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INFO-TURK

A non-government information center on Turkey

Un centre d'information non-gouvernemental sur la Turquie

43rd Year / 43e Année
June
 
2017 Juin
N° 466
53 rue de Pavie - 1000 Bruxelles
Tél: (32-2) 215 35 76 - Fax: (32-2) 588 69 53
Chief Editor /Rédacteur en chef: 
Dogan Ozgüden

Responsible editor/Editrice responsable:

Inci Tugsavul
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Titres des évènements du mois
Titles of this month's events


MEDYA KRITIK, 18 Haziran 2017
http://newschannel.tv/video/medya-kritik-2517


Droits de l'Homme / Human Rights

La police fait usage de balles en caoutchouc pour disperser la "Gay Pride"

23 condamnations à perpétuité dans le premier verdict prononcé à Ankara
Un tribunal de l'ONU "regrette" la condamnation d'un de ses juges

Un député d'opposition condamné à 25 ans de prison pour "espionnage"
Un juge de l'ONU condamné à 7,5 ans de prison
AI: Demandez la libération immédiate de Taner Kiliç

Le responsable d'Amnesty placé en garde à vue en Turquie
Le responsable d'Amnesty en Turquie arrêté dans une opération anti-Gülen

Erdogan lance la déchéance de nationalité de ses opposants
1,000 writers, journalists call on people to unite against one-man rule
IHD Report on Human rights violations in Turkey 2016

Pression sur les médias / Pressure on the Media

No Release in Özgür Gündem Main Case

L'athée Aziz Nesin, un article qui fait suite à "La fabrication de l'ennemi"
Gülmen, Özakça on 100th day of Hunger Strike
La CEDH demande à Ankara de justifier la durée de détention de sept journalistes
Mathias Depardon dénonce une "chasse aux médias" en Turquie
1ère visite d'un diplomate allemand au journaliste germano-turc détenu
Journalist Cemil Uğur Sentenced to 1 Year, 3 Months in Prison
Journalist Zehra Doğan Arrested

Le journaliste français Mathias Depardon expulsé de Turquie
30 Publishing Houses Closed Through Statutory Decrees
La mère de Mathias Depardon pourra lui rendre visite en Turquie

Macron demande à Erdogan le retour du photographe Mathias Depardon
DİHA Manager, Kurdish Section Editor Detained

Kurdish Question / Question kurde

Ankara contre le référendum d'indépendance du Kurdistan irakien

L'Iran opposé également à un référendum sur l'indépendance du Kurdistan

Le Kurdistan irakien tiendra un référendum sur son indépendance le 25 septembre
La campagne de Raqa a valorisé le rôle des Kurdes syriens

Le PKK dit avoir abattu un hélicoptère militaire qui s'est écrasé mercredi
HDP Co-Chair Demirtaş to Stand Trial After 10 Months in Custody
HDP MP Besime Konca Sentenced to Prison

Minorités / Minorities

Commémoration du génocide des Araméens en 2015

Turkey Uncensored: Why Are the Jews Leaving Turkey?

Appel à signer une Charte contre la négation des génocides

Politique intérieure/Interior Politics

Erdogan a eu un malaise lors de la prière de la fête du Fitr

Accueil mitigé pour un projet d'opéra à Istanbul

Réunion de l’opposition au bord d’une route
L'opposition marche d'Ankara à Istanbul pour exiger plus de justice
Un conseiller du Premier ministre arrêté dans une opération anti-Gülen

Forces armées/Armed Forces

Soldats turcs intoxiqués : le patron d'une entreprise alimentaire arrêté

731 Turkish soldiers suffer food poisoning, 21 detained
Le Parlement autorise le déploiement de troupes sur une base turque au Qatar
Wall on Iraqi, Iranian Border To Be Built After Wall on Syrian Border
13 soldats tués dans un accident d'hélicoptère

Affaires religieuses / Religious Affairs
 

La théorie de l'évolution bannie des programmes scolaires

Mosquée libérale: passe d'armes entre Berlin et Ankara
“La Turquie adopte discrètement une version douce de la charia”
Une femme agressée à bord d'un bus pour avoir porté un short
L'autorité religieuse turque critique une mosquée libérale à Berlin

Le succès des écoles islamiques augmente les risques de polarisation
C'est le wahabbisme qu'il faut frapper!

Socio-économique / Socio-economic

25th İstanbul LGBTI+ Pride Week Begins
La conformité à l'anticorruption de la Turquie «globalement insuffisante»
Arda Turan agresse un journaliste et claque la porte de la sélection

Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

Call for the suspension of Turkish EU accession talks

Berlin ordonne le retrait de ses troupes de la base turque d'Incirlik
Bruxelles veut rassurer la Turquie sur l'aide aux Syriens

Ankara et Berlin échouent à surmonter leur différend

Turquie-USA-OTAN / Turkey-USA-NATO

Violences à Washington: 12 gardes du président turc visés par un mandat d'arrêt

Manifestants anti-Erdogan agressés à Washington: nouvelles arrestations
Washington "profondément préoccupé" par l'arrestation du responsable d'Amnesty
La Chambre dénonce la Turquie après des heurts à Washington

Washington a commencé à livrer des armes aux combattants kurdes en Syrie

Relations régionales / Regional Relations

La Turquie envoie un premier navire de nourriture au Qatar

Poutine lance le chantier sous-marin du gazodoc TurkStream

Le chef de la diplomatie turque à Doha
Erdogan : il faut résoudre la crise du Golfe "avant la fin du ramadan"
Multiples appels au dialogue dans la crise entre le Qatar et ses voisins
Erdogan critique les sanctions contre le Qatar, veut "développer" les relations
Premier ministre turc: l'assaut sur Raqa a commencé en Syrie
Prochaine rencontre sur la Syrie mi-juin à Astana
La Russie proche d'un contrat pour la vente de S-400 à la Turquie

Poutine ordonne la levée de la plupart des sanctions contre la Turquie

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece

La Grèce terre d'asile pour les Turcs pourchassés par le régime

Les négociations vont reprendre en juin à Chypre
Enquête sur le renvoi éventuel d'un journaliste turc, candidat à l'asile

Immigration / Migration

Revers pour Emir Kir à Saint-Josse
Emir Kir tête de liste pour les communales de 2018 à Saint-Josse
Un militant d'Erdogan membre du CPAS de Saint-Josse

Deux bourgmestres bruxellois à l'organisation chargée d'espionnage par Erdogan
Des Turcs de Belgique visés par des enquêtes pour avoir critiqué Erdogan


Droits de l'Homme / Human Rights

La police fait usage de balles en caoutchouc pour disperser la "Gay Pride"


La police turque a fait usage de balles en caoutchouc dimanche pour empêcher des manifestants de tenir la parade annuelle de la "Gay Pride" sur la place Taksim au centre d'Istanbul, au lendemain d'une interdiction de ce rassemblement décidée par les autorités locales.

La police a tiré des balles en caoutchouc vers un groupe d'environ 40 manifestants, a rapporté un journaliste de l'AFP.

De petits groupes se sont rassemblés sur la place Taksim pour une Marche des fiertés LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexe) malgré l'interdiction des autorités, alors que les policiers étaient plus nombreux que les participants.

Au moins quatre personnes ont été interpellées.

Les organisateurs avaient auparavant réitéré leur détermination à maintenir la manifestation, interdite pour la troisième année consécutive et qui coïncidait cette fois avec le premier jour de la fête célébrant la fin du mois de jeûne musulman du ramadan.

Après des menaces de groupes conservateurs et d'extrême droite, les autorités avaient annoncé samedi interdire cette manifestation pour préserver "l'ordre public" et la "sécurité des touristes".

Les organisateurs avaient alors annoncé qu'ils maintiendraient l'événement et encore affiché dimanche leur détermination, assurant dans un communiqué : "nous n'avons pas peur, nous sommes là, nous ne changerons pas. Vous avez peur, vous changerez et vous vous y habituerez".

Avant la manifestation sur la célèbre place Taksim, d'importantes forces de police présentes dans le quartier avaient bouclé plusieurs accès, selon une journaliste de l'AFP.

La Marche des fiertés d'Istanbul avait rassemblé en 2014 des dizaines de milliers de personnes et constituait l'un des principaux événements LGBT au Moyen-Orient.

Elle est interdite depuis 2015 lorsque, selon l'association des LGBTI, les autorités avaient mis en cause la coïncidence de l'événement avec le ramadan.

En 2016, l'interdiction avait invoqué des raisons de sécurité alors que le pays était frappé par des attentats meurtriers liés aux jihadistes du groupe Etat islamique ou aux séparatistes kurdes.

Dans un cas comme dans l'autre, les manifestants avaient bravé ces interdictions et avaient été dispersés violemment par les forces de l'ordre.

Cette semaine, onze militants ont été jugés à Istanbul pour avoir bravé l'interdiction de la Gay Pride de 2016, mais ils ont été acquittés.

Les années précédentes, ces manifestations s'étaient déroulées sans incidents.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan est accusé par ses opposants de conduire une islamisation rampante de la société. Ses commentaires conservateurs sur les femmes et la famille enflamment régulièrement la critique mais il se garde généralement d'évoquer publiquement les questions liées à l'homosexualité.

En 2010 toutefois, la ministre de la Famille et de la Femme Aliye Selma Kavaf avait suscité la colère des défenseurs des droits des homosexuels en qualifiant l'homosexualité de "désordre biologique" et
"maladie" devant être soignée.

L'homosexualité n'est pas pénalement réprimée en Turquie, mais l'homophobie y reste largement répandue.

(AFP,  25 juin 2017)

23 condamnations à perpétuité dans le premier verdict prononcé à Ankara

Un tribunal d'Ankara a prononcé jeudi 23 peines de prison à perpétuité dans le cadre du premier verdict prononcé dans la capitale en lien avec le putsch manqué du 15 juillet, a rapporté l'agence progouvernementale Anadolu.

Les 23 personnes ont été condamnées pour tentative de renversement de l'ordre constitutionnel et privation de liberté d'un individu, selon Anadolu.

Parmi eux, 18 ont écopé de peines de prison à perpétuité aggravée et douze ans d'emprisonnement et 5 ont été condamnés à la perpétuité et dix ans, poursuit l'agence.

Selon le procureur, les putschistes ont obligé le secrétaire général de la présidence Fahri Kasirga à entrer dans une ambulance et l'ont emmené dans une base de l'armée de l'air à Ankara, depuis laquelle le putsch aurait été organisé.

Deux accusés ont été acquittés au cours de ce procès.

Près de 250 personnes ont été tuées la nuit du 15 au 16 juillet, sans compter les putschistes présumés, et des milliers de personnes ont été blessées.

Ankara accuse Fethullah Gülen, un prédicateur islamiste installé aux Etats-Unis, d'être le cerveau du putsch manqué, ce que l'intéressé dément fermement.

Les procédures judiciaires lancées après le putsch avorté sont d'une ampleur sans précédent en Turquie. Près de 50.000 personnes ont été arrêtées lors de purges engagées après le 15 juillet et l'instauration de l'état d'urgence.
(AFP, 15 juin 2017)

Un tribunal de l'ONU "regrette" la condamnation d'un de ses juges

Un tribunal de l'ONU a condamné jeudi la peine de prison prononcée par la justice turque à l'encontre d'un de ses juges pour appartenance à la mouvance du prédicateur Gülen, accusé d'avoir ourdi le putsch manqué de juillet.

Le Turc Aydin Sefa Akay, l'un des magistrats du Mécanisme pour les tribunaux internationaux des Nations unies (MTPI), a écopé à Ankara mercredi d'une peine de sept ans et demi de prison.

Le président du MTPI, le juge Theodor Meron, "regrette profondément cet acte des autorités turques, une violation du statut protégé du juge Akay dans le cadre juridique international", selon un
communiqué du tribunal basé à La Haye.

L'arrestation de M. Akay en septembre dernier, sa détention et l'action en justice menée contre lui "sont incompatibles" avec son "immunité diplomatique", a affirmé le MTPI.

Theodor Meron reste "profondément préoccupé", même s'il s'est réjoui de la remise en liberté provisoire du juge turc jusqu'à la fin des procédures en appel, parlant d'une "question humanitaire".

Il a appelé Ankara à "prendre des mesures urgentes pour respecter le statut protégé du juge Akay et pour résoudre la situation conformément au droit international".

Aydin Sefa Akay a été reconnu coupable d'être "membre d'une organisation terroriste armée". Il est accusé par les autorités turques de faire partie de la mouvance du prédicateur turc exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme l'instigateur de la tentative de coup d'Etat du 15 juillet.

M. Akay a farouchement nié ces accusations, ce qui a provoqué un tumulte parmi la communauté juridique internationale.

Le principal élément sur lequel s'est appuyé le tribunal d'Ankara pour condamner M. Akay est la présence dans son téléphone de l'application de messagerie cryptée Bylock, qui était, selon les autorités turques, l'outil de communication des putschistes.

Le tribunal a ordonné sa remise en liberté avec interdiction de sortie du territoire pendant la durée des procédures en appel, selon l'agence de presse Dogan. Si sa condamnation est confirmée, M. Akay retournera en prison pour purger sa peine.

Son incarcération a paralysé certaines procédures du MTPI. Le juge Akay était en effet chargé depuis juillet avec quatre autres juges d'examiner la demande en révision du jugement présentée par l'ancien ministre rwandais Augustin Ngirabatware, poursuivi par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour sa participation au génocide de 1994.
(AFP, 15 juin 2017)

Un député d'opposition condamné à 25 ans de prison pour "espionnage"

Un député du principal parti d'opposition au président turc Recep Tayyip Erdogan a été condamné mercredi à 25 ans de prison pour "espionnage" par un tribunal d'Istanbul qui a ordonné son placement immédiat en détention, ont rapporté les médias turcs.

Enis Berberoglu, du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), a été reconnu coupable d'avoir fourni au quotidien d'opposition Cumhuriyet une vidéo affirmant montrer l'interception, en janvier 2014 à la frontière syrienne, de camions appartenant aux services secrets turcs (MIT) et transportant des armes en Syrie.

Cette affaire avait fait scandale et provoqué la fureur du président Erdogan, qui avait promis au rédacteur en chef de Cumhuriyet de l'époque, Can Dündar, qu'il en "paierait le prix".

M. Berberoglu, qui comparaissait libre mercredi, a été incarcéré immédiatement après l'annonce du verdict par le tribunal, a rapporté l'agence progouvernementale Anadolu.

