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INFO-TURK

A non-government information center on Turkey

Un centre d'information non-gouvernemental sur la Turquie

40th Year / 40e Année
Juillet
 
2014 July
N° 431
53 rue de Pavie - 1000 Bruxelles
Tél: (32-2) 215 35 76 - Fax: (32-2) 215 58 60
Chief Editor /Rédacteur en chef: 
Dogan Ozgüden

Responsible editor/Editrice responsable:

Inci Tugsavul
Human Rights
Pressures on  media
Kurdish Question
Minorities
Interior politics
Armed Forces
Religious affairs
Socio-economics
Turkey-Europe
Turkey-USA
Regional Relations
Cyprus and Greece
Migration

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Titres des évènements du mois
Titles of this month's events


Dogan Özgüden 'vatan hainligi'ne devam ediyor hâlâ!
(Cumhuriyet Pazar, Erdinç UTKU, 27 Temmuz 2014)


*

Mednuçe televizyonunda 27 Temmuz 2014’te Koray Düzgören yönetimindeki
Medya Gündemi programinda  Özgüden’in basin özgürlügü konusunda telefonla katkisi


nuce

http://mednuce.tv/video/medya-gundemi-2359

Droits de l'Homme / Human Rights

Arrestation d'une centaine de hauts responsables de la police
 Sarp Kuray Applies to Constitutional Court
Turkey Convicted by ECHR for police fire
Disappointing Hearing at Gezi Victim Ali Ismail Korkmaz Case
 Top court accepts CHP objection against MİT law
 Turkey Convicted For Death Under Detention
1,914 Children Officially in Prison in Turkey

 Judiciary needed ‘to limit abuse of power’: Constitutional Court head
Plus d'un an après, le policier meurtrier d'un manifestant écroué
Le pouvoir ordonne une offensive judiciaire contre le mouvement Gülen

122 Cancer Patients Across Turkey's Prisons
 Supreme Court of Appeals Ratifies Kuray’s Life Sentence
“Prisons Aren't Convenient For Children”

Pression sur les médias / Pressure on the Media

TGC Chairman criticizes political pressure on the press
The Media’s 3 Months: 186 Journalists Fired

Journalists of Turkey Stage Resistance Campaign
 Ban on Firat News Agency lifted in Turkey
Le procès contre Pinar Selek recommence le 3 Octobre 2014

 EFJ: European Court Slams Turkey on Pre-Trial Detention of Journalists
Seeking Freedom For Translator Tonguç Ok

La Turquie condamnée pour la détention provisoire de deux journalistes
La Turquie va lancer son “Russia Today”

Kurdish Question / Question kurde

Armed attack targets election office of Demirtaş

HDP candidate Demirtas expresses support for women's rights

Erdogan still qualifies Öcalan as terrorist leader
Demirtas: Nature in Turkey destroyed for development

Le candidat Demirtas à la présidentielle en tournée européenne
Kurdes assassinées à Paris: Demande de l'arrestation de responsables turcs
Condamnation ridicule d'une jeune maire kurde
Les Kurdes se mobilisent contre l’EIIL
Kurdish party BDP changed its name to DBP

 KCK warns AKP Government over its support for ISIS
La loi adoptée pour relancer le processus de paix avec les Kurdes
Bayık: those who tell us 'give up your guns' should look at Rojava

Demirtaş: We will run the Presidency like a people's assembly
 Le programme de Selahattin Demirtaş à l’élection présidentielle en Turquie
Appel urgent du KNK: Arrêtons les crimes contre l’humanité de l’EIIL
Les combattants kurdes reprendront-ils leur retrait en septembre?
La Turquie tempère son opposition à un Etat indépendant pour les Kurdes irakiens

HDP submits bill for oil revenue sharing with local governments
Framework law being discussed in Turkish parliament
Le candidat présidentiel kurde Demirtaş défie Erdogan
Erdoğan looking to appeal to Kurdish voters

Minorités / Minorities

Une veillée de prière pour les chrétiens d'Orient à Bruxelles
 Support by TYS and PEN for Writer Mario Levi
 Constitutional Court rules that rights of Dink family violated
Dink's family: "Cases Must Be Filed Against Government Personnel"

Armenians back Demirtas in presidential elections
Zirve murder victim's wife leaves Turkey after suspects' release
Les tweets antisémites d'une chanteuse divisent les internautes Turcs
 Sevan Nishanian Moved to Yenipazar Closed Prison
Turkish lobby in the USA prepares ‘master plan’ for 2015
 Appel à l’action contre le brutal nettoyage ethnique et religieux au Moyen-Orient

Politique intérieure/Interior Politics

Nouvelles attaques ridicules du vice-Premier ministre contre les femmes

Jewish group wants its award back from Erdoğan
Demirtas promet de lutter contre toutes les discriminations
Demirtas: "May God help Erdoğan if I'm elected President"

 Commission can’t discuss corruption before election
Erdogan promet d'instaurer un régime présidentiel
Le candidat Ihsanoglu (CHP-MHP) dénonce la répression
CHP leader: "We would take up arms against a Kurdish state"

 Erdoğan: "I will not be an impartial president"
Erdogan lance sa campagne avec les privilèges du pouvoir
CHP files complaint against PM Erdoğan over ‘hidden’ asset holdings
 Three presidential candidates make asset holdings public
Le régime présidentiel rêvé par Erdogan, source d'inquiétudes
Erdogan entre officiellement dans la course à la présidentielle
L'insatiable quête de pouvoir du "sultan" Recep Tayyip Erdogan

La Turquie depuis l'arrivée au pouvoir de l'AKP

Trois candidats à l’élection présidentielle en Turquie - Par Jean Marcou


Forces armées/Armed Forces

YPG refutes Turkish claims of border clash

Deux soldats et six combattants kurdes tués dans des affrontements frontaliers
If elected, Erdogan will boost Turkey's weapon programs
 Turkey could double its arms spending by 2018

Affaires religieuses / Religious Affairs
 

 Manifestation à Bruxelles pour la solidarité avec les chrétiens d'Irak
Appel à la communauté internationale pour sauver les chrétiens d'Irak

Evitez de rire fort! conseille un dignitaire aux femmes
KNK condemns expulsion of Christians from Mosul
100 French MPs Demonstrate in Support of Assyrians in Mosul
 MIT truck documents prove aid to al-Qaeda and ISIL
ISIS Statement Ordering Christians to Convert or Die
 Turkey's religious head: 90 percent of slain Muslims killed by Muslims
ISIS in Mosul Marks Christian Homes, Patriarch Issues Urgent Appeal

 ISIL ‘attacks Shiite mosque’ in Istanbul
Turkish support for ISIL continues
ISIL’s Baghdadi orders Muslims to ’obey’ him
Footballer denies he will remove his tattoos after PM Erdoğan's rebuke

Erdogan n'aime pas les tatouages, un footballeur rappelé à l'ordre
Un responsable de l'AKP invité à démissionner pour un verre d'alcool

Agony lingers as victims of Sivas massacre commemorated
HDP: We have not forgotten the Sivas massacre


Socio-économique / Socio-economic

High-speed line breaks down with Erdoğan aboard

 Les mineurs manifestent pour leur sécurité après le drame de Soma
La ville d'Istanbul veut sévir contre les réfugiés syriens

 Public, foreign debt increase during AK Party rule
Batman city demands share of oil revenue
Deux incendies avaient éclaté quelques jours avant le drame de Soma

Turkey's minimum wage earners slaves to poverty
114 femmes assassinées en cinq mois en Turquie
141 Workers Killed on the Job in June


Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

ECFR published a policy brief about EU-Turkey relations
 L'ancien patron turc de Duralex condamné à trois ans de prison ferme

Turquie-USA-OTAN / Turkey-USA-NATO

Erdogan rend un prix que lui avait décerné le Congrès juif américain

Erdogan s'en prend à Washington à propos de Gaza
US ambassador admits Turkey drifting towards authoritarianism
 Washington opposé au référendum d'indépendance au Kurdistan irakien

Relations régionales / Regional Relations

KCK calls for solidarity with Rojava and Palestine

 Another Friday of protests against Israel in Turkey
 La Turquie déclare trois jours de deuil à la suite du "massacre" de Palestiniens
Erdogan à Israël: "Ils maudissent Hitler, mais ils l'ont surpassé dans la barbarie"
 Four parties of Turkey condemn Israel's ground offensive
Erdogan dénonce le rôle de l'Egypte et de Sissi, le "tyran"
Israël réduit sa présence diplomatique en Turquie après des incidents

 Des manifestants attaquent le consulat d'Israël à Istanbul
Israel condemned in protest outside its embassy in Turkey
 De Kurdes affluent de Turquie pour combattre les jihadistes en Syrie
Erdogan dénonce le "terrorisme d'Etat" d'Israël

Massoud Barzani a rencontré à Ankara Gül et Erdogan
 Les Kurdes irakiens s'emparent de champs de pétrole
PYD's alarming statement to the public opinion
Fierce clashes continue in Kobanê between ISIS and YPG
PYD leader Müslim: ISIS members coming through Turkey
L'Etat islamique relâche 32 chauffeurs, détient 49 autres Turcs
Le président kurde demande au Parlement un référendum d'indépendance
 La Turquie fermement opposée à toute partition du Kurdistan de l'Irak

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece

Chypre marque le 40e anniversaire de la partition

 Le déploiement de Frontex entre Grèce et Turquie nuit au droit d’asile
Message de l'Ambassadeur de Chypre sur 40 années d'occupation
 Greek Cypriots file war crimes complaint against Turkey

Immigration / Migration

Un étudiant d'extrême droite candidat au conseil éducatif de Vienne

Inscriptions antisémites sur la vitrine d’un café turc à Saint-Nicolas
 Demirtaş in London: 'We will create a new life'
Avrupa metropollerinde Demirtas'a destek mitingleri
Protestors Attempt to March Towards Refugee Camp in Maraş
 Kimyongür ne sera pas extradé par l'Espagne vers la Turquie
 La justice européenne défend le droit au regroupement familial en Allemagne
L'Allemagne facilite l'accession à la double nationalité
 La justice espagnole a refusé l'extradition de Kimyongür

Droits de l'Homme / Human Rights

Arrestation d'une centaine de hauts responsables de la police

Les autorités turques ont annoncé mardi l'arrestation d'une centaine de hauts responsables de la police accusés notamment d'écoutes illégales dans le cadre d'une enquête criminelle sur des allégations de corruption et d'abus de pouvoir, poursuivant la purge au sein de la police et de la magistrature.

Au moins cent hauts responsables de la police, en activité ou à la retraite, ont été arrêtés, parmi eux les anciens chefs de l'unité antiterroriste de la police d'Istanbul, Omer Kose et Yurt Atayun, a indiqué dans un communiqué, le bureau du procureur d'Istanbul qui avait émis 115 mandats d'arrêt.

Au cours de cette vaste opération menée tôt mardi, la police a effectué 200 interventions dans la seule ville d'Istanbul. Les images télévisées ont montré des hauts responsables de police emmenés menottés.

Des descentes de police ont été menées simultanément dans 22 villes à travers la Turquie, rapporte le quotidien Hurriyet sur son site internet, comme Ankara, Izmir et Diyarbakir.

"Je me suis rendu, mais comme vous le voyez ils m'ont mis les menottes dans le dos", a dit Yurt Atayun aux journalistes. "Tout ça est politique", a-t-il ajouté lorsqu'on lui a demandé pourquoi il a été arrêté.

Ils sont accusés d'espionnage, d'écoutes illégales, faux et usage de faux documents officiels, violation de la vie privée, fabrication de preuves et violation du secret d'instruction, selon les médias.

La plupart des personnes arrêtées occupaient des postes clés lors de l'enquête anti-corruption contre le Premier ministre islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan et son entourage en décembre dernier.

Au cours de ces enquêtes, des milliers de personnes ont été illégalement mises sur écoute, y compris M. Erdogan, les membres du cabinet, ainsi que le chef de l'Organisation nationale de renseignement de la Turquie (MIT) Hakan Fidan, a rappelé le bureau du procureur.

Cette nouvelle vague d'arrestations à trois mois du premier tour de la présidentielle, fait partie de la grande purge dans la police et la magistrature, lancée par le pouvoir fin juin contre le mouvement religieux du prédicateur exilé Fethullah Gülen.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan accuse le mouvement de son ex-allié d'avoir manipulé l'enquête sur un vaste scandale de corruption l'impliquant ainsi que son entourage.

Dans une interview à la télévision lundi soir, M. Erdogan a promis que la lutte contre le mouvement Gülen continuerait "non-stop", tout en réclamant des Etats-Unis l'extradition de l'imam.

"J'attends que les États-Unis prennent position sur la question Gülen", a déclaré M. Erdogan.

Agé de 72 ans, M. Gülen vit depuis 1999 en Pennsylvanie (est), d'où il dirige un puissant mouvement socio-religieux qui compterait plusieurs millions de membres, influents dans la police et la magistrature turque. Il a toujours nié d'être à l'origine de l'enquête contre Erdogan.

Malgré les critiques et les scandales, le parti de la justice et du développement (AKP) du premier ministre a remporté une victoire éclatante aux municipales du 30 mars et M. Erdogan est le candidat donné gagnant de l'élection présidentielle du 10 août. (
AFP, 22 juillet 2014)

Sarp Kuray Applies to Constitutional Court

Sarp Kuray’s attorneys applied to the Constitutional Court upon the Supreme Court of Appeals 9th Penal Chamber’s approval of life imprisonment for their client.

They submitted their petition to the Constitutional Court on Friday stating the violation of Kuray’s “personal liberty” and “presumption of innocence” and requesting the postponement of the execution.

“The European Court of Human Rights had ruled the trial was unjust as regards the duration and the collection and evaluation of evidence, and such a conviction could not be delivered based on contested witness testimonies,” the petition read, and emphasized that the court had nonetheless followed the same path in the retrial.

The violations of Kuray’s rights were elaborated in the petition as follows:

The postponement of the execution

* Attorneys had requested the postponement of the execution of Kuray’s sentence in the first hearing of the retrial, on January 29, 2013. The court rejected the suspension of the execution “as of the scope of the case.”

* The court did not even rule on the request to hear other defendants in the same bill of indictment, in lieu of the defendants and witnesses not present in the June 25, 2013 hearing. The court rejected the demand for the postponement of the execution in this hearing, giving no justification.

* The court dismissed the demand to postpone the sentence in the hearing on April 2, 2014 on grounds that “the sentence was approved by the Supreme Court of Appeals.”

* Lawyer Cevat Balta previously tried for the same offense and personal acquaintance of Kuray and the case’s other defendant was prepared as a witness in the same hearing, but the court rejected to hear the witness “in light of the justification of the ECHR verdict.”

The request

“Kuray’s ‘personal liberty’ stipulated in the 19th article of the Constitution, his ‘presumption of innocence’ stipulated in 15th article of the Constitution, ‘equality of arms’ stipulated in the 38th article of the Constitution and clause 6/3-d of the ECHR and ‘right to fair trial’ stipulated in the 36th article of the Constitution have been violated. We request as per standing orders article 73, the preventive postponement of the execution of the applicant with the admission that his continuing incarceration ‘is a serious threat to his material or spiritual integrity.’”
(BIA, July 21, 2014)

Turkey Convicted by ECHR for police fire

The European Court of Human Rights delivered a verdict yesterday on the case of Yusuf Çoraman, an applicant who was subjected to police fire detention for a traffic offense.

In the night of 28 January 2007, while driving to work, Mr Çoraman was chased by a police patrol. Mr Çoraman had crossed a white line, and did not stop in spite of police warnings. The police opened fire at the car’s tyres and thus ended the chase. After attempting to escape, Mr Çoraman was restrained by the police and taken to a police station.

Battered under detention, Çoraman filed a complaint against the police.

On June 9, 2009, a court found the aforementioned police officer guilty of “opening fire at Çoraman as if he was a criminal”, ordering the officer to pay 500 liras for pecuniary damages and 5,000 liras for non-pecuniary damages. The payment was executed through the policeman’s salary.

However, the court didn’t issue any ruling on the ill-treatment under detention. Çoraman applied to ECHR.

Relying in particular on Article 3 (prohibition of inhuman or degrading treatment), Çoraman complained that he had been subjected to ill-treatment during his arrest and that he had been deprived of an effective investigation in this connection.

On ECHR’s verdict issued yesterday, Turkey was convicted of violating Article 3.

Turkey will pay Çoraman 7,500 euros.
(BIA, July 16, 2014)

Disappointing Hearing at Gezi Victim Ali Ismail Korkmaz Case

Today, the defendants will stand trial in the case of Ali Ismail case, a Gezi protestor who died in the result of mass beating in Eskişehir province.

Kayseri 3rd High Criminal Court opened the third hearing of Ali Ismail Korkmaz case this morning. The defendants will stand trial for murder charges.

All statements in the file and technical reports will be read and evaluated on the trial. of Ali Ismail Korkmaz Case Commission declared that Tübitak and Forensic Medicine didn't send demanded reports so they will not submit their opinions today.

The trial started at 09:30 am local time. Family members of killed individuals during Gezi Resistance, deputies and supporters of human rights also entered the courtroom together along with family members of Ali Ismail Korkmaz.

Family members of killed individuals during Gezi Resistance such as Berkin Elvan's father Sami Elvan, Ethem Sarısülük's mother Sayfi Sarısülük, Mehmet Ayvalıtaş’s father Ali Ayvalıtaş, Ahmet Atakan's mother Emsal Atakan and Abdullah Cömert's mother Hatice Cömert are in the hearing room for solidarity with Korkmaz family. 

Many politicians will also observe the hearing including the president candidate of People's Democracy Party (HDP) Selahattin Demirtaş, HDP deputies Sırrı Süreyya Önder and İdris Baluken, CHP deputies İlhan Cihaner, Gökhan Günaydın, Hüseyin Aygün, Sezgin Tanrıkulu, Aykut Erdoğdu.

Andrewe Gardner also observe the case on behalf of Amnesty International.

The defendants are also in the hearing room. The trial has 8 defendants in total, 5 of them arrested defendants, one of them is a police officer and 3 police officer defendants without arrest. Mevlüt Saldoğan, one of the police officers without arrest, has been charged with “premeditated murder”, “facing life sentence.

Other defendants İsmail Koyuncu, Ramazan Koyuncu, Muhammet Vatansever ve Ebubekir Harlar and police officers without arrest Şaban Gökpınar, Hüseyin Engin ve Yalçın Akbulut are facing prison terms from 10 to 15 years.

While the prosecutor opined for the continuation of jailed defendants' status, the court rejected plaintiff attorney's arrest request for other defendants pending a trial.

The next hearing was set to October 9 at 9:30 am.
(BIA, July 14, 2014)

Top court accepts CHP objection against MİT law

The Constitutional Court on Thursday agreed to review an application filed by the main opposition Republican People's Party (CHP) against a controversial law making changes to the legislation on the National Intelligence Organization (MİT).

The court, which took up the CHP's application seeking to cancel the new MİT Law -- which has been criticized by domestic and international rights groups for it runs the risk of creating a country where intelligence-gathering and spying on citizens are the main duties of the state -- will hear the CHP's objection on substantive grounds.

The MİT law entered into force on April 26 after it was approved by President Abdullah Gül. It has been criticized widely for giving sweeping powers to the intelligence agency, and many say it will turn Turkey into an “intelligence state.” Many domestic and international organizations, including Human Rights Watch (HRW), have expressed concern over the law.

The CHP has claimed that the new law will lead to MİT being structured like the intelligence agencies of repressive states such as North Korea, China, Sudan or Syria. CHP deputy Ahmet Toptaş, who had filed the application on behalf of the CHP, argued on the day he petitioned the court that the new law creates a very powerful intelligence agency with almost no oversight over its activities. He also said the MİT law was reminiscent of the legal systems of regimes that have adopted martial law or emergency rule.
(TODAY'S ZAMAN, July 10, 2014)

Turkey Convicted For Death Under Detention

The European Court of Human Rights (ECHR) delivered a verdict yesterday on the case of Metin Yurtsever family regarding the death of Metin Yurtsever under police detention.

The court found Turkey guilty of violating Article 2 (right to life + investigation).

A total of EUR 65,000 in respect of non-pecuniary damage (distributed as follows: EUR 21,000 to İsabet Yurtsever, EUR 16,000 each to Duygu Yurtsever and Diba Yurtsever, EUR 2,000 each to Gülnur Yurtsever, Kadriye Yurtsever, Selamet Yurtsever, Şadiye Yurtsever and Semra Yurtsever, and EUR 2,000 jointly to Emine Yurtsever, Tarkan Yurtsever, Özden Yurtsever, Türkan Sümerkan and Aylin Yurtsever), and EUR 5,937 to the applicants jointly in respect of costs and expenses.

On 19 November 1998 Metin Yurtsever was detained by police officers from the counter-terrorism department while he was in the offices of the provincial branch of HADEP (People’s Democracy Party, a pro-Kurdish left-wing party) in Kocaeli in western Turkey.  The following day, complaining of pain, he asked to be taken to hospital.

Yurtsever died on 23 November 1998.

A medical report found that his death had been the result of a complication of his cardiovascular disorder following a general trauma to the body and the thorax, and that there was a causal link between his arrest and his death.

The forensics report said that Yurtsever died as a result of torture breaking his ribs and causing wounds throughout his body.

The Kocaeli public prosecutor’s office started an investigation in December 1998, on conclusion of which criminal proceedings were brought against sixteen police officers involved in the incident.

Police officers Şinasi Yılgın, Başkomiser Şıh Ömer Ediz, Şaban Kurnaz, Süleyman Başkal, İsmail Türkdemir, Sadettin Topal, Bülent Oral Tunar, Bekir Şahin, Temel Çakmak, Kadir Cenk, Onur Düzcan, Cemil Çetin, Nihal Yücesoy, Mehmet Gürcan, Mustafa Atik and Recai Ergün were charged with “murder on duty in an excessive and obscured way”, facing 8 years of prison.

“Yurtsever was beaten severely under detention,” said Ramazan Bilginer Metin, former chairman of the provincial branch of HADEP in Kocaeli.

“He was put in a cell along with Eyüp Kılıçdoğan, another HADEP member. After Yurtsever’s situation got worse, we notified the officials. Police officers entered the cell and started kicking him. They refused to transfer him to a hospital,” he said.

On 23 July 2007, the court acquitted Yılgın and 10 other policemen. Police officers Ediz, Kurnaz, Türkdemir, Topal, Tunar, Şahin and Çakmak were ordered to prison sentences of 5 and 6 years each.

Supreme Court of Appeals 1st Penal Chamber overturned the ruling, saying that “no solid evidence proved that the blows on the deceased were inflicted by the defendants”.

Kocaeli 2nd High Criminal Court resisted on its ruling. On 22 November 2011, Supreme Court of Appeals General Council overturned the ruling again, acquitting all defendants.

Kocaeli 2nd High Criminal Court, later on, agreed with Supreme Court of Appeals, acquitting all policemen.
(BIA, July 9, 2014)

1,914 Children Officially in Prison in Turkey

Justice Minister Bekir Bozdağ responded a parliamentarian inquiry of Pervin Buldan from People’s Democratic Party (HDP) about the children in prisons and the pressure they are experiencing.

Bekir Bozdağ stated a total of 1,914 children including 472 convicts and 1,442 prisoners were in jail. He also stated 353 children stayed with their convict or prisoner mothers.

As a response to the official inquiry, Bozdağ recorded children’s average period of detention is 110 days.

Most children are prisoners

Last year on their interview to bianet, Zafer Kıraç and Mustafa Eren from Civil Society Association in the Criminal Execution System (CISST) said that approximately 2000 children were in prisons and 1608 of whom were prisoners, one quarter of whom were convicts.

71 complaints

Bozdağ continued that Justice Ministry has received a total of 71 complaint letters on grounds of the allegations about maltreatment of child convicts or prisoners in penal institutions since 2002. He stated these complaints included the allegations of battery, threat, insult, arbitrary treatment, the violation of telephone and petition rights, the prevention of social activities and indifference to health issues.

Unanswered questions

Stating there is no sufficiently detailed statistical data about other matters signified in the question, Bozdağ did not answered Buldan’s question whether there were any children that lost their lives since 2002 in prisons.

Another unanswered question was how many of the children in prison were arrested for political crimes.
(BIA, July 9, 2014)

Judiciary needed ‘to limit abuse of power’: Constitutional Court head

An independent judicial power is needed to control those use public opportunities as a “tool of hatred,” Turkish Constitutional Court head Haşim Kılıç said, during a speech at a European Court of Human Rights (ECHR) panel in Strasbourg.

 “I would like to express my belief in the need for an objective and independent judicial power to limit those who use public power and opportunities as a tool of spite and hatred,” Kılıç said at the conference, which had a special emphasis on Turkey’s Constitutional Court and provided a forum for an exchange of best practices of individual petition systems across Europe.

Constitutional courts should help build an atmosphere of “love and tolerance” against the culture of hate with their decisions and messages, he also said, adding that religious, linguistic and racial differences, as well as unjust income distribution, lay behind the culture of hate.

Kılıç and Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan are currently at odds, especially following a speech delivered by Kılıç on April 25, in which he slammed the government over its alleged judicial interventions, with Erdoğan himself in the audience.

Erdoğan later accused the top judge of being part of what he calls “the parallel structure,” or of protecting it for his future personal ambitions. Erdoğan uses the phrase for the Gülen movement, which he alleges is behind the large graft operation targeting his government on Dec. 17.

However, Kılıç stressed that his Court uses “universal values” while implementing its duties.

“[The Court made] decisions that ease social tensions, and solutions to the problems that derive from political polarization, adding to the culture of love and peace,” he said.

In September 2013, Turkish citizens received the right to personally apply to the Constitutional Court for alleged violations of fundamental rights and freedoms arising from the Constitution and the European Convention on Human Rights.
(hurriyetdailynews.com, July 8, 2014)

Plus d'un an après, le policier meurtrier d'un manifestant écroué

Une cour criminelle d'Ankara a décidé lundi d'écrouer un policier, accusé d'avoir abattu par balle un manifestant lors de la fronde anti-gouvernementale de l'an dernier dans la capitale turque, d'ici l'annonce d'un verdict en septembre.

Le policier Ahmet Sahbaz, est jugé depuis décembre devant ce tribunal pour avoir ouvert le feu et tué en pleine tête un ouvrier communiste de 26 ans, Ethem Sarisuluk, lors d'une manifestation le 1er juin 2013 dans le centre de la ville.

Jusqu'à présent, malgré son inculpation pour "usage excessif de la force", l'agent de police comparaissait comme prévenu libre, ce qui avait été vivement dénoncé par les proches de la victime et la société civile qui réclamaient sa mise en détention.

Le procureur a en outre alourdi la peine de prison réclamée contre le suspect: 33 ans de prison au lieu des 26 demandés au préalable au motif que le policier avait fait usage de son arme officielle.

Les images vidéo du coup de feu tiré par l'agent des forces de l'ordre suggèrent qu'il n'a pas agi en état de légitime défense, mais a plutôt délibérément visé le manifestant.

Comme lors des précédentes audiences, quelque 600 personnes se sont rassemblées dès lundi matin devant le palais de justice d'Ankara pour crier des slogans hostiles au gouvernement islamo-conservateur du Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis 2002, a constaté un photographe de l'AFP.

"L'AKP va rendre des comptes", a crié la foule au terme de l'audience.

Les juges ont décidé de fixer la prochaine audience au 3 septembre où un verdict doit être prononcé.
(AFP, 7 juillet 2014)

Le pouvoir ordonne une offensive judiciaire contre le mouvement Gülen

Le pouvoir turc a lancé une vaste enquête judiciaire contre le mouvement religieux du prédicateur exilé Fethullah Gülen, l'ennemi du Premier ministre islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, son ex-allié, rapporte lundi la presse turque.

La direction nationale de la sûreté a adressé le 25 juin à la police de 30 provinces de Turquie, l'ordre de sévir contre les membres et les ramifications de cette influente confrérie, accusée de comploter contre le régime de M. Erdogan et de vouloir "renverser l'ordre constitutionnel", précise le journal en ligne Radikal.

La police est notamment sommée d'enquêter pour établir si le mouvement Hizmet (service en turc) de M. Gülen, qui vit depuis 1999 aux Etats-Unis, est une "organisation armée" et sur l'implication présumée de policiers proches du mouvement dans des assassinats qui ont choqué la Turquie ces dix dernières années, comme celui en 2007 du journaliste turco-arménien, Hrant Dink.

Le pouvoir turc demande d'autre part à la police nationale de lancer une véritable chasse à l'homme sur le territoire pour établir l'identité au sein de la police, l'armée et des services de renseignement des membres de la confrérie, de les surveiller et procéder éventuellement à des écoutes à leur encontre.

Les élèves des écoles privées que dirige la communauté musulmane de Gülen sont aussi dans le collimateur de la police qui a reçu l'ordre de recueillir des renseignements à leur égard, affirme Radikal.

M. Erdogan, candidat donné gagnant à la présidentielle d'août, a rompu avec Fethullah Gülen, qui avait soutenu son accession au pouvoir en 2002, accusant son organisation d'avoir manipulé une enquête de corruption inédite lancée en décembre dernier visant sa personne et son entourage pour renverser son régime.

Depuis, la guerre est lancée. Le pouvoir turc a procédé à une purge massive au sein de la police et de la magistrature contre ce qu'il appelle "l'Etat parallèle".

Dimanche encore M. Erdogan a promis de lutter "avec de plus de force encore" s'il était élu contre le mouvement Gülen, qui dirige officiellement un réseau d'écoles et des oeuvres de charité.
(AFP, 7 juillet 2014)

122 Cancer Patients Across Turkey's Prisons

As a response to the parliamentary question of Ayla Akat Ata, Peoples’ Democratic Party (HDP) deputy at Batman, Bekir Bozdağ, the minister of justice, said 122 convict and prisoner cancer patients were in prison but the data is from two years ago.

Responding Akat Ata’s question on November 8, 2013 after its date expired, the ministry mentioned these:

* There are totally 122 cancer patient convicts and prisoners in correction facilities by May 12, 2012.

13,980 complaints

* The convicts and prisoners in correction facilities, their relatives and various authorities have made 13,980 complaint applications to the ministry since 2002.

* Such complaints generally include allegations about insulting, arbitrary treatment, the blocking of social activities, the violation of telephone and petition rights, indifference to health issues.

* According to judicial and administrative inquiries carried out since 2002 about the staff of correction facilities for violating rights, the court judged disciplinary charge for 9,842 and prosecution for 10,836 of the staff were unnecessary.

* The court rendered a verdict of acquittal for 317 complainers, fined and imprisoned 118 of them, and judged various disciplinary charge for 735 of them.

* No statistical data is found about the places the inquired staff worked, or their distribution to correction facilities.
(BIA, July 4, 2014)

Supreme Court of Appeals Ratifies Kuray’s Life Sentence

Turkey’s Supreme Court of Appeals announced its verdict on Sarp Kuray, a convict who has been sentenced to life despite ECHR ruling that his trial wasn’t held fairly. Kuray was sentenced to life again.

Currently jailed in Sincan High Security Prison, Kuray had applied to the European Court of Human Rights (ECHR) which decreed on his retrial due to violation of right to fair tribunal.

While Kuray defend himself on November 5, 2013 at Istanbul 9th High Criminal Court, he said that "the case is shady, until today anybody heard for being member of 16 June Association and he didn't give orders to political actions." 

Kuray was charged with "changing the constitutional order by using armed force."

“You are talking about an organization that aims to change the constitutional order, but there is nobody being jailed expect me. The whole thing is two fugitives and me,” he said in his defense statement.

Kuray added that he has been confronted with one of three witnesses who denied his testimony.

“One of them already refuted this statement.  I also wanted to confront other two witnesses. The confrontation happens like that. However you didn't listen these witnesses on the trial. This is clearly evident to not give a command,” he said during the hearing.

According to Turkish Penal Code Article 146, the court ruled life sentence to Kuray again.

One of the youth leaders of the 1968 generation in Turkey, Kuray created a secret organization - "The Partisan Way". Then he fled Turkey before the 12 September 1980 coup.

In 1987, he and his friends created the "16 June Movement", a Marxist-Leninist organization.

On October 22, 1993, he returned to Turkey and was arrested and taken into custody at the airport.

On March 25, 2008, the Istanbul Assize Court sentenced Mr Kuray to life imprisonment for attempting to overthrow the constitutional order by force, a sentence upheld on 22 October 2008 by the Court of Cassation.

Kuray has served in prison since February 2009 and was expected to serve 7 years and 6 months.

Relying on Article 6 (right to a fair trial within a reasonable time), he alleged that his case had not been examined within a reasonable time and that he had not been given a fair trial.

On July 24, 2012, ECHR found Turkey guilty for violating Article 1, 3 and 6 (length of proceedings, right to obtain attendance and examination of witnesses), ordering Turkey to pay 10,000 euros as non-pecuniary damages.

According to the ruling in 2008, Kuray had to stay in prison for 7.5 years after a series of sentence reductions. Kuray (68) has been jailed in Sincan Prison for 5 years.
(BIA, July 2, 2014)

“Prisons Aren't Convenient For Children”

Juvenile Prisons Must Be Banned Initiative organized a petition for the closure of juvenile prison with the participation of children.

On June 28, the initiative organized an event where children sang songs and flew colorful balloons in the air in Istanbul’s Galatasaray Square.

Spokesperson of the initiative Betül Kaplan, explained that prisons are not proper places for children.

“No matter how luxury you build it, it won’t change a thing. Because children know that it is a prison there and s/he is in prison. 

“When they are released, they will feel as a prisoner and also individuals look at them like that.

“If children stole something, we need to find its cause. If it is hunger, the government must feed him. If somebody forced him to do so, then they must be prisoned, and not them.

“When a child commits something, s/he doesn’t think of its consequences. Maybe this is why they hurt. When children fight, they only think about the moment.

“Prisons harm children’s psychology as well as the health of their bodies. Therefore prisons must close instead of the children.”

List of initiative members

Çocuk Cezaevleri Kapatılsın Girişimi bileşenleri: İnsan Hakları Derneği, Türkiye İnsan Hakları Vakfı, Çağdaş Hukukçular Derneği, Gündem Çocuk Derneği, Tutuklu ve Hükümlü Aileleri Hukuk Dayanışma Dernekleri Federasyonu (TUHAD-FED), Özgürlüğünden Yoksun Gençlerle Dayanışma Derneği (Öz-Ge Der), İnsan Hakları ve Mazlumlar İçin Dayanışma Derneği (MAZLUMDER), Ceza İnfaz Sisteminde Sivil Toplum Derneği (CİSST), Sosyal Hizmet Uzmanları Derneği (SHUDER), Türkiye Çocuklara Yeniden Özgürlük Vakfı, İştar Kadın Merkezi, Uluslararası Çocuk Merkezi, Çocuklar İçin Adalet Takipçileri, Eğitim ve Bilim Emekçileri Sendikası (Eğitim Sen), Çakıl Derneği, Toplumsal Dayanışma için Psikologlar Derneği (TODAP), Sağlık ve Sosyal Hizmet Emekçileri Sendikası (SES), Çocuk İstismarını ve İhmalini Önleme Derneği.
(BIA, July 1, 2014)

Pression sur les médias / Pressure on the Media

Mednuce TV'de Özgüden’in basin özgürlügü konusunda telefonla katkisi

Mednuce televizyonunda 27 Temmuz 2014’te Koray Düzgören yönetimindeki
Medya Gündemi programinda Özgüden’in basin özgürlügü konusunda telefonla katkisi

Sevgili Koray,

Su an stüdyoda seninle ve degerli meslekdaslarimiz Ragip Duran ve Celal Baslangiç’la birlikte olamadigim için üzgünüm. Yine de telefonla bile olsa goruslerimi ifade etmeme imkan verdiginiz için tesekkur ediyorum.

Bizler ideolojik yalanlarla egitilmis bir kusaktaniz, ama bu yalanlar prangasini kirmayi gazetecilik mesleginde görev bildik.

Gazetecilige basladigim 50’l i yillarin basinda 24 Temmuz gelince iki bayrami birden, Lozan Anlasmasi’nin yildonumunu ve de Basin Bayrami’ni kutlamak bize dayatilan meslek etiginin elifbasindandi.

24 Temmuz 1923’te imzalanan Lozan Anlasmasi’nin, Kürt halkinin haklarini nasil ayaklar altina aldigini, buna hakli olarak isyan eden bu halkin birbirini izleyen askeri operasyonlarla nasil vahsice ezildigini, hatta yokedilmeye basladigini yillar sonra ogrenecektik.

24 Temmuz basin bayramina gelince, her yil büyük törenlerle kutlanmasina ragmen aslinda bir göz boyamadan ibaret oldugunu da genç bir muhalif gazeteci olarak Demokrat Parti zamaninda baslayan basin dusmanligiyla karsilasinca anlayacaktik.

Gazeteciler Cemiyeti 1946’da kuruldugunda Basin Bayram’inin kutlanacagi bir tarih aranmisti.

Önce Türkiye’de ilk Türkçe gazetenin yayinlandigi gunun yildonumunu seçelim diye dusunulmus, ama 1831’de yayinlanan Takvimi Vekayi’nin ilk gazete olup olmadigi konusunda anlasmazlik ciktigindan Falih Rifki Atay’in önerisiyle 1908’de basindan sansürün kaldirilmasinin yildönümü olan 24 Temmuz seçilmisti.

Ilk alternatif kabul edilseydi bile, yine de bir Türkçe gazetenin Osmanli Imparatorlugu’nda yayinlanan ilk gazete olmadigini ogrenmemiz yillar alacakti.

Herseyden önce ilk Türkçe matbaa ancak 18. yuzyilin ortalarinda kurulabilmisti. Oysa Osmanli Imparatorlugu’nda Museviler, Ermeniler, Rumlar 16. yuzyildan itibaren kendi matbaalarini kurarak cesitli yayinlar gerçeklestirmislerdi.

Ilk gazete ise 1795’te yayinlanan Fransizca Bulletin de Nouvelles’di… 1795' ten Cumhuriyet dönemine kadar 22 ayrı dilde  toplam 2046 gazete ve dergi yayınlanmistı. Bunlarin 601’i ise Ermenice’ydi.

Bunu neden vurguluyorum.

Osmanli, bu Ermeni gazetecilere sükran borcunu, onlari 24 Nisan 1915’te birçok Ermeni aydiniyla birlikte tutuklayip surgune göndermek, birçogunu da katletmek suretiyle ödeyecekti.

Ya son yillarda devlet terorunun kurbani Hrant Dink ve onlarca Kürt gazetecisi?

Basin Bayrami olarak seçilen “sansürün kaldirilmasinin yildönümü” aldatmacasina gelince.

Gazeteciler Cemiyeti üyesi olarak 1955’te Izmir’de Basin Bayrami kutlamasina katilmistim, coskuluydum. Ne ki iki ay geçmeden o utanç verici 6-7 Eylul olaylarindan sonra çalistigim muhalif gazetenin yazi isleri muduru tutuklanmisti.

Ondan sonra da ülkemiz basinina uygulanan sansür, oto-sansür, yasaklama, tutuklama, yayin yasaklari hiç bitmedi ki, neyin kutlamasini yapiyoruz?

Sadece su son bir yilda su veya bu sekilde isinden edilen gazeteci sayisi 384’’u buluyor.

Hâlâ onlarca gazeteci, dagitimci hapislerde, Teror yasasindan yeni yeni davalar açiliyor.

Bu kosullarda neyin bayrami?

Ana akim medyaya, gazeteleriyle, televizyonlariyla, zaten her gün bayram.

Su siradaki cumhurbaskanligi seçim kampanyasinin bu medyadaki yansimasi tek kelimeyle utanç verici…

Ya Türk-Islam Sentezi’nin koçbasi Tayyip Erdogan ya da bu sentezin yan ürünü Ekmeleddin.

Türkiye için gerçekten demokratik, laik ve barisçil bir çozumun sozculugunu yapan 3. aday Selahattin Demirtas’in varligi neredeyse yok sayiliyor.

Kendisine demokratlik ve hatta solculuk yakistiran bir kisim medya bile, gerçekte neyi temsil ettigine bakmaksizin “Ille de Ekmeleddin” diyor. Haydi, Ekmeleddin’in CHP’den ziyade MHP’nin adayi oldugunu bir yana koyalim, ya yillarca genel sekreterligini yaptigi Islam Isbirligi Teskilati’nin hangi çikarlari ve de tehlikeleri temsil ettiginin farkinda degiller mi?

Daha 1969 yilinda Rabat’ta kurulus toplantisi yapilan bu teskilata Demirel disisleri bakanini Türkiye’yi temsilen gönderdiginde Ant Dergisi’nde kiyameti kopartmis, bu konuda belgesel bir kitap yayinlamistik. 12 Mart’ta bizim yayinlarimiz susturuldu. Islam Isbirligi Teskilati’na yakinlasma Kenan Evren’in cumhurbaskani olarak bizzat zirveye katilmasiyla tam bir ubudiyete donustu.

Cankaya Kosku’nun son yillardaki konuklarina bakin. Turgut Özal, Süleyman Demirel, Abdullah Gül hepsi yesil Islam sermayesinin bendeleri… Ister Tayyip gelsin, ister Ekmeleddin. Degisen bir sey olmayacak.

Ve de ana akim medya, yandasiyla karsitiyla, Türk-Islam Sentezi’nin yeni bir zaferi için seferber durumda.

Evet dostlar, bu çalisan ve ozgur gazetecilerin bayrami degil, ana akim medya patronlarinin bayrami…

Bizler ise, gerçek basin bayramini, omrumuz elverirse, Selahattin Demirtas’in seçim bildirgesinde açikladigi hedefler tamamen gerçeklestigi gun kutlayacagiz.

http://mednuce.tv/video/medya-gundemi-2359

TGC Chairman criticizes political pressure on the press

The President of the Turkish Association of Journalists (TGC) Turgay Olcayto has said the current political pressure being put on the press is quite similar to the practices of crackdown, censorship and coercion as seen in the wake of the coups.

The press has been experiencing some very difficult trials these days, said Olcayto. “The press is always necessary. For instance, the Prime Minister [Recep Tayyip Erdoğan] is complaining about the press but he is on TV every day and has seats of honor on newspapers. How could he succeed in reaching out to an audience to disseminate his ideas if there were no journalists?” the TGC president told Cihan Dergi, a monthly magazine by the Cihan News Agency.

A seasoned journalist with experience spanning nearly half a century, Olcayto assessed today's problems for the press, summoning his memories. “[The late prime minister in the 1950s] Adnan Menderes had some problems with the press. Hüseyin Cahit Yalçın was put in jail, Ahmet Emin Yalman was shot, etc., but these were all individual incidents. Menderes attempted to close the union at one point, but he gave up later. [The 9th President Süleyman] Demirel's period [during his terms as prime minister] was comfortable for journalists and so was the Özal era. But it is not now. I don't remember any period when the press was so systematically manipulated,” said Olcayto.

The pressure escalated especially after the Gezi protests of 2013 and the corruption investigations, he explained. He went on say that it would no longer be possible to talk about freedom of the press in Turkey. “Especially in the mainstream press, you can't even see a trace of certain stories. Then how do you expect public opinion to be knowledgeable? The most concrete example was Roboski, for instance. Turks learned about the event in Roboski 12 hours after it happened. We still don't know exactly what had happened in Reyhanlı because of the gag order on news stories about it,” he said.

Olcayto reiterated his worries over the darkening situation for freedom of press in Turkey during the Freedom of the Press Awards ceremony on Thursday, which has been organized since 1989 to mark the anniversary of the removal of censorship 106 years ago.
The press is not 100 percent innocent and has a share of responsibility in the wretched situation it is in, said Olcayto in his address during the award ceremony. He continued: “As journalists, we have forgotten to integrate the [ideals of] our masters after 106 years [of being free of censorship]. They have scrapped the ethical code of journalism, assuming a more royalist stance than the king.”

Olcayto said there are now some journalists who seek political gain, refusing to side with oppressed journalists. “We are calling them journalists with a heavy heart. We hope that this new-style journalism which publishes to foment tensions in the society, promote hate speech in their headlines and punish difference as crime will eventually perish,” he said.
(TODAY'S ZAMAN, July 24, 2014)

The Media’s 3 Months: 186 Journalists Fired

186 journalists were laid off with or without justification, and some being forced to resign, in the April-May June 2014 period. The ownership structure of the media continues to increase the power, primarily Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan and the government to intervene in editorial freedom.

65 journalists had been laid off last year in the same period. 384 journalists were laid off or forced to resign between July 2013 and the end of June 2014.

The new National Intelligence Organization (MİT) and Telecommunications Authority of Turkey (TİB) laws together with the Anti-terror law came down with all their weight on journalism practices.

23 journalists entered July 2014 in prison. 54 reporters, local newspapers and Internet sites experienced assault. Impunity continues to dominate the outcomes of attacks on reporters / the media.

According to the BİA April-May-June 2014 Survey Report, Turkey is entering July 24, Press Freedom Day and the 106th year of the publication of the first uncensored newspaper in this condition.

