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A non-government information center on Turkey
Un centre d'information non-gouvernemental sur la Turquie
 

28th Year / 28e Année
 

INFO-TURK

53 rue de Pavie - 1000 Bruxelles
Tél: (32-2) 215 35 76 - Fax: (32-2) 215 58 60
editor@info-turk.be
Chief Editor /Rédacteur en chef: Dogan Özgüden - Responsible editor/Editrice responsable: Inci Tugsavul
 
 

Janvier 2004 January

N° 305

Forest

BONNE ANNEE ... HAPPY NEW YEAR ... MUTLU YILLAR...

2004

Vivre comme un arbre, seul et libre,
Vivre en frères comme les arbres d'une forêt,
Ce rêve est le nôtre!

To live like a tree, lonely and free
To live as brothers like trees in a forest,
That dream is ours!

Yasamak bir agaç gibi, tek ve hür,
Ve bir orman gibi kardesçesine,
Bu hasret bizim!

NAZIM HIKMET
 

Toutes les informations du mois
All informations of the month



 

Turquie-USA-Irak / Turkey-USA-Iraq

Le Figaro: Ankara redevient un "important allié" de Washington
What Happened in Oval Office And What Not?
Kurdish-Greek Protests mark Turkish PM visit
Aksiyon: Barzani tranferring PKK militants to Kirkuk
Erdogan contre un retrait américain précoce et une dislocation de l'Irak
Erdogan "rassuré" par Bush à la Maison-Blanche
Iraqi Kurds threaten to use force against Turkish troops
Istanbul Meeting for "A World With no Wars"
Barzani: Determination of Kurdish rights cannot be postponed
Les femmes kurdes manifestent pour le maintien du Code de la famille
Des intellectuels américains en solidarité avec les prisonniers politiques de Turquie
Barzani: "If Autonomy is Not Part of the Deal, We are Out"
Kurdish Representative: Turkey Should Respect To Iraq's Internal Affairs
Turkish Army threatens Iraqi Kurds with bloodshed
Use Of Incirlik Base by the USA Supported by the Army
Briefed by the Army Chief, Erdogan threatened Iraqi Kurds
Hungary, Poland And Italy too Use Bases In Turkey
Debate on US troops at Incirlik heats up in Ankara
Opposition: Rotating US troops at Incirlik Base against the Constitution
Vers un renforcement de la présence militaire US en Turquie
Bush recevra plusieurs de ses alliés en janvier à la Maison Blanche
Front commun turco-syrien face aux Kurdes d'Irak
Les tensions ethniques s'exacerbent à Kirkouk

Attentats d'Istanbul: un nouveau suspect inculpé et écroué
La tension inquiétante à Kirkouk après une série de meurtres

Forces armées/Armed Forces

Turkey Launches Joint Ventures on Military Equipment with Bulgaria
Calling Those with Different Opinions 'Traitors', Insults Democracy
A Turkish commander labels defenders of peace in Cyprus as "traitors"
Un avion de chasse turc et son pilote disparus depuis vendredi
Does the army also worry about barriers in front of freedoms? 
Polémique sur la divergence entre l'Armée et le gouvernement concernant  Chypre
Growing tension between the AKP power and the Army commanders

Politique intérieure/Interior Policy

L'ancien Premier ministre Erbakan se retire de la vie politique
Six Left-wing Political Parties To Join Forces In Local Election
Prime ministerial undersecretary sparks clash in Parliament
Le parlement turc lance des enquêtes contre deux ex-ministres
SHP To Join Local Election on March 28

Droits de l'Homme / Human Rights

L'échec de l'"amnistie" pour la récupération des militants kurdes
Attentats Istanbul: Interpellation d'un nouveau suspect
La Turquie à nouveau condamnée pour "procès inéquitables"
Constitutional Court: "Communist" cannot be used as party name in Turkey
100 médecins démissionnent du conseil de la médecine légale
La Turquie à nouveau condamnée pour huit "procès inéquitables"
GÖC-DER's President Sentenced by the Istanbul State Security Court
Chief Prosecutor Calls for 'Corrupt' Judicial Members to Resign
La torture répandue en Turquie en 2003 en dépit des assurances d'Ankara
Trial of TIHV Executive Board Members in Ankara
2300-page report on anti-democratic articles in Turkish legislation
Turks do not trust their judicial system
Turkey is the First Target of International Penal Court Campaign
Legal proceeding against 563 security officers for prison operations
Attentats d'Istanbul: la Suisse enquête sur deux individus suspects
39 mois de grève de la faim: 107 morts et 500 mutilés
A retired teacher convicted again after his release
La Turquie à nouveau condamnée pour "procès inéquitables"
Ongoing pressures in the F-type prisons
Political detainees tortured in Umaniye et Bayrampasa prison
La Turquie condamnée à Strasbourg pour violations des droits de l'Homme
Call for campaign against impunity of torturers
Abolishment Of Death Sentence Even In Times Of War
Death in prison because of neglect in medical treatment

A Party Executive convicted for opposing to sending troops to Iraq
141 prisoners started hunger strike in Tekirdag F-type prison
Intelligences activities to be conducted by private firms in Turkey
Résolutions du Symposium de Florence contre l'isolement carcéral
Pardoned hunger strikers stage protest against return to jail 
Recent human rights violations in brief

Pression sur les médias / Pressure on the Media

Journalists Fined in "Turd" Case
Musician Tunc Questioned for DEP Article
Mumcu and other 19 journalists murdered in Turkey and Kurdistan
Commémoration du 2e anniversaire de la mort d'Ayse Nur Zarakolu
Le chanteur du Groupe Yorum, Ihsan Cibelik, à nouveau arrêté
Radio Journalist Charged for Prison Stories
Turkish Police Detain Kurdish "Runaway" Reporters
The Army will Test Media's Confidence
Des employés du groupe de presse des Uzan en grève de la faim
Magazine Head Arrested for "Demonstrations"
La lettre ouverte d'un journaliste en grève de la faim à Bruxelles
RTUK Issues Warnings to Three TV Channels
RSF choqués de la condamnation d'un journaliste pour offense au Parlement
Working Journalists Day celebrated amid independent press debate
TV Station Closed Down in Malatya
Recent pressures on media in brief

Kurdish Question / Question kurde

Kurdish Bar Opens Case against Turkish Broadcast Regulation
Kurdish tv director: How do you Determine Viewer Profile?
Cour européenne des droits de l'Homme: l'affaire Ocalan en appel le 5 mai
Courses Taught in Kurdish Language given Green Light
Police detain 12 PKK/KADEK/KONGRA-GEL supporters
Accord Turquie-USA-HCR pour le retour de 13.000 réfugiés kurdes d'Irak
L'Iran livre à nouveau à la Turquie un militant de l'ex-PKK
Sexual violence on Kurdish women without redress
La Turquie dédommagera-t-elle les victimes du conflit armé dans le Kurdistan?
Lawyers of Kurdish MPs: "The trial is a mockery of justice"
Turkish police raid homes in northern Kurdistan
IHD calls for solidarity with members of the Turkish NGO "GÖÇ-DER"
IHD: Rights violations up in Kurdish provinces for 2003
Kurdish Party Leader Abdülmelik Firat Convicted
Le 16 février: Débat au Sénat de la Belgique sur "la question kurde"
Un collectif pour les droits de l'Homme demande la libération de députés
Washington maintient le PKK, quel que soit son nom, en groupe terroriste
Kongra-Gel press statement on Ocalan¹s health
150 Kurdish shop owners threatened by mail in Tunceli
Pro-Kurdish party HAK-PAR faces investigation 
Deux militants kurdes écroués pour avoir appelé Ocalan "monsieur"
Three Turkish soldiers die after clashes with the Kurdish HPG
Recent pressures on the Kurdish people

Minorités / Minorities

Armenians claiming 1915 Turkish genocide settle insurance case for $20 million
Erdogan called on Armenians to forget Armenian genocide
Une prise de position arménienne: Pour l'Europe, sans la Turquie
Meeting pour l'application de la résolution du PE sur le génocide arménien
La Suisse: Les problèmes avec la Turquie ne sont pas tous résolus
La campagne arménienne: "Contre cette Turquie dans l'Europe"
Génocide arménien: le président suisse rencontrera Erdogan à Davos
Movie on Armenians Rekindles Flame Over Turkish Past
Des intellectuels turcs dénoncent le racisme antiarménien des livres scolaires
Reactions against the annulation of Ararat's projection in Turkey
Le documentaire ARTE sur la Turquie protesté par la communauté arménienne
La projection du film Ararat annulée en Turquie après de "vives protestations"!

Affaires religieuses / Religious Affairs

Manifestations à Istanbul et Ankara contre la loi française sur le voile
Deux imams turcs expulsés de France pour "propagande extrémiste"
Prime minister's definitions of laicism and conservative democracy
Changement des formalités d'identification religieuse

Socio-économique / Socio-economic

Glass workers go on strike nationwide
Un pont suspendu sur le Bosphore, éprouvé par la tempête, en soins intensifs
Turkey's foreign trade deficit jumps to $18.3 bilion
Turkish markets weaken, eyeing Cyprus developments
Parlement turc adopte la suppression de six zéros de la livre
Licence refusée à Turkcell en Irak: décision "politique" selon son PDG
Saisie d'une tonne d'héroïne en Turquie : record européen
Erdogan appelle les firmes américaines à investir en Turquie
Turkey: Inflation decreases but wages still lag behind
Trois nouvelles victimes du froid découvertes en Turquie
Retour à la normale à Istanbul, amélioration en vue en Grèce et Turquie
"Catastrophe blanche" dans l'ouest de la Turquie: Istanbul paralysée, 5 morts
"Women With No Cash Cannot Become Candidates At Local Elections"
La Turquie va supprimer 6 zéros de la livre turque d'ici 2005
Bribery in Turkey increased in 2003
Interdiction de sortie du territoire pour mauvais contribuables en Turquie
Vague de froid en Turquie: dix morts en trois jours
Proposal to drop six zeros from TL in Parliament 
Turkey fourth worst in unemployment among OECD countries
Inflation: +18,4% en 2003, chiffre inférieur à objectif FMI
Un procureur réclame une lourde peine pour un Uzan

Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

Les questions de sécurité rapprochent la Turquie de l'Europe, selon Ankara
Solana: Turkey Needs to Adapt Military-Civilian Relations to E.U. Standards

Scandal turco-européen lors que Prodi était à Istanbul
Prodi se déclare "très désolé", mais maintient ses éloges à Ankara
A Ankara, Romano Prodi salue les réformes, mais en souligne les carences
La visite de Prodi et le procès des députés kurdes le même jour!
Tayyip Erdogan en une visite politico-commerciale à Berlin
Schroeder, Ahern et Erdogan ensemble à Berlin pour un forum sur l'Europe
Gül insists on "Muslim identity" of Turkey in entrance to the EU
2004, vital year for the date of negociations with the EU 
Turkey to Face Tough Tests in 2004 for EU membership

Relations régionales / Regional Relations

Médiation d'Ankara entre l'Etat hébreu et la Syrie: Israël accepte
Moscou soucieux du soutien aux indépendantistes tchétchènes depuis la Turquie
La Turquie et le Pakistan signent un accord antiterroriste
Ankara looks to shore up ties with Islamic neighbors
Erdogan: "Islamic Joint Market Not Right"
Bachar al-Assad en Turquie: offensive de charme tous azimuts
Deux techniciens turcs enlevés début décembre toujours portés disparus
Turkey wants to sell fresh water to Malta, Cyprus, Crete and Jordan
Syriens et Turcs se félicitent de la visite de Bachar al-Assad à Ankara
L'eau et Hatay, principaux points de litiges entre Ankara et Damas
Turkey's "water for arms" deal with Israel 

Turkey sells one billion cubic meters of water to Israel

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece

Les pressions se multiplient pour la réunification de Chypre
Erdogan: We Can Give A Certain Rate Of Land In Cyprus
Simitis, Annan hold phone conversation on Cyprus issue
Malgré l'opposition d'Ankara, Annan renouvelle sa confiance dans Alvaro de Soto
La résolution du Conseil de l'Europe sur la Situation à Chypre
Chypre prête à de "réels" pourparlers de paix avec la Turquie
Erdogan salue "la lutte anti-terroriste" américaine pour avoir le soutien de Bush
Un spectacle chypriote bicommunautaire en tournée en Grèce et en Turquie
Athènes reste sceptique face à l'"ouverture" d'Ankara sur Chypre
Les principaux points du plan de paix des Nations unies sur Chypre
KKTC Coalition Government Wins Parliament's Vote Of Confidence
Ankara change de tactique et appelle à une reprise des négociations sur Chypre
Fischer: Un règlement à Chypre contribuerait au rapprochement UE-Turquie
Gul d'accord avec Papandréou pour une baisse des dépenses de défense
L'ONU veut réactiver la recherche des disparus de 1974 à Chypre
Athènes et Nicosie lient l'organisation d'un référendum à Chypre à un accord

Première réunion du gouvernement de coalition pro-européen
La justice chypriote-turque invalide la nomination de trois ministres
Le nouveau gouvernement de la KKTC approuvé par Denktash
"Un gouvernement de consensus social et de règlement du conflit chypriote"
Erdogan et Denktash tentent d'applanir leurs différences
Bush presse Ankara à oeuvrer pour un règlement à Chypre d'ici mai
Polémique sur la divergence entre l'Armée et le gouvernement concernant Chypre
Ecevit incites the Army to prevent a peaceful solution in Cyprus

Immigration / Migration

39e jour de grève de la faim de Hasan Subasi à Bruxelles
Teacher shot dead by Turkish student in Holland
Protestation contre la venue d'Erdogan à Berlin
Attaques des Loups Gris à Londres contre des grévistes de la faim
La proposition de deux senateurs belges contre le voile?
Security Forces Capture 728.5 Thousand Foreigners In Last Five Years
Des grévistes de la faim à Innsbruck attaqués par les Loups Gris
Turkey Rounds up 47,000 Illegal Immigrants in 2003

 


 

Turquie-USA-Irak / Turkey-USA-Iraq

Le Figaro: Ankara redevient un "important allié" de Washington

Recep Tayyib Erdogan semble avoir réussi son offensive diplomatique destinée à convaincre les États-Unis de sa sincérité dans la quête d'un règlement de la question chypriote. En revanche, il n'est pas parvenu à inciter Washington à jouer un rôle de médiateur dans les nouvelles négociations sur Chypre dont la conduite est sous la responsabilité des Nations unies.

Selon le premier ministre turc, le président américain aurait toutefois chargé Colin Powell "de trouver une personnalité neutre ayant un poids politique". "La Turquie et la République turque de Chypre font tout ce qui leur incombe pour une solution, d'ici au 1er mai, date de l'intégration de la République de Chypre (sud, chypriotes grecs) à l'Union européenne", a expliqué Recep Tayyib Erdogan. Et d'ajouter: "Nous allons toujours être un cran en avant des Chypriotes grecs."

Ankara souhaite, "pour gagner du temps", que les parties chypriotes s'entendent sur un document restreint de l'ONU, traçant les grandes lignes d'un accord de réunification, plutôt que de négocier sur le plan très détaillé de secrétaire général. L'absence de signature d'un compromis dans les délais réduirait les chances de la Turquie dans les discussions sur les conditions d'entrée dans l'Union prévues en décembre.

George W. Bush s'est félicité du virage d'Ankara en faveur de la réunification accélérée de l'île. Il a également donné des assurances au premier ministre turc sur la volonté des États-Unis de maintenir l'unité territoriale de l'Irak. "Je lui ai assuré que les ambitions des États-Unis étaient celles d'un Irak pacifique, démocratique et territorialement intact", a déclaré George W. Bush à l'issue de la rencontre à la Maison-Blanche.

La tournée américaine de Recep Tayyip Erdogan, qui dirige un parti aux origines islamistes, aura permis de sceller un processus de réconciliation entre les deux pays. Alliés au sein de l'Otan, Ankara et Washington s'étaient brouillés après le refus de la Turquie, en mars 2003, de laisser les forces américaines passer par son territoire pour pénétrer en Irak. "La Turquie est un pays ami et un important allié", a souligné George W. Bush qui doit participer au sommet de l'Otan prévu fin juin à Istanbul. (Le Figaro-AFP, 30 janvier 2004)

What Happened in Oval Office And What Not?

"Š The U.S. side could have used the Bush-Erdogan meeting of yesterday to give strong messages to the international public opinion about Iraq and Cyprus. However, this did not happen. It was interesting that Bush did not allow any questions from journalists. His statements on Iraq were nothing more than a promise for a democratic Iraq, whose territorial integrity would be preservedŠ On Cyprus, Bush only stated that Erdogan¹s briefing about the issue pleased him. There is no doubt that the Turkish side was expecting stronger messages from Bush, but this expectation was not met.

"On the other hand, it was revealed that in their personal meeting with Erdogan, Bush made assurances that they would not accept the demand of Kurds to found an ethnic federationŠ We may say that, in the face of this assurance Erdogan, thinking that he got what he wanted, refrained from putting forward more detailed requests or proposals on Iraq.

"Accordingly, in an interesting manner, Erdogan did not mention the status of Kirkuk in the meeting. Moreover, he stated that the issue of the situation of Turkomans was not raised in the meeting either. In this sense, Erdogan failed to fulfill the expectations generated in the Turkish public opinion ahead of the visit.

"On Cyprus, it seems that Bush appreciated the initiative taken by AnkaraŠ However, the U.S. side is not willing to appoint a special representative for the solution of the Cyprus issue. Instead, State Secretary Colin Powell will take action as a "facilitator."Š Meanwhile, Washington does not want the Annan Plan to be modified much at this pointŠ In fact the U.S. side wants to see the offers of Turkey in the negotiation table before clarifying its stance." (Sedat Ergin, Hurriyet, January 29, 2004)
 

Kurdish-Greek Protests mark Turkish PM visit

A group of angry protesters greeted Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan at a function in Washington Thursday.

At least 50 protestors shouted, "AEI shame on you, Saddam is proud of you," and "Richard Perle shame on you, Osama bin-Laden is proud of you," in front of the American Enterprise Institute, where the prime minister was scheduled to address a gathering.

Members of the Kurdish, Greek, and Cypriot communities saw AEI's hosting of Erdogan as an opportunity to voice their dissent with what they viewed as Turkey's "denial of the Armenian genocide, abuse of human rights, aggression against the Kurds, blockade of U.S. aid to Armenia, restrictions against Christians, and military occupation of Cyprus."

Richard Perle, advisor to Defense Secretary Donald Rumsfeld, introduced Erdogan at the event.

Abraham Niziblian, government affairs director at the Armenian National Committee of the Americas said, "The Prime Minister of Turkey is here meeting the United States on an official visit. The American Enterprise Institute is hosting a reception for him and giving him the red carpet treatment."

ANCA's Elizabeth Chouldjian said, "Turkey continues to violate human rights within its own borders ...Turkey continues to blockade Armenia." (UPI, January 29, 2004)

Aksiyon: Barzani tranferring PKK militants to Kirkuk

The leader of the Kurdistan Democratic Party (KDP), Massoud Barzani, has reportedly been engaged in a "Kurdification" campaign in the oil-rich northern Iraqi city of Kirkuk. His party believed to be moving Kurds into Kirkuk to change the demographic structure of the city.

The main Kurdish group in northern Iraq has proposed a federal state granting them wider autonomy, as well as control of Kirkuk, beyond the northern zone they have controlled since 1991.

Turkish magazine Aksiyon reported that Barzani had moved nearly 500 militants of the illegal Kurdistan Workers' Party (PKK), also known as KADEK, to Kirkuk to increase the Kurdish population of the region. The same article said Barzani had relocated 1,000 PKK/KADEK terrorists, hiding in the Kandil Mountains, into the northern Iraqi region.

Cemil Bayik, one of the leaders of the illegal terrorist organization, confirmed the relocation in remarks broadcast on the PKK's Medya TV and on certain Web sites.

It was claimed that Osman Ocalan, brother of imprisoned PKK leader Abdullah Ocalan, has been planning to dispatch 3,000 Kurds to Kirkuk.

Based on Turkish intelligence sources, Aksiyon reported that the arriving Kurds, after receiving $200, were placed in empty houses abandoned by Arabs who had fled after the Iraq war.

Several Turkish analysts and strategists voiced concern over possible events in northern Iraq, where they feared tension could lead to civil chaos and even ethnic cleansing.

Tensions were highest in the area where protests on the part of Arabs and Turkmens against a possible federation sparked gun battles between Kurdish peshmergas and protesters and led to the deaths of eight people.

The 1956 and 1947 censuses in Kirkuk and its environs showed that 70 percent of Kirkuk was Turkmen. The regime of Saddam Hussein displaced the Turkmens and the small Kurdish population, replacing them with Arabs in order to change demographic character of the oil-rich city.

Iraq's neighbors, including Turkey, Syria and Iran, announced their opposition to the any federation in Iraq based on ethnicity or religious sect. (Turkish Daily News, January 29, 2004)
 

Erdogan contre un retrait américain précoce et une dislocation de l'Irak

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan amis en garde jeudi à Washington contre un retrait anticipé des forces américano-britannique de l'Irak et une dislocation de ce pays qui pourrait, selon lui, déstabiliser la région.

"Il y a un marais à assécher. Il serait erroné de quitter ce pays sans que cela soit fait", a dit le chef du gouvernement turc au cours d'une conférence de presse dans un club de réflexion de Washington, proche de l'administration républicaine.

"Si un retrait intervient avant que les objectifs ne soient atteints, les pas faits jusqu'à présent (pour la stabilité de l'Irak) n'auront alors servi à rien", a estimé M. Erdogan en visite aux Etats-Unis, sa première depuis sa nomination en mars 2003.

M. Erdogan a par ailleurs réaffirmé l'opposition de son pays à la création d'une fédération basée sur une base ethnique dans le nord de l'Irak où sont concentrés les Kurdes, alliés des Etats-Unis.

"Une telle éventualité est d'une très faible probabilité, mais si cela arrive, tout le peuple irakien en subira les conséquences", a-t-il dit sans préciser lesquelles.

Le président américain George W. Bush a assuré mercredi à la Maison-Blanche au cours d'un entretien avec M. Erdogan que l'intégrité territoriale de l'Irak serait préservée.

Ankara craint qu'une plus grande autonomie des Kurdes d'Irak n'encourage les Kurdes de Turquie à renouer avec la rébellion sécessionniste qui a fait des milliers de morts entre 1984 et 1999.

"Un incendie en Irak peut toujours nous menacer et se propager chez nous", a indiqué le chef du gouvernement turc.

Une trentaine de manifestants pro-kurdes ont manifesté pacifiquement devant le bâtiment où M. Erdogan s'exprimait, dénonçant la politique de la Turquie envers les Kurdes.

"Erdogan est le nouveau Saddam" ou "Turquie terroriste" proclamaient notamment des pancartes brandies par les manifestants surveillés par un service d'ordre. (AFP, 29 janvier 2004)

Erdogan "rassuré" par Bush à la Maison-Blanche

Le président George W. Bush a donné mercredi des assurances au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan sur la volonté des Etats-Unis de maintenir l'unité territoriale de l'Irak. "Je lui ai assuré que les ambitions des Etats-Unis étaient celles d'un Irak pacifique, démocratique et territorialement intact", a déclaré M. Bush à l'issue de leur rencontre à la Maison Blanche.

Le président américain a qualifié son interlocuteur "d'homme direct" et ce dernier s'est félicité de la décision américaine de maintenir sur la liste des organisations terroristes celles qui sont issues du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes de Turquie), telles le KONGRA-GEL.

Dans une note publiée par le Journal Officiel (Federal Register) le 13 janvier, le département d'Etat avait estimé que le Congrès du peuple du Kurdistan (KONGRA-GEL) était un nouvel avatar du PKK et, qu'en conséquence, il devait être placé sur cette liste.

Lors d'une conférence de presse à l'issue de la rencontre, Erdogan a indiqué à la presse turque que les autorités américaines avaient réaffirmé leur engagement de sévir contre les rebelles du KONGRA-GEL, retranchés dans le Kurdistan irakien. "Ils nous ont dit qu'ils ne leur donneraient aucun répit", a-t-il notamment dit.

Bush et Erdogan ont aussi évoqué la question de Chypre. Erdogan qui a souligné la "détermination" de son pays de voir cette question réglée, a aussi indiqué avoir demandé à M. Bush une intervention américaine pour trouver une solution à la division de Chypre, d'ici le mois de mai.

"Nous avons dit que des efforts étaient nécessaires pour faciliter le processus" de règlement à Chypre, a-t-il dit. Erdogan a indiqué que "M. Bush a chargé M. Powell (secrétaire d'Etat américain)" de trouver une personnalité "neutre" ayant un "poids politique".

"La Turquie et la République turque de Chypre du nord (autoproclamée) font tout ce qui leur incombe pour une solution", d'ici le 1er mai, date de l'intégration de la République de Chypre (sud, chypriotes-grecs) à l'Union européenne, a-t-il continué. "Nous allons toujours être un cran en avant des Chypriotes-grecs", a-t-il souligné.

Ankara souhaite que les parties chypriotes s'entendent sur un document de l'ONU restreint, traçant les grandes lignes d'un accord de réunification, plutôt que de négocier sur le plan très détaillé de M. Annan, et ce afin d'avancer le plus rapidement possible sur l'épineux dossier, précise-t-on de source turque.

La visite à Washington d'Erdogan, qui dirige un parti aux origines islamistes, aura permis de sceller un processus de réchauffement des liens entre les deux pays alliés au sein de l'Otan, après les tensions provoquées par le refus de la Turquie, en mars 2003, de laisser les GI's américains passer par son territoire pour envahir l'Irak.

"La Turquie est un pays ami et un important allié", a ainsi souligné M. Bush qui doit participer au Sommet de l'Otan prévu pour fin juin à Istanbul.

Bremer s'engage à sévir contre le PKK et ses avatars en Irak

L'administrateur américain en Irak Paul Bremer s'est engagé à sévir contre les mouvements issus du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes de Turquie, dissous) et toute organisation qui en serait issue, dans un communiqué publié mercredi.

"Le président (américain George W.) Bush s'est engagé à mettre fin à l'utilisation de l'Irak comme sanctuaire du terrorisme. Le PKK et ses noms d'emprunt, le Congrès pour la Démocratie et la liberté au Kurdistan (KADEK) et le Congrès du peuple du Kurdistan (KONGRA-GEL) sont des organisations terroristes et ont été classées comme telles par la loi américaine", rappelle M. Bremer.

"L'Autorité provisoire de la coalition, les forces de la coalition et les forces de sécurité irakiennes traiteront le PKK, le KADEK et le KONGRA-GEL comme des terroristes. Il n'y a pas de place pour le terrorisme ni pour les organisations terroristes dans le nouvel Irak", a affirmé l'administrateur américain.

L'armée turque souhaiterait profiter de la situation en Irak pour éliminer les derniers rebelles du PKK, réfugiés dans les montagnes du Kurdistan irakien. Leur nombre est estimé à quelque 5.000. (AFP, 28 janvier 2004)

Iraqi Kurds threaten to use force against Turkish troops

The Prime Minister of the regional Northern Iraqi government, Nechirvan Barzani, has warned that they could use force against the Turkish Armed Forces if necessary to make them leave northern Iraq.

"If they do not leave we will make them," Barzani told the Associated Press Agency in an interview carried on Tuesday.

He said that the Kurdish parliament had applied to London and Ankara in October to have the Turkish forces withdrawn from northern Iraq but has so far received no response. He told the Associated Press that they would stage protests and close down Turkish Armed Forces offices in northern Iraq.

Turkey has repeatedly warned that it would not accept any efforts by the Iraqi Kurds to establish an independent state in Northern Iraq or to seek braod autonomy from the central government in Baghdad. (ntvmsnbc, January 27, 2004)

Necirvan Barzani's views on Kurdish rights in Iraq

Iraqi Kurdish leader Necirvan Barzani says the Kurds want their rights in Iraq based on voluntary union and that Turkey should help them realize this goal.

Barzani, the chief administrator of the Iraqi Kurdish region run by the Kurdistan Democracy Party and expected to be the first prime minister of the joint Iraqi Kurdish administration, told the Turkish Daily News in an exclusive interview at his Seri Raj office in Salahaddin that Turkey should deal realistically with Iraqi Kurds. "Instead of threats Turkey should use the language of economy and business with us," he declared.

Necirvan Barzani said the Kurds support the opening of a second border gate with Iraq besides the current Habur border gate. "If this gate is opened they will build a bridge and this will link our region directly with the Sincar region where 98 percent of the population is Kurdish. Today these people have to cross through Mosul to contact us. If the new border gate opened then we will have direct access to them," he explained.

He said the more the Kurds can't win their rights in Iraq the worse it will be for Turkey.

Barzani said the Kurdish gains in Iraq in the past are irreversible. "We cannot return to a situation where we were several years ago."

The Kurdish official lamented that Turkey had not done anything to build strategic relations with the Iraqi Kurds. "All our relations with Turkey were based on our fight with the PKK. If we actively fought against the PKK we were the good guys. If we did not we were the villains. The ups and downs in or relations were unfortunately on trivial issues. We cannot ignore Turkey as it is a very important neighbor."

"The Turkmens of Iraq are peaceful people who can contribute to the democratic process in Iraq. But we have serous complaints about the Turkmen front," he said. He said the Turkmen Front in Iraq is being accused as an organization getting its instructions from Turkey.

Barzani said some people in Turkey were questioning why Masoud Barzani and Jalal Talabani were so highly placed in the Governing Council in Iraq. "They don't understand that we gave up some of our rights and took risks to be in Baghdad. We are the only properly organized group that has proven itself capable of running an administration." He said everyone in Iraq knows who Barzani and Talabani are where they do not know anything about some other council members.

"No one can determine red lines for us. We wan't to solve the problems of Iraq on the basis of voluntary union. This solution would close the file for Iraq."

Necirvan Barzani stressed that the Iraqi Kurds do not want the oil of Kirkuk. "We say we want a share of the oil revenues of all of Iraq. Let the central government run the oil fields/ All we want is a share of the revenues of the oil produced throughout the country."

On the status of Kirkuk he said the city is geographically in the Kurdish region. "However, there are Turkmens, Assyrians and Arabs there as well as the Kurds. So we say we do not want it to be run by the Kurds but by a joint administration. It will be a part of our portion of the federation but it will have its own administration. The joint administration will be determined according to the share of the ethnic groups determined by a census. It will be like an administration within an administration with a special status like the Vatican."

He said the Arabs brought to Kirkuk should be sent to their homes after being paid compensation while people displaced by Saddam should return to their homes in the city.

"Once the situation is normalized there will be a referendum in the city and things will fall into place."

He said Turkey is a valuable neighbor and the Iraqi Kurds want to do business and give contracts to Turkish businessmen.

Barzani said the Kurds never interfered in the internal affairs of Turkey, Iran and Syria even though they had many opportunities to do so in the past. "No one should deny our rights or try to interfere in our affairs." (Ilnur Cevik, Turkish Daily News, January 27, 2004)
 
 

Istanbul Meeting for "A World With no Wars"

The Coalition for Global Peace and Justice will organize an international meeting for "a world with no wars."

Peace activists from France, Israel, England and the United States of America (USA) will attend the meeting to be held on Saturday, January 24 at the Dolapdere campus of Istanbul's Bilgi University.

Erol Kizilelma will facilitate the morning session titled, "End Occupation in Iraq: The Middle East Policies of USA."

Writer Gilbert Achcar, a peace activist and academic from the Paris VII University; journalist-writer Uri Avnery, an Israeli peace activist and former lawmaker; Hasan Bulent Kahraman, director of the Social Democracy Foundation; Mehmet Bekaroglu, deputy head of the Felicity Party (SP) and Ayse Altinay, an academic from Turkey's Sabanci University will attend the meeting as speakers.

The session will be held between 10:00 a.m. and 01:00 p.m.

The afternoon session will be on "Global Peace, Global Justice: How will we Win Peace in 2004?" and will be held between 2:00 p.m. and 05:00 p.m. Yildiz Onen will facilitate the session.

Journalist-writer Kevin Ovenden, an activist of the British "Stop the War Coalition"; Michael McPhearson, an activist of the American "Military Families Speak Out"; journalist Ragip Duran; artist Zeynep Tanbay; Hakan Tahmaz from the Coalition for Global Peace and Justice and Ahmet Mercan, the Istanbul head of the Solidarity Association for Human Rights and the Oppressed (MAZLUMDER) will attend the afternoon session as speakers.

For detailed information on the meeting and speakers please visit: The Coalition for Global Peace and Justice
www.kureselbarisveadalet.org
koalisyon@kureselbarisveadalet.org
Telephone:0 212 243 89 57
(Bianet.org, January 22, 2004)
 

Barzani: Determination of Kurdish rights cannot be postponed

Kurdistan Democratic Party (KDP) leader and Iraqi Governing Council member Massoud Barzani has stated that Kurdish rights should be determined now in order to avoid their dismissal by the future Iraqi government that is expected to be set up in the name of the Iraqi majority.

In an article for KDP periodical Khabat (Working), Barzani stated that he would "reject the new government plan unless the Arabs who were moved into the Kurdish area by Saddam's regime, which did not embrace regional or ethnic federalism, are not deported from the Kurdish region."

Barzani further stated: "[Establishing] the rights of the Kurds should not be postponed. Our rights should be determined if a constitution is to be drafted so that they will not be taken away from us. We Kurds have endured much; we cannot wait 10 or 15 years longer. We cannot accept the placement of Arabs in Kurdish areas. The Kurds have provided all the assistance they can to the coalition forces. We even have been prepared to lose our lives in this war.

"The Kurds should be rewarded for what they have done. If the U.S. government does not support us, we will take this issue to the American people. We could have deported the Arabs placed in these areas through our own forces; we did not do it but instead waited. Unfortunately, this problem has not yet been resolved. This problem could get out of our control, and people might resort to asserting their rights through their own means. We will assert our rights."

In related news, Barzani has met with Arab clan leaders in Baghdad. According Khabat, Barzani asked the Arabs to meet with their Kurdish counterparts. After explaining the federalism issue to the clan heads, he said: "Federalism means being united; it definitely does not mean to split or divide. Our Arab brothers should not misunderstand this issue; indeed they should support us. The entire Iraqi nation should aid the coalition forces on all of these issues."  (Turkish Daily News, January 21, 2004)
 

Les femmes kurdes manifestent pour le maintien du Code de la famille

Des milliers de femmes kurdes ont marché mercredi à Souleimaniyah (nord de l'Irak) contre une décision de l'exécutif irakien d'abroger le code de la famille de 1959, l'un des plus avancés des pays musulmans.

La manifestation, à l'appel de l'Union des femmes du Kurdistan, qui dépend de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK de Jalal Talabani), a réuni 5.000 femmes, selon les organisateurs.

"C'est un coup dur pour les femmes d'Irak et du Kurdistan", a déclaré à l'AFP, la présidente de l'Union des femmes du Kurdistan Kafia Souleiman, ajoutant que ceux qui l'ont prise "ont ignoré la longue lutte des femmes de ce pays".

"Cette décision est inacceptable pour l'écrasante majorité du peuple irakien. Elle viole non seulement les droits des femmes d'Irak et du Kurdistan mais aussi les conventions internationales", a pour sa part souligné Takhchane Zangala, présidente de la Ligue des femmes du Kurdistan, proche du Parti communiste.

Les manifestantes se sont rendues au siège du "gouvernement" de l'UPK. Une délégation a été reçue par des "ministres" et un représentant de l'Autorité provisoire de la coalition (CPA), auxquels elle a demandé d'annuler la décision.

L'UPK a son propre exécutif à Souleimaniyah, 330 km au nord-est de Bagdad, alors que l'autre grand parti kurde, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK de Massoud Barzani) contrôle Erbil, à 350 km au nord de Bagdad, où il a son propre "gouvernement".

Le conseil de gouvernement transitoire a adopté le 29 décembre, sous la présidence du chef du Conseil suprême de la révolution en Irak (CSRII, chiite) Abdel Aziz al-Hakim, une décision abrogeant le code de la famille, qui pour entrer en vigueur doit être ratifiée par l'administrateur en chef américain Paul Bremer.

Cette décision a entraîné une série de protestations de femmes à Bagdad, dont la dernière a eu lieu mardi. (AFP, 21 janvier 2004)

Barzani: "If Autonomy is Not Part of the Deal, We are Out"

Iraqi Kurdistan Democratic Party (KDP) Leader, Massoud Barzani, said that his faith that the government to be formed after the elections in Iraq will give Kurds an autonomy that includes Kerkuk (Kirkuk) lessens.

Speaking to The Washington Post newspaper, Barzani said that Kurds would not sign any treaty that did not guarantee Kurdish autonomous territory including Kirkuk . Defending that "hundreds of thousands" of Kurds have been removed from Kirkuk, KDP Leader indicated that the Arabs have to be removed from the region because they have already run out of patience.
 

Defending that statements against Kurdish autonomy are not well intentioned, Barzani emphasized that it would not be acceptable to impose the demands of the majority on Kurds. Barzani claimed that in the event their demands are not accepted, "they would complain about the Bush administration to the world and the U.S. public." (Zaman, January 19, 2004)
 

Kurdish Representative: Turkey Should Respect To Iraq's Internal Affairs

In a reply to Deputy Chief of Staff Ilker Basbug, Patriotic Union of Kurdistan (PUK) representative Barham Saleh said on Saturday that Iraqi people wanted neighbor countries to respect to Iraq's internal affairs.  Saleh attended luncheon hosted in his honor by Ankara Industrialists' and Businessmen's Association (ASIAD).

Basbug told reporters on Friday: "We have to say that if a federation is established in Iraq, particularly a federation based on ethnic roots, the future of Iraq will be very difficult and very bloody."

Prior to the luncheon, Saleh told reporters that Iraqi people respected to their neighbors. "Iraqi people are in the process of forming a new country which was living in peace with their neighbors. Iraqi people do not want to intervene in internal affairs of their neighbors. Iraqi people expect their neighbors to respect to Iraq's internal affairs. Iraq's future should be determined by Iraqi people," Saleh stated.

Saleh said that Iraqi people wanted neighbor countries to give them time to make self-determination about the future of their country. "Turkey, Turkish public opinion and other neighbor countries should understand that Kurdistan in Iraq has been almost independent for 12 years. We want a single Iraq which would include Iraqi Kurdistan as a part," Saleh said.

When asked whether they opposed to the time schedule which U.S. envisaged for Iraq, Saleh said the United States had always said that it would respect to demands of Iraqi people. The United States gave a present to Iraqi people by giving their freedom, Saleh said.

In the luncheon, Saleh drew attention that ASIAD was the first group of businessmen who came to their region and thanked for its contributions.

Saleh said that although Iraq was one of the richest countries in the world, Iraqi people lived in poverty due to wars which continued for years.

He was proud to see that Turkey had recorded many progress although it did not have oil, Saleh stated.

Saleh noted that as Kurds, they were aware of Turkey's importance more than everybody.

As Kurds, they wanted to be a part of federal Iraq and an ally of Turkey, Saleh said.

Saleh claimed that "there were some circles in Turkey who had concerns about every move of the Kurds and considered those moves as threat."

Reiterating that they would never accept any foreign intervention, Saleh expressed pleasure to see Turkish businessmen in Iraq and said that their region was open to Turkish investors.

ASIAD Chairman Cengiz Bozbeyoglu said that people of two countries had lived together for centuries and hoped that they would solve the problems. (Anadolu Agency, January 17, 2004)
 

Turkish Army threatens Iraqi Kurds with bloodshed in case of "ethnic federation"

The Turkish military on Friday warned that establishing an ethnic-based federation in post-war Iraq would lead to bloodshed in the already turbulent country.

"We have to say that if a federation is established in Iraq, particularly a federation based on ethnic roots, the future of Iraq will be very difficult and very bloody," deputy chief of staff Ilker Basbug told reporters.

His remarks echoed an earlier warning by Ankara, which fears that the Iraqi Kurds, strong proponents of a federation, could expand their self-rule in northern Iraq, setting an example for their restive cousins in neighboring Turkey.

"But if the Iraqi people decide on a federal structure, it would be better to do this on a geographical basis rather than on ethnic foundations," Basbug said.

He stressed that a federal system based on the current 18 provinces in Iraq would be "the most suitable" solution.

The general also said the natural riches of Iraq should not be dominated by certain groups -- an apparent reference to Kurdish demands to extend their self-rule from the three northern provinces they currently run to nearby oil-rich regions such as Kirkuk.

Ankara suspects the Iraqi Kurds of plotting to break away from Baghdad, a prospect that could also spark instability on Iraq's borders with Iran and Syria, which also have Kurdish communities.

The Turkish military's warning came as a senior Iraqi Kurdish official, Barham Saleh of the Patriotic Union of Kurdistan (PUK), sought to dispel Ankara's fears during a visit to the Turkish capital.

"We are committed to a federal democratic Iraq. This will ensure the integrity of Iraq and the protection of the rights of its communities," Saleh said after talks with Turkish diplomats, Anatolia news agency reported.

"The division of Iraq on the basis of sectarian, religious and ethnic elements is not the direction in which we will be moving," he said.

Turkey has urged the United States not to favor the Iraqi Kurds, their war-time ally, in the shaping of post-war Iraq.

In another appeal, General Basbug called on Washington to make good on its promises to take action against an estimated 5,000 rebels from the Kurdistan Workers' Party (PKK), an outlawed Turkish Kurd group, who found refuge in mountainous northern Iraq prior to the US invasion of the country.

"The current situation does not meet our expectations... It has become difficult for us to wait more. We think the US has to start certain military actions in a short time against this terrorist organization," he said.

The PKK, which has waged a 15-year campaign for self-rule in southeast Turkey, is considered a terrorist organization by both Ankara and Washington.

Basbug said the PKK recently stepped up activities both in Turkey and Iraq to transform itself into a political organization.

Use Of Incirlik Base by the USA Supported by the Army

General Ilker Basbug also said, "as the General Staff, we think that use of the Incirlik base for the purpose of rotation of U.S. personnel in Iraq is appropriate with respect to Turkey's national interests."  He added that there was a decision of the Council of Ministers on use of the Incirlik base for rotation of the U.S. soldiers in Iraq.

"As the General Staff, we think that use of the Incirlik base for the purpose of rotation of U.S. personnel in Iraq is appropriate with respect to Turkey's national interests," he said.

Basbug said, "use of the Incirlik Air Base by the United States for rotation of its soldiers in Iraq is restricted with commitments stemming from the NATO Treaty and training opportunities provided under the Turkey-the United States Defense and Economic Cooperation Agreement. The base can be used for other purposes only with permission of Turkey."

Noting that the U.S. European Command made a request on November 28, 2003 to the General Staff to use the Incirlik Base for rotation of its soldiers in Iraq, General Basbug told reporters, "the United States told us that it wanted to use the base between January 1 and April 30, 2004 as a transit center. The rotation of the U.S. soldiers follows the route of Iraq, Incirlik, Europe and the United States. U.S. transit personnel spend 24 hours in the base. They do not go out of the base."

"This request of the United States was conveyed to the Prime Ministry Office and the Ministry of Foreign Affairs in December of 2003. As Justice Minister and Government Spokesman Cemil Cicek stated earlier, the Prime Ministry Office accepted this request under the decision no: 5755 of the Council of Ministers dated June 23, 2003 based on the resolution no: 1483 of the United Nations Security Council dated May 22, 2003. The Prime Ministry Office released a document on December 16, 2003 saying that the rotation of U.S. transit soldiers from Iraq to the United States via Turkey will be made under coordination of the Ministry of Foreign Affairs and in line with principles and rules to be determined by the General Staff. A total of 1 thousand 512 U.S. personnel have been taken to the Incirlik Base by 12 planes so far. They departed from the base by 10 planes," he added.

Turkish stand on Cyprus to be determined by the MGK

On the Cyprus Question, General Basbug said, "TSK believes that it is necessary to find a fair and lasting solution to the Cyprus question through negotiations. Necessary works have been continuing between the Ministry of Foreign Affairs and the General Staff to this end."

"The view of the General Staff about the Cyprus question which we consider a national case, is developed with the contributions of commands of land, air and naval forces. This view has already been developed at two meetings held on December 19, 2003 and on January 2, 2004 with the participation of commanders of land, air and naval forces and commander of gendarme forces. The General Staff explained its view at the summit meeting held under the chairmanship of President Ahmet Necdet Sezer on January 8, 2004," he said.

Responding another question, General Basbug said, "as we said earlier, the Cyprus negotiations are carried out in a process. This process will continue till a solution is reached. If we consider the Cyprus question as a process, we hope that a solution will be reached in Cyprus till May of 2004. There are, of course, some certain stages in this process. The most important of them is the process from today to the resumption of negotiations. This stage has also some phases in itself. The National Security Council (MGK) will convene on January 23, 2004. The first step ahead of us is the meeting of the MGK."

When asked, "do you oppose resumption of negotiations on the basis of the plan of United Nations Secretary General Kofi Annan?" General Basbug said, "meetings on the Cyprus question have been continuing at the Ministry of Foreign Affairs. I do not want to give details."

When asked, "what will happen if a solution cannot be reached in Cyprus and the European Union does not set a date for opening of accession talks with Turkey?" General Basbug told reporters, "the most important thing is to find a solution to the Cyprus question till May of 2004. Our efforts have been continuing to this end. If an objective, fair and lasting solution is targeted to be found, it should be sought in Cyprus itself. Meanwhile, the indispensable points of Turkey and Turkish Republic of Northern Cyprus (KKTC) should be determined carefully."  (AFP-AA, January 16, 2004)
 

Briefed by the Army Chief, Erdogan threatened Iraqi Kurds

Prime Minister Erdogan, after having been briefed by the Chief oof Armed Forces at the General Staff Headquarters, issued a new menace against the Kurdish leaders of Iraq. Claiming that Kurds were trying to put the oil-rich areas in northern Iraq under their control, Erdogan déclared, "This should not be allowed. Kurds playing with fire must be prevented.".

In a short press release it was announced that Prime Minister Erdogan was briefed at the General Staff on security of the country on Wednesday. Following the briefing, Prime Minister Erdogan came together with General Staff Chief General Hilmi Ozkok at a luncheon.

Later, Prime Minister Erdogan met on with Iraqi interim Governing Council member and Supreme Council for the Islamic Revolution in Iraq (SCIRI) Chairman Abdul Aziz Al-Hakim. Speaking at the meeting,  Erdogan said, "We have been monitoring efforts of two Kurdish groups to benefit from the existing situation in Iraq for their own purposes. We do not approve of these efforts."

"If Iraq moves toward disintegration, neighbors will get involved. Both Syria and Iran think the same way," Anatolia quoted Prime Minister Recep Tayyip Erdogan as saying. He did not say what Turkey's neighbors would consider doing.

Turkey has become increasingly concerned by Kurdish desires to create a federal Kurdish entity in northern Iraq, fearing such a move would inspire its own Kurdish population to rekindle a 15-year insurgency that ended in 1999. Iran and Syria, which also have Kurdish populations, have similar concerns.

Although Iraqi Kurdish leaders are not asking for independence, Turkey fears that increased autonomy and states based on ethnic identity will encourage separatism. The United States has said Iraq should not be divided after the U.S.-led coalition authority leaves.

Erdogan had recently met with Syrian President Bashar Assad, and Turkish Foreign Minister Abdullah Gul visited Iran last week.

On Tuesday night, Barham Saleh, a leader of one of the main Iraqi Kurdish groups in Iraq, pressed for a Kurdish region in a federal Iraq during an interview with private Turkish news channel NTV.

"Everyone wants a federal system in Iraq. There is a Kurdistan there. This is a de facto situation... We are independent from the rest of Iraq," Salah told NTV.

Saleh angered Turkish officials by saying that Kirkuk, an oil-rich region in northern Iraq, was part of the Kurdish entity.

"Within a federal Iraq, there will be a region called Kurdistan. And Kirkuk is part of Kurdistan. It is part of our history and identity," Saleh said. (Associated Press-Anatolia Agency, January 14, 2004)
 

Hungary, Poland And Italy too Use Bases In Turkey

was revealed that Hungary, Poland and Italy have been using the bases in Turkey for similar purposes with the United States.

Diplomatic sources told the A.A correspondent that Hungary, Poland and Italy were allowed to use the bases in Turkey after secrecy of the decision of the Council of Ministers dated June 23, 2003, was lifted on November 23.

Sources said that Hungary, Poland and Italy had been using the bases in Turkey for similar purposes with the United States to make a military contribution to Iraq.

They said that legal experts of the Ministry of Foreign Affairs and the General Staff had been investigating the legitimacy of the issue.

Noting that the United States was allowed to use the Incirlik Air Base in southern province of Adana for rotation of its soldiers in Iraq, sources said that they did not receive an information about the United States' request for a collective permission for passage of soldiers.

Sources added that the use of the Incirlik Air Base should not be assessed under the new global strategy of the United States. (Anadolu Agency, January 14,2004)
 

Debate on US troops at Incirlik heats up in Ankara

A 'ratification debate' is raging in Ankara about the use of the Incirlik airforce base by U.S. forces. Republican People's Party (CHP) leader Deniz Baykal has demanded that the government make an official statement regarding the issue. CHP Deputy Leader Onur Oymen went one step further, demanding that a parliamentary motion be passed before the U.S. could commandeer the base.

Oymen argued: "The 92nd article of the constitution is very clear. Parliament has the authority to invite foreign soldiers onto Turkish territory. Oymen submitted a written petition to parliament, demanding that Foreign Minister Abdullah Gul make a statement on the issue.

Parliament Speaker Bulent Arinc said Oymen was trying to make the necessity of a new motion an issue, while government spokesman Cemil Cicek said that there was no need for a Cabinet Council decision or a motion for rotation. AKP Group Deputy Sadullah Ergin also said that there was no need for a new motion.

The government does not think a new parliamentary motion is necessary for American troops, assigned in Iraq, to use Incirlik Base for rotation. After an examination conducted by the Foreign Ministry and General Staff legal experts, it was determined that American troops are allowed to use Incirlik Base for rotation as of January 1, 2004. 700-1,000 U.S. troops have gone to Iraq through Incirlik Base so far. This figure is expected to reach 60,000.

The political-military tandem has decided that there was no need for a new parliamentary motion for rotation according to the constitution's 92nd article. American troops can stay for less then 24 hours in the base. The Cabinet Council cancelled the confidentiality clause of the decree dated June 23, 2003 concerning the U.S. troops' use of Incirlik Base to go to Iraq for humanitarian purposes. (Zaman, January 13, 2004)
 

Opposition: Rotating US troops at Incirlik Base against the Constitution

As the US began rotating troops out of Iraq and replacing them with forces based elsewhere via the Turkish Incirlik airbase in the southern province of Adana, the question of whether the granting access to the base required a vote of parliament still raged.

The US began flying troops into Incirlik on Monday as part of its rotation of forces in Iraq. Last week, the ruling Justice and Development Party (AKP) of Prime Minister Recep Tayyip Erdogan agreed to give Washington access for to the base.

The decision has provoked anger among the opposition Republican People's Party (CHP), which has claimed the government is by-passing the parliament and ignoring the constitution.

Sadullah Ergin, the deputy group chairman for the AKP, denied there was any need to debate the issue in the parliament. "The Foreign Ministry and the General Staff gave their views, saying there was no need for a motion," Ergin said Monday. He said that the decision was justified under United Nations Resolution 1483, covering establishing stability in post war Iraq.

Turkish parliamentary speaker Bulent Arinc was quoted as saying by state-run Anatolian news agency that he was looking into whether such permission required lawmakers' approval.

The U.S. military is preparing to send some 130,000 U.S. troops in Iraq home over the coming months, replacing them with a more mobile, less heavily armed force of about 110,000. Points in Bahrain, Qatar and Spain also could be used in the rotation.

Since Jan. 7, some 700 U.S. troops have passed through Turkey's southern Incirlik Air Base, the source said on condition of anonymity. The rotations, agreed on Jan. 1, were expected to begin next week and last four months, the source said.

About 60,000 troops were expected to be sent to Iraq via Turkey and the same number of U.S. troops were expected to be flown out through Incirlik, the senior source said. The U.S. troops will be considered transit passengers and will not be allowed to leave the base, the source said.

A U.S. Embassy official in Ankara refused to confirm the number of U.S. troops that will pass through Incirlik, citing "operational security reasons."

Incirlik is an hour's flight from Iraq and the U.S. military has maintained a presence there since the 1950s, making it an ideal location to support rotations.

However, any future U.S. presence at Incirlik had been in doubt after Turkey, which borders Iraq to the north, opposed the war to oust Saddam Hussein last year and refused to let U.S. troops on its territory ahead of the March 20 invasion.

The decision drove a deep wedge between NATO-member Turkey and the United States.

But Turkey is increasingly eager to win favor with the United States amid concerns over Iraqi Kurdish postwar demands for greater autonomy in oil-rich northern Iraq. Turkey, and neighbors Syria and Iran, fear Iraqi Kurds might eventually push for independence and bring instability to their borders.

On Monday, Abdel-Aziz al-Hakim, the president of the U.S.-backed Iraqi Governing Council for December, arrived in Ankara for talks expected to focus on the future of Iraq and concerns about Iraqi Kurds' aspirations in the north.

Turkey is expected to urge al-Hakim, a leader of a key Shiite group, to stress "the Arab character" of any future state in Iraq, a move aimed at counterbalancing Kurdish aspirations, said a senior Turkish official, speaking on condition of anonymity.

Al-Hakim was scheduled to meet with Turkish Foreign Minister Abdullah Gul on Tuesday and Prime Minister Recep Tayyip Erdogan on Wednesday.

"We will tell them that Turkey, which is a very big and friendly country, should assume a role in Iraq's restructuring," al-Hakim said after arriving to Ankara.  (Reuters-AP-AA, January 12, 2004)
 
 

Vers un renforcement de la présence militaire US en Turquie

Les Etats-Unis projettent de retirer des milliers de soldats d'Allemagne, et sont parvenus à un accord avec la Turquie pour y rouvrir une importante base aérienne, affirme vendredi le Wall Street Journal.

Des responsables du Département de la défense, cités par le quotidien, espèrent que l'accord avec Ankara assurera une présence militaire à long terme des forces américaines sur le territoire turc.

Le Wall Street Journal ne cite pas le nom de la base concernée, mais avant le déclenchement de la guerre en Irak, la base d'Incirlik (sud de la Turquie) avait été utilisée par des avions américains et britanniques pour patrouiller la zone d'exclusion aérienne dans le nord irakien.

Dans le cadre du redéploiement annoncé des troupes stationnées en Europe, les Etats-Unis envisagent également de commencer à retirer des milliers de soldats d'Allemagne, affirme le journal>.

Selon de hauts responsables du Pentagone, entre 30.000 et 40.000 soldats et personnels de soutien de la 1ère division blindée ainsi que de la 1ère division d'Infanterie devraient rentrer aux Etats-Unis en 2005 et 2006.

Certaines installations militaires américaines, en particulier celles qui abritent des unités de blindés, vont disparaître, alors que d'autres comme la base aérienne de Ramstein (sud), le quartier-général des forces américaines en Europe à Stuttgart (sud-ouest) ainsi que l'hôpital militaire américain de Wandsbek, près de Hambourg, resteront en activité, ont précisé les responsables.

Le retrait de troupes américaines d'Allemagne, où sont actuellement stationnés 70.000 hommes, avait été annoncé en décembre aux autorités allemandes et entre dans le cadre d'un redéploiement des troupes américaines à travers le monde afin de mieux lutter contre la menace terroriste.

Des équipes américaines se rendront prochainement dans des régions susceptibles d'accueillir de nouvelles bases américaines, notament en Europe de l'Est, où elles évalueront les investissements nécessaires pour les adapter aux normes américaines. (AFP, 9 janvier 2004)
 

Bush recevra plusieurs de ses alliés en janvier à la Maison Blanche

Le président George W. Bush recevra ces prochaines semaines les dirigeants espagnol, polonais et turc avec lesquels il devrait aborder la reconstruction de l'Irak, les questions liés au terrorisme et le rôle de l'Alliance atlantique, a indiqué vendredi la Maison Blanche.

M. Bush recevra le 14 janvier le chef du gouvernement espagnol Jose Maria Aznar avec lequel il aura des entretiens avant un dîner à la Maison Blanche, a précisé le porte-parole présidentiel Scott McLellan.

Le 26 janvier, il recevra le président polonais Aleksander Kwasniewski et le 28 janvier le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a ajouté le porte-parole.

La visite du chef du gouvernement turc, a-t-il expliqué, sera "l'occasion  d'approfondir notre partenariat stratégique avec un allié membre de l'Otan sur les questions du contre-terrorisme, des relations transatlantiques, et d'aborder des sujets comme l'Irak, l'Afghanistan, Chypre, le Proche-Orient ainsi que l'économie et le commerce". (AFP, 9 janvier 2004)
 

Les tensions ethniques s'exacerbent à Kirkouk

La situation se détériore à Kirkouk (nord), où les tensions entre Kurdes, Arabes et Turcomans ont dégénéré à plusieurs reprises en affrontements armés, faisant six morts et une trentaine de blessés depuis mercredi.

Un calme précaire régnait dans la ville vendredi matin, au lendemain d'affrontements armés dans sa banlieue, selon un correspondant de l'AFP.

Des personnalités kurdes, arabes et turcomanes se sont réunies jeudi soir pour tenter d'apaiser la situation dans cette riche ville pétrolière, à 255 km au nord de Bagdad, théâtre de manifestations et de violences depuis que les Kurdes ont officiellement revendiqué son rattachement à leurs provinces.