C'est la première fois qu'un député du CHP, parti fondé par le père de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Atatürk, est écroué depuis la levée de l'immunité parlementaire l'année dernière.

Le CHP, dont plusieurs députés ont condamné une arrestation "politique", a immédiatement tenu une réunion extraordinaire.

A l'issue de cette réunion, le chef du parti, Kemal Kilicdaroglu, a dit "ne certainement pas accepter" le verdict du tribunal, influencé, selon lui, par "le palais", une référence implicite au chef de l'Etat.

"Il n'y a aucun juge parmi eux, ils ne rendent pas la justice", a-t-il lancé.

Les députés CHP ont par ailleurs quitté le Parlement en pleine séance en signe de protestation, selon les médias turcs.

"Vous ne m'oublierez pas, et je ne vous oublierai pas non plus", a lancé M. Berberoglu, peu avant d'être emmené par des policiers, selon une vidéo publiée par les médias turcs. "Honte à ceux qui sont responsables de cette injustice", a-t-il ajouté.

Publié à quelques jours des élections législatives de juin 2015, l'article et la vidéo incriminés avaient provoqué la fureur du président turc, dont le gouvernement a toujours catégoriquement nié tout soutien aux groupes islamistes hostiles au président syrien Bachar al-Assad, dont il réclame avec insistance le départ depuis le début de la guerre civile en Syrie.

Les autorités avaient alors affirmé que le convoi intercepté contenait de "l'aide" destinée à la minorité turkmène de Syrie.

Le gouvernement turc est régulièrement accusé par des ONG de défense des droits de l'homme de vouloir étouffer toute voix critique, en particulier depuis la tentative de coup d'Etat du 15 juillet dernier, qui a été suivie de purges d'une ampleur inédite.
(AFP, 14 juin 2017)

Un juge de l'ONU condamné à 7,5 ans de prison

Un juge turc de l'ONU a été condamné mercredi par un tribunal d'Ankara à sept ans et demi de prison pour appartenance à la mouvance du prédicateur Gülen, accusé d'avoir ourdi le putsch manqué de juillet.

Aydin Sefa Akay, l'un des magistrats du Mécanisme pour les tribunaux internationaux des Nations unies (MTPI), a été reconnu coupable d'être "membre d'une organisation terroriste armée", selon l'agence de presse Dogan.

Le tribunal a ordonné sa remise en liberté avec interdiction de sortie du territoire pendant la durée des procédures en appel, selon Dogan. Si sa condamnation est confirmée, M. Akay retournera en prison pour purger sa peine.

M. Akay avait été interpellé en septembre 2016, puis écroué dans l'attente de son procès.

Fin janvier, le MTPI avait ordonné à la Turquie de libérer le juge avant le 14 février pour qu'il puisse continuer son travail, soulignant que les juges jouissaient de l'immunité diplomatique.

Son incarcération a paralysé des procédures liées à des dossiers examinés par le MTPI concernant le génocide au Rwanda en 1994, en particulier une demande de révision présentée par l'ancien ministre rwandais Augustin Ngirabatware.

Le juge est accusé par les autorités turques de faire partie de la mouvance du prédicateur turc exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme l'instigateur de la tentative de coup d'Etat du 15 juillet, ce que nie M. Gülen.

Le principal élément sur lequel s'est appuyé le tribunal pour condamner M. Akay est la présence dans son téléphone de l'application de messagerie cryptée Bylock, qui était, selon les autorités turques, l'outil de communication des putschistes.

Après le putsch manqué du 15 juillet, le gouvernement turc a lancé des purges d'une ampleur inédite, arrêtant plus de 50.000 personnes.
(AFP, 14 juin 2017)

AI:
Demandez la libération immédiate de Taner Kiliç

La campagne de répression menée par les autorités turques touche désormais Amnesty International. En effet, le 6 juin dernier, Taner Kiliç, le président d’Amnesty Turquie, a été arrêté avec 22 autres avocats à Izmir.

Taner Kiliç est accusé à tort de faire partie du mouvement de Fethullah Gülen, considéré par les autorités turques comme une « organisation terroriste » responsable de la tentative de coup d’État de juillet 2016. Après trois jours de détention, Taner Kiliç a été inculpé pour terrorisme et est actuellement en attente de son procès. Il n’y a à ce jour aucune preuve crédible et recevable de l’implication du président d’Amnesty International Turquie et des 22 autres avocats dans des infractions reconnues au niveau international.

Taner Kiliç a fait partie du bureau exécutif d’Amnesty International Turquie a plusieurs reprises depuis 2002, et il en est le président depuis 2014. Au cours des décennies qu’il a passées à travailler pour des organisations de défense des droits humains en Turquie, il a toujours fait preuve d’un engagement sans équivoque en faveur de la défense de ces droits. En outre, il défend depuis longtemps les mêmes libertés que les autorités turques sont actuellement en train de bafouer.

LE GOUVERNEMENT TURC ÉTOUFFE L’OPPOSITION

En effet, depuis la tentative de coup d’État de juillet 2016, le gouvernement turc mène une intense campagne de répression à l’encontre des fonctionnaires, de la société civile et des médias. Plus de 100 000 fonctionnaires (enseignants, forces de l’ordre, professionnels de la santé et de la justice) ont ainsi été limogés et nombre d’entre eux emprisonnés ; plusieurs centaines d’ONG et de médias ont été fermés et plus de 100 journalistes incarcérés.

Cette répression dépasse donc largement le cadre des poursuites contre les responsables de la tentative de coup d’État et vise à étouffer toutes les voix critiques du régime. L’espace accordé à la dissidence se réduit chaque jour un peu plus, et celles et ceux qui veulent dénoncer la situation le paient au prix fort.

L’inculpation et les charges qui pèsent contre Taner Kiliç font écho au caractère arbitraire de cette répression. Il est temps que cela cesse. Signez notre pétition adressée au ministre turc de la Justice, demandant l’abandon des charges et la libération immédiate de Taner Kiliç:

http://info.amnesty.be/liberez-le-president-damnesty-turquie-taner-kilic.html?petitionOptin=yes


Le responsable d'Amnesty placé en garde à vue en Turquie

Le responsable d'Amnesty International en Turquie, arrêté mardi par les autorités qui le soupçonnent de liens avec la mouvance du prédicateur Fethullah Gülen, a été placé en garde à vue vendredi soir.

Taner Kilic a été interpellé mardi avec 22 autres avocats dans la région d'Izmir (ouest) et huit d'entre eux ont déjà été placés en garde à vue jeudi.

Les autorités turques reprochent au président du directoire de la branche turque d'Amnesty d'avoir eu une messagerie cryptée, dénommée Bylock, sur son téléphone portable en août 2014. Selon le gouvernement turc, cette application a été créée spécialement pour les partisans de M. Gülen, qui réside aux Etats-Unis et est désigné par Ankara comme le cerveau du putsch manqué de juillet.

Amnesty a fait savoir que M. Kilic est accusé d'"appartenance à une organisation terroriste", ce que l'ONG qualifie dans un communiqué de "simulacre de justice, (qui) souligne l'impact dévastateur de la répression mise en oeuvre par les autorités turques". L'ONG rejette ces accusations et dément que l'avocat ait utilisé l'application Bylock.

"Taner Kilic n'est ni un partisan ni un disciple du mouvement de Fethullah Gülen et a été de fait critique sur son rôle en Turquie", a fait savoir le secrétaire général d'Amnesty International, Salil Shetty.

Après le putsch avorté, les dirigeants turcs ont lancé des purges d'une ampleur inédite visant initialement les partisans présumés de M. Gülen, avant de s'étendre à la mouvance prokurde et à des médias critiques.

Environ 50.000 personnes ont été arrêtées et plus de 100.000 limogées ou suspendues, notamment des militaires, des magistrats et des enseignants.

Les autorités turques rejettent les accusations d'atteintes aux libertés, affirmant lutter contre le "terrorisme" dans le cadre de l'état d'urgence en vigueur depuis le putsch avorté.

Ankara accuse le prédicateur Gülen, d'avoir orchestré la tentative de coup d'Etat, ce que l'intéressé dément catégoriquement.
(AFP, 9 juin 2017)

Le responsable d'Amnesty en Turquie arrêté dans une opération anti-Gülen

Le responsable d'Amnesty International en Turquie a été arrêté mardi par les autorités qui le soupçonnent de liens avec la mouvance du prédicateur Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme le cerveau du putsch manqué en juillet, a indiqué l'ONG.

L'avocat Taner Kiliç, président du directoire de la branche turque d'Amnesty, a été interpellé à Izmir (ouest) avec 22 confrères, soupçonnés comme lui d'être liés à la mouvance güléniste, a indiqué l'organisation de défense des droits de l'Homme dans un communiqué publié sur son site.

"Nous appelons les autorités turques à relâcher immédiatement Taner Kiliç et les 22 autres avocats et à abandonner toutes les poursuites, en l'absence de preuves crédibles", a déclaré le secrétaire général d'Amnesty, Salil Shetty, cité dans le communiqué.

M. Kiliç "s'est illustré par sa défense des mêmes libertés que les autorités turques sont déterminées à piétiner", a ajouté M. Shetty, estimant que cette arrestation démontrait le caractère "arbitraire" des purges lancées après la tentative de putsch du 15 juillet.
 L'ONG indique dans son communiqué que l'interpellation de M. Kiliç, qui dirige Amnesty en Turquie depuis 2014, "ne semble pas liée aux activités d'Amnesty International".

Après le putsch avorté, les dirigeants turcs ont lancé des purges d'une ampleur inédite visant initialement les partisans présumés de M. Gülen, avant de s'étendre à la mouvance prokurde et à des médias critiques.

Environ 50.000 personnes ont été arrêtées et plus de 100.000 limogées ou suspendues, notamment des militaires, des magistrats et des enseignants.

Les autorités turques rejettent les accusations d'atteintes aux libertés, affirmant lutter contre le "terrorisme" dans le cadre de l'état d'urgence en vigueur depuis le putsch avorté.

Ankara accuse le prédicateur Gülen, qui réside aux Etats-Unis, d'avoir orchestré la tentative de coup d'Etat, ce que l'intéressé dément catégoriquement.
(AFP, 6 juin 2017)

Erdogan lance la déchéance de nationalité de ses opposants

Le gouvernement turc a annoncé lundi avoir entamé des démarches afin de retirer la nationalité à 130 fugitifs, dont le prédicateur Fethullah Gülen, accusé d'avoir ourdi un putsch manqué en juillet, et des députés prokurdes.

Au total, 130 ressortissants sous le coup d'une convocation de la justice turque, mais qui se trouvent actuellement à l'étranger, se verront déchus de leur nationalité s'ils ne rentrent pas sous trois mois en Turquie, a indiqué le ministère de l'Intérieur dans le Journal officiel.

Parmi les 130 personnes concernées, dont les noms sont publiés au Journal officiel, figurent M. Gülen, ainsi que deux députés du principal parti prokurde de Turquie (HDP), Tugba Hezer Oztürk et Faysal Sariyildiz.

Si ces personnes "ne retournent pas en Turquie sous trois mois (...) il sera publiquement proclamé qu'elles ont perdu leur nationalité turque, aux termes des décrets-lois" publiés sous l'état d'urgence instauré après la tentative de putsch du 15 juillet.

Cette décision répressive coincide avec le 36e anniversaire du lancement de la décheance de nationalité turque deux opposants éminents, Mme Behice Boran et M. Gültekin Gazioglu,  le 5 juin 1981 par la junte militaire. Les mois suivants, Yılmaz Güney, Şanar Yurdatapan, Melike Demirağ, Doğan Özgüden, İnci Tuğsavul, Cem Karaca, Mehmet Emin Bozarslan, Nihat Behram, Mahmut Baksı, Şah Turna, Fuat Saka, Demir Özlü, Yücel Top et centaines d'autres opposants avaient été déclarés "apatrides".

Après le putsch avorté, les autorités turques ont déjà lancé des purges d'une ampleur inédite : quelque 50.000 personnes ont été arrêtées et plus de 100.000 limogées ou suspendues.

Ces purges visent les partisans présumés du prédicateur Gülen, mais également des médias critiques et le HDP, dont les deux dirigeants ont été incarcérés.
(AFP, 5 juin 2017)

1,000 writers, journalists call on people to unite against one-man rule

A thousand people including writers, experts, artists, lawyers, intellectuals and politicians called on people to unite against one-man rule for peace and democracy in Turkey in a joint statement titled “Side by side, together” in İstanbul on Wednesday, the T24 news portal has reported.

“As the joint owners of this soil, we do not want to be divided and separated as Turkish-Kurdish, religious-secular, yes-naysayers [in a referendum held on April 16] … ” says the statement.

Ertuğrul Günay, former culture minister of the Justice and Development Party (AKP) government; Ertuğrul Yalçınbayır, founding member of the AKP and former deputy prime minister; Fatma Bostan Ünsal, founding member of the AKP; academics Ergun Özbudun, Ali Nesin, Murat Belge and Şevket Pamuk; journalists and writers Hasan Cemal, Kazım Güleçyüz, Nuray Mert, Ömer Faruk Gergerlioğlu, Oya Baydar, Ümit Kıvanç, Yasemin Çongar and Levent Gültekin; and artists Genco Erkal, Gülriz Sururi, Zuhal Olcay and Zülfü Livaneli as well as deputies from the main opposition Republican People’s Party (CHP) and pro-Kurdish Peoples’ Democratic Party (HDP) are among the signatories of the statement.

Expressing concerns about the atmosphere of conflict, hate speech, violations of the law, limitations on freedoms and the safety of life and property, the statement says: “We are against one-man rule, the party state, injustices, unlawfulness, weakening of the parliament, and suppression of all sorts of opposition by pressure and threat.”

“We say no to all victimizations created by the despotic politics which purged hundreds of thousands of state employees, politicians, academics, media, judiciary and security members with unjust, unlawful, arbitrary policies, arrests and pressure,” adds the statement.

Around 150,000 people have been purged from state jobs in Turkey by government decrees in the aftermath of a failed coup attempt on July 15.

In the statement, the intellectuals also refused to accept the results of the referendum held in Turkey on April 16 that introduced an executive presidency due to allegations of fraud.

“We do not accept the contradictory results of the referendum, which is trying to legitimize an understanding that destroys our future, and overturn the will of the people by ignoring laws.”