Headlines from the survey

BİA Survey Report presents the April-May-June period with the headlines, “murdered journalists”, “incarcerated journalists”, “detentions”, “attacks, threats and bans”, “investigations, opened-ongoing lawsuits, verdicts”, “insults, personal rights and indemnity cases”, “interdictions, closures, withdrawals”, “ECHR” and “RTÜK”.

14 of 23 imprisoned from Kurdish media

23 journalists and 14 distributers entered July 2014 in prison. 14 of the journalists and all 14 distributors are from the Kurdish media; they are behind bars for ties with “illegal organizations” as covered by the Anti-Terror Law (TMK) and the Turkish Penal Code (TCK). 66 journalists and 27 distributors were behind bars last year at the same time.

14 of the 23 journalists is incarcerated for the lawsuits, “Group of Communities in Kurdistan-Turkey” (KCK), “PKK” and “DYG”; others are for the cases of “Marxist Leninist Communist Party” (MLKP); “The Revolutionary People’s Liberation Party-Front” (DHKP-C); “The Resistance Movement”, “Communist/Leninist Labor Party of Turkey” (TKEP/L); and İBDA-C. One cartoonist is incarcerated for insulting Adnan Oktar, and one journalist on the charge of “espionage”. 18 of 23 journalists are sentenced and the lawsuits of 5 are ongoing. 

15 new cases for the TMK

15 new lawsuits were filed against Özgür Gündem newspaper managing editor Reyhan Çapan and weekly Demokratik Ulus newspaper managing editor Arafat Dayan since April for contravening the Anti-Terror Law’s articles 6/2 or 7/2.
(BIA, July 25, 2014)

Journalists of Turkey Stage Resistance Campaign

Stage

The Platform for Journalists’ Freedom (GÖP) formed by 94 press occupational organizations started a social media campaign titled "Diren Gazetecilik" [“Resist, Journalism”] on July 24 Journalists and Press Day celebrated since 2013 for Struggle for Press Freedom Day.

The hashtags #direngazetecilik, #basınözgürolsaydı [“if the press were free”] and #basınbayramı [“Press Bayram” or “Press Commemoration/Celebration Day”] will be shared over social media on July 24, especially between 11:00 - 11:30 am to draw attention to problems restricting freedom of the press and expression in Turkey.

Social media messages shared with these hashtags will be displayed in the site direngazetecilik.org.

"The media is trying to stay alive"

GÖP referred to Press Day’s history of 106 years in its declaration, saying: "Today as well, we are going through a period where journalists and the media need freedom to continue to exist, and the public needs free media to stay informed.”

The declaration stressed the journalists arrested, laid off, lacking job safety, obstructed, targeted by political powers, forced into self-censorship, and added that Turkey cannot have a Press Bayram so long as these conditions persevere.

“Free media is an indispensable part of democracy. Countries where the media is not free do not deserve to be called democracies," the statement read.
(BIA, July 22, 2014)

Ban on Firat News Agency lifted in Turkey

ANF’s lawyer Ramazan Demir said: “The illegality and arbitrary use of legislation that has gone on for years has now ended.”

Access to the ANF internet site www.firatnews.com, which was founded in 2005 and publishes in two dialects of Kurdish (Kurmanji-Sorani), Turkish, English, Arabic and Persian, was obstructed by a judgment in 2011 that prevented access to 36 Kurdish internet sites.

Since then access to the domain addresses of various extensions of ANF have also been blocked.

Ramazan Demir from the Fırat News Agency Foundation in the Netherlands applied to the Istanbul court on 23 June requesting the abrogation of judgment no. 2011/875 D. of 04.08.2011 handed down by the no.11 Istanbul Serious Criminal Court which banned access to the web site, saying there were no legal grounds for the ban.

No legal justification for the ban

Demir said: "The ban is really based on the Anti-Terror police, prosecutors and courts' intolerance of Kurdish web sites."

Amongst the other 36 sites to which access is blocked are navendalekolin.com, pajk-online.com, roj.tv, rojaciwan.com, komunar.net and denge-mezopotamya.com.
Demir added that bans on access to websites can only be based on law no. 5651, saying: "But the court based its decision regarding ANF on article 6 of the Anti-Terror Law, governing propaganda for an organisation, which is legally not possible. Article 6/5 of the law had already been abrogated by law no. 6352, but the obstruction of access to the website continued. The court accepted our application in a similar way to the Constitutional Court accepting that Turkey's obstruction of access to Twitter was in breach of freedom of expression and had no basis in law."

An appropriate judgment

The court yesterday accepted the ANF request to lift the ban on access to the website, a request with which the Istanbul Prosecutor's office concurred.

Demir drew attention to the fact this was the first objection lodged in the courts regarding the obstruction of access to Kurdish websites in Turkey, adding:  "The court has made the correct decision. The illegality and arbitrary use of legislation that has gone on for years has now ended. However, access to the site is still blocked by another court judgment. We will now lodge an objection with the Ankara no. 11 Serious Criminal Court which implemented a similar ban."

Lawyer Demir thanked Prof.Yaman Akdeniz from the Bilgi University in Istanbul and Prof. Kerem Altıparmak from Ankara University for their contributions to the securing of this judgment.
(ANF, July 22, 2014)

Le procès contre Pinar Selek recommence le 3 Octobre 2014

Nous venons d'apprendre que le procès contre Pinar Selek va recommencer le 3 Octobre.
16 ans de procédure et ce n'est pas fini ! La torture continue.

La 9ème Cour de Cassation a annulé sa condamnation à la prison à perpétuité le 11 juin 2014 mais rien n'est gagné.
L'affaire est renvoyée devant une nouvelle Cour Pénale qui va recommencer le procès. C'est la 15ème Cour Pénale.
Et la première audience sera le 3 Octobre 2014. Les avocats organisent la défense et préparent leurs plaidoyers et nous serons toutes et tous là pour cette prochaine bataille.

Ils ont reculé une première fois; nous continuons d'avancer et bâtissons de nouvelles solidarités.
La répression ne fait pas taire celles et ceux qui croient à la justice et à la liberté.
Après 16 ans de luttes, le procès n’est pas terminé. Mais la solidarité non plus !

Le collectif de solidarité avec Pinar Selek
http://www.pinarselek.fr

EFJ: European Court Slams Turkey on Pre-Trial Detention of Journalists

The European Federation of Journalists (EFJ) today has welcomed the European Court of Human Rights’ (ECHR) preliminary decision over the detention of two investigative journalists by the Turkish authorities without prior trial for over a year. The Court says the preliminary findings show that there is a breach of human rights.
 
The case concerned the pre-trial detention of investigative journalists, Nedim Sener and Ahmet Şık, who were accused of aiding and abetting the alleged criminal organisation "Ergenekon". Sener and Şık were detained without trial since 3 March 2011 on the above alleged charges for more than one year. They were released on 12 March 2012.

The Court held that the Turkish authorities had kept the two journalists in pre-trial detention for reasons that were neither “relevant” nor “sufficient” to justify its length, which exceeded one year. It considered that neither the journalists nor their lawyers had had an opportunity to challenge in a satisfactory manner the reasons given to justify that detention.

Closely following this specific press trial, the EFJ was particularly concerned that during their arbitrary detention, the journalists were unable to contest the lawfulness of their detention as they were not informed of the evidence against them due to the authorities’ refusal to allow them to consult the case file for reasons of confidentiality.

The EFJ has although welcomed the decision, it has warned several times that the common practice of pre-trial detention in Turkey has stifled press freedom in the country leading to self-censorship among journalists and media organisations.

Nedim Sener is an investigative journalist whose work has focused mainly on the abuse of power by politicians and businessmen, revealing links of certain members of the security forces with Mafia and terrorist organisations, offences committed by the intelligence services and the influence of religious circles on the police.

Ahmet Şık is an experienced freelance journalist who has worked for a number of newspapers (Radikal, Birgün) and a member of the EFJ affiliate in Turkey, the Türkiye Gazeteciler Sendikasi (Turkish Union of Journalists). He was arrested in March 2011 as part of the OdaTV case. The EFJ sent several observers to the hearings in this case. Ahmet Şık was freed in 2012 but still faces charges related to terrorism. He was injured while working as a photojournalist during the Gezi Protests at the end of May 2013. In April 2014, he was awarded the Guillermo Cano World Press Freedom Prize 2014 by the UNESCO for his courageous work. (Email.: efj@ifj.org)

Seeking Freedom For Translator Tonguç Ok

A freedom campaign for Tonguç Ok has started. He has been imprisoned for 17 years and sentenced to aggravated life imprisonment on grounds of Dev-Yol [Revolutionary Path] case.

Evrensel Publishing, the publisher of Ok, demanded to the abrogation of the article no.107/f-16 of the law about the Execution of Penalty and Security Precautions no.5275 and Anti-Terror Act (TMK) article no.17, immediately. It also demanded the release of Tonguç Ok and the other political prisoners.

The campaign addresing to parliament presidency stated these:

“Due to Anti-Terror Act (TMK), private courts judge individuals for their political opinions with law of war methodologies and again they discriminate them in the executions within Anti-Terror Act (TMK).

“As we look at the penalties left out of Anti-Terror Act; for instance, an absolute massacre took place in Bilge village of Mardin and a total of 44 individuals including 6 children, 16 women lost their lives. The trial about the event continues. However, even if all suspects are sentenced to the severest punishment that is 44-time aggravated life imprisonment, these penalties will be executed over 40 years.”

“In fact, the execution of one-time aggravated life imprisonment is a life time imprisonment in the penalties within the scope of Anti-Terror Act (Even if it ends up with a murder).

“Due to TMK, we predict a life-time imprisonment for Tonguç Ok as the other prisoners sentenced to aggravated life imprisonment. The criminal execution system is contrary to human honor and the reason of law on criminal execution. The system is also a practice equal to capital punishment. In other words, capital punishment is still valid for the individuals sentenced within the scope of Anti-Terror Act in Turkey.”

Imprisoned for 17 years, Tonguç Ok has gained 17 works to Turkish and Kurdish. Turkish Authors’ Association deemed him worthy of 2014 Freedom of Thought and Expression Special Award.
(BIA, July 8, 2014)

La Turquie condamnée pour la détention provisoire de deux journalistes

La Turquie a été condamnée mardi par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour avoir maintenu en détention provisoire pendant plus d'un an deux journalistes d'investigation réputés, sans raisons suffisantes.

Les requérants en question, Nedim Sener et Ahmet Sik, sont deux journalistes de renom en Turquie, où ils ont été arrêtés en 2011 et accusés d'avoir aidé une organisation soupçonnée de vouloir renverser le gouvernement islamo-conservateur.

Après plusieurs demandes, les deux hommes, soutenus par les défenseurs de la liberté de la presse, ont fini par être libérés en mars 2012, un peu plus d'un an après leur arrestation, mais ils risquent jusqu'à 15 ans d'emprisonnement.

MM. Sener et Sik sont accusés d'avoir aidé le réseau dit Ergenekon, soupçonné d'avoir tenté de créer un terrain favorable à un coup d'Etat militaire en Turquie.

Dans le principal procès lié à cette affaire en Turquie, des membres de l'organisation Ergenekon ont déjà été condamnés à des peines d'emprisonnement.
 Selon les juges de la CEDH, les motifs invoqués par les autorités turques "ne sont ni pertinents ni suffisants" pour justifier la durée de la détention préventive des deux journalistes. Et ni eux ni leurs avocats "n'ont eu la possibilité de contester de manière satisfaisante" cette décision de justice, ont-ils notamment souligné.

Des mesures comme ce long maintien en détention "sont susceptibles de créer un climat d'autocensure pour tous les journalistes d'investigation envisageant d'effectuer des recherches et de faire des commentaires sur le comportement et les agissements des organes étatiques", ont par ailleurs appuyé les juges européens.

La Turquie doit verser 20.000 euros à M. Sener et 10.000 euros à M. Sik pour dommage moral, selon l'arrêt de la CEDH. Ce dernier n'est toutefois pas encore définitif: les parties disposent de trois mois pour demander un renvoi de l'affaire devant la Grande chambre de la Cour basée à Strasbourg.

La Turquie est régulièrement épinglée par les organisations de défense de droits de l'Homme pour ses atteintes à la liberté de la presse, et figure au 154ème rang sur 179 dans le classement mondial 2013 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

Ahmet Sik a été récompensé en mai 2014 par le Prix mondial de la liberté de la presse Unesco/Guillermo Cano 2014. Son collègue Nedim Sener a de son côté été lauréat en 2010 de l'Institut international de la presse.
(AFP, 8 juillet 2014)

La Turquie va lancer son “Russia Today”

Il fut un temps où les agences internationales s’appelaient Associated Press, Agence France-Presse ou Reuters et où seule CNN offrait une information mondiale 24h sur 24.

Ce n’est plus le cas depuis que la qatarie Al-Jazeera s’est elle aussi lancée dans l’information continue, suivie de France 24 et de Russia Today, sans oublier la CCTV chinoise. Maintenant, la Turquie veut elle aussi se faire entendre et le gouvernement Erdogan dépense sans compter.

La TRT, la télévision publique turque, compte ouvrir d’ici fin 2014 une chaîne d’infos et de culture en anglais tandis que l’agence nationale Anatolie s’est lancée dans un développement spectaculaire avec l’objectif de devenir d’ici 2020 “une des plus efficaces agences de presse du monde” .

L’agence Anatolie, fondée en 1920 par Mustafa Kemal Ataturk pour “ faire entendre la voix de l’Anatolie dans le monde ”, était tombée en désuétude ces dernières années. Erdogan veut en faire un instrument de la politique étrangère turque, au même titre que la compagnie Turkish Airlines. Elle a ouvert des dizaines de bureaux à l’étranger ces deux dernières années et fait de Bruxelles son quartier-général européen. Elle vient aussi d’engager une trentaine de collaborateurs à Addis-Abeba pour sa base africaine et emploie près de 200 personnes au Caire.

Ankara ne cache pas ses ambitions : faire entendre la voix de la Turquie dans le monde et vendre sa connaissance du Moyen-Orient, de l’Afrique et des Balkans. Anatolie publie dans sept langues et vient d’ouvrir un service en français en avril. Elle emploie 2 280 journalistes, plus que l’Agence France-Presse.

En raison des restrictions légales imposées pour garantir l’indépendance de la presse, le gouvernement turc ne dispose que de 47,75 % des actions de l’agence, mais le reste est principalement aux mains d’hommes d’affaires et magnats de la presse proches de la mouvance du parti au pouvoir, l’AKP. “Nous ne sommes pas proches du gouvernement. Nous diffusons les nouvelles comme elles viennent ”, assure son directeur pour l’Europe et les Etats-Unis, Ural Yesil.

Certains estiment que le gouvernement a les yeux plus gros que le ventre et prédisent un crash dès la première crise financière. “ Quand on fait un truc démesuré, il y a un moment où les finances ne vont pas suivre ”, analyse un journaliste qui travaille pour un média privé turc. “ Que se passera-t-il si le gouvernement change ? C’est une très bonne idée de faire contrepoids aux médias arabes au Moyen-Orient, mais je ne suis pas sûr de la rentabilité de leur projet.”

La TRT elle a moins de soucis financiers à se faire. La télévision publique tire ses subsides d’une taxe sur la vente des radios et télévisions (0,08 % du prix d’achat) et d’un impôt d’1,63 % sur chaque facture d’électricité. Depuis que la BBC a fermé plusieurs de ses services, ce mammouth bureaucratique, qui domine Ankara sur un promontoire, est la quatrième radio-télévision du monde, derrière les Etats-Unis, la Chine et la Russie.

La TRT possède 15 chaînes, 18 radios, emploie 7 150 personnes et diffuse des sites Web en trente-sept langues. “ La TRT est un média public, pas une télévision d’Etat” , plaide son directeur général, Ibrahim Sahin, réputé proche d’Erdogan. “ La concurrence avec le secteur privé est plus féroce en Turquie qu’en Europe. Il y a quinze chaînes d’information continue en Turquie. C’est plus qu’aux Etats-Unis .” Sur le plan international, la TRT travaille sur deux projets en parallèle : la création d’une chaîne d’information en continu en anglais, avec décrochages en français, qui permettrait à la Turquie (comme Russia Today) de contrecarrer la mauvaise image qu’elle a dans plusieurs pays, et une chaîne à destination de la diaspora turque en Europe. Celle-ci est estimée à environ 5 millions de personnes et est un immense réservoir de voix électorales pour les politiques turcs. (La Libre Belgique, CHRISTOPHE LAMFALUSSY, 2 juillet 2014)

Kurdish Question / Question kurde

Armed attack targets election office of Demirtaş

Attacks against the Peoples’ Democratic Party (HDP) are increasing ahead of the upcoming presidential election for which the party nominated Selahattin Demirtaş, former co-chair of the Peace and Democracy Party (BDP).

Following the recent attacks against the HDP members involved in election campaign for Demirtaş in Rize, Samsun and İzmir, an election office for the HDP candidate was targeted by an armed attack in Küçükçekmece district of Istanbul yesterday evening. Some HDP members were in the office when the attack was carried out.

According to eye witnesses, three people in a car started to track an HDP vehicle as it made propaganda announcements in the neighborhood.

After tracking the HDP car to the election office, assailants opened fire on the office only a few minutes after the party members entered in. The armed attack has luckily caused no casualties.

Assailants left the scene after taking a shot at the office, and turned back soon after, when one among them once again attempted to open fire on the office and was prevented by another assailant in the car who warned that the scene was much crowded. The car swiftly left the scene after the assailant that carried a gun in the hand insulted party members and swore at them.

Police didn’t come to the scene despite being informed by the party members targeted by the attack. After waiting for three hours, HDP members in the office went to Halkalı police headquarters and delivered a bullet casing they found in the office, used in the attack.

Crime science investigation units went to the HDP office and made examinations at the scene of the armed attack later.

Releasing a statement after the incident, HDP concemned the armed attack, and pointed out that dark forces have once again mobilized, just like what they do before every election, in response to the enthusiasm and support created among the people by the HDP presidential candidate Selahattin Demirtaş.

HDP members will make a statement to the press in front of the office at noon today to condemn the attack. (
ANF, July 29,  2014)

HDP candidate Demirtas expresses support for women's rights

People's Democratic Party (HDP) Co-chairman and presidential candidate Selahattin Demirtaş took part in a press conference sponsored by the Association for Education and Supporting Women Candidates (KA-DER) on Friday morning, where he addressed questions concerning women's issues in Turkey and expressed empathy for all oppressed populations in the country.

He opened by stating that he recognizes that the biggest loss of the upcoming presidential election Aug. 10 is that there is no female candidate in the race. He noted that the HDP is clearly supportive of equality between men and women -- 30 percent of the HDP's representatives in Parliament are women, and the HDP has 98 female mayors. He added that there is still more progress to be made towards the goal of complete equality in representation. “If we do not provide equal representation, we will not [be able to] move past male dominance,” he said.

When asked about the issue of nationwide aggression towards women -- over 130 women have died this year as a result of violence against women -- Demirtaş stated: “The negative cultural attitude of identifying women solely by their ‘honor' and acts of ‘honor killing' [in which male relatives or husbands try to restore a family's honor by murdering a woman] is a problem. ... This issue cannot be fixed in one day; it takes time to change a culture. Mainstream politicians should treat violence against women as a priority rather than a secondary issue. If the government does not prioritize this, then women will continue to be murdered.”

Demirtaş also spoke about the difficulties facing minorities, who are often targets of discrimination. Though he is often identified by his Kurdish background, he said he seeks to represent the entire nation rather than just those of his own ethnic group. During the press conference, he stated that his opponent, current Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan, looks to segregate people by alienating those who do not adhere to his own values.
 
Conversely, Demirtaş used a metaphor of different oppressed segments of society living on their own islands and emphasized the importance of those islands building bridges with one another. “I didn't learn oppression from a book; I also didn't learn how to fight oppression from a book,” he said, highlighting how being a member of a minority group himself allows him to empathize with others who have been oppressed.
 
“These [oppressed] groups need to not be afraid of each other anymore; they need to develop empathy and band together to move forward. This is not to say that everyone will get along; there will certainly be differences and debates, with profoundly different ideological views, social classes and religious views. But before we can reach that debate, we have to move past others who present our friends and foes in front of us. At one point, Demirtaş expressed his understanding of democracy in a tongue-and-cheek manner: “Do not believe everything I say. Question me.”
(TODAY'S ZAMAN, July 29, 2014)

Erdogan still qualifies Öcalan as terrorist leader

Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan said July 22 he had never made concessions during the ongoing process to find a solution to the Kurdish problem, addressing the relatives of fallen soldiers at an iftar dinner in Ankara.

“We have made significant progress in the resolution process so far. We have not had any fallen soldiers recently as a result. I want to emphasize this once again: No concessions have been made in any way. We have never shaken hands with the leader of the terror [a phrase widely used for Abdullah Öcalan, the imprisoned leader of the outlawed Kurdistan Workers’ Party] or terrorists, unlike some politicians have claimed,” Erdoğan said.

The presidential hopeful also recalled that Öcalan was mainly serving a life sentence because the death penalty was abolished after he was captured by Turkey. He said the politicians who abolished the death penalty, which included the opposition Nationalist Movement Party (MHP) leader Devlet Bahçeli, had no right to criticize the government’s steps in the peace process today.

“We started this process by taking serious risks. We have been subject to many threats, secret or open attacks, and plots inside and outside the country, after we started this process to prevent blood from being shed,” Erdoğan added.

More than 3,500 people, all relatives of fallen Turkish soldiers, were nominated for public sector employment through a draw during the event.

Erdoğan said such a right was introduced for the relatives with a law enforced in February, adding that 8,000 people had so far applied to benefit from this right so far.

He also said the government was working on building a cemetery dedicated to Turkey’s fallen soldiers in India, Slovakia, Poland and Myanmar.
(hurriyetdailynews.com, July 23, 2014)

Demirtas: Nature in Turkey destroyed for development

The whole of Turkey is facing environmental destruction for the sake of development, industry and investments, presidential hopeful Selahattin Demirtaş has said, speaking at a bicycle tour with environmentalists in the southeastern province of Diyarbakır on July 23.

Demirtaş, the co-leader of the Peoples’ Democratic Party (HDP) and its candidate for the Aug. 10 presidential elections, joined a cycling tour to attract public attention to Hasankeyf, a picturesque town on the Tigris River that will be flooded by the Ilısu reservoir when the building of a dam is completed. The event also sought to draw attention to the Munzur River and areas in the Black Sea region that are threatened by the construction hydroelectric power plants, as well as the northern forests of Istanbul, which are at risk due to the ongoing construction of a third bridge over the Bosphorus.

“Nature is being destroyed across the country for the sake of development, industry and investments,” Demirtaş said.

Accompanied by his wife, Başak Demirtaş, and their two children, the presidential candidate told journalists that he would prioritize the protection of nature if he is elected, stressing the president’s “power to intervene for public benefit.”

”If I became the president, I would take steps to halt the Hasankeyf and Munzur [projects], all the unnecessary hydroelectric power plants, all plants that destroy nature and rivers in the Black Sea,” Demirtaş said, adding that it was impossible to improve human rights and foster a culture of democracy before creating a nature-friendly environment.
(hurriyetdailynews.com, July 23, 2014)

Le candidat Demirtas à la présidentielle en tournée européenne

Le candidat des Kurdes à la présidentielle en Turquie Selahattin Demirtas s'est rendu vendredi à un meeting à Paris, où il était venu rencontrer la communauté kurde pendant une tournée européenne trois semaines avant le premier tour de cette élection, a constaté une journaliste de l'AFP.

M. Demirtas s'est exprimé en turc et en kurde devant un millier de personnes, place de la République, à partir d'une estrade.

Dans la foule on brandissait des drapeaux kurdes, quelques portraits du chef rebelle kurde Abdullah Öcalan, emprisonné depuis 1999, ainsi que des drapeaux rouges avec faucille et marteau.

Selahattin Demirtas avait auparavant été devant l'immeuble abritant les locaux du Centre d'information du Kurdistan (CIK), où trois militantes kurdes ont été assassinées le 9 janvier 2013, a constaté un photographe de l'AFP.

Le candidat, accompagné d'une vingtaine de personnes, a accroché un bouquet de fleurs rouges sur le porche de l'immeuble. Dans un entretien vidéo avec l'AFP au siège parisien de l'association culturelle kurde, M. Demirtas, qui s'exprimait en turc, a indiqué qu'il entendait par ce geste rappeler à la France et à la Turquie l'importance que les commanditaires de ces crimes soient identifiés et demandé au président François Hollande que l'affaire soit élucidée.

Le meurtre de Sakine Cansiz, de Fidan Dogan et de Leyla Saylemez, tuées de plusieurs balles dans la tête, avait bouleversé la communauté kurde de France, forte d'environ 150.000 personnes.

Arrêté quelques jours plus tard, le Turc Ömer Güney, sympathisant du mouvement kurde, a été mis en examen pour assassinat. Diverses pistes avaient initialement été évoquées quant aux commanditaires, mais l'implication des services secrets turcs (MIT) -ou d'une de ses branches- ne fait aucun doute pour les proches des victimes, qui ont demandé vendredi que la justice française émette des mandats d'arrêt à l'encontre de quatre responsables turcs.

Selahattin Demirtas, 41 ans, a affirmé qu'il entendait être pas seulement le candidat des Kurdes, mais celui des ouvriers, et de tous ceux qui en Turquie veulent pouvoir être respectés, représentés(...) quelle que soit leur minorité ethnique ou culturelle.

Je me bats pour tous ceux qui peuplent la Turquie, mais avec mon identité de Kurde, a-t-il souligné.

Le premier tour de l'élection présidentielle en Turquie est prévu pour le 10 août. Les opposants à M. Erdogan, donné grand favori, espèrent le mettre en ballotage, le contraignant à affronter un second tour, le 24 août. (AFP, 18 juillet 2014)     

Kurdes assassinées à Paris: Demande de l'arrestation de responsables turcs

Les proches des militantes kurdes assassinées à Paris en 2013 ont demandé à la justice des mandats d'arrêt contre quatre responsables turcs qu'ils soupçonnent d'avoir commandité ce crime, a indiqué vendredi à l'AFP une source proche du dossier.

Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez avaient été tuées de plusieurs balles dans la tête, en plein jour le 9 janvier 2013, dans les locaux du Centre d'information du Kurdistan (CIK), dans le Xe arrondissement, un crime qui avait bouleversé la communauté kurde.

Arrêté quelques jours plus tard, le Turc Ömer Güney avait été mis en examen pour assassinat. Si diverses pistes avaient initialement été évoquées quant aux commanditaires, l'implication des services secrets turcs (MIT) -ou d'une de ses branches- ne fait aujourd'hui aucun doute pour les proches des victimes.

Ils ont donc demandé ces derniers jours à la juge d'instruction Jeanne Duyé, qui conduit l'enquête, de délivrer des mandats d'arrêt à diffusion internationale contre quatre Turcs susceptibles d'être mis en cause pour complicité d'assassinat, a précisé la source proche du dossier.

Ces quatre personnes -O. Yüret, U.K. Ayik, S. Asal et H. Özcan- apparaissaient comme les signataires d'un document confidentiel publié le 14 janvier 2014 par la presse turque. Elle le présentait comme une note du MIT de novembre 2012 rédigée comme un "ordre de mission" pour Ömer Güney.

En février, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel rapportait que ces quatre noms étaient bien ceux de membres des services turcs travaillant sur la question kurde et évoquait des sources au sein des services de sécurité allemands concluant à l'authenticité du document.

Sa publication était intervenue peu après la diffusion de l'enregistrement d'une conversation antérieure aux assassinats entre un homme, qui pourrait être Ömer Güney, et deux agents turcs.

Ömer Güney, qui nie les accusations dont il est l'objet, a réfuté devant la juge être un des hommes parlant sur cette bande. Selon une source proche de l'enquête, l'expertise scientifique n'a pas permis d'authentifier sa voix avec une certitude absolue. Mais des personnes le connaissant, interrogées par l'AFP, se sont dites convaincues qu'il s'agissait de sa voix.

- "Aller jusqu'au bout" -

Sakine Cansiz était une figure du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considérée comme proche de son chef historique Abdullah Öcalan. Fidan Dogan, elle, était une militante kurde très connue au sein de la classe politique européenne.

"Dans les assassinats politiques, on sait toujours quel peut être l'Etat commanditaire, mais on n'a jamais de preuve précise. Or ici, on a la chance d'en avoir", a déclaré à l'AFP Antoine Comte, un avocat des proches des victimes.

"Il faut aller jusqu'au bout et mettre en cause les commanditaires dont les noms apparaissent dans +l'ordre de mission+", a-t-il ajouté.

Le MIT a déjà démenti toute implication dans ce crime. Dans un discours préélectoral en mars, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan l'avait attribué au mouvement de Fethullah Gülen -son ex-allié devenu son ennemi- qu'il soupçonne d'avoir infiltré les organes de sécurité turcs.

Dans leur demande d'acte, à laquelle la juge est tenue de répondre sous un mois, les familles lui enjoignent à nouveau d'interroger les renseignements français sur ce qu'ils pouvaient savoir d'Ömer Güney, selon la source proche du dossier. La magistrate avait rejeté en septembre 2013 une requête similaire.

Elles s'interrogent notamment sur un mail adressé à la préfecture de police de Paris le 20 janvier 2013, deux jours après le placement en garde à vue du suspect.

Ce courriel anonyme dénonçant Ömer Güney contenait des éléments extrêmement précis -tel le voyage en Turquie du suspect en décembre 2012- qui se sont plus tard avérés exacts selon cette source, qui indique que ce message a été adressé d'un ordinateur dont le fournisseur d'accès se trouve à Téhéran.

Le Parlement turc a voté début juillet un projet de loi destiné à relancer le processus de paix entamé fin 2012 avec les rebelles kurdes en Turquie et actuellement au point mort. Le conflit kurde en Turquie a fait plus de 45.000 morts depuis 1984.
(AFP, Jacques CLEMENT, 18 juillet 2014)

Condamnation ridicule d'une jeune maire kurde

Une politicienne kurde de 25 ans, élue maire cette année, a qualifié lundi de ridicule, sa condamnation à plus de quatre ans de prison, après la publication des motifs de sa condamnation par un tribunal du sud-est de la Turquie.

Rezan Zugurli, élue en mars maire du district de Lice, a été condamnée à quatre ans et deux mois de prison pour avoir participé à trois manifestations en 2010 et 2011 en soutien aux rebelles kurdes.

Le tribunal de Diyarbakir a indiqué lundi que la jeune maire avait été condamnée après que des juges eurent estimé que les profils de son nez et de sa bouche, étaient identiques à ceux d'un manifestant pris en vidéo.

Le tribunal a estimé que les sourcils, le creux entre les lèvres supérieures et le nez, ou encore les pommettes d'un manifestant en jeans, vêtu d'une veste kaki à capuche, filmé en train de jeter des pierres sur des policiers, étaient similaires à ceux de Zugurli.

Zugurli, une universitaire, a démenti être la personne figurant sur la vidéo et avoir participé aux manifestations mentionnées.

"Cette condamnation est ridicule. Des personnes peuvent se ressembler. Je n'accepte aucune de ces accusations" a-t-elle déclaré par téléphone à l'AFP à Istanbul.

Rezan Zugurli est actuellement libre dans l'attente d'un jugement en appel.

"Je n'avais que 21 ans à l'époque, et je ne me souviens pas où j'étais lorsque la manifestation s'est tenue, mais je suis certaine de ne pas y avoir participé", a-t-elle précisé.

Rezan Zugurli a déjà purgé une peine de prison de 13 mois sur des accusations pour terrorisme pour avoir participé à une autre manifestation.

Dans cette affaire, elle a été condamnée pour avoir commis des crimes "pour le compte du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK)", mouvement interdit, qui a mené une insurrection sanglante dans le sud-est de la Turquie, pour une plus grande autonomie pour les Kurdes turcs.

Zugurli, qui représente le Parti pour la paix et la démocratie (BDP), prokurde, est devenue le plus jeune maire de Turquie après avoir recueilli 91% des voix lors des élections locales de mars.
(AFP, 14 juillet 2014)

Les Kurdes se mobilisent contre l’EIIL

De violents combats se déroulent depuis plus de semaines entre les combattants kurdes et l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) dans la région de Kobani, au Kurdistan syrien.  Le PKK a lancé un avertissement ferme au gouvernement turc, accusé de soutenir l’EIIL.

Alors que le monde entier a les yeux tournés vers l’Irak et la Palestine, les Kurdes syriens continuent de subir les attaques sauvages de l’EIIL, une organisation connue pour ses crimes massifs contre l’humanité et crimes de guerre.  Aujourd’hui comme hier, les gouvernements occidentaux jouent aux trois singes. La communauté internationale qui disait être très inquiète face à la montée des djihadistes en Irak, garde toujours le silence qui semble « complice » face aux attaques djihadistes contre les Kurdes syriens qui combattent depuis près de deux ans l’EIIL.

La coprésidence de l’Union des communautés du Kurdistan (KCK), le système politique du PKK, mouvement populaire et armé qui combatte le régime d’Ankara depuis plus de 30 ans, a déclaré que la révolution de Rojava (Kurdistan syrien) est celle de tout le Kurdistan. « Kobani est le cœur de la révolution » a dit la KCK, dans un communiqué, faisant référence au lancement de la révolution en juillet 2012 à Kobani.

L’AKP ET L’EIIL SE SONT MIS D’ACCORD !

« L’Etat turc ne doit pas ouvrir ses portes, facilitant le passage aux bandes de l’EIIL, et pousser l’EIIL à attaquer le peuple de Kobani » a souligné la KCK, affirmant que l’EIIL et le régime AKP, parti au pourvoir en Turquie se sont mis d’accord pour faire tomber la région de Kobani, dans le cadre d’une stratégie commune afin de détruire la révolution de Rojava.

La KCK a appelé les jeunes femmes et les jeunes hommes à ne pas rester silencieux et à se mobiliser face à ces attaques, s’adressant notamment aux citoyens de la province d’Urfa, située sur la frontière avec le Kurdistan syrien.

« Nous avertissons : l’Etat AKP doit cesser de jouer aux trois singes. La politique de soutien à la fois le processus de paix au Nord (Kurdistan du Nord, en Turquie) et l’EIIL à Rojava (Kurdistan occidental, en Syrie) ne peut pas être menée ensemble. Le peuple kurde et notre mouvement n’accepteront pas cela. Soit l’Etat AKP soutiendra l’EIIL, soit il se comportera selon l’esprit du processus de paix. Dans le cas contraire, il est inévitable que la révolution de Rojava s’étende au Nord et que la révolution du Nord s’étende à Rojava et aucune force ne pourra arrêter cela. »

OCALAN APPELLE A LA MOBILISATION

Le 10 juillet, le leader kurde emprisonné Abdullah Ocalan a également appelé depuis la prison d’Imrali le peuple kurde à défendre « son honneur contre les gangs de la mort ».

« Ceux qui donnent des facilitées à ces gangs de la mort et les utilisent doivent savoir qu’ils mettent en danger la paix régionale et l’avenir de tous les peuples (…) Les forces démocratiques doivent bien comprendre notre droit à la légitime défense contre ces gangs et ils doivent savoir que nous serons fermes quant à l’usage de notre droit à nous défendre. »

Le parti démocratique des régions (DBP), l’ancien BDP, principal part kurde en Turquie, a appelé les Kurdes à marcher sur la frontière à partir du 13 juillet.

Les affrontements ont éclaté quand des groupes armés de l’EIIL ont lancé le 2 juillet une vaste attaque contre le village de Zor Makhar, à 35 km à l’ouest de Kobani. Ces « djihadistes » utilisent des armes lourdes dont des chars et des obus, transportées depuis l’Irak où une large zone est tombée presque sans combat aux mains de l’EIIL. Plusieurs anciens officiers de Saddam Hossein coordonneraient les attaques.

Les combats se sont étendus sur une large zone jusqu’à la frontière avec le Kurdistan de Turquie. Selon des sources proches des Unités de Défense du Peuple (YPG), armée kurde constituée de femmes et d’hommes, plus de 300 membres de l’EIIL ont été tués, tandis que nombreuses armes et véhicules militaires ont été saisis. 36 combattants et combattantes kurdes ont en outre perdu la vie lors des combats.

Des témoignages publiés par les agences kurdes, DIHA et ANF, sur les morts dans les rangs de l’EIIL confirment également ce bilan.

Dans la nuit du 11 au 12 juillet, une attaque des « djihadiste » a été menée depuis la frontière de la Turquie. L’armée turque aurait laissé passer les « djihadistes » pour attaquer les Kurdes, selon des sources locales.

Source : http://www.actukurde.fr/haberayrinti.php?id=660

Kurdish party BDP changed its name to DBP

Peace and Democracy Party (BDP) has held its 3rd Congress today in Ankara. The party changed its name to Party of Democratic Regions, DBP. MP Emine Ayna and Kurdish politician Kamuran Yüksek were elected as general co-chairs of DBP.

PKK’s leader Abdullah Ocalan has sent a message to the re-structuring congress of the Peace and Democracy Party (BDP) that is being held today in Ankara.

Ocalan’s message was read out by deputy chairman Idris Baluken. Ocalan said: “I have been trying to put my own contribution to this movement more than 20 years. What I have derived from my experiences is the necessity of the radical reforms. I am still of the same mind. The radical reforms are needed in two ways.”

Ocalan told his proposal of 2 radical reforms as follows:

“1- For the Kurdish people, society and the nation, which we try to represent politically, the most correct spatial and political positioning in its administrative, juridical, political, social and economic reality is to build regional democracy or democratic regional parties under the current conditions in Turkey. That is to say it is in this way, both in form and in essence, it becomes possible to serve more concretely and more realistically for the democracy in Turkey in general and for the democratic solution of the Kurdish problem in particular.

2- My second reform proposal is that while renewing itself, BDP should be a power under the roof of HDP which is officially serving for the whole of Turkey, even if it happens to be “de facto”. That is to say, it is not possible to get successfully out of capitalism or the current gladio kind of traps of neo-liberalism without the construction of regional and national democracy in Turkey.”

Co-president candidate Emine Ayna also made a speech at the opening of the congress saying that there are many responsibilities to be taken and duties to fulfilled for them and added: Our most clear target in the short term is the freedom of President Ocalan. We are in the resolution process. We have lots of expectations and demands. We will be a political party realizing these demands and expectations by planning them on the legitimate basis created by the resolution process”.

Following Emine Ayla, the other candidate for the co-presidency, Kamuran Yuksek also made a speech. Yuksek pointed out that the Kurdish movement is in the process of renewing itself, adding that the nation states are getting decaying and collapsing. He said the capitalist system is striving for survival especially in the Middle East and added that new systems have started to be constructed in the 21st century.  Yuksek further said that people now have more opportunities to build democratic systems, stressing that possibilities for the freedom of Kurdish people and to living peacefully together with other people are more open than ever. Yuksek emphasized that their aim at the end is to build democratic autonomy.

MP Emine Ayna and Kurdish politician Kamuran Yüksek were later elected as general co-chairs of the Party of Democratic Regions (DBP).
(ANF, July 13,  2014)

KCK warns AKP Government over its support for ISIS

The KCK Co-Presidency has issued a strong warning to the AKP government, saying: “the resolution process in the north and your support for ISIS in Rojava cannot coexist”.

The KCK statement emphasised that it was inevitable that the revolutions in the North and in Rojava would become as one.  

A shortened version of the KCK statement is as follows:

“The Rojava revolution is the revolution of the whole of Kurdistan.

The assault on Kobane is an assault on the heart of Kurdistan. The necessary response is for all four parts of Kurdistan and the Kurdish diaspora to take ownership of the resistance in Kobane.”

The Kobane resistance stands for the honour of the Kurdish people. The Kurdish people will never surrender to tyranny and will resist to the end.”

The Turkish state must immediately abandon its support for ISIS. The AKP and ISIS have a joint strategy to take Kobane and throttle the Rojava revolution. The Kurdish people should be aware that one of the aims of this plan is to ensure the release of the Turkish consular staff held hostage by ISIS in Mosul.

“The AKP state is openly encouraging the ISIS gangs to attack Rojava in front of the eyes of our people in Urfa, Ceylanpınar, Birecik and Suruç. How can young Kurdish people turn a blind eye to this? Everyone must mobilise against the AKP. The resolution process in the north and AKP support for ISIS in Rojava cannot coexist. Either the AKP state supports ISIS, or it acts in accordance with the spirit of the resolution process. Otherwise it is inevitable that the revolutions in the North and in Rojava will become as one and unstoppable.”  

The development and course of the battle for Kobanê

The attacks directed against the Kobanê Canton of Rojava by gangs of the Islamic State of Iraq and Sham (ISIS) began on July 2.

According to the most recent casualty figures 338 members of ISIS have died and 36 YPG/YPJ (People's Protection Units - Women's Protection Units) fighters have lost their lives in the clashes.

The fighting marks a second-wave of attacks following an earlier ISIS offensive in March.

It comes immediately after the capture of Mosul by ISIS forces and is thought to have the secret backing of international and regional powers, who are reported to have gathered in Amman on June 1st, just days before the most recent ISIS advance in Iraq.

The field of operations around Kobanê extends from Raqqa to the Turkish border.

Kobanê under siege from gangs

The Kobanê Canton is the smallest of the three cantons of Rojava. Before the French occupation of Syria Kobanê was a small village located on the railway line along which the border between "North and West Kurdistan" (Turkey and Syria) would be drawn. When the German company which built the railroad established its headquarters here it came to take the name Kobanê (a Kurdish rendering of Company). To the east of the town ISIS forces occupy the town of Tel Abyad, part of Raqqa province. To the south lies Raqqa itself, the HQ of ISIS in Syria. To the west of the town lie the districts of Jarablus and Menbij, and to the north lies the district of Suruç across the Turkish-Syrian border.

Why Kobanê?

Together with its outlying villages Kobanê had a population of 200 thousand before the war, but it has grown substantially with the influx of a large number of refugees fleeing the fighting in the rest of Syria.

There are around 100 villages attached to the town, with 90% of the population being of Kurdish origin. Its principal economic sector remains agriculture, with wheat production and livestock predominating.

Despite being a small town its position on the border made it an important site politically, as well as a principal conduit for passage between Turkey and Syria as well as smuggling. The city also possesses another importance for Kurds.

It was through Kobanê that many leaders of revolutionary movements within Turkey passed when they came to Rojava. The PKK Leader Abdullah Öcalan also passed through Kobanê when he first came to Syria in 1979. (Cont'd on ANF, July 12, 2014)

La loi adoptée pour relancer le processus de paix avec les Kurdes

Le Parlement turc a voté jeudi un projet de loi déposé par le gouvernement islamo-conservateur destiné à relancer le processus de paix entamé fin 2012 avec les rebelles kurdes en Turquie et actuellement au point mort, a annoncé la télévision d'Etat TRT.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan compte à cet égard sur le soutien d'une partie de la minorité kurde, évaluée à environ 15 millions de personnes, soit 20% de la population turque, à sa candidature à l'élection présidentielle d'août prochain, pour la première fois organisée au suffrage universel direct.

La nouvelle loi, qui comprend six articles, vise notamment à assurer la protection juridique des principaux responsables impliqués dans les négociations avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré par la Turquie et une bonne partie de la communauté internationale comme une organisation terroriste.

Elle doit aussi contribuer à la réhabilitation des combattants rebelles qui déposent leurs armes et donne au gouvernement le pouvoir de nommer des personnes et des instances pour mener les négociations concernant la "question kurde".

Le chef du PKK, Abdullah Ocalan, avait qualifié cette initiative du gouvernement d'"événement historique".

Le cessez-le-feu décrété en mars 2013 par cette organisation est dans l'ensemble respecté, mais le PKK a interrompu il y a un an le repli de ses combattants vers leurs bases irakiennes pour dénoncer la lenteur des négociations en cours.
(ANF, July 10,  2014)

Bayık: those who tell us 'give up your guns' should look at Rojava

KCK Executive Council member Cemil Bayık, responding to the debate on 'giving up arms’, said: "whoever wants us to hand in our weapons should look at Rojava.

The situation in the Middle East and Kobanê have demonstrated once again that in this region it is not possible to exist without a legitimate defence force.

This reality is even more relevant for the Kurds, who are facing physical and cultural genocide.”

Cemil Bayık evaluated recent developments in his column in the Kurdish daily newspaper Azadiya Welat. Bayık compared the resistance in Kobanê to the period of resistance in Amed prison in the 80s. 

Bayık wrote:

“Attacks are continuing on the Rojava revolution. No one, including external forces, can tolerate the Kurds living in a free and democratic way in their own territory. The Kurds have not occupied anyone else’s land. No one is opposing these brutal attacks, which mean they are considered normal. The Kurds’ right to live like other peoples is not accepted.

“The Rojava revolution has been resisting for two years despite being surrounded on all sides. Thisd resistance is an example and a source of hope to all the peoples of the Middle East.

“What is happening in the Middle East and Rojava demonstrates once again that in this region it is not possible to exist without a legitimate defence force. This reality is even more relevant for the Kurds, who are facing physical and cultural genocide. Until recently people were saying: ‘the epoch of armed struggle is over, it’s time to surrender the weapons.’ These people should pay attention to what is going on in Rojava. In particular, the Kurds who have called on the guerrillas to give up their guns should think again.”

