter in them; the prohibitions that were first put and then cancelled to the concerts of Group Yorum, etc. And finally, they informed the media about the preparations of łSSS Sanatta Sansüre SonČ (Initiative to end  the censorship in arts).

14:00 ? 14:30 TGTV: (Foundation of Voluntary Institutions- Umbrella organization of pro-Islam NGOs):

In this last station, anti-democratic oppressions on foundations and associations and freedom of conscience were condemned. A concrete example: Detention of a mother in Bursa, who thought Qouran to her children

At the end, representatives of NGOs came side by side for a łfamily photoČ.  (antenna antenna@ttnet.net.tr, July 29, 2003)
 

TIHV remarks on the recent amendments in Turkish legislation

The Human Rights Foundation of Turkey (TIHV) has released its Human Rights Report-2002. TIHV Chairman Yavuz Önen, at a press conference on this occasion said:

"We have all witnessed that democracy and human rights problems have been on the agenda in Turkey throughout the year 2002. The following issues have also rendered this agenda live and hot: society's resolution suggestions for the problems accumulated through years; human rights violations that we all face in our daily lives; and the adjustment studies of the 57th government for the EU Copenhagen Summit held in December.

"First of all, realized under the scope of adjustment process to EU standards, the legal amendments and modifications can be enumerated as follows:

"- Actualized by means of three different adjustment packages, the process of constitutional and legal amendments have failed to achieve the participation of different segments of society. This means that the suggestions, which have been accumulated for years, of these segments have been discarded.

"- Likewise, this process has been mostly determined by the National Security Council (NSC) and Turkish Armed Forces (TAF). During this period, security and defense strategies have appeared as the major obstacles against the expansion of the basic rights and freedoms.

"- 32 Articles of the 1982 Constitution have been amended; and the grounds for restrictions against the basic rights and freedoms, "the principles of indivisible unity of the State with its country and people, national sovereignty, Republic, national security, public order, public security, general morality and general health", have been taken out from the Article 13 not to be regarded as general provisions. Nonetheless, these principles have been dispersed into the articles regulating the basic rights and freedoms; and this has paved a way for a less guaranteed environment for the basic rights and freedoms. Besides, this arrangement, with propaganda on a vast scale, has been publicized as a radical democratization; hence, the public opinion has tried to be misled accordingly.

"- The following constitutional amendments can be considered among such improvements which should not be underestimated: regarding only the actions (not opinions and considerations) against the Turkish national interests as a criminal act; shortening the length of maximum detention period; re-regulation of the language restrictions; facilitating the formation of associations and the highlighting the advisory character of the NCS decisions.

"- Additionally, this period has also witnessed to abating the sentences given under the Article 159 of the Turkish Penal Code; reckoning the danger against public order as a criminal offense, not the incitement element taking place in the Article 312; shortening the period of detention through the changes made in the Law on State Security Courts and Criminal Procedure Code; enabling the opportunities for the persons detained and arrested to communicate with lawyers, their relatives and physicians the soonest possible; and the amendments made in regard to the Law on Civil Courts Procedure and Law on Criminal Procedure.

"However, these legal arrangements have not been adequate enough for the determination of the exact date that would initiate the process of complete membership to EU. And tt the EU Copenhagen Summit, the date that would initiate the complete membership to EU was not determined, even it was expected by Turkey. Moreover, this decision was postponed to December 2004. EU member states, on the other hand, did not consider these constitutional and legal amendments adequate with respect to the political criteria of the Copenhagen Summit, particularly about human rights, legal practices, democracy, and minority rights.

"This shows that Turkey has to do regulations those necessary for human rights. The human rights report prepared by TIHV Documentation Center actually shows the problems of our society those should be solved.

"In order to solve these problems, first we need a real and civilian power, in other words, we need a real and civilian government. Despite the former coalition governments, the 58th government has the majority in GNAT to make the necessary changes. However, these changes have to be handled holistically, not as in distinct packages.

"In order to democratize, Turkey has to change its existing strategy that takes the military, police and state's security prior to the society. Democracy can be realized only through a government that guarantees the freedom of citizens, accepts the existence of religious, ethnic and cultural plurality, keeps the neutrality of the judgment and closes the way of the exploitation and impropriety." (TIHV, July 25, 2003)
 

Le Conseil de l'Europe signale de mauvais traitement dans une prison turque

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) veut instaurer "un contrôle permanent" des prisons russes, a affirmé jeudi à l'AFP un représentant de l'APCE, en visite à Moscou, Michel Hunault.

M. Hunault, un député français, membre de la Commission des questions juridiques et des droits de l'Homme, achevait jeudi une mission de deux jours dans la capitale russe au cours de laquelle il avait visité un centre de détention provisoire pour femmes et la prison Boutyrka, une des plus anciennes en Russie.

"Nous avons eu accès à tout ce que nous avons voulu voir et avons parlé librement aux détenus", a assuré M. Hunault, saluant "une volonté d'ouverture et de transparence" du ministère russe de la Justice.

Sa mission s'inscrit dans le cadre de l'initiative de l'APCE visant à instituer une supervision permanente et indépendante des prisons et des maisons d'arrêt dans les 45 pays membres du Conseil de l'Europe.

M. Hunault avait également visité deux prisons en Turquie: Kartal à Istanbul et Sincan à Ankara. Le ministère turc de la Justice s'est cependant "opposé" à la visite de la prison Bayrampasa à Istanbul, a regretté le député, ajoutant que des anciens détenus de cette prison avaient témoigné des mauvais traitements là-bas.

Le député se rend vendredi en Pologne et envisage également de visiter des prisons en France et en Grande-Bretagne. Un rapport doit être préparé d'ici septembre à l'issue de ces missions.

Le Conseil de l'Europe avait dénoncé l'année dernière les "traitements cruels et inhumains" infligés quotidiennement aux détenus dans les prisons russes surpeuplées où sévissent la tuberculose et le sida. (AFP, 24 juillet 2003)
 

La Cour des droits de l'homme condamne la Turquie pour torture

La Cour européenne des droits de l'Homme a condamné mardi la Turquie pour torture à la suite de mauvais traitements subis par trois jeunes femmes turques lors de leur détention à partir de décembre 1993.

La Cour a estimé à l'unanimité que la Turquie avait violé l'article 3 (interdiction de la torture et de traitements inhumains et dégradants) de la Convention européenne des droits de l'Homme et alloué un total de 69.718 euros pour dommage moral aux trois requérantes.

Ayse Tepe, Oya Yaz et Hakime Esen, soupçonnées d'être membres du PKK (parti des travailleurs kurdes), avaient été arrêtées entre début et mi-décembre 1993 et placées en garde à vue jusqu'au 27 décembre à Istanbul avant d'être mises en détention provisoire.

Plusieurs rapports médicaux réalisés sur les jeunes femmes firent état notamment de lésions, d'ecchymoses et de douleurs sur différentes parties de leur corps, rappelle la Cour dans un communiqué.

En juillet 1994, toutes trois portèrent plainte pour mauvais traitements contre les policiers responsables de leur garde à vue. Mme Tepe affirma même avoir été soumise à la pendaison et à des électrochocs. Faute de preuves suffisantes, les policiers furent acquittés par la cour d'assises d'Istanbul.

La Cour européenne souligne notamment que ces acquittements "ne dégagent pas l'Etat de sa responsabilité au regard de la Convention" et que les trois jeunes femmes ont été privées d'accès à un avocat pendant leur garde à vue.

Sur ce dernier point, la Turquie a également été condamnée pour violation de l'article 5 (droit à la liberté et à la sûreté) dans le cas de Mme Tepe qui se plaignait en outre de l'irrégularité et de la durée de sa garde à vue, selon la Cour.

Dans un autre procès, la Turquie a été condamnée mardi par la Cour européenne des droits de l'Homme pour non respect de la vie privée, après avoir imposé un examen gynécologique à une femme en détention.

Mme F., arrêtée avec son mari en 1993 pour assistance au PKK (parti des travailleurs du Kurdistan), a passé quatre jours en garde à vue. Période pendant laquelle elle dit avoir été maintenue les yeux bandés, frappée avec des matraques, insultée et menacée de viol.

A la fin de cette garde à vue, Mme F. fut conduite auprès d'un gynécologue pour faire constater, à la demande des policiers, qu'il n'y avait eu aucun rapport sexuel pendant sa détention. Malgré son refus, l'examen eut lieu.

Mme F. et son mari ont été relaxés quelques jours plus tard.

La Cour européenne, notant que la requête avait été déposé par M.F. au nom de sa femme, a souligné que le gouvernement turc n'a "pas démontré l'existence d'une nécessité médicale ou d'autres circonstances prévues par la loi" pour effectuer cet examen.

Considérant que "toute atteinte portée à l'intégrité physique doit être prévue par la loi et requiert le consentement de l'intéressé", elle a ainsi condamné la Turquie pour violation du droit au respect de la vie privée (article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme).

Elle a également condamné Ankara à 4.000 euros pour dommage moral. (AFP, 22 juillet 2003)
 

The 17th Anniversary of the Human Rights Association of Turkey (IHD)

IHD Chairman Hüsnü Öndül issued the following press release on the occasion of the 17th anniversary of the organisation's foundation:

The Human Rights Association (IHD) was founded by 98 human rights defenders on 17 July 1986. The Human Rights Association is known as the oldest and the biggest human rights organization and makes an effort to protect and develop human rights with its 34 branch offices and about 14 thousands members.

The IHD has been the pioneer organization which has had an important role to introduce and make known human rights and human rights concept, to raise awareness of public on human rights issue, to highlight violence events, to prevent violations of human rights and to improve measures that can prevent such violations.

The IHD has organized two campaigns for the abolishment of the death penalty for 17 years.  It has organized 5 campaigns on freedom of expression, 4 campaigns on peace matter, 2 campaigns on prevention of enforced disappearances in custody, a campaign on civil servants who discharged under the Martial Law (No.1402), 2 campaigns on refugees, 2 campaigns on general amnesty, 2 campaigns towards the closure of State Security Courts.  The IHD has brought up the situation of human rights in Turkey by preparing and publishing monthly and annual reports on human rights violations.

The Association has struggled against torture and it has tried to provide better prison conditions that are appropriate for human dignity.

This struggle against torture has led to the establishment of the TIHV, an organization that provides rehabilitation for torture victims and is accepted as an authority throughout the world.

As a national human rights organization, the IHD has defended universality and indivisible nature of human rights. It has defended the idea that civil and political rights and economic, social and cultural rights are undivided. It has opposed to violations irrespective of where they have occurred.   It has opposed to torture and death penalty irrespectively of which country or system where it has happened and who has made use of them.

As a national human rights organization, the IHD has strived to provide existence of human rights and freedoms in Turkey. It determined that the essential matter of Turkey is human rights and democracy problem. It has stated that the most important part of this basic problem has been the Kurdish question. It has objected to violence and wars that are extended form of violence both in the world and Turkey.  It has worked to establish peace. It has insisted that the way to provide social peace or internal peace is and should remain human rights standards and democracy.  It has defended freedom of religion and conscience, principle of secularism with its real mean and cultural rights.

It has insisted that the ethnic, linguistic, religious and cultural pluralistic structure of Turkey is the wonderful wealth for our country.

The IHD has protected its characteristic which is its independency from governments and political organizations. It has not followed the attitude of political powers, in its relation with power. It has evaluated the situations objectively.

The IHD has criticized statečs political opinion related to human rights and human rights organizations. Its 14 members, including executive members, were killed during their works. Many activities of the IHD were banned and obstructed. Its president was wanted to kill at its Headquarters. In the last three years, the oppression against the association has transformed harassment. The number of cases that related the Human Rights Association has reached beyond 450.

In spite of being a national human rights organization, the IHD is known all over the world and it has taken a respected place among the human rights platforms.

As indicated by the Liberal Opinion Societyčs research (3 December 2002), the IHD is at the top of list which reflects to be known by public and having positive opinion about its works by people.

In our 17th anniversary we remember our 14 killed executives and members, and our executives and members who passed away. We would like to extend our gratitude to our members who have struggled to prevent and provide human rights while suffering pains, producing their works voluntarily and self sacrifice, to people who has supported our works and the association, and to human rights organizations in the world that have always extended their international solidarity to us. (IHD, July 17, 2003)
 

Arrest of two IHD officials in Mus

Sevim Yetkiner and Baki Çelebi have been remanded to prison in Mus, southeast Turkey, to await trial. Amnesty International is concerned that they may be prisoners of conscience, detained for their activities as human rights defenders.

Sevim Yetkiner and Baki Çelebi, respectively chair and executive committee member of the Mus branch of the Human Rights Association (Insan Haklari Dernegi - IHD), were detained and remanded to Mus E-Type prison on 17 July, after responding to a request to report to the Anti-Terror Branch of the local police headquarters. Six other people, including two other members of the Mus Human Rights Association, were also arrested in Mus province, after responding to the same request.

They were imprisoned as the result of an 8 July decision by a court in Dogubeyazit in eastern Turkey to arrest the group in absentia. The decision is apparently connected with their attendance on 26 May at the funeral of Ismet Baycan, a member of the illegal armed group the Kurdistan Workers' Party (PKK), who died on 24 May in Mus E-Type prison, allegedly following severe delays in medical treatment. Although the precise charges against Sevim Yetkiner, Baki Çelebi and the six others under arrest have not been specified, it is likely that they will be tried under article 169 of the Turkish Penal Code with 'aiding and abetting an illegal organization'.

The Mus Human Rights Association have been particularly concerned about conditions in Mus E-type Prison, where there have been repeated complaints of ill-treatment, insufficient medical treatment for prisoners and harassment of their visitors.

Over the past eighteen months, Turkey has introduced laws with the stated aim of restricting human rights violations perpetrated by security officials. However, there has been a huge rise in the number of cases being opened against the IHD and other human rights organizations and defenders. These cases are usually opened under Law No 2908 on Associations, Article 8 of the Anti-Terror Law, or Law No 2911 on Meetings and Demonstrations. In the last two years, there have reportedly been 437 cases opened against the IHD; in the previous 14 years a total of 300 cases had been opened. While such trials usually end in acquittal, or a sentence which is suspended or commuted to a fine, Amnesty International considers that they constitute a form of judicial harassment designed to intimidate human rights defenders and restrict their activities. (AI Index, July 17, 2003)
 

Telephone threats to IHD officials in Bingöl

The Observatory for the Protection of Human Rights Defenders, an FIDH and OMCT joint program, has been informed by the Human Rights Association (IHD) in Ankara that Mr. Ridvan Kizgin, Chairman of the Bingöl Branch of the IHD, received telephone threats on 8 and 9 July.

According to the information received, on 5 July, the Bingöl branch of IHD released its report on the human rights situation in the province of Bingöl during the six-month period from January to June 2003, showing an increase in human rights violations including ill-treatment and harassment by state agents (police and  gendarmerie).

The report, based on the testimonies of victims, was presented by Mr. Kizgin during several press conferences.

On 8 July at around 10.30pm. Mr. Kizgin reportedly recieved a call on his mobile phone by a person who introduced herself as the Provincial Commander for Gendarmerie Regiment and asked Mr. Kizgin to report to the Provincial Commandership. The reason invoked was that his statements on human rights violations were false. He was asked not not make new statements before he has talked to the Provincial Commander and to explain to the press and public opinion that human rights violations denounced were not representing the reality. Mr. Kizgin refused to go to the Commandership.

On 9 July, Mr. Kizgin was reportedly called again on his mobile phone at around 9.30am. The person on the phone said that the Commander wanted to see him and asked him to come to the Commandership to withdraw his statements on human rights violations and to make a new statement that these allegations were not correct. Mr. Kizgin refused again and condemned the method used by the provincial authorities.

The Observatory is very concerned by these threats against Mr. Kizgin and would like to recall that since it was set up on 12th April 2001, the Bingöl Branch of the IHD has been constantly subjected to pressure (searches of its premises, documents confiscated, seal of the association seized, etc). In addition, there has been a total of 47 court cases launched against Mr. Kizgin, on the grounds of the activities that he carries out in the framework of the IHD. There are already 5 investigations pending against him launched by the prosecution. (The Observatory, July 10, 2003)

IHD immediately denounced this situation to the Prime Minister, the Foreign and Interior Ministers, the General Command of Gendarmerie and to the Human Rights Parliamentary Comission. Thirteen board members of the organization were killed by extra judicial killing during the 1990s after they received telephone similar phone calls.
 

Manifestation à Bruxelles au 1000e jour de grève de la faim

Le 15 juillet, au millième jour de grève de la faim, près de 300 personnes s'étaient réunies dans le quartier européen à Bruxelles pour rendre hommage aux 107 prisonniers politiques turcs et à leurs proches tombés dans la résistance contre le régime d'isolement en vigueur dans les prisons de haute sécurité de "type F".

Lors de cette manifestation, l'Association d'entraide avec les familles des prisonniers (TAYAD) exigait:

- L'abolition du régime d'isolement en vigueur dans les prisons turques de type F,
- L'arrêt des chantiers des nouvelles prisons souterraines appelées, prisons de type L!
- Des instances européennes qu'elles cessent de cautionner le régime des tortionnaires qui sévit en Turquie!

Après la manifestation le Comité TAYAD en Belgique a publié le communiqué suivant:

Comme à l'accoutumée, la presse belge et internationale était quasi inexistante, préférant sans doute rejoindre la chorale macabre du silence, histoire de rassurer les autorités turques qui tremblent sur leurs assises à la moindre velléité de sympathie en faveur des grévistes de la faim.

En Turquie, le régime recourt à des lois répressives pour passer la presse sous silence. Plusieurs éditorialistes de renom ont ainsi été condamnés pour avoir brisés le tabou des prisons cellulaires de type F.

En Belgique, pas besoin de la censure. L'indifférence fait le travail.

Après tout, ceux qui crèvent dans les geôles turques, ce sont des sales gauchos, n'est-ce pas? Alors: qu'ils meurent à coups d'électrochocs, à coups de gourdins ou par grève de la faim, qu'est-ce que cela peut f... ? Ca arrange l'Europe, ça arrange l'Amérique et ça arrange le régime des tortionnaires en Turquie. Vos patrons sont tous contents.

1000 jours de grève de la faim. Imaginez seulement un seul instant.

1000 jours. 24.000 heures. Sans manger. Sous les yeux révulsés de gardiens qui vous guettent à chaque instant, qui vous brutalisent et vous insultent à longueur de journée. Dans la solitude la plus opaque. Entre quatre murs tout blancs. Dans un univers ou tout est interdit. Dans un cycle infernal de fouilles de cellules, de fouilles corporelles humiliantes et de passages à tabac. Sous la menace constante d'être 'suicidé'. Dans des prisons portant le label 'conformes aux normes européennes'.

107 morts. Cela fait une belle petite montagne. Difficile de ne pas la voir.

Plus de 500 blessés. La plupart dčentre eux sont atteints du syndrome de Wernicke-Korsakoff. Ils ont perdu la mémoire. Des morts quoi. Mais en chaise roulante.

Et vous ne trouvez rien à dire sur un tel sujet?

Un tel sujet ne mériterait-il pas un minimum dčintérêt? Pourquoi donc ces prisonniers politiques souffrent-ils un tel calvaire? Par masochisme? Sont-ils manipulés? Par fanatisme politique? Ou bien parce qučils tentent de nous expliquer quelque chose? Peut-être. Allez savoir?

L'isolement qui provoque la déprivation sensorielle ou la "torture blanche", ça vous dit quelque chose? Et le fait qu'au fond de leur cellule, ils sont à la merci de leurs gardiens? Des gardiens, qui, aidés par les forces de sécurité, ont perpétré des dizaines de carnages dans les prisons, rien que ces dernières années.

Mais qučà cela ne tienne, la mort lente et silencieuse des prisonniers politiques est bien plus assourdissante que ce que vous pourriez croire.

Sachez que ces prisonniers, même à lčagonie, n'ont absolument pas besoin de vous, messieurs les magnats de la presse et messieurs les Grands Démocrates. Ces prisonniers ne vous demandent rien. Il nčy a pas la moindre trace de détresse dans le regard de ces résistants. Car leur choix est fait: la dignité ou la mort. Avec ou sans votre compassion.

Mais sachez-le, votre bonne conscience et votre humanité en prennent chaque jour pour leur grade. Vous êtes vraiment superbes dans votre beau costume de Grands Démocrates. Comme vous, messieurs les PDG des droits de l'homme, qui régnez sur le monde du haut de votre majestueuse Commission européenne et qui ne daignez même pas accepter une petite délégation dont le seul but était de vous remettre un dossier traitant de la situation dans les prisons de type F.

Qučest-ce qu'on vous envie nous, les misérables Turcs en voie dčadhésion à votre Grande Civilisation!
 

DEHAP collects one million signatures for general amnesty

Pro-Kurdish Democratic People's Party (DEHAP) Deputy Chairman Osman Ozcelik yesterday presented Parliament a petition including the signatures of one million people demanding general amnesty amid discussions on the government's controversial amnesty bill.

Presenting the petition to Parliament Petitioning Committee Head Yahya Akman, Ozcelik recalled that his party launched a campaign for a general amnesty at the party convention, saying that they collected one million signatures for this campaign.

Ozcelik said that they wanted to present the petition before Parliament discussed the government bill, emphasizing that the bill is no different than the previous laws pardoning those confessors.

The government bill offers a complete pardon to any separatist Kurdistan Workers Party (PKK), now known as KADEK, members who can be proven never to have carried out armed attacks on Turkish targets.

Ozcelik claimed that only 800 people applied to the state following the past six laws offering pardons to confessors and added, "The state announced that there are 5-6,000 KADEK members in northern Iraq. The surrendering of 100 or 200 people will not solve the problem. KADEK members say that they are ready to disarm and rejoin society. They do not want to face any humiliating behavior. If those who are on exile and those in prison are considered, a general political amnesty is required," Ozcelik said.

Parliamentary committee head Akman pledged that he would submit the petition to Parliament Speaker Bulent Arinc and Prime Minister Recep Tayyip Erdogan.

Akman said that the government bill would come to Parliament next week, underlining that the bill was different than those repentance laws.

Akman recalled that those who never carried out armed attacks on Turkish targets will benefit from complete pardons, while those who were engaged in attacks would benefit from reduced sentences. He also emphasized that the bill was not designed for a specific organization.  (Turkish Daily News, July 3, 2003)
 

Repentance law stirs AK Party

A limited amnesty the Turkish government has been considering to legislate through Parliament this month has stirred the ruling Justice and Development Party (AK Party), with some deputies demanding to expand the scope of the bill to cover Islamists and ultra-nationalists besides the separatist terrorists and some deputies complaining that the bill would open Pandora's Box and eventually could become a fully-fledged amnesty releasing even separatist chieftain Abdullah Ocalan.

Interior Minister Abdulkadir Aksu and Foreign Minister Abdullah Gul have reportedly suffered labor pains in trying to convince the parliamentary group of the ruling party on Tuesday to support the bill which will take its final shape and be presented to Parliament next week.

Discussing the so-called "rehabilitation into society bill" that provides limited amnesty to members of the separatist PKK/KADEK gang, some leading members of the AK Party parliamentary group complained of the "deficient wording" of the text of the draft and warned of the possible consequences.

Istanbul deputy Emin Sirin, recalling the "equality" principle of the Constitution, warned deputies that although the bill excluded Ocalan and other top cadres of the separatist gang, they too could benefit from the legislation. He stressed that the Constitutional Court may annul the "exemptions" on grounds of incompatibility with the "equality" principle of the Constitution, convert the partial amnesty into a full amnesty and thus could set free all separatists, including Ocalan.

Sirin also querried whether the limited amnesty was an American request from the Turkish government. He reportedly turned to Foreign Minister Gul and asked "Tell us Mr. Minister, has the U.S. asked you to legislate this bill?"

Answering Sirin, Gul reportedly said, "The U.S. has a similar undertaking for the separatist organization in northern Iraq and they have asked us to undertake such an intiative."

On the other hand, AK Partyy's deputy parliamentary group chief Sadik Yakut demanded that if the country was preparing to offer limited amnesty to separatist terrorists, it should make a similar offer to Islamists and ultra-nationalists who were involved in violent acts.

"If we are excluding nationalists but pardoning separatists, how are we going to explain this to our grassroots?" he asked. Yakut, sources said, was particularly referring to Haluk Kirci, who has been serving a prison sentence on conviction of murdering seven leftists in the 1970s.

Erzincan deputy Tevhit Karakaya also supported this view and demanded that all nationalists who were sentenced after the Sept. 12, 1980, coup or left the country to escape lengthy jail terms should be pardoned as well.

Samsun deputy Musa Uzunkaya, on the other hand, demanded that the limited amnesty must include all political crimes, including those sentenced on conviction of involvement in fundamentalist acts.

Konya deputy Ahmet Isik went a step forward and demanded that those sentenced in the Sivas Madimak Hotel case, where 37 leftist intellectuals were burned to death ten years ago this week, should be included in the scope of the limited amnesty.

He demanded that all political prisoners, including the Islamic terror gangs like "Hizbul Tahrir" must benefit from the partial amnesty.

Although there appeared to be a general consensus in the AK Party parliamentary group disaproving the scope of the bill, Interior Minister Aksu told deputies that the draft came to the government's agenda with the purpose of annihilating the separatist gang and it was out of the question for the government to expand its scope.

Foreign Minister Gul said both in remarks at the AK Party parliamentary group on Tuesday and in an airport statement before leaving for London on Wednesday that the aim of the limited amnesty was to annihilate not only the separatist gang but organized crime gangs.

"With this draft, which will take its final shape soon, the aim is to collapse terrorist gangs," he said.

According to government sources, the AK Party administration anticipates that if it succeeds to lure support of its parliamentary majority and legislates the draft into law, up to 2,500 Kurdish militants based in northern Iraq would benefit from it.

"There are up to 4,500 PKK/KADEK militants in northern Iraq. Of those, 2,000-2,500 have never been involved in any attacks. We expect them to benefit from the law," the official, close to the drafting process, told reporters.

The official said Turkey was also in contact with the United States, Britain and neighboring Iran on helping the amnesty to work. Turkey accuses Iran of allowing separatist terrorist bases on its soil.

"These 2,000-2,500 in the mountains who have not committed a crime are living in difficult conditions and have no idea what will happen in their future. We have to win these people back to society and integrate them," he said.  (Turkish Daily News, July 3, 2003)
 

Accrochage en Turquie: un soldat tué, deux blessés

Un soldat a été tué et deux autres blessés dans un accrochage avec des militants d'extrême gauche jeudi dans la province de Tokat, dans le nord de la Turquie, a rapporté l'agence Anatolie.

Les militaires ont essuyé des tirs de militants d'une organisation maoïste clandestine, le TIKKO (armée de libération des paysans et ouvriers de Turquie -- illégale), précise l'agence.

Les blessés ont été évacués par hélicoptère, ajoute Anatolie.

Depuis plusieurs semaines, des accrochages ont lieu à Tokat et ses environs entre l'armée et des militants extrémistes.

La semaine dernière, deux militants du TIKKO avaient été abattus à Tokat.

Le TIKKO est accusé par les autorités turques de coopérer avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, rebaptisé Kadek). (AFP, 3 juillet 2003)

Human Rights Violations in Brief

Torture in Detention in Istanbul

18 persons, who were detained on 26 June during a demonstration held on the occasion of the anniversary of the death of Aysun Bozdogan during death fasting actions, were reportedly tortured. On 2 July, Behlül Ocak, Serkan Yilmaz, Emrah Tiyar and Ugur Atilgan held a press conference at the IHD Istanbul branch and stated that they had been beaten while being detained and police officers had thrown a person, whose head was wounded with truncheon strokes, from the vehicle in order to conceal the incident. (Cumhuriyet-TIHV, July 3, 2003)

Unionists on Trial in Istanbul

On 2 July, Tuzla (Istanbul) Penal Court of First Instance started to hear the case of Hasan Sonkaya, chair for Tuzla branch of the trade union for workers in leather sector Deri-Is and Musa Alyücel, branch secretary, indicted for "insulting civil servants on duty". Sonkaya and Alyücel were released at the hearing. Unionists had been detained and arrested on 28 May in connection with a two-hour stop-working action organized during collective bargaining negotiations in Tuzla organized industrial zone. (Evrensel-TIHV, July 3, 2003)

ÖDP Executive on Trial in Istanbul

On 2 July, Üsküdar (Istanbul) Penal Court of First Instance sentenced Hürriyet Karadeniz, ÖDP chair for Üsküdar (Istanbul), to 1 year and 8 months' imprisonment and a fine of TL 38 million for "having hung an unauthorized banner". The sentence was suspended. Karadeniz has been on trial in connection with a banner hung on the ÖDP building in Üsküdar, saying "No to F Type Prisons- Undifferentiated General Amnesty" in the year 2000. (Cumhuriyet-TIHV, July 3, 2003)

Pressures in Tekirdag Prison

According to a press release by the association of prisoners' relatives TAYAD the prisoners Ümit Günger and Erkan Bülbül, who were conducting their death fast action in Tekirdag F-type Prison, were forcibly taken to hospital on 26 June. The female prisoners, who were transferred to Gebze Prison, were reportedly harassed during body searches. According to the press release the prisoners Fidan Yildirim and Süreyya Bulut were searched naked. (Özgür Gündem-TIHV, July 4, 2003)

Unionists and Party Executives on Trial in Ankara

On 3 July, Ankara Penal Court of First Instance No.24 concluded the case against 35 party and union executives on charges of staging an illegal demonstration at Kizilay Square (Ankara) in 2001 to protest in the draft law on trade unions excluding the right to strike and collective bargaining. The court acquitted the defendants on the grounds that "the elements of crime were not realized". The first trial had been concluded at Ankara Penal Court of First Instance No.24 on 10 December 2002 and Alaattin Dinçer, chairman of the teachers' union Egitim-Sen, Ahmet Turan Demir, former chairman of HADEP, Turgut Koçak, chairman of the Socialist Workers' Party of Turkey (TSIP) and other defendants had been sentenced to 1 year 3 months' imprisonment each. The 8th Chamber of the Court of Cassation had quashed the decision in April. (Cumhuriyet-TIHV, July 4, 2003)

Detentions and Arrests in Hatay

20 persons, who were detained during a demonstration on 29 June in front of AKP offices in Hatay, were arrested on 3 July. 5 persons were released. One of the arrested persons was Enis Aras, who had been pardoned by the State President Ahmet Necdet Sezer on 3 April because of poor health due to death fast action. (Yeni Safak-TIHV, July 4, 2003)

Peddler Beaten by Municipal Police in Izmir

Servet Oguz, a peddler in Karsiyaka district of Izmir, stated that he was heavily beaten by municipal police officers on 3 July. Oguz, who applied to the IHD Izmir Branch said "chief of the municipal police who is known as ŒHursit from Manisa' pointed me and said Œbeat this dishonored man'. They started to beat me with iron sticks and wooden beams. There was a police car around however they did not intervene. Police officers took me to the hospital. I went to the station and complained about the municipal police officers. Oguz's lawyer Eylem Yilmaz stated that they were going to file an official complaint against those officers. (Özgür Gündem-TIHV, July 5, 2003)

Demonstration Prevented in Kars

The police intervened the members of TKP (Turkish Communist Party), who staged a demonstration in front of the Justice and Development Party (AKP) building in Kars to protest the "Sivas Massacre". The police, harassed and detained 10 persons. The detainees, Özkan Ünlütürk, Berkan Atici and Mehmet Mustafa Cuhadaroglu were arrested, while six of them were released. Arrested persons reportedly did not testify before the public prosecutor since "their testimonies at the Security Directorate were seen as enough". The public prosecutor in Kars indicted those 10 persons for "resisting to the police and staging unauthorized demonstration". Meanwhile the public prosecutor in Ankara indicted Onur Dedeoglu, Ulas Aksakalli and Ulas Erdogan, who were detained during a press release on 27 March to protest the attack on Iraq. On 6 July, the police intervened a demonstration held by a group of DEHAP members in Istanbul Istiklal Avanue. DEHAP members started to march through the DEHAP building after the police hindered their press release. The police tried to disperse the group by spraying tear gas in front of the Beyoglu Security Directorate. A row occurred there and continued in side streets. Afterwards the police conducted raids against some houses in Tarlabasi and Dolapdere and detained seven persons. (Milliyet-Radikal-Yeni Safak-TIHV, July 5-6-7, 2003)