Also asking for an immediate end to the state of emergency that has been in effect since July 20, 2016, in the aftermath of the coup attempt, the statement calls on people, opinion leaders, civilian initiatives and political parties to unite against those who derive power from the politics of fear, tension and polarization, and for the domination of a politics that is concerned with the rule of law, human rights and a pluralist democracy.
(TM - May 31, 2017)

IHD Report Human rights violations in Turkey 2016



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Pression sur les médias / Pressure on the Media

No Release in Özgür Gündem Main Case

Fourth hearing of Özgür Gündem main case has been held by İstanbul 23rd Heavy Penal Court.

The defendants Eren Keskin, Necmiye Alpay and Aslı Erdoğan pending trial without arrest and imprisoned defendants Kemal Sancılı and İnan Kızılkaya attended the hearing.

Representatives from embassies of Switzerland, the Netherlands and Germany, and the Amnesty also watch the trial.

Attorney Kılıç was not allowed to speak

Attempting to speak with his client in the courtroom, attorney Özcan Kılıç was prevented. The Chief Judge Ali Öztürk said that “We used to allow this before the statutory decrees but with the statutory decrees, obligation of security and camera footage has been imposed”.

Kızılkaya: Journalism is not a crime

Speaking at the hearing, Özgür Gündem Managing Editor Kızılkaya, who is the defendants, briefly said:

“I am a journalist. I practice an open and legitimate occupation. I demand my release.

“I received journalism training. What our teachers told us was this: Ask questions, and we’ve done that.

“This is a political trial, not a legal one. It is journalists and experts discuss what is news and what is not.

“Journalism is not a crime. Freedom to all journalists”.

Alpay: Unintelligible charges have been pressed against us

Necmiye Alpay said “This is a suit brought against us following July 15 [coup attempt]. A position [Publishing Advisory Board] which was not considered a crime started to be thought as illegal after the coup attempt, and that unintelligible charges have been pressed against us. I would like to draw your attention to this.

Erdoğan: My absence was talked more than myself in award ceremonies

Stating that her articles published in Özgür Gündem have been collected into a book in French and that she was granted many awards, Aslı Erdoğan said that “Absence of me was talked more than myself in the five award ceremonies due to the international travel ban imposed on me”, and demanded that the international travel ban be revoked.

The court has lifted the international travel ban imposed on Alpay and Erdoğan.

The trial will continue on October 31, 2017.

Özgür Gündem trials


Closed Özgür Gündem newspaper's Editor-in-Chief on Watch campaign was launched on May 3, 2016 and ended on August 7, 2016.

56 people joined the campaign.

50 of the attendees faced prosecution. Of the prosecuted, files of the 38 have been turned into cases.
50 investigations launched

Investigations were launched into:

Faruk Eren, Ertuğrul Mavioğlu, Ayşe Düzkan, Erol Önderoğlu, Celalettin Can, Mustafa Sönmez, Melda Onur, Fehim Işık, Celal Başlangıç, Eşber Yağmurdereli, Ragıp Duran, Nurcan Baysal, Ömer Ağın, Ahmet Abakay, İhsan Çaralan, Işın Eliçin, Murat Çelikkan, Uğur Karataş, Öncü Akgül, Ayşe Batumlu, Sebahat Tuncel, Saruhan Oluç, Nadire Mater, Beyza Üstün, Mehmet Güç, Tuğrul Eryılmaz, Faruk Balıkçı, Şeyhmus Diken, Necmiye Alpay, Jülide Kural, Yıldırım Türker, Ahmet Nesin, Kemal Can, Şebnem Korur Fincancı, Hasip Kaplan, Nevin Erdemir, Tuğrul Eryılmaz, Hakkı Boltan, Cengiz Baysoy, Kumru Başer, Veysi Altay, Hasan Hayri Şanlı, Hasan Cemal, Deniz Türkali, Dicle Anter, Çilem Küçükkeleş, Said Sefaoğlu, Aydın Engin, İhsan Eliaçık and İmam Canpolat.

Verdict for non-prosecution

İhsan Eliaçık, Melda Onur, Sebahat Tuncel, Ahmet Abakay, Eşber Yağmurdereli, Hasip Kaplan, Işın Eliçin, Kemal Can, Mustafa Sönmez, Melda Onur, Uğur Karadaş

38 cases

The 38 people who are facing prosecution are as follows:

A. Kumru Başer, Ahmet Nesin, Ayşe Batumlu, Ayşe Düzkan, Beyza Üstün, Can Dündar, Celal Başlangıç, Celalettin Can, Cengiz Baysoy, Çilem Küçükkkeleş, Derya Okatan, Dicle Anter, Erol Önderoğlu, Ertuğrul Mavioğlu, Faruk Balıkçı, Faruk Eren, Fehim Işık, Hüseyin Tahmaz, Hakkı Boltan, Hasan Cemal, Hasan Hayri Şanlı, İbrahim Bodur, İhsan Çaralan, Julide Kural, M. Ali Çelebi, Murat Çelikkan, Murat Uyurkulak, Nadire Mater, Necmiye Alpay, Nevin Erdemir, Öncü Akgül, Ragıp Duran, Said Sefa, Şanar Yurdatapan, Şebnem Korur Fincancı, Tuğrul Eryılmaz, Veysi Altay, Yıldırım Türker.

Cases brought against 3 writers

Legal action was taken against Ömer Ağın for an article published under the editorship of Celal Başlangıç, against İmam Canpolat for an article published under the editorship of Cengiz Baysoy and against İlham Bakır for an article published under the editorship of Jülide Kural.

Of the 36 Editors-in-Chief on Watch, Erol Önderoğlu, Ahmet Nesin and Şebnem Korur Fincancı were arrested in June 2016 and released 10 days after it.

15,750 Euros as well as 220 months and 15 days in prison

Şanar Yurdatapan, İbrahim Bodur, Cengiz Baysoy, İmam Canpolat, Çilem Küçükkeleş, Nadire Mater, Yıldırım Türker, Hasan Cemal, Faruk Balıkçı, Dicle Anter, Derya Okatan, Kumru Başer, Ayşe Batumlu,Jülide Kural, İlham Bakır, Murat Uyurkulak, Murat Çelikkan and Beyza Üstün have been convicted.

The above mentioned 18 people have been convicted to 15,750 Euros as well as 220 months and 15 days in prison.

Kızılkaya cases

Özgür Gündem Managing Editor İnan Kızılkaya is a suspect in all 38 cases. Kızılkaya's case is being combined with the main trial.
Özgür Gündem main trial

Özgür Gündem Consultant Board members, executives and writers Necmiye Alpay, Aslı Erdoğan, Ragıp Zarakolu, Filiz Koçali, Eren Keskin, Zana Kaya, İnan Kızılkaya, Kemal Sancılı and Bilge Oykut stand trial as a part of the main trial of Özgür Gündem daily. Kızılkaya and Sancıl are still arrested. (BIA, June 22, 2017)

L'athée Aziz Nesin, un article qui fait suite à "La fabrication de l'ennemi"

Etienne Copeaux
 
Le ministère de la culture soutenait le festival Pir Sultan Abdal et avait tout récemment fait ériger, devant le Centre culturel, un monument représentant un troubadour (ozan) tenant son luth (baglama ou saz) et flanqué d'un chien Kangal, autre symbole de la ville. Le préfet de Sivas, Ahmet Karabilgin, un kémaliste nouvellement nommé, avait autorisé la venue d'Aziz Nesin dans la ville. Tout allait bien.

Le festival attirait un public nombreux, principalement d'Alévis, venus de tout le pays. Beaucoup de jeunes, membres des associations alévies culturelles locales « Pir Sultan Abdal Dernekleri » (PSAD), étaient venus en groupe pour rencontrer des écrivains, des chanteurs renommés, assister à des spectacles, participer aux rondes rituelles semah, extrêmement critiquées par l'islam sunnite car mixtes. Bref, ces jeunes et moins jeunes voulaient se retrouver, connaître eux aussi la joie de faire masse et de célébrer ensemble leur culture, comme on le fait également chaque 18 août à Hacıbektas-ı Veli.

La journée du jeudi 1er juillet commence par les traditionnels dépôts de gerbe au monument d'Atatürk, et l'inauguration du nouveau monument. Le programme se déroule ensuite sans trouble apparent.

http://www.susam-sokak.fr/2017/06/esquisse-n-68-sivas-2-juillet-1993-l-athee-aziz-nesin.html

Gülmen, Özakça on 100th day of Hunger Strike

Academic Nuriye Gülmen and teacher Semih Özakça who were discharged from their positions through a statutory decree issued under the State of Emergency are on the 100th day of their hunger strike as of today (June 16) and have spent 25 days behind bars since they were arrested.

Until the 75th day of the hunger strike, doctors from Ankara Chamber of Medicine had been carrying out the medical examinations of Gülmen and Özakça. They wanted to see the same doctors after they were arrested as well. Yet the application made by Ankara Chamber of Medicine concerning Gülmen and Özakça's request was rejected twice by the Ministry of Justice.

Ankara Chamber of Medicine Executive Board member Dr. Benan Koyuncu explained they were obtaining information regarding the medical condition of Gülmen and Özakça from their families, attorneys and the letters they have been sending.

Noting every person held the right to choose a medical doctor, Koyuncu pointed out that their application was rejected nevertheless.
Koyuncu added that there was a risk of sudden death also on the 50th day of the hunger strike and added that they as medical doctors were concerned about the health situation of Gülmen and Özakça.

Pointing out that the dismissals caused serious psychological trauma both for the ones who were discharged from their positions and for others, Koyuncu said "We demand that this process be put an end as soon as possible for sake of the society's health". (BIA, 16 juin 2017)

La CEDH demande à Ankara de justifier la durée de détention de sept journalistes

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a demandé mercredi à la Turquie de justifier la durée de la détention provisoire de sept journalistes arrêtés dans le cadre de la purge menée dans les médias après la tentative de coup d'Etat de juillet dernier.

Ali Bulac, Atilla Tas, Murat Aksoy, Ayse Nazli Ilicak, Mehmet Hassan Altan, son frère Ahmet Husrev Altan et Sahin Alpay ont dénoncé devant la Cour la durée de cette détention provisoire et une atteinte à leur liberté d'expression.

Les requérants invoquent les articles relatifs au droit à la liberté et à celui de faire statuer à bref délai sur la légalité de la détention. Plusieurs d'entre eux soutiennent que leur détention constitue une sanction pour leurs critiques formulées à l'encontre du gouvernement turc.

Ils ont introduit des recours individuels devant la Cour constitutionnelle turque.

Les autorités turques les soupçonnent d'appartenir ou d'avoir des liens avec des organisations terroristes, souligne la CEDH dans son communiqué.

La Cour de Strasbourg a invité le gouvernement turc à lui présenter par écrit ses observations "avant le 24 octobre".
(AFP, 14 juin 2017)

Mathias Depardon dénonce une "chasse aux médias" en Turquie

Le photojournaliste Mathias Depardon, expulsé vendredi vers la France après un mois de détention en Turquie, a estimé mercredi que le gouvernement de ce pays s'était lancé "dans une véritable chasse aux médias".

"C'est devenu extrêmement compliqué voire impossible" de faire librement son métier de journaliste en Turquie, a déclaré le photographe français sur Europe 1. "Les pressions sont énormes, qu'elles soient financières ou autres".

"C'est une véritable chasse aux médias dans laquelle le gouvernement s'est lancé", selon lui.

Mathias Depardon avait été arrêté le 8 mai alors qu'il faisait un reportage dans le sud-est de la Turquie au motif qu'il travaillait sans carte de presse.

A son arrivée en France, il avait affirmé avoir été accusé "de propagande terroriste et d'aide et soutien à des groupes terroristes,
à savoir le PKK, (Parti des travailleurs du Kurdistan, séparatistes kurdes) suite à des images" réalisées ces dernières années.

Le président français Emmanuel Macron avait demandé le 3 juin à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan le retour "le plus vite possible" du photojournaliste en France.

Mathias Depardon a précisé que ses conditions de détention étaient "relativement bonnes" mais que le fait d'être à l'isolement était "psychologiquement assez compliqué".

"Je savais que je ressortirai. C'était une question de temps".

"Néanmoins j'ai commencé une grève de la faim pour essayer d'accélérer ce processus de libération". "J'ai fait six jours (ndlr: de grève). C'était une semaine où j'étais très en forme psychologiquement. J'avais l'impression de mener un combat, d'avoir initié quelque chose, entamé presque un dialogue et un affront avec les autorités turques et un message de détresse envers la France".

Interrogé sur le fait de savoir si l'Elysée était susceptible de le choisir pour réaliser la photo officielle du chef de l'Etat, Mathias Depardon a déclaré que cela ne lui avait "pas été proposé" à ce jour. "Il n'y a que les journalistes qui m'en parlent".
(AFP, 14 juin 2017)

1ère visite d'un diplomate allemand au journaliste germano-turc détenu

L'ambassadeur d'Allemagne à Ankara a pu pour la première fois rendre visite mardi à Deniz Yücel, un journaliste germano-turc détenu en Turquie depuis fin février pour des soupçons de propagande "terroriste" et dont Berlin exige la remise en liberté.

"Il se porte bien", a affirmé l'ambassade d'Allemagne dans un communiqué, précisant que l'ambassadeur Martin Erdmann a pu s'entretenir avec M. Yücel pendant plus d'une heure dans la prison de Silivri près d'Istanbul.

"Tout le soutien venu d'Allemagne, les concerts, les conférences et les manifestations lui font du bien, il sait qu'il n'est pas seul et qu'on ne l'oublie pas", poursuit le texte.

Le correspondant du quotidien Die Welt a été placé en détention provisoire le 27 février dernier pour propagande "terroriste" et incitation à la haine, avant d'être qualifié par le président turc Recep Tayyip Erdogan de séparatiste kurde et d'"agent allemand".

Le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, s'est réjouit de cette visite, mais a souligné que l'Allemagne continuait "d'exiger (...) la tenue rapide d'un procès équitable et la remise en liberté (de M. Yücel)", selon un communiqué. "Nous continuons à travailler à cela et je me suis récemment entretenu avec mon collègue turc à ce sujet", ajoute le texte.

La chancelière Angela Merkel a soulevé la question à plusieurs reprises lors d'échanges avec le président Erdogan. Elle a notamment "exigé" la libération du journaliste lors d'un tête à tête avec M. Erdogan fin mai à Bruxelles.

