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INFO-TURK

A non-government information center on Turkey

Un centre d'information non-gouvernemental sur la Turquie

38th Year / 38e Année
Décembre
 
2012 December
N° 412
53 rue de Pavie - 1000 Bruxelles
Tél: (32-2) 215 35 76 - Fax: (32-2) 215 58 60
Chief Editor /Rédacteur en chef: 
Dogan Ozgüden

Responsible editor/Editrice responsable:

Inci Tugsavul
Human Rights
Pressures on  media
Kurdish Question
Minorities
Interior politics
Armed Forces
Religious affairs
Socio-economics
Turkey-Europe
Turkey-USA
Regional Relations
Cyprus and Greece
Migration

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Titres des évènements du mois
Titles of this month's events


Le prix "Info-Türk 2012 pour la liberté" remis à Ragip Zarakolu

prix
Remise du prix "Info-Türk 2012 pour la liberté" à
Ragip Zarakolu par Dogan Özgüden
(Photo: Dursun Aydemir)



Droits de l'Homme / Human Rights

4 818 femmes et 2 281 enfants dans les prisons turques

Thousands Commemorate in Roboski, Demand for Justice
Turkey's human rights record deteriorates in 2012 with persistent problems
HRW: No justice for Uludere airstrike victims
ODTÜ: University Students stage protests in several cities
Government pushes the button: Lynch ODTÜ
Top judge warns against illegal proof collecting
 Ankara Police Raids Apartments, Detains Students
Manifestation d'étudiants contre des violences policières à Ankara
Police Brutality Hits METU Campus during Erdogan's Visit
Istanbul Municipality Bans Political Movie Ad
Collective film to show reality of F-Type prisons
Protestations contre le vaste procès pour complot anti-gouvernement
ECHR finds Turkey guilty for abusing right to life
Turkey's Dark Human Rights Record  2012
Turkey remembers human rights shortcomings on int'l day
 Court gave unbelievable penalties to 20 students: 590 years imprisonment
Turquie, l’empire de la peur ! - Maxime Azadi
Report: Number of minors taken in by police on the rise
Turkey ranks near bottom on democracy ranking list
204 years imprisonment penalty to 27 people in Bitlis KCK

Pression sur les médias / Pressure on the Media

Libération de prison du journaliste Soner Yalçin

Taraf Newspaper to Take Defamation Verdict to ECHR
Petition to ‘protect’ memory of sultans
Le prix "Info-Türk 2012 pour la liberté" remis à Ragip Zarakolu
La conférence de presse de Zarakolu à Bruxelles
RSF: La Turquie, première prison au monde pour les journalistes
The day independent journalists were jailed
ECHR Finds Turkey Guilty For Blocking Google Sites
Book lists banned 20,000 publications in Turkey
 Call to Send Cards to Jailed Journalists
IPI Condemns Journalist Sadiye Eser's Arrest
Remise du prix 2012 de la Fondation Info-Türk à Ragip Zarakolu
EFJ: Ragip Zarakolu's Press Conference in Brussels
FEJ: La conférence de presse de Ragip Zarakolu à Bruxelles
Conférence de Zarakolu à l’Ecole des hautes études en sciences sociales
Taraf's outspoken journalists part ways with daily

La sociologue Pinar Selek rejugée pour attentat
L'agression de journalistes kurdes au PE débattue au Parlement belge
Özgüden: International Pressure Needed To Stop Jailing Of Journalists In Turkey
L’éditeur Ragip Zarakolu à Paris Mercredi 12 décembre
CPJ: La Turquie, "premier géôlier mondial" des journalistes
Freedom to Publish: Mass Trial Continues in Turkey
Deux Journalists Detained in Istanbul
Nouvelle enquête judiciaire visant le pianiste turc Fazil Say
IPI visit highlights press freedom
Appeal for solidarity with Writer Tunc, Poet Ozcan and Academic Zarakolu under arrest
 71 journalists in prison, union says
Erdogan  continues to slam TV serial on Ottomans
La Croatie refuse d'extrader une journaliste recherchée par la Turquie
IPI kicks off press freedom mission to Turkey
EFJ Campaign to set free all journalists in Turkey
La série Les Simpson se moque de Dieu: amende en Turquie pour une chaîne
 Urgent à diffuser pour Pınar Selek le 13 décembre

Kurdish Question / Question kurde

Over 100 thousand people bid farewell to Elçi

Kurdish deputy Serafettin Elçi passes away at age 74
 Deputy PM says would join PKK if faced torture like BDP deputy
 Les Kurdes ont-ils droit à un Etat ?
Complaint on Roboski reached International Criminal Court
 Arrestations massives et violations graves des droits humains
Siirt Mayor Selim Sadak detained with at least 73 Kurds
International Peace Initiative Launched with joint call
Archbishop Tutu calls for dialogue in Turkey
International Crisis Group (ICG) Report on "Turkey's Kurdish Impasse"

Minorités / Minorities

Turkey's Christians celebrate Christmas, ceremonies held across country

 Questionnaire Enrages Turkey's Roma People
Des groupes ultranationalistes s’en prennent aux Arméniens de Turquie
 Media hate speech targets Armenians most, report shows

Politique intérieure/Interior Politics

NGOs: New Constitution works at dead end

Speculations mount over PM’s wiretapping
President Gül and Premier Erdogan disagree on separation of powers
 Erdogan desires unlimited authority
Le parquet: Le président Ozal n'est pas mort empoisonné
Human Rights Watch slams new ombudsman
Gül prefers silence on BDP immunity controversy
Ombudsman takes oath amid protests
 Immunity debate grabs AKP
New parliamentary motion against jailed BDP deputies
Ombudsman under fire for his verdict on Dink

Forces armées/Armed Forces

‘Military's silence delays investigation into Uludere incident'

 Les conscrits turcs se rebellent face à la maltraitance
 Turkey's New Party Questions Army Suicides
 Court drops charges against BDP leader over ‘corporal' remarks on army chief
 Amid increasing suicide reports in Turkish army, another soldier hangs himself

Affaires religieuses / Religious Affairs
 

Des peintures de nus retirées d'une exposition d'Art
La religion apparait au menu d'examens d'entrée à l'université en Turquie
 Parliament’s cemevi denial slammed by Alevi groups
 Headscarf ban on professional athletes lifted by ministry
 Dans la Turquie d'Erdogan, les symboles islamiques ont la cote
Le président demande une nouvelle enquête sur un massacre d'intellectuels


Socio-économique / Socio-economic

La Chine place en orbite un satellite turc
Teachers' Union Boycotts New Dress Code
La Turquie pourrait se retirer du projet de gazoduc Nabucco

Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

Final Resolution of the International Conference on Kurds in Brussels

EU: BDP deputies should not be 'excluded' from politics

 International Conference on Kurds at European Parliament

Turquie-USA/ Turkey-USA

Des soldats allemands en Turquie pour installer des missiles Patriot
 Les Patriot en Turquie pour une autre guerre ?
Les USA vont déployer des Patriot et des troupes en Turquie
Six Patriot batteries, 600 foreign troops to be deployed in Turkey
 Berlin prêt à envoyer 400 soldats à la frontière turco-syrienne
L'Otan s'engage à protéger la Turquie et menace Damas sur les armes chimiques
Déploiement de missiles Patriot: plusieurs semaines nécessaires
L'Otan s'apprête à donner son feu vert au déploiement de Patriot en Turquie

Relations régionales / Regional Relations

La Turquie appelle l'Iran à faire pression sur le régime syrien

 Abbas met en garde Israël contre un projet "très dangereux"
Barbarie: Un enfant tranche la tête d'un civil syrien au sabre
 Le Premier ministre irakien souhaite "un nouveau départ" avec la Turquie
 L'Irak interdit l'atterrissage au Kurdistan de l'avion d'un ministre turc
Putin: Les Patriot en Turquie vont "exacerber" la tension avec la Syrie

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece

Turkish FM: Greek Cypriots block EU membership

Immigration / Migration

Manifestation pour solidarité avec un détenu politique turc à Bochum
Le chauffeur d'Emir Kir condamné pour trafic international d'armes
La loi anti-terrorisme déjà contestée en Belgique
Un Turco-néerlandais jugé à Paris dément avoir financé un groupe jihadiste


Droits de l'Homme / Human Rights

4 818 femmes et 2 281 enfants dans les prisons turques

par Amitiés kurdes de Bretagne

Selon un rapport du l’administration pénitentiaire (Türkiye Ceza ve Tevkifevleri Genel Müdürlüğü), les prisons comptaient en mars 2012 132 369 détenus dont 4 818 femmes et 2 281 enfants, soit une augmentation de 300 % depuis 1999. La Turquie compte 370 prisons pour une capacité de 116 754 personnes, dont quatre prisons pour femmes et trois prisons pour enfants.

Six à sept mille personnes (hommes et femmes) sont détenues aujourd’hui pour "collusion avec le KCK" (Union des Communautés du Kurdistan) considérée par l’Etat turc comme la branche urbaine du PKK. En fait c’est tout un mouvement de démocratie participative qui est en marche, initié par le parti pro-kurde DTP (dissout et remplacé par de BDP), regroupant les formations politiques kurdes, y compris le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), des associations et des personnalités de la société civile.

Toutes les assemblées de ville et de quartier ainsi créées, révèle Selahattin Demirtaş, député kurde, co-président du BDP, ont soutenu le DTP durant les municipales de 2009, en faisant notamment du porte-à-porte, et lui ont permis de remporter une large victoire. C’est donc en 2009 que l’AKP s’est rendu compte pour la première fois de la force d’un tel système. C’est pourquoi, au lendemain des élections, le 14 avril 2009, tous les dirigeants des dites assemblées, parmi lesquels des vice-présidents du DTP en charge de la coordination, ont été interpellés lors de la première vague d’arrestation.

Ces vagues d’arrestations et d’incarcérations n’ont cessé depuis car, dans cette implacable logique d’un premier ministre turc autocrate qui veut devenir président d’une Turquie "à sa main", il est nécessaire de détruire ce modèle démocratique : RT Erdoğan ne peut tolérer cette capacité de la population à s’organiser jusque dans la rue. Toutes ces organisations qui, jusqu’à hier, menaient leurs activités sous ses yeux en toute légalité, ont été, du jour au lendemain, déclarées illégales.

A Bağlar (arrondissement de Diyarbakir), dans l’une des prisons pour femmes devant laquelle une délégation des Amitiés kurdes de Bretagne avait fait un sit-in le 24 mars 2010 pour protester contre ces incarcérations honteuses, s’entassent, dans des conditions d’hygiène lamentables, des militantes politiques et associatives, certaines depuis près de quatre années. Mais, comme le montre la photo ci-dessous, ces femmes conservent toute leur fierté et leur dignité. (André Métayer,
samedi 29 décembre 2012)

Otages du gouvernement turc

Elles sont kurdes et nous les appellerons par leurs noms d’emprunt. Elles sont étudiantes, 20 ans à peine et détenues dans l’une des quatre prisons fermées pour femmes de Turquie, celle de Diyarbakir.

Laetitia, 20 ans étudiante en 3ème année de philo, a été arrêtée et écrouée depuis plus d’un an pour avoir participé à une manifestation en commémoration de la mort d’un étudiant, Aytin Erdem, tué à Diyarbakir par la police le 6 décembre 2009.

Dans le même dossier, il y a aussi son amie Anne-Sophie, étudiante en 4ème année de physique. La seule preuve à charge est... une fleur (en forme de tulipe inversée) qui pousse dans les régions de Van et d’Hakkari, car il est dit en substance "qu’en général ce sont les membres de l’organisation qui se font photographier avec cette fleur." « L’organisation » désigne, dans le langage policier et judiciaire, le PKK considéré comme une organisation terroriste. Cette fleur, aux yeux de l’appareil politico-judiciaire, devient pour le procureur une preuve suffisante pour accuser Anne-Sophie d’être membre de l’organisation. De même de nombreux livres et poèmes trouvés lors de la perquisition de son domicile ont été présentés comme des ouvrages interdits et illégaux.

Tiphaine, une autre étudiante en philo, a été accusée de se rendre dans une "maison de l’organisation" alors qu’elle rendait visite à sa tante.

Magali, lycéenne, a été interpellée alors qu’elle déjeunait dans un café. Les policiers l’ont arrêtée après avoir "inspecté" son pain. Mise en cause pour avoir participé à une manifestation, elle est écrouée depuis plus d’un an et risque 10 ans de prison.

Des menottes à celle qui pense, une muselière à celle qui parle

De toute évidence, poursuit notre correspondante, elle-même incarcérée depuis avril 2009, une participation à une manifestation ou une conférence de presse coûte plusieurs années de détention, voire à des condamnations encore plus lourdes. Les transformations cosmétiques de la loi ne sont d’ailleurs jamais appliquées. Les paquets législatifs tous plus abstraits les uns que les autres présentés à la population sont des leurres. Il n’y a ni évolution démocratique, ni transformation, ni amélioration législative. Les juridictions à compétence spéciales ont vu leur appellation changer, mais la mentalité est restée la même. L’idée d’une « justice libre » est, aujourd’hui, aux mains du gouvernant actuel qui, on le voit parfaitement dans les procès politiques, menotte celui qui pense et musèle celui qui parle. Telle est sa politique. Que peut-on bien attendre de celui qui se balade avec une corde à la main pour vous pendre ? Par quelles idées de liberté et de démocratie peut-il être habité?
(André Métayer, samedi 29 décembre 2012)

Thousands Commemorate in Roboski, Demand for Justice

Today marked as the anniversary of Roboski Massacre, killing of 34 Kurdish civilians from Roboski and Bujeh villages--which are officially recongnized as Ortasu and Gülyazı respectively--after a Turkish military air strike days only three before 2012. Turkish state officials claim that killings were caused due to false intelligence reports provided by U.S. Army, an argument that created controversy in Turkey.

Turkish police tightened security on Riboski entrance, controlling human circulation in and out of the village with barricades. Last night several vehicles heading to Sirnak province has been halted by the police for vehicle license checks. Many individuals said they were IDed by the police in downtown Sirnak.

Several delegations arrived at Roboski this morning including Peace and Democracy Party co-chairs Selahattin Demirtaş and Gültan Kışanak, Democratic Society Party co-chairs Ahmet Türk and Aysel Tuğluk, deputies from Peace and Democracy Party, MAZLUMDER Association, Dersim Associations' Federation, Peace Parliament.

Democratic Congress of Peoples also attended the ceremony with Sebahat Tuncel, Ertuğrul Kürkçü, Nursel Aydoğan, Rıdvan Turan, Garo Paylan, Ferhat Tunç and Gençay Gürsoy. Delegations were received by family members who lost their beloved ones in Roboski killings.

According to Firat News Agency, the ceremony began at 10 am.

Demirtaş: Erdoğan know that civilians were targeted

"Those who suffered took fronts for freedom struggle. Kurdish people are the source of stability and instability, in Turkey and in the Middle East. If Kurds are emancipated, the region will do so too. Kurdish people will always respond the policies based on assimilation and denial," Ahmet Türk, co-chair of Democratic Society Party, said.

Peace and Democracy Party co-chair Demirtaş claimed that the air strike order that killed 34 civilians was made by PM Erdogan. "The Turkish Army is aware of this order."

Demirtaş said PM Erdogan was given a report saying that a high rank PKK officer was among 34 civilians. "But the report said the rest of the people were civilians."

Demirtaş complaint that PM Erdogan might never be held accountable for the air strike order in a foreseeable future. "No Turkish prosecutor will take this to court. Why? Because whoever died in that massacre were not Turks. Kurds were killed there. You can't order an air strike in western part of Turkey. Do you do this because there is no Kurdistan? Kurds should have their Kurdistan. No matter independent, federal or autonomous. If there is a Kurdistan, then a justice for Roboski can be found."

Kürkçü: Turkish authorities buried our hopes under these missiles

Speaking on behalf of Democratic Congress of Peoples, Peace and Democracy Party deputy Ertuğrul Kürkçü said they would support Roboski people until the culprits will stand for trial.

"The missiles that fell onto Roboski people actually fell on our hopes for coexistence," Kürkçü underlined. "Turkish authorities buried our hopes under these missiles. We are struggling to create a common Turkey identity so that Kurdish people can be a part of that. You are not alone and you will never be."

Kürkçü claimed the culprits still served in the prime ministry and army, insinuating that they were the prime minister and head of army.

Ferhat Tunç, another Democratic Congress of Peoples member, said he was speaking on behalf of Dersim people. "The deadliest massacre in the Turkey's history is Dersim Massacre in 1937. Our pain didn't alleviate yet and now we suffer from Roboski Massacre, which is sort of an upgraded version. We don't differentiate these two tragedies and no apology will make it feel better. Our pain will only alleviate when repartitions will be made."

Following the speeches, many demonstrators including Diyarbakir province mayor Osman Baydemir headed to the village mosque for Juma prayer. The commemoration ceremony ended after visiting victims' graves.

In several south-eastern Kurdish districts--Derik, Nusaybin, Kızıltepe, Silvan, Bismil, Malazgirt, Şırnak, Cizre, Silopi, İdil, Uludere and Beytüşşebap--local businesses took down their shutters to commemorate the killings. (BIA, Dec 28, 2012)

Turkey's human rights record deteriorates in 2012 with persistent problems

Human rights activists in Turkey agree that serious problems are still waiting to be addressed in the field of human rights despite positive efforts having been made.

While steps such as facing the troubled history of the country's civil-military relations, legislative changes to protect women and the establishment of a commission to draft a new constitution are listed among the most important achievements of 2012, the failure to illuminate the complete background of the Uludere incident, the controversial election of the first ombudsman of the country, the lingering headscarf ban, the failure to abolish military courts, torture under custody and the abuse of children in jails remain among the serious issues Turkey will face in the next year.

Talking to Today's Zaman, Ahmet Faruk Ünsal, the president of the Association of Human Rights and Solidarity for Oppressed Peoples (MAZLUM-DER), says he finds the will to draft a new constitution important along with the start of a court case against the then-top two military officers who staged the military coup on Sept. 12, 1980, namely former President Kenan Evren and Gen. Şahinkaya. However, when it comes to concerns remaining from 2012, Ünsal has a longer list. At the top of his list is the Uludere incident in which a military airstrike killed 34 smugglers, including 19 minors, claiming that it mistook them for Kurdistan Workers' Party (PKK) terrorists in December 2011. According to him, the fact that an investigation into the Uludere incident was not initiated by the government is a big failure since “the perpetrators of the killings are not unknown unlike in other cases.” Ünsal says that “the parliamentary commission report is not binding,” as he urges the government to take legal action. Similarly, he argues that the existence of military courts will remain an obstacle before legal proceedings, questioning the increasing number of suspicious death cases that occur during military service.

The Uludere incident remains on top of the Human Rights Watch (HRW) list as well. Just one day before the anniversary of the killings, on Thursday, Emma Sinclair-Webb, senior researcher for Turkey at HRW, said in a public statement, “One year on, no one has been held account for ordering the F-16 jets to drop the bombs that killed the 34 villagers.” She added that “the Turkish government, parliament and Diyarbakır prosecutor have so far failed the families of the victims in their search for justice.”

The election of Turkey's first chief ombudsman led to great disappointment among human rights organizations in 2012.  A controversial figure in terms of approach prioritizing the state over the individual, Turkey's first ombudsman, Mehmet Nihat Ömeroğlu, is a retired member of the Supreme Court of Appeals. Ömeroğlu was one of the judges who approved a local court's ruling against Turkish-Armenian journalist Hrant Dink over charges of “insulting Turkishness” according to Article 301 of the Turkish Penal Code (TCK), which was later amended.

On Dec. 10, Human Rights Day, Sinclair-Webb told Today's Zaman that she was concerned about the choice of somebody who has not championed the rights of citizens. “It is a very bad beginning for this institution and a bad message,” she said, describing the choice as “unfortunate.”

Öztürk Türkdoğan, the chairman of the Human Rights Association (İHD), commented to Today's Zaman that “overall in 2012 there have not been improvements in the human rights conditions of Turkey because the country has failed to solve its main problems such as the Kurdish issue.” Although he praises the trial of the coup plots as a positive step like the others, he criticizes Turkey for “not entirely facing the past.”

Arguing that “the government only wants to face the military coups,” Türkdoğan says that “there is only limited development in the human rights record of Turkey with no real process.” Listing detention time and the failure to enjoy the full freedom of expression as the remaining problems, Türkdoğan says that there is an increasing trend in human rights violations in 2009-11. While praising the efforts of the Ministry of Family and Social Policies towards protecting women from violence, Türkdoğan says that often laws remain insufficient because the problem of domestic violence is also cultural.

Main opposition Republican People's Party (CHP) Deputy Chairman Sezgin Tanrıkulu criticizes the government, saying it has been the cause of massive human rights violations in all areas this year. In his human rights report that he shared with Today's Zaman, he argued that the Justice and Development Party (AK Party) government tolerated the torture, turned a deaf ear to the outcry of women, violated the dignity of people in prison and did nothing to prevent accidents in factories.

The conditions in prisons and juvenile detention centers have also been the subject of debate in 2012. Last May 200 juvenile offenders were transferred from Adana's Pozantı juvenile detention center to Ankara's Sincan juvenile detention center due to rape allegations. Overcrowded prisons are a human rights violation per se, according to lawyers, who said inmates suffer from many problems, including being crowded in rooms that are too small. A fire that broke out after a fight among prisoners in a Şanlıurfa prison last June claimed the lives of 13 inmates. According to news reports, the prison had a capacity of 600 but was holding some 1,000 prisoners.

With the current legislation concerning the country's prisons and detention centers, it is almost impossible to punish abusers who inflict violence on anyone who has been jailed, who remains at the mercy of jail guards, the administration and police officers. Human rights advocates emphasize the urgent need to open these facilities to the supervision of civil society organizations.

For 2013 Ünsal expects the commanders of the Sept. 12, 1980 coup to be brought into the courtroom as they testified from the hospital via video conferencing in the first hearings in 2012.

As Türkdoğan states, “The advocates of human rights issues always tend to draw attention to the glass half empty so that governments can fix the problems.” It seems that in 2013, the pressure of the human rights groups on the government will continue in the face of serious unresolved issues stemming from the major fault lines of Turkish politics such as the Kurdish issue, freedom of expression and religion and the role of the citizen vis-à-vis the state. (TODAY'S ZAMAN, Dec 29, 2012)

HRW: No justice for Uludere airstrike victims

The Turkish government has yet to open an effective and transparent inquiry into a Turkish air force aerial bombardment a year ago that killed 34 Kurdish men and boys, Human Rights Watch said today. Parliamentary and criminal investigations into the incident on the Turkey-Iraq border near Uludere also appear stalled.

Failure to conduct an effective investigation, on top of the circumstances of the bombing and killings themselves, indicate a failure by Turkey to live up to some of its most fundamental obligations under the European Convention on Human Rights (ECHR) to safeguard the right to life, Human Rights Watch said.

“One year on, no one has been held account for ordering the F-16 jets to drop the bombs that killed the 34 villagers” said Emma Sinclair-Webb, senior researcher for Turkey at Human Rights Watch. “The Turkish government, parliament, and Diyarbakır prosecutor have so far failed the families of the victims in their search for justice.”

The attack, on December 28, 2011 at around 9:30 p.m., hit a group of 37 villagers from Ortasu (Roboski, in Kurdish) and Gülyazı (Bujeh, in Kurdish), two villages on the Turkish side of the border, as they crossed back into Turkey from Iraqi Kurdistan. Thirty-four were killed, 17 of them children.

The group was bringing diesel fuel, tea, and sugar, carried on mules, across the border a centuries-old practice in a region with few employment opportunities. The aerial bombardment took place after unmanned drones provided intelligence in the form of video images of the large group walking with mules in the mountainous region. The government has stated this and the drone footage has been made available to those investigating the incident.

The parliamentary human rights investigative commission set up a sub-commission in January 2012 to examine the Uludere incident. However, the sub-commission has not yet concluded its inquiry or released any findings, despite repeated assurances that it would. Members of the sub-commission from the opposition parties have told the media and Human Rights Watch that the General Chief of Staff’s Office, the Defense Ministry, and the National Intelligence Agency (MİT) have refused to co-operate fully with the inquiry and failed to answer questions or to provide certain documentation the sub-commission requested.

The Diyarbakır public prosecutor’s office, which is responsible for the criminal investigation into the incident, has also not concluded its investigation, with no indication when it might do so.

“The lack of progress in an entire year on completing any investigation of the Uludere incident is very troubling because it is consistent with the government’s overall reluctance to account to the public for the government’s wrongdoing,” Sinclair-Webb said. “Holding state authorities who killed civilians accountable is crucial to upholding democracy and the rule of law.”

Article 2 of the ECHR, to which Turkey is a party, safeguards the right to life and in the words of the European Court of Human Rights that determines violations of the convention, the circumstances in which deprivation of life may be justified must be strictly construed. Article 2 covers situation of intentional killing and situations in which it is permitted to use force that may result, as an unintended outcome, in the deprivation of life. However, the court emphasizes that any use of force must be no more than “absolutely necessary” and strictly proportionate to the achievement of permitted aims.

With respect to military operations, which the court has had several occasions to scrutinize, it emphasizes that any operation must be planned and controlled by the authorities so as to minimize, to the greatest extent possible, recourse to lethal force and the risk to life.

In the Uludere bombing, no information has been released to the public regarding what safeguards were in place, if any, to assess whether lethal force was absolutely necessary, whether the large group of people spotted by the drones could be lawfully targeted, and how loss of life could have been minimized.

The UN Special rapporteur on extrajudicial, summary or arbitrary executions, Christof Heyns, visited Turkey in November. Afterward, he raised a general concern about the “urgent need to end impunity for past and ongoing violations of the right to life” in Turkey.

Heyns commented on the Uludere incident: “The fact that the public is, one year later, no closer to an understanding of these tragic events reinforces the concerns … about impunity. The absence of a transparent public enquiry further aggravates the situation.” He said that “an independent and prompt public and transparent investigation into the Uludere/Roboski incident should be undertaken as a matter of great priority.”

The Turkish government should insist on immediate and full cooperation by all government agents with both the parliamentary and criminal inquiries, so that the victims of the bombing may see justice, Human Rights Watch said. Failure to do so may result in Turkey being brought before the European Court of Human Rights for violations of the right to life of another 34 of its own citizens.
(ANF, Dec 27, 2012)

ODTÜ: University Students stage protests in several cities

Following a march on the campus, around 3,000 ODTÜ students flocked into the Devrim (Revolution) Stadium on campus to protest disproportionate use of force by the police against students on Dec. 18.

Inside the stadium, some of the students clasped in each other’s arms and formed with their bodies the words “ODTÜ is afoot.”

Afterward bands and singers, most of whom are known to perform protest music, took the stage at the stadium in a show of support for the students. Students from Ankara University and Hacettepe University also joined the protest.

In a related development, students at Istanbul’s Galatasaray University staged a demonstration protesting the university’s rector, who signed a joint declaration condemning the student protests at ODTÜ. Students gathered in the rector’s office building, and rector Ethem Tolga had not yet been able to exit the building when the Hürriyet Daily News went to print.
(hurriyetdailynews.com, Dec 28,  2012)

Academicians Launch Campaign Against PM, University Presidents

Dozens of academicians from Middle East Technical University initiated a campaign to protest university presidents' joint declaration that held METU students responsible for the outrage during Göktürk 2 satellite launch ceremony on December 18. Campaign leaders said Tuesday that they already reached 4,000 signatures on the 2nd day of the campaign.

PM Erdogan's critical remarks that accused METU students for the outrage and defended police brutality also triggered several academicians in METU to launch the campaign with its slogan "Protect METU: Don't touch students".

The campaign declaration went as:

"I, aforementioned, condemn the police brutality during the students at METU during Göktürk 2 satellite launch ceremony and the non-objective media coverage related to the events on December 18.

I would like to address to officials here: The tear gas bombs casted by police fell onto my campus and stormed my university. The broken windows and damaged classrooms belong to my university. Detained and wounded students are my students.

My classes were cancelled due to police brutality. My labs got property damage, my cars were affected.

I know that if I don't raise my voice against the police brutality today, I will be responsible for what is going to happen in the future.

I know that if I don't express the fact that peaceful protests are a part of free speech environment, I won't be able to find the courage to confront anti-democratic pressures in the future.

I know that if I remain silent today, if I don't defend my democratic rights, these abuses will maintain and it will be too late for all of us." (BIA, Dec 26, 2012)

Government pushes the button: Lynch ODTÜ

It has already turned out to be a lynch campaign against Middle East Technical University (ODTÜ), one of the country’s few prominent universities who’s graduates have contributed to Turkey’s development in almost all fields since its foundation in 1956.

Students’ protest against the Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan who paid a rare visit to ODTÜ for the launch of Turkey’s first self-made satellite Göktürk-2 and the university’s rector, Prof. Ahmet Acar’s accusations that the security forces’ use of disproportional forces have been placed at the center of the lynch campaign.

Unsurprisingly, Erdoğan’s very harsh statement against ODTÜ and its academic staff started the process. He directly targeted the institutional identity of the university and the entire academic staff, saying “What a shame! Shame on the professors who raised those students. Is violence and terror a protest? Is this how it has to be?”

Following Erdoğan’s remarks late Dec. 21 and Dec. 22, Supreme Education Board (YÖK) Head Gökhan Çetinsaya announced that he had assigned the board’s auditing body to examine the students’ protests and ODTÜ’s management in handling this incident. That followed a chain of statements issued from almost all universities from all over the country, with many of them recently established and nearly non-existent with regard to their academic standings.

Aiming at isolating ODTÜ and its rector, the statements were condemning the use of violence (in particular Molotov cocktails, although it has not been proven) and the protest committed against the “leaders of the state,” obviously reflecting a very academic language and world view.”

In a very identical one, the Bingöl University’s statement reads as follows, “We want to share our opinion of disapproval of the behavior committed against our prime minister at a moment when our government providing very important and meaningful support to the universities in the Southeast and East should be appreciated.”

A joint communiqué issued by seven universities in Istanbul late Dec. 24, however, highlighted freedom of thought to overcome violent behavior, calling students to protest through their critical minds. It of course did not mention the hundreds of university students who are still in prisons for their non-violent protests, like opening placards or organizing protest rallies for the free education.

As if the government and security forces were tolerant toward the non-violent protests and as if they were hesitant in using their spray gas and batons against any sort of rallies, it’s interesting to hear those promoting peaceful demonstrations.

A universal and genuine democratic understanding does require tolerance toward opponents, especially toward university students who are future leaders of the country. Provoking government agencies and pro-government universities to lynch a university will serve nothing in the name of this country except for marking a black stain on the government.
(hurriyetdailynews.com, Dec 25,  2012)

Top judge warns against illegal proof collecting

Courts cannot base their rulings on illegally collected evidence, Turkey’s top judge has reiterated following recent acquittals in a high-profile case that failed due to the illicit collection of such material.
“Evidence that was gathered illegally cannot be used. Other evidence should be considered,” Constitutional Court head Haşim Kılıç was quoted as saying by daily Milliyet on Dec. 21.

“For example, a judge has to decide in a court ruling on wiretapping and other types of technical surveillance. A prosecutor might allow it for urgent situations, but it still needs a court ruling within the following 24 hours. Evidence gathered without following such a procedure is not legal,” Kılıç added.
His remarks came days after the Supreme Council, the name the Constitutional Court takes when it tries ministers and senior members of the judiciary, acquitted 15 suspects in a bribery case on the grounds that some evidence was not collected through lawful means and that the available evidence was not sufficient for their conviction.

Although Kılıç was among the four judges who voted against the decision, he is still against the use of illegally obtained evidence.

“The disagreement in that particular case was not about the content of the evidence, but whether the Justice Ministry investigator that led the probe and asked for permission to wiretap had the authority,” Kılıç was quoted as saying. “Three other judges and I said he was authorized and the evidence could be used, but the majority disagreed. Hence, the evidence was not taken into consideration.”

When asked whether the Supreme Council’s decision could set a precedent for other trials, such as the Ergenekon and “Balyoz” (Sledgehammer) cases, whose suspects have long complained about illegally recorded conversations being used as evidence, Kılıç said it was not binding for trials in progress.
“Our ruling is about criminal cases that come to the Supreme Council,” he said. “Each case should be considered separately.”
(hurriyetdailynews.com, Dec 21,  2012)

Ankara Police Raids Apartments, Detains Students

Anti-terror police teams raided several apartments this morning, detaining students who protested PM Erdogan during Göktürk 2 satellite ceremony at METU on Tuesday evening.

Authorities said detained students who have been charged with assault on police and violation on protest and gathering regulations, were not allowed to meet their lawyers due to ongoing operation.

A list of detained students included Mert Atmaca, Mustafa Bozkurt, Hasan Koç, Hüseyin Koç (readers of Kaldıraç magazine), İlhan Aslan (Socialist Democracy Youth), Can Kaya (Hacettepe University), Cem Dursun, Batuhan Demirci (Youth Federation), Güven Kazım Altunkaya, İlhan Şen, Sercan Çınar (METU Mountain and Winter Sports Club) and Bedirhan Şen.

Police raid has been executed according to Article 10 of Turkey's Anti-Terror Act by the order of Chief Prosecutor Sadık Bayındır, who previously prosecuted medicine students for terrorism charges.

Can Kaya who has been detained this morning, stood trial on a previous prosecution in Hopa case.

Following the raids, several student groups and activists announced protests in Ankara and Istanbul.

* METU students announced a protest walk scheduled at 4:30 pm.

* Many students in Istanbul agreed to meet in Taksim Square at 5 pm for a protest walk.

* Another group announced to make a statement on the steps of Prime Ministry in Ankara at 6 pm. Many students decided to head to METU following the statement and not leave campus until their friends' release. (BIA, 21 December 2012)

Manifestation d'étudiants contre des violences policières à Ankara

Des centaines d'étudiants d'une université d'Ankara ont défilé vendredi devant les bureaux du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan pour dénoncer les violences dont ils ont été victimes lors d'une intervention des forces de l'ordre en début de semaine dans leur établissement, a constaté un photographe de l'AFP.

Les quelque 500 manifestants ont scandé des slogans tels que "la jeunesse demandera des comptes à Tayyip" et déployé des banderoles demandant la remise en liberté de plusieurs de leurs camarades interpellés par la police.

Les forces de l'ordre ont utilisé mardi soir des grenades lacrymogènes et des canons à eau pour disperser un groupe d'étudiants de l'Université technique du Moyen-Orient (METU) à Ankara qui protestaient contre la présence dans leur campus du chef du gouvernement, venu assister à la retransmission télévisée du lancement d'un satellite turc par une fusée chinoise.

Une cinquantaine d'étudiants ont été blessés pendant cette intervention et douze autres arrêtés par la police. L'un des blessés, atteint à la tête par une grenade lacrymogène, a été hospitalisé pour une hémorragie cérébrale.

Dans un entretien accordé vendredi soir à la chaîne de télévision d'information privée NTV, le chef du gouvernement a justifié l'opération musclée des forces de l'ordre.

"Ce n'était pas une manifestation pacifique", a jugé M. Erdogan. "Pourquoi la police était-elle présente ? Parce qu'ils (les étudiants) se livraient à toute une série d'actions répréhensibles comme brûler des pneus de voiture ou transporter des cocktails Molotov dans leurs sacs à dos", a-t-il poursuivi.

Le Premier ministre a ajouté que tous les manifestants n'étaient pas des étudiants et affirmé que certains d'entre eux étaient "membres d'une organisation terroriste", sans donner plus de précision.

Au contraire, l'opposition a dénoncé la dérive autoritaire du gouvernement islamo-conservateur, au pouvoir depuis 2002.

"Aujourd'hui, cette université est devenue un symbole d'un environnement répressif et d'un régime autoritaire", a déploré Aykan Erdemir, un député du principal parti d'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP).

Dans un communiqué publié vendredi, Amnesty International a exigé des autorités turques "une enquête rapide, exhaustive et impartiale sur cet incident (...) au cours duquel la police a recouru à une force excessive contre des manifestants pacifiques".
(AFP, 21 décembre 2012)

Police Brutality Hits METU Campus during Erdogan's Visit

PM Erdogan visited Middle Eastern Technical University (METU) last night for the launch ceremony of Göktürk 2 satellite at a space technology research institute. Hundreds of METU students gathered in campus center to protest the ceremony.

Prior to Erdogan's arrival, approximately 3,000 police officers and 8 armored intervention vehicles were deployed on campus.

"Police was casting tear gas bombs at students every 30 seconds. They were even attacking harshly as students were retreating. Police might be seeking  revenge from previous student protests," METU Professor Ferdan Ergut told bianet.

"Professor gathered on the steps of University President's Office until police left campus at 7:30 pm."

While several students were reported injured from the tear gas, an exact number has yet to be announced. Many trees on university campus were affected from the fire caused by tear gas bombs.

According to CNN Türk, tear gas smoke spread to the campus area where classes were held. Dozens of students have been photographed vomiting and fainting.

"We recommend all students who have been subject to police brutality tonight to visit our office for alternative medical reports to file a lawsuit," Human Rights Foundation of Turkey announced on Facebook.

Other Campuses Show Solidarity With METU

Several unions and alumni association of METU have called for a boycott today with their slogan "No Classes, if Police is Here".

The groups said METU students and professor would boycott their regular classes today and attend an open lecture held by activist METU professors following a press conference in the early afternoon.

Students groups around Turkey also raised their voices against police brutality at METU with solidarity protests which were intervened by the police.

In Adana province, many student groups aiming to march towards AKP headquarters became subject to police brutality with plastic bullets and tear gas, leaving dozens wounded.

In Mersin province, university students gathered on the steps of the university president building to raise their voices.

In Eskisehir province, Turkey's largest campus city, police put barricades and cast tear gas bombs on hundreds of protestors by the Anadolu University entrance. Students who managed to reach the university building were reported assaulted by private security staff and their demands to meet the university president were rejected.

Similar protests occurred at university campuses in Izmir, Trabzon and Kocaeli.

Official Inquiry to Prime Minister on METU Visit

Pro-Kurdish party deputy Sebahat Tuncel submitted yesterday an official inquiry to PM Erdogan asking about the police brutality on METU campus during his brief visit for the launch ceremony of Göktürk 2 satellite.

In a statement, Tuncel said the police brutality with tear gas bombs and plaits bullets even after Erdogan left the campus. "Police allegedly stopped ambulances entering campus with tear gas bombs."

"While university campuses belong to its students and they have the democratic right to protest," the statement continued, "police brutality on Tuesday was anti-democratic and unbalanced. It could almost cause deaths."

Tuncel's official inquiry included these topics:

* Why have you attended a satellite launch ceremony with 105 guard cars, 20 armored cars, 1 intervention tank ve 2,500 police forces?

* Do you regard student protests as a democratic right? Is there any ongoing investigation concerning the police brutality? If not, why?

* Did chief police officers address allegations concerning plastic bullets and tear gas bombs were thrown in close distance? Is there any ongoing investigation to find who the responsibles are?

* Who gave the order for police intervention on METU campus?

* Are the allegations true that police blocked ambulances and threw tear gas bombs?   (BIA, 19-20 December 2012)

Istanbul Municipality Bans Political Movie Ad

Istanbul Metropolitan Municipality rejected a proposal concerning the billboard advertisement of a new movie on Turkish prisons, making no explanations.

A new movie depicting the isolation in Turkish prison has been released today in various movie theaters around Turkey. "F Type Movie", alluding F type isolation cells in Turkish correction facilities, consisted of a compilation of 10 short movies directed by Ezel Akay, Sırrı Süreyya Önder, Barış Pirhasan, Aydın Bulut, Hüseyin Karabey, Reis Çelik, Vedat Özdemir, Mehmet İlker Altınay, members of protest band Grup Yorum. Some of the actors included Tansu Biçer, Serkan Keskin, Bülent Emrah Parlak, Gizem Soysaldı, Erkan Can, Fırat Tanış, Civan Canova.

Idil organization, movie producer company, submitted an official request to Istanbul Metropolitan Municipality in order to advertise the movie on city's billboards and certain street walls.

Municipality officials rejected the proposal in a written statement, saying that "the mentioned proposal was not found suitable by the munipality".

Idil organization staff said they called the municipality for a further explanation but no clarifications were made. (BIA, 21 December 2012)

Collective film to show reality of F-Type prisons

F Type Film, a new film shedding light on F type prisons and the 19 December massacre, Back to Life operation, was premiered at Atlas Cinema in Istanbul on Wednesday. The film which was led by political music band Grup Yorum was directed by nine directors.

Speaking after the premiere, İnan Altın on behalf of İdil Production said that the film was aimed at displaying the F Type prison reality to the public opinion.

Ezel Akay,one of the directors of the film, expressed his pleasure for taking part in the greatest collective film production in his life, while another director Reis Çelik voiced his hopes for shooting enjoyable films as well.

Director and BDP (Peace and Democracy Party) deputy Sırrı Süreyya Önder said the followings on the film; "I believe we have for the first time fulfilled our duty for the comrades we have lost in the struggle for revolution and socialism for which I have been fighting my entire lifetime. We have taken part in a collective work which is of great importance in memory of the people we have lost."

Another director Hüseyin Karabey remarked that the 19 December massacre and F Type prisons have subjected people to a great trauma which, he underlined, is still living in memories. "This society is not a nonpolitical one, it is just being subjected to unending efforts trying to make it a nonpolitical one. As we see, even a sparkle can be enough to awaken the spirit in people." Reminding of the recent hunger strike by Kurdish political prisoners, Karabey added that "We would be talking about new deaths now if that strike had happened to continue. In other words, the matter of prisons still continues."

Following the speeches by directors, TAYAD (Association of Solidarity With the Families of Prisoners) families presented directors gifts sent by political prisoners.

The last speech at the premier was made by Ahmet Kulaksız, father of Canan and Zehra who lost their lives in death fast against F type prisons in 2000, who said that; "The intellectuals and artists of this country will be holding their head high as long as the prison resistance continues as a tradition."
(ANF, Dec 20, 2012)

Film's Fragments
:

http://www.youtube.com/watch?v=ZXhMUbbeems
http://www.youtube.com/watch?v=uq2-0C-aHh4
http://www.youtube.com/watch?v=ufga9PE-D7I

Avant-première à Bruxelles de "F-Type Film"

Le lundi 24 décembre à 19h45 au Kinepolis de Bruxelles en présence de plusieurs des réalisateurs du film, notamment Ezel Akay

Préventes : + 32 (0) 485 37 35 32 - + 32 (0) 486 846 170


Protestations contre le vaste procès pour complot anti-gouvernement

Plus de quatre ans après son ouverture, le procès controversé de près de 300 personnes, accusées d'avoir comploté pour renverser le gouvernement islamo-conservateur turc, entre jeudi dans une phase décisive avec la dernière ligne de défense des suspects.

Un comité de soutien composé de plusieurs milliers de personnes brandissant le drapeau turc s'est rassemblé devant le complexe judiciaire de Silivri, dans une banlieue lointaine de la métropole turque, scandant "Non à l'injustice en Turquie", ont rapporté les chaînes de télévision.

Des échauffourées ont éclaté entre les manifestants, réunis à l'appel de plusieurs organisations non gouvernementales et partis politiques, et les forces de l'ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau avant le début de l'audience, selon la chaîne d'information NTV.

Deux gendarmes ont été blessés dans les incidents, précise l'agence Anatolie.

Un verdict pourrait être annoncé dans les semaines prochaines, estiment les observateurs.

Les manifestants ont aussi scandé des slogans pour réclamer la démission du gouvernement islamo-conservateur, accusé par les milieux laïcs de se servir de ce procès pour se débarrasser de ses opposants.

Plusieurs dizaines de prévenus dont des généraux, des journalistes et des chefs de la pègre, sont écroués depuis 2007 et jugés depuis 2008 dans le cadre de cette cellule présumée de putschistes et de comploteurs contre le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Parmi les 275 suspects, 66 sont emprisonnés.

La nébuleuse présumée Ergenekon, du nom du lieu mythique où le peuple turc se serait fondé en Asie centrale, aurait tenté d'empêcher le Parti de la justice et du développement (AKP) de remettre en question le système républicain et laïque turc et aurait également eu pour objectif de renverser M. Erdogan, un ancien islamiste, au pouvoir depuis 2002.

Des chefs d'accusation comme "tentative de renversement de l'ordre constitutionnel" ont été retenus à l'encontre des putschistes présumés alors que l'accusation a requis de lourdes peines d'emprisonnement.

Parmi les accusés figure l'ex-chef d'état major, le général Ilker Basbug, qui a dirigé l'armée turque entre 2008 et 2010. Il rejette toutes les accusations portées contre lui.

Les procureurs ont la possibilité de modifier les peines qu'ils avaient requises à l'encontre de certains suspects en fonction des preuves qui seront présentées.

Le réseau a été mis au jour en juin 2007 lors d'une opération anti-terroriste dans un bidonville d'Istanbul. Des armes et des explosifs ont été découverts et, par la suite, les autorités ont estimé qu'il y avait derrière cette affaire un réseau dont l'objectif était l'affaiblissement, voire la suppression de l'AKP.

Selon certains, Ergenekon serait un montage, une chasse aux sorcières de l'AKP afin de se venger d'opposants pro-laïcité.

L'acte d'accusation élaboré contre les suspects réclame de lourdes peines d'emprisonnement pour plusieurs chefs d'accusation, dont "tentative de renversement de l'ordre constitutionnel". Parmi eux figure l'ex-chef d'Etat major, le général Ilker Basbug, qui a dirigé l'armée turque entre 2008 et 2010, qui rejette toutes les accusations portées contre lui.