Torture in Detention in Mersin

Reports from Mersin branch of the association of prisoners' relatives, TAYAD, stated that Perihan Sarmž_, Gülbeyaz Karaer and Serpil Çalž_žr, all of whom had been detained on 5 June, were tortured. The branch representative Sevda Türkmen stated that the prisoners' relatives had been detained in connection with the campaign against F-type prisons and had been tortured at Yumruktepe Police Station. The detainees were reportedly released by the prosecutor. (Özgür Gündem-TIHV, July 8, 2003)

Pressure in Nazilli Prison

The political prisoners in Nazilli E-type Prison made a statement concerning the problems in prison. The pressures reportedly increased after Halil Özsan had been appointed as the First Director. The political prisoners' rights to use common spaces, to benefit from sports facilities and to participate in training programs are reportedly violated. According to the statement the prisoners are handcuffed while being taken to hospitals and courts, they are kept awaited in cells for hours and tortured in the meantime. Furthermore the prisoners are denied medical treatment, made to live in wards and cells that lack sufficient hygiene. The prisoners also complained about malnutrition, lack of adequate water, and the confinement of the duration of visits with one hour. The prisoners have not been receiving visits for two months in protest of the pressures. (Özgür Gündem-TIHV, July 8, 2003)

Trial on Death in Detention in Istanbul

On 7 July Fatih Criminal Court No. 5 continued to hear the case against 7 police officers in connection with the killing of Yunus Güzel at Istanbul Police HQs. The hearing was adjourned so as to hear the witnesses. The indictment wants the Deputy Director of  Istanbul Police HQs, Sefik Kul, Director of the Anti-Terror Branch, Mehmet Artunay, Osman Kursun, Saldiray Öztürk, Celil Zilyaoglu, Yücel Ceylan and Ahmet Asim Isik be charged of "neglecting duty". Yunus Güzel had been detained on 16 October 2001 as an alleged member of the Revolutionary People's Party-Front (DHKP-C) planning to launch a suicide attack, and had been found hanged in his cell on 23 October 2001. The official statement had alleged that he had committed suicide. (Cumhuriyet-TIHV, July 8, 2003)

Teachers on Trial for A Question on Armenian Genocide

The teacher Hülya Akpinar who is on trial for having asked a question during a conference held on 30 May by Elbeyli District Gorvernorate under the name "Unfounded Allegation of Armenian Genocide" was reappointed to her duty by the decision of Kilis Governor Office. The case against Hülya Akpžnar and six teachers is pending at Kilis Criminal Court. (Radikal-TIHV, July 8, 2003)

Students on Trial in Canakkale

The case against 15 students who had been arrested after the demonstration held in Çanakkale on the occasion of 8 March International Women's Day commenced at Istanbul SSC on 7 July. The Court released the students and adjourned the hearing to a later date. The indictment wants the students be charged under Article 169 TPC (aiding an illegal organization). (Cumhuriyet-TIHV, July 8, 2003)

Workers Detained

The police intervened the action of workers at Aktas Transportation Company on 7 July and detained 10 workers and unionists. The workers had been put under pressure to quit from the union and started an action to protest in the conditions. They were released on 8 July. On 9 July, branch executives of the trade union for the workers in transportation sector TÜMTIS Haydar Dönmez, Muzaffer Küles and five workers were detained for continuing the action. (Evrensel-TIHV, July 10, 2003)

Detentions and Arrests in Konya

Zübeyir Timur, who was wanted on allegations of "being a member of Hezbollah and having participated kidnapping and killing incidents", was reportedly arrested on 6 July in Konya. According to the official statement Zübeyir Timur had allegedly participated in 1998 and 1999 the incidents of wounding Hasim Yildiz, kidnapping of Islamist writer Konca Kuris, killings of Ugur Gökdemir, Erhan Terzioglu, Mehmet Serif Uprak, Bayram Ali Uprak, Hüseyin Bayburt, Ahmet Ekinci, Faik Oyunlu, Bülent Dogan, kidnapping of Hidir Yeniay. Sedat Yildirim, who had been convicted in the so-called Sivas Massacre case and wanted, was captured in Germany on 3 July. Ankara SSC had sentenced him to death, but since he had been under 18 years of age at the time of the crime his sentence had been reduced to 20 years' imprisonment. (Cumhuriyet-Hürriyet-TIHV, July 10, 2003)

Commemoration Ceremony Hindered in Adana

The gendarme intervened in the action organized by the IHD branch in Adana to commemorate Elif Tuncer, Hasan Üzüm, Yusuf Üzüm, Celal Ölçmez and _mam Turan, who had died in a traffic accident in 1991 while going to participate in the funeral ceremony of Vedat Aydin, the assassinated chair of People's Democracy Party (HEP) for Diyarbakžr. The gendarme detained chair for DEHAP in Adana Kerem Ugur and executive for IHD branch in Adana Ali Karuç under beatings. Ugur and Karuç were later released upon the pressures of ceremony participants. Metin Akis, the driver of the vehicle who took the group to the graveyard, was also detained. (Evrensel-TIHV, July 11, 2003)

Complaint in relation with a death in Prison

An official complaint was made against the physicians and administrator of Ümraniye Prison in connection with the death of the prisoner Mehmet Aslan. He had set himself on fire on 15 February and died on 3 May. The lawyer Ilhami Sayan handed over the complaint to Public Prosecutor in Fatih (Istanbul) on 11 July. Sayan said: "Mehmet Aslan was first transferred to Bayrampasa Numune Hospital, then to Bayrampasa State Hospital. He had to be transferred to better hospital. The administrative and military personal must have done this on purpose. Aslan was also taken under control in Cerrahpasa Medical Faculty Burn Unit instead of Plastic Surgery. Despite medical ethics, legal responsibilities he was not treated in this unit. Only after the officials understood that he was going to die, he was taken to Plastic Surgery Department. But he died two days later. When he was in hospital the period of visits was limited to five minutes." His mother Kiymet Aslan related that the commander was threatening them not to visit his son because they asked to see him ten minutes. (Özgür Gündem-TIHV, July 12, 2003)

Demonstrators on Trial in Istanbul

On 11 July, Istanbul Penal Court of First Instance No. 2 started to hear the case against 38 persons who held a demonstration on 26 January against US attack on Iraq in Beyazit Square (Istanbul). 2o of the defendants testified at the hearing. The indictment wants the defendants, including KESK Chair Sami Evren, Mehmet Ali Alabora (actor), his father Mustafa Alabora (actor), to be sentenced to terms of imprisonment for staging unauthorized demonstration. (Cumhuriyet-TIHV, July 12, 2003)

Demonstration Prevented, Students Tortured in Ankara

On 14 July the police intervened, when 13 students wanted to stage a demonstration against the draft law on the Council on Higher Education (YÖK) in front of the Prime Ministry. The students were detained under beatings. According to the press release by IHD Ankara branch the students were tortured in Çankaya Police Station. They will testify to the public prosecutor today. (Özgür Gündem-TIHV, July 15, 2003)

Blue Bazaar Case Trial in Istanbul

On 11 July, Istanbul SSC NO. 3 continued to hear the case of Ergin Atabay, Abdullah Günay, Azime Isik and Metin Yamalak charged in connection with a bomb explosion in the "Blue Bazaar" on 13 March 1999 that caused the death of 13 people. Since the court did not registered the incidents recorded in the interrogation cassettes, defense lawyer Ayhan Erdogan repeated the demand to send the videos to the Forensic Institute to establish, whether torture was applied during interrogation. He also added that hairs used for DNA tests were lost and they wanted the reports concerning the results of the tests to be presented to the court. SSC rejected the demands of the lawyer and decided to see the videocassettes at the hearing. The indictment wants the defendants to be sentenced to life imprisonment under the Article 125 TPC. (Özgür Gündem-TIHV, July 15, 2003)

Demonstration Prevented in Izmit

On 14 July, 21 members of Greenpeace, who held a demonstration at dangerous waste burning facilities of the Izmit Municipality, were detained. At about 5pm 12 members of Greenpeace entered the facility and tried to stop the machines in the burning department. 4 demonstrators enchained themselves to the barrels and opened a banner saying "ban burning waste product". 5 demonstrators tried to stop a truck carrying waste product to the facility. The action, which lasted almost three hours, was ended upon the mediation of Nuriye Kazaner, the Chair of Environmental Education and Protection Association of Kocaeli. (Milliyet-TIHV, July 15, 2003)

Ibrahim Sahin Was Pardonedº

State President Ahmet Necdet Sezer pardoned the prisoner _brahim Sahin, deputy chief of the department for special actions in the General Directorate for Security, according to Article 104 of the Constitution because of poor health. He had been convicted in the so-called "Susurluk Case" and sentenced to 6 years' imprisonment. He had a car accident on 28 March 2000 on the main road between Bursa and Yalova. Since he had been seriously injured, he had stayed in Uludag University Medical Faculty Hospital for a long time. (Cumhuriyet-TIHV, July 15, 2003)

Torture under detention in Istanbul

On 15 July, Istanbul Heavy Penal Court No.7 continued to hear the case of Ayhan Tokcan, former Kagithane (Istanbul) Security Director and 8 defendants charged in connection with the kidnapping of Ali Fevzi Bir, who had been convicted in the so-called Susurluk case. In his testimony, Tokcan stated that he had been interrogated at the Istanbul Security Directorate Organized Crimes Branch and said "Police made me sign a minutes by torturing me. I do not accept the charges. Police tried to force us to accept their scenario. They did not gather evidences in favor of us." Other defendants, Hüseyin Gökhan Kanat and Mehmet Artan also stated that they had to sign testimonies due to torture inflicted upon them for 8 days. Mehmet Artan, Mustafa Genco, Semsettin Basak, Kenan Çarpuk and Metin Kanat were released at the hearing. (Özgür Gündem-TIHV, July 16, 2003)

Pressures in Hatay Prison

According to a statement made by the political prisoners in Kirikhan (Hatay) Closed Prison, Ismet Aslan and Bengin Kurt, both Hepatitis-B patients, had been transferred to Hatay E Type Prison where conditions are worse. The statement said "Reports proved that our friends' health conditions got better after they transferred to Kirikhan Prison. Ismet Aslan had 17 days to complete serving his sentence and Bengin Kurt had 3 months left. It is hard to believe that they had been transferred to Hatay E Type Prison, which is known by its bad conditions, on the grounds of their "health conditions". (Özgür Gündem-TIHV, July 16, 2003)

Students in Detention in Ankara

The students, who staged a demonstration in front of the Prime Ministry on 14 July, were transferred to the public prosecutor on 15 July. According to the news gathered from the daily "Milliyet" the students were brought to the public prosecutor late. In order not to miss the bus, the public prosecutor Hamza Uçar allegedly prolonged the detention one more day after the testimonies of four students were taken. (Milliyet-TIHV, July 16, 2003)

Torture in Detention, Students Detained

14 students, who were detained on 14 July during a demonstration held in front of the Prime Ministry were released on 16 July. The Public Prosecutor in Ankara indicted them for "holding an unauthorized demonstration". The trial will commence on 14 August. In the meantime Ankara Penal Court of First Instance No.18. filed an official complaint against the police officers in charge at Prime Ministry and those in charge at Çankaya Police Station, on the grounds that they had tortured the students as it was understood from their testimonies and forensic reports. (Radikal-Özgür Gündem-TIHV, July 17, 2003)

Torture Under Detention in Istanbul

Sirri Orhan (31), who was detained on 10 July in Taksim (Istanbul), stated that he had been tortured at Beyoglu Police Station. Orhan told that he was detained with his friend, Samet Albayrak, on the allegations of "being suspects". He said: "As I said I was innocent, they began to beat me while cursing. They were hitting to my head and foot. I fell down. They were cursing at me. I was still lying on the floor when they brought handcuffs. They handcuffed me while I was lying flat on my face. Four police officers beat me. One of them was squeezing my neck; another one was hitting on my head another on my foot. The last one was pressing on my arms. I was not able to take breath. My nose and mouth started bleeding. One of them poured water in my mouth, then I gasped. They left me alone since I was dead tired." Sirri Orhan also stated that his friend Albayrak, who was released in the meantime, informed his friends and boss and they came to the station to see him. The police officers asked them not to complaint. Orhan was taken to the Taksim First Aid Hospital together with other four detainees at 03.00. He said that since his wounds were so clear officers took him to the station without seeing a doctor. Orhan said: "I told them I wanted to go to a bathroom at the station. I fainted there. They poured water on me. Police officers worried that I might be dead and my friends knew I was there at the station so they took me again to the hospital. Then they took me to Beyoglu Court House. I received a report certifying 10 days' inability to work from the doctor of forensic medicine gave me a report certifying 10 days' inability to work. They released me after I testified before the Prosecutor." Sirri Orhan filed an official complaint at the Beyoglu Public Prosecution Office. He also applied to IHD Istanbul Branch. (Özgür Gündem-TIHV, July 18, 2003)

Torture in Ordu

Cemil Parlatir (55), who was detained after a dispute he had with owners of a restaurant and officers, announced that he was tortured in detention. He was detained on 14 July and was reportedly beaten at the police station. He was also handcuffed; his feet were also shackled. He added that a police officer was making cold water and the other one was beating him with truncheon. Two teeth of Parlatir were broken and several bruises on his body were certified with the report given by Fatsa State Hospital. The hospital also gave him a medical report certifying inability to work for 7 days. A court case was launched against Cemil Parlatir on the allegations of "kicking up a fuss, resisting the officers on duty and insult". The governorate also started an investigation against the police officers. (Cumhuriyet-TIHV, July 18, 2003)

Students Tortured in Ankara

Students, who were detained on 14 July, during a demonstration against the draft law on the Council on Higher Education (YÖK) in front of the Prime Ministry, stated that they were tortured. Students, who were released on 16 July, held a press conference at IHD Ankara Branch on 17 July. One of them, Ozan Demirkol stated that after being detained, a police officer made him lay down on the floor of the police bus and sat down on him until they arrived to the station. He added that he was beaten by another police officer. Another student, Ethem Akdogan said that the same officer insulted him and squeezed his testicles. Students also stated that they were beaten by the police officers, in charge at the Prime Ministry, in an area where only those in charge at the station could enter. They added that the police officers threatened them to death. Students showed traces of torture on their bodies to the press and identified police officers from the photos taken during the incident. (Evrensel-TIHV, July 18, 2003)

Pressures in Aydin Prison

Süleyman Mutlu, chair for IHD Aydin Branch, stated that the prison guards in charge at Aydin E Type Prison beat ordinary prisoners. He reported that one of the prisoners N.E. (15) applied to IHD following his release. N.E. was provided legal assistance by Suna Germen, chair for Aydin Bar Association and received a report. (Cumhuriyet-TIHV, July 18, 2003)

"Manisa" Trial

Court of Cassation quashed the decision of TL 5 billions compensation to Ayse Mine Balkanli, defendant in the so-called "Manisa Trial", on the grounds that the compensation was too high. She had been under arrest for 10 months. Ayse Mine Balkanli, one of the juveniles, who had been detained in 1995 and acquitted by Izmir SSC, had launched the compensation case and Izmir Heavy Penal Court No 5 had concluded the case in October 2002. The court had awarded her TL 5 billions for non-pecuniary damage, but rejected the compensation demand for pecuniary damages because she had been student during the period of detention between 26 December 1995 and 15 October 1996. (Radikal-TIHV, July 20, 2003)

The "Egyptian Bazaar" Case

On 21 July, Istanbul SSC No. 4 continued to hear the case of 15 defendants in connection with the explosion in the Egyptian Bazaar in Eminönü-Istanbul on 9 July 1998 that had resulted in the death of 7 and injuries of 120 people. The report prepared by the Middle East Technical University was read at the hearing. The report stated that the explosion had been occurred within oven used in the buffet. The lawyer Ayhan Erdogan presented the photos taken at the place of incident to the Court and demanded an inspection be done by specialists signed the Forensic reports of the case. He also demanded that the police officers, who interrogated the defendants, be heard as witnesses. In this trial the defendants Kübra Sevgi (remanded), Isa Kaya (remanded), Abdülmecit Öztürk (remanded), Alaattin Öget (remanded) and Pinar Selek are charged according to Article 125 TPC.  Baran Öztürk, Heval Öztürk (remanded), Ercan Alir, Masallah Yagin (remanded), Delibas Arat, Menderes Öget, Erkan Öget, Hasan Kiliçdogan, Alican Öget and Suat Kaya have to expect imprisonment sentences. (Sabah-TIHV, July 22, 2003)

Trade Unionist on Trial in Edremit

On 21 July, Edremit Penal Court of First Instance acquitted Yalcin Yönden, Executive Board member of the trade union for staff in the health sector (SES), charged with "holding an unauthorized demonstration" in connection with a press release organized on 17 October 2000. (BIA-TIHV, July 22, 2003)

Torture under detention in Istanbul

Nadir Demir, who was detained on 11 July in Istanbul, stated that he was tortured at Kulaksiz Police Station. Nadir Demir held a press conference at IHD Istanbul Branch on 23 July and said "I asked to the police officers in front of my store why they were waiting. They responded me ŒAre we supposed to ask you?' and took me to the station. They tortured me there. Then I was taken to a doctor. Police officers threatened me by saying Œif you told that you were tortured, we will continue'. I did not tell anyone because I was scared. I filed an official complaint against the police officer named Erol. Now they are following me and threatening me to death. Once they even drove a car over me." (Özgür Gündem-TIHV, July 24, 2003)

Torture under detention in Aydin

A. Demirtas (15) was reportedly tortured in the Aydžn E Type Prison. Ahmet Demirtas, father of A. Demirtas, reported that, for 2 months, he had not been allowed to visit his son who had been arrested in connection with an ordinary crime some 15 months ago. He stated that he could only learn that his son had been taken to Yesilyurt State Hospital in Izmir after he had insisted, and added that his son had become paralyzed as a result of torture. Süleyman Mutlu, chair of the IHD branch in Aydin where the father applied to, stated that there are so many applications to their branch in connection with the torture incidents in the prison. (Evrensel-TIHV, July 25, 2003)

TKP Members on Trial in Kars

Tayfun Ünlütürk, Özkan Salduz, Mehmet Mustafa Çuhadaroglu and Berkan Atici, TKP members, who were detained after a press release in commemoration of the Sivas Massacre in Kars, were arrested for "violating Law No. 2911 on Meetings and Demonstrations" and "resisting the police." The trial will commence at Kars Penal Court of First Instance No.2. Meanwhile an official complaint was filed by Serkan Taykutgül, who was "ill-treated in detention" and received a report certifying 7 days' inability to work", was resulted in decision of non-prosecution. (Özgür Gündem-TIHV, July 26, 2003)

Demonstration Hindered in Bursa

Some 100 members of the association of prisoners' relatives TAYAD, who started a march to Ankara from Istanbul in order to protest the isolation policy in the prisons, arrived to Bursa on 27 July. They were hindered by the police when they wanted to march towards AKP offices in Bursa. Another group of members from Izmir who wanted to hold a press release on the same day in Salihli (Manisa) were also hindered by the police. The police dispersed the crowd under beatings. (Cumhuriyet-Özgür Gündem-TIHV, July 28, 2003)

Torture in Istanbul

A person named Bayram Uçum stated that he was beaten by the police on 10 July. Uçum narrated the incident as follows: "After I gave way to a police vehicle in Eminönü, Hasan Fehmi Tekin, deputy superintendent, came towards me while cursing. He asked "Is this a parking lot?". I told him I was trying to open their way. I thought we could talk in a civilized way. When he wanted my drivers' license, I told that I could only give it to traffic policemen. He started to punch me while I was still in my car, then all the police officers waiting there got off from the bus and took me off from my car. They held me and Tekin continued to beat me. They took me to the bus and made me sit down. Tekin was still punching me while cursing. Then I was taken to Eminönü Police Station. I tried to defense myself, saying "Am I a terrorist, how could you treat me like this?" Both my eyes bruised, I could not see anything. Tekin shouted "Are you still talking, you dishonored! Do you know whom are you talking to?" He continued to beat me at the station. The superintendent told him, when he saw me, that he could escape only if he launch a case against me. Tekin argued that I kicked his foot. But he hit to my car while beating me. I spent the night there. My lawyer came early in the morning and I was taken to Sultanahmet Court Hall. I received a medical report certifying three days' inability to work." Uçum told that he was going to file a complaint against deputy superintendent Hasan Fehmi Tekin. (Zaman-TIHV, July 28, 2003)

Torture in Aydin Prison

The children F.E. (14) and N.E. (16), who were released from the Children Ward of Aydin E-type Prison applied to Aydin branch of IHD. The children announced that they had been beaten and forced to do works in the prison. They also added that some children cut themselves with razor blades because of their fear of beating. According to the announcement the administration of the prison knew the practices in the prison. A child named C.R. (15) was reportedly not treated and put in a single cell. The children were also not allowed to see their visitors for long periods of time. Those children who related the incidents and practices to their visitors were also beaten heavily. (Evrensel-TIHV, July 29, 2003)

TAYAD Members Beaten in Afyon

Members of the association of prisoners' relatives TAYAD, who started a march to Ankara from Izmir in order to protest the isolation policy in the prisons and hand over petitions to GNAT, were beaten by rightists in Afyon on 28 July. According to the press release by TAYAD in Ankara, 29 members of the association were injured during the incident. The driver of their bus was also stabbed. Security forces reportedly did not intervene the incident. (Evrensel-TIHV, July 29, 2003)
 

Pression sur les médias/Pressure on the Media

Group Yorum's concerts banned in three Turkish districts

It seems that a new oppression wave is on its way to on artistic freedom of expression in Turkey. After the arrest of singer Ferhat Tunc (released 3 days ago unexpectedly, first hearing will be held on August 12th) we have just learned form lawyer Mr. Ercan Demir that 3 concerts of Group YORUM have been banned by local authorities.

5 concerts were planned in touristic west coast towns. Concerts in Milas(23rd), Fethiye(24th) and, Datca(27th of July) are banned. (Following 2 concerts would take place in Bodrum and Dalaman, they may also be banned soon).

No reason was given about Milas and Datca bans. Only "not allowed".
But the reason given by Fethiye authorities is unbelievable: "...due to Article 8 of Anti-Terror Law".

This article has just been abolished by the parliament in the 6. package of harmonization to Copenhagen Criteria. First rejected by the President of the State and sent back to the Parliament. But when the Parliament insisted on its decision and sent it once again without any changement, the President had to sign it. Simply, the authorities at Fethiye still want to use that unexisting article!

We agree the ones who say "Amandments are OK, but let us see the implementation" are unfortunately right, once again. (Initiative for Freedom of Expression, July 19, 2003)
 

New Arrest Warrants Against Artists

Dogubeyazit Peace Penal Court issued arrest warrants against singer "Rojin" and comedian Murat Batgi, who had participated 2nd Culture, Art and Tourism Festival on 20-23 June in Dogubeyazit (Agri).

The decision was based on the allegations that the artists were "aiding an illegal organization".

The lawyer Ercan Demir announced that since Batgi had made the crowd to sing the folk song "Hernepes" and in a song of Rojin the word "Kurdistan" had been used, the court issued the warrants.

The files of the artists were sent to Erzurum SSC. (Özgür Gündem-TIHV, July 16, 2003)
 

Libération du chanteur kurde arrêté pour propagande séparatiste

Un chanteur kurde écroué pour propagande séparatiste après avoir appelé lors d'un concert à une amnistie générale en faveur des rebelles kurdes de Turquie a été relâché, mais la procédure judiciaire contre lui se poursuit.

Quatre autres chanteurs sont également poursuivis.

"La cassette de mon concert a été analysée par la Cour de Sûreté de l'Etat qui me poursuit, montrant bien que je n'ai pas lancé d'appel en faveur du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan-interdit)", a expliqué Ferhat Tunc à l'AFP.

Libéré mercredi, le chanteur proche de l'extrême gauche doit néanmoins toujours être jugé, en principe le 12 août, a-t-il indiqué.

Son avocat Erdinc Firat a dit qu'il allait demander la relaxe pure et simple de son client, précisant que quatre autres artistes qui s'étaient produits lors du même concert étaient également poursuivis. Ces derniers sont en liberté.

Le chanteur avait réclamé une amnistie générale pour les anciens rebelles kurdes de l'ancien PKK, rebaptisé KADEK, pour "que la région retrouve la paix".

Alors que le gouvernement prépare une amnistie partielle pour les militants kurdes repentis, le parti démocratique du Peuple (DEHAP) vient de rendre publique une pétition de plusieurs centaines de milliers de signatures appelant à une amnistie générale.

Le chanteur a été inculpé pour infraction à l'article 8 de la loi antiterroriste. (AFP, 17 juillet 2003)
 

Un chanteur populaire arrêté pour ses paroles en faveur de l'amnistie

L'arrestation d'un chanteur kurde célèbre cette semaine, accusé de propagande séparatiste pour avoir appelé à une amnistie générale, risque de relancer le débat sur la liberté d'expression en Turquie.

Ferhat Tunc, connu pour son engagement politique en faveur de l'extrême gauche, a été interpellé mardi à Milas (ouest) après l'émission d'un mandat d'arrêt à son encontre par le procureur de Beyazit (est), où l'artiste s'était produit il y a 10 jours.

Selon son avocat Erdinc Firat, le chanteur lors de ce concert avait réclamé une amnistie générale pour les anciens rebelles kurdes du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, rebaptisé KADEK) pour "que la région retrouve la paix".

Alors que le gouvernement prépare une amnistie partielle pour les militants kurdes repentis, le parti démocratique du Peuple (DEHAP) vient de rendre publique une pétition pour la même cause qui a reçu plus de 500.000 signatures.

"La liberté d'expression est une nouvelle fois sous les verrous", a estimé l'Association turque des Droits de l'Homme (IHD) dans un communiqué qui rappelle que la Turquie ne se conforme toujours pas aux critères politiques européens, malgré sa candidature à l'Union Européenne (UE).

Le chanteur a été inculpé pour infraction à l'article 8 de la loi anti-terroriste, selon son avocat.

L'article 8 devait être révoqué dans le cadre de réformes adoptées par le Parlement à la veille du sommet européen de Thessalonique les 21 et 22 juin.

Mais le Président Ahmet Necdet Sezer a refusé de promulguer cet amendement, estimant qu'il risquait de "porter atteinte à l'ordre public", près de quatre ans après la fin d'une guérilla sépartiste kurde qui avait duré 15 ans et fait quelque 36.500 victimes.

Ferhat Tunc, accusé de soutien au PKK, sera jugé par une cour de Sûreté de l'Etat et risque plusieurs années de prison, aux termes de cette loi qui a servi à emprisonner des centaines de militants, armés ou non, ainsi que des défenseurs des Droits de l'Homme, des écrivains, artistes ou journalistes.

"Si défendre la paix est un crime, je suis prêt à passer 10 ans de ma vie en prison", a affirmé Ferhat Tunc, cité par son avocat qui venait de le rencontrer. (AFP, 11 juillet 2003)
 

Intellectuals Protest Arrest of Singer

Turkey's prominent intellectuals protest the arrest of folk singer Ferhat Tunc. "The musician has fallen victim to baseless slanders", told artists, musicians and writers in a press conference.

Prominent intellectuals, musicians, writers and journalists Thursday joined to protest the arrest of folk Singer Ferhat Tunc.

In a public statement łharassing the artists, who are the conscience of the public, with repressive practices is the greatest injustice committed against the society,Č told scores of intellectuals and called for Tuncčs immediate release.

In a letter out of Mugla prison, Tunc told that, he was arrested under charges of łsupporting the Kurdish guerrilla PKKČ in a speech he made during the concert. Tunc refuted the charges.

Singer Tunc, was Tuersday arrested by local security in Milas where he was invited for a concert.

Who is Ferhat Tunc

Born in Tunceli, Tunc started his musical career in Germany in 1972. Finishing his short term studies in a music school in Mainz University Tunç performed in many concerts in Europe. Distinguished for his experimental music reflecting cultural motives and exceptional sounds he was back home in 1985.

His first album expressing the voice of civil disobedience brought Tunc trials courts and prohibited concerts, alongside gaining him popular reputation among the opposition ranks. Tuncčs 18 albums harassed, banned and seized are reflections of difficulties of Turkeyčs dissident artists.  (BIA News Center, July 10, 2003)
 

Cinq chaînes de télévision interdites de diffusion en Turquie pour un mois

Le Haut Conseil de l'Audiovisuel (RTÜK) a décidé, le 3 juillet 2003, d'interdire pendant un mois la diffusion de cinq chaînes de télévision appartenant à la famille de Cem Uzan, homme politique et magnat de la presse, pour avoir défendu sur leur antenne les intérêts privés de la famille Uzan.

"Si la plainte pour diffamation déposée par le Premier ministre contre M. Uzan paraît légitime, la peine d'un mois d'interdiction infligée aux chaînes de télévision est en revanche injuste et disproportionnée", a déclaré Robert Ménard secrétaire général de RSF, dans un courrier adressé à Fatih Karaca, président du RTÜK. "Nous vous demandons de revenir sur votre décision qui pourrait être interprétée comme une mesure à caractère politique et qui sanctionne davantage les médias eux-mêmes que les propos tenus par M. Uzan", a-t-il ajouté.

Le RTÜK reproche aux chaînes de télévision privées Star TV, Kanal 6, Star Max, Star 6 Heyecan TV et Footgol Star 8 TV d'avoir diffusé, les 13 et 14 juin, les critiques virulentes de Uzan, qui contrôle ces médias, envers le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan.

Dans un discours prononcé à Bursa (nord-ouest du pays), Uzan avait critiqué l'annulation par le ministère de l'Energie et des Ressources naturelles d'un contrat avec les sociétés de gestion d'électricité Cukurova et Kepez, appartenant à la famille Uzan, et attaqué Erdogan, ainsi que son parti de la Justice et du Développement (AK), islamiste modéré. Uzan dirige un nouveau parti politique, "Jeune", susceptible, selon certains sondages, de représenter une menace à l'avenir pour le parti au pouvoir.

Le Premier ministre a engagé une procédure judiciaire pour diffamation à l'encontre de Uzan. Le RTÜK, pour sa part, a accusé les chaînes de télévision du groupe Uzan d'avoir "publié des émissions défendant l'intérêt injuste de leur patron, de leurs actionnaires et des membres de la famille". L'article 4 alinéa (c) de la loi 3984 du RTÜK sanctionne, depuis mai 2002, ce délit d'une peine d'un mois d'interdiction de diffusion.

Le RTÜK a également demandé des explications aux chaînes de télévision Flash TV, Star 4, Star 5, Star 7 et New TV, du groupe Uzan, et à la chaîne privée Habertürk qu'il accuse du même délit, mais aussi d'offense et d'incitation à la concurrence déloyale.