Cette visite survient sur fonds de tensions entre Berlin et Ankara, dont les relations se sont considérablement dégradées depuis le putsch manqué du 15 juillet en Turquie.

L'Allemagne a notamment décidé la semaine dernière de retirer ses troupes déployées sur la base turque d'Incirlik, en réponse à l'interdiction faite aux parlementaires allemands de se rendre sur cette base de l'Otan.

Une centaine de journalistes turcs sont actuellement incarcérés en Turquie, et le gouvernement cible parfois les correspondants étrangers. Le photojournaliste français Mathias Depardon a ainsi été expulsé le 9 juin après un mois de détention.

La Turquie occupe la 155e place sur 180 au classement 2017 de la liberté de la presse établi par Reporters dans Frontières.
(AFP, 13 juin 2017)

Journalist Cemil Uğur Sentenced to 1 Year, 3 Months in Prison

Evrensel daily's correspondents Cemil Uğur and İbrahim Polat who were taken into custody while covering news and were sued on charges of "being a member of an armed terrorist organization" and "propagandizing for an armed terrorist organization" stood trial yesterday (June 12).

Mersin 2nd High Criminal Court has sentenced Uğur to 15 months in prison for his Facebook postings. The court also ruled that his sentence be deferred.

According to the report of Evrensel daily, the court has ruled that Uğur and Polat be acquitted of the crime of "being a member of a terrorist organization" but Uğur be convicted of "propagandizing for a terrorist organization" for his Facebook posting regarding the photographs of Sakine Cansız, Leyla Şaylemez and Fidan Doğan who had been assassinated in Paris. His sentence has been reduced from 18 months to 15 months in prison.
(BIA, June 13, 2017)

Journalist Zehra Doğan Arrested

Zehra Doğan, an editor of Jin News Agency (JİNHA) which had been closed with a statutory decree under the State of Emergency was taken into custody in a police search while driving from Diyarbakır to Mardin province to visit her family.

According to a report of Dicle News Agency (Dihaber), Doğan was taken into custody on the grounds that there was a final judgement about him and was sent to Diyarbakır E-type Closed Prison.

Being charged with "propagandizing for a terrorist organization" through her journalistic activities and social media postings, JİNHA editor Zehra Doğan was arrested in Nusaybin district of Mardin on July 29, 2016.

After spending four and a half months behind bars in Mardin E-type Closed Prison, she was released pending trial on December 6, 2016 in the first hearing of the trial in which she was being charged with "propagandizing for a terrorist organization" and "being a member of a terrorist organization". The court decided that she be acquitted of the crime of "being a member of a terrorist organization" but be further tried for "propagandizing for a terrorist organization".

In March 2017, she was acquitted of "being a member of a terrorist organization" and sentenced to 2 years, 9 months and 22 days in prison for her social media postings on December 21, 2015 - December 9, 2016 and making a report about the writings of a 10 year-old boy in Nusaybin on December 22, 2015.

Her punishment was approved on June 2.

Jin News Agency, the first and only women's news agency in Turkey, was closed on October 29, 2016 through the Statutory Decree No. 675 issued under the State of Emergency.
(BIA, June 13, 2017)

Le journaliste français Mathias Depardon expulsé de Turquie

Le photojournaliste français Mathias Depardon, détenu un mois en Turquie après avoir été arrêté pendant un reportage dans le sud-est, a été expulsé vendredi vers la France où il est arrivé dans la soirée.

Arrêté le 8 mai, le photographe, dont l'avion s'est posé peu après 22h00 (20h00 GMT) à l'aéroport parisien de Roissy, a estimé à son arrivée qu'Ankara avait voulu adresser "un message assez fort" aux reporters souhaitant se rendre dans le sud-est de la Turquie.

Il s'est dit "heureux d'être à Paris, d'être en France". "Je vais très bien", a-t-il assuré devant la presse, affichant un large sourire, mais visiblement fatigué.

Sa libération avait été annoncée un peu plus par le président français Emmanuel Macron. "Je suis très heureux de vous annoncer le retour en France dès ce soir de notre compatriote photojournaliste @mathiasdepardon", avait écrit sur Twitter M. Macron.

Le président français avait demandé le 3 juin à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan le retour "le plus vite possible" du photojournaliste dans son pays.

Mathias Depardon a pris un avion à Gaziantep (sud-est), où il était détenu, pour rejoindre Istanbul puis la France, a indiqué à l'AFP le secrétaire général de l'ONG Reporters sans frontières (RSF) Christophe Deloire.

La détention de Mathias Depardon avait suscité l'inquiétude des défenseurs de la liberté de la presse, qui dénoncent une dégradation des conditions de travail des journalistes turcs et étrangers en Turquie.

Il faisait l'objet d'un ordre d'expulsion depuis le 11 mai mais était détenu à Gaziantep par les autorités turques, qui le soupçonnent d'avoir fait de la "propagande terroriste" en faveur de la guérilla kurde, pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des photos prises au cours d'un reportage sur le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes).

A son arrivée en France, Mathias Depardon a été accueilli par le directeur de cabinet de la présidence, Patrick Strzoda, et par le conseiller diplomatique Philippe Etienne.

"J'ai été accusé", a dit le journaliste, "de propagande terroriste et d'aide et soutien à des groupes terroristes, à savoir le PKK, suite à des images que j'avais faites ces dernières années, dont je ne cachais pas l'existence".

"Je pense que l'idée était d'envoyer un message assez fort auprès des journalistes étrangers et turcs qui ont pour but de faire des sujets dans le sud-est de la Turquie", a-t-il dit.

L'expulsion de M. Depardon survient au lendemain d'une visite de sa mère dans le centre de rétention de Gaziantep où il avait été transféré un mois auparavant.

Ses avocats avaient réclamé vendredi une intervention de la Commission européenne pour mettre fin à sa "détention arbitraire".

- 'Un pays qu'il adore' -

Installé en Turquie depuis cinq ans, ce journaliste indépendant âgé de 37 ans avait été arrêté à Hasankeyf (sud-est), où il réalisait un reportage pour le magazine National Geographic, au motif qu'il travaillait sans carte de presse.

Evoquant la possibilité d'une expulsion de son fils du territoire turc, la mère de M. Depardon, Danièle Van de Lanotte, avait regretté, dans un entretien avec l'AFP, qu'il quitte "comme un malpropre" la Turquie, "un pays qu'il adore".

"C'était une détention absolument injustifiée. C'est un mois de perdu dans la vie d'un homme", a déclaré M. Deloire à l'AFP.

Sur Internet, notamment parmi ses confrères français, une mobilisation avait été déclenchée en faveur de la libération du photojournaliste, avec sur Twitter le mot-dièse #FreeMathias.

Mathias Depardon est le dernier d'une série de journalistes européens arrêtés ou expulsés par les autorités en Turquie, où les conditions de travail se sont dégradées au cours des derniers mois pour les professionnels des médias, en particulier depuis le putsch manqué de juillet.

Olivier Bertrand, un journaliste français, et Gabriele Del Grande, un journaliste italien, ont été arrêtés et expulsés ces derniers mois.

Un journaliste germano-turc, Deniz Yücel, est quant à lui accusé d'"espionnage" et d'activités "terroristes" et a été incarcéré.

Les organisations de défense de la liberté de la presse dénoncent des atteintes régulières à cette liberté de la part des autorités turques, notamment depuis la tentative de coup d'Etat du 15 juillet.

Plus de 100 journalistes turcs sont actuellement incarcérés en Turquie, et le gouvernement cible parfois les correspondants étrangers.

Le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu a provoqué un tollé en déclarant cette semaine que des services de renseignement européens utilisaient des journalistes pour espionner la Turquie.

Ce pays occupe la 155e place sur 180 au classement 2017 de la liberté de la presse établi par RSF.
(AFP, 9 juin 2017)

30 Publishing Houses Closed Through Statutory Decrees

Turkish Publishers Association has published its Freedom to Publish Report for 2016-2017.

Since 1995, the association has been issuing the yearly Freedom to Publish Reports. This year's report covers the increased ban of books under the State of Emergency, books considered evidence for a crime, arrests of writers, assaults on publishing houses, book restrictions by the Ministry of National Education, book bans in prisons and the increasing pressures on the social media.

Stating that 1,656 people were behind bars for their postings on the social media, the report also pointed out that Turkey was number one in the world with regards to censorship on Twitter. Also the access block to Wikipedia was included in the report.

Closed publishing houses

According to the report the closed publishing houses are as follows:

Altınburç Publications, Burak Basım Publication Distribution, Dağıtım, Define Publications, Dolunay Eğitim Publication Distribution, Giresun Publication Distribution, Gonca Publications, Gülyurdu Publications, GYV Publications, Işık Akademi, Işık Özel Eğitim Publications, Işık Publications, İklim Publication Marketing, Kaydırak Publications, Kaynak Publications, Kervan Basın Publications, Kuşak Publications, Muştu Publications, Nil Publications, Rehber Publications, Sürat Publications Advertisement Education Instruments, Sütun Publications, Şahdamar Publications, Ufuk Publications News Agency Marketing, Ufuk Publications, Waşanxaneya Nil, Yay Publication Distribution, Yeni Akademi Publications, Yitik Hazine Publications, Zambak Publication Education Tourism, Evrensel Publications.

4,800 academics discharged

Through the statutory decrees issued under the State of Emergency 4,800 academics were discharged from public service according to the report. Five literature teachers were suspended and teacher Murat Özyaşar among these was arrested for five days.

Lawsuits were brought against many journalists and writers on charge of "being a member of an illegal organization","aiding an illegal organization" and "insulting religion". Owner of İleri Publications, Gökçe Fırat, still stands trial under pre-detention on ground of these charges.

In the report, also assaults on publishing houses and bookstores were listed as well as Kurdish books banned in prisons and the 162 journalists who are behind bars as of May 8, 2017.
(BIA, June 6, 2017)

La mère de Mathias Depardon pourra lui rendre visite en Turquie

La mère du photojournaliste Mathias Depardon pourra lui rendre visite jeudi 8 juin en Turquie où il est détenu depuis près d'un mois, a affirmé Reporters sans frontières mardi.

Danièle Van de Lanotte rendra visite à son fils pour la première fois, accompagnée du secrétaire général de RSF Christophe Deloire, dans le centre de rétention où il est emprisonné depuis le 8 mai, à Gaziantep.

Un rassemblement de soutien au photographe Mathias Depardon est par ailleurs prévu mercredi à 9h30 devant la mairie du IVe arrondissement de Paris, selon RSF.

Une bâche de deux mètres de haut affichant le portrait du photographe sera dévoilée par Christophe Girard, maire du 4ème arrondissement de Paris.

"Dans les jours qui suivent, le portrait de Mathias s'affichera sur les frontons des établissements publics qui souhaitent manifester leur solidarité et leur soutien", a affirmé dans un communiqué Christophe Deloire.

Emmanuel Macron a demandé samedi à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan le retour en France "le plus vite possible" du photojournaliste français Mathias Depardon détenu en Turquie, a affirmé l'Elysée à l'AFP.

Installé en Turquie depuis cinq ans, Mathias Depardon, journaliste indépendant de 36 ans, a été arrêté le 8 mai à Hasankeyf, dans la province de Batman (sud-est), où il réalisait un reportage pour le magazine National Geographic.

Il a rapidement été transféré dans un centre d'accueil géré par la Direction des affaires migratoires à Gaziantep (sud-est), où il est retenu depuis, malgré une décision d'expulsion émise le 11 mai. Il a observé une grève de la faim du 21 au 27 mai pour protester contre sa détention, selon Reporters sans frontières.

Sur Internet, notamment parmi ses confrères français, une mobilisation a été lancée en faveur de la libération du photojournaliste, avec sur Twitter le mot-dièse #FreeMathias.

La Turquie occupe la 155e place sur 180 au classement 2017 de la liberté de la presse établi par RSF.
(AFP, 6 juin 2017)

Macron demande à Erdogan le retour du photographe Mathias Depardon

Le président Emmanuel Macron a demandé samedi à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan le retour en France "le plus vite possible" du photojournaliste français Mathias Depardon détenu en Turquie, a affirmé l'Elysée à l'AFP.

Au cours d'un entretien téléphonique samedi après-midi entre les deux chefs d'Etat, ceux-ci "ont convenu qu'il fallait intensifier les échanges et (M. Macron) a réexprimé sa demande de voir rentrer le plus vite possible M. Depardon" en France.

"Le PR a fait à nouveau part de sa préoccupation à Erdogan concernant la situation du photographe français" détenu depuis le 8 mai en Turquie, a ajouté l'Elysée.

Vendredi, le ministère des Affaires étrangères avait déclaré "travailler activement" à la libération de M. Depardon.

Des représentants de l'ambassade de France en Turquie devaient rendre visite ce vendredi au photographe, détenu au centre de rétention de Gaziantep.

La situation du photographe avait déjà été évoquée lors d'un entretien le 25 mai à Bruxelles entre MM. Macron et Erdogan. Ce dernier avait promis d'"examiner rapidement la situation".

Installé en Turquie depuis cinq ans, Mathias Depardon, journaliste indépendant de 36 ans, a été arrêté le 8 mai à Hasankeyf, dans la province de Batman (sud-est), où il réalisait un reportage pour le magazine National Geographic.

Il a rapidement été transféré dans un centre d'accueil géré par la Direction des affaires migratoires à Gaziantep (sud-est), où il est retenu depuis, malgré une décision d'expulsion émise le 11 mai. Il a observé une grève de la faim du 21 au 27 mai pour protester contre sa détention, selon Reporters sans Frontières.

Sur Internet, notamment parmi ses confrères français, une mobilisation a été lancée en faveur de la libération du photojournaliste, avec sur Twitter le mot-dièse #FreeMathias.

Au cours de cet entretien entre les chefs d'Etat français et turc, "ont été évoqués les dossiers syriens et libyens" afin de "poursuivre l'échange lors de la rencontre bilatérale à Bruxelles en marge du sommet de l'OTAN le 25 mai dernier", a aussi précisé l'Elysée.

L'appel "a aussi été l'occasion d'évoquer la décision (du président américain) Donald Trump de faire sortir les Etats-Unis de l'accord de Paris et pour Erdogan de rappeler son engagement dans cet accord", annonce par ailleurs la présidence française.
(AFP, 3 juin 2017)

DİHA Manager, Kurdish Section Editor Detained

Administrative Board Chair Zekeriya Güzüpek and Kurdish section editor Mehmet Ali Ertaş of Dicle News Agency, which was closed through statutory decree noç 675, have been detained in a house raid.