En septembre dernier, dans une autre affaire de conspiration anti-AKP, la justice turque a lourdement condamné plus de 300 officiers, portant un coup sévère au prestige de l'armée turque qui a renversé trois gouvernements élus depuis 1960 et forcé un gouvernement pro-islamiste à la démission en 1997.

Le procès Ergenekon est à l'image des divisions qui minent la Turquie depuis ces dix dernières années. En toile de fond, s'opposent les principaux acteurs de la scène politique turque.

D'un côté, l'AKP, qui a remporté trois élections législatives successives depuis 2002 et qui a réduit l'influence des militaires sur la vie politique turque, et de l'autre côté les partisans de l'idéologie kémaliste qui se revendiquent de l'héritage politique de Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la Turquie moderne et laïque. (AFP, 13 déc 2012)

ECHR finds Turkey guilty for abusing right to life

ECHR found Turkey guilty in the case of Lütfi Volkan Akıncı who was "reported to have committed suicide" during his compulsory military service in 2002.

On Tuesday, the European Court of Human Rights ruled its verdict against Turkey in the Lütfi Volkan Akıncı case, saying that his right to life was abused. However, the court did not rule for any non-peculiarly damages.

ECHR ruled that Turkey abused Akıncı's right to life according to European Declaration of Human Rights Article 2. "The military appeals court did not rule an independent and objective decision," the ECHR verdict said.

In November 2001, Akıncı started his compulsory military service. In June 2002, Akıncı (22) was found shot during his compulsory military service. He died immediately which, the autopsy said, was caused by a bullet fire on his left temple. Previously, Akıncı said he had issues adapting the compulsory service and was diagnosed with "social phobia" and "adaptation issues" by a military doctor. Later on, he was transferred to Military General Hospital where he received anti-anxiety treatment.

The official military investigation on Akıncı's case found military officials not guilty for misconduct and attempted murder, saying that Akıncı committed suicide. Another civil-led investigation confirmed the first report and said: "Akıncı was in a confused state of mind. He shot himself with a pistol that was officially appointed to him by the military."

In April 2003, Akıncı's family took the case to Military Appeals Court, saying that military officials did not sufficiently investigate for misconduct. The appeals court ruled that "no misconduct was committed by military officials".
(DIHA, Dec 13, 2012)

Turkey's Dark Human Rights Record  2012

Human Rights Organization and Human Rights Foundation of Turkey made a joint statement on the occasion of World Human Rights Week, saying that they have observed a stalemate on the dialogue process of Turkey's Kurdish question.

"In the first ten months of 2012, 506 torture and ill treatment cases were reported to Human Rights Organization, while 397 others were submitted to  Human Rights Foundation of Turkey," the statement said.

The two human rights organizations complained that the world still suffered from human rights abuses on the 64th anniversary of the UN Declaration of Human Rights.

The statement listed tolls on various human rights issues in Turkey as follows:

Kurdish question

"The stalemate on the Kurdish question with increasing violence rose the number of human rights abuses in Turkey," the report said.

"The security policy that the Turkish state is employing on the Kurdish question," the report continued, "deepened the irresolution. The police raids in the name of KCK operations oppressed Kurds, as well the opposition and pro-Kurdish party BDP. This policy fastened the dissolution of the two peoples."

The report also warned that releasing parliamentarian immunities of Kurdish deputies would force Kurdish politicians to look for alternative ways to raise their voices."

Clashes between PKK and Turkish Army

Between January 1 and September 30, clashes between Turkish Army forces and PKK left 185 Turkish security staff dead, 319 wounded, while leaving 224 PKK members dead and 12 wounded. The clashes caused 16 civilians dead and 124 wounded. Land mines took 16 lives during the period, wounding 37.

Bombings in urban areas killed 14 people, wounding 15 Turkish security staff and 91 civilians.

Between January 1 and November 30, 35 people lost their lives in Turkey by reasons associated with shooting sprees and, random killings, police chase. During the same period, 69 inmates died in prisons--13 at a fire in Urfa prison--while 9 people died suspiciously under police detention.

Torture

The statement claimed Turkish government's "zero tolerance to torture" policy to be rhetorical, saying that 506 torture and ill-treatment complaints were submitted to Human Rights Foundation of Turkey.

At least 217 individuals reported that they became subject to torture in 2012.

397 torture cases were reported to Human Rights Organization.

The report also underline the rise of torture and ill-treatments complaints taking place in other than officials security buildings such as in cars, conference rooms, etc. It also concluded that impunity with long prosecution periods and releases of suspects on several torture cases encouraged the ongoing human tragedy in Turkey.

Police brutality

In 2012, police brutality during various protest demonstrations took 4 lives and at least wounded 555, the report said. Human rights activists claimed that the killings were due to tear gas. Police detained 6529 protestors while 1831 were arrested. The detainees became subject to torture and ill-treatment.

Freedom of expression

The report said the publication of at least 17 periodicals were halted in 2012, while 564 were detained by the police. 22,536 internet content were blocked by the cyber police.

At least 301 individuals stood before trial for charges related to freedom of expression, and received sentences to a sum of 908 years 2 months 8 days. 1088 individuals are still being prosecuted.

Judges ruled 5 defendants to pay a sum of 20,000 Euros, while prosecution of 50 suspects were suspended due to the new amandement in penal code.

Sexual discrimination

According to Human Rights Association statistics, at least 216 women were reported killed, 96 wounded and other 519 either raped or became subject to violence.

According to data compiled by bianet, at least 147 women were reported killed, 123 raped, 208 battered and 126 harassed.

Roboski Massacre

The report also reminded the impunity on the Roboski Massacre, a Turkish air strike on Kurdish civilians resulting 34 people dead, including 19 children. (BIA, 10 December 2012)

Turkey remembers human rights shortcomings on int'l day

Human Rights Day, observed on Dec. 10, reminds Turkey of its own shortcomings as problems in several areas persist.
Ahmet Faruk Ünsal, head of the Association of Human Rights and Solidarity for Oppressed Peoples (MAZLUM-DER), believes it must be remembered that the Kurdish question is still far from being resolved, among other issues, on the international day. “The fact that the Kurdish issue doesn't look close to being resolved saddens us,” he said in an interview with Today's Zaman.

He noted that the Muslim headscarf is still one of the unresolved issues and that covered women continue to suffer from discrimination in public life in the country, where the headscarf is one of the main areas for clashes between seculars and conservatives.

Freedom of the press and the right to assemble are among the leading fields that Turkey needs to scrutinize, according to Ünsal. “Security forces use excessive power during civilian gatherings. Freedom of the press is another troubled area. The government exercises power on the press that can be considered as censorship at times or its pressure leads to self censorship at other times,” he said.

Ünsal underscored the importance of a civilian constitution-making process and said if it is concluded satisfactorily, the situation of human rights in Turkey will improve considerably.

Emma Sinclair-Webb, Turkey researcher for Human Rights Watch, focused on what she called an “unfortunate” choice for Turkey's first chief ombudsman, Mehmet Nihat Ömeroğlu, a retired member of the Supreme Court of Appeals. Ömeroğlu was one of the judges who approved a local court's ruling against Turkish-Armenian journalist Hrant Dink over charges of “insulting Turkishness” according to Article 301 of the Turkish Penal Code (TCK), which was later amended.

Webb said in remarks to Today's Zaman that she was concerned about the choice of somebody who has not championed the rights of citizens. “It is a very bad beginning for this institution and a bad message,” she said.

She said jailed journalists and trade union members must be mentioned on Human Rights Day as well.

Webb also criticized the Justice and Development Party (AK Party) government, saying it lacks human rights vision. “Without improvements in domestic human rights, international credibility will always be in doubt,” she added.

Human Rights Day is observed globally on Dec. 10 every year, marking the anniversary of the United Nations General Assembly's proclamation of the Universal Declaration of Human Rights (UDHR) on Dec. 10, 1948.

The Turkish Bar Association (TBB) President Vedat Ahsen Coşar said during a meeting on organization freedom held on the occasion of Human Rights Day on Saturday that partaking in agreements to protect rights and freedoms does not necessarily mean being committed to doing so. “Many rights and freedoms, including the right to organize, that are protected in the constitution and laws are violated. It's unfortunate that rather than utilizing rights and freedoms, the violation of these is seen in Turkey,” he said.

TBB Human Rights Center head Serhan Özbek argued that rights and freedoms concerning work life and the right to organize are, remarkably, getting worse.

Meanwhile, President Abdullah Gül issued a message on the occasion of Human Rights Day and said citizens must be aware of their rights. The president said while states are responsible for protecting and improving the condition of human rights in their countries, they are also entitled to raise awareness of individuals regarding the mechanisms that they can use in the event of human rights violations.
(TODAY'S ZAMAN, Dec 9, 2012)

Court gave unbelievable penalties to 20 students: 590 years imprisonment

In the judgement hearing of 21 students of them 8 arrested, the court board gave extraordinary imprisonment penalties to the students that were judged with the claims of being in DYGM (Democratic Patriotic Youth Council). The court board gave dozens years of imprisonment and extracted arrest decision to 10 other students. 20 students were sentenced to 590 years 9 months imprisonment penalty and 36 thousands tl money penalty.

The judgement hearing of 21 students of them 8 arrested, who were judged since the operations made on 19 March 2010 in Antalya, was held in Izmir 10th High Penalty Courthouse. The arrested students and their lawyers stood by in the hearing. As it’s known, the DYGM (Democratic Patriotic Youth Council) is a youth organization under the body of the BDP (Peace and Democracy Party).

The court board denied the demands of indictees to defense in mother tongue (Kurdish). The court releaed its decision after the interval. Hülya Dikme and Yasin Dilim each of these were sentenced to 61years 6 month imprisonment penalty and 6 thousands tl money penalty.

Veysi Kaya and Ebru Güden each of them were sentenced to 39 years; Ozan Esen to 53 years 3 months and 6 thousands tl; Ercan Aslan to 48 years 8 onths 3 thousands TL; Mesut Özcan to 50 years 3 months 3 thousands TL; Mekan Aslan to 33 years 8 months and 3 thousands TL; Hüsnü İke and İhsan Yıldız each of them to 29 years 3 months and 3 thousands TL; Hasan Çetin and Berivan Bayındır each of them to 5 years 1 month; Mehmet Tahir Çelik to 36 years and 3 thousands TL; Berivan Eker to 28 years 5 months; Bekir Apak to 19 years 6 months; Bayram Özdemir to 19 years 5 months; Davut Tanrıverdi to 12 years; Hasan İke to 5 years 6 months; Sedat Çelebi to 9 years 5 months and Fesih Aslan to 5 years imprisonment penalty.

On the other hand, the court board decided to the arrestments of İhsan Yıldız, Bekir Apak, Bayram Özdemir, Sedat Çelebi, Fesih Aslan, Hüsnü İke, Berivan Eker, Mehmet Tahir Çelik, Medeni Varol and Davut Tanrıverdi.
(DIHA, Dec 6, 2012)

Turquie, l’empire de la peur !

Plus de 1000 personnes, en grande majorité des kurdes, ont été arrêtées au cours du seul mois de novembre. Parmi elles, plus de 230 mineurs et quelque 300 étudiants et lycéens. « L’environnement créé, c’est l’empire de la peur. En criminalisant la société toute entière, les autorités créent des nouvelles peurs » dénonce l’Association des droits de l’humain (IHD).

Depuis 2009, les autorités turques se sont livrées à une véritable chasse aux sorcières contre les kurdes et tous les  autres opposants qui soutiennent la cause kurde.  La Turquie a battu tous les records ces dernières années, en ce qui concerne les arrestations pour motif politique qui n’ont jamais atteint un tel niveau depuis la création de la République turque.

« Le plus grand crime commis par ces gens est d’avoir exprimé leurs opinions ou d’avoir fait opposition aux autorités en défendant leurs idées. Penser, s’exprimer sont aujourd’hui considérés plus dangereux qu’une structure illégale »  a déclaré à l’ActuKurde  Raci Bilici, le secrétaire de la branche d’IHD de Diyarbakir, capitale du Kurdistan de Turquie.

Au moins 1.039 personnes ont été arrêtées au cours du mois de novembre 2012, selon un bilan de l’ActuKurde. C’est un record. La majorité de ces arrestations a été effectuée lors des perquisitions visant le principal parti kurde BDP, les organisations de la société civile et les locaux municipaux, et lors des manifestations en soutien aux prisonniers grévistes. Ces dernièrs avaient mis fin à leur action le 18 novembre, après une grève de la faim illimitée pendant 68 jours pour les droits fondamentaux des kurdes.

Dans son rapport annuel, l’association des droits de l’humain recensait un peu plus de 12.600 arrestations pour motif politique au cours de l’année 2011,  contre  7.100 arrestations en 2010 et 7.718 en 2009.  Le rapport annuel avait répertorié 3.252 cas de tortures et de mauvais traitements en 2011, soit cinq fois plus que 2007.  Le régime turc a arrêté au moins 27.503 personnes dont 6.444 emprisonnements en trois ans, entre début 2009 et fin 2011, toujours selon l’association.

Plus de 230 mineurs arrêtés en 30 jours

Parmi les personnes arrêtées en novembre 2012 figurent au moins 232 enfants. En onze mois, le nombre des enfants arrêtés atteint déjà 426. Les motifs sont toujours les mêmes : participer à des manifestations « illégales », crier des slogans « illégaux » ou jeter des pierres sur la police.

Le 27 novembre, un tribunal de Mersin a condamné trois enfants kurdes à une peine totale de 51 ans de prison pour avoir participé à des manifestations. Les enfants kurdes font souvent l’objet de condamnations hallucinantes.

Les prisons turques comptaient 2.309 enfants à la fin de l’année 2011. 90,94 % de ces enfants étaient des détenus préventifs, soit 2.100 enfants, selon l’Association des droits de l’Homme (IHD). Malgré l’amendement sous la pression internationale de la législation anti-terroriste en juillet 2010 pour mettre fin aux jugements devant les cours d'assises des mineurs considérés et jugés comme des adultes, rien n’a changé dans les faits.

Plus de 300 étudiants et lycéens arrêtés

Les autorités turques visent également plus que jamais les étudiants et les lycéens.  Selon le bilan de l’ActuKurde, au moins 263 étudiants et 40 lycéens ont été arrêtés au cours du mois de novembre.  Les prisons turques comptaient 2 824 étudiants et lycéens fin janvier 2012, avait affirmé en août le ministre de la Justice turc.  La Turquie est incontestablement la plus grande prison du monde pour les étudiants.

Depuis avril 2009,  soit quelques semaines après le succès historique du parti kurde lors des élections municipales, près de 10.000 personnes ont été emprisonnées dans le cadre de l’affaire KCK, l'Union des Communautés du Kurdistan (KCK), accusée d’être la branche urbaine du PKK.

Le KCK est le système politique du PKK qui a pour objectif d’établir le « confédéralisme démocratique » afin de résoudre le problème kurde au Moyen-Orient. L'usage abusif de la loi anti-terroriste et la campagne de répression sous le nom d’« opérations KCK » permettent au régime turc de museler tous ceux qui luttent pacifiquement pour les droits des Kurdes. Chaque semaine, la police procède à de nouvelles arrestations arbitraires dans le cadre de l’affaire KCK, sans aucune preuve tangible.

Six députés, 36 maires, plus de 230 membres des conseils municipaux et 56 membres du conseil du BDP, ainsi que des dizaines de syndicalistes, journalistes, avocats, défenseurs des droits humains et intellectuels sont aujourd’hui en prison.

Comparable à l’époque de la junte militaire

« Ce qui se passe aujourd’hui présente des caractéristiques semblables avec l’époque de la junte militaire de 1980 » dit Raci Bilici, affirmant qu’une telle répression n’avait même pas été vécue dans les années 1990, au plus fort de la guerre entre le PKK et l’Etat turc.

« Même les régimes totalitaires n’osent pas mener une telle répression.  On la voit en Syrie. Ça nous rappelle de temps en temps l’époque des nazis en Allemagne. Car, plusieurs prisons semblent être transformées en camps de concentration. Il est rare de voir une telle répression politique dans un autre pays du monde. »

Le gouvernement envisage d’emprisonner 80.000 personnes.

Le gouvernement Erdogan envisage d'augmenter la capacité d'accueil des prisons pour atteindre 203.223 d’ici à 2016, soit près de 80.000 places de plus, selon le ministre de la Justice Sadullah Ergin dans sa réponse écrite à une motion déposée par un député du principal parti kurde BDP.  Ce qui veut dire que le régime AKP, parti au pouvoir, compte poursuivre sa politique de répression pour emprisonner 80.000 opposants de plus, en majorité des kurdes, affirme Husamettin Zenderlioglu, député BDP.

On ne peut pas gouverner par la peur

Les prisons turques comptaient un peu moins de 60.000 détenus en 2002, lors de l’arrivée au pouvoir de l’AKP. Ce nombre avait déjà atteint 130.000 fin 2011. La réponse du ministre de la Justice révèle l’intention du gouvernement de transformer le pays une prison géante.

« On ne peut pas gouverner le pays de cette manière.  L’environnement créé, c’est l’empire de la peur. En criminalisant la société toute entière, les autorités créent des nouvelles peurs. L’AKP veut consolider son pouvoir autour de ces peurs. Mais je dois rappeler que ces méthodes ont déjà été utilisées dans le passé contre l’opposition kurde, sans succès. Ce sera pareil aujourd’hui. Car une société ne peut pas être gouvernée par la peur » souligne Raci Bilici.
(Maxime Azadi, actukurde.fr/actualites, 5 déc 2012)

Report: Number of minors taken in by police on the rise

A new report prepared by the Turkish Statistics Institute (TurkStat) suggests that the number of minors taken to police departments for various reasons, including committing a crime and being subjected to physical violence, has increased over the last several years.

According to the report, the number of minors taken to police departments rose from 132,592 in 2008 to 204,040 in 2011. The majority of minors were taken in for interrogation by officers after being suspected of committing a crime. Others included those who were abandoned by their parents, were subjected to physical violence, who left their homes and got lost, or who due to drug use were forced to work in the streets.

In the report, TurkStat said the study aims to provide more information on minors taken in by the police. The study includes data forwarded to the institute by police departments in all of Turkey's 81 provinces.

The findings of the report suggest that the number of boys in these incidents is around three times that of girls. In 2008, 99,305 boys were taken to police departments while the number of such girls was 33,287. In 2011, both numbers had risen, with 141,615 boys and 62,425 girls taken in by police. 

Most of the minors identified by the report between 2010 and 2011 were between the ages 15 and 17, or 77,808 out of a total of 188,044 such minors. Additionally, 31,589 were between 12 and 14 years of age and 22,699 were younger than 11, according to the study.

TurkStat also grouped the minors according to their nationalities, reporting that 187,555 of a total of 188,044 of the youth taken in by police between 2010 and 2011 were Turkish, with the remaining 470 belonging to other nationalities. TurkStat was unable to determine the nationalities of 19 of the minors.

In addition, the institute examined minors taken in by police in 2011 by province. According to the report, 204,040 minors were taken to police departments across Turkey in 2011 and İzmir represented the province with the highest number of such incidences, at 17,759. İstanbul was in the second spot at 15,431, followed by Manisa (5,634), Denizli (5,194), Bursa (4,624), Sakarya (4,070), Aydın (3,713), Kocaeli (2,939) and Muğla (2,381).
(TODAY'S ZAMAN, Dec 5, 2012)

Turkey ranks near bottom on democracy ranking list

Turkey ranked 76th among 97 countries measuring how well fundamental rights in the country are protected, according to the 2012 Rule of Law Index report released on Nov. 28 by the World Justice Project (WJP).

The report blamed a poor record on freedom of expression and too much political interference, as well as problems with auditing mechanisms to look over state agencies. According to the report, Turkey ranks “in the middle of Eastern European and Central Asian nations in most dimensions.”

The WJP, in its own words, “leads a movement to strengthen the rule of law for the development of communities of opportunity and equity.”

Evaluating Turkey's standing on various indices, the report said: “The country performs relatively well in regulatory enforcement [ranking 39th] and its civil justice system ranks 44th. Turkey receives lower marks in the dimensions of government accountability [ranking 86th] and fundamental rights [ranking 76th], mainly because of deficiencies in the functioning of auditing mechanisms, political interference within the legislature and the judiciary and a poor record on freedom of expression and privacy.” Turkey ranks 70th in the report's “order and security” category.

Turkey ranks 89th out of 167 countries on another list, the 2010 Democracy Index compiled by the Economist magazine's Intelligence Unit, sharing its ranking with Nicaragua. Turkey's ranking in 2010 fell two places, down from 87 in the 2008 index.

Turkey has been criticized by other international groups, most notably the Committee to Protect Journalists (CPJ), for the high number of journalists in jails, most of whom are on trial on charges of membership in the Kurdistan Communities' Union (KCK), the larger network that includes the terrorist Kurdistan Workers' Party (PKK). The government insists that the journalists in prison in Turkey are not jailed for activities related to their profession but for other charges.
(TODAY'S ZAMAN, Dec 3, 2012)

204 years imprisonment penalty to 27 people in Bitlis KCK

204 years imprisonment penalty was given in the lawsuit of 30 people including DIHA reporters Sinan Aygul and Islim Ucan.

The judgement hearing of 30 people, among them DIHA reporters Sinan Aygül and İslim Uçan, SES Bitlis Branch Head Sedat Güler, Eğitim Sen Tatvan Representative Yüksel Ozan, BDP General Center labourers Şaban Tan, Şaize Çelik, Cemil Tokat, municipality council members and BDP executives, was held today. The indictees didn’t stood by in the hearing, but some of the lawyers joined. The defense in mother tongue demands of prisoners were denied by the court board again.

The court board gave penalties to lots of people including journalists and Kurdish politicians with the claims of “being member of PKK organization” and “being executive of PKK organization”. DIHA reporter Sinan Aygul was sentenced to 10 years of imprisonment penalty.

The other penalties are as follows; 12 years to each of the BDP General Center labourers Şaban Tan and Cemil Tokat, 11 years 4 months to Eğitim Sen Tatvan representative Yüksel Ozan, 10 years to each including DİHA reporter Sinan Aygül, BDP General Center labourer Şaize Çelik, BDP member Erdinç Tülay, Celal Orak and Abdulmenaf Orak, each of the 19 other people were sentenced to 6 years 3 months imprisonment penalty.

34 arrested in KCK case

A total of 34 people were arrested yesterday in the eastern provinces of Şırnak and Iğdır as part of the operations against the Kurdistan Communities Union (KCK).

Some 15 separate operations were launched in Şırnak yesterday in which 87 people were detained, with 31 of them arrested.

Also, three people were arrested in Iğdır, including the province’s deputy mayor from the Peace and Democracy Party (BDP) Elif Dağgöl. She was among the eight suspects sent to Erzurum Courthouse as part of the KCK operations conducted across Iğdır, Muş, Batman, Tunceli and Van.
(DIHA, Dec 3, 2012)

Pression sur les médias / Pressure on the Media

Libération de prison du journaliste Soner Yalçin

Une Cour d'Istanbul a décidé jeudi de libérer un journaliste d'investigation connu, Soner Yalçin, jugé pour complot contre le gouvernement islamo-conservateur turc, près de deux ans après son incarcération.

M. Yalçin avait été arrêté en mars 2011 avec une dizaine d'autres personnes, dont des journalistes, et inculpé pour avoir aidé le réseau dit Ergenekon, soupçonné d'avoir tenté de créer un terrain favorable à un coup d'Etat militaire en multipliant les attentats et les campagnes de désinformation.

La Cour lui a interdit de quitter le territoire turc et il devra comparaître en tant que prévenu libre aux prochaines audiences dans son procès, rapportent les médias.

Dans une lettre publiée en novembre dernier dans le journal français Le Figaro, le journaliste avait écrit : "Je sens déjà que vais être condamné à être oublié". A 47 ans, dont 25 consacrés au journalisme, M. Yalçin était un ancien chroniqueur du quotidien Hürriyet, et était, avant son incarcération, le rédacteur en chef du site d'information OdaTV, connu pour sa farouche opposition au gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

Soner Yalçin a également rédigé une autre lettre, publiée par le journal français Humanité, dans laquelle il a décrit les terribles conditions de détention de ses confrères journalistes en Turquie.

"Je continuerai sans relâche à écrire. Nous avons appris à mourir, mais à ne pas céder", a-t-il dit jeudi soir à la presse à sa sortie de la prison de Silivri, située dans une lointaine banlieue d'Istanbul.

La Turquie est régulièrement montrée du doigt sur le dossier des libertés et des droits de l'Homme. Le gouvernement de M. Erdogan est accusé de dérive autoritaire et soupçonné de procéder à une campagne d'intimidation contre la presse.

Deux autres journalistes connus, emprisonnés dans le cadre de ce procès, avaient été libérés en mars 2012, un an après avoir été incarcérés.

Selon l'Institut international de la presse (IPI), plus de 100 journalistes sont actuellement emprisonnés en Turquie.

D'après le Comité de protection des journalistes (CPJ), dont le siège est aux Etats-Unis, la Turquie est le "premier geôlier mondial" de journalistes, suivi par l'Iran et la Chine.

A la date du 1er décembre, la Turquie détenait au moins 49 journalistes, dont des dizaines de journalistes kurdes accusés de "terrorisme", affirme le CPJ. D'autres journalistes emprisonnés sont accusés de comploter contre le gouvernement.
(AFP, 27 décembre 2012)

EFJ Campaign for imprisoned journalists in Turkey

The European Federation of Journalists (EFJ) launched an international campaign to set free all journalists in Turkey.

See here : http://europe.ifj.org/en/pages/turkey-campaign-set-journalists-free

27 Dec 2012 - Soner Yalçın, Imprisoned Journalist, Released, Bianet
27 Dec 2012 - Journalist Soner Yalcin released in Odatv case, Anadolu Agency
27 Dec 2012 - Turkish Journalist Accused of Terrorist Plot Is Freed Pending Trial, New York Times
21 Dec 2012 - European lawyers : protest against ongoing arrests in Turkey (PDF)
21 Dec 2012 - French Senator, Michel Billout, writes to the Turkish Ambassador in France about the case of Soner Yalçin (PDF)
21 Dec 2012 - Ian Brossat, member of the Council of Paris, writes to the Turkish Ambassador in France about the case of Soner Yalçin (PDF)
21 Dec 2012 - La conférence de presse de Ragip Zarakolu à Bruxelles, Collectif VAN
21 Dec 2012 - Freedom of expression: What is wrong with Turkey?, Aratnews

( info@mehmet.be, 27 déc 2012)

Taraf Newspaper to Take Defamation Verdict to ECHR

An Ankara court found Taraf newspaper columnist Ahmet Altan guilty for insulting PM Erdogan, ordering Altan to pay roughly 8,000 euros for non-pecuniary damages, a verdict that Taraf newspaper announced to take to ECHR.

Ahmet Altan, former editor-in-chief of Taraf newspaper, published an editorial in March that criticized PM Erdogan. An Ankara court found Taraf newspaper columnist Ahmet Altan guilty for insulting PM Erdogan, ordering Altan to pay roughly 8,000 euros for non-pecuniary damages, a verdict that Taraf newspaper announced to take to ECHR.

In the session, Erdogan's attorneys complained that Altan's article aimed to violate Erdogan's personal rights with the intention to "humiliate and degradation". Attorneys demanded the acceptance of their case claiming that the news article extended the limits of expression freedom.

Altan's attorney Lale Şimşek defended her client saying that Altan's article had no intention to humiliate Erdogan's personal rights but aimed to criticize his deeds as prime minister. "There were times that my client also wrote articles favoring PM's actions. We think that such public figures should be more tolerant in terms of criticism. We are demanding the dismissal of the case."

Court judge Adem Albayrak partially accepted the plaintiff's claims, ordering Altan to pay roughly 8,000 euros for non-pecuniary damages for his article entitled "State complicity and ethics." (BIA, Dec 26, 2012)

Petition to ‘protect’ memory of sultans

A petition to protect the memory of Ottoman sultans following recent controversy over a Turkish historical TV drama has been submitted to Turkish Parliament's Petition Commission.

The petition demands a similar version of the law on the protection of Mustafa Kemal Atatürk’s memory for the memory of the sultans of the Ottoman Empire, a "600-year sovereign world power.” Under the petition, which was signed by 10 people, those found guilty of insulting the sultans could face prison time.

The suggestion provoked opprobrium from some opposition parties. "Such a law would be harmful for Turkey's European Union aim in the context of freedom of speech," main opposition Republican People's Party (CHP) Bursa deputy Aykan Erdemir told Anatolia news agency.
 
Peace and Democracy Party (BDP) deputy Altan Tan also said it was "nonsense" to legislate respect for the Ottoman sultans.

But Nationalist Movement Party (MHP) deputy Özcan Yeniçeri said there could be a way to create a general law that would require the respect of all Turkish leaders rather than a specific one without harming democratic rights and the liberties of people.

The petition comes in the wake of Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan's criticism of the hit TV soap opera “Muhteşem Yüzyıl” (The Magnificent Century) on the grounds that it was insulting to Süleyman the Magnificent as it showed the Ottoman leader more engaged in court intrigues than in conquering foreign lands. Erdoğan called for judicial action against the show, and members of his party have vowed to force the show off the air in 2013.
(hurriyetdailynews.com, Dec 21,  2012)

Le prix "Info-Türk 2012 pour la liberté" remis à Ragip Zarakolu

defosset
Ragip Zarakolu avec Dogan Özgüden et Jean-Claude Defosset lors de la remise du prix (Photo: Dursun Aydemir)

Les citoyens appartenant aux diasporas arméniennes, assyriennes, kurdes et turques en Belqique ainsi que leurs amis d'autres origines différentes se sont retrouvés le 19 décembre 2012 aux Ateliers du Soleil à l'occasion de la soirée marquant la remise du prix "Info-Türk 2012 :  Pour la liberté" à un invité hors du commun, Ragip Zarakolu, auteur, journaliste, éditeur et défenseur des droits de l'Homme.

Ce prix avait été décerné à Zarakolu au début de cette année alors qu'il se trouvait dans la prison de haute sécurité de type-F de Kocaeli.

Après une série de rencontres à Paris, Zarakolu a d'abord tenu une conférence de presse le mercredi 19 décembre 2012 à la Fédération européenne des journalistes (EFJ) sur l'état actuel de la liberté d'expression en Turquie.

Lors de cette conférence de presse modérée par le journaliste Mehmet Köksal, le vice-président de l'EFJ Philippe Leruth était un des intervenants principaux sur la situation dramatique de la liberté de la presse en Turquie.
Un des moments les plus marquants de cette rencontre au Centre de la presse internationale était l'intervention de Jean-Claude Defossé, sénateur Ecolo et ancien journaliste, qui a fait part de son indignation quant à la situation en Turquie ainsi qu'au fait que le monde politique et la presse belge ne réagissent pas contre la violation de la liberté d'expression dans ce pays candidat à l'Union européenne. (Voir: La conférence de prese de Zarakolu à Bruxelles)

Le même jour, à partir de 16h30, Ragip Zarakolu a rencontré ses amis dans les locaux des Ateliers du Soleil.

Après une présentation de la soirée par la présidente des Ateliers du Soleil Iuccia Saponara, les dirigeants de la Fondation Info-Türk Dogan Özgüden et Inci Tugsavul ont remis à Zarakolu le certificat du prix "Info-Türk 2012 Pour la liberté".

En échange, Ragip Zarakolu a remis aux associations de la diaspora, Fondation Info-Türk, Institut kurde de Bruxelles, Association des Arméniens démocrates de Belgique et l'Institut assyrien de Belqique un des livres que sa maison d'édition Belge a publié après sa mise en liberté.


La conférence de presse de Zarakolu à Bruxelles

tribune
Philippe Leruth, Mehmet Köksal et Ragip Zarakolu à la tribune de la conférence de presse (Photo: Dursun Aydemir)

L'éditeur-journaliste Zarakolu a tenu une conférence de presse le mercredi 19 décembre 2012 à la Fédération européenne des journalistes (EFJ) sur l'état actuel de la liberté d'expression en Turquie.

Lors de cette conférence de presse modérée par le journaliste Mehmet Köksal, le vice-président de l'EFJ Philippe Leruth était un des intervenants principaux sur la situation dramatique de la liberté de la presse en Turquie.

Un des moments les plus marquants de cette rencontre au Centre de la presse internationale était l'intervention de
Jean-Claude Defossé, sénateur Ecolo et ancien journaliste, qui a fait part de son indignation quant à la situation en Turquie ainsi qu'au fait que le monde politique et la presse belge ne réagissent pas contre la violation de la liberté d'expression dans ce pays candidat à l'Union européenne.

Communiqué de la Fédération européenne des journalistes (EFJ):

72 journalistes se trouvent actuellement derrière les barreaux de prisons turques. Leur crime ? Rien de moins que d’avoir fait leur métier. Et si la presse n’y est pas libre, le droit à l’expression ne l’est pas davantage : la censure frappe aussi les intellectuels, les universités et, régulièrement, des sites internet. Qu’est-ce qui ne va pas avec ces libertés, pourtant fondamentales, en Turquie ? "La liberté de la presse est un thermomètre de la démocratie et, en Turquie, le thermomètre est cassé", a souligné Philippe Leruth, vice-président de la Fédération européenne des journalistes (FEJ), le 19 décembre, lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

Pourquoi la Turquie détient-elle le record du monde du nombre de journalistes emprisonnés ? "On y criminalise le travail des journalistes", résume Philippe Leruth, comme ce fut le cas pour Baris Terkoglu, "adopté" par l’AGJPB. Mais les journalistes ne sont pas les seuls à faire les frais de cette répression : la Turquie vient ainsi de se faire condamner par la Cour européenne des droits de l’Homme pour violation de l’article 10 de la Convention européenne de droits de l’Homme, qui garantit la liberté d’expression. L’affaire portait sur le blocage de l’entièreté du service Google Site, faute de n’avoir pu interdire l’accès à l’un des sites hébergés sur cette plateforme et qui était accusé d'outrage à la mémoire d'Atatürk, le fondateur de la Turquie.

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La présence citoyenne lors de la conférence de presse (Photo: Dursun Aydemir)

"En prison, j’étais plus libre d’écrire"

Ragip Zarakolu, né en 1948, est un chroniqueur turc, écrivain, éditeur. Ce défenseur acharné des droits de l’Homme était venu pour témoigner de longues années de répression et de l'harcèlement qui l’ont conduit, à plusieurs reprises, en prison. Ragip Zarakolu a commencé à écrire au lendemain de ses études, en 1968. Trois ans plus tard, après le coup d’Etat, il est emprisonné pendant trois ans. En 1977, il fonde une maison d’édition qui sera soumise à la censure. Malgré l’acharnement des autorités turques, il n’a jamais déposé sa plume. En 2007, l’association des journalistes turcs le récompensait pour sa défense de la liberté d’expression.

Ragip Zarakolu a notamment abordé le concept "d’ennemi intérieur" ainsi que l’importance du soutien international pour les intellectuels turcs. Non sans humour, il a affirmé qu’il était plus libre d’écrire lorsqu’il était emprisonné. Tout en rappelant les conditions pénibles de détention : privations, isolement… "C’est une réelle torture". Il est également revenu sur l’assassinat de Hrant Dink, journaliste et écrivain turc, d’origine arménienne, assassiné à Istanbul en 2007. "Hrant Dink nous a sauvé la vie car sa mort a suscité des réactions importante dans le monde." Quant à craindre pour sa propre vie, Ragif Zarakolu dit ne pas s’en soucier. "Et je n’ai pas peur."

"Je suis indigné du monde politique et journalistique belge !"

Jean-Claude Defossé, sénateur Ecolo et ancien journaliste, a fait part de son indignation quant à la situation en Turquie. Mais pas seulement : « Je suis indigné du monde politique belge qui a mis un an, au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour faire voter une résolution condamnant les atteintes à la liberté de la presse en Turquie. Et encore, il a fallu la diluer en y associant des pays des Balkans. Je suis encore indigné de constater à quel point la presse belge est silencieuse et entretient une omerta par rapport à ce qui se passe en Turquie. Je suis indigné et honteux par rapport à mes anciens collègues. Ici, il ne s’agit pas de plombiers-zingueurs mais de journalistes ! Je ne leur demande pas de faire du militantisme mais de faire leur métier. »

Les actions de la FEJ

Comment exprimer, depuis la Belgique, sa solidarité envers les journalistes turcs emprisonnés ? "On a des campagnes et des moyens de communication modernes", a expliqué Philippe Leruth. "A côté de ces actions collectives, on peut également agir de manière individuelle en écrivant à l’ambassade de Turquie pour protester contre l’emprisonnement des journalistes." Dans sa page dédiée à la Turquie, le site de la FEJ publie une liste mise à jour des journalistes emprisonnés. A côté de leur nom, figure leur nombre de jours de détentions. Hatice Duman en est leur "doyen" : le journaliste est privé de sa liberté depuis plus de 3.550 jours.

En interne, la FEJ continue à soutenir l’union turque des journalistes "qui est sur le terrain, confrontée à la situation. On envoie, quand on peut, des délégués en Turquie pour montrer qu’on est présents. On a nommé un coordinateur de campagne à Bruxelles, le journaliste indépendant Mehmet Koksal. Et on poursuit nos contacts avec la Commission européenne."

Voir:

http://www.ajp.be/actus/actus.php?id=672
http://www.youtube.com/watch?v=dOa7uipNneA&feature=youtu.be


Texte de l'intervention de Zarakolu lors de la conférence de presse

Il y a sept ans, le Comité de liberté d'expression de l'Union des Ecrivains de Turquie a fait la prédiction suivante:
 
"Le nouveau projet de loi contre le terrorisme (ATL) contient des dispositions très graves qui peuvent mettre en péril la liberté de pensée, d'expression et de la presse ainsi que la liberté de publication."
 
Et un an plus tard après l'adoption de la nouvelle loi nous disions:
 
"L'un des développements les plus malheureux de 2006 a sans doute été la révocation de certains changements positifs qui avaient été apportés à la loi contre le terrorisme grâce à des avertissements sérieux exprimés par des écrivains, des journalistes et des éditeurs. En fait, ces changements sont susceptibles de créer une situation bien pire que celle qui existait auparavant. Nous souhaiterions que le pouvoir judiciaire adopte une prise de position plus indépendante et libre afin que la liberté d'expression puisse s'épanouir malgré ces changements législatifs. Cependant, il est très clair que l'intention des pouvoirs législatif et exécutif est insuffisante concernant  la liberté de la pensée et de la publication. Il faut un changement majeur dans le comportement du pouvoir en ce qui concerne les libertés et droits fondamentaux.
 
Malheureusement, après la soi-disant «réforme» constitutionnelle de l'année dernière, non seulement la liberté de pensée et d'expression a été sans cesse soumise aux attaques, mais les droits fondamentaux tels que le droit de réunion et d'association sont également confrontés à des problèmes similaires. L'ingérence inadmissible dans la vie privée est devenue une pratique quotidienne. Les représentants élus du peuple, les associations professionnelles et les organisations non gouvernementales sont également devenus la cible d’ attaques permanentes.
 
C'est comme si le fantôme du maccarthysme des années 50 était ressuscité. C'est l'ambiance d'un état d'urgence, c'est de facto la loi martiale.
 
La loi contre le terrorisme n'est plus un projet de loi qui traite de «terrorisme», elle est plutôt devenue une loi qui censure et une loi qui ne tient pas compte des libertés et des droits fondamentaux. Quant aux tribunaux dotés d’ autorités exceptionnelles spéciales, ils ont été transformés en tribunaux de l'indépendance, en cour suprême de justice et en cours martiales du passé. La loi contre le terrorisme est, comme un cancer, l'acteur principal de l'érosion et de la destruction de notre pays. Il est triste de constater que notre pays ne cesse de devenir le pays ayant le plus de prisonniers politiques dans le monde.
 
L'un des faits les plus douloureux est que la construction des prisons est devenue le secteur le plus actif de notre industrie. La question ici n'est pas d'améliorer les conditions de détention, comme soulevée par les discussions entourant la tragédie récente de Diyarbakir, mais de créer les conditions afin que la Turquie soit un pays ayant moins de prisons. La Turquie n'a pas besoin de créer de nouveaux goulags, mais de faire vivre les droits fondamentaux et les libertés des individus. Si ceux qui sont au pouvoir ont peur de la formation des places Tahrir, nous ne pouvons que leur dire: «la peur ne peut jamais empêcher l'arrivée de l'ange de la mort» et que «chaque être est mortel».
 
Les graves violations de la liberté de pensée et d'expression et les droits fondamentaux en Turquie ont été une source de grande préoccupation au niveau international. C'est la raison pour laquelle, je veux tout d'abord attirer l'attention des organisations des journalistes professionnels.

A cause de la mauvaise utilisation des législations contre le terrorisme, la Turquie est devenue un pays où de nombreux journalistes, écrivains, militants des droits humains, militants des partis politiques légaux, étudiants, maires élus, Parlementaires élus se trouvent en prison seulement pour leurs activités légales et légitimes.

Chaque jour, de nouvelles restrictions répressives sont mises en pratique contre les libertés et les droits fondamentaux. La tentative de réforme constitutionnelle a été arrêtée par l’ AKP après 10 ans de pouvoir.

Le gouvernement AKP perd de plus en plus sa légitimité acquise par des élections, parce qu'il préfère utiliser le pouvoir illégitime de la Constitution militariste de 1982.  L’ AKP veut supprimer le deuxième vainqueur de l'élection, le parti pour la démocratie et la paix (BDP), qui possède la majorité dans la région kurde.

La Turquie est sensée faire partie du système démocratique occidental, mais il est le seul pays européen, champion par le nombre de prisonniers politiques, en concurrence avec la Russie, la Chine, l'Ukraine, l'Iran et la Biélorussie.

Parmi plusieurs métiers en Turquie, c'est la profession de journaliste qui a eu le plus grand nombre de victimes au cours des trois dernières années.

J'ai commencé le journalisme en 1968 avec la revue politique hebdomadaire ANT, qui a été fermée par l'armée, puis mon journal Demokrat, qui a été fermé par la même armée en1980, et en 1990, nous avons poursuivi le journalisme dans le quotidien Özgür Gündem sous la menace d'enlèvements et d'assassinats. La semaine dernière encore, 2 journalistes des quotidiens  Evrensel et Gündem ont été arrêtés.

La presse d'opposition comme Azadiya Welat, Evrensel, Gündem, Atilim et Birgün est toujours privée de nombreux correspondants, éditeurs ou distributeurs, jetés en prison.

Il y a aussi plus de 1000 poursuites judiciaires contre tous les médias, à cause de l'application abusive de la loi contre le terrorisme, du Code pénal avec son fameux article 301 et de la loi sur la presse qui empêche la jouissance de la liberté d'expression, de presse, d'écriture, de lecture et d'édition.

J'ai été arrêté à cause de mes conférences sur les journalistes en prison comme Ahmet Sik, Nedim Sener, Bedri Adanir, Vedat Kurshun et d'autres.

J'ai été arrêté parce que je défendais des libertés académiques.

J'ai été arrêté parce que j'ai publié  des livres sur des sujets tabous comme la question kurde, le génocide arménien et la critique du négationnisme.

En 2011, j'ai été condamné parce que j'ai publié un livre sur un des sujets d'actualité, le procès KCK.

Ils m'ont condamné en tant qu'éditeur, or légalement je n'étais pas responsable, de l'écrivain N. Mehmet Güler. Le dossier a été envoyé à la Cour d'appel.

Mais ce n'était pas assez pour eux. Ils nous ont arrêté tous deux en tant qu'auteur et éditeur, cette fois dans le cadre d’ "organisation terroriste". Il n'était pas assez pour eux de nous condamner à cause du livre, ainsi ils nous ont mis en prison en vertu de la loi contre le terrorisme.

Après cinq mois d'emprisonnement,  ils ont dû nous libérer.

N. Mehmet Güler se trouve dans une situation critique, car même après sa mise en liberté, des pressions, des menaces et des abus contre lui se poursuivent sans cesse.
 
Il est marié et père de 2 enfants, il a une entreprise, comme plusieurs autres personnes arrêtées. Les familles et enfants de prisonniers politiques souffrent lourdement.

Je souffre aussi non seulement  comme un journaliste ou un écrivain ou un éditeur et militant des droits humains, mais également en tant que père.

Maintenant, je me trouve ici en tant que témoin pour des journalistes en prison avec qui j'ai travaillé pendant des années, par exemple avec Davut Ucar pendant 20 ans.

Oui, je suis son témoin de défense. Il n'est pas un "terroriste", il est journaliste.

Et d'autres: j'ai travaillé avec Zeynep Koray, Yuksel Genc, Huseyin Deniz, Fusun Erdogan, Nurettin Firat, Pervin Yerlikaya, Ramazan Pekgoz, Tayyip Temel, Tourabi Kisin, Ziya Cicekci, Zuhal Tekiner ou Zeynep Kuris etc… etc… Et ce pendant des années.

Je suis témoin pour Ayse Berkaty et Deniz Zarakolu; ils sont des chercheurs en sciences sociales et traducteurs.

Je suis témoin pour Mulazim Ozcan. Il est linguiste, poète et était mon professeur de langue kurde en prison.

Je suis témoin pour Muharrem Erbey. Il est un militant des droits humains et auteur de livres pour enfants.

Je suis témoin pour les membres du parti pour la démocratie et la paix (BDP). C'est eux qui ont réalisé le succès électoral de leur parti aux élections de 2011 malgré tous les obstacles anti-démocratiques.

Je suis témoin pour les parlementaires élus de ce parti qui se trouvent en prison.