“It is not possible to abandon legitimate defence”

“The Middle East is not a region where democratic politics dominates, and where weapons have been put to one side. Great struggle must be waged to achieve freedom and democracy. To abandon legitimate defence would be to abandon the Kurds and other Middle Eastern peoples to the mercy of despotic states. Like leaving a cat to look after the liver, as the saying goes.”

“People should be realists and not ask such things until the Kurds have attained freedom and democracy.”
(ANF, July 10, 2014)

Demirtaş: We will run the Presidency like a people's assembly

HDP Co-president and Presidential candidate Selahattin Demirtaş told a panel of journalists on the Turkish CNN channel last night that if elected he would reduce the powers of the President and increase those of local government.

Demirtaş said they would see the presidency as a model of people's democracy, adding: "the solution is radical democracy."

Demirtaş also gave a clear answer to speculation regarding the second round of the election.

He said they would publish a manifesto on 15 July.

Selahattin Demirtaş was the guest on the 'What's happening'' current affairs programme on CNN Turk last night presented by Şirin Payzın.

Demirtaş called on the other two candidates, Recep Tayyip Erdoğan and Ekmeleddin İhsanoğlu, to take part in a live televised debate with him. 

Demirtaş responded to a question regarding AKP leader Tayyip Erdoğan’s comment, "I won't be impartial", saying "first of all, it is necessary to demand a change of the coup constitution. The powers of the president should be revised."

Demirtaş said he was the candidate of all those needed democracy and freedom, not just the Kurds, saying: "the Presidential election is an opportunity to break the tension", adding that 'radical democracy' was the solution to all Turkey's problems.
Answer to speculation about second round

In response to questions such as: "Will you support Erdoğan in the second round", and "will there be bargaining over the second round?", Demirtaş said that while no candidate would get an absolute majority in the first round, he would be one of the two candidates in the second round of voting. "Hence, there will be no possibility of bargaining. Neither in the first round, nor in the second will I withdraw in favour of another candidate, as long as I'm still alive. We will maintain this principle in the second round. May everyone be sure of this."

Demirtaş said it was necessary to reduce the powers of the President and give more power to local government, adding: "If I am elected to the Presidency I will appoint an advisory women's council and a council of the disabled. It is necessary to run the

Presidency together with groups that suffer discrimination. The role of women is important. We wanted to have a woman candidate. We must address issues such as violence against women.

Selahattin Demirtaş said they would declare their manifesto on 15 July, adding: "The election threshold must be abolished."

If I am elected it will speed up the resolution process

Regarding the peace process and the draft law currently being discussed in parliament, Demirtas said:

“We want peace to rapidly be made a lasting one. My presidency would speed up the process. If we can make peace an enduring social reality, no one would need to worry about separation. The solution package is an important stance. If I become president, Turkey would rapidly resolve the Kurdish question. We will continue our determined stance for peace. The process is not going so well, because it is quite slow. The process should be more transparent."

The state must improve the situation regarding Alevis

Replying to a question regarding the Alevi community, Demirtaş said: "the Alevi community has suffered discrimination for a long time. It has also been subjected to massacres and exile. The state cannot make a decision on their behalf. The state has to recognise this community. Is there really a need for an institution like the Directorate of Religious Affairs? We need to talk about this."
(ANF, July 9, 2014)

Le programme de Selahattin Demirtaş à l’élection présidentielle en Turquie

demirtasCpar  Amitiés kurdes de Bretagne

Selahattin Demirtaş, co-président du BDP (Parti pour la Paix et la Démocratie) et Figen Yüksekdag ont été élus co-président et co-présidente du Parti de la Démocratie du Peuple (HDP) lors du congrès extraordinaire qui s’est tenu le 22 juin 2014, au cours duquel le HDP a précisé son programme et renouvelé son Conseil.

Tous les députés BDP ont rejoints le HDP, dont la création avait été encouragée par Abdullah Öcalan afin de se rapprocher des forces d’opposition de gauche qui s’étaient manifestées lors des protestations de Gezi à Istanbul. Le BDP continuera à jouer son rôle au niveau des régions kurdes, mais l’objectif avec le HDP est de rechercher une certaine unité entre toutes les revendications identitaires et démocratiques afin de constituer au niveau national une force d’opposition dans le présent et prendre date pour l’avenir.

C’est dans cet esprit que la trentaine de députés HDP et apparentés a proposé la candidature de Selahattin Demirtaş à l’élection présidentielle. Les candidatures doivent, en effet, pour être validées par le Conseil suprême des élections (YSK), être soutenues par au moins vingt députés. Par ailleurs, l’YSK a annoncé que les Turcs résidant à l’étranger pourront voter à partir du 26 juillet, le dernier jour étant fixé le 10 août. S’il y a un deuxième tour (le 24 août), les Turcs de l’étranger pourront voter du 17 au 24 août.

Le programme du candidat Selahattin Demirtaş est donc naturellement celui que le HDP a précisé lors de son dernier congrès.

Démocratie, égalité, question kurde

Le HDP reconnait la société comme étant multi-identitaire, multiculturelle, multilingue et multiconfessionnelle et lutte pour les droits des citoyens avec comme principe fondamental : "tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits".

A cet égard, le HDP :

  • s’oppose aux idées basées sur le déni des différences et lutte contre les politiques d’assimilation ;
  • reconnait le droit à l’auto-détermination du peuple kurde et lutte pour une solution pacifique et démocratique à la question kurde basée sur l’égalité des droits ;
  • vise à l’aboutissement du processus de paix concernant la question kurde et considère la lutte du peuple kurde comme une garantie du processus en cours ;
  • croît qu’une solution durable aux problèmes se rapportant à la culture et à l’identité peut être trouvée à travers une constitution nouvelle, démocratique, pluraliste, libertaire et égalitaire ;
  • lutte pour une nouvelle définition de la citoyenneté dans la constitution, basée sur la reconnaissance de l’égalité des identités, des langues, des croyances et des cultures ;
  • cherche à unir les travailleurs et les peuples, égaux et libres, dans une république démocratique et considère l’Autonomie démocratique comme un modèle qu’il propose comme objectif au pays tout entier.

Gouvernance locale décentralisée : l’Autonomie démocratique

Le HDP affirme qu’il n’y a pas de démocratisation des politiques sans l’auto-gouvernance des peuples basée sur des administrations locales et régionales démocratiques et autonomes.

C’est pourquoi le HDP veut :

  • renforcer la démocratie locale et adopter un modèle administratif basé sur des modèles d’auto-gouvernance ;
  • établir une gouvernance locale participative en ligne avec les principes de démocratie directe ;
  • établir un gouvernement local qui donne le pouvoir aux populations locales de décider de leur budget afin d’empêcher la corruption, le vol et la sous-traitance ;
  • mettre l’accent sur l’égalité des sexes et les principes écologiques ;
  • s’opposer aux projets de transformation urbaine et les remplacer par des projets sociaux pour une vie urbaine attentive aux enfants, aux personnes âgées et aux personnes à mobilité réduite ;
  • remplacer, dans les localités, les politiques économiques néolibérales par des politiques sociales en faveur des travailleurs et des citoyens.

Le HDP défend “le droit à la localité" c’est-à-dire le droit d’étendre les prérogatives des villes aux communes périphériques et propose de fonder cette gouvernance locale sur l’égalité des genres et la discrimination positive envers les femmes. D’une façon générale le HDP propose une réorganisation de la relation entre le Pouvoir central et les pouvoirs locaux en mettant l’accent sur l’échelon local et le développement d’une gouvernance qui :

  • garantisse un usage équitable et efficace des ressources locales ;
  • promeuve une approche pluraliste des langues, des cultures, des croyances et des besoins spécifiques locaux ;
  • encourage la communication et la négociation entre les différents groupes sociaux ;
  • protège la nature, les pâturages, les zones cultivés et les écosystèmes d’eau, garantissant leur usage pour le bien-être des populations et s’opposant aux opérations spéculatives.

Le HDP milite également pour la suppression de la tutelle administrative du Gouvernement central sur les collectivités locales

Lutte contre l’impérialisme, les guerres, l’exploitation et l’hégémonie

Lutter pour un monde sans guerre, sans exploitation et pour l’égalité entre les personnes, c’est l’objectif international que le HDP poursuit en premier lieu. C’est pourquoi il fixe comme priorité la lutte contre les politiques hégémoniques et oppressives de l’impérialisme au Moyen-Orient, au Caucase, dans les Balkans et dans le reste du monde. Le HDP s’oppose à toutes alliances militaires impérialistes et à l’installation de leurs bases militaires dans ces pays.

En conséquence, le HDP :

  • prend position en faveur de la démocratie, la liberté et des luttes d’émancipation sociale de ceux qui se battent contre l’oppression impérialiste, et apporte son soutien aux mouvements de libération nationale fondés sur les principes de l’autodétermination ;
  • soutient les efforts pour mettre fin à la division de l’île de Chypre ;
  • défend le droit du peuple palestinien à un Etat indépendant ;
  • s’oppose aux tentatives de la Turquie d’exporter, avec l’aide des Etats-Unis et de l’OTAN, un régime politique en Syrie, en Irak, et autres pays de la région ;
  • soutient les démarches pour parvenir à une Syrie libre, séculaire et pluraliste : il est attentif aux initiatives du Rojava? visant à établir une auto-gouvernance démocratique basée sur l’autoprotection et partagée avec les autres groupes ethniques et religieux de cette région ;
  • considère l’auto-gouvernance démocratique du Rojava comme un modèle pour tous les peuples et tous les pays de la région, et estime que sa protection relève d’une responsabilité internationale.

L’éducation

Le HDP tient compte des propositions des experts scientifiques et des assemblées de l’éducation visant à planifier les programmes scolaires et à mettre en place un système éducatif antisexiste et sensible aux personnes LGBTI et aux handicapés. L’une des priorités consiste en la formation d’assemblées d’éducation dans toutes les localités pour établir une éducation axée sur la personne, contrairement à celle du système centraliste existant, aux effets bureaucratiques et discriminatoires.

La jeunesse

Le HDP incite les jeunes à participer activement à la vie politique et demande, pour ce, l’abaissement de l’âge du droit de vote.

Le HDP milite pour la suppression du service militaire obligatoire et demande que le droit à l’objection de conscience soit reconnu constitutionnellement.

Le HDP s’oppose aux politiques capitalistes obligeant les jeunes à travailler pour des salaires minorés ou à se retrouver sans emploi.

Le HDP rejette le système politique traditionnel et veut promouvoir des politiques permettant aux jeunes, avec des outils nouveaux, de trouver des solutions adaptées à leurs besoins.

André Métayer
dimanche 6 juillet 2014

Appel urgent du KNK: Arrêtons les crimes contre l’humanité de l’EIIL

Depuis début mars, l’EIIL (Etat Islamique en Irak et au Levant) a mené plusieurs offensives sur le canton de Kobanê (Kurdistan de Syrie). Le 2 juillet, l’EIIL a lancé une offensive massive sur le canton de Kobanê, et d’importants affrontements se poursuivent. L’EIIL s’attaque à tous les civils sans distinction d’âge.

Il utilise des armes lourdes et de l’artillerie prises en Irak lors de l’invasion de Mossoul au mois de juin. On sait en effet que l’EIIL a transféré ses armes lourdes d’Irak vers le Rojava.

De plus, les groupes armés ont pris le contrôle de deux des trois postes frontière entre l’Irak et le Rojava (Syrie). D’autre part, les unités de l’EIIL peuvent traverser librement la frontière Turque vers le Rojava. Depuis un an, l’EIIL a pu franchir la frontière turque sans encombre, parce que les autorités et l’armée turques ont fermé les yeux. Les membres blessés de l’EIIL ont même pu recevoir des soins dans des hôpitaux turcs.

A l’instar de l’Etat turc, l’Arabie Saoudite, le Qatar et certaines puissances occidentales ont l’intention d’utiliser l’EIIL pour asseoir leur influence sur le Moyen-Orient. Il est important de signaler que l’EIIL est devenu un outil aux mains de ceux qui cherchent à contrôler la région. Cette lutte pour de pouvoir se focalise actuellement sur les secteurs kurdes de Syrie et d’Irak, mais s’étendra à d’autres régions si l’EIIL parvient à prendre Kobanê.

Les instances politiques kurdes du Rojava ont continuellement pressé la communauté internationale de prendre des mesures contre ces Etats qui soutiennent l’EIIL. Mais au lieu de prendre des sanctions politiques contre ceux qui ne poursuivent que leur intérêt propre, on a préféré fermer les yeux. Cette attitude n’a fait qu’encourager les groupes armés à poursuivre leurs crimes contre l’humanité au Rojava, en Syrie et en Irak.

On craint désormais l’imminence d’un massacre de grande ampleur contre la population de Kobanê.

Nous en appelons donc à nouveau à la communauté internationale pour mettre fin immédiatement aux attaques contre le Kurdistan à Kobanê en particulier, et au Rojava en général, en prenant des mesures concrètes, d’ordre politique, économique et juridique, en conformité avec le droit international.

Congrès National du Kurdistan (KNK)

feykakurde@gmail.com

Les combattants kurdes reprendront-ils leur retrait en septembre?

Les combattants kurdes reprendront leur retrait de Turquie en direction de leur sanctuaire dans le nord de l'Irak après que le parlement aura adopté les réformes visant à mettre fin à des décennies d'insurrection, a affirmé samedi la presse turque.

Le gouvernement islamo-conservateur turc a déposé la semaine dernière au parlement un projet de réforme destiné à raviver le processus de paix, actuellement au point mort, avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Le chef historique du PKK, Abdullah Ocalan, qui purge une peine de prison à vie, a salué cette initiative qu'il a qualifiée de "développement historique".

Le projet gouvernemental prévoit la protection juridique des responsables du pays impliqués dans les négociations avec le PKK, considéré par la Turquie et une bonne partie de la communauté internationale comme une organisation terroriste.

Il prépare aussi la réhabilitation des combattants du PKK en autorisant le gouvernement "à prendre les mesures nécessaires pour leur retour dans leur foyer et leur participation et l'intégration à la vie sociale".

Le texte devrait être rapidement adopté en juillet par le parlement où le Parti de la justice et du développement (AKP) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan dispose d'une large majorité.

Les combattants kurdes doivent reprendre leur repli vers leurs bases irkaiennes en septembre après l'adoption de ce texte, a affirmé samedi le journal Hurriyet.

Ce processus devrait être achevé dans les 18 mois, a précisé le quotidien.
(AFP, 5 juillet 2014)

La Turquie tempère son opposition à un Etat indépendant pour les Kurdes irakiens

La Turquie, après avoir engagé un processus de paix avec les Kurdes sur son propre territoire, se résigne désormais à la création d'un Etat kurde indépendant chez son voisin irakien ravagé par la guerre.

L'idée d'un Etat kurde indépendant était auparavant dénoncée par Ankara qui craignait qu'elle ne débouche sur un Kurdistan élargi englobant ses propres régions dont la population est en majorité kurde.

Mais la Turquie a progressivement changé de position pour nouer une nouvelle alliance avec les Kurdes irakiens, afin de lutter contre la menace jihadiste croissante à ses portes et de défendre ses intérêts économiques et stratégiques au Kurdistan irakien.

Rompant avec ses prédécesseurs qui s'en remettaient à l'armée alors toute puissante, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a engagé un processus de paix avec les rebelles kurdes de Turquie et a promu des réformes afin d'atténuer les discriminations contre les Kurdes.

M. Erdogan, candidat à l'élection présidentielle du 10 août, espère aussi rallier des soutiens au sein de la minorité kurde forte de quelque 15 millions d'habitants, dont la plupart viennent des régions pauvres et déshéritées du Sud-Est.

"Soutenir l'intégrité territoriale de l'Irak ne sert plus les intérêts de la Turquie. La Turquie sait que l'Irak ne peut plus rester uni", a souligné Bilgay Duman, un expert de l'Irak au Centre d'Etudes stratégiques sur le Moyen-Orient dont le siège est à Ankara.

"Elle n'a pas de meilleur allié dans la région que les Kurdes... Un Etat kurde indépendant constituerait une zone tampon pour contrer la menace islamiste", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les craintes d'Ankara se sont fortement accrûes lorsque les jihadistes sunnites se sont emparés de larges pans de territoire dans le nord de l'Irak et ont proclamé un "califat" chevauchant l'Irak et la Syrie, deux pays voisins de la Turquie.

Profitant de l'offensive des jihadistes, le président du Kurdistan irakien Massoud Barzani a demandé au Parlement de la région autonome d'organiser un référendum d'indépendance, ouvrant ainsi la voie à un éclatement de l'Irak.

Selon Bilgay Duman, la Turquie ne craint plus que les velléités d'indépendance des Kurdes irakiens débouchent sur la création d'un grand Kurdistan, "parce qu'il n'y a pas d'unité entre les Kurdes de la région".

- La Turquie "différente de l'Irak" -

Des déclarations récentes d'Huseyin Celik, porte-parole du Parti de la Justice et du Développement (AKP) au pouvoir, au quotidien Financial Times, laissent penser qu'Ankara tolérerait un Etat kurde indépendant dans le nord de l'Irak.

De souche indo-européenne, les Kurdes du Moyen-Orient sont en majorité musulmans sunnites et leur nombre est évalué entre 25 et 35 millions. Leur langue et leur culture les différencient des Turcs, des Persans et des Arabes.

Ils sont de ce fait ressentis comme une menace par les quatre principaux pays où ils habitent, l'Iran, la Syrie, l'Irak et la Turquie.

Mais les Kurdes turcs ont commencé à se voir accorder des droits démocratiques depuis l'arrivée au pouvoir d'Erdogan il y a onze ans. L'homme fort de la Turquie a en outre invité le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) à engager des pourparlers pour mettre fin à un conflit qui a fait quelque 45.000 morts.

Le gouvernement a proposé la semaine dernière des réformes pour remettre sur les rails les pourparlers bloqués avec le PKK. Ce dernier avait pris les armes en 1984 dans le but de créer un Etat kurde indépendant, mais a depuis revu à la baisse ses ambitions en réclamant une plus grande autonomie pour les Kurdes.

"La Turquie est aussi très différente de l'Irak, ne serait-ce que parce que l'AKP au pouvoir contrôle près de la moitié des voix des représentants kurdes, y compris dans le Sud-Est à majorité kurde, et parce que près de la moitié des Kurdes de Turquie probablement vivent dans l'ouest du pays", a estimé Hugh Pope de l'organisation de prévention des conflits International Crisis Group.
 "Il y a toutes les chances pour qu'un programme démocratique judicieux accordant une certaine décentralisation ordonnée à l'ensemble du pays permette de maintenir l'intégrité et la prospérité de la Turquie", ajoute-t-il.

- Des relations commerciales en hausse -

La Turquie a également établi de solides relations commerciales avec le Kurdistan irakien depuis quelques années, une raison supplémentaire pour laquelle Ankara ne peut se permettre d'être aussi hostile que par le passé à la création d'un Etat kurde indépendant en Irak, selon les experts.

En mai, la Turquie a commencé à exporter du pétrole du Kurdistan irakien vers les marchés internationaux, s'attirant les foudres du gouvernement central à Bagdad.

"Erdogan ne peut pas se permettre de se mettre à dos les Kurdes dans le nord de l'Irak. Parce qu'il a besoin d'eux pour leur pétrole et les biens qu'il leur vend", estime M. Duman.

L'Irak est également devenu le deuxième marché d'exportation pour la Turquie, et représente 8% des ventes totales turques.
(AFP, Dilay GUNDOGAN, 5 juillet 2014)

HDP submits bill for oil revenue sharing with local governments

A People’s Democratic Party (HDP) lawmaker for the southeastern province of Batman, which is home to Turkey’s biggest oilfield, has presented a legal proposal to share the central government’s oil revenues with local administrations, in a move that has been seen as a vital step for autonomy by Kurdish politicians.

The bill submitted to Parliament by HDP Batman Deputy Ayla Akat Ata calls for the transfer of half of the state share yielded from oil drilling to the municipality of the province in which oil is produced. The draft would entail amendments to the Turkish Petroleum, Turkish Petroleum Corporation (TPAO) and Municipal laws.

The proposal would also permit the TPAO to transfer its authorities to give oil exploration and operation permits and licenses to institutions named by the law. The municipalities’ income items would also be expanded to include the state share in oil resources in the bill.

“Although most of the oil extracted in Turkey is extracted from Batman and the surrounding provinces, the income earned from oil makes no contribution to the economy of the region,” Akat Ata said in the justification for the bill.

“Although one-fifth of Turkey’s oil needs are procured by the Batman refinery, the province had the highest unemployment rate across the country in 2011 and 2012, according to TÜİK [Turkish Statistical Institute] data,” she said.

“In this regard, it is necessary to transfer some of these revenues to local governments to enable them to reach people. This way, subsidiarity and locality principles, which are requirements for democracy, could be partly secured and the sovereignties of local governments would be raised,” she said.

Diyarbakır Metropolitan Co-Mayor Gültan Kışanak, the former co-chair of the Peace and Democracy Party (BDP), told Al-Jazeera Turk in April that they would seek to obtain local governments’ share from local economic and energy sources.

“Of course we want an [oil] cut, we want our cut from all energy sources, underground and above ground; we want to take advantage of all the economic wealth. Locals must have their share,” she said.
(hurriyetdailynews.com, July 3, 2014)

Framework law being discussed in Turkish parliament

A meeting of the Internal Affairs Commission of the Turkish parliament has started to discuss the “framework law” for the peace process.

The discussions featured a row between the deputies of HDP and the nationalist party MHP.  In addition to the members of the commission, the session of the Internal Affairs Commission of the parliament has been attended by BDP parliamentary group co-chairs, Pervin Buldan and  Idris Baluken, AK group chair Ahmet Aydin, CHP group chair Akif Hamzacelebi, and MHP group chairs Oktay Vural and Yusuf Halacoglu.

The aggressive attitude of MHP deputies towards HDP deputies increased the tension in the meeting.

MHP’s Ankara deputy Ozcan Yeniceri said to the Commission chair Mehmet Ersoy: “You are the interlocutor here, who are these persons?”

Reacting to Yeniceri, HDP deputy Hasip Kaplan responded: “We have been elected. Why are you showing no respect to the will of the people?”

MHP group chair Oktay Vural said the subject of the draft law is itself a crime and that the law provides the privilege to commit a crime and that therefore the draft law cannot even be discussed in parliament.

The draft law prepared by the government and known as “the framework law for the peace process”  was submitted to parliament on 26 June under the title “Draft Law to End Terror and to Strengthen Social Integration”.

Meeting the HDP delegation the same day, Abdullah Ocalan said “The submission of the law to the parliament is a historic step” and added: “It is not correct to think that everything will be finalised with this law. This is just a framework law to legalise the process. This was something that should have been done 10 years ago. I find it incomprehensible that the state has always tried to avoid legislation”. Ocalan said that he proposed 9 main articles for the solution of the Kurdish problem and the democratisation of Turkey, adding that detailed work must be carried out on these issues after the legislation of the framework law was enacted.
(ANF, Junly 2,  2014)

demirtasLe candidat présidentiel kurde Demirtaş défie Erdogan


par  Amitiés kurdes de Bretagne

Le 10 août prochain, les électeurs de Turquie vont élire au suffrage universel le président de la République pour la première fois. Il était jusqu’à présent élu par la Grande Assemblée nationale de Turquie (le Parlement). Le seul vrai opposant au candidat de du parti islamo-conservateur AKP, président auto proclamé avant l’heure, sera le candidat présenté par les Kurdes : Selahattin Demirtaş.

Pour tous les observateurs, en effet, le tout puissant Premier ministre Recep Tayyip Erdogan est donné gagnant au premier tour. Il est vrai que tout est fait, semble-t-il, pour favoriser cette prise de pouvoir. On a pu croire un temps que mouvement religieux de Fethullah Gülen, d’abord allié et maintenant ennemi juré du Premier ministre, pousserait la candidature du président actuel, Abdullah Gül, dont le mandat se termine le 28 août, mais ce vétéran de la politique, plusieurs fois ministre, Premier ministre en 2002/2003, élu difficilement président de la République en 2007, a préféré éviter la lutte fratricide entre deux candidats islamistes. Un scénario du type « Poutine - Medvedev » est-il en préparation ? Les paris sont ouverts.

Le plus surprenant est la candidature d’Ekmeleddin Ihsanoglu, Secrétaire général de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), candidature présentée à la fois par deux des trois formations politiques d’opposition - et néanmoins antagonistes - représentées au Parlement : le Parti républicain du peuple (CHP), parti nationaliste, laïque, membre de l’International socialiste et le Parti d’action nationaliste (MHP), parti fasciste d’extrême-droite. Choisir un discret diplomate inconnu, musulman ouvertement pratiquant de surcroît, pour défendre la laïcité contre un tribun prêt à tout paraît être le fruit d’une stratégie subtile ou d’une manœuvre désespérée. Ce candidat d’union de la carpe et du lapin ne fait pas l’unanimité chez certains députés CHP qui refusent de le soutenir, le considérant comme un candidat de droite. Ils pourraient d’ailleurs présenter un autre candidat.

Ultime manœuvre d’Erdogan pour s’attirer les voix des Kurdes

Le Premier ministre candidat, quant à lui, dans une ultime manœuvre pour s’attirer les voix des Kurdes, qui représentent 20 % de la population, a fait déposer la semaine dernière au Parlement un projet de réforme destiné « à mettre fin au terrorisme et renforcer la cohésion sociale ». Le paquet de réformes comprendrait six articles dans divers domaines (politique, législatif, socio-économique, culturel, droits de l’homme et sécurité). Pour ce faire, le gouvernement s’engagerait à organiser une large concertation. Des mesures seraient prises pour favoriser le retour des combattants du PKK à la vie civile et assurerait l’immunité à toutes les personnes (comme les membres du MIT par exemple) ayant participé ou participant aux négociations de paix. Tout ceci est évidemment pris avec une extrême prudence par Kurdes habitués aux coups tordus d’Erdogan.

L’autre geste spectaculaire pour séduire les Kurdes est la libération de Hatip Dicle, une personnalité peu connue en France mais qui est sans doute la personnalité la plus populaire au Kurdistan de Turquie après Abdullah Öcalan. Hatip Dicle est la figure emblématique de la résistance kurde au Kurdistan, comme Leyla Zana, auréolée du prix Sakharov, l’est en Europe. L’un et l’autre, en 1994, alors qu’ils étaient députés du DEP, avaient été privés de leur immunité parlementaire, emprisonnés et détenus jusqu’en 2004. En 2009, Hatip Dicle était à nouveau interpellé et mis en détention. Elu député de Diyarbakir en 2011, son élection avait été invalidée par le Haut Conseil des Elections.

Hatip Dicle a été accueilli à sa sortie de prison de Diyarbakir par Faysal Sarıyıldız, député de Sirnak et compagnon de détention de 2009 à février 2014, par les co-maires métropolitains de Diyarbakir, Gültan Kisanak et Firat Anli, les membres de sa famille et de nombreux représentants d’organisations de la société civile.

Selahattin Demirtaş, coprésident de la principale force politique kurde de Turquie, le Parti pour la Paix et le Démocratie (BDP) et du Parti de la Démocratie du Peuple (HDP), est le vrai candidat d’opposition. Le HDP a été créé pour prendre peu à peu la suite du BDP avec comme objectif de rapprocher les forces pro-kurdes de celles de la gauche turque, en vue de former, au plan national, une vraie force d’opposition. Déjà tous les députés kurdes ont démissionné du BDP pour former l’ossature d’un groupe parlementaire HDP. C’est donc en droite ligne avec cette politique que cette candidature a été posée : Selahattin Demirtaş sera le candidat des Kurdes à la présidentielle d’août prochain « avec notre peuple et nos principes » mais aussi au-delà : « j’aimerais être perçu comme le candidat de tous les opprimés et de tous ceux qui se sentent laissés-pour-compte en Turquie ».

Selahattin Demirtaş veut être aussi celui qui portera le flambeau de la lutte pour la paix « entre les Turcs et les Kurdes en Turquie ».

Né le 10 avril 1973 à Palu (Turquie), avocat, diplômé de la Faculté de droit de l’Université d’Ankara, il est membre de la fédération turque d’Amnesty International, de la Fondation des Droits de l’Homme de Turquie et de l’Association turque des Droits de l’Homme (IHD) dont il a été un temps président de la section de Diyarbakir.

Il est secrétaire général de la Plateforme démocratique de Diyarbakir en 2005, composée de groupes de défense écologiques, d’organisations de défense des Droits de l’Homme, d’organisations syndicales et professionnelles, d’organisations de journalistes, de femmes et autres organisations travaillant avec la population locale.

Il est élu en 2007 député de Diyarbakır et rejoint le groupe du Parti pour une Société démocratique (DTP), puis le BDP qui a remplacé le DTP interdit en décembre 2009. Il en devient le co-président avec Gültan Kışanak. Il est condamné en 2010 à 10 mois de prison pour des liens présumés avec le PKK et est l’un des initiateurs de la campagne de désobéissance civile de 2011/2012. En 2011, il est élu député BDP de Hakkari et, depuis peu, co-président du nouveau parti HDP.

En visite à Rennes en juin 2010, il est intervenu en faveur des détenus politiques en Turquie : « leur sort est entre vos mains » a-t-il dit au maire de Rennes, aux élus municipaux et aux parlementaires.

André Métayer
http://www.amitieskurdesdebretagne.eu/spip.php?article813&lang=fr

Erdoğan looking to appeal to Kurdish voters

Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan has launched a charm offensive aimed at winning the confidence of Kurdish voters after being installed on July 1 as the ruling party’s presidential candidate.

“If God permits, we will never and we can never let the resolution process stall during our presidency,” Erdoğan said, recalling how he has repeatedly declared his devotion to proceed with his government’s peace process, which intends to end the three-decade-long conflict between Turkey’s security forces and the outlawed Kurdistan Workers’ Party (PKK).

“Turkey has no choice other than a resolution, peace and fraternity,” he added.

Electioneering will be no easy task for Erdoğan, since he would need at least 50 percent to win outright in the first round of the elections on Aug. 10, which will be Turkey’s first-ever direct presidential election held in two-rounds.

Support from the Kurdish population, who make up around one-fifth of the country’s population, could be decisive for his chances of winning the election and avoiding a potential second round run-off on Aug. 24.

The AKP leader notably referred to the notorious Diyarbakır Prison and the use of the Kurdish language in the public sphere, both of which have an importance among the Kurdish community.

“We have been in politics for the poor in Istanbul’s Sultangazi, Ankara’s Altındağ and Diyarbakır’s Benusen districts, who are on the outskirts of entire Turkey… We have been in politics [to bring the torturers to account for the crimes they committed] in Diyarbakır Prison, for the cruelty in Mamak Prison and the injustice in Metris [Prison],” Erdoğan said. “We have been in politics for those mothers who couldn’t speak any other language than Kurdish, visited their children in the prison, were banned from speaking their mother tongue, had to have conversations with their children by looking into each other’s eyes, for those mothers whose hearts have been torn out,” he added.

The infamous Diyarbakır Prison was a scene of humiliation and torture of Kurdish political prisoners following the Sept. 12, 1980, military coup d’état.

If Erdoğan does dip below the required 50 percent needed to avoid a run-off in the second round, votes from the Kurdish population could still decide his fate.

Analysts say roughly half of all Kurds already vote for the AKP and many more will likely follow suit in the belief that Erdoğan offers the best hope of a lasting peace settlement. His government sent to Parliament last week a bill setting out a legal framework for peace talks.

Speculation that the People’s Democratic Party (HDP) might tacitly throw its weight behind Erdoğan in the first round by naming either a weak candidate or no candidate has yet to materialize.
(hurriyetdailynews.com, July 2, 2014)

Minorités / Minorities

koekelberg
                                                                                                              (Photo:
belgicatho)

Une veillée de prière pour les chrétiens d'Orient à Bruxelles

Résumé de l'article diffusé par belgicatho le 29 juillet 2014:

Une veillée de prière a été organisée hier soir (lundi) à la Basilique de Koekelberg. Nous n'étions pas au courant de cette initiative mais un ami, prévenu à la dernière minute, a pu y assister. Il nous en livre le compte-rendu qui suit ci-dessous.
 
Voici l'invitation qui a été lancée (et que nous n'avions pas reçue) :
"Nous les chrétiens des églises orientales de Bruxelles (églises syriaques, chaldéenne, maronite, melkite, assyrienne, arménienne, Coptes…) orthodoxes et catholiques ensemble nous vous invitons à une prière commune pour la paix au Proche-Orient. Par cette prière nous voulons aussi soutenir nos frères en Christ qui vivent le calvaire de notre Seigneur, particulièrement en Irak.

"Faisons monter ensemble d’un même cœur notre supplications à notre Père céleste pour que son règne de paix vienne dans ces pays du Proche-Orient."

"A mon arrivée, surprise, la basilique est bondée et des chaises sont ajoutées sur les côtés pour accueillir les fidèles qui continuent à affluer. Il y avait plus de 1000 personnes dans cette assemblée.

"Un passage de l'Evangile est lu en différentes langues orientales par les représentants des communautés d'Orient vivant à Bruxelles et ses environs. Le texte est chanté par Mgr Kockerols (évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Malines-Bruxelles)  en français.

"Au lieu de l'homélie, le prêtre dirigeant la veillée préfère donner le message de Mgr Louis Raphaël Sako (Patriarche de Babylone des Chaldéens) aux chrétiens d'Irak et à ceux de Mossoul.
 
Pendant toute la veillée un diaporama était projeté sur un écran.  Il reprenait de nombreuses photos d'églises en feu, de chrétiens crucifiés, de familles en fuite, de maison taguées de la lettre "N".

Reste une question : quand est-ce que les évêques de Belgique vont se prononcer sur cette questions grave ?

Le ramadan doit-il monopoliser toute l'attention de nos pasteurs au point d'oublier nos frères d'Irak ?

Texte complet de l'article:

http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2014/07/29/une-veillee-de-priere-pour-les-chretiens-d-orient-a-rassemble-un-millier-de.html

Support by TYS and PEN for Writer Mario Levi

Writers’ Union of Turkey (TYS) and PEN Turkey also made declarations in support of the writer Mario Levi from Turkey after his inclusion in the “Israeli products to boycott” list over social media.

TYS: Levi is not a dartboard; he is a writer from Turkey

“As the Israeli government’s massacre in Gaza continues, the arrows of violence that have made a habit of talking down to people are targeting our country’s citizens.

“The idea that Turkey’s and Turkish’s writer Mario Levi should be subjected to racist attacks and his books protested along with Israeli products is a black mark on humanity.

“Mario Levi is not a dartboard for those who cannot take on Israel. He is a writer of Turkey.

“The parties to be protested are not Mario Levi and his books, but the international foci of capital that choose to remain silent as Palestine is destroyed, the governments that have rendered racism a part of our daily lives, and their extensions.

“The people and the nations suffering oppression can only live in a good world together through the language of peace, and not through valor, hate, or racism.”

PEN: An embarrassing dishonor

“We are with our fellow citizen, our novelist and Executive Board member Mario Levi.

“Our expert writer Mario Levi's works are a gift from Turkey to the world. For some of the protestors of the Israeli government to target his novels constitutes racism and impertinence, an embarrassing dishonor. We strongly condemn this inhumane and fascist approach.”

“It seems some have included my books in the “Jewish products” to boycott. I have experienced this too in my beloved and beautiful country.” Levi had tweeted on July 23.

Those supporting Levi had started the hashtag #MarioLeviTürkiyedir, while Culture and Tourism Minister Ömer Çelik had deemed Levi’s inclusion in the list a “hate crime”.
(BIA, July 25, 2014)

Constitutional Court rules that rights of Dink family violated

The Constitutional Court, in a unanimous decision, has found that the rights of the family of journalist Hrant Dink, who was assassinated in 2007, have been violated because the murder investigation had not been conducted effectively.

The high court was reviewing an application filed by the Dink family. It established that the murder investigation had not been conducted effectively and that judicial authorities failed to properly inform the family about the developments in the case.

Dink family lawyers said they had two pending petitions filed previously with the Constitutional Court, noting that although they were not sure out of which application Friday's decision had come, they welcomed the decision.

Hakan Bakırcıoğlu, a lawyer for the Dink family, said he did not know the details of the decision, because the reasoned decision of the court hadn't yet reached the lawyers. He said the family had filed two separate petitions with the high court: once concerning restrictions imposed on the investigation by a confidentiality order issued by the court and the other one an objection against the state authorities' refusal to issue permission to investigate some public servants during the course of the probe.

“In any case, whether this came out of our first or second petition, this is a positive decision as it is in line with the European Court of Human Rights [ECtHR] decision. This is yet another decision that has found violations and it should be a priority to first conduct an effective investigation and bring to light the connections behind the Dink murder and then file charges against public officers.”

In 2010, the ECtHR, based in Strasbourg, ruled that Turkey failed to protect the life and freedom of expression of Hrant Dink.

Fethiye Çetin, another lawyer representing the family, said the murder investigation had remained open at the İstanbul Prosecutor's Office since 2007. She recalled that following the ECtHR ruling, the Dink family had demanded charges be filed against the public servants believed to be responsible for their failure to prevent the murder. Çetin said this investigation regarding the public servants has been merged with the main investigation. She said that because there has been a confidentiality ruling concerning the investigation, the lawyers have not seen any of the testimony of those who have been summoned by the court, which was in violation of the law. “This was completely against the law. This was one of the first petitioned we filed with the Constitutional Court -- after it became possible to appeal to the court as individual citizens -- regarding the confidentiality decision on the case. A few months ago, we filed another application regarding the status of public servants in the case but I don't think this ruling came out of that application.”

Dink, the late editor-in-chief of Turkish-Armenian weekly Agos, was shot and killed in broad daylight on Jan. 19, 2007, by an ultranationalist teenager outside the offices of his newspaper in İstanbul. Evidence discovered since then has led to claims that the murder was linked to the “deep state,” a term that refers to a shadowy group of military and civilian bureaucrats believed to have links with organized crime.

Although it has been more than seven years since the assassination, no satisfactory outcome has been produced by the trial. In the latest development in the case, the İstanbul 14th High Criminal Court on Thursday postponed the next hearing in the trial to Oct. 30. The case is now being heard once again by this court, after a high court overturned the court's earlier decisions to acquit the suspects.

The 14th Specially Authorized High Criminal Court -- as the court was previously called -- on Jan. 17, 2012, acquitted all the suspects in the case of the charge of membership in a terrorist organization. The Chief Prosecutor's Office of the Supreme Court of Appeals challenged the ruling, arguing that the suspects had not acted alone but as part of a criminal organization. Later, the 9th Criminal Chamber of the Supreme Court of Appeals reversed the acquittal of the suspects on charges of membership in a criminal organization. The chamber ruled that the suspects should be retried on this charge.
(TODAY'S ZAMAN, July 18, 2014)

Dink's family: "Cases Must Be Filed Against Government Personnel"

Upon evaluating assassinated Agos Newspaper Chief Editor Hrant Dink’s spouse Rakel Dink, brother Orhan Dink and children Delal Dink, Arat Dink and Sera Dink's personal application, the Constitutional Court (AYM) ruled that the Dink family’s rights had been violated on grounds that "an efficient investigation has not been conducted."    

The verdict was unanimous.

One of the lawyers on the case, Hakan Bakırcıoğlu told bianet that they had not yet seen the verdict, and stated the following:

“If the decision was taken due to the lack of an effective investigation and based on the reasons behind the European Court of Human Rights’ (EHCR) ruling, the Prosecutor has to complete the investigation and prepare a bill of indictment.

"The court had not granted permission to investigate into the İstanbul and Trabzon Police Forces and overruled all our objections. As for gendarmerie personnel, permission to investigate was granted regarding only some of them.

"When we carried the issue to the EHCR, the court ruled that the Police Headquarters in Trabzon province, where the perpetrators organized the murder, and the Police Headquarters in Istanbul, the province where Hrant Dink lived and the murder took place had in coordination or separately failed to take action to prevent the murder, thereby violating the right to life.

The same observation in DDK, Inspection Board reports

"This decision emphasizes both the lack of an effective investigation, and the failure of the institutions to take the necessary precautions in order to prevent the murder.

"We have made numerous requests since the EHCR verdict, but we never got a response in this manner. Not only the EHCR, but also the Prime Ministry Inspection Board and the State Supervisory Council (DDK) reports had underscored this issue. The Prosecution must immediately file a case based on the EHCR, the Constitutional Court, and these two reports."

Two applications to the Constitutional Court

There have been two applications to the Constitutional Court about the Dink case. The first, dated November 2012, argues the lack of efficient investigation and of information on the investigation provided to the plaintiffs. The second application on March 2014 stemmed from the court’s refusal to investigate into government personnel.

In the beginning of July, Bakırköy 8th High Criminal Court had ruled lack of grounds for legal action about government personnel allegedly implicated in the murder through negligence and intent. Ergun Güngör, Celalettin Cerrah, Ahmet İlhan Güler and six police officials can now be tried as a result of this last decision. Prosecutors will be able to launch direct investigations into the suspects without first seeking permission.
(BIA, July 18, 2014)

Armenians back Demirtas in presidential elections

An Armenian organisation, Nor Zartonk (Renaissance), calling itself the self-organisation of the Armenian community in Turkey, has declared its support for Selahattin Demirtas in the presidential elections to be held on 10 August.

Issuing a written statement, Nor Zartonk said: “The people, workers and all the excluded have an alternative in these elections against the conservative, nationalist and statist tradition” pointing to Demirtas.

Nor Zartonk emphasised that the candidate of the ruling party, Recep Tayyip Erdogan, has been a person continuing to pursue a century-old state policy of denial, adding that the joint candidate of CHP-MHP Ekmeleddin İhsanoglu is “a candidate to be the new face of the moderate Islam project”.

Nor Zarton added:

“The people of Turkey are not condemned to these two right wing candidates, one being an exact copy of the other despite their being promoted in that way. The candidate of the People’s Democratic Party, Selahattin Demirtas, as ‘the candidate of the people and of change’ is the hope of all the working people in the August elections.

Against the two self-same candidates who are in favour of the continuation of the statist policies and the policies of denial, our presidential candidate is Selahattin Demirtas, who marches hand in hand with the people from Sivas to Lice, who exclaims the reality of the Armenian genocide in parliament, has struggled against all kinds of discrimination throughout his life and who defends the rights of the workers, the LGBTI individuals and all the oppressed.

Nor Zartonk (Renaissance) is an Armenian organisation defining itself as the self-organisation of the Armenian people. Having as their point of departure the Armenian people living in Turkey, Nor Zartonk says they struggle for the co-existence of all the peoples of Turkey and the world in equality, peace and fraternity. Nor Zartonk also declares that they have no hierarchical structure or administrative positions amongst themselves.
(ANF, July 16, 2014)

Zirve murder victim's wife leaves Turkey after suspects' release

Susanne Geske, the wife of one of the three missionaries brutally killed in 2007 Malatya at the Zirve Publishing House, has left Turkey after a court released the murder suspects following changes made by the Justice and Development Party (AK Party) to the judiciary.

Bible publishers Tilman Geske, Uğur Yüksel and Necati Aydın, who all worked at the Zirve Publishing House in Malatya, were brutally killed on April 18, 2007. More than seven years have passed since their deaths. However, the trial of the suspects has changed course since the Dec. 17, 2013 raid in which businessmen close to the AK Party government and the sons of three ministers were detained on corruption charges. Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan, who claimed that the graft allegations were part of a plot to overthrow his government, responded to these claims by making changes to the judiciary, at the end of which, many individuals who were on trial for attempted coups d'état were released in March.

Suspects Emre Günaydın, Abuzer Yıldırım, Cuma Özdemir, Hamit Çeker and Salih Gürler, for whom life without parole have been demanded, were released by the Malatya First High Criminal Court upon requests by suspects' lawyers and are on probation from the Malatya E-Type Prison.

The court based its decision on a law that has abolished specially authorized courts, while dropping the detention period for terrorism charges from 10 years to five. As per Law No. 6526, which went into effect after being published in the Official Gazette on Thursday, anyone who has been in prison for five years without a final verdict on their case will be released.

Representatives of Turkey's Christian communities have expressed that the release of the suspects has made them anxious, and many now feel unsafe here. Geske, who had remained in Malatya after her husband's murder, has recently left Malatya. In her initial remarks about the releases, Geske had said she felt under threat. A bodyguard had been assigned to Geske.

It emerged that Geske and her two children left Turkey last month. In another scandal concerning the Zirve suspects, it earlier emerged that one of the suspects who was under electronic monitoring could leave his house freely with no intervention from the police despite objections by other officials.

However, Geske might return, at least according to Umut Şahin, secretary-general of the Union of Protestant Churches. He said: “Ms. Geske left only for six months in relation with his son's education. She will be back.”