Lors de cette réunion, "les responsables kurdes ont informé les participants de la présence dans la ville d'Arabes fidèles à l'ancien président Saddam Hussein, venus d'autres régions d'Irak, et de Turcomans extrémistes qui cherchent à semer la discorde entre les différentes communautés", a déclaré à lle de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat.

"Tout le monde a convenu de la nécessité d'arrêter les auteurs de ces troubles et de les juger", a-t-il poursuivi, sans préciser les mesures pratiques décidées par la réunion.

Deux Kurdes et un Arabe ont été tués jeudi soir à Kirkouk. "Des inconnus ont poignardé à mort deux Kurdes et ont jeté leurs corps près d'un pont, dans le centre de Kirkouk", a déclaré à l'AFP le général Tourhane Youssef, chef de la police de la ville.

L'adjoint du général Youssef, Sirzad Rifaat Kader, a indiqué de son côté qu'un assaillant arabe sunnite avait été tué et deux autres blessés par la police dans le sud de Kirkouk, où s'étaient rassemblés des Arabes et des Turcomans armés qui voulaient attaquer des cibles kurdes.

Le chef de la police a fait état de "confrontations entre policiers et assaillants armés" dans la partie orientale de la cité et d'un policier blessé.

Mercredi, trois Arabes et Turcomans qui manifestaient contre les revendications kurdes avaient été tués par balles par des combattants kurdes, selon la police.

L'UPK a pour sa part accusé des partisans de Saddam Hussein d'être les auteurs de la fusillade. ( Marwan IBRAHIM, AFP, 2 janvier 2004)
 

Attentats d'Istanbul: un nouveau suspect inculpé et écroué

Un nouveau suspect a été inculpé vendredi par une Cour de sûreté de l'Etat dans le cadre de l'enquête sur les deux doubles attentats visant des lieux de cultes israélites et des intérêts britanniques à Istanbul en novembre, a rapporté l'agence Anatolie.

Ahmet Demir, interpellé le 26 décembre après avoir été recherché pendant 20 jours, a été mis en accusation pour appartenance à une organisation illégale et emprisonné, dit l'agence.

Ce suspect n'aurait "pas de lien direct avec les attaques à la bombe", selon Anatolie, mais serait lié au "cerveau" de l'organisation turque responsable des attentats, un dénommé Harun Ilhan, accusé de "tentative de renverser l'ordre constitutionnel par la force".

Les autorités turques avaient affirmé ce même 26 décembre avoir démantelé et mis "hors d'état de nuire" le groupe turc, lié au réseau terroriste Al-Qaïda, responsable de la série d'attentats.

Les 15 et 20 novembre, des attentats à la camionnette piégée avaient visé deux synagogues, la banque britannique HSBC et le consulat britannique à Istanbul, faisant 62 morts, dont les quatre kamikazes, et des centaines de blessés. Ils avaient rapidement été revendiqués par le réseau terroriste Al-Qaïda d'Oussama ben Laden et le groupe extrémiste turc IBDA-C.

Au total 45 personnes sur les 160 interpellées ont été inculpées dans le cadre de cette enquête. (AFP, 2 janvier 2004)
 

La tension inquiétante à Kirkouk après une série de meurtres

Deux Kurdes ont été poignardés à mort et leurs corps découverts jeudi soir par la police dans le centre de Kirkouk, dans le nord de l'Irak, où la tension est déjà vive depuis la mort de trois manifestants arabes et turcomans tués par balles par des combattants kurdes.

"Des inconnus ont poignardé à mort deux kurdes et ont jeté leurs corps près d'un pont, dans le centre de Kirkouk", a déclaré à l'AFP le général Tourhane Youssef, chef de la police de la riche ville pétrolière, située à 255 km au nord de Bagdad.

La tension était à son comble depuis le début de la soirée dans cette ville de près d'un million d'habitants: des Kurdes, des Arabes et des Turcomans dont les rivalités ont éclaté au grand jour après la chute du régime de Saddam Hussein renversé par une coalition dirigée les Américains en avril.

Le bruit d'intenses échanges de tirs était entendu dans le centre de la ville, désertée par ses habitants et plongée dans le noir en raison d'une coupure d'électricité, selon un correspondant de l'AFP.

Mercredi soir, huit personnes ont été tuées et une vingtaine d'autres blessées dans un attentat à la voiture piégée contre un restaurant de Bagdad pendant le réveillon, une attaque qui soulève des interrogations sur les motivations de ses auteurs.

"Je peux confirmer que huit personnes ont été tuées", a déclaré à l'AFP un porte-parole militaire américain, sans dire si elles étaient toutes irakiennes et sans préciser le nombre de blessés.

Le bilan précédent, donné dans la matinée par un porte-parole du ministère irakien de l'Intérieur, le colonel Adnane Abdelrahmane, faisait état de cinq tués et 24 blessés, dont trois étrangers.

Le Los Angeles Times a indiqué que trois de ses journalistes et quatre membres de son bureau à Bagdad avaient été blessés dans cet attentat.

Un officier américain, participant aux investigations, a indiqué qu'il semble, selon les résultats préliminaires de l'enquête, que l'auteur de l'attaque ait été tué en fuyant les lieux après avoir provoqué l'explosion à distance.

"Selon le scénario qui commence à se préciser, un individu a garé la voiture et pris la fuite, avant de provoquer l'explosion à distance", a déclaré cet officier sous le couvert de l'anonymat.

Il est toutefois resté prudent en soulignant que l'attentat cadrait mal avec ceux commis par la guérilla, car il a visé une cible n'ayant aucune relation directe avec la coalition, les dirigeants irakiens ou des entreprises engagées dans la reconstruction de l'Irak.

Cet officier n'a pas totalement exclu la possibilité d'un règlement de compte, en soulignant que les enquêteurs n'ont pas d'"indices solides".

Mais selon un diplomate occidental à Bagdad, la guérilla "a intérêt à attirer l'attention et frapper des endroits où se trouvent des occidentaux".

Un porte-parole du ministère de l'Intérieur a indiqué à l'AFP qu'un suspect avait été arrêté sur le lieu de l'attentat, sans donner plus de précision.

L'établissement, l'un des plus huppés de Bagdad, accueillait généralement des clients fortunés, irakiens ou étrangers.

Le véhicule piégé était bourré de près de 200 kg d'explosifs et d'obus d'artillerie, a indiqué l'armée américaine dans un communiqué. Mais les témoins affirment pour leur part qu'il s'agissait d'un attentat suicide, montrant un pantalon déchiré et un morceau de chair sur les lieux.

Un garde du restaurant a raconté jeudi avoir remarqué une voiture Oldsmobile faire trois fois le tour du restaurant. Son conducteur a demandé, selon lui, une place où se garer. Ce garde a exhibé une carte d'identité à moitié déchirée où l'on pouvait voir la photo et lire le nom de Mohammed Jassem, originaire de Ramadi, ville sunnite au nord de Bagdad.

Au lendemain de cet attentat, un cheikh salafiste, Mehdi Saleh al-Soumaydaï, a été arrêté avec vingt de ses fidèles dans une mosquée de Bagdad, à l'issue d'une opération de perquisitions de sept heures menée par l'armée américaine.

Interrogé, un porte-parole de l'armée a indiqué ne pas avoir pour l'instant d'informations sur une action américaine dans ce secteur. (AFP, 1er janvier 2004)
 

Forces armées/Armed Forces

Turkey Launches Joint Ventures on Military Equipment with Bulgaria

Bulgarian and Turkish military arsenal producing companies will cooperate in the manufacture of military equipment for the peacekeeping units, maintained by the two countries, Bulgaria's Army Chief General Nikola Kolev said on Friday, the first day of his official visit to the south-eastern neighbour.

Future joint ventures will benefit from the experience of the Turkish 28th brigade, which is profiled in preparation works and equipment of peacekeeping units. The military manufacturers will produce night-sight glasses, transport means, including tank machines, and communications systems.

The Bulgarian and Turkish armies are set to exchange anti-terrorist and peacekeeping activities instructors, as Turkey has a long-year experience in that field. Bulgaria is going to be assisted by its neighbor in building its own training center for missions abroad, Gen. Kolev said.

Bulgarian military pilots will train with their Turkish colleagues for exploiting F-16 fighter. Bulgaria does not dispose of such fighters yet, but it might need some one day, Gen. Nikola Kolev pointed out. (Sofia Press Agency, January 30, 2004)

Calling Those with Different Opinions 'Traitors', Insults Democracy

Turkish Industrialists and Businessmen Association CEO Tuncay Ozilhan said efforts to address problems in foreign policy should be respected. Commenting on the latest debates in Cyprus, Ozilhan said, "we think calling people who disagree 'traitors', is an insult to democracy, and that's putting it lightly."

Aegean Army Commander General Hursit Tolon's statements last week, concerning the Cyprus issue, had sparked the 'traitor' debate: "This country has always bred good people. Lately, it has started to breed traitors, as well. If there aren't any traitors, then, who is saying 'let's give up [Cyprus] and be saved'?"

Tuncay Ozilhan handed the TUSIAD presidency over to deputy president Omer Sabanci yesterday. Making important statements in the opening of General Council, Ozilhan said improvements in the economy has given everyone hope. He aslo made striking comments on the Cyprus and European Union issues.

Stressing the importance of sovereignty of law, Ozilhan said: "We all should challenge the attitude 'This is Turkey, anything can happen here'. We should say, 'This is a state of law'. We should fight for an independent and clean judiciary and support the war against malpractices. This is not only our dignity, but the only way for our society to have trust in the future and to work for this future." (Zaman, January 23, 2004)
 

A Turkish commander labels defenders of peace in Cyprus as "traitors"

Responding to Aegean Army Commander General Hursit Tolon, who said, "This country started to raise traitors, who try to give Cyprus away!", Dengir Mir Mehmet Firat, the Deputy Group Chairman of the Justice and Development Party (AKP), said, "Are not those, who embraced stalemate as a solution until now, traitors?"

Firat said that if there were traitors the names of them should be disclosed and that problems could not be solved through ignorance. According to Firat, stalemate in the Cyprus issue caused Turkey to lose many advantages she had. Firat stressed that the Greek Cypriot Administration would be a member of EU on May 1 and that one of the aspirations of Turkey was becoming a member of the same union. Firat said, "It will be even more difficult for Turkey to be a member of EU then. Now is not acting in ignorance of this fact a kind of betrayal?" (Hurriyet, January 19, 2004)

Un avion de chasse turc et son pilote disparus depuis vendredi

Un avion de chasse turc F-16 et son pilote sont introuvables depuis que l'appareil a disparu vendredi des écrans radar, alors qu'il survolait l'ouest de la Turquie, a rapporté samedi l'agence de presse turque Anatolie.

D'importants moyens de recherches sont déployés dans la région où le contact a été perdu avec l'avion, qui effectuait un vol d'entraînement vendredi matin, mais elles sont rendues difficiles par des conditions météorologiques défavorables, avec des chutes de neige et du brouillard, a indiqué Anatolie.

Deux hélicoptères, deux avions de chasse et un avion de transport ont survolé la zone, montagneuse et boisée, sans succès, alors que de nombreuses équipes de recherche au sol étaient toujours à l'oeuvre, notamment en motoneige, selon l'agence.

D'après des témoignages d'habitants de la région cités par Anatolie, une explosion ressemblant à un coup de tonnerre aurait été entendue au moment où l'avion disparaissait, et certains ont vu un départ de fusée pouvant indiquer que le pilote se serait éjecté.

Mais aucune trace ni du pilote ni de restes de l'appareil n'a pu être repérée jusqu'à présent.

Le 12 janvier, deux pilotes avaient été tués lorsque leur chasseur F-4 s'était écrasé dans l'ouest de la Turquie après une défaillance technique, selon l'état-major. (AFP, 17 janvier 2004)
 

Does the army also worry about barriers in front of freedoms?

Last week when a Parliament member (MP) from the governing AK Party said that he was not happy with the picture of Ataturk that hangs in Parliament wearing military clothes; many journalists took it as a new assault against secularism.

Given that the MP also criticized the very existence of a military battalion in the Parliament campus, he was nearly taken as an enemy of the Turkish Army.

Also given that the same day an Islamic sect ran a funeral ceremony wearing traditional religious clothes, some journalists were fully convinced that AK Party were slowly starting a religious era.
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I myself do not agree with the MP with regard to Ataturk's picture in military clothes hanging in Parliament, as Ataturk, the founder of the Republic was a military person and ran the War of Independence as an army commander.

On the other if the MP was not happy about the military battalion, there to protect Parliament, instead of causing hassle about it, he could have directly applied to the chairman of Parliament to cancel the "guardian job" of the battalion and perhaps offer a civilian alternative to protect the security of Parliament.

About the sect's funeral ceremony all I would like to say is; this ceremony is only natural for me as religious sects are a real part of social life whatever the laws say and they have been running similar ceremonies for many years.
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The army also reacted to sorties from the MP. Their reactions were natural as the MP directed his critiques at the Army.

But the way is was done and conveyed was full of points that bothers a person like me who wants to maximize the democratic and liberal rights in this country as much as possible.
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1) The army also reminds us that it is only the Chief of Staff and his aide who are authorized to convey official messages of the army. But in this case, the Commander of the Land Forces reacted "informally" first and the next day as if to repeat what he said the day before the Chief of Staff showed his "formal" reaction.

2) In his reaction memorandum the Chief of Staff found a positive correlation among the MP's statements and the religious funeral ceremony and said that the MP triggered the turning of the funeral into a show of strength.

He said that he felt "deeply anxious" about the developments implying an implicit attempt taken on the path to a religious order.
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On the other hand citizens like me feel that some people, especially from the army, are always looking for reasons to make harsh statements against the "potential religious threat."

In this case the Chief of Land Forces started the game and the Chief of Staff felt he should follow.

In my eye that is the way they justify their existence.

It is not easy for people like me to be convinced that people just with their words can threaten the secular order.

I also do not understand why the same people are not equally worried when Americans put sacks on the heads of Turkish soldiers in northern Iraq or when the Americans help Kurds to step over what the Army call the "red lines" i.e.anybody who would go over them would face physical conflict with the Turkish Army.
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But what I don't understand is the silence of the Chief of Staff when some people especially under his rule put obstacles infront of freedoms and/or do not obey the laws made by Turkish Parliament.
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What I mean by this is: The Turkish Parliament passed a law allowing Kurdish citizens to officially use their Kurdish names, and when people applied officially for Kurdish names, the Commander of the Gendarmerie wanted the full list of applicants from the attorney general and the attorney simply gave the Commander the full list.

The Commander has no legal right to ask for the list but he personally decided that the "potential threats" to the social order made themselves apparent and it was a good time to enlist them!

By doing so he did not mind putting Parliament into a very awkward position both before her Kurdish citizens and also the world.

What he did in very simple words is "to distract the laws that gave more freedom to people."
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If the Chief of Staff gets "deeply anxious" in the name of secularism before the words of an MP, he could at least feel "worried" about the deed of one of his commanders who openly put obstacles infront of freedoms and put Parliament in a difficult position.

He did not do it as usual! (Cuneyt Ulsever, Turkish Daily News, January 6, 2004)

Polémique sur la divergence entre l'Armée et le gouvernement concernant  la question chypriote

Le journal d'opposition Cumhuriyet a fait état, lundi, de "réserves" de l'armée à un plan du gouvernement, préparé par des diplomates, visant à débloquer les négociations sur la réunification de Chypre, divisée depuis 1974 entre communautés grecque et turque.

Selon le journal, l'armée estime que reprendre les discussions sur la base d'un plan de réunification soumis aux parties chypriotes par le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, équivaudrait pour la Turquie à "céder" sur cette question, considérée "cause nationale".

L'armée turque a démenti lundi cette information. "Les informations parues dans un journal (...) ne reflètent pas les réalités", souligne un communiqué.

"Les discussions pour harmoniser les vues entre les différentes institutions de l'Etat sont menées comme il se doit dans un pays démocratique et moderne", selon le communiqué des forces armées.

Le ministère des Affaires étrangères, qui planche depuis plusieurs semaines sur une version révisée du plan Annan, a également publié un communiqué démentant l'information parue dans Cumhuriyet.

D'autre part, le gouvernement a annoncé son souhait de la reprise des pourparlers pour la réunification du nord et du sud de l'île de Chypre, divisée depuis près de 30 ans, dans la perspective de son adhésion à l'Union européenne prévue le 1er mai prochain.

"Le fait que la Turquie dépense plus d'efforts pour une solution (à Chypre) par rapport au passé ne doit pas être surestimé... Nous souhaitons sincèrement une solution", a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement et ministre de la Justice Cemil Cicek, à l'issue d'une réunion du cabinet.

"Si ce conflit n'est pas résolu dans un certain laps de temps, la responsabilité ne pourra en être imputée à la Turquie", a-t-il ajouté. (AFP, 5 janvier 2004)
 

Growing tension between the AKP power and the Army commanders

The military reacted harshly to recent remarks made by ruling Justice and Development Party (AK Party) deputy Fehmi Husrev Kutlu, who called for the removal of Ataturk's picture from Parliament, saying he was disturbed by his picture in a uniform since it made him feel as if he were in a barracks rather than a parliament.

The General Staff issued a statement yesterday condemning these remarks, saying,"The chief of staff, as the head of Turkish Armed Forces, has deep concerns over such statements and incidents."

In addition to Kutlu's remarks, another incident that also sparked a harsh reaction appeared in the papers yesterday. During the funeral of the daughter of a religious community leader mourners, including Grand Unity Party (BBP) Chairman Muhsin Yazicioglu, were seen kissing the beard of the religious leader at Istanbul's Fatih Mosque.

It was noted in the General Staff's statement, "It is clear that such remarks, made in an irresponsible manner, lead to events such as the one experienced recently at a funeral at Fatih Mosque -- which our nation feels quite sad about."

The statement from the General Staff underlined that Kutlu who is head of Parliamentary Comission on Immunity had also expressed distrust to the judiciary and military. Kutlu said previously that he is against lifting of parliamentary immunities since the judiciary was not independent, attracting strict criticisms from secular members of the judiciary and military.

Earlier, Gen. Aytac Yalman, the Commander of Ground Forces, fiercely reacted at Husrev Kutlu of the Justice and Development Party (AKP), who said that he was disturbed by the picture of Ataturk in a Marshal uniform, which is hung on the wall of Parliament.

Gen. Yalman reacted at AKP Deputy Husrev Kutlu, who demanded that the picture depicting Ataturk in Marshal uniform should be replaced, and who said that his guests were disturbed when troops in charge with the security of Parliament sang marches or pray before meals. Gen. Yalman stressed that Parliament owed its presence to Ataturk.

He said that he was upset by the statements of AKP Deputy Kutlu, who "even cannot tolerate a picture of Great Ataturk, the founder of Parliament, in a Marshal uniform and who was disturbed by even prayers and marches of troops charged with the security of Parliament. It should not be forgotten that it was Parliament that granted the rank of Marshal to Ataturk."

Opposition Republican People's Party (CHP) leader Deniz Baykal also expressed reaction against Kutlu's words, saying, "Ataturk's uniform is a symbol for Turkey's independence."

Speaking at a conference at the Parliament, Baykal said, "How do they find this courage to make such statements, it is impossible to understand such a mentality."

Baykal said Turkey should not get used to such incidents and remarks, calling on the nation not to remain silent on the issue.

The remarks of Kutlu also caused distress within the AK Party. Prime Minister Recep Tayyip Erdogan ordered AK Party Parliamentary Group vice chairman Salih Kapusuz to initiate a disciplinary process that could result in Kutlu's dismissal from the party, daily Milliyet wrote yesterday. (Turkish Daily News-Hürriyet, January 1, 2004)
 

Politique intérieure/Interior Policy

L'ancien Premier ministre Erbakan se retire de la vie politique

L'ancien Premier ministre turc Necmettin Erbakan a annoncé vendredi avoir abandonné ses fonctions de président du parti de la Félicité (Saadet, pro-islamiste), comme le lui demandait la justice turque.

Condamné à 28 mois de prison pour détournement de fonds et falsification de documents relatifs à son ancien parti, le Refah, M. Erbakan, 77 ans, avait vu sa peine confirmée en appel et en cassation, assortie d'une interdiction d'activité politique.

Le mois dernier, la justice avait accepté de surseoir, pour un an, à l'application de sa peine de prison en raison de son état de santé.

M. Erbakan avait dirigé le premier gouvernement islamiste de Turquie entre 1996 et 1997, avant d'être forcé par l'armée pro-laïque à démissionner en juin 1997.

La justice, qui avait ordonné la dissolution de son ancien parti, le Refah, avait condamné l'ancien Premier ministre pour détournement de fonds après la disparition de l'équivalent de 3,6 millions de dollars, appartenant au parti dissous, qui devaient être saisis par l'Etat. (AFP, 30 janvier 2004)

Six Left-wing Political Parties To Join Forces In Local Election

Six left-wing political parties decided on Thursday to join forces in local election due in March 2004.

Leaders of Social Democrat People's Party (SHP), Democracy Party (DEHAP), Freedom and Solidarity Party (ODP), Work Party (EMEP), Free Society Party (OTP) and Socialist Democracy Party (SDP) held a joint press conference.

The leaders announced that they would combine forces in local election to be held on March 28, 2004.(Anadolu Agency, January 29, 2004)

Prime ministerial undersecretary sparks clash in Parliament

The Public Administration Reform Law prepared by Prime Ministry Undersecretary Prof. Omer Dincer has caused a clash of words between the ruling Justice and Development Party (AK Party) and opposition Republican People's Party (CHP) deputies in the Parliament Interior Affairs Commission.

Interior Minister Abdulkadir Aksu and AK Party deputies left the meeting in protest, which did not re-commence for several hours.

CHP had called for the dismissal of Dincer after newspapers reported on an academic paper prepared and presented by Dincer in 1995, calling for the establishment of a religously oriented state. But Prime Minister Recep Tayyip Erdogan has refused to budge on the matter, and CHP leader Deniz Baykal had said that his party would boycott any proposal prepared by Dincer.

As Wednesday's Parliament Interior Affairs Commission meeting began, AK Party deputies protested the presence of too many CHP deputies who were not commission members.

CHP deputies said that all deputies had the right to watch the proceedings. The two groups then started to criticize each other's behavior.

CHP deputies accused AK Party deputies of being separatists and fundamentalists, while AK Party deputies accused CHP of being destructive.

CHP's Hakki Ulku said that the proposal prepared by Dincer violated the constitution, adding that the proposal aimed at destroying the administrative structure and attacking the republic's values.

As the tension rose, Commission President Ziyaeddin Akbulut got out of his seat to make a phone call, seeing this, the other AK Party deputies, including Interior Minister Aksu, got up and left the room. (Turkish Daily News, January 15, 2004)
 

Le parlement turc lance des enquêtes contre deux ex-ministres

Les députés turcs ont décidé mardi, au terme de deux votes séparés, de constituer des commissions d'enquête à l'encontre de deux anciens ministres qui pourraient éventuellement les mener à comparaître devant la justice, rapporte l'agence Anatolie.

Lors d'un premier vote les députés ont décidé à une importante majorité (sur 550 députés au total) de lancer des poursuites contre Koray Aydin pour des allégations de fraude concernant son ministère du Logement et des Travaux publics, précise l'agence.

M. Aydin est notamment accusé d'avoir choisi lui-même les gagnants d'un important appel d'offre public pour la construction d'appartements pour les victimes d'un violent séisme en 1999.

Lors d'un deuxième vote, les députés ont également décidé de mettre en place une commission d'enquête à l'encontre de Yasar Topcu, un prédecesseur de M. Aydin, accusé d'irrégularités dans un appel d'offre pour la construction d'une importante autoroute dans le nord-est du pays.

Ces commissions d'enquête devront se pencher sur les accusations portées contre ces anciens ministres et soumettre un rapport au parlement qui pourrait ensuite décider de les faire juger devant un tribunal spécial.

L'ancien Premier ministre Mesut Yilmaz et cinq autres ministres font l'objet depuis novembre de poursuites similaires, décidées par les parlementaires.

Ces investigations ont valeur de test pour le parti de la Justice et du Développment (AKP), un parti aux origines islamistes arrivé en novembre 2002 au pouvoir en s'engageant à éradiquer la corruption. (AFP, 6 février 2004)
 

SHP To Join Local Election on March 28

Higher Election Board (YSK) decided on Friday that Social Democrat People's Party (SHP) would join local election due on March 28.

In its meeting, YSK debated SHP's rejection of its former decision to exclude the party from local elections and decided that this party could join local elections basing on documents sent by Supreme Court of Appeals Chief Prosecutor's Office which showed SHP's organization.

YSK had earlier ruled that SHP could not join the elections since it had not fulfilled the criteria of general congress and organization.

SHP had reacted to the decision of YSK.

Thus, the number of parties to join local election on March 28 increased to 22  (Anadolu Agency, January 3, 2004)
 

Droits de l'Homme / Human Rights

L'échec de l'"amnistie" pour la récupération des militants kurdes

Seuls 254 militants kurdes se sont rendus aux autorités turques pour bénéficier d'une loi d'amnistie, soit environ 10% du nombre escompté par Ankara pour en finir avec la rébellion armée, selon des statistiques de la police obtenues vendredi par l'AFP. Le ministre de l'Intérieur Abdulkadir Aksu s'est dit déçu de ce maigre résultat, selon des commentaires publiés vendredi dans le journal Cumhuriyet. "Cela aurait pu être meilleur", a estimé M. Aksu.

Une loi, adoptée en août et valable jusqu'à vendredi prochain, prévoit des amnisties totales ou des remises de peine pour les membres d'organisations "terroristes" repentis -- qu'ils soient en fuite ou emprisonnés. La mesure visait essentiellement à convaincre les quelque 5.000 militants kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK-Kadek), retranchés dans le nord de l'Irak, à déposer les armes.

Vu l'echec de cette opération de "récupération", Ankara demande à Washington de lancer une opération militaire contre lces militants kurdes.

Suite à la rencontre Erdogan-Bush à la Maison-Blanche, l'administrateur américain en Irak Paul Bremer s'est engagé à sévir contre les mouvements issus du PKK et toute organisation qui en serait issue. "L'Autorité provisoire de la coalition, les forces de la coalition et les forces de sécurité irakiennes traiteront le PKK, le KADEK et le KONGRA-GEL comme des terroristes. Il n'y a pas de place pour le terrorisme ni pour les organisations terroristes dans le nouvel Irak", a affirmé l'administrateur américain. (AFP, 30 janvier 2004)

Attentats Istanbul: Interpellation d'un nouveau suspect

La police turque a interpellé un nouveau suspect, qui pourrait être un membre influent du réseau local d'Al-Qaïda, dans le cadre de l'enquête sur les attentats suicide de novembre à Istanbul, rapporte vendredi la presse.

Baki Yigit figurait sur une liste de six personnes toujours recherchées à la suite des attentats à la voiture piégée des 15 et 20 novembre qui avaient visé deux synagogues, une banque et le consulat de Grande Bretagne à Istanbul.

Ces quatre attaques, revendiqués au nom du réseau Al-Qaïda et d'un groupe islamiste turc clandestin, IBDA-C, avaient fait 62 morts, dont les poseurs de bombes, et des centaines de blessés.

Yigit, qui aurait rencontré Oussama ben Laden, le responsable d'Al-Qaïda, a été interpellé dans une boulangerie de la partie asiatique d'Istanbul, selon le quotidien Hurriyet.

Il aurait fui à l'étranger immédiatement après les attentats, mais serait rentré récemment à Istanbul, selon le quotidien Milliyet.

Une quarantaine de personnes ont été inculpées dans le cadre de l'enquête sur les attentats.

Les autorités turques affirment avoir démantelé le réseau responsable des attaques, estimant qu'une demi-douzaine de suspects demeurent en fuite à l'étranger. (AFP, 30 janvier 2004)

La Turquie à nouveau condamnée pour "procès inéquitables"

La Cour européenne des droits de l'homme a confirmé jeudi sa jurisprudence constante en estimant que cinq requérants turcs ont été victimes de "procès inéquitables" en raison de la présence d'un juge militaire dans les cours de sûreté de l'Etat qui les ont condamnés.

La Cour, qui ne peut pas imposer à Ankara de procéder à de nouveaux procès, a malgré tout rappelé que "le redressement le plus approprié serait de faire rejuger (les requérants) en temps utile par un tribunal indépendant et impartial".

Lors de trois procès, les cinq requérants avaient été condamnés à des peines allant de huit ans à plus de 14 ans de prison pour appartenance à des organisations illégales.

La Cour des droits de l'homme a alloué aux requérants un total de 5.000euros pour frais et dépens. (AFP, 29 janvier 2004)

Constitutional Court: "Communist" cannot be used as party name in Turkey

The Constitutional Court has rejected an application arguing that an article in the Political Parties Law (SPY) banning the use of the word "communist" as a party name was unconstitutional.

Turkish Communist Party (TKP) representatives, speaking during a court case on the closure of the party, had argued that the SPY article banning the use of the word "communist" was unconstitutional and that the Supreme Court of Appeals Chief Prosecutor's Office had agreed with their argument.

Constitutional Court deputy chief justice Hasim Kilic said on Tuesday that they did not agree that the article was unconstitutional. Kilic said the decision was made with six in favor and five against the application's rejection.

The case for the closure of the TKP was filed by the Supreme Court of Appeals Chief Prosecutor's Office.

Parliament had made some amendments to the Constitution concerning the closure of political parties after the case against the TKP was filed. The Constitutional Court's final decision will be based on these amendments. (Turkish Daily News, January 29, 2004)

100 médecins démissionnent du conseil de la médecine légale

Depuis le début du jeûne de la mort mené contre l'ouverture des prisons de type F, 107 personnes ont perdu la vie. En outre, 500 prisonniers alimentés de force ont été physiquement et mentalement mutilés. Il y a 6 mois, l'Etat avait relaché les prisonniers devenus grabataires des suites de leur grève de la faim en arguant qu'ils ne pourraient pas, dans l'état où ils étaient, survivre dans leur cellule. Or, aujourd'hui, comme par enchantement, ces mêmes prisonniers sont tout-à-fait "emprisonnables" selon des autorités accréd itées par les rapports médicaux émanant du conseil de la médecine légale. Pourtant, ces ex-prisonniers souffrent tous d'une maladie dont les effets sont irréversibles: le syndrome de Wernicke-Korsakoff.

A ce jour, aucun remède à ce syndrome n'a encore été découvert. Mais les conclusions du conseil de la médecin légale (Adli T?p kurumu) ne soufflent mot sur cette réalité, facilitant ainsi la tâche de l'Etat qui, malgré toutes les souffrances qu'il a déjà infligé à ses opposants politiques, n'a toujours pas renoncé à châtier ces derniers.

C'est en effet, sur base des rapports établis par ce conseil que les prisonniers handicapés sont à nouveau incarcérés... Aujourd'hui, l'insitution est en crise. Critiquant l'absence d'une "approche scientifique et indépendante" au sein du conseil de la médecine légale, une centaine membres de l'association des experts en médecine légale ont quitté leur association.

Que le conseil de la médecine légale soit sujet à de telles controverses peut avoir des conséquences gravissimes lorsque l'on sait que ses "experts officiels" peuvent déterminer le cours d'un jugement.

Ainsi, les rapports du conseil signalant que les patients souffrant du syndrome de Wernicke-Korsakoff ont guéri, ont récemment suscité beaucoup d'émoi parmi le corps médical.

Le 14 janvier dernier, le conseil de la médecine légale avait mis 17 académiciens au pilori pour avoir critiqué l'institution. Suite à cette décision martiale, près de 100 médecins légistes dont le président du conseil de l'ordre des médecins, M. Keramettin Kurt ont démissioné du conseil.

Quant au président de l'association des experts en médecine légale, le Dr. Ümit Biçer a concentré ses critiques sur deux points: la nomination des dirigeants du conseil sur base de critères politiques et la tendance à la "centralisation de l'expertise". Le Dr. Biçer précise que le président du conseil est remplacé chaque fois qu'un nouveau gouvernement se forme et que les nominations ne sont pas du tout déterminées par les qualités scientifiques du candidat: "Si vous ne déterminez pas des critères objectifs pour les nominations et si celles-ci sont l'apanage du pouvoir politique, il y a matière à discuter. (...) Il faut redonner un caractère autonome, indépendant et scientifique au conseil de la médecine légale et assurer que celui-ci donne librement ses décisions, à l'instar des juges et des procureurs. Malheureusement, le conseil a centralisé la fonction d'expertise. Cela alourdit le poids du dossier et prolonge le délai de publication des conclusions. Les rapports du conseil général de la médecine légale sont considérés comme "finaux". Or, selon la pensée scientifique, la seule autorité est la science." (halkinsesi-tv, <http://www.halkinsesi-tv.com/> , 27 janvier 2004)
 

La Turquie à nouveau condamnée pour huit "procès inéquitables"

La Cour européenne des droits de l'homme a confirmé jeudi sa jurisprudence constante en estimant que huit requérants turcs avaient été victimes de procès inéquitables en raison de la présence d'un juge militaire dans les tribunaux qui les ont condamnés.

La Cour, qui ne peut pas imposer à Ankara de procéder à de nouveaux procès, a malgré tout rappelé que "le redressement le plus approprié serait de faire rejuger (les requérants) en temps utile par un tribunal indépendant et impartial".

Les huit requérants avaient été condamnés à des peines allant de deux ans et six mois de prison à la peine de mort, pour atteinte à l'intégrité territoriale de l'Etat, ou appartenance ou assistance à des organisations illégales.

La Cour a alloué à quatre d'entre eux 2.000 euros pour frais et dépens, déduction faite des sommes déjà perçues au titre de l'assistance judiciaire, et à un autre une somme de 1.500 euros. (AFP, 22 janvier 2004)

GÖC-DER's President Sentenced by the Istanbul State Security Court

On 19th January, the Istanbul State Security Court n°4 sentenced Sefika Gürbüz, President of the Turkish NGO "GÖC-DER" (Immigrants for Social Cooperation and Culture), to pay a fine of TL 2.180 billions. The court acquitted Mehmet Barut, also a board member of the organization.

The Observatory for the Protection of the Human Rights defenders ? a joint programme of the FIDH and the OMCT ? sent an observer to attend the trial against Sefika Gürbüz and Mehmet Barut. In addition to the representative of the Observatory, several international observers attended the hearing, including Mr Luigi Vinci, European Deputy and Dr Bernard Granjon, President d'honneur de Médecins du Monde (France).

Sefika Gürbüz and Mehmet Barut were prosecuted before Istanbul State Security Court under article 312/2 of the Turkish Penal Code, which prohibits ³incit[ing] people to enmity and hatred because of class, racial, religious, confessional, or regional differences². The prosecution is connected to a press conference that GÖC-DER held on April 2002 to present the publication of a report concerning forced displacement of Kurdish people in Turkey.

"GÖC-DER", established in 1997 in Istanbul, conducts research on the socio-economic and socio-cultural conditions of the Kurdish people living in Turkey who are forcibly displaced due to the armed conflict, and release extensive reports on forced displacement issues.

Said the Observatory delegate: "It is unfortunate to note that despite the amendment made to Article 312/2 of the TPC by the Third Harmonization Package adopted on August 3, 2002, State Security Courts continue to use this legal ground as a tool for repression against human rights defenders. The Court¹s decision clearly demonstrates that the Turkish judiciary does not pay due consideration to international human rights conventions ratified by Turkey, and persist to refrain from implementing legislative reforms in Turkey."

On February 6, and August 3, 2002, Turkey amended several provisions in the penal code that have frequently been used to sentence human rights defenders for peacefully expressing their views in human rights reports. The new provisions narrow the use of Article 312/2 (incitement to enmity and hatred) by  requiring ''that the incitement endanger public order''. However, this requirement has been use to increase Mr. Gürbüz sentence.

The Turkish Penal Code further defines expression of thoughts, ideas and opinions very vaguely. A large number of ³though and expression crimes² are tried under the section ³Felonies against the State², and dealt with by the State Security Courts. The reform of the Judicial system, in particular the abolition of the State Security Court, should urgently become a priority for the Turkish government in its bid to join the European Union.

The Observatory recalls that the E.U. Accession Partnership required Turkey to "improve the situation in the south-east, with a view to enhancing economic, social and cultural opportunities for all citizens." The two organisations have pointed out that the Kurdish question in Turkey may not be solved without an effort towards the recognition of the role and importance of the civil society in the country, and including organisations such as Göc-Der who advocate for the rights of displaced persons in the country.

The implementation of the Return to Village and Rehabilitation Program by the Turkish government shows serious deficiencies, including the exclusion of local non-governmental organizations in the implementation of the program and their persecution for expressing an interest in the program

In light of yesterday¹s  decision, the Observatory urges the Turkish authorities to comply with its international obligations and with the EU Accession Partnership. In particular, the Observatory urges Turkey:

- to lift the penalty against Sefika Gürbüz, drop the charges against other board members of the association Göç-Der and put an end to any kind of judicial harrasment against human rights defenders who exercise their freedom of expression in Turkey;

- to conform with the provisions of the Declaration on Human Rights defenders, adopted by the United Nations General Assembly on December 9, 1998, in particular its articles 6.b, which states that ³everyone has the right, individually and in association with others [...] freely to publish impart or disseminate to others views, information and knowledge on all human rights and fundamental freedom² and article 8.2, which states that ³everyone has the right [...] to submit to governmental bodies and agencies and organisations concerned with public affairs criticism and proposals for improving their functioning and to draw attention to any aspect of their work that may hinder or impede the promotion, protection and realisation of human rights and fundamental freedoms²;

- to conform with the international and regional human rights instruments ratified by Turkey, as well as with the Principle 25 § 2 of the U.N. Guinding Principles on Internal Displacement;

- to abolish the State Security Court in Turkey as they raise serious concerns with regards to the recognition of the freedom of expression in Turkey;

- to develop a comprehensive and effective Return to Village and Rehabilitation Program that will ensure that internally displaced persons can return to their homes in safety and dignity and can resume their livehoods. The program should be consistent with the U.N. Guiding Principles on Internal Displacement, respect the rights of internally displaced persons by notably ensuring the lifting of the village guards system as  which poses a psychological obstacle against return. (FIDH/OMCT, January 21, 2004)
 

Chief Prosecutor Calls for 'Corrupt' Judicial Members to Resign

The Lancet-2 Operation, an investigation into judicial malpractices in several trials, has stirred up corruption debates in the judiciary. Court of Appeals Chief Prosecutor Nuri Ok called for the immediate resignation of judiciary members who are being probed on corruption charges, without waiting for the conclusion of the investigation.

Jurists and experts say the success of the fight against corruption depends on the judiciary and that a 'clean society' cannot be achieved unless corrupt judicial members are eradicated.

At the start of the Lancet-1 Operation last week, Attorney General Eraslan Ozkaya stated: "There are those who violate ethical rules. They must be eliminated."

In addition, Ok, in a written statement yesterday said that the release of suspects by the State Security Court (DGM) and certain judges did not diminish the seriousness of the allegations. Ok said that the officials involved in the cases and their dealings with suspects would definitely be investigated and the facts would be exposed.

The Chief Prosecutor said no one should doubt the judiciary's commitment to punish any kind of corruption.

He said: "Although at this stage, there is an ambiguity. The entire judicial mechanism expects the members named in the investigation to resign immediately without waiting to hear the outcome of the investigation, if they are not sure of themselves."  (Zaman, January  21, 2004)
 

Des intellectuels américains en solidarité avec les prisonniers politiques de Turquie

Il y a quelques mois, des poètes anti-impérialistes du continent américain réunis au sein de "l'Editorial Poetas Antimperialistas de America" ont exprimé leur solidarité avec les prisonniers politiques en Turquie en résistance contre la torture et l'isolement, par la création d'un site d'information en espagnol.

Des suites du symposium international organisé les 19 et 20 décembre derniers à Florence en Italie, dans le cadre des journées de lutte contre l'isolement carcéral, "l'Editorial Poetas Antimperialistas de America" s'est déclaré membre de la "Plate-forme internationale de lutte contre l'isolement carcéral" en signant la résolution finale appelant à l'abolition de cette pratique odieuse.

L'Editorial a également participé à une large diffusion en espagnol de cette résolution sous forme de pétition.

Soutenue au départ par une une cinquantaine de poètes américains du Nord au Sud, elle a reçu en quelques jours reçu l'adhésion de centaines d'artistes, d'écrivains, d'académiciens, de syndicalistes, de représentants d'ONG, d'ouvriers, d'étudiants etc issus des quatres coins du monde.

Nous vous invitons à consulter ce site et à signer la déclaration demandant l'abolition de l'isolement.
www.presos.com

Nous vous invitons également à parcourir le site de l'Editorial Poetas Antimperialistas de America: www.poetas.com (Plate-forme internationale de lutte contre l'isolement, 20 janvier 2004)

La torture répandue en Turquie en 2003 en dépit des assurances d'Ankara

La torture a été "aussi répandue en 2003 que par le passé en Turquie" en dépit d'assurances du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan prônant la "tolérance zéro" envers cette pratique, a affirmé mardi le Dr Inge Genefke, ambassadrice du Conseil international de réhabilitation des victimes de la torture (IRCT).

"Neuf cent vingt quatre personnes, parmi lesquelles 225 femmes et 33 enfants, ont été soignées en 2003 dans les cinq centres de traitement des victimes de la torture gérés par la Fondation des droits de l'Homme de Turquie (IHV), selon les statistiques de cette organisation non-gouvernementale, soit autant que les années précédentes", a-t-elle déclaré par téléphone à l'AFP d'Ankara où elle assistait comme observateur à un procès contre les neuf membres du conseil du IHV.

"Ces membres sont accusés de collecte de fonds sans autorisation pour avoir soigné il y a quelques années des grévistes de la faim libérés de prison et qui étaient sur le point de mourir", selon Mme Genefke. Cette dernière a créé au début des années 80 le premier centre mondial de soins aux torturés (RCT) à Copenhague, et encouragé l'établissement de centaines de centres similaires dans le monde.

Mme Genefke a qualifié ces accusations de "grotesques" car, selon elle, les médecins du IHV n'ont pas collecté de l'argent mais reçu des donations pour faire leur travail "qui ne plaît pas aux autorités d'Ankara".

"Erdogan s'évertue à dire que l'année 2004 sera celle des réformes de la société turque pour répondre aux critères d'adhésion de l'Union européenne. Mais il oublie un point essentiel : le respect des droits de l'homme qui passe par l'abandon de la torture qui reste systématique en Turquie selon plusieurs rapports publiés dans ce pays et à l'étranger", a-t-elle dit.

Le procès de mardi contre l'ONG turque a été reporté au 9 mars sur décision du juge. Celui-ci a demandé au procureur d'étayer ses accusations, qui portent également sur la coopération sans autorisation du IHV avec le Parlement européen et le Conseil de l'Europe, a-t-elle ajouté. (AFP, 20 janvier 2004)

Trial of TIHV Executive Board Members in Ankara

The trial opened against the Executive Board Members of the Human Rights Foundation of Turkey (TIHV) with the aim of suspending the board members from duty continued to be heard at the Ankara Civil Court of First Instance No. 15 on 20 January 2004.

The following persons attended the hearing for observation and solidarity: Inge Genefke (IRCT Ambassador, Denmark), Poul Struve Nielsen (IRCT Media Coordinator, Denmark), Britta Jenkins (Berlin Treatment and Rehabilitation Center + Berlin Medical Association + German Association of Treatment Centers-BAFF, Germany), Valerie Rud (Euro-Mediterranean Human Rights Network, Denmark), Elsa Lepennec (International Federation for Human Rights-FIDH, France), Donata Maccelli (Representation of the European Commission to Turkey, Turkey), Representatives from Danish and German Embassies, Huseyin Yuksel Bicer (Contemporary Lawyers' Association, Turkey), Mahmut Erdem (Egitim-Sen + Ankara Branch of the Human Rights Association, Turkey)

At the hearing, the plaintiff's demand on the examination of the conviction on another foundation to be regarded as evidence was refused by the judge.[1]. In this way, the focus point of the case turned to the issue on collecting contribution without permission for the time being. In that regard, the judge wanted from both sides to submit a written declaration for the argument on collecting contribution without permission, so that he will decide whether it is necessary for the account flow of the TIHV to be investigated. For this particular reason, the hearing was adjourned to 9 March 2004 at 11:00 am.

The accusation on collecting contribution without permission was in connection with the TIHV applicants related to hunger strikes and death fasts, who were released from prisons in 2001. During that period, the hunger strikes and death fasts in relation to protesting the F-Type prisons caused a tragic period to start both in Turkey and all over the world, since it caused many people to die or be disabled. It was during the same period, the TIHV provided treatment and rehabilitation services for 563 applicants having health problems related with hunger strikes and death fasts. For such a tragic period to be overcome, the efforts of the ones who wanted to contribute to our works played a great significance.
Currently, the TIHV is on trial because of its efforts to overcome the death and disability of many such applicants, who were also subjected to torture as well. It is also ironic that the TIHV, as being the only organization providing such a service in Turkey for the applicants having health problems related with hunger strikes and death fasts, was accused by the existing government, which has been claiming "zero tolerance" to torture.

Considering the fact that Turkey is in a period during which governments have been preparing democratization packages in order to get adjusted with the political criteria of the European Union (EU), the existing court case carries a great significance. It is for the fact that such a case would never take place in any member state of the European Union and against any NGO. Ones more, this situation leads us to recall how undemocratic the existing Law on Foundations, and the ways in which this undemocratic mentality aims to block the activities of foundations and civil initiative, while regarding them as the enemies of the state. This, on the other hand, presents a striking example on the contradiction between discourses and realities. It is in a way that the existing judicial system not only hinders foundations to construct their civil duties, but also results insecurity among human rights defenders through long-lasting trials, which are postponed over and over again. These long-lasting trials come openly mean that such a mentality has a purpose to hold back the activities of the TIHV; and this purpose was experienced through the years-long cases against TIHV psychiatrist Alp Ayan, and against the Adana and Diyarbakir Treatment and Rehabilitation Centers of the TIHV.

UN Declaration on Human Rights Defenders stresses that the states have a responsibility to ensure the rights of individuals, groups and organs of society working to protect and promote universally recognized Human Rights and Fundamental Freedoms. We, human rights defenders of the TIHV working since 1990, believe that any state arguing to be in line with these universally recognized international standards should have a responsibility to ensure the democratic rights and freedoms of the civil initiative.
[1] It was in connecting with the other foundation that was accused of being involved in relations with international organizations. (TIHV, January 20, 2004)

2300-page report on anti-democratic articles in Turkish legislation

The project titled "The Virus Scan" has come to an end. Result: A book of 2300 pages!

A team of lawyers, led by Prof. Semih Gemalmaz (Istanbul University, Faculty of Law) worked over a year to scan the whole Turkish legislation and bring out the articles limiting freedom of thought, conscience, expression and assembly. Result is frightening, very much like cancer-cells, which smear to all parts of a body.

A small mission consisting of Mr. Sanar Yurdatapan and Mr. Abdurrahman Dilipak (representing Initiative for Freedom of Expression), Mr. Husnu Ondul (President of Human Rights Association) and Mr. Ayhan Bilgen (Mazlumder Board member), presented the first copy of the book to Mr. Mehmet Elkatmis (President of the Parliamentary Human Rights Commission) on January 14th 2004, Tuesday.

The book will be distributed to the members of Parliament, Bar Associations, public and university libraries and concerning institutions of law. (IFEX, January 20, 2004)
 

Turks do not trust their judicial system

Turkish people do not trust the judiciary and they are not satisfied with the implementation process in the judicial system, revealed a report prepared by an influential Turkish businessmen's association.

According to the Turkish Businessmen and Industrialists Association (TUSIAD) report, there is a common view among the public that "there is no justice in the country."

The report issued on Monday also revealed that people, generally, believe that those who commit crimes go unpunished.

"A decrease in the trust felt towards the judiciary and a decrease of respect towards judicial organs in causes people to believe there is no use in applying to courts for the solution of judicial problems," said the report on "Judicial Reform."

According to the report the main danger of this view is that some people will try to solve their problems in other ways, some being illegal, instead of applying to courts.

"Due to the lack of swift and fair trials, some illegal groups and gangs occur," said the report.

The report revealed that the main reason behind this mistrust is the belief that Turkish judiciary lacks some vital elements of a state of law.

The report is prepared by a group of distinguished academicians under the coordination of Professor Suheyl Batum who is also serving as the rector of the Bahcesehir University.

People often criticized the judiciary system of the country for being too slow.

The TUSIAD report comes in the midst of an operation investigating corruption allegations against some jurists.

Pekin Baran of TUSIAD said on Monday that he feared this important operation will be forgotten in a short period of time.

The report includes other reasons for the public's lack of trust in the judiciary, including political influence and a perceived lack of independence and neutrality among jurists.

The report underlines the importance of judicial reform in Turkey in light of Turkey's desire to become a part of the EU.

Turkey was recently criticized for shortcomings in its judicial system in the Progress Report prepared by the European Union.

The report said the country's judiciary was not consistent with the Copenhagen Criteria.

TUSIAD's Baran told reporters during a press conference held in order to launch the report that fundamental reform on the judiciary is vital for Turkey's possible membership to the EU.

He said that TUSIAD had already presented its report to the government and to Justice Minister Cemil Cicek. (Turkish Daily News, January 20, 2004)
 

Turkey is the First Target of International Penal Court Campaign

The International Penal Court (IPC) Coalition, which has over 2 thousand members worldwide, including the International Amnesty Organization (IAO), has launched a new campaign. The campaign will each month, target a country that has not ratified the IPC.

Turkey is the target country in January. The local campaign that has been carried out by the IAO will be supported by the whole world throughout January.

With local activities, the Turkish government will be called on to ratify the IPC, to pass the necessary laws to enable the court to use its judicial authority and to approve the Privilege and Immunity Agreement.

The European Coordinator of the Coalition will come to Turkey Irune Aguirrezabal, the European Coordinator of the IPC will visit Ankara in January 29-30, to hold talks with government officials and non-governmental organizations (NGOs). Aguirrezabal will come to Istanbul on January 31 to meet with NGOs and ask for their support for the campaign.

IPC is a permanent and independent legal institution created by the international community of the states to look into the most serious crimes that could be committed by states, including genocides, crimes against humanity and war crimes.

The diplomatic conference in July 1998, approved the Roma Status, that established the IPC, with 120 votes. There were only seven votes against the Roma Status and 21 noncommittal votes.

The Roma Status defines the crimes, how the court will operate and what the states should do for cooperation with the court. According to the Roma Status, the court would be operational if approved by 60 countries. As of December 12, 2003, 139 countries have signed the Status and 92 approved it. You can support the campaign by visiting: www.amnesty-turkiye.org/ucmpetition.php3. (BIA, January 19, 2004)

Legal proceeding against 563 security officers for prison operations

Public Prosecutor in Çanakkale launched a case against 563 security officers (3 second lieutenants, 16 sergeants, 496 privates, 1 superintendant, 10 police officers) in connection with the prison operations on 19 December 2000.

The case will commence on 30 January. It was stressed in the indictment that "the operation was conducted according to the laws and directions" and the prisoners were mostly accused. The indictment alleges, "the prisoners set barricades, opened fire against the security officers, threw exploding and burning materials and killed the private Mustafa Mutlu by shot".

According to the indictment "the security officers started the operation in order to stop the gun shots and the resistance of the prisoners in accordance with the Article 11 of the Law on ŒThe Organization, Duties and Powers of The Gendarmerie.' In the first stage, the gendarmerie fired warning shots and used tear gas. Nevertheless, the prisoners continued their actions. In order to take the prisoners out the security officers demolished the outer wall of B block and many prisoners got out the wards and were surrendered. The wounded prisoners were taken to hospitals and the others were sent to other prisons".

Indictment describes how the prisoners died: Reportedly, prisoner Fahri Sari died because of hipovolemic shock due to intestinal injury with gunshot, Sultan Sari died because of cardiac tamponade and vascular collapse due to sternum fracture and aortic rupture. Ilker Babacan died as a result of cerebral hemorrhage and vascular collapse due to fracture in the base of skull, most probably emerged after the hit of tear gas on head.

The indictment continues as follows: "No bullet was taken out from the bodies of wounded or dead persons. Some bullets were found after the operation but it was revealed that these bullets had no connection with the deaths or injuries. The prisoners opened fire against the security officers too. Thus, it seemed that the officers had opened fire in order to prevent the prisoners from firing at them."

The indictment requests sentences against the security officers according to the Article 450 TPC on the grounds that "they killed more than one person", but it also suggests the application of the Article 463 TPC, that foresees a decrease in the sentences, in the case of the uncertainty of the assailant.

The indictment also wants the defendants be sentenced according to the Article 50 TCP on the allegation that they exceeded the limits of their authority. The investigation against 65 guards and two directors of the prison was concluded in a decision of not to prosecute. Ministry of Interior didn't give permission for investigations against the governor and gendarmerie commander. The case of 154 convicts that was launched with the charges of "revolt and inciting revolt" continues at Çanakkale Heavy Penal Court. (Radikal-TIHV, January 19, 2004)
 

Attentats d'Istanbul: la Suisse enquête sur deux individus suspects

Deux ressortissants étrangers en Suisse, suspectés d'être liés aux attentats d'Istanbul, font l'objet depuis décembre d'investigations du Ministère public de la Confédération (MPC), a annoncé dimanche Hansjürg Mark Wiedmer, porte-parole du MPC.

L'ouverture de la procédure n'a toutefois pas été décidée spécifiquement en liaison avec ces attentats, qui avaient fait 62 morts en décembre, a précisé le porte-parole du MPC, qui confirmait une information du journal suisse alémanique NZZ am Sonntag.

M. Wiedmer n'a pas souhaité donner de détails sur le contenu de la procédure pour ne pas la compromettre.

Le porte-parole n'a pas non plus confirmé l'information du journal alémanique selon laquelle les personnes concernées seraient deux demandeurs d'asile turcs liés au groupe islamiste extrémiste turc Front des combattants du Grand-Orient (IBDA-C).

Les 15 et 20 novembre, deux séries d'attentats à la camionnette piégée, rapidement revendiqués par Al-Qaïda et par l'IBDA-C, ont visé deux synagogues, la banque britannique HSBC et le consulat général britannique, faisant 62 morts, dont les quatre auteurs des attentats, et des centaines de blessés.

L'Office fédéral de la police avait confirmé peu après ces attaques que plusieurs membres de l'IBDA-C se trouvaient en Suisse, comme dans d'autres pays européens.

Juerg Buehler, de l'Office fédéral de la police, mentionne lui dimanche dans l'hebdodamaire alémanique SonntagZeitung de possibles connexions de réseaux terroristes en Suisse. "Nous avons toujours dit que la Suisse serait surtout utilisée en matière logistique et de financement", a déclaré M. Buehler au journal.

Dans de rares cas, la Suisse pourrait aussi être un terrain de recrutement pour les groupes islamistes. "Nous avons des informations indiquant que deux ou trois personnes provenant de Suisse auraient séjourné dans des camps d'entraînement en Afghanistan", indique-t-il.  (AFP, 18 janvier 2004)
 

39 mois de grève de la faim: 107 morts et 500 mutilés

Le dernier communiqué de presse de TAYAD-Bruxelles:

Hasan Subasi est un journaliste turc, rédacteur en chef d'une revue progressiste appelée "Kerbela".

Il est entré en grève de la faim il y a 24 jours pour sensibiliser l'opinion publique belge et européenne sur la situation alarmante des prisonniers politiques en Turquie.

En ce moment, les prisonniers politiques sont complètement isolés et privés de leurs droits les plus élémentaires.

En effet, tous les droits qu'ils avaient acquis par des années de lutte et de sacrifice ont été confisqués depuis leur transfert vers les nouveaux camps de concentration de type F organisé au cours d'une opération militaire sanglante qui coûta la vie à 28 prisonniers.

Ils sont aujourd'hui systématiquement victimes de tabassages et de vexations de la part des gardiens et des soldats. Les rapports publiés par les associations des droits humains font même état de nombreux cas de viols. La presse et leur courrier sont censurés. Leur droit de visite et leur droit à la défense sont ignorés. Dans ces prisons, tout a été étudié pour dépersonnaliser les prisonniers politiques et pour les pousser à la résignation.

A l'heure où l'on parle de l'abolition inconditionnelle de la peine de mort, l'Etat assassine les prisonniers politiques en les soumettant à la déprivation sensorielle.

Huit de ces prisonniers politiques, tous membres du DHKP-C (Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple), sont en grève de la faim depuis 88 jours pour protester contre leurs conditions de détention et pour exiger l'abolition de l'isolement carcéral.

Ces jeûnes à outrance se poursuivent sans interruption depuis près de 1200 jours.

A ce jour, 107 prisonniers et leurs proches sont morts au cours de cette résistance et près de 500 d'entre eux ont été délibérément mutilés par l'alimenation forcée.

Tel est le paysage apocalyptique qui règne dans ces prisons de type F, prisons qui ont été conçues et approuvées par l'Union européenne.

Si Hasan Subasi est en grève de la faim à proximité des institutions européennes, c'est pour dénoncer le soutien apporté par l'Europe au régime des tortionnaires en Turquie. Il aurait voulu mener sa résistance aux portes du Parlement européen pour dénoncer la collaboration entre l'Europe et l'Etat turc. Ou s'installer dans un lieu fréquenté de Bruxelles pour donner de la visibilité aux prisonniers politiques de Turquie que l'on veut tuer en silence.