Je suis témoin pour les maires kurdes élus et les autres représentants kurdes du pouvoir local.

Je suis témoin pour des étudiants universitaires qui se trouvent en prison pour leurs manifestations, réunions et critiques démocratiques.

Je suis témoin pour des écrivains et traducteurs en prison.

Et ici, j'accuse des procès de masse injustes menés avec une mentalité totalitaire comme cela s'est produit dans les années 1930 et 1940 ou des procès militaires des années 1970 et 1980.

Ici dans ce tribunal symbolique du peuple, je dénonce des crimes contre l'humanité, comme ce qui était fait au tribunal de Russel pour le Vietnam en 1968 ou au tribunal de Paris en 1984.

Pourquoi? Parce que je suis un journaliste pour la vérité.

Parce que je suis un défenseur des droits de l'Homme.

Parce que je suis un éditeur qui porte la responsabilité de défendre le droit de lire et écrire, de s'exprimer en pleine liberté.


RSF: La Turquie, première prison au monde pour les journalistes

A l’occasion de la publication de son bilan annuel, Reporters sans frontières rend publiques les conclusions d’une enquête de plusieurs mois sur les journalistes emprisonnés en Turquie.

« Avec 72 professionnels des médias actuellement emprisonnés, dont au moins 42 journalistes et 4 collaborateurs le sont en lien avec leur activité professionnelle, la Turquie est la plus grande prison du monde pour les journalistes. Un triste paradoxe pour un pays qui se présente comme un modèle régional de démocratie. Cet état de fait, inédit depuis la fin du régime militaire, n’a pourtant rien d’étonnant, au regard des problèmes structurels de la justice turque : un cadre législatif encore largement répressif, aux dispositions si larges et floues qu’elles autorisent tous les excès ; une culture judiciaire volontiers paranoïaque, arc-boutée sur des objectifs sécuritaires au mépris des droits de la défense et de la liberté de l’information. La grande majorité des journalistes emprisonnés sont des représentants de médias pro-kurdes, ce qui souligne une nouvelle fois le caractère indissociable de la liberté de l’information et de la recherche d’une solution pacifique à la question kurde », a rappelé l’organisation.

« Les autorités turques ont, semble-t-il, commencé à prendre la mesure du problème. Le ‘troisième paquet de réformes judiciaires’ (loi 6352 du 5 juillet 2012) a abouti ces derniers mois à la remise en liberté conditionnelle d’une quinzaine de journalistes, dont certains étaient en prison depuis des années. Mais ils restent en sursis, et surtout, un nombre encore plus important de prisonniers attend toujours de revoir le jour. Pire, le rythme des interpellations, emprisonnements et procès n’a guère ralenti, comme l’a encore montré la semaine dernière l’arrestation de la journaliste Sadiye Eser, du quotidien de gauche Evrensel. A ce jour, Reporters sans frontières a dénombré au moins soixante-et-une interpellations au cours de l’année 2012. »

« Malgré un paysage médiatique vaste et diversifié, le journalisme critique ou d’investigation reste trop souvent criminalisé en Turquie ; une tendance que le regain de tension sur la question kurde n’a fait que renforcer. Seule une réforme en profondeur de la loi antiterroriste et l’abolition d’une vingtaine d’articles liberticides du code pénal seront en mesure d’y remédier. A condition que ces évolutions législatives s’accompagnent d’une mutation de la pratique judiciaire, en conformité avec la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) : un recours beaucoup moins systématique à la détention provisoire, le respect du droit à l’information sur les sujets d’intérêt général, la protection des sources journalistiques, une justice plus indépendante et plus transparente », a conclu Reporters sans frontières.

Note méthodologique

La liste de journalistes emprisonnés présentée ci-dessous correspondant au « baromètre de la liberté de la presse » publié sur le site de Reporters sans frontières. L’établissement de cet outil répond à une méthodologie précise, uniforme pour tous les pays, qui nécessite une étude approfondie de chaque cas. N’y figurent que les noms de journalistes, collaborateurs ou net-citoyens dont Reporters sans frontières a pu établir qu’ils étaient emprisonnés en lien avec leur activité journalistique. Pour en juger, l’organisation prend en compte des éléments issus de la procédure judiciaire (dossier d’accusation, défense, questions posées au cours de l’interrogatoire) et des éléments d’analyse contextuelle (sujets traités par le journaliste, existence d’un contentieux préalable, contexte politique).

La faiblesse des charges, l’absence d’éléments de preuve convaincants, l’assimilation hâtive de tâches professionnelles (conversations avec des personnalités faisant l’objet de poursuites judiciaires, possession de documents émanent d’organisations illégales, couverture de manifestations pacifiques…) à des actes illégaux, le prolongement injustifié de la détention provisoire, constituent des facteurs déterminants dans la plupart des cas listés ci-dessous.

Le « baromètre de la liberté de la presse » ne constitue pas une liste exclusive des journalistes défendus par l’organisation. L’absence du nom d’un journaliste emprisonné ne constitue pas une présomption de culpabilité, pas plus que sa présence ne signale automatiquement la reconnaissance d’une innocence totale : Reporters sans frontières ne se substitue pas à la justice, mais se prononce sur la pertinence d’une mesure de détention. A la lumière des éléments dont elle dispose, l’organisation demande dans certains cas l’abandon des charges pesant sur le journaliste ; dans d’autres, elle demande une remise en liberté conditionnelle et la tenue d’un procès équitable.

Plusieurs facteurs rendent les recherches concernant les journalistes emprisonnés en Turquie particulièrement difficiles. Le premier est l’opacité et la lenteur de la justice : la plupart d’entre eux passent de longs mois, parfois des années en détention, avant même de connaître la nature des accusations portées contre eux. Les prévenus, leurs proches et leurs avocats n’ont pas toujours accès à l’ensemble de leur dossier.

Un autre obstacle important est la forte politisation des médias, et la perception largement répandue que la presse est dépourvue de toute autonomie. Cet héritage de l’histoire récente affecte non seulement le travail des journalistes, mais aussi celui de la justice : procureurs et juges sont prompts à assimiler journalisme engagé et militantisme politique, voire terrorisme. On ne compte plus les déclarations en ce sens de personnalités publiques : en 2011, la déclaration du premier ministre Recep Tayyip Erdogan assimilant un livre non publié d’Ahmet Sik à « une bombe » avait fait sensation. C’était pourtant peu en comparaison avec le discours du ministre de l’Intérieur Idris Naim Sahin, qui considérait fin décembre 2011 que « la peinture (…), la poésie, ou divers écrits » pouvaient constituer des actes de terrorisme.

Aussi la justice turque substitue-t-elle souvent une analyse politique à l’analyse légale et judiciaire qu’elle devrait effectuer : si un journaliste couvre la question kurde sous un jour critique à l’égard des autorités, par exemple, c’est qu’il partage l’agenda politique du PKK, et donc qu’il y appartient. Reporters sans frontières incite la justice turque à respecter les conventions internationales ratifiées par la Turquie, prévoyant que l’exercice de la liberté d’expression ne peut être limité dans ces circonstances que par l’incitation explicite à la haine ou à la violence. L’organisation rappelle en outre que les standards du Conseil de l’Europe et de l’OSCE recommandent de ne pas punir d’emprisonnement les abus de la liberté d’expression, du fait de l’effet d’intimidation que cela induit.

Reporters sans frontières appelle la justice à libérer immédiatement l’ensemble des journalistes et collaborateurs emprisonnés en lien avec leur activité professionnelle. L’organisation se tient à la disposition des autorités pour discuter des mesures à prendre pour remédier aux racines de ce problème. Reporters sans frontières en appelle également à la collaboration des avocats, des proches et des collègues des journalistes dont les cas sont toujours en investigation, pour rassembler un complément d’information.

Lire le rapport d’enquête de RSF "Médias et justice en Turquie : entre méfiance et réflexes sécuritaires" (juin 2011)

Journalistes emprisonnés en lien avec leur activité professionnelle :

•    Bayram Namaz •    Füsun Erdogan •    Hikmet Ciçek •    Tuncay Özkan •    Mustafa Balbay •    Soner Yalçin •    Yalçin Küçük •    Turan Özlü •    Hasan Özgünes •    Tayip Temel • Cengiz Kapmaz •    Abdullah Cetin •    Ayse Oyman •    Cagdas Kaplan •    Dilek Demirel •    Ertus Bozkurt •    Fatma Koçak •    Hüseyin Deniz •    Ismail Yildiz •    Kenan Kirkaya • Mazlum Özdemir •    Mehmet Emin Yildirim •    Nahide Ermis •    Nevin Erdemir •    Nilgün Yildiz •    Nurettin Firat •    Ömer Celik •    Ömer Ciftçi •    Ramazan Pekgöz •    Sadik Topaloglu •    Selahattin Aslan •    Semiha Alankus •    Sibel Güler •    Yüksek Genç •    Zeynep Kuray •    Ziya Ciçekçi •    Zuhal Tekiner •    Mehmet Emin Yildirim •    Turabi Kisin •    Özlem Agus •    Zeynep Kuris •    Sadiye Eser

Collaborateurs des médias emprisonnés en lien avec leur activité professionnelle :

•    Pervin Yerlikaya •    Saffet Orman •    Cigdem Aslan •    Irfan Bilgiç

Journalistes et collaborateurs de médias emprisonnés, dont les cas restent pour l’heure en investigation :

•    Ali Konar •    Faysal Tunç •    Ferhat Ciftçi •    Hamit Dilbahar •    Kenan Karavil •    Murat Ilhan •    Nuri Yesil •    Ömer Faruk Caliskan •    Sevcan Atak •    Seyithan Akyüz • Sahabettin Demir •    Ahmet Birsin •    Sebahattin Sürmeli •    Ferhat Arslan •    Sultan Saman •    Bahar Kurt •    Musa Kurt •    Mustafa Gök •    Erdal Süsem •    Hatice Duman • Hakan Soytemiz •    Erol Zavar •    Miktat Algül •    Sükrü Sak •    Mehmet Haberal

The day independent journalists were jailed

One year ago today some forty-eight journalists were detained in Turkey in perhaps the harshest attack on media to date. They were mostly working for Kurdish media, Ozgur Gundem, DIHA News Agency, ANF.

It is not a coincidence that in the report they released yesterday Reporters Without Borders called Turkey the world's biggest prison for journalists. Today in prison there are, according to RSF, a total of 72 media workers in Turkish jails, of them 42 are journalists. The international organisation said these figures only related to cases they have established being against media workers. Other cases are still being investigated by RSF.

Indeed according to the Platform for Freedom for Jailed Journalists on 18 December there were 74 journalists in prison.

The operation on 20 December 2011 was launched by the Special Authorized Court Office and was grounded on Anti-terror Law. It was part of the so called KCK (Kurdish Communities Union), the specifically designed operation which has been targeting Kurds in whatever way they organise (being it democratically elected institution, unions, civil society, cultural organisations, unions etc) within the society. The charges are so vague that indeed anyone with an interest (however slight) in Kurdish issues could be accused of being part of this KCK structure.

The media, specifically the Kurdish, left wing and independent media, could not go untouched by this wave of frenzy repression of anything that has to do with Kurds. And indeed they were attacked in the most vicious way. Scores of journalists have been detained and many of them today are still in prison.

On 15 September 2012 the trial opened and it was even clearer then that the journalists are in prison for what they wrote. News on environment, labor, politics, women, life, culture, art and daily developments were defined as criminal evidences in the indictment which was prepared by Public Prosecutor Bilal Bayraktar and accepted by Istanbul 15th High Criminal Court on 11 May.

So the trial is indeed against men and women but it is also against freedom of press.

The journalists’ interviews, reports and phone conversations are put forward as criminal evidences of membership and leadership of an illegal organization. The news published on Fırat News Agency (ANF) are presented as evidences of Kurdish press’ link to the PKK. It is also claimed that Roj Tv broadcasts on deaths in conflicts aim to provoke the people.

The indictment also argues that the interview with BDP (Peace and Democracy Party) co-chair Selahattin Demirtaş, news on BDP panel discussions and Öcalan’s meeting notes are to be considered as Kurdish press’ link to the “terror organization”, referring to the PKK.

Last night in Istanbul there was a rally to ask freedom for the journalists and freedom of press and thought. Many more rallies are planned. Journalists around the world are sending solidarity messages to their colleagues well aware that freedom of the press is constantly in danger.

As the journalists in prison wrote to colleagues "defending the freedom of press is not only our responsibility but the duty of journalism organizations as well. We are asking you to be a legal intervening party to the litigation procedure so that you may observe this case which is the principal case with respect to freedom of press. Your becoming intervening party will also reveal how "terrible journalism organization" we organized to commit "crime". This appeal reflects for us a call for defending journalism principles and ethic as well the principles of free press. But it is also an appeal to stop alternative sources of information of society being attacked".
(ANF, Dec 20, 2012)

ECHR Finds Turkey Guilty For Blocking Google Sites

The ECHR held that Turkey was to pay the applicant Ahmet Yıldırım 7,500 euros in respect of non-pecuniary damage and EUR 1,000 in respect of costs and expenses.

"The effects of the measure in question had therefore been arbitrary and the judicial review of the blocking of access had been insufficient to prevent abuses. There had therefore been a violation of Article 10 of the Convention," the verdict said, pointing out the arbitrary nature and ineffectiveness of the Turkish court decision to block Google Sites.

In June 2009, the Denizli Criminal Court of First Instance ordered the blocking of an Internet site whose owner had been accused of insulting the memory of Atatürk. The order was issued as a preventive measure in the context of criminal proceedings against the site’s owner.

The blocking order was submitted for execution to the Telecommunications Directorate which stated later on that this was the only technical means of blocking the offending site, as its owner lived abroad.

Since then, Mr Yıldırım complained that he was unable to access his own site, on which he published "his academic work and his opinions on various matters".

"The interference resulting from the application of section 8 of Law no. 5651 had thus failed to meet the foreseeability requirement under the Convention," the ECHR statement said.

The Court also pointed out that Article 10 of the Convention stated that the right to freedom of expression applied “regardless of frontiers”.

In March 2011, Google Sites case was merged with another ban case Last.Fm in Turkey by the order of ECHR. No verdict has yet been announced on the case.

The verdict was long expected by internet freedom activists in Turkey. Ayşe Kaymak from Alternative Telecommunications Association said access restrictions do not only apply to illegal web content: "It also effects all other users and violates basic freedoms recognized by European Declaration of Human Rights." (BIA, 18 dec 2012)

Book lists banned 20,000 publications in Turkey

Ottoman and Turkish authorities have banned 20,000 books in the Turkey since 1834, according to a new book by Emin Karaca, who said censors in the republican era have approached their work with a zeal that was unseen in imperial times.

Titled “Vaaay Kitabın Başına Gelenler!” (Look what happened to these books!), the researcher and writer’s work was introduced at a press conference held in the Turkish Journalists Association’s clubhouse on Dec. 17. According to the book, the most frequently banned books in the Republican period are renowned author Nazım Hikmet’s works and Karl Marx’s “Das Kapital.”

Karaca said he completed the research on banned books over a period of five years. For Karaca, Turkey is a paradise for bans. “The most banned author during the Republican period was Nazım Hikmet, since it was thought that he would introduce socialism to the public,” Karaca said.

Karaca also spoke of the banned books list prepared for schools by the Board of Education and Discipline in 1970. “Almost all of the authors who are on the banned list are Turkish,” he said.

Turkish Publishers’ Union (TYB) chair Metin Celal, meanwhile, said bans had been lifted on 453 books and over 600 publications by the Ankara Chief Public Prosecutor’s Office last week as part of a third judicial reform package.

According to Celal, appeals were made to the police once again for the ban of 67 books and 16 periodicals. “During cases of arrested students, banned books found in their houses were regarded as criminal evidence. The state does not want to abolish the bans,” Celal said. “The Anti-Terror law and the relevant articles in the Turkish Penal Code should be altered as soon as possible.”

Karaca said some books were also banned during the Ottoman period; however, officials in the Republican period have been more severe in implementing bans even when compared to the reign of Sultan Abdülhamid, who was famous for his strict censorship.

 “During the Tanzimat period [a re-organization of the empire’s administration that began in 1839], sultans used to ban books by enacting imperial edicts. During the reign of Abdülhamid, there was a censorship institution, which used to determine the bans on books. Even Abdülhamid’s method of censorship was more civilized [than today’s],” Karaca said.
(hurriyetdailynews.com, Dec 18,  2012)

Call to Send Cards to Jailed Journalists

"Un-jailed journalists" initiative launched a campaign to show its solidarity with Turkey's dozens of jailed journalist with a public invitation to send New Year's cards.

"71 journalist in Turkey will celebrate the new year's eve behind bars this year. Some might be released soon, some might spend another year. But we won't accept this. Un-jailed journalists' hearts and minds will always be with their colleagues in 2013," the initiative statement said.

The statement said while cards senders could be either journalists or from other professions, the initiative made its call to everyone who supported journalists' rights and the human right to be informed.

"You can send your messages, pictures and videos through our website www.disaridakigazeteciler.com until December 31,” the statement said.  (BIA, Dec 17, 2012)

Jailed journalists and their prison addresses:

1. Abdullah Çetin (DİHA): Diyarbakır D Tipi Cezaevi/DİYARBAKIR
2. Ahmet Birsin (Gün TV): Diyarbakır D Tipi Cezaevi/DİYARBAKIR
3. Ali Konar (Azadiya Welat): Malatya E Tipi Cezaevi/MALATYA
4. Ayşe Oyman (Özgür Gündem): Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi/İSTANBUL
5. Bahar Kurt (Tavır Dergisi): Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi/İSTANBUL
6. Bayram Namaz (Atılım): Edirne F Tipi Cezaevi/EDİRNE
7. Cengiz Doğan (Azadiya Welat): Mardin E Tipi Cezaevi/MARDİN
8. Cengiz Kapmaz (Özgür Gündem): Kandıra 2 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
9. Çağdaş Kaplan (DİHA): Kandıra 2 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
10. Davut Uçar (Etik Ajans): Kandıra 1 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
11. Deniz Kılıç (Azadiya Welat): Batman M Tipi Kapalı Cezaevi/BATMAN
12. Deniz Yıldırım (Aydınlık): Silivri 1 No’lu L Tipi Cezaevi/İSTANBUL
13. Dilek Demiral (DİHA): Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi/İSTANBUL
14. Dilşah Ercan (Azadiya Welat): Karataş Kadın Kapalı Cezaevi/ADANA
15. Erdal Süsem (Eylül Dergisi): Edirne F Tipi Cezaevi/EDİRNE
16. Erol Zavar (Odak Dergisi): Sincan 1 No’lu F Tipi Cezaevi/ANKARA
17. Ertuş Bozkurt (DİHA): Kandıra 1 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
18. Fatih Özgür Aydın (Artı İvme Dergisi): Tekirdağ 1 No’lu F Tipi Cezaevi/TEKİRDAĞ
19. Fatma Koçak (DİHA): Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi/İSTANBUL
20. Faysal Tunç (DİHA): Kalkandere L Tipi Kapalı Cezaevi/ RİZE
21. Ferhat Aslan (DİHA): Kürkçüler F Tipi Kapalı Cezaevi/ADANA
22. Ferhat Çiftçi (Azadiya Welat): Gaziantep H Tipi Cezaevi/GAZİANTEP
23. Füsun Erdoğan (Özgür Radyo): Gebze M Tipi Kadın Kapalı Cezaevi/KOCAELİ
24. Hamit Dilbahar (Azadiya Welat): Erzurum E Tipi Cezaevi/ERZURUM
25. Hatice Duman (Atılım): Gebze M Tipi Kadın Kapalı Cezaevi/KOCAELİ
26. Hikmet Çiçek (Aydınlık): Silivri 1 No’lu L Tipi Cezaevi/İSTANBUL
27. Hüseyin Deniz (Evrensel): Kandıra 1 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
28. İsmail Yıldız (Dersim gazetesi): Kandıra 1 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
29. Kenan Karavil (Radyo Dünya): Kürkçüler F Tipi Cezaevi/ADANA
30. Kenan Kırkaya (DİHA): Kandıra 1 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
31. Mazlum Özdemir (DİHA): Kandıra 1 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
32. Mazlum Sezer (DİHA): Kürkçüler F Tipi Cezaevi/ADANA
33. Mehmet Emin Yıldırım (Azadiya Welat): Kandıra 1 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
34. Mehmet Haberal (Kanal B): Silivri 5 No’lu L Tipi Kapalı Cezaevi/İSTANBUL
35. Mehmet Yeşiltepe (Devrimci Hareket): Tekirdağ 1 No’lu F Tipi Cezaevi/TEKİRDAĞ
36. Miktat Algül (Mezitli FM): Kürkçüler F Tipi Cezaevi/ADANA
37. Murat İlhan (Azadiya Welat): Diyarbakır D Tipi Cezaevi/DİYARBAKIR
38. Musa Kurt (Yürüyüş): Tekirdağ 2 No’lu F Tipi Cezaevi/TEKİRDAĞ
39. Mustafa Balbay (Cumhuriyet): Silivri 1 No’lu L Tipi Cezaevi/İSTANBUL
40. Mustafa Gök (Ekmek ve Adalet): Sincan 1 No’lu F Tipi Cezaevi/ANKARA
41. Nahide Ermiş (Demokratik Modernite): Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi/İSTANBUL
42. Nevin Erdemir (Özgür Gündem): Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi/İSTANBUL
43. Nilgün Yıldız (DİHA): Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi/İSTANBUL
44. Nurettin Fırat (Özgür Gündem): Kandıra 1 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
45. Nuri Yeşil (Azadiya Welat): Elbistan E Tipi Cezaevi/KAHRAMANMARAŞ
46. Ömer Çelik (DİHA): Kandıra 2 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
47. Ömer Çiftçi (Demokratik Modernite): Kandıra 2 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
48. Ömer Faruk Çalışkan (Özgür Halk): Kandıra 1 No’lu F Tipi Cezaevi
49. Özlem Ağuş (DİHA): Karataş Kadın Kapalı Cezaevi/ADANA
50. Pervin Yerlikaya (DİHA): Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi/İSTANBUL
51. Ramazan Pekgöz (DİHA): Kandıra 2 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
52. Sadık Topaloğlu (DİHA): Kandıra 2 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
53. Selahattin Aslan (Demokratik Modernite): Kandıra 2 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
54. Semiha Alankuş (DİHA): Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi/İSTANBUL
55. Sevcan Atak (Özgür Halk): Karataş Kadın Kapalı Cezaevi/ADANA
56. Seyithan Akyüz (Azadiya Welat): İskenderun M Tipi Kapalı Cezaevi/HATAY
57. Sibel Güler (Özgür Gündem): Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi/İSTANBUL
58. Soner Yalçın (Odatv): Silivri 1 No’lu L Tipi Cezaevi/İSTANBUL
59. Sultan Şaman (Hewiya Jine dergisi): Batman M Tipi Kapalı Cezaevi/BATMAN
60. Şahabettin Demir (DİHA): Bitlis E Tipi Cezaevi/BİTLİS
61. Şükrü Sak (Akıncı Yol): Sivas E Tipi Kapalı Cezaevi/SİVAS
62. Tayyip Temel (Azadiya Welat): Diyarbakır D Tipi Cezaevi/DİYARBAKIR
63. Tuncay Özkan (Kanal Biz): Silivri 1 No’lu L Tipi Cezaevi/İSTANBUL
64. Turabi Kişin (Özgür Gündem): Kandıra 1 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
65. Turan Özlü (Ulusal Kanal): Silivri 2 No’lu L Tipi Cezaevi/İSTANBUL
66. Yalçın Küçük (Aydınlık): Silivri 2 No’lu L Tipi Cezaevi/İSTANBUL
67. Yüksel Genç (Özgür Gündem): Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi/İSTANBUL
68. Zeynep Kuray (BirGün-ANF): Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi/İSTANBUL
69. Zeynep Kuriş (DİHA): Karataş Kadın Cezaevi/ADANA
70. Ziya Çiçekçi (Özgür Gündem): Kandıra 2 No’lu F Tipi Cezaevi/KOCAELİ
71. Zuhal Tekiner (DİHA): Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi/İSTANBUL


IPI Condemns Journalist Sadiye Eser's Arrest

IPI and Journalists' Union of Turkey criticized the arrest of Sadiye Eser, a journalist who has been charged for being a KCK terrorist organization member.

On December 10, Eser was detained in a massive anti-terror operation led by Turkish police. Eser's sister Zozan, another journalist, has also been detained and released for the same charges.

"Under detention, Eser was asked questions like 'Why did you attend the World Peace Day demonstrations organized by pro-Kurdish party?', 'Why did you follow protests against the government's ban for PKK leader to meet his lawyers?', "Why did you attend Spring Equinox celebrations?'. They also asked questions about the notes she took," Journalists' Union of Turkey said in a statement.

"The charges on Eser were made according to a testimony made by a secret witness. But the very fact that it is a secret witness raises doubts on whether s/he is a police officer."

The union strongly condemned the arrest of Eser for "terrorism charges" only depending on her professional work, saying that it is a violation of press freedom and right to get informed.

International Press Institute also raised concerns over Eser's case, saying that the current number of jailed journalists exceeded 72 in Turkey. "We are calling the Turkish government to do necessary juridical revisions and free all jailed journalists." (BIA, Dec 17, 2012)

Remise du prix 2012 de la Fondation Info-Türk à Ragip Zarakolu

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Profitant de sa mise en liberté provisoire en Turquie, Ragip Zarakolu, auteur, journaliste, éditeur et défenseur des droits de l'Homme, se réunit  actuellement avec ses amis en Europe.

Après une série de rencontres à Paris, Zarakolu tiendra une conférence de presse le mercredi 19 décembre 2012 à 11h à la Fédération européenne des journalistes (EFJ) sur l'état actuel de la liberté d'expression en Turquie.

Le même jour, à partir de 16h30, Ragip Zarakolu se réunira avec ses amis dans les locaux des Ateliers du Soleil.

Lors de cette rencontre, la Fondation Info-Türk, qui contribue à la lutte pour les droits de l'Homme et les libertés en Turquie depuis plus de 40 ans, lui remettra le certificat de prix "Info-Türk 2012 Pour la liberté", décerné début de cette année alors que Zarakolu se trouvait dans la prison de haute sécurité de type-F de Kocaeli.

Dogan Özgüden   
Président
Fondation Info-Türk

Iuccia Saponara
Présidente
Ateliers du Soleil

Ateliers du Soleil
53 rue de Pavie - 1000 Bruxelles
Tel: 02-736 78 95; 0477-508 349
E-mail: direction@ateliersdusoleil.be

Ragip Zarakolu

Zarakolu mène ses activités de pensée et d'édition depuis 43 ans sans avoir donné aucune concession aux pouvoirs politiques. Aujourd'hui, le pouvoir actuel qui donne des leçons de démocratie aux pays arabes, tente de faire payer à Zarakolu le prix de sa détermination en l'incarcérant, à 63 ans et malgré des graves problèmes de santé, dans une prison de haute sécurité sous des prétextes ridicules.
 
Ragip Zarakolu avait déjà été emprisonné après le coup d'état de 1971. Après sa mise en liberté, avec son épouse Ayse Nur Zarakolu, il a ouvert un nouvel horizon dans le monde des livres par la fondation de la maison d'éditions internationale Belge.
 
Ragip et Ayse n'ont pas seulement démoli le tabou du génocide arménien, mais ils ont aussi apporté une contribution indéniable à la lutte pour la démocratisation en Turquie, en publiant des centaines de livres sur l'injustice et la discrimination dont le peuple kurde et toutes les minorités nationales et religieuses de l'Anatolie ont souffert pendant des siècles.
 
Ragip Zarakolu a également pris part à la fondation de l'Association des droits de l'Homme de Turquie (IHD). Il est actuellement le président du Comité pour la liberté de publication de l'Union des éditeurs de la Turquie (TYB) et le représentant en Turquie du Comité pour la liberté de publication de l'Union internationale des éditeurs (IPA).
 
En 2005, le prix "la liberté d'expression" a été conjointement attribué à Zarakolu par l'Union des écrivains norvégiens et le Ministère norvégien de la Culture. Il a également reçu le prix  "la liberté de pensée et  d'expression" décerné par l'Union des éditeurs de Turquie, le prix "la liberté de la presse" donné par l'Association des journalistes de Turquie et récemment il a reçu de la bibliothèque nationale arménienne la médaille d'honneur "Hagop Megapart" pour sa contribution à la reconnaissance de l'histoire, la culture et la littérature arménienne en Turquie.
 
Pendant des années, Zarakolu a été invité par de nombreux pays à participer à des réunions sur les droits humains. Il a participé comme conférencier à deux conférences sur la liberté de pensée et le militarisme en Turquie, organisées à Bruxelles par la Fondation Info-Türk, les Associations assyriennes de Belgique, l'Association des Arméniens démocrates en Belgique, l'Institut kurde de Bruxelles et les Ateliers du Soleil.


EFJ: Ragip Zarakolu's Press Conference in Brussels

zarakolu
http://www.ifj.org/en/articles/efj-debates-about-press-freedom-and-freedom-of-expression-in-turkey

The European Federation of Journalists (EFJ) is organizing a press conference on "Press freedom and freedom of expression - What's wrong with Turkey ?" next Wednesday 19 December 2012 at 11 am with Ragip Zarakolu (Turkish columnist, writer, publisher) and Philippe Leruth (Belgian journalist, EFJ's vice-president).

Journalist and publisher Ragip Zarakolu has been subject to a lifetime of harassment from the Turkish authorities. After graduating college in 1968, Zarakolu began writing for magazines such as Ant and Yeni Ufuklar, both of which focused on issues of social justice in Turkey. After the 1971 Coup he was imprisoned for three years for his writings. In 1977, Zarakolu and his wife Ayse Nur founded the Belge Publishing House which has been a focus for censorship since its inception. Zarakolu's office was firebombed by an extremist rightist group in 1995. Zarakolu, in spite of many legal proceedings and his recent imprisonmentin the frame of KCK Trial, continues to write articles to the daily newspapers such as Birgün, Evrensel and Özgür Gündem. He is also the chairman of the Freedom to Publish Committee of the Publishers' Union of Turkey (TYB) and member of the same committee of the International Publishers' Association (IPA). The Journalists' Association of Turkey (TGC) awarded him in 2007 as a prominent defender of the freedom of expression.

Earlier in October 2011, the EFJ condemned the arrestation of Ragip Zarakolu with 40 other people during a vast "anti-terrorism" operation called "KCK" conducted by units of Turkish special forces. As a special guest and witness, Mr Zarakolu will talk about this increasingly worrying situation in Turkey for journalists and writers today.

More information on the EFJ campaign pages :
http://europe.ifj.org/en/pages/turkey-campaign-set-journalists-free
http://www.facebook.com/pages/European-Federation-of-Journalists-EFJ-/157478517604323
 
The EFJ is the European group of the International Federation of Journalists

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For more information contact the EFJ at +32 2 235.2200

Mehmet Koksal
info@mehmet.be

FEJ: La conférence de presse de Ragip Zarakolu à Bruxelles

La Fédération européenne des journalistes (FEJ) organise une conférence de presse sur le thème "Liberté de la presse et liberté d’expression : qu’est-ce qui ne va pas avec la Turquie ?", le mercredi 19 décembre 2012, à 11 heures, avec Ragip Zarakolu (chroniqueur turc, écrivain, éditeur) et Philippe Leruth (journaliste belge, vice-président de la FEJ) au Résidence Palace (rue de la Loi, 144 - 1040 Bruxelles).

Journaliste et éditeur Ragip Zarakolu a été harcelé toute sa vie par les autorités turques. Il a commencé à écrire au lendemain de ses études, en 1968 pour des magazines tels que Ant et Yeni Ufuklar qui ont mis l'accent sur les questions de justice sociale en Turquie. Trois ans plus tard, en 1971, après le coup d’Etat, il est emprisonné pendant trois ans pour ses articles. En 1977, il fonde avec sa femme Ayse Nur la maison d’édition Belge qui sera soumise à la censure. Les bureaux de Zarakolu ont été incendiés par un groupe extrémiste de droite en 1995.

En dépit de nombreuses procédures judiciaires et de son récent emprisonnement dans le cadre du procès KCK, il continue à écrire des articles pour des quotidiens tels que Birgun, Evrensel et Özgür Gündem. Il est également président du comité « Liberté de publier » de l'Union des éditeurs de Turquie (TYB) et membre de l’Association des éditeurs internationaux (IPA-International Publishers' Association) du même comité. En 2007, l’association des journalistes turcs l’a récompensé pour sa défense de la liberté d’expression.

Plus tôt en octobre 2011, le FEJ a condamné l'arrestation de Ragip Zarakolu avec 40 autres personnes lors d'une vaste opération "anti-terrorisme" appelée «KCK» menée par des unités de forces spéciales turques. En tant qu'invité spécial et témoin, M. Zarakolu va parler de cette situation préoccupante en Turquie pour les journalistes et les écrivains d'aujourd'hui.

Adresse:

Résidence Palace – Rez-de-chaussée - Salle Polak
Rue de la Loi, 144 - 1040 Bruxelles
de 11 h à 12h30

Informations pratiques:

Liberté de la presse et liberté d’expression : qu’est-ce qui ne va pas avec la Turquie ?"

L'écrivain turc Ragip Zarakolu débats avec Philippe Leruth, vice-président de la FEJ
Animée par le journaliste indépendant Mehmet Koksal

Langue du débat: anglais (traduction non disponible)

Plus d'informations sur les pages de la FEJ:
http://europe.ifj.org/en/pages/turkey-campaign-set-journalists-free
http://www.facebook.com/pages/European-Federation-of-Journalists-EFJ-/157478517604323

(Traduction: http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=69831)

Conférence de Zarakolu à l’Ecole des hautes études en sciences sociales

C’est un évènement rare qui a eu lieu à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) ce mercredi 12 décembre, où Ragip Zarakolu est venu donner une conférence sur la situation actuelle de son pays en matière de respect des libertés fondamentales et notamment de liberté d’opinion et d’expression. Cette manifestation était conjointement organisée par la section française du Groupement Internationale sur la Turquie (GIT) représentée par son président, Vincent Duclert, et par le Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France (CCAF) représenté par son coprésident Ara Toranian. Notons qu’à l’initiative du GIT, Ragip Zarakolu est proposé depuis quelque temps pour le prix Nobel de la Paix.

Dans son introduction, Vincent Duclert a rappelé que Ragip Zarakolu a été emprisonné du 28 octobre 2011 au 10 avril 2012 pour des allégations fantaisistes de complicité avec un mouvement terroriste et que son fils Deniz goûte depuis quatorze mois aux geôles du « modèle turc tant vanté par les médias » pour avoir parlé publiquement de La politique d’Aristote ! Depuis lors, comme il l’a lui-même évoqué, Ragip Zarakolu est contraint de se murer dans une « protestation muette » et se garde bien de toute déclaration qui pourrait le renvoyer derrière les barreaux dans un pays redevenu en quelques années la plus grande prison de journalistes du monde.

Pour mémoire, Ragip Zarakolu est un éditeur dont l’œuvre de publication donne depuis près de quarante ans des aigreurs d’estomac aux gardiens impavides de la politique d’Etat de la Turquie et de ses tabous : génocide arménien, question kurde, invasion de Chypre, poids inconsidéré des militaires sur la scène politique, etc. On peut dire sans exagération qu’à eux seules, Ragip Zarakolu et son épouse Aysenur depuis lors décédée ont rendu possible en Turquie la germination d’une pensée réfractaire à la propagande d’Etat ; ou, comme l’a rappelé en incise Hamit Bozarslan, un spécialiste de la Turquie de l’EHESS, Ragip Zarakolu et ses éditions Belge (documents) ont puissamment contribué à « restructurer l’ensemble des sciences sociales » dans leur pays en faisant passer certaines problématiques du statut de « notes de bas de page à celui d’ouvrages complets».

Pour la circonstance, le témoignage de Ragip Zarakolu était appuyé par celui d’Erol Özköray, un autre dissident dont le parcours politique symbolise les lignes rouges à ne pas franchir outre Bosphore. De conseiller politique du CHP, le parti kémaliste au pouvoir, Erol Özköray fut brutalement réduit à néant et dut même se réfugier à l’étranger pour avoir un jour questionné le rôle des militaires et le caractère antidémocratique des processus politiques qui président aux destinées de ce pays. Erol Özköray a détaillé pour les déplorer les nombreux procès qu’il a dû endurer, les cinquante ans de prison requis contre lui par les dignitaires de l’Etat-major qu’étaient Yasar Büyükanit et Ilker Basbug, la fermeture de son magazine Idea Politika et de Nokta, et surtout le lâchage dont il a fait l’objet de la part de certains intellectuels finalement bien trop proches de l’appareil d’Etat.

Après avoir refait l’historique de la répression antidémocratique qui sévit en Turquie depuis les années 70, MM. Zarakolu et Özköray en sont arrivés à la conclusion que depuis près de quarante ans, l’Etat y déploie une politique de « nettoyage académique » (academic cleansing) après avoir mis en œuvres des politiques de nettoyage ethnique contre ses minorités (génocide des Arméniens et des Assyro-Chaldéens de 1915 à_ 1916, massacre et expulsion des Grecs en 1921, massacres du Dersim en 1923 et des Kurdes à partir des années 30, pogroms contre les Grecs d’Istanbul en 1955).

Ils ont particulièrement insisté sur l’espoir déçu qu’a représenté l’arrivée au pouvoir de l’AKP, le parti islamiste ayant depuis lors remplacé les formations nationalistes aux affaires jusqu’en 2002. Evoquant une « nouvelle hégémonie », ils ont dénoncé le « contrôle de la pensée » mis en place par les nouveaux dignitaires du régime qui promeuvent l’Islam politique par le biais des mêmes instances que leurs prédécesseurs utilisaient pour promouvoir le kémalisme : le bureau du Premier Ministre, le Conseil de Sécurité Nationale dominé par les militaires, le Ministère de l’Education Nationale (YÖK) et celui de l’audiovisuelle (RTÜK).

Revenant sur la question précise du génocide des Arméniens, Ragip Zarakolu a indiqué que la stratégie de l’Etat avait néanmoins changé : les grands éditeurs turcs – tels le groupe Hurriyet ou le groupe Dogan – ont désormais massivement investi le secteur, transformant les sections des librairies dévolus à la question arménienne en section négationniste. Le grand public qui était autrefois tenu dans l’ignorance des faits est maintenant puissamment endoctriné par Ankara, sans doute comme le seraient les Allemands actuels si Hitler avait gagné la seconde guerre mondiale.

Parallèlement, il a indiqué qu’il n’existait aucun centre d’étude digne de ce nom sur les phénomènes génocidaires en Turquie – qu’il s’agisse de la Shoah, de l’Holodomor ou d’autres crimes de masse – de peur que cela n’ouvre une porte pour évoquer le sort fait par l’Etat à ses sujets arméniens.

Répondant à une question venue de l’assistance sur les complicités de « mercenaires extérieurs » dont bénéficie la Turquie, Ragip Zarakolu s’est prononcé sans ambages pour la pénalisation du négationnisme, un appel à la haine qu’il considère ne pas relever de la liberté d’expression.

En conclusion du débat, Vincent Duclert a interrogé les intervenants sur le sens de leur combat et sur sa signification dans le cadre de l’histoire politique turque. Le fondateur des éditions Belge a indiqué en réponse qu’il luttait contre un révisionnisme historique qui – loin de se cantonner au Génocide des Arméniens – visaient à oblitérer l’histoire de toute l’Anatolie et de sa diversité. Concluant en citant une impressionnante liste d’édifices historiques bâtis par des Grecs et des Arméniens, dont le palais de Dolmabahçe, et sans lesquels Istanbul ne serait pas ce qu’elle est, Ragip Zarakolu s’est malicieusement demandé si l’Etat allait finalement les détruire pour purifier l’histoire turque. (http://eurotopie.leylekian.eu/2012/12/la-lancinante-question-de-la.html)

Taraf's outspoken journalists part ways with daily

In a move which rocked Turkish media on Friday, Taraf Editor-in-Chief Ahmet Altan and several journalists from the daily known for their fearless criticism of not only the Turkish military but also the Turkish government resigned from their positions.

The resignations of Altan and Deputy Editor-in-Chief Yasemin Çongar were announced by Taraf columnist Kurtuluş Tayiz via his Twitter account.

“I regret to have to give you this news. Ahmet Altan and Yasemin Çongar have resigned from Taraf,” Tayiz said in his tweet.

There were also reports that Taraf journalist Neşe Düzel had also quit from the daily.

Over the past several months, Taraf, which had in the past uncovered many suspicious plans targeting the government, such as the 2003 Sledgehammer coup plot, was very critical of the Justice and Development Party (AK Party) government's decision to halt democratic reforms.

The daily, which sometimes resorted to mockery to voice its criticisms, has been accusing Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan and his government of becoming more and more authoritarian every day and allying themselves with the status quo.

The resignations at Taraf led to claims over whether they were a result of government pressure due to the daily's harsh criticism of the AK Party.

Neither Altan nor Çongar were available for comment.

Taraf columnist Yıldıray Oğur, who was contacted by Today's Zaman, declined to comment on the resignations.

Over claims that he was appointed as the daily's new editor-in-chief, he said on his Twitter account that such allegations were baseless.

Yet, another Taraf journalist, who asked to remain anonymous, described the resignations as a “government operation targeting Taraf.”

“Taraf's harsh criticism of the government, stemming from its decision to halt democratic and military reforms, caused unease within the government, leading to speculation that the government is putting pressure on the daily to soften its stance,” the journalist said, adding that the owner of the daily, Başar Arslan, was no longer able to withstand the pressure coming from the government.

The Taraf journalist also said Arslan and Altan were for months in disagreement over the government's policies and that they were not talking to each other.

“Arslan prepared the ground for the resignations of the top managers and accepted their resignations without any objection,” added the journalist.

In remarks to the T24 news portal on Friday, Arslan praised the work of the outgoing journalists from Taraf and said they had to part ways due to a disagreement.

“They did very important jobs. They put their names in the history of Turkish democracy. But they became exhausted. At the point we reached today, there is a disagreement,” he said.

With regard to his future plans, Arslan said he does not have any plans to close the daily and that it will continue to run.

When contacted by Today's Zaman, sources close to Arslan said Arslan had asked Taraf columnist Esayan to give up his plan to resign and assume the post of editor-in-chief, guaranteeing that there will be editorial independence.

“We made a lot of self-sacrifice and exerted great effort for this daily. If we cannot keep our [pro-democratic] line, there is no point in running this daily,” Arslan reportedly told Esayan.

Esayan is considering Arslan's proposal, the sources said.

Taraf's shares went up on the İstanbul Stock Exchange (İMKB). In the morning session, the shares increased by 1.39 percent in value and were being traded at TL 7.50.

The rise in the value of Taraf's shares on the İMKB led to further speculation that government manipulation was at play.

Taraf uncovered in 2010 the Sledgehammer coup plot, according to which the Turkish Armed Forces (TSK) had a systematic plan to foment chaos in society by bombing mosques and attacking popular museums with Molotov cocktails with the ultimate goal of toppling the AK Party government. The plan was drawn up in 2003 and taught in a seminar held at the General Staff's Selimiye barracks in March of that year.

The Sledgehammer trial was concluded in September and dozens of active and retired military officers who were involved in the coup plot were given lengthy prison sentences, which was a first in Turkey.
(TODAY'S ZAMAN, Dec 14, 2012)

La sociologue Pinar Selek rejugée pour attentat

Le quatrième procès de la sociologue turque Pinar Selek, accusée d'avoir participé à un attentat meurtrier commis il y a quatorze ans mais déjà acquittée à trois reprises, s'est ouvert jeudi devant un tribunal d'Istanbul en l'absence de l'accusée qui vit désormais en exil à Strasbourg, en France.

Avant l'audience, la comédienne Deniz Türkali et un groupe d'intellectuels, membres d'un comité de soutien créé en faveur de l'accusée, ont dénoncé devant le palais de justice un "procès ubuesque". "Nous serons à ses côtés" tant que durera la procédure de justice, a déclaré Mme Türkali, citée par l'agence Anatolie.

Le cas de Pinar Selek, 41 ans et menacée d'une condamnation à la perpétuité, est très controversé et dénoncé par les défenseurs des droits de l'Homme.

La sociologue, connue pour ses recherches sur les minorités marginalisées, notamment les Kurdes et les transsexuels, est accusée d'avoir aidé des rebelles kurdes à commettre un attentat à l'explosif contre un site très touristique à Istanbul, le marché des épices sur la Corne d'or, qui a fait sept morts en 1998.

Arrêtée et incarcérée à l'âge de 27 ans, elle a été impliquée dans cette affaire après avoir refusé de donner à la police les noms de rebelles qu'elle avait rencontrés dans le cadre de ses recherches. Elle a été libérée en 2000 après la publication d'un rapport attribuant l'explosion à une fuite de gaz.

Un tribunal d'Istanbul a récemment estimé que le dernier arrêt rendu par la Cour de cassation, qui invalidait l'acquittement de l'accusée, était recevable et que la sociologue serait donc rejugée.

Les tribunaux turcs, estimant que le caractère criminel de l'explosion n'était pas établi et prenant en compte la rétractation du principal témoin incriminant Pinar Selek, ont acquitté à trois reprises la chercheuse, mais à chaque fois la Cour de cassation a invalidé le verdict.

La prochaine audience du nouveau procès a été fixée au 24 janvier, précise Anatolie.