Only four people -- retired Col. Mehmet Ülger, Maj. Haydar Yeşil, Ruhib Abat and Varol Bülent Aral -- remain behind bars in the Zirve trial, which is currently being heard by the 1st High Criminal Court.
(TODAY'S ZAMAN, July 14, 2014)

Les tweets antisémites d'une chanteuse divisent les internautes Turcs

Une chanteuse populaire, Yildiz Tilbe, était vendredi sous le feu des critiques après avoir tweeté des propos antisémites en réaction aux raids aériens israéliens sur Gaza, qui lui ont toutefois valu le soutien du maire d'Ankara.

"Si Dieu le permet, ce seront à nouveau les Musulmans qui en termineront avec ces Juifs, bientôt, bientôt", a déclaré sur son compte officiel Twitter -- @YildizzTilbee, la chanteuse pop qui a démarré sa carrière dans les années 90 en Turquie.

"Ils (Les Juifs) sont hostiles à Allah et à tous les prophètes, y compris au leur, Moïse", a-t-elle encore posté.

Dans un autre tweet, la chanteuse semble louer Hitler pour avoir exterminé massivement les Juifs, en écrivant "Dieu bénisse Hitler".

La communauté juive de Turquie a condamné les propos "racistes et incitant à la haine" de la chanteuse et appelé la justice "à débuter immmédiatement les procédures légales nécessaires" prévues par le code pénal.

Les commentaires se sont également multipliés sur les réseaux sociaux où circule une pétition demandant à la chanteuse de s'excuser.

Mme Tilbe a répliqué aux critiques en assurant qu'elle n'était pas raciste.

"L'oppression contre les Musulmans est présente dans le monde entier. Y a-t-il un seul Américain ou Juif qui est en train d'être massacré, dont le pays est bombardé et où des gens sont tués ?", a-t-elle ajouté.

Le maire d'Ankara, Melik Gokcek, un responsable du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, a apporté son soutien à la chanteuse en retweetant la plupart de ses commentaires, excepté celui sur Hitler, qu'il a qualifiés "plein d'intelligence".

"Je vous applaudis Yildiz Tilbe pour les messages que vous avez adressés à vos collègues et particulièrement à la nation turque", a-t-il écrit.

La Turquie est l'un des rares Etats à majorité musulmane à entretenir avec Israël des relations diplomatiques, qui se sont toutefois sérieusement détériorées depuis l'arrivée au pouvoir du parti islamo-conservateur AKP du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

M. Erdogan, qui domine la vie politique turque depuis plus d'une décennie, est connu pour ses diatribes à l'encontre de l'Etat israélien.

L'offensive israélienne aérienne à Gaza a fait plus de 100 morts palestiniens en quatre jours et les tirs de roquettes vers Israël se poursuivaient vendredi.

Yildiz Tilbe est célèbre en Turquie depuis la sortie de son premier album en 1994. Elle est auteur-compositeur, notamment pour d'autres chanteurs tels que la star turque de pop, Tarkan.
(AFP, 11 juillet 2014)

Sevan Nishanian Moved to Yenipazar Closed Prison

Linguist, tourism pioneer, and dissident writer Sevan Nishanian (Nişanyan) is being moved from the “maximum-security” Şakran Closed Prison in Aliağa to Yenipazar Closed Prison in Aydin.

This will the fourth prison stop for Nishanian, who started his sentence at Torbalı Open Prison on January 2 of this year. Nishanian had been tried and convicted of “illegal construction”; the building activity in question was the construction of a 40 sq m (431 sq ft) cottage on his own property, which was deemed “unauthorized” and “against code.”

Nishanian’s first move from Torbalı, an open (roughly equivalent to minimum-security) prison to Buca, a closed (roughly equivalent to maximum-security) prison on February 26, had come about as a result of whistleblowing: Nishanian publicized theft by a prison guard, which led to an investigation, which led to the prison administration’s decision to banish him.

That Nishanian had started serving his sentence in an open prison was in line with the nature of the nonviolent crime he was alleged to have committed; his move to Buca’s maximum-security environment, by contrast, was widely condemned as unjust punishment and exile. In addition, the haste with which the transfer was ordered, without a court ruling in place, had been referred to as a miscarriage of justice by commentators.

At Buca, Sevan Nishanian was made to sleep on the cold concrete floor for several days—prison officials claimed that no cot was available—and was not allowed to shower. When there was a public outcry about the conditions that not only Nishanian but also the other inmates at Buca were subjected to, Nishanian was moved a second time, this time to Şakran, in İzmir province’s Aliağa district. This time the stated reason was that Nishanian’s life was at risk.

FOUR PRISONS IN SIX MONTHS

At Sakran, Nishanian was put in the same cellblock with inmates on trial for murder, facing life without possibility of parole. Soon thereafter, he was put in solitary, once again because his life was in danger. On May 27, Nishanian petitioned the prison administration, stating that he was unjustly being kept in isolation, the risk of bodily harm serving as a convenient excuse; he asked to be moved out of Şakran. The administration, having reviewed the petition, ordered today that Nishanian be moved to Yenipazar Closed Penal Facility in Aydın.

Demokrat Haber has learned that Yenipazar, where Mehmet Ağar was incarcerated in the past, has better conditions compared to Nishanian’s third location.

“FREEDOM FOR SEVAN NISHANIAN”

Sait Çetinoğlu, a member of the International Committee for Freedom and Justice for Sevan Nishanian, pointed out that while this may technically qualify as an improvement, it is still incarceration in a maximum-security prison and a continuation of the pressure and restrictions facing one of the most prominent dissidents in Turkey. Çetinoğlu called for a reversal of Nishanian’s conviction and urged authorities to free him.

Speaking to Demokrat Haber, Çetinoğlu called the ongoing situation a plot, likening the latest prison move to “scaring a patient with death to get him to accept malaria as the lesser of two evils.” Pointing out that the committee has called for Nishanian’s sentence to be thrown out, his legal right to have access to an environment to continue his research and writing restored, and above all, his freedom given back, Çetinoğlu noted: “It is suggestive, to say the least, for Nishanian to be put away for four years, and be under threat to serve even longer as other cases filed against him make their way through the system, as the government prepares an organized campaign of denial leading up to 2015, the centennial of the 1915 Armenian Genocide.”

Çetinoğlu said that the Committee had been closely monitoring Nishanian’s incarceration saga and, following Nishanian’s May petition, written to international human rights and solidarity organizations for writers and journalists, providing details on the case and numerous legal violations associated with it. (cetinoglus@gmail.com,
Hrant Kasparyan / Demokrat Haber - July 9, 2014)

Turkish lobby in the USA prepares ‘master plan’ for 2015

The largest Turkish group in the United States has prepared a plan to counter efforts by Armenian lobby groups on the eve of centennial anniversary of the 1915 events.

Armenians say up to 1.5 million of their forebears were killed in 1915 and 1916 by the forces of the Ottoman Empire.

Turkey disputes the figure, arguing that only 500,000 died and denies this was genocide, ascribing the toll to fighting and starvation during World War I.

The Assembly of Turkish American Associations (ATAA), a Washington-based group founded in 1979, has prepared a “master plan” to “respond to the Armenians’ claims on every front.”

The Turkish campaign, which will include “both proactive and reactive responses,” will be introduced to all Turkish groups that will be invited to Washington in September.

“Proactive” measures include the forming of “activist committees” who will visit lawmakers in each state, conduct social media campaigns, keep in touch with traditional media outlets, prepare online courses and organize countrywide networking meetings for Americans.

One part of the initiative consists of the organization of at least 20 “day-long conferences” in partnership with local universities and with the participation of famous Turkish-Americans like Dr. Mehmet Öz and Coca-Cola CEO Muhtar Kent.

“Reactive” responses will include immediately countering when the claims from Armenians are published or featured in panels, conferences and exhibitions organized by the Armenian lobby groups. The ATAA will request from the writers and publishers to include the Turkish claims in their books or documentaries based on the Armenian claims.

Another aspect of the Turkish campaign will focus on Capitol Hill. The ATAA will cooperate with PaxTurcica for a joint educational program for the members of Congress. Members of the U.S. Congress will be instantly informed when they are presented with an anti-Turkish bill.

Meanwhile, “ghost websites” that have been set up by the Armenian lobby to manipulate search engine results on the web will be countered more effectively, according to the ATAA document.

The Turkish-American community will also hold a fundraising event for every such event that the Armenian lobbies organize in the U.S.
(hurriyetdailynews.com, Tolga Tanış, July 5, 2014)

Appel à l’action contre le brutal nettoyage ethnique et religieux au Moyen-Orient

26 juin, il est presque minuit et je viens de parler à la famille d’une des six filles chrétiennes (arméniennes et assyriennes) qui ont été kidnappées à Alep. Après plusieurs essais, j’ai réussi à contacter la mère d’une des filles. Sa fille avait disparu 24 heures auparavant, et quand nous avons parlé, elle n’avait pu joindre sa fille que par téléphone mobile, et c’était une voix d’homme au bout du fil.

« Votre fille est saine et sauve. Félicitations, demain elle sera initiée à la Vraie Foi et honorée par le mariage à un de nos fils. Glorifiez Allah ».

J’ai besoin d’une pause par rapport à la Syrie et à l’Iraq. Par rapport à la guerre, la misère, l’oppression, le sang, la cruauté et la mort. Mais il y a peu de chance que cela arrive : minute après minute, je reçois des mises à jour de ce qui se passe hors de la bulle endormie de la Suède, et c’est là où se trouvent mon cerveau et mon cœur, 24h sur 24. Je lis mes emails. Encore un autre mail d’une organisation suédoise qui veut que je vienne parler de la diversité. Ils veulent aussi que je parle des refugiés nouvellement arrivés, dans un esprit positif. Je reçois un nouveau SMS sur mon téléphone, d’un ami turc. Il dit : « Vérifie tes messages sur Facebook, je t’ai envoyé une vidéo. Ce sont des images d’un exode en masse de la cité assyrienne de Qarakosh. 40 à 50.000 personnes qui fuient, paniqués. Le trafic est chaotique. des milliers de voitures, pleines à craquer de bagages; chaque voiture emmenant au moins 7 passagers. D’autres qui n’ont pas suffisamment de chance pour avoir une place assise, courent entre les voitures, en portant des enfants dans leurs bras pendant que les personnes âgées restent debout, tremblants sur le bord de la route. J’appelle frénétiquement mon contact et je mets la main sur Youssef.

« Ils arrivent, ils arrivent ! J’entends une femme crier « Ils sont ici ! » alors qu’elle court hors de sa maison. J’entends des cris semblables d’autres personnes. Les cloches des douze églises de la ville sonnent en guise d’avertissement. Je bourre la voiture avec 9 personnes et je démarre. Nous entendons les bombes et une fusillade dans le lointain. Nous sommes maintenant à Erbil, mais tout le monde n’a pas réussi à s’enfuir ».

Je tremble de rage, en versant des larmes d’impuissance. C’est mon peuple, mon histoire et mon héritage. C’est en train d’arriver maintenant. Mes grands-parents maternels ont survécu au génocide arménien, assyrien et grec pontique, le « Seyfo », dans l’empire ottoman il y a environ 100 ans. Ma grand-mère, la seule survivante d’une grande famille étendue, a été retrouvée dans un puits plein de cadavres. Il y a à peine quelques mois, je parlais avec une femme dont la famille entière avait été retrouvée dans un puits dans un village de Syrie. Ma grand-mère a été enlevée et forcée à vivre comme une musulmane pendant de nombreuses années, jusqu’au jour où elle fut reconnue par quelqu’un qui a risqué sa vie pour la rendre au petit groupe qui restait de sa famille. La femme en Syrie à qui j’ai parlé, dont la famille avait été trouvée dans un puits, est maintenant kidnappée, convertie de force et Dieu sait quoi d’autre. Personne ne sait même si elle est en vie.

L’histoire de mes grands-parents n’est pas très différente d’histoires de Syrie et d’Iraq que j’entends aujourd’hui, et ce qui se passe là-bas peut rapidement s’étendre et inclure la Jordanie et le Liban. Les Chrétiens et les autres minorités sont oppressées, persécutées, harcelées et tuées. Pourquoi ? parce qu’ils sont nés dans des minorités religieuses. Le viol, le kidnapping et le meurtre fait partie de leur vie quotidienne à présent. Les gens n’arrêtent pas de me signaler que les atrocités n’arrivent pas seulement aux Chrétiens, que des gens de toutes les confessions fuient le fondamentalisme. C’est vrai, mais cela ne rend pas les atrocités contre ceux qui ont la « mauvaise » foi moins épouvantables.

Beaucoup de choses arrivent en même temps, y compris les nettoyages religieux et ethniques en Iraq. Donc, combien de temps le monde va-t-il faire l’autruche et prétendre que cela n’arrive pas, peut-être par peur d’être catalogué comme islamophobe ?

Alors que la couverture médiatique se concentre sur le conflit entre Shiites et Sunnites, dans les coulisses un nettoyage des minorités religieuses bat son plein. Il a commencé il y a plus de cent ans, quand plus de deux millions de Chrétiens et de Yézidis furent massacrés, et il continue jusqu’à ce jour. Depuis la chute de Saddam Hussein, plus de 70 églises ont été attaquées en Iraq seulement et plus de la moitié des Chrétiens d’Iraq ont fui le pays. Les Mandéens, un autre groupe ethnico-religieux, sont quasiment non-existants.

Maintenant nous voyons les mêmes choses qui arrivent en Syrie où les villes sont vidées les unes après les autres de leurs habitants assyriens et des autres non musulmans. J’ai lancé une campagne internationale par laquelle nous allons faire entendre les voix des victimes. Le 2 juillet marque le début d’une cause qui s’étend à travers 13 pays.

Nous demandons que les pays avoisinants offrent l’asile aux Assyriens et aux autres minorités non musulmanes d’Iraq et de Syrie. Notre cause œuvre pour qu’aucun politicien, aucun fonctionnaire du Ministère des Affaires étrangères, ni aucune équipe éditoriale d’agence de presse ne puisse dire qu’ils ne savaient pas et qu’ils n’ont pas agi à cause de cela.

Un nettoyage ethnique et religieux systématique est en cours dans certaines parties du monde islamique. Nous avons des informations et nous avons des faits. Nous sommes en contact continu avec les victimes de ces persécutions. Nous sommes même en contact avec les criminels, les leaders de groupes comme l’ISIS et autres, qui pensent réellement que l’imposition de la Sharia est le futur de ce monde - y compris pour les pays européens.

Nuri Kino - journaliste freelance, écrivain et expert du Moyen-Orient

Traduit de l'anglais par Cynthia Jean

On facebook

Politique intérieure/Interior Politics

Nouvelles attaques ridicules du vice-Premier ministre contre les femmes

Un ministre turc qui s'était déjà signalé par sa critique des femmes riant fort en public a déclenché mercredi une nouvelle polémique en s'attaquant aux femmes qui pratiquent la "pole danse" ou danse à la barre verticale.

Le vice-Premier ministre Bulent Arinc, l'un des cofondateurs du parti Justice et Développement (AKP au pouvoir) a vivement critiqué récemment la pratique d'une danse qu'il estime représentative du déclin des normes morales dans son pays.

M. Arinc avait été ridiculisé sur les réseaux sociaux, à la suite de ses déclarations sur le rire des femmes, par des femmes qui se sont montrées en photo en train de rire à gorge déployée.

Mercredi, au cours d'une émission télévisée, le vice-Premier ministre a affirmé que ses remarques avaient été sorties de leur contexte et a proposé quelques réflexions sur "les principes généraux de
morale".

Il a alors affirmé: "Il y a des femmes qui partent en vacances sans leur mari et d'autres qui n'arrivent pas à se retenir de grimper sur une barre verticale. Chacun vit comme il veut. Je ne suis pas en colère contre vous mais j'ai de la pitié pour vous"

Ces réflexions de M. Arinc semblent avoir été faites en réaction à une photo d'elle-même postée sur Instagram par l'épouse d'un célèbre joueur turc de football où elle apparaît dansant avec la légende "lorsque je vois une barre verticale, je ne peux pas résister".

L'épouse de Caner Erkin, joueur de la célèbre équipe stambouliote de Fenerbahce, a, depuis, supprimé la photo.

Prolongeant la campagne de mardi sur Twitter contre les propos de M. Arinc sur le rire des femmes, les internautes ont posté mercredi des photos de leur animal favori grimpant à la barre verticale ou de drapeaux s'envolant à partir de barres verticales.

La tension monte entre le mouvement laïc anti-islamiste et les sympathisants de la mouvance islamique dont est né l'AKP à l'approche de l'élection présidentielle du 10 août. Le poste est brigué par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, accusé par ses ennemis de vouloir remettre en cause les principes de laïcité sur lesquels s'est bâtie la Turquie moderne depuis la chute de l'empire ottoman.

Une éditorialiste, Ismigul Simsek, du site Bianet, l'un des sites du mouvement libéral hostile à l'AKP, a commenté les réflexions de M. Arinc en lui conseillant d'aller "arroser ses fleurs": " Nous savons très bien quel type de société, de moralité et d'attitude vis-à-vis des femmes vous voulez établir. Nous n'en voulons pas" a-t-elle écrit.
(AFP, 30 juillet 2014)

Jewish group wants its award back from Erdoğan

An association of Jewish Americans has said Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan has become the world's "most virulent anti-Israeli leader" and demanded that he return an award given to him a decade ago, partly for his efforts to broker peace between Israel and Palestinians.

The New York-based American Jewish Congress awarded Erdoğan its "Profile of Courage" award in 2004 for what it said was his stance on fighting terrorism and working towards peace.

"Now, we want it back," the association's president, Jack Rosen, said in an open letter to Erdoğan dated July 23 and made public on Thursday. He cited the Turkish leader's comments last weekend that Israel had "surpassed Hitler in barbarism" through its attacks on Gaza.

"A decade after we gave you our award, you have become arguably the most virulent anti-Israel leader in the world -- spewing dangerous rhetoric for political gain and inciting the Turkish population to violence against the Jewish people."

Anti-Israeli sentiment runs high in Turkey and Erdoğan's rhetoric plays well with his base of largely conservative Sunni Muslim voters, who he hopes will hand him victory in Turkey's first direct election of a president next month.

There is widespread anger in Turkey at Israel's offensive in Gaza, where the death toll reached 747 on Thursday after Israeli forces shelled a United Nations-run school, killing at least 15 people. 
(TODAY'S ZAMAN, July 24, 2014)

Selahattin Demirtas promet de lutter contre toutes les discriminations

Le candidat des Kurdes à l'élection présidentielle d'août en Turquie, Selahattin Demirtas, s'est engagé à lutter contre toutes les discriminations appelant à "une nouvelle vie" après près 12 ans de règne islamo-conservateur, défiant ainsi son rival le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

"Nous appelons à une nouvelle vie", a déclaré M. Demirtas, un avocat de profession et co-président de la principale force pro-kurde de Turquie (HDP), en lançant officiellement à Istanbul sa campagne pour le scrutin du 10 et 24 août.

"Une nouvelle vie prendra forme lorsque nous nous élèverons contre les discriminations ethniques, religieuses, sociales et sexuelles", a dit M. Demirtas qui espère être présent au deuxième tour contre M. Erdogan, crédité de 51 à 55% des suffrages dès le premier tour.

"Si la liberté veut dire danser au clair de lune, dansons tous ensemble pour une nouvelle vie", a insisté M. Demirtas, 41 ans, promettant de renforcer les droits des femmes et des homosexuels, affichant sa nette différence par rapport à l'attitude jugée "autoritaire" de M. Erdogan, critiqué pour ses interventions dans la sphère privée des Turcs.

"L'idée que l'on n'atteindra pas le deuxième tour est complétement fausse", a dit M. Demirtas auquel les sondages accordent moins de 10% des votes.

M. Erdogan, 60 ans, dont le Parti de la justice et du développement (AKP) est au pouvoir depuis 2002, a accru considérablement les droits de la minorité kurde (environ 15 millions sur 76 millions d'habitants) et compte sur son soutien pour l'emporter dès le premier tour de vote.

Dans une ultime manoeuvre pour s'attirer les voix des Kurdes, le chef du gouvernement a fait déposer la semaine dernière au parlement un paquet de réformes démocratiques.

Le principal rival de M. Erdogan est le candidat de l'opposition, Ekmeleddin Ihsanoglu, 70 ans, un intellectuel musulman aux idées progressistes et qui est l' ancien chef de l'Organisation de la coopération islamique (OCI).
(AFP, 15 juillet 2014)

Demirtas: "May God help Erdoğan if I'm elected President"

The Peoples’ Democratic Party’s (HDP) candidate for the upcoming presidential elections, Selahattin Demirtaş, revealed the roadmap of his campaign at an Istanbul meeting on July 15, along with a slogan declaring a “call for a new life.”

In the meeting, Demirtaş underlined his stance against all kinds of discrimination in Turkey while also boldly claiming that he will win the elections in the first round, scheduled for Aug. 10.

Responding jokily to a question from a reporter, he also added that the Justice and Development Party’s (AKP) leader and candidate for the elections, Recep Tayyip Erdoğan, would need God’s help if Demirtaş is elected president and Erdoğan remains prime minister.

“If I win and become president and Erdoğan remains prime minister, then may God help him. He will have to get used to democracy and plurality. He will not be able to tell [me], ‘come on, we’re leaving,’ in any meetings,” Demirtaş said. The latter was a clear reference to a notorious incident on May 10, when Erdoğan interrupted a speech in Ankara by Metin Feyzioglu, the chairman of the Union of Turkish Bar Associations, and called on incumbent President Abdullah Gül to leave with him as he stormed out of the meeting.

Demirtaş was repeatedly asked by reporters what his stance would be if he does not make it through to the possible second round of the election, and hinted that he would not express support for either Erdoğan or fellow candidate Ekmeleddin İhsanoğlu in a possible run-off. “We will never withdraw to the advantage of any candidates in the second round,” he said.

 “Turkey is at a crossroads. Either the authority of the state will be emphasized or radical democratic changes will be chosen. We plan a system in which the state becomes smaller and the citizen becomes bigger. The state will no longer be run by one person. We will pave the way for people to be involved directly in governing by organizing people’s councils, such as farmers’ councils, retired councils,” Demirtaş also said.

The co-leader of the Kurdish problem-focused HDP linked Turkey’s democratization to the solution of the Kurdish issue, vowing to change the current Constitution.

“The changing of this Constitution, which blesses the state and ignores the people, cannot be postponed anymore,” he said.

“The education system should be multi-lingual and everyone should have the right to learn their mother tongue in the education system. Along with the official language of Turkish, mother tongue education should be provided,” said Demirtaş.

Religion was another subject on which Demirtaş made promises distinct from the other two candidates, saying that both the Religious Affairs Directorate (Diyanet) and compulsory religion classes at school should be abolished.

“Religion classes should not be compulsory, students should be free to choose whether to attend such classes or not. The Higher Education Board [YÖK] should also be abolished and education shouldn’t be reduced to exams,” he said.

Demirtaş added that compulsory military service should be abolished and he would defend citizens’ right to conscientious objection, while also stressing that he would emphasize women’s rights and the rights of lesbian, gay, bisexual, transgender and intersex (LGBTI) individuals.

“The killings of women still continue in the patriarchal society. LGBTI individuals are regarded as criminals in Turkey. All citizens will have right to exist with honor in our new life plan. We are aiming to have a president who will observe the social rights of all workers in this country,” he said.

Responding to a question about his stance on the “parallel structure,” the term used by Prime Minister Erdoğan to refer to members of the movement of Islamic scholar Fethullah Gülen, Demirtaş emphasized the once-healthy links between Erdoğan and the Gülen movement.

“It is absurd for the AKP to call a structure ‘parallel,’ considering that they have been intersected with each other for some time,” he said.
(hurriyetdailynews.com, July 15, 2014)

Commission can’t discuss corruption before election

A parliamentary commission set up to investigate corruption allegations made against four former Cabinet ministers will not be able to look into the summary of proceedings about the four ministers before the upcoming presidential election, as the summary of proceedings has been returned to the İstanbul Prosecutor's Office because of a minor error in its presentation.

The act seems an obvious effort to prevent the commission, which is made up of deputies from both the ruling and opposition parties, from working on the summary of proceedings before the presidential election that will be held on Aug. 10.

It appears that the ruling party does not want the issue of corruption to be a major agenda item ahead of the presidential election. As certain audio clips, if they are authentic, leaked over the Internet following the corruption probe revealed, Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan, who is running on the ruling Justice and Development Party (AK Party) ticket in the presidential contest, is also implicated in the sweeping corruption scandal unearthed by the probe.

Hakkı Köylü, head of the commission, which was set up after months of struggle by the opposition parties in early July, did not make the 14-dossier summary of proceedings available to deputies who are part of the commission, instead sending it back to the İstanbul Prosecutor's Office on the grounds of some missing items.

As Parliament will enter the summer recess this month, the deputies in the corruption commission will not be able to work on the summary of proceedings before September or October, when Parliament is expected to reconvene.

The parliamentary commission set up to investigate the corruption allegations made against four former Cabinet members was only able to select its members on July 9, more than two months after Parliament decided to set up the commission. The delay stemmed from the AK Party's reluctance to send members to the commission.

Parliament decided to set up the commission on May 5 to investigate the allegations stemming from two graft probes -- which came to public attention on Dec. 17 and 25 of last year -- that implicated former ministers Zafer Çağlayan, Egemen Bağış, Muammer Güler and Erdoğan Bayraktar.

The former ministers are accused of, among other things, accepting bribes and establishing and running a criminal group. Three of them resigned after the major corruption operation became public on Dec. 17 of last year, while one of them, Bayraktar, was removed from his post. All four have denied any wrongdoing.

The political parties represented in Parliament were required to submit a list including three times the number of deputies needed by the Parliament Speaker's Office. The Republican People's Party (CHP), the Nationalist Movement Party (MHP) and the Peoples' Democracy Party (HDP) immediately submitted their lists. The AK Party, however, refused to submit its list for several weeks. The party only sent its list in late June.

The parliament speaker then examined the profiles of the deputies included on the parties' lists and checked whether they had made any statements in favor or against the corruption and bribery investigations. Deputies who had made such statements were not allowed to serve on the commission.

If the commission decides that the four men were involved in corruption and bribery, it will prepare a report indicating the former ministers' crimes and send the report to the Parliament Speaker's Office. The parliament speaker will share the report with all deputies in Parliament, and a vote will take place. If at least 276 deputies vote "Yes," the former ministers will be tried by the Supreme State Council (Yüce Divan), a title the Constitutional Court takes when it tries ministers, prime ministers and other high bureaucrats.
(TODAY'S ZAMAN, July 14, 2014)

Erdogan promet d'instaurer un régime présidentiel

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s'est montré vendredi déterminé à faire modifier la Constitution de la Turquie en vue de renforcer les prérogatives du chef de l'Etat s'il remportait l'élection présidentielle en août.

"Une nouvelle Constitution pour une nouvelle Turquie sera l'une de nos priorités si je suis élu président ... Une nouvelle Constitution, cela signifie un nouvel avenir," a déclaré le chef du gouvernement devant des milliers de partisans au cours d'un meeting à Istanbul

Une modification de la Loi fondamentale permettrait à M. Erdogan d'étendre les prérogatives du président qui, jusque-là, remplit des fonctions essentiellement honorifiques. Le chef du gouvernement n'a d'ailleurs jamais faut mystère de sa volonté de doter la Turquie d'un régime présidentiel ou semi-présidentiel, se voyant installé à la tête de l'Etat pour un mandat de cinq ans renouvelable, jusqu'en 2019.

Vendredi, il a présenté ses quatre priorités en vue de mettre en place une "nouvelle Turquie" d'ici à 2023, date à laquelle ce pays célèbrera les 100 ans de la fondation de la Turquie moderne par Mustafa Kemal Ataturk.

Présentant sa feuille de route pour les cinq prochaines années, un document intitulé "Sur la voie d'une nouvelle Turquie", M. Erdogan a cité dans l'ordre : plus de démocratie, assurer une "normalisation" de la politique et de la société, l'amélioration de la politique sociale et placer laTurquie parmi les dix premières économies mondiales.

"La vieille Turquie appartient au passé", a-t-il dit, soulignant que tous les Turcs bénéficieraient de ces changements, qu'ils aient ou non voté pour lui.

La Turquie "est maintenant un pays où les gens ne se réveillent pas chaque matin avec la crainte d'une nouvelle crise, c'est maintenant un pays où les gens ont confiance dans l'avenir", a-t-il insisté.

M. Erdogan a en outre déclaré que s'il était élu président, il serait le plus "proche partisan et soutien du processus de paix" engagé avec les rebelles kurdes dans le sud-est de la Turquie après des années de conflit.
(AFP, 11 juillet 2014)

Le candidat Ihsanoglu (CHP-MHP) dénonce la répression

Le candidat de l'opposition à l'élection présidentielle d'août en Turquie, Ekmeleddin Ihsanoglu, a clairement affiché jeudi ses différences avec l'homme fort du pays Recep Tayyip Erdogan, dénonçant la violente répression de la fronde de l'été 2013.

En présentant à Istanbul devant la presse les grandes lignes de sa vision pour la Turquie s'il était élu, M. Ihsanoglu, un érudit musulman et ex-patron de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), a surtout mis l'emphase sur la nécessité d'"union" entre les Turcs, plus que jamais divisés sous le règne depuis 2003 du Premier Ministre, M. Erdogan.

M. Ihsanoglu a fermement critiqué la méthode forte utilisée par la police du régime islamo-conservateur pour réprimer les manifestations qui ont secoué pendant trois semaines toute la Turquie.

Partie d'un petit rassemblement de militants écologistes opposés à la destruction du parc Gezi, en plein centre d'Istanbul, le mouvement s'est mué en révolte sans précédent contre la dérive jugée autoritaire et islamiste de M. Erdogan, faisant au moins huit morts et des milliers de blessés.

"Je suis persuadé que les jeunes qui sont arrivés au parc le premier jour étaient d'excellents patriotes. Si l'Etat avait préféré utiliser la voie du dialogue au lieu du gaz et du bâton, nous n'aurions pas vécu ces souffrances", a estimé le candidat.

"Il faut couvrir l'ensemble du peuple (...) et mettre un terme à cette polarisation" sociale en Turquie, a affirmé M. Ihsanoglu, donnant un message d'apaisement.

"Le président est le chef de famille, il n'a rien à faire avec un bâton", a-t-il ajouté.

M. Erdogan avait qualifié les manifestants de "pillards" et ordonné à la police de sévir contre toute manifestation à travers le pays, ce qui lui a valu de nombreux critiques en Turquie et à l'étranger.

"Je ne peux par permettre que l'on appele ces jeunes des pillards", lui a répondu jeudi son principal rival.

Le chef du gouvernement agé de 60 ans, est donné favori dans tout les sondages pour le scrutin présidentiel du 10 et 24 août, qui se déroulera pour la première fois au suffrage universel.

Les Kurdes de Turquie qui forment 15% de la population, ont eux aussi leur candidat, le jeune député Selahattin Demirtas, 41 ans.
(ANF, July 9,  2014)

CHP leader: "We would take up arms against a Kurdish state"

The leader of Turkey's main opposition Republican People's Party (CHP), Kemal Kılıçdaroğlu, yesterday disappointed his constituents, who expect major shifts from the CHP's Kemalist roots to a new agenda that embraces greater individual liberties, enhances press freedom and reinforces rights for Turkey's minorities, such as Kurds and Alevis.

Kılıçdaroğlu, who pledged to make "fundamental changes" in the party and began discourse on the "new CHP," said in a live TV interview on Wednesday night that they would take up arms in the event an independent Kurdish state is formed amid the ongoing crisis in Iraq.

Responding to the question, "What would you do in case of the establishment of a Kurdish state and danger of dividing Turkey?" Kılıçdaroğlu replied that they would arm themselves to protect Turkey's unity. "If necessary we would get arms in our hands to avoid the division of Turkey," Kılıçdaroğlu said.
....

CHP administrations during the single-party period of the Turkish Republic systematically excluded Kurds, Alevis and religious people from the political process and their demands were ignored by the government. Therefore, from the founding of the Republic to 1938, Turkey faced 18 revolts, 17 of which occurred in eastern Anatolia and 16 involved Kurds and Alevis. The Zilan Massacre that took place in the province of Van in 1930 is a good example of showing the mind-set of CHP administrations during the early years of the Republic. The Zilan Massacre refers to the massacre of thousands of Kurdish residents in the Zilan Valley of Turkey in 1930 during the Ararat rebellion.

The number of people killed in the massacre varies from source to source. According to Sedat Ulugana the author of the book "The Agri Kurdish Rebellion and the Zilan Massacre," published in 2010, the number of people killed in Zilan was more than that of Dersim, but the government doesn't want this to be known because then it might have to pay compensation to victims' families. The Dersim Massacre can be considered as another example. A military campaign took place in parts of the province of Tunceli, formerly Dersim, from March 1937 to September 1938 against the Alevis and Kurds and resulted in a particularly high death toll of many thousands of civilian victims. In 2011 Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan apologized on behalf of the Turkish state for the Dersim Massacre in the predominantly Alevi region of Dersim, but said the main opposition CHP, which was the only political party at the time, is the actual culprit and called on the party's current leader to apologize for the incident on behalf of the CHP. (Sabah, July 10, 2014)

Erdoğan: "I will not be an impartial president"

Presidential candidate Recep Tayyip Erdoğan has again stressed that he will be partial if elected to the presidency next month, arguing that no presidents in Turkey's history have ever actually been impartial, as required by law.

“Here, I once more state that if this brother of yours is elected, he will not be an impartial president. There are two sides. The first one is the nation and the second one is the state. There will be a president who takes the side of the nation. This is the difference. That is what both Turkey and our democracy is in need of. This state has always been the state of its nation. From Aug. 10, Inshallah it will once more begin being the state of its nation,” Erdoğan said July 8, reflecting his ambition for an outright victory in the first round of the two-round election on Aug. 10.

“When it was first established, it was written on the wall of Parliament that ‘Sovereignty belongs to the nation.’ Isn’t it still this way?” he said, addressing a parliamentary group meeting of his ruling Justice and Development Party (AKP), one week after being officially announced as its presidential candidate on July 1.

Arguing that throughout the history of the republic, the country was usually ruled according to the wishes of an elitist class who had held the political and military power of the state, Erdoğan indicated that it was his AKP government which changed the course of affairs when they came to power after being elected for the first time in 2002.

“But we are coming from within the nation. We are the nation itself. The nation has established the AK Party and its fabric is woven by the nation,” Erdoğan said. “Just as the nation is able to elect its deputy and designate its government, it will much more easily and much more comfortably elect its president; it designates him too,” he said, claiming that the main opposition Republican People’s Party (CHP) still held the conviction that “the nation cannot make a good choice,” noting that it once presided over a one-party state.

“Now, they have been insisting on something like ‘the president above and out of politics.’ So to speak, they are trying to elect a ‘vase,’ a ‘flower pot,’ for the showcase of the Republic of Turkey, but not a president,” Erdoğan said, using a phrase that is widely used in Turkish to describe a person who does not take the initiative. He indicated that the Turkish people will not be electing “an ornamental president” when they go to the ballot boxes next month.

The Turkish president will be directly elected by voters for the first time in the history of the country next month. Ekmeleddin İhsanoğlu is the joint candidate of the two largest opposition parties, the Republican People’s Party (CHP) and the Nationalist Movement Party (MHP).

Erdoğan’s remarks were an unveiled reference to the portrayal of his main competitor İhsanoğlu as an impartial statesman.

“Were Mr. [Süleyman] Demirel and Mr. [Ahmet Necdet] Sezer impartial presidents?” he asked, referring to outgoing President Abdullah Gül’s predecessor Sezer and Sezer’s predecessor, Demirel. “Didn’t they have sides? We know about all of them. None of them were above politics, they all had a policy; but their policies matched with the state, not with the nation,” he said.

According to Article 103 of the Constitution, on assuming office, the president shall take an oath before the Parliament.

Some analysts argue that Erdoğan’s stance objecting to the idea that the president shall not be involved in politics is in contradiction with the line in the oath which particularly highlights that the president shall perform his duties “without bias.”

“In my capacity as president, I swear upon my honor and integrity before the Turkish Grand National Assembly and before history to … do my utmost to preserve and exalt the glory and honor of the Republic of Turkey and perform without bias the functions that I have assumed,” states the oath.
(hurriyetdailynews.com, July 8, 2014)

Erdogan lance sa campagne avec les privilèges du pouvoir

Le Premier ministre islamo-conservateur, Recep Tayyip Erdogan, candidat à l'élection présidentielle d'août, a lancé samedi sa campagne en promettant à ses partisans qu'il serait un chef d'Etat doté d'un pouvoir fort capable de faire prendre un "nouveau départ" à la Turquie.

"Nous faisons le premier pas vers un nouveau départ", a déclaré M. Erdogan devant une foule de partisans enthousiastes au cours de son premier meeting électoral à Samsun (nord).

M. Erdogan, qui a annoncé le 1er juillet sa candidature à la présidentielle, a été acclamé bruyamment par les partisans de son Parti de la justice et du développement (AKP) agitant des drapeaux turcs et des bannières du parti.

M. Erdogan a fait un choix symbolique en organisant à Samsun son premier meeting électoral car c'est dans ce port de la mer Noire que le fondateur de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Ataturk a lancé la guerre d'indépendance de la Turquie contre les puissances étrangères en 1919.

"95 ans plus tard, nous lançons la campagne pour la présidentielle à Samsun, un nouveau pas pour une nouvelle Turquie", a dit le Premier ministre.

Le Premier ministre islamo-conservateur, auquel ses adversaires reprochent de vouloir imposer ses valeurs religieuses musulmanes au détriment du régime laïc du pays, reste l'homme politique le plus populaire et devrait remporter facilement le premier tour de la présidentielle le 10 août.

M. Erdogan a rappelé qu'il entendait renforcer les pouvoirs du président, qui sera élu en août pour la première fois au suffrage universel, alors que cette fonction, exercée par le président sortant Abdullah Gul, était jusque-là principalement protocolaire.

"Nous avons prouvé que nous étions au service du peuple", a encore assuré M. Erdogan assurant que le nouveau président exercerait pleinement ses pouvoirs, alors que sa volonté de les étendre a soulevé des inquiétudes dans le pays.

"Est-il possible d'être le chef de l'Etat et de rester assis à ne rien faire", s'est-il exclamé.

Dès samedi, l'opposition a appelé M. Erdogan à démissionner de son poste de Premier ministre afin de permettre aux autres candidats de faire compagne sans être désavantagés.

"A partir du moment où Erdogan a annoncé sa candidature, il devrait avoir l'élégance de démissionner de son poste de Premier ministre pour éviter une course à la présidence déloyale et le gaspillage des ressources publiques. Il y va du respect de la démocratie", a déclaré Devlet Bahceli, chef du Parti du mouvement nationaliste (MHP).

"Le Premier ministre qui mène sa campagne pour la présidentielle en organisant des cérémonies d'investiture virtuelles devrait s'en tenir à des rassemblements sur les places (publiques) en (respectant) l'égalité" avec ses rivaux, a-t-il dit.

Le principal rival de M. Erdogan devrait être le candidat de l'opposition Ekmeleddin Ihsanoglu, un intellectuel musulman qui n'a ni le charisme ni la combativité de M. Erdogan.

Accusant M. Erdogan d'avoir polarisé la vie politique en Turquie, il a critiqué sa conception du pouvoir, qui, selon lui, dresse les gens les uns contre les autres, et estimé qu'avec un tel profil, il ne devrait pas accéder à la tête de l'Etat.
(AFP, 5 juillet 2014)

CHP files complaint against PM Erdoğan over ‘hidden’ asset holdings

Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan’s formal declaration of assets, in line with procedures needed in order to run for the presidency, has been greeted by speculation that it may not reflect his entire fortune, prompting a main opposition deputy to file a complaint on charges that Erdoğan is “hiding his assets from the public.”

Republican People’s Party (CHP) Konya deputy Atilla Kart said there is strong evidence that the clout and power of the prime ministry has been misused by Erdoğan to allocate tenders, follow up third persons’ business-related issues, and engage in official misconduct, in a criminal complaint filed at the Ankara Chief Prosecutor’s Office on July 4.

Erdoğan, the ruling Justice and Development Party’s (AKP) presidential candidate, filed his declaration of property to the Supreme Election Board (YSK) on June 3, which purportedly showed how his financial assets had grown from 2011 to 2014. However, according to the declaration, a 2,000-square meter piece of land in Erdoğan’s hometown of Güneysu, Rize (worth 10,000 Turkish Liras) is the sole real estate property that he owns. This inspired daily newspaper Cumhuriyet to state in its front page headline on July 4: “The prime minister doesn’t even have a house.”

Erdoğan enters the presidential race after a turbulent period, after facing large corruption allegations in the Dec. 17, 2013, graft probe. A voice recording leaked in February, in which Erdoğan is allegedly heard asking his son Bilal to “zero” millions of euros in cash, stashed at several houses, also sparked a bitter political debate.

In his complaint to the Ankara Chief Prosecutor’s Office, Kart referred to the tapes, the authenticity of which have been rejected by Erdoğan, saying “the prime minister has been hiding his actual property holding.”

“[Erdoğan has made] his property holding via criminal relations, transferred it to third persons through collusion, and other connections will be revealed if his relatives’ property holdings are investigated,” Kart added.

According to the declaration, Erdoğan currently has a personal car (worth 234,080 liras) a total of 4,404,192 liras and $200,000 in all his bank accounts, and 500,000 liras in holdings (debt receivable), in addition to the land in his hometown.

“The source of the prime minister’s income is not certain. The prime minister’s income is an extraordinary size. There is a need to investigate this source,” Kart stated.

Accusing Erdoğan of violating Law No. 3638, which covers declaration of assets and the struggle against bribery and corruption, Kart asked the prosecutor’s office to draft a summary of proceeding against the prime minister and send it to Parliament.

Ekmeleddin İhsanoğlu and Selahattin Demirtaş, the two opposition presidential candidates, also filed their declarations of property to the YSK on the same day as Erdoğan.

According to the documents, İhsanoğlu, the joint presidential candidate of the CHP and the Nationalist Movement Party (MHP), currently has nine apartments in Istanbul with his wife, whether bought or inherited, as well as $3,500,000 in the bank and 240,000 liras in cash. He also has a 2006 Opel Vectra car.

According to his own declaration of property documents, Peoples’ Democracy Party (HDP) co-leader Demirtaş has a house in his hometown Diyarbakır (worth 260,000 liras), an office that he uses as his own legal office in Diyarbakır (worth 100,000 liras), two automobiles – both Audis – that he uses during his party-related work, as well as a Skoda used by his spouse, Başak Demirtaş.
(hurriyetdailynews.com, July 4, 2014)

Three presidential candidates make asset holdings public

Erdoğan enters the presidential race after a turbulant period during which he faced massive corruption allegations. AA Photo
Erdoğan enters the presidential race after a turbulant period during which he faced massive corruption allegations. AA Photo
Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan, the ruling Justice and Development Party’s candidate, filed his declaration of property to the Supreme Election Board (YSK) on the final day before the deadline, displaying how his financial assets had grown from 2011 to 2014. Ekmeleddin İhsanoğlu and Selahattin Demirtaş, the candidates of the opposition, filed their declaration of property to the YSK on the same day as Erdoğan.

According to the declaration filed to the top body, Erdoğan currently has 2,000 square meters of land in his hometown of Güneysu, Rize (worth 10,000 Turkish Lira); a personal car (worth 234,080 liras) and 4,404,192 liras and $200,000 in total in all bank accounts, in addition to 500,000 liras in holdings (debt receivable).

According to a declaration of property dated June 16, 2011, after the June 2011 parliamentary elections and which was posted on the official website of the Prime Ministry, Erdoğan at the time had the same land in Güneysu and had the same amount of holdings (debt receivable), namely 500,000 liras. He was also reported to possess a total of 3,390,384 liras, 25,000 pounds and $199,867 in all of his bank accounts.

Erdoğan enters the presidential race after a turbulant period during which he faced massive corruption allegations with the Dec. 17, 2013, graft probe. A voice recording leaked on February, in which Erdoğan was seemingly heard asking his son Bilal to turn millions of euros in cash stashed at several houses into “zero” sparked a vast political debate.

But Erdoğan rejected the authenticity of the leaks, claiming that the voice recordings were a “montage.” The opposition had then criticized Erdoğan for not filing his declaration of property since 2011.

Meanwhile, Ekmeleddin İhsanoğlu, the joint presidential candidate of the Republican People’s Party (CHP) and Nationalist Movement Party (MHP), also filed his declaration of property.

According to the documents, İhsanoğlu and his wife currently has nine apartments in Istanbul, whether bought or inherited, as well as $3,500,000 in the bank and 240,000 liras of cash. İhsanoğlu also has a 2006 Opel Vectra.

Presidential candidate and Peoples’ Democracy Party (HDP) co-leader Selahattin Demirtaş also filed his declaration of property to the YSK on the same day as Erdoğan and İhsanoğlu.

Accordingly, Demirtaş has a house in his hometown Diyarbakır (worth 260,000 liras), an office which he uses as his own law office in Diyarbakır (worth 100,000 liras), two automobiles – both Audis – he uses during his party-related work, as well as a Skoda used by his spouse, Başak Demirtaş.
(hurriyetdailynews.com, July 3, 2014)

Le régime présidentiel rêvé par Erdogan, source d'inquiétudes

Comme on s'y attendait, le Premier ministre islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé sa candidature à la première élection présidentielle au suffrage universel d'août, mais le système présidentiel qu'il a en tête pour continuer de diriger le pays suscite des inquiétudes.