Mais malheureusement, les autorités communales lui ont refusé ce droit.

Il se trouve en ce moment dans le parc Solidarnosc’ situé  dans la Chaussée St Pierre, derrière la commune d'Etterbeek.

Venez nombreux le soutenir dans sa noble lutte contre la censure et l'oppression. (Tayad Komite-Bruxelles, 16 janvier 2004)
 

A retired teacher convicted again after his release

The Court of Cassation confirmed the 5 months' imprisonment sentence of the retired teacher Hasan Basri Aydin (75). Aydin had been sentenced by Ankara Penal Court of First Instance No.6. On 29 July 2000 Aydin had written a letter to Ali Suat Ertosun, former General Director of the Directorate of Prisons and Detention Houses and criticized Erosun on the grounds that he had described prisons as "hotel".

A case had been launched against him in connection with his letter with the charges that "he had insulted the statesmen". Hasan Basri Aydin, is suffering from paralysis and embolism, was called out by Küçükçekmece public prosecutor on 21 November 2003 and transferred to Bakirköy State Hospital. Forensic Institute will decide whether Aydin can stay in prison or not.

Aydin had been sentenced to 40 months' imprisonment on 15 March 2002 on charges of "insulting the President, Parliament and the government" (Article 159). He had been arrested on 12 November 2002 after his sentence had been confirmed by the Court of Cassation.

He had been pardoned by the President Ahmet Necdet Sezer due to poor health, which had been published on Official Gazette on 12 November 2002 and then released. (Özgür Gündem-TIHV, January 14, 2004)
 

La Turquie à nouveau condamnée pour "procès inéquitables"

La Cour européenne des droits de l'homme a confirmé jeudi sa jurisprudence constante en estimant que 12 requérants turcs avaient été victimes de procès inéquitables en raison de la présence d'un juge militaire dans les tribunaux qui les ont condamnés.

La Cour a recommandé à cette occasion à la Turquie de "faire rejuger (les requérants) par un tribunal indépendant et impartial". Un nouveau jugement serait en effet "le redressement le plus approprié" selon la Cour qui ne peut cependant imposer à Ankara de procéder à de nouveaux procés.

En tout état de cause, la Cour européenne des droits de l'homme a condamné la Turquie à verser 2.000 euros pour frais et dépends à chacun des requérants, en déduisant les sommes perçues par certains d'entre eux au titre de l'assistance judiciaire.

Les douze requérants ont été condamnés à des peines allant de trois ans et neuf mois à 12 ans d'emprisonnement pour appartenance ou assistance à des organisations illégales, notamment le parti indépendantiste kurde PKK. (AFP, 15 janvier 2004)

Ongoing pressures in the F-type prisons

The duration of visits and the communication between the prisoners were reportedly restricted in Kandira F-type Prison. Some prisoners from Bursa, Gebze and Bartin prisons were recently transferred to Kandira F-type.

Abidin Dogan, the brother of the prisoner Nihat Dogan, said: "During our last visit the lamps were not turned on, the 1 hour duration of visit was reduced to 20 minutes. We talked with our relatives behind windows with phones."

Relatives of the prisoners announced that the prisoners were not allowed to carry money and help each other. They also stressed that during open visit because of New Year the prisoners were not allowed to sit together on tables and talk to each other. (Özgür Gündem-TIHV, January 12, 2004)
 

Political detainees tortured in Umaniye et Bayrampasa prison

The relatives of the prisoners announced that the convicts in Ümraniye and Bayrampasa prisons were tortured while they were transferring to Tekirdag F-type Prison. It was stated that most of the prisoners were put in single cells in Tekirdag F-type Prison, and given nothing else except a bad and a blanket. They were not given any cleansing material, the foods were not enough, and they were forced to buy from the canteen of the prison thus not given their properties.

The wounded prisoners -because of the beatings during transfers to the prison- were reportedly not treated and the places they were kept were not known. Irfan Topgüç, who was sent to Diyarbakir D-type Prison from Diyarbakir E-type Closed Prison on 22 Deecember 2003, was reportedly kept in single cell for two weeks.

His brother Faysal Topgüç stated the followings: "My brother was in a terrible position. He was very weak. We could only see each other only 15 minutes. He was not given paper, pen or book. He was only given cigarette and lighter. He told me that he was very bad; he couldn't stand the conditions and may commit suicide. He said: ŒIf my conditions would not be bettered I will fire myself'." (Özgür Gündem-TIHV, January 8, 2004)
 

La Turquie condamnée à Strasbourg pour violations des droits de l'Homme

La Turquie a été condamnée jeudi par la Cour européenne des droits de l'Homme à verser en tout 185.000 euros à cinq Kurdes dont les maisons et biens avaient été incendiés par les forces de sécurité en octobre 1993 en raison, selon eux, de leur sympathie supposée pour l'organisation séparatiste kurde PKK.

Les requérants, âgés de 37 à 69 ans, vivaient à l'époque des faits dans la ville de Lice, dans la région de Diyarbakir (sud-est de la Turquie).

Entre le 22 et le 23 octobre 1993, leurs maisons et biens avaient été incendiés, selon eux, dans le cadre d'une opération prévue à l'avance et menée par les forces de sécurité pour punir les habitants de la ville de leur sympathie supposée pour le PKK.

Ils avaient tout perdu et été contraints de quitter Lice. Lors de l'audience, le gouvernement turc avait affirmé que les forces de sécurité défendaient alors la ville contre des attaques du PKK.

La Cour a alloué des sommes allant de 20.100 euros à 26.200 euros aux cinq requérants pour les dommage matériels subis et 14.500 euros à chacun d'entre eux pour le dommage moral.

Elle a constaté la violation des articles de la Convention européenne des droits de l'Homme portant sur l'interdiction des traitement inhumains ou dégradants, le respect de la vie privée, la protection de la propriété et le droit à un recours effectif.

Dans un autre procès, la Cour européenne des droits de l'Homme a condamné la Turquie pour des traitements inhumains et dégradants infligés par des policiers à trois hommes arrêtés en 1994 et 1995 pour leur appartenance présumée à l'organisation séparatiste kurde PKK.

La Cour a accordé 12.000 euros de dédommagement à Abdullah Colak et Omer Filizer, âgés respectivement de 34 et 39 ans, et 5.000 euros de dommages et intérêts à Sadik Onder, 34 ans pour violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'Homme (interdiction de la torture et des traitements inhumains ou dégradants).

Dans le premier cas, les requérants, soupçonnés d'appartenir au PKK, avaient été placés en garde à vue en avril 1995.

Selon M. Colak, pendant les six jours de sa détention dans les locaux de la section anti-terrorisme de la direction de la sûreté d'Istanbul, il fut étranglé, battu, frappé à coups de pied, pendu par les bras et menacé par les policiers.

M. Filizer a affirmé pour sa part, qu'on lui avait bandé les yeux et qu'il avait été frappé à la tête, à l'estomac, au ventre et dans les reins et pendu par les bras. On lui avait également comprimé les testicules et fait subir des électrochocs par l'intermédiaire d'électrodes appliquées à ses organes sexuels et à ses orteils.

Le 2 mai 1995, les deux hommes avaient été contraints de signer des dépositions concernant leurs activités au sein du PKK.

Dans la seconde affaire, M. Onder avait, selon son témoignage, été déshabillé et pendu par les bras, électrocuté, menacé et insulté.

Dans cette dernière affaire, la Cour a précisé que la violation de l'article 3 découlait du fait qu'"aucune enquête officielle effective n'a été effectuée" après la plainte pour mauvais traitements du requérant. (AFP, 8 janvier 2004)
 

Call for campaign against impunity of torturers

The next hearing for the trial against 8 policemen who tortured and caused the death of Birtan Altinbas in custody on 15th January, 1991, will take place on 14th January, 2004, Wednesday at 10:00 hrs at the Ankara Heavy Penal Court No.2. We need to join our efforts to establish an international and national pressure against impunity.
Background information

Birtan Altinbas as a student of Hacettepe University Computer Engineering Department had been taken in custody together with three other students in 1991 by gendarmerie and transferred to Ankara Directorate for Security ? Political Department for interrogation.

Six days later on 15th January, 1991, Birtan Altinbas lost his life. His family was informed two days later that he was dead. Birtan¹s mother who was suspicious about the way of her son¹s death asked an autopsy to be done. However, this demand was refused.

After his death a few people who had been taken in custody made complaints that they had witnessed the torture against Birtan Altinbas. This led lawyers and family to file an official complaint to Ankara Public Prosecutor.

Ankara Public Prosecutor initiated a preparatory investigation upon the official complaints and decided to launch a court case against the policemen who were involved in the interrogation of Birtan Altinbas under detention. However a while later, the court case was ceased and the file was sent to Ankara Governorship for the permission to launch interrogation of the concerned policemen.

The file was shelved for about 6 years in the Ankara Governorship until 2nd of June, 1998, when the Ankara Governorship made a decision of non-duty. The file then was sent to Grand Penal Chamber of the Supreme Court. The Supreme Court made a decision to relaunch the case at the Ankara Heavy Penal Court on 20 October 1998.

The Heavy Penal Court gave a decision in the final hearing to separate files of two defendants who were not accessed, to acquit some defendants and to sentence some defendants¹ imprisonment on the grounds of causing death. This decision was abrogated by the Court of Appeal on procedural grounds on the 19th June, 2002, and a re-trial process was started again at the Heavy Penal Court.

At the previous hearing lawyers of defendants have withdrawn from the case. (This is interpreted as gaining more time in favor of defendants and pushing for the status of limitation)

2 of the policemen are still not accessible! Although everybody knows that they live in Denizli.(IHD, January 7, 2004)
 

Abolishment Of Death Sentence Even In Times Of War

Turkey will sign 13th protocol of European Convention on Human Rights envisaging abolishment of death sentence even in times or war and at times of danger of war.

Turkey's Permanent Representative to Council of Europe Numan Hazar will sign the protocol on behalf of Turkey at a ceremony that would be signed in Strasbourg on January 9.

Turkey had signed 6th protocol of European Convention on Human Rights envisaging abolishment of death sentence at times of peace on January 16, 2003 and officially approved it on December 12.

Turkey was one of the countries among Council of Europe member countries which signed the 6th protocol late. This had been a problem for a long time between Ankara and Strasbourg.

Turkey, Russia, Armenia and Azerbaijan are Council of Europe member countries which have not yet signed the 13th protocol.

Council of Europe opened the 13th protocol to signing on May 3, 2002.

Council of Europe, which attributes importance making Europe a region purified from death sentence, also launch initiatives to abolish death sentence in the United States and Japan which participate in their activities in observer status. (Anadolu Agency, January 7, 2004)
 

Death in prison because of neglect in medical treatment

On the night of 4 January, Mehmet Ali Yaprak (54), incarcerated in Kartal Special Type Prison, died due to diabetic coma in a hospital. He had reportedly been transferred from Bayrampasa Prison for safety reasons.

His son Ahmet Yaprak stated that despite the medical reports officials did not permit his father to receive treatment. "We had applied several times to hospitalize him. He needed to be on a special diet due to diabetes. They provided that diet for only a short while ago, but still did not hospitalize him. We will file official complaints against the prison manager and other officials."

Mehmet Ali Yaprak, former owner of Yaprak TV, a local TV channel in Gaziantep, had been kidnapped on 25 May 1996 by persons introduced themselves as police officers. Later it was revealed that he had been kidnapped by the "Susurluk gang". 9 persons, including Haluk Kirci, defendant of Bahçelievler and Susurluk cases, had been indicted for kidnapping. They had been acquitted when Yaprak did not want to be complainant and the defendants could not be identified.

Yaprak had been charged for the killing of Lawyer Burhan Veli Torun on 14 May 1997 and sentenced to 9 years¹ 4 months¹ imprisonment. He had changed his last name to "Yalçin" after being released and arrested for the last time in connection with narcotics caught in a drug factory. (Cumhuriyet-TIHV, January 6, 2004)
 

A Party Executive convicted for opposing to sending troops to Iraq

On 5 January, Adana Penal Court of First Instance No.5 sentenced Sabri Ejder Öziç, former manager of Radyo Dünya (Adana) and executive for Free Society Party, to one-year imprisonment according to Article 159 TPC, in connection with his speech broadcasted on 23 February 2003.

Öziç has been charged for saying, during the time when GNAT¹s decision to send troops to Iraq was being discussed, "If those illegitimate wars were called as terrorist actions, this is a terrorist action. This Parliament is terrorist as well if they are going to make a decision to send troops to fight within in a terrorist action". (Özgür Gündem-TIHV, January 6, 2004)
 

Intelligences activities to be conducted by private firms in Turkey

The Prime Minister issued a secret circular letter authorizing police, like the National Intelligence Organization (MIT), to found cover-up firms to collect intelligence. "The first circular letter issued by Prime Minister Tayyip Erdogan in the new year is in the field of intelligence. The circular letter, which was issued last week and which bore the stamp of "top secret," authorizes the Security General Directorate to conduct some tasks, previously conducted solely by MIT.

This circular letter apparently aims at ending the controversies over "intelligence gap," which arose following the recent terrorist attacks in Istanbul. We can say that this circular letter was issued to be able to monitor radical religious groups more closely.

"The circular letter grants new authorities to the Security General Directorate, such as witness protection, placing spies in organizations, and trail. A special unit will be established to this end, whose expenses will be met by the Prime MinistryŠ This unit will be able to form cover-up firms when necessary to monitor radical religious terrorists, who prefer to organize through companies. This point is the most striking one, because only MIT had this right to found these firms so far.

"Some circles argue that the Law on the Security General Directorate does not allow such an arrangementŠ At this point, the question teasing minds is whether this new approach of Erdogan resulted from a compromise with MIT or notŠ The widespread view is that the fact that Azad Ekinci, one of the master-minds of the recent attacks in Istanbul, was able to hide from MIT, led to this circular letter."(Hurriyet, January 5, 2004)
 

141 prisoners started hunger strike in Tekirdag F-type prison

141 prisoners, who were transferred to Tekirdag F-type Prison from Bayrampasa and Ümraniye prisons in Istanbul, reportedly started hunger strike. The lawyer Nermin Selçuk announced after visiting her clients in Tekirdag F-type Prison on 24 December 2003 that 1001 prisoners from Bayrampasa and 40 prisoners from Umraniye were transferred without informing relatives or families of the prisoners.

Selçuk said: "The prisoners were not allowed to take their personal belongings or their money. The families of some prisoners were not informed. Some of the prisoners were put in single-cells even before the first hearing of their cases. In those cells there are only beds and blankets. Even they do not have money they are forced to but their needs from the canteen. The prisoners are on rotating hunger. The petitions they wanted to hand in were not taken by the administration of the prison. Besides meal times the prisoners are not able to see the security guards. In case of emergency they were not taken into account. They have no connection with the world. They are not given newspapers or journals. They are under isolation condition."

Prisoner's relative Arafet Yilmaz announced on 1 January that the prisoners who were transferred from Bayrampasa to Tekirdag F-type Prison, were tortured: "Due to the torture the arm of the prisoner Özgür Gürbüz was broken. My son told me that there were traces of torture on his body. When he wanted to show the traces the guards prevented him."

Abdullah Kiliç, the father of the prisoner Ercan Kiliç, said that there were bruises around the eyes and wounds on the feet of his son. (BIA-Özgür Gündem-TIHV, December 26, 2003-January 2-3, 2004)
 

Résolutions du Symposium de Florence contre l'isolement carcéral

Les 19 et 20 décembre 2003 à Florence, la plate-forme internationale de lutte contre l'isolement a tenu un symposium sur le thème de l'isolement carcéral auquel ont participé près de 120  représentants d'organisations politiques, sociales, personnalités issues du monde intellectuel, artistique et syndical venus d'Italie, de Turquie, du Pays basque, d'Irlande, d'Allemagne, du Liban, de Palestine, du Sahara occidental, de Syrie, d'Autriche, d'Iran, du Maroc, de Belgique, du Danemark, d'Angleterre et de Grèce.

Dans le cadre des journées internationales de lutte contre l'isolement, les délégués du symposium ont pris une série de décisions dont vous trouverez ci-après les extraits:

- L'isolement carcéral altère les valeurs matérielles et morales du prisonnier car cette forme d'incarcération l'empêche d'extérioriser ses émotions et sa créativité intellectuelle, provoquant en lui, des dégâts irréparables et des souffrances insupportables. NOUS REFUSONS L'ISOLEMENT D'UN POINT DE VUE ETHIQUE ET HUMANITAIRE.

- L'isolement carcéral est un mode de châtiment de nature arbitraire et politique. Il s'agit d'un moyen de vengence, et à ce titre, relève d'une conception juridique qui n'a rien à voir avec le droit moderne.  Il s'agit d'une pratique archaïque et illégale. C'est pourquoi, NOUS REFUSONS L'ISOLEMENT D'UN POINT DE VUE JURIDIQUE.

- La pratique de l'isolement est une forme de torture psychologique et physique. Cette torture basée sur la déprivation sensorielle, provoque des lésions irréversibles. C'est pourquoi NOUS REFUSONS L'ISOLEMENT  D'UN POINT DE VUE MEDICAL.

- La pratique de l'isolement est une violation des droits humains car elle ignore les droits les plus élémentaires comme le droit d'opinion, d'expression et d'organisation. Elle permet au pouvoir de passer ses concurrents politiques et ses dissidents sous silence. C'est pourquoi, NOUS REFUSONS L'ISOLEMENT D'UN POINT DE VUE POLITIQUE.

En bref, nous nous opposons à l'isolement pour des raisons éthiques, juridiques, médicales et politiques et nous nous engageons à nous battre ensemble contre cette pratique cruelle. Nous soutenons toutes les formes de lutte démocratiques et légitimes visant l'abolition du régime d'isolement dans les prisons.

La politique d'isolement est une des stratégies les plus agressives de l'impérialisme dans sa guerre contre les peuples.

De même, les cellules d'isolement et les complexes pénitentiaires à sécurité maximale sont utilisées contre des individus, de même, contre les mouvements populaires, on recourt aux listes noires, on interdit leurs activités politiques, voire leur existence historique et sociologique.

Contre des nations, l'impérialisme impose des blocus et des embargos économiques, mènent des guerres de destruction et d'occupation et d'autre part,  il porte atteinte au droit des peuples à l'autodéfense et à l'expression.

Les prisons bâties en Turquie, en Espagne, en France, en Allemagne, aux Etats-Unis, en Irlande, en Israël ou à Guantanamo etc sont destinées à isoler les détenus du monde extérieur, à les dépersonnaliser et à altérer leur identité politique. Les prisons de type F et le camp de Guantanamo sont des camps que l'Union européenne et les Etats-Unis veulent généraliser à l'échelle mondiale. Ainsi, ils tentent d'éliminer toutes les opinions qui leurs sont dissidentes.
(...)
Nous appelons toutes les personnalités issues du monde académique, artistique, politique et autres, ainsi que les individus, les associations, les organisations et les Etats sensibles au respect des droits humains à lutter contre ces formes de persécutions et à condamner ses actes. (La plate-forme internationale de lutte contre l'isolement, anatoliberte@post.com, 1 janvier 2004)
 

Pardoned hunger strikers stage protest against return to jail

Turkish prison convicts who had staged a hunger strike in 2000 following a military operation carried out in detention facilities to restore order and security and who were later pardoned by President Ahmet Necdet Sezer held a demonstration outside the Istanbul Pathologist's Office on Tuesday.

The 20 demonstrators, calling themselves the Socialist Platform of Oppressed People, were protesting against medical reports issued by the Pathologist's Office which ruled that some of the freed convicts were now fully recovered and as such were liable be taken back to prison to serve out the remainder of their sentences.

Hulya Gercek, speaking on behalf of the protesters, said that those who had been pardoned due to the fragility of their health at the time could not return to prison, where they would be put in one-man cells.

"Tulin Dag, Melahat Akay, Tekin Yildiz and Ramazan Sadikogullari, who cannot take care of themselves without the help of other people around them, will be put into jail as a result of the medical reports from the Pathologist's Office. Some of those pardoned were unable to obtain medical reports to postpone their sentences. It is unfair and inhumane to put them back in jail," the protesters' spokesman said.

Basak Otlu, who spent 90 days on a hunger strike and was pardoned by President Sezer, expressed his opposition to serving his sentence in a one-man cell (F-type cell), saying he had not fully regained fitness.

The protesters later peacefully ended their demonstration, for which the police had taken intensive security measures.

Meanwhile, Kemal Ozelmali, (49), a member of the outlawed Turkish Communist Party (TKL) who was released from prison where had been serving a life sentence, was later put back into jail when Sezer's release request was rejected by the Adana Prosecutor's Office. (Turkish Daily News, January 1, 2004)

Recent human rights violations in brief

Decision of non-Prosecution Against Police Officers

The investigation that was launched in connection with the beatings of DEHAP members during the demonstration staged in front of AKP offices in Diyarbakir on 6 June 2003, was concluded in the decision of non-prosecution. The beaten demonstrators Mizgin Dogru, Mazlum Öncel, Ayten Atalay, Ahmet Ilan, Erkan Erenci, Sudan Güven, Afife Mintas, Bedriye Çiftçi, Siran Eminoglu and Abdullah Akengin had filed an official complaint on the allegations of "ill treatment" and "insult". The decision of non-prosecution was grounded that the demonstrators had not obeyed "the warning for disperse and the police had had no intention to commit crime". (Özgür Gündem-TIHV, January 30, 2004)

24 Juveniles on Trial for TKEP/L membership

On 29 January, Istanbul SSC continued to hear the case of 24 alleged members of the Turkish Communist Labor Party/Leninist (TKEP/L), aged between 16 and 23, who had been detained in March 1996. Erbil Kizil, who benefited from repentance law, was released at the hearing. The indictment wants Devrim Öktem, Bülent Gedik, Ismail Altun, Özgür Öktem and Erbil Kizil to be sentenced to life imprisonment on charges of "being leading members of illegal organization". Zülcihan Sahin, Müstak Erhan Il, Izzet Tokur, Arzu Kemanoglu, Bilgin Ayata, Sinan Kaya, Ebru Karahanci, Ulas Bati, Okan Kaplan, Sevgi Kaya, Mustafa Yazici, Ilyas Koçak, Güven Dagdelen, Ahmet Olgun, Zuhal Sürücü, Serpil Koçak, Cemal Bozkurt, Ali Kiliç and Levent Bagdadi have to expect imprisonment. The case against 6 police officers who tortured the juveniles had been concluded on 5 February 2003 at Istanbul Heavy Penal Court of First Instance No. 6. Police officer Mustafa Sara had been sentenced to 2 years' imprisonment for "torturing Bülent Gedik and Devrim Öktem" according to the Article 243 TCP. The case against Ali Çavdar was dropped because of his death. The case against Mustafa Taner Paylasan, Ahmet Bereket, Fatih Berkup and Yakup Dogan had been dropped because of lapse of time. (Milliyet-TIHV, January 30, 2004)

Student Beaten by the Police in Istanbul

The student Taha Yasin Türker, who was detained during the press conference in Beyazit Square on 15 January, announced that he was beaten by the police. Türker related the incident as follows: "Just after the start of press conference the police intervened and used tear gas. They also started to beat the students. I fell on the ground; two police offices came and started to kick me. They were warning each other that they should not let the press see the incident. I was also detained during the incident and beaten in the police vehicle, but released some time later near Yedikule because my health worsened." Türker added that he was given a medical report certifying 10 days inability to work and he made an official complaint against the police officers. (Evrensel-TIHV, January 29, 2004)

Demonstration Prevented in Istanbul

On 28 January, the police intervened the demonstration by the members of People's Houses on Istiklal Avenue to protest Prime Minister Recep Tayyip Erdogan's visit to USA. The police dispersed the crowd by using force and detained some 30 persons under beatings. The police reportedly used tear gas against the detainees in the police bus. (Özgür Gündem-TIHV, January 29, 2004)
The Trial... A court case was launched against 96 persons in connection with the demonstration organised on 6 November 2003 to protest in Council for High Education (YÖK). The indictment wants the defendants, including executives of associations, political parties and unions, to be sentenced to terms of imprisonment on charges of "staging an unauthorised demonstration". Only the defendant Kemal Kahraman, student at Hacettepe University, is under pre-trial detention. The case will commence at Ankara Penal Court of First Instance No 20 on 23 February. (Özgür Gündem-TIHV, January 29, 2004)

Closure Case Against TKP at the Constitutional Court

On 27 January, Constitutional Court heard the case of Turkish Communist Party that was launched by the Chief Prosecution of the Court of Cassation.  During the hearing, the demand of the former Chief Prosecutor of the Court of Cassation Sabih Kanadoglu for annulling the Article 96 of the Law on Political Parties (concerning the words those cannot be used in the names of the political parties) on the grounds of "being contradictory with the Constitution" was rejected. Kanadoglu had launched a case against TKP in 2003 with the demand of closure on the allegation that the word "communist" had not been taken out from its name in spite of the warning of the Chief Public Prosecutor of the Court of Cassation. In his summing up the case, Kanadoglu had stated that the case had been launched as a legal obligation but, he had asserted, the obstacles against founding political parties with names including "communist" had to be abolished according to the developments in the world. The court will decide later whether TKP would be closed or not. (Milliyet-TIHV, January 28, 2004)

Trial for founding a illegal organization

Istanbul SSC continued to hear the case that was launched against Çayan Bilgin on the allegation of "having founded the illegal organization People's Revolutionary Justice". Lawyer Ercan Kanar stated during the hearing that Çayan Bilgin had been imprisoned for four years although Security Directorate and Interior Ministry announced that "there were not such an organization". He put that the name of the organization had been encountered in the testimony of the defendant recorded at the Security Directorate. Kanar also stated that Ministry of Interior had also launched a case against Bilgin at Bagcilar Civil Court of First Instance and demanded Bilgin to pay the compensation for the damages occurred after the bomb attacks that Bilgin had allegedly organized. Kanar claimed that launching such a case was against the laws on the grounds that the crime of Bilgin had not fixed yet. Bilgin had been sentenced to life imprisonment according to Article 146 TCP but 9th Penal Chamber of the Court of Cassation quashed the decision. (Cumhuriyet-TIHV, January 28, 2004)

An Islamic movement's members sentenced

The case that was launched against 47 persons who were the alleged members of Turkish Islamic Movement (TIH) was concluded on 27 January. Malatya SSC sentenced Zekeriya Sengöz and Fahri Memur to 18 years and 9 months' imprisonment each, Ahmet Turan Caner, Hakan Toprak, Namik Sahin, Basri Yasar, Firat Dirikolu, Altan Özkanli and Nuh Tunç to 12 years' and 6 months', Ismet Kançura Ferit Özdemir, Ramazan Yakici, Eyüp Mansur Öztan, Hasan Alici and Mehmet Kayis to 3 years' and 9 months' imprisonment. Other defendants were acquitted. All the defendants had been acquitted in the first case that had concluded on 28 September 2000. (Cumhuriyet-TIHV, January 28, 2004)

Student Dismissed from the Cukurova University

The 30 students of Çukurova University, who participated several facilities and actions, were dismissed from the university for the periods changing 1 month to 1 year. 2 students, who participated the demonstration staged to protest the investigations and penalties against the students on 18 November 2003, were dismissed permanently. A group of students stated a 3 days' hunger strike on 27 January at HRA Adana branch to protest the decision of the University Disciplinary Council. (Özgür Gündem-TIHV, January 28, 2004)
 

TIHV Staff on Trial in Aliaga

On 26 January Aliaga Penal Court continued to hear the case against 68 participants of the funeral of Nevzat Çiftçi who died during the raid on Ankara Closed Prison on 26 September 1999. All 68 people including Dr. Alp Ayan and Günseli Kaya, staff members of the Human Rights Foundation of Turkey (TIHV) in Izmir, are charged with "having conducted an unauthorised illegal demonstration". The hearing was adjourned for completion of defences. (TIHV, January 27, 2004)

Paralysed defendant sentenced to life prison

On 26 January Istanbul SSC sentenced Hüseyin Yildirim, who is suffering from paralysis due to a traffic accident, to life imprisonment for "attempting to change constitutional order." (Article 146 TPC). Yildirim had been paralyzed on 26 May 2001 and arrested in July 2001 on the allegations of "being an executive of the Workers' and Peasants' Liberation Army of Turkey (TIKKO)". Yildirim had not been released despite the reports certifying "he can not live without support of another person" (BIA-TIHV, January 27, 2004)

Demonstration Prevented, Incident in the University in Malatya

The police intervened the students at Malatya University who organised a press conference on 22 January to protest the investigations against them. During the intervention the students Hasan Bozkurt, Idris Benek, Rauf Benek, Mehmet Akbaba, Savas Turan, Mehmet Özer, Salih Çetin, Eren Kinik, Cumhur Tas, Seydi Çakirtekin, Sinan Tanriverdi, Evren Aras, Vural Nasuhbeyoglu and 3 other students were detained. The police also assaulted the journalists during the incident and they reportedly went to the offices of the papers to demand not to release the recordings and photos. The students who were distributing on 14 January the invitations of a festival organised by Association of Initiative of Basic Rights and Freedoms were attacked by rightist students. After the incident the administration of the university reportedly started investigations against the leftist students Ali Kemal Tasdelen, Tamer Yavuz, Sercan Zulal and Mustafa Kenliç on allegations of "disturbing the order in the university" and "distributing leaflets". Meanwhile the leftist students made an official complaint against the attackers. (Özgür Gündem-TIHV, January 23, 2004)

Detention, Arrest

Chair for Free Societ Party (ÖTP) in Adana Hüseyin Ugur, executive for ÖTP M. Resit Gültekin, vice-chair for DEHAP in Adana Hasan Beliren, chair for DEHAP youth wings Naime Kaçak, executive for DEHAP in Seyhan district Zübeyde Sapan, chair for TUHAY-DER Esmer Doster, executive for TUHAY-DER Nuriye Aksoy, executive for DEHAP Women Wings Fadile Bayram were detained on 21 January in Adana Security Directorate in connection with the press statement made in front of the offices of AKP Province Organization on 4 January. They were reportedly detained on the grounds of the placard saying "If you have isolation we have mountains" that was carried during the press statement. (Özgür Gündem-TIHV, January 22, 2004)

Juveniles on Trial in Istanbul

On 20 January, Istanbul Children's Court continued to hear the case of four juveniles C.A., S.K., D.Y. and S.B who occupied Istanbul Courthouse on 18 November to protest the conditions of Abdullah Öcalan. The court decided the join the case with the other case launched at Istanbul SSC in connection with the same action. A group who wanted to protest the decision of not to release the juveniles was dispersed by the police. (Özgür Gündem-TIHV, January 21, 2004)

Closure Case against TUHAD-DER in Mus

Public prosecutor in Mus launched a case against prisoners' relatives association TUHAD-DER with the demand of closure. The case will be heard at Mus Civil Court of First Instance. The indictment wants the association to be closed on the allegation that they didn't send their statue to the governorate. (Evrensel-TIHV, January 21, 2004)

TIHV Board Members on Trial

On 20 January, Ankara Civil Court of First Instance No. 15 continued to hear the case against the Executive Board Members of the Human Rights Foundation of Turkey (TIHV) with the aim of suspending the board members from duty. Lawyers of Directorate for Foundations demanded the documents concerning the investigation made at TIHV Istanbul Representation. The court rejected this demand on the grounds that "there was sufficient document and information in the file". The hearing was adjourned to 9 March for both the plaintiff and defendant sides to prepare their opinions about the documents in the file. The indictment was prepared on the allegation that TIHV violated its obligation to be complied with The Law on Collecting Contributions (No. 2860, dated 23 June 1983). According to the indictment: A) The foundation attempted to collect contributions via internetŠ (referring to the activities of those who wanted to contribute to our studies on the treatment of hunger strikers released from prisons); B) Prepared by the Documentation Centre of the foundation, "The Special Report on the Prison Problem in Turkey" was translated into English and disseminated at the international sphere; a meeting was held with Asma Jahangir, UN Special Rapporteur for Extra-judicial, Summary And Arbitrary Executions, she was provided with special files on missing cases and extra-judicial killings; a meeting was held with Johannes Swoboda, Rapporteur for Turkey of the European Parliament and he was provided with a file on the F-Type Prisons and the prison operations dated 19 December 2000; a meeting was held with the Council of Europe Commissioner for Human Rights, and the commissioner was provided with information on the 9-months evaluation of the human rights situation in Turkey and with notes on enforced displacement". (TIHV, January 21, 2004)

Students Detained, Dismissed From the University

On 19 January police intervened the demonstration held by the students who wanted to protest the investigations launched against them. Police prevented the students when they wanted to march to Taksim from Unkapani and detained 15 students. Menawhile, two the students were reportedly dismissed the university for a year and six students were dismissed for a semester in connection with the demonstration they held in Sakarya University to protest the investigations launched against them. (Evrensel-TIHV, January 20, 2004)

Torture under detention in Istanbul

The juveniles H.D. (17) and Ü.Ö. (17), who were detained on 3 November 2003 on allegations of theft in Istanbul, were reportedly tortured in detention. Public prosecutor in Istanbul launched a court case against the superintendent police officer Ali Senöz and police officer Yilmaz Savas in connection with the incident. According to the indictment the reports given by the Forensic Institute certified that the juveniles were hanged with Palestinian hanger, their testicles were squeezes, they were hosed with pressurised cold water and forced to stand in front of an air-conditioner, and their eyebrows were forcibly shaved. They were given reports certifying 15 days inability to work. They were kept 15 hours in detention and released afterwards without registering the detention. The case will commence at Istanbul Heavy Penal Court No 4. The lawyer Hasan Kop, who announced that the juveniles identified the police officers from the photographs, appealed to Children's Court for the protection of the juveniles. (Özgür Gündem-TIHV, January 19, 2004)

IHD Siirt Executive on Trial

A court case was launched against Vetha Aydin, IHD chair for Siirt branch, in connection with the poster prepared by IHD Siirt branch in both Turkish and Kurdish saying "Peace will win - Everyone is different, everyone is equal". The indictment charges Vetha Aydin for "hanging the posters without permission of the Governorate" under the Article 536 TPC. The case will commerce at Siirt Peace Penal Court. (Özgür Gündem-TIHV, January 18, 2004)

Pressures in Prisons

Relatives of the prisoners announced that the prisoners in Kürkçüler Prison and Kandira F-type Prison were put under pressure. Ayse Coskun, mother of Murat Coskun, who was transferred from Ceyhan Prison to Kürkçüler, announced that she had tried to see her son for 20 days but she at the end saw her son on 10 January. She stressed that they were photographed and her sister was forced to undress her underwear. She said that they were prevented from talking in Kurdish and continued: "My son was not good. He was not given anything except for a blanket. Since the blanket was very dirty, he was afraid of using it." Halise Çetin, mother of Cömert Çetin, who was transferred from Bartin Prison to Kandira, announced that she was kept standing outside in a cold day when she went to prison to visit her son. She said that there were four families on every table and the volume of the music was preventing people to hear each other during visits". Sedef Günes, mother of Halil Günes, who was transferred from Ceyhan Prison to Kürkçüler, announced that her son was put in a single-cell. Gülistan Yildiz announced that they could not receive any information for two weeks of their son Süleyman Yildiz, who was transferred from Kürkçüler Prison to Adana F-type on 29 December 2003. She added that her son was kept in a single-cell, was not allowed to receive or write letters and the money she sent was not given to him. (Özgür Gündem-TIHV, January 18, 2004)

Official Complaint against Police Officers, Beaten Students

The students, who were beaten during the press conference in Beyazit Square on 15 January, made official complaint against the police officers. Taha Yasin Türker, spokesman for the students, announced in front of Istanbul Court House, where they came for official complaint, that he was also detained during the incident and beaten in the police vehicle, but released some time later because his health worsened. The students had organised the conference to protest in the decisions of dismissal and disciplinary investigations against students; the police had dispersed them by using tear gas and detained 15 students. Members of Association for Dicle University Students were beaten by security forces in Kurtalan district of Siirt on 17 January, when they were going to Siirt from Diyarbakir to support the dismissed students at Education Faculty of Siirt University. The students were reportedly beaten because they resisted giving ID information. Students at Education Faculty of Siirt University wanted to stage a demonstration to protest the incident, but the police dispersed them by using force. Many students were wounded and 6 students were detained during the incident. (Özgür Gündem-TIHV, January 17-18, 2004)

Sentences against Jehovah's Witnesses quashed

The sentences of fine against the Jehovah's Witnesses Ziya Umar and Turgay Babayigit were quashed. Each of them had been sentenced by Istanbul Peace Penal Court No 2 to a fine of TL 86 millions for holding religious ceremony under the Article 519 TPC. After the objection Istanbul Peace Penal Court No 3 quashed the decision and ruled the acquittal of the defendants. According to the decision, the action of the defendants was within the borders of the freedom of belief and they also informed the Governorate of Kartal by giving the address of the building where they would hold religious ceremonies. (Aksam-TIHV, January 16, 2004)

Student Demonstration in istanbul Prevented

The police intervened the demonstration organised on 15 January in Beyazit Square by students to protest the disciplinary investigations against some 100 students at Istanbul University. The police used tear gas to disperse the crowd and detained 15 students. (Radikal-TIHV, January 16, 2004)

Detentions during a press conference in Istanbul

The editor-in-chief of the journal "Mücadele Birligi" Özgen Is and the workers for Ayisigi Sanat Merkezi (Moonlight Cultural Centre) Alev Oral and Ayse Rojda Sen, who were detained during the press conference organized on 11 January in Ikitelli Istanbul, were arrested on 15 January. 7 persons were released. During house raids conducted after an action in Siirt on 14 January to protest the condition of Abdullah Öcalan the demonstrators Hüseyin Kutlu, Metin Kutlu, Memduh Kutlu, Sait Kutlu, Kutbettin Çiçek, Hayrettin Çiçek, Meryem Çiçek, Fatih Çiçek, Ömer Çiçek, Fatma Çiçek and Ismail Çiçek were detained. Veysi Timurtas (11) was reportedly wounded during the raids because a police vehicle hit. (Özgür Gündem-TIHV, January 16, 2004)

Pressures in Mardin and Midyat Prison

Lawyers Feride Altug, Ahmet Atilla Tokay, Deniz Dogan, Vedat Karaduman and member of Diyarbakir Bar Association Prison Commission Muharrem Sahin filed an official complaint against the officials at Mardin and Midyat prisons on the allegation that they prevented them to see their clients. Lawyer Muharrem Sahin announced that the guards listened to the interview he made with his clients on 21 August 2003 in Mardin E-type Prison. Sahin stated the followings concerning his experience at Midyat Prison: "I went to visit my clients. Although I interviewed with my other clients they didn't let me to see Menice Altun. When I asked the reason they told me that the public prosecutor ordered. They stated that Lawyer Vedat Karaduman, with whom I went to the prison, could see Menice Altun and I had to get out." (Özgür Gündem-TIHV, January 14, 2004)

Detentions and Arrests in Istanbul

Yalçin Kiliç, Kemal Aydin, Aydin Nas, Galip Öztürk, Hevlat Yilmaz, Gurbet Geçkin, Nurettin Avci and Meysu Altug, who were among the 11 persons detained on the allegations of "being members of KHK/KADEK" were arrested on 12 January by Istanbul SSC. Of the detainees Aydin Ulas was released, while two persons were sent to Children's Court. The police intervened the press conference organized on 11 January in order to protest detentions of those who were hanging posters of the journal "Mücadele Birligi" on 6 January in Ikitelli Istanbul. 15 persons including the editor-in-chief of the journal "Mücadele Birligi", Özgen Is, were detained. (Özgür Gündem-TIHV, January 13, 2004)

Demonstrators in Istanbul on Trial

On 12 January Istanbul Penal Court of First Instance No.13 started to hear the case launched against 80 persons who participated a demonstration and stopped traffic on the Bosphorus Bridge on 22 October 2003 in order to protest F Type prisons and Abdullah Öcalan's conditions. The hearing was adjourned in order to hear the testimonies of the defendants. (Özgür Gündem-TIHV, January 13, 2004)

Detained and Arrested University Students

Six out of 23 students, who were detained on 11 January during protests against investigations and dismissal decisions against them, were arrested on 12 January. Two students waiting in front of the Court House for solidarity with their friends were also detained under beatings. Meanwhile the investigation launched against the students who organized "alternative opening ceremony" at Çukurova University on 15 January 2003 was completed. University Disciplinary Board dismissed 23 students from the school for differing periods of time. (Cumhuriyet-Evrensel-TIHV, January 13, 2004)
 

Persons Beaten by the Police in Adana

Police reportedly beat many persons living in Ova quarter in Seyhan district of Adana after the action organized on 12 January in order to protest the conditions of Abdullah Öcalan. According to the news appeared on the daily Özgür Gündem, Sultan Altun stated that her son Agit Altun (11) was beaten by the police. She said: "I saw five police officers swearing at and beating my son. While a police officer was hitting on his feet with truncheon another one was hitting on his head with a radio. His head was bleeding. When I attempted to defend my son, one of the police officers hit on my back with his truncheon". The juvenile Emre Kilgi (10) stated that the stone thrown by the police hit his head. Abdulkerim Yavuz (60) said: "Police broke the windows of my house. He threatened me for not to talk about it". Kadri Acar, who was a street peddler, stated that his wheelbarrow was mashed by a police panzer. Earlier, on January 9, Abdullah Yapici (18) announced that he was beaten by civilian dressed police officers in Seyhan district of Adana, because he was wearing a DEHAP t-shirt. (Özgür Gündem-TIHV, January 11-14, 2004)

Dismissed and Detained Students in Istanbul

42 students at Istanbul University, who held a press conference in connection with the appropriation of PhD Dissertation of the rector Kemal Alemdaroglu, were dismissed from university between 2 semesters and 1 month. The students were not allowed to enter the campus for a while because of the disciplinary investigation. The students would start today (12 January) hunger strike and launch a court case against the decision at administrative court in Istanbul. Meanwhile the police intervened the protest action by the students at Istanbul University on 11 January in Besiktas. They were investigated and not allowed to enter the campus. The police used tear gas to disperse the students and detained many students. (Cumhuriyet-Özgür Gündem-TIHV, January 10-12, 2004)

Detentions and Arrests in Agri, Istanbul and Van

IHD executive for Izmir branch Veysi Altay was detained in Tutak district of Agri, where he went for a court case of his sibling. Erkan Kil, Ümit Alkan, Sibel Akdeniz, Neslihan Karyemez and Çaglar Mirik, who were distributing on 10 January in Gaziosmanpasa (Istanbul) the leaflets prepared by EMEP youth wings, were detained. They were released some time later. Salih Ç., who was convicted for being a member of Hezbollah and sentenced to 12 years' imprisonment, was arrested in Van. (Cumhuriyet-Evrensel-TIHV, January 10-11, 2004)

Complaint against physicians in Izmir

The representatives of NGOs and the political parties in Izmir filed an official complaint against the physicians at the Forensic Institute who gave reports certifying that "they could recover" to those convicts who were suffering from Wernicke Korsakof due to the death fast. Chair for IHD Izmir branch Mustafa Rollas stated during the press meeting held in front of Izmir Courthouse on 7 January that some 500 convicts were released according to the reports given by Forensic Institute but later the convicts for whom it was not possible to recover were given reports certifying that "they could recover". (Özgür Gündem-TIHV, January 8, 2004)

Person Beaten by Police in Mersin

Hamdullah Aktan, who lives in Mersin, announced that he was beaten by the police officers on the grounds that "he read the newspaper Özgür Gündem". He stated the followings: "I was stopped and subjected to ID control by two police officers when I bought the newspaper Özgür Gündem on 4 January. My house was raided on the night of the same day and I was detained by the police officers including the same ones who checked my ID. They blindfolded me and put me in a car. They hit my head and kidneys for half an hour pressing my head to their underarms. We stepped six stairs where I was taken out of the car. Then they started to kick my stomach and asked me the name of the person I worked for, why I read Özgür Gündem, how could I managed to buy this newspaper although I was very poor. They told me not to read that newspaper again". Altan stated that after beating him for 3 hours the police officers took him back to his neighbourhood and released. Aktan appealed to IHD Mersin branch and filed an official complaint against the police officers. (Özgür Gündem-TIHV, January 8, 2004)

Investigation About the Police Officers

Ercüment Yildiz, the cameraman working for Ankara Security Directorate, was sentenced on the grounds that he was recorded while he was beating a student during the protest demonstration on 6 November 2003. As the consequence of the investigation made by the inspectors of Ankara Security Directorate, first it was reportedly demanded that the time for promotion for Yildiz to be set back by 12 months but than later the Disciplinary Council decided to set the time for promotion by 6 months back on the grounds that "he had a clean disciplinary record". Durmus Yildiz reportedly testified that he didn't remember anything concerning the incident on the grounds that he was affected from the gas used by the police. (Milliyet-TIHV, January 8, 2004)

Torture Investigation in Ankara

Physicians Cumhur Akpinar and Saffet Üner, who reported that that the juveniles E.Ü. (16), E.Ü. (17) and B.Ü. were "healthy" although they were tortured, were dismissed from the duty for two months by Ankara Medical Chamber. The juveniles had been detained on 31 January 2003 on allegations of "theft". According to the news gathered the incident developed as follows: After the interrogation, the juveniles were charged with 21 crimes except the one caused their detention. The juveniles were taken to the Forensic Institute before they were transferred to the Courthouse. Meanwhile, the police officers recorded to the minute that the juveniles had allergy and they stretch their back by radiator and hit their chests to wooden table. 10 police officers signed the minute as well as the three detainees. The juveniles who were arrested on the allegation of "theft" were later filed an official complaint against the police officers. Public prosecutor decided in non-prosecution and launched a case against the three juveniles with the charges that they slandered the police officers. The court acquitted of B.Ü. and sent the files of E.Ü. and B.Ü. to the children court. Upon the appeal of the lawyers, Ankara Medical Chamber investigated the reports that led the trial of the juveniles and sentenced the physicians Cumhur Akpinar and Saffet Üner to 2 months' dismissal from the duty. (Milliyet-TIHV, January 8, 2004)

Complaint against physicians in Istanbul

IHD Istanbul branch filed an official complaint against the Forensic Institute for issuing reports certifying that "they could recover" to those convicts released due to poor health related to the death fast. Chair for the branch Kiraz Biçici announced that the health reports of the convicts having Wernicke-Korsakoff disease, who had been released according to the Article 399 of the Criminal Procedure Code, were renewed once in six months. She stated that after the opening of the D-type prisons the Forensic Institute issued such reports and those convicts were arrested again. (Özgür Gündem-TIHV, January 7, 2004)

Prisoner relatives stamped as "terrorist" in Mus prison

People who went to Mus E-type prison to visit their prisoner relatives on 4 January were reportedly stamped on their arms, saying "terrorist". Nazime Polat, wife of the prisoner Ali Polat, stated that the visitors had been stamped on their arms saying "political". She said that the prosecutor in prison told that he didn't know about this implementation when the visitors complained to him. She added that the soldiers just said that they received the order from their superiors. Chairman of Tunceli Bar Association Hüseyin Aygün stated that stamping the visitors contradicted with the Article 10 of the Constitution which is related with the principle of equality. Ismail Duman, who was detained on 29 December 2003 in Iskenderun district of Hatay, was reportedly kept in single cell on the grounds that "he didn't testify in detention and at the court". His sister Saadet Duman announced that her brother started hunger strike. (Özgür Gündem-TIHV, January 7, 2004)

Case on the assassination of Gaffar Okkan

Diyarbakir SSC prosecutor launched a case against Recep Dünük, Ferit Filitoglu and Mustafa Durgun on the allegations of "being members of Hezbollah and participating the assassination of ex-chief of Diyarbakir Police, Ali Gaffar Okkan on 24 January 2001. The indictment wants the defendants to be sentenced life imprisonment. (Milliyet-TIHV, January 7, 2004)

Sixteen religious activists detained

Leader of radical Islamic Aczmendi sect, Müslüm Gündüz and 15 persons, who were detained on 3 January in Battalgazi district of Malatya, were released by Malatya SSC on 6 January.(Radikal-TIHV, January 7, 2004)
 

Unionists on Trial in Ankara

On 5 January, Ankara Penal Court of First Instance No.20 continued to hear the case launched against 14 union executives in connection with the demonstration held by Confederation of Public Laborers' Unions (KESK) on 23 August 2003 in Ankara. The hearing was adjourned to 10 February. The defendants including, KESK chair Sami Evren, are being charged for "holding unauthorized demonstration". (Milliyet-TIHV, January 6, 2004)

Attack to AKP Election Office in Istanbul

On 4 January, a bomb exploded in front of the election office of AKP in Ümraniye district of Istanbul. Serafettin Karabulut (60), who was waiting at the bus stop near the election office, was wounded during the explosion. The explosion caused damages in the work places near the election office. (Hürriyet-TIHV, January 5, 2004)

Shot by police for disobeying stop warning

On 3 January the police wounded Ramazan Bingöl in Istanbul, allegedly because he did not listen to stop warnings and kept driving. Ramazan Bingöl was stopped by the police in Küçükçekmece for ID check, but afterwards he tried to escape. The car was stopped by the police by firing in Ikitelli. (Milliyet-TIHV, January 4, 2004)
 

Pression sur les médias / Pressure on the Media

Journalists Fined in "Turd" Case

Representatives from the local "Kuzeydogu Anatolia," (Northeastern Anatolia) and "Yesil Gole," (Green Gole) newspapers and from the printing office of the "23 Subat," (February 23) newspaper, were fined to pay 5 billion Turkish lira (3,500 USD) for publishing stories on Alper Faruk Gungor, the local official of Gole, who allegedly threw villagers out of his room because they smelled of turd.

The journalists said they would appeal the decision.

Halis Kilic, the owner of the "Yesil Gole" newspaper, Ulviye Kilic, the newspaper's editor-in-chief, Yavuz Mingan from the printing office of the "23 Subat" newspaper, local official Gungor and his wife attended the hearing.

Gungor applied for legal action on December 24, 2002. He argued that stories on him "throwing villagers out of his office because they smelled of turd," and on Yesil Gole's editor-in-chief Ulviye Kilic being slapped in his office, were baseless and untrue.

Alper Faruk Gungor sued the journalists for "attacking his personal rights," and asked for 5 billion Turkish lira in damages. The journalists were informed on January 13, 2003 that they were being sued.

Gungor pointed out the articles titled, "Embargo at Kaimaqam's Office," published on August 22, 2002, and "Huge Reaction Against Attack on Our Editor-in-Chief," published on August 29, 2002, as reasons for suing the journalists.

Gungor also said the article "Interesting Action by the Gole Local Officer. Those Who do not Take a Shower will not Enter his Office," published on August 23 in the "Kuzeydogu Anadolu" newspaper were not based on realities. (BIA News Center, January 30, 2004)
 

Musician Tunc Questioned for DEP Article

Musician Tunc, a writer for the daily "Yeniden Ozgur Gundem," and chief editor Colak, are facing interrogations for an article they wrote and published on the trial of the former DEP lawmakers. They are accused with "insulting justice decision".

Musician Ferhat Tunc, who is also a writer for the daily "Yeniden Ozgur Gundem" (Free Agenda Again), is facing an interrogation for writing an article titled, "A Revolutionist Leyla and a Song."

Tunc made a plea at the Beyoglu prosecutor's office for "insulting justice decisions," through his article published on January 19, 2004.

Prosecutor Mustafa Gulsoy listened to Tunc and Mehmet Colak, who is the editor-in-chief of the daily newspaper.

Tunc's lawyer Hatice Dogan and Colak's lawyer Ibrahim Bilmez were also present at the prosecutor's office during the plea.

In that article, Tunc wrote about the former lawmakers from the Democracy Party (DEP) who are standing a trial also followed closely by the European Parliament. The former lawmakers, including Leyla Zana, were expected to be released during the latest hearing, but the judge rejected the demand to release them.

Tunc argued that his article did not include anything that would count as an insult to the justice system or the jurists, and added that criticizing a judge from the Ankara State Security Court (DGM) would not count as criticizing the whole justice system.

Tunc also reminded prosecutor Gulsoy that ministers, including the prime minister, made similar statements to criticize the justice system. Those statements prove that my article was right, said Tunc. He said his article was just a criticism of the justice system.

Colak said he did not see elements of crime in the article, and added the article was only reflecting the opinions of the writer. (BIA News Center, January 30, 2004)

Mumcu and other 19 journalists murdered in Turkey and Kurdistan

In Turkey, the murder over a decade ago of Ugur Mumcu on 24 January 1993 has been marked annually to ensure that his murder and that of other journalists, is not forgotten.

It serves as a constant warning to those who seek to use the ultimate form of censorship murder to silence their critics. The Ugur Mumcu Foundation is recommending to UNESCO that the anniversary of Ugur Mumcu's death be marked by an international day of justice for those who die for the practice of their profession as writers and journalists.

International PEN fully supports this initiative as part of its own work to end impunity for those who use murder as the ultimate form of censorship world-wide. Since Ugur Mumcu's death, at least 19 other writers and journalists have been killed in Turkey. Many were clearly murdered by those who objected to their views. Others died in circumstances which have never been resolved.

In some of the cases the killers were brought to trial and convicted. Ugur Mumcu's is a case in point. Ugur Mumcu died on 24 January 1993 when a car bomb exploded in Ankara.

A leading writer for the daily Cumhurriyet, his death led to widespread condemnation and public protests, which continue today in the form of annual commemorative events organised by the Ugur Mumcu Foundation.

A number of Islamic extremist groups made claim to the bombing. In January 2002, three Islamist militants were sentenced to death for "trying to overthrow the constitutional order and replace it with an Islamic regime" and for killing a number of pro-secular intellectuals, including journalists Ugur Mumcu and Ahmet Taner Kislali .Kisali, also a Cumhurriyet columnist, was killed in another bomb attack in Ankara on 27 October 1997.

The sentences were subsequently commuted to life imprisonment following judicial reforms in 2002 that abolished the death penalty in peacetime.

But the majority of the killings have not seen justice for the victims or their families, and a number of relatives of murdered journalists have turned to the European Court on Human Rights to find redress.

No culprit has been prosecuted for the murder of Ferhat Tepe, a 19-yearold journalist for Özgür Gündem who was abducted in Bitlis on 28 July 1993. His body was found a few weeks later and apparently bore signs of torture.

Tepe's family claimed that he had been killed by under cover agents of the state. The authorities contested this, stating that Tepe had been murdered by pro-PKK guerillas.

Yet in September 2003, the European Court on Human Rights, while not being able to comment on the family's allegations, concluded that "there had been striking omissions in the conduct of the investigation into Ferhat Tepe's disappearance and death" and ordered that compensation be paid to the family.

Similarly, the family of Özgür Gündem journalist, Kemal Kiliç, who was shot dead on 18 February 1993, obtained ECHR ruling in 2000 that the authorities had "failed to take reasonable measures available to them to prevent a real and immediate risk to the life of Kemal Kilic". The Court ordered that the family be paid financial compensation.

The newspaper had suffered a series of attacks against its staff prior to Kiliç's murder. Kiliç himself had expressed fears for his life and had requested police protection, which was refused. In December 1993 a suspect was arrested and subsequently sentenced to life imprisonment

These ECHR rulings indicate that the Turkish authorities, despite the incredibly high number of killings of journalists in the early 1990s (fourteen reported in 1992), had not taken the threats seriously enough.

Indeed, borne out by the fact that most of those murdered were linked to opposition newspapers, there was a conspicuous reluctance to come to the aid of those who were openly critical of the authorities, suggesting that those who murdered outspoken journalists could do so with impunity.

On 8 January 1996, the death in a police cell of another young journalist, Metin Goktepe, a columnist for the left-leaning daily Evrensel marked a turning point. Goktepe had been beaten to death.

He had been arrested while covering the funeral in Istanbul of two leftist inmates themselves killed during a prison riot. His death prompted a public outcry and was highly publicised at home and abroad.

After several trials, retrials, and appeals, in January 2000, an appeals court upheld seven-and-a-half-year prison sentences for five police officers involved in the killing. A sixth officer's sentence was reduced to three and a half years.

Since Goktepe's death, the numbers of journalists killed in Turkey has tailed off with three reported killed between then and 1999, and none since then.

Yet elsewhere in the world, the murder of journalists and writers makes many countries dangerous places in which to practice the right to freedom of expression. The Committee to Protect Journalists reports that in 2003 thirty six print and broadcast journalists were killed in: Brazil, Cambodia, Colombia, Guatemala, India, Indonesia, Iran, Iraq, Israel and the Occupied Territories, Ivory Coast, Nepal, Pakistan, Philippines, Russia and Somalia. Some were killed in the line of fire. Others were deliberately targeted. The figures speak for themselves.

The hope is that Turkey will not return to the situation of the early 90s when murders of journalists was common, and will never again feature in the annual lists of deaths issued by writers and journalists' support groups.

The prosecutions by Turkish courts of some of those implicated, and the decisions of the European Court on Human Rights calling for restitution to the families of those who had died serve to underline that such murders are not tolerated.

Yet there remains work to be done in those states where killings of those who speak out continues to hinder free speech, and their murderers can act with impunity. Through world-wide monitoring of killings of writers and journalists, issuing protests and demanding that justice be done, International PEN aims to see an end to impunity for those who use murder as censorship. (Bianet.org, January 26, 2004)

Commémoration du 2e anniversaire de la mort d'Ayse Nur Zarakolu

L'Association des droits de l'Homme de Turquie (IHD) commémorera le mercredi 28 janvier 2004 le 2e anniversaire de la mort de Mme Ayse Nur Zarakolu, l'éditrice courageuse de la Maison d'édition Belge.