RSF rappelle que la réforme de la loi sur les médias de mai 2002 a aggravé ses aspects les plus répressifs et permis une mainmise renforcée du pouvoir politique sur le RTÜK. (RSF/IFEX, 4 juillet 2003)
 

Recent Violations of press and expression freedom

Appeal against RTUK Decisions rejected

Kirikkale Regional Administrative Court rejected the appeal against the 30 days' ban on the broadcasting of the TV channels Star, Starmax, Kanal 6, Star 6 Heyecan TV and Footgol Star 8. The decision had been based on Article 4 of Law on RTÜK and made in connection with the speech of the leader of the Young Party (GP), Cem Uzan, in Bursa, which contained "insults to Prime Minister Recep Tayyip Erdogan". The channels stopped broadcasting on 29 July. (Hürriyet-TIHV, July 30, 2003)

Özgür Gündem Distributor Threatened

Suat Polatcanli, distributor of Özgür Gündem in Ercis district of Van stated that he was threatened by the police. Polatcanli was forced to get in a car by civilian clothed police officers on 28 July. Police officers told him that they were going to kill him if he continues to sell the newspaper. (Özgür Gündem-TIHV, July 30, 2003)

Journal Closed for Seven Days

The journal Partizan was closed on 25 July for 7 days. The closure decision had been given under the Article 8 of Anti-Terror Law. But the article and the sentences given under that article had been annulled on 19 July. (Özgür Gündem-TIHV, July 29, 2003)

Pressures on the daily Özgür Gündem

Mehmet Özmen, distributor of Özgür Gündem in Habur Border Gate, stated that he was threatened twice in the last week by "civilian dressed persons". Özmen said that the persons introduced themselves as 'staff of JITEM' and he added that they had threatened him by saying "Why are you selling this newspaper? It is not good for you to sell this newspaper. We will kill you if you continue selling". In addition, truck driver S.Ö. stated that he had been threatened because the newspaper Özgür Gündem found in his truck. He added that his truck driver friends who were the reader of Özgür Gündem had been also threatened and they had been prevented to go to Iraq. Yusuf Ürper, another distributor of the newspaper, notified that he had been threatened by police in Sultançiftligi district of Istanbul. He told that he was stopped by police on 23 July at about 6 p.m. and threatened. (Özgür Gündem-TIHV, July 25, 2003)

Artists on Trial in Boyabat

On 17 July, Boyabat Criminal Court continued to hear the case of the cartoonists Askin Ayrancioglu and Seyit Saatçi on charges of having insulted the police. The court adjourned the hearing to 2 October to wait the report of expert. Askin Ayrancioglu and Seyit Saatçi, civil servant at the municipality of Sinop, are tried under Article 159 TPC for łinsulting the armed forcesČ. Together with Yasar Topçu they had opened an exhibition in Boyabat district (Sinop), but on 8 June 2001 the governor had ordered the closure of the exhibition. (TIHV, July 24, 2003)

Ban on Group Yorum's concerts annulled

Mugla Administrative Court quashed the ban decision of Fethiye Governorate for Grup Yorum concert. The Governorate based its decision on Article 8 of Anti-Terror Law, which was annulled with the Law 4928, so-called sixth reform package. According to the press release by Grup Yorum, despite the decision of the court the police tried to prevent the concert and threatened the owner of the concert hall. Next dazy, Mugla Administrative Court annulled the decisions by the district governorates of Milas and Datça to ban concerts of Grup Yorum. The court previously had annulled the same decision of the district governorate of Fethiye.(Cumhuriyet-Ozgur Gundem-TIHV, July 23-24, 2003)

Attack on a Writer in Bismil

The writer Edip Polat, who went to Bismil district of Diyarbakir to visit his relatives, was attacked on 17 July. He received medical report certifying 3 days of inability to work. Edip Polat stated that he met with a former village guard Fikret Ildeniz, who wanted to talk to him about his book titled "Sevgilim Sevgisiz Ölüm" (My Dear Loveless Death) in a relative's workplace. Polat said "Fikret Ildeniz showed me a chapter of the book and said 'this Kadir character is my father. Why did you write bad things about him?' When I replied him, he stood up started to hit my head with a stick. Meanwhile Kadir Ildeniz, headman of Çöltepe village, and Ferhat Ildeniz joined him and hit with chairs. My relatives saved me." Kadir Ildeniz, Ferhat Ildeniz and Fikret Ildeniz were released after testifying. (Özgür Gündem-TIHV, July 22, 2003)

A newspaper cpnfiscated in Istanbul

The first issue of the newspaper "Devrimci Halkžn Birligi" was confiscated on orders of Istanbul SSC on the grounds that łsome articles contained propaganda of KADEK and TIKKOČ. Erkan Akbiyik, distributor of the newspaper "Dayanisma"  in Tuzla (Istanbul) was detained on 14 July by gendarmeries. Akbiyik was reportedly sent to Istanbul Security Directorate Anti-Terror Branch. (Özgür Gündem-TIHV, July 17, 2003)

A concert banned in Urfa

Urfa Governorate banned the concert organized by Urfa Culture and Art Center. No reason was reportedly given for the decision. (Özgür Gündem-TIHV, July 17, 2003)

Distributor Attacked in Nusaybin

Distributor of daily Özgür Gündem in Nusaybin (Mardin) Ali Çiçek was attacked by three unidentified persons on 11 July. He was insulted and threatened to death. Since the people in the quarter saw the incident, the attackers run away. Çiçek said that he did not see those persons in Nusaybin before. (12 July, Özgür Gündem-TIHV, July 12, 2003)

Writer Baskaya on Trial in Ankara

On 10 July Ankara SSC continued to hear the case against writer Fikret Baskaya and publisher Ismet Erdogan in connection with the 8th edition of Baskayačs book, "Paradigmanžn Iflasi-Resmin Ideolojinin Elestirisine Giris (Collapse of the Paradigm-An Introduction to the Criticism of the Official Ideology)". During the hearing Baskayačs lawyers reminded the Court that the so-called 6th Adjustment Package foresaw the abolishment of Article 8 of the Anti-Terror Law and asked the Court to await the amendments. The Court adjourned the hearing awaiting the files from Istanbul SSC concerning the case against the 1st edition of the book. The case at Istanbul SSC had ended on 16 August 1993. The Court had sentenced Fikret Baskaya to 20 months' imprisonment and a fine of TL 42 million, and Selim Okçuoglu to 5 months' imprisonment and a fine of TL 41 million. After the Court of Cassation had confirmed the verdict on 22 December 1993, Fikret Baskaya had stayed in prison between 18 March 1994 and 14 June 1995. (Yeni Safak-TIHV, July 11, 2003)

Palahniuk's Book Confiscated

The book, "Tžkanma (Stoppage)" by Chuck Palahniuk was confiscated on the grounds that the "moral sentiments of people are offended". The Turkish edition of the book had appeared among the Ayrinti Publications. (Cumhuriyet-TIHV, July 11, 2003)

Theatre Play Hindered in Van

Orçun Mastçi, the director of the play "Mikado'nun Çöpleri (Mikado's Straws)" staged by the theatre group of the Van branch of the teachersč trade union "Egitim-Sen" was detained and threatened by the police in Hakkari. Mastçi stated the following about the event which happened on 4 July: "We would stage the play at Hakkari Cultural Center at 7pm. Before that we were sitting outside. The National Anthem was sung in front of the Atatürk Monument, I did not realize it. Suddenly two police officers held my arms. They accused me of disrespecting the National Anthem. I was held in custody for 3 hours, I was heavily insulted. They released me some 15 minutes before the play started. When I arrived at the place where we were about to perform the play, I noticed the police officers decorating the scene with Turkish Flags. They said, 'We shall detain you if the flags touch the floor'. I told them that there was not such thing in the setting, and that this would render the play meaningless. But I was warned toughly." (Özgür Gündem-TIHV, July 11, 2003)

Writer on Trial in Istanbul

On 9 July Kadžköy Penal Court of First Instance No. 2 continued to hear the case against former CHP chair for Istanbul Mehmet Bölük, writer of the book łEl Tayyip Nasil Umut Oldu? (How became El Tayyip Hope of the People?)Č on the allegations that the book contains łinsults to Prime Minister Recep Tayyip ErdoganČ. The expert report, which was prepared by the members of Law Faculty at Marmara University, was read at the hearing. The report stressed that the book remained within the limits of criticism. The court adjourned the hearing for the preparation of defense. (Cumhuriyet-TIHV, July 10, 2003)

Journal Confiscated in Istanbul

The 12th edition of the journal łYeni Demokrasi Yolunda Isçi-KöylüČ was confiscated on orders of Istanbul SSC on the grounds that some articles contained propaganda of an illegal organization and separatist propaganda. (Evrensel-TIHV, July 10, 2003)

Journalist On Trial in Istanbul

The trial that was launched against the Istanbul Kartal representative of the newspaper Atilim, Kamber Saygili who was arrested on 20 April, started in Istanbul SSC on 4 July. Saygili was released at the hearing. The indictment wants Saygili to be sentenced according to Article 168/2 TPC (being membership of an illegal organization) and Article 264/1 TPC (producing bomb). (Özgür Gündem-TIHV, July 5, 2003)

"General Amnesty" Banner Prohibited

The banner saying "General Amnesty for Peace" was prohibited in Igdir. Kadir Özsular, DEHAP chair for Igdir, stated that they had applied to the Governor's Office on 26 June and were responded that banners were prohibited according to Article 11/c of the Law on Administration of Provinces. (Evrensel-TIHV, July 3, 2003)

Cartoonists on Trial in Boyabat

On 26 June, Boyabat Penal Court of First Instance continued to hear the case of Askûn Ayrancûoglu and Seyit Saatçi in connection with the exhibition they had organized in Boyabat district of Sinop in June 2001. The hearing was adjourned to 17 July awaiting an expertise report.(TIHV, july 1, 2003)

Kurdish Question/Question kurde

Ocalan proposes an 8-point plan for a settlement to the Kurdish Question

Abdullah Ocalan, imprisoned Kurdish guerrilla PKK/KADEK leader, urges the government exile himself and declare amnesty for the Kurdish fighters for arriving at a settlement for the Kurdish question.

Proposing an łeight pointČ plan from his solitary confinement cell in the Imrali Island the Kurdish guerrilla leader Abdullah Ocalan urges the Turkish government start a dialogue with his KADEK (Kurdistan Freedom and Democracy Congress).

łPeace might have been attained until 2005 if the government accepts the offer for Œdialogueč,Č Ocalan says in a letter from prison.

According to a report by daily Ozgur Gundem, Ocalan ?in a ninth point- further warns that Kurdish guerrillas will stick to łthe right of defending their existenceČ, if the government would refuse his proposal coexistence in democracy and peace.

The imprisoned leader in his letter observes that the process of unilateral łtruceČ is about to draw to a close. And offers the government form two bodies: A "Committee for Seeking the Truth, Dispensing Justice and Mutual Forgiveness" and another "Committee for A Democratic Solution for Social PeaceČ.

The first should work to find out łthe right and wrongČ in order to develop tolerance among both sides and to resolve the unresolved murderesČ.

Stating that DEHAP (Pro-Kurdish Democratic Peoplečs Party), non-governmental organisations and opposition groups can take place in "Committee for A Democratic Solution for Social Peace Ocalan says: "That committee could play the role of a mediator for developing the dialogue.Č

Öcalan emphasizes that the his proposals are not valid only for Turkey, but also for Iran, , Syria and the Federal Kurdish State in the North of Iraq and adds that if they are faced with pressure, Kurds will resort to the łlegitimate right of defenseČ against Turkey, Iran, Iraq, Syria and America.

Ocalančs 8 point proposal comprises of:

1. Recognition,on the basis of the admission of Kurdish identity, of political rights and lifting of barriers for freedom of thought and the right to organize.

2. The guarantee for the rights for the mother tongue and culture. These rights not to be restrained but expressed freely

3. Just indemnity. Whoever accepts the four principles of the democratic republic should participate in democratic life. They should have right to the political participation.

4. The promotion of incentives in the Southeast Development Project. Priority for investments in the area in order to reduce Kurdish unemployment and help their economies grow.

5. Those accountable for the unresolved murders and deaths under police custody, and violations of human rights should be identified and punished. The victims should be compensated for their material and non-material losses.

6. Dissolution of the village guards and guerrillas, the reduction of counter-insurgency organizations

7. The forced-emigrants should be secured to return to their evicted villages , providing administrative, legal and economic support.

8. Increased power to local governments and a broader democracy. ((BIA News Center, July 22, 2003)
 

Incendie de la maison d'un sympathisant du PKK: Ankara condamné à Strasbourg

La Cour européenne des droits de l'homme a condamné jeudi la Turquie pour avoir délibérément incendié la maison d'un sympathisant du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le mouvement séparatiste kurde de Turquie.

La Cour a estimé à l'unanimité que la Turquie avait violé les articles 3 (interdiction de la torture et de traitements inhumains et dégradants), 8 (droit au respect du domicile), 1 (protection de la propriété) et 13 (droit à un recours effectif) de la Convention européenne des droits de l'homme et alloué un total de 54.200 euro pour dommages matériel et moral à Celattin Yöyler.

En septembre 1994, les gendarmes avaient incendié sa maison dans le village de Dirimpinar, rattaché à la préfecture de Malazgirt, après que trois jeunes femmes, toutes trois parentes éloignées du requérant, eurent décidé de rejoindre le PKK.

La Cour a estimé qu'il "est prouvé au delà de tout doute raisonnable que les forces de l'ordre ont délibérément incendié la maison de M. Yöyler (...) contraignant sa famille à quitter le village".

Une enquête ouverte après les faits s'était rapidement enlisée, les autorités judiciaires ne s'étant rendues sur place que deux ans et trois mois après avoir reçu la plainte du requérant.

M. Yöyler, qui a été emprisonné à plusieurs reprises et menacé de mort à cause de ses activités politiques, avait été l'imam du village de Dirimpinar de 1966 à 1994. (AFP, 24 juillet 2003)
 

Four Kurdish deputies remain in prison

Once again, the State Security Court n°1 in Ankara has decided that the four former Kurdish deputies would remain in prison and has postponed their trial to August 15th, arguing that key witnesses still needed to be questioned. It was today the fifth hearing they had to undergo this year before the Court.

The International Federation for Human Rights (FIDH) mandated an observer to the 18 July hearing. The FIDH notices that this trial is a parody of justice and falls short in respecting the right of a fair trial set out by the Council of Europe and the European Union.

In December 1994, Leyla Zana, the 1995 Sakharov Pricečs winner, Selim Sadak, Hadid Dicle and Orhan Dogan were sentenced to 15 years imprisonment for łmembership of an illegal groupČ. They were being granted a retrial after nine years of imprisonment following the European Court of Human Rights judgment (Sadak and others v. Turkey, 17 July 2001) that ruled a breach of the right to a fair trial, and the adoption of the second harmonisation package on 23rd January 2003 by the Turkish Parliament.

The trial of the former Kurdish deputies is an illustration of the human rights violations faced by the Kurdish people in Turkey. This situation is stressed in a FIDH report to be published by the end of July. The report shows that serious human rights violations- torture, disappearances, extra-judicial killings and tremendous obstacles to the return of displaced persons- continue to be unpunished. Moreover, freedom of expression and association remain heavily restricted by judicial and public authorities.

The trial illustrates as well the non-implementation of the significant legal reforms adopted by Turkey, as underlined by the report mentioned above. In this context, the FIDH stresses the urgent need for Turkey to fill the gap between the political reforms on the one hand and the attitude of the judiciary and the establishment on the other hand.

The FIDH recalls that Turkey cannot expect to initiate negotiations on EU accession as long as political prisoners are being detained and brought before a court in the country and as long as the judicial system is not reformed in practice.

The FIDH urges as well the Turkish authorities to comply with the international obligations deriving from the European Convention of Human Rights and the case law of the European Court of Human Rights, and to guarantee the four former Kurdish deputies a fair trial.

The FIDH calls for the immediate release of the four Kurdish deputies in the absence of valid reasons for delaying the trial. (FIDH, July 18, 2003)
 

Prosecutor presents his opinion about DEHAP case to top court

Supreme Court of Appeals Chief Prosecutor Nuri Ok presented his opinion about the substance of pro-Kurdish Democratic People's Party (DEHAP) closure case to the Constitutional Court, Anatolia news agency reported yesterday.

DEHAP will make its final defense against the prosecutor's opinion. The Constitutional Court delegation will then hear the verbal defense of DEHAP officials and Ok's explanations.

Former Chief Prosecutor of the Supreme Court of Appeals, Sabih Kanadoglu had filed a suit against DEHAP, demanding the closure of the party on grounds that it has become a focus of separatist activities. With Kanadoglu's additional indictment, it is also facing charges of anti-constitutional activities.

The prosecutor accuses the party of having links with the separatist Kurdish terrorists who fought a 15-year war for autonomy in southeastern Turkey. DEHAP rejects any wrongdoing.

Some 37,000 people were killed in the 15-year fight between Kurdistan Workers' Party (PKK) and Turkish security forces.

The constitutional court closed down DEHAP's predecessor, the People's Democracy Party (HADEP), last March on grounds that it had links with the terrorist PKK.

The Constitutional Court has closed down four pro-Kurdish parties, including HADEP. (Turkish Daily News, July 19, 2003

Un groupe de 40 Suédois d'origine kurde bloqués près de la frontière turque

Un groupe de 40 Suédois d'origine kurde sont bloqués dans le nord de l'Irak, près de la frontière turque, les autorités turques les empêchant de se rendre à Istanbul où ils doivent prendre l'avion pour regagner la Suède, écrit mardi le quotidien suédois Dagens Nyheter.

Le ministère suédois des Affaires étrangères a déclaré ne pas être en mesure d'aider le groupe, la Suède n'ayant pas de consulat ou d'ambassade en Irak et rappelé qu'il avait déconseillé à ses ressortissants de se rendre en Irak.

"Nous étudions la question pour voir ce que l'on peut faire", assure un porte-parole du ministère, Jan Janonius, qui note que la situation est particulièrement tendue dans la zone frontalière.

L'ambassade de Suède à Ankara a dit qu'elle allait évoquer le problème avec les autorités turques.

Les membres du groupe rendaient visite à leur famille ou à des amis au Kurdistan irakien. (AFP, 15 juillet 2003)
 

L'affaire Ocalan sera examinée en appel par la Cour européenne

La requête contre la Turquie du leader kurde Abdullah Ocalan, qui avait obtenu partiellement gain de cause en mars devant la Cour européenne des droits de l'Homme, sera réexaminée devant la Grande Chambre, a indiqué vendredi la Cour dans un communiqué.

Abdullah Ocalan avait saisi la Cour européenne pour accuser le gouvernement turc d'une longue série de griefs concernant sa capture par un commando à Nairobi en février 1999, son enlèvement vers la Turquie, sa détention en isolement, assimilée à des mauvais traitements, l'équité de son procès (avec la participation d'un juge militaire, pendant la première phase) et sa condamnation à mort en 1999.

Le 12 mars, une chambre de la Cour européenne avait notamment condamné la Turquie pour "traitements inhumains" et "procès inéquitable" suite à sa condamnation à mort pour "trahison et séparatisme". Cette peine avait été commuée en réclusion à perpétuité le 3 octobre dernier par la cour de sûreté de l'Etat d'Ankara.

Les recours du chef rebelle kurde concernant ses conditions de détention sur l'île-prison d'Imrali et les conditions de son transfert du Kenya vers la Turquie en 1999 avaient en revanche été rejetés.

Abdullah Ocalan et la Turquie ont fait appel de cette décision, précisé la Cour dans son communiqué. (AFP, 11 juillet 2003)
 

Quatre villageois tués lors d'un raid à Bingol

Quatre villageois ont été tués lors d'un raid contre un village de la province de Bingol, dans l'est de la Turquie.

Le gouverneur local affirme que les militants KADEK/PKK auraient effectué ce raid, qui est intervenu deux jours après l'attaque par des militants kurdes à Tunceli ayant fait deux morts parmi les soldats.

Un groupe de "terroristes" -- terme utilisé pour désigner les rebelles séparatistes du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) -- ont enlevé cinq personnes dans le village de Yenikoy, a affirmé le gouverneur de Bingol, Huseyin Cos, à la télévision NTV.

Quatre ont été retrouvés assassinés à proximité du village et le cinquième souffre de blessures graves après avoir été torturé, selon le gouverneur.

Les accrochages entre forces de l'ordre et rebelles kurdes ont récemment connu un regain d'activité dans l'est du pays après quatre années de calme relatif.

Le PKK -- rebaptisé KADEK -- avait annoncé en septembre 1999 une trève unilatérale après 15 années de lutte qui ont fait plus de 36.500 morts.

Quelque 5.000 rebelles se sont depuis repliés vers des bases arrières en Irak du nord, mais les autorités turques n'ont jamais reconnu la trève. (AFP, 11 juillet 2003)
 

Embuscade contre un gouverneur turc: Deux soldats tués, un blessé

Le gouverneur de la province turque de Tunceli (est) est sorti sain et sauf mardi d'une embuscade visant un convoi de voitures officielles, qui a coûté la vie à deux soldats, a-t-on indiqué de source de sécurité locale à Diyarbakir (sud-est).

Deux des soldats, qui ouvraient la route au convoi d'une dizaines de véhicules, ont été tués sur le coup et un troisième blessé, a-t-on indiqué de même source.

Les premières informations n'avaient pas fait état de victimes.

Des hommes non identifiés ont ouvert le feu sur le convoi dans une zone montagneuse à une trentaine de kilomètres de Tunceli, théâtre pendant la résistance kurde de nombreux accrochages entre militants du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, rebaptisé Kadek) et l'armée, précise l'agence Anatolie.

Selon le gouverneur, Ali Cafer Akyuz, les assaillants, une dizaine selon lui, seraient membres du PKK. "Je crois qu'ils sont membres du PKK", a-t-il dit sur la chaîne d'information NTV.

"Ils visaient l'Etat (...) Ils seront punis de la manière la plus ferme", a-t-il ajouté.

Les responsables locaux rentraient d'une cérémonie organisée à la sous-préfecture de Pulumur.

Les gardes du gouverneur ont riposté aux tirs, et l'accrochage a duré près d'une demi-heure, selon la chaîne d'information NTV.

Le gouverneur a été évacué par un véhicule blindé, a indiqué l'agence Anatolie.

Une opération militaire d'envergure a été lancée dans la région, ajoute l'agence.

Tunceli avait été une région dans laquelle le PKK avait été particulièrement actif de 1984 à 1999 en raison de son relief accidenté, propice à une lutte de guérilla.(AFP, 8 juillet 2003)
 

Accrochages avec des combattants kurdes: 4 morts, dont un soldat

Des accrochages séparés dans le sud-est de la Turquie entre des militants du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, rebaptisé KADEK) ont fait samedi 4 morts, dont un militaire, rapporte dimanche la presse.

L'une des opérations anti-terroristes, dans la région de Tunceli, s'est soldée par la mort d'un conscrit et trois autres soldats ont été grièvement blessés, alors qu'un rebelle a été tué, dit Hurriyet.

Près de Bingol, également dans le sud-est à majorité kurde, deux opérations distinctes se sont chacune terminée par la mort d'un militant armé, selon le même journal.

Hurriyet rapporte par ailleurs que des violents accrochages entre membres de la rébellion kurde de Turquie, quittant son sanctuaire du nord de l'Irak pour s'établir en Iran, ont fait 31 morts parmi les forces de sécurité iraniennes et 22 parmi les combattants kurdes. (AFP, 6 juillet 2003)
 

Kurdish restaurant opens in Istanbul

In the Beyoglu section of Istanbul, on Istiklal Street near the Tunel [underground funicular railroad], a restaurant, named Nosican [Kurdish for Bon Appetit!], with Kurdish-style food, has been opened by Rahmi Batur.

Batur says that they opened the restaurant for economic purposes, and that he, his wife, and his sister work in it.

Asked why the Kurdish name?, Batur responds Why not a Kurdish name? and continues as follows: There are restaurants in Istanbul with all sorts of foreign names, but even though there are three million Kurds living in Istanbul, there is no restaurant with a Kurdish name. With this, I will both earn my living and make my culture better known. Because food is a part of culture too.

In order to open the restaurant, Batur has engaged in publicity efforts for three months. He serves Kurdish food, in particular, as well as other types of food. Batur says: I dont want to just make food of my own region; gradually we are going to offer the dishes of all the various Kurdish regions. At the moment, we only serve foods such as Semsemota Serte, čBumbara (hur u revi) Merdin u Amede, Kutilk, Gilolik, Tirsik, Dolme, and Mehire [names of various Kurdish foods]. When the business gets up and running, I will make all the various dishes. I dont want to make them now, because I want to ensure that whatever I do, I do perfectly. And if these are Kurdish foods, then this is even more important.

Batur makes it clear that he is not now in a position to write dishes in Kurdish so he has instead written "sark yemekleri" [Turkish for Eastern dishes], but he intends in the near future to change this to write in Kurdish.

Batur says that there is now great interest in his restaurant, and continues as follows: Kurdish intellectuals, in particular, come here. In addition to them, there are some Turks who are interested in different food.

When I tell them these are Kurdish dishes, they are surprised and say but are there any Kurdish dishes other than lahmacun [a type of pizza]? But after they eat, they are very pleased, and then the next time they bring other people along with them. (KurdishMedia.com-Dicle News Agency, July 2, 2003)

Oppression of Kurds in brief

Incident in Tunceli

The public prosecutor in Tunceli indicted Sahin Kaynak and Ramazan Bay, the soldiers who had opened fire into the air in Tunceli on 1 June following a dispute with an unknown person, for "opening a fire to create fear and panic" and "threatening people". The trial will commence on 18 July. Meanwhile the investigation launched against the soldiers on the allegations of "damaging property" and investigations launched against the police officers, who did not intervene the incident, for "misconduct of duty" were all resulted in decisions not to prosecute. Applications were reportedly made against decisions not to prosecute to Elazig Heavy Penal Court. (Özgür Gündem-TIHV, July 3, 2003)

Detentions and Arrests in Nusaybin

Seyhmus Atay, DEHAP executive for Nusaybin (Mardin), Sinem Akyüz, Cuma Özsoy, Cengiz Dogan, Veysi Biçen, Aslan Aslan and Ahmet Çaglin were detained during house raids conducted on the evening of 1 July in Nusaybin district of Mardin. (Evrensel-TIHV, July 3, 2003)

Court Decision on Broadcasting in Kurdish

10th Chamber of the Supreme Court of Administration (Danistay) ordered to stop the implementation of "obligation of TRT to broadcast in Kurdish". The case had been launched during the TRT presidency of Yücel Yener on the allegations that TRT could not be imposed to broadcast in Kurdish without necessary legal changes. The regulation on "Broadcasting Languages on Radio an TV Stations" had been published in Official Gazette on 18 June 2002. (Radikal-TIHV, July 4, 2003)

Armed Clashes in Van

According to a press release by KADEK 14 soldiers were killed and one noncommissioned officer was wounded during an armed clash near Kocadag village in Baskale district (Van) on 26 June. During an armed clash, that broke out in Topçan region in Tokat between TIKKO militants and soldiers, the soldier Fatih Günes was reportedly killed. The soldiers Muhammet Dumlu and Erman Oruç were wounded. (Özgür Gündem-Yeni Safak-TIHV, July 4, 2003)

Villagers Tortured in Sirnak

Kervan Berk, who was detained on 2 July and Fahri Berk, Abdulhaluk Berk and Tahir Berk, who were detained on 5 July in Ortaköy (Arose) village of Uludere district (Sirnak), were reportedly tortured. Kervan Berk narrated the incident as follows: "Soldiers asked me about some persons. When I said I did not know anything, they started to insult me and beat me. One of them was the first lieutenant Mutlu Zorlu, commander of the Ortaköy Gendarmerie Station and the other was the non-commissioned officer Adnan. My head was wounded when Mutlu Zorlu hit with his gun. Non-commissioned officer Adnan was kicking my neck and back. Beating lasted almost twenty minutes. They put a gun to my head and threatened me to death in order to force me to give names. I was so frightened and I told them the names of my brother and three sons of my uncle. They stopped beating when the villagers came. Then I was taken to the station where they rubbed cream on my body to cure my wounds. Then they took me to Gülyazi  Gendarmerie Station. After being kept there for a day, I was taken to Gülyazi Village Clinic. The doctor wanted to give a report certifying that I was tortured however a non-commissioned officer told that I was fallen from a rock and wanted the report to state this. When they took me to the public prosecutor in Uludere, I told the prosecutor that the report was a lie and he sent me to a Uludere State Hospital. I received a report certifying my inability to work for 3 days. After Kervan Berk was release Fahri Berk, Abdulhaluk Berk and Tahir Berk were detained on 5 July, during another raid conducted to the village. They were also tortured. The same day at 16.00 some villagers reportedly marched to the station. Nazim Berk, said "As we approached to the station soldiers came out and tried to stop us by opening fire to the air. We continued our march. Soldiers got back in to the station. We waited there until 23.00 in the evening." Berk told that they stopped their action after three villagers were released. On 6 July, some 500 villagers trespassed the border. They were stopped by the soldiers and started to wait nearby Serêxanokey brook in Northern Iraq. Meanwhile, Ahmet Avsar, Governor of Uludere district, commander of the regiment headquarters  and Uludere Gendarmerie Commander were reportedly talked to the villagers. Ahmet Avsar told them that they were right and necessary measures against responsible soldiers will be taken." (Özgür Gündem-TIHV, July 7, 2003)

Woman Beaten by Soldiers in Hakkari

Misrihan Aras was reportedly beaten by soldiers during a raid conducted against Bo_azköy village of Semdinli district (Hakkari) and miscarried her child on 30 June. The non-commissioned officer Baki Karadag, in charge at Semdinli Gendarmerie Station conducted the raid on the allegations of "animal smuggling". A dispute broke out between soldiers and women in the village. Meanwhile, Misrihan Aras was beaten by Baki Karadag. She was hospitalized at Yüksekova State Hospital. (Özgür Gündem-TIHV, July 6, 2003)

Torture in Detention in Diyarbakir

Recep Dinler (32), Raif Dinler (29) and Dinçer Dinler (27) stated that that they were beaten by the police on 2 July. Recep Dinler who applied to the IHD Diyarbakir Branch, said "About 00.30 at night, while we were returning from our relatives, I saw my brother Raif drunk on the street and wanted to take him home. He resisted me and we both fell down. Police officers saw us and thought that we were fighting. They came and started to beat us. They also beat my mother, sister and sister-in-law. I fell unconscious. When I came to myself, I was with my brothers in a very filthy cell. When we ask for release they started to beat us again. As my head did not stop bleeding they took me to the State Hospital. They sutured my head there. We were taken against to the station and beaten again. The Court arrested my brother Serdar Dinler." Dinler stated the chief superintendent Ahmet Yilmaz was one among the police officers who beat them. (Özgür Gündem-TIHV, July 5, 2003)

Clash and Attacks in Southeast

According to the statement made by KADEK, 10 soldiers were allegedly killed in an attack to a military vehicle in Gabar mountains nearby Sirnak on 2 July. In the statement, it was argued that the attack was organized as a reprisal to the dead of two KADEK militants in a clash that broke out on 25 June in Siirt. It was also stated that an attack to a military vehicle was organized in Baskale district of Van and 14 soldiers were killed and a non-commissioned officer was wounded on 25 July because of the murder of a KADEK militant in the same region on 13 June. A soldier was killed in clashes broke out in the region between the Ovacik and Hozat districts of Tunceli. Office of Tunceli Governor alleged that three KADEK militants were killed during clashes. (Radikal-Özgür Gündem-TIHV, July 5-6, 2003)

Villagers Tortured Sirnak

In Uludere district (Sžrnak) lieutenant Mutlu Zorlu, and the non-commissioned officer Adnan Aksoy were suspended from duty for having tortured four villagers from Ortaköy (Arose) village, Kerevan Berk, Fahri Berk, Abdulhaluk Berk and Tahir Berk. The other villagers who had crossed the Iraqi border to protest the pressures reportedly returned their villages upon the intervention of authorities and the officers' suspension from duty. Kervan Berk reportedly applied to IHD branch in Mardin after the incident. The chair for IHD Mardin branch, Lawyer Hüseyin Cangir stated that they would visit the village in the following days to investigate the incident. (Özgür Gündem-TIHV, July 8, 2003)

Detentions, Arrests in Mardin

Cuma Özsoy, Cengiz Dogan and Veysi Biçen, who had been detained on the evening of 1 July during the house raids in Nusaybin district (Mardin), were arrested on 4 July. The DEHAP executive for the district Seyhmus Atay, Sinem Akyüz, Aslan Aslan and Ahmet Çaglžn were released. (Evrensel-TIHV, July 8, 2003)

Clashes and Attacks in the Southeast

During the armed clash that occurred in between the Soguksu and Uzunyol villages of Çaldžran district (Van), one non-commissioned officer was injured. (Cumhuriyet-TIHV, July 8, 2003)

Armed Attack in Tunceli

On 8 July the vehicle carrying Tunceli Governor Ali Cafer Akyüz was attacked by firearms on the way from Pülümür district to Tunceli. Two soldiers died during the armed clash and one was injured. Governor Akyüz could survive the attack without any injuries. The name of one of the soldiers died was stated to be Engin Eris. The attack was allegedly launched by KADEK militants. (Yeni Safak-TIHV, July 9, 2003)

Incident in Gürbulak

On 7 July a row broke out near Gürbulak Border Gate between the civilians wanting to pass the Iranian border and the border officials. The gendarme soldiers intervened in the incident by opening fire into the air. During the incident many persons were injured. Vice Chair of Dogubeyazit Chamber of Trade Ahmet Kahraman recorded the followings about the incident: "The poor go to Iran to buy goods to earn their livings. On the day of the incident the soldiers burned their goods. If the goods are smuggled, then they would have taken them to the Customs Office, what is the point in burning them?" 30 of the detainees were arrested on 8 July on charges of "resisting the security forces". The names of some of the arrested persons are Abdullah Alp, Abdullah Kebude, Yahya Çesit, Ömer Yildiz, Ahmet Akkus, Mehmet Turan, Erdal Kaya, M. Sirin Örs, Ahmet Altun, Süleyman Kara, Cemallettin Kara, M. Sirin Kavaçin, Kerem Menges, M. Nuri Basil, Yusuf Tanrikulu, Mehmet Sir, Savas Özer, Erkan Emengen, Ibrahim Koç, Mustafa Koç, Mehmet Öner, Mehmet Kandemir, Ramazan Kandemir, Ibrahim Ilgin, Yusuf Tanrikulu, Zeki Sökmez, Ahmet Kaya, Mehmet Asan and Ferhat Oktay. (Özgür Gündem-TIHV, July 9, 2003)