Dans le discours qu'il a prononcé à l'occasion de la déclaration de sa candidature mardi devant les cadres de son Parti de la justice et du développement (AKP), l'homme fort de la Turquie depuis 2003 n'a pas fait mystère de sa volonté de renforcer les pouvoirs d'un poste qu'il entend occuper de tout son poids pour dominer la vie politique.

Le chef du gouvernement a toujours voulu transformer la Turquie en république présidentielle ou semi-présidentielle, se voyant installé dans cette fonction pour cinq ans renouvelable, jusqu'en 2019.

 "Le poste de président n'est pas un poste pour se reposer", a-t-il lancé, affichant nettement qu'il ne se contenterait pas des prérogatives honorifiques que lui confère la Constitution actuelle.

M. Erdogan a tenté de faire modifier la Loi fondementale pour étendre les pouvoirs présidentiels, jusque là essentiellement honorifiques. Pour asseoir son influence il a, au fil des ans, considérablement accru son emprise sur les institutions du pays, y compris l'armée qui jouait jadis un rôle politique central.

"Tout le monde sait que M. Erdogan veut continuer de diriger le pays, une fois élu au poste de président, comme le chef de l'exécutif. Il se présentera en +président élu par le peuple+ et voudra élargir les pouvoirs qui sont à sa disposition", commente Serkan Demirtas, chef de bureau du Hürriyet Daily News.

Mais, prévient-il, ses ambitions de vouloir changer la nature d'un régime politique d'essence parlementaire "risquent d'exacerber sérieusement les tensions qui divisent la Turquie" surtout depuis la fronde antigouvernementale de l'été 2013, estime le commentateur.

- "le président de tous les Turcs" -

Selon des sondages, M. Erdogan, qui a promis mardi d'être "le président de tous les Turcs, qui voteront pour moi ou non", devrait remporter le scrutin probablement dès le premier tour, le 10 août, sans avoir à affronter un deuxième tour, le 24.

Dans son discours, M. Erdogan a promis de rester très présent dans l'exercice du pouvoir.

"Ceux qui réclament une présidence neutre veulent en réalité un président qui soutiendra l'Etat contre le peuple. Cette époque est désormais révolue", a lancé M. Erdogan qui s'est présenté comme porteur d'une mission divine pour diriger la Turquie, devenue bien plus conservatrice pendant son règne islamo-conservateur, selon des enquêtes d'opinion.

"La personnalité dominatrice du leader de l'AKP, contenue jusqu'à présent par les règles d'un régime parlementaire classique, peut devenir préoccupante, y compris pour ses propres électeurs, dès lors qu'elle est appelée à assumer les pouvoirs immenses du régime présidentialiste nouveau qui s'annonce", note le chercheur Jean Marcou dans son blog de l'Observatoire de la Vie Politique Turque (Ovipot).

La préoccupation est de mise aussi dans la presse indépendante qui s'inquiète de la vision qu'a conçue M. Erdogan pour la Turquie qui a certes avancé durant ses mandats sur les voie démocratique et économique, mais qui est devenue plus "autoritaire" et "islamiste", selon ses détracteurs.

"L'insistance à vouloir modifier le système (parlementaire) va apporter son lot de tensions" pronostique le rédacteur-en-chef du quotidien Vata, Güngör Mengi.

"Il n'a pas été le Premier ministre de tous les Turcs, comment peut-il devenir le président de tous", s'interroge son confrère Mehmet Tezkan dans Milliyet. Et d'accuser le leader turc d'avoir "polarisé" la Turquie.

Durant le règne de M. Erdogan, les tentatives d'interdire l'avortement, de restreindre la consommation d'alcool et d'imposer une identité religieuse sont apparues comme une atteinte directe à la vie privée.

Misant sur ces craintes, les deux principales formations d'opposition ont présenté un candidat commun, Ekmeledin Ihsanoglu, 70 ans, intellectuel musulman loué pour sa sagesse face à un Erdogan clivant.

Les Kurdes, qui peuvent arbitrer l'élection présidentielle en cas de second tour, ont présenté le jeune député, Selahattin Demirtas, 41 ans.
(AFP, 2 juillet 2014)

Erdogan entre officiellement dans la course à la présidentielle

Premier ministre islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a fait mardi son entrée très attendue dans la course à la présidentielle d'août, avec l'ambition affichée de perpétuer à la tête de l'Etat son règne sans partage de onze ans sur la Turquie.

Point final d'un vrai-faux suspense entretenu depuis plusieurs mois, M. Erdogan, 60 ans, a été officiellement proclamé candidat de son Parti de la justice et du développement (AKP) sous les vivats de plus de 4.000 partisans enthousiastes réunis à Ankara, et quelques larmes d'émotion de son épouse Emine.

Sitôt investi, il a confirmé son intention de conserver les rênes du pays depuis son nouveau poste, pour la première fois attribué au suffrage universel direct.

"Etre élu par le peuple donne à la fonction une légitimité démocratique", a plaidé le chef du gouvernement. "Après mon élection, nous allons poursuivre les consultations (avec l'AKP), marcher ensemble (...) pour construire la nouvelle Turquie".

"Allah (Dieu) est le seul et unique détenteur de cette victoire", a poursuivi M. Erdogan dans un discours truffé de références religieuses qui suggère le modèle de présidence très "politique" qu'il entend instaurer.

Comme le suggèrent tous les sondages, l'homme fort de la Turquie devrait être élu pour cinq ans et devenir ainsi le dirigeant qui a régné le plus longtemps sur le pays depuis le fondateur de la République turque Mustafa Kemal Atatürk.

Sa candidature au scrutin des 10 et 24 août ne faisait plus guère de doutes depuis la victoire éclatante de l'AKP aux municipales du 30 mars, malgré les critiques et un scandale de corruption sans précédent.

L'actuel chef de l'Etat Abdullah Gül, absent de la grand messe de mardi, avait lui-même levé les derniers doutes en renonçant publiquement dimanche à un second mandat.

Contraint par une règle interne du parti de quitter la tête du gouvernement à l'issue des élections législatives de 2015, M. Erdogan a fait savoir depuis des mois qu'il n'entendait pas mettre un terme à sa carrière politique.

- "Régime d'un seul homme" -

Souvent décrit, par ses partisans comme ses rivaux, comme le nouveau "sultan" de la Turquie, M. Erdogan reste de loin l'homme politique le plus populaire d'un pays à majorité conservatrice et attachée à la religion musulmane.

S'il est considéré comme l'artisan du développement économique de la Turquie depuis le début des années 2000, il en est aussi devenu sa figure la plus contestée.

Depuis la fronde de juin 2013, de nombreux Turcs lui reprochent sa dérive "autoritaire" et "islamiste" et dénoncent la corruption de son régime. La violente répression des manifestations qui le défient dans la rue et ses dernières lois renforçant le contrôle d'internet ou de la justice lui ont aussi valu les critiques de ses alliés européens.

Mardi, M. Erdogan a bien promis d'être un président de tous les Turcs. "Je serai un président qui unira le peuple et l'Etat", a-t-il dit.

Mais il a aussitôt ajouté qu'il poursuivrait "sans relâche" la chasse engagée contre ses ex-alliés du mouvement de l'imam Fethullah Gülen, accusés de comploter contre lui...

La Constitution de 1982 accorde au chef de l'Etat des prérogatives largement honorifiques, mais le Premier ministre a clairement confirmé qu'il ne s'en satisferait pas. "Le poste de président n'est pas un poste pour se reposer", a-t-il dit.

"Le président sera une part intégrante de l'exécutif, ce ne sera pas comme avant un poste protocolaire", a confirmé le vice-président de l'AKP Nurettin Canikli.

Même s'il n'a pas réussi en 2013 à changer la constitution, M. Erdogan conserve une influence considérable au sein de son parti et devrait pousser à la nomination d'un Premier ministre à sa main, pronostiquent les analystes.

"La Turquie se laisse entraîner à grands pas vers un régime d'un seul homme", a prédit l'éditorialiste du quotidien libéral Hürriyet, Mehmet Yilmaz.

Le candidat choisi par les deux grands partis d'opposition, Ekmeleddin Ihsanoglu, un intellectuel de l'islam de 70 ans inconnu du grand public, ne semble pas en mesure de lui barrer la route de la présidence.

Dans ce combat à armes inégales, l'opposition a exigé que M. Erdogan quitte derechef son poste de Premier ministre pour faire campagne.

"Quelqu'un qui ment, qui n'est pas d'une moralité irréprochable (...) ne peut pas être candidat à la présidentielle", a tranché le chef du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) Kemal Kiliçdaroglu, "nous allons être la honte du monde entier".
(AFP, Burak Akinci, 1er juillet 2014)

L'insatiable quête de pouvoir du "sultan" Recep Tayyip Erdogan

Ou s'arrêtera Recep Tayyip Erdogan ? Vénéré par ses partisans comme il est haï par ses critiques, le Premier ministre turc a confirmé mardi son intention de perpétuer son règne sans partage de onze ans à la tête du pays en briguant la présidence de la République.

Son entrée dans la course n'était plus qu'un secret de Polichinelle. Atteint par la limite des trois mandats imposée par son propre parti, personne n'imaginait sérieusement son départ à la retraite, tant sa longue silhouette écrase la vie politique turque.

Car à 60 ans, "Tayyip" Erdogan reste, de très loin, l'homme politique le plus populaire, le plus brillant et le plus charismatique depuis Mustafa Kemal Atatürk, le père de la Turquie moderne. "Il est le mâle dominant de la politique turque", résume un diplomate.

Dans l'esprit d'une majorité de Turcs, il est d'abord celui qui leur a permis de bénéficier d'une décennie de forte croissance économique et de stabilité politique. Mais depuis un an, M. Erdogan est aussi devenu la figure la plus contestée du pays.

Dénoncé comme un "dictateur" par la rue pendant les émeutes de juin 2013, il est considéré comme un "voleur" depuis sa mise en cause, l'hiver dernier, dans un scandale de corruption sans précédent qui a fait trembler son régime sur ses bases.

Des écoutes téléphoniques pirates l'ont peint en "parrain" extorquant des pots-de-vin aux patrons ou en autocrate imposant leur "une" aux médias. Et ses décisions de bloquer l'accès aux réseaux sociaux Twitter et YouTube ont suscité une avalanche de protestations, en Turquie comme dans les capitales étrangères.

"Il a définitivement perdu toute légitimité pour diriger ce pays", répète à l'envi son principal opposant, le social-démocrate Kemal Kiliçdaroglu.

- Homme fort -

Mais celui que ses rivaux et ses partisans présentent parfois comme un nouveau "sultan" n'a pas capitulé. Loin de là. Sûr de sa force électorale, M. Erdogan a organisé la riposte en reprenant sa stratégie favorite, celle de la victime.

Pendant des semaines, il a galvanisé sa base en agitant le spectre d'un "complot" ourdi contre lui par ses anciens alliés de la confrérie de l'imam Fethullah Gülen. Avec succès, puisque son parti a remporté haut la main les municipales du 30 mars (45% des voix).

C'est en cultivant cette image d'homme fort, proche des préoccupations du Turc de la rue, que ce gamin des quartiers modestes d'Istanbul a gravi les marches du pouvoir.

Éduqué dans un lycée religieux, vendeur de rue, "Tayyip" a un temps caressé le rêve d'une carrière de footballeur, avant de se lancer en politique dans la mouvance islamiste.

Elu maire d'Istanbul en 1994, il triomphe en 2002 lorsque son Parti de la justice et du développement (AKP) remporte les législatives. Et devient Premier ministre un an plus tard, une fois amnistiée une peine de prison qui lui avait été infligée pour avoir récité en public un poème religieux.

Pendant des années, son modèle de démocratie conservatrice, alliant capitalisme libéral et islam modéré, enchaîne les succès, dopé par la croissance "chinoise" de son économie.

Réélu en 2007 puis en 2011, avec près de 50% des voix, il se prend alors à rêver à haute voix de rester aux commandes du pays jusqu'en 2023, pour célébrer le centenaire de la République turque.

- Dérives -

Mais ce scénario se complique en juin 2013. Pendant trois semaines, plus de trois millions et demi de Turcs descendent dans la rue pour lui reprocher sa main de fer et sa politique de plus en plus ouvertement "islamiste".

Le chef du gouvernement répond par une répression sévère des "pillards" et des "terroristes" qui le contestent, mais son crédit démocratique en prend un sérieux coup. Le discours agressif et clivant dont il ne se départ plus dérange et inquiète.

"Depuis qu'il a pris le pouvoir, il a progressivement viré du pragmatisme à l'idéologie, du travail d'équipe aux décisions personnelles, de la démocratie à l'autoritarisme", résume Ilter Turan, professeur à l'université Bilgi d'Istanbul.

En mai dernier, après la catastrophe minière de Soma qui a fait 301 morts, il s'est lui même chargé de nourrir son image controversée en traitant un manifestant de "sperme d'Israël" et en menaçant physiquement un autre. "Si tu hues le Premier ministre, tu vas te prendre une claque !", lui a-t-il lancé.

Ces incidents soulèvent l'indignation. Mais faute d'un adversaire à sa hauteur et alors que l'économie du pays, son principal argument de vente, résiste tant bien que mal à la crise, rien ne semble pouvoir barrer la route à M. Erdogan.

Après celle modérée et apaisée de son compagnon de route Abdullah Gül, beaucoup redoutent maintenant une présidence tendue, heurtée, partisane.

"Combien de temps va-t-il pouvoir gouverner comme un président partisan, en guerre avec la moitié du pays", s'inquiète l'éditorialiste Semih Idiz.

"Erdogan va utiliser jusqu'à leur extrême limite tous ses pouvoirs constitutionnels", prédit l'universitaire Ahmet Insel, "ça va conduire à une sérieuse crise de régime en Turquie, source d'encore plus d'instabilité et de turbulences".
(AFP, Philippe ALFROY, 1er juillet 2014)

La Turquie depuis l'arrivée au pouvoir de l'AKP

Dates clés de la Turquie depuis l'arrivée au pouvoir en 2002 du Parti de la justice et du développement (AKP), issu de la mouvance islamiste:

--2002--

Le 3 novembre, l'AKP remporte les élections législatives, balayant une classe politique minée par les scandales et une crise financière. Cette victoire marque la fin d'une ère d'instabilité mais aussi le début de l'inquiétude des milieux laïcs.

--2004--

Pour obtenir l'ouverture des négociations d'adhésion à l'Union européenne, le gouvernement entreprend une série de réformes démocratiques et brise un tabou en autorisant la langue kurde à la télévision publique. Les discussions avec Bruxelles s'ouvrent en octobre 2005 mais piétinent depuis, du fait des réticences de plusieurs pays à accueillir un pays à majorité musulmane.

--2007--

Au printemps, le pays est secoué par une grave crise autour de l'élection du nouveau président par l'Assemblée nationale, sur fond de mise en garde de l'armée sur la défense des principes laïcs. L'AKP remporte les législatives anticipées en juillet, Recep Tayyip Erdogan conserve son poste de Premier ministre.

Abdullah Gül, ministre des Affaires étrangères et proche de M. Erdogan, est élu chef de l'Etat. Pour la première fois, la première dame est voilée, comme la femme du Premier ministre.

Dans les années qui suivent, le gouvernement met progressivement au pas les militaires en ouvrant des poursuites contre des centaines d'officiers soupçonnés de vouloir faire tomber le régime, qui aboutissent en 2012 et 2013 à de lourdes condamnations.

--2008--

En février, un amendement constitutionnel controversé prévoyant la levée de l'interdiction du foulard islamique à l'université est annulée par la justice (l'interdiction sera assouplie en 2011 et le port du voile autorisé pour les fonctionnaires en 2013).

--2011--

En juin, l'AKP remporte sa troisième victoire d'affilée aux législatives. M. Erdogan entame un nouveau mandat, le dernier selon les règles de son parti.

--2012--

En octobre, le gouvernement obtient le feu vert du Parlement pour mener des opérations militaires en Syrie. Depuis le début de la révolte en mars 2011, Ankara a rompu avec le régime de Damas, soutient les rebelles et accueille les réfugiés syriens (plus d'un million à la mi-2014).

--2013--

Dans le cadre d'un nouveau dialogue pour tenter de mettre un terme au conflit kurde (plus de 45.000 morts depuis 1984), le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, annonce en mars un cessez-le-feu unilatéral puis commence en mai à retirer ses combattants. Mais il suspend ce retrait dès septembre, les Kurdes jugeant qu'Ankara n'a pas tenu ses promesses.

Le 31 mai, la contestation d'un projet d'aménagement de la place Taksim d'Istanbul vire en fronde antigouvernementale. Pendant trois semaines, 3,5 millions de Turcs défilent dans le pays et font vaciller le régime, qui reprend la main au prix d'une violente répression (au moins huit morts et 8.000 blessés).

Mi-décembre éclate un scandale de corruption qui éclabousse le sommet de l'Etat. Le Premier ministre riposte en déclarant la guerre à ses anciens alliés de la confrérie de l'imam Fethullah Gülen, accusés de complot.

--2014--

Le gouvernement multiplie les purges dans la police et la justice, fait voter des lois pour renforcer son contrôle sur les magistrats et internet et bloque les réseaux sociaux Twitter et YouTube.

L'AKP remporte les municipales (45%) mais la contestation contre le régime ne faiblit pas, notamment après la catastrophe minière de Soma (nord-ouest), qui fait 301 morts le 13 mai, et lors du 1er anniversaire des émeutes de Gezi, sévèrement réprimées.

Le 1er juillet, M. Erdogan est sans surprise désigné candidat de l'AKP à la présidentielle des 10 et 24 août.
(AFP, 1er juillet 2014)

Trois candidats à l’élection présidentielle en Turquie

Par Jean Marcou

Alors qu’Abdullah Gül vient de faire savoir qu’il ne prétendra pas à sa propre succession, la préparation de l’élection présidentielle turque, dont le premier tour se tiendra le 10 août prochain, connaît une nette accélération cette semaine. Après que Selahattin Demirtaş est entré en lice avec le soutien HDP, la déclaration de candidature de Recep Tayyip Erdoğan est en effet imminente. Le 29 juin, pour leur part, le CHP et le MHP, ont confirmé leur choix pour Ekmeleddin Ihsanoğlu, en faisant enregistrer sa candidature par le bureau du parlement. Le candidat unique du CHP et du MHP est ainsi formellement devenu le premier candidat officiellement déclaré.

La surprise créée à la mi-juin par le choix des deux principaux partis d’opposition pour la candidature unique de l’ancien secrétaire général de l’Organisation islamique de coopération (OIC), ne cesse de provoquer des remous au sein du parti kémaliste. De nombreux militants et sympathisants du CHP s’inquiètent à la fois des conséquences d’une alliance de circonstance avec un parti d’extrême droite comme le MHP et du fait que le candidat choisi soit connu pour sa sensibilité religieuse prononcée qui l’a longtemps fait apparaître comme un compagnon de route de l’AKP. Ekmeleddin Ihsanoğlu ne s’est, en fait, démarqué du parti gouvernemental que depuis un an, à l’occasion de la polémique mémorable qui l’a opposé à Recep Tayyip Erdoğan, ce dernier lui ayant reproché «sa passivité peu honorable» face au renversement de Mohamed Morsi en Egypte. Quoi qu’il en soit, au parlement, le 29 juin, les doutes dans les rangs kémalistes se sont confirmés puisque, si tous les députés du MHP ont apporté leur soutien à Ekmeleddin Ihsanoğlu, 31 députés du CHP ont refusé de le faire.

Pour les organes dirigeants des deux formations d’opposition l’objectif de cette candidature unique est officiellement de rassembler largement et de concurrencer Recep Tayyip Erdoğan sur le terrain de la respectabilité religieuse. On peut néanmoins s’étonner de ce choix, qui semble oublier que la plupart des enquêtes ont montré que le vote AKP n’est pas à proprement parler un vote d’essence religieuse, mais le vote de larges segments des classes populaires et des nouvelles classes moyennes en faveur d’une formation qui incarnerait leurs valeurs et répondrait à leurs aspirations socio-économiques. De surcroît, il faut bien voir qu’Ekmeleddin Ihsanoğlu n’a aucune expérience politique, ce qui risque de le gêner sérieusement dans une élection fortement personnalisée comme peut l’être une élection présidentielle au suffrage universel. Dans le contexte qui prévaut actuellement au Moyen-Orient, les promoteurs de cette candidature unique arguent certes de la connaissance qu’a des problèmes régionaux celui qui a dirigé l’OIC pendant une dizaine d’années, mais il est rare qu’une élection générale se joue simplement sur des questions de politique étrangère. Or, le candidat du MHP et du CHP a du mal à entamer sa campagne, ayant surtout été occupé jusqu’à présent à répondre aux doutes qui assaillent déjà sa personne, notamment à prouver que bien que né au Caire, il connaît réellement la Turquie, et qu’en dépit de ses inclinations religieuses, il n’est pas un adversaire résolu d’Atatürk…

Les premiers sondages ne sont pas très favorables au candidat unique du MHP et du CHP. Le leader de l’AKP est donné gagnant au premier tour avec des scores avoisinant les 55%, et les mauvaises langues affirment qu’Ekmeleddin Ihsanoğlu n’aurait été propulsé subitement sur les devants de la scène que pour éviter aux leaders de l’opposition d’avoir à subir eux-mêmes un nouvel échec électoral personnel qui pourrait menacer leur position à la tête de leurs formations respectives… Il n’est pourtant pas sûr que Recep Tayyip Erdoğan soit d’emblée totalement convaincu de sa victoire prochaine. L’AKP vient en effet de proposer au parlement une loi qui tend à institutionnaliser le processus de règlement de la question kurde lancé l’année dernière. Cette initiative est plus qu’une simple formalité car en un sens elle consacre officiellement les négociations qui se sont déroulées jusqu’à présent sans bases légales, avec le PKK et son leader emprisonné sur l’île d’İmralı. Elle est en outre analysée par beaucoup d’observateurs comme une démarche visant à séduire l’électorat kurde.

Pour leur part les Kurdes, qui avaient envisagé un moment eux aussi de présenter un candidat de compromis, en la personne de Riza Türmen, l’ancien juge turc à la Cour européenne des droits de l’homme,  soutiendront la candidature de Selahattin Demirtaş, le co-leader du HDP. Ce dernier, après avoir démenti un soutien kurde à la candidature de Recep Tayyip Erdoğan, avait expliqué récemment que dans le cas où il serait lui-même candidat, il s’attacherait à représenter non seulement les Kurdes mais aussi «tous les groupes qui ont été oubliés et négligés» jusqu’à présent en Turquie. Il devient donc le deuxième candidat déclaré à l’élection présidentielle. De son côté, le CHP a également lancé une offensive de séduction en direction des Kurdes. Kemal Kılıçdaroğlu s’est notamment rendu, le 22 juin, à Diyarbakır pour appeler l’électorat kurde à faire front commun pour empêcher l’élection de Recep Tayyip Erdoğan à la présidence de la République. Pour autant les Kurdes accepteront-ils de soutenir, même au second tour, Ekmeleddin Ihsanoğlu, un candidat qui est aussi celui des nationalistes du MHP ? Rien n’est moins sûr.

En attendant, après s’être déclaré candidat, Recep Tayyip Erdoğan devra continuer à gérer la situation délicate qui prévaut dans le nord de l’Irak où 80 otages turcs (dont l’ex-consul général de Turquie à Mossoul) sont toujours entre les mains de l’EIIL. La Turquie, tout en appelant ses alliés de l’OTAN à lui apporter son soutien, ne souhaite pas d’intervention militaire dans l’immédiat, son premier ministre ayant déclaré d’ailleurs, le 25 juin, que «personne ne devait s’attendre à ce qu’il provoque l’EIIL» et mette en péril la vie des otages. Toutefois, si cette situation d’incertitude et de tension s’éternise, elle pourrait perturber le déroulement de la campagne présidentielle, en dépit des efforts déployés par le gouvernement pour empêcher, tant les médias que le parlement, de s’enquérir du sort des otages. (http://ovipot.hypotheses.org/10336)

Forces armées/Armed Forces

YPG refutes Turkish claims of border clash

The YPG (People's Defence Units) Command in Rojava has refuted a claim made by the Presidency of the Turkish General Staff that it was responsible for the death of two Turkish soldiers on the Ceylanpınar border last night.

The Urfa Governor and military commanders initially said those responsible were 'smugglers'.

The YPG Command and the People's Assembly in the town of Serêkaniyê opposite have refuted the claims of the Turkish General Staff.

Last night (21 July) 2 soldiers were killed in gunfire along the border in the Elok (Alıntepe) neighbourhood of the Ceylanpınar (Serêkaniyê Serxet) district of Urfa province. The Turkish General Staff has now contradicted the Governor of Urfa, İzzettin Küçük, by issuing a statement claiming the 'PYD/PKK’ were responsible for the attack. Despite the PYD being a political party the General Staff claims '6 PYD members' were killed.

The General Staff's statement thus contradicted the statement made by the Governor of Urfa on behalf of military commanders in the region.

According to DİHA, local sources say the area in question is used by smugglers, who opened fire on the soldiers, adding the incident had nothing to do with the YPG.

Serêkaniyê Binxet People's Assembly President Ferec Mihemed said there had been no clash involving YPG forces, and that no YPG fighters had been killed or wounded in any incident.

He questioned the motives behind linking the incident to the PYD and YPG.

The YPG Serêkaniyê Command also stated it had had nothing to do with the incident in question, and that none of its fighters had died or been wounded.

The Command said that the YPG Press and Communication Centre would issue a detailed statement in due course.
(ANF, July 22, 2014)

Deux soldats et six combattants kurdes tués dans des affrontements frontaliers

Deux soldats turcs et au moins six rebelles kurdes ont été tués dans des affrontements dans le sud-est de la Turquie, près de la frontière avec la Syrie, ont annoncé mardi les forces armées turques.

Les affrontements ont éclaté lundi après que des rebelles kurdes, qui tentaient de franchir la frontière syrienne ont tiré sur une patrouille turque dans la province de Sanliurfa, a indiqué l'armée dans un communiqué.

"Notre patrouille s'est retrouvée sous les tirs d'un groupe de 10 à 15 personnes. Deux de nos soldats ont été tués", a-t-elle précisé.

Au moins six rebelles kurdes -- parmi lesquels des séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit), et des militants kurdes combattant en Syrie -- ont été tués et un soldat blessé, a ajouté l'armée.

Des renforts ont été déployés dans la zone, selon l'agence de presse Dogan.

Le gouverneur de Sanliurfa, Izzettin Kucuk, a qualifié mardi le groupe de rebelles, de "contrebandiers illégaux".

En plus de trois ans de conflit en Syrie, la Turquie peine à contrôler les mouvements illicites à sa frontière.

Réfugiés, rebelles et trafiquants divers franchissent aisément la frontière, ce qui représente un véritable casse-tête en matière de sécurité pour la Turquie.
(AFP, 22 juillet 2014)

If elected, Erdogan will boost Turkey's weapon programs

Erdoğan is widely expected to win the presidential race either on its first round on Aug. 10 or on the second on Aug. 24. A defense procurement official said regardless of how in the post-Erdoğan period the government shapes itself “President” Erdoğan will behave like he still chairs the powerful Defense Industry Executive Committee, which oversees major procurement decisions. 

The committee’s other members are the defense minister, chief of the military general staff and the chief procurement official.

“He views most weapons programs as his signature projects. He has signaled that he would not have a different perspective [on defense procurement] once he has been elected president,” the official said. “I don’t think any program can proceed without his approval.”

In a campaign speech last week, Erdoğan reiterated his dedication to an ambitious goal to make Turkey’s one of the world’s top 10 manufacturers of weapons systems. And in a July 8 speech, Erdoğan said “every matter in the country, including infrastructure or other projects, would be the president’s job.”

A western company executive said most defense industry players would continue to view Erdoğan as “the de facto procurement boss” no matter who becomes the prime minister or the party leader.

“We think Erdoğan’s choice of a new undersecretary for defense procurement was a calculated move … that shows he would continue to run the show even after he gets elected to presidency,” he said.

In April, Erdoğan’s government appointed İsmail Demir, an aviation expert, as new head of the procurement office, the Undersecretary for Defense Industries (SSM). Before the appointment Demir, was CEO for THY Teknik, Turkey’s national carrier THY’s repairs and maintenance subsidiary. Demir is widely viewed as a bureaucrat close to another Erdoğan confidant, former Transport Minister Binali Yıldırım.

In contrast with the post of prime minister, the presidency has until now been largely a ceremonial post. But if Erdoğan wins, it is likely to become vastly more powerful. Erdoğan already has said he would push for an executive-style presidency.

“If Erdoğan is elected, Turkey will have a strong president without a formal presidential system,” İbrahim Kalın, a top adviser to Erdoğan, wrote in a newspaper column July 1. “The current Constitution does not allow for a full-blown presidential system. But the powers of the president make it a hybrid system. This needs to be understood properly.”
(hurriyetdailynews.com, July 14, 2014)

Turkey could double its arms spending by 2018

The world’s most enduring security organization, NATO, which Turkey is a member of, is facing several conventional challenges as its combat mission in Afghanistan comes to a close.

Transatlantic austerity has sparked major cuts in defense budgets, pruning allied conventional force and operational capabilities. 

Renewing/modernizing assets has visibly slowed down, while focus has shifted to out-of-area deployment. 

Security analysts agree that post-Afghanistan NATO may see a shift of focus toward conventional force and steps for a retreat from a security understanding to a defense understanding. The adjustment of new members, however, is progressing at a slow pace. 

There are emerging technologies and threats, including the risk of disruptive technologies that may enable individuals or small groups to use force in ways previously reserved for states. There are also shifting demographics, as aging populations entail a diminishing recruiting pool for NATO armies.

Furthermore, there are the rising powers in Asia and Eurasia and their future trajectories; Middle East and Africa are emerging as potential regions where transatlantic interests may be further at stake and Asian nations may wish to play a larger role.

NATO’s European members spend a combined 180 billion euros, second largest after the United States; but the alliance is not sure how best to use this more efficiently with help from modern IT.

Meanwhile, a paradigm shift from deterrence toward prevention and resilience constitutes an enormous challenge, as states grapple with how to internalize a policy that certain threats cannot be prevented through deterrence. 

Against this backdrop, more and more defense officials in Ankara remind one of what is known in NATO circles as “Noah’s rule”: Predicting rain does not count, building arks does. 

Turkey typically spent around $4 billion a year for new weapons systems and upgrades in the last decade, but the country’s rapidly growing economy, now the world’s 17th biggest, and a governmental commitment to meet procurement goals by 2018 may double that amount, and more than double by 2023.

Turkey’s defense spending is almost flat at around $10 billion a year, or about 1.25 percent of its gross domestic product (GDP), which is now at around $800 billion.

A top security aide to Prime Minister Recep Tayyip Erdogan has said Turkey’s defense spending is less than the NATO requirements, and much less than what a country like Turkey actually needs.  “Turkey faces multiple conventional and asymmetrical threats and it would be more convenient if it spent 2 to 2.5 percent on defense,” he said.

NATO leaders have demanded that members spend at least 2 percent of their GDP on defense, but several have struggled to meet that threshold. Currently, few European countries are meeting that benchmark. By way of comparison, Russia spends 4.5 percent of its GDP on defense.

“Economic crisis has shrunk defense spending. Only five or six member nations have reached the 2 percent benchmark,” Timo Koster, director for defense policy and planning at the NATO headquarters, recently told a conference in Ankara.

If the Turkish economy grows by an average 4 percent, Turkey’s national income will rise to $936 billion by the end of 2018. If Turkey by then spends 2 percent of its income on defense, this will mean an annual defense budget of $18.7 billion; and if it spends 2.5 percent on defense, its defense budget would reach as high as $23.4 billion.

As Turkey spends about 40 percent of its defense budget on new equipment and upgrading existing systems, its procurement budget by the end of 2018 could reach nearly $7.5 billion provided that the economy grows at an annual 4 percent and the government decides to reach the NATO benchmark. If it expends 2.5 percent on the military, this figure will reach nearly $9.5 billion.

According to the prime minister’s aide, Turkey’s geostrategic position requires it to spend around $20 billion on defense (and $8 billion on procurement). 

Ankara has ambitions to celebrate the republic’s centennial in 2023 with dozens of high-profile armament programs they hope will have been successfully concluded by then. 

A list of ongoing and announced programs highlights nearly $70 billion worth of spending until 2023, excluding relatively small programs and others the government may launch in the meantime.

For instance, Turkey will spend $16 billion for 100 F-35 new-generation fighters and $4.5 billion to upgrades its fleet of F-16s. The government will have to allocate $10 billion to develop what will become the first ever indigenous Turkish fighter, dubbed the TF-X. Its production will likely cost another $20 billion. If everything goes as planned, Turkey’s fighter budget will be around $50 billion in the next 10 years. 

Other big shots include $1 billion for a landing dock platform; $3.5 billion for utility helicopters; $2.5 billion for a planned indigenous, new-generation main battle tank, the Altay; $1 billion for indigenous satellites; $1 billion for a satellite launching center; $3.5 billion for a long-range air and anti-missile defense system; $2.4 billion for aerial warning and control aircraft; $4 billion for new submarines; $2.5 billion for corvettes under the MILGEM program; $1 billion for locally-developed frigates; $3 billion for attack helicopters; $1.5 billion for the local development of helicopters; $1 billion for new armored vehicles; $1.5 billion for the A400M heavy lift aircraft; $750 million for the locally developed basic trainer, the Hürkuş; $1 billion for electronic warfare systems; $1 billion for drones and electro optical systems; and an unknown number of billions for a locally developed infantry rifle.

This list excludes smaller programs, upgrades and maintenance.
(hurriyetdailynews.com, July 8, 2014)

Affaires religieuses / Religious Affairs

Manifestation à Bruxelles pour la solidarité avec les chrétiens d'Irak
Communiqué de presse remis mercredi par le Comité de soutien aux Chrétiens d'Orient – Belgique lors d'une rencontre avec le Ministre belge des Affaires Etrangères Didier Reynders.
Depuis des siècles, le nombre de chrétiens en Orient ne cesse de diminuer. La stratégie politique des pays occidentaux a toujours été défavorable à ces communautés persécutées sur leur propre terre. L’exode massif s’est accéléré durant le 20ème siècle, notamment suite au génocide de 1915 perpétré par les dirigeants ottomans. Depuis 2003, la communauté internationale assiste muette à un grand nombre d’attentats contre les quartiers chrétiens et les églises pendant et après la guerre contre Saddam Hussein et son gouvernement.

Comment rester sans voix quand on sait que les Chrétiens, qui représentaient 20% de la population irakienne dans les années 30, ne sont aujourd’hui plus que 2%. Et l’Irak n’est pas le seul État de la région à s’être vidé de ses chrétiens. La Turquie et dans une moindre mesure la Syrie et l’Iran sont dans le même cas.

Ces Chrétiens d’Orient sont les descendants directs des peuples autochtones de la Mésopotamie antique : Araméens, Assyriens, Babyloniens, Chaldéens. Ils utilisent des langues multimillénaires et sont les héritiers des premières civilisations humaines. Les djihadistes ne se contentent pas de chasser les chrétiens, ils détruisent également leurs lieux de culte et de rassemblement ainsi que des sites archéologiques importants. C’est donc également une perte culturelle et historique considérable pour le patrimoine de l’humanité.

Alors que le monde libre parle de multiculturalisme et de tolérance on assiste aujourd’hui en Syrie et en Irak à une épuration ethnique sous le regard impuissant de la communauté internationale.

Aujourd’hui l’Etat islamique autoproclamé en Irak et en Syrie (EI) est responsable des atrocités commises à l’encontre des chrétiens à Mossoul et contre les autres minorités.

Tout humaniste et défenseur des droits de l’Homme de quelque origine qu’il soit ne peut rester indifférent face à ce déchaînement de violence et d’intolérance imposé par les djihadistes de l’EI. Les Chrétiens de Mossoul ont eu le choix, entre se convertir à l’Islam, payer l’impôt islamique et quitter leurs maisons les mains vides sous peine d’être exécuté. Leurs maisons ont été marquées par un N rouge (ن) pour signifier qu’ils étaient chrétiens. Près de 35.000 d’entre eux ont dû fuir Mossoul, sous la menace des djihadistes.

Comment ne pas penser aux tragédies et aux années sombres que l’Europe a vécu ?

Ces djihadistes qui font de la surenchère sur le prophète rendent la religion musulmane ignorante, intolérante et monstrueuse.
Nous attendons des musulmans vivants en Belgique, en Europe et aux Etats-Unis une ferme condamnation au nom du vivre ensemble.

Il n’est pas tolérable d’avoir une indignation sélective à l’heure où le Proche et le Moyen Orient connaissent une nouvelle période d’instabilité grave. Il est du devoir de la Belgique, de l’Europe et des Etats-Unis de dénoncer haut et fort l’intolérance et la haine qui menacent en ce moment des populations civiles innocentes.

Choqués comme beaucoup de Belges par les atrocités infligées aux Chrétiens d’Irak, les Chrétiens des Eglises Orientales de Belgique (églises syriaque, chaldéenne, maronite, melkite, assyrienne, arménienne, copte...) orthodoxes et catholiques appellent le gouvernement fédéral belge, les institutions européennes et les Etats-Unis à se mobiliser pour :
- aider financièrement les familles déplacées vers le Kurdistan (qu’on
remercie) et ailleurs, dans l’espoir d’un retour rapide chez eux ;
- protéger les Chrétiens en Orient ainsi que les autres minorités et préserver leurs droits et libertés ;
- aider l’état irakien à rétablir son autorité sur tout le territoire ainsi que son union nationale ;
- infliger des sanctions envers les pays qui soutiennent les djihadistes ;
- activer les recherches pour retrouver les 2 évêques (Mgr. Boulos Yazigi et Mrg Yuhanna Ibrahim) enlevés depuis avril 2013 en Syrie.
Nous espérons que l’Orient restera cet espace de rencontre entre toutes les communautés. Les Chrétiens et les autres minorités sont le dernier rempart contre l’intolérance et l’extrémisme.

Pour faire entendre nos revendications, une manifestation est organisée le 6 août à 12h, place du Luxembourg.

Comité de soutien aux Chrétiens d'Orient – Belgique (contact : cosochorbe@gmail.com)

Appel à la communauté internationale pour sauver les chrétiens d'Irak
 
Depuis quelques semaines – et particulièrement ces derniers jours –, une population entière de chrétiens d’Irak fait l’objet d’une extermination ethnique et religieuse déclarée, au nom de l’islam, de la part des troupes barbares de l’EIIL (Da‘ich). Femmes, hommes, enfants, civils et religieux sont expropriés, dépossédés de leurs biens, pourchassés de leurs maisons, de leur terre, ou tout simplement lâchement assassinés. A Mossoul, des églises et des bibliothèques sont brûlées.
 
Déjà muette devant les crimes et les destructions perpétrés à Gaza, la communauté internationale ne semble pas s’émouvoir, outre mesure, de la tragédie que vivent les chrétiens d'Irak, comme s’il s’agissait d’un incident mineur, d’un dommage collatéral ! Le massacre impuni prend de l’ampleur, s’approche de Bagdad et s’étend à la Syrie, et personne ne paraît en mesurer la gravité ni se soucier de l’arrêter !
 
Au nom des hautes valeurs de la liberté de culte, des droits fondamentaux de l’humain, au nom du droit à la vie, au nom du droit inaliénable à une terre et à une nationalité :
 
Nous, associations, organisations, personnalités de l'émigration en France et en Europe, et citoyen(ne)s des pays du Maghreb signataires de cet appel, conscients que l’injustice et la barbarie doivent être combattues sans relâche, tant en Irak qu'à Gaza et ailleurs, interpellons les gouvernements des pays du monde arabe, la communauté mondiale – musulmans, juifs, chrétiens, croyants, non-croyants, libres penseurs… –, ainsi que les institutions et les instances internationales (ONU, Ligue arabe…), et les pressons à réagir vivement, à condamner énergiquement ce qui se passe sous nos yeux et à intervenir concrètement pour mettre fin aux souffrances d’une communauté entière dont le seul tort est d’être chrétienne, en la rétablissant dans son droit.
 
Paris, le 28 juillet 2014.
 
Pour tout contact et signature : cherbib@gmail.com

Liste des associations et personnalités signataires en France:
https://fr.groups.yahoo.com/neo/groups/suffrage-universel/conversations/messages/6221

Evitez de rire fort! conseille un dignitaire aux femmes

"Une femme doit conserver une droiture morale, elle ne doit pas rire fort en public", a affirmé le vice-Premier ministre turc, Bulent Arinç, suscitant une polémique mardi en Turquie, un pays musulman mais laïque qui fête l'Aïd al-Fitr.

"L'homme doit être moral, la femme aussi, elle doit savoir ce qui est décent et ce qui ne l'est pas", a dit lundi M. Arinç influent membre du gouvernement islamo-conservateur dont il est aussi le porte-parole, lors d'un déplacement dans sa circonscription de Bursa (nord-ouest), rapportent les journaux.

Et d'ajouter: "Elle ne doit pas rire fort devant tout le monde, doit absolument conserver sa décence à tout moment".

Cette petite phrase a provoqué une avalanche de réactions - pour la plupart indignées - dans les réseaux sociaux où les internautes dénonçaient l'intervention "de plus en plus flagrante" du régime turc dans la sphère privée.

"Arrêtez de nous donner une leçon de morale, à la place, rendez compte pour l'argent que vous avez volé", a lancé btürkmen sur le site de microblogs Twitter, en allusion aux soupçons de corruption visant depuis décembre dernier le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et son entourage politique.

"Je ne peux qu'éclater de rire à cette leçon de morale!", écrit pour sa part une autre utilisatrice, Hilan Inan.

La sortie du vice-Premier ministre, qui, dans le passé s'était illustré pour ses conseils répétés en faveur d'une vie prude comme édictée dans le Coran, a aussi eu une répercussion politique.

A une dizaine de jours de l'élection présidentielle des 10 et 24 août, qui sera pour la première fois organisée au suffrage universel, le candidat de l'opposition, Ekmeleddin Ihsanoglu lui a aussitôt répondu.

"Nous avons vraiment besoin d'entendre le rire gai des femmes", a écrit le candidat, principal rival de M. Erdogan au scrutin présidentiel, sur Twitter.

En été 2013, les Turcs avaient massivement manifesté contre la "dérive autoritaire" et "islamiste" du régime de M. Erdogan qui est aux rênes de la Turquie depuis 2002.
(AFP, 29 juillet 2014)

KNK condemns expulsion of Christians from Mosul

The Kurdistan National Congress (KNK) has issued a statement condemning the savagery and threats of ISIS that have led to minority groups such as Christians and Yezidi and Shabak Kurds fleeing the city of Mosul in northern Iraq and taking refuge in South Kurdistan.

The statement said: "ancient peoples, cultures and faiths are being driven out of their homeland."
In the statement issued by the KNK Executive Council, the oppression of minority ethnic and faith groups in Mosul was condemned and the silence of the West emphasised.

The statement said: "Just as with the Armenian Genocide of 1915, the US and Europe is not seeing or reacting to what is going on."

The city of Mosul used to be home to nearly 200,000 Christians, but now only a handful remain.

Only last Sunday the Pope prayed for the Christians of Iraq.

The Chaldean Patriarch of Babylon, Louis Sako, said ISIS had been hunting Christians, having painted the letter 'N' for 'Nazara' (Christian) on Christian houses in Mosul. He called on the international community, first and foremost the Islamic world, to take action.

Martin Lessenthin from the International Society of Human Rights compared the current tragedy in Mosul to the Armenian Genocide of 1915, and said they were grateful to the Kurds and to Jordan for protecting fleeing Christians.

Jonadam Kanna, a Christian parliamentarian in Baghdad, said ISIS was carrying out "ethnic cleansing", adding that he was concerned similar attacks might occur in Lebanon, that has the largest Christian population in the region.

Human Rights Watch published a report on 19 July in which it said ISIS was killing, kidnapping, and threatening religious and ethnic minorities in and around Mosul, and that since capturing the city on June 10, it had seized at least 200 Turkmen, Shabaks, and Yazidis, killed at least 11 of them, and ordered all Christians to convert to Islam, pay “tribute” money, or leave Mosul by July 19. It is estimated that there are still 300,000 Christians in Iraq, more than 200,000 of them in South Kurdistan.

The KNK statement stressed that the Western powers were only interested in the pursuit of oil, and that all the ancient peoples of the region who are not Moslem and Arab are being wiped out.

The statement added that ancient communities, faiths and cultures are being destroyed and that no one was raising their voice in protest. The KNK statement drew attention to the support of the US, Turkey, Saudi Arabia and Qatar for the ISIS terror organisation.

The KNK statement concluded by calling on the Government of South Kurdistan to take all measures to safeguard the wellbeing of Christians and to take steps so that they might return home.