Mme Selek bénéficie d'un soutien en France. La parlementaire européenne Catherine Trautmann par exemple a envoyé une lettre au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

Dans des déclarations à la presse française, la sociologue a expliqué avoir grandi dans un milieu militant. Son père, avocat qui l'a défendu depuis des années devant la justice turque, était un intellectuel de gauche, qui a passé quatre ans derrière les barreaux à la suite du coup dEtat militaire de 1980. (AFP, 13 déc 2012)

L'agression de journalistes kurdes au PE débattue au Parlement belge

Compte rendu relatif à la question de Mme Zoé Genot,
députée Ecolo-Groen, à la vice-première ministre et ministre de l'Intérieur et de l'Égalité des chances sur "l'agression par la police de journalistes kurdes lors d'une manifestation devant le Parlement européen" et la réponse de la ministre Milquet lors de la réunion du 12 décembre 2012 dans la Commission de l'Intérieur de la Chambre des représentants:
 
Zoé Genot:

Monsieur le président, madame la ministre, le 29 octobre dernier, cinq journalistes kurdes se sont rendus devant le Parlement européen pour couvrir un sit-in de protestation contre le silence de la Turquie par rapport à la grève de la faim illimitée observée par 700 prisonniers politiques kurdes depuis le 12 septembre. Ces grévistes dénoncent l'atteinte aux droits de l'homme faite à leur chef qui ne peut, notamment, rencontrer ses avocats.
 
Les journalistes, pourtant munis de leur carte de presse, ont été empêchés par quatre agents en civil d'accéder au service presse du Parlement européen pour une demande d'accréditation. Ils ont été traités très brutalement par des agents de police (multiples hématomes sur le corps et photos) et conduits au commissariat de police, où les policiers ont continué à avoir un comportement très agressif. Étonnant dans notre pays qui se prononce en faveur de la liberté de la presse et dont le parlement francophone vient d'adopter une résolution réclamant la défense de la liberté de travail pour les journalistes, entre autres en Turquie!
 
Madame la ministre, pourquoi la police s'est-elle attaquée à ces journalistes? Pourquoi ont-ils été arrêtés? Une enquête interne a-t-elle été menée? Avec quels résultats?
 
Joëlle Milquet, ministre:

Madame Genot, le 29 octobre dernier, l'ensemble des accès au Parlement européen ont été fermés aux manifestants. Ils étaient gardés par les agents de sécurité du Parlement européen et par des policiers. La décision de refuser l'accès à des journalistes kurdes à l'entrée du Parlement européen, place de Luxembourg, a été prise par les services du Parlement européen. Votre vice-présidente y siégeant, il conviendrait peut-être aussi de poser des questions à ce niveau!
 
Ces journalistes se sont alors dirigés vers l'entrée Spinelli dans la rue Wiertz. À cet endroit, l'accès leur a également été interdit par un agent de sécurité du Parlement européen et par des policiers. Cependant, "les journalistes, accompagnés de manifestants, ont tenté de forcer le passage", dit-on, raison pour laquelle la police aurait dû prêter main forte aux services de sécurité du Parlement européen.
 
Vu les risques d'une occupation du Parlement européen, la police a effectué des arrestations administratives. Les personnes ont alors été transférées au commissariat, où elles ont été gardées jusqu'à la fin de la manifestation.
 
À ce jour, la police de Bruxelles-Capitale n'a pas reçu de plainte pour usage injustifié ou disproportionné de la force de l'ordre, mais je ne manquerai pas en tout cas de demander des précisions aux autorités locales, à savoir le bourgmestre de la ville de Bruxelles, par rapport à la manière dont ces arrestations ont été menées. À ce stade, je ne possède pas d'éléments d'information allant dans un sens ou dans l'autre.
 
Zoé Genot:

Madame la ministre, je vous remercie pour votre réponse. À ce stade, aucune enquête sur ces événements n'aurait été menée. J'informerai les personnes concernées sur la possibilité de porter plaine. C'est vrai que, pour des journalistes accrédités depuis le Danemark ou l'Autriche, il n'est pas toujours facile de s'y retrouver dans les mécanismes pour porter plainte ici. Il est, par ailleurs, assez étonnant de voir des journalistes munis d'une carte de presse molestés d'une telle manière.


Özgüden: International Pressure Needed To Stop Jailing Of Journalists In Turkey

Inteview by RFE/RL on December 12, 2012:

The Committee to Protect Journalists (CPJ) says a record 232 journalists are currently imprisoned around the world, with Turkey being the worst offender. In a report released December 11, the U.S.-based media watchdog says 49 journalists are behind bars in Turkey -- a NATO member and EU candidate country – compared with 45 in Iran and 32 in China.

The CPJ says most of the imprisoned Turkish journalists are Kurdish reporters and editors held on terror-related charges and in connection with alleged antigovernment plots. Turkey was already subjected to harsh criticism in an EU progress report in October, which listed freedom of expression, as well as the right to a fair trial, as areas of particular concern.

RFE/RL correspondent Eugen Tomiuc talked to exiled Turkish journalist Dogan Ozguden, the head of the Brussels-based Journalists’ Association of Turkey, about the report’s findings.

RFE/RL: Mr. Ozguden, there is still an arrest warrant in your name in Turkey, the country which you left decades ago to escape jail. You risk being thrown in jail for insulting the Turkish military by calling for the democratization of the country after years of military dictatorship. How would you rate press freedom in Turkey?

Ozguden: I am a 76-year-old journalist, and from the beginning of my career I have not seen anything else than [journalist] prosecutions. Turkey is now an EU candidate, and it has promised to fulfill all the obligations in the democracy and liberty fields. In the beginning, [Prime Minister Recep Tayyip Erdogan's] Islamist government said it will respect all the criteria. But unfortunately for the past three or four years, the pressure on the opposition -- and particularly on the press -- increased.

​​RFE/RL: The Committee to Protect Journalists said in its report that broadly worded antiterrorism and penal code articles allow Turkish authorities "to conflate the coverage of banned groups and the investigation of sensitive topics with outright terrorism or other antistate activity." How accurate is this statement?

Ozguden: [The Islamist government is] using the pretext of supporting terrorist movements to arrest all the journalists who are not considered "reasonable" by Erdogan's government.

RFE/RL: Prime Minister Erdogan’s government has pushed forward with the prosecution and conviction of hundreds of army officers accused of plotting a coup. Prosecutors have said that what they called Operation Sledgehammer was a conspiracy by the army to trigger a coup against Erdogan’s elected government, an accusation sharply rejected by the army, which has long seen itself as the guarantor of the country's secular constitution. The country is also in the grips of a decades-long Kurdish insurgency. Could these be reasonable arguments for a harsher attitude toward those suspected of supporting the alleged conspirators or Kurdish terrorists? 

Ozguden: Under the pretext of combating the military putchists, they've arrested many people who have nothing to do with the military conspirators' movement. Most important, in terms of Kurdish journalists -- they are in different prisons in Turkey under the accusation of supporting the PKK. Any declaration, any criticism, or any call for Kurdish rights is considered support for the terrorist movement.

Many journalists, even not Kurdish journalists who are defending the fundamental rights of the Kurds or other minorities -- Assyrians, Armenians, and Greeks -- are considered terrorists or defenders of terrorism.

RFE/RL: What are the most prominent cases of journalists currently imprisoned for exercising their profession?

Ozguden: The most spectacular one is about 16 journalists -- among them, Mustafa Balbay, from the daily "Cumhuriyet," [and] television journalists Tuncay Ozkan and Soner Yalcin, who have been in prison for more than two years [for allegedly supporting the army plotters] and [whose] trial is continuing.

After that, there are many Kurdish journalists -- particularly from the "Azadiya Welat" Kurdish newspaper or Dicle News Agency. They are subjected to prosecution continuously.

RFE/RL: Do you think that the international community is doing enough to bring about a change in the way the government deals with freedom of expression?

Ozguden: I am very thankful to the international professional organizations like the Committee to Protect Journalists, or the International Press Institute, or the International Federation of Journalists, or Reporters Sans Frontieres. They are always very attentive at defending the imprisoned Turkish or Kurdish journalists. They have accepted that these people are accused and prosecuted and condemned because of ideas, not for their political activities or terrorist activities. All these organizations are unanimously defending all journalists in Turkish prisons.

RFE/RL: Turkey is an important player in the Middle East and its contribution to regional stability is substantial, especially during this period of growing instability in places like Syria or Egypt. Is the balancing act by NATO and the EU in their relations with Turkey successful enough?

Ozguden: As for the international institutions like NATO, the European Union, the Council of Europe, even the United Nations, unfortunately they are not so attentive toward these burning questions [on human rights and freedom of expression]. For example, the relations with the Turkish regime are maintained without taking into consideration all these violations of press freedom. These institutions and organizations should change their attitude and put more pressure on the Turkish government.

RFE/RL: But the EU on October 10 issued a very critical progress report on candidate Turkey…

Ozguden: Yes, critical, I agree. But there is no practical pressure. They say that these, these, and these [rights] are not respected. OK, but what is the result? The result should be sanctions against the Turkish government. But such sanctions are not being applied. Why? Because of geopolitical and strategic issues, the problems with the Middle East countries, and for all these reasons, despite their criticism, they are not applying sufficient pressure on the Turkish regime.

RFE/RL: You yourself have been subjected in absentia to an arrest warrant under the notorious Article 301, whose abolition has been demanded by many rights watchdogs. Can you describe Article 301?

Ozguden: For example, insulting the president of the republic or the prime minister or the Turkish Army. If you criticize one of these institutions, there is always the Article 301 of the Turkish penal code. And naturally, there are many private trials opened [under Article 301] by Prime Minister Erdogan against many journalists demanding very high fines for insulting [him].
http://www.rferl.org/content/journalists-imprisoned-turkey-cpj-interview-ozguden/24796225.html

L’éditeur Ragip Zarakolu à Paris Mercredi 12 décembre

De nombreuses fois poursuivi, inquiété et incarcéré pour ses opinions relatives au génocide des arméniens, combattant pour les droits de l’homme, le courageux éditeur des éditions Belge, Ragip Zarakolu donnera une Conférence à l’ École des hautes études en sciences sociales, le mercredi 12 décembre 2012, de 13h à 15h, à l’amphithéâtre François-Furet, 105 boulevard Raspail, 75006 Paris (métro Notre-Dame-des-Champs).

La venue de Ragıp Zarakolu à Paris coïncide avec deux procès politiques qui se tiendront les 12 et 13 décembre à Istanbul : celui d’Aziz Tunç, auteur publié par les Editions Belge, arrêté le 7 octobre 2011 en même temps que Deniz Zarakolu, le fils de Ragıp Zarakolu. Et le énième procès de la sociologue turque Pınar Selek, en exil à Strasbourg, jugée in absentia dans une procédure kafkaïenne qui se prolonge depuis 14 ans.

Avec 76 journalistes sous les verrous, la Turquie détient le record mondial du nombre de journalistes emprisonnés. « Aucun pour leurs écrits, tous pour des dossiers de terrorisme », se justifie Egemen Bagis, le ministre turc des affaires européennes... Dans les années 80, les opposants turcs étaient incarcérés pour "communisme". Désormais, c'est l'épouvantail du "terrorisme" qui est dressé pour justifier les arrestations arbitraires.

Le militant des droits de l’homme en Turquie avait été arrêté à Istanbul le vendredi 28 octobre 2011 avec la sociologue Busra Ersanlı. Depuis le 10 avril dernier Ragip Zarakolu jouit d’une libération conditionnelle en attendant le verdict de son procès. Il encourt une peine pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison.

Ragip Zarakolu est né en 1948 à Büyükada, près d’Istanbul, alors que son père Remzi était sous-préfet de l’île. Il a grandi parmi les membres des communautés grecque et arménienne de Turquie. En 1968, il a commencé à écrire pour les revues Ant (« Le Serment ») et Yeni Ufuklar (« Nouveaux Horizons »). En 1971, Ragip Zarakolu est poursuivi pour « relations clandestines avec Amnesty International » et passe cinq mois en prison. En 1972, il est à nouveau condamné à deux ans de prison, qu’il a accomplis au centre de détention de Selimiye (Istanbul) pour un article dans Ant sur Ho Chi Minh et la guerre du Vietnam ; il est libéré en 1974 à la faveur d’une amnistie générale. Il s’engage plus à fond dans la défense de la liberté de pensée, seul moyen d’assurer l’expression de la diversité des pensées et des cultures de Turquie ». Avec sa femme, il crée en 1977 les éditions Belge (« Documents »), puis co-fonde le quotidien Démokrat dont il prend la direction de la section « étranger ». Jusqu’au coup d’Etat de 1980, les éditions Belge avaient surtout publié des livres académiques et théoriques. Puis, Belge a commencé à publier une série de livres écrits par des prisonniers politiques : recueils de poèmes, nouvelles, romans. La liste des publications de Belge inclut aussi des traductions de la littérature grecque, des ouvrages sur la question arménienne et les Juifs en Turquie. De nombreuses publications concernent également la question kurde en Turquie. Parmi les livres relatifs au génocide arménien, figurent les traductions des études classiques d’Yves Ternon et de Vahakn Dadrian interdites en Turquie, l’ouvrage de George Jerjian, La Vérité nous délivrera : Arméniens et Turcs réconciliés, et celui de Dora Sakayan, Un Médecin arménien en Turquie, Garabed Haztcherian, qui a valu de nouvelles accusations en 2005. En novembre 2007, Zarakolu publie le livre de David Gaunt, Massacres, Résistance, Protectors sur le génocide des Assyriens.

Cette activité éditoriale à l’importance politique, intellectuelle et morale considérable fait de Belge une cible permanente de l’ultra-nationalisme fréquemment au pouvoir en Turquie. Les éditions Belge ont été la cible de la censure turque depuis leur création par Zarakolu et sa femme Aysenur. Les charges ont valu au couple des peines d’emprisonnement, la confiscation et la destruction des stocks de livres, et de lourdes amendes. Ragýp Zarakolu a été brièvement emprisonné en 1982, en raison de sa position dans Demokrat, puis expulsé du pays jusqu’en 1991. En 1995, le siège des éditions Belge a subi un attentat à la bombe, perpétré par un groupe d’extrême droite. Depuis le décès prématuré de sa femme en 2002, suite à des emprisonnements successifs, les poursuites judiciaires ont continué contre Ragip Zarakolu. Refusant cette destruction méthodique des droits civiques et de la liberté d’expression en Turquie, Ragip Zarakolu s’implique dans leur défense. En 1986, il compte parmi les 98 fondateurs de la l’Association des droits de l’Homme de Turquie (IHD). En 2007, il accède à la présidence du Comité pour la liberté de publication de l’Union des éditeurs de la Turquie (TYB). Il est également le représentant en Turquie du Comité pour la liberté de publication de l’Union internationale des éditeurs (IPA), et le président du comité pour les écrivains emprisonnés du PEN-Club International en Turquie.

Si Ragip Zarakolu est la cible d’une persécution permanente dans son pays, il est en revanche honoré au niveau international par des prix et des hommages prestigieux. Le 21 avril 2005, il reçoit à l’Hôtel de Ville de Paris, des mains du du maire Bertrand Delanoë, la Médaille du Courage pour ses publications sur le génocide arménien. La même année, il est titulaire du prix de « la liberté d’expression »conjointement attribué par l’Union des écrivains norvégiens et le Ministère norvégien de la Culture. En 2008, il est le lauréat du Prix IPA « Pour la Liberté de publier ». Il a également reçu le prix « La liberté de pensée et d’expression » décerné par l’Union des éditeurs de Turquie, le prix « La liberté de la presse » donné par l’Association des journalistes de Turquie. Récemment encore, lui a été remis par la Bibliothèque nationale arménienne la médaille d’honneur « Hagop Megapart » pour sa contribution à la reconnaissance de l’histoire, la culture et la littérature arménienne en Turquie. En 2010, il fut au nombre des cinquante écrivains retenus par l’International PEN pour le cinquantième anniversaire de sa campagne d’action en faveur de la liberté d’expression depuis 1960 (« Because Writers Speak Their Minds »).

Le mardi 4 octobre 2011, 150 personnes sont arrêtées dans le cadre du procès « KCK », dans le Sud-est à Diyarbakir et à Gaziantep. Mais c’est à Istanbul que la rafle est la plus importante, avec 90 arrestations dont 83 membres ou dirigeants du BDP (parti kurde légal), des journalistes, et aussi Deniz Zarakolu, fils de Ragip, doctorant en sciences politiques et éditeur pour Belge. Le 12 octobre, alors qu’il participe à la Foire internationale du livre de Francfort, Ragip Zarakolu réagit par un vibrant appel en faveur de son fils et de Suzan Zengin l’une des principales traductrices attachées à la maison. Il dénonce l’acharnement policier qui frappe Belge, une nouvelle fois dans la longue histoire de ces éditions, honneur de la Turquie incarnée dans la tradition de la liberté de pensée.

« Mon arrestation et l’accusation d’appartenance à une organisation illégale font parties d’une campagne visant à intimider tous les intellectuels et démocrates de Turquie et plus particulièrement à priver les Kurdes de tout soutien  », écrit-il. Zarakolu fait savoir également qu’au cours du raid à son domicile, la police n’a confisqué que quelques livres comme « preuves du crime » et n’a rien trouvé au sujet de sa soi-disant relation avec l’organisation en question. Les livres qui ont été saisis comme preuves du crime sont le 2e volume de Vatansiz Gazeteci (« Journaliste apatride ») de Dogan Özgüden, rédacteur en chef d’Info-Türk, Habiba d’Ender Ondes, Le processus de paix de Yüksel Genç, les manuscrits de quelques livres sur le génocide des Arméniens et sur l’histoire arménienne. Il ajoute que toutes ses cartes bancaires et de crédit ont été confisquées par la police.

« C’est en 1991 que suis venu à la Foire de Francfort pour la première fois. A l’époque, c’est notre auteur Ismail Besikçi qui était en prison, à cause de ses travaux de recherche sur les Kurdes. Qu’est-ce qui a changé depuis ? Tous ont connu la prison à cause de leur engagement pour la paix, pour la liberté, pour l’égalité. Tous croient en la coexistence pacifique des différents peuples et cultures. Notre combat pour la vérité et l’humanité continue !  »

« Longue vie aux Hrant Dink qui ont vécu, qui vivent et qui vivront pour faire avancer l’Histoire. Leur chemin est difficile et semé d’embûches. Et malgré leur stature imposante, l’on ne peut s’empêcher de trembler pour eux. », avait écrit Séta Papazian, Présidente du Collectif Van, au lendemain des interventions de Hrant Dink, Ali Ertem et Raggip Zarakolu, invités à Paris par Les Nouvelles d’Arménie Magazine, le 20 octobre 2005. Une phrase toujours d’actualité pour les défenseurs des droits de l’homme en Turquie. (
http://www.armenews.com et http://www.collectifvan.org)

CPJ: La Turquie, "premier géôlier mondial" des journalistes

La Turquie détient plus de journalistes en prison que n'importe quel autre pays, suivie par l'Iran et la Chine, a affirmé mardi le Comité de protection des journalistes (CPJ), dont le siège est aux Etats-Unis.

Le nombre de journalistes emprisonnés, notamment pour "terrorisme" et autres crimes contre l'Etat, a atteint un pic cette année, a ajouté l'ONG new-yorkaise.

"Nous vivons une époque où les accusations d'action contre l'Etat et la qualification de "terroriste" sont devenues les moyens privilégiés des gouvernements pour intimider, détenir et emprisonner les journalistes", a écrit dans un communiqué Joel Simon, le directeur exécutif du CPJ.

"Criminaliser l'investigation sur des sujets gênants viole non seulement le droit international, mais entrave aussi le droit des peuples à rassembler, diffuser et recevoir des informations indépendantes."

A la date du 1er décembre, la Turquie détenait au moins 49 journalistes, dont des dizaines de journalistes kurdes accusés de "terrorisme" et d'autres journalistes accusés de comploter contre le gouvernement, selon le CPJ.

L'Iran détenait 45 journalistes à la même date, suivi par la Chine avec 32 prisonniers.

En tout, l'ONG a identifié 232 journalistes, rédacteurs en chef et photographes détenus dans le monde, un "instantané" qui n'inclut pas les nombreux journalistes emprisonnés puis relâchés au cours de l'année.

Cela représente une augmentation de 53 par rapport au 1er décembre 2011, et un pic historique depuis le début des rapports de l'ONG en 1990.

Le record précédent de 185 journalistes emprisonnés dans le monde avait été établi en 1996.

La liste des plus importants géôliers de journalistes est complétée par l'Erythrée, avec 28 journalistes derrière les barreaux, et la Syrie, avec 15.

Ces pays sont suivis par le Vietnam (14), l'Azerbaïdjan (9), l'Ethiopie (6), l'Arabie saoudite (4) et l'Ouzbékistan (4). L'ONG identifie au total 27 pays ayant mis des journalistes en prison.
(AFP, 11 décembre 2012)

Freedom to Publish: Mass Trial Continues in Turkey 

IPA has issued the following call for release of Academic and Publisher Deniz Zarakolu

As the third hearing of the trial of Ragıp and Deniz Zarakolu opens tomorrow in Silivri, Turkey, the International Publishers Association (IPA) urges once more the Turkish authorities to drop all charges against both publishers and to immediately release Deniz Zarakolu who has been detained since 7 October 2011. As the previous ones, this third hearing will last for a week. Publishers Ragıp and Deniz Zarakolu, academic Büşra Ersanlı, linguist Mulazim Ozcan, or writers Aziz Tunc and Ayşe Berktay are among more than 40 people arrested in October 2011 under the Koma Civaken Kurdistan (KCK) investigation which has seen scores of writers, journalists, and publishers detained following thousands of arrests over the past two years. In addition, dozens of writers and publishers in Turkey are either held in prison, or currently on trial.

Deniz Zarakolu, a publisher, writer, translator, and PhD student specializing in political thought at Bilgi University, is charged with ‘being a member of an illegal organisation’ and risks up to twelve years in prison. He was arrested on 7 October 2011, after giving a lecture at the Political Science Academy of the pro-Kurdish Peace and Democracy (BDP) opposition party. This party is legal, and such party-affiliated research academies are common in Turkey, with similar institutes run by the Republican People’s Party (CHP) and the Justice and Development Party (AKP).

For his part, his father Ragıp Zarakolu is charged with ‘aiding and abetting an illegal organisation’ and is threatened with up to fifteen years in prison. He was released on 10 April 2012 following 160 days spent in a high security prison on pre-trial detention. IPA believes that he and several other writers and intellectuals are charged solely because of their writings and publishing, which violates Turkey’s international human rights obligations. Ragip Zarakolu, a Nobel Peace Prize nominee, risks between 7.5 and 15 years in prison.

In June 2012, the 29th IPA Congress adopted a resolution “rejecting the abuse of broad definitions of terms such as defamation, state security, state secrecy, or terrorism as dangerous inroads for censorship, harassment of the media, and undemocratic influencing (…)”.

Sadly, Turkey’s strict anti-terror legislation (ATL) illustrates the resolution above only too well. The broadness of ATL has allowed the Turkish authorities to curtail the freedom of expression of many in Turkey, including publishers who have for a long time advocated freedom to publish for all publishers and writers. This is particularly true of the Zarakolus.

IPA’s Freedom to Publish Committee Chair, Bjørn Smith-Simonsen commented: “IPA emphatically protests the ongoing detention of publisher Deniz Zarakolu and urges the Turkish authorities, once more, to release him as the third hearing of the KCK mass trial opens tomorrow in Silivri. Deniz Zarakolu has already spent 14 months in prison. This is much too long! IPA takes this opportunity to remind the Turkish authorities that the European Convention on Human Rights requires Turkey to come to decisions within a reasonable time frame, especially when the defendants are in detention.

“Deniz and Ragip Zarakolu are outspoken, peaceful publishers who have worked to bring down the barriers of censorship in Turkey. Thinking that their publishing activity encourages the violent pursuit of political agendas is absurd. IPA therefore urges the Turkish authorities to drop all charges against Deniz and Ragip Zarakolu as soon as possible, and calls on the Turkish authorities to secure Deniz’s immediate release.

“Turkey is a signatory of international human rights treaties and is therefore under the obligation to observe individuals’ human rights, including in particular Article 19 of the International Covenant on Civil and Political Rights (ICCPR) and Article 10 of the European Convention on Human Rights (ECHR). IPA remains concerned that these rights will be denied to the Zarakolus, and several other intellectuals, including Büşra Ersanlı and Ayşe Berktay who are also defendants in the KCK case. More writers are either in prison or on trial in Turkey than in any other country in the world”.

Background Information:

Deniz Zarakolu has written books on Thomas Hobbes and the Turkish justice system. He has also translated Hobbes’ De Cive (“On the Citizen”). He had previously been arrested and charged with “inciting revenge or hatred” over a speech he gave in 2002 at the funeral of his mother Ayşe Nur Zarakolu, a founding member of the Belge Publishing House, although he was later acquitted.

For more information, please visit: www.freedomforragip.wordpress.com

More about IPA:

The International Publishers Association (IPA) is the global non-governmental organisation representing all aspects of book and journal publishing worldwide. Established in 1896, IPA's mission is to promote and protect publishing and to raise awareness for publishing as a force for cultural and political advancement worldwide. IPA is an industry association with a human rights mandate. IPA currently has 65 member associations in 53 countries.

For further information, please contact:

Alexis Krikorian           
Director, FTP               
IPA                   
23, avenue de France
CH – 1202 Geneva                       
Tel: +41 22 704 1820
krikorian@internationalpublishers.org
www.internationalpublishers.org

Deux Journalists Detained in Istanbul

This morning, anti-terrorism police carried out an operation including raids on several locations suspected to harbor PKK and DHKP-C militants suspected with attending illegal protests and throwing Molotov cocktails.

Journalists Zozan Eser (Özgür Gündem) and Sadiye Eser (Evrensel) were detained during the operations for undisclosed charges.

Police forces also detained two family members of journalists Eser and Zozan, seizing several items including books, letters, CDs, external drives and two laptops.

"The detainees have yet to meet their attorneys," Peace and Democracy Party officials said in a statement.
(BIA, 10 December 2012)

Nouvelle enquête judiciaire visant le pianiste turc Fazil Say

Le célèbre pianiste turc et bête noire des islamistes, Fazil Say, est visé par une nouvelle enquête de procureurs, qui vient s'ajouter à ses démêlées judiciaires dans son pays, a indiqué le virtuose sur son compte Facebook, dénonçant une attaque "fasciste"..

"On me demande de me taire contre ce fascisme (...) Mais que se produira-t-il s'ils y arrivent, faut-il toujours détruire au lieu de construire ?", s'est interrogé le pianiste, soulignant que des procureurs avaient lancé une nouvelle enquête à son encontre pour des propos utilisés récemment sur un plateau de télévision où ils s'en est pris à des citoyens qui lui avaient intenté un procès pour blasphème.

"C'est des voyous, des bons à rien", a notamment assené M. Say.

Si les procureurs l'estiment nécessaire, une nouveau procès pourrait être intenté contre Fazil Say.

Sur son compte Facebook, le pianiste qui est également compositeur, a estimé qu'"un pianiste ne peut aller en prison, sa vie se terminera", répétant que s'il était condamné à purger une peine, il préférerait s'exiler avec sa fille de 12 ans.

Agé de 42 ans, Fazil Say a été inculpé au début de l'été pour avoir "insulté les valeurs religieuses d'une partie de la population" dans des messages diffusés sur Twitter dans lesquels il s'est moqué des musulmans pieux. Il encourt une peine de 18 mois de prison.

Dans l'acte d'accusation, on reproche au le pianiste qui revendique son athéisme, d'avoir envoyé des messages tels que: "je ne sais pas si vous vous en êtes aperçus, mais s'il y a un pou, un médiocre, un magasinier, un voleur, un bouffon, c'est toujours un islamiste".

La justice a été saisie par trois particuliers qui s'estimaient offensés par ses propos sur les réseaux sociaux.

Le procès intenté à Fazil Say a relancé la controverse sur une islamisation de la société turque sous la direction du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), au pouvoir depuis 2002.

La deuxième audience de son procès est prévue pour février.
(AFP, 9 décembre 2012)

IPI visit highlights press freedom

International Press Institute representatives paid a 3-day visit to Turkey, enduring talks with government officials and NGO representatives on the press freedom and jailed journalists.

IPI representatives arrived on Tuesday with a 3-day agenda in Istanbul and Ankara to meet several individuals including newspaper editors, families of jailed journalists, NGO representatives, political leaders and Vice Prime Minister Bülent Arınç.

Among IPI representatives, there were Peter Preston (former editor-in-chief at The Guardian), Milton Coleman (editor at The Washington Post), Carl-Eugen Eberle (former IPI board member), Narasimhan Ravi (IPI board member), Michael Lake (former EU Ambassador to Turkey), Alison Bethel McKenzie (IPI director) and Ismail Isa (former Nigerian Newspaper Owners Association). "We initially came here with concerns on press freedom, but our meeting with Vice Prime Minister Arınç was important to be hopeful about the upcoming reforms," Peter Preston said on Wednesday in a press conference with Turkish Journalists Association.

Kadri Gürsel, chair of Turkish Media Institute, underlined that IPI paid its most crowded visit to Turkey in its history. "As IPI and Turkish Media Institute, we hope that upcoming reforms on the court system will alleviate the tension on the press freedom issue in Turkey. This lies in the heart of the IPI mission. Representatives came her to research on that. They are wondering what the new reforms will bring in terms of press freedom," Gürsel said.

Gürsel said he appreciated the IPI mission, which aimed to create an awareness amid Turkey's government officials that the world is keeping a close eye on the press freedom and jailed journalists. "They asked the same questions to Vice Prime Minister Arınç, too."
(DIHA, Dec 9, 2012)

Appeal for solidarity with Writer Tunc, Poet Ozcan and Academic Zarakolu under arrest

Messages from Ragip Zarakolu:

Here is the biography of Belge's writer Aziz Tunc.
He was arrested same day with Deniz.
Next trial will begin December 12th and will go on one week.
You can send him solidarity cards.
 
His address:
Aziz Tunç  / 2 Nolu L tipi Cezaevi /  Silivri Kampusu / Silivri- İstanbul 

 
Aziz Tunç  was born  in 1956 Maraş / Elbistan.  He went his education in Elbistan and Malatya. Because of his activities as a part of socialist youth movements, he was arrested several times and reliesed.  He was tortured when he was arrested by military government after military coup in 1980’s september.  After  a short period he was reliesed, but he had to live half-secretly underground, because he was at the list of “wanted” by the militarist regime. 

After partly normalisation of political life, he wrote articles and worked as a part of ngo’s and opposition parties.

His book, “Maraş Kıyımı – Tarihsel Arka Planı ve Anatomisi” [ Anatomy and Background of Marash Massacre] was about Alevi People’s Massacre by ultra-right wing militants in 1978, under the tolerance of the army and the security forces. It is in 4th print and is selected by Turkish PEN as the book of the year.
Aziz Tunç was arrested October 4th 2011 by special court, as a part of suppressions on a legal party, Peace and Democracy Party, who focused on solution of Kurdish question and for individual and people’s rights.

Aziz Tunç was writing articles and essay in these sites: 

http://www.gencaleviler.com/
http://guncelsentez.net/
http://www.nurhakdagi.net/
http://gomanweb.org/
http://www.yeni-sentez.net/
http://gaziantepgazetesi.tr
http://www.piryolu.com/
http://devrimcidemokrat.com/

And for these reviews:

Zülfikar dergisi
Ak-El dergisi

He worked in past for these NGO’s:

İnsan Hakları Derneği [Human Right Association]
Yaşam Ağacı Derneği [ Association of Life-Tree]
Akçadağ – Elbistan (Ak-El) Vakfı [Foundation of Akçadağ-Elbistan Region]
Sevdilli ve Çevre Köyleri Yardımlaşma Derneği [Philanthropy Association for Sevdilli and Other Villages Around]
His New Boks,  waiting to publish:
Aleviliğin Siyasal Alana Yansımaları [ Political Reflections of Alevi Belief to Political Area]
Antik Çağdan Günümüze Maraş Tarihi [History of Marash Region from Antic Period Today]


Appeal for solidarity with Kurdish Poet and Liguist Mulazim Ozcan under arrest more then 1 year
 
Here is the biography of Belge's kurdish advisor Mulazım Ozcan .
He was arrested same day with Deniz.
He was my kurdish teacher for 5 month in the cell.
Next trial will begin December 12th and will go on one week.
You can send him solidarity cards.

His address:
Mulazim Ozcan  / 2 Nolu L tipi Cezaevi /  Silivri Kampusu / Silivri- İstanbul


Mülazım Özcan [Miraz Ronî] Kurdish a poet and linguist and a member of Kurdish PEN. Kurdish consultant of Belge International Publishing. He used a different name, Miraz Roni for his poetry. He got 2012 Feqî Huseyn Sağnıç Linguistics Award for his contribution to education in Kurdish language and his articals on kurdology. The award was given to his niece Lütfiye Özcan during the 20th years ceremony of Kurdish Institute of İstanbul [Enstutîya Kurdî Stenbol], which he was also one of the directors.

Mulazim Ozcan was born in 1966 in Bitlis / Norşen. He graduated High Scholl in Tatvan, later Faculty of  Economics of Anatolian University. He had kurdish teacher certificate at Uppsala University in Sweden. He worked for HEP [Peoples Labour Party] and DEHAP [Peoples Democrtaic Party] in 90’s in Tatvan and Mersin. After 1998 he worked for İstanbul Kursih Institute. Also he was accepted by State Security Court as translator.

He wrote several articles and papers, for reviews and cultuaral and linguisticconferences.

Mulazim Ozcan is arrested October 4th 2011 by Special Court, because he lectured once about kurdish language and literature at the Political Academy of BDP [Peace and Democracy Party], like Prof. Bursa Ersanlı, Ayşe Berktay, A. Dursun Yıldız, Aziz Tunç, Ragıp and Deniz Zarakolu. Only because lecturing at the Academy of an legal Party.

His Books:

Miraz Roni,  Di Siya Dara Xaçê de Serhildan (Poetry), Pêrî Publishing House, Istanbul 1999.

Mulazim Ozcan, Pratik Kurtce Konuşma Klavuzu (Practical Handbook for Kurdish Speaking), turkish and kurdish, Mulazim Ozcan, Gun Publishing, Istanbul 2002.

Mulazim Ozcan, Kurtce Cep Klavuzu (Practical Pocketbook for Kurdish), turkish and kurdish, Mulazim Ozcan, Gun Publishing, Istanbul 2003.


Appeal for solidarity with Turkish academic, publisher and translator Denz Zarakolu under arrest

Cihan Deniz Zarakolu Turkish academic, publisher and translator. He is arrested more then 1 year only because lecturing at the Academy of Politics of an legal party.

Cihan Deniz was born 1975 in Feneryolu, İstanbul. Graduated at Yıldız Technical University, as enginer of construction. Later he graduated his master degree, political science. Now he is a PHD student of Bilgi University. He worked for NGO’s as translator. He is editor of quarterly academic review İdea.

Cihan deniz is arrested October 4th 2011 by Special Court, because he lectured on political history and philosphy at the Political Academy of BDP [Peace and Democracy Party], like Prof. Bursa Ersanlı, Ayşe Berktay, A. Dursun Yıldız, Aziz Tunç, Ragıp Zarakolu. Etc.. Only because lecturing at the Academy of an legal party.

His address:
Cihan Deniz Zarakolu  / 2 Nolu L tipi Cezaevi /  Silivri Kampusu / Silivri- İstanbul

His Books:
 
•    Cihan Deniz Zarakolu, Hobbes’un Siyaset Felsefesi, 300 sayfa, yakında çıkıyor.
•    Thomas Hobbes,  De Cive / Yurttaşlık Felsefesinin Temelleri, 308 sayfa, 2007.
•    J. Roney, P. Richmond, vd., Türkiye Cumhuriyetinde Hakim ve Avukatların Bağımsızlığı, 304 sayfa, 2001.
•    Halid Fehmi, Paşanın Adamları / Kavalalı Mehmet Ali Paşa, Ordu ve Modern Mısır, Bilgi Üniversitesi Yayınları, 2010, 335 sayfa
•    Thomas Hobbes,  A Dialogue between a Philosopher and a Student of the Common Laws of England, Türkçe çevirisi 2013 de yayınlanacak.
•    Thomas Hobbes,  Behemoth, or The Long Parliament, çevirisi 2013 de yayınlanacak.

71 journalists in prison, union says

Seventy-one journalists still remain behind bars in Turkish prisons, journalists from the International Press Institute (IPI) and the Turkish Journalists Association (TGC) said, adding they were concerned about the current state of press freedom in the country, during a meeting of the Turkish Journalists Association (TGC) held Dec. 5.

Freedom for Journalists Platform (GÖP) speaker Peter Preston said he had been closely following Turkey’s steps in the democratization process for the last 25 years. Preston is also the secretary general of Ankara Journalists Association and a columnist for The Guardian and The Observer. “I think the speed of [Turkey’s] democratization process has slowed down. The things I heard worry me,” Peterson said, adding that they met government authorities and the main opposition Republican Peoples’ Party (CHP) chairman Kemal Kılıçdaroğlu in Ankara, demanding the release of the arrested journalists.

According to data gathered by the association, 71 journalists are still in prison, while the trials of those released are ongoing.

TGC deputy chair Turgay Olcayto, IPI’s Turkey Executive Board member Ferai Tunç, Turkish Journalists Syndicate chair Ercan İpekçi were among the meeting’s speakers.

Olcayto commented on the fourth judicial package, which is mainly focused on eliminating the European Court of Human Rights’ (ECHR) rulings that concern the violation of human rights in Turkey and is expected to pass Parliament soon. “Unfortunately, I am not very hopeful about this package,” he said, adding that the Turkish Penal Code and the Anti-Terror Law must be immediately reformed. “Those incidents are a shame for Turkey,” Olcayto said.
(hurriyetdailynews.com, Dec 6,  2012)

Erdogan  continues to slam TV serial on Ottomans

Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan’s harsh criticism of the hit Turkish TV soap opera “Muhteşem Yüzyıl” (The Magnificent Century) for its portrayal of the Ottoman ruler Süleyman the Magnificent and his harem life continued yesterday in a conference on innovation in Turkey.

“Some people claim that our history is nothing but wars, swords, machinations, strife and, unfortunately, harems. We will not see our history in that way despite some, who are not among us, intentionally trying to reflect it in that way,” Erdoğan said yesterday at the opening ceremony of “Innovation Week” in Istanbul.

The sharpest point of Erdoğan’s speech concerned the Byzantium Ladies “who celebrated Fatih Sultan Mehmet’s conquest of Istanbul in 1453.”

According to Erdoğan, the Ladies of Byzantium said “We desire to see the Ottoman [male] turban instead of a Cardinal’s conical hat to lead us,” when Fatih Sultan Mehmet’s armies captured Istanbul, known as Constantinople at time. “Because one of them represented justice and the other cruelty,” Erdoğan explained.

The Magnificient Century follows the lives of the Ottoman ruler Süleyman and his love for Hürrem Sultan. The show focuses more on Süleyman’s personal and palace life, portraying characters from the harem as well as the royal family.

“Those who toy with these values should be taught a lesson within the premises of the law,” Erdoğan said. Similarly, a tourism professional in the Central Anatolian province of Konya had lodged a complaint Nov. 30 at the local prosecutor’s office about the TV series, claiming that it “makes fun of historical values,” following Erdoğan’s scolding.

The ruling Justice and Development Party’s (AKP) is laying the groundwork for a law proposing a ban of the serial, according to a report by the daily Hürriyet.

The AKP’s Istanbul deputy Oktay Saral said, “The new law aims to forbid humiliation of historical figures or perversion of real facts.” The proposal covers fiction as well.
(hurriyetdailynews.com, Dec 6,  2012)

La Croatie refuse d'extrader une journaliste recherchée par la Turquie

La Croatie a refusé d'extrader vers la Turquie une journaliste turque recherchée par son pays pour "terrorisme", Vicdan Ozerdem, et cette dernière rentrera dans la journée en Allemagne, son pays d'accueil, a indiqué jeudi une ONG croate pour les Droits de l'Homme.

"Vicdan Ozerdem s'est vu remettre son passeport aujourd'hui et elle va regagner dans la journée l'Allemagne" où elle réside depuis 2005, a déclaré à l'AFP Sandra Bencic, une responsable du Centre pour les études sur la paix (CMS), une ONG locale qui s'opposait à l'extradition de la journaliste turque vers son pays.

La Cour suprême croate a récemment annulé la décision d'un tribunal local qui avait initialement ordonné l'extradition de Mme Ozerdem vers la Turquie.

Mme Ozerdem réside à Mayence, dans le centre de l'Allemagne, où elle a obtenu lasile en 2005, selon CMS.

Elle avait été arrêtée en Croatie en juillet alors qu'elle était en vacances, sur la base d'un mandat d'arrêt émis par Interpol à la demande de la Turquie.

La journaliste est recherchée par les autorités turques pour "terrorisme", alors qu'elle affirme avoir été victime de "persécutions politiques".

En raison de problèmes de santé, Mme Ozerdem avait été placée dans un hôpital pénitentiaire jusqu'à la mi-septembre, quand elle avait été remise en liberté dans l'attente du verdict de la Cour suprême, sans toutefois être autorisée à quitter la Croatie.

Selon l'organisation CMS, Vicdan Ozerdem avait été arrêtée en Turquie dans les années 1990 pour avoir participé à des manifestations pour dénoncer les pressions des autorités contre la liberté d'expression.

Elle avait été emprisonnée pendant près d'une décennie et elle avait été "brutalement battue et torturée", selon la même source.

Plus de cent journalistes sont actuellement détenus en Turquie, selon l'Institut international de la presse (IPI), une ONG internationale qui lutte pour la liberté de la presse.
(AFP, 6 décembre 2012)

IPI kicks off press freedom mission to Turkey

Representatives from the International Press Institute (IPI) today began a three-day Press Freedom Mission to Turkey to highlight the continuing trend of deteriorating media freedom in the country.

Delegates are scheduled to meet this week in Ankara with State Minister and Deputy Prime Minister Bulent Arinc of the ruling Justice and Development Party (AKP); Kemal Kilicdaroglu, chairman of the opposition Republican People’s Party (CHP); and representatives from the Nationalist Movement Party (MHP) and the Peace and Democracy Party (BDP). They are also scheduled to meet with a broad array of media professionals in Istanbul.

The delegates include high-level representatives from media in the United Kingdom, the United States, Germany, India and Nigeria, including two former IPI Executive Board chairs as well as current and former members of the Board. Representatives from IPI’s Turkish National Committee will also join the meetings.

The mission will press for the release of imprisoned journalists in Turkey and an end to the prosecution of journalists on charges that many believe are related to the exercise of journalism. Delegates will also call on members of Parliament to enact real reforms to provide strong guarantees of media freedom that align with international standards, including comprehensive reform of vaguely-defined anti-terrorism and criminal laws, and all other laws used against the media.

IPI Executive Director Alison Bethel McKenzie said the delegates would also speak out on the leeway that judges have in interpreting those laws. “Even though Turkish lawmakers have instituted some reforms on paper that appear positive, judges have such a wide berth in interpreting what those reforms mean,” she said. “For the most part, they appear to be interpreting them in a manner that goes against the spirit of those reforms.”

Bethel McKenzie also expressed disappointment that Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan declined a request to meet with the delegation. “I am disappointed that the Prime Minister and other high-level officials criticize IPI and other press freedom organizations yet remain, year after year, reluctant to meet with us in person to explain their position,” she commented. (IPI, Dec 3, 2012)

EFJ Campaign to set free all journalists in Turkey

The European Federation of Journalists (EFJ) launched an international campaign to set free all journalists in Turkey. EFJ unions in Belgium, France, United Kingdom, Sweden, Finland, Norway, Hungary, Germany, Spain and Italy have already been linked with arrested journalists in Turkey. With YOUR help, more than 70 other detained journalists could benefit from a direct pairing in this way.

Over 700 individuals and organisations around the world have joined the "Set Turkish Journalists Free" campaign thanks to your support. Thousands of human rights activists have sent a petition letter to the Turkish Prime Minister, Mr Recep Tayyip Erdogan, calling for the release of the jailed journalists in Turkey. As of today, 71 professional journalists still remain in Turkish prisons with many waiting desperately a fair trial. Please keep supporting our campaign and share your solidarity with our jailed colleagues in Turkey.

Latest News

11 Dec 2012 - For Turkey, world's leading jailer, a path forward, CPJ
11 Dec 2012 - Number of jailed journalists sets global record, CPJ
11 Dec 2012 - A record-number 232 journalists are imprisoned worldwide and Turkey has the highest number, ABC News
10 Dec 2012 - Operation in Istanbul : 2 journalists (Zozan Eser and Sadiye Eser) under arrest, Bianet (in Turkish)
10 Dec 2012 - Turkish cinema asks: Which human rights?, Hürriyet Daily News
10 Dec 2012 - State media regulation? Ask the reporters in Turkey’s jails how it works, The Observer
10 Dec 2012 - Turkish justice system cast into major doubt, Morning Star
08 Dec 2012 - Over 70 journalists remain imprisoned in Turkey: Report, PressTV
08 Dec 2012 - IPI: 71 journalists in prison, DIHA
08 Dec 2012 - IPI Visit Highlights Press Freedom in Turkey, Bianet
08 Dec 2012 - Turkish Cameraman, Jordanian Reporter Win 2012 SEEMO Human Rights Award, Seemo.org
08 Dec 2012 - IPI ignores the official figure ‘three’, Hürriyet Daily News
04 Dec 2012 - IPI kicks off press freedom mission to Turkey, International Press Institute
04 Dec 2012 - Crisis in Turkey's Newsrooms: The Risks of Reporting on the Kurdish Issue, Pulitzer Center
04 Dec 2012 - Imprisoned Journalists Are Not Alone, Bianet (in English)
04 Dec 2012 - Heavy penalties for DIHA correspondents Sinan Aygün (10 years) and Islim Uçan (6,3 years) in KCK Bitlis trial, ANF (in Turkish)

Upcoming events

13 Dec in Istanbul : Ergenekon hearings
27 Dec in Istanbul : : next hearing in OdaTV case
28 Dec in Istanbul : next hearing in Devrimci Karargâh case
04 Feb in Istanbul : next hearing in KCK Istanbul case

What can you do to help free jailed journalists in Turkey?