Les amis de Zarakolu organisent demain à 19 h. une soirée dans les salles de la branche d'Istanbul de l'IHD.

Nous reproduisons ci-après un article publié à cette occasion par Armenweb:

Demain, dès l'aube, nous aurons une pensée pour Ayse Nur Zarakolu, décédée le 28 janvier 2002 à l'hôpital de la Faculté de Médecine d'Istanbul, à l'âge de 56 ans.

Madame Zarakolu avait fondé en 1977, à Istanbul, avec son mari, une maison d'édition "Belge" (non pas belge, mais qui se prononce 'Belgué'en turc et signifie "document") En effet, Ayse Nur Zarakolu avait décidé de publier des livres sur les plaies ouvertes de la Turquie: les Droits de l'Homme violés, le génocide arménien de 1915, la question kurde, la mafia etcŠtout cela basé sur des documents irréfutables. Ces sujets étant tabou en Turquie, elle avait été à plusieurs reprises emprisonnée.

Interrogée par la Fédération Internationale des Droits de l'Homme sur les motifs de sa démarche, elle avait déclaré: "Il n'y a rien de pire que l'oubli et le silence. Je donnerai toujours la parole à ceux qui nous obligent à regarder notre pays et son histoire en face, à connaître la vérité pour que les choses changent. Je sais qu'aujourd'hui il faut payer ce travail de mémoire par des jours de prison, mais l'important, c'est que les livres existent, que les gens les lisent."

Elle était fière d'avoir réussi à gagner quelques affaires, à être relaxée.

Demain, nous penserons à celle que les Arméniens appelaient "La Mère Courage", à celle qui espérait que les choses finiraient par changer, à celle que rien n'arrêtait ,et que les jours et les mois de prison ne suffisaient pas à faire taire.

Nous penserons aussi à son mari et ses fils, car nous savons qu'à partir du jour où nous perdons un être cher, la vie est coupée en deux, il y a un avant et un après.

Ce ne sont pas seulement les intellectuels, mais tout le peuple turc qui devraient être fiers de compter parmi eux une femme aussi vaillante et sublime, prête à sacrifier sa liberté et sa santé et même sa vie, pour l'honneur de son pays.

De telles personnes sont les flambeaux de l'humanité. (Louise Kiffer, Armenweb, 27 janvier 2004)

Le chanteur du Groupe Yorum, Ihsan Cibelik, à nouveau arrêté

Le chanteur Ihsan CIBELIK avait participé à la grève de la faim contre l'isolement carcéral au sein du 4e groupe de volontaires du fond de sa cellule de la prison de type F située aux confins de la région de Tekirdag (Nord-ouest de la Turquie). En 1998, il fut condamné à 12 ans et 6 mois de prison pour appartenance à l'organisation révolutionnaire DHKP-C (Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple). Il jeûna durant 258 jours (*) (du 11 mai 2001 au 23 janvier 2002) jusqu'au jour où il fut alimenté de force, suite à quoi, il fut atteint du syndrome de Wernicke-Korsakoff. Désormais souffrant d'ataxie et d'amnésie, les autorités lui accordèrent la liberté conditionnelle (alors qu'il ne l'avait pas demandée) pour une durée de 6 mois, en vertu de l'article 399 du code de procédure pénale et cela, afin qu'il bénéficie soi-disant de soins médicaux à l'extérieur.

Pourtant, hier, il a été arrêté en plein coeur d'Ankara alors qu'il suivait un traitement médical contre le syndrome dont il souffre.

Durant sa mise en liberté conditionnelle, il est monté plusieurs fois sur scène et a notamment chanté dans des cimetières, en hommage aux militants politiques assassinés, ce qui lui a valu d'être attaqué par la presse de droite qui l'accusait d'être "suffisamment en bonne santé pour être de nouveau mis sous les verroux"(**). Il travaillait au centre culturel Idil Can à Ankara. Il vivait en toute légalité à une adresse connue. Il participa au dernier album de Grup Yorum intitulé "Yürüyüs" (la marche) sorti la semaine dernière.

A travers cette "stratégie" de libération conditionnelle accordée aux prisonniers mutilés par la torture de l'alimentation, les autorités voulaient en réalité se débarrasser des résistants et ainsi diviser le mouvement de grève de la faim.

L'article 399 n'est aujourd'hui plus d'application. Des centaines de vétérans du jeûne de la mort dont certains ne se souviennent même plus des raisons de leur incarcération risquent aujourd'hui d'être à nouveau jetés dans les oubliettes de type F.

(*) Durant le jeûne, les grévistes de la faim recourent à une absorption "élective" de vitamine B 1 dans le but de préserver leurs fonctions vitales de base, y compris les facultés intellectuelles.
(**) Vakit, 17 juillet 2003

Grup Yorum : Groupe musical révolutionnaire dont les membres ont été arrêtés et torturés des centaines de fois. Trois de ces musiciennes sont mortes: deux d'entre elles assassinées par la police et une troisième, décédée durant la grève de la faim de 1996. Né au lendemain du coup d'état fasciste du 12 septembre 1980, le groupe Yorum s'était assigné pour tâche de lutter contre le processus de dépolitisation de la société amorcé par la junte militaire à travers leur répertoire militant et populaire, leur mode de vie humble et leur engagement politique. Après 19 ans d'existence, le groupe Yorum a à son actif plus de 400 procès. Plusieurs centaines de ses concerts ont été interdits. 15 de ses membres ont été arrêtés. Leurs instruments été ont maintes fois confisqués et détruits par la police et les militaires. Mais malgré cela, Grup Yorum a réussi à sortir 19 albums et à en vendre plus de 3 millions d'exemplaires! Pour tout savoir sur ce groupe: info@grupyorum.net  ; web site: www.grupyorum.net  (TAYAD Komite-Bruxelles, 23 janvier 2004)
 

Radio Journalist Charged for Prison Stories

The prosecutor of the Istanbul State Security Court appealed a verdict by a lower court to acquit Seyfullah Karakurt, the top manager of the radio station, "Anatolia's Voice." Karakurt had been charged because of programs about the prison operations in Turkey.

The prosecutor said Karakurt, through those programs, "incited hatred and enmity and could cause clashes among people."

Karakurt had faced one to three years in prison. The prosecutor wanted him to be charged based on law no:312 of the Turkish Penal Code six times.

Karakurt was charged for broadcasting programs in the years 2000 and 2001 about operations at Turkish prisons and developments at the maximum-security F type prisons.

Turkish security forces in 1999 had stormed the prisons when inmates began protesting a government move to transfer them from large wards to smaller, maximum-security F type prisons.

The court, on February 25, 2003, acquitted Karakurt and former program host Selda Demir, who were both charged with "aiding and abetting an illegal organization."

The journalists were then charged for broadcasting programs about the operations to F-type prisons and Ulucanlar Prison. The charges were based on grounds of law no: 169 of the Turkish Penal Code. The prosecutors at the Istanbul State Security Court had advised the judge to acquit Karakurt and Demir. (BIA News Center, January 23, 2004)
 

Turkish Police Detain Kurdish "Runaway" Reporters

Police officers from the Bozyaka anti-terrorism unit (TMS) went to the office of the daily "Yeniden Ozgur Gundem" (Free Agenda Again) and detained three distributors of the newspaper and three reporters from the Dicle News Agency (DIHA). The detained were released Wednesday evening after being questioned at the prosecutor's office.

The reporters, who had been detained for being "runaway suspects," are accused of "facilitating the activities of illegal organizations through publications." During their questioning at the prosecutor's office, the reporters said they were working in the media field and that there was no evidence to prove they had relations with an illegal organization. The reporters said they had no other activity than working in the media.
Lawyer Mustafa Rollas, the Izmir head of the Human Rights Association (IHD) said Mehmet Yucedag, Medine Tunc, and Sadik Surer, the Izmir distributors of the "Yeniden Ozgur Gundem" newspaper, and DIHA reporters Fahri Kilinc, Sevinc Tuncelli and Ibrahim Acikyer, who were all at the newspaper's office, were being searched since December 21, 2003 for being "runaway suspects."

Lawyer Rollas said the search was based on a January 12, 2004 decision by the prosecutor's office at the Izmir State Security Court. Rollas said police had scattered the photography and information archives in the office at the time of detention and added that the detentions were against the law.

Lawyer Rollas said the questioning had begun based on the baseless claims of a former newspaper distributor. He said a distributor would not know the publishing policies and interior operations of a newspaper. (Bianet.org, January 22, 2004)

The Army will Test Media's Confidence

The General Staff, for the first time, invited journalists from the Turkish daily "Yeni Safak," to the press conference on the use of the Incirlik Airbase and other important issues on the agenda.

"This is an exception. We can say that we have accepted Yeni Safak as an intern. We will test their attitude," said the Secretary-General of the General Staff, Major-General Sabri Demireren, in response to a question.

Basbug: No invitation to insensitive media

The General Staff invited the Ankara representatives of accredited media organizations and defense reporters to its meeting on January 16 at the General Staff's military quarters.

The Incirlik Airbase, PKK, Iraq and Cyprus were among the topics discussed at the briefing. Deputy chief of staff General Ilker Basbug, in response to a question about the accreditation of media organizations, said the Turkish Armed Forces wanted unlimited press freedom, but expected the media to use this right with responsibility.

Basbug answered the question as follows:

* We view this issue with the basic principles of the Republic and universal values.

* We do not invite those media organizations that are not sensitive enough about these issues, to our activities.

* View this completely as institutional and personal. We have the right to review our list when we feel the need.

Demireren: We accepted Yeni Safak as an intern

According to the daily "Yeni Safak," the attitude of Secretary-General of the General Staff, Major-General Sabri Demireren was a little different:

"This is an exception. We can say we have accepted Yeni Safak as an intern. We will test their attitude and decide if we will invite them next time or not."

Yeni Safak writer Kursat Bumin's article had the headline: "Most Unfortunate for a Newspaper: Being accepted as an Intern." In his article, Bumin described the General Staff's "style" as "scandal in terms of democracy," and criticized media organizations for remaining silent. (Erol ONDEROGLU, BIA News Center, January 20, 2004)
 

Des employés du groupe de presse des Uzan en grève de la faim

Des employés du groupe de presse appartenant à la famille Uzan, dont certains membres sont recherchés par la justice pour fraude, ont entamé une grève de la faim pour dénoncer la décision des autorités de bloquer leurs comptes bancaires, a indiqué mardi à l'AFP un des grévistes.

Dix-huit employés observaient le mouvement lancé lundi soir dans les locaux du groupe Star à Istanbul, a précisé Mesut Bilaloglu, directeur des ressources humaines.

Selon M. Bilaloglu, les 1.700 employés du groupe, dont quelque 600 journalistes, "n'ont à ce jour pas encore reçu leur salaire de janvier et je n'ai plus d'excuses à leur présenter".

Tout les employés recevaient leur salaires en retard déjà depuis plus de six mois, mais "cette fois nous ne pouvons plus les payer du tout" même si le groupe dispose de suffisamment de liquidités sur ses comptes en banque, a-t-il expliqué.

L'agence turque de régulation et supervision bancaire (BDDK) a récemment bloqué tous les comptes bancaires du groupe, qui comprend un quotidien, Star, qui a paru mardi sur quatre pages seulement, "faute d'argent pour acheter du papier", et quatre chaînes de télévision.

La licence de diffusion de ces chaînes est également menacée car le groupe n'a pu verser au Haut conseil de l'audiovisuel (RTUK) la redevance mensuelle nécessaire.

Hakan Uzan, propriétaire du Star, et le patriarche de la famille Kemal Uzan sont en fuite depuis l'été, vraisemblablement à l'étranger.

Les autorités, qui ont saisi la banque Imar qui leur appartenait en raison de sérieuses irrégularités, ont estimé que ses finances présentaient un trou de 6 milliards de dollars.

Accusés depuis longtemps de corruption, aussi bien en Turquie qu'à l'étranger, les Uzan affirment que l'offensive du gouvernement à leur encontre a pour origine la montée dans les sondages du parti mené par Cem Uzan, fils aîné de Kemal Uzan.

Son parti ultra-nationaliste avait obtenu 7,7% des voix aux dernières législatives en 2002. (AFP, 20 janvier 2004)

Magazine Head Arrested for "Demonstrations"

Ozgen Is, the editor-in-chief of the "Revolutionary Contestation Union," a magazine published twice a month, has been arrested for violating Turkey's demonstrations law and for "resisting the police." The journalist said he was beaten up as he was detained and objected to his arrest through his lawyer.

Ozgen Is was detained as he was watching a press statement organized in the Istanbul district of Ikitelli, to criticize the behavior of police who used guns to stop a group that was hanging up posters on January 6, that read, "Let the Prisons Collapse, Let the Prisoners Free." Two other people were detained with Ozgen Is and they were taken to the Metris Prison.

Ten people, including Ozgen Is, were taken to the Avcilar Court House on January 12. The court listened to Ozgen Is and then arrested him, and Ayse Oral and Ayse Rojda Sen from the Moonlight Art Center. The other seven people were released.

Ozgen Is was arrested for violating the "demonstrations law no:2911," and for "resisting the police." His lawyer objected to his arrest on January 13.

Ozlem Oral, the partner of the company that publishes the "Revolutionary Contestation Union," magazine, said Ozgen Is was hit on his head as he was being detained and taken to the prison. She said the journalist was suffering from headaches and dizziness. She added that his hair was forcefully cut very short in prison.

Ozgen Is, who is 21-years-old, served as an editor-in-chief for four years. (Erol ONDEROGLU, BIA, January 19, 2004)

La lettre ouverte d'un journaliste en grève de la faim à Bruxelles

M. Hasan Subasi, rédacteur en chef de la revue "Kerbela", qui poursuit sa grève de la faim à Bruxelles en protestation contre le régime carcéral en Turquie, vient de diffusé la lettre ouverte aux institutions médiatiques et aux travailleurs de la presse:

"Chers collègues,

"Je m'appelle Hasan Subasi et je suis le rédacteur en chef de la revue turque "Kerbela". En ce moment, je suis en grève de la faim depuis 27 jours dans un petit parc de Bruxelles. C'est donc en plein jeûne que je vous adresse cette lettre. Je jeûnerai ainsi pendant 50 jours. J'en ai donc encore pour plus de trois semaines.

"Pourquoi, me direz-vous.

"Parce que les prisonniers politiques de mon pays sont en grève de la faim depuis 1182 jours en se relayant dans un enchaînement fatal de décès et de mutilations provoquées par des tortionnaires en blouse blanche.

"L'Etat oppresseur et assassin qui sévit en Turquie a en effet bâti des prisons de type F dans le but de pousser les prisonniers politiques à renoncer à  leur personnalité, à leurs idéaux et à se résigner à lui. C'est précisément par refus du supplice de l'isolement carcéral et de la déprivation sensorielle que ces prisonniers observent leur  jeûne de la mort depuis le 20 octobre 2000.

"Le 19 décembre 2000, l'armée est intervenue simultanément dans 20 prisons pour mettre un terme à cette résistance passive. Le bilan de cette attaque durant laquelle des bombes chimiques ont été utilisées, a tourné au massacre: 28 morts, près de mille blessés. Six femmes ont été brûlées vives. Ces atrocités ont été corroborées par les rapports d'autopsie.  Après ce massacre qui rappelle à bien des égards les pratiques nazies, les prisonniers politiques ont été déportés vers les prisons de type F. Depuis lors, c'est du fond de leurs cellules et dans une solitude absolue, qu'ils poursuivent inexorablement leur jeûne...

"Entrée dans sa quatrième année, cette résistance à la torture et à l'isolement a coûté la vie à 107 détenus et leurs proches. En outre, 500 prisonniers ont été rendus infirmes des suites de la pratique de l'alimentation forcée. Cette résistance se poursuit aujourd'hui par 8 grévistes de la faim faisant partie du 10e groupe de volontaires. Ils sont en grève de la faim depuis 3 mois exactement et ont donc atteint l'article de la mort.

"Malgré cette hécatombe, l'Etat refuse toujours tout compromis avec les prisonniers qui demandent uniquement la levée du régime d'isolement. En ignorant le problème, le pouvoir ne fait que l'aggraver. Pire, l'Etat ne se contente pas de l'ignorer: il impose un black-out médiatique total pour que ces prisonniers meurent dans le silence.

"Moi-même suis en grève de la faim pour que cessent l'isolement, la censure et le martyre des prisonniers politiques. Je mets ainsi ma santé et ma vie en danger. De la même manière, d'autres sympathisants des prisonniers politiques observent le  jeûne pour une durée de 50 jours à Berlin, Londres et Vienne.

"Chers collègues,

"Je vous prie de prêter l'oreille à ce cri de douleur et de le retransmettre sur les écrans télévisés et dans vos pages de journaux.

"Moi-même, je suis un travailleur de la presse. J'écris depuis le 23 décembre avec la faim au ventre. Et je continuerai de le faire tant que ma santé et ma mémoire me le permettront.

"Tout comme vous, tout comme les prisonniers politiques qui se sont sacrifiés, j'aime la vie. Mais je veux vivre dans la dignité. Je ne veux plus entendre de nouvelles de décès en provenance des prisons de type F.

"Je ne vous demande pas la lune. Juste vous voir à mes côtés...

"J'espère que vous tiendrez compte de ma demande. J'espère ne plus devoir rebuter contre le "mur" de la censure." (hasansubasi@hotmail.com)
 

RTUK Issues Warnings to Three TV Channels

Turkey's High Radio and Television Board (RTUK), at its meeting on January 7, decided to issue two separate warnings to the private TGRT channel and asked for a plea.

RTUK also decided to issue a warning to the STV channel for its advertisements and the ART channel of Aydin.

TGRT is charged with "overdoing criticism and attacking one's personality," (article i) and "accusing someone before he/she is legally found guilty," (article k) during its "Morning News," and "airing programs that would hurt the national and moral values of the society and the Turkish family," (article e) during the women's program "Women's Voice." The channel is asked for a plea.

RTUK issued a warning to TGRT for "airing programs that would hurt the physical, mental and moral development of youngsters," (article z) during another "Women's Voice" program.

RTUK also issued another warning to TGRT and STV for violating the rule that, "medications and treatments sold with doctor's prescription cannot be advertised."

RTUK also decided to issue a warning to Aydin's ART channel saying the channel violated the rule that "there must be at least 20 minutes between advertisements." (BIA News Center, January 14, 2004)
 

RSF choqués de la condamnation d'un journaliste pour offense au Parlement

Sabri Ejder Öziç, ancien directeur de la station locale Radyo Dünya à Adana (Sud), a été condamné, le 30 décembre 2003, à une peine d'un an de prison pour "insulte et moquerie envers le Parlement". Le journaliste, qui n'est pas incarcéré, a fait appel de cette sentence.

"Nous sommes choqués par cette condamnation, qui est totalement disproportionnée. Nous vous rappelons que, selon les standards internationaux, les délits de presse ne doivent pas faire l'objet de peines de prison. Il serait bon que la Turquie, désireuse d'adhérer dans un avenir proche à l'Union européenne, intègre ce principe fondamental et cesse de poursuivre abusivement les journalistes critiques à l'égard de l'Etat ou de ses institutions", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de RSF, dans un courrier adressé au ministre de la Justice, Cemil Cicek. "A quoi servent les réformes législatives, même les plus positives, si elles sont appliquées de manière arbitraire par les juges locaux ?", a-t-il ajouté.

Le tribunal correctionnel d'Adana a condamné Öziç pour les propos qu'il a tenus le 24 février lors de son émission intitulée "Journal de bord du capitaine". Le journaliste, par ailleurs militant du parti prokurde Ozgur Toplum, avait critiqué la décision du gouvernement d'autoriser la présence de troupes étrangères sur le sol turc et d'envoyer des soldats en Irak, soumise, le jour de l'émission, à l'approbation du Parlement. Le tribunal a notamment retenu les propos suivants : "Notre Conseil des ministres autorise les soldats américains à utiliser notre sol ; nos soldats vont pouvoir entrer sur le territoire irakien (. . .). Une guerre s'est ouverte dans le monde contre le terrorisme, mais c'est une guerre illégitime. Si les guerres illégitimes sont des actions terroristes, alors ceci aussi est un acte terroriste. Si l'autorisation d'envoyer des troupes pour des actions terroristes était approuvée par le Parlement, et bien ce Parlement aussi serait terroriste."

Le procureur Erten Tamoglu a estimé que le fait d'avoir qualifié le Parlement de "terroriste" ne constituait pas une critique mais une insulte envers une institution de l'Etat, délit passible, en vertu de l'article 159 du code pénal, d'une peine minimale de six mois de prison.

Dans le cadre des réformes démocratiques engagées dans la perspective de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, l'article 159, à l'origine d'un grand nombre de poursuites abusives contre les journalistes pour "offense à l'égard de l'Etat et des institutions de l'Etat et menaces contre l'unité indivisible de la République turque", a été amendé en 2002 et en 2003. La durée de la peine de prison pour cette accusation a été réduite d'un an à six mois et les critiques ne visant pas intentionnellement à "ridiculiser" ou à "insulter" les institutions de l'Etat ne sont plus passibles de peines de prison. Néanmoins, l'interprétation par les juges de la notion de "critique" reste subjective et plusieurs journalistes ont été poursuivis en 2003 en vertu de cet article.

RSF rappelle que la liberté de la presse reste soumise à de nombreuses restrictions en Turquie. Les journalistes osant critiquer les institutions de l'Etat ou aborder des sujets tabous, comme le problème kurde ou le rôle de l'armée dans la vie politique du pays, sont censurés, abusivement poursuivis et soumis à de lourdes peines. Au moins cinq d'entre eux sont actuellement incarcérés pour avoir exprimé leurs opinions dans le cadre de leur activité professionnelle. (RSF/IFEX, 8 janvier 2004)

Working Journalists Day celebrated amid independent press debate

Turkey celebrated Working Journalists Day on Saturday amid protests that the press lacks freedom and complaints by journalists about poor working conditions.

Turkey's Journalist's Union (TGS) Managing Board urged an immediate revolution in the Turkish media and asked media bosses to end their non-press commercial activities.

TGS released a statement saying editorial independence was an absolute requirement for the freedom of press.

"The ties between non-press commerce, the finance sector, public procurement tenders, and the media should be totally cut," said the TGS statement.

The statement went on to demand that self-serving relations between political authorities and media bosses should be terminated.

The G-9 Platform, a group consisting of journalistic associations, said the Turkish media was experiencing its toughest days in terms of its employees.

Reiterating TGS's message regarding the termination of self-serving relations between political authorities and the media, G-9 said the media should be restructured as soon as possible.

G-9 said that monopolization of the media should also be prevented and that journalists should not engage in any jobs other than journalism. (Turkish Daily News, January 12, 2004)

TV Station Closed Down in Malatya

The Supreme Board of Radio and Televisions (RTÜK) closed down Günes TV broadcasting in Malatya for 30 days on the grounds that during the news broadcasted in connection with the funeral ceremony of Sengül Akkurt, who had died in the explosion occurred in a café on 20 May in Ankara, "God's mercy and grace was wished for Akkurt". Despite the reports of the RTÜK's experts stating that the news didn't include the elements of crime, the decision was taken according to the demand of Malatya Security Directorate. (Hürriyet-TIHV, January 7, 2004)

Recent pressures on media in brief

Newspaper Distributor Beaten in Adana

Sinan Kutluk (16), distributor of the daily Özgür Gündem in Adana, announced that he was kidnapped and threatened to death by the police on 29 January. He stated: "I was stopped by the police when I was distributing the papers in Seyhan district. They asked me what I was doing and I replied that I was distributing Özgür Gündem. Then they want me to get into the car. When I objected they forcibly put me in the car. Then they blindfolded me. They were always beating and saying that I was doing illegal activities and they would kill me. They stopped the car after a while, took me out of the car, and laid me down. One of the police officer banded my hands on my back and another one put a 20 kg stone on my hands. They said me not to distribute anymore. When I said that I would continue to distribute, they threatened me to death. Then they put me in the car and released in the city centre." (Özgür Gündem-TIHV, January 30, 2004)

The daily Özgür Gündem Closed

The daily Özgür Gündem was closed for 4 days on 28 January after the closure decision of Istanbul SSC was approved. The decision was given on 5 January in connection with the articles "Peace originated from Öcalan" and "4th Congress of PJA" appeared on 30 December 2003. Istanbul SSC also sentenced the owner of the paper Ali Çelik Kasimogullari to a fine TL 2 billions 92 millions 545 thousands, editor-in-chief Mehmet Çolak to TL 1 billions 46 millions 272 thousands. (Özgür Gündem-TIHV, January 29, 2004)

Press Release hindered in Ankara

The police hindered press conference organized by the Confederation of Trade Unions in the Public Sector (KESK) in front of the Office of the Prime Ministry regarding Public Administration Draft Law. (Cumhuriyet-TIHV, January 27, 2004)

Journalists and Demonstrators on Trial

On 21 January, Van Penal Court of First Instance continued to hear the case against Ubeydullah Hakan, reporter for Dicle News Agency, who was detained on 26 April during the funeral ceremony of Çetin Kahraman, on the allegation of "resisting security forces and damaging public property". Hakan stated the followings during the hearing: "I went to the place of incident to report the demonstration. I was assaulted and my camera was seized by the police officers. I was put in a police car. Then I was got out the car by the help of my colleagues. In addition my camera was not returned back." The hearing was adjourned to 10 March. The indictment wants the other nine defendants to be sentenced on charges of "organizing unauthorized demonstration". (Özgür Gündem-TIHV, January 22, 2004)

Journalists Detained in Izmir

Mehmet Yücedag, Medine Tunç, Sadik Sürer, Fahri Kilinç, Sevinç Tunceli and Ibrahim Açikyer, who were detained during the raid conducted by the police to the offices of daily Özgür Gündem in Izmir, were released by the prosecutor at Izmir SSC on 21 January. The journalists were detained on the allegations that "there had been search warrants against them". (Özgür Gündem-TIHV, January 22, 2004)

Journalists Detained in Izmir

Mehmet Yücedag, Medine Tunç, Sadik Sürer, Fahri Kilinç, Sevinç Tunceli and Ibrahim Açikyer were detained during the raid conducted by the police to the offices of daily Özgür Gündem in Izmir. (Özgür Gündem-TIHV, January 21, 2004)

Journalist Kidnapped in Istanbul

Deniz Bakir, journalist with the paper "Dayanisma", announced on 17 January in the offices of IHD Istanbul branch that s/he was kidnapped on 15 January by police officers by fainting and woke up near a highway in Bursa. Deniz Bakir stressed that two civilian dressed police officers forced him to get into a car when he left his house to go to paper at about 11 am. Bakir said: "I heard them talking with the radio saying Œwe took the luggage form Ikitelli'. Afterwards they made me faint by giving drugs. When I woke up in the evening they left me on a highway. I did not know where I was. They also took my mobile phone. After asking someone I recognised that I was in Bursa. I went to city centre of Bursa. I spent the night in the house of a relative of mine. I returned the next day to Istanbul." (Özgür Gündem-TIHV, January 18, 2004)

Detentions and Arrests in Istanbul

The editor-in-chief of the journal "Mücadele Birligi" Özgen Is and the workers for Ayisigi Sanat Merkezi (Moonlight Cultural Centre) Alev Oral and Ayse Rojda Sen, who were detained during the press conference organized on 11 January in Ikitelli Istanbul, were arrested on 15 January. 7 persons were released. During house raids conducted after an action in Siirt on 14 January to protest the condition of Abdullah Öcalan the demonstrators Hüseyin Kutlu, Metin Kutlu, Memduh Kutlu, Sait Kutlu, Kutbettin Çiçek, Hayrettin Çiçek, Meryem Çiçek, Fatih Çiçek, Ömer Çiçek, Fatma Çiçek and Ismail Çiçek were detained. Veysi Timurtas (11) was reportedly wounded during the raids because a police vehicle hit. (Özgür Gündem-TIHV, January 16, 2004)
 

Kurdish Question / Question kurde

Kurdish Bar Opens Case against Turkish Broadcast Regulation

The Diyarbakir Bar is preparing to go to court to demand the cancellation of the regulation on Kurdish broadcasts, prepared by the Turkish television watchdog RTUK. The regulation went into effect on Sunday after it was published in the official Gazette.

"We find it very worrying that this regulation brings so many heavy conditions to the usage of a language that people living in Turkey, speak daily," said Bar Association head Sezgin Tanrikulu.

Tanrikulu said the regulation did not say how the Kurdish broadcasts would be done, but instead was prepared to say how they could not be done.
"The case we opened last year against the previous regulation is still ongoing," said Tanrikulu. "But with the new regulation, the old one is now out of effect."

The regulation is more backward than the law

According to Tanrikulu, the law that went into effect on July 15, 2003, was aimed at removing the limitations of the regulation. But the regulation that went into effect on Sunday has been prepared with the same censoring mentality, Tanrikulu said.

"A very special limitation that says, "there can be no broadcasts in any language other than Turkish," was not included in the previous regulation. But this limitation is article 4 of the new regulation," said Tanrikulu.

According to Tanrikulu, with this article, which was not included in the previous regulation or the law, one cannot establish an organization that will broadcast in a language other than Turkish.

No Kurdish broadcasts for children

The Bar's head said that with the time elements of the regulation, organizations may only broadcast programs that target adults, and added that the Justice and Development Party government made new laws but failed at amending regulations to match the laws.

Tanrikulu said the following about the new regulation:

* No broadcasts can be made with the aim of teaching a language other than Turkish. We think this is very harsh.

* Organizations have to provide the Radio and Television Supreme Board (RTUK) with daily, monthly and yearly schedules of programs in any language other than Turkish and get the board's permission. This article is very hard to comply with.

* The language profile determination criterion, which aims at showing how many people speak the broadcasted language, is deceiving.

* Although the law does not include criteria on national broadcasts, the regulation says local and regional organizations may not broadcast programs in languages other than Turkish. The regulation is against the law.

* Besides, while there is no time limitation in the law, the regulation brings time limitations. Think about it, organizations will only be allowed to screen a 90-minute movie in the form of a series. (Bianet.org, January 27, 2004)
 

Kurdish tv director: How do you Determine Viewer Profile?

"How will the Radio and Television Supreme Board (RTUK) prepare the viewing and listening profile; through a poll or election? When will these be finalized?"

Cemal Dogan, the director of Diyarbakir's Gun FM radio station and Gun television station asked these questions about the "Regulation for Broadcasts in Different Languages and Dialects."

According to Dogan, the regulation was prepared within the framework of European Union harmonization reforms, and was defined as "a means of allowing Kurdish broadcasts.
Dogan, who answered Bianet's questions, thinks that the new regulation is even more backward than a previous draft that had been annulled after objections by the Foreign Ministry.

The regulation has an article that says: "If local and regional televisions have such a demand, RTUK can compile a profile of the viewers and listeners in the region where that broadcasting organization operates."

Cemal thinks this article is intentional.

Through this article, "they are providing legal ground for not allowing broadcasts," said Dogan. He added this was against the equality principle of the constitution.

"Look at the criteria of those that broadcast in Turkish"

The director answered his own question and said, "80 percent of those living in eastern and southeastern Turkey speak the Kurmanci dialect of Kurdish."

Dogan said the regulation brought about certain limitations:

* They will evaluate whether a news director and presenter have the necessary qualifications. Then, please apply these criteria to Turkish programs; to those singers who become presenters in one day, or those models who become program directors in one day.

* There are also obstacles for those who want to open Kurdish courses. They say the door has to be 1.90 centimeters, there are regulations about the size of the room, the fire exit, etc. So you have to overcome tens of bureaucratic obstacles to be able to do something that is purely legal. (Bianet.org, January 27, 2004)
 

Cour européenne des droits de l'Homme: l'affaire Ocalan en appel le 5 mai

La requête contre la Turquie du leader kurde Abdullah Ocalan, qui avait obtenu partiellement gain de cause en mars devant la Cour européenne des droits de l'Homme, sera examinée en appel lors d'une audience le 5 mai devant la Grande Chambre, a indiqué mardi le greffe de la Cour.

 Le 12 mars dernier, une chambre de la Cour européenne avait notamment condamné la Turquie pour "traitements inhumains" et "procès inéquitable" suite à la condamnation à mort d'Abdullah Ocalan pour "trahison et séparatisme". La peine capitale avait été commuée en réclusion à perpétuité le 3 octobre 2002 par la cour de sûreté de l'Etat d'Ankara.

Abdullah Ocalan avait saisi la Cour européenne pour accuser le gouvernement turc d'une longue série de griefs concernant sa capture par un commando à Nairobi en février 1999, son enlèvement vers la Turquie, sa détention en isolement, assimilée à des mauvais traitements, l'équité de son procès (avec la participation d'un juge militaire, pendant la première phase) et sa condamnation à mort en 1999.

Les recours du chef rebelle kurde concernant ses conditions de détention sur l'île-prison d'Imrali et les conditions de son transfert du Kenya vers la Turquie en 1999 avaient été rejetés.

Abdullah Ocalan et la Turquie avaient fait appel de cette décision. (AFP, 27 janvier 2004)

Courses Taught in Kurdish Language given Green Light

The National Education Ministry gave permission to 'start the teaching' of Kurdish Language courses in Batman, Sanliurfa and Van. The Education Ministry stated 'it had given them permission to open institutions,' and, therefore, those courses would be able to actively instruct their students in the Kurdish language.

The Teaching and Education Council of the Private Teaching Institutions General Administration accepted the program about courses taught in Kurdish after examining them. National Education Minister Huseyin Celik also gave his approval to those programs accepted as appropriate by the council. Private Teaching Institutions General Administrator Oner Guney then gave permission to three courses with the date of January 19th, 2004 and the numbers 503528, 29 and 30. Permission declarations were faxed to the cities where the Kurdish courses will begin.

The European Union (EU) had been closely monitoring problems with Kurdish courses, and the Education Ministry's is thus hoping their statement that "the courses have opened, teaching can be started" will assuage many of Turkey's critics. The Ministry gave its first approval to open a Kurdish course in Sanliurfa on December 4th, 2003, and it had given to permission in the following days to the institutions to open the other three courses. (Zaman, January 24, 2004)

Police detain 12 PKK/KADEK/KONGRA-GEL supporters

Twelve supporters of the separatist Kurdish terrorist organization, PKK/KADEK/KONGRA-GEL, were detained on Thursday for effecting illegal demonstrations, according to Istanbul police.

Twelve PKK/KADEK/KONGRA-GEL supporters were detained on charges of holding an illegal demonstration, blocking traffic, throwing Molotov cocktails at bank offices, hanging banners of the illegal PKK/KADEK/KONGRA-GEL in certain quarters of Istanbul including Bakirkoy, Gungoren, Sisli, Umraniye, and Sultanbeyli last weekend.

Anti-terrorist teams from Istanbul found five molotov cocktails, two computers, one PKK flag and several documents in their hideouts.

The interrogations of the detainees revealed that they had already engaged in the same type of illegal demonstrations in Istanbul within the last two years. (Turkish Daily News, January 23, 2004)

Accord Turquie-USA-HCR pour le retour de 13.000 réfugiés kurdes d'Irak

La Turquie, les Etats-Unis et le Haut commissariat de l'Onu aux réfugiés sont parvenus, au terme d'une série de réunions à Ankara, à un accord pour le retour de quelque 13.000 réfugiés kurdes d'Irak, a-t-on indiqué vendredi de source officielle turque.

L'accord doit être officiellement signé après ratification par le conseil des ministres turc, a précisé Daryal Batibay, directeur des affaires politiques au ministère turc des Affaires étrangères lors d'un point de presse avec le secrétaire d'Etat américain adjoint à la population, aux réfugiés et aux migrations, Arthur Dewey.

L'accord porte sur le "rapatriement volontaire, dans la sécurité et la dignité" des Kurdes qui se sont réfugiés en Irak depuis le début des années 90 en raison de la rébellion kurde, a souligné le diplomate turc.

La plupart de ces gens (9.200) se trouvent depuis 1997 dans le camp de réfugiés de Makhmour, en Irak du nord, contrôlé par le HCR.

"Il n'est pas question de fermer le camp, mais si l'ensemble de ses occupants décident de le quitter, il le sera", a dit à l'AFP le porte-parole du HCR en Turquie, Metin Corabatir.

Il a cependant souligné que des "solutions durables" seraient trouvées en Irak pour les réfugiés kurdes de Turquie qui ne souhaiteraient pas rentrer dans leur pays.

Ankara souhaite de longue date le démantèlement de ce camp, situé au sud de Mossoul, affirmant que les activistes du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) y retiennent en "otages" des familles kurdes qui souhaitent regagner leurs villages.

Les réfugiés pourront bénéficier d'une amnistie en vigueur en Turquie pour les militants kurdes qui acceptent de fournir des informations au gouvernement, a-t-on indiqué de source turque.

Pendant la rébellion du PKK (1984-1999), l'armée turque a évacué de force des villages entiers du sud-est anatolien, à majorité kurde, pour isoler les rebelles. D'autres familles, proches du PKK, ont elles aussi pris le chemin du Kurdistan irakien.

Outre celui de Makhmour, des camps à Dohouk et Erbil abritent plus de 3.000 réfugiés turcs. (AFP, 23 janvier 2004)
 

L'Iran livre à nouveau à la Turquie un militant de l'ex-PKK

L'Iran a encore livré la semaine dernière à la Turquie un militant de l'ancien Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) turc, a indiqué dans la presse jeudi un responsable de la province frontalière de l'Azerbaïdjan occidental (nord-ouest de l'Iran).

"Un certain nombre de membres du PKK ont été arrêtés au cours des derniers mois et remis à la Turquie, le dernier en date la semaine passée", a dit au journal Hamshahri le vice-gouverneur de la province, Abbas Khorshidi.

"La présence et les mouvements du PKK en Iran et dans la province sont illégaux, nous les combattons fermement et nos forces à la frontière repousseront ou arrêteront tous les éléments du PKK dans la région", a-t-il ajouté.

Les garde-frontières de la province avaient fait état en novembre de l'arrestation de sept membres du KADEK, organisation séparatiste des Kurdes de Turquie héritière du PKK et qui avait annoncé le même mois son auto-dissolution ainsi que le renoncement au séparatisme.

L'Iran, où la communauté kurde est estimée à six millions de personnes, combat sans merci toute menée indépendantiste sur son territoire. Il a envisagé avec inquiétude que la chute de Saddam Hussein ne ravive la revendication kurde dans l'Irak voisin et que celle-ci ne fasse contagion.
 Trois activistes du Komaleh, groupe indépendantiste communiste qui n'a plus guère fait parler de lui depuis longtemps, ont été exécutés début 2003 au Kurdistan iranien.

Les autorités iraniennes ont conclu par le passé avec les deux partis qui contrôlent le Kurdistan irakien, le Parti démocratique (PDK) et l'Union patriotique (UPK), un accord prévoyant que les militants du Komaleh et du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI, également interdit) réfugiés au Kurdistan irakien ne s'approchent pas de la frontière.

Des régions entières du Kurdistan iranien ont été dévastées après la Révolution islamique par les combats entre indépendantistes kurdes et forces du régime qui ont repris le contrôle de la région. (AFP, 22 janvier 2004)
 

Sexual violence on Kurdish women without redress

A new report published by the Kurdish Human Rights Project[1], shows how Kurdish women in Turkey have increasingly become the target of State suppression of the Kurdish community and face a continuing and growing risk of sexual violence by state actors.

The magnitude of the problem of sexual violence against Kurdish women is widely unappreciated as even most recent statistics concerning incidents of sexual violence are only indicative of number of women affected. Many of the victims of sexual torture dare not speak of their experiences, because of the dishonour associated with rape and sexual violation in traditional communities.

KHRP's report is based on the findings of a November 2003 delegation to Mardin in Southeast Turkey to observe the trials of state officials for the rape and sexual torture of Kurdish women.

The first trial observed concerns the case of Sukran Esen, a Kurdish woman who was sexually tortured during three detentions which took place during 1993 and 1994. During these detentions Ms Esen was stripped, subjected to falaka, electric shocks, placed in a car tyre and rolled around, blindfolded and repeatedly raped by several men. All of those indicted for the crime worked at paramilitary police stations; 64 were senior officers.[2]

The second trial concerned the sexual torture and rape of another Kurdish woman on 5 March 2002 by five members of the Anti-Terror branch of the Mardin police. The victim HHamidiye Aslan, a Kurdish mother was detained for 48 hours in the police station where she was blindfolded, subjected to pressurised cold water, verbally abused and anally raped with sticks.

In addition, the KHRP delegation also conducted interviews with various State officials, NGOs and women victims of torture. During one such interview with by the Assistant Case Prosecutor in Mardin, the Delegation was told that Kurdish women had "ample opportunity" to use the existing domestic remedies in Turkey. "Every problem, however small, can be brought to a court in TurkeyŠ She should not be afraid as the alleged perpetrator is a State official."

In its report, ŒTurkey's shame: sexual violence without redress ? the plight of Kurdish women,' KHRP condemns the continuation of state violence against Kurdish women and the lack of redress available to them. The report makes recommendations to the Turkish government and the international community about protecting women from sexual violence and ensuring that state actors may not act with impunity.

Kerim Yildiz of the Kurdish Human Rights Project commented, "The report highlights that the incidences of rape and sexual violence against Kurdish women in Turkey are not only "isolated incidents". Kurdish women are vulnerable both due to their gender and to their ethnicity. The Turkish Government and international community must take positive measures to safeguard Kurdish women from sexual violence from state actors."

Notes:

[1] KHRP, ŒTurkey's shame: Sexual violence without redress ? the plight of Kurdish women' (December 2003) is available from KHRP.
[2] A further forty gendarmerie were subsequently indicted, bringing the total number of defendants to 445.

Kurdish Human Rights Project, 2 New Burlington Place, London, W1S 2HP

Tel: 020 7287-2772
khrp@khrp.demon.co.uk
http://www.khrp.org
 

La Turquie dédommagera-t-elle les victimes du conflit armé dans le Kurdistan turc?

Le ministère turc de la Justice a publié lundi un projet de loi prévoyant l'octroi de compensations pour les victimes d'affrontements sanglants entre les séparatistes kurdes et l'armée dans le sud-est du pays.

Le projet s'incrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour améliorer son bilan en matière de respect des droits de l'Homme afin de rejoindre l'Union européenne.

Publié sur le site internet du ministère, le projet de loi stipule que des compensations pourront être payées à ceux qui ont souffert des dommages et dégâts "pour les actions des organisations terroristes et les mesures prises par l'Etat pour les combattre".

Des centaines de villages dans le sud-est, à majorité kurde, du pays ont été détruits lors de la rebellion du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) entre 1984 et 1999, pour la création d'un Etat kurde indépendant.

Nombre de ces villages ont été rasés par l'armée dans le but d'empêcher la population locale de ravitailler et d'abriter les rebelles.

Les villageois chassés ont émigré vers des métropoles industrialisées, mais ont souvent été confrontés à de sérieuses difficultés économiques.

Le conflit à coûté la vie 36.500 personnes, en majorité des rebelles, selon les forces de l'ordre.

Les requérants pourront réclamer des compensations pour des blessures ou perte de vie humaine, ainsi que pour des dégâts matériels ou perte de bétail, selon le projet.

On ignore quand le gouvernement pourrait soumettre au parlement ce projet qui vise aussi à épargner à la Turquie les condamnations de la Cour européenne des droits de l'Homme.

Depuis l'arrêt des combats, à la suite de la capture en 1999 du chef du PKK, Abdullah Ocalan, la Turquie a adopté plusieurs réformes visant à donner de plus larges droits culturels à sa communauté kurde. (AFP, 19 janvier 2004)
 

Lawyers of Kurdish MPs: "The trial is a mockery of justice"

A Turkish state security court rejected on Friday a request for the release of four former Kurdish lawmakers including human rights award winner Leyla Zana during their retrial on charges of helping seperatists.  The decision on the four who have been behind bars since 1994 drew jeers from sympathizers in the courtroom.

Judge Orhan Karadeniz, who has repeatedly refused requests to release the four lawmakers, adjourned the 10th hearing in the new trial and set the next hearing for February 20.

Following the judge's decision on Friday supporters of the defendants applauded loudly in protest as the former lawmakers were led out by armed paramilitary troops.

Karadeniz ordered police to take down the names of all the spectators to bar them from attending future hearings.

Defense lawyers have criticised the new trial as a "mockery of justice", especially after the court refused to set the defendants free pending the conclusion of their new trial.

"Some spectators showed their emotion when the hearing was over. The court cannot even tolerate it," lawyer Yusuf Alatas told AFP.

"We will take this matter not only to the Turkish justice ministry and other relevant bodies, but also to the European parliament and human rights organizations in Europe," he added.

The four have also lodged a complaint with the European Court of Human Rights for being kept in prison during their retrial.

"I am really very sorry that they are being kept in prison. This is a new trial not a re-run of an old trial," Emma Nicholson, a senior European leagislator, told reporters after Friday's hearing.

"The justice system has been too heavy, keeping them in prison .... I think the system could have gained a lot of credit for itself" if the prisoners had been released, she said.

Earlier on Friday, she had handed Zana's lawyer an invitation for the jailed activist to attend a prize-giving ceremony later this month in Brussels.

Zana herself had been bestowed the same prize -- the European Parliament's Sakharov freedom of thought award -- in 1995. (AFP, January 16, 2004)

Turkish police raid homes in northern Kurdistan

Turkish police and special forces raided several homes of Kurds in the city of Siirt in northern Kurdistan (southeastern Turkey) on January 15, arresting 19 people accused of supporting the Kurdish leader Abdullah Ocalan.

The raids came after a big demonstration against the isolation of the Kurdish leader Abdullah Ocalan in the suburb of Conkbayir in Siirt. The arrested people were Musa Askara who delivers the pro-Kurdish "Yeniden Özgür Gündem" newspaper, Abdullah Askara, Selahattin Ceylan, Eyüphan Aksu, Fahrettin Akcan, Abdulselam Günes, Meryem Çiçek, Musa Askara (not to be mixed up with the first), Resul Timurlenk, Kamil Baytekin, Hakim Günes, Seyfettin Oguz, Kutbettin Kutlu, Hayrettin Çiçek, Memduh Kutlu, Hüseyin Kutlu, Sakir Kutlu, Metin Kutlu and Muhyettin Çiçek.

After being released, Musa Askara gave a statement to the Kurdish news agency DIHA saying that several black hooded security forces with automatic rifles came at night time without any warrant and smashed in his door, woke him and his family up and forced them to gather up in a room while his house was turned upside down.
"They came at night with three military armored vehicles and seven police cars. They smashed in our door, screaming that it was a raid. I confronted them and said that they could not do this without any search warrant issued by an attorney. Hooded men poured in and one of them kicked down my stove saying 'we are the attorney!'", he said.

"They wouldn't let us go in to the rooms that were being searched. I don't know what they were looking after and they refused to tell me. I felt very humiliated. It was so surreal."

Musa Askara and the other arrested Kurds have decided to file a complaint to the office of the republican attorney.

Ocalan sits today in severe solitary confinement in the prison island of Imrali and weekly visits from lawyers and relatives are still being arbitrarily blocked by Turkish officials. (DozaMe.org, January 16, 2004)

IHD calls for solidarity with members of the Turkish NGO "GÖÇ-DER"

The Human Rights Association is calling all international observers and supporters to attend the hearing against Mrs Shefika Gürbüz and Mr Mehmet Barut, members of Turkish NGO "GÖÇ-DER" due to take place on 19 January 2004, at 10:00 am before the Istanbul State Security Court No.4.

Turkish NGO "GÖÇ-DER" (Immigrants' Association for Social Cooperation and Culture", established in 1997 in Istanbul, conduct research on the socio-economic and socio-cultural conditions of the Kurdish people living in Turkey, who are forcibly displaced due to armed conflict, and release extensive reports on forced displacement related concerns.

In a meeting held at GÖÇ-DER's headquarters on 17 April 2002 and attended by around 50 people, including members of the press, the Chairperson of GÖÇ-DER, Mrs Shefika Gürbüz read a 228 page investigation report concerning the forced migration in 1999-2001.

Mehmet Barut was indicted for having drafted the report which allegedly incited Kurdish People in East and Southern East Region of Turkey to hatred and hostile statements. Mrs Shefika Gürbüz has been charged on 17 April 2002.on the grounds of article 312/2 of the Turkish Penal Code (TPC) for having presented the report to the public opinion. The trial is still pending, since this date.  (DozaMe, January 15, 2004)

IHD: Rights violations up in Kurdish provinces for 2003

The Human Rights Association (IHD) has claimed that human rights violations increased in southeastern and eastern Anatolia in 2003.

The IHD's Diyarbakir branch on Monday released the "Human Rights Report 2003" covering southeastern and eastern Anatolia. According to the report, 6,472 human rights violations were reported in Turkey's East and Southeast in 2003. The report disclosed that 104 people lost their lives in armed clashes, while 31 were wounded. The report also claimed that 80 people were victims of unsolved murders, while 22 were wounded in attacks by unknown parties.

The report noted that 2,797 people were taken into custody in 2003 and that 489 of them were victims of torture carried out by gendarmes, security forces and village guards.

"A total of 159 people were investigated and punished because of their thoughts. A nongovernmental organization called the Elazig Basic Rights and Freedoms Association was shut down, and 18 newspapers and books were banned," said the report.

The report also underlined the threat posed by land mines in the region, saying that 19 people had been killed and 37 injured by land mines.

IHD's Diyarbakir branch chairman Selahattin Demirtas highlighted the reasons for the increase in the number of human rights violations in the area and said: "The administrative and military bureaucracy is consciously insisting on not implementing EU harmonization laws; however, our citizens have a similar consciousness in insisting on their rights. And thanks to this awareness of the need to protect their rights, these people have applied to our association much more frequently than in the past when their rights were violated."

Complaining about the attitudes of authorities towards human rights associations, Demirtas also alleged, "Most violations in the region stem from the Kurdish issue."  (Turkish Daily News, January 14, 2004)
 

Kurdish Party Leader Abdülmelik Firat Convicted

Abdülmelik Firat, chairman of the Rights and Freedoms' Party (HAK-PAR), was sentenced to 6 months' imprisonment on the grounds that he spoke in Kurdish during a press conference in Urfa on 9 May 2002.

Urfa Penal Court of First Instance converted the sentence to the fine of TL. 1 billion 308 million.

In addition, the court sentenced deputy chair for HAK-PAR Ibrahim Güçlü to 6 months' imprisonment and a fine of TL. 218 million on the grounds that he made a Kurdish speech before the elections on 3 November 2002 in Hazro district of Diyarbakir. (Yeni Safak-TIHV, January 14, 2004)
 

Le 16 février: Débat au Sénat de la Belgique sur "la question kurde"

Le Congrés national du Kurdistan a diffusé le communiqué de presse suivant:

Après l'intervention armée des Etats Unis en Irak, la question kurde est posée avec une plus grande acuité tant au niveau régional qu'international. Une situation conflictuelle perdure tant que les causes n'en sont pas éradiquées  et la question kurde n'échappe pas à cette règle : sans solution  depuis des décennies, elle peut, à tout moment,  engendrer des tensions et conduire à un embrasement général attisé par les intérêts directs ou indirects qu'un certain nombre de gouvernants possèdent dans cette région du monde.

Le peuple kurde peut prendre une place importante dans l'élaboration de solutions régionales : opprimé, il s'est forgé, dans l'adversité, des capacités d'organisation et un savoir faire reconnu, notamment au cours de ces quatre dernières années où il  s'est efforcé,  en décrétant un cessez le feu unilatéral,  d'établir une logique de paix, o combien plus difficile qu'une logique de guerre.

Par contre, l'Etat turc, ignorant délibérément  les efforts que les responsables du peuple kurde déploient en faveur de la paix, maintient une politique basée sur la répression et la violence. . Les quelques réformes destinées à satisfaire aux demandes de l'Union Européenne, malgré leur insuffisance ne sont pas, même partiellement, mis en ¦uvre.

Nous avons de sérieuses craintes que si une intervention européenne efficace tarde trop, des milieux politico-militaires turcs réussiront à provoquer une reprise de guerre en Turquie afin de faire échouer le processus déjà fragile de la démocratisation dans ce pays.

Pour créer un monde sans violence et sans guerre,  le peuple kurde a besoin de l'engagement de toutes les forces démocratiques et humanitaires. Pour stopper l'escalade de la guerre et sortir le Proche-Orient de l'impasse dans laquelle les problèmes ethniques, religieux et sociaux l'ont conduit, il est urgent d'engager un dialogue sur des bases pacifiques et démocratiques.

Pour pouvoir vous informer sur tous les évènements dans notre pays d'origine qui a une influence directe aussi sur notre communauté vivant en Belgique, et de vous faire part de nos propositions de solutions ; Nous organisons un débat au sénat le 16 février 2004 de 14h à 17 heures avec la participations de différents partis belges, des parlementaires européens, des représentants du peuple kurde, la représentation de Amnesty International, la participation de l'association des droits de l'homme en Turquie ainsi que de l'Info-Turk de Bruxelles. (Communiqué du Congrés national du Kurdistan, 14 janvier 2004)

Un collectif pour les droits de l'Homme demande la libération de députés

Le Collectif pour les droits de l'Homme en Turquie demande mardi dans un communiqué "la libération immédiate et inconditionnelle" de quatre députés turcs d'origine kurde actuellement rejugés.

"Elus démocratiquement en 1991, Leyla Zana, Hadip Dicle, Orhan Dogan et Selim Sedak du Parti de la Démocratie (DEP) ont été condamnés en décembre 1994 par la Cour de sûreté d'Etat d'Ankara à 15 ans de prison pour "délit d'opinion et soutien supposé exprimé à l'égard du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK)" indique le communiqué.

Les réformes judiciaires en août 2002, poursuit-il, ont conduit à un deuxième procès commencé le 26 avril 2002. "Ce nouveau procès, dont la dixième audience aura lieu le 16 janvier, n'est qu'une parodie" affirme le Collectif qui demande "un procès équitable, public et impartial".
 Le Collectif estime également qu'"en dépit d'un effort politique significatif et de l'adoption de plusieurs séries de réformes ces deux dernières années, la Turquie reste un pays où de très graves violations des droits de l'Homme persistent".

Le Collectif regroupe plusieurs associations dont la section française d'Amnesty Inernational, l'Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT), la Fondation Danielle Mitterrand, Medecins du Monde. (AFP, 13 janvier 2004)
 

Washington maintient le PKK, quel que soit son nom, en groupe terroriste

Les Etats-Unis ont confirmé mardi qu'ils considéraient que toute organisation issue du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes de Turquie) était considérée comme terroriste.

Dans une note publiée par le Journal Officiel (Federal Register), le département d'Etat a estimé que le Congrès du peuple du Kurdistan (KONGRA-GEL) était un nouvel avatar du PKK et, qu'en conséquence, il devait être placé sur la liste des organisations terroristes internationales.

En novembre dernier, le département d'Etat avait annoncé qu'il ne changerait pas de ligne vis-à-vis du PKK qui a plusieurs fois changé de nom.

Le PKK, organisation armée des Kurdes turcs, avait été dissout en avril 2002 et remplacé par le KADEK (Congrès pour la Démocratie et la liberté au Kurdistan) "pour poursuivre la lutte pour la libération des Kurdes". Le KADEK a lui-même annoncé son auto-dissolution et le renoncement au séparatisme en novembre dernier.

L'armée turque souhaiterait profiter de la situation en Irak pour éliminer les derniers rebelles du PKK, réfugiés dans les montagnes du Kurdistan irakien. Leur nombre est estimé à quelque 5.000. (AFP, 13 janvier 2004)

Kongra-Gel press statement on Ocalan¹s health

The Kongra-Gel, founded after the dissolution of the PKK and the KADEK, issued the following statement on PKK/KADEK leader Abdullah Öcalan, imprisoned at the island of Imrali:

The Kurdish people¹s leader Abdullah Ocalan has now been kept isolated from the outside world on the prison island of Imrali for over five years. He is the only prisoner there. The prison is administered by a "crisis staff" on the basis of a special law. For a year his weekly visits from lawyers and relatives have been arbitrarily blocked.

He last received a visit from his brother and his lawyers on 31.12.03. He told them that the worsening isolation is seriously threatening his health and that in particular he is suffering serious shortness of breath. The damp climate of Imrali is detrimental to his health. The supply of fresh air to his cell is insufficient and inadequate hygienic arrangements additionally make his conditions of imprisonment worse. The isolation, which has gone on for more than five years now, has considerably weakened his immune system, and this is generally reflected in his poor physical condition.

At present the policy of isolation in force on Imrali is being extended to all the prisons in Turkey, and in recent few weeks many prisoners have been put in isolation cells across Turkey. It is feared that there will be a rise in human rights violations in Turkey.

The authorities of the Republic of Turkey do not take human rights seriously, nor do they obey their own laws. Abdullah Ocalan is deprived of even the most minimal rights guaranteed by law. His weekly visits by his lawyers and his family, which are in any case limited to an hour at a time, are being arbitrarily blocked. This practice is causing permanent injury to his right to defend himself. The intention is in this way to eventually eliminate him as a political figure. This is very provocative to the Kurds. Simultaneously the current peaceful political atmosphere is being sabotaged.

So we expect the Turkish authorities to desist from their provocative policy and to take steps to calm the situation.

In this context we call on the Kurdish people to step up their level of watchfulness and to raise their commitment to securing Abdullah Ocalans freedom.