It also urged the Baghdad government to compensate them for their losses and appealed to Western public opinion to oppose the genocide and not remain silent, and called on civil society organisations to demonstrate the same solidarity with these communities as they have shown towards the people of Palestine.

The KNK condemned the oppression of these ancient peoples and emphasised that they would be in solidarity with them.
(ANF, July 25,  2014)

100 French MPs Demonstrate in Support of Assyrians in Mosul

One hundred members of the French Parliament demonstrated in front of the parliament building today in support of the Assyrians of Mosul, who have been targeted by ISIS. The demonstrators expressed their solidarity with the Assyrian of Mosul by carrying signs with the Arabic letter "n", which is the first letter of the word "Nasrani" (Christian) in Arabic. ISIS has marked all Christian homes in Mosul with this letter (AINA 2014-07-19).

Since taking over Mosul, ISIS has destroyed nearly half of the 30 churches in the city and occupied the rest, converting them into mosques and headquarters.

Nearly 2,000 Assyrian families have fled Mosul to the Assyrian villages in the north, including Ankawa and Dohuk. The water and electric service that was supplied from Mosul to the surrounding towns and villages has been cut off by ISIS. Residents are now using well water and their is a life-threatening shortage of water.

In a statement issued today, Chaldean Patriarch Louis Sako said this is the worst disaster to hit Iraq's Christians since the coming of Genghis Khan. (
http://www.aina.org/mailinglist.html)

MIT truck documents prove aid to al-Qaeda and ISIL

Republican People's Party (CHP) Deputy Chairman Bülent Tezcan shared police records on Monday concerning the search of a National Intelligence Organization (MİT) truck in Adana as part of an investigation several months ago, asserting that the records prove that the Turkish government has supported radical groups in Syria and Iraq.

He said the records leave no room for doubt that the government has sent weapons and ammunition to the terrorist organizations al-Qaeda and the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) in Syria. Tezcan held a press conference on Monday on the grounds of Parliament and shared documents about arms-laden trucks, which later proved to belong to MİT, that were stopped in Adana by security forces in January of this year. He said between 25 and 30 rockets were found in each truck. He also showed that the documents that were attached to the weaponry found on the trucks were written in Cyrillic. 

He claimed that the weapons were loaded onto the trucks at Ankara Esenboğa Airport, citing official testimony from a driver of one of the trucks. Tezcan said the documents clearly show that MİT transfers weapons to armed groups in the region.

The CHP deputy chairman said anybody encouraging and provoking armed organizations will eventually find those same weapons being used on themselves. He reiterated his allegations that Turkish intelligence provides the armed organizations with ammunition and weapons. He also said the weapons that were given to ISIS have now turned against Turkish citizens and asked whether the Justice and Development Party (AK Party) government could have struck a deal with ISIS.

Tezcan also recalled a leaked recording that was broadcast on YouTube in which top security officials at the Foreign Ministry could be heard making plans to send operatives to Syria. These operative would then fire missiles at the Turkish side of the border, thus giving Turkey an excuse to attack Syria. “So have you [the government] carried the missiles you will throw at Turkey with these trucks in advance? Was it these trucks that carried the weapons used in the Reyhanlı attacks?” he asked, referring to a deadly terrorist attack in Reyhanlı, a border town in Hatay province, which caused the deaths of 53 people on May 11, 2013 and is believed to have been staged by al-Qaeda.

“Is it not a crime in international law to arm the militants of ISIL and al-Qaeda like this in the Middle East?” Tezcan asked during the press conference. “We know the answers to all of these questions and the government also knows the answers and they will one day give their answers in front of the Supreme State Council in Turkey, the name the Constitutional Court assumes while trying the current or former members of a government, and before international courts.”

He said when the search in Adana started none of the security officials carrying out the search had any idea that the trucks were owned by MİT. “The prosecutor's office on that day called the MİT regional administration, which initially said that it had no idea that such trucks would be passing through the region. Even the Adana office of MİT did not know about them, which clearly shows that this transfer operation was illegal.”

Tezcan said his disclosure marked the first time the documents had been shared with the public. He also said that there are currently several investigations regarding the trucks. “A preliminary investigation numbered 2014/P2 being conducted by the Adana Chief Public Prosecutor's Office lists MİT officials as suspects, and the investigation is looking into the claims of ‘providing arms to illegal armed terrorist organizations'.”

He said the same MİT officials are the subject of another investigation, numbered 2014/30800, again being carried out by the Adana Chief Public Prosecutor's Office. He said the investigation is also based on claims of providing arms to illegal armed terrorist organizations. “They are trying to cover up these investigations,” he said, adding: “But it is as clear as day that there were weapons on the trucks being investigated. MİT has acted as a middleman in transferring the weapons, and the government has supported the operation. This crime was committed jointly [by MİT and the government] and is probably still being committed.”

The CHP deputy chairman also said footage showing the search of the truck was available.
(TODAY'S ZAMAN, July 22, 2014)

ISIS Statement Ordering Christians to Convert or Die

ISIS issued a statement asking all Christians in Mosul to convert to Islam, pay the jizya, the poll tax on Christians, or face the sword. ISIS gave July 19 as the deadline to comply with its demands.

More than 200 Assyrian families fled in panic from Mosul on July 17 and 18 as the ISIS deadline for converting to Islam approached.

ISIS setup checkpoints at the Araby and Shallalat neighborhoods (AlSada and Biawaizah) and robbed and plundered Assyrians who were fleeing the city. ISIS took money from the Assyrians, as well as cars, cell phones, food, money, gold, including fake jewelry, electronic items and even medicines.

Over 85 families who had fled Baghdede (Qarawosh/Hamdaniya) reported being robbed of all of their possessions.

The fleeing Assyrians were terrified and feared for their lives. They made it safely to Dohuk (Assyrian Noohadra), where they joined thousands of other Assyrians who had fled earlier fro Mosul.

Hundred of Assyrians were forced to walk 70 kilometers (42 miles) to Tel Afar at night from Mosul after ISIS confiscated their automobiles. They carried children on their backs and arrived exhausted and dehydrated.

AINA has learned that nearly 15 Assyrian families have converted to Islam to avoid losing their life and wealth. In one instance, a young Assyrian women fled from her family who had converted, saying she did not want to become a Muslim. She is in safe hiding in North Iraq. (AINA, July 20, 2014)

Turkey's religious head: 90 percent of slain Muslims killed by Muslims

One thousand Muslims are being killed each day and 90 percent of the killers are also Muslims, head of Turkey's Directorate of Religious Affairs (Diyanet) has said.

"They are being killed by their brothers, not only in Syria and Iraq, but also in Libya, Pakistan, Africa and Myanmar," Prof. Dr. Mehmet Görmez said in his address to the participants of "World Islamic Scholars, Peace, Moderation and Commonsense Initiative" conference in Istanbul on July 19.

Görmez cited "some studies" without specifying the exact source for the figures he quoted.

The Islamic world needs to put joint effort to revive the quintessential values of the Islamic civilization, Görmez added in his speech.
     
"Suffering, violence and conflicts in various regions of the Islamic world including its storied cities like Baghdad and Damascus have been wounding every Muslim's heart profoundly," he said.

Referring to the crimes committed by radical Islamist movements like Boko Haram and the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL), Görmez said "these incidents show us that the common values of the Islamic civilization are fading away in modern times. The Islamic world needs to make an effort to revive these fading values."

A contact group of ten people with an aim to promote peace in the Islamic world is established by Diyanet, Görmez announced.

The contact group will meet governments, parliaments, international institutions, religious groups, and academic and scientific circles to discuss and propose solutions to bring about peace in conflict-hit areas in the world," he said.
     
The Istanbul conference hosted Islamic figures from 32 different countries from July 17 to July 19.
(hurriyetdailynews.com, July 19, 2014)

ISIS in Mosul Marks Christian Homes, Patriarch Issues Urgent Appeal

ISIS has begun marking Christian homes with the Arabic letter "n" which stands for the word "Nasrani" which means Christian in Arabic. The word comes from the name "Nestorian," historically attributed to the the Holy Apostolic Catholic Assyrian Church of the East, though it is incorrect. In addition, properties marked by ISIS have also been marked as "property of the Islamic State."
ISIS has also marked Shiite homes with the letter "r", signifying "rwafidh" (rejecters).

Chaldean Patriarch Louis Sako issued an urgent appeal in a letter on Thursday. The following is the full text of the letter.

Mosul Christians: Whither?

To all who have a living conscience in Iraq and all the world
To the voice of moderate brother Muslims who have a voice in Iraq and all the world
To all who have a concern that Iraq could remain a country for all His Children
To all leaders of thought and opinion
To all who announce the freedom of the human being
To all protectors of the dignity of human beings and of religion

PEACE AND MERCY FROM GOD!

The control exercised by the Islamist Jehadists upon the city of Mosul, and their proclamation of it as an Islamic State, after several days of calm and expectant watching of events, has now come to reflect negatively upon the Christian population of the city and its environs.

The Arabic letter "n" (inside red circle), signifying "Nasarah" (Christian), on a Christian home in Mosul.
The initial sign was in the kidnapping of the two nuns and 3 orphans who were released after 17 days. At the time, we experienced it as a flash of hope and as a clearing of the sky after the appearance of storm clouds.

Suddenly we have been surprised by the more recent outcomes which are the proclamation of an Islamic state and the announcement calling all Christians and clearly asking them to convert to Islam or to pay the jizya (the tax all non- Muslims must pay while living in the land of Islam) -- without specifying the exact amount. The only alternative is to abandon the city and their houses with only the clothes they are wearing, taking nothing else. Moreover, by Islamic law, upon their departure, their houses are no longer their properties but are instantly confiscated as property of the Islamic state.

In recent days, there has been written the letter 'N' in Arabic on the front wall of Christian homes, signifying 'Nazara' (Christian), and on the front wall of Shiite homes, the letter 'R' signifying 'Rwafidh' (Protestants or rejecters). We do not know what will happen in future days because in an Islamic state the Al -- sharia or Islamic code of law is powerful and has been interpreted to require the issuance of new I.Ds for the population based on religious or sectarian affiliation.

The Arabic letter "n" (inside red circle), signifying "Nasarah" (Christian), on a Christian home in Mosul.
This categorization based upon religion or sect afflicts the Muslims as well and contravenes the regulation of Islamic thought which is expressed in the Quran which says, "You have your religion and I have my religion" and yet another place in Quran states, "There is no compulsion in religion". This is exactly the contradiction in the life and history of the Islamic world for more than 1400 years and in the co -- existence with other different religions and nations in the East and in the West.

With all due respect to belief and dogmas, there has been a fraternal life between Christians and Muslims. How much the Christians have shared here in our East specifically from the beginnings of Islam. They shared every sweet and bitter circumstance of life; Christian and Muslim blood has been mixed as it was shed in the defense of their rights and lands. Together they built a civilization, cities, and a heritage. It is truly unjust now to treat Christians by rejecting them and throwing them away, considering them as nothing.

It is clear that the result of all this discrimination legally enforced will be the very dangerous elimination of the possibility of co -- existence between majorities and minorities. It will be very harmful to Muslims themselves both in the near and the distant future.

Should this direction continue to be pursued, Iraq will come face to face with human, civil, and historic catastrophe.

We call with all the force available to us; we call to you fraternally, in a spirit of human brotherhood; we call to you urgently; we call to you impelled by risk and in spite of the risk. We implore in particular our Iraqi brothers asking them to reconsider and reflect upon the strategy they have adopted and demanding that they must respect innocent and weaponless people of all nationalities, religions, and sects.

The Holy Quran has ordered believers to respect the innocent and has never called them to seize the belongings, the possessions, the properties of others by force. The Quran commands refuge for the widow, the orphaned, the poor, and the weaponless and respect "to the seventh neighbor."

We call Christians in the region to act with reason and prudence and to consider and to plan everything in the best way possible. Let them understand what is planned for this region, to practice solidarity in love, to examine the realities together and so be able together to find the paths to build trust in themselves and in their neighbors. Let them stay close to their own Church and surround it; endure the time of trial and pray until the storm will be over.

Louis Raphael Sako
Chaldean Catholic Patriarch of Baghdad
July 17, 2014
(AINA, July 19, 2014)

ISIL ‘attacks Shiite mosque’ in Istanbul

Members of the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) attacked a Shiite mosque in Istanbul last week, a human rights association has claimed in report, refuting official statements about the incident.

On July 8, a fire caused significant material damage at the Muhammediye Mosque in the Esenyurt neighborhood of the city. Three Qurans and a 300-volume hadith collection were destroyed in the fire at the mosque, which belongs to the local community from the Ja’farite school of Shia Islam.

Turkey’s Human Rights Association (İHD) prepared a report on the incident based on the testimonies of witnesses and official statements. The findings of the report were announced to the public on July 15 in a press conference at the İHD headquarters in Istanbul’s Beyoğlu neighborhood.

The report quoted Seçkin Çengeloğlu, a local police chief, who ruled out the possibility of arson. He described the fire as “a coincidence” that occurred during a burglary in which the clock of the mosque was stolen by a local drug user acting alone.

However, citing the testimonies of witnesses, including the imam of the mosque, İHD Istanbul head Abdulbaki Boğa said the report concluded that the fire was a “planned assault,” contradicting the official police statement.

Imam Hamza Aydın was quoted in the report as saying that an individual between the ages of 25 and 30 had visited the mosque with two teenagers 10 days before the fire, asking him which Islamic sect he belonged to. “You’re Shiite, you have no right to live, we will burn you,” the person reportedly told the imam after getting an answer.

The report concluded that ISIL was behind the fire, without presenting direct evidence linking the incident to the militant group.

“ISIL is in Istanbul now. We knew it, but this is their first attack against a belief group in Turkey,” claimed Hulusi Zeybel, a central executive board member of the İHD.

“The attack against Ja’faris is an attack with a political message,” Boğa added.
(hurriyetdailynews.com, July 16, 2014)

Turkish support for ISIL continues

Hajji Ahmed Kurdi, the leader of the Jabhat al-Akrad (Kurdish Front Brigade) which is fighting Islamic State of Syria and the Levant (ISIL) around the city of Aleppo, has accused Turkey of continuing to support ISIS.

Hajji Ahmed Kurdi said that ISIL has re-commenced its operations around Aleppo following its capture of Mosul, and was trying to recapture the town of Azaz, near the Turkish border.

He said: "We clashed with this group around Aleppo on several fronts. They were evicted from Azaz and surrounding villages, but now they are trying to retake them. ISIL is working together with organisations like the al-Nusra Front and Liwa al-Tawhid.

There are around 700 to 800 fighters of these organisations in the Azaz area and we consider them to be part of ISIL." 

Hajji Ahmed Kurdi said that his organisation had been fighting ISIL in the Azaz area for the last 3 weeks, adding: "the Free Syrian Army and the Islamic Front are disintegrating and we are the only group that is resisting them."

No support for the Kurdish Front Brigade

Hajji Ahmed Kurdi said that despite his group being the only one putting up a fight against ISIS, they had received no outside support.

After Azaz, Afrin

Hajji Ahmed Kurdi said that the aim of ISIL was to besiege the canton of Afrin. He said: "First they want to reach Azaz and then attack Afrin. If we had not resisted there they would have taken Azaz by now and be blockading Afrin. Our resistance has prevented a bloodbath. We are fighting this gang organisation because they are opposed to the revolution in Syria."

Turkish officers carry out interrogation

Hajji Ahmed Kurdi emphasised that Turkey had maintained its support for ISIL, saying they had definite proof and documentation of this support. He added that some of the Kurdish Front's fighters and supporters who had been captured by ISIL had been interrogated by Turkish officers, saying: "all our people said that Turkish officers had taken part in interrogation. This proves support is continuing. They pretend to be in conflict with this organisation, but this is not true."

They use the Turkish border openly

Hajji Ahmed Kurdi said that ISIL crossed the Turkish border at will. "In order to surround Azaz they use the Çobanbey – Jarablus stretch [50 km long] of the border openly. Sometimes they cross the border as al-Nusra Front or Liwa al-Tawhid fighters. They don't even feel the need to act in a clandestine way, they do it openly." (ANF, July 5, 2014)

ISIL’s Baghdadi orders Muslims to ’obey’ him

The leader of the Islamic State of Syria and the Levant (ISIL), Abu Bakr al-Baghdadi, purportedly ordered all Muslims to obey him in a video released July 5 on social media.

The hitherto elusive Baghdadi, who on June 29 proclaimed a "caliphate" straddling Syria and Iraq, made his appeal in a sermon delivered on Friday in the militant-held northern Iraqi city of Mosul.

"I am the wali (leader) who presides over you, though I am not the best of you, so if you see that I am right, assist me," he said, wearing a black turban and robe.
      
"If you see that I am wrong, advise me and put me on the right track, and obey me as long as I obey God in you."
      
AFP was not immediately able to confirm the authenticity of the video purportedly showing Baghdadi, of whom there were previously only two known photographs.
     
The video is the first ever official appearance by Baghdadi, according to Aymenn al-Tamimi, an expert on Islamist movements, though the jihadist leader may have appeared in a 2008 video under a different name.
      
"God gave your mujahedeen brothers victory after long years of jihad and patience... so they declared the caliphate and placed the caliph in charge," he said.
      
"This is a duty on Muslims that has been lost for centuries," he added, sporting a long and slightly greying beard, as he addressed the faithful from the mosque’s pulpit.

ISIL renamed itself simply as the Islamic State (IS). The militant group released 32 Turkish drivers in northern Iraq on July 3, but still holds 49 staff members of the Turkish consulate in Mosul after it abducted them on June 11.
(hurriyetdailynews.com, July 5, 2014)

Footballer denies he will remove his tattoos after PM Erdoğan's rebuke

A Turkish footballer has denied reports suggesting that he accepted to remove his tattoos, following a rebuke by Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan.

"Please don't take every article in the media seriously. I neither considered nor told that I would remove my tattoos. Each of them has a special meaning to me," 18-year-old Galatasaray footballer Berk Yıldız tweeted.

Erdoğan had visited the facilities of the Turkish national football team in Istanbul’s Beykoz district on July 4. He was met there by Turkish Football Association Chairman Yıldırım Demirören and national team coach Fatih Terim, and briefly chatted with the young players who were waiting for him at the entrance.

After arriving, the prime minister rebuked Yıldız over his tattoos. “What are these tattoos? Why do you harm your body like that,” Erdoğan said. “Don’t be fooled by foreigners. God forbid, it could even give you skin cancer in the future.”

Citing unnamed sources, Doğan News Agency had reported that Yıldız promised Erdoğan to remove his tattoos.

Yıldız explained in his tweets that some of his tattoos represent his family. "We have a humorous chat with my coach and our prime minister. Everyone has a choice and I am happy as such," he added.
(hurriyetdailynews.com, July 5, 2014)

Erdogan n'aime pas les tatouages, un footballeur rappelé à l'ordre

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a violemment critiqué vendredi un jeune footballeur, à l'avenir prometteur, qui s'était fait faire un tatouage sur son poignet, affirmant que cette pratique d'inspiration "étrangère" pouvait provoquer un "cancer de la peau".

L'incident s'est produit au moment où M. Erdogan visitait un centre d'entraînement de l'équipe nationale turque à Istanbul où il a bavardé et serré la main de jeunes footballeurs.

Sur une séquence vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux, on voit et on entend le Premier ministre turc, tout sourire, apostropher le joueur du club de Galatasaray, Berk Yildiz, âgé de 18 ans: "C'est quoi ces tatouages? Pourquoi tu te blesses le corps?"

"Ne te laisse pas berner par des étrangers. Dieu nous en préserve, cela pourrait même te donner le cancer de la peau", a affirmé M. Erdogan, alors que les autres footballeurs ricanaient nerveusement.

Il a alors fait signe à l'entraîneur national Fatih Terim et au président de la Fédération turque de football

Yildirim Demiroren pour s'assurer que ses arguments avaient bien été entendus.

Le jeune Berk Yildiz a alors promis de retirer le tatouage. Il a déjà joué dans l'équipe junior de la Turquie.

Le gouvernement islamo-conservateur de M. Erdogan, au pouvoir depuis une décennie, fait l'objet de critiques pour ses tentatives permanentes d'imposer des valeurs islamiques, parfois controversées, dans ce pays à majorité musulmane mais officiellement laïc.

Bien que la majorité des musulmans considèrent les tatouages permanents comme un péché ou interdits par l'Islam, ceux-ci sont assez populaires en Turquie, en particulier parmi les jeunes vivant dans les villes. (AFP, 4 juillet 2014)

Un responsable de l'AKP invité à démissionner pour un verre d'alcool

Le Parti de la justice et du développement (AKP) du Premier ministre islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a demandé à un responsable régional du parti de démissionner après la diffusion sur les réseaux sociaux d'images le montrant en train de boire de l'alcool, a rapporté vendredi le quotidien Hurriyet.

Mustafa Celebi, chef de l'AKP dans un district de la province de Mugla (sud-ouest), apparaît sur ces photographies en train de boire de l'alcool avec deux collègues, a indiqué le quotidien sur son site internet.

La consommation d'alcool est autorisée en Turquie, et la bière, le vin et les spiritueux peuvent facilement être achetés à Istanbul, Ankara et les stations balnéaires de la côte.

Toutefois, la consommation d'alcool est mal vue au sein de l'AKP.

M. Erdogan, qui a annoncé le 1er juillet sa candidature à l'élection présidentielle des 10 et 24 août, ne boit pas d'alcool et ne fume pas. Tous les responsables de l'AKP sont sensés avoir le même comportement en tant que musulmans pratiquants.

Selon le journal, l'AKP a chargé un responsable de la province voisine d'Izmir, Aydin Sengul, de mener sur place une enquête sur cet épisode embarrassant. Ce dernier a recommandé la démission de M. Celebi. Le numéro deux du parti Suleyman Soylu a estimé que M. Celebi devrait démissionner.

La majorité des Turcs ne boivent pas d'alccol, mais une minorité d'entre eux

en consomment et défendent farouchement ce droit. Des mesures prises récemment par l'AKP, comme la hausse des taxes sur l'alcool et l'interdiction de la publicité pour les boissons alcoolisées ont soulevé une levée de bouclier chez les partisans de la laïcité qui redoutent une main-mise islamiste sur le pays. (AFP, 4 juillet 2014)

Agony lingers as victims of Sivas massacre commemorated

Several commemoration ceremonies took place on Wednesday to mark the 21st anniversary of the death of 33 intellectuals who were killed in a fire started by an angry mob at the Madımak Hotel in the Central Anatolian city of Sivas.

In addition to the 33 writers, poets and philosophers visiting the city for an Alevi festival, two hotel staff and two people from the crowd that attacked the hotel also died in the fire.

In Sivas, the Alevi-Bektaşi Federation, the Pir Sultan Abdal Culture Associations, the Alevi Culture Association, the Hacı Bektaş Veli Anatolia Culture Foundation and the Confederation of European Alevi Unions held a ceremony that started at 10 a.m. at Sivas' Pir Sultan cemevi (Alevi house of worship).

Security was tight in and outside the city. Police set up roadblocks and searched vehicles entering the city. The number of CCTV cameras (MOBESE) was also increased for the day, with 82 cameras installed along the route where the civil society groups marched.

The joint presidential candidate of the Republican People's Party (CHP) and the Nationalist Movement Party (MHP) Ekmeleddin İhsanoğlu also attended a commemoration ceremony on Wednesday. İhsanoğlu was in Nevşehir to visit the Hacı Bektaş Veli district, home to a large community of Alevis.

Alevi organizations have expressed their disapproval of the joint candidate, who has headed the Organization for Islamic Cooperation (OIC) in the past, and made statements indicating that they are unlikely to support him. In Nevşehir, İhsanoğlu addressed a crowded group of listeners, emphasizing the tradition of tolerance in Anatolia. He paid visits to several fountains and shrines considered sacred by Alevis.

In a separate message he issued to commemorate the day, İhsanoğlu said the Madımak Hotel should be turned into a museum, an Alevi demand that has been voiced repeatedly over the past few years, though one that has been ignored by the Justice and Development Party (AK Party) government.

The families of the 34 Kurdish citizens killed in the Uludere district of Şırnak in an airstrike by the Turkish Air Force were also in Sivas to show their support for the pain of the Alevi federations. A statement made on behalf of the families noted that those responsible for the Madımak massacre still have not been brought to justice.

Selahattin Demirtaş, the presidential candidate of the Peoples' Democratic Party (HDP), was also in Sivas, together with the co-chairwoman of the party, Figen Yüksekdağ. The HDP delegation participated in the main march organized by Alevi associations in the city center.

There were also other commemoration ceremonies in different provinces to commemorate the victims and to protest the fact that the instigators of the events that led to the massacre have not been brought to justice. Those who died in Sivas during the Pir Sultan Abdal Festival on July 2, 1993 include beloved folk singers, poets and bards such as Asım Bezirci, Nesimi Çimen and Muhlis Akarsu.

An angry mob gathered around the hotel on the day of the event in protest of Turkish writer Aziz Nesin, who had publicly expressed his atheism. Later, they set the hotel on fire and 33 people died before rescue teams could arrive. Aziz Nesin survived the incident. A total of 190 people were initially detained, 124 of whom were charged with “overthrowing the secular constitutional order.” Over time, the number of suspects in the case dropped to 33, following acquittals. Eight suspects have been fugitives from justice since 1997 and have still not been caught. In March 2012, the cases against five of them were dropped on the grounds that the statute of limitations on time had expired.

Some have accused criminal elements within the state hierarchy of the massacre; Alevis and secular communities have regularly accused religious fundamentalists.

One new allegation was made by AK Party deputy Şamil Tayyar, who tweeted on Wednesday that the massacre had been orchestrated by Germany's “deep state.” The German Embassy in Ankara was quick to respond to the allegation, calling Tayyar's claim “absurd and groundless.”

The families of the victims also remembered their loved ones. Hüsne Kaya, whose 12-year-old son Koray Kaya and 15-year-old daughter Menekşe Kaya died in the Sivas massacre, said: “My children's peers are now getting married, finishing university, having their own children. We, however, have been deprived of seeing our children's happiness.” She criticized the AK Party government for turning the Madımak Hotel into a cultural center. “They made the place where our children died into a culture center. What culture can you talk about in a place where people were burned to death? It is so offensive that it is impossible not to go crazy when one thinks about it.”

Another mother, Yeter Sivri, whose daughters -- 16-year-old Asuman Sivri and 19-year-old Yasemin Sivri -- died in the massacre, said: “Our wound has not healed at all in 21 years. What can we expect from the state? The state orchestrated [the massacre], and massacred our children in Sivas.” 
(TODAY'S ZAMAN, July 2, 2014)

HDP: We have not forgotten the Sivas massacre

The Peoples Democracy Party (HDP) has issued a statement to commemorate the 21st anniversary of the Sivas massacre, when 35 people died in the Madimak hotel after it was set alight by a mob.

The HDP statement recalled that the massacre had been only one in a series of massacres that have occurred in the last century, mentioning massacres in Dersim, Koçgiri, Malatya, Ortaca, Maraş, Çorum, Gazi and the latest during the Gezi Resistance.

The HDP stressed it would not forget the Sivas massacre of 1993, one of many massacres suffered by the Alevi community throughout history.

The statement recalled that Prime Minister Erdoğan had welcomed the decision not to prosecute some of those responsible for the massacre on the grounds of  'statute of limitations'.

The HDP statement continued: "No apology has been made to the Alevi community, and the state's role in the massacre has not been condemned.   In order to confront these massacres a 'Truth and Justice Commission' should be set up."

The KCK has also issued a press statement to commemorate the 21st anniversary of the Sivas massacre,  in which it recalled that 35 Alevi intellectuals were burnt alive in the Madımak hotel in Sivas on 2 July 1993.

The press statement said that artists and intellectuals have an integral role in society.

The statement continued: "Alevis are in the front line of people’s democracy against capital and the monopoly of the government suppressing the working class and cultural and religious diversity. Because of this fundamental characteristic, they have been targeted.

All cultures, groups, beliefs and social groups and especially Alevis should cooperate and struggle together."
(ANF, Junly 2,  2014)

Socio-économique / Socio-economic

High-speed line breaks down with Erdoğan aboard

The high-speed train, after many delays, was on its way from Ankara to İstanbul on Friday when it broke down in İzmit, due to what officials have called "technical failure," with Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan and many other government officials on board.

One of the train's contact wires reportedly malfunctioned and technical teams were called to the site to resolve the problem. It was uncertain when the train would resume its course.

The Ankara-İstanbul high-speed train line was making its debut as it left Ankara earlier on Friday. An inauguration ceremony was held in the city of Eskişehir at 2:30 p.m., and a second opening ceremony had been scheduled to be held in İstanbul's Pendik neighborhood at 6:30 p.m.

The 533-kilometer-long Ankara-İstanbul line will transport passengers between Turkey's largest city and its capital in three-and-a-half hours and will make nine stops en route. High-speed trains have been running between Eskişehir and Ankara since 2009 and between Ankara and Konya since 2011.

Part of the project was built with a grant of 150 million euros from the European Union. The total cost came to $4 million, $2 million of which was funded through loans.

High-speed rail service in İstanbul will initially begin in Pendik, but the line will eventually be connected to the Söğütlüçeşme station in Kadıköy on the Asian side of İstanbul. By next year, the line is also expected to connect with the undersea Marmaray rail line and extend to the European-side suburb of Halkalı in western İstanbul.

The travel time between the Pendik station in the Gebze district of Kocaeli province and Ankara will be two-and-a-half hours, and once the connection with the Marmaray is completed, passengers will be able to travel directly from the European side to Ankara. Six trains will depart İstanbul for Ankara daily and six more will leave from the other direction.

Ticket prices will start at TL 70 for an economy seat, a figure below the cost of a one-way planet ticket but slightly more expensive than a bus ticket.

The government hopes that rail transportation will serve 75-80 percent of the total transit between Ankara and İstanbul, according to Transportation, Maritime Affairs and Communications Minister Lütfi Elvan, who spoke with journalists before the ceremony on Friday in Eskişehir.

A series of delays and accidents repeatedly postponed the opening of the Ankara-İstanbul high-speed line. The most recent involved a partial collapse of station in the province of Sakarya, which resulted in the opening being pushed back to July.

Problems on Ankara-Bursa line

While trains are set to make their way between Turkey's two largest cities, construction has halted on the high-speed rail line between Ankara and Bursa, as funding for the project has dried up.

Construction began in December 2012, and while one segment of the line was partially completed, no further progress was made, primarily due to a lack of funding. “The foundation was laid for the first segment of the Ankara-Bursa high-speed train line -- a 75-kilometer section between Bursa and Yenişehir -- on Dec. 23, 2012. It was said at the opening ceremony that the line was to be completed by 2016. However, a variety of issues, such as the structure of the land, marshy regions and geographical difficulties, required that the route be changed. Tunnels collapsed and costs grew. In the end, the Bursa-Yenişehir segment could not be completed in accordance with the tender conditions,” said opposition Republican People's Party (CHP) deputy Sena Kaleli in Parliament on Thursday, citing a report issued by the Court of Accounts.

Kaleli also noted that the project had exhausted its budget of TL 393 million well before being completed.
(TODAY'S ZAMAN, July 25, 2014)

Les mineurs manifestent pour leur sécurité après le drame de Soma

Un millier de personnes, originaires de la ville de Soma où sont morts 301 mineurs en mai, ont manifesté mercredi à Ankara pour exhorter le gouvernement à respecter ses engagements en matière de sécurité minière.

"Nous n'avons pas oublié nos 301 collègues", ont scandé un millier de manifestants marchant en direction du parlement à Ankara pour appeler les responsables turcs à respecter leurs promesses d'amélioration des conditions de travail et des normes de sécurité au sein des mines après le drame de Soma.

"Ne restez pas silencieux. Parlez plus fort. Soma est un massacre !", "Ce n'est pas une destinée !", pouvait-on lire sur les banderoles déployées.

L'explosion puis l'effondrement survenus le 13 mai dernier dans la mine de Soma, l'accident minier le plus meurtrier qu'ait connu la Turquie, a ravivé les inquiétudes concernant les lacunes en matière de sécurité en Turquie, où l'on enregistre le plus grand nombre de morts de mineurs en Europe.

La plupart des victimes de Soma sont mortes d'intoxication au monoxyde de carbone.

Un rapport d'enquête a relevé plusieurs infractions aux normes de sécurité minière, notamment un manque de détecteurs de monoxyde de carbone et la présence de plafonds faits de bois et non de métal.

L'entreprise exploitante Soma Komur, accusée d'avoir négligé les règles de sécurité de base au profit d'une chasse aux coûts effrénée, a nié toute responsabilité dans l'accident alors que huit de ses dirigeants et cadres ont été arrêtés et inculpés d'homicides involontaires fin mai.

Le gouvernement islamo-conservateur du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, qui dispose d'une large majorité au parlement, a présenté après le drame une loi pour renforcer la sécurité et améliorer les conditions de travail dans les mines.

La gestion de la catastrophe a mis sous pression le Premier ministre, candidat à l'élection présidentielle du mois d'août.

M. Erdogan avait relancé la contestation contre son gouvernement, accusé d'indifférence envers les victimes de Soma, après avoir déclaré que les accidents miniers étaient dans "la nature du secteur".

En 1992, une explosion de gaz dans la mine de Zonguldak (nord-est) avait tué 263 salariés.
(AFP, 16 juillet 2014)

La ville d'Istanbul veut sévir contre les réfugiés syriens

Istanbul, mégapole turque de 15 millions d'habitants, va prendre incessamment des mesures préventives contre les nombreux réfugiés syriens dans le désarroi, réduits à la mendicité et sources de plaintes, a annoncé mercredi son gouverneur, Hüseyin Avni Mutlu.

"Nous allons imposer dans un très court délai de nouvelles mesures plus effectives", a-t-il dit lors d'une réunion de coordination de ses services.

Parmi les mesures envisagées figure le transfert forcé des réfugiés mendiant dans les lieux publics d'Istanbul dans des camps situés dans le sud-est de la Turquie, à la frontière syrienne, a affirmé le gouverneur.

"Les représentants de la communauté de Syriens à Istanbul se plaignent également de leur compatriotes qui mendient dans les rues, disant que cela nuit à leur image de réfugiés", a expliqué Avni Mutlu qui a établi à 67.000 le nombre de Syriens installés dans sa ville.

Le nombre de plus en plus élevé de réfugiés syriens qui mendient dans les rues d'Istanbul et au niveau des feux rouges, contrarie les habitants de la ville qui ont adressé ces dernières semaines des milliers de plaintes aux autorités.

Selon les chiffres officiels, la police a jusqu'à présent arrêté 500 familles et les a transféré, de leur gré, dans des camps de toile du sud-est anatolien.

Mais la police municipale libère les mendiants aussitôt sans qu'aucune action légale ne soit prise à leur encontre car ils ont le statut de réfugié.

Les zones touristiques d'Istanbul constituent également une zone d'action prisée des mendiants syriens.

La Turquie abrite plus d'un millions de déplacés syriens dont seulement environ 20% sont héberges dans des camps.

La politique de "porte ouverte" du gouvernement islamo-conservateur turc à l'égard de réfugiés provoque toutefois des tensions sociales avec les populations locales.

Mardi soir, des habitants en colère de Gaziantep (sud-est), ville située près de la frontière syrienne, ont attaqué des Syriens après qu'une voiture immatriculée en Syrie eut renversé une famille turque, blessant deux personnes.

La police anti-émeutes est intervenue en nombre pour apaiser les habitants de la ville, a rapporté l'agence de presse Dogan.
(AFP, 16 juillet 2014)

Public, foreign debt increase during AK Party rule

According to a statement from opposition Republican People's Party (CHP) deputy Umut Oran on Sunday, Turkey's public and foreign debt have skyrocketed under Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan.

In 2002 Turkey's public debt per capita stood at TL 3,896, a number that had more than doubled to TL 8,296 by 2014. The country's foreign debt per capita was $1,963 in 2002 and is now $5,045, said Oran.

In the last 11.5 years, total public debt increased two-and-a-half times from TL 257 billion to TL 636 billion. Total foreign debt in the public and private sectors tripled, increasing from $129.6 billion in 2002 to $386.8 billion. In the same period the price of bread doubled, gas prices tripled and those receiving minimum wage lost a great deal of purchasing power, added Oran.
 
Debt arising from personal loans has increased 127 times since 2002, jumping from TL 1.9 billion to TL 253 billion. Credit card debt experienced a nearly twentyfold increase, rising from TL 4.3 billion to TL 77.7 billion.

While rising exports reduced 2014's current account deficit, Turkey's appetite for imports keeps this figure relatively high. A high deficit is widely regarded as a particular weakness of Turkey's developing economy. In May of last year Prime Minister Erdoğan announced that Turkey had paid off its final loan with a $412 million payment to the International Monetary Fund (IMF). Turkey had been borrowing from the institution since 1961.
 
High personal loan and credit card debt in Turkey are compounded by a relatively low savings rate when compared to other developing countries. An IMF study from earlier this year found Turkey's savings rate to be almost three times lower than the average rate among developing countries. Turkey's national income stood at $820 billion last year, placing it among the top 20 economies in the world. However, foreign debt accounted for 47 percent of that figure.

The vast majority of foreign debt held by Turkish corporations is in foreign currencies. The Turkish lira has depreciated considerably in the past several years. Between May 2013 and January 2014 the value of the lira plummeted 30 percent against the euro. Turkey's central bank sharply increased overnight borrowing and lending rates in an attempt to defend the embattled lira that had been further devalued after corruption allegations against ruling party politicians surfaced on Dec. 17, 2013. The lira had weakened to nearly TL 2.40 against the dollar, although it has since stabilized and was valued at just over TL 2.13 on Monday.

A recent CHP report indicated that conflicts in Iraq between the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) and Iraqi military forces will cost the Turkish economy more than $8 billion due to losses sustained in exports and rising oil costs.
(TODAY'S ZAMAN, July 8, 2014)

Batman city demands share of oil revenue

The co-mayors have officially applied for the municipality of Batman to receive a share of the revenue from oil production in Batman, said oil production at the moment is being carried out within the logic of colonialism, but instead local people must benefit from the revenues of oil production.

While the exploitation policies of the capitalist system towards the natural resources continue in Kurdistan, the Kurdish people are struggling for survival despite the fact that oil has been produced in Batman for 60 years.

The Batman Refinery has a yearly turnover of 1 million 850 thousand dollars.

The oil extracted from Batman is processed in Kocaeli, in the west of Turkey, so that only 300 workers are employed in Batman which has a population of 400,000. It is the western cities that are benefiting from the revenues and taxes obtained by oil production.

The people of Batman even lack asphalt. The local administration of Batman demanded a month ago a donation of a certain amount of oil to the Batman municipality on account of the unfair distribution of oil revenues.

Batman co-mayors Gulistan Akel and Sabri Ozdemir spoke to ANF about the issue saying that the right to oil production must be transferred to local government.

Remarking that they filed an official application to demand a share of the revenues of the Batman Refinery, Batman co-mayor Sabri Ozdemir said they demanded that 3 thousand tons of oil be donated to the municipality.

Sabri Ozdemir recalled that HDP Batman deputy Ayla Akat has submitted a bill to parliament on the issue and also that the co-chair of HDP, Selahattin Demirtas, speaks frequently about the sharing of oil revenues.

Ozdemir emphasised that Batman has the highest rate of unemployment in Turkey because the oil extracted in Batman is processed in Kocaeli and the people of Batman are not benefiting from employment opportunity in the oil production. Ozdemir added that the solution for unemployment in Batman is the transfer of the right to oil production to local government.

Ozdemir added that the budgets of municipalities are calculated in proportion to the taxes obtained from the towns, saying that the taxes of Batman Refinery are transferred to Kocaeli instead of to the local budget of Batman. Ozdemir said: “The budget of Batman municipality would be doubled if we could receive taxes of 1 million 850 thousand dollars. This is the result of a systematic policy of the state. The functions of these kinds of big investment companies are limited to several cities in Turkey so that only these cities are benefiting from the revenues. The oil is in Batman, it is extracted in Batman, the turnover is here, but the tax goes to Kocaeli. This is a big unfairness to the people of Batman. Kurdistan is deprived of its own natural resources”.

The other co-mayor of Batman, Gulistan Akel, emphasised the high level of unemployment in the city, adding that the state manages oil production with the logic of exploitation.

Akel said a fifth of oil in Turkey is produced in Batman, but Batman has the highest level of unemployment according to the figures of the Turkish Statistical Institute in the years of 2010 and 2012, adding that this fact is a concrete reflection of the colonial policies of the Turkish state regarding the people of Batman.

Akel further said the oil must be produced according to the needs of people without destroying nature, emphasising that the colonial plunder of natural resources could only be stopped if local government organised the oil production along ecological lines and for public benefit. Akel added that the people will not give up their demand for a share of the revenues from oil production and will continue to step up their struggle to achieve this aim. (ANF, July 7,  2014)

Deux incendies avaient éclaté quelques jours avant le drame de Soma

Des images de vidéosurveillance de la mine de charbon de Soma (ouest), où 301 mineurs sont morts dans l'accident industriel le plus meurtrier qu'ait connu la Turquie, ont montré que deux incendies avaient éclaté quelques jours avant l'explosion dans la mine, a-t-on appris des medias locaux.

Dans le cadre de l'enquête sur l'accident survenu le 13 mai, des experts en criminologie ont analysé les images de vidéosurveillance filmées entre le 27 avril et le 18 mai dernier par 16 caméras implantées sur le site minier, a annoncé l'agence de presse turque Dogan.

Un premier feu s'est déclaré le 11 mai et a duré 16 heures suivi d'un second, la veille du drame, le 12 mai, a indiqué Dogan.

Aucun des deux incendies n'a été consigné dans les compte-rendus du complexe minier, selon le rapport qui été remis au bureau du procureur du de Soma.

L'entreprise exploitante Soma Komur, accusée d'avoir négligé les normes de sécurité de base au profit d'une chasse aux coûts effrenée, a nié toute responsabilité dans l'accident alors que huit de ses dirigeants et cadres ont été arrêtés et inculpés d'homicides involontaires fin mai.

La plupart des mineurs sont morts d'intoxication au monoxide de carbone. Un premier rapport d'enquête a souligné plusieurs violations des règles de sécurité minière, notamment un manque de détecteurs de monoxide de carbone et la présence de plafonds en bois au lieu de structures en métal.

La gestion de la catastrophe a mis sous pression le gouvernement islamo-conservateur du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, candidat à l'élection présidentielle du mois d'août.

M. Erdogan avait relancé la contestation contre son gouvernement, accusé d'indifférence envers les victimes de l'effondrement, après avoir déclaré que les accidents miniers étaient dans "la nature du secteur".
(AFP, 7 juillet 2014)

Turkey's minimum wage earners slaves to poverty

The Research Institute of the Confederation of Revolutionary Workers' Unions (DİSK-AR) released a report last week underlining the dire living conditions minimum wage earners have to endure in Turkey. According to the data, which it based on numbers provided by the Turkish Statistics Institute (TurkStat) and figures from the Ministry of Labor and Social Security, taking into consideration the minimum wage for the first half of the year plus the subsistence allowance, a family of four with only one minimum wage earner had no more than TL 9 for food per day.

The minimum wages were adjusted only a day or two after the report's release by a preset multiplier for the second half of the year to rise from TL 846 to TL 891. So changing what DİSK-AR found in its research in terms of the new amount, including TL 120.8 in subsistence allowance, the daily expense for the most basic human need becomes TL 9.8, taking into consideration that a different set of numbers by TurkStat shows the lowest quintile in income share distribution spend 29 percent of their monthly income on food. In other words, this family has to find a miraculous way to use this amount to feed four mouths three meals a day. A person in this family has only Kr 27.3 for every meal, or one third of a loaf of bread, alone.

Minimum wages have been a thorny issue in Turkey, as in every country, because employers try to keep them as low as possible while unions haggle over steep increases, with the government acting as a mediator between them. This is pretty much the system in almost all countries where minimum wage is applied since the installation of this unnatural ceiling may cause the balance of the market to be upset. High minimum wages run against the benefits of labor since higher labor costs cause unemployment rates to rise in the medium term and the working conditions of the existing labor force to deteriorate as employers push workers to work at over capacity in order to receive the same output with fewer people.

The DİSK-AR report noted the average rent in Turkey as of May was TL 596. The family has only TL 337.8 to spend for rent, meaning they will either live in a ramshackle or find a more affordable house in less-expensive districts, which in many cases are on the periphery of cities.

Commuting is another problem for them. The average ticket price in Turkey is TL 1.68. This figure is TL 2.25 in İstanbul, which is home to the largest minimum wage earning population. But these people, who sell their labor in return for the least reward, have only TL 3 for transportation, enough to buy only one-way tickets. So they cut back on their secondary spending items such as leisure and entertainment, which are TL 16.2 per month, or hotels and eating out, which are TL 35.4 per month.

These families also face a harsh reality when it comes to education spending. Turkey's average for the lowest quintile for education spending is 0.6 percent of income, or TL 6.1 per month, or TL 3 for each child in the family surviving on minimum wage. This petty amount is not even enough for pencil and paper, let alone books and auxiliary education materials.