Get in touch NOW ! with our campaign coordinators Renate Schroeder (renate.schroeder(a)ifj.org) and Mehmet Koksal (info(a)mehmet.be)

 
http://europe.ifj.org/en/pages/turkey-campaign-set-journalists-free


La série Les Simpson se moque de Dieu: amende en Turquie pour une chaîne

Le Haut conseil turc de l'audiovisuel (RTÜK) a infligé une amende de 52.000 livres (22.600 euros) à la chaîne de télévision privée turque CNBC-E pour avoir diffusé un épisode de la série américaine "Les Simpson" dans lequel Dieu est présenté sous l'emprise du diable, a rapporté lundi la presse turque.

Le RTÜK a justifié sa décision en expliquant que dans cet épisode, la série s'était moquée de Dieu" en mettant en scène un groupe de jeunes commentant un meurtre perpétré sur ordre divin. Dieu les encourage ensuite à consommer de l'alcool à l'occasion du Nouvel an, selon le journal Hürriyet.

"L'un des personnages abuse des croyances religieuses d'un autre pour lui faire commettre des meurtres. La bible est publiquement brûlée et Dieu et Satan sont montrés sous la forme d'humains", dénonce le rapport, cité par le quotidien, des experts de cette instance chargée de veiller au respect de la loi par les chaînes de télévision.

Dans une autre scène mise en cause par le Haut conseil, Dieu est également montré en train de servir du café au diable, ce qui est une insulte à la foi religieuse, ajoute le rapport cité par Hürriyet.

Le RTÜK n'a pu être joint lundi par l'AFP pour commenter sa décision.

Le Haut conseil turc de l'audiovisuel s'est distingué dans le passé par d'autres décisions controversées, notamment en condamnant une autre chaîne de télévision qui avait montré le capitaine Haddock, l'un des principaux personnages de la bande dessinée Tintin, en train de fumer la pipe.
(AFP, 3 décembre 2012)

Urgent à diffuser pour Pınar Selek le 13 décembre

Cher(e)s ami(e)s,

Comme vous le savez sans doute, la dernière audience du procès Pınar Selek a été marquée par un coup de théâtre juridique : le Tribunal, ayant outrepassé ses droits, s'est mis dans l'illégalité pour obtenir à nouveau l'annulation de l'acquittement de Pınar et sa condamnation à perpétuité.

Une nouvelle audience, capitale, aura lieu à Istanbul, au Palais de Justice de Çaglayan, le 13 décembre prochain.

Les comités de soutien, en France et en Turquie, organisent une réplique.

Il faut du monde; toute présence est bienvenue à Istanbul, au palais de justice, ce jour-là...

Bien évidemment pour tous ceux et celles qui ne peuvent faire le déplacement il y a d'autres modalités de soutien:

- Des manifestations seront organisées en France le 13 décembre; pour cela consulter le site pinarselek.fr

- Vous pouvez témoigner de votre solidarité en envoyant, avec votre signature, un fax ou un mail au Premier ministre turc, au Président de la république et au ministre de la justice: le texte est en pièce jointe, en français et en anglais;

- Un tract émis par la plate-forme "Nous sommes tous témoins" est également en pièce jointe.


Enfin je vous invite à lire et diffuser le plus largement possible ce message, ainsi que les liens ci-dessous:

-une analyse des derniers développements par le politologue Baskın Oran sur le site turquieuropeenne.eu: http://turquieeuropeenne.eu/5402-incroyables-developpements-dans-l-affaire-pinar-selek.html
- le communiqué de la FIDH : http://pinarselek.fr/?page=article&&id=169&PHPSESSID=ded85056acf02c30bcc2f59cb9f18fdc
- le communiqué de la plate-forme "Nous sommes tous témoins" : http://pinarselek.fr/?page=article&&id=164

Le pouvoir cherche à briser Pınar; elle tient le coup! aidons la à tenir le coup!

Amitiés,

Etienne Copeaux
ec@susam-sokak.fr
site personnel: susam-sokak.fr

Kurdish Question / Question kurde

Over 100 thousand people bid farewell to Elçi

The KADEP General Head and Diyarbakir Parliamentarian Serafettin Elci was sent to his last journey by over 100 thousand people under the slogans of “Martyrs do not die” and the march of "Çerxa Şoreşê" in Cizre district of Sirnak.

The funeral of KADEP (Participant Democracy Party) General Head and Diyarbakir Parliamentarian Serafettin Elci was met in Diyarbakir airport and brought to Cizre by ten thousands of people inluding DTK Co-chairs Aysel Tuğluk and Ahmet Türk, BDP Co-chairs Selahattin Demirtaş and Gültan Kışanak, BDP parliamentarians Sırrı Sakık, Adil Kurt, İdris Baluken, Emine Ayna, Nursel Aydoğan, Altan Tan, Ertuğrul Kürkçü, Ayla Akat, Leyla Zana, Nursel Aydoğan, Esat Canan, Erol Dora, Sebahat Tuncel, CHP Deputy General Head Sezgin Tanrıkulu and CHP Dersim Parliamentarian Hüseyin Aygün, Federative Kurdistan Regional Government Head Massood Barzani’s brother Sidar Barzani, KADEP General Secretarian Fadıl Mirani, artists Ferhat Tunç, Suavi, Caykur Rize Sport Coach Mustafa Denizli.

The funeral was brought to Cizre with a convoy of hundreds cars. The funeral was met in Nusaybin Avenue in Cizre under the slogans of “Martyrs do not die” and “Long live leader Apo”. The flags of PKK and KCK were opened in the massive funeral ceremony. Also, the placard of “We didn’t forget Roboski, we won’t forget”. The funeral of late parliamentarian was decorated with the flag of Kurdistan.


Political parties mourn Diyarbakır deputy Elçi's death

Grief over the death of Participatory Democracy Party (KADEP) leader and Diyarbakır deputy Şerafettin Elçi brought political dignitaries together at a state ceremony held for Elçi on Wednesday.

The ceremony was attended by Parliament Speaker Cemil Çiçek, Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan, main opposition Republican People's Party (CHP) leader Kemal Kılıçdaroğlu and pro-Kurdish Peace and Democracy Party (BDP) Co-chairman Selahattin Demirtaş as well as government ministers. The opposition Nationalist Movement Party (MHP) did not attend the ceremony. However, the MHP issued a statement expressing the party's condolences over Elçi's death.

The four parties represented in Parliament issued statements upon the airing of news reports announcing Elçi's death and offered their condolences to his family on Tuesday evening.

Elçi was hospitalized a few weeks ago and was receiving medical treatment at Ankara Medicana International Hospital. He was suffering from a lung disease. Hospital officials announced his death on Tuesday evening.

Prime Minister Erdoğan offered his condolences to Elçi's family immediately upon being informed of the Kurdish deputy's death.
(DIHA, Dec 27, 2012)

Kurdish deputy Serafettin Elçi passes away at age 74

Participatory Democracy Party (KADEP) leader and Diyarbakır deputy Şerafettin Elçi, who had sought a peaceful solution to the longstanding Kurdish question for a long time, passed away at age 74 on Tuesday.

Elçi was hospitalized a few weeks ago and was receiving medical treatment at Ankara Medicana International Hospital for a while. He was suffering from a lung disease. Hospital officials announced his death on Tuesday evening.

Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan offered his condolences to Elçi's family immediately upon being informed of the Kurdish deputy's death.

Elçi was elected an independent deputy from the southeastern province of Diyarbakır in the 2011 general elections and entered Parliament.

He was involved in efforts in the social and political realm to bring an end to the festering Kurdish question that has become a litmus test for the maturity of Turkish democracy.

Elçi served in the Cabinet in 1978 and 1979 as minister of public works. He was deprived of his political rights in 1982 for about 10 years after being accused of “abuse of power and authority” during his tenure in government.

Elçi, along with 98 other Kurdish intellectuals, took part in the formation of the Foundation of Kurdish Rights and Freedom in 1992.

The foundation was legally recognized as the Kurdish Culture and Research Foundation in 1995. This was the first time in republican history that a foundation used the word “Kurdish” in its name.

He also took part in other associations and rights groups to defend the cultural and political rights of Turkey's Kurds.

The four parties represented in Parliament all issued statements upon the airing of news reports announcing Elçi’s death and offered their condolences to his family on Tuesday evening.
(TODAY'S ZAMAN, Dec 25, 2012)

Deputy PM says would join PKK if faced torture like BDP deputy

Deputy Prime Minister Bülent Arınç has said he would also “go up into the mountains” to join the ranks of the terrorist Kurdistan Workers' Party (PKK) if he faced torture like that experienced by a pro-Kurdish Peace and Democracy Party (BDP) deputy in Diyarbakır Prison.

Arınç's statements came during a TV program on Kanaltürk on Saturday.

Without mentioning the name of the deputy, who later turned out to be BDP Co-chairperson Gültan Kışanak, Arınç said he had at first been critical of the deputy, condemning her for maintaining close ties with the PKK. He began to empathize with her, however, after he learned about the torture she faced in Diyarbakır Prison, infamous for its human rights abuses after the Sept. 12, 1980 coup, according to comments by the deputy prime minister.

Arınç recalled: “I was outraged over a female BDP deputy, and had condemned her. She is still a deputy today. But after hearing her story I no longer criticize her. Because when she was a young woman at the age of 17, this woman faced such intense and immoral torture in Diyarbakır Prison that, if I had been in her place, I would also have gone up into the mountains. More than half of the inmates released from Diyarbakır Prison did so, while the other half praises those in the mountains,” he said.

The deputy prime minister said that if people face maltreatment, some will show patience toward their abusers while others will reject it and demand justice.

“If only he had empathized with me before condemning me,” Kışanak said in response to Arınç's statements, adding that there are thousands of people who have been exposed to abuse in prisons. Arınç should also empathize with those detained for links to the Kurdistan Communities Union (KCK), Kışanak said.

A large number of inmates who were locked up in the prison in Diyarbakır after the 1980 coup were subject to atrocious acts of torture. Diyarbakır Prison has been listed among the 10 most notorious prisons in the world by the British daily The Times. Many of the post-1980 inmates never made it out of the prison alive, while dozens of others were maimed for life. The prison has been the scene of several uprisings and hunger strikes.

The PKK, listed as a terrorist organization by Turkey, the United States and the European Union, has been waging a bloody war in the country's Southeast since 1984 which has killed more than 40,000 people. The torture of mostly Kurdish inmates in Diyarbakır Prison during the days of the 1980 coup is cited as one of the primary factors behind PKK violence.
(TODAY'S ZAMAN, Dec 17, 2012)

Les Kurdes ont-ils droit à un Etat ?

Le site Newsring.fr, le site de débats de Frédéric Taddeï de l'émission "Ce soir (ou jamais!)", a lancé un nouveau débat dont l'intitulé ne peut laisser indifférent : "Les Kurdes ont-ils droit à un Etat ?"

"Les Kurdes seraient aujourd'hui la plus grande nation sans État, constat repris par nombre d'observateurs. Peuple réparti sur quatre pays (Turquie, Iran, Irak et Syrie) dès la fin de la Première Guerre mondiale, la question de son devenir est, depuis un siècle, un sujet majeur au Proche-Orient, aussi explosif que le dossier israélo-palestinien."

Les Amitiés kurdes de Bretagne ont envoyé la contribution suivante:

40 millions de Kurdes dans ce Moyen-Orient en pleine recomposition

Les Kurdes de Turquie, d’Irak, d’Iran, de Syrie, forment un peuple de 40 millions de personnes sur un territoire d’un seul tenant, séparé par les lignes de frontière arbitraires imaginées par les Anglais et les Français au temps où ils se partageaient le Moyen Orient. Bien sûr la question de la réunification d’un grand Kurdistan n’est pas à l’ordre du jour et chaque Kurdistan a ses propres revendications identitaires au sein des Etats où ils sont rattachés, mais la question reste posée : "Les Kurdes ont-ils droit à un Etat ? La réponse est oui. C'est le plus grand peuple au monde sans État, affirment Olivier Piot et Julien Goldstein auteurs de "Kurdistan, la colère d’un peuple sans droits". A titre de comparaison les Israéliens, les Palestiniens, les Jordaniens, les Libyens sont de 6 à 8 millions chacun, les Saoudiens 26 millions, les Syriens 22 millions dont 15% de Kurdes, les Irakiens 29 millions dont 24% de Kurdes, les Turcs 74 millions dont 20 à 25 % de Kurdes, les Iraniens 77 millions dont 12 % de Kurdes. On peut ergoter sur les chiffres et les pourcentages, on peut se gausser des chamailleries entre Kurdes, on peut tirer argument de la puissance économique des uns ou de la position stratégique des autres, mais les faits sont là : les politiques d’éradication et/ou d’assimilation menées à l’encontre des Kurdes par les Saddam Hussein, Mahmoud Ahmadinejad, Hafez et Bachar el-Assad, Atatürk et Erdogan et par d’autres, bien avant eux, ont toutes échoué. Les forces internationales qui s’apprêtent à intervenir dans cette partie du monde devraient le savoir.

La douce utopie du rêve kurde pourrait devenir réalité.

Les Kurdes sans État, mais pour combien de temps ? Le rêve kurde, considéré comme une douce utopie jusqu’à lors, pourrait devenir réalité.

Déjà les Kurdes d’Irak ("Kurdistan Sud") ont obtenu, à la chute du dictateur Saddam Hussein, le statut d’une région autonome dans le cadre de la République d’Irak.

Les Kurdes syriens ("Kurdistan occidental") montrent, après avoir secoué le joug du dictateur Bachar el-Assad, qu'ils sont capables de gérer leurs propres affaires et de garder leur distance avec le Conseil national syrien (CNS) qui, en conservant l'appellation "République arabe syrienne", n’entend pas reconnaître les différents peuples de Syrie.

Les Kurdes d’Iran ("Kurdistan oriental") subissent une répression féroce de la part du régime sanguinaire de Mahmoud Ahmadinejad. Mais la crise déclenchée par le programme nucléaire iranien ne sera pas sans conséquence dans le jeu des alliances et les Kurdes auront leur mot à dire.

Les Kurdes du "Sud-est anatolien" pour les Turcs, du "Kurdistan du Nord" pour les Kurdes, opposent, avec un certain succès, une résistance sur le front politique et sur le terrain de la lutte armée, malgré une répression sans précédent dont ils sont l’objet de la part d’un régime dictatorial qui bénéficie toujours de la complaisance des États-Unis et des pays européens. L'exemple turc, considéré un temps comme "modèle" de démocratie pour les pays arabes mérite d'être dénoncé

La répression est rude

Toute la politique nationaliste de la Turquie est basée sur cette nécessité de stopper toute opposition, quelle soit politique ou armée, et de la discréditer aux yeux de l’opinion internationale. La martingale qui a, jusqu’à lors, marché au grand casino du bluff a été de faire inscrire le PKK sur d’hypothétiques listes d’organisations terroristes et de considérer comme terroristes tous ceux et toutes celles qui refusent d’entrer dans cette logique de l'anathème. Mais elle va plus loin depuis le succès sans précédent, lors des élections locales et régionales de mars 2009, du parti pro-kurde, le DTP. Elle l'interdira décembre 2009 (il sera immédiatement remplacé par le BDP), et mettra en place, dès avril 2009, un plan diabolique qui se poursuit encore aujourd'hui, consistant à incarcérer par milliers militants et cadres du parti, parmi lesquels 6 députés, 36 maires, 230 conseillers municipaux, 56 membres du Conseil national (sans compter des dizaines d'avocats et de journalistes, et des centaines d'étudiants et d'enfants).La liste n’est pas close : le 10 décembre dernier, "Journée Mondiale des droits de l'homme" a été marqué par des arrestations massives : plus de cent interpellations dont le maire de Siirt et des responsables associatifs. Et le gouvernement Erdogan n’envisage pas d’en rester là : il demande la levée de l'immunité parlementaire d'une dizaine de députés BDP, ce qui aura pour effet la disparition du groupe parlementaire, dans l'attente d'une probable interdiction du parti (une de plus). Il fait savoir également que le plan "prison" arrêté par la Turquie prévoit une augmentation de 80 000 places portant en 2016 à 203 223 la capacité d’accueil. (A titre de comparaison, la capacité d’accueil, dans les prisons françaises est de 57 236 places).

Les Kurdes ne peuvent compter que sur eux-mêmes

Les indicateurs pour l'obtention de droits démocratiques ne sont pas favorables aux Kurdes qui ne doivent compter que sur eux-mêmes pour obtenir, dans les pays où ils sont rattachés et à la communauté internationale, la reconnaissance de leur identité et ce, quelles que soient les formes de gouvernance qu’ils préconisent. La crise syrienne révèle au grand jour des antagonismes profonds entre puissances régionales, des intérêts divergents entre les grandes puissances mondiales, et aussi une propension à instrumentaliser et à diaboliser les revendications kurdes.

Comment par exemple peut-on feindre d’ignorer les propositions concrètes du parti pro kurde légal, le BDP (membre du PSE et de l’Internationale socialiste) pour résoudre politiquement la question kurde en Turquie ? Comment peut-on feindre de ne pas connaître les offres du leader kurde emprisonné, Abdullah Öcalan, qui est le seul à pouvoir imposer la paix des armes, conditions sine qua non pour ouvrir de vraies négociations? Comment peut-on encore parler de terroristes quand une résistance armée est soutenue par tout un peuple ? Ça rappellera aux plus anciens d’entre nous les heures sombres de notre propre histoire.

Ceux qui dénoncent cette politique répressive et anti démocratique sont maintenant accusés de collusion avec le terrorisme, parce qu'ils participeraient à la mise en place d’un climat peu propice à une résolution de la question kurde ! Que pouvons-nous faire ?

Ecoutez l'histoire entendue au centre culturel kurde de Diyarbakir (le "mékamé" dont plusieurs animateurs sont depuis de longs mois en détention sans jugement) et rapportée par Elie Guillou, (Au Kurdistan. Récits d’Elie Guillou, http://elieguillou.blog.lemonde.fr/   Chanteur Public – Photographies de Gaël Le Ny et François Legeait):

"Le prophète Ibrahim allait être jeté au feu lorsqu’un lézard s’avança vers le brasier avec une goutte d’eau dans la bouche. Les bourreaux lui demandèrent :

- Que fais-tu là, petit lézard ?

- Je viens sauver Ibrahim.

- Tu penses pouvoir éteindre le feu avec une seule goutte d’eau ?

- Je sais que cette goutte ne suffira pas, répondit-il, mais j’aurai montré mon camp".

(andre-metayer@orange.fr, 13 déc 2012)

Complaint on Roboski reached International Criminal Court

The International Committee Against Disappearances (ICAD) Netherland Section has brought the Roboski massacre to the International Criminal Court.

ICAD filed a criminal complaint to the International Criminal Court in the city of Den Haag concerning on one hand the Roboski massacre which claimed the lives of 34 Kurdish civilians and on the other hand the attack on Tamils in Sri Lanka in 2009.

The criminal complaint by ICAD defined the Roboski massacre as a crime against humanity and demanded the trial of Turkish President Abdullah Gül, Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan and Chief of Defence Nejdet Özel. ICAD also presented documents on the massacre to the ICC.

Concerning the slaughter of 40 thousand Tamils by the Sri Lanka state in 2009, ICAD Netherland Section demanded the trial of  Sri Lanka President Mahinda Rajapakse, Undersecretary of Ministry of Defence Gotabaya Rajapakse and the Chief of Defence of the time Sareth Fonseca.

ICAD's criminal complaint to ICC is the second complaint on Roboski taken to the Court so far. The first appeal to the ICC was made in January of 2012, by BDP (Peace and Democracy Party) co-chairs Selahattin Demirtaş and Gültan Kışanak who demanded the ICC prosecutors to open an investigation on the massacre. In February, the Court sent a letter to BDP co-chairs, informing that their appeal is being processed.
(ANF, 11 December 2012)

Roboski families receive human rights prize

MAZLUMDER, a human rights association, handed out its annual human rights prizes on Sunday, on the occasion of the International Human Rights Week. "In Turkey, we need a new constitution that will welcome all underrepresented factions of the society. This is how we can avoid further human rights abuses," said Ahmet Faruk Ünsal, MAZLUMDER President. The ceremony program included a screening on the latest human rights abuse cases in Turkey, poetry performances by Sıtkı Caney and Abdurrahim Semavi and concerts by Tara Jaff.

Mahmet Atak was awarded for his efforts to create a change on the Turkish Counterterrorism Act and for his support to minors and conscientious rejectors who are facing trial. Journalist Ali Akel was awarded for his work on the victims of Roboski Massacre in the risk of losing his job at Yeni Safak Newspaper where he worked since its establishment with a longtime career as Washington correspondent.

Mustafa Cemlioğlu was awarded for his support in the human rights struggle of Tatar people in Ukraine's Crimean. Arrested several times, he was sent to exile and work camps by authorities. Kurdish artist and activist Ahmet Kaya, died in 2000, was awarded for his struggle against Turkey's junta military officials in 1997 by defending women's rights to wear a headscarf in universities. Families in Roboski, whose 34 beloved ones were killed by a Turkish military air strike, were awarded for their constant human rights struggle.
(DIHA, 10 December 2012)

Arrestations massives et violations graves des droits humains

La Journée Mondiale des droits de l'homme, le 10 décembre, a été marquée par des arrestations et des violations massives des droits de l’humain en Turquie.  Plus de 100 personnes dont un maire et plusieurs responsables des ONG ont été arrêtées.  Les ONG dénoncent notamment la multiplication des violations du droit à la liberté d'expression et s’inquiètent des arrestations massives.

COUP D’ETAT CIVIL

87 kurdes ont été arrêtés samedi 8 décembre dans des opérations policières visant le principal parti kurde BDP, les mairies BDP et des ONG, notamment l’association des droits de l’humain (IHD), l’association pour la promotion de la langue kurde ( Kurdi-Der) et l’association de solidarité avec les familles de disparus de la Mésopotamie (MEYA-DER).  Le maire BDP de Siirt, Selim Sadak, figure parmi les kurdes arrêtés dans trois villes: Batman, Siirt et Mardin.

Le BDP a condamné fermement ces opérations menées dans le cadre de l’affaire KCK. « Les opérations KCK ont pour objectif de fermer le BDP. Toutes les étapes de ces opérations sont un coup d'Etat civil contre la démocratie» a déclaré Idris Baluken, vice-président du groupe parlementaire BDP.

Le 10 décembre à Istanbul, une manifestation de l’Association de solidarité entre les familles des prisonniers (TAYAD) a été réprimée violemment par la police qui a arrêté 18 personnes. Dix autres membres du TAYAD avaient été arrêtés le dimanche, lord d’une manifestation pour protester contre les arrestations.

Toujours le 10 décembre, un tribunal de Diyarbakir a condamné trois responsables locaux du principal parti kurde BDP dont le maire de Karliova, Ferit Celik, à une peine total de 26 ans et 3 mois de prison, soit 8 ans et neuf mois de prisons pour chacun. Ils  étaient arrêtés en février 2012 dans le cadre de l’affaire KCK.

Actuellement, six députés, 36 maires, plus de 230 membres des conseils municipaux et 56 membres du conseil du BDP, ainsi que des dizaines de syndicalistes, journalistes, avocats, défenseurs des droits humains et intellectuels sont en prison.

Plus de 1000 personnes, en grande majorité des kurdes, ont été arrêtées au cours du seul mois de novembre. Parmi elles, au moins 232 mineurs, 263 étudiants et 40 lycéens, selon un bilan de l'ActuKurde.

En outre, treize autres demandes de levée d’immunité parlementaire ont été déposées à l’Assemblée. Neuf consternent les députés kurdes du BDP.  Le gouvernement turc avait demandé le 27 novembre à l'Assemblée nationale la levée d'immunité parlementaire des députés kurdes. Au total, les procureurs de la République ont déjà déposé 882 demandes de levée d’immunité auprès du Ministère de la Justice. Parmi elles, plus de 560 visent les 29 députés BDP  au parlement dont 180 au cours de cinq premiers mois de l’année 2012.

UNE ANNEE NOIRE

L’année 2012 a été une année noire pour les droits humains. « La pression du gouvernement sur la justice a pris une ampleur dangereuse » ont dénoncé lundi 10 décembre des ONG, dont l’Association des droits de l’humain (IHD), la Fondation des Droits de l’Humain en Turquie (TIHV) et l’Association des droits humain et la solidarité avec les opprimés (Mazlum-Der).

« La multiplication des arrestations et les procès engagés contre des milliers de personnes pour avoir exprimé leurs opinions montrent à quel point nous sommes face à des problèmes géants » ont-ils dit dans une déclaration commune lue lors d’une manifestation à Diyarbakir.  Ces ONG ont également exprimé leurs inquiétudes face aux arrestations massives.

35 VICTIMES D'EXECUTION EXTRAJUDICIAIRE

En 11 mois, 35 personnes ont été victimes d’exécution extrajudiciaire, 14 personnes ont été tuées par des mines, 19 autres ont été victimes de meurtres non-élucidés (Faili mechul), a affirmé Sezgin Tanrikulu, député CHP, parti kémaliste, lors d’une conférence de presse à Ankara

530 ENFANTS KURDES TUES

14 enfants ont été tués par des forces de l’ordre au cours de onze premiers mois de l’année 2012, dénonce de son coté l’association IHD.   Au moins 530 enfants ont été victimes de la guerre en 25 ans, entre 1988 et 2012. Parmi eux, 189 ont perdu leur vie durant les dix dernières années, soit depuis 2012, l’arrivée au pouvoir de l’AKP. Ces enfants sont été tués soit par des forces de l’ordre soit par des explosifs militaires.
(Maxime Azadi, actukurde.fr/actualites, 11 déc 2012)

Siirt Mayor Selim Sadak detained with at least 73 Kurds

Police officers, soldiers and specially educated operationists organized raids in Batman, Siirt, Mardin and its districts at the early hours of the morning to BDP buildings, NGOs like IHD, KURDÎ-DER and MEYA-DER. In the raids homes, offices and buildings were searched through inclusively and at least 73 people including BDP provincal and districts heads, MEYA-DER and KURDÎ-DER executives, mayors, municipality labourers were taken into custody.

Siirt Mayor Selim Sadak too was detained in Diyarbakir. The house of Sadak was searched through inclusively in the raids. Sadak is expected to bring to Siirt.

At least 12 custodies in Batman

Lots of police officers organized simultaneous raids to a great number of homes and buildinds, BDP Office, MEYA-DER, KURDÎ-DER Batman branchs, Peace Mother Initiatice representative. BDP Batman Co-chairs Şehmus Azboy and Ayşe Ağılgat, Central District Head Şükrü Topkan, executives Abdulrezzak Kızmaz, Mahfuz Kaya, Batman Deputy Mayor Hamza Ayiş, Provincal Council Head Salih Aktan, KURDÎ-DER Branch Head Şehmus Aslan, Peace Mothers Initiative 3 activists and lots of other people were detained. On the other hand, BDP PM member Osman Ergin were detained in Istanbul anda re going to be brought to Batman.

Simultaneous raids to Mardin and its districts: At least 40 detainees

Lots of police officers organized simultaneous raids to a great number of homes and buildinds, BDP buildings. In the raids, BDP Mardin Central District Head Abdülcelil Şimdi, BDP Mardin provincal executive Nevroz Türk, Fuat Olgaç, Mehmet Vural were taken into custody. Also in Savur, raids were organized some detianed, the searcihngs are going on.

Raids were also made in Kiziltepe, Nusaybin, Akarsu, Girmeli, in the raids lots of people were detaied including BDP Kızıltepe provincal head Zeyat Ağaoğlu, former district head Ömer Turgay, former district executive Şükran Yılmaz, DTK members Alaattin Bulut and Mehdi Erdem, BDP Nusaybin District head Ayten Kahraman, executives Ramazan Keskin, Celal Ata, Nusaybin Municipality Council members Feryat Tepe, Süleyman Doğan, Abdullah Yılmaz, Şemsettin Dağhan, BDP district former executives Şemsettin Dinç, Abdurahman Bayhan, KURDÎ-DER Nusaybin Branch executive İbrahim Bilmeç, municipality labourers Birsen Tokay and Sociologist Sadiye Aksoy, Yenişehir Neighbourhood mukhtar Şakir Acar, former district executive Halil Doğan, Imam Mehmet Yıldız, M. Nuri Işık, Aslan Çelik, Akarsu Mayor Lokman Fındık, Duruca Mayor Zeki Kavak, BDP Akarsu Town Head Kemal Aytekin, BDP Duruca Mayor Seyfettin Aydın, BDP Girmeli Town Mayor Sirraç Dinç, Hüseyin Tekin, BDP Mazıdağı district head İbrahim Çoko.

Raids in Siirt to BDP, IHD

Lots of raids were also made in Siirt to lots of homes and foundations, in the raids BDP PM member Dilber Sevim, BDP Siirt Provincal Co-chair Halit Kaçar, Central District Head Abdullah Aşkara, Gülbahar Karataş, Musa Kurhan, Yüksel Yılmaz, Seyfettin Aydın, Eşref Tekin, Belediye Press labourer Ekrem Tatlı, İHD Siirt executives Hasan Ceyhan and Rubar Kandem with lots of other people were detained.
(DIHA, Dec 8, 2012)

International Peace Initiative Launched with joint call
 
A press conference was held on Monday 3rd December at the Résidence Palace in Brussels to launch the The International Peace Initiative with a joint call, led by Archbishop Emeritus Desmond Tutu and supported by other leading international figures, for a Resumption of Dialogue between Turkey and the PKK leader Abdullah Öcalan, for a lasting and peaceful settlement of the Kurdish Question in Turkey.
 
The signatories to this call include:
 
His Holiness Dalai Lama, Nobel Peace Prize, Tibet
Jimmy Carter, Nobel Peace Prize, former President of the United States of America
José Ramos-Horta, Nobel Peace Prize, Former President of East Timor
Mr. Gerry Adams, Sinn Féin President, Ireland
Mr. Kjell Magne Bondevik, Former Prime Minister of Norway
Mr. Ingvar Carlsson, Former Prime Minister, Sweden
Mr. Paavo Lipponen, Former Prime Minister, Finland
Mr. Anker Jørgensen, Former Prime Minister, Denmark
Mr. Kjeld Olesen, Former Minister of Foreign Affairs, Denmark
 
The press conference was opened with a video message from Archbishop Emeritus Desmond Tutu, who was followed by Ms. Rigzin C. Genkhang on behalf of the Brussels Representative of H.H. the Dalai Lama. Judge Essa Moosa, formerly a Judge of the High Court of South Africa and appointed by Archbishop Tutu to represent him at the press conference, also provided a short statement about the Initiative.
 
Representatives of the Dalai Lama and Desmond Tutu today presented a call for the peaceful resolution of the Kurdish question in Turkey  (check attachment) . The "International Peace Initiative" is supported by nine international leaders, among them former US president Jimmy Carter, former Finnish and Swedish prime ministers Paavo Lipponen and Ingvar Carlsson.
 
GUE/NGL Chair Gabi Zimmer welcomes the appeal: "During this year, we had to observe the 'Arab Spring' process of democratisation being blocked in many countries in the region. I share the view of this international appeal that the unresolved Kurdish question deserves much greater attention among the international community and European foreign policy makers in order to develop democracy and stability in the region. Turkey is often cited as an example for its neighbour States. It can only be so if both the Turkish government and Kurdish PKK rebels stop the violence and take credible steps towards dialogue and peace negotiations now.“
 
"For this reason, I warmly welcome the international peace initiative on the Kurdish question and I hope that the 9th international conference on "EU, Turkey and the Kurds“ that my group is hosting this week in European Parliament together with EU Turkey Civic Commission can contribute to the goals of the appeal“ Zimmer concludes.
 
GUE/NGL MEP and Coordinator of the Kurdish friendship group in the European Parliament Jürgen Klute, underlines his support for the initiative: "I think the appeal is coming at a decisive moment. Hopes created by Prime Minister Erdogan for a peaceful resolution have been frustrated with mass detentions of political activists and aggravated violence by the armed forces. The hunger strike undertaken by 700 political prisoners has highlighted the need for dialogue and common respect between Turks and Kurds. I call on Primer Minister Erdogan and his government to give a credible engagement for peace and not to w
 
The object of the International Peace Initiative is to appeal to the international community to support the call of Archbishop Tutu for the Resumption of Dialogue by placing the issue on the international agenda; assisting the parties to gain trust and respect and negotiating a peaceful resolution of the Kurdish Question in Turkey.


Contact Details:
Anna Irvin, Co-ordinator, Secretariat of IPI  airvin@ipi.net.in  +44 207 193 0832

Archbishop Tutu calls for dialogue in Turkey

The International Peace Initiative (IPI) will be holding a press conference on Monday 3rd December at the International Press Centre, Maelbeek Room Résidence Palace in Brussels.

The conference will be the occasion to launch the International Peace Initiative and call from Archbishop Emeritus Desmond Tutu for the Resumption of Dialogue on the Kurdish question in Turkey.

This initiative is launched with the support of Archbishop Emeritus Desmond Tutu who, together with a list of eminent signatories including Nobel Peace Prize recipients and former heads of state and of government from the United States, Europe and Asia, including East Timor and Tibet, has issued a joint call for a Resumption of Dialogue between Turkey and the PKK leader Abdullah Öcalan, for a lasting and peaceful settlement of the Kurdish issue in Turkey. This statement will be read out and distributed at the press conference.

The launch of the International Peace Initiative coincides with more than 700 Kurdish prisoners ending their hunger strike. This followed a call made to them by the PKK leader Öcalan from prison on İmrali Island. Justice Minister Sadullah Ergin told reporters in Ankara recently that, “Talks would be held with the Kurdish Workers Party (PKK).” Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan hinted at talks with the PKK leader Öcalan, admitting that the Kurdish leader’s call has been effective in the ending of the hunger strike by political prisoners in Turkey’s prison.

The International Peace Initiative has been formed in response to statement of Archbishop Tutu: “That it is for this reason that we call on the parties to take the necessary steps to restart the talks in good faith with the aim of giving democracy and peace a new chance for the sake of all the people of Turkey.”

The object of the International Peace Initiative is to appeal to the international community to support the call of Archbishop Tutu for the Resumption of Dialogue by placing the issue on the international agenda; assisting the parties to gain trust and respect and negotiating a peaceful resolution of the Kurdish issue in Turkey. It will not only bring peace and stability to those who live in Turkey but also to the wider region.
(ANF, 29 November 2012)

International Crisis Group (ICG) Report on "Turkey's Kurdish Impasse"

Though battered economically, socially and politically for decades, the city and province of Diyarbakır could offer hope for Turks and Kurds who want to live together, if Ankara can refocus its policies on creating a more equal, democratic Turkey.

Turkeys Kurdish Impasse: The View from Diyarbakır, the latest report from the International Crisis Group, examines the countrys biggest Kurdish-majority city and province in light of the main issues underlying the Kurdish problem and the Kurdistan Workers Party (PKK) insurgency: mother language, local government and identity and political representation.

The armed conflict is more violent than ever before in the past decade and has killed over 870 people since June 2011, says Didem Collinsworth, Crisis Groups Turkey/Cyprus Analyst. Yet across the political spectrum in Diyarbakır, among Kurds and Turks, rich and poor, Islamic and secular, there is a shared desire for a common future based on a clear government strategy to resolve the chronic issues of Turkeys Kurdish problem.

Grievances that underlie support within the Kurdish movement for the PKKs armed struggle remain strong in the south east: local governments resentment at decisions made by Ankara-appointed officials, anger at mass arrests of political representatives and frustration at the bans on the public use of Kurdish. A budding economic revival risks being undermined by the PKK insurgency and lack of interest from state and private investors.

The political scene in Diyarbakır is not monolithic. Though dominant nationally, the Justice and Development Party (AKP) has lost much of its local appeal. However, the Kurdish movements Peace and Democracy Party (BDP), Diyarbakırs strongest political force, has yet to prove its ability to distance itself from an increasingly violent PKK. The moderately Islamic Glen movement is trying to offer an alternative, and Kurdish Islamic groups are boosting their already substantial influence.

Leaderships in Turkey as a whole, and majority Kurdish-speaking areas like Diyarbakır in particular, need to work pro-actively on four lines of reform, which Crisis Group has outlined in two previous reports: ensuring full mother-language rights in education and public life; a new, informed debate on decentralisation and a strategy to implement it; reducing the threshold for election to the national parliament to 5 per cent from 10 per cent to allow fairer representation; and stripping discrimination from the constitution and laws. The government should also urgently undertake legal reform to end mass arrests and lengthy pre-trial detentions of non-violent activists on terrorism charges.

Both sides need to show true leadership by eschewing violence, committing to dialogue and achieving the Kurds legitimate aspirations through Turkeys existing legal structures. They can strengthen Kurds trust in the state by resolving pressing local problems in Diyarbakır and ensuring its long-term development.

The civilian population and local politics are increasingly stressed and polarised by rising tensions. The struggle for the hearts and minds of Diyarbakır residents and of Kurds at large is not yet lost, says Hugh Pope, Crisis Groups Turkey/Cyprus Project Director. If both sides place more emphasis on fostering realistic discussion of differences than on populist rhetoric, there are still many reasons to hope that Turks and Kurds millennium-long common history can continue more harmoniously.

Full text of the report:

http://www.crisisgroup.org/~/media/Files/europe/turkey-cyprus/turkey/222-turkeys-kurdish-impasse-the-view-from-diyarbakir


Minorités / Minorities

Turkey's Christians celebrate Christmas, ceremonies held across country

Thousands of Christians in Turkey began their Christmas celebrations on Dec. 24, with religious ceremonies being held in different churches across the country.

In İstanbul, many Catholics gathered at St. Anthony of Padua Church on İstiklal Street on the night of Dec. 24 to celebrate Christmas with a religious service. Worshippers recited prayers in Turkish, English and Italian. The service, which lasted two hours, ended with a reading of passages from the Bible.

Another ceremony was held at the Fener Greek Patriarchate on Tuesday morning, Christmas Day.

Along with local Orthodox Christians, hundreds of Orthodox Christians from different provinces of Turkey and abroad attended the service, led by Greek Orthodox Ecumenical Patriarch Bartholomew. The service began at 9 a.m. in the Aya Yorgi church, located in the garden of the Fener Greek Patriarchate.

Christmas was also celebrated in Mardin's Midyat district, which has a large population of Arameans, Syrian Orthodox (Süryani) people. Worshippers gathered in Mort İşmuni Church and held a religious service on Christmas Day.   

Last week, President Abdullah Gül and Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan issued messages to mark Christmas, an annual commemoration of the birth of Jesus Christ observed in Turkey by the country's Christian minority.

A total of 65,000 Armenian Orthodox, 15,000 Syriac Orthodox, 8,000 Chaldean Catholic and 2,500 Greek Orthodox believers reside in Turkey. There are also members of other denominations, such as Bulgarian Orthodox and Georgian Orthodox along with Protestants.

In his message marking the Christian holiday, President Gül said: “Today in Turkey, all citizens, no matter what religious beliefs they hold, are sharing the same fate as they have throughout history. Inspired by a common culture of Anatolia, they are looking forward to a hopeful future.”

Emphasizing that traditions and customs that have evolved over the centuries tie citizens together, Gül said that “our values, such as solidarity, good faith and compassion, which also reflect the spirit of Christmas, form the most valuable part of our common heritage. In this sense, I wish our citizens of all Christian traditions and the entire Christian world a Merry Christmas, lots of happiness and much success.”

In another celebration in the Greek Antakya Orthodox Church in the southern province of Hatay, where many Christians reside alongside Muslims, Hatay Governor Mehmet Celalettin Lekesiz sent his well wishes to Christian residents. Lekesiz visited the church with a delegation including Republican People's Party (CHP) deputy Mehmet Ali Ediboğlu, Antakya Mayor Lütfü Savaş, head of the Antakya Orthodox Church Foundation Fadi Hurigil, a Jewish community leader in Hatay, Şaul Cenudioğlu, and an Alevi opinion leader, Nasrettin Eskiocak, on Tuesday. Lekesiz described Christmas as “a special day when hearts are softened and positive emotions overflow.” “I believe that all of the 1.5 million residents [in Hatay] feel our Christian citizens' holiday wholeheartedly,” he added.

One of the centers of Christmas celebrations in İzmir was the shrine of Meryem Ana (The House of Mary) in the Selçuk district. Many Christians visited the house on Tuesday and lit candles for their wishes.

In a ceremony held at the Virgin Mary Syriac Church in Diyarbakır, Christians prayed for peace in Syria and in other Arab countries. Syriac Orthodox priest Yusuf Akbulut, who led the ceremony, said following the ceremony that they prayed for world peace and primarily for peace in the region.
(TODAY'S ZAMAN, Dec 25, 2012)

Questionnaire Enrages Turkey's Roma People

Roma People Rights Forum of Turkey condemned a questionnaire distributed by a researcher on Roma people's religious practices saying that it fed existing prejudices and discrimination.

Last week, a researcher from Uludag University in Bursa distributed a questionnaire to elementary school students with Roma background. The questionnaire, which was meant to be responded by students' parent included questions like "Are you monotheist?", "Do you complete your cleaning duties before Islamic prayer?", "How often do you pray?".

In a statement, the forum harshly criticized the questionnaire saying that it engendered a prejudice in the classroom towards students with Roma background. "We are sending our kids to school so that they can clear away from prejudices. We are not sending them to school to get humiliated and think that there is no way out from prejudices."

The forum said it would be hard to clear prejudices against Roma people in Turkey when even academicians and educators were behaving in such way.

"Our forum," the statement continued, "supports all research efforts aiming to shed light on Roma people's social dynamics in Turkey providing that they are conducted in a prejudice-free and transparent way and with the active participation of Roma people."

The forum also reminded the historic slogan--"We are representing all 72 1/2 nations here"-- of Istanbul's new mosque project in Çamlıca and said: "Everybody knows that nation 1/2 are Roma people. This proves alone how discrimination is widely present against us." (BIA, 19 December 2012)

Des groupes ultranationalistes s’en prennent aux Arméniens de Turquie

Un groupe d’extrême droite, essentiellement actif sur les media sociaux, a pris pour cibles les agences arméniennes, les écoles, les églises, les fondations et les personnes dans une campagne de haine anti-arménienne en Turquie.

Les réactions des usagers de media sociaux augmentent sous l’impulsion des tweet provocateurs du président d’un groupe qui se baptise lui-même Association Internationale pour Combattre les Allégations Arméniennes (ASIM-DER). Il a récemment visé les Arméniens et les institutions arméniennes de Turquie sur Twitter, prétendant que ces groupes font partie d’une conspiration soutenue par la Diaspora arménienne contre la Turquie.

Le président d’ASIM-Der Goksel Gulbey a donné dans un tweeté les noms d’écoles, d’églises et de fondations arméniennes, ce qui revient, selon les membres de la société civile, à les désigner comme cibles aux ultranationalistes, dans un pays où les personnes connues d’ascendance arménienne et les Chrétiens concernés par les activités missionnaires sont exposés à la violence. Le meurtre en 2007 de trois éditeurs de la Bible de Malatya, le meurtre en 2007 du journaliste arménien de Turquie Hrant Dink et le meurtre en 2006 d’un prêtre italien à Trébizonde sont des exemples lamentables du risque ultranationaliste.

Le groupe, fondé en 2002, a activement organisé des conférences et des manifestations pour promouvoir sa cause, son président disant qu’il a prévu des annexes régionales ainsi que quelques sections situées à l’étranger. Mais il est venu sous les feux de l’actualité dans les media nationaux cette semaine, principalement du fait des récents tweets.

Selon le journaliste de Taraf Markar Esayan, la campagne fait partie d’un plan plus large tendant à créer une atmosphère anti-minorité. Esayan, dans ses remarques sur ToDays’ Zaman, rappelle les expériences passées de la Turquie de diabolisation des Arméniens de Turquie et a dit, “ Ces écoles Arméniennes en Turquie [ dont les adresses ont été tweetées par Gulbey] ont été installées sous le contrôle du Ministre de l’éducation. J’ai moi-même étudié dans l’une de ces écoles et j’y ai travaillé par la suite comme superviseur. D’un côté, il ne faudrait pas attacher trop d’importance à ces campagnes, mais de l’autre, ceux qui sont responsables [de déclarations provocatrices] devraient être tenus responsables de leurs déclarations, “ ajoutant que les procureurs devraient agir.

Robert Koptas, éditeur en chef de l’hebdomadaire Arménien de Turquie Agos, a lui aussi soutenu qu’ASIM-DER est plus le produit d’une mentalité plus noire et plus profonde que celle d’un nationalisme ordinaire. Koptas a dit : “ Gulbey soutient que l’existence d’institutions arméniennes est la preuve de la tolérance de la Turquie et de la liberté qui y règne. Ainsi, selon [Gulbey], les activités des institutions arméniennes en Turquie ne sont pas acceptables parce qu’elles poursuivent des objectifs “ démoniaques “.... Cette approche qui associe l’appartenance à l’ethnie arménienne directement à l’hostilité et à la malignité, est une menace pour notre paix nationale “.