We call on the appropriate international institutions to intervene against this illegal policy of execution by degrees, in order to prevent further human rights violations and the sabotaging of the peaceful political atmosphere in Turkey. (KONGRA-GEL, January 7, 2004)
 

150 Kurdish shop owners threatened by mail in Tunceli

150 shop owners in the town of Hozat in the Kurdish province of Dersim (Tunceli) in northern Kurdistan (southeastern Turkey) were threatened by mail from unknown sender or senders. The contents of the mail pointed out several shop owners in the area as "PKK sympathizers" and was warning the shop owners to not make business with "these servants of terror."

"This is the third time we get mails like this. It makes people of Hozat afraid and anxious," said Deniz Yildirim, the brother of Vural Yildirim who was one of the businessmen pointed out in the mail as a "terrorist."
"The mail is full of lies and concealed threats. Somebody is trying to stir people up against each other. This is also a sabotage of the peace process in the Kurdish areas," he said.

The mails which were identical started with the words "Dear Brother Shop Owner" was also filled with instigating statements as "these confused shop owners that helps the PKK is doing nothing but filling their own pockets with dollars and euros while your pockets are empty" and "we will win if we are united against these servants of terror."

Shop owners in Hozat had in November last year got same threats naming two other Kurdish businessmen, Inan Özel and Bülent Duru, as "servants of terror."

The mails had, just as this time, been posted in the city of Elazig where the Turkish ultra right-wing party MHP has a strong support.(DozaMe.org, January 8, 2004)
 

Pro-Kurdish party HAK-PAR faces investigation

Ankara Public Prosecutor's Office has initiated an investigation into the pro-Kurdish HAK-PAR's (Rights and Freedoms Party) first grand congress held last weekend.

The Ankara Public Prosecutor claims the party violated Act 81 of the Political Parties Law on "preventing creation of minorities" which bans other languages to be spoken other than Turkish and says banners could not be raised at party congresses.

The Turkish National Anthem was not sung and there was no Turkish flag at the HAK-PAR's congress on Sunday. Kurdish Iraqi leaders Celal Talabani and Mesut Barzani's messages were applauded. And Deputy President Resit Deli delivered his speech in Kurdish.

The Attorney General's Office requested video cassettes of the congress from the Police Department.

HAK-PAR leader Abdulmelik Firat has called yesterday the inquiry launched into his party by the Ankara Attorney General's Office undemocratic.

Firat said "speaking Kurdish is as natural as speaking Turkish" and "if it is a crime for a person to say 'hello' in his/her native language, 'yes' we did this. We accept whatever penalty there is."

In an interview with ZAMAN, Firat said the laws relating to political parties in Turkey were undemocratic. The Ankara Republic General Attorney initiated an inquiry into HAK-PAR's 1st Scheduled Congress due to speeches given in Kurdish speaking and banners in Kurdish. Clause C of the 81st article of the Political Parties Law - the prevention of creating minorities - states "any language other than Turkish cannot be spoken and banners are not allowed in party meetings." (Turkish Daily News-Zaman, January 7, 2004)
 

Deux militants kurdes écroués pour avoir appelé Ocalan "monsieur"

Deux dirigeants locaux d'un parti pro-kurde ont été inculpés et écroués lundi par une cour de Diyarbakir pour avoir appelé le chef rebelle kurde Abdullah Ocalan, "Monsieur Ocalan", dans une déclaration à la presse, a-t-on appris de source judiciaire.

Nedim Bicer et Sadiye Surer, responsables du Dehap (parti démocratique du peuple) de la petite ville de Bismil, à une cinquantaine de km à l'est de Diyarbakir, la principale ville du sud-est du pays, ont été inculpés aux termes d'un article de la loi anti-terroriste banissant "la propagande terroriste", a-t-on souligné de même source.

Ils se sont référés à "Monsieur Ocalan", utilisant le terme "sayin" en turc qui comporte une nuance de respect et d'estime, lors d'une conférence de presse, samedi, pour dénoncer les manquements aux droits de l'Homme dans les prisons de Turquie.

Une rébellion pour l'indépendance du sud-est du pays, à majorité kurde, a fait plus de 36.000 victimes entre 1984 et 1999, jusqu'à ce que M. Ocalan soit arrêté et condamné en 1999 à mort pour trahison, peine commuée en prison à vie.

Les dirigeants de l'UE décideront en décembre 2004 s'il convient d'ouvrir des négociations d'adhésion avec la Turquie, qui a le statut de candidat depuis 1999, en fonction des progrès qu'elle aura réalisés, notamment en matière de démocratisation. (AFP, 5 janvier 2004)
 

Three Turkish soldiers die after clashes with the Kurdish HPG

Three Turkish soldiers were killed yesterday in clashes with the Kurdish People's Defence Forces (HPG) near Güçlükonak in the province of Shirnak in northern Kurdistan (southeastern Turkey).

The Turkish army were conducting military operations in the Kurdish province of Shirnak when their soldiers made close contact with a big group of Kurdish guerrillas of the HPG.
A high number of Turkish soldiers were also wounded in the clash which lasted for almost one hour. Shortly after the clash, the Turkish army pulled back all of its forces from the area.

There are no reports of wounded or dead Kurdish guerrillas.

This is the first known clash between the Turkish army and the Kurdish HPG in 2004. (DozaMe.org, January 4 2004)

Recent pressures on the Kurdish people

Prisoner Burnt Himself in Diyarbakir

The prisoner Mehmet Pirinç, incarcerated in Diyarbakir D-type Prison, reportedly burnt himself on 20 January to protest the condition of Abdullah Öcalan and pressures in the prisons. Askeri Tezer, Chair for Solidarity with Prisoners' Relatives Association (TUHAD-DER), announced that Pirinç was not treated and said: "Pirinç was in D block and burnt his pullover at about 1.30am. The administration of the prison saw the incident from the cameras and intervened. They transferred Pirinç to Diyarbakir State Hospital. After his treatment the physicians stressed that he had to be taken to the hospital again 5 hours later. But the administration took him 24 hours later. When Pirinç appealed to be taken to the prison's clinic on 22 January he was said that he would pay back for his action. (Özgür Gündem-TIHV, January 26, 2004)

Torture in Tunceli

The high school student Ö.D. who was detained on 21 January in Tunceli, announced that he was tortured in detention. He was detained when he was putting up with his friends posters prepared by prisoners' relatives association TAYAD. Ö.D. related the followings: "They forced us to sign papers in Security Directorate, but we did not. Afterwards I was sent to Children's Department because I was younger than 18 years. There they wanted to search my body. I replied that I was searched in the Security Directorate. Then they started to beat and threaten me." (Özgür Gündem-TIHV, January 25, 2004)

Torture in Cizre

The lawyer Ridvan Dalmis announced that Latif Hezar who was detained on 19 January in Cizre district of Sirnak was tortured in detention. Dalmis made an official complaint on 23 January and said followings about the condition of Latif Hezar who was also suffering from epilepsies: "When I visited him he said me that he was kept blindfolded and beaten since his detention; some of the officials were hitting him randomly. He added that he had difficulty in walking and speaking; his pills were not given to him." Dalmis also stressed that Hezar was taken out of the city, police officers fired around him and threatened him to death if he did not confess that he committed the crimes. Hezar was arrested on 24 January. Musa Adibelli and Adem Özcan who were detained together with Hezar were released. (Özgür Gündem-TIHV, January 24-25, 2004)

Case Against Tuncer Bakirhan

Erzurum SSC prosecutor launched a case against chairman of DEHAP Tuncer Bakirhan in connection with his speech. In the indictment it was stated that he said Œthey and we" during the speech he made before 3 November 2002 elections in Kars. The indictment wants him to be sentenced according to the Article 312 TPC and Article 7 of the Law to Fight Terrorism. (Özgür Gündem-TIHV, January 21, 2004)

Hunger Strike of Kurdish prisoners

KHK prisoners announced that they would start hunger strike on 22 January in order to protest "the prevention of Abdullah Öcalan to be visited by his lawyers and relatives and pressures in the F and D type prisons". The action will last three days. The prisoners declared the followings: "There is an isolation system in F and D-type prisons. Social and cultural relationships between the prisoners are prevented and the links of the prisoners with the outside are restricted. We are sometimes harassed while we are being searched during the entering to and exiting from the cells. It is aimed to provoke the prisoners by putting Hezbollah prisoners between the two cells of the political prisoners. We are prevented to see our lawyers. Our families are subjected to hostile treatments during the visits." (Özgür Gündem-TIHV, January 21, 2004)

Demonstrations for Öcalan in Istanbul and Diyarbakir

The police intervened a demonstration to protest in the problems in the prisons organised in front of AKP offices in Ümraniye (Istanbul) on 18 January. After the press conference organised by the political parties DEHAP, SDP, EMEP, SHP, ÖDP a group of demonstrators closed the street. The police dispersed the crowd by using force and detained 7 persons. A police vehicle was thrown molotov cocktail on 18 January in Baglar quarter of Diyarbakir. 3 police officers were wounded during the attack. (Özgür Gündem-TIHV, January 19, 2004)

Person Beaten by the Police in Van

Baris Benek, who was detained on 14 January in Van during house raid, announced that he was beaten in Van State Hospital where he was taken for examination. Benek said that he had a dispute with his disabled brother and he went to the police: "6 police officers came to my house and said that they would take me to the police station. After we got into the car they started to insult me. Afterwards I was taken to Van State Hospital for examination. There they took me in a room and beat. One of them took his gun and threatened me to shoot at my head." (Özgür Gündem-TIHV, January 16, 2004)

Truck Driver Beaten by the Police in Tunceli

Truck driver Ugur Yesil, working for General Directorate of Rural Affairs in Tunceli, announced that he was beaten by Ahmet Erol, Director at the Department of Public Order in Tunceli Security Directorate, and civilian dressed police officers because of a dispute in traffic jam. Yesil was reportedly detained afterwards and arrested on allegations of "resisting and insulting security forces". (Özgür Gündem-TIHV, January 16, 2004)

DEHAP Members Convicted, Detained in Istanbul and Izmir

Vice-chair for DEHAP in Istanbul Lütfü Dag was arrested on 14 January on the grounds that his imprisonment sentence for "aiding illegal organization" was confirmed. Dag had been sentenced to 3 years 9 months'imprisonment by Istanbul SSC. Former chairman of DEHAP in Güroymak district (Bitlis) was sentenced to 6 months' imprisonment and TL. 186 million on the grounds that "he spoke in language other than Turkish". Abdurrahman Günes, Ilyas Minas, the executives of DEHAP Youth Wings in Izmir, and two unnamed persons were detained during house raids on 13 January. (Cumhuriyet-Özgür Gündem-TIHV, January 15, 2004)

Death in Mardin Prison

Ridvan Saday (17), who was detained on 7 January on the allegations of "aiding and abetting an illegal organization" in Girmeli town of Mardin, died on 11 January in Mardin Prison. Official announcement stated that Ridvan Saday hung himself in his single cell and his corpse was founded by the prison guard who brought food at 4pm the same day. Ridvan Saday's uncle Mikail Saday, mayor for the town (DEHAP), was also reportedly arrested together with him. (Özgür Gündem-TIHV, January 13, 2004)

DEHAP Members on Trial in Siirt

Public Prosecutor in Kurtalan (Siirt) launched a court case against 4 persons in connection with the posters they carried during the visit of DEHAP Chair Tuncer Bakirhan on 3 November 2003. The indictment wants the defendants DEHAP executives for the district Nedim Ivdil and Önder Oral, DEHAP members Nesube Çelik and Hüseyin Firegar to be sentenced under Article 312/1 TPC (praising a crime). (Özgür Gündem-TIHV, January 11, 2004)

Extra-judicial Execution Claim in Sirnak

Ahmet Yaman (26) was allegedly killed after being detained as wounded by the soldiers nearby Isikveren village of Uludere district (Sirnak). According to the news appeared on the web page of the daily published in Germany Özgür Politika, the soldiers took Ahmet Yaman to Sirnak together with a friend of him after wounding him with a gun on 31 December 2003. The soldiers allegedly made him testify without taking him to a hospital and then killed him. The news also stated that Ahmet Yaman had gone to Maxmur Refugee Camp in Northern Iraq after being sentenced to imprisonment by Diyarbakir SSC in 2001. (Özgür Politika-TIHV, January 6, 2004)
 

Minorités / Minorities

Armenians claiming 1915 Turkish genocide settle insurance case for $20 million

The descendants of some 1.5 million Armenians who were killed nearly 90 years ago in the Turkish Ottoman Empire will share in a $20 million settlement of a lawsuit for unpaid life insurance benefits.

The settlement with New York Life Insurance Co. announced Wednesday will help bring justice to survivors of those killed during "a deliberate, systematic and government-controlled genocide that began in April 1915," said state Insurance Commissioner John Garamendi, who helped negotiate the agreement.

Brian Kabateck, an attorney of Armenian descent who represented the plaintiffs, said the settlement is a step toward winning U.S. recognition of the Armenian genocide.

"Hopefully, a large company like New York Life paying a settlement will go a long way toward achieving acknowledgment," Kabateck said. "Certainly the Armenian genocide deserves as much acknowledgment as the Holocaust and other tragedies of the 20th century."

Attorney Mark Geragos, who is Armenian and represented the plaintiffs in the class-action federal lawsuit, said this is the first lawsuit of its kind settled in a U.S. court by a private entity.

"New York Life really stepped up to the plate," he said.

Garamendi said the settlement, which was hammered out in negotiations over about four years, involves about 2,400 insurance policies.

Sy Sternberg, chairman and chief executive of New York Life, said the company was more than willing to settle the claims, having first tried to do so in 1915.

"When it became clear that many of our Armenian policyholders perished in the tragic events of 1915, New York Life hired an Armenian lawyer in the region to assist the heirs of those who died, so as to promptly pay claims," Sternberg said.

The company said it located about one-third of the heirs to policy holders and were able to pay them; the rest of the policies languished until now.

Of the $20 million fund to be established, at least $3 million will go to charitable organizations involved with the interests of the Armenian community.

Geragos said the case also brought to light invaluable historical records on the people who died in the massacre. The records will be posted on a Web site available to families wanting to trace their ancestors' histories.

Although the case was brought in Southern California, which has the nation's largest Armenian-American population, the settlement is open to claims from survivors worldwide.

The agreement must be approved by U.S. District Judge Christina Snyder, who has scheduled a hearing for Feb. 15. (AP, January 29, 2004)

Erdogan called on Armenians to forget Armenian genocide

Prime Minister Tayyip Erdogan called on Armenians to give up genocide claims against Turks. He said, "We want to remove such issues as genocide from our history books," and gave the message that the same approach was expected from Armenians.

In his New York visit, Erdogan met Turks in the Turk House. As Turks complained about the Armenian genocide claims, Erdogan said, "We do not plan to pursue a "defensive" policy, rather, we plan to pursue an "offensive" one. If you pursue a defensive policy, you will always try to respond to such claims."

He added, "We want to remove such issues as genocide from our history books. Armenians did similar things too. We shall express ourselves. The important thing is being strong. If you are weak, they will cut many dresses for you; but if you are strong, all these claims will disappear." Some officials stated that this call of Erdogan to Armenians was a message to Greeks and Greek Cypriots as well.

Regarding the fact that the parliaments of different countries in the world from time to time attempt to recognize or simply recognize the genocide claims of Armenia, Erdogan said that those decisions meant nothing and that, "I told this to the Swiss Prime Minister in Davos. I said that the sole result of such a decision would be harming our bilateral relations. There are 100 thousand Turks and 5 thousand Armenians living in Switzerland. They act against this 100 thousand Turks for just 5 thousand Armenians."

Another important message of Erdogan was about the border gate between Armenia and Turkey. Erdogan drew attention to the fact that people living in the region demanded that the border gate should be opened and implied that, if the friendly initiatives of Turkey were reciprocated, then this demand could be fulfilled. Erdogan said, "You should take steps towards us in the way we approach to you, because no one can lead to anywhere by simply lobbying any more."

The Prime Minister underlined that Turks living abroad have to play an active role in Turkey's politics. "Be involved in Turkish local politics; let the politicians know that you support them. Never stay out of this business. Show the entrepreneurship of Turks." He invited Turkish Americans to unite and work under the roof of the current federation. (Zaman-Hürriyet, January 28, 2004)

Une prise de position arménienne: Pour l'Europe, sans la Turquie

Article tiré de la Conférence du Club de la Droite libre, tenue le 2 octobre 2003, sous la Présidence de François d'Aubert, député maire de Laval, ancien ministre, avec Alexandre del Valle, géopoliticien et M. Sirapian, représentant en France du parti démocrate arménien.

La question de la Turquie est intéressante car elle oblige à se poser la question centrale: quelle Europe voulons-nous? Cette question en appelle un autre: faut-il poursuivre encore l'élargissement?

CONTEXTE

L'Europe aujourd'hui, à un moment charnière

L'union européenne entre dans une nouvelle phase, un moment charnière de son histoire avec l'élargissement à 24 pays, et son corollaire, le projet de constitution européenne.

Les élections européennes du 13 juin 2004 seront sans aucun doute l'occasion de débattre de la constitution mais aussi de l'opportunité de poursuivre encore l'élargissement, notamment à la Turquie.

Jusqu'à maintenant la construction européenne a avancé par élargissement, pour l'essentiel, et par approfondissement, plus rarement. Il y a donc une tendance naturelle à l'élargissement, une sorte de conformisme par lequel la construction européenne, qui serait bonne en soi, implique la poursuite de l'élargissement.

Une adhésion programmée?

Progressivement, et subrepticement, l'adhésion de la Turquie est apparue comme une perspective programmée, la seule question étant celle de l'échéancier.

Quatre conditions ont été fixées en 1987 par l'union européenne à la Turquie pour que son adhésion soit étudiée:

- Le respect des droits des minorités et l'égalité des citoyens, quelle que soit leur origine ou leur religion;
- La résolution pacifique de la question chypriote;
- Le respect des droits de l'homme;
- La reconnaissance du génocide arménien.

Une échéance a été fixée en décembre 2004, date fatidique à laquelle l'union européenne devra se prononcer sur l'éventuelle adhésion de la Turquie.

Comment en est on arrivé là?

Le processus de préparation de l'adhésion de la Turquie à l'union européenne s'est jusqu'à maintenant déroulée dans le silence des chancelleries. Cette question a longtemps fait l'objet d'une "conspiration" du silence. Comme beaucoup d'autres "avancées" de l'union, ce processus a été engagé et poursuivi par petits pas sans qu'à aucun moment un véritable débat ait lieu ou qu'une décision ne soit formellement prise d'accepter le principe d'une éventuelle adhésion de la Turquie.

La Turquie d'aujourd'hui: un pays instable, en voie de réislamisation

Il est important de bien comprendre la réalité de la Turquie d'aujourd'hui, qui n'est plus du tout celle des années 80, à laquelle l'Europe avait donné, parait-il, quelques perspectives d'adhésion.

Kemal Ataturk, fondateur de la Turquie moderne, s'était érigé contre l'Islam orthodoxe. Le kémalisme est progressivement remis en cause depuis les années 60.

La Turquie est un pays en voie de réislamisation.

L'Islamisme a aujourd'hui pignon sur rue en Turquie. Il imprègne la vie quotidienne. Les islamistes contrôlent de nombreux médias via leurs confréries. Beaucoup d'écoles enseignent l'islamisme.

Depuis le 3 novembre 2002, les islamistes dits "modérés" sont au pouvoir. Leur leader, M. Erdogan, n'hésite pas à comparer son parti, l'AKP, aux démocrates-chrétiens européens. L'AKP ne serait plus "islamiste". Pourtant son programme propose toujours le rétablissement de la Charia, mais progressivement (c'est sans doute son côté "modéré"). Rappelons que la progressivité de la mise en place de la charia est un des principes fondateurs de la tactique politique élaborée par les frères musulmans. Personne n'a jamais pensé pour autant qualifier les frères musulmans de "modérés".

Monsieur Erdogan n'a pas hésité à défendre la polygamie "à condition que les 4 femmes bénéficient du même traitement" devant le SPD allemand.

Face à cette poussée islamiste, le seul barrage est l'armée.

L'armée représentait jusqu'à maintenant la réalité du pouvoir en Turquie. Elle possède encore, via son conglomérat OYAK, plus de 50 % de l'économie turque.

Or l'emprise de l'armée sur la Turquie est contradictoire avec l'exigence de démocratisation. Comme les autres pays de confession musulmane, la Turquie est piégée dans un face à face terrible entre un autoritarisme militaire et laïc usé et la montée en puissance d'un islamisme à tendance totalitaire. Certains pensent que l'Europe constitue une alternative qui pourrait permettre à la Turquie de sortir de ce piège. A moins que ce ne soit l'inverse?

LES ARGUMENTS UTILISES EN FAVEUR DE L'ADHESION OTTOMANE

Le respect des promesses

L'Europe fait attendre la Turquie depuis longtemps. Les Turcs proclament que l'union européenne leur a promis l'adhésion. Refuser aujourd'hui cette adhésion serait un déni de la parole donnée, un revirement, une trahison, et une humiliation.

Ne pas donner le sentiment de rejeter les musulmans

Le rejet de la Turquie signifierait un rejet de l'Islam, ce qui ne manquerait pas d'alimenter le ressentiment des musulmans contre l'occident.

Renforcer la puissance économique et géopolitique de l'Europe

Dans les chancelleries, l'élargissement est vu de manière positive dans la mesure ou il élargit le cercle des alliés et augmente la puissance de l'Europe. Les intérêts économiques, et la vision diplomatique et technocratique consistant à donner à l'Europe toujours plus de puissance, poussent de nombreux responsables à envisager favorablement l'adhésion de la Turquie. Ces intérêts sont puissants à Bruxelles et pourraient faire basculer la balance en faveur de l'adhésion.

ARGUMENTS CONTRE L'ENTREE DE LA TURQUIE

Les conditions fixées en 1987 ne sont pas remplies.

Tout d'abord, force est de constater que la Turquie, malgré quelques avancées avant tout symboliques, ne respecte aujourd'hui aucune des quatre conditions fixées à son adhésion.

1. Le respect des droits des minorités et l'égalité des citoyens, quelle que soit leur origine ou leur religion

Les lois turques prévoient que les chrétiens, les alévis, les juifs sont considérés comme des citoyens de seconde zone. Pour accéder aux responsabilités, il est nécessaire d'embrasser la religion musulmane et d'islamiser son nom. L'appartenance religieuse est toujours inscrite sur le passeport turc.

Les kurdes sont toujours brimés. La seule télévision kurde émet depuis la Belgique, pays qui subit d'ailleurs régulièrement des pressions turques à ce sujet.

Les assyro-chaldéens, les premiers chrétiens, dont de nombreux villages ont été rasés durant les opérations de répression des kurdes, ne sont même pas reconnus.

2. La résolution pacifique de la question chypriote

Cette question a connu des avancées récentes significatives, mais le processus est loin d'être achevé.
 

3. Le respect des droits de l'homme

Cette question a également connu des avancées récentes, mais le processus est loin d'être achevé et parait très fragile. Et l'emprise islamiste croissante sur la vie politique et sociale turque menace aujourd'hui davantage ces timides avancées que l'armée.

4.La reconnaissance du génocide arménien.

On peut parler d'un véritable négationnisme turc sur le génocide arménien.

Le génocide arménien n'a toujours pas été reconnu, y compris dans les lieux de culture comme les écoles et universités. La reconnaissance des erreurs et crimes du passé est pourtant un signe essentiel de la maturité démocratique d'une société.

Il est révélateur de se poser la question de savoir pourquoi la Turquie refuse, si obstinément et contre toute évidence, de reconnaître le génocide arménien. D'un point de vue historique et politique, le génocide arménien est intimement lié à la fondation du kémalisme. La raison en est que le mythe du kémalisme et la légitimité de l'armée s'en trouveraient ébranlés. La reconnaissance du génocide arménien serait donc symbolique de la volonté de la Turquie de rompre avec son passé militariste pour se tourner résolument vers une démocratisation réelle.

Les contre arguments face aux arguments des pro adhésion

La plupart des arguments présentés par les responsables favorables à l'adhésion de la Turquie peuvent être aisément retournés.

Les "promesses" faites à la Turquie

L'Europe n'a jamais dit explicitement Oui à l'adhésion de la Turquie et n'a fait que repousser continuellement les échéances. Les engagements pris dans le passé l'ont été vis à vis d'une Turquie kémaliste qui était sur la bonne voie. La Turquie actuelle, en voie de réislamisation, soulève de nouvelles questions et pose de nouveaux problèmes. L'Europe n'a jamais accepté l'adhésion de l'Espagne franquiste. Pourquoi devrait-elle accepter l'adhésion d'un pays co-dirigé par une armée au nationalisme panturc ombrageux et un parti islamiste?

Nous ne devons pas céder à la stratégie de culpabilisation vis à vis de la Turquie et de l'Islam qui est à l'oeuvre. L'Europe ne doit rien à la Turquie, bien au contraire elle lui apporte 1 milliard d'euros d'aide par an. La Turquie est déjà intégrée à l'OTAN et au Conseil de l'Europe (bien qu'elle ne respecte pas les droits de l'homme). Elle n'est donc en rien rejetée.

Le rôle de l'union européenne est-il de lutter contre le ressentiment musulman contre l'occident?

Si oui, pourquoi cet objectif fondamental sur le plan géopolitique n'est-il pas inscrit dans le préambule de la Constitution européenne en cours de constitution?

L'élargissement, et la puissance, sont?ils une fin en soi?

On peut penser à l'inverse qu'avec 25 pays membres, la recherche de la cohésion est aujourd'hui un facteur plus efficace de puissance de l'Europe que l'élargissement vers des pays de plus en plus différents. En effet, plus on élargit l'Europe, plus on la dilue, plus on l'affaiblit dans sa cohésion et son fonctionnement harmonieux.

Si demain la Turquie adhère à l'Europe, au nom de quoi refuser l'adhésion d'Israël, de l'Azerbaidjan, du Maroc, etc...?

Un contexte stratégique qui a changé

Certes la Turquie a joué un rôle positif pendant la guerre froide, mais le contexte stratégique a changé radicalement.

Un risque paradoxal de déstabilisation de la Turquie?

L'adhésion de la Turquie à l'Europe signifierait que l'armée se serait retirée de la vie politique et économique, c'est une des conditions de l'adhésion à travers l'exigence de démocratisation de la société turque. L'armée est le seul barrage à l'islamisme. Le processus d'adhésion à l'Europe implique l'affaiblissement de cette barrière et risque d'entraîner le basculement total de la Turquie dans l'islamisme.

L'équilibre de l'union européenne

Le fonctionnement de l'Europe

Il est déjà extrêmement difficile de faire fonctionner l'Europe. Il serait sans aucun doute encore plus difficile d'organiser la coexistence avec un pays comme la Turquie dont la culture politique est très différente.

Le poids et la dynamique démographiques, et leurs conséquences politiques

Avec un rythme de naissances de 3,1 / 1000, en 2015, les Turcs seront 100 millions (70 millions aujourd'hui), ce qui en ferait l'Etat le peuplé de l'union européenne. 1 européen sur 5 serait turc. La Turquie compterait plus de représentants au Parlement européen que la France ou que l'Allemagne. Le pays le plus important d'Europe serait musulman. Cela pose question, pour le moins.

Les effets économiques

Le PIB moyen de l'Europe est de 21.000 euros / habitant. Celui de la Turquie est de 6.500. Si la Turquie entre dans l'union, on peut donc s'attendre à une immigration accrue et à des aides financières de rattrapage considérables.

Ne soyons pas naïfs, la principale motivation de l'adhésion de la Turquie est l'accès aux fonds européens. Vu des pays moins avancés, l'Europe apparaît comme une fabuleuse tirelire.

Les bombes à retardement

Beaucoup d'autres arguments, souvent plus déterminants que ceux déjà présentés, peuvent être avancés.

L'islamisme

L'Europe ne peut accepter en son sein un pays dirigé par des islamistes, fussent-ils "modérés", ne faisant pas de distinction entre la sphère politique et religieuse, et prônant l'application de la charia.

Plus grave, Al Quaida est présent en Turquie et en Azerbaidjan, via la liaison avec la Tchétchénie, qui est aujourd'hui un des points névralgiques de cette organisation.

Le panturquisme

Au delà de la Turquie, l'espace turcophone (Turkmenistan, Ouzbekistan, etc...) représente aujourd'hui plus de 200 millions de turcophones.

La politique panturque, qui s'appuie sur la notion de peuple turc, de préférence à une nation turque, est soutenue par toutes les forces politiques turques. Elle conduit la Turquie à faciliter autant que possible les échanges avec les différentes "républiques" turcophones, dont l'Ouzbekistan. De tous les mouvements islamistes du monde musulman, le mouvement islamiste de l'Ouzbekistan est réputé comme le plus proche d'Al quaida. Il le revendique quasi-officiellement.

Il y a dans ce contexte un risque d'effet domino venu d'Asie centrale qui pourrait être considérable et terriblement problématique pour l'Europe.

La conflictualité turque

La Turquie est un pays ou la violence est encore omniprésente, confronté à de nombreux irrédentismes. L'Europe n'a pas besoin de ce type de perturbations en son sein.

L'adhésion de la Turquie entraînerait l'union européenne dans les nombreux litiges dans lesquelles elle se complait, de par sa nature nationaliste et militariste, pour ne pas dire belliqueuse. La Turquie a de nombreux contentieux avec ses voisins, de frontières avec la Syrie, au sujet des kurdes et de l'eau avec l'Irak, sans oublier la question de l'occupation de Chypre.

L'Allemagne a du admettre ses crimes, renoncer à ses revendications territoriales et se réconcilier avec ses voisins avant que la construction de l'Europe ne devienne possible. On ne peut pas en attendre moins de la Turquie. Malgré quelques avancées significatives sur la question kurde, on en est encore loin.

L'argument central: l'incompatibilité politico culturelle

Les arguments géographiques (la Turquie n'est pas en Europe) et linguistiques (la langue turque est totalement différente des langues indo-européennes) sont importants mais finalement secondaires face à d'autres arguments plus politiques et culturels.

La Turquie et l'Europe appartiennent à des univers différents à tous égards. Au delà du retard démocratique de la Turquie, ce seul argument suffit pour repousser l'idée de l'adhésion de la Turquie à l'Europe, si nous voulons qu'elle soit forte, unie, cohérente et efficace.

A la lumière de tous ces arguments, l'adhésion de la Turquie apparaît au mieux comme une idée saugrenue, au pire comme une pure folie. Comme sur la nécessité d'une loi sur le voile islamique, ne doutons pas que les responsables politiques en viendront pour la plupart à s'opposer à l'adhésion de la Turquie.

POURQUOI STOPPER LE PROCESSUS D'ADHESION?

Nous sommes pour une Europe forte:
- pour un marché et une puissance économique capable de créer une forte croissance,
- pour une puissance politique capable de faire pièce aux Etats-unis,
- pour une Europe capable de conduire de grands projets communs.

Mais nous sommes aussi et surtout pour une Europe libre et subsidiaire qui respecte les identités nationales et régionales, et opposés à une Europe technocratique bruxelloise.

Après l'élargissement à 25, l'Europe doit aujourd'hui porter l'effort sur son fonctionnement. Il faut désormais arrêter le mouvement d'élargissement et porter l'effort sur une meilleure protection de son espace économique et de ses frontières.

L'adhésion de la Turquie à l'Europe nous apparaît à la fois injustifiée et porteuse de nombreuses complications qui pourraient porter un coup fatal à la construction européenne, en menaçant son identité et son fonctionnement.

L'Europe c'est avant tout un ensemble de valeurs partagées qui rendent possible un fonctionnement commun.

Malgré toute la bonne volonté du monde, il est évident que la Turquie ne partage que très imparfaitement ces valeurs communes et ne montre pas une évolution significative dans ce sens, bien au contraire.
L'union européenne doit avoir un sens et pour cela rester européenne, et la Turquie n'est en rien européenne.

Il est nécessaire de porter un coup d'arrêt au processus d'adhésion qu'ont laissé avancer les diplomates et technocrates de Bruxelles, en dehors de tout débat réel.

COMMENT STOPPER LE PROCESSUS D'ADHESION?

L'adhésion d'un pays doit être ratifiée par chaque pays de l'union, mais le vote des parlements y suffit. Il y a un échelonnement de petit pas qui peuvent amener à l'adhésion de la Turquie sans qu'aucun moment particulier ne permette aux peuples d'intervenir.

Les Turcs sont déjà présents dans plusieurs commissions européennes (sans droit de vote). A Bruxelles, on distribue déjà des cartes de l'Europe ou figure la Turquie.

Seule l'opinion publique peut arrêter ce processus.

L'affaire turque doit sortir de la clandestinité diplomatique et arriver sur la place publique. Les élections européennes sont l'occasion de le faire.

La Droite libre, qui n'hésite pas à se dire très hostile à lŒidée même d'adhésion de la Turquie, se battra pour que l'UMP prenne sur ce sujet une position claire.

Les politiques doivent reprendre leur rôle et leur ascendant et respecter la volonté populaire.

Le Premier Ministre et le Président doivent prendre position sur cette question qui préoccupe légitimement les Français.

Il est urgent que les leaders de l'Europe proclament le principe de non-adhésion de la Turquie, sinon c'est la constitution européenne et l'idée même de la construction européenne, qui risquent de faire les frais de cette affaire turque, en provoquant un vote de rejet général.

Si la sagesse ne l'emporte pas rapidement et si cette question devait continuer de se poser, nous demanderions l'organisation d'un référendum, car on ne pourrait se passer de l'approbation populaire avant d'engager l'Europe dans une voie si nouvelle.

QUELLE PERSPECTIVE ALTERNATIVE PROPOSER A LA TURQUIE?

Il est bien évidemment nécessaire d'aider la Turquie à tous égards, afin de contribuer à son développement économique et social, et à sa stabilité politique, pour contrer la montée islamiste, si c'est possible.

La seule issue envisageable consiste à proposer à la Turquie un statut d'Etat associé, avec un rapprochement économique avancé. (ADL NEWS , 28 janvier 2004)

Meeting pour l'application de la résolution du PE sur le génocide arménien

L'association arménienne de France "Comité de Défense de la Cause Arménienne" (CDCA) appelle à une réunion de mobilisation contre l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, le 1er février 2004 à 15 h 30 au Palais des Congrès, porte Maillot, à Paris.

Selon les documents de la réunion, "le non-respect permanent par la Turquie de l'ensemble de ses principes et des dispositions figurant dans la résolution du Parlement européen du 18 juin 1987 doit constituer un obstacle incontournable à l'examen d'une éventuelle adhésion de la Turquie à l'Union Européenne."

Ce texte, ainsi qu'une pétition disponible en ligne, soulignent par ailleurs les revendications de l'organisation, qui comprennent, outre l'évacuation de Chypre par l'armée turque, et le respect des droits de l'homme, des droits des kurdes et de ceux des minorités religieuses en Turquie: "- la reconnaissance du crime de génocide commis à l'encontre des populations arméniennes de l'Empire ottoman et ses conséquences, - [l'acceptation] d'une 'solution politique à la question arménienne ' afin de mettre un terme à [l']impunité [de la Turquie], - [la levée du] blocus exercé depuis 1991 à l'encontre de l'Arménie."

L'association invite en outre les personnes intéressées à soumettre leurs questions aux différents représentants des partis politiques, qui seront présents à la conférence.

Le CDCA est la branche française de la Fédération euro-arménienne pour la justice et la démocratie (FEAJD). Tous deux sont liés au parti politique FRA (Fédération révolutionnaire arménienne, social démocrate). (CDCA-Tavitian, 26 janvier 2004)
 


La Suisse: Les problèmes avec la Turquie ne sont pas tous résolus

Les problèmes entre la Suisse et la Turquie, qui avaient conduit l'an dernier à l'annulation de la visite de Micheline Calmy-Rey, ne sont pas encore tous résolus. C'est ce qu'a expliqué samedi à Davos (GR) le président de la Confédération Joseph Deiss à l'issue de sa rencontre avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

La rencontre entre Joseph Deiss et le premier ministre turc a eu lieu en présence de la ministre des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey. Elle a donné lieu à de vastes échanges, a expliqué le président. La reconnaissance du génocide arménien par le Conseil national en décembre dernier a également été évoquée et le premier ministre turc a rappelé la sensibilité de ce sujet dans son pays. Pour le Conseil fédéral, il faut laisser aux historiens le soin d'éclaircir cette question. (AP, 24 janvier 2004)
 

La campagne arménienne: "Contre cette Turquie dans l'Europe"

Le Comité de Défense de la Cause Arménienne France (CDCA) a lancé une campagne de mobilisation générale "Contre cette Turquie dans l'Europe". Le comité demande l'application de la résolution du Parlement européen du 18 juin 1987.

Le CDCA transmettra au Président de la République Jacques Chirac les signatures d'une pétition qui déclare:

"Moi, citoyen français de l'Union européenne, je demande instamment, au Président de la République Française, de s'opposer à la définition d'une date d'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne. En effet, la Turquie doit encore :

- Evacuer l'île de Chypre occupée illégalement depuis 1974,
- Libérer les prisonniers politiques détenus dans ses geôles,
- Donner un statut durable à sa minorité kurde,
- Garantir les droits de ses minorités religieuses,
- Reconnaître le crime de génocide commis à l'encontre des populations arméniennes de l'Empire ottoman et ses conséquences,
- Accepter une " solution politique à la question arménienne " afin de mettre un terme à son impunité,
- Lever le blocus exercé depuis 1991 à l'encontre de l'Arménie.

"L'Europe s'est bâtie sur des valeurs communes, respectueuses des droits de l'Homme et des libertés individuelles. Le non respect permanent par la Turquie de l'ensemble de ses principes et des dispositions figurant dans la résolution du Parlement européen du 18 juin 1987, doit donc constituer un obstacle incontournable à l'examen d'une éventuelle adhésion de la Turquie à l'Union Européenne."

Le CDCA organise également un meeting le 1er février 2004 au Palais du Congrès à Paris pour exiger l'application de la résolution du Parlement européen. (CDCA, 20 janvier 2004)
 

Génocide arménien: le président suisse rencontrera M. Erdogan à Davos

Le président suisse, Joseph Deiss, rencontrera samedi au Forum économique mondial de Davos (est) le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, un mois après la reconnaissance par le parlement suisse du génocide arménien, qui a refroidi les relations entre les deux pays.

Une porte-parole de l'ambassade de Turquie à Berne a confirmé la rencontre mardi à l'agence de presse suisse ATS. La ministre suisse des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, y participera, a précisé à la radio un porte-parole gouvernemental.

Les relations entre les deux pays se sont dégradées après la reconnaissance en décembre dernier du génocide arménien par le Conseil national, la chambre basse du parlement suisse. Ce geste avait conduit à un nouveau report par les autorités turques d'un voyage de Mme Calmy-Rey en Turquie.

Prévu en octobre dernier, ce voyage avait déjà été annulé en septembre par Ankara à la suite de la reconnaissance du génocide arménien par le parlement du canton de Vaud (ouest). L'intention de Mme Calmy-Rey de se rendre dans la partie kurde du pays pour y visiter un projet de coopération suisse aurait aussi froissé Ankara.

M.Deiss a pour sa part été l'artisan de la normalisation des contacts avec la Turquie en 2000 alors qu'il était chef de la diplomatie suisse. Les relations entre les deux pays s'étaient refroidies une première fois en 1993 lorsqu'un manifestant kurde avait été tué par un garde de l'ambassade de Turquie à Berne. (AFP, 20 janvier 2004)

Movie on Armenians Rekindles Flame Over Turkish Past

Turks are among the world's proudest and most patriotic people, and many feel an especially deep admiration for their army, without which the nation might never have emerged from the wreckage of the Ottoman Empire more than 80 years ago. But are they ready to see a film in which Ottoman Turkish soldiers shoot defenseless civilians and burn women alive? That question has set off a bitter debate here.

The film is "Ararat," a 2002 release by the Armenian-Canadian director Atom Egoyan in which the expulsion of Armenians from what is now eastern Turkey in 1915 is depicted in scenes of horrific brutality. Although the film would certainly shock and outrage many Turks, the government has approved it for screening.

"Those who want to see the film can go," said the minister of culture and tourism, Erkan Mumcu. He said showing it would "prove that Turkey is a democratic country."

This was a remarkable step in a country where open discussion of the 1915 massacres has long been taboo. Turkey is loosening many restrictions on free speech as part of a reform project aimed in part at persuading the European Union to look favorably on its application for membership.

After Mr. Mumcu's decision to allow "Ararat" to be shown, however, an extreme nationalist group earlier this month threatened to attack any movie house where it was shown. That led the distributor to "indefinitely postpone" plans to release the film in Turkey.

"Would you want to watch a movie in a theater that could be stoned or where there could be violence?" asked the distributor, Sabahattin Cetin. The group that made the disruptive threats is the youth wing of the Nationalist Action Party, which was part of the government until it was voted out of power in the November 2002 election. "I dare them to show it," the group's president, Alisan Satilmis, said in a television interview.

Devlet Bahceli, the Nationalist Action leader, who until 2002 was Turkey's deputy prime minister, said he agreed with his youth group. "It would be in our interest to investigate why a film that is against the Turkish nation has been imported into Turkey," he said.

This view appears out of step with the intensifying desire of many Turks for broader democratic freedoms. Prime Minister Recep Tayyip Erdogan and his government are arguably more committed to full democracy than any government in Turkish history. Nationalist forces fear that Mr. Erdogan is preparing to make a historic deal to end the long dispute over Cyprus, and they may be forcing a confrontation over "Ararat" in an effort to portray him as unpatriotic.

Even some Turkish commentators who pride themselves on their nationalist convictions have urged that "Ararat" be shown here.

"Every Turk should see this film," one of them, Omer Lutfi Mete, wrote in the mass-circulation daily Sabah. "Otherwise how can we respond to their accusations?"

Another Turkish commentator, Etyen Mahcupyan, who is of Armenian descent, said the Nationalist Action Party, known here as M.H.P., was using this controversy to regain its lost visibility.

" 'Ararat' was a very good opportunity for them," Mr. Mahcupyan said. "They are on TV again, waving the nationalist flag. Trying to prevent the film from being shown is mainly a tactic of M.H.P., but we also know that they are in coalition with other forces, like the nationalist left and the deep bureaucracy. Their timing was good because they sensed that the government was not strong enough to resist on this issue."

Turkish and Armenian historians have given widely differing accounts of what happened in 1915. They agree that Armenians were chased from their ancestral homeland in eastern Anatolia, and that hundreds of thousands perished. Armenians say this action was planned and organized by the Ottoman government. Some Turks, however, insist that Armenians, backed by czarist Russia, were rebelling against Ottoman rule, and that what they call "the events" of 1915 were tragic but must be seen against the background of World War I and the crumbling Ottoman Empire.

A few years after the massacre of Armenians, Turkish rebels led by Mustafa Kemal Ataturk overthrew the Ottoman government and in 1923 established the present-day Republic of Turkey. Generations of Turkish leaders have refused to condemn Ottoman officials like Talat Pasha, who was instrumental in organizing the expulsion of Armenians.

Mr. Egoyan showed "Ararat" at the Cannes International Film Festival in 2002, and it has attracted considerable attention since. The film, whose cast includes Christopher Plummer, Eric Bogosian and Charles Aznavour, has been shown in more than two dozen countries and won several awards. Reviews were mixed, but many critics praised it for raising difficult issues.
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"'Ararat' clearly comes from Mr. Egoyan's heart, and it conveys a message he urgently wants to be heard: that the world should acknowledge and be shamed that a great crime was committed against his people," Roger Ebert wrote in The Chicago Sun-Times. "The message I receive from the movie, however, is a different one: that it is difficult to know the truth of historical events, and that all reports depend on the point of view of the witness and the state of mind of those who listen to the witness."

Mr. Egoyan said in an interview that he had ancestors who were killed in eastern Anatolia during the trauma that shattered their community in the second decade of the 20th century. He compared his film to Steven Spielberg's Holocaust drama, "Schindler's List," which he said relied on "historical contrivances, some very troubling, that were used to dramatic effect but were not accurate ways of transcribing what actually occurred."

"Films are by nature a very dubious way of presenting history," Mr. Egoyan said. "I'm very uneasy with what occurs when you combine notions of atrocity and glamour. Every decision to light a character in a certain way, to add a certain sound effect, to put in musical cue, makes a film interpretive. There's no way that any dramatic reconstruction is not going to be in some way a retelling. That's the nature of storytelling.

"But the very event this film refers to is something that is not accepted as a historical reality by the state of Turkey, despite the fact that every serious scholar of genocide has affirmed it. Many people there will see this whole thing as a fabrication. That's the fundamentally absurd aspect of the situation we're in."

One of the few Turkish intellectuals who have seen "Ararat" is the columnist and journalism professor Haluk Sahin, who saw it during a visit to Boston a year ago. He said he found it "confusing and confused, incoherent, overly artistic but cold, not free of hatred and devoid of compassion." But he said it was significant that the Turkish government favored showing it here.

"This is perhaps the first time a government of Turkey is trying to release a controversial anti-Turkish film while others are trying to stop it," Mr. Sahin said. "It's a real role reversal. In the old days the government would have a film banned, and sometimes the companies would be able to have it freed through appeals to courts, and people would flock to see it. Now the minister of culture is saying Turkey is mature enough to tolerate a film of this sort regardless of its anti-Turkish content, while the ultranationalists are issuing threats against its showing. Nothing like this has ever happened before."

This is not the first time Turks have felt slandered by a popular film. In the late 1970's many were outraged by "Midnight Express," the story of a young American drug smuggler who was jailed in Turkey. The script, by Oliver Stone, portrayed Turks as irredeemably brutal.

In agreeing to allow "Ararat" to be shown here, Mr. Mumcu, the culture minister, recalled the controversy over "Midnight Express." He said Turks drew attention to that film by their emotional attacks on it.

"We will not let Turkey experience another 'Midnight Express,' " he said. "Strong reaction to this movie would only help keep the subject on the agenda." (STEPHEN KINZER, New York Times, January 19, 2004)

Des intellectuels turcs dénoncent le racisme antiarménien des livres scolaires

En Turquie, des intellectuels se mobilisent pour la première fois autour du sujet jusqu'alors "tabou" du génocide des Arméniens, en 1915. Un groupe d'observation récemment fondé, L'Histoire pour la paix, a lancé une campagne de protestation afin de dénoncer les nouvelles orientations de l'éducation nationale sur l'enseignement de cette période troublée.

Plus de cinq cents intellectuels turcs de renom - universitaires et historiens, journalistes, défenseurs des droits de l'homme, juristes, éducateurs, artistes et écrivains (dont le romancier Orhan Pamuk) - ont déjà signé l'appel. Il a également fédéré de nombreuses organisations non gouvernementales turques, dont l'Association des droits de l'homme, l'Association des citoyens d'Helsinki ainsi que la Fondation d'histoire, une organisation indépendante d'intellectuels qui vise à approfondir la "conscience historique" pour mieux contribuer à la paix sociale et à la démocratie.

Le mouvement est né à la suite d'une circulaire du ministère de l'éducation nationale, diffusée le 14 avril 2003, qui fixe les orientations des cours d'histoire sur le génocide arménien. Privilégiant jusque-là le silence, les manuels d'histoire doivent désormais dénoncer les "prétentions infondées des Arméniens, des Grecs et des Assyriens" sur les événements tragiques de 1915. Cette décision des autorités turques intervient dans un contexte marqué par la reconnaissance du génocide arménien par le Parlement français, en janvier 2001, et la présentation mondiale du film Ararat d'Atom Egoyan en 2002 (Le Monde des 7 février 2002 et 25 mai 2002).

Intitulé "Non à l'hostilité et à la discrimination dans l'enseignement de l'histoire !", l'appel condamne l'approche "raciste" et "porteuse de haine" des nouveaux manuels scolaires, dans lesquels Arméniens, Grecs et Assyriens sont, selon eux, présentés comme des "ennemis", des "espions" voire des "barbares", et leurs centres religieux et éducatifs associés à des "communautés nuisibles".

Les signataires de l'appel, qui demandent le retrait des nouveaux manuels scolaires, soulignent que l'éducation, surtout lorsqu'elle s'intéresse à des événements"sensibles" et "controversés", devrait être fondée sur les principes définis par les Nations unies, plutôt que sur un point de vue "partisan". L'histoire, concluent-ils, doit être écrite dans un esprit de compréhension mutuelle et de confiance réciproque entre les peuples et non encourager les "préjugés", la "discrimination" et la "confrontation politique".

Cet appel intervient en plein débat sur l'éducation nationale, alors que les milieux associatifs pro-européens s'engagent dans ce qui est désormais devenu un enjeu politique dans le processus de démocratisation du pays. La très influente Association des industriels et hommes d'affaires de Turquie (Tüsiad) - le patronat libéral turc -, avait déjà publié en 1997 un "Rapport sur les perspectives de démocratisation en Turquie" proposant l'octroi de droits culturels à la minorité kurde. Elle a présenté en 2003 un nouveau manuel d'histoire à l'usage des classes de terminale.

Traduite d'un ouvrage des éditions Hachette et incluant un chapitre sur l'histoire de la Turquie contemporaine d'après 1945 - totalement occultée par les manuels officiels -, cette édition "alternative" se veut davantage adaptée aux normes européennes dans la perspective de l'adhésion de la Turquie. Les chances de sa diffusion officielle par le ministère de l'éducation nationale s'avèrent cependant quasiment nulles. (Nicolas Monceau, Le Monde, 9 janvier 2004)

Reactions against the annulation of Ararat's projection in Turkey

Complying with the "desire of some citizens," a movie company, Belge Film, has backed down from screening the movie "Ararat," by director Atom Egoyan, a Canadian of Armenian heritage. "We did not think it would be suitable for Turkey to screen a movie with police standing guard in front of the movie theater," said Sabahattin Cetin, the owner of Belge Film.

Tugrul Eryilmaz, head of daily Milliyet's art section, "Milliyet Sanat," and the daily Radikal's various sections, actor Halil Ergun, Cengiz Sezgin from the Ankara Art Theater, and movie writers Alin Tasciyan and Sevin Okyay said it would be "impossible to keep in dark a movie that would be screened all over the world."

Eryilmaz: Let's discuss the reasons; instead of the decision

Eryilmaz said it was a shame for Belge Film's owner Sabahattin Cetin to decide not to screen the movie in Turkey. "The people, instead of discussing his decision, should rather discuss what reasons caused him to make that decision and back down from screening it," said Eryilmaz.

"I cannot think of any sensible reason why a movie, which is about us, and which will be screened in all over the world, is banned in Turkey," he added. "What will be our gain when we don't see a movie that everyone else has watched, known and talked about?"

Ergun: Cetin should have accepted the risk of screening the movie

"Cetin should have accepted the risk of screening the movie the same way he accepted the risk of buying its screening rights in Turkey," said Ergun.Ergun said it was significant that the government had offered Cetin to deploy police officers in front of the movie theaters that screened "Ararat" to guarantee security.

"So any issue that is a taboo in Turkey will not be turned into a movie? That is so sad," he said.

"A movie is made, and it is up to the viewers to appreciate it. If this film were not realistic, it would have not been appreciated. If it were realistic, we would have discussed it. Would that have been too bad?"

Tasciyan: I wish the movie were never brought into Turkey

"The movie sector is not a means for propaganda. It is a means of communication. And with that characteristic, it is a part of media," said Tasciyan. "It is also an art. It does not deserve such an attitude." Tasciyan said he was against bringing the movie into Turkey all the way from the beginning:

"I object to Ararat for the same reason I object to movies that do war propaganda or that are made only to prove certain ideologies."

"Everything is wrong from the very beginning. Making a movie with such an attitude, buying this movie, distributing it, objecting to it and then sitting down and evaluating the developments, all this is a vicious cycle. It is meaningless. How can we correct a wrong that has been wrong all the way from the start?" asked Tasciyan.

Okyay: "The owners of the country" would not be punished for what they did

Okyay said he found it stupid to evaluate a film on a political platform. "Egoyan is Armenian, but this is not a movie that a state has paid for. It is a movie by a director who has included in it his own history and family," said Okyay.

Okyay said, after all the threats they received he found Belge Film's decision right: "Since they call themselves "the owners of the country, there is a high chance they would not be even punished for what they did if they brought into life those threats."

Sezgin: It is scary that such threats could be made

"The movie sector is an art, it is a work of art. It is a personal decision to either like or dislike a movie. But it is meaningless to prevent a movie from being screened through threats. And it is scary that such threats could be made," said actor Sezgin.

Sezgin reminded that art had the principles of universality and freedom. "We are criticizing the fact that certain circles who call themselves "nationalists," can prevent a movie from being screened," said Sezgin. (BIA News Center, January 9, 2004)
 

Le documentaire ARTE sur la Turquie protesté par la communauté arménienne

Le Comité de Défense de la Cause Arménienne (CDCA) proteste de la manière la plus solennelle contre la diffusion d'un documentaire consacré à la Turquie intitulé "Turquie, histoire d'une laïcité musulmane" diffusé sur ARTE, mardi 6 janvier 2004 à 21h35 dans le cadre d'un THEMA sur "La Turquie: un enjeu stratégique".

Durant ce documentaire, l'historien Gilles Veinstein a pu largement s'exprimer sur la naissance de la Turquie moderne. Le CDCA est consterné de constater qu'une chaîne du service public en l'occurence ARTE, donne la parole à un négationniste du génocide arménien. En effet, Gilles Veinstein refuse de reconnaître la réalité du Génocide arménien de 1915. Déjà, en avril 1995, dans un article de la revue "L'HISTOIRE", il a présenté ses thèses sur les événements de 1915 en minimisant le nombre des victimes et en prétextant que les preuves d'un plan d'extermination de la population arménienne ne sont pas fondées. En outre le reportage, retrace un historique de la Turquie moderne passant de 1914, date d'entrée de la Turquie dans le premier conflit mondial, à l'avènement de Mustapha Kémal en 1923, en omettant de signaler les persécutions commises à l'encontre des populations arméniennes entre 1915 et 1920 qui constituent le premier génocide du 20ème siècle, reconnu par la France.

Le CDCA regrette qu'ARTE se prête à ce document de propagande qui ne vise qu'à justifier l'acceptation de la candidature turque dans l'Union européenne, ce qui a été rappelé à plusieurs reprises par les intervenants du débat qui a suivi le reportage, débat qui s'est déroulée sans contradicteurs et hors du champ supposé de l'émission. Ainsi les différents intervenants ont repris à leur compte les différents arguments de la Turquie pour sa candidature (passerelle avec l'Asie Centrale, lien avec Israel, mur contre un islamisme radical et contre le terrorisme) en omettant de signaler les points de non conformité actuelle de la Turquie notamment sur la question du génocide arménien, sur l'évacuation de Chypre occuppée illégalement depuis 1974 et sur le respect du droit de ses minorités. Ainsi, une récente circulaire adressée aux 81 préfets du territoire turc, précise que dès le début 2004 toute l'information concernant les minorités serait centralisée et qu'il ne sera plus possible de modifier les données. Il s'agit de recenser les personnes appartenant aux minorités arméniennes, grecques, juives, assyriennes, chaldéennes, et yezidis ce qui contraire aux principes des droits de l'homme.

Si un débat sur l'intégration de la Turquie dans l'Union européenne doit s'instaurer au sein des médias français, il est regrettable qu'il s'organise d'une façon aussi caricaturale en se faisant le relais de la propagande de l'Etat Turc et en omettant la question du Génocide des Arméniens sur lequel la Turquie moderne s'est construite et qu'elle persiste à nier. La construction européenne avec l'Allemagne aurait elle pu avoir lieu si l'Allemagne n'avait pas reconnu la Shoah et fait acte de repentance ?

Le CDCA attire aussi l'attention du CSA sur la responsabilité de la rédaction d'ARTE qui permet la diffusion d'un reportage partiel et partial, sans chercher à instaurer le débat contradictoire. Il s'agit là d'une faute, qu'il convient de réparer pour que le débat s'instaure sur des bases saines.

Le Comité de Défense de la Cause Arménienne demande en conséquence à ARTE et au Conseil supérieur de l'audiovisel de prendre toutes les mesures dont ils disposent et qui s'imposent, pour endiguer la montée du négationnisme du Génocide des Arméniens et instaurer un débat contradictoire sur la question des conditions de l'intégration de la Turquie dans l'Union Européenne. (CDCA-Paris, 7 janvier 2004)
 

La projection du film Ararat annulée en Turquie après de "vives protestations"!

La projection en Turquie du film "Ararat", qui traite des massacres d'Arméniens par l'Empire ottoman, a été annulée après de vives protestations, a indiqué jeudi une compagnie cinématographique turque qui voulait le diffuser.

Les massacres d'Arméniens pendant la Première Guerre Mondiale constituent un des épisodes les plus controversés de l'histoire de la Turquie, Ankara rejetant catégoriquement l'accusation de "génocide" avancée par la diaspora arménienne.

"Une partie de notre société a accordé une importance non méritée à ce film insignifiant (...) et s'est opposée à sa diffusion. Nous ne pouvons ignorer cette sensibilité," souligne Belge Film, qui a acheté les droits de diffusion en Turquie du film du réalisateur canadien d'origine arménienne Atom Egoyan.

Le gouvernement turc avait donné son feu vert à la diffusion de ce film, sorti en 2002, tout en considérant qu'il s'agissait de "propagande ridicule".

Selon Belge film, les autorités s'étaient aussi engagées à assurer la sécurité dans les cinémas où le film devait être diffusé à partir de la mi-janvier.