Detentions and Arrests in Ordu

On 8 July during a raid organized in Ordu against a house in which "unauthorized religious education" was allegedly given, 14 being juveniles, a total of 23 persons were detained. The juveniles were reportedly released a while later. The other detainees Yunus Sahin, Gülsüm Sahin, Halime Çelik, Hülya Karakoç, Mine Yilmaz, Hamide Gürsoy, Tugba Özcan, Gülcan Gökbudak and Büsra Çabuk were released after testifying to the public prosecutor. In Diyarbakir, the police intervened in the members of "Democratic Youth Platform" who wanted to set out for Ankara in order to hand in the petitions for a "general amnesty" to the Chairmanship of the Grand National Assembly of Turkey (GNAT). The group made a press release at Kosuyolu Park and then started to march towards the Kantar crossroad to get on the buses. The police stopped the group and detained 20 persons. In Mardin, the brothers Seyhmus and Mehmet Dal were detained during the panel conference "The Changing Balance in the Middle East and the Role of the Kurds" organized by DEHAP provincial organization on the allegation that they had shouted slogans during a music concert organized in Kiziltepe district a few days ago. (Cumhuriyet-Özgür Gündem-TIHV, July 9, 2003)

Armed Clashes in Tunceli

Private Burhan Karatas who had been injured on 5 July during an armed clash in Tunceli died in the hospital on 8 July. According to the official statement 8 soldiers had been injured during the clash. KADEK announced that during an armed clash that occurred on 26 June near Askasor zone (Tunceli) one militant pseudo-named "Ferhat" and one soldier had died, and one soldier had been injured. KADEK further announced that they had organized an attack on 5 July against a military vehicle in retaliation for the killing of their militant and killed 3 soldiers, injured 7 more. KADEK also announced that one militant pseudo-named "Ferhat" died during an armed clash that occurred near Yayladere district (Bingöl) on 5 July. The KADEK militant Mahmut Erol, who had been killed by a villager on 4 July in Hasanova village of Karliova district (Bingöl), was buried in Erzurum on 8 July. (Özgür Gündem-Yeni Safak-TIHV, July 9, 2003

Detentions and Arrests in Diyarbakir

25 Persons, who were detained when they wanted to set out from Diyarbakir for Ankara in order to hand in the petitions for a "general amnesty" to the Chairmanship of the Grand National Assembly of Turkey (GNAT), were arrested on 9 July on allegations of "being member of an illegal organization". DEHAP members Gülistan Geçit, Talat Yasmin, Ibrahim Utus and Memduh Çiftçi, who were detained on 7 July May during funeral of KADEK militant Ismet Baycan in Dogubeyazit (Agri), were arrested on 8 July. Ismet Baycan had died on 24 May in prisons. (Evrensel-TIHV, July 10, 2003)

Villagers Tortured in Sirnak

The report concluded by IHD on events which followed the torturing of four persons from Ortaköy (Arose) village of Uludere district (Sirnak) who had been detained on 2 and 5 July was announced at the office of IHD branch in Diyarbakir on 10 July. Following the incident the villagers had collectively passed the Iraqi border. The Deputy Chair of IHD Lawyer Reyhan Yalçžndag stated that they had met with the villagers including those who had been tortured. On the other hand they could not meet the district governor Ahmet Avsar despite they had an appointment with him, but told him about their worries on the incident on the phone. Yalçindag stated that they had met the public prosecutors Ibrahim Hatal and Ersel Ertürk in Uludere who had launched an investigation about the incident. The followings were stated in the concluding part of the report:  "Our findings confirm that Abdulhaluk Berk and Fahri Berk had been subjected to torture and inhuman treatment while in detention, and that the gendarme officers had opened random fire at the civilian people. Out delegation is convinced that the rights of Ortaköy villagers to life, and prohibition of torture shall be violated unless until the necessary legal and administrative precautions are taken and the perpetrators are suspended from their duties". Reyhan Yalçžndag also stated that lieutenant Mutlu Zorlu and the non-commissioned officer Adnan Aksoy are responsible from the incident of torture. (Özgür Gündem-TIHV, July 11, 2003)

Juvenile Tortured in Van

In Van the police intervened in the demonstration held on the night of 9 July to protest the detention of the members of the "Democratic Youth Platform" who had intended to go to Ankara to hand in the Parliament the petitions for a "General Amnesty ". During the tag between the demonstrators and the police, the police caught a juvenile named Faysal Yacan and reportedly dragged him at the back of police panzer. Yacan told the following about the event: "The police caught me in the Sürmeli street. They beat me with butts and truncheons. One of them said, ŒLets shoot and kill him'. Another said ŒHe is already dead, no need to waste a bullet'. Then they tied me hands at the back of the panzer and dragged me on the floor for about 100 meters. Then I fainted; they left me thinking that I was dead. When I recovered, I found myself at a garden closed to the Dumlupinar Primary School. I was wounded at my back, head and arm. I have not yet seen a doctor. I did not participate in the demonstration, but the police beat whomever they could caught." In Adana the police intervened in the demonstration held on 9 July to protest the same incident, and dispersed the demonstrators by force. Four persons were poisoned because of the pepper gas fired by the police and the executive of Socialist Democracy Party (SDP) Mustafa Bagçiçek, whose head had been hit by a walkie-talkie, was hospitalized. (Özgür Gündem-TIHV, July 11, 2003)

Torture in Detention, Demonstrations Prevented

On 9 July the police in Van intervened in the group that gathered in front of the post-office to send a "white scarf" to the State President Ahmet Necdet Sezer as a "peace symbol", and detained 28 persons. The detainees including the member of DEHAP Party Council, Nezahat Ergünes, executive of Women's Wing, Zeynep Boga, chair for Women's Wing in Van, Semira Varli and chair for central district organization, Saime Sürme were released on 10 July. Following their release Saime Sürme, Nurcan Saybak and Veysi Dilekçi were detained for a second time. Of the detainees Bawer Gür (7) stated that the police at Van Police HQs insulted him and took his finger-prints. The 25 juveniles who had been detained in Diyarbakir while preparing to go to Ankara to take the petitions for a "General Amnesty" to the Parliament were released on 10 July upon the objection of their lawyers. The juveniles had been arrested on 9 July on charges of "aiding an illegal organization". Among the juveniles Ismail Kardas stated that they had been subjected to ill-treatment and continued: "The police exerted psychological pressure on us and incited us to behave improperly. After testifying to the prosecutor we were sent to the Criminal Court with the demand of arrest. The police who had detained us had testified against us. Then we were taken to Diyarbakir E-type Prison. There we were subjected to psychological pressure by the Prison Director and guardians. We were put in single-person cells". (Özgür Gündem-TIHV, July 11, 2003)

Kurdish Prisoner Set Himself On Fire in Adana

Ali Bilen, who has been imprisoned in Adana Kürkçüler Prison, set himself on fire on 11 July. He reportedly used cologne to set himself on fire. He was taken to Adana Numune Hospital. Some 4 months ago, He had been arrested in Mersin on allegations of aiding KADEK. (Özgür Gündem-TIHV, July 12, 2003)

Villagers Killed in Bingöl

On 10 July Hüseyin Özmen (55), Haci Kaya, Ahmet Acar (30) and his father Erdal Acar (50) were killed by gun shots, Mahmut Kaya was hit by stones and seriously injured on his head in Yumakli (Pakuni) village of Genç district (Bingöl). Kaya died on 12 July in a hospital. After the incident villagers applied to the IHD and gave the following information: "We were working in our field, 6 persons wearing guerilla suits and sport shoes came to us. You could see their army uniform from their necks. They asked Mahmut Kaya who he was. He told his name and added that he did not know Turkish. They got angry. One of them took Mahmut Kaya, others took the villagers named Bilal and Turan and brought them to the village. First they headed to Ahmet Acar's house, took Ahmet and Erdal Acar with them and went to Hüseyin Özmen's house and they all left the village. Hüseyin Özmen's son Murat Özmen also followed his father. While being taken, Erdal Acar turned to his back and shouted ŒNo man should come". Contras said ŒOur commander is waiting below the village. We will release you after you testified'. Afterwards we heard gunshots. Since it was night none of us went there. We found deaths around 05.00 and informed Yamaç Gendarmerie Station at 06.00. At 12.30 a major, 5-6 officers and privates came to the village. They acted as if it was an ordinary incident. The major tried to pass over lightly by saying ŒYou had a fight each other'. We responded ŒOn 15 June two KADEK militants were killed in this village by six persons. Hundreds of soldiers were coming previously when a man got killed. Now four men killed and no search is done'" According to a news appeared in the daily Özgür Gündem an eye witness reportedly said "Attackers were speaking Turkish very well. They had uniforms beneath their guerilla suits." Killed villagers had reportedly been detained many times in past years on the allegations of "supporting PKK". Reyhan Yalçindag, deputy chair for IHD stated that a delegation will go to the village on 16 July and said, "We are planning to form a delegation of intellectuals and other professions. The incident is like Güçlükonak massacre of 1996 when there was a cease-fire initiated by PKK. Ridvan Kizgin, IHD chair for Bingöl, said "Those persons had come to the village a while ago, again in guerilla suits, and demanded things like bread, flour. Later, villagers had found those things they had given around Murat brook." Kizgin also stated that the villagers had connections w,th DEHAP and they had been buried without an autopsy. He also added that the region had been observed by thermal cameras. Meanwhile, reporters except for the ones working for Dicle News Agency and Özgür Gündem were permitted to enter the village. (Radikal-Özgür Gündem-Yeni Safak-TIHV, July 12-13-14, 2003)

Villager Killed in Sirnak

On 10 July, DEHAP Chair for Kumçati (Sirnak) Abid Durak and some 20 relatives were attacked by arms when they were working in an arable field. Halit Coskun (35) was killed. Gendarmerie detained the village guards Abdullah Demir, Ahmet Demir, Ahmet Demir (two guards with same name) in connection with the incident. They were released on 12 July. The villagers alleged that the attack was organized by the village guard Besir Demir. He was reportedly shot at his eye on the day of the incident and was taken to Cizre State Hospital on 11 July. After his return he was informed that he was wanted he run away. Abid Durak said that the village guards had threatened Halit Coskun and continued: "Two days ago, soldiers and village guards had a meeting in gendarmerie station. As afar as we learnt they also talked on the DEHAP organization in Kumçati. According to the news gathered village guards promised that they would prevent. The day before they had another meeting and the attacked was after the meeting." (Cumhuriyet-Özgür Gündem-TIHV, July 12-14, 2003)

Activities Hindered in Urfa

Halfeti and Birecik District Governorates (Urfa) did not grant permission to the concerts organized by DEHAP as a part of a campaign for "General Amnesty". Halfeti District Governor reportedly argued "since narcotic operations have been taking place in the region, they could not provide security forces to the concert". Diyarbakir Governorate permitted the concert on condition that it would take place between 15.00 and 17.30. DEHAP reportedly cancelled the concert, because "it was too hot in those hours of the day". (Özgür Gündem-TIHV, July 13, 2003)

Armed Attack in Tunceli

An alleged KADEK militant, named Kahraman Güvenç was reportedly seized in Tunceli. Güvenç allegedly had participated in the attack on Tunceli Governor Ali Cafer Akyüz on 8 July. Negating the news, KADEK stated that "the seized militant was the one with a code name ŒTito Hasan' who had escaped from KADEK three months ago". (Özgür Gündem-Yeni Safak-TIHV, July 12-14, 2003)

Pressures in Prisons and Resistance

According to a press release by Istanbul Women Platform on 12 July, female prisoners in Gebze Prisoner were searched naked and sexually harassed during body searches. The prisoners in Nazilli, Bergama and Bursa do not accept any visits for 2 months in order to protest in the conditions and pressures in the prisons. PKK/KADEK prisoners announced that they were not allowed to speak Kurdish, the period of visits was limited to 45 minutes in Bergama and Nazilli. In Bursa Prison the visitors were forced to wait six hours before the visits. Chair of Association of Prisoner's Relatives in Izmir Zeynel Demirci added that the letters of the KADEK prisoners were not delivered, the prisoners were disciplinarily punished without any reason and the visits of the lawyers were prohibited. (Özgür Gündem-TIHV, July 13, 2003)

"General Amnesty" March Prevented in Diyarbair

The bus of 14 persons, who came from Diyarbakir to Ankara in order to hand in the petitions for a "general amnesty" to the Chairmanship of the Grand National Assembly of Turkey (GNAT), was stopped in Gölbsi (Ankara). Tekin Çakmak, Davut Kesen, Fžrat Agirmatli, Serkan Binbir, Rusen Erkus, Özgür Aydinlik, Sakir Özaydin, Tayyip Temel, Özgür Yasa, Sakine Arat, Muharrem Bulut, Veysi Çelikbiler, Elçin Karakaya and Ahmet Kaya were detained. 9 persons, who came to Gölbasi from Ankara in order to welcome them, were also detained. The police also prevented the press conference of some 30 members of EMEP, DEHAP and SDP in front of GNAT. The detainees were released on 12 July after testifying to the public prosecutor. ( Özgür Gündem-TIHV, July 12-13, 2003)

Pressures in Prisons of Kurdish provinces

Prisons Commission of Diyarbakir Bar Association announced its report on Diyarbakir, Mardin, Midyat, Siirt, Urfa, Batman, Bingöl, Bitlis, Elbistan, Elazig, Mus, Antep and Adiyaman prisons. The lawyer Muharrem Sahin said on 14 July: "The prisoners are living under difficult conditions, they have problems even in obtaining basic needs. Since the prisons are far from the city centers, there are no places to meet the basic needs of the visitors." Sahin also alleged that Diyarbakir D-type High Security Prison was built only for isolation. The prison with the capacity of 622 prisoners has 78 single cells besides cells for three and four persons. He stressed that the prison was built for security without taking humane conditions into account. (Özgür Gündem-TIHV, July 15, 2003)

Detentions and Arrests

Halil Yamuk (29) and Meliha Sevinç (23), who were detained on 11 July in Sivas on allegations of being member of Hezbollah, were arrested on 12 July. In Dogubeyazit (Agri) the member of Municipality Parliament Mehmet Can and DEHAP member Fatma Karakus were arrested on 11 July on the allegations of being members of KADEK. They were reportedly arrested because they joined the funeral of the KADEK militant Ismet Baycan, who had died on 24 May in the prison. DEHAP members Gülistan Geçit, Talat Yasmin, Ibrahim Utus and Memduh Çiftçi had been arrested on 8 July for the same reason in Dogubeyazit. Kemal Marhan (54) and his son were detained in Izmir on allegations of being member of KADEK. Izmir SSC arrested Kemal Marhan on 14 July. Bahattin Dinekli was detained in Menderes district of Izmir, because he was wanted by Adana SSC. Harun Bulut, member of PKK, surrendered to security forces on 14 July in Subasi district of Sivas and was arrested. (Cumhuriyet-Özgür Gündem-TIHV, July 15, 2003)

Torture at Prison in Diyarbakir

Six out of 25 persons, who were detained and arrested in Diyarbakir during a signature campaign for "general amnesty" on 9 July, filed an official complaint against the prison guards and the Second Director of the Diyarbakir E Type Prison on the allegations that "they were insulted and threatened in prison" (Özgür Gündem-TIHV, July 16, 2003)

Torture in Detention in Siirt

The non-commissioned officer Ibrahim Alici, in charge at Dagdösü village (Eruh district of Siirt) Gendarmerie Headquarters, was reportedly tortured. Alici had been taken to the Gendarmerie station and beaten by the first lieutenant Fazil Ergün on 13 June upon his neighbors' complaint about the noise he made at home. The medical report he received stated "he had stratches on his nose and chin, traces of strokes on his arms and below his left breast, burn marks on his right arm and sensitivity in his joints". Vetha Aydin, chair for IHD in Siirt, stated that the allegations of torture in the same station had been heard before and they did not know the whereabouts of Ibrahim Alici and his wife since their application to the IHD. (Özgür Gündem-TIHV, July 16, 2003)

Activity Banned in Urfa

Governor of Viransehir (Urfa) did not grant permission to the concert organized by DEHAP under the title "Peace and Brotherhood Concert" in Viransehir. (Özgür Gündem-TIHV, July 16, 2003)

DEHAP Executives Detained in Tunceli

DEHAP Chair for Hozat (Tunceli) Inan Özler was detained on 15 July and taken to the Hozat Gendarmerie HQ. His father Haydar Özel announced that his son had been threatened and said: "A soldier had been threatening my son to detention and today my was detained without any reason." (Özgür Gündem-TIHV, July 16, 2003)

Villagers Detained in Bingöl

12 persons from Kisaoglu and Güngör families were detianed during a raid conducted on 16 July on Yukari Çir hamlet of Hasanova village (Karliova, Bingöl). Some of them were namely: Mahmut Kisaoglu, Abdullah Kisaoglu, Abdulkerim Kisaoglu, Siraç Kisaoglu, Mustafa Güngör and Muhittin Güngör. (Özgür Gündem-TIHV, July 17, 2003)

DEHAP Members on Trial in Erzurum

On 17 July, Erzurum SSC continued to hear the case of Güngör Alp, DEHAP chair for Kars, who was arrested in connection with his speech during a festivity organized by DEHAP on 31 May. The trial was launched according to Article 8 of Anti-Terror Law. Alp was released at the hearing upon the demand of his lawyer Ayhan Erkmen. The hearing was adjourned to 14 August. 25 persons including Haydar Tekin, DEHAP chair for Batman, and Abdullah Akin, former mayor were indicted in connection with a demonstration held in protest of  "war and solitary confinement of Öcalan" on 14 January. The trial will commence at Batman Penal Court of First Instance. (Özgür Gündem-TIHV, July 18, 2003)

Detentions and Arrests in Mus

A. Baki Çelebi, DEHAP chair for Mus, Muhlise Karagüzel, DEHAP executive, Naif Oglaga, DEHAP chair for central district, Maynur Tas, DEHAP executive for Bulanik district, Feyzi Ergül, a DEHAP member, Mehdi Akbal, DEHAP executive for Varto (Mus), Diba Kahramaner, DEHAP chair for women's wing in Malazgirt and Sevim Yetkiner, IHD chair for Mus were arrested on 17 July upon the decision of arrest warrant in absentia by Mus Peace Penal Court. They were arrested on the grounds that "they had participated in funeral of Ismet Baycan, a KADEK member who died on 24 May in the prison". The lawyer, Mansur Isik stated that the Court issued the decision of arrest warrant in absentia on the allegations of "supporting an illegal organization". (Özgür Gündem-TIHV, July 18, 2003)

Villager Tortured in Ardahan

Mehmet Yesil was reportedly tortured on 7 July in Çayirbasi Gendarmerie Station in Yigitkonagi plateau of Göle district in Ardahan. He went to the gendarmerie station on 5 July to take his ID card, which had been taken for registration. He narrated the incident as follows. "When we came to Göle it was festival time. Gendarmerie soldiers were beating a youngster and asked why they were beating him. They alleged that he made victory sign. I replied that they had to take him to the station if he was guilty. They took my ID card. I went to the station on 7 July to take it back. Commander of the station noncommissioned officer Celal called me to his office. He alleged that I cursed during the festivity and wanted to start the legal procedures. I rejected the allegation, but they took me to the custodial prison. Noncommissioned officer Cuma started to insult me and beat with a stick while alleging that I was a member of PKK. On 8 July another noncommissioned officer came. He covered my head with a sheet and handcuffed me. Noncommissioned officer Fatih slapped me several times. Then they took me to Göle Clinic. Since I had traces of torture on my body, they gave me a medical report certifying 5 days inability to work. They released me afterwards." Yesil made an official complaint to the public prosecutor in Göle on 9 July. (Özgür Gündem-TIHV, July 19, 2003)

Disabled Tortured in Hakkari

Dumb and deaf Esref Oguz was reportedly beaten by the police in Yüksekova district (Hakkari). On 12 July Esref Oguz was taken from a public transportation vehicle by police officers when he was going to city center of Yüksekova. He was allegedly taken for making a pass to the wife of a police officer. He was beaten on the street. Afterwards he was taken to the police station. Having learnt that he was dumb and deaf, he was released in front of his house. Oguz was given a medical report certifying 10 days inability to work. His brother Zeki Oguz said: "My brother explained us by using his hands that he was beaten by the police on allegations of making a pass to the wife of a police officer. I also talked to the eyewitnesses. They verified the incident. I took my brother to the hospital. Medical doctor Ihsan Açikalin gave a medical report certifying 10 days inability to work. I went to the police station with the report, but the commissioner wanted us to make peace with the police officers. I rejected and made an official complaint against them." He added that his brother wakes up in the night since the incident, screams and runs away from the house. The report certifies the following findings on his body: bruises under his eyes, sensitivity in his right chin, chewing problem, sensitivity in left hipbone, bruises on right arm, swelling in the face, swelling in the left testicle, and oversensitiveness. (Özgür Gündem-TIHV, July 19, 2003)

Villagers Tortured in Urfa

The villager of Küpeli in Bozova (Urfa) were reportedly beaten by gendarmerie soldiers. The members of GNAT Human Rights Commission Ahmet Faruk Önsal, AKP MP for Adiyaman, and Hüseyin Bayindir, CHP MP for Kirsehir, visited the village on 18 July on application of the villagers. Headman of the village Mehmet Tanriverdi related the incident as follows: "The gendarmerie made an announcement from the mosque and wanted the villagers to gather in front of the school on allegations that some persons fired into air during a wedding ceremony. After gathering they asked the weapons, we replied that there weren't any. Afterwards they kept us on the ground for hours. Then we were taken to the school in groups for interrogation. The juveniles and women were beaten with sticks and kicks. They also stepped on those persons, who were on the ground." Sedat Tanriverdi (14), who was beaten by the gendarmerie, said: "They beat me in the school. As I said that I don't know and did not see who fired, they continued to beat me heavily. They broke my noise and fingers. I and 9 friends of mine received medical reports." (Radikal-TIHV, July 19, 2003)

Detentions and Arrests

On 19 July, Mustafa Köse, Adem Yildiz, Hüseyin Burus and Cihan Tasdemir, who were detained on the grounds that they had fight with police officers after the killing of Ibrahim Demircan on the night of 16 July in Bagcilar quarter of Istanbul, were arrested. Efendi Gültakir, Süleyman Gültakir, Faysal Gültakir, Ali Gültakir, Hüseyin Erbas, Cihansah Erbas, Cemal Gülatan, Munzur Gülatan, Süleyman Gülatan, Aydin Güloglu, Hidir Güloglu and Ecevit Eser were detained during raids conducted on 19 July to Çakmakli and Koyungölü villages of Ovacik district (Tunceli). Arif Yaya, Mahmut Yücel, Erdal Uslu, Yasin Atmaca and Gülhan Kalem were detained during house raids on the night of 20 July in Antep. (Özgür Gündem-Star-TIHV, July 22, 2003)

DEHAP Executive Attacked in Mersin

Muhsin Camci, DEHAP youth wings executive in Mersin, was beaten by three persons on the night of 21 July. Camci stressed that the persons were police officers, who had always attended and observed the activities of DEHAP. Muhsin Camci filed an official complaint against the police officers on 22 July. (Özgür Gündem-TIHV, July 23, 2003)

DEHAP Members on Trial in izmir

The trial of DEHAP executives for Izmir in connection with a press conference on the conditions of Abdullah Öcalan was started at Izmir SSC on 22 July. In this trial DEHAP executives Celal Temel, Ferhat Karaca, Abdullah Kaya, Deham Akin, Hüseyin Çetinkaya, Ali Sener and Sulhiye Yavuz were charged with "aiding an illegal organization". (Özgür Gündem-TIHV, July 23, 2003)

Pressures in Prisons

KADEK and Free Women's Party (PJA) prisoners stated in a press release that they would conduct a hunger strike on 24 and 25 July in order to protest in the government for the pressures in the prisons and to demand general amnesty. It was also stated in the release that the prisoners were not medically treated, not allowed to hand over petitions; the relatives and lawyers were harassed and insulted during body searches. (Özgür Gündem-TIHV, July 23, 2003)

HADEP Members on Trial in Ankara

On 23 July, Ankara SSC continued to hear the case of 41 persons in connection with slogans shouted in favor of KADEK and Kurdish songs during the first congress of provincial organization of HADEP in Eskisehir. The hearing was adjourned for the preparation of defenses. In this trial, defendants Aydin Bolkan, a member of HADEP party parliament, Erdal Narman, chair for HADEP in Eskisehir, Günes Çelik, executive for the Freedom and Solidarity Party (ÖDP) in Eskisehir, and 12 students of the Anadolu University are charged under Article 169 TPC. (Özgür Gündem-TIHV, July 24, 2003)

Kurdish militants condemned in Izmir

Izmir SSC concluded the case against 10 persons on 24 July. The case had been launched on charges of founding the illegal organization "Bolshevik Party of Northern Kurdistan/Turkey". The court sentenced Maksut Karadag, Hüseyin Habib Taskin, Serafettin Parmak and Mehmet Bakir to 4 years' and 2 months' imprisonment and fine of TL 7 billion on the grounds that they had formed an illegal organization. Metin Özgünay, Ömer Güner and Ergün Yildirim were sentenced to 10 months' imprisonment and fine of TL 795 million for "aiding illegal organization". Hatice Karadag and Fatma Tufaner were acquitted. Mehmet Deste, who had been detained in 2002 reported that he had been tortured during four days of detention. The lawyers Çetin Bingöllü and Ayse Kuru also stressed that their clients had been tortured. (Özgür Gündem-TIHV, July 25, 2003)

Killed Villagers in Bingöl

The DEHAP commission released its report based on the investigations on the killing of 5 people in Yeniköy area of Yumakli village of Genç (Bingöl) on 10 July. It was stated in the report that there were "neglect of the duty" during the incident and the following investigation was not adequate. (Özgür Gündem-TIHV, July 28, 2003)

Exiled Trade Unionists, Campaign for Education in Kurdish

Malatya Administrative Court annulled the decision not to promote teachers, Siraz Elçi, chair for the teachers' union Egitim-Sen in Bingöl, and executives Ramazan Sönmez, Abdullah Ergünsah, Yavuz Karaarslan, Saliha Aydin, Cevdet Çaka, Tarkan Demirkus and Mustafa Akgül in connection with banners hung during the first ordinary congress of the teachers' union, Egitim-Sen in Bingöl on 2 February. Bingöl National Education Directorate had also decided to appoint Siraz Elçi to Kastamonu, Yavuz Karaaslan to Artvin, Saliha Aydin to Rize, Tarkan Demirkus to Istanbul, Mustafa Akgül to Yozgat and Cevdet Çaka to Kocaeli. These decisions were also annulled. (Özgür Gündem-TIHV, July 27, 2003)

DEHAP Members Arrested in Siirt

On 24 July, M. Siddik Çelik, DEHAP executive for central district of Siirt and Abdusselam Günes, executive for the DEHAP Young Wings in Siirt, were arrested on the allegations that "they forced people to sign the petitions for the General Amnesty" (Evrensel-TIHV, July 26, 2003)

Pressures on Lawyers in Diyarbakir

Lawyers Sezgin Tanrikulu, chair for Diyarbakir Bar Association, Sabahattin Korkmaz, Burhan Deyar and Habibe Deyar, were indicted for "misconducting duty" in connection with compensation cases of 96 villagers from Çaglayan village of Kulp district (Diyarbakir), Ziyaret and Uluocak villages of Lice district evacuated and burned in the years 1993 and 1994. The indictment dated 3 June 2003 argued that "defendant lawyers were trying to acquire unjust gains by convincing some people that they were going to get house and money from the state although their villages were not evacuated or burned" Sezgin Tanrikulu, in his testimony, stated that the case was an intervention to their duty as lawyers and the fact that those villages had been evacuated was also established with a report by the Provincial Directorate of Public Works. The trial will commence on 17 October at Diyarbakir Heavy Penal Court No.1. (Radikal-TIHV, July 28, 2003)

Investigation against DEHAP Executives

An investigation was launched against Nurettin Çatlak, DEHAP secretary for Sanliurfa, Aziz Fžrat, accountant, DEHAP executives for Sanliurfa, Celal Melik, Abuzer Pala, Resit Yardimci, Feridun Canpolat, Veysi Yavuz and Imhan Sütpak, Halit Çiçek, chair for central district and Yüksel Çiçek, secretary for central district who faxed letter to Sanliurfa MPs demanding łGeneral AmnestyČ on 21 June. They testified on 28 and 29 July at Sanliurfa Security Directorate Anti-Terror Branch. (Özgür Gündem-TIHV, July 30, 2003)

Öcalan's Trial at Ankara SSC

Ankara SSC No.1 rejected the objections by lawyers and sub-plaintiffs on Öcalan's life imprisonment. On 3 October 2002 Ankara SSC No. 2 had decided to commute the death penalty against the PKK/KADEK leader Abdullah Öcalan to life imprisonment under heavy conditions. The court had also ruled that the prisoner couldn't benefit from the provision in the Law on Execution of Sentences and the Law to Fight Terrorism. Öcalan's lawyers objected to this ruling on the grounds that it was against the Constitution while sub-plaintiffs objected this decision on procedural grounds. Accepting this objection as an appeal, Ankara SSC No.2 had previously sent the file to the Court of Cassation. The Court of Cassation decided that it was an objection and sent the file to Ankara SSC back. With this decision of Ankara SSC, Öcalan's life imprisonment became final. (Hürriyet-TIHV, July 31, 2003)

Detentions and Arrests in Tunceli

Temurtaht and Obruktasi villages of Mazgirt district (Tunceli) were raided on 8 July in connection with the testimony of an informer regarding the attack on Tunceli Governor Ali Cafer Akyüz on 8 July. Çiçek Gücü, Dilek Gücü, Ülker Akaltin, Kadriye Akaltin, Muzaffer Demirtas and an unnamed person from Obruktasi village and Gürdal Sari from Teemurtah village were reportedly detained during the raids. (Evrensel-TIHV, July 31, 2003)

Demonstration Hindered in Hakkari

Hakkari Governorate did not grant permission to a march protesting human rights violations and war organized by IHD and DEHAP. (Özgür Gündem-TIHV, July 31, 2003)

Medical Treatment Neglected in Prison

Aygül Kapkaç, incarcerated in Amasya E Type Prison and sentenced to 36 years' imprisonment in connection with PKK, reportedly was not treated. Kapkaç had been injured in a clash in 1995 and carrying a piece of shrapnel since then. After she began hunger strike action to protest the isolation policy against KADEK prisoners, her hip got swollen. Kapkaç was taken to Ankara Numune Hospital on 14 July, however was not treated due to handcuffs which gendarmeries rejected to take off. Kapkaç was reportedly taken back to the prison. (Özgür Gündem-TIHV, July 31, 2003)

Minorités / Minorities

L'application des réformes pour les minorités chrétiennes se fait attendre

La Turquie a entrepris de multiples réformes pour accélérer son intégration à l'Union européenne, mais certaines, touchant par exemple à la liberté de culte dans ce pays musulman, sont loin d'être appliquées dans la vie courante, regrettent les minorités chrétiennes.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, dont le gouvernement est issue de la mouvance islamiste, a réaffirmé son soutien lundi aux réformes lors d'une réunion du conseil des droits de l'Homme, un forum qui réunit ONG et responsables de l'Etat turc laïque.

"Nous devons veiller à l'application puis au contrôle des lois d'harmonisation adoptées au parlement," a affirmé M. Erdogan.

"Si l'Etat n'écoute pas le citoyen (...) notre pays restera un pays aux pratiques controversées en matière des droits de l'Homme et de la liberté de culte", a-t-il reconnu.

La Turquie, officiellement musulman à 99%, reconnaît les minorités chrétiennes et juive, dans le traité de Lausanne signé en 1924.

La plus importante réforme adoptée jusqu'à présent touche à l'autorisation pour les églises non musulmanes reconnues à acquérir des biens. Mais elles n'ont toujours pas le droit de former leur propre clergé ou de dispenser un enseignement religieux.

Il resterait moins de 100.000 chrétiens en Turquie, divisés en de nombreuses églises, sur une population de près de 69 millions d'habitants.

Les Arméniens -- environ 80.000 personnes--, sont pour la plupart fidèles à l'église apostolique d'Arménie dirigé par le patriarche Mesrob Moutafian (Mesrob II) qui siège à Istanbul.

Les autres sont catholiques romains ou orientaux sous la conduite d'un Catholicos siégeant à Beyrouth.