For a minimum wage earner, purchasing home appliances or furniture is a real challenge. Their average allocation for household goods is about 5.7 percent of their earning, which is TL 57.7 for minimum wage. For instance, such a family may get a cheap and low quality fridge costing TL 1,000 over 17 months without spending even a penny more on the household goods during this time.

DİSK-AR stated in the report that the current levels of minimum wage insist on poverty and that the government's rhetoric of “we didn't let inflation crush minimum wage earners” is not something to be proud of. This discourse is tantamount to admitting that minimum wage earners are not better off compared to some 10 years ago, whereas the governments' priority is not to prevent them to get worse but to improve their living conditions.

“That the minimum wage earners are not getting a fair share from the economic growth and the rise in productivity means that the newly generated resources are accumulated in certain hands. That minimum wage, which is expected to play a regulatory role in income distribution, is below even the hunger line is causing pangs in consciences,” the report said in its conclusion. (Cont'd: http://www.todayszaman.com/news-352184-turkeys-minimum-wage-earners-slaves-to-poverty.html)

114 femmes assassinées en cinq mois en Turquie

Sur les cinq derniers mois, 114 femmes ont été victimes d’assassinats entre les mains de leurs maris, conjoints ou proches, selon un rapport récent publié par la Fondation Umut spécialisée dans la lutte contre l’armement individuel. Ces résultats sont le fruit d’un travail de cinq mois mené sur les assassinats de femmes, qui a notamment établi que les victimes étaient issues de toutes les tranches d’âge. «Il y a des mineures comme des femmes âgées de 60 ans», énonce le rapport. Sur 114 assassinats, 60 ont été commis par les maris des victimes, 26 par des petits amis, huit par des beaux-pères, six par des anciens maris, cinq par des frères, trois par des cousins, deux par des pères, deux par les maris des sœurs des victimes, un par un fils et un par un petit-fils. Le rapport note que vingt-et-une victimes ont recherché une aide auprès des autorités peu avant leur mort.

En un an, 13 076 ordonnances de protection ont été remises

Le rapport établit également une liste des méthodes pratiquées par les assassins. Ainsi, une grande partie des victimes ont été tuées par une arme à feu ou poignardées. D’après les données du ministère de la Justice, des Centres de prévention et de surveillance de la violence ont été mis sur pied pour la phase pilote d’un nouveau projet dans les 14 provinces d’Istanbul, Bursa, Izmir, Ankara, Denizli, Antalya, Mersin, Adana, Sanliurfa, Samsun, Trabzon, Gaziantep, Malatya et Diyarbakir. Entre le 20 mars 2012 – quand les dernières lois anti-violence contre les femmes ont été promulguées – et le 6 juin 2013, des ordonnances de protection ont été rendues par la justice pour 13 076 femmes.

Les vraies victimes ? Les enfants

En 2009, 171 femmes ont été tuées à cause de la violence d’hommes proches. Ce chiffre était de 177 en 2010, 163 en 2011, 155 en 2012 et 136 en 2013, d’après les données de la police. D’après les chiffres officiels, 28 000 cas de violence contre les femmes ont été signalés l’année dernière. Le rapport de la Fondation Umut indique également que les autres victimes de ces assassinats sont les enfants. Ainsi, 149 enfants se sont retrouvés orphelins de mère et 51 de ces enfants ont vu leur mère mourir.
(http://www.zamanfrance.fr/article/114-femmes-assassinees-en-cinq-mois-en-turquie-10628.html)


141 Workers Killed on the Job in June

According to a report by Worker Health and Work Security Assembly, at least 141 workers were reported killed on the job in June 2014. The death toll in 2014 also climbed to 951.

Worker deaths according to sectors:

Construction (37) with almost half of the cases due to falls, agriculture (29), transport (16) and mining (10).

Worker deaths according to cities:

İstanbul (13), Bursa (9), Kahramanmaraş (9), Kocaeli (6),  5’er ölüm Edirne (5), Manisa (5), Samsun (5), Şırnak (5), Adıyaman (4), Ankara (4), Balıkesir (4), Karabük (4), Konya (4), Adana (3), Antalya (3), Isparta (3), Karaman (3), Kayseri (3), Zonguldak (3), Afghanistan (3), Aydın (2), Batman (2), Çorum (2), İzmir (2), Mardin (2), Muğla (2), Sakarya (2), Siirt (2), Şanlıurfa (2), Trabzon (2), Bilecik (1), Bingöl (1), Bolu (1), Burdur (1), Çanakkale (1), Çankırı (1), Diyarbakır (1), Elazığ (1), Erzincan (1), Erzurum (1), Gaziantep (1), Hatay (1), Kırklareli (1), Kütahya (1), Malatya (1), Muş (1), Rize (1), Sinop (1), Tekirdağ (1), Tunceli (1), Yalova (1), Yozgat (1) and Iran (1).

The report emphasized on the workplace murders in mines in Şırnak.

“On the outskirts of Cudi Mountain, 3,500 miners are working without an insurance, just to avoid starving. Almost all these workers at these death wells are those whose villages were forced to empty in the 1990s. The dead body of Musa Seven, a worker with 8 children, has been retrieved in a bucket. Democracy forces must take action to avoid these tragedies from happening again,” the report cited.
(BIA, July 3, 2014)

Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

ECFR published a policy brief about EU-Turkey relations

The European Council on Foreign Relations (ECFR), a pan-European think-tank, published on July 16, 2014, the following ECFR policy brief about European Union - Turkey relations:

The European Union must re-engage with Turkey – even if it cannot with Recep Tayyip Erdoğan - if it is to prevent any further backsliding on democratic reforms, according to analysis published today by the European Council on Foreign Relations, a pan-European think tank.

Prime Minister Erdoğan, who led his AKP (Justice and Development Party) to a landslide general election victory in 2002 and won two further terms, is expected to top the poll in next month’s presidential election beginning on 10 August.

An ECFR policy brief published today suggests that if he is elected to the presidency, the EU should re-engage with reformers and modernisers within the AKP to prevent a concentration of power in the hands of the new head of state. ECFR Senior Policy Fellow Dimitar Bechev recommends that the EU “work its way around, rather than against, Erdoğan and hope for change from Turkish society in the long term.”

A decade ago there were high hopes that, with the help of the EU, Turkey was on its way to becoming an advanced democracy. But now this bold vision is all but dead. He writes that Turkey is now becoming an “illiberal democracy” in which Erdoğan could use his powers to turn the country into a presidential republic. Bechev details the causes of Turkey’s illiberal turn under AKP rule:
  • A corruption scandal implicating Erdoğan and his ministers.
  • Damage to the rule of law raising European Commission concerns about judicial independence.
  • The Turkish government’s concentration of power in the hands of an increasingly unaccountable executive branch as well as declining media freedom.
  • An ineffective parliamentary opposition presenting no real alternative to the AKP.
The EU accounts for 80 percent of foreign direct investment in Turkey but Dimitar Bechev points out that – unlike the 1999-2005 period – Europe and Turkey now have little time for one another: Europe is tied up with its own crisis in Ukraine while Turkey is preoccupied with its never-ending domestic dramas. He suggests Europe can recover its leverage and press for reforms only if it finds ways of collaborating pragmatically with the new Turkish leadership in various policy areas over a lengthy period.

On the prospects for EU accession, his analysis ends with a stark warning that the anti-enlargement mood across Europe and the success of the far right in recent elections to the European Parliament could spell trouble. He adds that if the EU accession deal were to become unstuck, “Turkey and the EU would easily fall back into the usual blame game”.  (Contact: dimitar.bechev@gmail.com - Tel: +35 9899 939 447)

L'ancien patron turc de Duralex condamné à trois ans de prison ferme

L'homme d'affaires turc Sinan Solmaz et ancien patron de Duralex (verrerie) a été condamné jeudi, en son absence, par le tribunal correctionnel d'Orléans à trois ans de prison ferme et 200.000 euros d'amende pour abus de biens sociaux et banqueroute par détournement ou dissimulation.

Le tribunal lui a également interdit de diriger une entreprise en France pendant 15 ans.

Le parquet a qualifié jeudi M. Solmaz, visé depuis 2012 par un mandat d'arrêt européen, de "patron voyou qui profite des derniers instants de sa société pour en vider la substance".

L'homme d'affaires, qui réside en Turquie et a toujours refusé de revenir en France répondre de ses actes, avait repris l'entreprise en décembre 2005 après un premier dépôt de bilan de Duralex, dont le siège est situé à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret).

M. Solmaz se présentait alors comme le sauveur de l'entreprise mais un an et demi après, Duralex battait sérieusement de l'aile. L'homme d'affaires turc obtenait pourtant du tribunal de commerce d'Orléans l'autorisation de poursuivre son activité.

Duralex était cependant placé en liquidation judiciaire en juin 2008 et une plainte était déposée contre le chef d'entreprise par le mandataire judiciaire.

L'enquête policière devait révéler que pendant plus d'un an, de début 2007 à juillet 2008, l'homme d'affaires avait systématiquement mis l'entreprise en coupe réglée.

Pour finir, plus de 85 conteneurs de marchandises, ainsi que des machines et des moules, avaient pris le chemin de la Turquie.

Selon les faits exposés devant le tribunal, les marchandises ont été vendues à "20% de leur valeur réelle", entraînant un manque à gagner de plus de 4,5 millions d'euros.

M. Solmaz a en outre encaissé sur un compte qu'il possède à Dubaï plusieurs centaines de milliers d'euros de créances dues à Duralex.

La justice française reproche en ontre, alors que l'usine Duralex de Rive-de-Gier (Loiret) était contrainte à la fermeture, d'avoir gonflé artificiellement la dette de Duralex au profit de ses entreprise en Turquie grâce à des jeux d'écriture comptable.
(AFP, 3 juillet 2014)

Turquie-USA-OTAN / Turkey-USA-NATO

Erdogan rend un prix que lui avait décerné le Congrès juif américain

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, fervent défenseur de la cause palestinienne, va restituer le prix du courage que lui avait décerné en 2004 le Congrès juif américain, sur fond de détérioration des relations turco-israéliennes en raison du conflit à Gaza, a-t-on annoncé mardi de source turque.

"Etant donné la position défendue par le leadership actuel du Congrès juif américain au sujet des attaques menées contre des civils innocents à Gaza, nous serons heureux de vous restituer le prix attribué en 2004", a écrit l'ambassadeur de Turquie, Serdar Kiliç, au président du Congrès, Jack Rosen.

La lettre, dont l'AFP a reçu une copie, dénonce les "attaques inhumaines" ainsi que "les politiques cruelles et d'occupation" d'Israël visant l'enclave palestinienne de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas.

Le Congrès juif américain avait réclamé la restitution de ce prix attribué au chef du gouvernement islamo-conservateur turc à une époque où les relations entre les deux alliés régionaux étaient encore au beau fixe.

Depuis, avec les opérations de l'armée israélienne contre Gaza, l'arraisonnement
d'un navire turc au large de ce territoire en 2010 qui avait coûté la vie à 10 militants turcs et la dernière offensive de l'armée israélienne contre le Hamas, soutenu par le gouvernement d'Ankara, les relations sont au point mort.

M. Erdogan a accusé l'Etat hébreu de "terrorisme d'Etat" et de génocide" contre les Palestiniens à la suite de la vaste opération militaire lancée le 8 juillet par Israël contre Gaza qui a coûté la vie à plus de 1.100 Palestiniens en grande majorité des civils, mais aussi à plus de 50 soldats israéliens.
(AFP, 29 juillet 2014)

Erdogan s'en prend à Washington à propos de Gaza

Le Premier ministre turc a appelé sans aménité dimanche les Etats-Unis à faire leur "autocritique" après que le département d'Etat américain eut jugé "offensantes" ses déclarations stigmatisant l'offensive israélienne sur Gaza.

"Si l'Amérique continue à dire 'Israël utilise son droit à l'autodéfense', c'est indéniablement l'Amérique qui doit faire son autocritique", a déclaré à la chaîne d'informations TGRT le Premier ministre islamo-conservateur, dont le pays est l'allié des Etats-Unis au sein de l'OTAN.

M. Erdogan, un fervent défenseur de la cause palestinienne, a dénoncé avec virulence les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza, accusant l'Etat hébreu de "terrorisme d'Etat" et de "génocide" à l'encontre des Palestiniens.

Vendredi, la porte-parole du département d'Etat américain Jen Psaki a critiqué les commentaires de M. Erdogan, les qualifiant "d'offensants et faux".

"Nous estimons que ses déclarations sont offensantes et fausses, et bien sûr, ce type de rhétorique est inutile et détourne l'attention des efforts urgents en vue de conclure un cessez-le-feu", a-t-elle déclaré.

"Lorsque nous avons des soucis à propos de déclarations ou d'actions, même s'il s'agit d'un allié de l'OTAN, nous n'hésitons pas à en faire état", avait-elle ajouté.

M. Erdogan s'est déclaré exaspéré par les critiques des Etats-Unis.

"En fait, ce sont les Etats-Unis qui ont fait jusqu'à présent des déclarations dérangeantes et offensantes" à propos de l'offensive israélienne sur Gaza", a-t-il dit.

Il a de nouveau dénoncé les actions militaires israéliennes, accusant Israël de recourir à un usage "disproportionné de la force" et de tuer les Palestiniens "sans pitié".

"Comment ignorer cela, comment un pays comme les Etats-Unis peut-il être aveugle face à cela", s'est-il indigné.

Une délégation turque dirigée par le sous-secrétaire du ministère des Affaires étrangères Feridun Sinirlioglu doit se rendre lundi aux Etats-Unis pour une visite de travail, a annoncé le ministère.

La délégation doit avoir des entretiens avec de hauts responsables du département d'Etat et du Conseil national de sécurité portant sur les relations bilatérales, les crises régionales et la situation internationale.
(AFP, 20 juillet 2014)

US Ambassador admits Turkey drifting towards authoritarianism

John R. Bass, who was nominated to be the new ambassador to Turkey by US President Barack Obama, said Turkey is drifting toward authoritarianism while responding to a senator's persistent questions on recent steps taken by Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan regarding social media and the Constitution.

After delivering his testimony along with four other ambassadorial nominees during a hearing at the Senate Committee on Foreign Relations on Tuesday, Bass, who was nominated to the position of ambassador to Turkey in early June, started taking questions from senators.

Following a few questions on Turkey's relations with the Kurdistan Regional Government (KRG), reunifying Cyprus and US-Turkey cooperation regarding conflict areas, Senator John McCain asked if Turkey is moving toward authoritarianism.

McCain asked Bass, “Are you concerned about Prime Minister Erdoğan's desire to change the Constitution and other actions that we've seen on the part of Erdoğan as a drift towards authoritarianism?”

Obama's nominee for ambassador to Turkey avoided providing a direct answer to McCain's question, saying Erdoğan is “the leader of a democratically elected parliamentary democracy” and that he will look closely at whatever steps he takes.

However, the senator wasn't satisfied with Bass' answer and reworded his question. McCain again asked if Bass believes that many of the actions that Erdoğan has taken, such as “suppressing the social media -- YouTube and Twitter -- and restrictions on Internet freedom and an independent media,” show a drift toward authoritarianism. Without giving Bass an opportunity to circumvent the question, McCain clearly stated that he wanted a yes or no answer and that Bass would be putting his nomination in jeopardy by not answering the question.

The senator pressed on, “Do you believe -- it is a pretty simple, straightforward question -- that with his repression of social media, of his desire to change the Constitution to give more power to the presidency, which he obviously will be, do you believe that is a drift towards authoritarianism?”

When Bass again refrained from giving a direct answer to McCain's question, the senator said: “Mr. Chairman, I am not going to support this nominee's nomination and I will hold it until I get a straight answer. I think it is fairly straightforward question, Mr. Bass. Is it a drift toward authoritarianism?”

“It's a drift in that direction, yes,” Bass admitted.

“Thank you. It took three minutes and 25 seconds of my five-minute time,” McCain replied.
(TODAY'S ZAMAN, July 16, 2014)

Washington opposé au référendum d'indépendance au Kurdistan irakien

Les Etats-Unis se sont prononcés jeudi contre le projet du président du Kurdistan irakien d'organiser un référendum d'indépendance dans la région autonome, tout en exhortant toutes les communautés irakiennes à l'unité pour contrer l'offensive jihadiste.

Massoud Barzani, dirigeant de cette région du nord de l'Irak, qui jouit déjà d'une large autonomie, a demandé un peu plus tôt au Parlement du Kurdistan de "préparer l'organisation d'un référendum sur le droit à l'autodétermination".

Mais la Maison Blanche, qui en appelle tant aux Kurdes qu'aux Arabes sunnites et chiites pour former un gouvernement d'union nationale à Bagdad, s'est montrée pour le moins réticente à ce projet.

"Nous continuons de croire que l'Irak est plus fort s'il est uni", a déclaré Josh Earnest, le porte-parole de la présidence américaine.

"C'est la raison pour laquelle les Etats-Unis soutiennent un Irak démocratique, pluraliste et uni. Nous continuons à exhorter toutes les parties à travailler ensemble vers un objectif commun", a-t-il conclu.

L'Irak, déjà miné par des conflits confessionnels notamment entre chiites et sunnites avant l'offensive des insurgés, est au bord de l'implosion, et le scénario d'une partition du pays pourrait commencer à se dessiner.

Alors que les attentats étaient quotidiens dans le pays depuis plusieurs mois, le Kurdistan irakien faisait figure de havre de paix, avec un développement économique insolent comparé au reste du pays.
(AFP, 3 juillet 2014)

Relations régionales / Regional Relations

KCK calls for solidarity with Rojava and Palestine

Releasing a statement to mark the approaching Eid al-Fitr, or "Ramazan Bayramı" in Turkish, Kurdistan Communities Union (KCK) Executive Council Co-Presidency called on the whole Islamic world to display solidarity with the people of Rojava and Palestine who are welcoming the Ramadan Feast in clash and war environment.

KCK said those who are trampling on all values of moral civilization under the mask of Islam, such as ISIS, harmed Islam more than anti-Islam circles, and described these Islamic groups as "provocators introduced into Islam".

Pointing out that it is an order of Islam's rules of peace, justice and brotherhood to say stop to the provocative powers that are polluting Islam and the islamic geography in the name of Islam, KCK said those triggering sectarian tension are attacking the Rojava peoples who are fighting for freedom and democracy.

KCK remarked that the present tension in the Middle East has something to do with the capitalist modernist mindset, reminding that peoples of different identities and beliefs,Syriacs, Assyrians, Keldanis, Armenians, Ezidis, used to live together, in peace and mutual respect until two centuries ago when capitalist modernity entered the lands of the Middle East.

"What the peoples of the Middle East need today is to understand Islam correctly, and to enable it to live as a manner of belief and life consistent with its history and essence", KCK underlined and said the Middle East has the potential and capacity to re-lead the world culture with its sentimental and material value today.

KCK ended its stament by calling on the whole Islamic world to display solidarity with the people of Rojava and Palestine, and to defeat the Islamic powers attacking the people of Rojava under the mask of Islam and the zionist aggressors subjecting the people of Palestine to pain.
ANF, July 29,  2014)

Another Friday of protests against Israel in Turkey

Turkish protesters took to the streets on Friday - World Quds (Jerusalem) Day - in the second week of demonstrations against Israel's brutal offensive in Gaza.

The death toll has risen above 800 in Israel's violent crackdown on Hamas, which has killed civilians including women and children, igniting more protests against the offensive.

A group of activists from several nongovernmental organizations and labor unions converged at Kocatepe Mosque in the capital Ankara following Friday prayers at noon. They then proceeded to march to the Israeli embassy where they left a child's coffin in front of the embassy residence and read a statement: "Israel, the murderer who kills our brothers and sisters and the West supports those murderers. We curse those supporting Israel."

Demonstrators called on the world to "witness the drama unfolding in Gaza and cut off support to the army of occupation that rains down bombs on Gaza."

In Istanbul, protesters convened outside Yeni Camii, a mosque in Istanbul's central Eminönü district, following Friday prayers. Chanting slogans in support of Palestinians and urging Turkey to cut off all relations with Israel, protesters denounced the Israeli offensive.

Protests against Israel were also held in cities across Turkey after Friday prayers. Some demonstrators performed funeral prayers for Palestinians killed in the Israeli operation.

Since the offensive began earlier this month, masses have converged every day outside the Israeli consulate in Istanbul and embassy in Ankara.

Some demonstrators even attempted to storm the Israeli missions. Demonstrations have usually started in the evening and continue well into the early morning during the holy month of Ramadan. The rallies condemning Israel have mainly been peaceful.
(Sabah, July 24, 2014)

La Turquie déclare trois jours de deuil à la suite du "massacre" de Palestiniens

La Turquie a déclaré lundi trois jours de deuil en hommage aux victimes palestiniennes de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, qualifiant de "massacre" l'opération militaire.

"Nous condamnons le massacre par Israël du peuple palestinien", a déclaré à la presse à Ankara le vice-Premier ministre turc Bulent Arinc alors que le bilan des Palestiniens morts dans le conflit a atteint plus de 500. "Dans un geste de solidarité à l'égard du peuple palestinien, trois jours de deuil ont été déclarés à compter de demain matin" (mardi).

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a cherché au cours des derniers jours à se présenter comme un défenseur de premier plan de la cause palestinienne, taxant de "génocide" les actions d'Israël dans la bande de Gaza.

Il s'est également attiré la colère d'Israël et de son allié les Etats-Unis en comparant la mentalité de certains Israéliens à celle d'Hitler.

"La Turquie a maintenu une position de principe contre l'agression d'Israël. Elle soutient ce qui est juste et non les puissants", a déclaré M. Arinc.

La Turquie entretient des relations diplomatiques avec Israël, mais elles se sont nettement détériorées depuis que dix militants turcs faisant partie d'une flottille humanitaire en route pour briser le blocus de Gaza, ont été tués en mer en 2010 par un commando israélien.

Au moins 556 Palestiniens ont été tués depuis le début de l'opération militaire israélienne dans la bande de Gaza le 8 juillet. Vingt-huit soldats israéliens ont trouvé la mort dans cette offensive.
(AFP, 22 juillet 2014)

Erdogan à Israël: "Ils maudissent Hitler, mais ils l'ont surpassé dans la barbarie"

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a lancé samedi une nouvelle attaque virulente contre Israël, comparant la mentalité de certains Israéliens à celle d'Adolf Hitler.

M. Erdogan, qui prend volontiers la défense des droits des Palestiniens, se posant en dirigeant du monde musulman, a haussé le ton vis-à-vis de l'État hébreu à l'approche de l'élection présidentielle du 10 août en Turquie à laquelle il se présente.

"Ils maudissent Hitler jour et nuit, mais ils l'ont surpassé dans la barbarie... Ils n'ont ni humanité ni conscience ni honneur", a-t-il déclaré au cours d'un rassemblement de ses sympathisants dans la province d'Ordu sur la Mer Noire.

Le Premier ministre turc avait déjà accusé la députée israélienne d'extrême droite Ayelet Shaked de partager la même mentalité qu'Adolf Hitler à la suite de déclarations publiées sur les réseaux sociaux affirmant que tous les Palestiniens méritaient de mourir.

M. Erdogan a haussé le ton contre Israël à la suite des bombardements de la bande de Gaza qui ont fait à ce jour plus de 300 morts dont de nombreux enfants.

Il a accusé l'État hébreu de se livrer à un "génocide" des Palestiniens et exclu que les relations de son pays puissent s'améliorer tant qu'il serait au pouvoir.
(AFP, 18 juillet 2014)

Four parties of Turkey condemn Israel's ground offensive

A joint declaration to denounce a massive Israeli ground offensive in the Gaza Strip was released on Friday by four political parties in Parliament.

The parties expressed concern on the rising death toll, describing Israel's killing of civilians as an “indefensible crime against humanity,” and called on Israel to halt its attacks on Gaza.

In the joint statement, the parties also stressed that the UN Security Council should take immediate steps to contribute to a cease-fire between Israel and Gaza.

Speaking with reporters following Parliament's General Assembly on Thursday evening, Parliament Speaker Cemil Çiçek defined Israel's ground operation as an unacceptable development, saying he vehemently condemns the operation. “A cease-fire should be agreed to before it is too late. A resolution should be found without further bloodshed,” Çiçek said.

Main opposition Republican People's Party (CHP) parliamentary group deputy chairman Akif Hamzaçebi said the military operation launched by Israel on the grounds of “retaliation” is gradually shifting beyond its purpose and has turned into one in which civilians and children are being targeted. Hamzaçebi said the CHP condemns any kind of attack targeting children and civilians. “Both the international community and Turkey are mere spectators to the incidents,” he said.

The ruling Justice and Development Party (AK Party) responded to Hamzaçebi's criticism of Turkey's ineffectiveness regarding the issue, sparking a short verbal battle between CHP and AK Party deputies in Parliament. Deputy Parliament Speaker Sadık Yakut then suspended the session for a short time.

When the session resumed, Hamzaçebi took the floor again and proposed that all parliamentary parties take a common stance against Israel's ground offensive against Palestinians.

Nationalist Movement Party (MHP) parliamentary group deputy chairman Oktay Vural, who also gave a speech during the session, agreed with Hamzaçebi, saying that a common position should be reached in Parliament.

AK Party deputy group chairman Ahmet Aydın said that Israel has been practicing state terrorism and that the Turkish government sees the Palestinian issue as just as important as if it was a domestic issue in Turkey. Aydın also agreed on a common stance being taken regarding the issue.

Pro-Kurdish Peoples' Democratic Party (HDP) deputy group chairman İdris Baluken said the Turkish government should exert more active diplomatic efforts against the Israeli offensive in Gaza, calling on international institutions and organizations to take necessary measures to prevent the attacks of Israel on Gaza.

After the deputy group chairmen from each party spoke, Yakut called for a break. After the break, all political parties agreed to release a joint declaration to condemn the Israeli military operation on Gaza.

Israelis and Palestinians in the densely populated enclave have been fighting a cross border war for 11 days.
(TODAY'S ZAMAN, July 18, 2014)

Erdogan dénonce le rôle de l'Egypte et de Sissi, le "tyran"

Le Premier ministre islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé vendredi le rôle de l'Egypte et de son président "tyran", Abdel Fattah al-Sissi, dans l'opération militaire israélienne visant le mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza.

"Il (Sissi) n'est pas différent des autres (Israël). Sissi lui-même est un tyran", a lancé M. Erdogan devant la presse à Istanbul, interrogé sur l'opération terrestre d'Israël qui fait suite à plusieurs jours de bombardements israéliens contre l'enclave palestinienne.

M. Erdogan a accusé l'administration égyptienne d'agir "ensemble" avec l'Etat hébreu contre le Hamas, soutenu par le gouvernement turc.

L'Egypte, habituelle médiatrice dans les conflits entre le Hamas et Israël, avait tenté en vain de faire accepter un cessez-le-feu peu favorable au Hamas, sans même le consulter.

Le président égyptien, ancien chef de l'armée, avait chassé du pouvoir il y a un an l'islamiste Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans. Le Hamas, comme la confrérie des Frères musulmans, a été interdit en Egypte.

En revanche Ankara avait soutenu M. Morsi et rompu avec Le Caire quand celui-ci fut évincé du pouvoir.

"L'administration en Egypte n'est pas légitime", a estimé le Premier ministre turc, l'accusant de vouloir exclure le Hamas de tout accord de paix à Gaza.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a rejeté les propos de M. Erdogan comme "inacceptables" lors d'une conférence de presse au Caire.

"Ils (les Turcs) n'ont aucun rapport avec les événements à Gaza et n'aident pas à la potection des gens de Gaza", a dit le ministre égyptien, selon qui M. Erdogan aurait dû encourager toutes les parties concernées à accepter un cessez-le-feu.

Et une nouvelle fois, M. Erdogan, champion de la cause palestinienne, a attaqué en termes forts l'Etat hébreu, l'accusant de perpétrer un "génocide" à Gaza contre les Palestiniens.

"Israël est un pays qui menace la paix dans le monde et le Proche-Orient", a-t-il insisté.
(AFP, 18 juillet 2014)

Israël réduit sa présence diplomatique en Turquie après des incidents

Israël a décidé de réduire au minimum sa présence diplomatique en Turquie, qui a vivement condamné ses opérations militaires à Gaza, après de violentes manifestations à Istanbul et Ankara devant les missions israéliennes.

"A la suite des manifestations d'hier, il a été décidé de réduire le personnel diplomatique en Turquie", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'ambassade d'Israël, qui a précisé que les représentations israéliennes ne seraient cependant pas fermées.

La Turquie avait expulsé l'ambassadeur d'Israël en Turquie et rappelé le sien dans ce pays en 2011 après l'affaire du Mavi Marmara, un ferry turc qui tentait de briser le blocus israélien sur Gaza et qui avait été attaqué et arraisonné en mai 2010 par un commando israélien.

Dix militants turcs avaient été tués dans cette attaque qui avait provoqué une grave crise entre les deux pays, autrefois alliés régionaux. Depuis lors, le nombre des diplomates israéliens en poste en Turquie a déjà été sensiblement réduit.

Des centaines de manifestants ont attaqué aux premières heures de vendredi le consulat général d'Israël dans le centre d'Istanbul, provoquant une intervention musclée des forces de l'ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau.

Réunis à l'appel d'organisations islamistes, la foule a lancé de pierres, brisant des vitres de la représentation tandis que certains manifestants tentaient de franchir les grilles et de pénétrer dans l'enceinte du bâtiment avec des drapeaux palestiniens.

'Israël assassin' scande la foule

La police antiémeute est intervenue à plusieurs reprises, jusqu'à l'aube, tirant des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants qui scandaient "Israël assassin, quitte la Palestine!" ou "Juif assassin!".

A Ankara, des députés du parti islamo-conservateur dirigé par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, champion de la cause palestinienne, ainsi que ceux de l'opposition, ont manifesté de leur côté dans la nuit devant la résidence de l'ambassadeur d'Israël.

La police a pris vendredi d'importantes mesures de sécurité autour des représentations israéliennes à Istanbul et Ankara alors que des ONG islamistes ont appelé à de nouvelles manifestations dans la journée dans les deux villes.
(AFP, 18 juillet 2014)

Des manifestants attaquent le consulat d'Israël à Istanbul

Des centaines de manifestants turcs ont attaqué dans la nuit de jeudi à vendredi le consulat général d'Israël à Istanbul, provoquant une intervention musclée des forces de l'ordre, a rapporté l'agence de presse Dogan.

Réunis à l'appel d'organisations pro-islamistes pour dénoncer les opérations militaires de l'Etat hébreu dans la bande de Gaza, la foule a lancé de pierres, brisant des vitres de la représentation située dans le quartier de Levent, sur la rive européenne de la mégapole, tandis que certains manifestants ont tenté de pénétrer dans l'enceinte du complexe avec des drapeaux palestiniens, précise l'agence.

La police antiémeute déployée en nombre est intervenue à plusieurs reprises en faisant usage de gaz lacrymogène et de canons à eau pour disperser les manifestants qui ont scandé "Israël assassin, quitte la Palestine!" ou "Juif assassin!" jusqu'au petit matin.

A Ankara, de nombreux députés du parti islamo-conservateur au pouvoir en Turquie, dirigé par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, champion de la cause palestinienne, ainsi que ceux de l'opposition, ont manifesté de leur côté dans la nuit devant l'ambassade d'Israël.

Jeudi, M. Erdogan a qualifié les bombardements israéliens sur la bande de Gaza de "tentative de génocide systématique" des Palestiniens.

M. Erdogan, candidat à l'élection présidentielle d'août en Turquie et donné favori par les sondages, avait accusé mardi Israël de "terrorisme d'Etat" et exclu toute normalisation avec ce pays.

Les relations bilatérales entre les anciens alliés régionaux se sont nettement dégradées depuis la mort de dix activistes turcs qui faisaient partie d'une flottille humanitaire en route pour briser le blocus de Gaza, tués en mer par un commando israélien.

La Turquie, acteur régional, recevra vendredi le président palestinien Mahmoud Abbas qui doit s'entretenir dans l'après-midi à Istanbul avec son homologue Abdullah Gül.
(AFP, 18 juillet 2014)

Israel condemned in protest outside its embassy in Turkey

Hundreds of Turks protested yesterday in front of the Israeli Embassy in Ankara and left a black wreath to condemn the deaths of 208 Palestinians by the Israeli military in the past 10 days. Meanwhile in Istanbul, activists in Sultan Ahmet Square distributed leaflets denouncing Israeli policies in
Gaza.

A group of Turkish demonstrators denounced Israel's attacks in Gaza that has left 208 Palestinians dead. Demonstrators from the Confederation of Turkish Real Trade Unions (Hak-İş) gathered in front of the Israeli embassy in the capital Ankara yesterday. Unfurling a banner reading "Israel is killing again," demonstrators left a black wreath at the gate of the embassy.

Speaking on behalf of protesters, Hak-İş President Mahmut Arslan said they condemned "Zionist" Israel's new blockade of Palestine and the "massacre of civilians by air raids." "Humanity, the international community remains silent in the face of this tragedy, this invasion, this genocide. International bodies like the United Nations Security Council, NATO, the European Union, the Organization of Islamic Cooperation and the Arab League should stop it and show they are honest institutions when it comes to Israel," Arslan said in the statement.

In a related development in Istanbul, a group of activists converged on the city's Sultanahmet (Blue Mosque) Square, a popular destination among tourists and informed those present about Israel's attacks.

One of the activists, said they were determined to convey Israel's "oppression" of Palestinians. "We have leaflets in several languages and we tell people about Israel's brutal attacks against Palestinians and make the voice of Palestinians heard," he said. (Sabah,July 16, 2014)

De Kurdes affluent de Turquie pour combattre les jihadistes en Syrie

Des centaines de combattants kurdes de Turquie ont afflué en Syrie ces derniers jours pour combattre les jihadistes de l'Etat islamique (EI), qui assiègent la ville kurde d'Aïn al-Arab, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Pas moins de 800 combattants kurdes venus de Turquie ont franchi la frontière syrienne au cours des derniers jours pour prêter main-forte à leurs frères à Aïn al-Arab, qui est (...) assiégée par les jihadistes de l'EI", a expliqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

"Cette mobilisation a été lancée après l'appel du PKK" -- le Parti des travailleurs du Kurdistan, interdit en Turquie --, a précisé M. Abdel Rahmane. Outre la Turquie, le PKK a des branches en Iran, en Irak et en Syrie.

"Ils se préparent à un assaut éventuel de l'Etat islamique", a poursuivi M. Abdel Rahmane.

Selon Havidar, un militant kurde originaire de Aïn al-Arab, "il y a eu des célébrations la nuit dernière à Kobane (nom kurde d'Aïn al-Arab) et les combattants tiraient en l'air alors qu'ils arrivaient" dans la ville.

Située à la frontière avec la Turquie, Aïn al-Arab/Kobane est la troisième ville kurde de Syrie après Qamishli (nord-ouest) et Afrine (Alep).

"Les Kurdes qui participeront au combat viennent de partout: Turquie, Iran, Syrie et ailleurs", a ajouté Havidar, précisant que les ordres étaient venus "de la direction du PKK".

Pour les jihadistes de l'EI, qui cherchent à établir leur autorité du nord-ouest de la Syrie jusqu'à l'est de l'Irak, la prise d'Aïn al-Arab permettrait d'obtenir une continuité territoriale sur une grande partie de la frontière entre la Syrie et la Turquie.
 "C'est une bataille vitale pour les Kurdes, car s'il prend Aïn el-Arab, l'EI avancera plus rapidement à l'est vers les autres régions kurdes de Syrie comme Hassaka (nord-est)", dit M. Abdel Rahmane.

Depuis l'apparition de l'EI en Syrie en 2013, les combats font rage entre Kurdes et jihadistes, les premiers défendant à tout prix leurs zones où ils avaient instauré une sorte d'autonomie depuis le début de la guerre en Syrie.

"C'est la première fois que les jihadistes semblent avancer alors que les Kurdes subissent un réel revers", selon Havidar.
(AFP, 15 juillet 2014)

Erdogan dénonce le "terrorisme d'Etat" d'Israël

Le Premier ministre islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan qui se dresse en champion de la cause palestinienne, a accusé mardi Israël de "terrorisme d'Etat" en bombardant la bande de Gaza et de perpétrer un "massacre" parmi ses habitants Palestiniens.

"Jusqu'à quand le monde continuera-t-il de rester silencieux à ce terrorisme d'Etat?", s'est insurgé M. Erdogan lors de son discours hebdomadaire devant les députés de son parti de la justice et du développement (AKP), excluant toute normalisation des relations de la Turquie avec l'Etat hébreu tant que ce pays poursuivra son "agression" sur Gaza.

"Israël se comporte comme un enfant gâté et apporte la mort sur les palestiniens", a lancé M. Erdogan, qui, en dénonçant l'"inaction" de l'opinion internationale contre l'opération militaire israélienne qui a fait 192 morts, s'est présenté comme le plus loyal défenseur de la cause palestinienne et en particulier du mouvement islamiste Hamas.

"Vous n'êtes jamais seul et vous le serez jamais", a dit le chef du gouvernement turc, insistant que son pays continuerait d'acheminer de l'assistance humanitaire vers la bande de Gaza, contrôlé par le mouvement palestinien Hamas.

M. Erdogan a en outre affirmé qu'"il n'est pas question de normaliser les rapports avec Israël tant que celui-ci poursuit son agression" contre le Hamas, réclamant aussi la levée du blocus imposé depuis longtemps par Israël contre Gaza.

Le gouvernement israélien a annoncé mardi accepter une initiative de cessez-le-feu proposée par l'Egypte après une semaine de bombardements de Gaza. Le Hamas, qui contrôle l'enclave palestinienne, a pour sa part rejeté toute trêve.
(AFP, 15 juillet 2014)

Massoud Barzani a rencontré à Ankara Gül et Erdogan

Le président de la région autonome du Kurdistan irakien a rencontré lundi le président et le Premier ministre turcs à
Ankara, qui suit de près les développements visant à créer un Kurdistan irakien indépendant, en plein chaos en Irak.

Massoud Barzani s'est entretenu avec le président Abdullah Gül puis avec le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, au cours de rencontres considérées officiellement comme une preuve de soutien d'Ankara aux autorités du Kurdistan irakien actuellement dans une impasse avec le gouvernement de Bagdad.

Cette visite survient dans un contexte troublé par la progression fulgurante de l'Etat islamique -- ex-Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) -- en Irak, qui inquiète les pays de la région et a réveillé les aspirations des Kurdes à l'autonomie face à la menace d'un islam radical.

Le mois dernier, Massoud Barzani avait annoncé que les Kurdes d'Irak allaient organiser un référendum sur la question d'une région indépendante, ajoutant que le moment était venu d'organiser une telle consultation, puisque l'Irak est déjà de facto divisé par les actions de l'Etat islamique.

"Cette visite, qui a lieu au moment où le Premier ministre (irakien) Nouri al-Maliki fait pression sur les Kurdes, est un message très important", a déclaré à l'AFP un responsable turc.

M. Maliki, un chiite, a accusé la province autonome kurde d'Irak d'être le quartier général des insurgés, s'attirant une réponse cinglante des autorités kurdes qui l'ont qualifié jeudi d'"hystérique" et lui ont demandé de quitter le pouvoir.

La Turquie voisine, qui abrite une forte minorité kurde (20% de la population), a fait état de sa détermination à défendre l'intégrité du territoire de l'Irak et s'est déclarée opposée à une indépendance kurde.

Mais au cours des dernières années, Ankara a profité du développement de ses liens commerciaux avec la région du Kurdistan en Irak. M. Erdogan a de son côté cherché à mettre fin au conflit avec les rebelles kurdes sur son territoire, et accordé plus de droits aux Kurdes de Turquie.

Selon les analystes, la Turquie est aujourd'hui bien moins hostile à l'idée d'un Kurdistan irakien qu'il y a une dizaine d'années, à l'arrivée au pouvoir du parti de la Justice et du Développement (AKP) de M. Erdogan.

M. Barzani reste cependant la clef des négociations de paix entre les services secrets turcs et le chef des rebelles kurdes en Turquie, Abdullah Ocalan, condamné à la prison à perpétuité et emprisonné depuis 1999 en Turquie.

"Personne ne doit s'attendre à des paroles hostiles de notre part (sur l'indépendance des Kurdes) comme nous l'avons fait par le passé", a déclaré un responsable turc à l'AFP .

"Un processus de paix est en cours chez nous", a-t-il dit sous couvert d'anonymat avant d'ajouter : "Nous sommes toujours contre l'idée d'un Kurdistan indépendant. Mais si notre position n'a pas changé, notre discours a évolué".

Par ailleurs, le ministre turc de l'Energie, Taner Yildiz, s'est joint lundi aux entretiens de M. Erdogan avec la délégation kurde qui comprenait également M. Ashti Hawrami, le ministre des Ressources naturelles du gouvernement du Kurdistan irakien.

En mai, la Turquie a commencé à exporter du pétrole venu du Kurdistan irakien vers les marchés internationaux, au grand dam du gouvernement central à Bagdad.
(AFP, 14 juillet 2014)

Les Kurdes irakiens s'emparent de champs de pétrole

Les forces de la région autonome du Kurdistan irakien se sont emparées vendredi de deux importants champs de pétrole près de Kirkouk, éloignant encore un peu plus la perspective d'un gouvernement d'union face aux insurgés sunnites, tandis qu'un double attentat a fait 28 morts dans cette ville du nord de l'Irak.

Il s'agit d'un attentat suicide à la voiture piégée et de l'explosion d'un engin artisanal. Parmi les morts figuraient de nombreuses personnes, dont des femmes et des enfants, ayant fui des provinces voisines pour tenter de se rendre dans des zones plus sûres du sud.

En revanche, les combats ont baissé d'intensité près de Ramadi (ouest), cible jeudi d'une nouvelle offensive des insurgés menés par les djihadistes ultra-radicaux de l'Etat islamique (EI).

A deux jours d'une réunion cruciale du Parlement, le Premier ministre Nouri al-Maliki, vainqueur des législatives d'avril mais décrié pour son autoritarisme et sa politique confessionnelle, est confronté à la fois à l'offensive des insurgés sunnites et aux tensions grandissantes avec le Kurdistan autonome.

Les autorités Kurdes ont en effet affirmé que leurs forces s'étaient emparées des champs pétrolifères de Bai Hassan et de la zone de Makhmour, près de Kirkouk, une ville multi-ethnique disputée dont elles avaient déjà pris le contrôle en juin à la faveur de la crise.

La production de ces champs, évaluée par le ministère du Pétrole à Bagdad à 400.000 barils par jour, "va d'abord servir à faire face à la pénurie de produits raffinés sur le marché intérieur", selon un communiqué des autorités qui ont précisé que le personnel était invité à coopérer ou à partir.

Cette initiative vivement condamnée par Bagdad marque une nouvelle escalade dans les tensions.

Jeudi, les autorités kurdes, qui ont déjà annoncé leur volonté de tenir rapidement un référendum d'indépendance, ont demandé à M. Maliki de quitter le pouvoir, le qualifiant d'"hystérique" après ses déclarations accusant la province autonome d'être le quartier général des insurgés.

Les ministres kurdes ont en outre annoncé qu'ils boycottaient les réunions du Conseil des ministres.

Ces tensions compromettent les tentatives de formation d'un gouvernement d'unité nationale qui permettrait à la classe politique de présenter un front uni face à l'offensive fulgurante déclenchée le 9 juin par des insurgés sunnites menés par les djihadistes de l'Etat islamique.

- 255 prisonniers sunnites exécutés -

Le Parlement doit se réunir dimanche pour tenter d'ouvrir la voie à la formation d'un gouvernement à la suite des législatives du 30 avril, après une première session désastreuse le 1er juillet et le report d'une séance prévue mardi.

Le grand ayatollah Ali Al-Sistani, plus haute autorité religieuse chiite d'Irak, a de nouveau appelé vendredi les politiques irakiens à cesser de se quereller et à se hâter de constituer un nouveau gouvernement.

L'ambassade des Etats-Unis à Bagdad a également publié un communiqué très critique à l'égard de ces élus : "De nouveaux retards (dans la formation du gouvernement) ou une escalade orchestrée par n'importe quel camp, quel qu'en soit le prétexte ne sauraient se justifier et ne feraient que desservir les Irakiens".

Mais M. Maliki refuse de se retirer pour laisser la place à une personnalité moins décriée. Vendredi, il a chargé un chiite de remplacer le ministre des Affaires étrangères Hoshyar Zebari, l'un des membres kurdes du gouvernement ayant décidé d'en boycotter les réunions.

Et pour certains, M. Maliki pourrait bien saborder la session parlementaire de dimanche pour gagner du temps. "Il essaie de faire durer le jeu car c'est sa seule chance", a déclaré à l'AFP un diplomate occidental.

Pourtant, les reproches contre M. Maliki portent aussi sur l'incapacité des forces armées à enrayer l'avancée des djihadistes et à reprendre le contrôle des zones perdues.

Les insurgés sunnites, qui contrôlent de vaste pans de territoire dans l'ouest, le nord et l'est de l'Irak, ont déclenché jeudi après-midi une offensive près de Ramadi, où ils étaient déjà présents dans certains quartiers depuis janvier.