Koptas a également relevé que les structures illégales nichées dans la hiérarchie d’état en Turquie - qu’on désigne par l’ “ état profond “- ont fréquemment recours à des campagnes anti minorités pour semer le trouble et atteindre leurs sombres objectifs. L’implication de tels groupes s’est également manifestée au cours du procès du meurtre de Hrant Dink. Après un long procès, la cour a décidé que le tueur et un homme qui a été jugé coupable de l’avoir incité à commettre le meurtre avaient été agi seuls, alors qu’un grand faisceau de preuves indiquaient un lien avec réseau criminel organisé. Le juge qui avait dirigé les débats a dit par la suite aux média qu’il était lui-même certain que les deux n’avaient pas agi seuls, mais que le ministère public n’en avait pas correctement apporté la preuve.

“ La Turquie ne peut se permettre une nouvelle vague d’hostilité envers les citoyens arméniens “ a averti Koptas.

Le président d’ASIM-DER Gulbey a nié que son organisation “ ciblait “ un quelconque groupe. Il a dit que les listes qu’il avait tweetées indiquaient les adresses des institutions arméniennes de Turquie, disant qu’il y en a trop en Turquie. “ Quand nous avons dit dans une déclaration à la presse qu’il y avait 57 fondations, 21 écoles et 15 associations, on nous a accusés de mentir et d’en exagérer le nombre “. Il a dit qu’il avait fallu faire connaître les noms et les adresses pour réfuter ces accusations.

En réponse à une question lui demandant s’il se sentirait responsable si un attentat à l’une de ces organisations qu’il avait tweetées se produisait, Gulbey n’a pas répondu directement, mais il a dit se demander si l’une des organisations arméniennes serait contrariée s’il était attaqué lui-même par un Arménien radical.

Il a également dit qu’ils étaient “ préoccupés “ que ces groupes soient associés avec la Diaspora arménienne, admettant que les déclaration de son groupe n’étaient que des “ allégations “ fondées sur aucune preuve tangible.

Plusieurs groupes de droit se préparent à déposer une plainte criminelle auprès de procureurs contre ASIM-DER cette semaine.

28 novembre 2012/ Hanife Sevde Kose/ E. Baris Altintas, Istanbul

D’aucuns diront que finalement, il y a aussi en France des groupes fascisants qui stigmatisent les minorités et qu’ils ne sont que des produits dénaturés de la démocratie. Contrairement à la Turquie, jamais aucun responsable politique au pouvoir, jamais aucun premier ministre n’a explicitement menacé d’expulser une minorité particulière présente sur le sol de la République. C’est ce qu’a fait Recep Erdogan en mars 2010, quand les élus américains et suédois avaient adopté des résolutions sur le Génocide. Il avait menacé de déporter (quelle diplomatie !) 100 000 Arméniens vivant en Turquie sans en avoir la citoyenneté.

Qu’est ce qui peut inciter le plus au crime raciste, le ’ tweet ’ d’un enragé donnant nom et adresses des institutions arméniennes ou la menace ciblée d’une personnalité reçue par tous les chefs d’état du monde ?

Traduction et commentaire Gilbert Béguian
posté le 29 novembre 2012 par Jean Eckian/armenews
http://www.armenews.com

Media hate speech targets Armenians most, report shows

Armenians abroad and Turkey's Armenian community were the most targeted communities in articles or news items that are considered to be hate-speech between May and August 2012, according to a recent report from the Hrant Dink Foundation, released on Thursday.

The Hrant Dink Foundation regularly monitors the media for stories that target religious and ethnic minorities, or other disadvantaged groups such as the disabled or non-heterosexual individuals. Between August and May this year, there were 101 op-ed columns and news articles identified by the foundation's experts as targeting national, ethnic and religious groups. There were 35 items targeting women and individuals with sexual orientations that differ from the general population.

The report found that the number of groups targeted went down to 15 communities from 17 in the first two reports. The majority of the content that contains hate speech was from the national press, the report found. Some 82 percent of items classified as containing hate speech, was found in national media. The remaining 18 percent came from local newspapers. Also, the report found that the majority of hate speech is disseminated in the work of columnists.

In the period between May-August, the groups that were targeted most often were, respectively, Armenians, Christians, Jews and Greeks, the report said. It noted, “Out of this group, the aspect that stood out the most in terms of hate speech towards Armenians, which we may identify as a fixed category, was their association with the [terrorist Kurdistan Workers' Party] PKK within the context of the recently intensifying conflict. This discourse, produced through an understanding that “Muslim Kurds are harmless and the PKK is an Armenian movement,” was also seen to be reproduced at times with content targeting Christians and Jews. However, the most dominant assertion was that of Armenians supporting the PKK, looking for opportunities to harm Turkey, the “eternal enemy,” and being a risk factor.”

The report also found that the number of stories and columns using hate speech against Kurds is increasing. “This increase was observed to coincide with the months of July and August, when armed conflict intensified, and the Kurdish people were noted as having been charged within the context of the clashes with the PKK. In this kind of content, the issue was reduced to “Kurdish terror,” either implying that “patience was running thin” or creating enmity by attributing the issue to the Kurdish people.”

In addition to religious or ethnic minorities, the report found 35 items that employed hate speech directed at the Lesbian, Bisexual, Gay and Transgender (LBGT) community. In addition, the report says the Turkish press in its representations of transvestites and transsexuals associates these individuals with “crime” and “social unrest.”

The report said newspapers that gave the most space to hate speech in the May-August period, not unlike in previous periods, were those with a nationalist-conservative editorial line, with Milli Gazete, Yeni Akit, Ortadoğu, Yeniçağ and Yeni Mesaj newspapers once again being the publications with the most frequent occurrences of hate speech.

The Hrant Dink Foundation has been monitoring the media for hate speech since 2009. It says its main purpose is to combat racism, discrimination and intolerance in Turkey. The foundation monitored approximately 1,000 local newspapers and all national newspapers through the Media Monitoring Center using various key strings (such as collaborator, Turcophobe, separatist etc.). In addition to the keyword alerts, 16 newspapers, chosen in line with their circulation volume, are read and manually monitored as part of the foundation's hate-speech watch efforts. The news is evaluated on the basis of four categories of hate speech. The first category of “Exaggeration/attribution /distortion” involves negative stereotyping and distortion. The second category of “Blasphemy / insult / degradation,” includes the direct use of denigrating or obscene words toward the targeted group. The third category, “Enmity/war discourse,” is any item that contains hostility and war-mongering expressions about a community. The fourth category, with the difficult name of “Use of inherent identity as an element of hate or humiliation / symbolization,” contains discourses where the attributes of a person acquired from birth are used to humiliate a person. (TODAY'S ZAMAN, Dec 6, 2012)

Politique intérieure/Interior Politics

NGOs: New Constitution works at dead end

The Turkish Parliament’s drafting of a new Constitution has come to a deadlock, with the deputies
tasked with writing the new charter acknowledging that they are far away from a compromise, according to an academic speaking on behalf of 76 NGOs.

The Balance and Inspection Network (Denge ve Denetleme Ağı), an umbrella organization for 76 local and national organizations, issued a declaration yesterday in Istanbul calling on Parliament to revive the process on the basis of strengthening the principle of the separation of powers and emphasizing “the desperate state of the constitutional commission.”

“[Justice and Development Party (AKP) deputy chair] Mehmet Ali Şahin told me the percentage of issues on which compromise has been reached in the commission was only 20,” spokesman Fuat Keyman told the Hürriyet Daily News after the press meeting, adding that Şahin said some articles would not be accepted by the AKP.

Keyman said a committee from the Balance and Inspection Network had conducted various meetings with commission members last week to convey civil society’s expectations from the legislature and the commission but noted that the body had become inoperable. “We visited all parties in the commission; there is a serious crisis. The parties have agreed to disagree. The AKP plans to leave the table for playing ‘the presidency system card’ in March 2013,” Keyman said.

According to Keyman, the main opposition Republican People’s Party (CHP) group in the commission was already divided itself, while the Peace and Democracy Party (BDP) members had been excluded from all sides. “Nevertheless, the CHP, the BDP and the Nationalist Movement Party [MHP] are bent on maintaining the commission’s work until March. To be realistic, I must say the Constitution-writing time [will run out] at the end of January 2013, since the AKP is keen on [implementing] a presidential system,” Keyman said.

Prime Minister Recep Tayyip Erdogan has frequently called on the Turkish public to consider moving to a presidential form of government. Keyman said the AKP’s strategy was to use this deadlock as an excuse to create a debate over the system of government and impose a presidential system on Turkey.

The Balance and Inspection Network is composed of 76 local, national organizations and has the potential of reaching 10 million people, according to its officials.
(hurriyetdailynews.com, Dec 27,  2012)

Speculations mount over PM’s wiretapping

Speculations have been mounting over perpetrators of the eavesdropping of Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan after he made public Dec. 21 that wiretapping devices were found in his home-office.

Erdoğan then suggested it was actors within the deep state behind the wiretapping, but fell short of further elaborating on who the deep-state members were exactly. Days later on Dec. 25 Erdoğan offered to close the “bugs issue,” but noted one more bug had been found at his residence.

Deep state refers to a term extensively used in Turkey to describe clandestine collaboration between high-level state security forces and criminal organizations.

Some critics pointed to the Fethullah Gülen movement for eavesdropping on the premier, recalling conflict between the government and the Gülen movement that surfaced when National Intelligence Organization (MİT) chief Hakan Fidan was called to testify as part of the Kurdistan Communities Union (KCK) probe.

The Gülen movement is an influential moderate-Islamist movement led by Fethullah Gülen, who now resides in the United States. The movement has been accused by critics of manipulating Turkey’s judicial and security apparatus. The Gülen movement has generally lent support to the ruling Justice and Development Party (AKP) since its foundation in 2001.

However, an apparent conflict between the ruling party and the movement surfaced earlier this year when a specially-authorized prosecutor in Istanbul called MİT head Fidan to testify about secret talks with the PKK on Feb. 7.

A special law was hastily adopted to prevent Fidan from testifying. In June, Erdoğan accused the specially-authorized courts of “going too far.” “He was instructed by me. If you want to take someone [to prosecute], then take me,” Erdoğan had said.

In July, specially-authorized courts were abolished despite objection from newspapers close to the Gülen movement.

Journalist Ahmet Şık underlined in daily BirGün Dec. 25 that Erdoğan’s doubts of being wiretapped were not new as he held doubts since February when Fidan was called to testify by prosecutors at a time when he was in the hospital.

Two separate bugging devices were found at Erdoğan’s office in his house. These devices are currently being examined by the MİT, according to reports.

Suspicions that Erdoğan was being wiretapped were voiced by the opposition when Erdoğan’s security chief and all of his bodyguards were changed in September. After Erdoğan’s office at Parliament was renovated from top to bottom in October, main opposition Republican People’s Party (CHP) deputy chair Gürsel Tekin issued a Parliamentary question to Erdoğan on Dec. 3. “The renovation of the prime minister’s office coincides with the replacement of his bodyguards. This move raises suspicion whether the prime minister was eavesdropped on,” Tekin said.

Nationalist Movement Party (MHP) secretary-general İsmet Büyükataman, for his part, asked yesterday if the MİT knew who secretly listened to Erdoğan. “Does the MİT know who eavesdropped on Erdoğan? Have they taken the necessary precautions? Is the Republic of Turkey so helpless that it is unable to find who put those bugs in the prime minister’s office?” Büyükataman said in a statement.

Some commentators close to the Gülen movement, meanwhile, indicated that illegal groups within the military were responsible for the wiretapping.

“According to intelligence I received from confidential sources and according to my own observations, someone from illegal groups within the military has been listening in on the prime minister’s conversations. This means Turkey’s fight against illegal organizations within the state is still far from over,” Adem Yavuz Aslan, a columnist of daily Bugün wrote Dec. 25.
hurriyetdailynews.com, Dec 27,  2012)

President Gül and Premier Erdogan disagree on separation of powers

In yet another clear example of a divergence of opinion with the prime minister, President Abdullah Gül on Friday said the separation of powers is the basis of democracy.

“The separation of powers is the basis of democracy. We should evaluate the issue from this perspective,” the president told reporters after he attended Friday prayers at a mosque in İstanbul.

The president's remarks came on the heels of a statement by Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan, who complained at an event in the central province of Konya earlier this week that the separation of powers holds the government back in its efforts to introduce better services to the country. “There are problems within the system. The system is not working properly. We are often faced with bureaucratic oligarchy,” he said, and added that the power of the bureaucratic oligarchy must be curbed, and the executive, legislative and judiciary branches should work for the benefit of the people.

The prime minister drew criticism from various segments of the society that said he is working to become a “one man power” and root out all the pillars of democracy one by one. Members of Erdoğan's government, however, said the prime minister's remarks were misunderstood, and that he did not express discomfort with the separation of powers itself, but that he is unhappy with the malfunctioning of the separation of powers.

Attempting to downplay any appearance of a rift with the prime minister, Gül said, “There were examples of the malfunctioning of the system [separation of powers] in the past. I suppose Mr. Prime Minister hinted at them [in his remarks].”

Speaking in a televised program aired in the NTV channel later on Friday, Erdoğan dismissed criticism in the media leveled against him, saying that he is one of the staunchest supporter of the separation of powers. Erdoğan said the separation of powers are clearly defined within the constitutional text and every power must strictly stay within the lines.

He presented the crisis in the parliamentary selection of the president in 2007 as an example, lamenting that the constitutional court raised a new hurdle with making gathering of 367 deputies as a precondition for voting on candidates in Parliament.

The crisis blocked the presidential election process and the Justice and Development Party (AK Party) called for an early election in 2007.

He also said courts violate the field of executive powers and causing unbearable financial losses to Turkey, citing the cancels of many government tenders by Council of State.

He ruled out disagreement with the president over the issue of separation of powers which added a new twist into Turkish political debates.

The president and the prime minister have disagreed on a number of topics recently, with a recent example observed in the days that followed the hunger strikes launched by hundreds of Kurdish inmates in prisons across Turkey. Erdoğan, a staunch critic of the strikes, told reporters in November that the hunger strikes were nothing more than a show. But in contrast, Gül called the hunger strike a “very serious issue,” appealing to strikers to bring an immediate end to their protests.

The strikes were launched to object to the solitary confinement of Abdullah Öcalan, the terrorist Kurdistan Workers' Party's (PKK) chief, on the island of İmralı in the Marmara Sea, and were ended in late November.

The hunger strikes are not the only issue on which Gül and Erdoğan have disagreed in the recent past. The two leaders made contradictory statements in late October, too, in the days that followed a controversial march by ultranationalist groups to Anıtkabir, or Atatürk's mausoleum, on Republic Day. The groups were not initially allowed by police to march, but barricades holding crowds back from marching were lifted and the groups continued their march.

Speaking about the incident, Erdoğan said he did not give instructions to the police to lift the barricade. This caused attention to turn to the president, speculating that he was the one to order police to stand down. In a later comment, Gül did not deny that he ordered the lifting of police barricades. He said as a president his duty is to warn officials to make sure that Republic Day be celebrated appropriately across the country.

Political analyst Mümtaz'er Türköne said the separation of powers is a sine qua non for democracies. “The inexistence of the separation of powers brings with it the unity of powers. The essence of democracy is the control of the executive power by the judicial power,” he stated when speaking to Today's Zaman.

However, according to Türköne, the prime minister did not utter those remarks to indicate that he is opposed to the separation of powers. “The prime minister spoke about his unhappiness with the cancellation of some government projects by the judiciary. The separation of powers should be strengthen and further clarified in Turkey,” he noted.

Commenting on a divergence of opinion between the president and the prime minister, Türköne said the lack of a powerful opposition party to monitor the activities of the ruling party leads the president to assume this role. “There is not a strong opposition to monitor or supervise the governing party. The deficiency naturally leads the president to monitor the activities of the governing party,” he stated.

Mystery surrounds why president not invited to satellite event

Also on Friday, answering a reporter's question, Gül said there must just be a mistake in his not having been invited to an event at a university in the Turkish capital celebrating the launch of a Turkish observation satellite into space, and added that “people should not look for a purpose behind it.”

News reports in the Turkish media quoted sources from the President's Office, who spoke on condition of anonymity, as saying that the president was deeply upset by the fact that he was not invited to the event. “No invitation was sent to our president, and we did not make a phone call to the organizers of the event to ask why they did not invite Mr. Gül. The President's Office is not expected to make such a phone call in such situations,” the sources reportedly told the media.

Turkey's second domestically produced Earth observation satellite, the Göktürk-2 satellite, was launched into space on Tuesday. Göktürk-2 is the first national high-definition Earth observation satellite to be produced by the Scientific and Technological Research Council of Turkey (TÜBİTAK) and the Turkish Aerospace Industry, Inc. (TUSAŞ).

To celebrate the occasion, TÜBİTAK hosted an event at the Middle East Technical University (ODTÜ) in Ankara.

Among the event attendees were Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan, Parliament Speaker Cemil Çiçek, Chief of General Staff Gen. Necdet Özal and several ministers and deputies. President Gül did not attend the event. Initial reports said he missed the event due to health problems, but it later came out that the president was not invited.

Sources from the Prime Ministry also spoke to the press and said they had no information about whether or not Gül was not invited to the event. “It was not the Prime Ministry that organized or hosted the event,” they said. Eyes later turned to the Industry Ministry, which said the event was organized by TÜBİTAK.

Today's Zaman called TÜBİTAK to ask about the issue but no official was available to comment.

Nationalist Movement Party (MHP) parliamentary group Deputy Chairman Oktay Vural said it was “inappropriate” not to invite the president to the satellite event. “The president represents the unity of the state and its people. He is also the head of the executive branch. So I believe he should have been invited,” he stated.

Veli Ağbaba, a deputy from the main opposition Republican People's Party (CHP), also said it was wrong not to invite the president to such a big event.

The Göktürk-2 satellite, with 2.5 meters of resolution, will be used for operations of the Turkish Armed Forces (TSK) as well as other institutions that require satellite images for agriculture, transportation and urban development. The satellite was constructed with a budget of TL 3 million by aerospace engineers in a project launched by the Turkish Air Forces Command in 2007.
(TODAY'S ZAMAN, Dec 21, 2012)

Erdogan desires unlimited authority

Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan’s suggestion that the government’s main obstacle was its separation of powers is an indication of his enthusiasm for having unlimited authority, the main opposition leader has said.

“In fact, I know exactly what the prime minister intends. He wants everything he wishes to be legislated at Parliament while the judiciary does not object to any of those wishes. He desires the authority that [Ottoman] sultans did not have,” Republican People’s Party (CHP) leader Kemal Kılıçdaroğlu said Dec. 18 during a meeting with a delegation from The Journalists Association.

Speaking at a ceremony in the Central Anatolian city of Konya, Erdoğan lamented Dec. 17 that a separation of powers was the main obstacle in front of the government and was preventing them from introducing “further services.”

“Even during our own governing tenure, we are having some troubles. Unfortunately, the errors within the system are the causes of those troubles. Since the system was built in a wrong way, we are facing up some unexpected troubles. Bureaucracy crosses our path or we face with the judiciary unexpectedly,” Erdoğan said.
(hurriyetdailynews.com, Dec 18,  2012)

Le parquet: Le président Ozal n'est pas mort empoisonné

Le président turc Turgut Ozal, décédé il y a près de 20 ans, n'est pas mort victime d'un empoisonnement, a déclaré jeudi le parquet d'Ankara, confirmant que l'expertise médico-légale réalisée sur sa dépouille n'avait pas pu déterminer la cause de sa disparition.

"La version initiale concernant la mort correspond à un arrêt cardiaque", a relevé le parquet dans son premier commentaire des résultats des examens effectués par l'Institut de médecine légale d'Ankara sur le corps de l'ancien chef de l'Etat, décédé en 1993 et exhumé en octobre dernier.

"Il n'y a pas de preuve scientifique (accréditant la thèse) qu'il est mort en raison d'une exposition à des métaux lourds ... il a été unanimement décidé que la cause exacte de la mort n'a pas pu être déterminée", selon le communique cité par l'agence Anatolie.

Bien que des substances toxiques aient été détectées par les experts, leur quantité correspondait à celle que l'on retrouve dans "les tissus post-mortem", selon le parquet.

Les medias turcs avaient rapporté que du DDT, un insecticide, du cadmium, un métal lourd, du polonium, une substance radioactive, et de l'americium, un élément radioactif, étaient présents à des doses infinitésimales dans le corps d'Ozal. Ces médias citaient le rapport des experts avant sa publication.

Ces substances n'ont pas été découvertes à des doses mortelles et elles auraient pu se retrouver dans le corps de Turgut Ozal en raison d'un contact avec la terre, avait indiqué mardi un responsable turc cité par le quotidien Hurriyet.

Le parquet pourrait cependant pousuivre son enquête concernant la mort d'Ozal malgré les résultats non concluants de l'autopsie, a déclaré le porte-parole du parquet Nuri Yigit cité par l'agence Anatolie.

"C'est au procureur chargé de l'affaire de décider", a ajouté M. Yigit.

Elu en 1989, M. Özal est officiellement décédé d'une crise cardiaque à l'âge de 65 ans au cours de son mandat. Les rumeurs sur les causes de son décès se sont depuis multipliées.

L'actuel président Abdullah Gül a ordonné une enquête officielle pour déterminer l'origine du décès d'Ozal dont la famille est persuadée qu'il a été empoisonné.

Cette enquête a conclu en juin que l'ex-chef de l'Etat était mort dans des circonstances qualifiées de "suspectes" et a recommandé l'exhumation de son corps. (AFP, 13 déc 2012)

Human Rights Watch slams new ombudsman

Human Rights Watch (HRW) has called on the Turkish government to reconsider the appointment of Turkey’s first ombudsman, saying he continued to stand behind a court decision that the European Court of Human Rights (ECHR) strongly condemns as a violation of free speech.

Mehmet Nihat Ömeroğlu was sworn in by Parliament as head of the ombudsman institution on Dec. 5, 2012. Ömeroğlu was among the judges in the Court of Cassation, Turkey’s highest court, who in 2006 upheld the conviction of the Turkish-Armenian journalist Hrant Dink for “insulting Turkishness” under the notorious article 301 of the Turkish Penal Code. Over the past week he has publicly stated to the newspaper Yeni Safak that Dink’s writing “constituted a clear violation of Article 301” and to daily Radikal that “[we] made our decision on this case on the basis of our conscience.”

“The newly appointed ombudsman continues to stand behind a court decision that the ECHR strongly condemned as a violation of free speech,” said Emma Sinclair-Webb, senior researcher for Turkey at HRW. “If the government is serious about creating an ombudsman institution that champions citizens’ rights, it should reconsider this appointment.”

Ömeroğlu was sworn in a week after a majority of members of Parliament from the ruling Justice and Development Party (AKP) voted for his appointment over two other candidates.

The decision to convict Dink targeted his writing on the impact on Armenians of the mass killings in 1915.
(hurriyetdailynews.com, Dec 11,  2012)

Gül prefers silence on BDP immunity controversy

President Abdullah Gül has declined to comment on the ongoing debate over whether to lift the parliamentary immunity of several Kurdish deputies, saying his remarks are distorted by the press, but he did add that he expects the end result of the debate to be to Turkey's benefit.

“I have nothing to say about this [issue]. Our comments are interpreted differently than what we say or imply [in the media]. We will wait and see. I hope the results will be beneficial to our country,” the president said on Wednesday.

When speaking to reporters in late November, Gül said Parliament would discuss a motion to divest pro-Kurdish Peace and Democracy (BDP) deputies of their parliamentary immunity, but he added that he was against the idea. “The motion will reach Parliament. Deputies will discuss it. But I expressed my opinion during a speech I delivered in Parliament,” the president told reporters on Wednesday.

In a speech he delivered on the occasion of the new legislative year on Oct. 1, Gül was in favor of adopting a more moderate attitude on the BDP immunity controversy. “It is important that all ideas and colors in the country are represented here. It is important that this honorable institution be all-encompassing, and that those whose views diverge from the majority find a safe place under this roof,” the president said.

The issue of lifting the immunity of several BDP deputies became a topic of hot debate after the release of a video showing BDP deputies and terrorists from the Kurdistan Workers' Party (PKK) chatting and hugging one another along a highway in Şemdinli, a district of the southeastern province of Hakkari.

An investigation was launched into the incident by prosecutors, who said the meeting appeared to have been a prescheduled one, contrary to the BDP's claims that it happened spontaneously when the terrorists blocked a road along their route. BDP deputies are the subject of frequent investigations by prosecutors but are immune from prosecution while they are in office, unless the assembly votes in favor of lifting their immunity. A motion was prepared by the Prime Ministry to lift the immunity of the 10 BDP deputies and was submitted to Parliament for discussion.


Last week, Gül held a meeting at his office with Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan, a staunch supporter of the idea to divest the BDP deputies of their immunity. The meeting was believed to have aimed to overcome a divergence of opinion between the two sides.
(TODAY'S ZAMAN, Dec 5, 2012)
 
Ombudsman takes oath amid protests

Mehmet Nihat Ömeroğlu took the oath to serve as ombudsman in Parliament on Dec. 5 amid protests by deputies of both the main opposition Republican People’s Party (CHP) and the Peace and Democracy Party (BDP). A retired member of the Supreme Court of Appeals, Ömeroğlu’s election as chief ombudsman has led to public outcry due to his role in the conviction of the late journalist Hrant Dink.

As Ömeroğlu approached the rostrum to take the oath, CHP deputies raised banners in protest and turned their backs to the rostrum. While he was taking the oath, both CHP and BDP deputies knocked on their tables. Nationalist Movement Party (MHP) deputies didn’t join the protest, as ruling Justice and Development Party (AKP) deputies applauded Ömeroğlu.

“Lawmakers are free. They can both say everything and also protest. In democracies, all of this is extremely normal,” Ömeroğlu told reporters following the oath-taking ceremony.

Ömeroğlu was among the judges of the Supreme Court of Appeals who approved the late journalist Dink’s sentence under Article 301 of the Turkish Penal Code.
(hurriyetdailynews.com, Dec 6,  2012)

Immunity debate grabs AKP

Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan sought to keep his party united over the debate on lifting the immunities of ten lawmakers by soothing party dissidents’ concerns while strongly urging the Peace and Democracy Party (BDP) to denounce terror if they want to continue their political career under the roof of Parliament.

“We are going to examine the content of the summary of proceedings in detail. We may emphasize on those who are related with terror and corruption,” Erdoğan told his parliamentary group in a closed session yesterday, according to sources familiar with the meeting. Erdoğan’s words were interpreted to mean that the party was not aiming at singling out the BDP lawmakers’ immunities. This proposal is also in line with the main opposition stance that calls on the government to bring all summary of proceedings together before the General Assembly.

However, the meeting did not produce a concrete decision and the tendency is to wait for the completion of necessary procedures at a parliamentary panel that will review the summary of proceedings of concerned lawmakers.

Erdoğan gathered his lawmakers at the party headquarters instead of Parliament to hold a closed session to hear and to assuage concerns of those who oppose the abolishment of the immunities of ten lawmakers, as the move could decrease votes for the Justice and Development Party (AKP) in the southeastern Anatolian region.

Some 16 AKP deputies took the floor to speak during the meeting with Diyarbakır Deputy Galip Ensarioğlu, becoming more vocal in their expression of dissidents’ concerns. “The political ground will be narrowed if their immunities are to be removed. The only party that can give hope to the southeastern Anatolian region is the AKP. The conditions have changed since 1994 but this move will surely have consequences,” he said.

Ensarioğlu’s words were echoed by some other lawmakers who said the AKP’s votes would decrease in such a case, to which Erdoğan swiftly replied, “work more to close that gap.”

“This is not solely an issue of southeastern Anatolia. It has repercussions in the West and in the Aegean as well. This is the problem of Turkey and expectations of the people in different parts of the country do not overlap,” Erdoğan stressed.

Deputy Prime Minister Bülent Arınç also took stage and advised avoiding the adoption of a road map on this issue before the relevant parliamentary bodies took action. “This will take one or two months,” he said. In response to the dissidents’ views, EU Minister Egemen Bağış said he would be the one who would be subjected to the criticisms from the EU in the case of the abolishment of lawmaker immunities. “But we have the terror problem. This should not go this way. If their immunities are lifted then we’ll explain it to the EU,” he stressed.

Erdoğan harsh against BDP

Before the closed session, Erdoğan delivered his messages against the BDP and responded to President Abdullah Gül in an indirect way.

“No offense, if they will be at the Parliament, they should first show that they don’t support terror. Let them cut their organic ties with the terror organization. Let them condemn terror. Otherwise, we do not accept [their] existence as an extension of the terror organization under the roof of Parliament, we don’t accept such thing,” Erdoğan said at a review and consultation meeting with deputies of his party.

In an indirect response to Gül’s warning that mistakes committed in 1994 – where leading Kurdish lawmakers were arrested in Parliament after their immunities were removed – should not be repeated, Erdoğan suggested that it was not right to try to find analogies between today’s situation and the situation in 1994. “Today’s conditions are not the same as the conditions of that time and we cannot let the [BDP] do whatever they want,” Erdoğan said.

In response, Peace and Democracy Party (BDP) co-leader Gülten Kışanak defied Erdoğan’s remarks on the current conditions being different from those of 1994.

“Now is not like 1994. If you once more send Kurds away from this Parliament, then Kurds will consider whether to come to this Parliament once again or not,” Kışanak said.

Main opposition Republican People’s Party (CHP) leader Kemal Kılıçdaroğlu, meanwhile, reiterated his position that all legal immunity of lawmakers should be limited, describing rostrum immunity. “They [AKP] say they would pick out some of the lawmakers and abolish their immunity. This mentality is unacceptable. All or nothing. Bring all immunity files properly to the General Assembly, I assure everybody that all 135 CHP lawmakers will vote for abolishing immunities,” Kılıçdaroğlu said.
(hurriyetdailynews.com, Dec 5,  2012)

Ombudsman under fire for his verdict on Dink

Pressure is mounting for Turkey’s newly elected first ombudsman to resign amid criticism from the family of slain Turkish journalist of Armenian origin Hrant Dink.

Mehmet Ömeroğlu, a retired member of the Supreme Court of Appeals, is under pressure for his role in an appeals court verdict. He was one of the judges who approved the late Dink’s sentence under Article 301 of the Turkish Penal Code, which outlaws “publicly insulting the Turkish nation,” in July 2006.

Dink was assassinated on Jan. 19, 2007, after a long prosecution process on the grounds of Article 301, which was changed by the Turkish Parliament after his assassination.

Dink’s brother Hosof Dink said the appeals court verdict was the late journalist’s death sentence. “Instead of calling those who gave this verdict to account, they are rewarded,” he said.

Ömeroğlu was elected by Parliament as Turkey’s first chief ombudsman on Nov. 27.

The retired judge responded to the criticisms about the controversial Dink verdict, saying he was not even aware that the name in that case was “Hrant” since it was written as “Fırat,” Dink’s official name in the registered documents, according to a daily Radikal report on Nov 30.

The main opposition Republican People’s Party (CHP) also called for Ömeroğlu’s resignation. “Under these circumstances, we can say the ombudsman body in Turkey was stillborn,” CHP deputy Atilla Kart said Nov. 30.
(hurriyetdailynews.com, Dec 1,  2012)

New parliamentary motion against jailed BDP deputies

A new motion has been submitted to the Parliament for the removal of parliamentary immunity of three jailed Peace and Democracy Party (BDP) deputies İbrahim Ayhan, Gülser Yıldırım and Selma Irmak. The motion has followed one other that has recently been prepared by the Prime Ministry to strip nine BDP deputies and Democratic Society Congress (DTK) co-chair and independent deputy Aysel Tuğluk of their parliamentary immunity. 

The investiagation launched by Diyarbakır Public Prosecutor Ahmet Karaca on 2 May 2012 accuses the BDP deputies of "propaganda for an illegal organization" and quotes as an example the statements by jailed deputy Gülser Yıldırım in which she announced her participation in the hunger strike that Kurdish political prisoners launched on 12 September and ended when Kurdistan Workers Party (PKK) leader Abdullah Öcalan called on prisoners to stop on 18 November.

BDP Şırnak MP Selma Irmak's speech in Ankara on 8 February 2008, when she was the Democratic Society Congress (DTP) co-chair, was also put forward as "criminal evidence".

The distribution of motions by parties in the Parliament are; 762 against BDP, 85 against CHP (Republican People's Party), 66 against the ruling AKP (Justice and Development Party) and 21 against the MHP (Nationalist Movement Party). The motions againt BDP deputies mainly consist of accusations such as "spreading propaganda and being members of an illegal organization", "opposing the law on meetings and demonstrations" and "praising the crime and guilty", while the AKP members subjected to motions are accused of bid rigging, corrupt practices and forgery.
(ANF, Dec 4, 2012)

Forces armées/Armed Forces

‘Military's silence delays investigation into Uludere incident'

The Diyarbakır Chief Public Prosecutor's Office, which is investigating the Uludere incident in which 34 civilians smuggling goods into Turkey were mistakenly killed last year by a Turkish air strike on the border with Iraq, has indicated that the silence of the Turkish Armed Forces (TSK) is the reason for the delay of the investigation process, sources close to the investigation have claimed.

A year after 34 civilians were killed in Uludere by an air strike mistakenly launched by the TSK, sources from the Diyarbakır Chief Public Prosecutor's Office said that the Uludere investigation was stalled because the TSK left questions on the air strike unanswered. The sources also noted that the General Staff had made negative comments about the victims of Uludere instead of answering the questions about the incident.

A written statement issued by the General Staff on Aug. 15 claimed that Kurdistan Workers' Party (PKK) terrorists were among the civilians targeted in Uludere and that they had fled just after the strike. In relation to those claims about terrorists, prosecutors noted that such claims kept arising during their investigation, but insufficient evidence was available to certify that terrorists were among the civilians.

The National Intelligence Organization (MİT), in an intelligence report sent to the Diyarbakır Chief Public Prosecutor's Office, also stated that there were armed PKK members among the civilians at the time of the incident and that their weapons were taken away before authorities arrived at the scene.

DNA samples collected and analyzed by the Council of Forensic Medicine (ATK) following the air strike indicated that the victims could all be identified as family members of local residents.

The sources from the prosecutor's office further stated that the prosecutors made a list of people who were to testify as part of the Uludere investigation, and that the testimony phase is scheduled to begin in 2013.

Apart from the investigation conducted by the Diyarbakır Chief Public Prosecutor's Office, a sub-commission was established within the body of Parliament's Human Rights Investigation Commission last year to investigate the killings. The sub-commission, which includes representatives of all political parties in Parliament, has completed its final report, to be released on Dec. 28, exactly one year after the incident. The completed version of the report faults a lack of coordination between different intelligence agencies, and notes that the ongoing judicial investigation will shed light on the individuals directly responsible for the bombing. (TODAY'S ZAMAN, Dec 25, 2012)

Les conscrits turcs se rebellent face à la maltraitance

Hasan ne souhaite pas donner sa véritable identité : il fait partie de ces appelés du contingent turc assez courageux pour avoir porté plainte contre les autorités militaires après avoir été maltraités durant ses 6 mois de service.

« Un officier m’a battu sans aucune raison, explique ce jeune homme originaire d’Izmir. Je m’en suis ouvert à son supérieur qui m’a menacé de m’envoyer en prison si je portais plainte. Bien sûr, sur le coup, j’ai laissé tomber. » Quelques mois plus tard, son service militaire achevé, Hasan découvre sur internet l’existence d’une plateforme destinée à venir en aide aux conscrits dans son cas. « C’est grâce à eux que j’ai porté plainte », explique-t-il.

Comme Hasan, ils sont plus de 430 à avoir pris contact avec cette plateforme nommée « Droits des soldats » (www.askerhaklari.com) créée en avril 2011. Leur démarche est une première dans ce pays à la longue tradition militaire où, comme le dit le dicton, « tout homme naît soldat » et où l’objection de conscience, inexistante, est perçue comme une traîtrise. « Nous essayons de donner un peu de pouvoir aux conscrits, explique Islam Tolga, le fondateur de ce site internet. Jusqu’à présent, personne n’a jamais vraiment tenté d’aider les appelés du contingent. Ils sont pourtant 400.000 par an à faire leur service en Turquie. »

Obligatoire pour les garçons, le service militaire dure de 6 à 15 mois, selon le niveau d’études des appelés qui courent le risque d’être envoyés au front, dans le sud-est, pour combattre les militants du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan). « Nous avons reçu 432 plaintes, ajoute Tolga Islam. C’est encore très peu. Seuls les gens qui connaissent notre site osent porter plainte contre l’armée. »

Si son impact est encore limité, cette plateforme a permis de lever le voile sur les mauvais traitements et insultes infligés aux conscrits et dont l’existence est connue de tous mais rarement évoquée. Quelques affaires très symboliques ont ajouté à ce début de prise de conscience, comme le cas dramatique de Ugur Kantar, 15 mois de service militaire à Chypre-Nord.

Battu et privé d’eau

En juillet 2011, à la suite d’une bagarre, il a été placé en cellule de discipline, menotté à une chaise en plein soleil, battu par le gardien, privé d’eau avant de tomber dans le coma et de mourir, le 12 octobre 2011. « Quand il a été placé en cellule de discipline, il lui restait 5 jours à faire avant de rentrer à la maison, constate son père, Aydin Kantar, qui a porté plainte contre les autorités militaires. La justice n’existe pas ici. Il y a 20 témoins dans cette affaire mais seuls deux gardiens sont en prison. Pourtant ils ont tué mon fils. C’est un crime ! » Tolga Islam qualifie lui aussi ce procès de « comédie » et ne cache pas la difficulté à mettre en cause l’institution militaire. « La résistance est énorme » estime-t-il avant de reconnaître que « les choses bougent ».

Depuis la mort d’Ugur Kantar, l’existence des cellules de discipline est remise en cause, avec un projet de loi en préparation. « Le ministre de la Défense nous a promis de trouver une solution, explique Tolga Islam. Il y a un réel intérêt des autorités gouvernementales, de l’opposition et même de certains militaires pour faire le ménage dans l’armée. »

Le sujet est d’autant plus brûlant que les cas de suicides et de morts suspectes de soldats trouvent de plus en plus d’écho dans les médias : quatre jeunes appelés se sont donné la mort depuis deux semaines et s’ajoutent aux 965 militaires de 20 à 24 ans qui se sont suicidés ces 10 dernières années en Turquie. Ces scandales ternissent un peu plus l’image de l’ institution qui, depuis l’arrivée au pouvoir en 2002 du parti AKP (Parti de la justice et du développement, issue de la mouvance islamiste) a vu son prestige égratigné et ses capacités à intervenir dans la vie politique réduites. (Le Soir, NERBOLLIER,DELPHINE, 11 décembre 2012)

Turkey's New Party Questions Army Suicides

Greens and the Left Party of the future released a statement this afternoon that pushed the AKP government to account for 934 suicides in the Turkish Army saying that the PM has for long kept quite on the issue.

"Army Officer Nazlıgül Daştanoğlu committed suite after being expelled from the Turkish Military Forces. This issue seems much more intricate than it looks," the statement said.

"PM still silent"

The party claimed that many army staff lost their lives in tragedies such as military trainings, friendly fire, suicides and not well-planned missions.

"These casualties even exceeded the number of military staff killed in action. The army doesn't account for this, while no government agency is actually interrogating army's actions. We never heard PM Erdogan speak about this," the statement said.

The party statement said that millions of young people went through military drafting in non-transparent circumstances, saying that the army system was unable to meet the needs of a well-established democracy.

"It is obvious that urgent s reforms are needed in Turkish Army's educational program as well as its budget mechanisms. It is obvious that the army's current status is far behind the democratic standards of today.

"Compulsory drafting kills"

The party urged the government to make a thorough reform on the Turkish Army.

"It is well known how the army crushes human personality and establishes a mentality that doesn't allow to be questioned. Its internal discipline and pressure systems is begins from the first day of military high school and staff trainings," the statement said. "Is it treason to say that suicides might be related to this oppressive system?"

The party said everybody should see how the compulsory drafting killed people, asking the government for revisions to allow the right of conscientious objection and a commission to investigate the suicides. (BIA, 5 December 2012)

Court drops charges against BDP leader over ‘corporal' remarks on army chief

An Ankara court has dropped charges against pro-Kurdish Peace and Democracy Party (BDP) leader Selahattin Demirtaş over his statements earlier this year in which he said Chief of General Staff Gen. Necdet Özel “is not even a corporal.”

Commenting on Özel's interview with a daily in January in which the military chief said he is opposed to the use of Kurdish in public education, Demirtaş said: “Even if your rank is general, you are a corporal in our eyes. Your value is just that. It does not matter for us whether a general or a corporal is speaking. You have no value in our eyes.”

Özel filed a slander suit against the BDP leader, seeking TL 50,000 in compensation. Demirtaş had said his remarks were not an insult to the military chief. “My remarks about the chief of General Staff neither mean nor contain an insult. … What I said meant that comments by a chief of General Staff on the Kurdish people's right to receive an education in their mother tongue carry the weight of comments made by a corporal,” Demirtaş said.

The Ankara 17th Court of First Instance on Tuesday heard the case and rejected the charges.
(TODAY'S ZAMAN, Dec 4, 2012)

Amid increasing suicide reports in Turkish army, another soldier hangs himself

A man performing his military service in İzmir's Bergama district was found to have committed suicide on Friday, according to a report by the ntvmsnbc.com website on Sunday.

The incident took place at night in the barracks. A soldier named Mert Evren Akdağ reportedly tied a necktie to an iron pipe and hanged himself while the other soldiers were sleeping.

On hearing a loud thud, Akdağ's friends woke up and tried to save him. After an examination by doctors, however, Akdağ was reported to have died. Akdağ's friends stated that he had been very withdrawn recently.

After Akdağ's body was taken to the Council of Forensic Medicine (ATK) for an autopsy, it was brought to his hometown of Eskişehir for burial.

The investigation into the incident is still ongoing, and military officials have not yet released a statement.

There have been an increasing number of reports of suicides among soldiers and officers within the Turkish army. The head of the parliamentary Human Rights Investigation Commission, Ayhan Sefer Üstün, released statistics on soldiers' deaths during a commission meeting in Parliament on Wednesday. He said 175 soldiers have committed suicide over the past two-and-a-half years. This number is 934 within the past 10 years. Üstün also said 818 soldiers were killed on the battlefield during the past 10 years.

The commission convened with a special agenda on abuse and mistreatment in the military. Assistant Professor Tolga İslam, the editor of the website Asker Hakları (Soldiers' Rights), which fights for the rights of military personnel and for the improvement of conditions for those serving in the army, made a presentation on behalf of his organization and said he was outraged after witnessing abuses in the army during his service and decided to do something about it. “We have a simple issue: If this current form of compulsory military service remains in place, it must be ensured that those soldiers do not face any mistreatment. We want to help those 20-year-old soldiers who do not know how to defend their rights,” he said.
(TODAY'S ZAMAN, Dec 2, 2012)

Affaires religieuses/Religious Affairs

Des peintures de nus retirées d'une exposition d'Art

Des tableaux de nus exposés par un artiste turc dans une galerie d'art publique de la ville d'Eskisehir (Anatolie centrale) ont été retirés ou retournés, un acte considéré comme de la censure par un syndicat local, ont indiqué des responsables de l'exposition mercredi.

"Quand les étudiants de l'artiste sont arrivés dans la galerie pour voir l'exposition lundi, ils ont touvé les toiles de nus décrochées et retournées", a déclaré Ali Pasa Sanli, représentant du syndicat de l'éducation (Egitim-Sen) de la
ville, à l'AFP.

Selon lui, les tableaux ont été retirés de l'exposition, sans aucune raison, bien que l'artiste avait reçu l'autorisation de la Direction de la culture d'exposer son travail à la Galerie des Beaux-Arts.

"Nous considérons cela comme de la censure", a déclaré M.Sanli. "Un artiste a le droit de s'exprimer librement et cette liberté ne peut être limité".

L'artiste Emin Guloren, un professeur d'art qui a organisé plusieurs expositions de ses oeuvres dans le passé, a refusé de commenter l'incident. Contacté par l'AFP, il a juste déclaré que le syndicat a parlé en son nom.

M. Sanli toutefois laissé entendre que la Direction de la Culture d'Eskisehir avait fait retirer toutes les toiles de nus et ordonné la fermeture de l'exposition, qui devait rester ouverte jusqu'au 24 décembre.
 Un responsable de la Culture ayant requis l'anonymat a déclaré à l'AFP, que la liste des oeuvres transmise par l'artiste à la direction sur un CD ne correspondait pas aux tableaux exposés.

"L'artiste nous a donné une mauvaise liste", a-t-il affirmé. "Cela n'a rien à voir avec les nus, qui ont été présentés à plusieurs reprises dans le passé, dans la galerie d'art".
(AFP, 19 décembre 2012)

La religion apparait au menu d'examens d'entrée à l'université en Turquie

Les universités de Turquie vont introduire l'année prochaine des questions sur la religion dans deux de leurs examens d'entrée, une nouvelle entorse au principe de laïcité dans ce pays à majorité musulmane, a-t-on appris mardi de source officielle.

Aux termes de cette réforme, les étudiants qui souhaitent intégrer une université devront désormais répondre à cinq questions sur la religion lors de l'examen obligatoire d'entrée (YGS), programmé l'an prochain le 24 mars, a expliqué à l'AFP un responsable du Centre de sélection et de placement des étudiants (OSYM), qui dépend du ministère de l'Education.