L'église arménienne compte une quarantaine d'église et des écoles soumises au contrôle de l'Etat.

L'un des influents représentants de cette communauté ne mâche pas ses mots et qualifie de "spectacle" les efforts du gouvernement qu'il accuse de n'être pas "sincère".

"Il n'y a absolument rien de nouveau dans la vie courante, rien n'a changé", selon Hrant Dink, le rédacteur en chef de l'hébdomadaire en langue arménienne, Agos.

Il aurait souhaité que les réformes soient votées sans qu'il n'y ait le bâton et la carotte européennes. "Nous avons honte que l'on ait besoin de régler nos problèmes internes avec des pressions internationales", dit-il.

Même la loi autorisant les fondations chrétiennes à acheter des biens immobiliers reste lettre morte, selon le journaliste.

L'Eglise orthodoxe grecque compte quelque 4.000 fidèles vivant surtout à Istanbul, ex-Constantinople, où ils étaient plusieurs centaines de milliers au début du siècle.

Leur patriarche Bartholomée Ier est le chef spirituel de tous les orthodoxes d'Europe occidentale. Il est citoyen turc et son élection est soumise à l'approbation de l'Etat turc, mais ses relations ne sont pas toujours faciles avec les autorités qui se méfient de son rôle international et rejettent son titre oecuménique.

"Il reste encore des progrès à faire dans les dispositions adoptées en faveur des minorités religieuses", a-t-il souligné, répondant par écrit à des questions de l'AFP.

Il a déploré l'absence de progrès concernant la réouverture de la faculté de théologie de Heybeliada (Halki en grec), sur une des îles au large d'Istanbul, fermée en 1971.

"Nous allons continuer de rappeler notre demande (pour la réouverture) de cette école", note le prélat qui se déclare "optimiste" concernant la démocratisation du pays.

L'UE doit décider en décembre 2004 si la Turquie a fait suffisamment de progrès en matière de réformes démocratiques pour ouvrir des négociations d'adhésion. (AFP, 14 juillet 2003)
 

Bill on Armenian genocide making its way into US Senate

A resolution indirectly recognizing a genocide at the hands of the late Ottoman Empire against Armenians may be presented to the U.S. Senate next week, news reports said, a move that is likely to cause a storm between Ankara and Washington.

Support for the resolution is reportedly growing in the 100-seat Senate and former U.S. First Lady Hillary Clinton is among the 30 senators that have declared backing for the resolution.

The resolution, already approved by a sub-committee of the Senate, is meant to mark the anniversary of the United States' approving a U.N. convention on prevention of genocide and calls on the U.S. administration to commit itself for efforts not to let genocides of the past happen.

Among these past genocides is the genocide in 1915-1918 against the Armenian population of the late Ottoman Empire.

Turkey categorically denies the charges and says the deaths occurred as the Ottoman Empire was trying to quell civil unrest sparked by Armenians. Dozens of Armenians living in eastern Anatolia were "relocated" after Armenian gangs revolted against Ottoman rule, which was then busy fighting the Russian army on its eastern front during the First World War.

A previous resolution calling on the U.S. administration to recognize the genocide was shelved in the House of Representatives. Later President Bill Clinton sent a letter to the House president and warned against negative implications of approving such a resolution for the U.S. national interests.

But now prospects look far less bright as compared to the past, given that relations between Ankara and the U.S. administration have been tense since Turkey's refusal to a U.S. request to open a northern front on Iraq from Turkish soil.

Diplomatic observers in Washington say it is almost certain that the resolution will be passed this time, Anatolia news agency said.

Developments on the Armenian genocide bill in the U.S. Senate come amid reports of secret talks between Turkish and Armenian governments with the intention of "normalizing" diplomatic relations.

Armenian Foreign Minister Vartan Oskanian announced Thursday that Armenia and Turkey have agreed to take "small steps" aimed at normalizing relations.

Turkey was the first country to recognize independent Armenia in 1991 but diplomatic ties were later severed following the Armenian occupation of Azeri territory of Nagorno-Karabkah.

Turkey has said normalization of ties depended on Armenia's signing an agreement with Turkey making sure that the current border are recognized by this country, Armenian administration's stopping to support Armenian lobby efforts to get international recognition for the genocide and withdraw from Nagorno-Karabakh.

But reports have said the Turkish and Armenian governments are moving in the direction of restoration of diplomatic ties. Officials of the two countries are discussing prospects to open the border gate that has been closed for ten years.

Oskanian told Armenian state television that opening of the border gate would not be likely before normalization of diplomatic ties and said he could meet Turkish and Azeri foreign ministers soon to discuss regional issues and Turkish-Armenian ties.

Turkish officials have confirmed that talks are underway but indicated that they were trilateral, including Azerbaijan as well.

Oskanian said Turkey could not mediate in resolution of the Nagorno-Karabakh dispute but added that his government was ready for talks aimed at resolution of the dispute following presidential elections in Azerbaijan in mid-October.

Proponents of normalization of ties with land-locked Armenia say cooperation with Yerevan, far more moderate on the genocide than the Armenian diaspora, would help Turkey thwart radical diaspora's efforts for international recognition of the genocide. (Turkish Daily News , July 5, 2003)
 

Peine de prison requise pour des enseignants qui ont parlé du génocide arménien

Un procureur turc a requis mardi une peine de prison, de trois ans maximum, à l'encontre de sept enseignants qui ont "troublé" une conférence en récusant la position officielle de la Turquie concernant les massacres d'Arméniens pendant la Première guerre mondiale, rapporte l'agence Anatolie.

Hulya Akpinar, une enseignante de la province de Kilis, dans le sud du pays, avait pris la parole lors d'une conférence fin mai pour évoquer la responsabilité du gouvernement ottoman de l'époque dans les massacres, qualifiés par plusieurs pays de génocide, et pour demander aux autorités ce qu'elles comptaient faire si le terme génocide devenait monnaie courante.

Accompagnée de six autres enseignants, elle avait ensuite quitté la salle en signe de protestation.

La conférence, à laquelle les enseignants étaient tenus d'assister, visait à contrer les accusations de génocide.

Selon l'accusation, les septs enseignants se sont rendus coupables "de crime collectif en tentant de troubler le bon déroulement de la réunion".

Selon la presse, Mme Akpinar avait été brièvement écrouée pour "trouble à l'ordre public", puis suspendue de ses fonctions, à la suite de sa prise de parole.

Le procès, entamé mardi, est appelé à se poursuivre. On ignore toutefois quand le verdict sera rendu.

Les massacres et déportations d'Arméniens sous l'Empire ottoman de 1915 à 1917 ont fait 1,5 million de morts, selon l'Arménie, entre 250.000 et 500.000, selon la Turquie qui rejette catégoriquement la thèse d'un génocide et fait valoir qu'il s'agissait d'une répression dans un contexte de guerre civile, dans un empire sur le déclin. (AFP, 1er juillet 2003)
 

Affaires religieuses/Religious Affairs

Une ancienne photo d'Erdogan avec Gülbeddin Hikmetyar

Dans son Fatih Çekirge attire l'attention des lecteurs sur une photo où on voit Recep Erdogan, actuel Premier Ministre turc et une autre personne, agenouillés devant une personne présentée comme un Taliban.

La photo n'est pas datée mais située dans un quartier d'Istanbul (Fatih). La personne dans le fauteuil est identifiée comme Gülbeddin Hikmetyar, recherchée dans le monde entier par l'Etats-Unis, comme l'un des proches de Oussama Bin Ladin.

Dans un article du Sezai Sengün paru toujours dans STAR le 14 juillet, le journaliste raconte un dialogue assez tendu avec Erdogan dans l'avion qui le ramène de son voyage en Autriche vers la Turquie.

A la question du journaliste pour expliquer sa présence sur cette photo et surtout sa position agenouillée Erdogan répond "C'est une photo prise dans un cadre familial!"

A la question: "Quand même la personne devant laquelle vous avez posé est un individu appartenant aux organisations TalibanŠ" Erdogan coupe la parole et répond "Il n'a jamais été en liaison avec les Talibans. Il a combattu héroïquement contre les Russes pendant l'occupation."

Sengün: " Peut-être Monsieur le Premier ministre, mais comment expliquer que vous avez déclaré 'terroriste' dans un document signé par vous, une personne avec laquelle vous vous êtes photographié et que vous affirmez d'être un héros?"

Erdogan:"Cela peut arriver. L'inverse aussiŠ" (Star, July 10-14, 2003)
 

Perquisitions en Allemagne contre des partisans du "Calife de Cologne"

La police a effectué jeudi des perquisitions visant des partisans du "Calife de Cologne", le Turc Metin Kaplan, qu'ils soupçonnent d'avoir voulu reconstituer l'organisation islamiste interdite Hilafet Devleti, a indiqué le ministre régional de l'Intérieur de Rhénanie du Nord-Westphalie, Fritz Behrens.

"Cette perquisition a pour but de faire comprendre aux ennemis de la Constitution allemande que les autorités les ont à l'oeil", a souligné le ministre.

Une trentaine de policiers ont participé à cette perquisition, a-t-il souligné sans plus de détails.

Plus d'une trentaine d'organisations réputées proches de Hilafet Devleti ("Califat") ont été interdites en Allemagne en décembre 2001 et septembre 2002.

Metin Kaplan conteste devant les tribunaux les tentatives des autorités allemandes de l'expulser vers la Turquie, qui réclamait son extradition.

Kaplan, qui bénéficie en Allemagne du statut de demandeur d'asile, a terminé de purger en mars une peine de prison de quatre ans. Interpellé en 1999, il avait été condamné en novembre 2000 en Allemagne pour avoir lancé en septembre 1996 une fatwa mortelle contre un rival retrouvé assassiné quelques mois plus tard.

Le 27 mai, la cour d'appel de Duesseldorf (ouest) avait ordonné sa libération en rejetant son extradition vers la Turquie, où il est accusé d'être responsable d'un attentat en 1998. Dans ses attendus, la cour avait craint qu'une fois extradé il ne soit "l'objet (de traitements) contraires aux principes du droit international".

L'organisation "Califat", interdite le 12 décembre 2001 en Allemagne, existait depuis 1984. Elle était implantée dans l'ouest du pays, avec des  directions régionales dans les grandes villes, confiées à des "émirs". (AFP, 17 juillet 2003)
 

Un député turc se propose d'offrir des circoncisions aux jeunes Afghans

Un député turc va offrir des circoncisions à 2.000 garçons afghans pour renforcer les liens d'amitié entre les deux pays.

Mahmut Kocak, député du parti de la Justice et du Développement (AKP) au pouvoir, a indiqué mercredi à l'AFP qu'il se rendrait le 26 juillet en Afghanistan avec une équipe médicale pour offrir des circoncisions aux jeunes garçons dont les familles sont trop pauvres pour payer l'opération, considérée comme essentielle pour les musulmans.

"Notre but est de promouvoir la Turquie auprès d'un pays qui est notre ami depuis longtemps et de renforcer les relations bilatérales", a affirmé M. Kocak.

"La circoncision est un point que nous avons en commun -- tant par son aspect religieux que social", a-t-il ajouté.

M. Kocak, médecin de formation, a dit s'être inspiré de cérémonies similaires organisées pour les garçons pauvres par certaines municipalités en Turquie.

Les médecins turcs seront accompagnés par un groupe de musique folklorique et les garçons reçevront, comme en Turquie, de petits cadeaux, dont des longues chemises blanches destinées à être portées après l'opération.

Une première cérémonie sera organisée dans un orphelinat de Kaboul, avant que l'équipe médicale ne se déplace à Mazar-i Sharif et dans d'autres villes de province. (AFP, 16 juillet 2003)
 

Socio-économique/Socio-economic

Un juge US condamne l'industriel turc Uzan à payer 4,26 mds USD (Motorola)

Un juge de New York a condamné jeudi la famille  turque Uzan, qui contrôle de nombreuse sociétés en Turquie, à verser 4,26 milliards de dollars à l'équipementier en télécoms américain Motorola qui l'accusait de fraude, selon un communiqué de Motorola.

Le juge Jed Rakoff a également ordonné que les membres de la famille Uzan, qui ont perpétré "une gigantesque fraude", soient immédiatement appréhendés et incarcérés s'ils se trouvent sur le territoire américain.

Le juge estime que "sous prétexte d'obtenir des financements pour une compagnie de téléphone turque, la famille Uzan a détourné plus de 1 milliard de dollars vers ses propres poches et dans les coffres d'autres entités qu'elle contrôle".

Motorola accuse Telsim Mobile (contrôlée par la famille Uzan), de détournement de fonds, alors que l'entreprise américaine avait prêté plus de 2 milliards de dollars à la société turque pour lui permettre de mettre un pied sur le marché turc de la téléphonie mobile, à la fin des années 90.

L'équipementier finlandais Nokia s'était associé à la plainte de Motorola et réclamait le remboursement de quelque 800 millions de dollars de prêts pour des motifs similaires.

La Cour a également jugé que les Uzan "ont tenté de monter et de cacher leur machination derrière un interminable cortège de mensonges, de menaces et de chicaneries, y compris parmi bien d'autres, le dépôts de plaintes infondées contre des dirigeants d'entreprises américaines et finlandaises, la dilution outrancière de la valeur des actifs servant de garantie aux prêts et la désobéissance répétée aux injonctions de cette Cour".

Le juge a précisé que Motorola pouvait tenter de rentrer dans ses fonds et récupérer l'argent qui lui a été octroyé par le jugement de jeudi, directement auprès de la famille Uzan mais également auprès des quelque 130 entreprises détenue tout ou en partie par la famille turque.

La famille Uzan, par le truchement de la compagnie de téléphone Telsim, avait contre-attaqué en justice mais aussi à coup d'encarts publicitaires.

Elle estime que Motorola a promis trop vite un retour sur investissements juteux, sans même avouer publiquement l'importance des dépenses consenties.

"La vérité est que Chris Galvin, PDG de Motorola, a dissimulé pendant des années à ses actionnaires les termes du partenariat de Motorola avec Telsim", écrivait notamment la firme turque le 29 mai sur une pleine page du New York Times ou du Wall Street Journal.

Pour sa part, Nokia s'est dit encouragé par la décision du juge Rakoff jeudi dans sa propre quête du remboursement des sommes consenties à la famille Uzan. (AFP, 31 juillet 2003)
 

La crise économique fait s'envoler les statistiques de la criminalité

La crise économique, qui a frappé il y a 30 mois la Turquie, a notamment pour conséquence l'explosion de la criminalité dans les grandes villes, en particulier Istanbul, où les vols à la tire se multiplient.

"Est-ce devenu le Harlem de la Turquie?", s'interroge vendredi le journal Sabah en publiant des statistiques inquiétantes de la Direction de la Sûreté.

Selon le quotidien, les vols de voitures et les hold-ups ont augmenté de 10% au cours de l'année écoulée, les vols à la tire ou à l'arraché de 27% et les assassinats de 50%.

Jeudi, deux touristes, un Britannique et un Israélien, ont été victimes à Istanbul d'agressions dans la rue par des jeunes réclamant une cigarette ou de l'argent, rapporte la chaîne de télévision CNN-Turk.

Le ressortissant britannique a été blessé de coups de couteaux à la jambe.

Le vol à l'arraché et les agressions sont devenus le cauchemar des passants dans le centre de la partie européenne de la ville, notamment depuis qu'un militaire des forces spéciales turques a été tué à coups de couteau dans ce quartier il y deux mois, pour avoir refusé une cigarette à un groupe de jeunes.

La grande métropole, qui enregistre 40% des actes de criminalité du pays, connaît ainsi une moyenne de 12 vols à l'arraché par jour, selon Sabah.

La ville connaît cependant un niveau de criminalité bien inférieur aux villes de taille comparable dans le reste du monde, ajoute le journal.

Les autres communautés urbaines de Turquie, comme la capitale Ankara, Izmir (ouest), Bursa (ouest) ou Antalya (sud), enregistrent elles aussi une recrudescence de la délinquance. (AFP, 25 juillet 2003)
 

Séisme: Poursuites judiciaires contre des entrepreneurs véreux de Bingol

Un procureur de Bingol (est) a lancé des poursuites judiciaires pour "négligence" contre une vingtaine d'entrepreneurs et élus locaux de cette ville, frappée par un violent séisme qui a fait 176 morts le 1er mai dernier, a-t-on appris vendredi de source locale.

Le procureur en chef de Bingol réclame jusqu'à 5 ans de prison pour 11 entrepreneurs et neuf maires. Ces derniers sont accusés notamment d'avoir délivré des permis de construire sans respecter les normes.

Parmi les entrepreneurs incriminés, figure celui qui a construit un pensionnat d'une école publique dans la localité de Celtiksuyu qui s'est totalement effondré, tuant 84 enfants et un instituteur.

Sur les 20 personnes à l'encontre desquelles des poursuites ont été lancées, seule une, un entrepreneur, est actuellement écrouée dans l'attente de son jugement.

Le séisme avait relancé une polémique récurrente sur le non-respect des normes de construction et la corruption qui touche notamment ce secteur, les bâtiments publics étant souvent les premiers à s'effondrer lors de séismes. (AFP, 18 juillet 2003)
 

Les parents d'un bébé tué dénoncent l'inanité des lois turques sur les armes

Les parents d'un bébé britannique de deux ans tué en Turquie par une balle perdue le 7 juillet, ont dénoncé jeudi, lors des obsèques de leur fils, l'inanité des lois turques sur l'usage des armes à feu.

Le jeune Alistair a été tué alors qu'il dormait dans sa poussette, lundi, lors d'une fusillade survenue dans un café de la station balnéaire turque de Foca (ouest) et qui a fait un autre mort.

Sa mère, Ozlem Grimason, d'origine turque, était venue rendre visite à sa famille et déjeunait avec la grand-mère d'Alistair lorsque les coups de feu ont éclaté après une dispute entre consommateurs.

"Nous pensons que le gouvernement turc a une grande part de responsabilité" dans la mort de l'enfant, ont déclaré les parents d'Alistair, David et Ozlem Grimason, dans un communiqué.

"En Turquie, on peut obtenir facilement des pistolets, légalement ou illégalement. La punition pour porter une arme illégalement est seulement une petite amende", ont-ils ajouté.

"En Turquie, les pistolets sont utilisés pour les célébrations, aux mariages et après des matchs de football. Il en résulte des morts et des blessés mais les tribunaux les qualifient d'accidents et les condamnations sont faibles" ont-ils poursuivi.

"Récemment, des criminels ont obtenu un sursis et ont été réhabilités, et parmi eux, les personnes impliquées dans la mort de notre fils. C'est dur à accepter" ont-ils affirmé.

"Le gouvernement doit voter de nouvelles lois pour protéger les innocents, et nous voulons prévenir les touristes, qui choisissent la Turquie pour leurs vacances, de réfléchir à deux fois avant d'y aller et de penser à la place qu'y occupe la culture de la gachette. Leur vie pourrait être en danger", ont-ils mis en garde.

Outre l'enfant, un Turc de 29 ans a été tué et deux autres blessés. Le meurtrier a pris la fuite et un porte-parole de la police locale a indiqué à l'AFP "qu'il avait été identifié et que des efforts pour le capturer étaient en cours". (AFP, 17 juillet 2003)
 

Six semaines de prison en Turquie pour l'achat d'un fossile à 2 euros

Un touriste français a passé près de six semaines en prison en Turquie après avoir acheté dans une échoppe à souvenirs un fossile d'oursin marchandé 2 euros, a indiqué jeudi à l'AFP une porte-parole de Lerclec Voyages, qui a vendu le séjour à ce graphiste parisien.

Incarcéré le 1er avril, le touriste, Marc Landez, 36 ans, n'a atterri à Paris que le 13 mai après avoir comparu devant la justice turque le 9 mai, a rapporté le quotidien Libération, dont les informations ont été confirmées par la porte-parole de Leclerc Voyages.

D'après Libération et l'avocat du graphiste, Stéphane Martiano, M. Landez a perdu 12.500 euros dans l'histoire: il a dû acquitter 3.500 euros d'honoraires de défense et 9.000 euros de caution pour retrouver sa liberté.

M. Martiano affirme avoir déposé une plainte en France contre Leclerc Voyages pour manquement au devoir dans le conseil et l'information.

D'après le quotidien, une centaine de touristes ont déjà été arrêtés en Turquie, les autorités semblant depuis deux ans avoir opté pour une interprétation plus large d'une loi de 1987.

Cette loi s'inspire de la convention pour le patrimoine culturel mondial de l'Unesco visant à protéger antiquités ou pièces géologiques "d'une valeur universelle exceptionnelle", selon Libération. Elle interdirait l'exportation mais pas la vente, d'après le journal. (AFP, 17 juillet 2003)
 

Haute technologie pour protéger Sainte Sophie des effets d'un séisme

La basilique de Sainte Sophie fait l'objet de relevés sophistiqués, en trois dimensions, visant à consolider sa structure en cas de séisme, voire de permettre sa reconstruction si elle s'effondrait.

"Cette technique servira à reconstituer sur ordinateur un modèle très précis du bâti du monument et de ses points faibles à renforcer, avec analyse des mesures tous les trois mois", a expliqué à l'AFP Sefa Arapoglu, Directeur du musée de Saint Sophie.

Ce système, utilisé pour la première fois dans ce cadre, repose sur un  instrument de métrie laser capable d'enregistrer des millions de coordonnées en quelques minutes, et de recomposer l'architecture du bâtiment en trois dimensions.

"Les consolidations seront réalisées en fonction de ces analyses effectuées par l'Université Bogazici, en coopération avec l'Université Sapienza de Rome, grâce à une dotation de 1,7 million d'Euros de l'UNIMED (Union des universités méditerannéennes)", a indiqué M. Arapoglu.

Les premiers relevés réalisés en début de semaine sont actuellement examinés à l'Institut sismologique Kandilli d'Istanbul pour une première expertise.

La basilique, dont la première inauguration remonte à l'an 360, vit son audacieuse coupole de 31 mètres de diamètre, située à 55 mètres du sol, s'effondrer sous l'effet d'un tremblement de terre en 559.

Istanbul est menacée par un tremblement de terre majeur, à l'égal des secousses qui firent en 1999 plus de 20.000 morts à l'est de la mer de Marmara.

Ce projet pilote, qui doit durer trois ans, concernera également 15 autres bâtiments historiques parmi lesquels la mosquée bleue, la mosquée Suleymaniye, le palais de Topkapi, tous situés à l'intérieur des murs de la vielle ville, haut lieu touristique. (AFP, 17 juillet 2003)
 

La Turquie va rechercher du pétrole en mer Noire

Un navire norvégien de prospection pétrolière est entré mercredi dans le détroit de Canakkale (Dardanelles), dans le nord-ouest de la Turquie, pour effectuer à partir de la semaine prochaine des travaux en mer Noire, rapporte l'agence Anatolie.

Le "Ramform Challenger", un bâtiment ultra-moderne de prospection séismique, effectuera des travaux au large du port de Sinop (nord) pour le compte de British Petroleum (BP) et de la compagnie turque d'exploitation de gisements de pétrole (TPAO).

Selon un responsable de BP, Hugh Mcdowell, qui s'est adressé mardi soir à la presse à Istanbul, il pourrait y avoir un potentiel de "plusieurs milliards de barils de pétrole" dans cette zone.

Les premiers forages, a-t-il dit, cité par Anatolie, ne devraient cependant pas intervenir avant le premier trimestre de l'année prochaine.

La Turquie est dépendante à 95% de l'étranger pour ses besoins en pétrole. (AFP, 15 juillet 2003)
 

Un incendie de forêt menace des habitations dans l'ouest de la Turquie

Un incendie de forêt, attisé par des vents violents, menace des zones habitées près de la ville touristique de Bodrum, dans l'ouest de la Turquie, ont annoncé mardi les autorités locales.

L'incendie a ravagé quelque 25 hectares de maquis et d'oliveraies près du village de Konacik et l'hôpital de Bodrum a été évacué par précaution, a indiqué le directeur de l'établissement sanitaire, Oguz Sahin, à la chaîne d'information NTV.

Le feu est arrivé jusqu'à 20 mètres du bâtiment avant d'être éteint, a-t-il ajouté.

Huseyin Aksoy, le gouverneur de Mugla, dont dépend administrativement Bodrum, a indiqué pour sa part sur NTV que 350 personnes, dont des soldats, ainsi que des avions et hélicoptères ont été mobilisés pour lutter contre le feu dont l'origine est encore inconnue.

La semaine dernière un incendie avait détruit près de 400 hectares de forêts à Marmaris, une autre ville abritant des stations balnéaires, située à une centaine de km au sud de Bodrum. (AFP, 15 juillet 2003)
 

Violent séisme dans l'est de la Turquie: pas de victime

Un tremblement de terre d'intensité 5,7 sur l'échelle de Richter a secoué tôt dans la matinée l'est de la Turquie sans faire de victime, selon le gouverneur adjoint du canton de Poturge, cité par l'agence Anatolie.

Seuls deux bovins ont été écrasés par l'effondrement de leur étable, et deux maisons inhabitées ont été détruites, ont annoncé les autorités

La secousse est intervenue à 04h48 locales (01h48 GMT) dans une région très peu peuplée, et les autorités déclaraient que, quelques heures plus tard à peine, 90% de son canton avait pu être atteint par les équipes de secours sans déceler d'accident, rapporte Anatolie.

Le gouverneur adjoint de ce canton avait rapporté à peine quelques fissures sans gravité dans des habitations seules de légères fissures.

Selon Anatolie, les répliques se poursuivent dans la région, où un séisme d'une intensité proche de 6 était attendue, selon les scientifiques.

Le 1er mai, un tremblement de terre avait fait 176 morts à Bingol, à une centaine de kilomètres à l'est de Poturge.

La Turquie est traversée de plusieurs lignes de faille sismique actives, dont la ligne nord-anatolienne qui traverse la péninsule d'est en ouest et le long de laquelle deux séismes ont coûté la vie à plus de 20.000 personnes en 1999.

D'après les scientifiques, la secousse de dimanche n'est pas située, tout comme celle de Bingöl, sur cette ligne de faille qui s'étire jusqu'au détroit des Dardanelles, au nord de la mer Egée, passant à quelques kilomètres de la grande métropole stanbuliote (près de 15 millions d'habitants). (AFP, 13 juillet 2003)
 

Death of a woman stoned for honor of the family in Turkey
 

The local women were always by Semse's side at the hospital. Women from especiall Ka-mer who supported Allak financially and psychologically during the eight months she spent in a coma at the hospital, are spending efforts to prevent honor killings.
The body of Semse Allak, who was stoned to death by her family for staining their honor, was buried in an unmarked grave by the women of the region.

The women, who supported Allak financially and psychologically during the eight months she spent in a coma at the hospital, are spending efforts to prevent honor killings.

Semse Allak, a pregnant woman, who was stoned to a coma by members of her family in the province of Mardin, was buried on June 20 in an unmarked grave in a funeral attended by some 50 women.

Her family stoned Allak some seven months ago because she had become pregnant out of wedlock. Allak died on June 7 after spending about seven months in a coma at the Hospital of Dicle University. She lost her baby in the meantime.

Allak was buried by the municipality because her family refused to accept the body. The women attending Allak's funeral did the funeral prayers.

The family stoned the 35-year-old Semse as she was trying to escape the village with her husband whom she married in a religious ceremony. She was five-months pregnant. Her husband, Halil Acil died at the site.

Allak had moved into Acil's house after becoming pregnant with his baby. Acil, 57, was already married with four children. Men from Allak's family decided to kill her because she had shamed the family by becoming pregnant out of a deadlock.

Semse and Halil, who heard about the decision, decided to escape the village. But members of Semse's family found them on the way and began throwing stones at them. Some say Semse was mentally disabled and Acil had raped her. Thus, the family had decided to kill Semse.

After Acil died, those who wanted to prevent this incident from turning into a blood feud, brought the families of Acil and Allak together at a "peace dinner." Allak's family said they were only trying to kill Semse and Acil was killed by mistake. And so the two families "made up."

Eight members of the Allak family are now being charged with "murder." The case changed course with the death of Allak, and four defendants have been arrested pending the outcome of the trial.

The local women were always by Semse's side at the hospital. Women from especially Ka-Mer (women's center) which provides psychological and legal support to violated women, supported Allak both financially and psychologically. The women buried Semse and pledged to do everything they can to prevent honor killings.

About 30 women have called Ka-Mer up to today and said they would be murdered in an honor killing. Nebahat Akkoc, one of the founders of Ka-Mer, who was among TIME's list of 38 "Heroes of the Modern Times," said they had to work very fast to prevent these women from being killed.

First of all, they provide psychological support to women who are violated or who face the danger of being killed. The women are sent to live either with relatives where they would be safe, or at the shelters of the Social Security Children's Organization.

According to Akkoc, "to be able to put an end to honor killings, the society needs to be informed and become more sensitive toward the issue. For this, the state institutions and municipalities need to start working with NGOs."

A story on the death of Semse Allak (http://www.bianet.org/2003/06/16/20014.htm) which was published in the daily Cumhuriyet was debated in the parliament last week.

Muharrem Dogan, a Republican People's Party (CHP) lawmaker from Mardin, said this was a judicial incident. Justice Minister Cemil Cicek said this was an isolated incident but "the newspaper report incriminated all the people in southeastern Turkey."

Lawyer Aysegul Kaya criticized the lawmakers. "Denying that women are murdered in honor killings means approving the killings... It is an undeniable fact that such killings are very frequent in the southeast."

"Instead of saying the journalists are misreporting this incident, the lawmakers should start looking into the issue and do whatever is necessary," said editor Ipek Calislar from the daily Cumhuriyet.

"No one can deny honor killings in this country. And denying would not change realities," she added. (Ozge Gozke, BIA News Center, June 26, 2003)
 

Un projet de déclassement de sites naturels en Turquie fait scandale

Un projet du gouvernement de vendre des centaines de milliers d'hectares de sites naturels classés, pour renflouer les caisses de l'Etat, fait scandale en Turquie, notamment parmi les organisations de défense de l'environnement.

L'Association de protection de la vie naturelle (DHKD) a lancé une campagne contre ce projet de loi, dénonçant le "pillage" des ressources naturelles du pays, principalement des zones côtières, lorgnées par l'industrie du tourisme.

Le projet concerne la vente de 782 sites naturels répertoriés (dont la superficie totale exacte est inconnue) où les nouveaux propriétaires seraient autorisés à bâtir, à condition de ne pas dépasser 3% de la surface totale de leur terrain.

La loi aurait dû être votée la semaine dernière, mais a été retirée à la dernière minute pour modification.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a cependant rappelé dimanche que son gouvernement comptait toujours tirer "25 milliards de dollars" de la vente de ces terrains, permettant ainsi de réduire le poids de la dette du pays.

Ce projet de loi fait suite à l'adoption, le 3 juillet au parlement, d'un texte relatif à la cession de zones forestières, normalement protégées, mais déjà dénaturées par une exploitation illégale.

Quelque 500.000 hectares de forêts, soit un quarantième des plus de 20 millions d'hectares de forêts en Turquie, sont ainsi appelés à être déclassés et vendus.

Cette vente n'est pas sans rappeler celles effectuées à la veille d'élections par certaines municipalités, de terrains sur lequels sont bâtis des "gecekondu" (mot à mot: construit en une nuit), habitations sommaires construites en toute illégalité souvent à la périphérie des grandes villes.

Pour nombre d'organisations de défense de l'environnement, le projet de vente de sites naturels classés va encore aggraver l'anarchie du développement urbain.

"Le ministère de la Culture et du Tourisme pense que ces terres ne servent à rien, et qu'il peut donc les utiliser à sa guise pour gagner de l'argent", a affirmé Zeynep Boratav, de l'Association Environnement et culture (Cekul), dans un entretien à l'AFP.

"Alors que les zones naturelles protégées doivent être agrandies et multipliées, on est en train de les réduire, et cela menace directement l'écosystème et la bio-diversité du pays", s'insurge Hayrullah Oguz, de la fondation écologiste Tema.

Ahmet Birsel, directeur de la conservation au WWF-Turquie, craint pour sa part que l'incivisme et le laxisme n'incitent les nouveaux propriétaires à outrepasser largement les 3% autorisés à la construction sur les sites mis en vente.

"Avec la voirie, les jardins, piscines, et autres aménagements qui jouxtent les bâtis, il ne restera de toutes façons plus 97% de nature protégée", explique-t-il à l'AFP. (AFP, 10 juillet 2003)
 

Séisme assez violent dans le détroit des Dardanelles

Un tremblement de terre d'une magnitude de 5,3 sur l'échelle de Richter a secoué dimanche soir le détroit des Dardanelles (ouest) et la ville de Canakkale sans faire de dégâts, selon une première estimation, rapporte l'agence Anatolie.