Mais après des déclarations alarmistes, des officiers de police et de l'armée ont raconté que les combats avaient baissé d'intensité vendredi. Les insurgés ont progressé à l'ouest de la ville, mais n'y ont pas encore pénétré.

Tandis que les djihadistes de l'EI se sont distingués par leur brutalité, l'ONG Human Rights Watch a affirmé vendredi que les forces irakiennes et des milices alliées avaient pour leur part exécuté "au moins 255 prisonniers sunnites" en juin, en particulier à Mossoul, à Tal Afar et à Baqouba.
(AFP, 11 juillet 2014)

PYD's alarming statement to the public opinion

Since the ISIS took over Iraqs second largest city Mosul, seizing heavy weaponry in the process, it quickly turned its attention to western Kurdistan (northern Syria). ISIS has increased its attacks against our Self- Administration areas dramatically, using all kinds of criminal and barbaric methods. The recent attacks have mostly been in the Kobane canton, on the western countryside, including the villages Zormagar, Al- Bouaz, Dekerman and Al-Byada. Countless civilians, including women and children have been displaced as a result of their terrorist activities.

The ISIS does not recognize any code of conduct and has violated all international standards systematically. Once again our people, the Kurds, are facing mass killings and crimes against humanity with the tacit agreement of the international community!

ISIS has openly proclaimed that they are intending on altering the demography of the region. With their ruthless methods they have thrown the whole region into an uncertain and dangerous future.

By now its clear that the International community has failed to respond to the terror threat caused by the ISIS. The international community has failed to protect the lives of the different peoples of the region, let alone their rights and freedoms. It is at the same time becoming more obvious the the only successful resistance to ISIS has been from the YPG (The People’s Protection Units). Not only has the YPG kept the ISIS at bay, they have also beaten them back and expelled them from several towns and villages. In this regard the YPG are playing a key role in containing these terrorist forces from spreading throughout the region.

We, the presidency of the three cantons of western Kurdistan – Cizirê, Kobanê and Efrîn) promise that we will defend our people, regardless of their ethnic or religious background, and our democratic Self- Administration project, using all means necessary. We will do anything within our powers to maintain the stability, peace and security of our region.

We call on the international community and the public opinion of the world to stand with us in our efforts to battle terrorism, to support us in containing the spread of terrorism in the region and to put pressure on those who facilitate the activities of these criminal forces.

Finally we would like to salute the resistance of the people of Kobanê. We are convinced that their resistance and courage will not be in vain!

Glory and eternal life to our martyrs! Urgent recovery for our wounded!

The Presidency of the three cantons Cizirê, Kobanê and Efrin. Western Kurdistan – Syria.

pydinfoeuropa@gmail.com

Fierce clashes continue in Kobanê between ISIS and YPG

Attacking the village of Evdiko to the west of Kobane town in the early hours of the morning, ISIS (Islamic State of Iraq and Levant) gangs were confronted by the sharp resistance of the YPG fighters. A suicide attack was also carried out on a checkpoint of the YPG in the village of Ebu Surra. Casualties are reported.

According to information obtained from local sources, ISIS gangs attempted to attack the village of Evdiko to the west of Kobanê at 03:00  this morning. After the immediate response of the YPG, fierce clashes occurred. While clashes are continuing, it is reported that lots of members of ISIS have been killed and many others have been wounded. However, there is no exact information about the number of dead and wounded. 2 tanks have also been destroyed by YPG fighters.

A suicide attack has been carried out on a YPG checkpoint in the village of Ebu Surra to the south of Kobanê with a bomb laden vehicle.

It is reported that 4 YPG fighters lost their lives in the suicide attack.

ISIS gangs launched attacks on Kobanê with heavy weapons captured in Iraq on 2 July. YPG and YPJ fighters and people who took up arms against the ISIS gangs after the declaration of a general mobilisation in the canton, are defending their homeland with an all out resistance. attacks.

While more than 270 ISIS gang members have been killed in a week, 21 YPG fighters and 1 civilian have lost their lives.
(BIA, July 8, 2014)

PYD leader Müslim: ISIS members coming through Turkey

PYD co-president Salih Müslim has accused Turkey of allowing ISIS members attacking Kobanê (Ayn al-Arab) to access the area through Turkish territory.

He said that certain institutions within the Turkish state were supporting ISIS.

Müslim answered questions from journalist Amed Dicle on the Rojava programme on MedNuçe TV, saying that the assault on Kobanê targeted the whole of Kurdistan. He added: "They want to secure our surrender with these attacks. But we are resisting. Today in the ranks of the YPG there are young men and women from North, East and South Kurdistan as well as from Rojava. They are falling in the struggle. The martyrs are bringing us together and consolidating our unity. We will resist to the end staying true to the memory of our martyrs."

Müslim said that Kobanê was blockaded on three sides, one of these sides being Turkey, adding that the border was closed.

He said that ISIS men wounded in clashes were being treated in Turkey and that weapons being used against Kobanê had been brought from Iraq.

These weapons had passed through Rakka where there was a military base belonging to the Assad regime, which had not intervened.

Müslim added that the regime saw benefit in the attacks on the Kurds.

Müslim continued, saying that ISIS members attacking Kobanê had passed through Turkish territory, adding: "it is not that easy to convey weapons to the area in Kobane under attack. There is a bridge on the road and that is the only means of access, but hundreds of ISIS members have arrived with heavy weaponry behind the area where our comrades are. So either they have come from Turkey or they have gone into Turkish territory and come out again. There is no other road. We believe that certain institutions inside the Turkish state are collaborating with these gangs. If Turkey denies having any relationship with them, it needs to explain this. If young people from Rojava are shot on the border as they cross, how come hundreds of ISIS members with heavy weapons can cross without being seen? We are talking to Turkish officials about this."

Müslim said they found KCK Executive Council member Murat Karayılan’s call for support for Rojava and Barzani's response to be positive. He said no relationship had developed with the KDP recently, but that they were always in favour of national unity and were ready to pay any price for it. (ANF, July 7,  2014)


L'Etat islamique relâche 32 chauffeurs, détient 49 autres Turcs

Trente-deux chauffeurs de camions turcs, retenus en otage depuis près d'un mois en Irak par les jihadistes, ont été libérés et remis jeudi aux autorités turques dans ce pays, a annoncé le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu.

L'avion de la Turkish Airlines (THY), spécialement affrété pour l'occasion, a ramené les ex-otages jeudi dans la soirée dans la province turque de Sanliurfa proche de la frontière syrienne, selon les responsables locaux.

Le gouverneur local Izzettin Kucuk a déclaré à la presse que tous les chauffeurs libérés étaient en bonne santé.

"Nous n'avons pas été soumis à des mauvais traitements mais nous avons vécu avec la crainte de incertitude et de la mort pendant 23 jours", a expliqué Okkes Sen, l'un des chauffeurs à la télévision turque.

Un autre chauffeur, Halil Adam, a précisé qu'ils avaient été libérés aux alentours de midi, ajoutant que les ravisseurs avaient saisi leurs véchicules avant de remettre les ex-otages au personnel du consulat turc d'Erbil.

En début d'après-midi le ministre avait annoncé à la presse à Ankara que les citoyens turcs avaient été "remis au consul général de Turquie d'Erbil", en zone autonome kurde, et qu'ils étaient en route pour cette ville du nord de l'Irak d'où ils devaient être rapatriés ensuite en Turquie, a indiqué le ministre devant la presse.

Auparavant l'agence de presse turque Dogan a publié une première photo des ex-otages dans un autobus où ils apparaissent décontractés et souriant.

M. Davutoglu a indiqué espérer que le personnel du consulat de Turquie à Mossoul, toujours retenu en otage depuis le 11 juin par le même groupe sunnite radical, l'Etat islamique (EI), puisse aussi bénéficier du même sort.

"Nous allons continuer de déployer des efforts jour et nuit pour ramener nos autres citoyens" dont les autorités turques sont sans nouvelles, a ajouté le chef de la diplomatie turque.

Lors d'une offensive fulgurante en juin, les combattants de l'EI avaient investi la représentation turque et pris en otage les diplomates et leurs familles, dont des enfants, qui s'y trouvaient.

L'EI a été récemment inclus dans la liste des organisations considérées comme "terroristes" par Ankara, ce qui aurait provoqué la réaction de ce mouvement, selon les commentateurs.

L'enlèvement des Turcs a provoqué une polémique, l'opposition parlementaire turque reprochant au gouvernement islamo-conservateur d'Ankara ses liens présumés avec certains réseaux jihadistes et sa décision de ne pas évacuer le personnel diplomatique de Mossoul malgré les menaces qui pesaient sur eux.

Ankara a conseillé ces dernières semaines à ses ressortissants de quitter l'Irak, hormis la zone kurde, pour des raisons de sécurité.

La Turquie a aussi évacué son consulat général de Bassorah (sud de l'Irak) et imposé un blackout aux médias sur toute information susceptible de mettre la vie des otages en danger, une mesure dénoncée par la presse indépendante.
(AFP, 3 juillet 2014)

Le président kurde demande au Parlement un référendum d'indépendance

Le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a demandé jeudi au Parlement de la région autonome d'organiser un référendum d'indépendance, au moment où l'Irak est menacé d'implosion par une offensive jihadiste.

Les députés devraient "préparer l'organisation d'un référendum sur le droit à l'auto-détermination" de cette région qui aspire à l'indépendance depuis des dizaines d'années, a déclaré M. Barzani selon un enregistrement audio de sa déclaration à huis clos, obtenu par l'AFP.

"Cela renforcera notre position, et sera une arme puissante" à notre service, a-t-il ajouté.

M. Barzani avait prévenu en début de semaine, dans une interview à la BBC, que le Kurdistan envisageait d'organiser dans les mois à venir un référendum d'indépendance, ajoutant que la période s'y prêtait, l'Irak étant déjà, selon lui, divisé.

Depuis le lancement le 9 juin d'une offensive par des insurgés sunnites, de larges pans du territoire échappent au gouvernement de Bagdad. Beaucoup sont tombés aux mains de l'Etat islamique (EI), qui mène l'insurrection.

L'offensive des insurgés a aussi permis aux Kurdes de prendre le contrôle de secteurs qu'ils souhaitaient intégrer à leur région autonome mais que Bagdad leur refusait, au premier rang desquels la ville multi-ethnique et pétrolifère de Kirkouk.

M. Barzani a affirmé que le contrôle de Kirkouk ne saurait être remis en question, ce que le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a balayé d'un revers de main, affirmant que personne n'avait "le droit d'exploiter les événements qui ont eu lieu pour imposer un fait accompli".

Dans son discours devant les parlementaires kurdes, Massoud Barzani a répondu au Premier ministre en affirmant que "ceux qui disent qu'ils reviendront dans ces régions, je leur dit qu'ils se trompent, car les Peshmergas (les forces de sécurité kurdes, ndlr) ne s'en iront sous aucun prétexte".

L'article 140 de la Constitution irakienne prévoyait avant décembre 2007 l'organisation d'un référendum pour décider du sort de la province de Kirkouk, mais celui-ci n'a jamais eu lieu.

Selon M. Barzani, la question est de toute façon réglée, et "il ne reste plus qu'aux habitants à se prononcer sur leur auto-détermination".

L'Irak, déjà miné par des conflits confessionnels notamment entre chiites et sunnites avant l'offensive des insurgés, est au bord de l'implosion, et le scénario d'une partition du pays pourrait commencer à se dessiner.

Alors que les attentats étaient quotidiens dans le pays depuis plusieurs mois, le Kurdistan irakien faisait figure de havre de paix, avec un développement économique insolent comparé au reste du pays.

Le Kurdistan irakien, autonome depuis 1991


Le Kurdistan irakien, dont le président Massoud Barzani veut organiser un référendum d'indépendance, est une région autonome depuis 1991.

Située dans le nord montagneux de l'Irak et frontalière de la Turquie, de la Syrie et de l'Iran, cette région de 4,69 millions d'habitants --principalement des Kurdes, mais aussi une minorité de chrétiens et de Turcomans-- a pour capitale Erbil.

Majoritairement sunnite, avec pour langues officielles le kurde et l'arabe et pour monnaie le dinar irakien, la région regroupe les trois provinces de Dohouk, Erbil et Souleimaniyeh, sur une superficie de 40.643 km2, soit un peu moins que la Suisse.

Mais les Kurdes irakiens disputent à Bagdad d'autres territoires, en particulier la riche ville pétrolière de Kirkouk, à 240 km au nord de la capitale irakienne, dont ils se sont emparés en juin à la faveur de l'offensive jihadiste.

Leurs revendications territoriales ont été ravivées ces dernières années par le fait que les Kurdes syriens ont à leur tour gagné de fait l'autonomie que la "nation" kurde, disséminée entre la Turquie, la Syrie, l'Irak et l'Iran, réclame depuis la Première guerre mondiale.

Depuis 2005, le Kurdistan irakien est présidé par M. Barzani, chef du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), élu par le Parlement kurde, tandis que son traditionnel rival de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), Jalal Talabani est devenu président de l'Irak.

Le Kurdistan irakien, havre de paix comparé au reste de l'Irak avec un développement économique insolent, s'est constitué en région autonome aux termes de la Constitution de 2005, qui a instauré une République fédérale.

Il jouissait déjà d'une autonomie de fait depuis la guerre du Golfe de 1991: après la défaite irakienne, les Kurdes s'étaient soulevés mais la répression avait provoqué un exode, poussant les Etats-Unis et leurs alliés à instaurer une zone d'exclusion aérienne pour les protéger.

Dès 1992, les Kurdes irakiens ont élu un Parlement et constitué un gouvernement. Mais ces institutions, non reconnues par la communauté internationale, ont été paralysées en 1994 par un regain de rivalité entre le PDK et l'UPK et des violences qui ont fait 3.000 morts, jusqu'à un "accord de paix" signé en 1998 à Washington.

En 2003, les Kurdes se sont alliés à la coalition menée par les Etats-Unis pour renverser Saddam Hussein et début 2006, le PDK et l'UPK se sont accordés pour mettre en place une administration unifiée.

Les tensions restent vives: après les élections législatives de septembre 2013, il a fallu neuf mois pour annoncer la formation d'un gouvernement.

A la fureur de Bagdad, le Kurdistan irakien a affirmé sa singularité en commençant à exporter directement le pétrole issu de ses réserves. Erbil espère en vendre 400.000 barils par jour d'ici la fin de l'année, contre 125.000 barils par jour (b/j) actuellement.

La Turquie a annoncé en mai avoir commencé à livrer du pétrole kurde irakien sur les marchés internationaux et Bagdad a déposé plainte contre Ankara devant la Chambre de commerce internationale (ICC), basée à Paris.
(AFP, 3 juillet 2014)

La Turquie fermement opposée à toute partition du Kurdistan de l'Irak

Le gouvernement turc s'est fermement opposé lundi à toute partition du Kurdistan irakien de l'Irak voisin après l'offensive des combattants jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) qui leur a permis de prendre le contrôle d'une partie du territoire irakien.

"Le monde entier connaît notre position officielle: il ne faut pas que l'Irak se divise, il ne faut pas laisser parler les armes, il ne faut pas que le sang coule, il ne faut pas (...) que les puissances mettent leurs mains sur l'Irak, il faut que l'Irak reste une société unie", a déclaré le vice-Premier ministre Bülent Arinç en rendant compte des travaux du conseil des ministres.

Les combattants radicaux sunnites de l'EIIL ont annoncé dimanche la création d'un califat sur les territoires du nord et de l'ouest de l'Irak et aussi sur ceux du nord de la Syrie qu'il contrôle.

Cette offensive a réveillé les craintes d'une partition de l'Irak, notamment de sa région autonome du Kurdistan, dont les combattants "peshmergas" ont décrété la mobilisation contre les jihadistes.

M. Arinç a balayé d'un revers de main l'appel à l'indépendance du Kurdistan irakien lancé par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, rappelant que "il y a en Irak un Etat et une Constitution".

Ankara a engagé fin 2012 des discussions avec les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) afin de mettre un terme au conflit qui a fait plus de 45.000 morts sur son territoire depuis 1984.

La Turquie du Premier ministre islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan s'est toujours opposée à une indépendance du Kurdistan irakien, mais a noué des liens étroits avec la province autonome, notamment en matière d'énergie.

L'EIIL détient par ailleurs en otage depuis deux semaines 49 citoyens turcs enlevés dans l'enceinte du consulat général de Turquie à Mossoul (nord), ainsi que 31 chauffeurs-routiers eux aussi de nationalité turque.

Lundi soir, M. Arinç a indiqué que les discussions étaient toujours en cours pour tenter d'obtenir leur libération.

"Nous espérons les revoir pendant le Ramadan", qui a démarré samedi soir en Turquie, a-t-il dit.
(AFP, 30 juin 2014)

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece

Chypre marque le 40e anniversaire de la partition

Les sirènes ont retenti dimanche dans les villes et villages chypriotes pour marquer le 40e anniversaire de l'invasion par la Turquie de la partie Nord de l'île, toujours divisée en dépit des multiples tentatives de réconciliation.

Au même moment, les autorités de la République turque de Chypre du Nord (RTCN, non reconnue), ont elles célébré en présence du président turc Abdullah Gul ce qu'elle considèrent comme une "opération de paix": le débarquement des troupes turques, officiellement pour protéger la minorité chypriote turque après une tentative de coup d'Etat visant à rattacher l'île méditerranéenne à la Grèce.

Dans les semaines qui suivirent le débarquement, la Turquie s'est emparé de 37% du territoire, forçant 160.000 Chypriotes-grecs et des dizaines de milliers de Chypriotes-turcs à fuir leurs villages. Selon les autorités chypriotes grecques, le conflit a fait 3.000 morts, 1.400 disparus et des dizaines de milliers de blessés.

Au cours d'une messe dans la capitale Nicosie, le président chypriote Nicos Anastasiades a déclaré le temps de la paix et de la réunification était venu.

"Quarante ans, c'est assez pour que tout le monde --pas seulement nous, mais aussi la Turquie et les Chypriote-grecs-- réalise qu'une solution serait bénéfique à tous", a déclaré le président, tout en dénonçant la présence de M. Gul en RTCN, une "provocation".

M. Anastasiades a également appelé Ankara à faire preuve d'un engagement "actif et significatif" pour aider à trouver une solution au conflit chypriote.

Parallèlement, le président turc, qui a assisté à une parade militaire au Nord, faisait peser la responsabilité de l'absence de solution sur les dirigeants chypriotes.

"Une solution ne sera possible que si elle est fondée sur les réalités de l'île", a-t-il déclaré. "Ce qu'il faut, c'est une volonté politique. Les Chypriotes turcs ont fait preuve de volonté".

M. Gul a également promis que le gouvernement turc, le seul à reconnaître l'existence de la RTCN, perdurerait: "La Turquie a été à vos côtés dans toutes les circonstances, et continuera à le faire".

Les premières troupes ont débarqué le 20 juillet 1974 à Kyrenia (nord) à 05H30 GMT, et la présence militaire turque n'a jamais cessé depuis.

Pour les Chypriotes-grecs, cette présence est au coeur du conflit, auquel aucune solution n'a été trouvée en dépit des nombreuses discussions menées sous l'égide de l'ONU.

Les pourparlers directs entre le Nord et le Sud, interrompus depuis 2012, ont néanmoins repris en février sous l'égide des Nations unies et grâce à l'appui marqué de Washington.
(AFP, 20 juillet 2014)

Le déploiement de Frontex entre Grèce et Turquie nuit au droit d’asile

A la frontière gréco-turque, l’agence européenne de surveillance des frontières extérieures, Frontex, participe à un dispositif qui empêche les réfugiés de bénéficier de la protection internationale. Le dernier rapport de la campagne FRONTEXIT, « Frontex entre Grèce et Turquie : la frontière du déni » souligne les conséquences dramatiques de l’intensification de la surveillance à cette frontière (« push back », non accès à la demande d’asile, violences physiques et verbales, etc.) ainsi que le défaut de responsabilité de l’agence.

S’appuyant sur des dizaines de témoignages, ainsi que de nombreux échanges avec Frontex, le rapport documente des violations graves des droits humains commises dans ce centre de gravité des opérations de l’agence. Le Conseil de l’Europe, l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne et le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits humains des migrants ainsi que de nombreuses organisations de la société civile ont récemment exprimé leurs vives préoccupations vis-à-vis des violations commises à cette frontière.

En effet, alors que l’agence et l’Union européenne se targuent d’un nombre croissant d’interceptions ces derniers mois en mer Egée, les statistiques officielles ignorent les conséquences meurtrières de cette politique : 18 naufrages recensés par nos organisations depuis septembre 2012, au moins 191 morts et plus de 30 disparus. Parmi les victimes, une majorité de réfugiés syriens, afghans, érythréens, dont beaucoup de familles et d’enfants. Si leurs embarcations avaient pu atteindre les côtes de l’Union européenne, ces personnes auraient certainement pu obtenir l’asile.

De nombreux témoignages ont confirmé la pratique d’expulsions collectives (« push-back ») : des bateaux de migrants sont interceptés et remorqués par les gardes-côtes grecs vers la Turquie, souvent avec violence, sans que les réfugiés soient identifiés, au mépris du droit international. Le rapport documente également l’usage de techniques de « dissuasion » visant à repousser les embarcations de migrants.

« Au lieu de mettre en place des mesures pour accueillir les réfugiés, l’Union européenne, à travers Frontex a persisté dans une politique intolérable de fermeture, qui vise à tout prix à empêcher les réfugiés d’atteindre les côtes européennes » a dit Karim Lahidji, Président de la FIDH.

Au vu d’un document transmis par l’agence à nos organisations, Frontex a été informé de 27 rapports d’expulsions collectives, ainsi que des problèmes d’accès à la procédure d’asile, de violences et de traitements inhumains et dégradants. Malgré ces violations, l’agence continue de fournir un soutien logistique aux opérations (bateaux, avions, caméras thermiques, formation des gardes-côtes, identification des nationalités des migrants).

« En continuant ses activités à cette frontière, malgré sa connaissance de ces violations avérées et répétées, l’agence se montre complice » a déclaré Olivier Clochard, président de Migreurop.

Enfin, le rapport souligne le manque de transparence, notamment, le non accès à la totalité des plans opérationnels (base juridique des opérations de l’agence) et les difficultés à engager la responsabilité de Frontex dans le déroulement des actions qu’elle coordonne. Frontex a récemment rejeté une recommandation de la médiatrice européenne demandant la mise en place d’un mécanisme de plainte permettant de mettre en cause l’agence et ses agents.

« Cette réponse vient confirmer la volonté de l’agence de ne pas engager sa responsabilité en tant que coordinatrice des opérations déployées aux frontières extérieures de l’Union européenne », a conclu Michel Tubiana, président REMDH.

Le rapport est disponible en français et prochainement en anglais, en turc et en grec.
Frontexit est une campagne interassociative et internationale pour le respect des droits humains des migrants aux frontières extérieures de l'Union européenne.
Site : http://www.frontexit.org
Facebook : https://www.facebook.com/frontexit
Email : contact@migreurop.org

Message de l'Ambassadeur de Chypre sur 40 années d'occupation

L’année 2014 marque le quarantième anniversaire de l’invasion turque et de l’occupation des 37% du territoire de la République de Chypre. La division, la violation massive des droits de l’Homme de tous les Chypriotes, la colonisation, la destruction du patrimoine culturel et religieux dans la partie occupée de Chypre, le nettoyage ethnique et l’exploitation illégale des propriétés des Chypriotes grecs expulsés, c’est-à-dire les résultats de l’invasion et de l’occupation sont toujours là.

Malgré les nombreuses condamnations de la communauté internationale, dont le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’Union européenne et le Conseil de l’Europe, la balafre qui défigure l’île d’Aphrodite et divise son peuple est toujours présente ; un mur de la honte dans le monde du vingt et unième siècle. La Turquie continue à occuper une partie du territoire de la République de Chypre, et par conséquent une partie du territoire européen, Chypre étant membre à part entière de l’Union européenne.

Nous sommes conscients des difficultés mais nous sommes également conscients que seule une solution pacifique, négociée et basée sur les Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, permettant la réunification de Chypre et de son peuple sera viable et pérenne. C’est pour cette raison que le gouvernement chypriote s’y est engagé de tout cœur. Malheureusement, jusqu’à aujourd’hui, la partie turque, souhaitant maintenir le statu quo de division, a sapé tous les efforts pour y arriver.
Nous sommes maintenant au début d’un nouveau processus des négociations pour la réunification et malgré les difficultés, nous sommes déterminés à œuvrer pour parvenir à une solution négociée. Solution qui nous permettra de voir les valeurs européennes et les droits de l’Homme rayonner sur l’ensemble de Chypre ; nous le devons à tous ceux qui ont sacrifié leur vie à la cause de l’indépendance et de la liberté de notre pays.

E-Mail : ambrechypre@wanadoo.fr infochypre@wanadoo.fr

Greek Cypriots file war crimes complaint against Turkey

Cyprus split into a Turkish-speaking north and an internationally recognized Greek-speaking south in 1974 when Turkey intervened after a coup that aimed to unite the island with Greece. A Turkish Cypriot declaration of independence is recognized only by Turkey, which maintains 35,000 troops there.

Greek Cypriot European Parliament member Costas Mavrides, who filed the complaint on the group’s behalf, said yesterday that settlement activity contravenes international law and has significantly altered the demographics of northern Cyprus.

An Israeli-based rights organization, the Shurat HaDin Law Center, helped the group, which calls itself Cypriots Against Turkish War Crimes, draft the complaint.
(hurriyetdailynews.com, July 14, 2014)

Immigration / Migration

Un étudiant d'extrême droite candidat au conseil éducatif de Vienne

La candidature à la vice-présidence du conseil éducatif de Vienne d'un étudiant autrichien d'extrême droite de 21 ans, connu pour ses dérapages verbaux contre la minorité turque, fait des vagues dans la capitale autrichienne.

Si le maire social-démocrate de Vienne, Michael Häupl, met son veto à cette nomination, comme il l'a laissé entendre, alors le parti d'extrême droite FPÖ déposera un recours devant la Cour constitutionnelle, a prévenu mardi son dirigeant
Heinz-Christian Strache lors d'une conférence de presse.

En tant que deuxième parti au conseil municipal de la ville, il revient au FPÖ de nommer le vice-président de cette institution qui apporte aux parents et élèves une assistance pédagogique et psychologique en cas de problème avec le système éducatif autrichien. Près de 27.500 demandes sont traitées chaque année.

Or le FPÖ a choisi Maximilian Krauss, dont le visage de premier de la classe apparaît dans tous les journaux depuis plusieurs jours. Membre de la corporation estudiantine proche de l'extrême droite Aldania, il a fait parler de lui pour ses prises de position radicales. Il a notamment qualifié le maire de Vienne de "maire des Turcs" qui "prend ses ordres directement d'Ankara". Et il a réclamé que les "immigrés avec du +sang turc+" soient "renvoyées chez eux".

Maximilian Krauss, s'était également prononcé dans une interview au quotidien Der Standard pour la création de classes d'école réservées aux seuls enfants d'origine étrangère, car leurs connaissances de l'allemand sont insuffisantes.

Selon un rapport publié lundi par le ministère des Affaires étrangères et de l'Intégration, près de 115.000 citoyens de nationalité turque vivaient en Autriche au 1er janvier 2014, deuxième nationalité étrangères derrière les Allemands.

Près d'un cinquième de la population autrichienne est issue de l'immigration, selon ce rapport annuel publié depuis 2011. Les Autrichiens d'origine turque représente 16,5% de cette immigration, tandis que près de 30% viennent des républiques de l'ex-Yougoslavie n'appartenant pas à l'Union européenne.

M. Krauss s'est "jusqu'ici surtout distingué par ses propos hostiles aux étrangers", notait l'hebdomadaire Profil dans sa dernière édition.

"L'image qui est donnée de moi dans les médias ne représente absolument pas la réalité", a assuré au cours d'une conférence de presse récente le jeune étudiant et politicien considéré par Heinz-Christian Strache comme faisant partie de la relève au sein du FPÖ. Il y a deux ans, il lui avait confié la direction du parti dans un arrondissement viennois.

Pour certains problèmes, les responsables politiques, particulièrement les jeunes, sont autorisés pendant les campagnes électorales
à formuler les choses de façon "percutante", a-t-il justifié, en référence à ses propos sur Michael Häupl "maire des Turcs"

Ce dernier espérait que l'actuel vice-président du Conseil éducatif, Helmut Günther (lui aussi FPÖ), reste à son poste, mais l'intéressé a décliné. La proposition du FPÖ est "évidemment" une provocation, a estimé le maire, qui a dit vouloir se laisser du temps avant de prendre sa décision d'accepter ou non cette nomination controversée.
(AFP, 29 juillet 2014)

Inscriptions antisémites sur la vitrine d’un café turc à Saint-Nicolas

Le bourgmestre de Saint-Nicolas (Liège) a fait retirer par sa police des inscriptions antisémites de la vitrine d’un café turc. «Dans ce commerce, les chiens sont autorisés, les juifs jamais», était-il écrit alors que le mot «juif» était remplacé dans la version française du texte par le terme «sioniste».

La Ligue belge contre l’antisémitisme (LBCA) a déposé une plainte auprès du procureur du roi de Liège et le bourgmestre Jacques Heleven (PS) envisage de se constituer partie civile. Pour Joël Rubinfeld, le président de la LBCA, cet incident est lié «à la politique d’Erdogan qui a institutionnalisé l’antisémitisme en Turquie».

La commune de Saint-Nicolas a déjà connu des incidents liés à la présence sur son territoire de deux écoles intégristes. Le café sera placé sous surveillance et est dorénavant menacé de fermeture en cas de nouvelle infraction. (Le Soir, 24 juillet 2014)

Demirtaş in London: 'We will create a new life'

Selahattin Demirtaş spoke to a crowd of between 2 and 3 thousand Kurds and Turks in London yesterday, urging everyone to use their vote at the upcoming Presidential election. The rally was at the Lee Valley Athletics Centre in the far north east of London, a rather 'ungetatable' place, as George Orwell referred to his house on the island of Jura in Scotland.

The area may be home to a large migrant population, but the athletics stadium is just off a busy road next to a canal, not an easy place to get to for those without their own transport. It was a hot day, and people who had come to hear Selahattin Demirtaş reminisced with old friends they had not seen for as long as 15 years.

As representatives of Kurdish and Turkish organisations lined up to declare their support for the HDP Presidential candidate, it was announced that Demirtaş's arrival was imminent.

Excitement mounted and children ran over to greet the car as it moved over the athletics' track towards the podium.
Demirtaş began his speech by thanking everyone who had come to the rally, then recalled the dark days of the military coup of 1980, when thousands of revolutionaries were tortured, imprisoned or forced into exile.

He emphasised how the AKP had benefited from the struggle for freedom, introducing dictatorship instead of democracy after first being elected to power in 2002.

He said: "Are we to surrender to Erdoğan when we did not surrender to Evren?" referring to the leader of the junta in 1980.
Demirtaş said they would work to realise a new life, "where Turks will not fear Kurds and the word 'Armenian' will not be considered a swearword. We will say we want to live our history and culture in our own language."

Demirtaş said the Turkish parliament, of which he has been a member for 8 years, had only passed laws that pleased the bosses and large companies.

In reference to the mine disaster at Soma in which 301 miners died, he said:

"If 301 billionaires, if 301 bosses had died, would Erdoğan have said it was in the nature of the industry and forgotten it 3 days later? Why not? Because the Prime Minister is not the people's prime minister. Whoever has money, the state is theirs."
Selahattin Demirtaş stressed the important role women had in the Presidential elections, saying: "Women make up 50% of the population of Turkey, if all the women vote for me, I'll only need one man to vote for me and I'll win."

Demirtas addressed earlier to the meetings held in Basel, Paris and Köln. (ANF, July, 20, 2014)

Avrupa metropollerinde Demirtas'a destek mitingleri

demirtas

Avrupa Kürt Demokratik Kongresi (KCD-E), HDP Cumhurbaşkanı Selahattin Demirtaş’a destek için Avrupa’da yapılacak olan mitinglere güçlü katılım çağrısında bulundu.

HDP adayı Selahattin Demirtaş’ın Avrupa’daki seçim mitinglerine güçlü katılım çağrısı yapılan açıklamada, “Mitinglerin yapılacağı ülkelerdeki tüm Kürdistanlılar, kendi adaylarına destek ve dayanışmalarını en yüksek düzeyde ve güçlü bir katılımla göstermelidir” dendi.

17 Temmuz’da İsviçre (Basel),
18 Temmuz’da Fransa (Paris),
19 Temmuz’da Almanya (Köln) ve
20 Temmuz’da İngiltere (Londra)’da

yapılacak miting hazırlıklarının tamamlandığı belirtilen açıklamada;

“Avrupa’daki seçim mitingleri Rojava Devrimi’nin yıldönümüne denk gelmektedir. Bu amaçla mitingler aynı zamanda Rojava Devrim kutlaması ve Kobane direnişini selamlama niteliğinde olacaktır” denildi.

Bu nedenle mitinglere katılımın en yüksek düzeyde ve büyük bir coşku içinde gerçekleşmesi çağrısı yapıldı.

KCD-E Açıklamasında, Avrupa’daki Kürdistanlılar ve Türkiyelilere de çağrı yapılarak, cumhurbaşkanlığı seçiminin demokrasi mücadelesi bakımından arzettiği önem vurgulandı.

Açıklamada, her şehirde seçim komiteleri oluşturularak, bu komitelerin seçim çalışmalarını örgütlü bir şekilde yürütmeleri gereğine işaret edildi.

KCD-E açıklamasında oy kullanma hakkına sahip herkesin mutlaka oy kullanması gerektiği belirtilirken, halkların adayı Demirtaş’a verilecek oyların demokrasi cephesini büyüteceği belirtildi. (ANF, July 16, 2014)

Protestors Attempt to March Towards Refugee Camp in Maraş

With the slogan “We don’t want people from Syria here!”, a crowded group launched a march towards a Syrian refugee camp in the southeastern province of Maraş yesterday.

Police intervened the crowd after they caused property damage in Syrian-owned local businesses.

According to Kahramanmaraş Haber 46, the crowd organized via social media and assembled in downtown. Saying that they din't want to Syrian refugees in Maraş, protestors chanted slogans to call Mayor Fatih Mehmet Erkoç and closed down the traffic.

After that, protestors started a march towards Governor's Office - an attempt clocked by the police officers. Police Commissioner Ümit Yaşar Adalar negotiated with the protestors and they came back city square.

Later on, the group assembled again outside Ulu Mosque and started a march towards the refugee camp. While demonstrators attacked the local businesses of Syrians on their way, tensions between protestors and police left one police officer injured in the head.  

While protestors dispersed on the street, tension still continues in the city.


According to official figures, there are 1 million Syrian refugees in Turkey, only 300,000 of whom reside in camps. Many say the actual figures for those living outside refugee camps might be higher. With no opportunity to find work, some of them can become involved in crime. The problem is most noticeable in the southeastern cities of Gaziantep, Hatay, Şanlıurfa and Kahrmanmaraş, which host a significant number of Syrian refugees.

Last week, similar protests took place in Gaziantep, where crowds held a sit-in protest at Democracy Square and called on Mayor Fatma Şahin to resign. A spokesperson for the protesters said Syrians were causing housing and employment problems, adding that the refugees had “morality issues.” Other cities, including Şanlurfa, Hatay and Kilis had previously seen similar protests.

Experts and politicians agree that the Syrian refugee crisis has been managed poorly by the authorities. Zeynep Arasan, a psychological consultant with Zirve University, said to Today's Zaman, “There are governance issues regarding our guests from Syria.” She noted that the privileges afforded to Syrians, such as when officials turn a blind eye to unofficial working practices, cause outrage among the majority in Turkey, who feel they are being exploited by the refugees.

Indeed, the Syrian presence has been attracting further attention, often negative, in other cities. Just in İstanbul, there are an estimated 100,000 Syrians. In most cities, they have to work in deplorable conditions, bringing down wages and causing further resentment, or they beg on the streets, increasing their visibility. Those in urban areas mostly try to survive in public parks.
(BIA-TODAY'S ZAMAN, July 14, 2014)

Kimyongür ne sera pas extradé par l'Espagne vers la Turquie

L'ordonnance évoque le caractère légal de l'activisme de Bahar Kimyongür et le principe du 'non bis idem', qui interdit toute nouvelle poursuite contre une même personne pour de mêmes faits.

Bahar Kimyongür avait été arrêté à Cordoue, en Espagne, le 17 juin 2013, puis libéré sous caution le 19 juin 2013. La justice espagnole ne s'était toutefois pas encore prononcée sur l'éventuelle extradition du militant politique belge. Entre-temps, celui-ci avait à nouveau été arrêté le 21 novembre 2013 à Bergame, en Italie, en vue toujours de son extradition vers la Turquie, avant d'être libéré le 11 mars 2014 par la cour d'appel de Brescia.

Le refus d'extradition de la justice madrilène est le quatrième concernant Bahar Kimyongür, après celui de la Belgique en décembre 2009, des Pays-Bas en juillet 2006, et de l'Italie en mars 2014.

Fort de ces jugements, Bahar Kimyongür a annoncé sa volonté d'affronter la justice turque qui lui reproche ses liens avec le DHKP-C, sans toutefois se rendre en Turquie où il fait toujours l'objet d'un mandat d'arrêt. Il serait défendu par les avocats de l'Association turque des juristes progressistes Cagdas Hukukçular Dernegi. La plupart de ces avocats sont eux-même poursuivis en Turquie pour appartenance à l'organisation terroriste DHKP-C.

Bahar Kimyongür souhaite obtenir une radiation définitive du fichier Interpol. Le 21 février dernier, Interpol a bloqué son signalement par la Turquie.

Bahar Kimyongür attend par ailleurs toujours une décision dans le cadre de sa plainte en 2011 contre 'X' pour atteintes portées par des fonctionnaires publics à ses droits, de coalition de fonctionnaires, d'abus d'autorité et de complicité de traitement inhumain voire de torture pour son arrestation le 28 avril 2006 aux Pays-Bas. Une réunion à son sujet s'était tenue le 26 avril 2006 entre 25 fonctionnaires belges. (RTBF-Belga, 10 juillet 2014)

La justice européenne défend le droit au regroupement familial en Allemagne

Au grand dam des conservateurs allemands, la justice européenne a interdit jeudi à Berlin d'imposer des tests de langue aux Turcs souhaitant un regroupement familial, une mesure imposée ou étudiée par d'autres Etats de l'UE.

L'Allemagne n'a pas le droit de faire dépendre le regroupement familial d'immigrés turcs d'une connaissance minimale de l'allemand, comme elle le fait depuis 2007, a tranché la Cour de justice de l'Union européenne.

Cette disposition, visant, selon l'Allemagne, à empêcher les mariages forcés et à promouvoir l'intégration, est "contraire au droit de l'Union" car "incompatible" avec l'accord d'association conclu en 1970 entre la Turquie et ce qui était alors la Communauté économique européenne, a précisé la Cour dans son arrêt.

Cet accord inclut en effet une clause dite "standstill" qui "interdit l'introduction de nouvelles restrictions à la liberté d'établissement", rappelle la Cour.

Les juges européens ont ainsi donné raison à une Turque souhaitant rejoindre son mari installé en Allemagne depuis 1998, mais qui s'était vu refuser un visa au titre du regroupement familial au motif qu'elle ne disposait pas des connaissances linguistiques exigées par l'Allemagne depuis 2007.

Elle avait introduit un recours devant la justice allemande, qui a saisi à son tour la Cour de justice de Luxembourg.

Celle-ci a estimé qu'une "telle exigence linguistique rend un regroupement familial plus difficile en durcissant les conditions de première admission", ce qui constitue, "au sens de la clause +standstill+ (...) une nouvelle restriction à l'exercice de la liberté d'établissement par les ressortissants turcs".

Si en dépit de cette clause "l'introduction d'une nouvelle restriction peut être admise pour autant qu'elle est justifiée par une raison impérieuse d´intérêt général", la Cour considère que ce n'est pas le cas en l'espèce.

La Cour relève dans son arrêt qu'à "supposer que les motifs exposés par le gouvernement allemand peuvent constituer des raisons impérieuses d'intérêt général, il n'en demeure pas moins qu'une réglementation nationale telle que l'exigence linguistique en cause va au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre l'objectif poursuivi" car le rejet de la demande de regroupement familial a alors un caractère automatique, "sans tenir compte des circonstances particulières de chaque cas".

En Allemagne, le président de la commission des Affaires intérieures du Parlement, le conservateur Wolfgang Bosbach, a déploré ce jugement, tout en assurant, selon le site internet du journal Handelsblatt, que cela ne changeait rien aux raisons qui avaient conduit à l'introduction de cette règle.

"Une intégration réussie a pour condition la connaissance de la langue", a souligné de son côté le secrétaire d'Etat au ministère de l'Intérieur, Günter Krings.

Les Verts ont en revanche salué la décision judiciaire, affirmant que c'était "une bêtise en matière de politique d'intégration" que d'apprendre l'allemand à l'étranger. Le député Volker Beck a assuré qu'à l'inverse, le regroupement familial entretenait le sentiment d'être bienvenu dans un pays.

L'Allemagne compte la plus importante communauté turque et d'origine turque hors de Turquie, avec environ trois millions de personnes, dont un grand nombre sont nées en Allemagne.

Ironie de l'histoire, le très nationaliste Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a invité dans plusieurs discours en Allemagne ses compatriotes immigrés à apprendre à parler "couramment allemand", tout en enjoignant la jeune génération à "ne pas oublier sa religion et ses racines pour devenir des étrangers".

Les Etats européens exigent généralement
des conditions de ressources pour autoriser le regroupement familial. Mais la Grande-Bretagne pose aussi une condition linguistique similaire à l'Allemagne, et les Pays-Bas imposent un examen de néerlandais, à passer à l'ambassade du pays d'origine.

Au Danemark, l'étranger qui a obtenu un permis de résidence au titre du regroupement familial a six mois pour réussir un test de langue, avec un risque d'expulsion en cas de deux échecs. Un bon résultat peut en revanche faire baisser le montant de la caution à verser.

Enfin en France, dans un projet de loi qui doit être présenté mi-juillet, le gouvernement envisage d'imposer des progrès en français avant de délivrer des cartes de résident (plus de cinq ans).
(AFP, 10 juillet 2014)

L'Allemagne facilite l'accession à la double nationalité

L'Allemagne a décidé de faciliter l'accession à la double nationalité pour les enfants d'étrangers vivant sur son sol, le Bundestag ayant donné son feu vert jeudi soir à une mesure surtout destinée aux enfants d'immigrés turcs.

A la chambre basse du parlement allemand, 463 députés ont voté pour et 111 contre la nouvelle loi que le Parti social-démocrate (SPD) avait posé comme condition de sa participation à une "grande coalition" avec les conservateurs de la chancelière Angela Merkel après les législatives de l'automne 2013.

Jusqu'ici, les enfants d'étrangers nés en Allemagne devaient choisir entre 18 et 23 ans entre la nationalité de leurs parents ou la nationalité allemande.

Désormais, les enfants d'étrangers peuvent exiger d'avoir deux passeports s'ils ont vécu au moins huit ans en Allemagne, ou s'ils y sont allés six ans à l'école.

Cette nouvelle législation devrait surtout toucher les jeunes Turcs de la deuxième, voire de la troisième génération, surnommés les "Deutschtürken". L'Allemagne compte la plus grosse communauté turque et d'origine turque hors de Turquie, avec quelques trois millions de personnes, dont un grand nombre sont nées en Allemagne.

Pour les citoyens de l'Union européenne et de la Suisse, cette nouvelle loi ne change rien: ils pouvaient déjà obtenir la nationalité après huit ans en Allemagne.

Le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière, membre de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Angela Merkel, a qualifié la nouvelle loi de "grand pas".

Pourtant l'introduction de la double nationalité dans un pays historiquement marqué par le principe du "droit du sang" a longtemps été rejetée par les conservateurs. C'était en revanche l'une des promesses phare de la campagne du SPD. (AFP, 4 juillet 2014)

La justice espagnole a refusé l'extradition de Kimyongür

Communiqué du Clea - mercredi 2 juillet 2014

L'Audiencia nacional vient de refuser à Madrid l'extradition de Bahar Kimyongür vers la Turquie.

Même le Procureur espagnol s’est prononcé contre les prétentions d’Ankara et a dénoncé le mandat d’amener international que la Turquie utilise contre le ressortissant belge depuis près de dix ans.

Après les Pays-Bas (en juillet 2006) et l’Italie (en mars 2014), la décision espagnole rend donc justice au combat démocratique porté par notre ami.

Reste toutefois entier le problème de la pérennité du mandat d’arrêt international que seul Interpol a la compétence d’effacer définitivement.

Sur ce plan, le combat est loin d’être terminé. Nous devrons continuer à faire pression sur les autorités belges afin qu’elles interviennent avec diligence auprès de l’Internationale policière et rendent inopérantes –une fois pour toutes– les menaces et manigances turques contre Kimyongür.

Le Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association (CLEA)

http://www.leclea.be



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