Mais la compagnie a estimé que la projection "sous la protection de la police" du film n'est pas "digne" d'une société moderne, et a décidé d'annuler sa diffusion, selon le document.

Selon les Arméniens, un million et demi des leurs ont été tués pendant les dernières années de l'Empire ottoman.

Ankara, pour sa part, affirme qu'environ 300.000 Arméniens ont été tués aux côtes de l'ennemi russe pendant des combats et lors de déplacements forcés de populations. (AFP, 8 janvier 2004)
 

Affaires religieuses / Religious Affairs

Manifestations à Istanbul et Ankara contre la loi française sur le voile

Deux manifestations devant les représentations diplomatiques française d'Ankara et Istanbul ont eu lieu samedi pour protester contre la décision de Paris d'interdire le voile islamique à l'école publique.

Une vingtaine de femmes rassemblée sous la bannière de 10 "organisations civiles de femmes" s'est d'abord réunie devant l'ambassade de France pour déposer une couronne mortuaire et dénoncer une politique du deux poids, deux mesures de l'Occident, rapporte l'agence Anatolie.

"Nous ne voulons pas exister seulement à la maison, mais aussi dans tous les secteurs de la vie", a déclaré la porte-parole de la Plateforme féminine de la capitale, Nuriye Ozsoy.

"Nous voulons lire, travailler, diriger, et participer au travail des hommes", a-t-elle encore déclaré, citée par l'agence.

Après la "douloureuse expérience de la Turquie", la "politique répressive à l'encontre des femmes se couvrant la tête par conviction religieuse pour profiter de leurs droits s'est déplacée en France", cite encore Anatolie.

A Istanbul, un groupe d'une centaine de femmes et de cinquante hommes se sont regroupés devant le consulat général de France à l'appel de l'Association des droits des femmes contre la discrimination, a constaté l'AFP.

Les manifestants ont brandi des pancartes demandant "loi contre le voile ou contre l'Islam?" ou prévenant "Ne touche pas à mon voile, c'est ma liberté", avant d'être dispersés sans incident par la police.

M. Chirac a récemment tranché en faveur d'une loi pour interdire à l'école publique les signes religieux "ostensibles", comme le voile ou foulard islamique, la kippa juive et les "grandes croix" chrétiennes. (AFP, 17 janvier 2004)
 

Deux imams turcs expulsés de France pour "propagande extrémiste"

Deux imams turcs exerçant à Paris et à Mulhouse ont été expulsés respectivement fin décembre et début janvier pour "propagande extrémiste", a-t-on appris jeudi au ministère de l'Intérieur. Ces deux imams, dont le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, avait évoqué l'expulsion lors de sa conférence de presse sur les chiffres 2003 de la délinquance mercredi matin, appartiennent à la mouvance Kaplan, une "mouvance très extrémiste", souligne-t-on place Beauvau.

Ce mouvement avait été interdit et dissout en Allemagne dès décembre 2001, relève-t-on de même source.

Orhan Arslan, expulsé dans son pays, la Turquie, depuis l'aéroport de Bâle-Mulhouse le 6 jenvier 2004, "tenait des propos extrêmement antisémites et anti-occidentaux lors de ses prêches" dans la mosquée En Nour à Mulhouse, explique le ministère de l'Intérieur.

Admirateur de Ben Laden au point d'avoir donné le prénom d'Oussama à son fils, l'imam Orhan Arslan avait déjà "lancé des appels au djihad", poursuit-on de même source.

Le second imam expulsé, Omer Ozturk, lui aussi membre de la mouvance Kaplan, tenait des propos identiques lors de ses prêches dans la mosquée Aya Sofya, dans le 11ème arrondissement de Paris.

Il avait notamment appelé à "couper la tête à Satan", après avoir désigné les Etats-Unis comme étant "le grand Satan."

L'imam Ozturk n'a pas eu de facto à être expulsé puisqu'il se trouvait en Turquie au moment où le ministère de l'Intérieur prenait sa décision en décembre dernier. En revanche, il ne pourra plus pénétrer sur le territoire français et serait refoulé immédiatement s'il tentait de le faire.

Ce n'est pas la première fois que des membres de la mouvance Kaplan sont expulsés de France. Déjà, en 1994, l'imam Hahin, qui présidait l'Union islamique de Sochaux (Doubs) avait été frappé de la même mesure. (AFP, 15 janvier 2004)

Prime minister's definitions of laicism and conservative democracy

Prime Minister Tayyip Erdogan said that if parties pursued the idea of a political community or a company then politics would become radical. Erdogan said the AKP regarded religion as a social value and rejected the idea of conducting politics according to religion, or formulating a state ideology based on religious values.

This was the Prime Minister's message at the International Conservatism and Democracy Symposium in Istanbul yesterday, which served as a forum to develop the AKP's political identity.

Delivering the opening speech of the two-day symposium, Erdogan stated that founding a party on religious values or giving such an impression was bad for both society and religion. The Prime Minister said that the notion of conservative democracy, which his party is trying to develop, was very important to keep the relationship between the state and society healthy.

He said the AKP rebuilt the political center from the strength it received from society to become the only central right power. "Even though AKP takes religion seriously as a social value, it does not find , making politics over religion, transforming the state ideologically and organizing with religious symbols, right..Starting a political party on behalf of religion and giving such an image is the worst thing that could be made to the society and religion." he added.

He defined the laicism understanding as follows: "We define laicism as an institutional attitude and approach that enables the state to remain neutral before all religions and opinions; it maintain an equal distance from all; and promotes the peaceful coexistence of different religious sects and thought groups. We think that laicism, basic rights and freedoms should be strengthened with democracy and kept under constitutional assurance, so that it can function as an arbitration committee. Laicism should be considered as a method that keeps conflict and tension out of society, but maintains peace and freedom." (Zaman-Hurriyet, January 11, 2004)

Changement des formalités d'identification religieuse

L'Etat turc a facilité les formalités nécessaires à l'inscription sur les cartes d'identité d'une religion autre que musulmane, a-t-on indiqué jeudi de source officielle.

Précédemment, un non-musulman devait soumettre un document officiel prouvant sa croyance pour remplir le casier réservé à la religion dans ses papiers officiels, a expliqué à l'AFP Cengiz Aydogdu, directeur du département des populations et de la nationalité du ministère de l'Intérieur.

Désormais une simple déclaration écrite devrait suffire.

"Il y a de nombreuses églises qui ne sont pas reconnues par l'Etat et cela complique les choses", a souligné M. Aydogdu.

Le département de M. Aydogdu travaille sur un projet de loi qui introduirait de nouvelles cartes d'identité aux termes d'un projet, lancé dans les années 1980, et qui prévoit de constituer un base de données informatiques pour les registres civils.

Selon un porte-parole du ministère de l'Intérieur, quand ce projet sera mis en vigueur, à une date encore indéterminée, "il est possible qu'il n'y ait plus de référence à la religion" ou au statut matrimonial sur les cartes d'identité. (AFP, 8 janvier 2004)
 

Socio-économique / Socio-economic

Glass workers go on strike nationwide

Some 5,000 workers tied to the labor union for cement, glass and earthenware workers, Kristal-Is, went on strike in the Turkey Glass Factories (Sisecam) throughout the country.

Workers in some 13 Sisecam workplaces, Kirklareli, Mersin, Topkapi, Cayirova and Trakya quit jobs on Friday as Kristal Is could not reach an agreement on collective wage contracts.

The government last December delayed a strike at Sisecam for 60 days but Kristal-Is applied to the Council of State which later cancelled the cabinet decision.

The first strike was launched in Sisecam's factory in Topkapi, Istanbul. Kristal-Is Chairman Mustafa Bagceci told workers here that certain workers were still paid a minimum wage in Sisecam which exports to 126 countries.

Bagceci said that they asked the employers to increase wages in line with the inflation target, which is 12 percent for 2004. He, however, added that the employers did not make an alternative proposal.

Stressing that the Glass Employers Trade Union (Cam Isverenler Sendikasi) offered public wage contracts for Sisecam workers, Bagceci underlined that they cannot accept these contracts as they are not public workers.

Meanwhile, the Glass Employers Trade Union interpreted the strike as an abuse of rights by Kristal-Is.

The Union said in a statement that Kristal-Is's wage demands were unacceptable, claiming that workers demanded their wage to be increased to TL 2 billion from current the TL 1.3 billion. It added that the strike would endanger the Sisecam workplaces.

Major labor union for workers, Turk-Is Chairman Salih Kilic said on Friday that those who do not respect the workers' rights were responsible for the strike.

Kilic said in a statement that collective wage bargaining talks failed to produce an outcome despite the goodwill of Turk-Is and Kristal-Is. (Turkish Daily News, January 30, 2004)

Un pont suspendu sur le Bosphore, éprouvé par la tempête, en soins intensifs

Un des deux ponts suspendus sur le Bosphore, dont un des câbles en acier s'était rompu lors de la tempête de neige la semaine dernière, doit faire l'objet de "soins intensifs" mais restera ouvert à la circulation, a annoncé vendredi le gouverneur d'Istanbul.

"Le contrôle des attaches des câbles et de leur tension se poursuit à l'aide d'instruments spécifiques", mais "à l'heure actuelle, il n'y a pas de problème avec le pont", a déclaré Muammer Guler, cité par l'agence Anatolie, à la veille des vacances de l'Aïd el kebir.

Dans la nuit du 22 au 23 janvier, une tempête de neige avec un vent soufflant à 120 km/h avait occasionné la rupture d'un des 236 câbles et la fermeture de cet ouvrage qui relie le rivage européen au rivage asiatique.

La circulation, un moment rétablie, avait de nouveau été interrompue cette semaine, sans explication, sur une des trois files dans chaque direction, suscitant d'énormes bouchons.

Depuis, la presse se fait l'écho d'une polémique sur l'état du pont construit en 1973 par une firme britannique et sur les risques éventuels qu'il y a à l'emprunter.

Un expert japonais venu spécialement, Uno Nayoman, a affirmé qu'il n'y avait "pas de danger", mais que le pont présentait des traces de "corrosion, nécessitant un entretien", rapporte vendredi le journal Vatan.

Une équipe de spécialistes britanniques devait se rendre samedi à Istanbul pour effectuer un contrôle poussé de l'ouvrage, prévu pour résister à des rafales de 162,5 km/h, selon la presse. (AFP, 30 janvier 2004)

Turkey's foreign trade deficit jumps to $18.3 bilion

Foreign trade deficit rose to $18.3 billion in the January-to-November period last year for an annual increase of 36.9 percent, the State Institute of Statistics (DIE) said on Wednesday.

A strong lira has helped lead to the trade imbalance in Turkey, recovering from a 2001 financial crisis and recession. Exporters said the lira's gains against the dollar were undermining their sector.

Exports rose 29.2 percent to $42.4 billion in the period, while imports reached $60.7 billion, or an increase of 31.4 percent year-on-year, DIE said.

Imports of capital goods rose by 28.5 percent, intermediate goods by 31.3 percent and consumption goods by 44.1 percent in the first eleven months of 2003.

Crude oil imports rose by 18.4 percent to $4.4 billion in the same period.

But November marked the first month this year when imports outpaced exports.

The trade deficit in November fell 5.6 percent year-on-year to $1.3 billion. Exports were up 7.4 percent to $3.9 billion, and imports climbed 3.8 percent to $5.15 billion. (Turkish Daily News, January 29, 2004)

Turkish markets weaken, eyeing Cyprus developments

Turkish markets weakened on Thursday as investors took a cautious stance on prospects for a rapid resolution of the Cyprus conflict after talks between Prime Minister Tayyip Erdogan and U.S. President George Bush.

Markets are closely watching efforts to resolve the Cyprus problem.

The United States and the United Nations appeared to have rejected a Turkish bid for direct U.S. mediation in the Cyprus conflict on Thursday, but U.N. Secretary-General Kofi Annan left the door ajar for a broader multi-party effort to clinch a deal.

Annan is widely expected to call rival Greek and Turkish Cypriots to revived talks on a power-sharing blueprint that would allow a united island join the European Union on May 1. (Reuters, January 29, 2004)

Parlement turc adopte la suppression de six zéros de la livre pour début 2005

Le Parlement turc a adopté mercredi une loi supprimant six zéros de la livre turque le 1er janvier 2005.

"Tout le monde sera fier de la nouvelle monnaie, a déclaré le ministre des Finances Kemal Unakitan devant les députés. Les 30.000 à 40.000 livres qui ne permettent de rien acheter aujourd'hui pourront servir à acquérir une maison".

L'éventail des livres va actuellement de la pièce de 50.000 livres au billet de 20 millions de livres (soit 12 euros) et les salaires mensuels se chiffrent en milliards. La "nouvelle livre turque" sera introduite le 1er janvier 2005, et vaudra un million de livres turques actuelles.

Les deux monnaies auront cours simultanément de manière temporaire durant l'année 2005. La loi réintroduit le kurus (centime) qui avait disparu il y a plus de vingt ans. (AFP, 28 janvier 2004)

Licence refusée à Turkcell en Irak: décision "politique" selon son PDG

Le refus par les autorités américaines d'octroyer une licence pour opérer un réseau de téléphonie mobile à la société turque Turkcell en Irak est une décision "éminemment politique", a affirmé mercredi le PDG de la maison mère de Turkcell, Cukurova Holding, Mehmet Emin Karamehmet.

"Je pense que la décision a été une décision éminemment politique et non pas une décision fondée sur une base concurrentielle", a affirmé M. Karamehmet dans un entretien avec l'AFP.

Turkcell, seule société turque cotée à la Bourse de New York, 6eme opérateur européen de téléphonie mobile présent dans 6 pays, a été écarté des premiers contrats signés le 22 décembre dernier pour doter l'Irak de téléphones mobiles.

Les trois licences avaient été accordées à une compagnie égyptienne, Orascom, pour couvrir Bagdad et deux provinces, et aux sociétés majoritairement koweïtiennes Asia Cell et Atheer Tel pour le nord et le sud respectivement du pays.

"Mais nous sommes toujours confiants pour obtenir une licence en Irak car pour nous c'est une expansion naturelle", a indiqué M. Karamehmet ajoutant que "cela prendra sans doute du temps car la première décision a été une décision politique".

Il a rappelé que la Turquie avait une longue histoire d'échanges commerciaux avec son voisin irakien et que son conglomérat comptait obtenir d'autres contrats de construction, dans le secteur pétrolier notamment. (AFP, 28 janvier 2004)

Saisie d'une tonne d'héroïne en Turquie : record européen

La police turque a annoncé mercredi avoir saisi une tonne d'héroïne à Istanbul, d'une valeur de plusieurs millions d'euros, un record en Europe, au cours d'une opération qui a permis d'arrêter sept trafiquants.

"Selon les statistiques, cette prise est la plus importante saisie d'héroïne jamais effectuée en Europe", a déclaré la police dans un communiqué.

L'héroïne a été saisie lundi dans le sous-sol d'une petite usine de sucre dans le quartier de Buyukcekmece, dans la partie européenne d'Istanbul, lors d'une opération de la brigade des stupéfiants. Les suspects étaient l'objet de filatures depuis trois mois et l'opération a été lancée au moment où les trafiquants se préparaient a exporter la drogue, selon le communiqué.

De l'équipement pour emballer la drogue a été saisi. L'un des sept suspects est considéré comme l'organisateur de l'opération. Les autres sont les propriétaires de la sucrerie, selon la police. Ils devraient être déférés devant un tribunal et inculpés.

Un membre de haut rang de la brigade des stupéfiants a déclaré à l'AFP que les policiers recherchaient trois autres suspects, qui seraient les propriétaires de la drogue.

Cinq des suspects font partie de la même famille qui vit dans la localité de Yuksekova, dans les montagnes du sud-est de la Turquie, réputée pour ses trafics de drogue, selon le communiqué.

Cette ville à majorité kurde a été sous l'influence d'un groupe armé kurde qui a combattu pendant quinze années contre l'Etat turc.

Ankara a souvent accusé  ce groupe, le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit), d'avoir utilisé le trafic de drogue pour financer ses opérations armées.

La drogue saisie lundi provenait d'Afghanistan et du Pakistan et était destinée à l'Europe, a précisé la police. La drogue était prête à être exportée. Elle "n'a pas été produite en Turquie. Elle devait transiter par la Turquie", a déclaré le gouverneur d'Istanbul, Muammer Guler, lors d'une conférence de presse.

Le marché de l'héroïne en Turquie est relativement peu développé par rapport au marché européen où se trouvent de nombreux toxicomanes, a précisé le responsable de la brigade des stupéfiants. "La drogue va où l'argent se trouve. Un kilogramme d'héroïne rapporte 8.000 à 9.000 euros en Turquie alors qu'il passe à 30.000 euros en Europe", a-t-il dit sous couvert d'anonymat.

La dernière prise importante en Turquie s'était élevée à 507 kg.

La Turquie est un important point de transit pour le trafic de drogue entre l'Asie et l'Europe.

Selon le département contre le crime organisé et la contrebande du ministère de l'Intérieur, la Turquie est l'une des plus anciennes voies pour le passage d'héroïne produite en Afghanistan et destinée au marché occidental.

Proche à la fois de l'Asie productrice d'opium et de l'Europe, la Turquie est aussi utilisée pour le transit de drogues synthétiques et de produits chimiques utilisés pour la production d'héroïne en Occident, a ajouté le ministère sur son site internet.

"Les produits chimiques venant d'Europe et de Russie ont pour destination les laboratoires clandestins d'héroïne dans le sud-ouest asiatique et les drogues synthétiques sont destinées aux pays arabes", a ajouté le ministère.

La police a saisi au total quelque 3,5 tonnes d'héroïne au cours des onze dernier mois alors que 970 kg de la même drogue avaient été saisis en 2002, selon la police. (AFP, 28 janvier 2004)

Erdogan appelle les firmes américaines à investir en Turquie

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mardi les compagnies américaines à investir en Turquie en promettant de résoudre les difficultés qu'elles y rencontrent, notamment bureaucratiques.

"Notre objectif principal est de porter nos relations commerciales bilatérales au niveau de notre coopération militaire", a-t-il dit devant un parterre d'hommes d'affaires turcs et américains à Washington, deuxième étape de sa première visite officielle aux Etats-Unis depuis sa nomination en mars 2003.

"Nous nous attendons à ce que les investissements américains dans notre pays augmentent", a-t-il souligné.

Ces investissements se sont chiffrés à quelque 4 milliards de dollars ces 25 dernières années, selon une source turque.

Le gouvernement de M. Erdogan a adopté l'an dernier une série de lois pour faciliter les investissements étrangers en Turquie, confrontés à une bureaucratie tentaculaire.

Mais les compagnies étrangères se plaignent toujours de procédures trop longues.

"Mon gouvernement est conscient des problèmes rencontrés par des sociétés américaines", a indiqué M. Erdogan, se disant "déterminé" à y apporter une solution.

Il a appelé l'administration américaine à supprimer les quotas et "toute sorte de barrières" handicapant le commerce bilatéral. C'est le cas pour le textile, important produit d'exportation turque.

M. Erdogan doit s'entretenir mercredi avec le président George W. Bush, notamment de l'Irak et du conflit chypriote, puis les secrétaires au Trésor John Snow et au Commerce Don Ewans ainsi que le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Horst Koehler, pour évoquer la situation économique de la Turquie qui a connu deux crises en 2000 et 2001. (AFP, 27 janvier 2004)
 

Turkey: Inflation decreases but wages still lag behind

According to recently published figures, the Turkish economy managed to remain within official guidelines for inflation in 2003. The State Institute of Statistics (DIE) announced that consumer prices rose by 0.9 percent in December over the previous month, and that the inflation rate for the past 12 months was 18.4 percent. Wholesale prices increased by 0.6 percent in December compared to November, up 13.9 percent over the same period.

The so-called economic stabilization programme for Turkey sponsored by the International Monetary Fund (IMF) targets a 20 percent maximum annual increase in consumer prices and a 16.5 percent rise in wholesale prices. In 2002 consumer prices rose by 29.7 percent and wholesale prices 30.8 percent.

Like most official analysts, the chief economist of the Turkish Industrial Development Bank (TSKB), Gunduz Findikcioglu, cheerfully welcomed the drop in inflation, saying, "After 30 years, something seems to be finally happening. It is hard to believe, yes. But there is a change in that inflation, a curse that has become over the years a kind of original sin, is about to stabilise at a reasonable one-digit level." (Monthly Economic Bulletin of TSKB, December 2003).

A January 7 article by Mustafa Unal in the newspaper Zaman, headlined "Those made happy and unhappy by the record figures," states, "Incredible economic figures! A 28-year-old inflation record is broken and it plummets to 18.4 percent. It has even been difficult to dream of such a thing, but it is now a reality. While the per capita income was US$2,300 in 2001, today it is over US$3,300." Unal adds: "The stock exchange nears the 20,000-mark."

Armchair economics

This drop in the inflation rate has encouraged a great many in Turkey to peer through rose-colored glasses. A press account notes that Prime Minister Recep Tayyip Erdogan and other government ministers claim that "2003 was a challenging year, but despite that, their Justice and Development Party [AKP] government accomplished a great deal. On every occasion they point to the inflation figures, and call this their government's most important success." (www.dunyagazetesi.com.tr)

Over the past few weeks the Istanbul Stock Exchange Index has also been setting new records and reaching new heights; moreover, interest rates are dropping. In short, the trends in financial markets are positive. On the other hand, continuing budgetary and balance of trade difficulties reveal the growing imbalances that underlie and threaten the Turkish economy.

Two positive developments took place in 2003 that have perhaps encouraged the "rose-colored" approach. Last summer the IMF released $476 million in credit to Turkey and postponed debt payments, originally due in 2004 and 2005, to 2006. Of course the IMF thereby implicitly accepted that there was a serious need for such a delay. The postponement scuttled speculation that Turkey would have difficulty making its debt payments this year and next.

In addition, the American and Turkish governments signed a financial agreement in Dubai in September 2003‹presumably part of the pay-off for Ankara's support for the Iraq war‹making available to Turkey as much as $8.5 billion in loans. The purpose of the financial agreement, according to Washington, was "to support Turkey's ongoing economic reform process."

These two events were significant enough to turn the generally bleak outlook into a more upbeat one. But this atmosphere has a quite limited expiry date. It won't be long before a widening trade deficit and the growing budget deficit will show that this optimism was neither warranted nor sustainable. The so-called successes of the Turkish economy in 2003 mainly depended on an over-valued Turkish lira. The IMF debt postponement and the $ 8.5 billion loan agreement made this over-valuation possible. In fact, this resembles the "disinflation" policy implemented by the Turkish government in late 1999 using the exchange rate as the nominal anchor‹and this program collapsed on February 2001 under its own weight.

Working people paid the bill

The results for the working class of this temporary "recovery" have been devastating. Between 2000 and 2003 real wages fell dramatically. According to the figures released by DIE, workers in manufacturing have seen their real wages fall since 2001. A nominal wage increase of 82.6 percent between March 2001‹in the aftermath of a major financial crisis in the country‹and June 2003 was recorded at the same time the consumer price index jumped by 121.2 percent.

The biggest erosion of real wages took place in 2001, when the consumer price index rose 68.5 percent and wages increased only 31.8 percent. After this dramatic decline, real wages could never catch up in 2002 and 2003. In 2002 the increase in wages was matched by the climb in the consumer price index of 30 percent. In January 2003 the Turkish trade unions accepted another deal that eroded real wages for 2003-2004. According to this agreement, the lump-sum increase for the first half of 2003 meant roughly a 6-7 percent average increase in wages. In the same period, the consumer price index rose another 12 percent.

These figures reveal that real wages eroded rather dramatically. This is stated in the most recent Organization for Economic Co-operation and Development Economic Outlook report for Turkey: "Employment creation remains weak following sharp productivity growth in industry and labour adjustments in the public sector, with the non-farm unemployment rate reaching 13 per cent in the middle of the year. Real wages have declined, and disinflation is continuing with the support of currency appreciation." The report also reveals that labor productivity has increased: "Year-on-year inflation moved down to 21 per cent in October, from 33 per cent a year earlier. This was helped by moderate adjustments in administered prices, and by a rise in labour productivity."

Another report published by the Turkish Industrialists And Businessmen's Association Washington Office on October 3, 2003, entitled "Turkey: On the road again," says: "The initial real depreciation [of the Turkish lira] in February 2001 was later reversed and the real exchange rate came down to its pre-crisis level in January 2002, exactly one year after the crisis. Despite some fluctuations, the appreciation continued and the real appreciation between 1995 and July 2003 was between 35 percent (WPI) and 45 percent (CPI), according to Central Bank figures. The negative effect of the substantial appreciation of the Turkish lira on the external competitiveness was offset to a large extent by a sharp increase in labor productivity and a fall in real wages during the same period. The labor productivity in the private manufacturing industry went up by 20 percent between February 2001 and December 2002, accompanied by a fall in nominal wages in USD terms. As a result, the unit wage index in the private manufacturing industry decreased by 30 percent in USD terms."(http://www.tusiad.us)

Households are getting poorer not only because of eroding real wages, but also because unemployment is on the rise. Following the most severe economic crisis in February 2001, tens of thousands of people lost their jobs, while many of those working were left exhausted and desperate. According to research conducted by the Employers' Unions Confederation of Turkey (TISK), the unemployment rate in Turkey reached 16 percent. Even according to official statistics, the jobless rate has reached 30 percent among the "educated" youth in urban regions.

Simultaneous with these developments public sector spending has shrunk and government fiscal policy has been oriented toward eliminating budget deficits at the population's expense.

The most recent survey conducted by the Confederation of Turkish Trade Unions (Turk-Is) shows that Turkey's poverty line for a family of four went up to TL 1,383 million and the hunger line increased to TL 485 million as of November. (http://www.turkis.org.tr/kasim2003gida.doc)

Meanwhile the lowest-paid civil servant in Turkey earned TL 420 million (240 euros or $301) a month and the minimum wage, which millions of workers earn, was at TL 303 million (175 euros or $220).

What about the workers' struggles?

The workers' movement, traumatized by the bloody repression of the 1980s and the 2001 economic crisis, and with the trade unions entirely corrupted, remains in a condition of stagnation. The Turkish working class at present cannot find an organizational outlet through which to defend its gains.

Under these harsh conditions the Turkish working class will sooner or later begin to move. To put an end to this crisis-ridden society, however, it needs its own revolutionary mass socialist party.
(Sinan Ikinci, World Socialist Web Site, January 27, 2004)
 
 

Trois nouvelles victimes du froid découvertes en Turquie

Le froid et les tempêtes de neige en Turquie ont fait trois nouvelles victimes découvertes dimanche par les sauveteurs, a rapporté l'agence Anatolie.

Deux hommes retrouvés morts de froid dans la province d'Erzurum, dans l'est du pays, avaient dû affronter une tempête de neige alors qu'ils étaient partis vendredi à la recherche d'un élève de 13 ans disparu sur son chemin de l'école dans cette région montagneuse.

Les secouristes envoyés le même jours sur les traces de ces trois personnes avaient découvert le corps du garçon dès vendredi dans les environs du village de Cukurcayir. Ils n'avaient pas pu repérer les deux adultes lancés à sa recherche, dont les corps gelés n'ont été découverts que dimanche.

Dans la province de Balikesir (nord-ouest), le corps d'un berger apparemment surpris par une tempête de neige a été retrouvé dimanche près d'un village, a ajouté Anatolie.

Ces trois nouvelles victimes portent à huit le nombre de personnes mortes de froid en Turquie depuis jeudi lorsque la majeure partie du pays a été balayée par des tempêtes de neige, accompagnées parfois de températures glaciales. (AFP, 25 janvier 2004)

Retour à la normale à Istanbul, amélioration en vue en Grèce et Turquie

La vie reprenait son cours samedi à Istanbul, la plus grande ville de Turquie, où les ponts sur le Bosphore ont été rouverts et l'électricité en grande partie rétablie après la tempête de neige qui a plongé la ville dans le chaos et fait six morts dans le pays.

Les tempêtes de neige, les pluies et les vents violents, accompagnés parfois de températures glaciales, ont paralysé depuis le milieu de semaine plusieurs régions de Méditerranée orientale et d'Europe centrale, où une vingtaine de personnes ont été tuées.

En Turquie et en Grèce, les services météorologiques annonçaient toutefois samedi une amélioration.

A Istanbul, où vivent plus de 12 millions de personnes, les artères principales et les deux ponts géants qui enjambent le détroit du Bosphore ont été rouverts à la circulation. L'électricité était samedi rétablie dans la plupart des quartiers.

Le corps d'un homme de 76 ans, mort de froid sous la neige, a été retrouvé vendredi soir dans la province de Manisa, dans l'ouest de la Turquie.

Six écoliers, accompagnés de deux professeurs, et leur chauffeur ont en revanche été secourus, sains et saufs, dans leur camionnette, sur une route bloquée par la neige dans la province d'Erzurum, dans l'est de la Turquie, seize heures après avoir lancé un appel à l'aide.

Dans cette province, la plus froide de Turquie, où un écolier de 13 ans est mort de froid vendredi, les secouristes recherchaient samedi deux hommes disparus.

Quatre autres personnes ont été tuées ces derniers jours en Turquie, dont un écolier de 8 ans à Istanbul.

Les services de la météorologie d'Istanbul prévoient un redoux à partir de lundi, après les pires chutes de neige sur cette région depuis trente ans.

L'île grecque de Limnos, dans l'est de la mer Egée, où vivent 16.000 personnes, restait samedi sous état d'urgence, privée d'électricité pour la deu Le temps s'est amélioré sur l'ensemble de la Grèce, et le trafic maritime et aérien vers les îles de la mer Egée a commencé à reprendre. Mais des dizaines de villages dans les régions montagneuses du nord et du sud restaient isolés, et le réseau routier perturbé.

En mer, les espoirs de retrouver les quinze marins disparus depuis le naufrage d'un cargo grec, le Kefi, au large de Malte, étaient samedi de plus en plus minces. Les recherches se poursuivaient avec deux cargos croisant dans la zone du naufrage, où soufflaient des vents violents. Seuls deux marins égyptiens ont survécu.

Le nord d'Israël de son côté a enregistré ses plus fortes précipitations depuis plus de vingt ans, avec 170 mm de pluie en vingt quatre heures en Haute Galilée. Les pluies ont causé dégâts et inondations.

Vendredi, les liaisons aériennes intérieures avaient été partiellement interrompues en raison de la mauvaise visibilité due à des vents chargés de sable.

Ces vents et de fortes pluies ont également balayé l'Egypte, où treize personnes ont été tuées jeudi et vendredi. Le Canal de Suez avait été fermé pendant quelques heures vendredi.

La Syrie connaît elle sa quatrième vague de froid depuis le début janvier, avec neige et pluie. En raison des intempéries, deux bateaux battant pavillon géorgien et maltais se sont échoués vendredi sur les côtes. Leurs équipages ont été secourus.

En Roumanie, un homme est mort dans la nuit de vendredi à samedi d'une crise cardiaque provoquée par le froid, dans sa voiture bloquée dans une tempête de neige à Cuca, dans l'est. Six départements du nord et de l'est sont paralysés depuis vendredi par la neige.

Dans l'ensemble du pays, où le thermomètre a chuté par endroits à moins 15 degrés Celsius, près de quatre cents localités étaient privées d'électricité. Vendredi, trois enfants s'étaient noyés dans un étang à Periam, dans l'ouest,  (AFP, 24 janvier 2004)
 

"Catastrophe blanche" dans l'ouest de la Turquie: Istanbul paralysée, 5 morts

Les services de secours sont parvenus vendredi soir à dégager les axes entourant Istanbul des milliers d'automobilistes et de véhicules qui les bloquaient depuis jeudi soir en raison d'une tempête de neige, a annoncé à l'AFP le porte-parole du centre de crise.

"Il n'y a plus de voiture bloquant la circulation, qui a été rétablie progressivement depuis 07h00 du matin, et les propriétaires viennent peu à peu récupérer leurs voitures parquées sur les bas-côtés", a expliqué Cengiz Öztürk.

Selon les chaînes de télévision, jusqu'à 4.000 véhicules sont restés bloqués dans la nuit de jeudi à vendredi à différents noeuds routiers sur les boulevards périphériques de la métropole, leurs occupants étant menacés d'hypothermie.

Le froid a tué à cinq reprises: deux écoliers retrouvés morts de froid à Istanbul et Erzurum (est) ainsi que deux autres personnes à Canakkale et une à Balikesir (ouest).

A Istanbul, un garçon de 8 ans s'est perdu dans la tempête en rentrant de l'école et son corps a été retrouvé plusieurs heures plus tard dans le lit d'une rivière par sa famille.

A Erzurum, un écolier de 13 ans est également mort de froid sur le chemin de l'école, alors que huit de ses camarades souffrent d'engelures. Onze autres personnes sont par ailleurs portées disparues dans cette région, la plus froide de Turquie.

Des dizaines de milliers de foyers, à Istanbul et dans d'autres villes de l'ouest du pays, demeuraient privés d'électricité en raison des intempéries.

La vague de froid, avec des températures de moins 10 degrés centigrades dans l'est du pays, touchait la quasi-totalité du territoire, y compris Izmir (ouest, sur l'Egée), connue pour son climat particulièrement clément.

Dans cette ville, après une nuit de chute de neige qui s'est arrêtée tôt vendredi, les écoles et plusieurs routes menant à la ville étaient fermées.

La neige continuait à tomber vendredi sur la majeure partie du pays, bloquant les routes et provoquant des accidents. Selon la météo, les chutes de neige devaient se poursuivre tout au long du week-end.

Les autorités, qui ont proclamé l'état d'alerte maximale à Istanbul, principale ville de Turquie avec 12 à 15 millions d'habitants, ont également fermé les détroits maritimes du Bosphore et des Dardanelles, en Mer de Marmara, en raison d'une visibilité limitée à quelques dizaines de mètres.

Des chars ont participé la nuit dernière aux efforts de sauvetage et déblayé une autoroute où des poids-lourd s'étaient renversés.

Malgré les appels des autorités à rester à la maison et ne pas utiliser les voitures, sauf en cas de besoin absolu, de nombreux véhicules tentaient désespérément d'emprunter les rues en pente, rarement dégagées.

La Bourse d'Istanbul, les écoles et universités étaient fermées.

Le trafic aérien à l'aéroport international d'Istanbul était fortement perturbé, avec de nombreux retards ou annulations. (AFP, 23 janvier 2004)
 

"Women With No Cash Cannot Become Candidates At Local Elections"

The General Board of Directors of the Association to Support and Educate Women Candidates (KADER), said women were not able to apply to become candidates in local elections because high sums of money are required during the application process.

KADER called on the political parties to comply with the "Agreement to Prevent All Kinds of Discrimination Against Women," Turkey has signed. KADER said women should be supported through special rules.

KADER called on the political parties to "allocate one thirds of their municipality candidature to women; and to place women higher up on the candidate lists of municipal elections."

KADER wants political parties to place at least one woman among the first three names on the list, two women among the first five and three women among the first seven. The association also called on political parties not to ask for money from women candidate candidates.

"Women do not apply for candidacy-they can't"

In a written statement, KADER said:

* Many women who come to KADER say they are required to pay a high amount of money to apply for candidacy in local elections. They cannot apply for candidacy because they do not have the money.

* A high number of women, who are ready to serve the people, are not able to do so because they do not have the money. And those who have some money do not want to give it to political parties because they know their names will not be placed high enough on the list to be elected.

* This situation is blocking democracy. Asking for thousands of dollars from women for candidacy applications and then saying "women will not become candidates," casts a shadow on local elections.

Women in local administrations is one percent

* In Turkey women and men do not start the candidacy race under equal circumstances. We live in a country where 84 percent of ownership belongs to men, where women get 20-50 percent less in salaries compared to men no matter if they are CEOs or factory workers.

* We do not think it is fair for political parties that get millions of dollars in aid from the state, to ask for high sums of money from women who apply for candidacy. We are protesting this.

* Women only have a percent of representation in local administrations. Turkey is among the last on the list worldwide for women representation. The local elections of March 28 will be an important opportunity to change this situation and end discrimination against women in local politics. (BIA News Center, January 20, 2004)

La Turquie va supprimer 6 zéros de la livre turque d'ici 2005

Le gouvernement turc a présenté au parlement un projet de loi visant à supprimer 6 zéros de la monnaie nationale d'ici début 2005 pour lutter contre l'inflation, a déclaré mardi le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

La nouvelle monnaie qui sera appelé "la nouvelle livre turque " (YTL) sera en circulation à partir du 1er janvier 2005 avec les anciennes coupures avant que les anciens billets soient retirés de la circulation le 31 décembre 2005, a-t-il dit au groupe parlementaire de son parti de la Justice et du Développement (AKP).

"Il s'agira d'une nouvelle page pour l'économie turque (...) et un tournant pour la Turquie, habituée à vivre sous l'inflation", a affirmé M. Erdogan pour lequel la nouvelle monnaie turque devrait jouir d'une plus grande crédibilité internationale.

La plus grande coupure sera de 100 nouvelles livres turques contre actuellement celle de 20.000.000 TL qui a été mise en circulation en 2001 et dont la valeur au taux actuel correspond à environ 11,3 euros/14,9 dollars.

Dans les années 80, les billets turcs affichaient jusqu'à un million de TL.

La Turquie a connu deux sévères crises économiques en 2000 et 2001, ce qui avait provoqué une chute de près de 50% de la valeur de la livre par rapport au dollar américain.

Les prix à la consommation ont augmenté de 18,4% en 2003, en dessous de l'objectif des 20%.

Le gouvernement de M. Erdogan veut réduire l'inflation à 12% en 2004.

Le projet de loi devrait être voté dans les semaines à venir à l'Assemblée. (AFP, 20 janvier 2004)
 

Bribery in Turkey increased in 2003

The Turkish Miliyet daily newspaper has reported the level of bribery in Turkey has increased in recent years. According to a recent survey, Turkey came in 77th place out of a total of 133 countries in a world report on bribery.

In its Global Corruption Report 2003, Transparency International (TI) revealed that Turkey came 77th after Senegal and before Armenia. Turkey had come 54th on the list in 1999, 55th in 2000, 56th in 2001 and 65th in 2002.

According to the report, Finland is the country where bribery is practiced least, followed by Iceland and then Denmark, New Zealand and Singapore in that order. Germany comes 16th and the USA in position 18 on the list. Bangladesh is the country where bribery is practiced most.

The report said that bribery was not a problem confined to underdeveloped countries and it was also a problem of developed countries. The report also showed an increase in bribery in Europe, increasing especially in Italy and Greece. (Turkish Daily News, January 20, 2004)

Interdiction de sortie du territoire pour mauvais contribuables en Turquie

Le ministère turc des Finances a interdit de sortie du territoire plus de 105.000 contribuables turcs qui n'avaient pas payé leurs impôts l'an dernier, et s'attend à appliquer la même mesure à 150.000 personnes cette année, rapporte mardi la presse.

Cette interdiction touche les contribuables redevables d'une imposition supérieure à 15 milliards de livres turques (9.375 euros), et est appliquée en conformité avec la loi sur l'attribution de passeports, écrit Zaman.

Selon ce journal, le parlement envisage d'attribuer un passeport vert, comme celui accordé aux hauts fonctionnaires pour leur éviter d'avoir à obtenir des visas pour l'étranger, aux contribuables qui ont régulièrement payé leurs impôts. (AFP, 20 janvier 2004)
 

Vague de froid en Turquie: dix morts en trois jours

Dix personnes sont mortes ces trois derniers jours en raison d'une vague de froid et de chutes de neige affectant l'ensemble de la Turquie, qui ont provoqué la fermeture de nombreuses routes, a rapporté samedi l'agence Anatolie.

Quatre hommes, dont trois d'une même famille, qui s'étaient rendus dans une décharge publique pour ramasser de la ferraille à Arapgir (est), sont morts d'hypothermie, selon les autorités.

Cinq autres personnes sont mortes de froid à Istanbul, Kayseri (centre), Izmir (ouest) et Bursa (nord-ouest), a ajouté l'agence.

Par ailleurs un adolescent de 16 ans a été emporté par une avalanche à Mus, dans l'est du pays.

Les météorologues prédisent la fin pour dimanche de la vague de froid qui a fait tomber le mercure jusqu'à -13 degrés Celsius vendredi soir à Ankara et -22 degrés à Erzurum (est), connu pour ses hivers particulièrement rudes.

Les accès à plus de 2.000 villages à travers le pays sont bloqués en raison de la neige. (AFP, 10 janvier 2004)
 

Proposal to drop six zeros from TL in Parliament

The bill that drops six zeros from the Turkish Lira and sets the name of the new official currency of the Turkish Republic as the 'New Turkish Lira' has been submitted to the Office of Parliament Speaker.

According to the proposal prepared by the government, the cabinet will be in charge of the removal of the 'New' from the new currency and the process of regulating the implementation process of the 'New Turkish Lira'.

One New Turkish Lira will be equal to 1 million Turkish Liras.

In all legal and financial contracts, this exchange rate will be used.

According to the provisional articles of the bill, TL notes and coins currently in use will be jointly used with the New Turkish Lira bills and coins between Jan. 1, 2005 and Dec. 31, 2005. Rules of the joint use of bills will be determined by the Central Bank, while the Treasury will be responsible for the coins.

The bill also makes all products and services to have two separate price tags for TL and the new currency between Jan. 1 and Dec. 31, 2005. (Turkish Daily News, January 6, 2004)
 

Turkey fourth worst in unemployment among OECD countries

Turkey has the fourth largest unemployment rate among the Organization for Economic Cooperation and Development (OECD) countries, after Poland, Slovakia and Spain.

In a report prepared by the Labor Confederation (Hak-Is), it was said that unemployment is one of the most important economic and social problems in almost all countries, adding that as of August 2003, unemployment rate in the OECD was 7.3 percent, in the EU 8.8 percent and in Turkey 10 percent.

The report notes that European countries had an average unemployment rate of around 3 percent in the 1960s, with a steady increase after 1970. It said that the unemployment rate had been 10.6 percent in 1997, noting that there had been some decrease since then.

The report prepared by Hak-Is notes that official the unemployment rate was 6.6 percent in 2000, 8.5 in 2001, 10.6 in 2002 and as of August 2003 10 percent.

In developing countries, one of the main issues was people working in lower level jobs, said the report, adding that most of the active work force was under utilized, compared to developed countries. (Turkish Daily News, January 5, 2004)
 

Inflation: +18,4% en 2003, chiffre inférieur à objectif FMI
 

Les prix à la consommation en Turquie ont augmenté de 18,4% en 2003, un chiffre inférieur aux 20% demandés par le programme de soutien du Fonds Monétaire International (FMI), selon l'institut des statistiques.

Les prix à la consommation ont augmenté de 0,9% en décembre par rapport au mois précédent.

Les prix de gros ont augmenté de 0,6% en décembre par rapport à novembre, soit +13,9% pour les 12 derniers mois, un chiffre également moindre que celui de 16,5% demandé par le FMI.

La Turquie, frappée en 2001 par une des pires crises économiques de son histoire, bénéficie d'un programme de soutien de 16 milliards de dollars du FMI, en échange duquel elle s'est engagée à réduire son inflation chronique.

L'an dernier le pays avait réussi à ramener son taux d'inflation à 29,7% contre 68,5% en 2001, bien en-deçà des prévisions de 35%. (AFP, 3 janvier 2004)
 

Un procureur réclame une lourde peine pour un Uzan

Un procureur d'Istanbul a réclamé une lourde peine de prison pour des écoutes téléphoniques contre un membre de la richissime famille Uzan, déjà recherché par la justice turque pour fraude bancaire, a rapporté vendredi l'agence Anatolie.

Hakan Uzan, en fuite depuis des mois, est accusé d'avoir procédé à des écoutes visant son ex-épouse et le propriétaire du plus important groupe de presse en Turquie, Aydin Dogan, ainsi que le rédacteur en chef d'un journal à gros tirage qui fait partie de ce conglomérat, précise l'agence.

Lui et une assistante risquent jusqu'à 18 ans de prison, aux termes du code pénal, selon l'acte d'accusation.

Hakan Uzan, propriétaire d'un journal populaire, Star, est en concurrence avec les mdias du groupe Dogan.

La police turque recherche plusieurs membres de la famille Uzan, dont Hakan Uzan et le patriarche de la famille Kemal Uzan, qui pourrait être aux Etats-Unis.

Le déficit de l'une de leurs banques, Imar, saisie par l'Etat pour de très sérieuses irrégularités, a été estimé à 6 milliards de dollars par les autorités.

Accusés depuis longtemps de corruption aussi bien en Turquie qu'à l'étranger, les Uzan déclarent que l'offensive du gouvernement turc contre eux est une campagne à motivation politique liée à l'ascension du parti mené par Cem Uzan, fils aîné de Kemal Uzan.

Son parti ultra-nationaliste a obtenu 7,7% des voix aux dernières législatives. (AFP, 2 janvier 2004)
 

Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

Les questions de sécurité rapprochent la Turquie de l'Europe, selon Ankara

La Turquie s'est rapprochée de l'Union européenne parce que les Européens ont commencé à comprendre que l'intégration d'un pays musulman aurait pour effet de renforcer leur sécurité, a exprimé jeudi le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

"Une Turquie intégrée à l'UE empêchera les différences politiques et culturelles d'évoluer en conflits à grande échelle... Il est évident que la Turquie apportera une contribution importante à la paix, la stabilité et la sécurité en Europe", a déclaré M. Erdogan dans son adresse télévisée mensuelle à la nation.

"Nous en sommes arrivés à la perception claire que la candidature de la Turquie ne fait plus débat en Europe. Le débat désormais porte sur le quand et le comment cela va arriver", a-t-il estimé.

"On peut tranquillement dire qu'au stade actuel, nous avons fait plus de la moitié du trajet" vers l'adhésion à l'UE, a encore dit M. Erdogan.

Il a affirmé que les leaders européens avait exprimé leur satisfaction devant les réformes démocratiques adoptées ces derniers temps par la Turquie.

"J'espère que l'expression de cette satisfaction se traduira dans les prochains jours par une volonté concrète en faveur de la l'adhésion de la Turquie et de l'adoption d'un agenda" pour les discussions d'adhésion, a-t-il dit.

D'autre part, au terme de sa rencontre jeudi avec le premier ministre Erdogan, le chef de la diplomatie allemande Joschka Fischer a indiqué à des journalistes qu'un rapprochement avec l'UE pourrait être très rapide si la dynamique des réformes est maintenue, "si un progrès est réalisé en ce qui concerne le problème chypriote, et des avancées enregistrées dans le domaine de la mise en vigueur" des efforts pro-européens d'Ankara.

En revanche, Erdogan a affirmé à la même occasion que la Turquie sera plus que déçue si l'Union européenne refuse en décembre d'ouvrir des négociations d'adhésion, mais "continuera" malgré tout "dans la voie des réformes". Il a affirmé à M. Fischer que le peuple turc ne "comprendrait" pas une telle décision et que le gouvernement aurait le plus grand mal à lui en expliquer les raisons.

Les dirigeants de l'UE doivent décider en décembre s'il y a lieu d'ouvrir des négociations d'adhésion avec la Turquie, en fonction des progrès en matière de respect des droits de l'Homme et de la démocratie qu'elle aura accomplis.

La recherche d'une solution au problème de la division de l'île, partagée depuis 1974 entre Turcs au nord et Grecs au sud, est devenue d'autant plus urgente que la République de Chypre, représentée par son gouvernement chypriote grec, rejoindra le 1er mai l'UE.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan demandera samedi au secrétaire général de l'ONU Kofi Annan de relancer les négociations de paix sur Chypre, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Abdullah Gul, cité jeudi par le quotidien Radikal.

"Lors de la rencontre avec Annan (...) nous lui expliquerons la position à laquelle nous sommes parvenus sur le problème et lui demanderons de relancer les négociations", a affirmé M. Gul.

Selon le ministre, Ankara souhaite la reprise des négociations entre Chypriotes turcs et grecs sur la base d'un plan présenté l'an dernier par M. Annan pour la réunification de l'île, divisée depuis près de 30 ans.

MM. Erdogan et Annan doivent se retrouver samedi à Davos, en Suisse, en marge du forum économique mondial.

Les négociations sur la plan Annan avaient échoué en mars, la communauté internationale accusant le dirigeant chypriote turc Rauf Denktash d'intransigeance.

M. Annan a affirmé depuis lors que son plan de règlement restait sur la table. Mais il n'entend pas proposer de nouvelle initiative sans avoir de bonnes raisons de penser que les parties sont disposées à parvenir à un règlement. (AFP, 22 janvier 2004)

Solana: Turkey Needs to Adapt Military-Civilian Relations to E.U. Standards

The European Council's (EC) Secretary-General and Joint Foreign Policy and Security Representative Javier Solana said yesterday in an interview with Zaman that military-civilian relations in Turkey should be brought into line with the European standards.

Solana, known as one of the bureaucrats with positive approach to Turkey's accession to the Union, maintained a cautious manner during the interview. He replied to Zaman's questions within the context of the Council decisions and the progress report indicating that he is also confused about E.U.'s respond to Turkey on December 2004. Solana particularly avoided hinting about a possible decision regarding Turkey that is expected at the December 2004 summit.

During a period when military and civilian officials are making allegations of 'betrayal' in Turkey, Solana praised the Turkish government's ambitious reforms but cautioned that military-civilian relations should be regulated and that operation mechanism and the independence of judiciary should be strengthened.

Another issue that Solana stressed was the rapid elimination of the obstacles hampering practices of basic freedoms.

Solana was hesitant to the changes that Turkish side planned to make to the Annan Plan. He noted that only the United Nations (UN) Secretary-General Kofi Annan could make revisions since Annan is the father of the Plan. Solana finds the Plan balanced and thinks it would be best that both sides approve it and hold a referendum as soon as possible.

On the contrary, some E.C. officials say that Turkish soldiers in Cyprus would be 'invaders' after the Cypriot Greek Side's full-membership to E.U. on May 1st. Solana did not wish to comment on the status of Turkish troops, preferring not to get drawn into that debate. Northern Atlantic Treaty Organization (NATO) former Secretary General Solana calls on both sides to return to the negotiation table as soon as possible. (Zaman, January  21, 2004)

Scandale turco-européen lors que Prodi était à Istanbul

La cour  de sûreté a rejeté la remise en liberté des quatre députés kurdes,
dont Leyla Zana, titulaire du prix Sakharov du Parlement européen

Alors que le président de la Commission européenne Romano Prodi, au deuxième jour de sa visite officielle à la Turquie, se rendait à Istanbul  pour confirmer ses éloges aux dirigeants turcs pour leurs efforts de démocratisation, ces derniers lui ont réservé un cadeaux véritablement haineux!

Aujourd'hui, la Cour de sûreté de l'Etat d'Ankara a rejeté  -- pour la 10ème fois --  la demande de remise en liberté des anciens députés kurdes Leyla Zana, Hatip Dicle, Orhan Dogan et Selim Sadak, condamnés en 1994 à 15 ans de prison, mais rejugés depuis l'an dernier dans le cadre de nouvelles procédures mises en oeuvre par la Turquie pour intégrer l'Union européenne.

En 2001, la Cour européenne des droits de l'Homme avait estimé que leur premier procès s'était déroulé de façon inéquitable et avait demandé à la Turquie de les rejuger.

Le parlement européen a plusieurs fois appelé à la libération des anciens députés, dans l'attente de la conclusion de leur nouveau procès.

Mme Zana a reçu en 1995 le prix Sakharov de la liberté de pensée décerné par le Parlement européen.

La prochaine audience du procès a été fixée au 20 février.

Les journaux turcs d'aujourd'hui mettent l'accent sur le fait que M. Prodi, arrivé jeudi pour une visite de deux jours en Turquie, a félicité la Turquie pour les progrès réalisés, notamment en matière de démocratisation, et a estimé que "jamais la Turquie et l'UE n'ont été aussi proches". "La visite de M. Prodi (...) fait augmenter l'espoir d'une date pour l'ouverture de négociations d'adhésion en décembre", selon le quotidien Milliyet.

Les dirigeants de l'UE doivent décider en décembre si la Turquie s'est suffisamment rapprochée des critères de Copenhague pour justifier l'ouverture de négociations d'adhésion.

Actuellement, des milliers de prisonniers politiques souffrent toujours de l'isolement dans les prisons de haute sécurité du pays. Se poursuit également la grève de la faim contre le régime carcéral inhumain du pays.

Les procès d'opinion se poursuivent toujours contre des opposants du régime répressif et notamment contre des critiques de l'Armée turque. (Info-Türk, 16 janvier 2004)

Les familles de prisonniers politiques torturées lors que Prodi était à Istanbul

Le dernier communiqué de presse de TAYAD:

"Hier, le président de la commission européenne Romano Prodi en visite en Turquie, a été chahuté par les familles de Tayad au cours de la séance d'inauguration du bureau d'information de l'Union européenne, dans le quartier de Taksim à Istanbul.

"Les familles de TAYAD avaient d'abord tenté de déployer un calicot sur lequel il était indiqué en turc et en anglais "L'Europe soutient les prisons de type F, l'Europe est responsable de la mort des prisonniers" mais la police est intervenue brutalement et a arrêté les manifestants.

"Les personnes arrêtées et mises en garde à vue au bureau de la Sûreté de Beyoglu, Bülent Solgun, Feridun Osmanagaoglu, Niyazi Agirman et Alp Yarbas ont été torturées durant leur détention. Elles sont recouvertes d'ecchymoses dont les plus visibles se situent au niveau de la tête, autour des yeux et des oreilles. Ces membres de TAYAD ont porté plainte.

"Dans son discours d'hier, PRODI a déclaré: "La Turquie progresse sur la bonne voie à une vitesse incroyable". Peut-être qu'il voulait parler des véritables progrès de la Turquie en matière de tortures.

"En effet, la Turquie des tortionnaires n'a pas hésité à torturer des membres des familles de prisonniers et de disparus âgés entre 50 et 55 ans et qui ne faisaient qu'user de leur droit le plus légitime et le plus démocratique.

"Nous félicitons la police turque héroïque. Encore bravo pour votre magnifique prestation sous les yeux de PRODI. Vous avez montré votre savoir-faire.

"Les familles de TAYAD avaient raison de protester contre l'Union européenne qui soutient les prisons de type F car dans ces prisons règnent la torture et la mort...

"En soutenant les prisons de type F, l'Union europénne se déclare responsable des tortures et des décès qui s'y déroulent.

"C'est assez remarquable qu'au moment où le président de la commission européenne félicite la Turquie "pour son progrès rapide", la police turque maltraite et torture des familles sous ses yeux. Prodi affiche ainsi clairement sa complicité avec les tortionnaires.

(...)

"La Turquie ne se démocratisera pas en rejoignant l'UE... La Turquie ne se démocratisera que par une lutte démocratique telle que celle que livre les familles de TAYAD.

"Nous condamnons fermement le tabassage et les actes de torture perpétrés par les policiers sur les familles de TAYAD...  Vos tortures et votre répression n'empêcheront pas les familles de TAYAD de défendre leurs enfants... Où que vous irez, vous nous verrez sur votre chemin..." (Les familles de TAYAD - Istanbul, 16 janvier 2004)
 

Prodi se déclare "très, très désolé", mais maintient ses éloges aux dirigeants d'Ankara

Interrogé par ailleurs sur la décision d'un tribunal à Ankara, qui a rejeté vendredi une demande de remise en liberté de l'ex-députée kurde Leyla Zana et de trois de ses collègues, actuellement rejugés pour soutien à la rébellion séparatiste kurde, le président de la Commission européenne Romano Prodi a affirmé être "très, très désolé".

Toutefois, il s'est félicité vendredi de l'empressement du gouvernement turc à adopter les réformes nécessaires pour adhérer à l'Union, tout en insistant sur le besoin de mettre ces réformes en oeuvre. "Nous sommes très satisfaits" des progrès réalisés par la Turquie en matière de démocratisation, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Istanbul, au second jour d'une visite officielle en Turquie.

"Non seulement la direction est bonne, mais la vitesse est remarquable," a ajouté M. Prodi.

Mais, a-t-il ajouté, "la mise en oeuvre (des réformes) est essentielle pour répondre aux critères de Copenhague".

M. Prodi doit soumettre aux dirigeants européens en octobre prochain un rapport sur les progrès réalisés par la Turquie dans la perspective d'une adhésion à l'Union. Ces dirigeants décideront en décembre s'il y a lieu d'ouvrir ou non des négociations d'adhésion avec Ankara.

Interrogé sur la nature de ce rapport, M. Prodi a promis qu'il serait "objectif".

La commission doit jouer le rôle "d'un bon photographe" ou "radiologue" et offrir "une analyse objective" de la situation.

"J'espère que cette photo ou radiographie sortira bien", a-t-il ajouté.

M. Prodi a également assuré que son rapport ne mentionnerait pas le problème de la division de Chypre.

Mais, a-t-il ajouté, "je pense qu'un accord sur Chypre créerait l'atmosphère politique qui faciliterait" la prise d'une décision de l'UE en décembre en faveur de la Turquie.

L'UE presse Ankara d'aider à convaincre les Chypriotes turcs d'accepter les modalités d'un plan de l'Onu portant sur la réunification de Chypre, divisée depuis 1974 entre ses communautés grecque au sud et turque au nord.

Un accord est d'autant plus pressant que la République de Chypre, qui contrôle le sud de l'île, doit rejoindre l'UE le 1er mai et que les forces armées turques, installées au nord, se retrouveront alors en position de force occupante d'un territoire de l'Union.