L'épicentre était situé au large du golfe de Saros, dans le nord de la mer Egée et à la frontière entre la Turquie et la Grèce, indique le centre de recherches sismologiques Kandilli de l'Université du Bosphore, à Istanbul, cité par Anatolie.

Les chaînes de télévision ont montré des habitants de la ville de Canakkale restant dans les rues, après une vague de panique suivant une secousse ressentie "fortement", selon le gouverneur local Suleyman Kamci, cité par l'agence de presse.

Le séisme a été ressenti dans plusieurs provinces avoisinantes, proches d'Istanbul, mais ne semble pas avoir causé de dégâts, selon les autorités locales. (AFP, 6 juillet 2003)
 

Explosion dans une station-service à Ankara : 189 blessés

"Nous avons cru qu'il y avait eu un tremblement de terre, c'était incroyable", affirme encore sous le choc Selim Dilek qui s'est précipité avec sa famille dans la rue après une série d'explosions samedi soir dans une station-service du centre d'Ankara qui a fait quelque 189 blessés.

"L'immeuble tout entier a été secoué et l'électricité a été coupée", raconte l'homme, les mains tremblantes.

Les explosions se sont produites vers 21H30 locales (18H30 GMT).

L'appartement qu'il habite avec ses deux enfants et sa femme se situe dans un bâtiment de cinq étages, à une centaine de mètres environ de la station-service située elle-même au rez-de-chaussée d'un immeuble de quatre étages qui a été complètement détruit par un violent incendie.

Selon les témoins interrogés par l'AFP, deux petites déflagrations ont été suivies par une énorme explosion à la station-service au moment où un camion citerne était venu décharger sa cargaison de gaz de pétrole liquéfié (LPG).

L'incendie s'est rapidement propagé aux alentours.

La station-service est située juste en dessous d'un "salon de mariage" où se trouvaient alors 300 personnes, selon un témoin interrogé par la chaîne d'informations continues NTV.

Quelque 189 personnes ont été blessées, dont sept grièvement, selon le gouverneur de la capitale Yahya Gur.

"J'ai vu une énorme boule de feu qui s'est élevée à plusieurs dizaines de mètres dans le ciel", a raconté Senol Demirkol, un chauffeur de taxi qui se dirigeait vers le complexe pour faire le plein après une journée de travail par une chaleur de 37 degrés Celsius.

 La plupart des taxis d'Ankara fonctionnent au LPG, moins cher.

"Un vent de braise a empli la voiture et je suis arrivé in extremis à faire demi-tour", soupire le chauffeur de taxi qui se trouvait à environ 50 mètres de la station-service au moment de l'explosion.

Selon un témoin cité par l'agence Anatolie, les invités qui se trouvaient dans le salon de mariage ont réussi à quitter le bâtiment après la première déflagration, évitant ainsi un plus grand drame.

"Nous sommes tous sortis dehors après la première explosion. Quand nous étions 150 mètres plus loin, la plus grande explosion s'est produite et nous avons été soufflés par l'onde de choc", a raconté à l'AFP Urkiye Kodal, qui a eu la jambe fracturée.

Les pompiers ont fait usage de larges quantités de mousse carbonique pour venir à bout de l'incendie qui a été maîtrisé après près de deux heures d'efforts d'une centaine de sapeurs-pompiers.

Les explosions ont secoué les quartiers avoisinants, attirant des centaines de badauds dans la zone, repoussés par les forces de sécurité qui ont mis en place un important dispositif de sécurité.

"Les gens du salon de mariage l'ont échappé belle. S'ils n'avaient pas réussi à le quitter, il y aurait eu des dizaines de morts", selon un habitant du quartier. (AFP, 5 juillet 2003)
 

Prix à consommation en baisse de 0,2% en juin, + 29,8% sur un an

Les prix à la consommation en Turquie ont pour la première fois depuis des années enregistré une baisse en juin, soit moins 0,2%  par rapport à mai, a annoncé jeudi l'Institut national des statistiques (DIE).

Ceci porte l'indice d'inflation à 29,8% sur les 12 derniers mois.

Les prix de gros ont également régressé de 1,9% en juin par rapport à mai, soit une augmentation de 29,6% sur un an, a précisé l'Institut.

Les analystes ont qualifié les chiffres de "bonne surprise", indiquant qu'ils confirmaient la reprise de l'économie turque.

En 2001, les prix de détail avaient progressé de 68,5% et les prix de gros de 88,6% dans un contexte de récession économique.

La Turquie, frappée en février 2001 par l'une des pires crises de son histoire, bénéficie d'un programme massif de soutien multilatéral sous la direction du Fonds monétaire international (FMI), dont l'un des objectifs est la baisse de l'inflation.

Le dernier accord entre Ankara et le FMI prévoit une aide à hauteur de 16 milliards de dollars et vise une inflation de 20% en 2003, et 12% en 2004. (AFP, 3 juillet 2003)
 

La Turquie frappée à son tour par la canicule

La majeure partie de la Turquie est frappée depuis jeudi par la canicule et les autorités médicales ont lancé des mises en garde à la population.

La Météorologie Nationale annonce une hausse des températures de cinq à sept degrés centigrades sur l'ensemble du pays, à commencer par l'ouest, pour dépasser les 40 degrés dans les régions occidentales, rapporte l'agence Anatolie.

Le Ministère turc de la Santé a recommandé de ne pas sortir entre 11h00 et 16h00 locales (08h00 et 11h00 GMT), de porter lunettes et chapeau, de mettre des vêtements clairs et légers, de boire beaucoup d'eau, selon Anatolie.

Les rues d'Istanbul, quasi désertées par plus de 35°C, donnaient jeudi à la mi-journée le ton avec seulement de rares passants, souvent tête couverte et transportant une bouteille d'eau, vendue par des enfants aux feux rouges et même dans les bus municipaux.

La municipalité d'Ankara a pour sa part interdit le tir de feux d'artifice lors de célebrations pour éviter de provoquer des incendies, rapporte l'agence de presse.

Les journaux indiquent que le 40 degrés étaient déjà été atteints dans les villes d'Antalya (sud) et Izmir (ouest).

A Izmir, la Direction de la Sûreté a publié l'étude du professeur  de psychologie Ferit Engin, de l'Université Egée, attribuant à la chaleur estivale l'augmentation de 350% des crimes et actes de violence (meurtres, suicides, attaques à l'arme blanche ou à feu), selon le site internet Nethaber.

D'après l'Organisation Météorologique Mondiale, la planète vie actuellement l'été le plus chaud des 143 dernières années.

Selon des chercheurs italiens, la température des eaux méditerranéennes a déjà atteint cette année le niveau record de 28°C, contre les 24°C normalement au plus fort des mois d'août, soit la plus forte chaleur dépuis 3.000 ans, selon Anatolie. (AFP, 3 juillet 2003)
 

La Turquie renforce la surveillance de ses détroits encombrés

La Turquie renforce la surveillance du trafic maritime dans ses détroits du Bosphore et des Dardanelles, parmi les plus encombrés au monde, pour tenter d'éviter des accidents qui pourraient se révéler catastrophiques pour l'environnement.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a inauguré mardi à Istanbul un système de surveillance électronique sophistiqué pour suivre l'intense trafic, notamment de pétroliers, sur le seul lien maritime entre mer Noire et mer Méditerranée, long de plus de 300 kilomètres (164 miles nautiques).

Le nombre de navires empruntant ces détroits est estimé à plus de 50.000 par an, et la quantité de pétrole à quelque 100 millions de tonnes, selon l'ancien ministre des Transports turc Ramazan Mirzaoglu.

"Le transit des pétroliers a augmenté de 75% ces cinq dernières années, et la quantité de pétrole transporté de 100%", a rappelé le Premier ministre lors de la mise en service d'un des centres de contrôle à Istanbul.

"Un accident avec un ou plusieurs pétroliers serait une catastrophe inimaginable pour cette ville qui fait partie du patrimoine de l'Humanité", et dont il fut maire, a-t-il déclaré.

Deux graves accidents impliquant les pétroliers Independentza et Nassia avaient respectivement fait 41 et 28 morts, en 1979 et 1994.

Le dernier accident en date remonte au 28 mai lorsqu'un pétrolier grec a percuté quatre bateaux-restaurants sur la rive européenne de la ville, sans faire de blessés.

Outre les passages nord-sud, le Bosphore, quatrième détroit le plus fréquenté au monde, est chaque jour traversé par des centaines de bateaux qui relient les rives européenne et asiatique de la  ville, transportant deux millions de personnes et 15.000 voitures.

Les capitaines expliquent que les difficultés à emprunter le Bosphore tiennent à l'étroitesse de ce détroit (698 mètres au passage le plus resserré) et aux puissants courants, parfois contraires, qui le parcourent, ajoutés à une circulation très dense et à des conditions météorologiques très changeantes, telles que vent et brouillard.

M. Erdogan a promis que son gouvernement prendrait des mesures pour diminuer le trafic et renforcer la protection du passage.

Ces précautions "ne visent pas à limiter la liberté de passage telle que définie par les accords de Montreux de 1936 (attribuant à ces détroits un statut d'eaux internationales, ndlr), mais à le rendre plus sûr", selon M. Erdogan.

Les navires étrangers ne sont pas tenus de se faire piloter par des capitaines turcs, mais les autorités maritimes turques, en accord avec les régulations de l'Organisation maritime internationale (IMO), peuvent suspendre le trafic lors du passage d'un vaisseau dangereux, mesure qui, depuis sa mise en oeuvre en 1994, a considértablement réduit les accidents.

Le système de surveillance VTS (Vessel Trafic System) comprend huit tours radar le long du Bosphore (30 kilomètres) et cinq autres dans le détroit des Dardanelles (70 kilomètres), bientôt suivies de trois tours en mer de Marmara.

Un second centre de contrôle à Canakkale, à l'entrée de la mer Egée, collectera également les informations de stations GPS (Global Positionning System), ainsi que celles de caméras et de nombreux détecteurs.

Si ces précautions n'empêcheront pas les accidents, elles permettront de "lancer les alertes nécessaires et de diminuer les risques de catastrophes en mettant en oeuvre des interventions rapides et efficaces", selon le ministre turc des Transports Binali Yildirim.

Le programme, pleinement opérationnel à partir d'octobre, a coûté 40 millions de dollars. (AFP, 2 juillet 2003)
 

Relations turco-USA/Turkey-USA Relations

Une nouvelle confusion sur l'envoi de troupes turques en Irak

Le gouvernement turc s'est déclaré lundi soir conscient de l'aspect "sensible" d'un possible envoi de troupes en Irak, à la demande des Etats-Unis, après que le chef de la diplomatie turque ait déclaré que la décision prendrait longtemps.

"Nous connaissons l'aspect sensible de ce sujet et la sensibilité de l'opinion publique sur cette question", a déclaré le porte-parole du gouvernement turc Cemil Cicek à l'issue du Conseil des ministres, selon l'agence Anatolie.

"Les différentes structures du gouvernement évaluent la question de l'envoi de soldats en Irak", a-t-il indiqué, "nous prendrons notre décision dans un laps de temps raisonnable", précise Anatolie.

Plus tôt, le ministre turc des affaires étrangères Abdullah Gul avait estimé sur la chaîne de télévision NTV que "cela peut prendre quelques mois", au retour d'une visite à Washington pour discuter de cette question.

Le Conseil des ministres intervenait quelques heures après le retour de M. Gul et à la veille des vacances parlementaires, alors qu'il a lui-même indiqué lundi que la Parlement devait se prononcer sur ce déploiement, ce qui renvoie l'examen d'une telle motion au 1er octobre, au plus tôt.

M. Gul a exprimé lundi le souhait Turquie n'ait pas un seul rôle de force de police en Irak, mais joue un rôle militaire lui permettant d'avoir une influence sur le remodelage

Les relations entre Ankara et Washington sont au plus bas depuis que les députés turcs ont refusé, le 1er mars, de soutenir l'intervention militaire en Irak, et surtout que onze soldats turcs ont été détenus par les forces américaines dans le nord de l'Irak à majorité kurde.

Des troupes turques sont déployées dans le nord de l'Irak depuis 1997, pour "observer l'application du cessez-le-feu entre les deux factions kurdes qui contrôlent la région." Il s'agit surtout pour Ankara de traquer les rebelles séparatistes kurdes de Turquie qui ont établi des bases arrières dans cette région.

Ankara craint que les Kurdes d'Irak, alliés des Etats-Unis, ne gagnent une influence trop grande, ce qui pourrait relancer les aspirations séparatistes des Kurdes de Turquie.

Jeudi, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell avait souligné que Washington souhaitait à ce sujet une décision aussi rapide que possible. M. Powell avait déclaré que ses entretiens avec M. Gul avaient porté sur "une possible contribution militaire de la Turquie" aux efforts de stabilisation en Irak après le renversement du régime de Saddam Hussein.

M. Gul avait pour sa part souligné jeudi à Washington que son pays voulait obtenir un mandat plus large de la communauté internationale en Irak pour pouvoir y envoyer des troupes aider les forces américaines. "Une implication de l'Onu et de l'Otan rendrait les choses plus faciles", a-t-il dit.

Le gouvernement turc voit dans la demande américaine d'aide militaire une chance d'améliorer ses relations avec Washington. Ces relations sont au plus bas depuis que la Turquie a refusé de soutenir l'intervention militaire en Irak et que onze soldats turcs ont été détenus par les forces américaines dans le nord de l'Irak sous contrôle kurde.

M. Gul s'est cependant montré optimiste sur l'évolution des relations entre Ankara et Washington. "Je pense que les problèmes ont été surmontés", a déclaré le chef de la diplomatie turque à NTV. Les Américains "sont prêts à travailler avec nous en Irak", a-t-il ajouté.

Mais il a souligné que toute décision du gouvernement de fournir des troupes pour des opérations de sécurité en Irak nécessiterait l'approbation du Parlement turc, où le sentiment anti-américain est encore très fort.

Le Parlement sera en vacances d'été d'août à octobre. (AFP, 28 juillet 2003)
 

The Washington Post: Turkish troops may be deployed on the Iraq-Syria border

Turkish troops could be used to set up a buffer zone between Syria and Iraq if they are deployed in the latter country, according to a report carried by the influential US daily The Washington Post.

The report, carried in an article by journalist Jim Hoagland, claimed that the US would station the Turkish troops along the Iraq-Syria border as part of the multi-national peacekeeping force. The Turkish government has yet to respond to a US request to send troops to serve in Iraq as part of the stability force in the country.

The article also mentioned pre-war allegations that Turkey would have attacked Iraqi Kurdish groups and taken over oil rich cities in Iraq had Ankara deployed troops in the region during the recent war in Iraq.

The Washington Post report said that the Iraqi Kurds were the best friends of the US in the country and that it was the intention to keep any Turkish forces sent to Iraq away from Kurdish region. (The Washington Post, July 28, 2003)
 

Nouvelle alliance turco-américaine contre le mouvement kurde de Turquie?

La Turquie et les Etats-Unis ont discuté des moyens de lutter conjointement contre les rebelles kurdes de Turquie repliés dans le nord de l'Irak, lors d'entretiens vendredi à Ankara entre hauts responsables militaires des deux pays.

Les discussions ont porté sur les actions "pouvant être menées conjointement contre les activités de l'organisation terroriste PKK-Kadek dans le nord de l'Irak", a indiqué l'état-major de l'armée turque samedi dans un communiqué.

Côté américain, le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général James Jones, et le chef du Commandement central américain, le général John Abizaid, ont participé à ces entretiens.

Des soldats turcs sont déployés depuis 1997 dans la zone frontalière du nord de l'Irak, région peuplée majoritairement de Kurdes, afin de traquer les rebelles séparatistes du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) qui s'y sont repliés.

Le PKK a déposé les armes en 1999 après 15 ans de lutte contre les forces turques dans le sud-est de la Turquie, puis a été rebaptisé Kadek en 2002, mais reste considéré par Ankara comme une organisation terroriste.

L'ambassadeur des Etats-Unis en Turquie, Robert Pearson, a confirmé que les deux pays s'étaient mis d'accord pour coopérer dans la lutte contre la rébellion kurde, a rapporté l'agence Anatolie.

Les deux généraux américains se sont rendus en Turquie pour mettre fin au différend qui oppose Washington et Ankara, alliés au sein de l'Otan, depuis que les forces américaines ont détenu pendant 48 heures onze hommes des forces spéciales turques dans la ville nord-irakienne de Souleymaniyah le 4 juillet.

Selon l'état-major, les discussions ont porté sur les moyens d'améliorer la coordination entre les forces des deux pays déployées dans le nord de l'Irak pour éviter à l'avenir de tels incidents.

La création d'une force internationale de maintien de la paix en Irak figurait aussi à l'agenda. Selon des informations de la presse turque, Washington pourrait demander à la Turquie de participer à une telle force. (AFP, 19 juillet 2003)
 

Menace américaine d'utiliser la force contre les militants kurdes de Turquie

Les militants kurdes de Turquie repliés dans le nord de l'Irak doivent quitter la région faute de quoi ils prennent le risque d'être chassés par la force, a déclaré l'ambassadeur des Etats-Unis en Turquie, Robert Pearson, dans une interview publiée dimanche.

"Nous voulons qu'il ne subsiste en Irak aucune menace à l'encontre de la Turquie", a déclaré M. Pearson au quotidien Hurriyet, soulignant que les Etats-Unis étaient déterminés à vider le nord de l'Irak des rebelles venus de Turquie.

"Soit ils se rendront, soit ils s'exposeront aux conséquences de leurs actes (...) L'alternative est l'usage de la force militaire. Ce sont des citoyens turcs, pas irakiens. Ils doivent rentrer chez eux, en Turquie", a ajouté l'ambassadeur américain.

Environ 5.000 rebelles séparatistes kurdes de Turquie, selon Ankara, ont trouvé refuge dans les montagnes du nord de l'Irak, région peuplée en majorité de Kurdes, depuis que le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, rebaptisé Kadek) a déposé les armes en 1999 après 15 ans de lutte contre les forces turques dans le sud-est anatolien.

Selon Ankara et Washington, ces rebelles constituent toujours une menace contre la Turquie.

"Nous mettons en place une stratégie pour convaincre les militants du PKK de se rendre (...) Nous travaillerons avec la Turquie sur cette question", a ajouté M. Pearson.

Depuis 1997, la Turquie a déployé des troupes du côté irakien de la frontière en invoquant la défense de sa sécurité contre la rébellion kurde. Mais, selon des observateurs à Ankara, Washington souhaiterait à présent que cette présence militaire cesse.

Les relations entre Washington et Ankara, alliés au sein de l'Otan, se sont tendues à la suite de plusieurs différends liés à la guerre en Irak, notamment la détention début juillet, pendant 48 heures, de 11 hommes des forces spéciales turques, par des soldats américains, dans la ville nord-irakienne de Souleymaniyah.

Afin de relancer la coopération entre les deux pays, le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gul, se rend cette semaine aux Etats-Unis. (AFP, 20 juillet 2003)
 

Les députés turcs peu enclins à envoyer des soldats en Irak aux côtés des USA

Les députés turcs ont dénoncé mardi l'idée que leur pays puisse envoyer des soldats en Irak pour aider les Américains à stabiliser ce pays.

Le ministre des Affaires étrangères Abdullah Gul a quitté Ankara mardi matin pour discuter de la question avec les autorités américaines, mais avant même son arrivée à Washington, les députés turcs --de l'opposition mais aussi du parti de la Justice et du Développement (AKP), au pouvoir- dénonçaient le projet.

"Il ne serait pas approprié pour la Turquie d'aller là-bas (en Irak) soutenir une force d'occupation", a affirmé à la télévision le député de l'AKP et président de la commission parlementaire des Affaires étrangères, Mehmet Dulger.

La plupart des pays sollicités par Washington pour rejoindre la force internationale de maintien de la paix ont insisté sur la nécessité d'y aller avec un mandat de l'Onu, a-t-il souligné.

"C'est également ce qu'il nous faut faire", a-t-il ajouté.

Selon Deniz Baykal, le dirigeant du parti Républicain du peuple (CHP), principal parti d'opposition, le gouvernement doit obtenir l'approbation du parlement si "en raison de son complexe d'infériorité vis-à-vis des Etats-Unis" il veut s'engager dans "une aventure" en Irak.

Le parlement a voté le 20 mars une autorisation de principe à l'envoi de soldats en Irak du nord, mais celle-ci n'est valable que jusqu'au 20 septembre et ne s'applique qu'à l'Irak du nord, a souligné M. Baykal.

Abdullah Caliskan, un député de l'AKP, a estimé que "nous ne pouvons pas jouer le rôle d'ange-gardien des Américains en Irak", tandis qu'un autre député de l'AKP, Emil Sirin, affirmait que "le gouvernement ne doit même pas songer à l'idée de soumettre une telle motion (sur l'envoi de troupes) au parlement".

Genghis Kaptanolu, le président de la commission de défense, était un des rares à préconiser une intervention, estimant qu'une simple décision du gouvernement serait suffisante à cet effet.

Washington et Ankara sont en froid depuis le refus, début mars, du parlement turc d'autoriser les soldats américains à passer par la Turquie pour envahir l'Irak par le nord.

La visite de M. Gul à Washington vise à reserrer les liens entre les deux pays alliés au sein de l'Otan et les dirigeants turcs se sont félicités du fait que, selon eux, Washington souhaite une participation militaire turque en Irak. (AFP, 22 juillet 2003)
 

L'Irak au centre d'une visite du ministre turc des Affaires étrangères aux USA

Le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gul se rend cette semaine aux Etats-Unis pour tenter de relancer la coopération avec son "allié stratégique", alors que les relations entre les deux pays sont mises à mal par des différends sur l'Irak.

Cette visite intervient alors que les Etats-Unis viennent de demander à la Turquie de participer à la force internationale de maintien de la paix en Irak.

"Les Etats-Unis ont demandé à la Turquie des soldats pour l'Irak", a affirmé dimanche le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan lors d'un discours à Batman (sud-est).

"La Turquie est en passe d'améliorer sa relation stratégique avec les Etats-Unis", a affirmé M. Erdogan, cité par l'agence Anatolie, sans pour autant dire quelle réponse il apporterait à Washington.

Selon la presse, les Etats-Unis souhaitent que la Turquie contribue quelque 10.000 soldats à un moment où les forces américains enregistrent des pertes quasi-quotidiennes en Irak.

M. Gul rencontrera mercredi des représentants du Congrès et s'entretiendra jeudi avec le secrétaire d'Etat Colin Powell et le vice-président Dick Cheney, a indiqué le ministère des affaires étrangères à Ankara.

Vendredi, il aura des entretiens avec Condoleezza Rice, la conseillère du président George Bush pour la sécurité nationale, prononcera un discours devant un institut spécialisé sur la politique du Proche-Orient et rencontrera des responsables du Fonds monétaire international.

M. Gul, qui est aussi premier ministre-adjoint, pourrait également rencontrer le ministre de la défense, Donald Rumsfeld, pour tenter de relancer la coopération militaire alors que les relations se sont sérieusement dégradées, notamment en raison de l'arrestation musclée par les Américains de 11 soldats turcs, début juillet, en Irak du nord.

Washington et Ankara étaient déjà en froid depuis le refus, début mars, du parlement turc d'autoriser les soldats américains à passer par la Turquie pour envahir l'Irak par le nord.

Mais l'arrestation des soldats turcs, le 4 juillet, a provoqué une nouvelle crise.

Bien que relâchés au bout de deux jours, la détention de ses soldats a été vécu en Turquie comme une humiliation nationale.

Selon le chef d'état-major, le général Hilmi Ozkok, l'incident a sonné l'heure de la "plus grave crise de confiance" entre militaires des deux pays.

Responsables américains et turcs cherchent depuis à calmer le jeu.

Ils ont mené une enquête conjointe sur les circonstances de l'incident et publié un communiqué pour le qualifier de "regrettable".

Mais les parties ont occulté le fond de l'affaire, Washington affirmant seulement que ses forces ont agi en raison de "soupçons" à l'encontre des soldats turcs qui conservaient des explosifs à leur quartier général de Souleimaniyah.

Les retombées de cette affaire rendront néanmoins difficile tout accord sur l'envoi de troupes turques en Irak, d'autant plus que les Kurdes ne souhaitent pas leur présence dans le nord du pays et que les Turcs --depuis toujours membres de l'Otan-- n'entendent pas être commandés par la Pologne, un ancien membre du Pacte de Varsovie, à qui Washington vient de remettre le commandement d'un des quatre secteurs du pays.

Une des solutions au problème pourrait être apportée par une intervention américaine contre les rebelles séparatistes kurdes de Turquie, réfugiés dans les montagnes du nord irakien.

Ces rebelles, membres du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, rebaptisé Kadek), doivent quitter la région faute de quoi ils risquent d'en être chassés par la force, a déclaré l'ambassadeur des Etats-Unis en Turquie, Robert Pearson, dans une interview publiée dimanche.

"Soit ils se rendront, soit ils s'exposeront aux conséquences de leurs actes (...) L'alternative est l'usage de la force militaire. Ce sont des citoyens turcs, pas irakiens. Ils doivent rentrer chez eux, en Turquie", a affirmé l'ambassadeur américain dans une interview au quotidien Hurriyet.

Le PKK, qui disposerait de quelque 5.000 hommes en Irak, avait annoncé une trêve unilatérale en 1999, après 15 ans de lutte contre les forces turques dans le sud-est de la Turquie. L'organisation est toujours considérée comme terroriste tant par Ankara que par Washington.

Deux généraux américains, dont le chef du Commandement central, le général John Abizaid, responsable de l'Irak, se sont entretenus de ces questions avec leurs homologues militaires turcs vendredi à Ankara, et M. Gul aura l'occasion de discuter de leurs implications politiques lors de sa visite à Washington.  (AFP, 20 juillet 2003)
 

La "guerre de cola" turco-américaine

Tout le monde en boit, toute la presse en parle, ses patrons se frottent les mains: le tout nouveau soda "Cola Turka" arrive à point nommé, en pleine "guerre froide" entre Ankara et Washington, pour damer le pion au célèbre rafraîchissement américain.

Moins de 15 jours après son lancement médiatique spectaculaire, la boisson pétillante en robe blanche et rouge s'annonce comme la véritable "success story" commerciale de l'été, aux implications politiques très conjoncturelles.

"Nous n'avons pas choisi de profiter de la situation politique, mais simplement cherché à vendre un style de vie, celui des Turcs", raconte Eda Gokkan, chargée de la campagne publicitaire chez Young & Rubicam.

Un spot publicitaire télévisé met en scène un bon père de famille qui voit tous les buveurs de Cola Turka prendre les habitudes traditionnelles turques, de l'alimentation aux superstitions, jusqu'à l'apparition d'une moustache archétypique.

Le comble, c'est que la dernière publicité du soda US se passe dans le centre d'Istanbul avec une musique locale, alors que celle de Cola Turka se déroule au coeur des Etats-Unis, dans un café de New-York, avec chapeau de cow-boy et blue-jean.

Le succès de la campagne du produit commercialisé par la firme agro-alimentaire Ulker est en tous cas au rendez-vous, avec la conquête d'ores et déjà de près d'un quart du marché des "colas" --un milliard de litres par an-- et dont 70% étaient jusque là chasse gardée de la firme d'Atlanta.

Le pari de vendre un produit typiquement américain en utilisant des ressorts profondément patriotiques semble avoir atteint son but, au moment où les deux alliés turcs et américains sont en froid sur des questions de politique régionale liée à l'Irak.

C'est "la réaction 'à la turque'" à l'arrestation des soldats turcs par les Américains (en Irak du nord le 4 juillet, ndlr), nous faisant réaliser ce que l'on n'avait pas compris de leur comportement en Afghanistan, en Irak et en Iran", écrivait récemment le journal Milliyet.

"On ne fait pas de propagande turque", se défend Serdar Erener, le chef de l'agence chargée de la publicité de cette petite bombe commerciale, expliquant son message par le concept de "nationalisme positif".

L'idée de vendre un produit "en jouant sur des sentiments anti-américains" en pleine mondialisation est "risquée" et "de courte vue", répond un éditorialiste du quotidien Hurriyet.

Le lancement de Cola Turka arrive malgré tout "à point nommé", selon la directrice des ventes d'un supermarché du centre d'Istanbul, qui ne veut donner que son prénom, Didem.

Car "avec la guerre en Irak, 90% des Turcs n'aiment pas les Etats-Unis et préfèrent consommer local", explique-t-elle, estimant à 25% la progression journalière des ventes du soda turc, qui "va bientôt détrôner ses concurrents".

"La production n'arrive pas à suivre les ventes", se réjouit le chef des produits d'Ulker, tout sourire, Taner Karamollaoglu, à la télévision CNN-Turk. "Les performances de notre produit sont parfaites".

Et d'ajouter: "Continuez à boire Cola Turka, continuez à vous turquifier!", jouant, encore, de la corde nationaliste.

Ce au moment où les gazettes se font l'écho d'un sentiment anti-américain de plus en plus fort, tel ce restaurateur d'Antalya refusant de vendre des produits américains (tels les fameux soda), rapportait jeudi Hurriyet.

Le même quotidien notait d'ailleurs que, selon une enquête de l'institut Roper ASW, les ventes de produits nord-américains ont chuté de 13% en Turquie en faveur de la production nationale.

Le quotidien Vatan notait pour sa part jeudi que la guerre des sodas a aussi ses implications en politique intérieure: le fils de l'actuel Premier ministre Recep Tayyip Erdogan est distributeur de Cola Turka alors que le fils de l'ancien Premier ministre Mesut Yilmaz distribue l'original. (AFP, 18 juillet 2003)
 

Les touristes américains toujours rares en Turquie: Irak oblige

Deux mois après de la fin de la guerre en Irak, les touristes américains boudent toujours la Turquie, constatent les professionnels, qui espérent qu'ils reviendront à l'automne.

"Les marchés étrangers accusent une chute des réservations à cause du conflit, une chute qui concerne surtout les touristes américains," explique Cengiz Yucel, de TURSAB, l'Association des agents de voyage turcs.

Dans le petit bazar désespérément vide de la mosquée Bleue, dans le centre touristique d'Istanbul, les commerçants enregistrent des chutes vertigineuses de la fréquentation américaine, dûes surtout aux événement en Irak, selon eux.

"Depuis la guerre, j'ai vendu une dizaine de tapis à des clients américains, contre une bonne centaine l'an dernier", se lamente Hussein Palioglu, car la Turquie est vue "comme un pays religieux qui a rendu plus difficile l'intervention américaine en Irak.

Il ajoute que "seuls viennent quelques hommes d'affaires ou ceux qui ont des amis habitant déjà ici", comme Erica Hoffmann, enseignante à Istanbul, qui rappelle que "le gouvernement américain a émis des mises en garde pour le tourisme dans les pays musulmans en raison des risques terroristes".

"L'attitude anti-américaine de la Turquie pendant la guerre a affecté négativement l'opinion publique aux Etats-Unis", selon Metehan Pekoz, directeur de l'agence Trans Balkan, qui ne compte même pas sur une augmentation de la fréquentation américaine pour l'année prochaine.

Le Parlement turc s'était opposé au déploiement sur son territoire de troupes américaines qui souhaitaient envahir l'Irak par le nord, et des sérieuses frictions persistent entre les deux alliés au sein de l'Otan, notamment concernant la situation en Irak du nord.

Selon les statistiques de l'agent Grand Circle, aucune réservation américaine n'a été enrégistrée en Turquie entre le 1er juin et le 15 juillet, sauf pour les touristes arrivant par bateau.

"Les demandes des réservation pour l'an 2004 dépendront directement des relations entre les deux pays", selon Alpay Tezer, directeur des opérations de Grand Circle.

Selon TURSAB, le nombre des touristes américains avait déjà baissé de moitié (de 144.000 à 77.000) sur les quatre premiers mois de 2001 par rapport à la même période de l'année 2002 en raison des événements du 11 septembre.

Les cinq premiers mois de 2003 ont vu ce chiffres tomber à 57.000 en raison des tensions régionales autour de l'Irak, explique Cengiz Yucel.

A l'hôtel Mavi Ev, rempli à 40% à peine de sa capacité, le directeur Ali Aksar enregistre une baisse de 50% de la venue de touristes américains par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Les grands hôtels de luxe d'Istanbul se sont refusés à tout commentaire sur leur clientèle.