Une série de huit questions portant sur la religion seront également posées aux étudiants en sciences sociales lors d'un autre examen d'Etat (LYS) prévu le 15 juin 2013, a précisé la même source.

Les cours de religion sont obligatoires dans les écoles publiques turques.

"C'est la première fois que des étudiants vont répondre à des questions sur la religion dans un examen d'entrée à une université turque", a commenté le responsable.

En février dernier le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que son gouvernement islamo-conservateur souhaitait "éduquer une jeunesse religieuse", suscitant une levée de boucliers de la part des Turcs attachés au principe de laïcité introduit par le fondateur de la Turquie moderne Mustafa Kemal Ataturk.

M. Erdogan, dont le Parti de la justice et du développement (AKP) est au pouvoir en Turquie depuis 2002, est lui-même diplômé d'une école religieuse.

L'opposition à l'AKP reproche régulièrement au chef du gouvernement de vouloir islamiser la société turque, citant en exemple les restrictions à la vente d'alcool mises en place dans certaines villes et de nombreux restaurants.

Dans une précédente réforme introduite cette année, le gouvernement turc a autorisé les diplômes d'écoles religieuses à se présenter à tous les examens universitaires alors qu'ils étaient auparavant limités aux seules études de théologie.
(AFP, 18 décembre 2012)

Parliament’s cemevi denial slammed by Alevi groups

Alevi organizations immediately lashed out at the Turkish Parliament’s official statement rejecting house of worship status for cemevis and calling on Alevis to go to mosques.

It is not possible to consider cemevis places of worship, because Alevism, as part of Islam, cannot have a place of worship other than mosques and mescids, the Turkish Parliament has said in a statement.

“Alevism, which is a subgroup of Islam, cannot have a place of worship other than mosques or mescids, which are common places of worship within Islam,” Parliament’s statement read.

The statement showed the Turkish government’s insistence on denying Alevis’ rights and the willingness to continue pursuing assimilation policies, Alevi Bektaşi Federation Chairman Selahattin Özel said yesterday.

“The mosque is not the place of worship of Islam as the statement said; it is not the cemevi either. They are derivative; at the time that Islam was born there were no mosques. They [the government officials] are abusing religion,” Özel said in a phone interview with the Hürriyet Daily News.

Istanbul-based Hubyar Sultan Alevi Association also defined the statement as “assimilation obstinacy.”
Parliament’s statement came up as a defense directed at the Ankara 6th Administrative Court demanding the dismissal of a case which was filed by Republican People’s Party (CHP) Tunceli deputy Hüseyin Aygün.

Aygün had filed a formal application in May requesting a place be provided for a cemevi within  Parliament facilities, but Parliamentary Speaker Cemil Çiçek rejected the idea.

A theologian from Ankara University backed Alevis’ right to worship saying this issue must be considered within the freedom of religion.

Alevis exist in Turkey and if they perform Islam differently from Sunnis then they must be given space to do so and if Parliament tells them to go mosques then they must respect their rituals, said Beyza Bilgin of Ankara University Divinity School.

“Even if there is one Alevi in Parliament, a cemevi must be in service for him,” Bilgin said.

Bilgin said the issue should be looked at from another perspective to find a proper solution, if Alevis are invited to mosques then they must be given the right to conduct their rituals like singing and playing saz (an Anatolian musical instrument). She added that she did not think that point had been reached.

In addition to the Sunni Muslim majority, academics estimate that there are between 15 million and 20 million Alevis in Turkey.
(hurriyetdailynews.com, Dec 11,  2012)

Headscarf ban on professional athletes lifted by ministry

Turkish professional athletes who wish to wear the Islamic headscarf, or hijab, to sporting events will be able to do so in line with a regulation recently adopted by the Youth and Sports Ministry.
Previously, women could not wear a headscarf while engaged in a professional sport and were not able to obtain a professional sports license without removing the headscarf for the requisite photo. In accordance with the new regulation, however, women will able to wear the headscarf while playing any sport professionally in Turkey and in their license photo.

The ban had been in effect since 1982.

The move comes after approval of the use of the Islamic headscarf by the International Football Association Board (IFAB), football's ruling body, on July 5. A ban on the use of the Islamic headscarf for Muslim women footballers was lifted by the sport's rule-makers. The garment had previously been banned due to safety concerns and because it was not recognized in the laws of the game.

IFAB unanimously overturned the ban and agreed to rewrite the laws after studying reports by a FIFA medical officer. “Safety and medical issues have been removed for the use of the headscarf and it is approved that players can have the head scarf,” FIFA Secretary-General Jerome Valcke told Reuters.

Last year, the women's soccer team from Iran was prevented from playing their 2012 Olympic second round qualifying match against Jordan because they refused to remove their hijab before kickoff. Iran, which had topped their group in the first round of Olympic qualifiers, was punished with an automatic 3-0 defeat, which abruptly ended their dreams of qualifying for the London games.

Other sports, such as rugby and taekwondo, already allow the use of the hijab.
(TODAY'S ZAMAN, Dec 4, 2012)

Dans la Turquie d'Erdogan, les symboles islamiques ont la cote

D'annonces ronflantes sur la construction de mosquées en réformes discrètes du système éducatif, le gouvernement islamo-conservateur turc redouble d'efforts ces dernières semaines pour accroître la visibilité de l'islam dans l'espace public.

Grand amateur de polémiques, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a mis les pieds dans le plat en confirmant mardi qu'une mosquée serait édifiée sur la place Taksim, une des principales esplanades d'Istanbul et l'enjeu de luttes anciennes entre islamistes et défenseurs de la laïcité.

"Oui, cette mosquée sera construite", a-t-il déclaré à des journalistes dans son avion au cours d'une visite en Espagne, selon plusieurs quotidiens.

Un pied de nez aux défenseurs de la laïcité, à commencer par l'armée qui avait contraint le premier gouvernement islamiste de Turquie, celui du Premier ministre Necmettin Erbakan, ancien mentor de M. Erdogan, à la démission en 1997 après que celui-ci eut annoncé son projet de bâtir une mosquée à Taksim.

Mais l'armée, autrefois gardienne sourcilleuse de la laïcité et responsables de quatre coups d'Etat en un demi-siècle, a vu ses pouvoirs rognés par diverses réformes et ses éléments les plus hostiles au gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP) emprisonnés pour des projets de complots.

M. Erdogan s'est également réjoui de l'édification prochaine d'une gigantesque mosquée, d'une capacité de 30.000 places et dont le plan sera probablement inspiré de la Mosquée bleue de l'architecte ottoman Sinan, sur la plus haute colline d'Istanbul, Camlica, d'où elle surplombera le détroit du Bosphore.

"Nous pensons procéder à l'appel d'offres d'ici la fin de l'année", a-t-il indiqué.

Le gouvernement a également progressé sur un autre terrain d'affrontement traditionnel entre religieux et laïques: l'enseignement, avec l'introduction limitée du foulard islamique dans les écoles.

Mardi, le journal officiel a publié une nouvelle réglementation décidée en conseil des ministres mettant fin au port de l'uniforme dans l'enseignement primaire et secondaire.

Incidemment, la réforme prévoit que les jeunes filles pourront si elles le souhaitent porter le voile en cours de religion, une première, qui fait suite à l'annonce la semaine précédente de l'introduction de tels cours de religion optionnels dans les écoles militaires.


 - "Arrière-pensée politique" -

La nouvelle réglementation fait bien sûr grincer des dents dans le camp laïque.

"Quand l'AKP fait quelque chose, il y a toujours une arrière-pensée politique (...) Le fait de permettre le port du voile à une écolière va conduire un peu plus tard à lui imposer ce voile par des pressions sociales", a déclaré à l'AFP Oguz Kaan Salici, responsable pour Istanbul du Parti républicain du peuple (CHP), la principale formation d'opposition.

Pour autant, ce responsable politique rechigne à invoquer le spectre d'un islamisme triomphant, et dénonce plutôt une instrumentalisation de la religion par l'AKP à des fins électoralistes, alors que la Turquie se prépare à des élections municipales et présidentielle en 2014, puis législatives en 2015.

"Il n'ont pas d'autre objectif que de polariser d'avantage la population (entre défenseurs de la liberté religieuse et laïcs) pour consolider leur base électorale", estime-t-il.

Les observateurs s'accordent à penser en effet que les prises de positions de l'armée contre l'AKP sur la question de la laïcité ont contribué au large succès de ce dernier lors des législatives de 2007.

Jean-François Pérouse, directeur de l'Institut français d'études anatoliennes (IFEA) d'Istanbul est lui aussi convaincu que les dernières annonces de l'AKP, auxquelles s'ajoute l'ouverture récente d'un débat sur la levée de l'interdiction des confréries religieuses, relèvent d'avantage du pragmatisme que d'un dogmatisme religieux.

Outre les enjeux électoraux, "il y a dans cette accélération des références identitaires et religieuses une nécessité de masquer l'exclusion économique par l'inclusion symbolique, par l'activation du lien religieux", affirme le chercheur.

"L'AKP est de plus en plus un parti de patrons, qui ne cache pas son culte de l'entreprise et du profit", souligne-t-il, "cette position pourrait lui aliéner une grande partie de la population mais ce n'est pas le cas grâce à l'inclusion religieuse." 
(AFP, Nicolas CHEVIRON, 1 décembre 2012)


Le président demande une nouvelle enquête sur un massacre d'intellectuels

Le chef de l'Etat turc Abdullah Gül a ordonné l'ouverture d'une nouvelle enquête officielle sur les circonstances d'un massacre d'intellectuels survenu en 1993 à Sivas (centre), une tragédie qui reste un traumatisme pour la communauté alévie de Turquie, a annoncé vendredi la présidence.

"Le président a demandé au Conseil de contrôle de l'Etat (DDK) d'instruire une nouvelle enquête afin d'établir les causes et les conséquences de l'affaire Madimak et ses implications dans la vie politique de l'époque", a-t-elle expliqué dans un communiqué, "cet incident suscite toujours beaucoup de doutes et d'incertitudes".

Le 2 juillet 1993, 37 intellectuels de confession alévie ont péri dans l'incendie criminel de l'hôtel Madimak, dans la ville anatolienne de Sivas. Ils étaient réunis à l'occasion d'une conférence sur le poète Pir Sultan Abdal.

Parmi eux figurait l'écrivain Aziz Nesin, décédé après l'incident, qui avait entamé la traduction en turc des "Versets sataniques" de l'écrivain Salman Rushdie. Sa présence avait motivé une manifestation à l'appel des partis islamistes de l'époque.

En mars dernier, un tribunal d'Ankara avait confirmé que les faits étaient désormais prescrits pour les cinq auteurs présumés du massacre, qui n'ont jamais été interpellés. Les enquêtes alors menées par la presse ont pointé du doigt la mansuétude des forces de l'ordre à l'égard des manifestants.

Cet incident a traumatisé la minorité alévie de Turquie (environ 12 millions de personnes sur une population de 74 millions), souvent réprimée dans l'histoire par la majorité sunnite de Turquie.

Né en Asie centrale, ce courant progressiste de l'islam n'impose pas de prière cinq fois par jour à ses fidèles, qui ne vont pas à la mosquée mais dans un lieu de culte appelé "cemevi", où hommes et femmes sont réunis.

L'alévisme ne bénéfice pas du statut de religion minoritaire en Turquie.
(AFP, 30 novembre 2012)

Socio-économique / Socio-economic

La Chine place en orbite un satellite turc

La Chine a envoyé tôt mercredi dans l'espace un satellite d'observation turc dont la mise en orbite s'est déroulée sans accroc, a annoncé l'agence Chine Nouvelle.

Un communiqué du Centre de lancement de Juiquan, situé dans le désert de Gobi (nord-ouest), a indiqué que le satellité avait été lancé à OOH13 heure locale (16H13 GMT mardi) et avait été mis sur orbite par une fusée Longue Marche 2D, principal lanceur chinois, a rapporté l'agence officielle.

Le satellite, fabriqué en commun avec l'Institut de recherche sur les technologies de l'espace de Turquie et Les Industries aérospatiales turques, sera surtout utilisé pour la protection environnementale, l'exploration des ressources minières, la planification urbaine ainsi que la détection et la gestion des catastrophes, ajoute le communiqué.

A Ankara, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a assisté au lancement sur des écrans géants en même temps que des centaines de ses compatriotes. "C'est un moment historique pour notre nation", s'est-il exclamé après le lancement.

"Dans le passé, nous avons envoyé dans l'espace des satellites, et Gokturk-2 a prouvé que nous sommes maintenant un pays qui compte dans ce domaine. Nous sommes en train de nous positionner parmi les 25 pays capables de produire leurs propres satellites", a-t-il déclaré.

Il a ajouté que la Turquie aurait à présent "comme objectif de faire partie des rares pays à avoir une base de lancement".

La Chine considère les lancements de satellites comme faisant partie de son programme spatial ambitieux. La mission spatiale habitée Shenzhou IX en juin dernier a permis à la Chine de prouver sa maîtrise des rendez-vous spatiaux, étape essentielle dans la conquête de l'espace, avec pour la première fois une femme à bord.
(AFP, 18 décembre 2012)

Teachers' Union Boycotts New Dress Code

Members of Özgür Eğitim-Sen, a teachers' union, went to work with casual clothing today, aiming to protest the government's latest dress code reform in public schools. While male union members refused to wear a tie, female members entered classrooms with headscarves.

"We will repeat this protest every Monday until our voices are heard," union members said.

The union urged the government to stop viewing public schools as assimilation centers to fabricate submissive citizens. "The new dress code is not acceptable. The government views and uses public schools as instruments of assimilation on Kurdish children."

The union claimed that the Turkish national education system contained several dogmas and pressures despite the democratization process in the past years. "The latest dress code revision demonstrated what kind of a mentality this system is reflecting."

The union statement underlined two practices that caused inequality between make and female workers, one being men's obligation to wear jacket and tie, and other being the headscarf ban for women. "The dress code does not address these issues in terms of basic human rights and liberties. It ignores women's personal beliefs and self-dignity."

The union said they will not yield to pressures against the advocacy of basic human rights. (BIA, Dec 17, 2012)

La Turquie pourrait se retirer du projet de gazoduc Nabucco

La Turquie pourrait se retirer du projet de gazoduc Nabucco destiné à acheminer du gaz de la mer Caspienne vers l'Europe occientale, mais ce ne sera pas elle qui fera le premier pas, a déclaré jeudi un haut responsable du ministère turc de l'Energie.

"Le retrait (de ce projet) pourrait être à l'ordre du jour, mais nous ne serons pas les premiers à nous en retirer", a dit le vice-ministre de l'Energie Metin Kilci, cité par l'agence de presse Anatolie.

"Nous ne serons jamais l'un des pays qui renonceront à ce projet prématurément", a-t-il insisté.

Il a toutefois souligné l'impatience de la Turquie face à un projet qui traîne en longueur, selon lui.

Le projet Nabucco a pour objectif d'acheminer quelque 30 milliards de mètres cubes de gaz par an de la mer Caspienne vers l'Europe.

Le gazoduc qui devait initialement relier la Turquie à l'Autriche via la Bulgarie, la Roumanie et la Hongrie sur une longueur de 3.900 km, a rencontré de nombreux problèmes, dont le manque de fournisseurs potentiels de gaz, ce qui a différé à plusieurs reprises la mise en chantier.

Dans une tentative de relancer un projet qui bat de l'aile, ses actionnaires ont proposé de construire un conduit plus court et moins coûteux, connu sous le nom de Nabucco Ouest, qui acheminerait 10 à 23 milliards de mètres cubes de gaz par an de la frontière turco-bulgare vers l'Autriche.

Nabucco est soutenu par un consortium comprenant l'autrichien OMV, l'allemand RWE, le hongrois MOL, le roumain Transgaz, le bulgare Bulgargaz et le turc Botas. (AFP, 13 déc 2012)


Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

Final Resolution of the International Conference on Kurds in Brussels

The Conference organized by the "European Union - Turkey Civic Commission" (EUTCC) and the "European United Left - Nordic Green Left Group of the European Parliament" (GUE/NGL) on December 5-6, 2012,  in the European Parliament  has adopted the following final resolution on "European Union, Turkey and the Kurds":

The 9th Annual EUTCC International Conference met on 5-6 December 2012 at the European Parliament in Brussels. All of the presentations elaborated on the findings of the European Commission’s most recent (2012) Progress Report on Turkey’s EU accession process that unfortunately: “The Kurdish issue and . . . the 2009 democratic opening aimed at addressing amongst others the Kurdish issue were not followed through. . . .  Overall, there was no progress towards a solution as regards the Kurdish issue.”

What is going on in Turkey today appears to be an attempt to stifle Kurdish voices and impose on the Kurds a unilateral solution to fundamental issues of security and the future of the country. The KCK arrests and trials have been intensified. There has been a recent escalation in violence, arrests, oppression of the political sphere and media, violations of freedom of thought and the overall lack of progress in the EU accession process. The current threat to lift the parliamentary immunities of BDP MPs and the failure to implicate those responsible for the Roboski massacre of 34 civilians on 28 December 2011 are specific examples of this situation.

The current Turkish debate over whether to institute a presidential system of government or maintain a parliamentary system ignores the basic issue, namely writing a new democratic and civilian constitution to replace the authoritarian statist one imposed by the military in the eighties. The 9th EUTCC Conference notes that the Constitutional Reconciliation Committee in Turkey should have successfully finished its work in drawing up such a democratic and civilian constitution by the end of 2012. 

Furthermore, the Conference notes that the Turkish government’s approach to the civil war in Syria seeks to reduce the recent achievements of its local Kurdish population and is thus shaped around an anti-Kurdish axis. Instead, Turkey and all other involved should encourage a non-violent dialogue among all the political, religious, ethnic, and other groups in Syria with the view of helping to create a democratic and pluralist state that is inclusive of all its many different peoples.

Most importantly, however, the 9th EUTCC Conference notes that still lacking is the willingness to negotiate genuinely with the Kurds and continue the credible talks with Mr. Abdullah Öcalan. In other words, until the Turkish government truly accepts the PKK as a negotiating partner—along the lines of what Britain successfully did with Sinn Fein and the Irish Republican Army (IRA), the African National Congress and South Africa, and recently FARC and Colombia—it is doubtful whether a political solution to this continuing crisis can be reached.

Mr. Öcalan’s recent 16 months of solitary confinement and the illegal arrest of his attorneys are a clear violation of international law. This solitary confinement is self-defeating for Turkey because it prevents Mr. Öcalan from being able to prepare the basis for peace and reconciliation with the Turkish state. The EUTCC Conference further takes note that the recent hunger strike by more than 684 imprisoned non-violent Kurdish dissidents (the so-called KCK arrests and trials) was only successfully concluded when the Turkish government finally turned to negotiating with Mr. Abdullah Öcalan.

The EUTCC calls for the immediate resumption, without preconditions, of the Oslo Process of direct talks between Turkey and the PKK with the intention of instituting Turkey’s full respect for the fundamental democratic rights of all its citizens. The Conference warmly endorses the recent call by Nobel Peace Prize Laureate Archbishop Emeritus Desmond Tutu for the Resumption of Dialogue between the Turkish Government and the PKK leader Mr. Abdullah Öcalan.

Specifically we call for civic rather than ethnic Turkish citizenship, mother-tongue education in the schools and defense in the courts, and meaningful decentralization, among other necessary reforms, that as already noted, can be best implemented by writing and ratifying a new civilian and democratic constitution.

Pursuant to the presentations of the Conference attendants and contributions made by its delegates, the EUTCC resolves to adopt the following declarations and calls for action to be undertaken by all the relevant parties to the conflict:

1.)    The Conference notes positively Turkey’s recent reforms, but finds that more reform is needed to meet Turkey’s requirements for EU accession.

2.)    Specifically, the Conference calls on the EC Committee for the Prevention of Torture (CPT) and the EU to urgently alleviate Mr. Abdullah Öcalan’s current conditions of solitary confinement. In contravention of the ECHR, Öcalan’s attorneys have had no visits allowed during this time. All core conditions must be met in order that Mr. Abdullah Öcalan can play a full part in the negotiation process and also freely communicate with his organization.

3.)    The EUTCC calls for the direct negotiations between Turkey and the Kurds to be re-established immediately and without preconditions. It also calls on the EU to play a role in these negotiations by providing political and official support for the creation of a democratic platform for dialogue between Turkey and the Kurdish representatives. The basis for a general political amnesty must be prepared as part of a wider negotiated peace process. In order to facilitate these negotiations, the Conference urges all countries to remove the PKK from their terrorist lists

4.)    The EUTCC Conference resolves to periodically make recommendations regarding measures for the Turkish accession process, the protection of human rights and the situation of the Kurds. Focusing on the unfair trials and grave violations of human rights in the KCK cases and many others, the Conference calls upon the EU Presidency and Commission to open new chapters in the process of EU-Turkey accession, especially in the field of judiciary and fundamental rights. In parallel with this requirement, the Conference also calls upon the Turkish Government to speed up the legal and judicial reform package by enlarging their contents so that thousands of Kurdish political activists can be released from prisons.

5.)    The Conference calls upon the Turkish authorities to seriously write and ratify the promised new democratic and civil constitution along with resuming a new approach of dialogue and negotiation in all fundamental problematic issues.

Special Resolution "On the Case of Mr. Adem Uzun"

The EUTCC Conference calls upon the French authorities to immediate release Mr. Adem Uzun. As a leading legitimate politician of the Kurdish political movement Mr. Uzun is well known for his advocacy of a democratic and peaceful solution to the Kurdish problem for which he was chosen to be one of the negotiators in the Oslo Peace Talks. We are therefore concerned about his detention and urge an expeditious conclusion to his case by dropping the accusations against him.
 
Second and final day of the Conference

Democratic Union Party (PYD) co-chair Saleh Muslim, journalists Cengiz Çandar and Serdar Akinan, Dutch academic Joost Jongerden, Israeli academic Ofra Benngo and Democratic Society Congress (DTK) co-chair Aysel Tuğluk were among the speakers of the second day of the
9th international conference on "The European Union, Turkey and Kurds".

PYD  co-chair Saleh Muslim said the followings in his speech on Thursday morning; "We Kurds want to be the soldiers of ourselves, not others'. The autonomy project consists of not only Kurds but also Arabs, Armenians, Assyrians, Alewis and all other belief groups. Democratic autonomy is the only model of solution for the West Kurdistan territory."

Speaking after, Prof. Ofra Bengo of Moshe Dayan Center at Tel Aviv University said that; "I would like to make a comparison between the Arab and Kurdish spring in consideration of the fact that Kurds have carried out a silent revolution behind which the Arab spring has served as a driving force. While the Middle East region was dominated by the mentality of nation state so far, we now see that this policy has been leveled to the ground.The developments in Arab countries have also paved the way for Political Islam but the progress in the Kurdish territory didn't progress in the same way. The Arab Spring has also influenced the Kurds in Turkey in many ways and the PKK (Kurdistan Workers Party) has become much stronger. It is now time for a new beginning as Kurds have gained a strategical role and self-confidence in the region. The more the states in the region lose their importance, the brighter future Kurds will have."

Turkish journalist Cengiz Çavdar said that; "The recent developments concerning Kurds is not something new in consideration of the time when they first took to the stage in the history. The presence of a "semi independent" Kurdish self-government will be a significant step in the history of Kurds as we now witness that an irrepressible process has been started under the leadership of the those in Syria."
(ANF, 6 December 2012)

EU: BDP deputies should not be 'excluded' from politics

During one of Justice Minister Sadullah Ergin's rare visits to Brussels, the European Union made it clear that pro-Kurdish Peace and Democracy Party (BDP) deputies should not be "excluded" from politics, referring to the raging debate on whether or not the immunity of those deputies should be lifted, leaving them open to prosecution.

Peter Stano, spokesman for Stefan Füle, the commissioner for enlargement and neighborhood policy, a function of the EU's executive European Commission, said parliamentary immunity should apply to all deputies on a non-discriminatory basis. Referring to the commissioner's line that the Kurdish issue and problems in Turkey's Southeast could only be overcome through the contribution of all democratic forces, Stano said the EU was not in favor of exclusion of some deputies from Parliament or politics.

Stano's remarks came on the heels of a heated debate in Turkey over whether to deprive 10 BDP deputies, who are accused of maintaining ties to the terrorist Kurdistan Workers' Party (PKK), of their parliamentary immunity. The issue intensified after the release of a video showing BDP deputies and terrorists from the PKK chatting and hugging one another along a highway in Şemdinli, a district of the southeastern province of Hakkari.

An investigation was launched into the incident by prosecutors, who said the meeting appeared to have been a prescheduled one, contrary to the BDP's claims that it happened spontaneously when the terrorists blocked a road along their route. BDP deputies are the subject of frequent investigations by prosecutors but are immune from prosecution while they are in office, unless the assembly votes in favor of lifting their immunity. A motion was prepared by the Prime Ministry to lift the immunity of the 10 BDP deputies and was submitted to Parliament for discussion.

"The European Commission recalls that its consistent line has always been that the solution to the Kurdish issue and to all the problems in the Southeast can only be attained through the widest possible contribution of all democratic forces, and not through their exclusion. The issue of parliamentary immunity is currently being discussed in the Constitutional Reconciliation Committee working on a new constitution. Clearly, immunities must apply to all on a non-discriminatory basis," read the full text of Stano's statement.

In the meantime, sources claimed that Ergin and Füle discussed a judicial reform package under preparation in Turkey during their meeting on Thursday. The commission has been insistent on advancing the fourth package, which it thinks will help to bring progress to issues of freedom of expression and press.
(TODAY'S ZAMAN, Dec 6, 2012)

International Conference on Kurds at European Parliament

The 9th Annual EU Turkey Civic Commission Conference will be held at the European Union Parliament in Brussels on 5 and 6 December.

A number of focused papers will be presented on the Conference’s theme:

“The Kurdish Question in Turkey: Time to Renew the Dialogue and Resume Direct Negotiations.”

Prominent participants presenting talks at the conference include Helene Flautre and Jurgen Klute who are both MEPs; Walter Schwimmer, the former Secretary-General of the Council of Europe; Saleh Muslim Mohammed, the leader of the (Kurdish) Democratic Union Party of Syria; Roboski massacre survivor Ferhat Encu, Ofra Bengio, the leading Israeli scholar on the Kurds; among numerous others. Archbishop Emeritus Desmond Tutu, Nobel Peace Prize Laureate from South Africa, will participate via a video message.

All of the presentations papers will elaborate on the findings of the European Commission’s most recent (2012) Progress Report on Turkey’s EU accession process that “The Kurdish issue and options for a solution were widely discussed; however, the 2009 democratic opening aimed at addressing amongst others the Kurdish issue was not followed through. Overall, there was no progress towards a solution as regards the Kurdish issue.”

In their call for the conference board directors Professor Michael Gunter, Kariane Westrheim and Hans Branscheidt underlined that "What is going on in Turkey today appears to be an attempt to stifle Kurdish voices and impose a unilateral Turkish solution to fundamental issues of security and the future of the country. The KCK/PKK arrests in particular look less like a war on terror and more like one on dissent".

Furthermore, the directors noted "supposed Turkish reforms have been too little and too late. For example, the Turkish government’s announcement in June 2012 about initiating elective Kurdish language classes and the opposition CHP’s announced willingness to discuss the Kurdish problem with the government, do not impress disaffected disaffected Kurds very much. Private Kurdish language classes supposedly were made possible several years ago, and why should the CHP not discuss the Kurdish problem?"

More importantly, however, the directors pointed out that "still lacking is the willingness to negotiate genuinely with the PKK. Unilateral Turkish attempts to solve the Kurdish problem with minor unsatisfactory gestures while ignoring or even trying to eliminate the other side which is the PKK will not work.

Although you may have some of Ankara’s, Brussels’s, and Washington’s policy communities impressed by these supposedly new Turkish gestures, their approval amounts to little more than wishful group think and is not going to solve the Kurdish question".

The EUTCC takes note that the recent hunger strike by more than 1,500 imprisoned, non-violent Kurdish dissidents (the so-called KCK arrests and trials) "was only successfully concluded when the Turkish government finally turned to negotiating with Abdullah Ocalan, the imprisoned Kurdish leader. Surely if Ocalan can help end the dangerous hunger strike that was challenging Turkish authority and stability, it would behoove Turkey to renew discreet negotiations with him and other senior PKK leaders that were broken off in 2011".

Thus the EUTCC calls for "the resumption of the Oslo Process of direct talks between Turkey and the PKK with the intention of instituting Turkey’s full respect for the fundamental democratic rights of all its citizens. Specifically we call for civic rather than ethnic Turkish citizenship, mother-tongue education, and meaningful decentralization, among other necessary reforms, that can be best implemented by writing and ratifying a new civilian and democratic constitution to replace the statist military one imposed in 1982, by the military coup of 1980".
(ANF, 29 November 2012)

PROGRAMME:

Wednesday, 5th December 2012, 15.00-16.30
Opening Session, Room ASP 1 G2

Opening Remarks and Greetings
•    Ms. Kariane Westrheim, PhD,
Chair of EUTCC, Associate Professor, University of Bergen, Norway
•    MEP Ms. Gabi Zimmer
    President of the European United Left - Nordic Green Left Group (GUE/NGL)     in the European Parliament, Germany

Opening Speech:
•    MP Ms. Leyla Zana
Member of the Turkish Parliament, European Parliament's Sakharov Prize for Freedom of Thought, Rafto Prize Laureate, Turkey
•    MEP Ms. Hélène Flautre
Co-president of the Joint Parliamentary Committee EU-Turkey,
Greens-EFA Group, France
       
Video messages of Conference's Patrons
•    Archbishop Emeritus Desmond Tutu, South Africa

Wednesday, 5th December 2012, 16.30-18.30
Panel I, Room ASP 1 G2
The Turkish-Kurdish Conflict – where is it going?

Moderators:

MEP Mr. Jürgen Klute, Coordinator of the EP-Kurds Friendship Group,
GUE/NGL Group, Germany
Ms. Margaret Owen OBE, International human rights lawyer,
Member of the Bar Human Rights Committee, UK

Speakers:

The EU and Turkish Accession: The Rule of Law and the Limits of Judicial Reform
•    Mr. Walter Schwimmer, Former Secretary General of the Council of Europe, Austria
•    MEP Mr. Claude Moraes, Socialists & Democrats Group, UK
•    MEP Ms. Ana Miranda, Greens-EFA Group, Galicia

Press Freedom, Media Censorship and the Kurdish question 
•    Mr. Ahmet Şık, Journalist, Turkey

The New Constitution – what Democratic Legitimacy? What’s missing?
•    Professor Sevtap Yokuş, Kocaeli University, Turkey

The impact of the Turkish/US/EU legislation on the Kurdish conflict
•    Ms. Meral Danış Beştaş, Lawyer, Turkey

Democracy Deferred – the Continuing Challenges: Political Trials, Identity and Human Rights
•    Mr. Raci Bilici, Chair of the Human Rights Association Diyarbakır Office, Turkey

The Roboski Massacre – Unanswered Questions
•    Mr. Ferhat Encü, Victim, Turkey

The Importance of Women & Gender Issues in Turkey    
•    Ms. Özgür Sevgi Göral, Academic, Turkey

Questions and discussion with moderators & discussants

Thursday, 6 December 2012, 09.30-13.00
Panel II, Room ASP 1 G2
Middle East at the cross-roads: Whose regional order?

Moderators:

Mr. Hans Branscheidt, EUTCC, Germany
MEP Mr. Søndergaard Søren Bo, GUE/NGL Group, Denmark

Speakers:

The achievement of Kurdish democratic autonomy in Syria and its regional     ramifications
•    Mr. Saleh Muslim, Co-President of the Syrian Kurdish Democratic Union Party (PYD) and Deputy General Coordinator of the National Coordination Body for Democratic Change in Syria (NCB)

Turkey’s role in the Arab Spring and it regional and international policies: present scenarios                               
•    Mr. Cengiz Çandar, Journalist, Turkey
Rethinking politics and democracy in the Middle-East
•    Mr. Joost Jongerden, PhD, Wageningen UR, Netherlands

Who will determine what “System” for the Middle East?
•    Mr. Serdar Akinan, Journalist, Turkey

The Upheavals in the Region and their Impact on the Kurds
•    Professor Ofra Bengio, Senior Research Fellow at the Moshe Dayan Center for Middle Eastern, Israel

What role could the Kurdish “democratic autonomy” project play?
•    Ms. Aysel Tuğluk, Co-Chair of Democratic Society Congress (DTK), MP for Van, Turkey

Questions and discussion with moderators & discussants

Thursday, 6 December 2012 15.00-18.00
Panel III, Room ASP 1G2
Negotiating peace: Requirements for a political resolution and the Road Maps to Peace in Turkey

Moderators:

MEP Ms. Marie-Christine Vergiat, GUE/NGL, France
Judge Essa Moosa, EUTCC, South-Africa

Speakers:

•    MP Mr. Selehattin Demirtas, Co-Chair of BDP, BDP MP for Hakkari, Turkey 
•    MP Mr. Galip Ensarioğlu, AKP MP for Diyarbakir, Turkey
•    MP Mr. Salih Firat, CHP MP for Adıyaman, Turkey
•    Ms. Sabine Freizer, International Crisis Group
•    Mr. Osman Kavala, Civil Society Activist, Turkey
•    Ms. Nuray Mert, Academician and journalist, Turkey
•    Mr. Zübeyir Aydar, Member of the Executive Board of KNK

Questions and discussion with moderators & discussants

Thursday, 6 December 2012, 18.00-18.30
Panel IV, Room ASP 1G2
Conclusions and Recommendations

Moderator
 
Professor Michael Gunter, EUTCC, United States

Final Remarks by the Board of the EUTCC


Turquie-USA/OTAN/ Turkey-USA/NATO

Des soldats allemands en Turquie pour installer des missiles Patriot

Des soldats allemands sont arrivés lundi soir en Turquie pour préparer l'installation de missiles Patriot allemands dans ce pays afin de le protéger d'éventuelles menaces syriennes, dans le cadre d'une mission de l'Otan, a affirmé mardi une source diplomatique.

Les militaires ont atterri à l'aéroport d'Adana, dans le sud de la Turquie, avant d'être transférés à la base aérienne américaine d'Incirlik, proche d'Adana, a indiqué cette source.

Ils devaient se rendre mardi à Kahramanmaras (sud), où doivent être positionnés les missiles sol-air Patriot allemands, a-t-elle ajouté.

Selon l'agence de presse Anatolie, la délégation comprend également des militaires néerlandais.

L'ambassade néerlandaise n'était pas immédiatement disponible pour commenter l'information.

Les députés allemands du Bundestag ont approuvé vendredi l'envoi des missiles Patriot, demandé par la Turquie à l'Otan pour se protéger contre d'éventuelles agressions syriennes.

Le gouvernement allemand s'est dit favorable à l'envoi de deux batteries de missiles Patriot et jusqu'à 400 soldats de la Bundeswehr en Turquie.

Les Pays-Bas et les Etats-Unis sont également impliqués dans cette mission, avec l'envoi prévu de deux batteries de missiles et près de 400 soldats chacun.

Les missiles sol-air Patriot doivent contribuer à la protection du territoire turc. Ils peuvent détruire en vol des missiles balistiques tactiques, des missiles de croisière et des avions, selon Lockheed Martin qui les fabrique.
(AFP, 18 décembre 2012)

Les Patriot en Turquie pour une autre guerre ?

Les systèmes défensifs de missiles Patriot qui seront déployés en Turquie ne sont pas des mesures prises contre le régime de Bachar al-Assad, mais pour une autre guerre, selon le co-président du principal parti kurde syrien PYD, Saleh Moslim.

Les systèmes défensifs de missiles Patriot seront fonctionnels à la fin du mois de janvier, annoncent les responsables occidentaux. Ils font croire que ces systèmes seront déployés en Turquie pour éviter un débordement du conflit syrien.

Le régime détient des armes chimiques depuis 1992

« Début 2011, avant les événements en Syrie, nous avions conclu lors d’une réunion de notre parti qu’une intervention étrangère contre la Syrie n’était pas possible » a déclaré à l’ActuKurde Salih Muslim, chef du PYD.

« Car, le régime syrien détient des armes chimiques. Il ne s’agit pas d’une menace contre les syriens mais contre l’Israël. Des missiles Scud équipés de têtes chimiques ou biologiques sont déployés aux alentours de Damas. Ces missiles sont pointés vers l’Israël et ils sont placés sous la terre. Les détruire en un coup est impossible. Le régime utilisera ses missiles en cas d’une intervention. »

Il affirme que les missiles Scud sont déployés près de la frontière de l’Etat hébreu. « Une fois les missiles sont tirés, l’intervention des systèmes défensifs de missiles Patriot ne seront pas suffisants pour les empêcher car, les tètes chimiques seront de toute manière tombées à l’intérieur du pays puisque la distance est limitée. »

Cette menace contre l’Israël constitue une barrière devant une éventuelle intervention militaire étrangère, selon M. Muslim. « Mais si ces armes chimiques sont éliminées d’une manière ou d’une autre, l’intervention sera alors possible. En outre, les armes chimiques existent depuis 1992, mais ils (les occidentaux) en parlent aujourd’hui. »

 Les systèmes Patriot sont contre l’Iran

Le chef du PYD écarte une éventuelle utilisation des armes chimiques contre la Turquie. « Ils ne seront pas utilisés contre la Turquie. Le but de ces systèmes défensifs de missiles Patriot qui seront déployés en Turquie est tout autre. Ce sont les préparatifs d’une autre guerre, celle de l’Iran. Les armes chimiques syriennes ne constituent pas une menace contre la Turquie, car le système de missiles de défense a une portée de 250 kilomètres. La distance entre Damas et Alep est de 300 km.»

Il a également affirmé que la Turquie ne peut pas lancer une opération contre la Turquie, puisqu’elle fait partie de l’OTAN.

L’ASL subit de lourdes pertes face aux kurdes

Par ailleurs, les kurdes syriens sont de plus en plus visés par des groupes armés soutenus par l’Occident et la Turquie, ainsi que les pays du Golf. Le 12 décembre, des centaines de membres d’au moins vingt groupes liés à l’Armée syrienne libre (ASL) sont entrés à Rass al-Ain (Serékaniyé en kurde) depuis la Turquie pour attaquer les kurdes.  Subissant de lourdes pertes, la majorité des « rebelles » se sont retirés vers la Turquie. Le 14 décembre, ces « rebelles » ont du demander un cessez-le-feu, a-t-on appris de sources kurdes. Plusieurs dizaines de « rebelles » auraient été tués  lors des affrontements. Jeudi 13 décembre, plus de 30 blessés parmi les « rebelles » ont été transférés dans des ambulances vers des hôpitaux de Ceylanpinar, ville kurde en Turquie.

Les groupes armés impliqués sont Kataëb  Anwar Al Haq, Liwa Ahfad Al Rassoul, Conseil militaire de la Révolution de Raqqa, Kataëb Al Farouk, Kataëb Dire Al Djezire, Sheikh Islam Al Toumayma, Kataëb Ali Bin Abi Talib, Kataëb Al Alah Akbar, Brigade de Mergada, l’Office de sécurité de la révolution de Raqqa, Gouraba Al Cham,  Brigade d’Al Adiyat, Brigade d’Al Abrar,  Brigade de Shadadi, Brigade d’Ahrar Kheran,  Divistion de Djind Al Haramayn, Brigade de Dir Al Shamal, Joundallah, les héros de Mandij  et de Jarablous, Brigade d’Ahrar Al Tewaif .

Les Unités de défense du peuple (YPG), forces armes kurdes créées en juillet 2012,  affirment avoir démantelé plusieurs domiciles, utilisés comme des bases d’attaques et avoir saisi des armes, des ordinateurs et des drapeaux turcs.  Les affrontements se poursuivaient vendredi 14 décembre, se concentrant notamment dans le quartier arabe Mahat et sur la voie de Hassaka.

Les attaques contre les kurdes planifiées par la Turquie

« Ces attaques sont orchestrées par la Turquie pour objectif de rendre les kurdes inoffensifs » a déclaré Saleh Moslim. Pour lui, les groupes armés ont vécu l'illusion de la victoire après le retrait des forces de Bachar al-Assad, misant sur la défaite des kurdes. « Mais ils ont reçu des coups sévères face aux kurdes. Ils font croire que nous sommes avec le régime et n’arrivent pas à comprendre que les kurdes agissent de manière neutre et indépendante. Nous leur avions dit que si vous restez tranquilles, les forces kurdes ne lanceront aucune attaque. »

Il conclut : « Nous n’avons jamais voulu une révolution militaire en Syrie. Mais les autres, notamment la Turquie, ont transformé la révolte en un conflit armé. Il s’agit maintenant d’une guerre de pouvoir. Ce n’est pas une révolution que nous voulions. Ils s’entretuent maintenant. L’opposition externe (CNS) a été renouvelée à plusieurs reprises, parce qu’elle ne comprend pas les kurdes et les autres minorités. Cette opposition manque de soutien du peuple. Le peuple est avec nous, ne veut pas la guerre et ne voulait pas que la Syrie se transforme en un bain de sang. Mais le régime Assad est pour une telle guerre. Ils continueront à s’entretuer jusqu'à la victoire d’une partie.  Nous ne sommes pas comme eux et voulons sauver le pays. »
(Maxime Azadi, actukurde.fr/actualites, 15 déc 2012)

Les USA vont déployer des Patriot et des troupes en Turquie

Les Etats-Unis vont déployer deux batteries de missiles Patriot et 400 soldats en Turquie, dans le cadre de l'Otan, pour renforcer les défenses de l'allié turc alors que la guerre civile dans la Syrie voisine se fait de plus en plus violente, a indiqué vendredi un responsable américain.

L'ordre officiel pour ce déploiement a été signé par le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta avant que son avion n'atterrisse vendredi sur la base d'Incirlik dans le sud de la Turquie pour une visite éclair, a indiqué son porte-parole George Little à des journalistes qui l'accompagnent.

"Le secrétaire a signé un ordre alors que nous étions en route pour la Turquie qui envisage le déploiement de deux batteries de missiles Patriot et de 400 militaires pour les soutenir en Turquie", a souligné le porte-parole qui a ajouté que l'opération sera effectuée "dans les prochaines semaines".

La Turquie "est un proche allié" et l'administration américaine est prête, dans le contexte de l'Otan, à contribuer à sa défense, a continué M. Little.

Outre les Etats-Unis, les Pays-Bas et l'Allemagne se sont dit prêts à déployer des missiles Patriot dans le sud-est de la Turquie, à la demande d'Ankara.

Répondant aux questions des journalistes sur la base d'Incirlik devant 200 troupes américaines, où sont stationnées des forces de l'aviation américaine sous commandement de l'Otan et de la Turquie, le chef du Pentagone a estimé que la destruction de l'arsenal chimique du régime syrien "pose un défi".

"Ce n'est pas facile. Vous ne pouvez pas aller là-bas et les détruire", a-t-il dit, car cela engendrerait des fumées toxiques.

"Nous voulons faire en sorte que (les armes chimiques) ne soient pas utilisées et qu'elles ne tombent pas dans les mauvaises mains", a souligné le responsable américain, et de dire que les Etats-Unis "travaillent avec la Turquie, la Jordanie et Israël pour essayer de suivre ce qui se passe" concernant ces armes en Syrie.

M. Panetta a estimé que son pays devait être prêt cependant à toute éventualité.

"Faire cela à son propre peuple est inimaginable. Mais l'histoire est pleine de ces leaders qui ont pris de telles décisions terribles", a-t-il dit.

"Donc nous devons être prêts (...) Nous évaluons toutes les options", a ajouté le secrétaire américain à la Défense qui a quitté la base pour rentrer aux Etats-Unis au terme d'une visite qui n'a duré qu'un peu plus d'une heure.

La communauté internationale a multiplié ces derniers jours les mises en garde au président syrien Bachar al-Assad contre tout recours à des armes chimiques.

Le président Barack Obama a ainsi déclaré que "le recours à des armes chimiques est et serait totalement inacceptable".
 Les missiles sol-air Patriot peuvent détruire en vol des missiles balistiques tactiques, des missiles de croisière et des avions, selon Lockheed Martin qui les fabrique.

Les batteries de Patriot qui seront déployées sur le sol turc pourraient comprendre des "PAC-3", la dernière génération de missiles montés par groupes de 16 sur les lanceurs mobiles (camions), ainsi que des "PAC-2", qui peuvent être montés par quatre.

Les premiers Patriot furent déployés par les forces américaines dans les années 80. Ils furent utilisés pendant la première guerre du Golfe pour contrer la menace des Scuds irakiens.

A cette époque, au début des années 1990, plusieurs batteries de Patriot fournis par les Pays-Bas avaient été déployées une première fois en Turquie.

Les députés allemands approuvent l'envoi de missiles Patriot en Turquie

Les députés allemands du Bundestag ont approuvé vendredi à une très large majorité l'envoi de missiles Patriot en Turquie pour protéger ce pays d'éventuelles menaces syriennes, dans le cadre d'une mission de l'Otan.

Ce vote ouvre la voie au déploiement par l'Allemagne de deux batteries de missiles et jusqu'à 400 soldats de la Bundeswehr dans le sud de la Turquie, à la demande d'Ankara.

Le feu vert du Bundestag à l'opération militaire a été acquis avec 461 voix "pour", seulement 86 "contre" et 8 abstentions. A l'exception de la gauche radicale, Die Linke, l'ensemble de la classe politique avait indiqué son soutien au texte.

Le gouvernement allemand avait annoncé la semaine dernière son accord pour cette mission "défensive" qui implique aussi les Pays-Bas et les Etats-Unis.