M. Prodi, accompagné du ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gul, a par ailleurs inauguré un centre d'information de l'UE à Istanbul avant de prononcer un discours dans une université. (AFP, 16 janvier 2004)
 

A Ankara, Romano Prodi salue les réformes, mais en souligne les carences

Le président de la Commission européenne, Romano Prodi, a salué jeudi lors d'une visite historique à Ankara les réformes pro-européennes réalisées par la Turquie, tout en mettant l'accent sur la nécessité de les appliquer pleinement.

"Nous apprécions profondément les efforts de la Turquie qui a réalisé des progrès impressionnants", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

"Mon message à la Turquie c'est de continuer dans la voie des réformes", a insisté M. Prodi, le premier président de la Commission européenne à visiter la Turquie depuis 1963. A cette date avait été signé l'accord d'association entre Ankara et ce qui était encore à l'époque la Communauté économique européenne (CEE).

Pour M. Prodi, qui était accompagné du commissaire à l'Elargissement, Guenter Verheugen, "la Turquie est maintenant plus proche de l'Union européenne", mais il est impératif d'appliquer d'une manière "effective" les réformes engagées pour respecter les critères de Copenhague dans les domaines des droits de l'Homme et de la démocratie.

La Commission européenne a souvent déclaré qu'il ne suffisait pas pour la Turquie d'adopter des réformes. Encore fallait-il qu'elles soient réellement mises en oeuvre, notamment en ce qui concerne la communauté kurde dans le sud-est du pays et une véritable indépendance de la justice.

Interrogé au sujet de Chypre, M. Prodi a réitéré qu'une solution à la  division de l'île, divisée depuis 1974 en secteurs grec au sud et turc au nord, "contribuerait grandement aux aspirations européennes de la Turquie", candidate à l'UE depuis 1999 mais qui n'a pas encore entamé des discussions d'adhésion.

M. Erdogan a affirmé pour sa part que son gouvernement était "déterminé à mettre en oeuvre tous les changements nécessaires" en vue d'une adhésion à l'UE.

Sur le dossier chypriote, le Premier ministre a affirmé vouloir faire tout son possible pour aider les partis chypriotes grec et turc à réunifier l'île d'ici l'adhésion de la République de Chypre (partie grecque, internationalement reconnue) à l'UE au 1er mai.

"Sans le moindre doute, nous souhaitons que ce problème soit résolu une fois pour toutes", a affirmé M. Erdogan, mais il a également souligné qu'il ne s'agissait pas pour son gouvernement d'une "condition politique" à l'ouverture de négociations d'adhésion avec l'UE.

Pour Ankara, la fin de la division de l'île ne fait pas partie des conditions pour l'ouverture de négociations d'adhésion avec l'UE.

M. Prodi a admis cet état de choses, mais a estimé qu'un règlement de l'épineux problème "rapprocherait" la Turquie de l'Union.

La Turquie souhaite relancer, éventuellement en février à Genève, les négociations interchypriotes qui ont capoté en mars 2003.

La Commission européenne doit recommander en octobre aux Etats membres de l'Union d'ouvrir ou non des négociations d'adhésion avec la Turquie, en fonction des progrès réalisés par Ankara et leur application.

Il appartiendra alors aux dirigeants de l'UE de décider en décembre, d'ouvrir ou non ces négociations.

Lors de sa visite de deux jours en Turquie, M. Prodi devait s'adresser aux députés turcs au parlement, rencontrer le président Ahmet Necdet Sezer et prononcer à Istanbul un discours dans la prestigieuse Université du Bosphore. (AFP, 15 janvier 2004)

La visite de Prodi et le procès des députés kurdes le même jour!

Alors que Romano Prodi, le président de la Commission européenne, se rend en Turquie pour une visite officielle, des journalistes s'étonnent que cette visite soit prévue le même jour que la 10ème audience du procès de Leyla Zana et de ses collègues du parti de la Démocratie (DEP).

Yalçin Dogan, journaliste au quotidien Hurriyet, écrit sous le titre de "Prodi et Zana le même jour" ses doutes sur le hasard du calendrier. Par ailleurs, en visite à Berlin le 11 janvier, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, n'a pas hésité à comparer ses trois mois de prison avec le cas de Leyla Zana en déclarant "Où était l'Union européenne lorsque j'étais emprisonné pour avoir lu un poème". Le Premier ministre turc qui oublie les 9 ans de prison des députés kurdes voudrait-il se venger de l'UE de cette manière? Voici de larges extraits de l'article de Yalçin Dogan publié le 13 janvier :

(Š) Le président de la Commission européenne, Romano Prodi, sera vendredi [ndlr : 16 janvier] à Ankara. À dire vrai, la visite est symbolique, les messages qu'il compte délivrer sont presque entièrement connus. Cela dit, à l'instar de Verheugen [ndlr: commissaire européen chargé de l'élargissement], il fait tantôt des déclarations positives et à d'autres moments plutôt négatives. Toutefois, les nouvelleset les attentes de la part de Bruxelles sont cette fois-ci favorables. Prodi pense utiliser la thèse confortant la vocation européenne de la Turquie et ainsi délivrer des messages lui donnant le feu vert. La question la plus saillante reste sans nulle doute la question chypriote (Š)

Néanmoins, la date de cette visite n'est pas normale! C'est un curieux hasard. Le vendredi 16 janvier, l'audience du procès de Leyla Zana se tient à Ankara.

Après le paquet de la démocratisation, l'ancienne députée du parti de la démocratie (DEP-dissous) sera à nouveau présentée devant la cour. Et cela n'a pas une grande importance [ndlr: Le 16 janvier se déroulera la 10ème audience de ce procès réouvert en mars 2003]

Le plus important c'est que sept à huit députés du Parlement européen viennent assister au procès comme observateurs [ndlr: des députés européens ont assisté à de nombreuses audiences jusqu'à présent] Les députés qui devraient venir sont les membres européens de la commission mixte parlementaire Turquie-Union européenne. C'est-à-dire des observateurs et connaisseurs de la Turquie.

Ce n'est certes pas leur visite qui est importante mais la raison de ce voyage, car la Turquie est habituée à recevoir ce genre d'observateurs pour ce genre de procès. Mais il y a plus cette fois-ci.

Leyla Zana a reçu l'année dernière le prix Sakharov [ndlr : En fait, elle l'a plutôt reçu en 1995], les parlementaires européens veulent venir à Ankara pour lui attribuer dans la prison son prix mais la Turquie ne l'entends pas de cette oreille. ils viennent ainsi à l'audience pour voir Leyla Zana. Vont-ils vouloir donner le prix dans la salle, Peuvent-ils le faire, que vont-ils faire ? Nul ne le sait encore.

Cette situation d'intrigue dresse les poils d'Ankara. Encore un problème sorti de nulle part tout d'un coup!

Le même jour il y a la visite de Prodi, Le vendredi 16 janvier! (Š)
Pas de hasard si douteux!
Vendredi il va y avoir de la joie! (CILDEKT, 13 janvier 2004)
 

Tayyip Erdogan en une visite politico-commerciale à Berlin

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé vendredi à Berlin que l'année 2004 sera celle de "la mise en oeuvre des réformes" de société en Turquie, pour répondre aux critères d'adhésion de l'UE.

Lors d'une rencontre avec les milieux d'affaires et politiques allemands et turcs, M. Erdogan a déclaré qu'il avait dans son pays "déclaré la guerre à trois choses: la pauvreté, la corruption et les interdictions".

"Les Turcs sont à 75% pour l'adhésion européenne", s'est-il félicité. "Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de nouveaux pays membres à l'UE avec une telle proportion", a-t-il ajouté.

L'Union européenne doit décider fin 2004 d'un éventuel calendrier de négociations pour une adhésion. "Nous espérons avoir une date à ce moment-là", a-t-il dit.

Le Premier ministre a également mis l'accent sur les avantages économiques d'une intégration turque à l'UE, rappelant la présence de nombreux employeurs en Turquie et le dynamisme de la population turque. Environ trois Turcs sur dix ont moins de 15 ans.

Le Premier ministre turc devait assister ensuite à un forum consacré à l'Europe organisé par la Fondation Bertelsmann, auquel devaient participer le ministre des Affaires étrangères Joschka Fischer et le Premier ministre irlandais Bertie Ahern, dont le pays assure depuis le 1er janvier la présidence semestrielle tournante de l'UE. (AFP, 9 janvier 2004)
 

Schroeder, Ahern et Erdogan ensemble à Berlin pour un forum sur l'Europe

Le chancelier allemand Gerhard Schroeder, le Premier ministre irlandais Bertie Ahern et le chef du gouvernement turc Tayyip Erdogan participeront vendredi à Berlin à un forum sur l'avenir de l'Europe, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement allemand, Bela Anda.

Le chancelier allemand doit faire à cette occasion un "discours de principe" sur l'Europe, a précisé M. Anda.

L'Irlande exerce depuis le 1er janvier pour six mois la présidence tournante de l'Union européenne, après que le sommet européen de Bruxelles eut échoué en décembre sous la présidence italienne à trouver un consensus entre ses 25 membres et futurs membres sur une constitution commune.

M. Ahern s'est prononcé contre la formation d'une Europe à deux vitesses, que Berlin et Paris évoquent comme une possibilité au cas où le projet actuel de Constitution devait définitivement capoter.

MM. Ahern et Erdogan ont été invités à ce forum organisé par la fondation privée allemande Bertelsmann et qui se tient au ministère des Affaires étrangères.

Le Premier ministre turc doit avoir un entretien avec M. Schroeder, au cours duquel la candidature turque à l'Union européenne, l'Irak et la question chypriote doivent être notamment discutés, a précisé M. Anda.

L'Allemagne est l'un des pays européens qui soutient le plus fermement la candidature d'Ankara à l'UE. (AFP, 7 janvier 2004)
 

Gül insists on "Muslim identity" of Turkey in entrance to the EU

Foreign Minister and Deputy Prime Minister Abdullah Gul has said, "Turkey's membership to the European Union (EU) as a Muslim country will make an important contribution to peace in the world."

Speaking at a program on the private CNN-Turk TV Channel on Sunday, Gul said, "the EU membership is not a matter of only the government, it is the matter of the whole country. Therefore, everyone has responsibilities in this process."

"Turkey's membership to the EU as a Muslim country will make an important contribution to peace in the world. If the EU accepts Turkey as one of its members, it will give the message to the whole Middle East that they could be Muslim, democrat, modern and transparent at the same time. In fact, the EU will suffer the heaviest loss if it rejects Turkey's membership. Turkey will continue to act as a regional power whether or not it gets a date for opening of accession talks with the EU," he said.

Upon a question, Gul said, "further improvement of bilateral relations with Iran and the Russian Federation is not an alternative to Turkey's EU membership process. We, of course, attribute great importance to further improvement of our relations with these two countries. However, no one should consider it as an alternative to the EU."

Responding another question about the scheduled visit of President Bashar Al-Asad of Syria to Turkey next week, Gul said, "a Syrian president will pay an official visit to Turkey for the first time. I am quite sure that the visit would make a valuable contribution to bilateral relations between Turkey and Syria." (Anadolu Agency, January 4, 2004)
 

2004, vital year for the date of negociations with the EU

Most of the problems we will face in the next twelve months will be in the foreign affairs area and the most important one will be the European Union heads of state summit in Brussels on Dec. 12, 2004. On that date, it will be announced whether Turkey will receive a date to start accession negotiations. All our efforts throughout the year will be directed to the result of Dec. 12. Uneasiness is creeping in already. If Turkey receives a date, the country will experience transformation. We will start looking at the world differently and visa versa. Of course, there is the flip side of the coin. If we don't receive a date, then our trial really begins.
(...)
Most probably, the EU will not say a definite "yes" like the way we want, nor will they shut the door on our face with a clear "no."

We have to expect a declaration in between these two extremes. It will be a declaration that will please everyone, while being open to interpretations by all.

Those who want Turkey's accession delayed will say, "At least Turkey is not joining us now," while those supporting it will say, "At least Turkey will sit at the negotiation table."

Decisions taken by the EU are usually ambiguous. They are never black or white, always gray.

What could these be?

For example, negotiations could start at the end of 2005 or delayed until a time when there are certain improvements on several issues. Those who see the glass half full, will say, "we wont," while those who see it half empty will say, "Turkey has been delayed."

Who is for and against Turkey, right now?

If we look at who is for and against Turkey's EU membership now, we see this.

* Those who are the most supportive of Turkey's membership are Italy, Britain, Spain, Germany, Belgium, Portugal and Greece.

* Austria opposes Turkey's membership the most. I don't understand what is behind this unyielding opposition. Sweden, Norway, Denmark, and Holland are also opposing our membership. I don't know the reason, but these countries are cold towards Turkey. They keep a distance and seem not to have accepted the fact that Turkey could eventually become a member.

* France is a case by itself. On the one hand, it gives out messages of support, while on the other hand in Paris, there seems to be an air of opposition. France's attitude is very important. It soon has to decide what its stance is.

European Union candidate countries always have sponsors. Greece, the closest example, was sponsored by France in 1978. Turkey's problem is that it still, at this point in time, has not found a sponsor that can lobby for it from the inside.

If the Cyprus issue had been resolved, Greece would have been our most active sponsor, but right now it cannot do that.

If the Cyprus issue is resolved, it will be harder for the EU to say "no."

If we look from an EU perspective, an intergovernmental common stance with respect to Turkey's membership is yet to be found. In reality, there are very few countries that sincerely want Turkey to be a member. Any decision will be taken reluctantly. However, what can they do? They made a promise, signed the Ankara agreement and Turkey surprisingly implemented all the political conditions put in front of it.

There doesn't seem to be any political reasons that could delay Turkey's EU membership. That's why saying "no" is hard.

There is no other reason left, so that's why the Cyprus issue is taking the center stage these days.

It will be almost impossible to say "no" to Turkey. Only silly reasons, such as "We do not accept people with darker skins into the union," are left, and these types of arguments are not fitting with the EU.

In summary the EU is in trouble....

Road map to the EU will last the whole year.

* First, there will be Cyprus. Discussions will center on whether a resolution to the problem can be found before May 1, or not. Turkey, because it postponed the steps it had to take last year, will be pressed for time. However, if Ankara presents an acceptance plan, even if the Greek Cypriot side rejects it, the pressure will be off Turkey.

* There are European parliament elections in June. Turkey is expected to be an issue of contention during these elections. The general outcome will affect the decision taken by the capitals at the end of the year. If there is a general anti-Turkish attitude during the elections, there will be trouble. If Turkey does not become a major issue, capitals of the EU member countries will have an easier time to think.

* In October, the EU Commission will release its latest report and include a recommendation on what type of statement Turkey should receive in December. The report is considered very important.

* Between October and December, we will see many meetings in EU capitals on what kind of decision to take on Turkey's membership. EU countries will want to have made up their minds before the summit on Dec. 12.

And on Dec. 12, they will announce their decision on Turkey's membership in Brussels. (Mehmet Ali Birant, Turkish Daily News, January 3, 2004)
 

Turkey to Face Tough Tests in 2004 for EU membership

2004 will be a trying year for Turkish Foreign policy in terms of European Union (EU) membership and the Cyprus issue. The Cyprus negotiations, the North Atlantic Treaty Organization (NATO) Summit to be held in Istanbul, and the EU Summit in December to determine Turkey's EU membership status, will be the most significant developments in Turkish diplomacy.

The Cyprus discussions are due to start in February. Greek Cyprus' full accession to the EU on May 1, 2004 is crucial to Turkey's membership prospects. March 7 is also viewed as an important date, when Greece has its general election. The outcome of the election will affect both Turkey's EU membership and the future of Cyprus. Whether or not Turkey's membership discussions will start is dependent on a summit scheduled for December 10-11, 2004.

The first EU summit of 2004, on June 18 and 19, will give Turkey an indication of the December summit's final decision about its membership. European Commission (EC) President Romano Prodi is expected to visit Turkey on January 15, followed by a visit by German Chancellor Gerhard Schröeder on February 23-24. The NATO summit in Istanbul will convene on June 25-26 with the leaders of 56 countries. (Zaman, January 1, 2004)
 

Relations régionales / Regional Relations

Médiation d'Ankara entre l'Etat hébreu et la Syrie: Israël accepte

Les autorités israéliennes ont confirmé samedi avoir accepté une proposition de médiation turque entre elles et Damas, mais précisé qu'il ne s'agissait pas là d'une acceptation des propositions syriennes de reprise des négociations.

"Nous avons accepté la proposition turque. Nous espérons qu'Ankara pourra jouer un rôle déterminant", a affirmé à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Jonathan Peled.

"Nous attendons de la Syrie des actes et pas seulement des paroles. Il y a beaucoup de choses à faire avant de pouvoir dire que les négociations ont commencé", a-t-il dit.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé samedi que son pays était prêt à jouer le rôle de médiateur entre la Syrie et Israël qui lui ont d'ores et déjà donné une réponse favorable.

"Nous sommes engagés dans ce travail et notre ministre des Affaires étrangères (Abdullah Gul) commencera très prochainement à travailler à cette fin", a ajouté M. Erdogan au cours d'une conférence de presse au Forum économique mondial de Davos (Suisse).

Le chef du gouvernement turc a précisé qu'il avait fait cette offre de médiation au président syrien Bachar Al-Assad, lors d'une visite en Turquie. Ce dernier "a dit personnellement qu'il serait très heureux si la Turquie s'engageait (dans cette médiation) et aidait à résoudre leurs divergences".

"Quand l'ambassadeur israélien est venu me rendre visite à Ankara, j'ai partagé avec lui les mêmes choses et j'ai aussi obtenu un réponse positive", a précisé M. Erdogan.

Dans une interview publiée début décembre 2003 par le quotidien américain New York Times, M. Assad avait envisagé une reprise du dialogue avec Israël en vue de récupérer le plateau du Golan, en échange de la paix et d'une normalisation des relations bilatérales. Le 21 janvier, il avait affirmé à son homologue égyptien Hosni Moubarak qu'il était prêt à négocier avec Israël "sans conditions préalables, même en repartant à zéro".

La Syrie veut reprendre les négociations là où elles s'étaient arrêtées en janvier 2000 quand le gouvernement travailliste israélien envisageait un retrait de la quasi totalité du Golan, hormis une bande étroite de terre longeant la rive orientale du lac de Tibériade, le principal réservoir d'eau douce d'Israël. (AFP, 24 janvier 2004)

Moscou soucieux du soutien aux indépendantistes tchétchènes depuis la Turquie

Moscou est "préoccupé" par le soutien apporté aux indépendantistes tchétchènes par des groupes basés en Turquie, a déclaré vendredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Viatcheslav Troubnikov.

"Nous restons préoccupés par l'activité sur le territoire turc d'une série d'organisations non-gouvernementales et d'individus qui continuent, selon nos informations, à prêter leur appui politique, matériel et autre, aux terroristes tchétchènes", a déclaré M. Troubnikov, cité par l'agence Interfax.

Il a souligné que Moscou rappelait régulièrement ses inquiétudes à Ankara et attendait une réaction des autorités turques, "fondée sur une approche commune de la lutte contre le terrorisme international".

Evoquant les Etats partenaires de la Russie dans la lutte contre le terrorisme international, dont la Turquie fait partie, M. Troubnikov a déploré que les autorités de ces pays n'agissent "pas toujours assez activement et efficacement et avec le professionnalisme voulu".

La Russie accuse depuis longtemps Ankara de fermer les yeux sur des rebelles tchétchènes réfugiés en Turquie, ainsi que sur ses ressortissants combattant auprès des indépendantistes. De son côté, Ankara a démenti à de nombreuses reprises les accusations affirmant qu'elle soutenait la guérilla tchétchène.

Malgré la politique officielle de non-ingérence mise en avant par Ankara, la cause des Tchétchènes fait l'objet d'une sympathie générale en Turquie, notamment au sein des milieux islamistes, grâce aux activités des associations tchétchènes. (AFP, 24 janvier 2004)

La Turquie et le Pakistan signent un accord antiterroriste

La Turquie et le Pakistan ont signé mardi à Ankara, à l'occasion d'une visite du président pakistanais Pervez Musharraf, un accord de lutte antiterroriste, tout en soulignant leur volonté de renforcer leurs relations commerciales.

"La Turquie et le Pakistan sont déterminés à maintenir leur position commune contre le terrorisme", a souligné le président turc devant la presse au terme de ses entretiens avec son homologue pakistanais qu'il a qualifié de "frère".

L'accord antiterroriste prévoit une échange d'informations et d'experts, a indiqué M. Musharraf.

Plusieurs des extrémistes islamistes, impliqués dans les attentats suicide de novembre à Istanbul, auraient reçu un entraînement de type militaire dans des camps au Pakistan.

Les responsables des deux pays ont également signé des accords portant sur le partenariat économique et la coopération dans les domaines bancaire et de la santé.

"Je suis convaincu que ces accords vont fortifier les relations déjà étroites et fraternelles entre le Pakistan et la Turquie", a souligné M. Musharraf.

Le président pakistanais, qui effectue sa première visite à l'étranger depuis deux attentats qui l'ont visé dans son pays le mois dernier, s'est aussi adressé aux députés au parlement où il a évoqué la question du terrorisme.

Il a souligné que les attaques terroristes dans le monde ces derniers temps avaient "souillé le nom de l'Islam".

"Le fossé de l'incompréhension entre l'Occident et le monde musulman se creuse", a estimé M. Musharraf qui a appelé la Turquie et son pays a relever le défi afin de dissocier terrorisme et Islam.

D'importantes forces de police ont été déployées pour assurer la sécurité du président pakistanais.  (AFP, 20 janvier 2004)
 

Ankara looks to shore up ties with Islamic neighbors

Turkey, a predominantly Muslim NATO ally, is aggressively pushing for closer ties with Iraq's neighbors Syria, Iran, and Saudi Arabia -- a diplomatic drive that could increase Turkey's strategic significance as a bridge between the Islamic world and the US.

Turkey's government this month held high level talks with both Syria and Iran, countries that the US has accused of terrorism. On Saturday, Prime Minister Recep Tayyip Erdogan headed to Saudi Arabia for an economic forum with regional leaders and later in the month he will meet US President George W. Bush in Washington.

The diplomatic traffic comes as Turkey tries to mobilize countries in the region to oppose Iraqi Kurds' plans for a federation that would include a self-governing Kurdish zone in the north. Many countries in the region fear that could lead to Iraqi Kurdish independence and destabilize the region.

"We have said that a federation based on ethnic lines wouldn't be right," Erdogan told reporters Saturday before departing for Saudi Arabia. "We share this concern with neighboring countries."

Analysts say Turkey's warming ties with the Middle East could bring the country closer to Washington, where US officials, including Bush, have spoken of Turkey as a model of a secular democracy in the region.

"Iraq is becoming a unifying factor in the region," said columnist Somi Kohen of the daily Milliyet. "Turkish diplomacy is trying to mobilize public opinion in the region now. This gives Turkey the opportunity to play the role of a regional power."

Many countries in the region have long been suspicious of Turkey because of its close ties with the US and Israel. The Islamic-rooted governing party is aggressively promoting Turkey's bid to join the EU, but apparently wants to keep its options open if the EU snubs Turkey at a crucial summit at the end of the year.

Turkey's regional ties have been boosted ever since parliament refused last March to allow US troops in the country ahead of the Iraq invasion. The March decision upset relations with Washington but was hailed by many countries in the region, where -- like in Turkey -- there was strong opposition to the war.

"Regional countries perceived what Turkey did as standing up to the US," said Soner Cagaptay, an analyst with the Washington Institute for Near East Policy.

But now Turkey's government is eager to restore relations with the US as it seeks influence in Iraq, particularly as Iraqi Kurds push for greater self-rule. Turkey fears a repeat of fighting with Kurdish rebels who fought for autonomy in southeastern Turkey.

In an effort to improve relations with Washington, Turkey agreed after the war to open its air bases to the US-led coalition for logistical support. It even offered to send peacekeepers to Iraq, an offer that was shelved because of strong Iraqi opposition to the deployment.

Turkey will allow more than 100,000 US troops to pass through a southern air base in the coming months in a major rotation of US troops -- a move unforeseeable last March.  (AP, January 19, 2004)
 

Erdogan: "Islamic Joint Market Not Right"

Prime Minister Recep Tayyip Erdogan said on Sunday in Jeddah, "I don't find right the understanding of Islamic Joint Market. Whatever happens, we will not base relations on ethnical and religious roots or geography."

Erdogan attended Union of Turkish Chambers and Commodity Exchanges (TOBB)-Foreign Economic Relations Board (DEIK) Business Council lunch and addressed Turkish and Saudi Arabian businessmen.

Stating that Turkish-Saudi Arabian Business Council would be very beneficial in improvement of economic and trade relations, Erdogan said establishment of business councils were very positive.

Erdogan recalled a statement made by Dr. Mahathir Mohammad in which he said, 'If the Islam world is left behind, we are the reason of it', and noted that, "this means Moslems are the reasons of it. As I stated today, we don't have confidence in each other, and we don't have solidarity. How will we improve relations if we do not have confidence in each other? We should take a different step."

Erdogan said, "I want to underline something, however I don't want to be misunderstood. I don't find right the understanding of Islam Joint Market. Whatever happens, we will not base relations on ethnical and religious roots or geography. There is nothing like this in economic relations. Polarization will begin in case we start to form the institutions like this. Relations may be cut. We may form union of countries jointly developing in economy and trade. There can be solidarity in this respect. This should be in direct proportion to globalization.

Erdogan said the 21st century would be the century of sharing, noting that those who could not comprehend the understanding of sharing would be outside of this.

Erdogan said, "this is an understanding that suits us. Our nation shares everything with those who work. We are all the representatives of this mentality. Turkish-Saudi Arabian Business Council can be an example of this. Today nearly 200 businessmen accompany us. I expect Chairman of Saudi Arabian Chamber of Industry and Trade to bring Saudi Arabian businessmen to Turkey. Trade volume between the two countries is 1.3 billion U.S. dollars. This does not suit us. This is not the desired level."

Erdogan said Saudi Arabian people could prefer Turkey in health services, stressing that Turkey has a strong basis and information in this respect.

Erdogan said there was private sector which transferred technology to Turkey, noting that such kind of steps should be taken in education, noting that, "Turkey and Saudi Arabia should take important steps in defense industry sector. Food and textile are also important issues. There are many other issues in different branches of industry." (Anadolu Agency, January 18, 2004)

Bachar al-Assad en Turquie: offensive de charme tous azimuts

Soumis à des pressions américaines sans précédent, et prenant acte de la nouvelle donne géopolitique au Moyen-Orient, le président syrien Bachar al-Assad s'est lancé dans une campagne de diplomatie active qui a culminé cette semaine par une visite historique en Turquie.

Rompant avec l'immobilisme qui a longtemps caractérisé le régime baassiste au pouvoir à Damas, le jeune président syrien multiplie les initiatives et les visites à l'étranger pour sortir son pays de son isolement.

Visite en Grèce, rapprochement spectaculaire avec la Turquie, conclusion d'un accord d'association avec l'Union européenne, appel aux Etats-Unis pour faciliter une reprise des négociations de paix avec Israël: Bachar al-Assad se bat sur tous les fronts, cherchant à gagner de nouveaux alliés alors que son pays se trouve sous la menace de sanctions américaines.

"La chute de Bagdad au printemps dernier, et la présence à la frontière orientale de la Syrie de milliers de soldats américains ont amené Bachar al-Assad a revoir sa politique. C'est à cette aune qu'il faut juger sa visite en Turquie, allié d'Israël et pays membre de l'Otan", a indiqué à l'AFP un diplomate occidental en poste à Beyrouth.

Reconnaissant que le début du rapprochement avec la Turquie remonte à l'époque où Hafez al-Assad était encore au pouvoir, cette même source souligne que la "situation est aujourd'hui très différente".

"Bachar al-Assad, qui est loin d'être aussi puissant que son père, craint plus que tout une déstabilisation de son pays. L'heure n'est plus à l'époque où Damas pouvait jouer la carte du temps car les Américains l'attendent au tournant et Israël, fort d'une alliance à son zénith avec Washington, mise sur la faiblesse de la Syrie pour lui arracher un maximum de concessions", a-t-il estimé.

"En se rendant en Turquie, Bachar al-Assad n'a pas cherché à contrecarrer l'alliance militaire israélo-turque car il n'en a pas les moyens, mais à s'assurer la bienveillante neutralité de ce puissant voisin du nord", a ajouté ce diplomate qui a requis l'anonymat.

De fait, cette visite a permis de donner plus de force à l'accord syro-turc, signé le mois dernier pour lutter contre le terrorisme, comme en a attesté la rencontre entre le président syrien et le chef d'état-major turc.

Les deux pays avaient failli entrer en guerre en 1998 en raison du soutien accordé par Damas aux rebelles kurdes de Turquie.

Le rapprochement avec Ankara lui permet également de se trouver des alliés en ce qui concerne ses appréhensions --partagés par la Turquie-- d'un démembrement de l'Irak et de l'irrédentisme kurde.

Dans des déclarations à des journalistes arabes couvrant cette visite, le ministre syrien des Affaires étrangères Farouk al-Chareh a souligné le début de "la coordination entre la Syrie, la Turquie et l'Iran concernant la situation en Irak dans le but de préserver l'unité de ce pays".

La visite de Bachar al-Assad "revêt une grande importance géostratégique  car elle s'est déroulée sur fond de coordination avec l'Iran, allié de la Syrie", analyse Patrick Seale, un spécialiste de la Syrie.

Le déplacement de Bachar al-Assad à Ankara a été précédé par une visite le 3 janvier à Damas du ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi.

Celui-ci en a profité pour critiquer les pressions américaines sur la Syrie visant à ce qu'elle élimine, à l'instar de la Libye, ses armes de destruction massive (ADM). M. Kharazi a au contraire appelé à des "pressions internationales sur Israël" pour que "cette entité renonce à ses ADM".

Cet appel, soutenu par les pays arabes, risque cependant de rester lettre-morte, les Américains ayant clairement fait savoir qu'il appartenait d'abord aux Arabes de renoncer à ce type d'armement et à faire la paix avec Israël. (AFP, 9 janvier 2004)
 

Deux techniciens turcs enlevés début décembre toujours portés disparus

Deux techniciens turcs, enlevés début décembre à Kaboul et dont le ministère afghan de l'Intérieur et le ministère turc des Affaires étrangères avaient annoncé la libération, sont toujours retenus en otages par leurs ravisseurs, a reconnu jeudi le ministre afghan de l'Intérieur.

"Les deux Turcs n'ont pas encore été libérés. Mais je peux vous assurer qu'ils sont sains et saufs", a déclaré au cours d'une conférence de presse, Ali Ahmad Jalali.

"L'identité des ravisseurs n'est pas claire, nous ignorons encore si il s'agit d'un acte criminel ou d'un acte terroriste. Il n'y a pas eu de demande spécifique pour leur libération", a-t-il affirmé.

Interrogée par l'AFP, l'ambassade de Turquie a refusé tout commentaire.

Employés d'une société de construction turco-afghane, les deux techniciens avaient été une vingtaine de km de la capitale.

Ils auraient été kidnappés puis séquestrés par un groupe de villageois mécontents menés par un commandant local, Afzel Khan, conséquence d'une querelle entre deux communautés, selon la première version officielle afghane et turc.

Cette version n'a cependant jamais été confirmée de source indépendante. (AFP, 8 janvier 2004)
 

Turkey wants to sell fresh water to Malta, Cyprus, Crete and Jordan

Turkey, aiming to become a fresh water superstate, would like to sell water to Malta, news reports said yesterday.

On Monday, Turkey and Israel reached a "water for arms" deal which will involve giant tankers taking millions of gallons of fresh water across the eastern Mediterranean to Israeli ports, the Guardian said.

Israel's Prime Minister, Ariel Sharon, and Turkey's Energy Minister, Zeki Cakan, reached the water deal at a meeting in Jerusalem on Monday.
The deal will involve Israel building a fleet of giant water tankers to ship 50 million cubic metres of water a year for 20 years from the River Manavgat in Anatolia, and Turkey buying Israeli tanks and air force technology.
The amount of water to be imported amounts to only 3 per cent of Israel's current needs.

In the Middle East, water is a strategic issue and Turkey is the only country in the region with big water reserves. It already delivers water by tanker to Turkish Cyprus and wants to sell Manavgat water to Malta, Greek Cyprus and Crete. It has also held talks on selling water to Jordan. (The Malta Business Weekly, January 8, 2004)
 
 

Syriens et Turcs se félicitent de la visite de Bachar al-Assad à Ankara

Syriens et Turcs se félicitaient mercredi de la visite en Turquie du président syrien Bachar al-Assad, estimant qu'elle contribuait à normaliser les relations entre les deux voisins et à promouvoir le dialogue inter-régional.

M. Assad, arrivé mardi à Ankara avec son épouse et ses deux enfants pour une visite d'Etat, la première par un président syrien, s'est entretenu mercredi avec le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gul et avec le chef d'état-major des armées, le général Hilmi Ozkok, avant de rencontrer les ambassadeurs arabes en poste à Ankara.

La journée de mardi avait été marquée par des déclarations de M. Assad et de son homologue turc Ahmet Necdet Sezer, se félicitant notamment de l'amélioration des relations bilatérales, mais les rencontres de mercredi matin n'ont donné lieu à aucun commentaire officiel.

Jeudi, M. Assad devait achever sa visite en Turquie en participant à un forum sur le tourisme bilatéral à Istanbul, où il rencontrera les milieux d'affaires.

La presse turque et syrienne se félicitaient mercredi de l'amélioration des liens bilatéraux et de la visite "historique" de M. Assad.

"La Syrie est désormais un pays allié" de la Turquie, titrait le quotidien turc Radikal, soulignant que les deux pays ont scellé trois importants accords de coopération qui devraient constituer le fondement de leurs futures relations économiques.

Selon ce journal, les deux pays voisins, qui ont failli se faire la guerre en 1998 en raison du soutien accordé par Damas aux rebelles kurdes de Turquie, ont tourné la page sur leur méfiance mutuelle et avancent vers un "partenariat" sur des sujets d'intérêt commun, dont la préservation de l'unité territoriale  de l'Irak et la paix au Proche-Orient.

La presse officielle syrienne mettait l'accent sur la "solidité" des relations syro-turques et "l'accueil chaleureux" réservé à M. Assad.

Cette visite constitue "un tournant stratégique dans le processus des relations bilatérales", traditionnellement tendues entre les deux voisins, selon le journal du parti au pouvoir en Syrie, Al-Baas.

"Elle renforcera la coordination syro-turque sur les questions sécuritaires, le processus de paix et le conflit israélo-arabe", selon ce quotidien.

"Nous sommes satisfaits du résultat des entretiens," affirmait mercredi, sous couvert d'anonymat, un diplomate turc.

"Nous voyons cette visite comme le commencement d'une nouvelle période de normalisation de nos relations (...) Nous nous attendons notamment à une amélioration des relations économiques et commerciales", a-t-il ajouté, tout en récusant l'idée que ces contacts puissent déplaire aux Etats-Unis, allié traditionnel de la Turquie.

Le porte-parole du département d'Etat, Richard Boucher, a estimé que les Etats-Unis et la Turquie avaient une approche commune face aux problèmes de la région et a démenti que cette visite puisse inquiéter Washington.

Les diplomates arabes, qui se sont entretenus à Ankara avec M. Assad, ont estimé pour leur part que la Turquie et la Syrie avaient mis l'accent lors de cette visite sur le renforcement de leur coopération, notamment économique, en évitant d'aborder leurs différends, concernant notamment la revendication syrienne sur la région d'Hatay (l'ancienne Alexandrette dans le sud de la Turquie). (AFP, 7 janvier 2004)
 

L'eau et Hatay, principaux points de litiges entre Ankara et Damas

Le partage des eaux de l'Euphrate et la souveraineté turque sur la province de Hatay (sud) demeurent des points de litige importants entre la Syrie et la Turquie à un moment où le président Bachar al-Assad effectue une visite historique chez son voisin anatolien.

Les deux pays, qui partagent une frontière de plus de 800 km, avaient conclu un accord en 1987, aux termes duquel la Turquie acceptait de laisser s'écouler une moyenne annuelle de 500 m3 par seconde d'eau de l'Euphrate vers la Syrie.

Long de 2.800 km, l'Euphrate prend sa source en Turquie et traverse la Syrie et l'Irak.

Mais Damas demande un partage "plus équitable", accusant Ankara de lui rationner l'eau, surtout pendant l'été, en raison de son gigantesque projet d'irrigation et de construction de barrages pour développer son sud-est anatolien (GAP), sur l'Euphrate et le Tigre.

Les autorités turques de leur côté affirment que leur pays laisse passer assez d'eau pour les besoins de ses voisins et que les pénuries d'eau proviennent du fait que la Syrie n'a pas construit les barrages nécessaires pour retenir l'eau qu'elle reçoit.

Le Sandjak d'Alexandrette, Iskenderun aujourd'hui (province de Hatay), une petite zone cédée à la Turquie en 1939 par la France, qui avait mandat sur la Syrie, constitue le second principal point de litige entre les deux pays.

Les habitants, très majoritairement turcs de Hatay, avaient voté en faveur de son ralliement à la Turquie lors d'un référendum en juillet 1939.

Mais cette région est toujours revendiquée par la Syrie et figure dans les manuels scolaires et les cartes syriennes comme faisant partie de son territoire, ce qui provoque l'ire de la Turquie qui estime que sa souveraineté sur cette zone n'est pas négociable.

Les deux pays semblent cependant avoir réglé leurs problèmes sécuritaires qui empoisonnaient leurs relations bilatérales et qui les avaient même amenés au bord d'une guerre en 1998. (AFP, 6 février 2004)
 

Turkey's "water for arms" deal with Israel

Israel and Turkey have agreed an extraordinary "water for arms" deal which will see millions of gallons of fresh water shipped in giant tankers across the eastern Mediterranean and into Israeli ports.

In a series of linked agreements expected to have long-term strategic implications throughout the Middle East, the Israeli prime minister, Ariel Sharon, and Turkey's energy minister Zeki Cakan reached the water deal at a meeting in Jerusalem yesterday.

An official in Mr Sharon's office, said Turkey tied the arms deal to the water agreement.

It will involve Israel building a fleet of giant water tankers to ship 50 million cubic metres of water a year for 20 years from the river Manavgat in Anatolia, and Turkey buying an unspecified number of Israeli tanks as well as air force technology.

Although the amount of water to be imported only amounts to 3% of Israel's current needs, it is expected to cement the growing relationship between the two countries and lay the foundations of long-term water security for Israel.

In the barren Middle East, water is a strategic issue as well as one of survival. Turkey hopes to become a fresh water superstate, being the only country in the region with major water reserves.

Sales of the resource could boost its position as a regional power, bring in hundreds of millions of dollars a year in hard currency, and act as a peace bridge between countries, says its government .

Israel, which uses far more water per capita than any other state in the region, is already desperately short and expects to need much more in the next 20 years for farming and industrial development.

Israel's hydrological service says the country's water reserves are in real danger of becoming salinised, and the levels of its reservoirs and major freshwater lakes often fall to dangerously low levels.

Turkey already delivers water by tanker to Turkish Cyprus and wants to sell Manavgat water to Malta, Greek Cyprus and Crete. It has held talks on selling water to Jordan.

The cost of importing water from Turkey is estimated at slightly above $1 (56p) a cubic metre - twice that of other means, such as desalination. (The Guardian, January 6, 2004)
 

Turkey sells one billion cubic meters of water to Israel

The government yesterday approved the purchase of one billion cubic meters of water from Turkey. Finance Minister Benjamin Netanyahu and minister in the Finance Ministry Meir Sheetrit voted against the proposal, while 13 cabinet members voted in favor of the transaction.

An agreement in principle for the transaction was made between Prime Minister Ariel Sharon and former Turkish energy minister Zeki Cakan in October 2002, under which Israel would import 50 million cubic liters of water from Turkey per year, for twenty years.

According to estimates, the price of water at the unloading port in Ashkelon will be 80 cents to $1 per cubic meter. The cabinet authorized Minister of National Infrastructures Yosef Paritzky to handle problems regarding the import of the water from Turkey.

Although the method by which the water will be imported has not yet been determined, it is believed that it will be brought over in specially-built tankers, which will be able to hold 200-250 tons.

Netanyahu opposed the transaction because the cost of imported water would be higher than that of desalinated water, which according to desalination contracts, would stand at 50-54 cents per cubic meter, only half the price of the turkish water.

The prime minister called on government ministries to speed up the establishment of desalination plants and remove bureaucratic obstacles that are delaying the establishment of the plants.  (Haaretz, January 4, 2003)
 

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece

Les pressions se multiplient pour la réunification de Chypre

Il existe une "ouverture", un "créneau", pour reprendre, avec quelque espoir de succès, les négociations entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs, en vue d'aboutir à la réunification de l'île avant le 1er mai, date officielle de l'élargissement de l'Union européenne. Ce message a été répété, ces derniers jours, par le secrétaire d'Etat américain Colin Powell, le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le président chypriote grec Tassos Papadopoulos et le président de la Commission européenne Romano Prodi. Même celui qui est apparu comme le principal obstacle à un règlement de la "question chypriote", le vieux leader chypriote turc Rauf Denktash, l'a fait sien.

Cette unanimité est une condition nécessaire à la reprise des pourparlers interrompus en mars 2003, mais n'est pas la garantie d'un accord. D'autant moins que les responsables des deux communautés chypriotes n'ont pas fait de concessions explicites au cours des six derniers mois. Tassos Papadopoulos n'en a pas moins assuré, vendredi 30 janvier, à Bruxelles, qu'il était prêt à reprendre "sans conditions" les négociations.

"Nous lançons cet appel au secrétaire général-Kofi Annan-: il peut immédiatement convoquer des pourparlers", a affirmé le président de la République de Chypre. Il faisait écho aux propos de M. Erdogan qui, mercredi à Washington, avait rencontré le président George Bush, ainsi que Colin Powell.

Ce dernier avait alors affiché son volontarisme. "Il est temps pour nous tous de faire pression sur toutes les parties pour obtenir la résolution de cette situation difficile. Elle dure depuis trop longtemps", avait-il déclaré, ajoutant : "nous approchons d'une solution". L'optimisme du secrétaire d'Etat américain cache mal un agacement croissant de Washington devant le statu quo.

Faute d'accord, Chypre, comme les autres pays-candidats, entrera le 1er mai dans l'Union, mais en Etat européen divisé. Au-delà de cette échéance, il est à craindre que les positions, dans chaque communauté chypriote, ainsi qu'à Athènes et Ankara, se durcissent. En tout état de cause, le gouvernement grec risque fort de changer d'attitude, et de s'opposer à la perspective d'adhésion de la Turquie à l'Union.

Cet arrière-plan explique l'insistance des Etats-Unis, devenus l'avocat zélé de l'adhésion turque. Le gouvernement Erdogan a bien mesuré que, pour l'UE, la réunification de Chypre (sous la forme d'une fédération de deux Etats indépendants avec une seule représentation extérieure) est une condition sine qua non, mais non suffisante, pour que des négociations d'adhésion s'ouvrent avec Ankara.

Personne, officiellement, ne défend une telle thèse, puisque les critères d'adhésion de la Turquie, comme ceux appliqués à tout pays-candidat, relèvent des seuls "critères de Copenhague" (Etat de droit, démocratie, etc.).

A Bruxelles, le secrétaire général de l'ONU a indiqué qu'il doit encore consulter les Chypriotes turcs, ainsi que le gouvernement grec, avant d'annoncer l'ouverture des négociations. "Je serai alors mieux placé pour déterminer quand et où nous reprendrons les pourparlers", a-t-il ajouté. De source diplomatique, on indique qu'ils pourraient s'ouvrir à Genève, avant le 10 février. Le calendrier envisagé prévoit que les discussions se termineraient avant le 30 mars, afin de laisser aux deux parties le temps d'organiser, avant le 1er mai, un référendum dans chaque communauté.

Mais Kofi Annan demande à MM. Papadopoulos et Denktash qu'ils acceptent au préalable ses conditions : ils doivent adhérer aux principaux objectifs du "plan Annan"; fixer d'ores et déjà la date des référendums; et surtout accepter que les points de dissension soient réglés conformément aux propositions de l'ONU.

La Turquie a fait un geste significatif en proposant à Kofi Annan de "remplir les blancs" du document résultant des négociations. Mais Tassos Papadopoulos s'est montré très évasif sur ce point, expliquant qu'il avait proposé "d'autres modalités" au secrétaire général de l'ONU, et Rauf Denktash s'est gardé de prendre position. (Laurent Zecchini, Le Monde, 31 janvier 2004)
 

Erdogan: We Can Give A Certain Rate Of Land In Cyprus

Prime Minister Recep Tayyip Erdogan has said, "Turkish Cypriot people live in 36 percent of Cyprus. We can give a certain rate of land. As guarantor state, we can make a proposal, and the Turkish Republic of Northern Cyprus (KKTC) displays an attitude to this end. Finding a solution to the Cyprus issue is more important."

Prime Minister Erdogan, who is currently paying an official visit to the United States, attended a conference at Boston's Harvard University on "Democracy in the Middle East, Pluralism in Europe and Perspective of Turkey".

Upon a question about the Cyprus issue, Prime Minister Erdogan said, "Turkish Cypriot people live in 36 percent of Cyprus. We can give a certain rate of land. As guarantor state, we can make a proposal, and the TRNC displays an attitude to this end. Finding a solution to the Cyprus issue is more important."

Responding another question about Turkey's European Union (EU) membership process, Prime Minister Erdogan referred to the concept of clash of civilizations, and said, "the EU should accept Turkey's membership since Turkey is in favor of a compromise among civilizations. Turkey's membership to the EU will be beneficial for both sides." (Anadolu Agency, January 31, 2004)
 

Simitis, Annan hold phone conversation on Cyprus issue

Greek Prime Minister Costas Simitison Saturday had a telephone conversation on the issue of Cyprus with UN Secretary General Kofi Annan, Athens News Agency reported.

Simitis reassured Annan that Greece is ready to assist efforts to solve the Cyprus issue in every way, said sources closeto the prime minister.

The telephone conversation between the two leaders took placeafter Simitis had contacted Cypriot President Papadopoulos on Friday.

President Papadopoulos held talks with Annan in Brussels on Thursday, informing the UN chief of the readiness of the Greek Cypriot side to attend talks for an agreement on the Cyprus issue at any time on the basis of Annan's plan.

Annan is expected to make his final decisions after completing talks with all sides and examining all the facts. He had made it clear that he will only take an initiative to have negotiations resumed when he feels confident about prospects of success.

Cyprus, an eastern Mediterranean island, has been divided into the Greek Cypriot-controlled south and Turkish Cypriot-controlled north since the Turkish invasion in 1974 in the wake of a short-lived coup seeking union with Greece.

Negotiations between Greek and Turkish Cypriots collapsed last March when Annan failed to secure agreement on a reunification blueprint designed to ensure a united Cyprus joins the European Union on May 1 this year.

But with Turkey's own EU accession hopes partly hinging on easing the Cyprus puzzle, there are growing signs the two sides are ready to re-engage.  (Xinhuanet, January 31, 2004)

Malgré l'opposition d'Ankara, Kofi Annan renouvelle sa confiance dans Alvaro de Soto

Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a renouvelé jeudi sa confiance dans le diplomate Alvaro de Soto sur le dossier chypriote, au cas où les négociations sur la réunification de l'île reprendraient, soulignant qu'il connaissait parfaitement la question.

"Si nous devons reprendre le processus (de négociations), en raison du facteur temps, je souhaiterais avoir quelqu'un qui connaisse le sujet", a déclaré Kofi Annan au cours d'une conférence de presse à Bruxelles.

Le secrétaire général des Nations unies réagissait aux appels lancés mercredi à Washington par le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan en faveur d'une implication des E-U, le président George W. Bush a chargé son secrétaire d'Etat Colin Powell de trouver une personnalité "neutre" ayant un"poids politique".

"Je pense que mon bon ami Colin Powell est déjà occupé et a du pain sur la planche", a relevé Kofi Annan.

Alvaro de Soto, un diplomate péruvien, connaît en revanche le dossier chypriote "dans les moindres détails", a-t-il souligné.

Alvaro de Soto avait rempli les fonctions d'envoyé spécial du secrétaire général de l'Onu sur Chypre, lors des négociations sur le plan de réunification élaboré par Kofi Annan et qui avaient échoué en mars 2003.

M. Annan avait nommé le diplomate en août dernier représentant spécial de l'Onu pour le Sahara occidental. Mais le secrétaire général de l'Onu avait décidé qu'il ferait de nouveau appel à lui sur le dossier chypriote si les parties concernées manifestaient "une réelle volonté politique" d'aller de l'avant, a expliqué à l'AFP son porte-parole, Fred Eckhard.

Alvaro de Soto est en quelque sorte "en réserve" sur le dossier chypriote,a-t-il ajouté.

En visite à Bruxelles jusqu'à vendredi, Kofi Annan a estimé mercredi qu'il était encore possible de réunifier l'île de Chypre, divisé depuis près de 30 ans entre République de Chypre grecque et République turque de Chypre du Nord  (KKTC, seulement reconnue par Ankara), avant l'élargissement de l'Union Européenne au 1er mai, mais que le temps pressait de plus en plus.

En cas d'échec sur ces négociations de la dernière chance, seule la république de Chypre adhèrerait à l'UE le 1er mai, en compagnie de neuf autres pays.

Kofi Annan devait s'entretenir jeudi soir à Bruxelles avec le président chypriote, Tassos Papadopoulos.

Prodi n'exclut pas un accord sur Chypre avant l'élargissement de l'UE

Le président de la Commission européenne Romano Prodi n'a pas exclu mercredi la conclusion d'un accord "avant le 1er mai" et l'entrée de l'île dans l'Union. Le secrétaire général de l'ONU a lui assuré qu'il était prêt à soutenir de nouvelles négociations, et Washington également est disposé à apporter son soutien.

"L'Union européenne va continuer l'action de pousser, et les Grecs et les Turcs, pour avoir la conclusion avant le premier mai", a-t-il affirmé sur RFI.

M. Prodi s'est également félicité des déclarations "très positives" du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qui "a compris qu'il n'y avait aucun autre point de départ que le plan de l'ONU" pour résoudre la question de Chypre, divisée depuis 1974.(AP, 29 janvier 2004)

Il existe une "opportunité" pour une solution à Chypre, selon Powell

Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a indiqué jeudi qu'il y avait une "opportunité" pour une réunification de l'île de Chypre d'ici le mois de mai 2004 et a appelé toutes les parties concernées à oeuvrer dans ce sens.

"Je pense qu'il y a une opportunité pour régler cette question qui perdure depuis trop longtemps", a-t-il dit lors d'une rencontre avec la presse en présence de son homologue turc Abdullah Gul. M. Gul est actuellement en visite aux Etats-Unis avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

M. Powell  a souligné que "si nécessaire" il s'impliquerait personnellement dans le dossier mais qu'il n'assumerait pas de rôle de médiateur".

"Les Etats-Unis soutiennent les deux parties. Mais nous ne serons pas un médiateur", a dit M. Powell. (AFP-AP, 29 janvier 2004)

La résolution du Conseil de l'Europe sur la Situation à Chypre

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, réunie cette semaine en session plénière à Strasbourg, a appelé les deux communautés chypriotes "à reprendre sans tarder et de bonne foi les négociations sur la base du plan Annan visant à parvenir à un règlement politique du problème avant le 1er mai 2004".

Le texte adopté déplore l'échec, en mars 2003, des négociations lorsque M. Denktash, leader chypriote turc, a rejeté le plan alors que M. Papadopoulos, Président de la République de Chypre, semblait prêt à le signer. "Il appartient aux leaders des deux communautés de surmonter la logique de confrontation fondée sur les appréhensions du passé et la recherche des avantages unilatéraux, et de se tourner vers l'avenir de leurs communautés qui partagent la même île et qui, nous l'espérons, jouiront d'un même avenir au sein de l'Union européenne" souligne la Résolution.

Le rapporteur, Mátyás Eörsi (Hongrie, LDR) a souhaité que les leaders politiques des deux communautés chypriotes "prennent pleinement conscience de leurs responsabilités vis-à-vis de leur peuple et agissent dans l'intérêt de son avenir. Ils doivent entreprendre de nouveaux efforts conséquents pour parvenir à un compromis réciproquement acceptable".

Résolution sur la Situation à Chypre

L'Assemblée:

i. appelle les dirigeants des deux communautés

* à reprendre sans tarder et de bonne foi les négociations sur la base du plan Annan visant à parvenir a un règlement politique du problème chypriote avant le 1 mai 2004;
* à engager de nouveaux efforts pour créer la confiance entre les deux communautés;
* à répondre de manière constructive aux initiatives entreprises dans ce sens, en accordant une oreille particulièrement attentive aux préoccupations de l'autre communauté;

ii. appelle les autorités de la République de Chypre

* à continuer à confirmer leur volonté de reprendre les négociations sur la base du plan Annan en vue de parvenir à un règlement global du problème de Chypre avant le 1er mai 2004, et à se montrer prêtes à entamer les négociations dès que le Secrétaire Général des Nations Unies reprendra sa mission de bons offices;
* au cours de ces négociations, à manifester leur compréhension et leur bonne volonté à l'égard des préoccupations des Chypriotes turcs, y compris celles qui ont trait au rétablissement de population, à l'usage de biens, à la viabilité de la solution à mettre en place, ainsi qu'à la perception d'une domination politique et économique des Chypriotes grecs;
* à s'abstenir de toute attitude, action ou déclaration qui puissent être interprétées comme ayant pour but d'affirmer une position dominante de la communauté chypriote grecque, ou ressenties comme un danger par la communauté chypriote turque ou susceptible de raviver et d'alimenter la méfiance et la suspicion de la communauté chypriote turque et de la Turquie;
* à éliminer, s'il en reste, les obstacles aux contacts et aux échanges entre les deux communautés, y compris les poursuites à l'encontre de ceux qui passent la nuit dans la partie nord de Chypre et la confiscation des effets personnels qui y sont achetés;
* à faciliter les échanges commerciaux de la communauté chypriote turque avec l'étranger;
* à développer les relations avec la Turquie;
* à continuer à confirmer leur engagement à ne pas s'opposer, après l'élargissement de l'Union européenne, à la candidature de la Turquie à l'adhésion;

iii. appelle les autorités chypriotes turques

* à démontrer qu'elles sont disposées à adopter le plan Annan comme base pour des négociations visant à trouver un accord global sur le problème de Chypre avant le 1er mai 2004, et à être prêtes à entamer ces négociations dès que le Secrétaire général des Nations Unies reprendra sa mission de bons offices;
* à faire preuve, pendant ces négociations, de compréhension à l'égard des préoccupations des Chypriotes grecs y compris celles qui ont trait au rétablissement de population, à l'usage de biens, à la viabilité de la solution à mettre en place ainsi qu'à celle d'une Chypre réunifiée et à ses possibilités de fonctionnement en termes de prise de décision et de responsabilités à l'égard de l'Union européenne;
* à s'abstenir de mener une politique visant à établir un "Etat" souverain séparé à Chypre;
* à s'abstenir d'exploiter les appréhensions héritées d'un passé plus ou moins lointain pour ranimer et maintenir la méfiance et la suspicion à l'égard de la communauté chypriote grecque et la Grèce;
* à faciliter davantage la liberté de circulation au passage de la "Ligne verte", notamment en supprimant l'obligation pour les Chypriotes grecs de présenter leur passeport et d'obtenir un "permis d'entrée";
* à adopter une attitude plus positive à l'égard de l'Union européenne;
* à prendre des mesures supplémentaires pour garantir la liberté d'expression et la liberté des médias;
* à respecter les droits de l'homme, y compris le droit à la propriété et à en jouir pacifiquement, ainsi que les libertés fondamentales de tous les citoyens chypriotes respectueux des lois qui se trouvent sur le territoire de Chypre, et en particulier des Chypriotes grecs déplacés et enclavés;
* à coopérer aux efforts visant à déterminer le sort des personnes disparues et à apporter une réponse positive au dernier appel du Secrétaire général des Nations Unies, en date du 3 décembre 2003, pour que soit relancée l'activité de la Commission des personnes disparues, que le Président de la République de Chypre a déjà acceptée par sa lettre du 14 décembre 2003;

iv. appelle la Turquie

* à faire usage de son poids pour contribuer à la reprise et au bon déroulement des négociations sur la base du plan Annan et en toute bonne foi;
* à faire preuve de bonne volonté dans le rétablissement de la confiance avec la République de Chypre en procédant, avant qu'intervienne une solution globale sur la question de Chypre, au retrait d'une partie considérable de ses troupes stationnées dans la partie nord de Chypre,
* à développer les relations avec la République de Chypre, y compris en levant l'interdiction d'entrer dans les ports de Turquie qui frappe les navires enregistrés en République de Chypre ainsi que ceux qui arborent d'autres pavillons mais qui entrent dans les ports de la République de Chypre et à signer un accord de commerce avec la République de Chypre, conformément à l'engagement souscrit par la Turquie avec l'OMC et à ses obligations dérivées de son Accord d'union douanière avec l'Union européenne;
* à consentir une coopération active dans les efforts de recherche des personnes disparues à Chypre et à pleinement mettre en ¦uvre l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme dans l'affaire de Chypre contre la Turquie (2001), relatif au problème tragique des personnes disparues et de leurs familles, et de respecter et de remplir sans retard supplémentaire ses engagements et obligations dérivés de cet arrêt;

v. appelle la Grèce

* à contribuer à la reprise  en toute bonne foi des négociations sur la base du plan Annan, et à encourager les autorités de la République de Chypre à continuer à confirmer leur volonté d'accepter ce plan comme base du règlement;

vi. appelle l'Union européenne

* à réexaminer comment elle pourrait encourager l'engagement positif de la Turquie dans la recherche du règlement du problème chypriote en donnant aux autorités turques des garanties plus claires sur une ouverture des négociations d'adhésion, dès que les critères appropriés seront respectés et que l'Union européenne aura pu le confirmer;
* à développer les efforts visant à rapprocher la partie nord de Chypre de l'UE;
* à assouplir les conditions permettant l'accès des produits en provenance de la partie nord de Chypre au marche unique;

vii. encourage le Secrétaire Général des Nations Unies à reprendre ses efforts dès que l'occasion se présente, et l'appelle à faire preuve d'une attention particulière vis-à-vis des questions de sécurité dans l'île, la source principale des méfiances mutuelles, et d'aborder les négociations avec la souplesse nécessaire à cet effet;

viii. décide d'examiner la question à nouveau après l'élargissement de l'Union européenne.