Jeudi, le journal Hurriyet écrivait que l'industrie touristique turque, première pourvoyeuse de devises du pays, avait chuté de 9% pour les six premiers mois de l'année, par rapport à 2002.

La Turquie a accueilli l'an passé quelque 13,2 millions de visiteurs (dont un quart d'Allemands, réalisant un chiffre d'affaires de 11,9 milliards de dollars, et table pour l'année en cours sur 15 millions de visiteurs. (AFP, 18 juillet 2003)
 

Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

Bruxelles salue l'adoption d'un nouveau paquet de réformes en Turquie

La Commission européenne a salué jeudi l'adoption par le Parlement turc la veille d'un ensemble de réformes pro-européennes dont l'une réduit l'influence de l'armée sur la vie politique.

L'adoption de ces réformes "démontre la volonté du gouvernement turc" de se conformer aux exigences posées par l'UE en vue de l'ouverture de négociations d'adhésion avec Ankara, a déclaré le commissaire à l'Elargissement, Guenter Verheugen, dans un communiqué.

Il a en particulier qualifié de "pas significatif" la réforme limitant les pouvoirs et le champ des responsabilités du Conseil national de sécurité (MGK), principal cénacle de décision politique du pays où les généraux pèsent de tout leur poids sur la gestion des affaires publiques.

"La réforme de la structure et du fonctionnement du Conseil national de sécurité est un pas significatif en vue d'établir un contrôle démocratique sur l'armée, conformément à ce qui se fait dans les Etats de l'Union européenne", a affirmé Guenter Verheugen.

La Turquie prévoit d'adopter d'ici à la fin 2004 toutes les réformes exigées dans les critères de Copenhague pour espérer entamer en 2005 des négociations en vue d'une adhésion à l'UE. L'Union ne décidera qu'en décembre 2004 si elle entame ou non de telles négociations avec Ankara.

"Ces réformes doivent à présent être mises en oeuvre de manière effective", a rappelé jeudi l'exécutif européen qui demande aux pouvoirs exécutifs et judiciaires turcs d'appliquer loyalement les réformes législatives.

Dans un rapport rendu public mercredi à Bruxelles, la Fédération internationale des Ligues des droits de l'Homme (FIDH) avait parlé d'une "situation alarmante" en matière de droits de l'Homme dans le sud-est de la Turquie, et insisté sur le "décalage" entre le vote des réformes et leur mise en oeuvre effective. (AFP, 31 juillet 2003)
 

La présidence de l'UE va presser Ankara d'aider à la réunification de Chypre

L'Italie va utiliser ses bonnes relations avec la Turquie pour faire pression sur Ankara afin qu'il soutienne les efforts visant à la réunification de Chypre avant l'entrée de celle-ci dans l'Union européenne (UE) en 2004, a déclaré jeudi le ministre italien des Affaires européennes.

"L'Italie entretient de très bonnes relations avec la Turquie et va faire de son mieux pour convaincre Ankara de coopérer au processus de réunification", a indiqué Rocco Buttiglione lors d'une conférence de presse à Nicosie. L'Italie occupe actuellement la présidence tournante de l'UE.

"Nous sommes favorables au plan (de réunification) de l'Onu et voudrions contribuer, à la fois en tant que pays et en tant que président de l'UE, à faciliter ce processus", a ajouté le ministre, lors de sa visite de 24 heures sur l'île.

Il a cependant souligné que le règlement du problème chypriote était une des conditions d'une éventuelle adhésion de la Turquie à l'UE, de pair avec une démocratisation du pays.

Chypre est divisée depuis l'intervention de l'armée turque dans le nord, en 1974, en réponse à un coup d'état d'ultranationalistes visant à rattacher l'île à la Grèce.

Le dirigeant chypriote-turc Rauf Denktash, accusé par l'Onu et les Chypriotes-grecs d'avoir entravé un accord de réunification en mars, a récemment proposé une série de mesures de rétablissement de la confiance.

La République de Chypre (sud, internationalement reconnue) l'accuse de tergiverser, alors que l'île doit rejoindre l'Union européenne (UE) en mai 2004.

L'UE a assuré qu'elle n'accueillera que la partie sud si un règlement n'est pas atteint d'ici là. (AFP, 24 juillet 2003)
 

Dublin salue les réformes, s'engage à soutenir la candidature turque à l'UE

Le Premier ministre irlandais Bertie Ahern a salué jeudi à Ankara les réformes pro-européennes réalisées par la Turquie, s'engageant à soutenir lors de sa présidence de l'Union européenne (UE), l'an prochain, la candidature de ce pays musulman au club européen.

"Les nombreux trains de réformes engagés par la Turquie consistent en une tâche énorme", a-t-il dit lors d'une conférence de presse avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, au terme de leurs discussions.

M. Ahern s'est félicité des efforts du gouvernement turc pour remplir les critères de Copenhague, en matière de droits de l'homme et de démocratie, pour obtenir l'ouverture des négociations d'adhésion à l'UE.

Le gouvernement du parti de la Justice et du Développement (AKP) de M. Erdogan a fait passer au parlement plusieurs séries de réformes afin de pouvoir entamer ces négociations l'année prochaine, en fonction de ses progrès

"J'ai souligné (à M. Erdogan) que nous étions prêts à les soutenir par tous nos moyens, particulièrement lors de notre présidence tournante", pour six mois à partir de janvier prochain, a dit M. Ahern.

Ce dernier a toutefois appelé Ankara à déployer des efforts pour une réunification de Chypre, divisée en secteurs turc (nord) et grec (sud) depuis 1974.

Le chef du gouvernement irlandais s'est dit convaincu qu'un règlement était possible sur l'île méditerranéenne sur la base d'un plan du secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, sur lequel les discussions inter-communautaires avaient échouées en mars dernier.

M. Ahern doit s'entretenir avec le chef de la diplomatie Abdullah Gul et le président Ahmet Necdet Sezer.  (AFP, 17 juillet 2003)
 

Erdogan says reference to Christianity in EU constitution unlikely

Prime Minister Recep Tayyip Erdogan said he did not expect a future constitution for the European Union to mention the Christian roots of Europe.

"I think that there won't be any reference to Christian roots in the future European Union constitution," Erdogan said. "There might be proposals by some countries to do this, but it won't be accepted because this would go against all the principles of the foundation of the European Union. The European Union is not a Christian or geographic union, it is a union based on political criteria," Erdogan said on the last day of his two-day visit to Portugal.

Erdogan also said that recent proposals to mention the Christian roots of the European Union in a future constitution were not a worry for Turkey's ambition to join the bloc.

"The European Union is not the place for a clash of civilizations. On the contrary it eases the union between civilizations, so that they can all live together," he went on.

Erdogan was speaking after a meeting with his Portuguese counterpart Jose Manuel Durao Barroso.

Erdogan's ruling Justice and Development (AK) Party has roots in Turkey's pro-Islamic movement, but says it is not pursuing an Islamic agenda. Turkey is a predominantly Muslim country, but its constitution is staunchly secular.

At a recent meeting to discuss the EU's draft constitution, Polish Prime Minister Leszek Miller said he wanted a mention of God and Christianity in the charter. Italy, Poland, Portugal and Spain supported that reference.

Barroso said that even though Portugal would like to see such a reference on a cultural and historical level, it also supports Turkey's drive to joining the bloc.

Erdogan said Italian Prime Minister Silvio Berlusconi also assured him that Italy supports Turkey's ambitions.

Erdogan's government has made EU membership a priority and pushed reforms through parliament last week to advance its bid.

EU leaders will meet in December 2004 to review Turkey's membership performance with a view to open accession talks without delay.

"Our friends in Portugal clearly state that they fully support Turkey's membership bid," Erdogan said upon return from his two-day visit.

Erdogan's visit was the first visit to Portugal at prime-ministerial level.

The prime minister said both Turkish businessmen and government members were welcomed warmly in Portugal and added that bilateral relations would enter a new and more dynamic era in the aftermath of his visit.

The Portuguese prime minister is expected to visit Turkey in the spring of 2004. In the autumn, Foreign Minister Abdullah Gul and Chief of Staff Gen. Hilmi Ozkok are expected to travel to this country for separate visits, Erdogan also said. (Turkish Daily News, July 4, 2003)
 

La Turquie n'est pas prête à entrer dans l'UE, selon un ministre italien

La Turquie n'est pas prête d'entrer dans l'Union européenne parce qu'elle n'est pas une démocratie, estime le ministre italien des Affaires européennes Rocco Buttiglione, dans une interview publiée lundi.

Cette déclaration au journal autrichien Die Presse intervient la veille de l'accession pour six mois de l'Italie à la présidence tournante de l'UE.

Dans la même interview, M. Buttiglione insiste pour une réforme du Pacte de stabilité, dont il pense que "la structure est en train de vaciller" et qu'il faut prendre en compte les retraites dans le calcul de l'endettement des Etats-membres de l'UE.

"La Turquie n'est pas une démocratie car l'armée y exerce une tutelle", déclare M. Buttiglione qui semble ne pas être sur le même longueur d'ondes que le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, qui avait déclaré lors de sa visite à Ankara le 12 mai qu'en prenant la présidence de l'UE le soutien de l'Italie à la Turquie "irait s'amplifiant".

M. Buttiglione précise qu'il ne souhaite pas pour autant voir disparaître la tutelle des militaires en Turquie. "S'il n'y avait pas cette tutelle, la Turquie deviendrait vraisemblablement une république islamique et de cela nous voulons encore moins".

L'UE examinera en décembre 2004 l'opportunité d'ouvrir ou non des négociations d'adhésion avec la Turquie qui a obtenu en 1999 le statut de candidat à l'adhésion.

Parlant du pacte de stabilité, le ministre italien des relations européennes redit sa volonté de faire une "réforme raisonnable". "J'en ai assez de cette hypocrisie", affirme-t-il. "On ne prend pas en considération l'endettement global de l'Etat dans cette affaire car le plus gros morceau n'est pas intégré au calcul et ce gros morceau ce sont les retraites".

"Nous voulons que la Commission nous dise où se situe le plafond de l'endettement pour les retraites" et alors tous les pays seraient invités à respecter ce plafond. "Cela renforcerait considérablement le Pacte de stabilité. Et du même coup cela renforcerait énormément la monnaie", ajoute M. Buttiglione.

Le Pacte de stabilité n'autorise qu'un déficit public de 3% du PIB pour chaque pays membre. L'Allemagne, qui a présenté en 2002 un déficit public de 3,6%, fait ainsi l'objet d'une procédure disciplinaire lancée par Bruxelles.

M. Buttiglione exclut que l'amende financière de 0,5 % du PIB prévue par le Pacte pour les contrevenants soit infligée à l'Allemagne. (AFP, 30 juin 2003)
 

Relations régionales / Regional Relations

Manoeuvres aéronavales conjointes Israël/USA/Turquie en août

Israël, les Etats-Unis et la Turquie effectueront en août des manoeuvres aéronavales conjointes dans les eaux internationales, au large des côtes sud de la Turquie, a annoncé jeudi l'armée israélienne.

Ces manoeuvres, les sixièmes du genre, sont centrées sur des exercices de sauvetage en mer et la coordination des commandements militaires des trois pays, a-t-elle indiqué dans un communiqué sans mentionner une date précise.

Elles impliquent des hélicoptères, des avions de reconnaissance et des bâtiments de la marine des trois pays.

Les dernières manoeuvres conjointes de ce type s'étaient déroulées début janvier alors que se profilait l'offensive militaire américaine en Irak.

Israël est lié aux Etats-Unis, son principal allié, par un accord d'étroite coopération stratégique.

L'Etat hébreu a, par ailleurs, signé en 1996 un accord de coopération militaire avec la Turquie, qui a soulevé la colère de la plupart des pays arabes et de l'Iran. (AFP, 31 juillet 2003)
 

La bataille pour Kirkouk a commencé

Kirkouk, la grande ville pétrolière du nord de l'Irak, doit réintégrer le Kurdistan et devenir sa capitale dans un Irak fédéral, affirment des responsables kurdes qui se sont lancés dans cette bataille au grand dam de la Turquie.

"Notre espoir est de voir Kirkouk devenir la capitale" du Kurdistan, dit Gadir Aziz Jabbari, le représentant du Parti Démocratique du Kurdistan (PDK), à Souleimaniyah, "sinon ce sera Erbil", l'autre grande ville kurde. Mais "nous ne cèderons jamais sur ce sujet", ajoute-t-il.

"La capitale du Kurdistan sera Kirkouk ou Erbil", affirme aussi Aiso Shak Norey, le maire de Souleimaniyah, membre de l'autre grand parti kurde, l'Union Patriotique du Kurdistan (UPK).

La ville aux immenses gisements pétroliers située à 250 km au nord de Bagdad est historiquement l'objet de convoitises. La Turquie en avait réclamé le contrôle et craint aujourd'hui le développement d'un Kurdistan économiquement puissant.

L'espoir des Kurdes est porté à l'unisson par les deux factions -UPK et PDK- qui contrôlent une partie du nord de l'Irak, sans Kirkouk, depuis la fin de la guerre du Golfe en 1991.

Jalal Talabani de l'UPK et Massoud Barzani du PDK sont membres du Conseil de gouvernement transitoire, mis en place le 13 juillet par l'administration civile américaine en Irak, ainsi que de la présidence tournante de ce Conseil créée mardi, où ils vont défendre jalousement la cause du Kurdistan.

Les deux premières entités politiques de l'après-Saddam Hussein doivent élaborer la nouvelle Constitution de l'Irak.

Ayant abandonné la revendication de l'indépendance, les deux partis se prononcent pour un Irak fédéral divisé en trois: sud, centre et nord.

Ils ont déjà un dossier s'appuyant sur des documents historiques prouvant que Kirkouk est bien kurde, dit Gadir Aziz Jabbari, au moment où justement un professeur d'histoire entre dans son bureau.

"Saddam Hussein a voulu en faire une ville arabe et avait même interdit de donner aux enfants des noms kurdes", ajoute-t-il.

En échange de Kirkouk et ses trois millions d'habitants, les responsables kurdes semblent avoir abandonné leur revendication sur Mossoul. "La ville est arabe même si les villages autour sont majoritairement kurdes", reconnaissent-ils.

Leurs angoisses viennent de la Turquie. "Nous voulons la paix, mais les Turcs ne sont pas nos amis", dit Aiso Shak Norey.

"Nous ne les laisserons pas faire", ajoute M. Jabbari, affirmant "qu'ils ont d'abord pensé que la guerre serait une bonne occasion de récupérer Kirkouk".

Revenant sur l'arrestation pendant deux jours début juillet à Souleimaniyah de militaires turcs, le représentant du PDK estime "qu'ils n'étaient pas venus avec des bonnes intentions. Ils voulaient créer des problèmes". Onze membres des forces spéciales turques avaient été arrêtés et n'avaient été libérés qu'après d'intenses discussions entre Ankara et Washington.

Ankara ne cache d'ailleurs pas ses ambitions de jouer un rôle important dans le dossier irakien. Son ministre des Affaires étrangères Abdullah Gul a exprimé lundi le souhait que la Turquie ne joue pas pas uniquement un rôle de force de police en Irak, mais également un rôle militaire lui permettant d'avoir une influence sur le remodelage politique du pays.

En tant que voisin de l'Irak et à cause de son histoire, la Turquie est bien placée pour se permettre de donner des conseils aux Etats-Unis, a-t-il estimé. "Nous avons dirigé la région pendant des centaines d'années", a-t-il rappelé en faisant allusion à l'empire ottoman. (AFP, 30 juillet 2003)
 

Les Etats-Unis doivent mettre fin à l'occupation de l'Irak, dit le PM syrien

Le Premier ministre syrien Mustafa Miro a déclaré mardi à Ankara que la Syrie et la Turquie partageaient le même point de vue selon lequel les Etats-Unis devaient mettre fin à l'occupation de l'Irak et remettre la direction du pays à un gouvernement élu.

M. Miro effectuait à Ankara une visite historique, consacrant le réchauffement des relations entre Ankara et Damas -- longtemps ennemis et au seuil d'une confrontation militaire il y a à peine cinq ans -- et suscitant le mécontentement de Washington.

"Les deux parties ont déclaré qu'elle soutenaient la fin de l'occupation de l'Irak, l'établissement d'une administration élue par le peuple irakien et dans laquelle toutes les fractions de la société seraient honnêtement représentées", a dit M. Miro à l'issue d'une rencontre avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

Le Premier ministre turc n'a pas fait de commentaire au sujet de l'Irak, mais, selon des sources diplomatiques dont l'agence Anatolie se fait l'écho,  les dirigeants turc et syrien ont appelé en commun à la préservation de l'intégrité territoriale de l'Irak, à la suite de la chute du régime de Saddam Hussein.

Mustafa Miro a estimé  à Istanbul que les relations entre la Syrie et la Turquie, "deux pays frères", étaient promises à "un avenir brillant", au terme d'une visite officielle de deux jours en Turquie, rapporte l'agence de presse Anatolie.

"Je vois un avenir brillant pour nos relations tant que cette proximité se poursuit", a déclaré M. Miro, cité par Anatolie.

M. Miro s'exprimait à l'occasion d'une rencontre avec des hommes d'affaires du Conseil d'affaires turco-syrien, réunis à Istanbul avant qu'il ne quitte la Turquie, qu'il est le premier chef de gouvernement syrien à visiter en 17 ans.

Il a ajouté que les deux pays avaient "des intérêts communs" et qu'il considérait leur relation comme "stratégique", prévoyant "l'élargissement" de leurs liens à commencer par une "union économique et commerciale", selon Anatolie.

Le ministre d'Etat turc Kursad Tuzmen a pour sa part indiqué que les deux pays avaient signé un protocole de coopération dans les domaines douaniers, de la santé et de l'énergie, et souhaité que les échanges commerciaux entre les deux pays dépassent prochainement la "barrière psychologique" du milliard de dollars.

"Je veux croire que les deux pays auront franchi une première barrière psychologique en dépassant cette année le milliard de dollars d'échanges commerciaux", a déclaré M. Tuzmen, selon Anatolie.

Les échanges entre les deux pays ont connu un bond de 80% entre les six premiers mois de cette année et la même période de l'année dernière, a souligné le ministre turc au cours de cette visite de M. Miro à Istanbul, souhaitant que dans les prochaines années, le montant atteigne 2-3 milliards de dollars.

Les deux pays ont convenu de reprendre leurs entretiens sur le vieux différend concernant le partage des eaux du fleuve Euphrate, coulant de la Turquie vers la Syrie, après 10 ans de rencontres sans entente.

La Turquie et la Syrie ont été à deux doigts de la guerre fin 1998 sur le soutien de Damas au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui a mené durant 15 ans une rébellion séparatiste contre Ankara bénéficiant du soutien de la Syrie. (AFP, 30 juillet 2003)
 

La Turquie va reprendre ses achats de gaz russe le 1er août

La Turquie reprendra ses approvisionnements de gaz russe le 1er août pour remplir ses obligations contractuelles, a annoncé mardi le minstre turc de l'Energie Hilmi Guler, à la veille de négociations avec la partie russe sur le prix d'achat.

"Le gazoduc sera rouvert le 1er août", a déclaré le ministre Guler aux journalistes, dans la capitale turque Ankara.

La Turquie avait arrêté en mars dernier ses importations de gaz russe, acheminé par un gazoduc sous-marin reliant les deux pays riverains de la mer Noire, peu après sa mise en service, en raison d'un désaccord sur les modalités de paiement.

Au terme d'une clause dite "prenez ou payez" de l'accord signé en 1997, la Turquie doit autoriser le flux de l'hydrocarbure à partir du 1er août, sous peine de pénalités financières.

Mais les deux parties sont toujours en désaccord sur le prix du gaz et avaient même un temps évoqué la possibilité de recourir à un arbitrage international pour régler le différend.

Les responsables de la compagnie russe Gazexport et de la société nationale turque BOTAS doivent reprendre leurs négociations mercredi à Ankara pour tenter de surmonter la crise, a indiqué M. Guler.

La Turquie devait acheter cette année deux millards de mètres cube de gaz livré par le gazoduc Blue Stream, du terminal gazier russe de Izobilnoy jusqu'au port turc de Samsun, en passant sous la mer Noire

Ces importations devraient augmenter graduellement jusqu'à 16 milliards de mètres cube en 2007.

La Turquie a également acheté l'an dernier 11,8 milliards de mètres cube de gaz russe par un autre gazoduc passant par la Bulgarie.

Le contrat du gazoduc Blue Stream suscite depuis longtemps une controverse en Turquie et a fait l'objet d'une enquête parlementaire pour vérifier des accusations de corruption dans plusieurs projets de travaux publics et d'énergie. (AFP, 29 juillet 2003)
 

Le Premier ministre syrien appelle à une cohésion régionale contre les USA

Le Premier ministre syrien Mohammad Moustapha Miro a appelé les pays de la région à renforcer leurs liens afin de résister aux efforts des Etats-Unis pour remodeler le Moyen-Orient, dans une interview parue lundi dans le journal turc Sabah.

"Le monde entier est au courant de la politique américaine d'établir un ordre nouveau au Moyen-Orient (...) C'est pourquoi je pense que la Turquie, la Syrie et l'Iran ainsi que d'autres pays doivent agir plus et plus ensemble, cas si nous restons seul, il serait plus facile de faire ce qui a été fait à l'Irak", a déclaré M. Miro, à la veille d'une visite à Ankara.

Les Etats-Unis, en tant que dirigeants actuels de l'Irak, sont un voisin "au moins aussi mauvais que Saddam Hussein", a ajouté le Premier ministre syrien.

"Notre désir commun est que l'occupation (de l'Irak) se termine le plus tôt possible et que l'Amérique quitte la région le plus tôt possible", a déclaré M. Miro.

Malgré la réprobation de Washington, la Turquie se prépare à accueillir mardi et mercredi le Premier ministre syrien pour des entretiens visant à renforcer la coopération avec ce voisin arabe.

Le ministère turc des Affaires étrangères a affirmé dans un communiqué qu'Ankara "attache une grande importance" à la visite de M. Miro, premier chef de gouvernement syrien à visiter la Turquie depuis 1986.

Les entretiens porteront sur le renforcement des liens économiques et politiques entre les deux pays, ainsi que sur l'examen de la situation régionale, selon le ministère.

Les relations entre la Turquie et la Syrie et l'Iran --tendues par le passé-- se sont améliorées depuis l'intervention militaire américaine en Irak, pays limitrophe de ces trois pays.

Le président américain George W. Bush a réaffirmé, il y a une semaine, que la Syrie et l'Iran continuaient d'abriter et d'aider des terroristes. "Ce comportement est complètement inacceptable et les Etats qui soutiennent le terrorisme devront rendre des comptes", avait déclaré M. Bush. (AFP, 28 juillet 2003)
 

La Turquie se veut indépendante de Washington et accueille un leader syrien

Malgré la réprobation de Washington, la Turquie se prépare à accueillir mardi et mercredi le Premier ministre syrien Mustafa Miro pour des entretiens visant à renforcer la coopération avec ce voisin arabe.

Le ministère turc des Affaires étrangères affirme dans un communiqué qu'Ankara "attache une grande importance" à la visite de M. Miro, premier chef de gouvernement syrien à visiter la Turquie depuis 1986.

Les entretiens porteront sur le renforcement des liens économiques et politiques entre les deux pays, ainsi que sur l'examen de la situation régionale, selon le ministère.

Les relations entre la Turquie et la Syrie et l'Iran --tendues par le passé-- se sont améliorées depuis l'intervention militaire américaine en Irak, pays limitrophe de ces trois pays.

Ankara, Damas et Téhéran craignent tous qu'un éclatement de l'Irak ne conduise à une plus grande autonomie pour les Kurdes dans le nord de ce pays, ce qui aurait immanquablement des répercussions sur les minorités kurdes dispersées sur leurs propres territoires.

Les Etats-Unis, alliés de longue date de la Turquie au sein de l'Otan, ont toutefois mis en garde Ankara contre une coopération trop étroite avec la Syrie et l'Iran, deux pays accusés de soutenir le terrorisme et d'abriter des armes de destruction massive.

"Je pense que tout ce que la Turquie fait avec la Syrie ou avec l'Iran devrait rentrer dans la cadre d'une politique générale établie avec nous et visant à obtenir que ces pays changent leur mauvais comportement", avait affirmé en mai, à la télévision turque, le secrétaire adjoint américain à la défense Paul Wolfowitz.

Le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gul, qui a visité Damas fin avril, est actuellement à Washington pour tenter de resserrer les liens avec son allié "stratégique" américain, mis à mal par le refus turc de soutenir l'offensive militaire américaine en Irak.

Les relations entre la Turquie et la Syrie se sont considérablement améliorées depuis 1998 lorsque Ankara avait menacé de recourir à la force armée si Damas continuait à donner asile à Abdullah Ocalan et aux rebelles kurdes de son Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). (AFP, 25 juillet 2003)
 

Gaz: la Russie et la Turquie vont saisir la Cour internationale d'arbitrage

La Russie et la Turquie vont porter le conflit sur la fixation du prix du gaz naturel exporté par le Russie devant la Cour internationale d'arbitrage l'année prochaine, ont annoncé lundi des responsables de la compagnie russe Gazexport cités par l'agence Interfax.

La Turquie a interrompu, en mars dernier, les importations de gaz russe via un gazoduc sous-marin reliant les deux pays, peu de temps après son inauguration, les deux parties n'étant pas parvenues à s'entendre sur la formule à utiliser pour calculer les paiements.

Le 27 juin, Ankara avait annoncé que les négociations sur la fixation du prix avaient échoué et que les deux parties allaient solliciter un arbitrage international.

La Turquie devait acheter cette année deux milliards de mètres cubes de gaz russe via le Blue Stream, qui relie le champ gazier d'Izobilnoï, dans le sud de la Russie, au port turc de Samsun en passant sous la mer Noire.

L'année dernière, elle en avait acheté 11,8 milliards de m3 et elle devait augmenter progressivement ses importations au cours des prochaines années pour parvenir à 16 milliards de m3 d'ici à 2007.

La Russie a commencé le 29 décembre 2002 à envoyer du gaz naturel vers la Turquie à travers le Blue Stream (le Courant bleu), le gazoduc situé le plus profondément sous la mer au monde.

D'une longueur totale de 1.393 km, le gazoduc passe sous la mer Noire sur une distance de 400 km, à une profondeur pouvant atteindre plus de 2000 m par endroits. Il relie la raffinerie de gaz russe d'Izobilnoï (sud, sur la côte) au port turc de Samsun (nord), avant de poursuivre son tracé vers Ankara. (AFP, 21 juillet 2003)
 

M. Chaath demande le soutien d'Ankara à l'application de la feuille de route

Le ministre palestinien des Affaires étrangères Nabil Chaath a demandé mercredi le soutien de la Turquie pour l'application de la "feuille de route", plan de paix international au Proche-Orient, et l'a appelée à contribuer à la reconstruction dans les territoires palestiniens.

"La Turquie pourrait convaincre les Israéliens à aller de l'avant dans l'application de leur partie de la feuille de route (...) grâce à son importance particulière dans la région et ses bonnes relations avec les Palestiniens et les Israéliens", a-t-il dit à la presse au terme de discussions avec son homologue Abdullah Gul.

Il a souligné que "la feuille de route, bien que ce soit difficile, ouvre la voie à un retour potentiel à la diplomatie et à la reconstruction".

Le ministre palestinien a souhaité l'augmentation du volume commercial turco-palestinien et a invité les entreprises turques à participer au processus de reconstruction dans son pays.

M. Gul a de son côté indiqué que son gouvernement était déterminé à contribuer "activement" au processus de paix israélo-palestinien.

M. Chaath a en outre rejeté les efforts israéliens visant à marginaliser le Président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat. "La paix c'est l'intégration et non l'exclusion", a-t-il dit lors d'une conférence axée à la paix au Proche-Orient.

Il a dénoncé en termes virulents la visite effectuée par le Premier ministre israélien Ariel Sharon lundi à Londres pour tenter d'"exclure" M. Arafat du processus de paix, estimant qu'il y avait reçu "une gifle".

Le chef de la diplomatie britannique Jack Straw avait indiqué que son pays continuerait à maintenir ses contacts avec M. Arafat tant qu'il le jugerait "utile".

M. Chaath a également invité la Turquie a participer à certains comités du "quartette" sur le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, Russie, Onu) et à oeuvrer "activement" au processus en cours.

La Turquie, pays musulman à Etat laïque, est le seul allié régional d'Israël depuis 1996, date de la signature d'un accord de coopération militaire qui a provoqué la colère de la plupart des pays arabes et de l'Iran.

Ankara entretient également de bonnes relations avec les Palestiniens et soutient leur cause pour un Etat indépendant.

Depuis longtemps, la Turquie tente sans succès d'organiser une conférence entre Palestiniens et Israéliens.

M. Chaath, qui s'est également entretenu avec le président Ahmet Necdet Sezer, devait quitter jeudi matin la capitale turque.

Le président israélien Moshé Katsav a effectué la semaine dernière une visite d'Etat de deux jours en Turquie. (AFP, 16 juillet 2003)
 

La Géorgie saisit 25.000 passeports russes à bord d'un bateau turc

Les gardes-frontières géorgiens ont saisi des caisses remplies de quelque 25.000 passeports russes et abkhazes à bord d'un bateau turc sur la mer Noire, ont indiqué jeudi des responsables.

Les passeports ont été découverts sur un bateau en partance pour le port russe de Sotchi, sur la mer Noire, une ville située près de la république séparatiste d'Abkhazie, ont précisé ces responsables.

La Géorgie proteste depuis longtemps auprès de la Russie parce que la Fédération russe accorde des passeports et la citoyenneté russes aux Abkhazes, qui ont proclamé leur indépendance en 1992, provoquant l'envoi de troupes géorgiennes dans cette république.

Après une guerre d'un an qui a fait 16.000 morts et provoqué l'exil d'environ 250.000 Géorgiens, l'Abkhazie a acquis une indépendance de facto qui n'a pas été reconnue internationalement.

3.000 soldats russes sont actuellement stationnés dans cette république séparatiste qui borde la mer Noire dans l'ouest du Caucase. (AFP, 11 juillet 2003)
 

Le président israélien pour une "coopération" Israël-Turquie-Egypte-Jordanie-Palestine

Le président israélien Moshé Katzav a prôné mercredi à Istanbul une "coopération" entre son pays et l'Etat Palestinien, l'Egypte, la Jordanie et la Turquie, à même selon lui d'apporter "tranquillité et prospérité" à la région.

"Une coopération entre Israël, l'Etat palestinien, la Turquie, la Jordanie et l'Egypte représente un très grand potentiel", à condition de "laisser de côté les sujets politiques", a estimé le chef d'Etat israélien.

M. Katzav s'exprimait lors d'une rencontre entre hommes d'affaires turcs et israéliens, au deuxième jour de sa visite d'Etat en Turquie.

Mardi, il avait rencontré à Ankara son homologue turc Ahmet Necdet Sezer et le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

"Israël a récemment décidé d'accepter l'idée d'un Etat palestinien indépendant et souverain, c'est un pas positif", a rappelé Moshé Katzav, tout en se déclarant "pas sûr que tous dans le monde arabe souhaitent l'indépendance de la Palestine".

M. Katzav s'est félicité de la coopération étroite avec la Turquie, "seul pays démocratique avec Israël dans la région", deux pays qui "se ressemblent et qui se complètent", a-t-il souligné.

La Turquie, pays musulman à l'Etat laïque, est le seul allié régional d'Israël depuis 1996, date de la signature d'un accord de coopération militaire qui a soulevé la colère de la plupart des pays arabes et de l'Iran.

Ankara entretient également de bonnes relations avec les Palestiniens et soutient leur cause pour un Etat indépendant.

La Turquie, Israël et les Etats-Unis ont organisé depuis 1996 plusieurs manoeuvres de sauvetage en mer baptisées "Reliant Mermaid (sirène confiante)".

Les F-16 israéliens ont également régulièrement utilisé l'espace aérien turc, notamment les vastes plaines d'Anatolie centrale, pour des exercices qu'ils ne peuvent faire dans leur espace national restreint.

Le Président israélien avait visité dans la matinée la grande synagogue d'Istanbul et s'est rendu dans l'après-midi au musée archéologique.

Il devait quitter la Turquie dans la soirée après un dîner avec le gouverneur d'Istanbul Muammer Guler. (AFP, 9 juillet 2003)
 

Aliev doit rester "plusieurs jours" dans une clinique turque

Le président azerbaïdjanais Heydar Aliev, âgé de 80 ans et dont la santé s'est dégradée cette année, doit rester "plusieurs jours" dans une clinique militaire turque d'Ankara pour y subir des examens, a indiqué mercredi à l'AFP l'ambassadeur d'Azerbaïdjan en Turquie, Mehmet Nevruzoglu.