Informing bianet of the incident, Free Journalists Initiative Spokesperson Hakkı Boltan conveyed that the police called Gözüpek and asked for the address before the raid:

“Zekeriya Gözüpek told them that he would come if he needed to give a statement but police stated that they only called to locate the address. Despite this, the police raided the home of the two journalists at around 4 a.m. in Diyarbakır”

Boltan: Police raids have become a routine

Stating that they don’t know which properties were seized and the reson for the detention, Boltan said, “Zekeriya is one of the most active journalists in Diyarbakır. The police know him as well. His home was raided despite him telling that he could come to give a statement. These house raids have become a routine policy of suppression”.

Ertaş and Güzüpek will go to the police station to receive information.
(BIA, May 31, 2017)

Kurdish Question / Question kurde

Ankara contre le référendum d'indépendance du Kurdistan irakien

La Turquie, opposée à toute forme d'indépendance kurde, a affirmé vendredi que le référendum que le Kurdistan irakien prévoit d'organiser à cette fin le 25 septembre était une "grave erreur" et une décision "irresponsable".

"Nous estimons que l'organisation d'un référendum sur l'indépendance annoncée (par la présidence kurde irakienne) constituera une grave erreur", a commenté le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

"Notre région a suffisamment de problèmes", a réagi pour sa part le Premier ministre turc Binali Yildirim, dans des déclarations à la presse à Ankara. "Nous pensons qu'ajouter un problème n'est pas une bonne chose", a-t-il poursuivi, jugeant que la décision d'organiser un référendum "a été prise de façon irresponsable".

La Turquie entretient de bonnes relations avec le dirigeant kurde irakien Massoud Barzani mais elle est farouchement opposée à toute constitution d'un Etat kurde sur une partie de son territoire ou dans les pays frontaliers.

Elle a ainsi déclenché en août dernier une importante opération militaire dans le nord de la Syrie pour en chasser les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) mais aussi pour empêcher les Kurdes syriens de faire la jonction entre les cantons qu'ils contrôlent dans cette région en proie à une guerre civile.

"Préserver l'intégrité territoriale et l'unité politique de l'Irak est l'un des fondements de la politique turque en ce qui concerne l'Irak", a ajouté le ministère des Affaires étrangères.

L'opposition de la Turquie à l'indépendance du Kurdistan irakien, région autonome aux termes de la Constitution irakienne de 2005, est susceptible de mettre en péril la viabilité d'un éventuel Etat kurde.

Le Kurdistan irakien tire en effet ses principales recettes de l'exportation du pétrole et celle-ci se fait via un oléoduc arrivant au port turc de Ceyhan.
(AFP, 10 juin 2017)

L'Iran opposé également à un référendum sur l'indépendance du Kurdistan

L'Iran, qui compte une minorité kurde, a exprimé samedi son opposition à la tenue d'un référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien annoncée cette semaine par les autorités de cette région autonome du nord de l'Irak.

"La position première de l'Iran est de soutenir l'intégrité territoriale de l'Irak", a indiqué le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Bahram Ghasemi.

"La région du Kurdistan fait partie de la République irakienne et toute décision unilatérale prise en dehors du cadre national et légal (...) peut seulement conduire à de nouveaux problèmes", a-t-il ajouté.

La présidence du Kurdistan irakien a annoncé cette semaine la tenue le 25 septembre d'un référendum sur son indépendance, malgré l'opposition de Bagdad.

Il était attendu que des pays de la région qui comptent d'importantes minorités kurdes ne voient pas d'un très bon oeil cette annonce.

Peuple d'origine indo-européenne, les Kurdes vivent principalement dans quatre pays: Turquie, Irak, Iran et Syrie. Ils ont longtemps souhaité avoir leur propre Etat mais ce rêve s'était brisé à la fin de la Première guerre mondiale.

La Turquie, opposée à toute forme d'indépendance kurde, a décrit comme une "grave erreur" la volonté du Kurdistan irakien d'organiser ce référendum.

L'Iran s'inquiète également du séparatisme qui habite sa propre minorité kurde. Des heurts épisodiques opposent effectivement ses forces de sécurité à des rebelles kurdes d'Iran dont les bases arrière sont en Irak.

"Aujourd'hui plus que jamais, l'Irak a besoin de paix et d'unité nationale et les différends entre Erbil (capitale du Kurdistan irakien, ndlr) et Bagdad doivent être réglés dans le dialogue et conformément à la Constitution irakienne", a ajouté M. Ghasemi.
(AFP, 10 juin 2017)

Le Kurdistan irakien tiendra un référendum sur son indépendance le 25 septembre

Le Kurdistan, région autonome du nord de l'Irak riche en pétrole, a annoncé mercredi la tenue d'un référendum sur son indépendance le 25 septembre, malgré l'opposition de Bagdad et des réticences attendues internationalement.

"La journée du 25 septembre a été choisie pour tenir le référendum" sur l'indépendance, a annoncé la présidence du Kurdistan irakien dans un communiqué.

Composée de trois provinces, le Kurdistan est une région du nord de l'Irak autonome depuis 1991 et dont les forces sont impliquées dans l'offensive contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Irak.

Les Kurdes irakiens qui seraient environ 4,6 millions soutiennent majoritairement l'idée d'indépendance.

"Ce sera durant cette journée que les habitants de la région du Kurdistan ainsi que ceux des zones disputées voteront pour dire s'ils acceptent l'indépendance", a indiqué la présidence.

La formulation "zones disputées" fait référence à des zones du nord de l'Irak, notamment la province multiethnique et riche en pétrole de Kirkouk, revendiquée à la fois par les Kurdes et par le gouvernement fédéral irakien.

Une éventuelle indépendance du Kurdistan irakien suscite déjà l'opposition de Bagdad mais ce rejet serait encore plus fort si les Kurdes tentent d'étendre leur influence sur les zones hors de leur région actuelle.

- Opposition de pays voisins -

D'autres pays de la région comptant d'importantes minorités kurdes pourraient aussi s'opposer à une indépendance du Kurdistan irakien par peur qu'elle ne fasse tache d'huile chez eux.

Les Kurdes, un peuple d'origine indo-européenne, vivent principalement dans quatre pays: en Turquie, en Irak, en Iran et en Syrie. Ils ont longtemps souhaité avoir leur propre Etat mais ce rêve s'était brisé à la fin de la Première guerre mondiale.

La Turquie est ainsi farouchement opposée à toute constitution d'un Etat kurde sur une partie de son territoire ou même en Syrie voisine où les Kurdes ont constitué une région autonome.

Si Ankara entretient actuellement des relations économiques avec les autorités du Kurdistan irakien, cela pourrait changer en cas d'indépendance et une opposition turque mettrait sérieusement en péril la viabilité du futur Etat.

Le Kurdistan irakien tire en effet ses principales recettes de l'exportation du pétrole, et celle-ci se fait via un pipeline arrivant au port turc de Ceyhan.

Sur le plan interne, les profondes divisions entre les partis kurdes pourraient aussi paralyser les institutions d'un futur Etat indépendant.

La présidence de la région a affirmé dans son communiqué que "les partis politiques se sont mis d'accord pour résoudre certains des différends politiques et économiques avant la tenue du référendum".

Le Kurdistan irakien fait également face à une situation économique difficile en raison de la baisse des prix du pétrole, sa principale source de revenus pour financer son administration.

La région a ainsi suspendu à plusieurs reprises le paiement des salaires des fonctionnaires faute de liquidités suffisantes.

En octobre 2016, le Premier ministre du kurdistan irakien, Nechirvan Barzani, avait indiqué vouloir discuter de "l'indépendance" de cette région autonome dès que la ville de Mossoul serait reprise aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Les forces irakiennes ont reconquis la partie est de la deuxième ville d'Irak et mènent de violents combats contre les jihadistes dans l'ouest de Mossoul dont elles ont également repris plusieurs quartiers.
(AFP, 7 juin 2017)

La campagne de Raqa a valorisé le rôle des Kurdes syriens

Autrefois maltraités par le régime, les Kurdes en Syrie ont réussi en six ans de guerre à contrôler une partie du territoire et sont choyés aujourd'hui par les Etats-Unis pour conquérir Raqa, bastion du groupe jihadiste Etat islamique (EI).

La chance leur a souri après avec la décision de leurs dirigeants de se tenir à l'écart des manifestations pacifiques de mars 2011 réclamant des réformes et rapidement réprimées dans le sang par le régime de Bachar al-Assad.

Leur non-engagement dans la révolte antirégime a fait enrager l'opposition mais a favorisé mi-2012 le retrait de l'armée des régions à majorité kurde du nord-est, vers des fronts en ébullition.

Les Kurdes, devenus au fil des ans le fer de lance de la lutte anti-EI, contrôlent la majorité de la province de Hassaké, une partie de celle de Raqa et une partie de celle d'Alep. Ils y ont installé une administration autonome, développé des institutions politiques et sécuritaires et formé trois "cantons".

La décision de la direction kurde "de limiter ses ambitions" et son "modus vivendi" avec le régime dont elle ne réclame pas la chute, lui ont permis d'asseoir son pouvoir, note Sam Heller, expert sur la Syrie à la Century Foundation.

Mais les gains engrangés demeurent aléatoires, notent les experts, car cette communauté ne bénéficie que d'un parrainage de circonstance et sa direction politique est honnie par le voisin turc.

"Les Kurdes parient que la capture de Raqa leur apportera un soutien international à long terme pour leur permettre ainsi de bâtir Rojava", le nom kurde donné au territoire à majorité kurde dans le nord syrien, assure Fabrice Balanche, un expert de la Syrie au Washington Institute.

- Allié clé des Etats-Unis -

Le puissant Parti démocratique kurde (PYD) et son bras armé des Unités de protection du peuple kurde (YPG) sont devenus de fait le gouvernement et les forces de sécurité dans la "Rojava".

Initialement, l'action des YPG se limitait à assurer la sécurité localement mais son rôle a changé en juin 2014 avec la proclamation par l'EI d'un "califat" sur les territoires conquis en Syrie et en Irak voisin.

Avec un "commandement militaire compétent" et une "hostilité résolue aux jihadistes", les YPG se sont affirmées comme une pièce essentielle pour la coalition internationale conduite par les Etats-Unis dans son combat contre l'EI, souligne Sam Heller.

Cette alliance a permis une série de victoires contre les jihadistes en commençant par la ville kurde de Kobané en janvier 2015, sur laquelle l'EI s'est cassé les dents.

Mais certains opposants n'ont pas pardonné aux Kurdes leur absence dans le soulèvement contre le régime. Et leur expansion à des zones à majorité arabe du Nord a suscité des tensions ethniques.

De plus, leur puissance militaire croissante a suscité la fureur de la Turquie qui accuse les YPG d'être affiliées aux séparatistes kurdes turcs qu'elle combat depuis des décennies et considère comme des "terroristes".

La Turquie a mené pendant sept mois (août- 2016-mars 2017) une opération dans le nord syrien contre l'EI et les combattants kurdes.

En octobre 2015, pour calmer les tensions suscitées par l'influence grandissante des YPG, a été annoncée la formation des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de combattants kurdes et arabes.

Mais cette alliance "demeure en réalité sous le commandement des YPG et est entièrement tributaire des combattants kurdes qui en forment la colonne vertébrale", assure l'International Crisis Group (ICG).

- Gains risqués -

Avec la création des FDS, Washington a accéléré son appui militaire, en prétextant que l'équipement était livré à la composante arabe de l'alliance.

En novembre 2016, les FDS ont lancé l'offensive pour capturer Raqa, "capitale" de facto de l'EI en Syrie. Ankara a espéré en vain convaincre l'administration américaine de trouver une force alternative pour s'emparer de cette ville majoritairement arabe.

Mais les espoirs turcs ont été douchés. Washington a même commencé à livrer des armes directement aux YPG, au grand dam d'Ankara.

Les experts estiment néanmoins que les gains des YPG ne sont pas immuables.

"Pour le moment, le soutien américain aux YPG leur procure une certaine protection", assure Noah Bonsey, un analyste d'ICG, estimant cependant que "rien ne garantit" que ce soutien sera "permanent et durera plus longtemps que la campagne actuelle" de Raqa.

D'autres défis se profilent, notamment l'éventualité que le régime Assad cherche à rétablir son contrôle sur les régions à majorité kurde.

La direction kurde va devoir "montrer sa disposition à des compromis stratégiques, en réduisant certaines de ses ambitions pour préserver ses acquis", note Noah Bonsey. "Si elle réussit, elle pourra préserver une grande partie de ce qu'elle a engrangé".
(AFP, 7 juin 2017)

Le PKK dit avoir abattu un hélicoptère militaire qui s'est écrasé mercredi

Les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont affirmé vendredi avoir abattu un hélicoptère militaire turc qui s'est écrasé mercredi avec 13 soldats à bord, a rapporté l'agence de presse prokurde Firat.

L'appareil "a été pris sous le feu d'une de nos unités qui se trouvait dans la zone. L'hélicoptère, qui a été touché, s'est écrasé en voulant s'éloigner", a affirmé la branche armée du PKK, citée par l'agence Firat.
 Il était impossible de vérifier ces allégations de façon indépendante dans l'immédiat.

L'état-major turc avait affirmé mercredi que l'appareil s'était écrasé après avoir "accidentellement" heurté une ligne à haute tension dans la province de Sirnak, dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie, ajoutant qu'une enquête avait été ouverte.

Le sud-est de la Turquie est en proie à de sanglants combats entre les forces de sécurité turques et le PKK, une organisation classée "terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux.

Le crash de l'hélicoptère a suscité une vive émotion en Turquie, où les funérailles des militaires tués ont été retransmises en direct par les principales chaînes de télévision.

Plusieurs ministres, ainsi que le chef d'état-major des armées, se sont rendus à Sirnak, l'un des principaux théâtres des affrontements contre le PKK.

Parmi les victimes figure notamment Aydogan Aydin, un général chargé de coordonner les opérations des forces de sécurité contre les séparatistes kurdes dans la zone.

Le conflit kurde a coûté la vie à plus de 40.000 personnes depuis 1984. Les combats ont repris en 2015 après la rupture d'une trêve qui a sonné le glas des pourparlers de paix entre Ankara et le PKK.
(AFP, 2 juin 2017)

HDP Co-Chair Demirtaş to Stand Trial After 10 Months in Custody

Peoples’ Democratic Party (HDP) Co-Chair Selahattin Demirtaş will appear before judge for the first time on September 6, 2017.