Les missiles sol-air Patriot doivent contribuer à la protection du territoire turc. Ils peuvent détruire en vol des missiles balistiques tactiques, des missiles de croisière et des avions, selon Lockheed Martin qui les fabrique.

Les missiles allemands doivent être déployés près de la ville de Kahramanmaras (sud de la Turquie) à une centaine de km environ de la frontière syrienne. Cela doit permettre d'exclure une intervention au-dessus du territoire syrien, la portée des missiles Patriot étant inférieure à 70 km.

Les batteries de missiles allemandes, qui doivent être opérationnelles début janvier, ne pourront "en aucun cas servir à l'instauration ou à la surveillance d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus du territoire syrien ou à d'autres actions de type offensif", avait souligné la semaine dernière le ministre allemand de la Défense, Thomas de Maizière, après la décision de déploiement des missiles prise en conseil des ministres.

Le mandat du Bundestag pour cette opération court jusqu'au 31 janvier 2014, avec la possibilité d'y mettre fin plus tôt si la situation le permet.
(AFP, 14 décembre 2012)

Six Patriot batteries, 600 foreign troops to be deployed in Turkey

Around six hundred troops are expected to accompany six Patriot missile systems to be deployed in Turkey to reinforce the NATO member country’s air defenses and calm its fears of coming under missile attack, possibly with chemical weapons, from Syria.

The surface-to-air batteries which can intercept ballistic missiles are expected to be transported to Turkey by sea within four or five weeks. They will be sited in Turkish military bases that have not been ascertained yet.

A team of NATO experts who recently visited Turkey to survey possible sites for the deployment have already submitted their report to Ankara and NATO's Supreme Allied Commander Europe (SACEUR).

Although there are speculations that some of Patriot batteries are expected to be sited in the Erhaç and Kürecik air bases in Malatya in addition to Diyarbakır and that the remaining will be deployed in other military bases near border, it is still not clear where the Patriots will be exactly sited.

The team reportedly surveyed sites in Elazığ, Malatya, Diyarbakır, Batman, Şanlıurfa, Gaziantep, Adana, İskenderun, Mersin and Kahramanmaraş.

Turkey to receive six Patriot batteries

The United States, Germany and the Netherlands, the only three NATO nations with the most modern type of Patriots, have all agreed to send missiles to protect their ally.

 Germany and the Netherlands have each said they will send two Patriot batteries with multiple missile launchers. Parliaments of the both countries are expected to convene this week and approve Patriot deployment in Turkey.

Although it is still not certain, the US is also expected to send two Patriot systems to Turkey, increasing the number of batteries to be deployed in Turkey to six.

Each battery to be sent to Turkey reportedly has four to six missile launchers and each launcher has the capacity to launch 16 missiles. So, a total of six missile batteries will be able to launch at least 500 missiles in response to possible anti-ballistic missile attacks.

Considering that some 100 soldiers are needed to operate each battery, the number of US, Dutch and German soldiers to be deployed in Turkey is expected to be around 600.

Transportation expenses of the Patriot systems are expected to be met by supplier countries while Turkey will meet accommodation and other expenses of foreign troops that will operate the systems.  The soldiers will abide by NATO’s relevant agreements during their mission in Turkey.
(TODAY'S ZAMAN, Dec 8, 2012)

Berlin prêt à envoyer 400 soldats à la frontière turco-syrienne

Le gouvernement allemand a approuvé jeudi l'envoi de deux batteries de missiles Patriot en Turquie et prévoit de déployer jusqu'à 400 soldats de la Bundeswehr pour protéger ce pays d'éventuelles menaces syriennes.

L'armée allemande étant sous contrôle de la chambre basse du Parlement (Bundestag), l'intervention, sous le commandement de l'Otan, doit encore recevoir l'aval des députés.

Mais le vote, espéré entre le 12 et le 14 décembre prochain, ne devrait être qu'une formalité, le principal groupe d'opposition, les sociaux-démocrates du SPD, ayant déjà laissé entendre qu'ils voteraient "oui" avec la majorité de la chancelière Angela Merkel.

Le ministre allemand de la Défense, Thomas de Maizière, a expliqué lors d'une conférence de presse que "les réflexions, notamment sur les lieux où seront déployées ces batteries ne sont pas encore tout à fait terminées".

"C'est une décision grave face à une situation grave, et c'est tout sauf une évidence", a commenté de son côté le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, également présent à la conférence de presse.

"Du fait du conflit en Syrie, il y a déjà eu des morts en Turquie", a-t-il rappelé, au sujet des villageois tués à la frontière par des obus tirés depuis la Syrie, "et il est normal et juste que la Turquie souhaite s'armer face à un régime (...) qui pourrait avoir recours à des mesures qui provoqueraient un embrasement" dans la région.

Les Patriots sont capables en quelques secondes de détruire en vol d'éventuels missiles en provenance de la Syrie voisine.

Mais ils ne pourront "en aucun cas servir à l'instauration ou à la surveillance d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus du territoire syrien ou à d'autres actions de type offensif", a souligné le ministre allemand de la Défense.

Les deux ministres ont souligné avec insistance la dimension défensive de l'engagement allemand, notamment pour rassurer une opinion publique majoritairement hostile aux interventions militaires à l'étranger, que ce soit en Turquie, en Afghanistan ou ailleurs.

Le projet de mandat court jusqu'au 31 janvier 2014, mais "nous avons la possibilité, si la situation le permet, de mettre fin à cette intervention avant cette date", a même fait miroiter M. de Maizière.

"On ne sait jamais de quoi est capable un régime qui s'écroule. C'est pourquoi il est normal d'agir préventivement", a argumenté M. Westerwelle, tout en disant très clairement qu'une éventuelle "intervention (sur le territoire syrien) n'est en aucun cas reliée à ce mandat".

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, ont clairement fait comprendre à Damas que l'utilisation d'armes chimiques constituerait le franchissement d'"une ligne rouge" qui pourrait déclencher une intervention militaire en Syrie.

"La Syrie possède des armes de ce type. Nous n'avons pas identifié chez le gouvernement syrien d'intention d'y avoir recours, mais il en a la capacité", a indiqué M. de Maizière.

"La dimension dissuasive (du déploiement de Patriot) doit servir à ce que cette capacité ne se transforme pas en intention", a-t-il complété.

Pour M. Westerwelle, l'usage d'armes chimique n'est pas une ligne rouge "tracée par l'Otan ou par les Occidentaux, c'est une ligne rouge tracée par l'ensemble de la communauté internationale".

"Et si de telles armes chimiques étaient utilisées, je n'ai aucun doute que cela créerait une nouvelle situation à l'Onu et que même la Russie et la Chine (qui défendent le régime de Bachar al-Assad) reverraient leur position", a-t-il affirmé.
(AFP, 6 décembre 2012)

L'Otan s'engage à protéger la Turquie et menace Damas sur les armes chimiques

Les pays de l'Otan ont accru mardi la pression internationale sur la Syrie en mettant en garde contre le recours à des armes chimiques par Damas et en donnant leur feu vert au déploiement de missiles Patriot en Turquie le long de la frontière syrienne.

Sans surprise, la Turquie a reçu une réponse positive de ses alliés de l'Otan pour l'installation temporaire de Patriot capables de détruire en vol d'éventuels missiles en provenance de la Syrie voisine.

"L'Otan a donné son accord pour renforcer les capacités de défense aérienne de la Turquie afin d'assurer la défense de sa population et de son territoire et de contribuer à la désescalade de la crise", ont annoncé les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Otan réunis mardi à Bruxelles.

Selon le secrétaire général de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen, la menace des armes chimiques de la Syrie est "un sujet de vive préoccupation" pour l'ensemble des Alliés. C'est pour cela qu'il est "urgent" d'"assurer la protection efficace de notre allié turc".

Les craintes liées à ces armes ont brusquement refait surface ces derniers jours, alors que les forces rebelles mettaient en difficulté l'armée officielle, notamment autour de l'aéroport de Damas.

Le président américain Barack Obama a averti Damas, lundi, que "le recours à des armes chimiques serait totalement inacceptable".

Quelques heures plus tard, l'adjectif "inacceptable" a été repris par plusieurs ministres réunis à Bruxelles, dont l'Allemand Guido Westerwelle, le Français Laurent Fabius et le Britannique William Hague.

M. Rasmussen a averti que le régime de Bachar al-Assad serait confronté à "une réaction immédiate de la communauté internationale" s'il utilisait des armes chimiques.

A l'issue de la réunion dans la soirée, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a déclaré à la presse que la France défendait une "position extrêmement ferme" quant à la menace des armes chimiques syriennes, mais que les informations diffusées ces derniers jours restaient "à confirmer". S'il y avait confirmation de cette menace, "cela appellerait à une réaction immédiate de la communauté intérnationale", a-t-il ajouté.

Pour sa part, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré mardi dans un communiqué qu'Israël suivait de "près les développements en Syrie relatifs à ses stocks d'armes chimiques".

Damas a cependant réaffirmé lundi "qu'elle ne ferait pas usage de ce genre d'armes, si elle en possède, contre son peuple".

Un déploiement début 2013

Présent mardi à Bruxelles, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a appelé les Occidentaux à ne pas "exagérer" les "rumeurs" circulant sur cette menace. Il a toutefois précisé que Moscou restait opposé à l'utilisation des armes chimiques, comme le stipulent les règles internationales.

L'arsenal chimique syrien est considéré comme l'un des plus importants du Proche-Orient, après avoir bénéficié de l'aide de la Russie et de l'Iran. Mais il reste difficile d'évaluer ses quantités et son état réel.

Un responsable américain a affirmé lundi que Damas était en train de mélanger les composants nécessaires à la militarisation du gaz sarin, un puissant neurotoxique qui provoque une paralysie complète puis la mort.

Les ministres réunis à Bruxelles ont insisté sur le caractère "totalement défensif" des Patriot qui seront déployés en Turquie. Ils ne seront "en aucune façon une manière de promouvoir une zone d'exclusion aérienne ou une quelconque opération offensive" en Syrie, a réitéré M. Rasmussen.

Il revient désormais aux trois pays possédant des Patriot --Etats-Unis, Allemagne et Pays-Bas-- de décider du nombre de batteries, de la date et de la durée de leur déploiement.

En raison des délais nécessaires, liés notamment à l'approbation parlementaire en Allemagne, les Patriot devraient être opérationnels au cours du premier trimestre 2013, a souligné un diplomate.

Au total 300 à 400 soldats de ces pays pourraient être stationnés en Turquie afin de faire fonctionner les quatre à six batteries qui pourraient être déployées à Malatya, Diyarbakir et Sanliurfa, selon des sources militaires.

La Turquie salue le feu-vert de l'Otan

La Turquie a salué le feu-vert officiel donné par l'Otan mardi au déploiement sur son sol de systèmes de défense anti-aérienne Patriot le long de sa frontière avec la Syrie, répétant que ces missiles sont purement défensifs et ne seront en aucun cas utilisés pour une opération offensive.

"Les mesures qui seront prises par la Turquie ne seront en aucun cas utilisées pour des opérations offensives, ce système à uniquement pour vocation la défense du territoire turc", indique un communiqué du ministère turc des Affaires étrangères.

Le texte souligne, en outre, que les missiles sol-air Patriot ne seront "en aucune façon une manière de promouvoir une zone d'exclusion aérienne" au dessus de la Syrie, voisine de la Turquie.

Auparavant les ministres des Affaires étrangères des 28 pays membres de l'Otan réunis à Bruxelles ont donné, sans surprise, une réponse positive à la demande déposée le 21 novembre par Ankara, en raison notamment des risques d'une utilisation d'armes chimiques par Damas.

"L'Otan a donné son accord pour renforcer les capacités de défense aérienne de la Turquie afin d'assurer la défense de sa population et de son territoire et de contribuer à la désescalade de la crise", ont annoncé les ministres dans une déclaration.

Les ministres ont "salué l'intention de l'Allemagne, des Pays-Bas et des Etats-Unis de mettre à disposition des batteries de missiles Patriot", qui "se trouveront sous le commandement opérationnel du commandant suprême des forces alliées en Europe", ont-ils ajouté.

Le déploiement de Patriot par les trois seuls pays de l'Otan possédant ce système pourrait être effectif d'ici quelques semaines, probablement au début de l'année 2013.

Une mission d'experts de l'Alliance s'est rendue récemment dans le sud de la Turquie, frontalière avec la Syrie, en proie à une guerre civile, pour déterminer l'emplacement probable de ces systèmes et le nombre de batteries à être déployées.
(AFP, 4 décembre 2012)

Déploiement de missiles Patriot: plusieurs semaines nécessaires

Un délai de plusieurs semaines sera nécessaire pour la mise en place, à la demande de la Turquie, de missiles Patriot de l'Otan sur la frontière syrienne, a déclaré tôt lundi matin à Prague un haut responsable du département d'Etat américain ayant requis l'anonymat.

Même si les ministres des Affaires étrangères de l'Otan donnent leur feu vert, lors de leur réunion mardi et mercredi à Bruxelles, "il n'y aura pas de déploiement immédiat" de missiles Patriot, a averti ce responsable aux journalistes accompagnant la secrétaire d'Etat Hillary Clinton pour sa 38e tournée en Europe.

Les Etats-Unis sont "optimistes sur une réponse positive de l'Otan pour aider la Turquie à renforcer sa défense aérienne" mais "cela prendra probablement au moins plusieurs semaines", a-t-il précisé peu après l'arrivée de Mme Clinton dans la capitale tchèque.

Les Alliés devraient sans surprise répondre positivement à la demande d'une protection contre les attaques aériennes qu'Ankara leur a soumise le 21 novembre, selon des sources diplomatiques.

La porte-parole de l'Otan, Oana Lungescu, avait indiqué vendredi qu'une réponse serait donnée "dans les prochains jours".

Ankara a réclamé les batteries anti-missiles après la mort de cinq civils dans le village limitrophe d'Akçakale, atteint par des obus envoyés de Syrie le 3 octobre.

Les Patriot de type PAC-3, fabriqués par le groupe américain Lockheed Martin, n'ont pas directement vocation à contrer ce type de menace, mais plutôt à intercepter des missiles balistiques, comme les Scud que possède la Syrie.

Une fois le feu vert donné à leur déploiement, les modalités seront finalisées par les trois pays de l'Otan possédant des Patriot, les Etats-Unis, l'Allemagne et les Pays-Bas.

Des experts de l'Otan se sont rendus ces derniers jours sur les sites susceptibles de les accueillir, à proximité de la frontière turco-syrienne qui s'étend sur plus de 800 km.

Selon une source militaire turque, quatre à six batteries pourraient être déployées temporairement à Malatya, Diyarbakir et Sanliurfa, ce qui nécessiterait le stationnement de 300 à 400 soldats de l'Alliance.
(AFP, 3 déc 2012)


L'Otan s'apprête à donner son feu vert au déploiement de Patriot en Turquie

Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Otan se réunissent mardi et mercredi à Bruxelles avec la volonté de démontrer leur solidarité avec la Turquie, où l'Alliance s'apprête à déployer des missiles Patriot près de la frontière avec la Syrie.

Les Alliés devraient sans surprise répondre positivement à la demande d'une protection contre les attaques aériennes qu'Ankara leur a soumise le 21 novembre, selon des sources diplomatiques.

La porte-parole de l'Otan, Oana Lungescu, avait indiqué vendredi qu'une réponse serait donnée "dans les prochains jours". Elle pourrait intervenir mardi, au premier jour de la réunion au siège de l'Otan.

Au delà de cette question, les ministres devraient débattre de l'évolution du conflit syrien, alors que l'Américaine Hillary Clinton a annoncé jeudi que les Etats-Unis envisageaient de venir davantage en aide aux rebelles.

"C'est un dossier très complexe. Les pays occidentaux se rendent compte que s'ils ne soutiennent pas davantage les combattants, ils risquent de n'avoir aucune influence sur eux lorsque le régime de Bachar al-Assad tombera", explique un diplomate.

Les chefs de la diplomatie s'entretiendront aussi du dossier syrien avec leur homologue russe, Sergueï Lavrov, invité à déjeuner mardi.

M. Lavrov a récemment fait part de l'"inquiétude" de son pays, partenaire de longue date du régime syrien, quant à l'installation de Patriot. "Plus on accumule d'armes, plus elles risquent d'être utilisées", a-t-il affirmé.

L'Otan, comme la Turquie, a fortement insisté sur le caractère "uniquement défensif" de ce déploiement. "Il s'agit d'une mesure de précaution et (ce système) ne sera absolument pas utilisé pour des opérations offensives", a assuré le chef de l'Etat turc Abdullah Gül.

La présence de Patriot "fera réfléchir à deux fois quiconque envisage d'attaquer la Turquie", a souligné pour sa part Mme Lungescu.

Ankara a réclamé les batteries anti-missiles après la mort de cinq civils dans le village limitrophe d'Akçakale, atteint par des obus envoyés de Syrie le 3 octobre.

Les Patriot de type PAC-3, fabriqués par le groupe américain Lockheed Martin, n'ont pas directement vocation à contrer ce type de menace, mais plutôt à intercepter des missiles balistiques, comme les Scud que possède la Syrie.

Une fois le feu vert donné à leur déploiement, les modalités seront finalisées par les trois pays de l'Otan possédant des Patriot, à savoir les Etats-Unis, l'Allemagne et les Pays-Bas.

Les batteries anti-missiles devraient ensuite être installées "dans les semaines suivantes", a précisé Mme Lungescu.

Des experts de l'Otan se sont rendus ces derniers jours sur les sites susceptibles de les accueillir, à proximité de la frontière turco-syrienne qui s'étend sur plus de 800 km.

Selon une source militaire turque, quatre à six batteries pourraient être déployées temporairement à Malatya, Diyarbakir et Sanliurfa, ce qui nécessiterait le stationnement de 300 à 400 soldats de l'Alliance.

Les Patriot seront placés sous le contrôle du Commandement suprême des forces armées de l'Otan en Europe (Saceur). "Qui aura le doigt sur le bouton? C'est l'Otan, et la Turquie est un membre à part entière de l'Otan", a indiqué Mme Lungescu.

La réunion ministérielle de Bruxelles, qui devrait marquer les adieux de Mme Clinton, portera aussi sur l'avenir de l'Afghanistan, les relations Otan-Russie, ainsi que la situation en Géorgie et dans les Balkans, où des forces de l'Alliance sont présentes au Kosovo.
(AFP, 30 novembre 2012)

Relations régionales / Regional Relations

La Turquie appelle l'Iran à faire pression sur le régime syrien

Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a appelé mardi l'Iran à "envoyer des messages clairs" au régime de Damas pour le pousser à mettre fin aux violences contre sa population.

"Au lieu de critiquer le système (de missiles antimissiles Patriot dont la Turquie se dote, ndlr), l'Iran devrait dire +stop+ au régime syrien qui a de manière continue opprimé son propre peuple et provoqué la Turquie par des violations de (sa) frontière", a dit M. Davutoglu à des journalistes à Ankara.

"Il est temps désormais d'envoyer ces messages clairs au régime syrien", a-t-il ajouté.

"Ce que nous attendons de l'Iran, ce n'est pas qu'il fasse des déclarations sur le déploiement d'un système défensif, mais qu'il utilise ses leviers et adresse des messages clairs afin de s'assurer que l'oppression cesse", a poursuivi M. Davutoglu.

"Ceux qui suivent étroitement le dossier savent que le système Patriot sert à la défense et ne sera pas actionné, sauf s'il y a une attaque" visant la Turquie, a-t-il déclaré.

"Aujourd'hui, s'il y a un élément dans la région qui menace la paix, c'est bien la politique agressive du régime syrien", a encore dit le chef de la diplomatie turque.

Ces commentaires font suite à des inquiétudes exprimées ces derniers jours par des responsables politiques et militaires iraniens quant au déploiement de Patriot sur le territoire turc.

A la demande de la Turquie, les Etats-Unis, l'Allemagne et les Pays-Bas vont mettre en place des batteries de ces missiles, dans le cadre de l'Otan, pour renforcer les défenses de ce pays à sa frontière avec la Syrie, en proie à un conflit meurtrier depuis 21 mois.

Le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, a qualifié de "provocation" l'installation des Patriot à la frontière syrienne, mettant en garde contre ses conséquences "incalculables".

Le chef d'état-major des forces armées iraniennes, le général Hassan Firouzabadi, avait auparavant déclaré que cette mesure faisait partie "des plans pour une guerre mondiale" ourdis par "les pays occidentaux".

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a balayé d'un revers de main les propos du général Firouzabari, assurant qu'il était "connu pour ce type de remarques incohérentes".

"Quand nous interrogeons les autorités (iraniennes) à ce propos, ils nous répondent que ses propos +n'engagent que lui+", a indiqué M. Erdogan à la presse.

L'Iran est le principal allié régional du président syrien Bachar al-Assad, alors que la Turquie a pris fait et cause pour les rebelles.
(AFP, 18 décembre 2012)

Abbas met en garde Israël contre un projet "très dangereux"

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a exhorté une nouvelle fois mercredi Israël à renoncer à son projet de construction controversé dans une colonie juive près de Jérusalem, mettant en garde contre une riposte palestinienne par "tous les moyens à leur disposition".

"Ce projet est très dangereux. Nous n'autorisons absolument pas Israël à entamer des constructions dans le cadre du E1", a dit M. Abbas à la presse au troisième et dernier jour de sa visite en Turquie.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé la construction de 3.000 logements de colons en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, notamment dans le secteur dit "E1", en réaction à l'accession de la Palestine au statut d'Etat observateur à l'ONU le 29 novembre.

"Ce nouveau statut nous confère certains droits, nous les utiliserons (...) Nous ne resterons pas les bras croisés", a souligné M. Abbas, qui s'exprimait par le biais d'un interprète.

M. Abbas a refusé de dévoiler "les méthodes et les droits" dont useront les Palestiniens si l'Etat hébreu mettait à exécution son projet. "Nous prendrons et mettrons en place des mesures que je ne veux pas préciser", a-t-il dit, soulignant cependant que celles-ci seraient pacifiques.

Le projet E1, qui relierait la colonie de Maalé Adoumim à des quartiers de colonisation juive à Jérusalem-Est, couperait en deux la Cisjordanie et l'isolerait de la Ville sainte, compromettant la viabilité d'un futur Etat palestinien. Il a été condamné par la communauté internationale, en particulier l'Union européenne.

Mardi, M. Abbas avait souligné que la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) pourrait figurer parmi les mesures envisagées. (AFP, 12 déc 2012)

Barbarie: Un enfant tranche la tête d'un civil syrien au sabre

Communiqué du  Comité contre l'ingérence en Syrie (CIS):

Un enfant, oui un enfant, tranche la tête d'un civil syrien au sabre sous les encouragements des terroristes de l'ASL.

Mille excuses pour la brutalité des images (+18).

Mais l'opinion européenne a le devoir de connaître les amis syriens de Clinton, Hollande, Cameron, Monti, Di Rupo, Ashton, Erdogan, Abdallah, roi d'Arabie saoudite, Bin Khalifa Al Thani, émir du Qatar etc.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4IJtWio5Syk

Cette vidéo disparaitra sans doute très vite car Dailymotion et Youtube utilisent le prétexte de la non conformité des images à leur charte pour censurer les crimes barbares de la "rébellion" syrienne.

En revanche, les crimes qui accablent les forces gouvernementales syriennes ne sont jamais censurées, ce qui contribue à donner une vision tronquée de la réalité syrienne.

Encore une fois, toutes nos excuses pour le dérangement.

Notre unique but est d'encourager les citoyens européens à se mobiliser pour la paix en Syrie (cf. appel infra).

Car la paix en Syrie, c'est notre paix à nous.

Merci de votre compréhension.

Bahar Kimyongür
Porte-parole du Comité contre l'ingérence en Syrie (CIS)
Tél: 00 32 485 37 35 32

Le Premier ministre irakien souhaite "un nouveau départ" avec la Turquie

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki souhaite donner un "nouveau départ" aux relations actuellement tendues entre son pays et la Turquie mais exhorte le gouvernement d'Ankara à cesser de s'ingérer dans les affaires de son pays, dans un entretien au journal turc Hürriyet paru jeudi.

"La situation actuelle ne satisfait ni le peuple irakien, ni le peuple turc. Nous voulons un nouveau départ dans nos rapports politiques avec la Turquie", a affirmé M. al-Maliki au quotidien lors de cet entretien réalisé à Bagdad.

Le chef du gouvernement irakien, de confession chiite, a ajouté vouloir tendre "la main de la fraternité" au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan mais il a une nouvelle fois dénoncé son refus d'extrader le vice-président irakien Tarek al-Hachémi (un sunnite), condamné à mort par contumace dans son pays.

"Que ressentiriez-vous si j'accordais l'asile à Bagdad au chef du PKK (Parti des travailleur du Kurdistan, séparatistes kurdes de Turquie) Abdullah Öcalan", s'est interrogé M. al-Maliki.

M. Öcalan est emprisonné à vie depuis 1999 en Turquie et le PKK classé parmi les mouvements terroristes par Ankara et de nombreux autres pays.

"Malgré tout nos différends, nous souhaitons un bon dialogue avec la Turquie. Je tends d'ici une branche d'olivier, nous voulons coopérer dans tous les domaines avec la Turquie", a insisté le Premier ministre irakien. "Mais la Turquie ne doit pas s'immiscer dans les affaires internes de l'Irak", a-t-il souligné.

Les relations entre Ankara et Bagdad sont au plus bas depuis le refus turc d'extrader M. al-Hachémi. L'Irak accuse également la Turquie d'ingérence dans le différend qui oppose le gouvernement de Bagdad à la région autonome irakienne du Kurdistan.

Mardi, Bagdad a interdit l'atterrissage à Erbil, capitale du Kurdistan irakien, de l'avion transportant le ministre turc de l'Energie, Taner Yildiz, officiellement pour des "raisons techniques". En août, le gouvernement irakien avait déjà protesté contre une visite du ministre turc des Affaires étrangères, Ahmed Davutoglu, à Kirkouk, dans le nord de l'Irak, réalisée sans prévenir le pouvoir central irakien.

Signe de ces tensions, Bagdad a exclu début novembre la compagnie pétrolière turque TPAO d'un important contrat d'exploration dans le sud de son territoire.
(AFP, 6 décembre 2012)

L'Irak interdit l'atterrissage au Kurdistan de l'avion d'un ministre turc

L'Irak a interdit mardi l'atterrissage à Erbil, capitale du Kurdistan irakien, de l'avion transportant le ministre turc de l'Energie, ont annoncé des responsables du gouvernement central et du Kurdistan autonome.

"Le vol n'a pas obtenu les autorisations légales nécessaires et par conséquent il a été décidé de lui interdire d'atterrir à l'aéroport d'Erbil", a déclaré à l'AFP Nasser Bandar, chef de l'Autorité de l'aviation civile irakienne.

Ces informations ont été confirmées par un responsable kurde qui a précisé sous le couvert de l'anonymat que le ministre turc Taner Yildiz venait à Erbil parachever la conclusion d'un accord énergétique avec les autorités du Kurdistan.

Même si la province du Kurdistan est autonome, le contrôle de tout l'espace aérien de l'Irak relève du gouvernement central à Bagdad selon M. Bandar.

A Ankara, une source turque a indiqué à l'AFP que l'administration irakienne n'avait pas autorisé l'avion du ministre turc à se poser à Erbil.

"L'avion de M. le ministre n'a pas obtenu l'autorisation nécessaire pour atterrir à Erbil. L'appareil a dû rebrousser chemin et a été dérouté sur Kayseri", dans le centre de la Turquie, a expliqué à l'AFP un conseiller du ministre turc.

M. Taner devait participer à Erbil à une conférence internationale sur le gaz et le pétrole et y rencontrer des responsables kurdes. Cité par la chaîne privée d'information turque NTV, il a évoqué une simple "erreur".

Selon l'agence de presse Anatolie, le gouvernement irakien a invoqué des "raisons techniques" pour justifier sa décision.

Cet incident intervient alors que les relations entre Bagdad et Ankara sont au plus bas en raison du refus de la Turquie d'extrader le vice-président irakien Tarek al-Hachémi (un sunnite), condamné à mort par contumace dans son pays.

Le gouvernement irakien a ainsi exclu début novembre la compagnie pétrolière turque TPAO d'un important contrat d'exploration dans le sud de l'Irak.

Bagdad a officiellement protesté en août contre une visite du ministre turc des Affaires étrangères, Ahmed Davutoglu, qui s'était rendu à Kirkouk, dans le nord de l'Irak, sans prévenir le pouvoir central irakien.

De fortes tensions opposent Bagdad et Erbil sur un certain nombre de dossiers, dont celui de l'exploitation des hydrocarbures. Le gouvernement irakien reproche ainsi au Kurdistan de signer des contrats avec des compagnies pétrolières étrangères en se passant de son accord.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a mis en garde samedi contre le danger d'un "conflit ethnique" en Irak, après l'échec cette semaine des négociations destinées à apaiser les tensions entre les autorités de Bagdad et celles du Kurdistan autonome.

"Si un conflit éclate, ce serait malheureux et douloureux, et ce sera un conflit ethnique", qui n'est "pas dans l'intérêt des Kurdes, ni des Arabes, ni des Turkmènes", a déclaré M. Maliki lors d'une conférence de presse à Bagdad.
(AFP, 4 décembre 2012)

Putin: Les Patriot en Turquie vont "exacerber" la tension avec la Syrie

La volonté de la Turquie de déployer des missiles sol-air Patriot de l'Otan à sa frontière va "exacerber" les tensions en Syrie, a déclaré lundi le président russe Vladimir Poutine à Istanbul.

"Mettre en place des capacités supplémentaires sur la frontière n'apaise pas la situation mais au contraire l'exacerbe", a dit M. Poutine au cours d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan à l'issue d'une brève visite de travail en Turquie.

M. Poutine a eu recours à une maxime de la sagesse populaire russe pour expliquer l'opposition de son pays au déploiement de ce système : "on dit que si un fusil est accroché à votre mur au début d'un jeu, alors à la fin il sera sûrement utilisé pour tirer".

Le dirigeant russe a conseillé "la retenue" à la Turquie, en concédant toutefois "comprendre" ses préoccupations en matière de sécurité.

Redoutant un débordement du conflit syrien, Ankara a réclamé à ses partenaires de l'Otan le déploiement de missiles sol-air Patriot après la chute de plusieurs obus syriens sur son territoire au cours des dernières semaines. L'un d'entre eux a tué cinq civils dans le village frontalier d'Akçakale le 3 octobre.

Poutine a également assuré que son pays n'était pas l'avocat du régime du président syrien Bachar al-Assad, lors d'une visite en Turquie.

"Nous ne sommes pas des défenseurs invétérés de l'actuel régime syrien", a déclaré M. Poutine lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

"Je l'ai dit plusieurs fois, nous ne sommes pas les avocats du régime syrien. D'autres choses nous préoccupent, par exemple ce qui va se passer à l'avenir" dans ce pays, a-t-il ajouté.

Moscou est l'un des derniers soutiens du président Bachar al-Assad et bloque systématiquement les projets de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies condamnant son régime.
(AFP, 3 décembre 2012)

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece

Turkish FM: Greek Cypriots block EU membership

Turkish Foreign Minister Ahmet Davutoğlu said on Dec. 19 that Greek Cypriots were blocking Turkey’s EU membership.

Davutoğlu held a conference titled “Turkey’s current role in peace building in the context of recent developments, and its reflections in Europe” at the Paasikivi Society, one of the most prominent Finnish think thanks.

“Greek Cypriots are blocking Turkey’s membership to EU. They suppose Turkey is weak and will beg for membership, but I think you may compare our current performance with Greek Cyprus’ or other countries. We will never beg. If there is integration, it must be fair,” he said in a response to a question from Greek ambassador to Helsinki, Filippos Kritiotis, over Turkey’s commitment to the EU’s Progress Reports.

United Cyprus would be created by Annan Plan

Davutoğlu also recalled that Greek Cypriots rejected the Annan plan for Cyprus reunification, for which a referendum was held on April 24, 2004. He stressed that Greek Cyprus became a member of the EU despite the vote on May 1, 2004.

“Despite all commitments by the EU and the ‘no’ vote by the Greek Cypriots, they still joined the EU. Now, they continue to isolate the Turkish Cypriots,” he said.

Davutoğlu said that if the Greek Cypriot administration had approved the Annan plan there would now be a united Cyprus and there would have been full economic integration between Turkey and Cyprus.

Turkish soldiers would also no longer be on the island and even the Greek Cypriot economy would not have faced bankruptcy, he added.

“All the issues will be solved after achieving peace, and a united Cyprus will become an EU member,” Davutoğlu said. “Without having peace in this way, nobody can put pressure on Turkey. The choice is yours. Be sure that Turkey will fulfill its commitments, as everyone knows what Turkey’s promises mean.”

While in Finland for the conference, Davutoğlu met Turkish people who living in Finland, including the Ambassador Hüseyin Salah Korutürk.

He also met yesterday with Finland’s former president and Nobel Peace Prize winner Marti Ahtisaari, as well as representatives from the Tatar and Somalia societies. From Finland, he departed for Macedonia.
(hurriyetdailynews.com, Dec 20,  2012)

Immigration / Migration

Manifestation pour solidarité avec un détenu politique turc à Bochum

par
bahar_kimyongur@yahoo.fr

Ce vendredi 28 décembre, une vingtaine de membres de la Fédération anatolienne se sont rassemblés devant l'ambassade d'Allemagne à Bruxelles pour manifester leur solidarité avec un détenu politique turc incarcéré à Bochum depuis près deux ans et demi dans des conditions inhumaines.

Sadi Özpolat est une figure connue de la résistance carcérale en Turquie.

Pendant les dix années où il a été prisonnier dans son pays, notamment dans la tristement célèbre prison de Bayrampasa, Sadi a été l'un des porte-parole des détenus révolutionnaires.

On ne compte plus les séances de tortures qu'il a subies. Plusieurs de ses camarades sont morts sous la torture devant ses yeux.

Libéré en 2008 après une troisième incarcération, il quitte la Turquie et introduit une demande d'asile en France.

Soupçonné d'être un exilé pas assez « réfugié », le 19 mai 2010, il est arrêté à Colmar lors d'une opération menée par les services secrets français.

Le 12 juillet 2010, il est extradé vers l'Allemagne et placé en isolement strict à la prison de Bochum.

Les autorités allemandes utilisent les gros moyens pour casser son moral d'acier.

Pour l'intimider en jouant sur sa prétendue dangerosité, Sadi est emmené au tribunal de Düsseldorf en hélicoptère. Tous ses frais de transport lui seront facturés en fin de procès à hauteur de plusieurs dizaines de milliers d'euros.

A sa demande de pouvoir disposer en cellule d'un saz, instrument de musique anatolien, la direction pénitentiaire de Bochum répond positivement en lui livrant un saz... sans cordes !

Ses parloirs sont arbitrairement interdits ou écourtés.

A présent, on lui impose le port de l'uniforme, une pratique jugée dégradante par les prisonniers révolutionnaires et abolie même en Turquie au prix d'immenses sacrifices.

Naturellement, Sadi refuse l'uniforme. En représailles, les matons lui confisquent ces sous-vêtements. Depuis plusieurs semaines, Sadi doit se contenter d'une fine couverture pour unique vêtement.

Il est en grève de la faim et, au milieu du béton, son état de santé se détériore rapidement.

Ses tortionnaires allemands oublient trop vite que Sadi comme tous les détenus révolutionnaires préfèrent mourir debout que vivre à genoux.

En Europe comme en Turquie, les actions de solidarité se multiplient.

Vous pouvez exprimer votre soutien à Sadi en lui écrivant à l'adresse suivante (attention, votre courrier peut mettre parfois plusieurs mois avant de lui parvenir):

Sadi Özpolat
JVA Bochum
Krümmede 3
44791 Bochum

Le chauffeur d'Emir Kir condamné pour trafic international d'armes

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné vendredi Kemal Camsari, chauffeur et parent par alliance d'Emir Kir (PS), à 30 mois de prison dont la moitié avec sursis pour trafic international d'armes, rapporte l'hebdomadaire Le Vif sur son site internet.

Libéré en cours de procédure, M. Camsari avait repris du service auprès du nouveau bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode. Le parquet fédéral a mis au jour en mai dernier un trafic d'armes entre la Serbie et la Belgique avec le concours de Serbes, de Belgo-Turcs et d'un Franco-Algérien, la plupart, originaires de Saint-Josse-ten-Noode. Les armes et munitions étaient destinées aux milieux criminels de Bruxelles, Charleroi et Anvers.

Les services de police sont intervenus lors du troisième trajet organisé par la bande. Des armes ont été saisies: 9 kalachnikovs, 10 grenades, des lance-roquettes, 600 cartouches pour armes de guerre.

Les deux responsables de la bande ont été condamnés à six ans de prison. Défendu par Me Marc Uyttendaele, Kemal Camsari avait demandé son acquittement.

Il a justifié les 44.000 euros trouvés en sa possession par le remboursement d'un prêt qu'il aurait consenti à l'un des deux responsables présumés de la bande. Le tribunal a établi le rôle de chaque membre de cette organisation criminelle, y compris celui du chauffeur d'Emir Kir. L'enquête judiciaire n'avait pas décelé d'indices d'une connivence suspecte entre l'homme politique et son chauffeur.

Douze personnes étaient inculpées dans cette affaire. A l'exception d'un individu en aveu mais qui minimisait les faits, les condamnés iront probablement en appel.
(Belga, 21 déc 2012)

Libéré en cours de procédure, Camsari avait repris du service auprès d’Emir Kir

La rapidité de la justice dans cette affaire s’explique par la présence de six détenus préventifs sur douze inculpés. Parmi ces détenus, pas le plus lourdement chargé par le parquet fédéral, mais, en tout cas, le plus remarquable par ses fonctions et sa famille: Kemal Camsari, chauffeur et parent par alliance d’Emir Kir (PS), ancien secrétaire d’Etat à la Propreté publique et nouveau bourgmestre de Saint-Josse. Libéré en cours de procédure, Camsari a depuis repris du service auprès d’Emir Kir. Le tribunal lui a infligé 30 mois de prison, dont la moitié avec sursis. Les deux responsables de la bande ont pris six ans. A l'exception d'un inculpé qui était en aveu (il avait été pris en flagrant délit) mais qui minimisait les faits, les condamnés iront sans doute en appel.

Le parquet fédéral avait mis au jour un trafic d’armes entre la Serbie et la Belgique avec le concours de Serbes, de Belgo-Turcs et d’un Franco-Algérien, la plupart, originaires de la petite commune bruxelloise de Saint-Josse-ten-Noode. Des amis de jeunesse. Les armes et munitions étaient destinées aux milieux criminels de Bruxelles, Charleroi et Anvers. Les services de police sont intervenus lors du troisième trajet organisé par la bande. Des armes ont été saisies : 9 kalachnikovs, 10 grenades, des lance-roquettes, 600 cartouches pour armes de guerre. Défendu par Me Marc Uyttendaele, Kemal Camsari demandait l’acquittement. Il a justifié les 44 000 euros trouvés en sa possession par le remboursement d’un prêt qu’il aurait consenti à l’un des deux responsables présumés de la bande. Le tribunal a établi le rôle de chaque membre de cette organisation criminelle, y compris celui du chauffeur d'Emir Kir.

L’enquête judiciaire n’avait pas décelé d’indices d’une connivence suspecte entre l'homme politique et son chauffeur. Le premier avait cependant gardé sa confiance au second puisqu'il l'avait repris à son service.
(Le Vif, Marie-Cecile Royen, 21 décembre 2012)

Emir Kir dément encore employer le chauffeur condamné pour trafic international d'armes

Emir Kir, l'ancien secrétaire d'Etat bruxellois à la Propreté publique et actuel bourgmestre de la commune bruxelloise de Saint-Josse (PS), a démenti samedi à l'agence Belga encore employer Kemal Camsari, son ancien chauffeur, condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Bruxelles pour trafic international d'armes.

"Il n'est plus employé ni comme chauffeur du bourgmestre, ni comme chauffeur du député, ni comme la personne chargée de véhiculer le nouveau secrétaire d'Etat bruxellois à la Propreté publique, Rachid Madrane (PS)", a précisé la porte-parole d'Emir Kir. (Belga, 22 déc 2012)


La loi anti-terrorisme déjà contestée en Belgique

Tout le monde en convient : la lutte contre le terrorisme doit être une priorité. Il a fallu attendre 2003 pour qu’une loi l’érige en infraction pénale spécifique. Les dispositions viennent d’être renforcées. Jeudi, la Chambre a voté à la quasi-unanimité (Groen, Ecolo et le FDF se sont abstenus) un projet de loi dont l’objectif est notamment "d’ériger en infraction pénale la provocation publique à commettre une infraction terroriste". Elle s’inscrit dans la transposition d’une décision-cadre européenne en matière de terrorisme.

L’encre est à peine sèche que des voix se font entendre contre ce texte. En effet, décrypte le président de la Ligue des droits de l’homme, l’avocat Alexis Deswaef, le projet prévoit de sanctionner pénalement l’incitation au terrorisme, même "indirecte" et même si cette incitation n’est pas suivie d’effets. Il y voit une atteinte flagrante au droit à la liberté d’expression, qui peut toucher les universitaires, les journalistes, les organisations professionnelles, le monde associatif et même tout citoyen.

Or, juge le président de la Ligue des droits de l’homme, l’arsenal législatif mis en place est déjà largement suffisant pour poursuivre efficacement les faits de terrorisme avéré. "Cette loi n’a d’ailleurs jamais été évaluée", déplore M. Deswaef, qui dénonce ses ratés.

"Il y a ce cas célèbre, Bahar Kimyongur (militant du mouvement d’extrême-gauche turque DHKP-C, NdlR) qui, après trois arrêts de cassation et un procès-fleuve a été acquitté en arrivant au constat que ce qu’on lui reprochait relevait de la liberté d’expression", dit le président de la Ligue des droits de l’homme. Et de citer le dossier Secours Rouge (militants d’extrême-gauche) : "Après une instruction aux moyens illimités, avec 50 cartons, le dossier se dégonfle tout à fait devant les juridictions d’instruction".

Alexis Deswaef dit craindre qu’avec les nouvelles dispositions de la loi, ces personnes soient condamnées : "Ce qui relève actuellement de la liberté d’expression deviendrait une infraction d’incitation au terrorisme et tomberait sous le coup de la loi antiterrorisme. On imagine bien, qu’à force de pêcher dans le vide, le parquet fédéral, compétent en matière de terrorisme, soit demandeur."

Me Jan Fermon, qui a défendu un membre du DHKP-C condamné, va dans le même sens. "Avec ce projet devenu loi, Bahar Kimyongur serait sans doute condamné", dit-il.

La Ligue des droits de l’homme pense que les avocats vont les rejoindre dans son combat contre cette loi. Elle espère convaincre le Sénat d’évoquer cette loi votée par les députés. Quinze sénateurs sont nécessaires : "on pourra alors avoir un vrai débat et entendre des experts alors que l’on a eu un vote au pas de charge à la Chambre", dit M. Deswaef.
(La Libre Belgique, 21 déc 2012)

Un Turco-néerlandais jugé à Paris dément avoir financé un groupe jihadiste

Le cerveau présumé d'une filière européenne de financement du Mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO) a contesté mercredi lors de son procès à Paris son soutien à ce groupe jihadiste lié à Al-Qaïda, affirmant être venu en aide à des familles de martyrs.

Dix prévenus en majorité turcs sont jugés depuis le 3 décembre pour avoir contribué entre 2003 et 2008 à la collecte ou à l'acheminement de plusieurs dizaines de milliers d'euros destinés à cette organisation présente dans le nord de l'Afghanistan et les zones tribales pakistanaises. L'ONU a inscrit le MIO en 2001 sur sa liste des groupes associés à Al-Qaïda.

Présenté comme le rouage central de la filière, Irfan Demirtas, un Turco-Néerlandais de 53 ans en détention provisoire depuis plus de quatre ans, est soupçonné d'avoir été chargé de collecter des fonds en Europe par l'ancien chef du MIO, Tahir Ioudalchev, tué par une frappe américaine en 2009.

La 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris a examiné mercredi une partie des éléments retenus contre lui, dont des vidéos, une longue comptabilité ou des documents de propagande du MIO retrouvés en perquisition à son domicile néerlandais, présenté comme une "caverne d'Ali Baba" par la juge Nathalie Dutartre.

Selon l'accusation, les fonds étaient collectés au moyen de boîtes déposées dans des mosquées des régions de Lyon et Mulhouse, mais également par le démarchage direct de fidèles à qui des membres de la filière montraient des vidéos sur l'entraînement de moudjahidines tournées notamment par M. Demirtas dans les camps des zones tribales pakistanaises.

Crâne lisse et épaisse barbe blanche, M. Demirtas a reconnu plusieurs déplacements au Pakistan mais réaffirmé, comme il l'avait soutenu au cours de l'enquête, que l'argent collecté visait à venir en aide aux familles musulmanes nécessiteuses.

"J'ai fait ça pour les familles des martyrs, à savoir les femmes et les enfants dont les maris et les pères sont morts, peut-être au combat", a déclaré M. Demirtas, ajoutant qu'il n'adhérait pas à la propagande guerrière des vidéos trouvées chez lui.

Groupe fondé à la fin des années 1990, le MIO, un temps hébergé par le régime afghan des talibans, est accusé d'attentats meurtriers contre le régime du président ouzbek Islam Karimov et d'opérations armées au Kirghizstan et au Tadjikistan.
(AFP, 12 déc 2012)




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