"Le président est en bonne forme, il n'y a pas à s'inquiéter", a affirmé le diplomate azéri.

M. Aliev est arrivé mardi soir dans la capitale turque et a été admis à l'hôpital militaire de Gata où il s'était fait soigner à plusieurs reprises dans le passé.

"Le président restera plusieurs jours à l'hôpital et regagnera ensuite Bakou", a ajouté M. Nevruzoglu.

M. Aliev, qui dirige son pays depuis l'éclatement de l'Union soviétique, a été opéré du coeur en 1999, puis plus récemment d'une hernie, de la prostate et des yeux.

Le chef de l'Etat azerbaïdjanais a déjà été hospitalisé pendant plusieurs jours en Turquie, en mai, après avoir perdu connaissance au cours d'une émission télévisée. Depuis son retour en Azerbaïdjan en mai, ses apparitions en public se sont limitées à des images télévisées prises à l'occasion de visites d'invités à son bureau ou à sa résidence.

L'Azerbaïdjan turcophone entretient des relations culturelles et militaires étroites avec la Turquie. (AFP, 9 juillet 2003)
 

Des Bulgares d'origine turque émigrés reviennent au pays pour entrer dans l'UE

Les Bulgares d'origine turque, chassés à l'époque communniste par la politique officielle d'assimilation forcée, reviennent au pays  dans l'espoir de profiter de l'adhésion de la Bulgarie à l'Union européenne.

En 1989, quelque 360.000 Bulgares d'origine turque avaient fui la "bulgarisation" forcée de leurs noms menée par le dictateur communiste Todor Jivkov.

Après sa chute le 10 novembre 1989, 170.000 d'entre eux étaient revenus de Turquie et avaient repris leurs noms musulmans. Mais la crise économique qui a suivi l'effondrement du communisme avaient provoqué une nouvelle vague d'émigration vers la Turquie.

La perspective de l'adhésion de la Bulgarie à l'UE, prévue en 2007, commence à les faire revenir.

Dans la région méridionale de Kardjali, où est concentrée la minorité turque en Bulgarie, la petite ville de Djebel, connue pour son tabac, était la plus dépeuplée. Aujourd'hui le centre-ville est animé, et de nouveaux bâtiments sont construits.

"Il y a une hausse de la demande de biens immobiliers. Un deux pièces cuisine coûte désormais 10.230 euros ce qui est un record pour une petite ville de province", dit le maire adjoint Hussein Moustafa. De nombreux émigrés bulgares d'origine turque sont intéressés à investir dans l'économie locale, notamment dans le textile, indique-t-il.

"Nous constatons une tendance au retour. Dans chaque commune au moins quelques émigrés sont retournés ou viennent faire des affaires", déclare Seïfi Nedjib, président du conseil municipal de Kardjali.

"Ils conçoivent ces retrouvailles avec le pays comme un pas vers l'UE", ajoute-il.

Pour la Turquie ce n'est qu'en décembre 2004 que les dirigeants de l'UE décideront d'ouvrir ou pas des négociations d'adhésion.

Les émigrés bulgares d'origine turque manifestent actuellement de l'intérêt pour les papiers d'identité bulgares conformes depuis 1999 aux exigences de l'UE. A ce jour, la police de Kardjali a délivré 164.079 passeports et 211.825 cartes d'identité, alors que la population dans la région n'atteint que 163.340 habitants, dont une majorité vieillissante qui ne voyage pas.

Il est difficile d'évaluer le nombre des personnes revenues car elles ont souvent la double citoyenneté bulgare et turque, ce qui leur permet de passer sans visa des deux côtés de la frontière.
 "Nous délivrons aux émigrés surtout une carte d'identité bulgare qui leur permet de rendre visite à leurs proches en Bulgarie. Les aisés qui veulent des passeports ne sont pas nombreux", explique le lieutenant-colonel Dimitar Cheremetev, directeur de la police régionale.

Depuis avril 2001 les Bulgares ont le droit de voyager en Europe sans visa pour une période de trois mois.
 La minorité turque représente 10% des huit millions de Bulgares. Son parti politique, Mouvement des droits et des libertés, est un partenaire clé dans la coalition gouvernementale de centre-droit au pouvoir depuis 2001.

"La crise économique en Turquie depuis 2001 pousse beaucoup de Turco-Bulgares à revenir, notamment des retraités", déclare le lieutenant-colonel Cheremetev.

Telle la famille d'Osman Hussein Hassan et son épouse Nevrié du village de Ridino, revenus en 2001, après avoir travaillé comme maçon et femme de ménage à Izmir, ouest de Turquie, depuis 1989. Actuellement ils cultivent du tabac avec leur fils qui n'avait que huit ans à leur départ et ne parle pas bulgare. Leurs autres deux fils et une fille sont restés en Turquie.

"Si l'on n'avait pas changé nos noms, nous n'aurions pas quitté le pays. Regarde, quelle grande maison j'ai. Jivkov nous a chassés. Nous ne connaissions personne en Turquie", se souvient Nevrié. (AFP, 9 juillet 2003)
 

Six Turcs jugés pour implication dans un attentat contre le président turkmène

Le procès de six Turcs accusés de complicité dans une tentative d'assassinat contre le président turkmène Saparmourat Niazov en 2002 s'est ouvert mercredi devant une Cour de sûreté de l'Etat (DGM) à Istanbul, a rapporté l'agence Anatolie.

Les six accusés, extradés en mars dernier après quatre mois d'incarcération par les autorités turkmènes, risquent la réclusion criminelle à perpétuité pour "tentative d'assassinat contre un chef de l'Etat étranger", précise l'agence.

Les prévenus qui ont dit s'être rendus au Turkménistan pour travailler, ont tous affirmé que leurs aveux leur avaient été extorqués sous la torture par la police turkmène durant leur détention dans ce pays.

La Cour a ajourné le procès à une date ultérieure pour des raisons de procédure.

Les organisations des droits de l'Homme ont dénoncé une vague de répression contre l'opposition au Turkménistan à la suite d'une tentative d'assassinat contre M. Niazov dont la voiture aurait été mitraillée en novembre dernier à Achkhabad.

Au total, 62 personnes ont été condamnées à des peines de prison, dont plusieurs anciens ministres. (AFP, 2 juillet 2003)
 

La Turquie soutient l'intégration de la Macédoine dans l'Otan

Le président turc Ahmet Necdet Sezer a exprimé mardi, lors d'une visite à Skopje, le soutien de son pays à l'intégration de la Macédoine dans les structures de l'Otan.

"La Turquie continue de soutenir l'intégration de la Macédoine dans l'Otan et l'Europe", a déclaré le président turc, en visite officielle de trois jours en Macédoine.

Le président macédonien Boris Trajkovski a de son côté indiqué que "la Turquie est un partenaire stratégique de la Macédoine".

La Macédoine est membre du programme Partenariat pour la paix de l'Otan, généralement considéré comme l'antichambre de l'Alliance nord-atlantique.

Les deux présidents ont par ailleurs exprimé la nécessité d'une meilleure coopération économique entre les deux pays.

"Nous avons besoin d'une meilleure coopération économique et de plus d'investissements privés en Macédoine", a déclaré le président turc.

Lors de son séjour en Macédoine, M. Sezer devrait également rencontrer le Premier ministre macédonien, Branko Crvenkovski, et s'entretenir avec les représentants de la minorité turque, qui représente 4,3% de la population de la Macédoine (deux millions d'habitants). (AFP, 1er juillet 2003)
 

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece

La Turquie condamnée à Strasbourg à la suite de la plainte de Chypriotes grecs

La Turquie a été condamnée jeudi par la Cour européenne des droits de l'homme pour avoir empêché deux ressortissants chypriotes d'origine grecque d'accéder à leurs propriétés situées dans la République turque de Chypre du Nord (RTCN).

La Cour a estimé que la Turquie avait violé les articles 1 du Protocole n°1 (protection de la propriété) et 8 (droit au respect du domicile) et qu'elle devra verser 8.480 euros à Michael Tymvios, 55 ans, ainsi que 2.875 euros à John Demades, 74 ans, pour frais et dépens.

M. Tymvios, gérant et associé principal de la société Eugenia Michaelidou Developments, devint en avril 1996 l'unique propriétaire de 51 terrains situés dans le village de Tymvou, à l'intérieur des frontières de la RTCN, reconnue par la seule Turquie, a rappelé la Cour dans un communiqué.

Ces terrains avaient été offerts à la société de M. Tymvios, ainsi qu'à d'autres entreprises enregistrées à Nicosie, en avril 1988.

L'autre requérant, M. Demades se plaignait de son côté que, depuis 1974, les forces armées turques l'empêchaient d'accéder à sa propriété, une maison construite dans le district de Kyrenia, dans le nord de Chypre. Il a également affirmé que son domicile était actuellement occupé par des officiers ou d'autres membres des forces armées turques.

"Les requérants ont été empêchés d'accéder à leurs biens, d'en avoir la maîtrise ainsi que l'usage et la jouissance, et n'ont pas été indemnisés de l'atteinte portée à leurs droits de propriété", a conclu la Cour.

En outre, a souligné la Cour, la maison de M. Demades "était entièrement meublée et équipée et que lui et sa famille l'utilisaient régulièrement". (AFP, 31 juillet 2003)
 

MM. Papandréou et Gul se félicitent des nouvelles mesures de confiance

Les ministres grec et turc des Affaires étrangères, Georges Papandréou et Abdullah Gul, se sont félicités des deux nouveaux accords sur des mesures de confiance réciproques conclus mercredi au siège de l'Otan à Bruxelles, a annoncé jeudi un communiqué commun.

Au cours d'un entretien téléphonique entre les deux ministres mercredi soir, MM. Papandréou et Gul se sont félicités "notamment des efforts de M. Robertson pour atteindre ce résultat", souligne ce communiqué diffusé à Athènes par le ministère grec des Affaires étrangères.

Mercredi, M. George Robertson avait annoncé dans un communiqué que la Grèce et la Turquie étaient "convenues d'une coopération entre leurs homologues nationaux de défense, dans des domaines d'intérêt commun", comme les questions concernant l'Otan, la gestion des crises ou les catastrophes naturelles et les questions environnementales.

Cette décision fait suite à un précédent accord qui avait trait à la notification mutuelle des calendriers d'exercices militaires des deux pays.

Athènes et Ankara ont aussi décidé de procéder à des échanges de personnel militaire en vue d'une formation dans les centres d'entraînement du Partenariat pour la Paix (PPP) dont disposent les deux pays, à Kilkis et Ankara respectivement.

Les deux ministres ont également exprimé leur "conviction" que ces accords  contribueraient "à la création d'une atmosphère positive en mer Egée et renforcerait la coopération entre eux". Alliés dans l'Otan depuis 1952, les deux pays s'affrontent depuis longtemps sur les limites de leur espace aérien et des eaux territoriales en mer Egée. (AFP, 24 juillet 2003)
 

Les Chypriotes commémorent les 29 ans de l'intervention de l'armée turque

Les Chypriotes grecs et les Chypriotes turcs ont commémoré séparément dimanche les 29 ans de l'intervention de l'armée turque, "invasion" pour les premiers, "opération de paix" pour les seconds, alors que depuis avril, les restrictions de passage entre les deux zones ont été levées.

Les sirènes d'alerte ont retenti dimanche à 05h30 du matin (02h30 GMT) du côté sud de l'île, à l'heure même où les troupes turques avaient débarqué le 20 juillet 1974 sur la côte de Kyrénia (nord), en réponse à un coup d'Etat de nationalistes chypriotes-grecs qui voulaient rattacher l'île à la Grèce.

Quelque 30.000 soldats turcs sont déployés dans le tiers nord de Chypre depuis 1974, alors que l'île est divisée en deux, une partie chypriote grecque au sud et chypriote turque au nord.

"Nous sommes prêts à oeuvrer jusqu'au dernier moment à une solution pacifique et (à poursuivre) les pourparlers (parrainés par l'Onu) pour mettre un terme à l'invasion et l'occupation", a déclaré dimanche le président de la République de Chypre, reconnue internationalement, Tassos Papadopoulos.

M. Papadopoulos a répété à de nombreuses reprises que la Turquie avait la clé d'une solution politique sur l'île.

Dans le nord, "l'opération de paix" a été commémorée par un défilé militaire alors que deux bâtiments de guerre turcs et un sous-marin étaient amarrés au port de Kyrénia.

En dépit de l'ambiance festive, l'exaspération due à des décennies d'isolement international et à un désir de règlement étaient perceptibles chez les Chypriotes turcs.

"L'armée turque est intervenue en 1974 pour rétablir la paix. Mais la paix n'a toujours pas été instaurée. Nous avons besoin de parvenir à une paix par le biais de négociations, avec un accord", affirmait Kemal Kafidir, un marchand, âgé de 43 ans.

Pour Mehmet Boz, 22 ans, "L'intervention a amené la paix mais une paix maintenue par les armes. Je crois que les Chypriotes-turcs et les Chypriotes-grecs devraient parvenir à une paix véritable, sans les armes, et trouver le moyen de vivre côte à côte".

Le dirigeant chypriote turc Rauf Denktash, "président" de la République turque de Chypre du Nord (RTCN), reconnu par la seule Turquie, a de nouveau vivement critiqué le plan proposé par l'Onu pour la réunification de l'île avant l'adhésion en mai 2004 de Chypre à l'Union européenne.

Il a ainsi réaffirmé qu'en vertu du plan de l'Onu, la communauté chypriote turque aurait un statut de minorité dans un Etat dominé par les Chypriotes grecs.

"C'est une question d'honneur que de maintenir la RTCN en vie", a dit M. Denktash dans un discours lors du défilé, auquel assistaient quelque 2.000 personnes. "Si j'avais signé le plan Annan, une personne sur deux ici aurait émigré", a-t-il affirmé.

Le vice-Premier ministre turc, Abdullatif Sener, a affirmé dans un discours au cours de la cérémonie que "les Chypriotes turcs veulent la paix sur l'île. Mais cela ne veut pas dire que les Chypriotes turcs sacrifieront leurs droits indispensables".

Les Chypriotes grecs et l'Onu ont accusé M. Denktash d'avoir fait capoter en mars les négociations sur un plan de l'Onu, par son intransigeance.

Ces négociations n'ont pas repris depuis, malgré l'ouverture spectaculaire décidée fin avril par les autorités du nord de la "ligne verte" séparant les zones turque et grecque.

Depuis cette date, environ 900.000 passages ont été enregistrés au total, soit l'équivalent de la population totale de l'île, et aucun incident grave n'a été enregistré lors de ces voyages.

Dimanche, les passages d'une zone à l'autre étaient loin d'être aussi nombreux que les week-ends précédents, quelques dizaines de personnes ayant effectué le voyage à la mi-journée, contre plusieurs milliers à l'accoutumée, selon la police. (AFP, 20 juillet 2003)
 

Anti-Turkish Demonstration in Southern Cyprus

An anti-Turkish demonstration was held in Lefkosa (Nicosia), the capital of Southern Cyprus last night, to denounce the so-called Turkish invasion of Cyprus and the military coup by Greek Cypriot forces acting on Greece's command on July 15, 1974.
At the rally in Elefteria's (Freedom) Square, attended by about 3 000 participants, banners with Turkish writing were raised and chants of "peace cannot be prevented in Cyprus", in Turkish, could be heard.

Greek Cypriot youth holding Greek and Republic of Cyprus flags of Greece convened in the meeting area after a parade by Greek Cypriot women who lost family members in 1974.

The Greek ambassador to Nicosia and all Greek Cypriot political party leaders, except DISI attended the rally. Greek Cypriot Leader Tasos Papadopulos delivered a speech.

Speakers denounced the Turkish "invasion" and called for an end to the Turkish Republic of Northern Cyprus' (TRNC) occupation on the island. (Cihan News Agency, July 19, 2003)
 

Papadopoulos: "Ankara a la clef d'un règlement à Chypre"

Le président de la République de Chypre, Tassos Papadopoulos, a exhorté jeudi la Turquie à oeuvrer pour la résolution de la question chypriote, estimant que c'était elle qui en avait "la clef".

"La clef d'une solution est entre les mains de la partie turque, la partie coupable, qui porte la responsabilité exclusive du crime commis contre Chypre et de l'effondrement répété des efforts" de paix, a déclaré le dirigeant chypriote-grec lors d'une manifestation à Nicosie contre l'occupation du nord de l'île, qui a réuni quelque 15.000 personnes, selon un journaliste de l'AFP sur place.

"Il est temps que la Turquie se décide à abandonner son titre déshonorant de violeur du droit et de fauteur de troubles de la région", a ajouté M. Papadopoulos.

"Il est dans l'intérêt des Chypriotes-grecs et Chypriotes-turcs" qu'une Chypre unie adhère à l'Union européenne, "afin que tout un peuple puisse bénéficier de ce que l'UE a à offrir", a-t-il dit.

La République de Chypre a entériné lundi son adhésion à l'UE, prévue pour mai 2004. La ratification du traité d'adhésion est toutefois ternie par l'échec, en mars, d'un plan de paix de l'Onu pour réunifier l'île, divisée depuis 1974 et l'invasion de l'armée turque du nord de l'île, en réponse à un coup d'Etat d'ultranationalistes chypriotes grecs qui voulaient rattacher l'île à la Grèce.

En l'absence de règlement, seule la partie sud de l'île accèdera à l'UE.

La République turque de Chypre du Nord (RTCN), qui a proclamé son indépendance en 1983, ne survit et n'existe que grâce au soutien de la Turquie, seul pays à l'avoir reconnue.

Les Chypriotes-grecs et l'Onu ont accusé le dirigeant de la RTCN, Rauf Denktash, d'avoir fait capoter les négociations sur un plan de l'Onu, par son intransigeance. (AFP, 17 juillet 2003)
 

L'Italie demande une aide de la Turquie sur la question de Chypre

L'Italie demande à la Turquie "une aide" pour résoudre la question de la division de Chypre en échange d'un soutien à ses efforts pour remplir les critères d'adhésion à l'Union européenne (UE), a indiqué mardi à Rome le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini.

Lors d'une conférence devant la presse étrangère, M. Frattini a assuré de "l'engagement de l'Italie pour que la Turquie atteigne les critères d'ici 2004". "Nous sommes pour un encouragement au processus de réforme et une stimulation sur certains aspects méritant d'être approfondis", a-t-il ajouté, sans rentrer dans le détail.

"Nous nous attendons à une aide de la Turquie pour trouver une solution à la question de Chypre", a-t-il poursuivi.

Chypre est divisée depuis 1974 entre une partie grecque qui accédera à l'UE en 2004 et une partie turque uniquement reconnue par Ankara.

Un plan de paix de l'Onu pour la réunifier a échoué en mars et les efforts diplomatiques déployés depuis pour relancer le processus de négociations entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs n'ont pas donné de résultats.

L'UE a reporté à décembre 2004 l'examen de la candidature turque à l'entrée dans l'UE.

Elle décidera à cette date de l'opportunité d'ouvrir ou non des négociations d'adhésion avec ce pays ayant depuis 1999 le statut de candidat à l'adhésion. (AFP, 15 juillet 2003)
 

Chypre entérine son adhésion à l'Union européenne  malgré l'opposition turque

La République de Chypre a entériné lundi son adhésion à l'Union européenne, devenant le huitième des dix pays devant rejoindre l'Union en mai 2004 à accepter son entrée dans une Union élargie à 25 membres.

Le Parlement chypriote, réuni en session extraordinaire, a ratifié à l'unanimité de ses 56 membres le traité d'adhésion du pays à l'UE. Chypre est le seul de dix nouveaux membres à ne pas organiser de référendum, la raison invoquée par les autorités étant le soutien écrasant dont bénéficie l'adhésion au sein de la population et des partis politiques.

"Il s'agit d'un jour historique (...). Les dix mois à venir sont le compte à rebours du début d'une nouvelle ère", a déclaré le président du parlement monocaméral, Démétris Christofias, à la suite du vote.

Le président chypriote Tassos Papadopoulos a lui aussi fait part de sa "joie", déclarant que ce jour était "peut-être le plus important depuis l'indépendance du pays", en 1960, selon l'agence officielle CNA.

Chypre est le huitième des dix pays devant rejoindre une UE élargie à 25 membres en 2004 à ratifier son accession. Auparavant, la Slovénie, la Hongrie, la Lituanie, la Slovaquie, la Pologne, Malte et la République tchèque avaient voté par référendum en faveur de l'adhésion. Deux derniers référendums doivent se tenir en septembre en Estonie et en Lettonie.

Ancienne possession de la couronne britannique, la République de Chypre, avait commencé à négocier son accession avec l'UE en 1998. Elle a signé en avril dernier le traité d'adhésion à l'UE à Athènes.

Chypre, à moins de 100 km des côtes du Levant, deviendra ainsi le pays le plus oriental de l'Union.

M. Christofias a affirmé que la République de Chypre, qui bénéficie en outre du produit intérieur brut par habitant le plus élevé des dix nouveaux pays accédant à l'Union, avait beaucoup à offrir à l'Europe élargie.

Il a cité à cet égard "le Proche-Orient, où l'Union européenne contribue déjà à la +feuille de route+", le plan de paix israélo-palestinien. Chypre "entretient des relations d'amitié avec les deux parties", a-t-il rappelé.

La ratification du traité d'adhésion est toutefois ternie par l'échec en mars dernier d'un plan de paix de l'Onu pour réunifier l'île, divisée depuis 1974 et l'invasion de l'armée turque dans la partie nord de l'île, en réponse à un coup d'Etat d'ultranationalistes chypriotes grecs qui voulaient rattacher l'île à la Grèce.

En l'absence de règlement entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs, seule la partie sud de l'île accèdera à l'UE.

De nouvelles tentatives diplomatiques pour faire redémarrer des pourparlers entre le dirigeant chypriote-turc Rauf Denktash, "président" d'une République turque de Chypre du nord (RTCN) proclamée unilatéralement, et M. Papadopoulos n'ont jusqu'ici donné aucun résultat.

Ce blocage dans les négociations persiste malgré la levée par la partie chypriote turque des restrictions de circulation entre la partie nord et sud de l'île, fin avril.

La Turquie, qui maintient plus de 30.000 soldats dans le nord de l'île et est candidate à l'Union européenne, verrait ses chances d'accession sérieusement réduites si jamais le problème chypriote n'était pas résolu dans les 10 mois à venir, a prévenu M. Christofias.

"L'adhésion de Chypre, en parallèle avec les souhaits européens d'Ankara sont deux éléments qui auraient dû conduire Ankara et Denktash à faire évoluer leur position intransigeante, s'ils avaient eu en tête l'intérêt des peuples chypriotes", a-t-il regretté. (AFP, 14 juillet 2003)
 

Athènes propose à Ankara la suspension des vols militaires au-dessus de l'Egée

Le ministre grec des Affaires étrangères Georges Papandréou a proposé lundi à Ankara de suspendre les vols militaires pendant l'été au-dessus de la Mer Egée afin d'améliorer les relations entre son pays et la Turquie, a rapporté la chaîne de télévision CNN-Turk.

Cette proposition fait suite à une série de protestations de la part de la Grèce contre ce qu'elle estime être des violations constantes de son espace aérien par l'armée turque.

"Nous proposons que cette période soit étendue à plusieurs mois afin que cette région devienne une région pacifique", a ajouté le chef de la diplomatie grecque, en visite à Istanbul à l'occasion d'une conférence sur les relations internationales.

Pour justifier sa proposition, M. Papandréou a rappelé l'importance de la fréquentation touristique pour les deux pays en été.

La Grèce dénonce un harcèlement croissant des avions militaires turcs, chiffrant les infractions et violations à 6.000 pour 2002, soit une hausse de 300% par rapport à 2001.

Alliés dans l'Otan, la Grèce et la Turquie s'affrontent depuis longtemps sur les limites de leur espace aérien en Egée.

La Grèce revendique un espace aérien distant de 15 km de ses côtes, mais la Turquie ne lui reconnaît que 10 km, ce qui correspond à la limite de ses eaux territoriales. (AFP, 15 juillet 2003)
 

Le Premier ministre turc propose la réouverture de l'aéroport de Nicosie

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a proposé mardi à Vienne une réouverture de l'aéroport de Nicosie, fermé depuis 1974, en échange d'une ouverture des ports et aéroports turcs aux Chypriotes grecs.

"J'ai informé les Nations Unies que je souhaitais voir ouvrir aux deux parties l'aéroport situé dans la zone tampon entre le nord et le sud de Chypre", a déclaré M. Erdogan lors d'une conférence de presse à Vienne, à l'issue d'un entretien avec son homologue autrichien Wolfgang Schuessel.

"Si cela se fait, nous mettrons à disposition tous nos aéroports et nos ports à la marine marchande chypriote grecque", a-t-il proposé, estimant qu'une telle mesure serait de nature à favoriser le développement économique de la région.

L'aéroport de Nicosie, situé dans la zone tampon entre le sud et le nord de Chypre, n'est plus utilisé depuis l'éclatement du conflit militaire entre Chypriotes turcs et Chypriotes grecs, qui a conduit à la division de l'île en 1974. L'armée turque était intervenue en réponse à un coup d'Etat d'ultranationalistes chypriotes-grecs qui voulaient rattacher l'île à la Grèce.

L'état de dégradation de l'aéroport est tel que d'importants travaux seraient nécessaires avant une remise en fonction.

La ligne de démarcation entre nord et sud a été ouverte aux habitants des deux bords le 23 avril à la faveur d'une décision du dirigeant chypriote-turc Rauf Denktash.

"Nous avons observé avec joie les retrouvailles entre Chypriotes du sud et du nord", a déclaré M. Erdogan.

L'Etat chypriote reconnu par la communauté internationale doit entrer en 2004 dans l'Union européenne. La République turque de Chypre du nord, reconnue par la seule Turquie, restera en dehors. (AFP, 11 juillet 2003)
 

Athènes proteste contre les activités d'un navire de recherche turc en Egée

La Grèce a protesté auprès d'Ankara contre les activités d'un navire de recherche océanographique turc en mer Egée craignant que celui-ci ne pénètre dans ses eaux territoriales, a indiqué mardi le porte-parole du ministère grec des Affaires étrangères.

"Nous avons fait des démarches à un haut niveau diplomatique pour exprimer nos vives protestations et craintes sur les activités du navire turc", a affirmé dans un communiqué le porte-parole, Panos Béglitis.

"Cette protestation a un caractère préventif. Selon des informations initiales, le navire ne semble pas être entré dans les eaux territoriales grecques", a ajouté M. Béglitis dans le communiqué.
 Selon Athènes, le navire Piri Reis a passé dimanche le détroit des Dardanelles en direction de la mer Egée. Toutefois, interrogé par l'AFP, M. Béglitis a par la suite précisé que le navire "semble être revenu à sa base en raison des mauvaises conditions météorologiques".

Les recherches sismologiques et océanographiques turques en mer Egée ont provoqué dans le passé de vives tensions entre les deux pays, notamment en 1976 et en 1987, quand la Grèce a menacé d'ordonner à ses navires de guerre d'intercepter ce même navire.

Alliés dans l'Otan, la Grèce et la Turquie s'affrontent depuis longtemps sur les limites de leur espace aérien et maritime en Egée.(AFP, 8 juillet 2003)
 

Immigration/Migration

Un Turc menacé d'expulsion tente de s'immoler par le feu en Allemagne

Un Turc menacé d'être expulsé d'Allemagne a tenté jeudi de s'immoler par le feu devant ses cinq enfants dans des locaux administratifs près de Gelsenkirchen (ouest) et souffre de graves brûlures, a indiqué la police.

L'homme, âgé 33 ans, entendait ainsi protester contre le non-renouvellement de son autorisation de séjour, en raison d'une infraction à la législation sur les stupéfiants, selon la même source.

A l'annonce de ce non-renouvellement, l'épouse de la victime, accompagnée des cinq enfants, a insulté un employé de l'administration de Rheda-Wiedenbrueck. Le ressortissant turc s'est ensuite présenté dans la salle, s'aspergeant de liquide inflammable avant de mettre le feu à ses vêtements et de courir dans un couloir.

L'homme a été neutralisé rapidement par la police et arrêté avec son épouse. Les enfants font l'objet d'un traitement psychologique.

Le 7 juillet, une Turque également menacée d'expulsion avait tenté de s'immoler par le feu avec ses deux enfants devant la chambre basse du parlement allemand, le Bundestag, à Berlin. Elle avait pu en être empêchée à temps par la police. (AFP, 31 juillet 2003)
 

A Tougher Future for Emigrants in Germany

The Immigration Draft Bill, after a long and heated public debate, is voted in the German Federal Assembly and ratified by deputies of the ruling coalition parties.

The ruling Social Democrats-Greens coalition moved the previous "Draft Bill" as it is after it was abrogated for irregularities in the voting procedures in the local assemblies by the Constitutional Court following the first vote last year.

It is expected that, the Draft Bill will be refused by local assemblies.

Since Germany is actually an immigrant country, the coalition government, who urges for reshaping migration and immigration policies, is rather more focused on controlled migration, limiting and directing the migration.

* The Bill was drafted with an eye to the needs of German economy and the demands of German labor market as well as adjusting the foreigners to German conditions.

The Bill also arranges the unification of families.

Under the new Bill the unification of families is tied to a new basis. Excluding exceptional cases, over twelve-year-old are barred from moving to Germany to stay with their families living there.

Young people who are to migrate together with their family, are subject to 18-year-age barrier. A further prerequisite is good conduct of German language and political asylum status of their parents.

The Immigration Bill, also includes new provisions concerning prospective immigrants.

* Those who are faced with political prosecution will not be deported and prohibition from work for the candidate-immigrants will be lifted. To speed up the asylum proceedings, public aid for the immigrants will be reduced.

* Federal Authorities are entitled to set up committees for granting or extending the duration for work permits. In extending the duration for work permits, humanitarian or personal reasons for the necessity or urgency of staying in Germany will be searched for.

* The resident aliens are required to attend to compulsory adaptation courses, which include such subjects as language, history, culture and the essentials of the state of law and they will share the expenses of the courses.

Main opposition Christian Union opposes the Immigration Bill, pointing to the inefficiency of adaptation measures.

Domestic politics spokesman Wolfgang Bosbach of the union parties' common assembly group is of the opinion that practically the Bill will promote immigration.

Bosbach says, "the rise in the number of immigrants makes adaptation even harder, increases the problems in labor market rather more than reducing them and swells the integration problem.(Demajans-BIA, July 11, 2003)
 

Une Turque empêchée à temps de s'immoler par le feu devant le Reichstag

Une Turque de 28 ans qui voulait s'immoler par le feu avec ses deux enfants devant la chambre basse du Parlement allemand pour protester contre une expulsion, a pu en être empêchée à temps par la police, a indiqué lundi une porte-parole de la chambre des députés.

La femme, en situation irrégulière en Allemagne, voulait s'asperger d'essence lundi matin devant le siège de l'assemblée, le Reichstag, en plein centre de la capitale. Elle voulait aussi asperger sa fille de onze ans et son garçon de six ans, lorsque la police est intervenue pour l'empêcher de le faire et de mettre le feu, a-t-on précisé de même source.

"Il ne leur est rien arrivé", a précisé la porte-parole du Bundestag. (AFP, 7 juillet 2003)
 

Une Britannique condamnée en Turquie à 15 ans de prison pour trafic de drogue

Une ressortissante britannique et son ami turc ont été condamnés chacun à 15 ans de prison vendredi pour trafic de drogue par une Cour d'Istanbul qui les a rejugés après une première condamnation similaire, cassée en appel, rapporte l'agence Anatolie.

Alexandra Manner Pearce et son ami turc Tahir Mehmet avaient été arrêtés en août 2000 par la police d'Istanbul en possession de 24,6 kg d'héroïne destinée au marché britannique.

Ils avaient été condamnés une première fois à 15 ans d'emprisonnement par une Cour de sûreté de l'Etat de la métropole, mais le verdict avait été cassé par la Cour de Cassation, ouvrant la voie à un nouveau procès.

L'accusée britannique a affirmé être "innocente" lors de cette dernière audience et a demandé à être libérée pour retrouver ses trois enfants, précise Anatolie.

Anatolie n'a pas donné de détails sur l'âge ou le domicile des prévenus.

La Turquie est le principal point de passage de la drogue en provenance d'Asie destinée à l'Europe. (AFP, 5 juillet 2003)
 
 

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