Up to 142 years in prison is demanded for Demirtaş who was arrested on November 4, 2016 as part of an investigation carried out by Diyarbakır Chief Public Prosecutor’s Office. Demirtaş will appear before judge at Ankara 19th Heavy Penal Court after staying 10 months and 2 days in custody.

According to dihaber, attorney Mahsuni Karaman said that the trial would be held at Diyarbakır 8th Heavy Penal Court but then the file was sent to Ankara for security purposes.

Stressing that files of the arrested HDP MPs were transferred to Diyarbakır for security purposes, Karaman said that “The ‘security purposes’ is not a satisfactory explanation, we think that the files were moved to Ankara for political motives”.
(BIA, May 31, 2017)

HDP MP Besime Konca Sentenced to Prison

Peoples’ Democratic Party (HDP) Siirt MP Besime Konca has been sentenced to 2.5 years in prison on charges of “being a member of an armed organization” and “propagandizing for a terror organization.

What happened?

Konca was arrested on December 13, 2016 as part of the investigation carried out by Batman Chief Public Prosecutor’s Office.

She was jailed pending trial on charges of “being a member of an armed organization” and “propagandizing for a terror organization.

She was released by being imposed travel ban in the hearing held on May 3 but the prosecution objected to the decision.

Assessing the decision, Batman 3rd Heavy Penal Court issued a detention warrant for Konca on May 8.

Konca was detained in Batman on May 29, 2017. Standing trial again, Konca was re-arrested.

Who is Besime Konca?

Born in Maraş in 1970, she graduated from Samsun 19 Mayıs high school. She stayed in prison over political crimes between 1993 and 2004 for 11 years. She was arrested as part of KCK Main Case Operations in 2009, and released in 2014.

She worked at Free Women Congress Foundation for some time.

Konca was elected HDP Siirt MP in 2015.

11 imprisoned HDP MPs:

Selahattin Demirtaş - HDP Co-Chair
Figen Yüksekdağ - HDP Co-Chair (She was relieved of her MP duties on February 21, 2017)
İdris Baluken - Diyarbakır MP
Selma Irmak - Hakkari MP
Gülser Yıldırım - Mardin MP
Ferhat Encü - Şırnak MP
Abdullah Zeydan - Hakkari MP
Ayhan Bilgen - Kars MP
Çağlar Demirel  - Diyarbakır MP
Burcu Çelik - Muş MP
Besime Konca - Siirt MP
(BIA, May 31, 2017)

Minorités / Minorities

Commémoration du génocide des Araméens en 2015

Environ 200 personnes se sont rassemblées dimanche après-midi à Jette en mémoire des centaines de milliers de victimes araméennes, grecques pontiques et arméniennes du génocide perpétré par l’Empire ottoman en 1915. La cérémonie a eu lieu à l’endroit où une plaque avait été inaugurée en 2015, pour le 100e anniversaire du massacre.

« Il est vital de continuer à commémorer ce génocide », estime Luc Atas de la fédération des Araméens de Belgique. « Nos jeunes doivent être conscients de ce qui est arrivé à leurs parents et grand-parents. Ce drame fait partie de notre identité nationale, au même titre que notre croyance, notre langue et notre culture. Nous ne pouvons pas oublier, d’autant moins au moment où des Araméens sont à nouveau menacés au Moyen-Orient. En Irak et en Syrie, notre peuple subit un nouveau génocide. »

La reconnaissance du génocide par la Turquie fait également partie des préoccupations principales des manifestants. « Les Turcs d’aujourd’hui n’ont aucune responsabilité, mais cela honorerait la Turquie de reconnaître le rôle de l’Empire ottoman dans le génocide », poursuit M. Atas.

Les Araméens de Belgique déplorent aussi que le parlement belge n’ait toujours pas reconnu le génocide en tant que tel. « Un vote en ce sens avait échoué en 2015, principalement à cause de la pression exercée par la Turquie », a rappelé le député cdH Georges Dallemagne. « Je continuerai néanmoins à me battre pour cette reconnaissance », a-t-il affirmé. (Belga, 18 juin 2017)

Turkey Uncensored: Why Are the Jews Leaving Turkey?

By Uzay Bulut

Turkish President Recep Tayyip Erdoğan recently delivered a blistering speech in Istanbul, calling Israel’s treatment of the Palestinian Arabs “racist and discriminatory.” He also said that the Israeli-Egyptian blockade of the Gaza Strip “has no place in humanity.”

Meanwhile, the Jewish population of Turkey – which has for decades been exposed to discrimination, as well as various forms of pressures and hostility – continues to decline. According to the 1927 census, there were 81,392 Jews in the country. Today, there are fewer than 15,000. And the situation is only worsening. Approximately 6,200 Jewish citizens are preparing to leave Turkey, according to a recent report by Forward news outlet.

“Due to deaths and emigration, there are now 450 fewer Jews [in Turkey] this year,” wrote Mois Gabay, a columnist for the Turkish-Jewish weekly Şalom in October. He said that this phenomenon is due not only to the aging community and decreasing birthrate, but also to “the traumas that every Jewish generation has endured” in Turkey.

Avlaremoz, a Turkish news website that reports on Jewish-related issues, conducted an online survey in which readers were asked to choose “the most anti-Semitic incidents of 2016.” The outlet noted that “last year in Turkey was a year filled with anti-Semitism.” The results of the survey also demonstrate why the already tiny Jewish community in Turkey continues to dwindle.

Full text: https://philosproject.org/turkey-uncensored-jews-leaving-turkey/


Appel à signer une Charte contre la négation des génocides

Le Collectif VAN invite le parti de La République En Marche et les partis républicains, à faire signer à tous leurs candidats, avant le premier tour des législatives 2017, une charte contre la négation des génocides, en mentionnant explicitement le génocide arménien qui fait l’objet d’un double négationnisme d’Etat, exporté en France par Ankara et Bakou.

Le samedi 29 octobre 2016 à Romans, Latifa Chay, alors au Parti socialiste, a invité la députée régionale de Bruxelles et conseillère communale de Schaerbeek, Mahinur Özdemir, qui se refuse à reconnaître le génocide arménien.

Laisser à l'extrême-droite française – qui se gargarise des informations impliquant Latifa Chay et le PEJ - l’opportunité de se placer en pole position dans la dénonciation de la nébuleuse religieuse, négationniste et ultra-nationaliste qui entoure certains candidats, serait une grave erreur qui ne pourrait que favoriser le Front National.

Au premier comme au second tour des législatives, aucun accommodement avec le négationnisme n’est admissible sur le territoire de la République française."

Lisez une tribune de Séta Papazian, présidente du Collectif VAN, publiée sur le site de La Règle du Jeu le 6 juin 2017:

https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1683693285271253&id=100008917921025


Politique intérieure/Interior Politics

Erdogan a eu un malaise lors de la prière de la fête du Fitr


Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé dimanche qu'il était en bonne santé, après avoir eu un malaise lors de la prière de la fête du Fitr dans une mosquée d'Istanbul.

Selon le quotidien Hurriyet, M. Erdogan a dû recevoir des soins médicaux après avoir eu "un bref malaise" lors de la grande prière à la mosquée Mimar Sinan.

Selon certains médias, il se serait brièvement évanoui dans la mosquée, mais ces informations n'ont pas été confirmées.

M. Erdogan a déclaré avoir souffert d'un problème de tension artérielle.

"Grâce à Dieu, je me suis rétabli rapidement. Je me sens bien maintenant et nous allons continuer notre programme", a-t-il déclaré, cité par l'agence gouvernementale Anadolu.

Le président turc a précisé qu'il assisterait dans l'après-midi à une cérémonie organisée par son parti, au pouvoir, pour marquer la fin du mois de jeûne du Ramadan.

Musulman pieux, M. Erdogan avait eu un programme chargé pendant le mois de Ramadan tout en respectant le jeûne, prononçant des discours presque chaque soir lors des repas de rupture du jeûne.

M. Erdogan, 63 ans, est au pouvoir depuis 2003, d'abord comme Premier ministre, puis depuis 2014 comme président. Cet ancien footballeur semi-professionnel tente de donner l'image d'un président fort et vigoureux.
(AFP, 25 juin 2017)

Accueil mitigé pour un projet d'opéra à Istanbul

Dominant l'emblématique place Taksim d'Istanbul, une bâtisse abandonnée, aux vitres fracassées et à la façade tapissée d'affiches est appelée à disparaître pour laisser la place à un grand opéra digne d'une ville de 18 millions d'habitants. Mais le projet ne fait pas que des heureux.

Annoncé le 12 juin en plein ramadan par le président Recep Tayyip Erdogan lors d'un repas de rupture de jeûne avec des artistes, il a suscité des réactions plutôt positives dans le monde des arts, mais une controverse perce aussi car l'édifice qui sera démoli n'est autre que le Centre Culturel Atatürk (AKM), nommé en l'honneur du fondateur de la Turquie moderne.

Or tout ce qui touche à l'héritage du père de la République turque déchaîne les passions en Turquie et l'AKM, bien qu'abandonné depuis des années, symbolise une certaine tradition laïque et une conception occidentale de la culture associées à Atatürk, mort en 1937.

Depuis son inauguration en 1969, l'AKM, un mastodonte à la façade en verre, a connu une histoire mouvementée, voire maudite.

Ravagé par un incendie en 1970, la salle de spectacle a été reconstruite et n'a rouvert qu'en 1978. L'AKM a ensuite été le clou de la vie culturelle stambouliote pendant trois décennies, avant d'être fermé en 2008 pour rénovation.

- 'L'AKM, c'est fini' -

Mais les travaux n'ont jamais eu lieu et le bâtiment a été livré à l'usure, témoin immobile des tumultes de la scène politique turque. La place Taksim est souvent l'épicentre de leur expression populaire, comme ce fut le cas lors des protestations dites de Gezi en 2013 contre M. Erdogan, alors Premier ministre, ou les rassemblements de ses partisans en 2016 après un putsch manqué.

"L'AKM, c'est fini, nous allons l'abattre pour doter Istanbul d'un nouveau bel édifice", a dit M. Erdogan à ses hôtes. "Nous voulons qu'Istanbul ait le centre culturel et artistique qu'elle mérite".

La fermeture de l'AKM a eu un impact considérable sur la vie culturelle stambouliote, la plupart des compagnies d'opéra et des troupes de ballet se produisant depuis au Süreyya Operasi, magnifique bâtiment des années 1920 mais trop exigu pour accueillir des spectacles de grande ampleur.

"On attendait une salle de concert digne de ce nom et l'annonce faite par le président Erdogan nous réjouit", affirme Yesim Gurer Oymak, directrice du Festival de musique d'Istanbul, organisé par la Fondation d'Istanbul pour la Culture et les Arts (IKSV).

"Cela signifie que de plus en plus d'orchestres internationaux et de grosses productions vont pouvoir venir à Istanbul et que des troupes turques vont pouvoir présenter des spectacles d'un niveau plus élevé", ajoute-t-elle.

- 'Ancienne Turquie' -

Si le projet venait à se réaliser, il doperait l'attractivité de la place Taksim, en berne depuis les manifestations de 2013 et la série d'attentats qui ont frappé Istanbul l'année dernière.

L'AKM, à l'architecture parallélépipédique, symbolise pour de nombreux Turcs "l'ancienne Turquie", avant l'avènement en 2002 du parti islamo-conservateur de la Justice et du développement (AKP) de M. Erdogan. Le quotidien progouvernemental Daily Sabah l'a ainsi décrit comme "une verrue à l'architecture terne" et un "sinistre souvenir" des années 1960.

Mais pour d'autres, l'AKM est le symbole de la République moderne fondée par Atatürk -- qui était féru d'opéra -- et doit être rénové au lieu d'être démoli.

Sami Yilmaztürk, responsable de la branche stambouliote de l'Ordre des architectes turcs, considère ainsi que la démolition prévue de l'AKM "s'inscrit dans le cadre d'un projet visant à stopper la modernisation et de détruire la République".

Sur la place Taksim, à l'ombre de la coquille vide qu'est devenu le bâtiment, les avis sur le nouveau projet divergent.

"Ce bâtiment est le symbole de Taksim. Ils vont défigurer le visage de Taksim, car je ne crois pas qu'on aura mieux avec le nouveau projet", dit Hacer, âgée d'une cinquantaine d'années.

Gurer Oynak, rencontré au pied de l'édifice, imagine un possible compromis dans le débat: garder la façade et reconstruire entièrement les autres parties du bâtiment.

"L'AKM a laissé une trace importante dans l'identité de cette ville. J'aimerais voir la façade préservée, car elle fait partie de notre mémoire", dit-il.
(AFP, Stuart WILLIAMS and Fulya OZERKAN, 25 juin 2017)

Réunion de l’opposition au bord d’une route

Le chef du principal parti d’opposition turc a dirigé mardi une réunion de groupe parlementaire inhabituelle, au bord d’une route, au sixième jour d’une «marche pour la justice» en défi au président Recep Tayyip Erdogan.

Kemal Kiliçdaroglu, président du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), a démarré jeudi une marche de plus de 400 km qui doit le mener d’Ankara à Istanbul, pour protester contre l’incarcération d’un député de son parti la semaine dernière.

Au sixième jour, mardi, il avait déjà parcouru une centaine de kilomètres. Une estrade a été installée au bord de la route, près de Camlidere, dans la province d’Ankara, pour son discours hebdomadaire aux députés CHP, lors duquel il a accusé M. Erdogan d’ingérence dans les affaires judiciaires.

«Si je prouve que toi et ton gouvernement avez donné des ordres aux tribunaux, démissionneras-tu comme un homme honorable ?», a lancé M. Kiliçdaroglu au président turc.

«Je donne ma parole : si je ne réussis pas à le prouver, je me retirerai de la vie politique. Parce que je suis un homme d’honneur», a-t-il ajouté.

Cette grande marche a été initiée après l’incarcération mercredi du député CHP Enis Berberoglu, condamné à 25 ans de prison pour avoir dévoilé des secrets d’Etat.

Plusieurs centaines de personnes étaient présentes mardi, malgré un ciel chargé de pluie. Près de l’estrade où s’exprimait M. Kiliçdaroglu, une buvette avait été aménagée pour leur permettre de manger et boire.