Chypre prête à de "réels" pourparlers de paix avec la Turquie

La République de Chypre accueille favorablement l'appel de la Turquie à la reprise de pourparlers de paix sur la question chypriote sous l'égide de l'Onu, à condition qu'Ankara pense réellement ce qu'elle dit, a dit mardi le président chypriote Tassos Papadopoulos.

Selon lui, les derniers gestes d'Ankara en direction des Nations unies sont soutenus par Washington qui pousse à une entrée de la Turquie dans l'Union européenne.

"S'il y a une réelle volonté politique de la Turquie, nous l'accueillerons favorablement", a déclaré le président à des journalistes.

"Nous sommes prêts, quel que soit le moment où le secrétaire général des Nations unies (Kofi Annan) nous invite, et sans conditions préalables de notre part, pour des négociations substantielles sur la base du plan Annan", a-t-il unification de l'île, divisée depuis 1974 en secteurs turc et grec, dans le cadre d'une confédération de deux Etats égaux et prévoit des arrangements territoriaux en faveur des Chypriotes grecs qui nécessiterait le déplacement de milliers de Chypriotes turcs.

Nicosie attend néanmoins que les Nations unies confirment les propos que le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a tenus samedi à M. Annan à propos d'une reprise des négociations.

"Il y a des communiqués contradictoires qui ne font que causer la confusion sur le but réel de la Turquie", a dit M. Papadopoulos.

M. Erdogan a demandé samedi à M. Annan de relancer les discussions entre communautés chypriotes grecque et turque pour tenter d'aboutir à une réunification de l'île, divisée depuis 1974, tout en souhaitant la médiation "d'un pays politiquement neutre" au problème, en l'occurrence les Etats-Unis, selon une source proche du gouvernement turc.
 La République de Chypre (reconnue internationalement comme la seule entité légitime sur l'île, mais dont l'autorité ne s'étend de fait que sur la partie sud), doit rejoindre l'UE le 1er mai 2004. Faute de réunification d'ici mai, la Turquie se retrouverait, avec ses 30.000 soldats déployés dans la partie nord de Chypre, en position d'occupant d'une partie du territoire de l'UE. (AFP, 27 janvier 2004)

Erdogan salue "la lutte anti-terroriste" américaine pour avoir le soutien de Bush

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a salué lundi la lutte menée par Etats-Unis contre le terrorisme international et a promis d'y contribuer "pour la paix mondiale" après des attentats ayant visé à Istanbul des synagogues et des intérêts britanniques en novembre.

"Notre pays s'oppose à toute forme de terrorisme et soutient de tout coeur la lutte poursuivie par les Etats-Unis contre le terrorisme international", a-t-il dit à New York, au premier jour d'une première visite officielle aux Etats-Unis depuis sa nomination en mars 2003.

M. Erdogan, qui s'est exprimé après avoir reçu une distinction du Congrès juif américain, a souligné que "la Turquie ne cédera pas devant le terrorisme" et oeuvrera en faveur de son "éradication".

"Nous sommes des volontaires dans ce domaine", a-t-il dit.

Les 15 et 20 novembre, des attentats à la camionnette piégée avaient visé deux synagogues, la banque HSBC et le consulat britannique à Istanbul, faisant 62 morts et des centaines de blessés. Ils avaient été revendiqués par un groupe turc lié à al-Qaïda que les autorités turques ont affirmé fin décembre avoir mis "hors d'état de nuire".

M. Erdogan, qui dirige un parti aux origines islamistes, s'est félicité des bonnes relations entre la Turquie et Israël, liés depuis 1996 par un accord cadre de coopération militaire. Il doit s'entretenir mercredi à la Maison Blanche avec le président George W. Bush, notamment de l'Irak et du conflit chypriote. (AFP, 26 janvier 2004)
 

Un spectacle chypriote bicommunautaire en tournée en Grèce et en Turquie

Des Chypriotes grecs et turcs militant pour la réunification de leur île vont effectuer à la mi-février, pour la première fois, une tournée en Grèce et en Turquie lors de laquelle ils présenteront un spectacle de chants et de danses de Chypre, ont-ils annoncé lundi.

Cette "tournée de la paix" fera escale à Athènes, le 16 février, et à Istanbul, le 18. D'autres représentations sont prévues ensuite à Salonique (Grèce) et Izmir (Turquie), ont précisé les organisateurs lors d'une conférence de presse au siège de l'Onu à Nicosie.

Depuis 1997, la "chorale bicommunautaire de Chypre", dont les 60 membres participeront au spectacle, milite en chansons pour construire une identité commune et affirmer avec force que la coexistence pacifique entre Chypriotes des deux bords reste possible, malgré les conflits du passé.

Ses membres se sont sentis confortés par l'ouverture de passages en avril 2003, entre le nord et le sud de l'île. "Nous avons le sentiment d'avoir mis notre petite pierre pour obtenir ce résultat", a expliqué à l'AFP Georges Tsouris, l'un d'entre eux.

La chorale s'était déjà produite en mai 2002 à Istanbul, rassemblant quelque 5.000 spectateurs.

L'annonce de cette tournée intervient alors que les principaux responsables militaires et civils de Turquie ont lancé vendredi un appel à une reprise des négociations de paix dans l'île sur la base d'un plan de l'Onu. Un nouveau gouvernement dirigé par un partisan d'une réunification est en outre entré en fonctions samedi à Chypre nord.

Chypre est divisée depuis l'invasion par l'armée turque de la partie nord du pays en 1974, en riposte à un coup d'Etat de nationalistes chypriotes-grecs qui voulaient rattacher l'île à la Grèce, avec le soutien de la junte alors au pouvoir à Athènes.

La république de Chypre doit entrer le 1er mai prochain dans l'Union européenne (UE). Si l'île n'est pas réunifiée d'ici là, seule sa partie grecque, la seule reconnue par la communauté internationale, rejoindra l'UE.  (AFP, 26 janvier 2004)
 

Athènes reste sceptique face à l'"ouverture" d'Ankara sur Chypre

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a cherché samedi 24 janiver à relancer les négociations sur Chypre en suggérant la désignation d'un nouveau médiateur et en acceptant que l'ONU complète si nécessaire un projet d'accord. De sa part, le ministère grec des Affaires étrangères a accusé samedi la Turquie d'avoir appelé à une reprise des négociations de paix sur Chypre dans un cadre différent que celui préconisé par le secrétaire général de l'ONU

Si les Chypriotes grecs, dans le sud de l'île, "acceptent que le secrétaire général [de l'Onu Kofi Annan] remplissent les blancs, alors nous accepterons aussi qu'il le fasse", a déclaré M. Erdogan au cours d'une conférence de presse en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.

Mais il a ajouté qu'une telle solution ne pourrait intervenir que dans "la dernière phase" du processus. Il espère que les deux communautés - grecque dans le sud et turque dans le nord - négocieront elles-mêmes jusqu'au bout une réunification de l'île, divisée depuis 29 ans.

L'ONU a mis sur la table depuis novembre 2002 un plan de réunification, mais les discussions sont en panne depuis mars 2003. Ce plan s'inspire du modèle de l'Etat confédéral suisse, avec deux "Etats constituants", l'un chypriote grec, l'autre chypriote turc.

Pour sa part, la République (turque) de Chypre du Nord (reconnue seulement par Ankara) "fera de son mieux pour trouver une solution et nous l'influencerons de manière positive à cet égard", a assuré M. Erdogan.

Il avait auparavant souhaité la désignation d'un nouveau médiateur de haut rang venant "d'un pays politiquement neutre" dans le conflit chypriote. Ce médiateur doit "pouvoir gérer la question du début jusqu'à la fin et inspirer confiance aux deux parties", a-t-il souligné. Selon M. Erdogan, M. Annan lui a répondu "qu'il allait évaluer cette demande très soigneusement". Ankara penserait au secrétaire d'Etat américain Colin Powell ou à l'ancien secrétaire général de l'Otan George Robertson, selon l'agence turque Anatolie,

M. Annan, qui a rencontré M. Erdogan samedi à Davos, ne s'est pas prononcé lui-même sur cette question, se bornant à déclarer qu'il souhaitait "continuer avec un bon facilitateur".

Le diplomate péruvien Alvaro de Soto avait quitté sa fonction de médiateur sur Chypre en août 2003 et Kofi Annan a laissé le poste vacant depuis en raison du blocage des discussions.

L'ouverture de M. Erdogan a pris de court le dirigeant chypriote turc Rauf Denktash. "J'apprends cela de votre bouche", a déclaré M. Denktash à des journalistes à son arrivée à Ankara.

Dans un discours prononcé devant les centaines de responsables économiques et politiques réunis à Davos, M. Erdogan a réaffirmé fortement la volonté d'Ankara de rejoindre l'UE. Il a fait valoir que l'opinion publique turque était favorable à 70 % à une adhésion alors que "dans de nombreux pays membres de l'UE, il n'y a pas un tel soutien" à l'Europe. Les dirigeants de l'UE doivent décider en décembre s'il y a lieu d'ouvrir des négociations d'adhésion avec la Turquie et un accord sur Chypre améliorerait grandement les chances d'Ankara. Plusieurs pays européens sont réticents à l'idée d'intégrer à l'UE un pays musulman avec une population de 70 millions d'habitants, à cheval entre l'Europe et l'Asie.

De sa part, le ministère grec des Affaires étrangères a accusé samedi la Turquie d'avoir appelé à une reprise des négociations de paix sur Chypre dans un cadre différent que celui préconisé par Kofi Annan, le secrétaire général de l'ONU.

Le Conseil national de sécurité turc "tente avec sa déclaration de poser la solution du problème chypriote dans un cadre différent de celui des résolutions de l'Onu et du plan (du secrétaire général de l'Onu Kofi) Annan", a indiqué un porte-parole du ministère grec des Affaires étrangères dans un communiqué.

Pour Athènes, le plan de Kofi Annan reste la seule base pour poursuivre des  négociations afin de trouver "une solution compatible avec le droit international et l'acquis communautaire". (Le Monde-AFP, 24 janvier 2004)
 

Les principaux points du plan de paix des Nations unies sur Chypre

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé samedi à Davos que la Turquie accepterait que l'Onu complète un projet d'accord sur Chypre, si les Chypriotes grecs approuvaient cette solution.

La Turquie avait appelé vendredi à la reprise des pourparlers entre les deux communautés chypriotes, sur la base de ce plan de réunification proposé par les Nations unies.

Présenté en novembre 2002 au Conseil de sécurité, ce plan, qui s'inspire du modèle de l'Etat confédéral suisse, est resté lettre morte après l'échec de négociations interchypriotes en mars 2003. Le dirigeant chypriote turc Rauf Denktash avait notamment refusé le projet de référendum proposé par l'Onu.

Voici les principaux points de ce plan de paix tel qu'amendé en décembre 2002:

- Chypre signera et ratifiera le Traité d'accession à l'Union européenne.
- Chypre maintiendra des liens spéciaux d'amitié avec la Grèce et la Turquie.
- Le statut et les relations de l'Etat de Chypre, son gouvernement de "l'Etat commun", avec ses "Etats constituants" sont définis sur le modèle du statut et des relations en Suisse, du gouvernement fédéral et des cantons.

Ainsi:

- Chypre est un Etat indépendant qui prend la forme d'un partenariat indissoluble entre le gouvernement d'un "Etat commun" et "deux Etats constituants", l'un grec chypriote, l'autre chypriote turc. Chypre a une souveraineté internationale unique et légale. Chypre est membre des Nations unies.

- Les "Etats constituants" ont un statut égal. Dans les limites fixées par la Constitution, ils exercent souverainement tous les pouvoirs que la Constitution ne délègue pas à "l'Etat commun", et s'organisent eux-mêmes librement selon leur propre Constitution".

- "L'Etat commun" et les "Etats constituants" doivent respecter pleinement, et ne pas empiéter sur leurs pouvoirs et fonctions respectives.

- Il y a une seule citoyenneté chypriote. Une loi à la majorité spéciale de "l'Etat commun" définira l'éligibilité à la citoyenneté chypriote.

- Le Parlement de "l'Etat commun", composé de deux Chambres, le Sénat et la Chambre des députés, exercera le pouvoir législatif.

- Le Bureau du Chef de l'Etat repose sur un Conseil présidentiel (de six membres) qui exercera le pouvoir exécutif.

- Le Traité d'Alliance permettra le stationnement de contingents grecs et turcs dont les effectifs sont limités (à un nombre à quatre chiffres pour chaque contingent).

- Les forces et armements grecs et turcs seront redéployés dans des lieux agréés et ajustés au niveau agréé et toute force ou armements en excès sera retirée.

- Il y aura une force des Nations unies pour surveiller la mise en oeuvre de cet accord.

- Une Commission de contrôle composée des puissances garantissant l'accord, de "l'Etat commun" et des "Etats constituants" et présidée par les Nations unies surveillera la mise en place de cet accord.

- Les frontières territoriales des "Etats constituants" seront celles qui sont décrites dans la carte qui fait partie de cet accord.

- A son entrée en vigueur, des cérémonies seront organisées dans l'ensemble de l'île au cours desquelles tous les drapeaux autres que ceux décrits dans la Constitution seront amenés alors que ceux de Chypre et des "Etats constituants" seront levés et les hymnes nationaux de Chypre et des "Etats constituants" seront exécutés".

Le texte révisé le 10 décembre 2002 réduit de 33 à 28% de la population la proportion de Chypriotes-grecs admis à résider dans l'entité turque du nord de l'île.

Il sera en outre du seul ressort de la partie turque de décider d'octroyer sa citoyenneté aux Chypriotes-grecs qui rentreraient chez eux, alors que le premier document prévoyait une citoyenneté automatique dans l'entité turque et donc un droit de vote.

Selon la presse chypriote, le plan Annan, amendé une troisième fois en février 2003, prévoirait aussi le retour de 92.000 réfugiés Chypriotes-grecs (sur un total de 200.000) dans le nord de l'île.

KKTC Coalition Government Wins Parliament's Vote Of Confidence

The coalition government of Republican Turkish Party (CTP) and Democrat Party (DP) in the Turkish Republic of Northern Cyprus (KKTC) won the parliament's vote of confidence on Saturday.

Addressing the parliament after winning the vote of confidence, CTP leader and Prime Minister Mehmet Ali Talat thanked deputies.

"There is a period ahead of us in which the government, the parliament and Turkish Cypriots will work hard. We will live through critical and sensitive days. We need support of all sections of the society. Parliament will have a great responsibility in implementation of European Union norms. Our government will continuously inform the parliament in this period," he said.

Talat said, "we, as a country which has been isolated from the world for long years, can achieve an international success only with solidarity of our people."

"While our government expends efforts to this end, we will seek perpetual support of both our people and our parliament. We will inform leaders of political parties on developments in Cyprus negotiations," he said.

Talat thanked the parliament on behalf of the coalition government.

During the parliamentary vote, a total of 26 deputies cast their votes in favor of the government while 18 of them cast their votes against it. Meanwhile, 6 deputies abstained.

While deputies of the opposing National Unity Party (UBP) cast their votes against the coalition government, deputies of the Peace and Democracy Movement abstained.

Talat said, "I was expecting the National Security Council (NSC) to take such a decision. The NSC issued a statement explaining realities."

Responding questions of the A.A correspondent, Talat said on Saturday, "the NSC has taken a recommendatory decision to shed light for the Turkish government. I believe that the government will consider it positively. The decision seems to support the policy of the government."

Noting that the prior agenda of the government was the Cyprus issue, Talat said that the government would also deal with the European Union (EU) process in connection with the Cyprus issue.

Pointing out that the EU process was as difficult as the process of finding a solution to the Cyprus issue, Talat said, "we should work hard."

Talat called on Greek Cypriot leader Tassos Papadoupulos to be willing to resume negotiation process.

Stressing that a solution to the Cyprus issue could be found through negotiations on the basis of the plan of United Nations Secretary General Annan, Talat said, "a brief negotiation with Annan over arrangement of these conditions can be required. I want Papadoupulos to be flexible. Because finding a solution to the Cyprus issue cannot be unilateral. It must be bilateral. Therefore, Papadoupulos should be flexible." (Anadolu Agency, January 24, 2004)

Ankara change de tactique et appelle à une reprise des négociations sur Chypre

Les principaux responsables militaires et civils de Turquie ont appelé vendredi à une reprise des négociations de paix à Chypre sur la base d'un plan de réunification de l'île mis en avant par l'Onu. Le Conseil national de sécurité (MGK), qui regroupe sous la houlette du président de la république les principaux ministres et généraux du pays, a convenu "du besoin et de l'intérêt de nouveaux efforts pour relancer le processus de négociations sur Chypre", selon un communiqué publié à l'issue de la rencontre.

La réunion du MGK était intervenue sur fond de rumeurs de dissensions entre l'armée, qui maintient quelque 30.000 soldats dans le nord de l'île et qui considère celle-ci comme un bastion stratégique, et le gouvernement de M. Erdogan, qui serait plus favorable à des concessions.

Selon la presse, l'armée souhaiterait lier son retrait de l'île à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. En outre, les militaires seraient opposés à restituer aux habitants grecs une région du nord de de l'île importante en raison de ses réserves d'eau.

Le MGK a affirmé souhaiter une reprise des négociations, interrompues depuis mars dernier, sur "la base du plan (du secrétaire général de l'Onu Kofi) Annan et en tenant compte des réalités de l'île" divisée depuis près de 30 ans en deux zones, contrôlée au nord par les Chypriotes turcs et au sud par les Chypriotes grecs.

Les termes du communiqué de vendredi reprennent ceux d'une réunion début janvier de la direction civile et militaire du pays consacrée au problème de Chypre, considéré par la Turquie comme une "cause nationale".

La recherche d'une solution au problème de la division de l'île est devenue d'autant plus urgente que la République de Chypre, représentée par son gouvernement chypriote grec, rejoindra le 1er mai l'Union européenne.

A moins d'un accord d'ici là sur une réunification, les Chypriotes turcs dans leur république unilatéralement proclamée au nord resteront au ban de l'Europe.

Et la Turquie, seul pays à reconnaître la République turque de Chypre nord, se retrouvera en difficulté face à un nouveau membre de l'UE, au moment même où elle cherche à obtenir des dirigeants européens l'ouverture de négociations sur sa propre d'adhésion au club européen.

Le gouvernement turc, en association avec les autorités de Chypre nord, va demander à M. Annan de reprendre sa mission de bons offices dans le but de relancer les négociations de paix, selon le communiqué. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan doit rencontrer M. Annan samedi à Davos, en Suisse, en marge du forum économique mondial.

Les Etats-Unis se sont déclarés satisfaits vendredi des appels lancés par des responsables militaires et politiques turcs en faveur d'une reprise des négociations de paix à Chypre, qualifiant cette initiative d'"étape importante" dans le processus de réunification de l'île.

"Les Etats Unis soutiennent le soutien apporté par la Turquie à la reprise de la mission de bons offices du secrétaire général de l'ONU", a indiqué le porte-parole adjoint du département d'Etat, Adam Ereli.

"Nous estimons que cette déclaration de la part des autorités turques est de bon augure et importante, et nous croyons que c'est dans l'intérêt de toutes les parties de signer le plan (de M. Annan) et d'entamer les négociations le plus vite possible", a-t-il ajouté. (AFP, 23 janvier 2004)

Fischer: Un règlement à Chypre contribuerait au rapprochement UE-Turquie

Un règlement au problème de Chypre contribuerait grandement au rapprochement entre l'Union européenne et la Turquie, a estimé mercredi le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer, en visite à Ankara.

"Trouver dès que possible une solution créerait une atmosphère très favorable (...) au processus de rapprochement avec l'UE", a affirmé M. Fischer au cours d'une conférence de presse conjointe avec son homologue turc Abdullah Gul.

Les dirigeants de l'UE doivent décider en décembre prochain s'il y a lieu d'ouvrir des négociations d'adhésion avec la Turquie.

M. Fischer, arrivé à Ankara en fin d'après-midi et qui devait s'entretenir jeudi matin avec le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, s'est également félicité de la rencontre prévue samedi entre ce dernier et le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan.

"La rencontre prochaine entre le Premier ministre Erdogan et le secrétaire général Kofi Annan est la source de grands espoirs et d'un grand intérêt", a affirmé M. Fischer.

MM. Erdogan et Annan doivent se retrouver samedi à Davos, en Suisse, en marge du Forum économique mondial, pour des entretiens sur Chypre.

M. Erdogan pourrait à cette occasion appeler à la reprise des négociations visant à réunifier Chypre sur la base d'un plan soumis par M. Annan aux parties chypriotes grecque et turque l'an dernier.

Leurs entretiens interviendront au lendemain d'une réunion à Ankara du Conseil national de sécurité, organe qui regroupe les principaux responsables civils et militaires du pays, consacrée notamment au problème de Chypre.

Par ailleurs, M. Erdogan, qui quittera la Turquie dimanche soir pour une visite officielle aux Etats-Unis, rencontrera peu avant son départ Rauf Denktash, le dirigeant chypriote turc.

MM. Erdogan et Denktash s'étaient déjà rencontrés il y a 10 jours à Istanbul pour évoquer les moyens de parvenir à une réunification de Chypre avant son adhésion à l'Union européenne le 1er mai.

En l'absence d'un accord sur la réunification, seuls les Chypriotes grecs du sud de l'île adhéreront à l'UE. Les Chypriotes turcs, qui ont proclamé leur propre République dans le nord de l'île, resteront au ban de l'Europe.

M. Fischer a également félicité le gouvernement turc pour les progrès accomplis en matière d'adoption de réformes démocratiques dans le pays, tout en insistant sur la nécessité de les mettre en oeuvre.

"L'Allemagne continuera à soutenir la Turquie sur le chemin de l'UE," a souligné M. Fischer.

MM. Fischer et Gul, qui ont annoncé que le chancelier allemand Gerhard Schroeder se rendrait en visite officielle en Turquie le mois prochain, ont également indiqué avoir discuté de questions régionales, dont la situation en Afghanistan et en Irak. (AFP, 21 janvier 2004)

Gul d'accord avec Papandréou pour une baisse des dépenses de défense

Le ministre turc des Affaires Etrangères, Abdullah Gul, a exprimé son accord avec une récente proposition de son homologue grec, Georges Papandréou, pour une baisse "graduelle et équilibrée" des dépenses militaires des deux pays, dans un entretien lundi soir à la chaine grecque Méga.

"Il s'agit d'une bonne proposition, avec laquelle nous sommes d'accord", a déclaré M. Gul.

M. Papandréou, qui mène la campagne de la majorité socialiste en vue des législatives grecques du 7 mars, avait appelé samedi à cette réduction bilatérale, soulignant qu'un accord sur ce point pourrait être conclu "immédiatement" après le scrutin.

"Cette proposition témoigne de bonnes intentions. Nous avons les mêmes. Nous voulons être un facteur de paix et de stabilité et avoir de bonnes relations de voisinage avec la Grèce", a ajouté M. Gul, selon Méga.

Il a affirmé que son pays avait déjà entamé en 2003 une réduction de ses dépenses militaires, et rappelé les accords conclus avec la Grèce en vue d'une détente militaire, prévoyant notamment un moratoire estival pour les manoeuvres militaires en Egée, et le déminage de la frontière terrestre commune.

Sous l'impulsion de M. Papandréou, les deux pays, alliés dans l'Otan, ont entamé depuis 1999 une politique de rapprochement, qui ne leur a toutefois pas permis de résoudre jusque ici leurs principaux différends.

Tout en continuant de considérer la Turquie comme la "principale menace" contre la Grèce, le ministère grec de la Défense a pour sa part annoncé en 2003 sa volonté de réduire les dépenses d'armement pour atteindre 3% du PIB en 2008 contre quelque 3,5% actuellement et 5% en 2000. (AFP, 20 janvier 2004)
 

L'ONU veut réactiver la recherche des disparus de 1974 à Chypre

Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a récemment appelé les deux communautés chypriotes à reprendre leurs efforts pour élucider le sort des personnes ayant disparu sur l'île lors de l'invasion turque en 1974, a indiqué lundi le Premier ministre grec, Costas Simitis.

"Nous avons discuté du problème des disparus sur la base de la récente initiative de M. Annan", a déclaré M. Simitis, à l'issue d'un entretien avec le président chypriote, Tasso Papadopoulos. "Nous espérons que la partie chypriote-turque adoptera une position positive sur ce dossier, comme l'a déjà fait" la partie chypriote-grecque, a-t-il ajouté.

Selon des sources diplomatiques, M. Annan a envoyé fin décembre des courriers à M. Papadopoulos et au dirigeant chypriote-turc, Rauf Denktash, leur demandant de réactiver les recherches sur le sort des disparus. La partie chypriote-grecque chiffre actuellement ses disparus à 1.587, dont des femmes et des enfants, selon ces mêmes sources.

Les deux communautés avaient conclu un accord en 1997 pour mener ces recherches et rendre dans la mesure du possible les restes aux familles, mais la commission mixte ad hoc s'était vite heurtée à un blocage chypriote-turc, selon les mêmes sources.

Les Chyriotes-Grecs ont entamé unilatéralement des exhumations depuis 1999, ayant notamment permis d'identifier les restes de 31 disparus de leur communauté, dont un ressortissant américain, ont ajouté les mêmes sources à l'AFP.

En 1996, les médias internationaux avaient repris des déclarations faites à une télévision chypriote-grecque par M. Denktash et affirmant que les disparus chypriotes-grecs étaient morts "au cours des tueries perpétrées par des éléments armés chypriotes-turcs dans la foulée" de l'intervention d'Ankara.

M. Denktash avait toutefois ultérieurement démenti ces propos, tout en reconnaissant que "certains disparus ont pu être les victimes de vengeances de Chypriotes-Turcs dont les familles avaient été massacrées" par l'autre partie. Il avait chiffré à l'époque à 803 le nombre de disparus de sa communauté. (AFP, 19 janvier 2004)
 

Athènes et Nicosie lient l'organisation d'un référendum à Chypre à un accord

Athènes et Nicosie ne veulent pas s'engager, comme le demande l'ONU, sur l'organisation d'un référendum à Chypre en vue d'une réunification avant un éventuel accord de règlement, a déclaré lundi le Premier ministre grec, Costas Simitis.

"Nous avons toujours dit qu'il fallait un accord pour qu'il y ait un référendum", si "nous ne sommes pas d'accord avec le résultat des négociations, il n'y aura pas de référendum", a affirmé M. Simitis, à l'issue d'un entretien avec le président chypriote, Tasso Papadopoulos.

Dans une lettre adressée fin décembre à M. Simitis, le président américain, George W. Bush, avait fait part de la volonté du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, de "réactiver la procédure de règlement à la condition que toutes les parties fassent part de leur volonté politique de finaliser le plan de règlement et de le soumettre à un référendum à une date précise".

"Je vous invite à suivre cette approche (...) et vous demande d'encourager le président chypriote", ajoutait M. Bush.

M. Simitis a toutefois souligné que "l'objectif commun" d'Athènes et de Nicosie restait "un règlement le plus rapidement possible" du problème de la division de Chypre, via une reprise des négociations intercommunautaires sur la base du plan proposé l'année dernière par M. Annan, en vue notamment de l'entrée dans l'UE au 1er mai d'une île réunifiée.

"La clé de la solution est toujours dans les mains d'Ankara", qui "contrôle et détermine la position chypriote-turque", a-t-il ajouté. Il a jugé "positives sur le principe" les dernières déclarations favorables à un règlement dans le cadre du plan Annan des dirigeants turcs, mais a relevé qu'elles devaient être traduites "en actes". (AFP, 19 janvier 2004)
 

Première réunion du gouvernement de coalition pro-européen

Le nouveau gouvernement chypriote-turc dirigé par le parti républicain turc (CTP, pro-européen) de Mehmet Ali Talat a tenu samedi sa première réunion dans une "communauté de vues" sur la résolution de la division de Chypre, selon l'agence turque Anatolie.

"Il y a dans le gouvernement une communauté de vues pour travailler de manière sérieuse à la résolution du problème chypriote", a indiqué le Premier ministre Mehmet Ali Talat.

Mentionnant le 1er mai 2004, date à laquelle l'île doit intégrer l'Union européenne, réunifiée ou pas, il a exprimé le souhait d'entamer les négociations avec la République de Chypre (sud) "au plus vite".

Il a indiqué que ces négociations seraient menées conjointement, côté chypriote-turc, par Rauf Denktash, président de la République turque de Chypre nord (RTCN, reconnue seulement par Ankara) et son gouvernement, sans plus de détail.

Le chef du gouvernement a également indiqué que la polémique sur l'invalidation de la nomination de trois ministres du parti démocrate (DP), sur requête du parti d'opposition UBP, serait tranchée par la Cour constitutionnelle, rapporte Anatolie. (AFP, 17 janvier 2004)
 

La justice chypriote-turque invalide la nomination de trois ministres

Le procureur général de la République turque de Chypre nord (RTCN, autoproclamée) a invalidé jeudi la nomination de trois ministres du Parti Démocrate (DP) dans le nouveau gouvernement, en raison de leur résidence en Turquie, selon un un responsable de ce parti.

Le Parti d'unité nationale (UBP), principal parti d'opposition en RTCN, avait déposé un recours devant la justice, affirmant que la nomination de ces trois ministres, désignés par le Parti Démocrate, était anti-constitutionelle du fait de leur résidence à l'étranger.

Le DP, allié de l'UBP dans le gouvernement sortant, vient s une coalition gouvernementale avec le Parti républicain turc (CTP) du Premier ministre Mehmet Ali Talat.

Erkan Emekci, qui avait été nommé ministre du Travail et de la Sécurité sociale, travaille comme médecin spécialiste dans un hôpital à Izmir (ouest de la Turquie), tandis qu'Ayse Donmezer (Economie et Tourisme) et Rasit Pertev (Agriculture) résident à Ankara, selon la presse. Aucun des trois n'est député.

Serdar Denktash, chef du DP, doit maintenant procéder à trois nouvelles nominations avant un vote de confiance des députés au nouveau gouvernement.

Les élections législatives du 14 décembre se sont conclues par un match nul entre les deux partis de la coalition gouvernementale sortante et les deux partis de l'opposition, chaque coalition obtenant 25 sièges au Parlement.

La RTCN n'est reconnue que par la Turquie, qui la soutient économiquement et militairement. La République de Chypre, internationalement reconnue, couvre le sud de l'île. (AFP, 15 janvier 2004)
 

Le nouveau gouvernement de la KKTC approuvé par Denktash

Le dirigeant chypriote turc Rauf Denktash a annoncé mardi avoir approuvé la liste du nouveau gouvernement de la République turque de Chypre du Nord (KKTC), cabinet de coalition dirigé par Mehmet Ali Talat, partisan d'une réunification de l'île avant le 1er mai.

Ce nouveau gouvernement est constitué du Parti républicain turccentre-gauche) de M. Talat et du Parti Démocrate (DP, centre-droit) de Serdar Denktash, fils de Rauf Denktash.

Dans le nouveau cabinet, Serdar Denktash détient le poste de ministre des Affaires étrangères et vice-Premier ministre.

M. Talat, 51 ans, qui devient pour la première fois Premier ministre a indiqué, en réponse aux questions des journalistes, que le plan proposé aux parties chypriotes par le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, constituerait "une base" pour la reprise des négociations sur la réunification de Chypre, qui ont échoué en mars 2003.

Le 1er mai, la République de Chypre (internationalement reconnue comme la seule entité légitime sur toute l'île, mais qui n'en contrôle que le sud, grec) doit rejoindre l'Union européenne. En l'absence d'une réunification de l'île, les Chypriotes turcs resteront au ban du club européen.

A l'issue du scrutin législatif du 14 décembre en KKTC (proclamée unilatéralement et reconnue uniquement par la Turquie), les deux principaux partis d'opposition, le CTP et le Mouvement pour la paix et la démocratie (BDH), avaient obtenu à eux deux 25 sièges, un score identique à celui des deux partis du gouvernement nationaliste sortant, le DP et le Parti de l'unité nationale (UBP).

La coalition CTP-DP dispose de 26 sièges (sur 50) au Parlement.

M. Talat a indiqué que son gouvernement contacterait la Turquie afin de "déterminer dans les plus brefs délais une politique commune pour lancer des initiatives en vue de la relance des négociations" interchypriotes.

Economiquement, la KKTC est sous perfusion de la Turquie, qui y maintient environ 30.000 soldats. L'UE a fait savoir que l'absence d'une solution à Chypre pourrait constituer un obstacle à la candidature européenne d'Ankara.

La Turquie souhaite la relance des pourparlers à Chypre et a préparé des révisions au plan Annan, sans les rendre publiques. Celles-ci devraient être évoquées en dernière instance lors d'une réunion du Conseil national de sécurité (MGK) le 23 janvier.

Le président de la Commission européenne, Romano Prodi, est attendu à Ankara jeudi pour des rencontres avec les dirigeants turcs. On s'attend que la question chypriote soit un des sujets principaux à l'ordre du jour de ces entretiens. (AFP, 13 janvier 2004)
 

"Un gouvernement de consensus social et de règlement du conflit chypriote"

Mehmet Ali Talat, militant de la réunification de l'île et de l'entrée dans l'UE, deviendra premier ministre. Il s'est allié avec Serdar Denktash, fils du président de Chypre-Nord, partisan de la création de deux Etats séparés.

La création d'un gouvernement de coalition dans la République auto-proclamée de Chypre-Nord a été annoncée, dimanche 11 janvier, près d'un mois après des élections législatives qui se sont soldées par une égalité de sièges entre partisans et adversaires d'une réunification de l'île.  Celle-ci est divisée depuis 1974, à la suite de l'invasion du nord de l'île par l'armée turque en réponse à un coup d'Etat soutenu par la junte militaire alors au pouvoir à Athènes.

Le nouveau gouvernement, formé au terme de plusieurs jours de tractations, est constitué du Parti républicain turc (CTP, centre-gauche) dirigé par Mehmet Ali Talat et du Parti Démocrate (DP, centre-droit) de Serdar Denktash, fils du dirigeant de la politique chypriote turque, Rauf Denktash. A eux deux, le CTP et le DP, dont les instances doivent approuver d'ici à lundi l'accord de coalition, réunissent 26 sièges (sur 50) au Parlement, soit deux de plus que les deux partis du gouvernement nationaliste sortant, le DP et le Parti de l'unité nationale (UBP). Aux termes de cet accord, M. Talat devient premier ministre et M. Denktash vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères. En tout, six ministères reviennent au CTP et quatre au DP.

"Notre gouvernement est un gouvernement de consensus social et de règlement" du conflit chypriote, a souligné M. Talat, 51 ans, lors d'un point de presse. Ce fervent partisan de la réunification de Chypre, a souligné que le nouveau cabinet aurait "pour objectif de trouver une solution (à la division de Chypre) d'ici au 1er mai sur la base du plan" présenté par le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, qui prévoit la création d'une Fédération chypriote divisée en deux entités largement autonomes. Le 1er mai est la date de l'entrée dans l'Union européenne de la République de Chypre, internationalement reconnue comme la seule entité légitime sur toute l'île, mais qui n'en contrôle que le sud, grec.

Pressions d'Ankara

Cet accord a été annoncé le jour où Rauf Denktash, président de Chypre-Nord favorable à la création de deux Etat séparés, doit s'entretenir avec le premier ministre turc Tayyip Erdogan. Les deux hommes devraient évoquer les moyens de relancer les pourparlers interchypriotes, sur lesquels les négociations avaient échouées en mars 2003. La Turquie, seul pays à reconnaître l'Etat chypriote turc, et qui fournit une aide économique et militaire, fait pression pour que la question soit réglée avant le 1er mai. D'autant que l'Union européenne lui a signifié que sa propre adhésion dépendait du réglement de la question chypriote.

Le DP ne s'oppose pas à une relance des discussions interchypriotes mais estime que le plan Annan en l'état nuit aux intérêts de sa communauté, alors que le CTP prône certains amendements au plan. En l'absence d'une réunification de l'île, divisée depuis 1974 entre secteurs turc au nord et grec au sud, les Chypriotes turcs resteront au ban du club européen. La Turquie souhaite la relance des pourparlers à Chypre et a préparé une série de révisions au plan Annan, sans les rendre publiques, qui devraient être évoquées en dernière instance lors du Conseil national de sécurité (MGK) prévu fin janvier.

Un premier ministre pro-européen

Mehmet Ali Talat est né en 1952 dans une modeste famille de fermiers de Kyrénia (Girne en turc), dans le nord de Chypre, ville où les chypriotes turcs sont largement minoritaires avant l'intervention militaire d'Ankara en 1974. Il part ensuite étudier à Nicosie, puis en Turquie. Il obtient en 1977 un diplôme d'ingénieur électrique de la prestigieuse Université du Moyen-Orient à Ankara (ODTU), où il fonde avec d'autres une association d'étudiants chypriotes turcs particulièrement active.

Il retourne dans l'île pour se lancer en politique dans les rangs du Parti républicain turc (CTP, centre-gauche) dont il prendra la tête lors d'un congrès en 1996. Il est ensuite, à deux reprises, ministre de l'enseignement et de la culture et une fois vice-premier ministre dans des gouvernements de coalition.

Député depuis 1998, M. Talat a fait de son parti la première formation de la KKTC lors des élections du 14 décembre qui ont vu 19 membres du CTP entrer au Parlement (50 sièges). Pendant la campagne, il s'était posé en porte-drapeau des électeurs favorables à la réunification de Chypre sur la base du plan présenté par le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan. - (Le Monde-AFP-Reuters, 11 janvier 2004)
 

Erdogan et Denktash tentent d'applanir leurs différences

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et le dirigeant chypriote-turc Rauf Denktash ont évoqué dimanche à Istanbul les moyens de parvenir à une solution à Chypre en tentant de surmonter certaines divergences, rapportent les médias.

Au terme de la rencontre, les deux hommes ont indiqué devant la presse être en "parfaite harmonie" quant à la nécessité d'une solution "équitable et durable" du conflit qui dure depuis des décennies.

"Notre objectif commun et de contribuer à une solution juste et durable de la question dans le cadre de la mission de bons office du secrétaire général de l'Onu", Kofi Annan, a souligné M. Erdogan.

Il a ajouté que la Turquie et la République turque de Chypre du Nord (KKTC, reconnue par la seule Turquie) étaient sur la même longueur d'onde au suje974, de l'île en secteurs turc dans le nord et grec dans le sud.

M. Denktash pour sa part s'est félicité de son tête-à-tête avec M. Erdogan, soulignant que le problème de Chypre était une "cause nationale" en Turquie et en KKTC.

"Nous n'avons pas d'opinion différentes", a-t-il souligné, sans répondre aux questions.

Des pourparlers inter-chypriotes sur la base d'un plan proposé par M. Annan avaient échoué en mars 2003.

Ankara cherche à relancer ces négociations avant l'intégration de la République de Chypre (internationalement reconnue, qui contrôle le sud de l'île) dans l'Union européenne.

En l'absence d'une réunification de l'île, les Chypriotes turcs resteront en marge du club européen.

L'UE a également fait savoir que l'absence d'une solution à Chypre pourrait constituer un obstacle à la candidature européenne d'Ankara.

M. Denktash se refuse de négocier le plan Annan, estimant qu'il va "anéantir", à terme, sa communauté, alors qu'Ankara est en faveur de la reprise des pourparlers en proposant des révisions au plan.

M. Annan avait présenté au début 2003 un plan visant à mettre en place à Chypre un Etat fédéral fondé sur le modèle suisse, dont l'échec, à la mi-mars, a été attribué à l'opposition du vieux dirigeant chypriote turc Rauf Denktash. (AFP, 11 janvier 2004)
 

Bush presse Ankara à oeuvrer pour un règlement à Chypre d'ici mai

Le président américain Georges W. Bush a demandé au gouvernement turc d'oeuvrer pour une relance des négociation en faveur d'une réunification de Chypre avant l'entrée, le 1er mai, de la République de Chypre à l'Union européenne, ont rapporté samedi les journaux turcs.

Dans une lettre remise le 31 décembre par l'ambassadeur américain à Ankara, Eric Edelman, au Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, M. Bush souligne qu'il existe "une fenêtre d'opportunité" pour régler la question chypriote avant mai, écrit le quotidien Cumhuriyet.

Le ministère turc des Affaires étrangères, contacté par l'AFP, s'est refusé à tout commentaire au sujet de cette missive.

"Il est de l'intérêt des Etats-Unis et de la Turquie" de trouver une solution au conflit sur la base d'un plan proposé par le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, déclare dans sa lettre citée par la presse turque le président américain, qui avait adressé une missive similaire au Premier ministre grec Costas Simitis.
 

M. Erdogan doit rencontrer le 28 janvier M. Bush à la Maison-Blanche pour évoquer notamment le dossier chypriote.

Des pourparlers inter-chypriotes sur la base du plan Annan avaient échoué en mars 2003.

Ankara cherche à relancer ces négociations avant l'intégration de la République de Chypre (internationalement reconnue, qui contrôle le sud de l'île) dans l'UE.

En l'absence d'une réunification de l'île, divisée depuis 1974 entre secteurs turc au Nord et grec au Sud, les Chypriotes turcs resteront au ban du club européen.

L'UE a également fait savoir que l'absence d'une solution à Chypre pourrait constituer un obstacle à la candidature européenne d'Ankara.

Dans des déclarations à la presse turque vendredi, lors d'une visite en Azerbaïdjan, le chef de la diplomatie turque Abdullah Gul s'est dit déterminé à oeuvrer pour une solution jusqu'à mai tout en soulignant que le cas contraire, la Turquie ne renoncerait pas à ses intérêts sur l'île. (AFP, 10 janvier 2004)
 

Ecevit incites the Army to prevent a peaceful solution in Cyprus

Plans to formulate a "Turkish position" on efforts to resolve the deep-seated Cyprus issue should be discussed in a National Security Council (MGK) meeting before they become final and Turkish Cypriot leader Rauf Denktas should also attend that meeting, former Prime Minister Bulent Ecevit said.

Foreign Ministry bureaucrats are putting the final touches on a document setting out Turkey's position on a Cyprus settlement. The document takes the U.N. Secretary-General Kofi Annan's plan as a basis and proposes amendments to certain parts of the plan.

Media reports said that the Turkish military was uneasy over the Foreign Ministry plans and had demanded a discussion of the plans at the MGK, a grouping of Turkey's political and military leaders.

Ecevit, chairman of the Democratic Left Party (DSP), not represented in Parliament, criticized the Foreign Ministry plans, leaked to press last week, saying that the proposals in the draft went beyond even the Annan plan, which had been declared "dead" by Denktas.

"Even the Greek Foreign Ministry could have been more balanced," Ecevit said in a statement on Thursday.

He said media reports have shown that the military had serious reservations about the draft and added that a limited meeting would be insufficient.

"This issue should be taken up in the MGK, and Denktas should definitely be invited to the meeting. The public should also effectively warn the government because Cyprus is a national issue for Turkey," Ecevit's statement read. (Turkish Daily News, January 2, 2004)

Immigration / Migration

39e jour de grève de la faim de Hasan Subasi à Bruxelles

Le dernier communiqué du Comité Tayad concernant la grève de la faim à Bruxelles:

Le rédacteur de la revue turque "Kerbela" est toujours en grève de la faim depuis le 23 décembre dernier. Si sa santé s'est considérablement détériorée, il reste néanmoins décidé à continuer son jeûne jusqu'au 50e jour.

Par ce jeûne, il entend protester contre le soutien apporté par l'UE au régime des tortionnaires en Turquie, contre les mauvais traitements réservés aux prisonniers politiques confinés dans des cellules d'isolement. Il s'est ainsi joint au mouvement de grève de la faim déclenché par une centaine de prisonniers de gauche le 20 octobre 2000 contre le projet des prisons de type F composées exclusivement de cellules individuelles. Leur mise en isolement les expose a davantage de tortures, de mesures avilissantes et de privations.

D'autre part, l'isolement est en soi une forme de torture subtile et "douce" qui detruit les facultés intellectuelles et la santé physique et morale du prisonnier.

Depuis le début de leur résistance passive entamée il y a maintenant plus de 1200 jours, 107 prisonniers et leurs proches ont perdu la vie en prison et hors-les-murs, des suites de leur jeûne mais aussi au cours d'opérations militaires et policières.

En outre, pres de 500 prisonniers ont ete mutilés par le supplice de l'alimentation forcée. Tant que les prisonniers politiques seront contraints à l'isolement, leur résistance se poursuivra. Nous appelons le monde politique, syndical, les organisations démocratiques ainsi que tous les individus respectueux des droits hunmains à se solidariser activement avec ces prisonniers jusqu'à ce que leur simple revendication d'abolition du régime d'isolement soit respectée par les autorités turques.

Ces prisonniers politiques ne demandent pas la lune. Pas même la liberté. Juste de pouvoir communiquer, parler, partager, entendre la voix d'un camarade, s'encourager mutuellement. C'est leur droit le plus élémentaire.

Mais pour le pouvoir, tout rassemblement d'opposants politiques, même en prison, constitue "un danger pour la sécurité et la stabilité de la nation (!)".

Il est temps de briser les mensonges et le silence. Il est temps de défendre le droit des prisonniers à une vie digne avant qu'un 108e prisonnier ne perde la vie.

Adresse de l'action: Parc Solidarnosc (derrière la commune d'Etterbeek) Chaussée St Pierre, 1040 Etterbeek Belgique (Tayad Komite-Bruxelles, 31 janvier 2004)

Teacher shot dead by Turkish student in Holland

A 17 year-old Turkish student, M.D., shot dead his 49 year old biology teacher, Hans van Wieren in The Hague, Holland.

M.D. had been suspended from school and had returned to discuss his punishment when the crime was committed. The student, accompanied by a friend, shot his teacher in the school canteen in front of other teachers and students and then ran away. Last night the student and his friend surrendered to the police.

The school has been closed for one week because of the event.

Turkish Parliament member of the Christian Democratic Party Coskun Ciroz said, "This sad event can't be just blamed on the Turks. This is an individual case. Anyhow security forces captured the offender and his friend. Now it's the court's job to deal with it."

Ciroz expressed his surprise at such a young student being in possession of a weapon. He said, "This situation relates to an education problem and of course the concept of family has great importance here."

Dutch Prime Minister Jan Peter Balkenende said, "This kind of event should never happen," while Education Minister Maria van Hoeven evaluated the event as a disaster. (Cihan News Agency, January 15, 2004)

Protestation contre la venue d'Erdogan à Berlin

Aujourd'hui, vers 12h.00, des membres de TAYAD Komite (le comité international de solidarité avec l'association turque d'entraide avec les prisonniers politiques) ont "accueilli" le premier ministre turc Tayyip Erdogan aux cris de "USA assassin, AKP complice", "les héros sont immortels, le peuple invincible", "Vive notre résistance du jeûne de la mort" et "A bas l'impérialisme américain".

Cette action a été menée à sa sortie du bureau de l'association turque des industriels et des hommes d'affaires situé dans le quartier de Kreuzberg à Berlin où il venait de prendre son petit-déjeuner.

Sur le calicot déployé par les membres de TAYAD Komite, on pouvait lire: "Vive notre grève de la faim jusqu'à la mort".

Mais soudainement, la police allemande, est entrée en action et ce, avec une violence pour le moins délirante.

En effet, au cours de cette agression policière qui a duré près de 10 minutes, plusieurs manifestants ont été blessés, bouche en sang et nez brisé.

Les manifestants ont tous été menottés puis traînés jusqu'au fourgon qui devait les conduire au commissariat. (Tayad-Komitee Hamburg, 9 janvier 2004)
 

Attaques des Loups Gris à Londres contre des grévistes de la faim

Ce soir, vers 19h. un groupe de Néo-nazis britanniques a attaqué la tente des grévistes de la faim du comité international de solidarité avec l'association turque d'entraide avec les familles des prisonniers politiques (Tayad Komite).

Cette fois, il ne s'agissait pas comme à Rotterdam et à Innsbruck, des "Loups Gris" (néo-fascistes turcs) mais de Néo-nazis britanniques.

Dans l'attaque, l'un des grévistes de la faim, Ulas Keçis a été agressé au couteau à pain.

Les secours et la police ne sont venus qu'une demi heure après l'agression. Finalement, il a été hospitalisé à l'hôpital de North Middlesex mais ayant perdu beaucoup de sang, ses jours sont en danger.

Le 8 décembre 2000, à Rotterdam, un jeune membre du DHKC dénommé Cafer Dereli avait été assassiné par les "Loups Gris" fascistes alors qu'il était en grève de la faim par solidarité avec les prisonniers politiques de Turquie.

Ses assassins n'ont jamais été retrouvés.

Aujourd'hui encore, les grévistes de la faim fustigent la passivité complice des autorités britanniques.

Nous appelons toutes les forces démocratiques européennes à dénoncer ces attaques lâches qui visent des personnes qui, par leur action de jeûne, ne font d'autre tort qu'à eux-mêmes.

Adresse de la tente de solidarité dressée à Bruxelles: Parc Solidarnosc (derrière la commune d'Etterbeek) - Chaussée St Pierre (Tayad Komite-Bruxelles, 6 janvier 2004)
 

La proposition de deux senateurs belges contre le voile?

Deux sénateurs de la majorité, Anne-Marie Lizin (PS) et Alain Destexhe (MR), ont déposé une proposition de résolution qui invite les autorités fédérales et fédérées du pays à adopter des textes législatifs portant interdiction à l'école et par les agents de la fonction publique (y compris dans les hôpitaux publics) de signes manifestant une appartenance religieuse.

Les deux sénateurs profitent du débat qui s'est tenu en France pour lancer l'initiative en Belgique. Anne-Marie Lizin espère que le bureau du Sénat mettra sur pied une commission ad hoc qui pourra se pencher sur cette question délicate, avec comme fil rouge le texte de la proposition de résolution. Pour Alain Destexhe, qui s'appuye sur la position de la Communauté française, sur l'avis du Centre pour l'égalité des chances, sur les différentes déclarations politiques et sur divers arrêts, rapports ou recommandations faits tant en Belgique qu'à l'étranger, le débat est clos, il est temps d'agir.

Anne-Marie Lizin et Alain Destexhe se disent convaincus depuis deux ans au moins de la nécessité de légiférer en la matière. "Nous nous sommes laissés le temps de la réflexion, constatant par ailleurs qu'il n'y avait pas d'initiative à l'étranger. Aujourd'hui, nous nous rallions aux conclusions du débat mené en France", précise le sénateur MR.

Pour Alain Destexhe, il faut se demander ce qu'implique de vivre ensemble en Belgique au XXIème siècle. Il s'agit de défendre la liberté de conscience et la compatibilité des libertés dans l'espace public, ce qui implique un certain nombre de réserves au sein de l'administration et à l'école. De plus, la société doit protéger les mineurs. L'école doit être le lieu de l'apprentissage d'une conscience critique et de la promotion de valeurs universelles, ajoute-t-il.

Pour Anne-Marie Lizin, "le voile c'est la pression sur l'individu au nom d'une religion". La sénatrice de Huy estime qu'il est urgent de légiférer au nom de l'égalité homme-femme et pour soutenir le combat des femmes musulmanes dans chaque pays où elles disent non à l'infériorité.

Les deux auteurs PS et MR ont consulté un certain nombre de constitutionnalistes quant à savoir si une loi fédérale unique pouvait trancher en la matière. Les avis sont partagés. De manière prudente, le texte de la résolution invite les différentes autorités, fédérale et fédérées, à prendre les dispositions en vue d'interdire le port de signes ostensibles à l'école. Selon Anne-Marie Lizin, le Sénat, chambre de réflexion, pourrait prendre l'initiative, sur base de l'article 131 de la Constitution qui stipule que la loi arrête les mesures en vue de prévenir toute discrimination pour des raisons idéologiques et philosophiques. L'initiative des deux parlementaires se fait en toute autonomie.

Tant au PS qu'au MR, on ne se prononce pas pour l'interdiction du port du voile à l'école. Dans le quotidien Le Soir de ce lundi, le président du PS Elio Di Rupo estime même qu'il n'est pas opportun de débattre de cette question en période préélectorale.

Pour Alain Destexhe, "il est anormal que M. Di Rupo évacue la question". Le sénateur MR se demande "de quelle conception de la démocratie est-ce que cela relève?". Pour l'ex-directeur de Médecins sans frontière, "ne pas en discuter en période électorale revient justement à alimenter le poujadisme et le vote d'extrême droite".

Anne-Marie Lizin s'est déclarée "un peu déçue" que les parlementaires ne puissent être parties prenantes au débat. "Ou on laisse l'autonomie aux parlementaires ou alors on fait de nous des pions et on ferme la boutique", a surenchéri M. Destexhe. Quoiqu'il en soit, la discussion devrait avoir lieu dans les prochaines semaines en commission du Sénat. (Le Soir, 5 janvier 2004)
 

Security Forces Capture 728.5 Thousand Foreigners In Last Five Years

Security forces have achieved a significant success in fight against foreigners who fled from their countries due to some reasons such as poverty, unemployment and war and tried to proceed to European countries illegally via Turkey.

Releasing a statement on Sunday, the Directorate General of Security said that a total of 728 thousand 534 foreigners from 162 countries were captured in 11 thousand 432 separate operations between 1999 and 2003.

"These foreigners enter Turkey from eastern borders without passports. Then, they come to western provinces and try to proceed illegally to European countries. Security forces captured 728 thousand 534 foreigners from 162 countries in 11 thousand 432 separate operations between 1999 and 2003. There were 71 thousand 518 Iraqi, 40 thousand 806 Moldovan, 27 thousand 33 Afghan, 23 thousand 164 Pakistani, 19 thousand 556 Iranian, 17 thousand 726 Romanian, 14 thousand 115 Russian and 11 thousand 337 Georgian citizens among them," it said.

Reminding that a special mission force was established under the structure of the Directorate General of Security to fight against illegal migration, the statement noted, "several agreements were signed with the neighboring countries to this end." (Anadolu Agency, January 4, 2004)
 

Des grévistes de la faim à Innsbruck attaqués par les Loups Gris

Le 1er janvier à 6h du matin, à Innsbruck en Autriche, des membres de TAYAD Komite (le comité international de solidarité avec l¹association des prisonniers politiques en Turquie TAYAD) ont été attaqués par les Loups Gris du MHP néo-fasciste.

Les personnes attaquées étaient en grève de la faim sous une tente dressée sur une place publique en plein coeur d'Innsbruk depuis le 19 décembre dernier et ce, pour protester contre le massacre perpétré dans 20 prisons de Turquie, trois ans plus tôt et pour briser la censure et le silence imposé par les autorités turques et européennes au jeûne des prisonniers politiques de Turquie qui se poursuit depuis près de 1200 jours.

L'un de nos grévistes de la faim, Baris Armutlu a été blessé durant l'attaque.

Les grévistes de la faim ont malgré tout pu refouler les Loups Gris et les ont même pourchassés. Tant et si bien que ces fascistes se sont réfugiés chez la police.

Le 9 décembre 2000, notre camarade Cafer Dereli avait été tué par des fascistes du MHP à Rotterdam durant une action similaire de grève de la faim sous tente.

Ces attaques ne nous intimideront pas et ne nous empêcheront pas de poursuivre notre combat contre le régime fasciste de Turquie, ni de manifester notre solidarité envers nos camarades prisonniers qui agonisent et qui résistent dans les prisons de type F. (TAYAD KOMITE-Innsbruck, 2 janvier 2004)

Turkey Rounds up 47,000 Illegal Immigrants in 2003

Turkey, previously criticized by the U.S. for not doing enough to curb illegal immigration, has achieved success in the fight against human trafficking in 2003.

Arresting just 2,799 illegal immigrants in 2000, security forces this year arrested 47,000. Somalian Faisal Cibir, whose search for hope from his native Somalia turned into a life of hardship in Adana, is one of the 47,000 illegals. First losing his wife and then his livelihood, he tried to go to England via Syria and Turkey by paying thousands of dollars to traffickers. However, his dreams ended in a traffic accident in Reyhanli, Hatay. 33-year-old Faysal is now fighting for his life in the Adana Private Feza Medical Center.

Faisal, the second of eight children, worked in his father's business. He had apparently been happy until he lost his wife to malaria not long ago.

He decided to build a new life for himself in England. He paid thousands of dollars to realize this dream and started on his journey. Entering Syria illegally, Faysal made his way to Turkey on his way to England. (Zaman, January 2, 2004)
 
 

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