«Berberoglu est un symbole», explique Eylem Uzuner, une militante CHP venue d’Istanbul pour rejoindre la marche. «L’objectif est d’avoir la justice pour tous, parce que tout le monde a besoin de justice».

L’opposition accuse M. Erdogan de dérive autoritaire, notamment depuis le putsch manqué du 15 juillet 2016 qui a été suivi de vastes purges, et encore plus depuis l’adoption par référendum le 16 avril d’une réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs du président.

Pour Yusuf Müldür, qui porte un t-shirt blanc barré du mot «Justice» en lettres rouges, le «combat se poursuivra jusqu’à ce que tout le monde puisse vivre de façon libre, humaine et équitable».

M. Erdogan avait mis en garde le chef de l’opposition samedi, lui demandant de ne pas être «surpris» si «les autorités judiciaires vous convoquent demain quelque part».

M. Kiliçdaroglu a exhorté mardi le président turc, qu’il a qualifié à plusieurs reprises de «dictateur», à débattre avec lui. Il a par ailleurs à nouveau assimilé les purges menées par le gouvernement après le putsch manqué du 15 juillet à un «deuxième coup d’Etat».
(AFP, 20 juin 2017)


MEDYA KRITIK, 18 Haziran 2017
http://newschannel.tv/video/medya-kritik-2517


L'opposition marche d'Ankara à Istanbul pour exiger plus de justice

Des milliers de personnes ont entamé jeudi à Ankara, à l'appel de la principale formation d'opposition, une longue marche qui doit les mener jusqu'à Istanbul, distante de 450 km, pour appeler à plus de justice au lendemain de l'incarcération d'un de ses députés.

Enis Berberoglu, du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), a été condamné mercredi à 25 ans de prison pour avoir fourni au quotidien d'opposition Cumhuriyet des informations confidentielles.

C'est la première fois qu'un député du CHP, parti fondé par le père de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Atatürk, est écroué depuis la levée de l'immunité parlementaire en mai 2016 de tous les députés faisant l'objet de poursuites judiciaires.

Le CHP, deuxième formation au parlement, s'est immédiatement soulevé contre cette décision, plusieurs députés la qualifiant de "politique".

En signe de protestation, le dirigeant du parti Kemal Kiliçdaroglu a décidé de parcourir à pied les quelque 450 km qui séparent Ankara d'Istanbul, où le député est incarcéré.

"S'il y a un prix à payer, je le paierai en premier", a déclaré M. Kiliçdaroglu avant de partir jeudi matin. "Je vais marcher jusqu'à Istanbul. Et nous poursuivrons notre marche jusqu'à ce qu'il y ait de la justice en Turquie."

Il a également appelé tous ceux qui veulent défendre la justice à le soutenir. Les images le montraient marchant, chemise blanche et pantalon noir, tenant une pancarte avec le mot "Justice" inscrit en lettres rouges.

Le chef de parti a parcouru 18 kilomètres en 5 heures jeudi, avant de faire une pause pour la soirée, a déclaré son porte-parole.

"Je ne me sens pas fatigué, mais déterminé", a alors déclaré à la presse M. Kiliçdaroglu. "Nous ne sommes pas inquiets, j'espère que nous atteindrons notre but."

- 'Mise en garde' -

Plusieurs milliers de personnes ont marché à ses côtés sous haute sécurité au départ d'Ankara, selon une journaliste de l'AFP sur place.

"Ne restez pas silencieux. Si vous êtes silencieux, votre tour viendra", scandaient-ils, ainsi que "côte à côte contre le fascisme".

Des affrontements ont éclaté en milieu de journée avec des opposants au CHP, sans que cela ne dégénère.

"Nous sommes venus pour la justice", a déclaré à l'AFP Funda Sakalioglu, une manifestante, qui a qualifié la marche de "mise en garde". "Nous sommes face à une dictature."

Des manifestations de soutien ont été organisées dans plusieurs villes du pays, ont rapporté les médias locaux. A Istanbul, un rassemblement a réuni plusieurs centaines de personnes, a constaté une autre journaliste de l'AFP.

"L'arrestation d'Enis Berberoglu est due à un article de presse", regrette Cem, qui brandit une bannière "Justice". "Pourquoi arrêter quelqu'un à cause d'un article? Cela signifie que certains craignent l'exposition de la réalité décrite par l'article".

- Dérive autoritaire -

Enis Berberoglu est accusé d'avoir fourni au quotidien d'opposition Cumhuriyet une vidéo affirmant montrer l'interception, en janvier 2014 à la frontière syrienne, de camions appartenant aux services secrets turcs (MIT) et transportant des armes en Syrie.

Cette affaire avait fait scandale et provoqué la fureur du président Recep Tayyip Erdogan, qui avait promis au rédacteur en chef de Cumhuriyet de l'époque, Can Dündar, qu'il en "paierait le prix".

Ce journaliste, exilé en Allemagne, a été condamné l'année dernière à cinq ans et dix mois d'emprisonnement dans cette affaire.

M. Berberoglu, qui comparaissait libre mercredi, a été incarcéré immédiatement après l'annonce du verdict par le tribunal. L'avocat du député a fait appel de cette décision dès jeudi matin, a rapporté l'agence privée Dogan.

Le gouvernement turc est régulièrement accusé par des ONG de défense des droits de l'homme de vouloir étouffer toute voix critique, en particulier depuis la tentative de coup d'Etat du 15 juillet dernier, qui a été suivie de purges d'une ampleur inédite.

Ces purges visant initialement les partisans de Fethullah Gülen s'est étendue à la mouvance prokurde et aux médias. Près de 50.000 personnes ont été arrêtées et plus de 100.000 limogées ou suspendues.

Une dizaine de députés du principal parti prokurde (HDP) sont en détention, accusés de liens ou de soutien aux séparatistes kurdes.

L'opposition accuse M. Erdogan de dérive autoritaire, notamment depuis l'adoption par référendum le 16 avril d'une réforme constitutionnelle qui confère au président des pouvoirs largement renforcés.
(AFP, 15 juin 2017)

Un conseiller du Premier ministre arrêté dans une opération anti-Gülen

Un haut conseiller du Premier ministre turc a été arrêté samedi par les autorités qui le soupçonnent d'appartenir à la mouvance du prédicateur Fethullah Gülen, accusé d'avoir ourdi un putsch manqué en juillet, ont rapporté les médias.

Birol Erdem, l'un des principaux conseillers du chef du gouvernement Binali Yildirim, a été interpellé à Ankara et placé en garde à vue avec son épouse, Gülümser Erdem, à la demande du parquet d'Ankara, a précisé l'agence progouvernementale Anadolu.

M. Erdem est l'un des plus hauts fonctionnaires à avoir été arrêté dans le cadre des purges lancées après la tentative de coup d'Etat le 15 juillet.

D'après le quotidien progouvernemental Sabah, M. Erdem, qui a été le numéro deux du ministère de la Justice de 2011 à 2014, est soupçonné d'avoir facilité l'ascension de magistrats proches du prédicateur Fethullah Gülen.

M. Erdem avait été convoqué par la justice l'année dernière pour répondre à des questions en qualité de "témoin" dans le cadre d'une enquête sur les partisans de M. Gülen, d'après le quotidien Hurriyet.

Depuis le putsch manqué, près de 50.000 personnes ont été arrêtées et plus de 100.000 limogées ou suspendues. Ces purges ont notamment frappé les forces de sécurité, les enseignants et les magistrats.

Le gouvernement turc accuse les partisans de M. Gülen d'avoir méthodiquement infiltré l'administration turque pendant des années, en particulier la justice, afin de mettre en place une administration parallèle pour renverser le gouvernement.

Des opposants au président Erdogan accusent par ailleurs les autorités de couvrir des personnalités politiques proches du pouvoir qui auraient eu un passé "güléniste".

Les dirigeants turcs rejettent ces accusations et affirment que tous les "terroristes" seront traînés devant la justice.

M. Gülen, ancien allié de M. Erdogan et exilé aux Etats-Unis depuis la fin des années 1990, dément catégoriquement toute implication dans le putsch manqué qui a fait près de 150 morts.
(AFP, 3 juin 2017)

Forces armées/Armed Forces

Soldats turcs intoxiqués : le patron d'une entreprise alimentaire arrêté

Les autorités turques ont arrêté mercredi le patron d'une entreprise de restauration et six militaires dans le cadre d'une enquête sur l'intoxication alimentaire de plus de 700 soldats, une affaire qui a suscité une forte indignation en Turquie, selon les médias.

Le dirigeant de l'entreprise de restauration Rota Yemekçilik, qui avait livré les repas incriminés à une base militaire de la province de Manisa (ouest), a été interpellé à Ankara et placé en garde à vue, a rapporté l'agence de presse progouvernementale Anadolu.

Six militaires en charge de la distribution et du contrôle de la nourriture ont été interpellés plus tard dans la journée à Manisa, a ajouté Anadolu.

Une quarantaine d'employés de cette entreprise avaient déjà été arrêtés après l'hospitalisation, la semaine dernière, de 731 militaires qui avaient été pris de maux de ventre et de vertiges après avoir consommé le repas livré.

Les images diffusées par les médias de jeunes soldats se tordant de douleur sur les bancs de la cantine ou à même le sol ont provoqué une vive émotion en Turquie, au moment où l'armée est fortement sollicitée dans le sud-est du pays et dans le nord de la Syrie.

Plusieurs opposants du président Recep Tayyip Erdogan ont même accusé le gouvernement de ne pas prendre soin des militaires. Signe du caractère sensible de cet événement, le ministre de la Défense a rendu visite aux soldats hospitalisés.

Le Premier ministre turc Binali Yildirim a déclaré lundi que "toutes les pistes" étaient explorées dans l'enquête sur l'intoxication alimentaire et assuré que des mesures seraient prises pour éviter la reproduction de tels événements.

Le 24 mai, la même caserne avait connu un incident similaire, qui avait coûté la vie à un militaire. Au total, 200 soldats avaient été victimes d'une intoxication alimentaire ce jour-là, causée par la bactérie salmonelle.

Après la deuxième intoxication alimentaire, la base militaire de Manisa a annulé son contrat avec l'entreprise Rota Yemekçilik, et le gouvernorat de la province s'est engagé à prendre en charge les services de restauration des soldats.

Sur son site, Rota Yemekçilik se présente comme une entreprise préparant des repas pour l'armée, des hôpitaux et des entreprises en suivant des "méthodes modernes et saines".
(AFP, 21 juin 2017)

731 Turkish soldiers suffer food poisoning, 21 detained

A total of 731 soldiers were hospitalized late on June 17 after being affected by food poisoning at a military barracks in the western province of Manisa, officials said June 18.

None of the soldiers are displaying life-threatening conditions, Manisa Chief Prosecutor Akif Celahattain Şimşek said in a written statement.

Police have detained 21 employees of a catering company, including executives of the firm, which provides food to the Manisa First Infantry Training Brigade Command where the incident occurred.

On June 17, doctors confirmed that food poisoning was to blame for the 731 soldiers’ complaints about nausea, vomiting and diarrhea.

This is the second such incident after more than 1,000 soldiers were affected by a similar infection at the same military barracks on May 23, resulting in the death of one soldier.

“Upon the repeat incident, our chief prosecutor’s office has launched a second investigation. Blood and urine sample from the suffering soldiers as well as samples from the chicken and food items, water and all other ingredients served at the dinner have been taken and sent for an expert examination,” Şimşek said.

“A special office has been set up at the Manisa Police Station as part of the ongoing investigation. The analyses have been continuing in a meticulous way. In the first instance, 19 suspects, who were identified as being responsible for the supervision, monitoring and control of the catering firm, have been detained, but this number has now reached 21,” he said.

Following the incident, the Turkish Land Forces Cmdr. Gen. Salih Zeki Çolak and Defense Minister Fikri Işık visited the soldiers.

Speaking in parliament later in the day, Işık said cooking activities at the brigade commandship were halted as of June 18 as a precaution, and convenience food was being provided to the soldiers.
 
He also added that no soldiers would be recruited to the commandship for at least five weeks. 

Administrative and legal proceedings have been launched into the incident and the tender with the catering firm will be terminated, Işık added.

Main opposition Republican People’s Party (CHP) Manisa deputy Tur Yıldız Biçer also shared information regarding the incident on her Twitter account, claiming that the number of affected soldiers had reached 3,000 and that they had eaten chicken meat at dinner in the barracks.

“Here is one of the largest units with 6,000 soldiers. I can say that 3,000 were affected and tents on the premises of the barracks were set up. There are some in critical condition,” she said on a live stream video on her social account.

Meanwhile, another 35 soldiers at the 28th Mechanized Infantry Division in Turkish Cyprus were hospitalized with similar symptoms of “influenza, weakness, headache, vomiting and fever” at various hospitals in Nicosia on June 17. One soldier, O.E., was reported to be in a critical condition.

The soldiers were diagnosed with “contagious infection.”

The hospitalized soldiers claimed that the infection at the military division started with the arrival of some soldiers who were dispatched to the 28th Mechanized Infantry Division from Manisa after completing their training.

“Our commanders said there is a contagious infection, they warned us to be careful,” one soldier was quoted as saying. An investigation has been launched into the incident after the incidents in Manisa and TRNC military units were reported to be similar.
(hurriyetdailynews.com, January 18, 2017)

Le Parlement autorise le déploiement de troupes sur une base turque au Qatar

Le Parlement turc a approuvé mercredi la mise en oeuvre d'un accord permettant le déploiement de troupes sur une base turque au Qatar, ont indiqué à l'AFP des députés, en pleine crise entre Doha et ses voisins.

Le vote du Parlement autorise Ankara à envoyer des troupes sur une base militaire installée à Doha dans le cadre d'un accord de défense signé fin 2014.

Le nombre de troupes qui pourraient être déployées sur la base n'a pas été précisé et aucune date pour l'application effective de l'accord n'a été avancée.

L'ambassadeur de Turquie à Doha avait indiqué à l'AFP l'année dernière que la base militaire turque devrait accueillir 3.000 soldats et plus "si besoin".

Le député du CHP (social-démocrate, opposition) Sezgin Tanrikulu a affirmé à l'AFP mercredi que 80 militaires turcs avaient déjà été envoyés sur la base afin d'y préparer un déploiement plus important.

Le vote du parlement turc survient alors que l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, l'Egypte, le Yémen, la Mauritanie et les Maldives ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l'accusant de soutenir le "terrorisme".

La Turquie entretient des rapports privilégiés avec le Qatar, notamment sur les plans économique et militaire, mais a aussi de bonnes relations avec les autres monarchies du Golfe, notamment l'Arabie saoudite.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a pris la défense du Qatar mardi, critiquant les sanctions imposées à ce pays et affirmant vouloir "poursuivre et développer" les relations entre Ankara et Doha.

M. Erdogan mène depuis lundi une "diplomatie téléphonique" active, s'entretenant avec une dizaine de dirigeants, dont ceux du Qatar, de l'Arabie saoudite, de la Russie et de la France.

Le Qatar abrite déjà la base d'Al-Udeid, la plus grande base aérienne américaine dans la région, cruciale pour la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie et Irak, menée par une coalition internationale dirigée par Washington et dont Doha et Ankara font partie.
(AFP, 7 juin 2017)

Wall on Iraqi, Iranian Border To Be Built After Wall on Syrian Border

President Recep Tayyip Erdoğan has met with the head persons of villages in the 38th Village Head's Meeting in the Presidential Palace yesterday (June 1).

Sharing some information and making remarks on the current issues on agenda, Erdoğan said that a wall was to be built on the entire Syrian border and after its completion the same would be done on the Iraqi border as well as on the proper spots of the Iranian border.

The Housing Development Administration (TOKİ) is completing the rest of the wall whose 200 km has already been completed. A wall will have been built on the 911-km Syrian border when it is completed.

Also a razor wire barrier will be placed above the wall along the border line consisting of 2 meters wide, 3 meters high blocks which weigh 7 tonnes.

Erdoğan stated that the wall would "avoid entrance and exits by terrorists and gun transfers".

When the wall is completed, it will be the third longest wall after the Great Wall of China with the length of 3,460 km and Israeli-Palestinian wall of 1,120 km.

There is a 455-km wall on US-Mexican border. One of pledges of president candidate, Donald Trump is to close the whole border with a wall.
(BIA, 2 June 2017)

13 soldats tués dans un accident d'hélicoptère

Treize soldats turcs ont été tués mercredi dans le sud-est de la Turquie lorsque leur hélicoptère s'est écrasé après avoir heurté une ligne à haute tension, a indiqué l'armée dans un communiqué.

L'hélicoptère, un appareil français de type Couguar, s'est écrasé peu après son décollage d'une base militaire dans la province de Sirnak tuant les 13 personnes à bord, à la frontière irakienne, a-t-on précisé de même source.

"Nos camarades et héros de l'hélicoptère sont tombés en martyrs", a déclaré l'armée.

Selon les premières constatations, il s'agit d'un accident, et une enquête est toujours en cours.

Le chef d'Etat-Major turc, le général Hulusi Akar, s'est déplacé dans la région pour procéder à une inspection, d'après l'agence progouvernementale Anadolu.

Dans un autre communiqué, le cabinet du gouverneur local a indiqué que les secours étaient déployés sur les lieux.

En mars, sept personnes, dont quatre ressortissants russes, étaient mortes lorsque l'hélicoptère qui les transportait s'était écrasé à Istanbul après avoir percuté une tour.
(AFP, 31 mai 2017)

Affaires religieuses / Religious Affairs

La théorie de l'évolution bannie des programmes scolaires

Exit Darwin. Considéré comme « controversé » et « trop complexe » pour les élèves, le célèbre auteur de la théorie de l'évolution va disparaître des programmes scolaires en Turquie, selon le journal pro-gouvernemental The Hürriyet .

Dès 2019, le darwinisme quittera les manuels du secondaire (collège et lycée) et ne sera abordé que dans l'enseignement supérieur, a déclaré mardi Alpaslan Durmuş, chef du comité sur les programmes scolaires au sein du ministère de l'Éducation turc.

« Nous avons exclu des sujets controversés pour les étudiants qui ne sont pas en âge de comprendre certains concepts scientifiques », a justifié Alpaslan Durmuş. « Les élèves de troisième n'ont pas suffisamment de bagages pour étudier De l'origine des espèces en classe de biologie », a-t-il ajouté dans une vidéo postée sur le site officiel du gouvernement. Il assure par ailleurs avoir présenté cette réforme des programmes au président turc Recep Tayyip Erdogan, qui l'aurait approuvée en personne.
"Dépourvue de preuves"

Cette annonce intervient quelques mois après la polémique déclenchée par le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmuş, qui avait taxé la théorie de Darwin d'« archaïque » et estimé qu'elle était « dépourvue de preuve ». Le darwinisme est un sujet particulièrement sensible dans les pays du Moyen-Orient à dominante musulmane. Cette théorie, qui justifie la transformation des espèces par la sélection naturelle, entre en conflit avec les écritures sacrées du Coran, selon lesquelles le premier homme, Adam, a été façonné dans l'argile par la main de Dieu.
L'auteur de De l 'origine des espèces n'est pas non plus en odeur de sainteté aux États-Unis. selon une étude de 2011 publiée par Science, et menée auprès d'un échantillon représentatif de 926 professeurs de biologie enseignant à l'école publique, une majorité d'entre eux soit n'abordait pas le sujet, soit mettait la théorie darwinienne sur le même plan que le créationnisme.

Une querelle entre laïcs et religieux

La réforme scolaire en cours en Turquie a rapidement fait bondir les universitaires turcs. « Les matières scientifiques et technologiques à l'école devraient être présentées avec perspective pour permettre aux étudiants de faire le lien avec les sujets qu'ils étudieront plus tard », ont-ils déclaré conjointement, toujours selon The Hürriyet, avant d'ajouter que l'évolution devrait être abordée dès l'équivalent de notre CM2.

Ce débat ravive par ailleurs les inquiétudes des opposants au gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, dont les pouvoirs ont été renforcés par référendum il y a deux mois. Ses détracteurs lui reprochent notamment d'asseoir son autorité en instillant des préceptes conservateurs et religieux au sein de la République turque, et singulièrement l'école, au mépris de la laïcité. Selon The Guardian , le détail de cette réforme scolaire, qui devrait concerner d'autres matières, sera annoncé la semaine prochaine.
(Le Point.fr, 23 juin 2017)

Mosquée libérale: passe d'armes entre Berlin et Ankara

Le gouvernement allemand a vivement critiqué vendredi les autorités turques qui se sont élevées contre l'ouverture à Berlin d'une mosquée libérale où hommes et femmes prient ensemble.

"J'ai été très surpris mais aussi honnêtement assez affecté par la prise de position" de l'Autorité religieuse en Turquie, le Diyanet, a souligné le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Martin Schäfer.

"Je souhaite très clairement rejeter des déclarations qui manifestement ont pour objectif de priver les gens en Allemagne de leur droit d'exercer librement leur religion et de restreindre la liberté d'expression", a-t-il ajouté.

La Direction des Affaires religieuses (Diyanet), chargée d'organiser le culte musulman en Turquie, a jugé que cette nouvelle mosquée berlinoise, qui suscite d'énormes réactions en Allemagne depuis son ouverture vendredi dernier, était "incompatible" avec les principes de l'islam.

"Les principes fondamentaux de notre grande religion ont été balayés", a jugé cette autorité qui jouit d'une influence importante et gère quelque 900 mosquées et associations en Allemagne.

Elle accuse aussi la mouvance du prédicateur Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme le cerveau du putsch manqué en Turquie en juillet 2016, d'avoir inspiré ce projet.

"Comment, où et quand les gens exercent leur religion ne relève pas des prérogatives d'un Etat", a jugé M. Schäfer pour qui l'Etat doit garantir la liberté de culte au même titre que la liberté de la presse et d'opinion.

"La liberté de culte est un droit fondamental inscrit dans la Constitution", a-t-il encore martelé.

Depuis l'ouverture de la mosquée Ibn Rushd-Goethe dans un quartier qui a abrité par le passé des mosquées salafistes, ses fondateurs ont fait l'objet de menaces de mort, de commentaires haineux et d'insultes, en particulier sur internet.

La principale initiatrice de cette mosquée, l'avocate berlinoise d'origine turque Seyran Ates, s'est défendue de tout lien avec le mouvement Gülen.

S'adressant à ses détracteurs dans une vidéo sur Facebook, elle a affirmé: "c'est misérable que vous ayez besoin, quand quelque chose ne vous plait, de nous présenter comme des terroristes".

"Il est misérable que vous soyez trop lâches pour entamer un dialogue avec nous (...) en avançant des arguments", a ajouté cette militante des droits des femmes.

La petite communauté qui a fondé ce nouveau lieu de culte affirme qu'elle ne trouvait pas sa place dans les moquées conservatrices d'Allemagne et souhaitait réunir en un seul lieu tous les courants de l'islam.

Les sujets de tension se sont multipliés ces derniers mois entre Berlin et Ankara, pourtant partenaires de l'Otan et étroitement liés par l'importante communauté turque en Allemagne.
(AFP,  23 juin 2017)

“La Turquie adopte discrètement une version douce de la charia”

La Turquie n’applique pas officiellement la charia. Mais le pays adopte graduellement une version « douce » de la charia, affirme le think tank Gatestone Institute. Bien sûr, les tribunaux n’ordonnent pas de châtiments corporels tels que lapidations, amputations ou pendaisons.

Mais la loi turque s’inspire de plus en plus de la religion, ce qui n’est pas sans rappeler l’Empire ottoman, où les non-musulmans étaient considérés comme des inférieurs et se le faisaient constamment rappeler au moyen de restrictions et de signes qu’on leur imposait.

Les agents de maintien de l’ordre public ne peuvent pas épouser une « personne impure »
En janvier, le journal britannique The Independent a rapporté qu’un décret avait été émis par le gouvernement Erdogan qui stipulait que les agents de maintien de l’ordre public, tels que les agents de police, les agents de sécurité et les gardes-côtes pouvaient se voir suspendus de leurs fonctions pendant 24 mois s’ils épousaient une personne connue pour avoir été impliquée dans un adultère. Les fonctionnaires chargés de faire respecter la loi ne peuvent « se marier intentionnellement avec une personne qui est connue pour être impure, ou rester dans un mariage, ou continuer à vivre avec une telle personne », indique le décret.

Le décret défend également les agents d’abuser de l’alcool, du jeu, et de « se rendre dans des lieux qui pourraient nuire à leur réputation », ou « dépenser de façon excessive », le tout en dehors des heures de travail.

Une femme qui boit mérite presque d’être tuée

L’année dernière, un Turc qui avait tenté d’assassiner son épouse et la mère de ses 4 enfants avec un tournevis, et l’avait gravement blessée, avait initialement écopé d’une peine de prison à perpétuité. Par la suite, les juges lui ont accordé une réduction de peine remarquable, commuant sa peine à 11 ans de prison. Le tribunal a en effet été avisé que la victime avait l’habitude de sortir avec ses amies divorcées et qu’elle buvait de l’alcool lors de ces soirées. En d’autres mots, le tribunal a jugé que le crime de son mari n’était pas si grave, puisque son épouse était coupables de mauvais comportements.

Ces deux exemples ont un point commun : il y est question d’adultère, d’impureté, d’alcool, de jeu et de dépenses excessives, c’est à dire de péchés mentionnés dans le livre saint de l’islam. Mais le problème n’est pas que légal, explique le Gatestone Institute : «Lorsque le délit est défini dans une langue scripturale religieuse aussi vague, le jugement devient inévitablement arbitraire ».

Comment définir une personne connue pour son adultère ? qu’est ce qu’une personne impure ? Comment peut-on savoir à l’avance que l’endroit où l’on se rend peut ruiner sa réputation ?

Sanctionner des délits ou punir des péchés ?

En raison de la nature laïque de l’Etat turc, la Constitution turque ne fait pas référence aux musulmans ou l’islam. Mais cet état de choses pourrait changer. Ismail Kahraman, le Président du Parlement de la Turquie, qui est aussi membre du parti AKP, a déclaré l’année dernière que la Turquie était un pays musulman et qu’elle devait donc se doter d’une constitution religieuse. Il a ajouté que qu’aucune disposition sur la laïcité ne pourrait être incluse dans la nouvelle constitution.

« Une distinction importante entre un État moderne et un état religieux est que le premier punit les délits nuisibles pour l’intérêt public, tandis que le second a tendance à punir le péché », observe le think tank.

Et de conclure :

« La Turquie, autrefois un état semi-moderne, glissant désormais rapidement vers l’ordre de la charia, mais sans que cela soit qualifié de charia ». (
https://fr.express.live/2017/06/20/turquie-adopte-charia-douce/)

Une femme agressée à bord d'un bus pour avoir porté un short

Des images montrant un homme frappant une jeune femme à bord d'un minibus à Istanbul, lui reprochant selon les médias de porter un short pendant le mois sacré du ramadan, ont suscité mercredi une vague d'indignation en Turquie.

Une vidéo diffusée en ligne montre un homme, assis au fond d'un minibus, se lever et frapper une femme assise devant lui avant de se diriger vers la sortie.

La femme agressée se lève immédiatement pour tenter de se défendre, mais l'homme la repousse et sort du véhicule tandis qu'elle tombe à terre.

Avant l'agression, survenue la semaine dernière sur la rive asiatique d'Istanbul, l'homme aurait dit à la femme "C'est comme ça que tu t'habilles pendant le ramadan ? Tu n'as pas honte ?", selon des explications de la victime rapportées par l'agence privée Dogan.

"Je lui ai dit de ne pas regarder (...) et il a dit +Si tu me montres tes fesses, comment est-ce que je peux ne pas regarder?+", a-t-elle poursuivi.

Asena Melisa Saglam, 21 ans, a immédiatement porté plainte. Son agresseur, qui a affirmé avoir été "provoqué", avait été arrêté trois jours après l'incident, mais relâché le jour même, au grand dam des organisations féministes, a rapporté le quotidien Hürriyet.

"La libération de l'agresseur est une menace pour toutes les femmes", a tweeté mercredi la plateforme "Stop aux meurtres de femmes. (...) Nous porterons ce que nous voulons, où nous voulons. Nous ne renoncerons pas à nos libertés."

Mme Saglam a soumis une requête au procureur, contestant la remise en liberté de l'agresseur, à la suite de laquelle le parquet a émis mercredi une demande d'interpellation, selon plusieurs médias.

Mais il s'est avéré que l'homme se trouve déjà en détention depuis samedi pour des délits fiscaux et encourt aussi des poursuites pour des affaires de stupéfiants, selon les médias.
 Le mot-dièse #melisasaglamyalnizdegildir, "Melisa Saglam n'est pas seule", en turc, était parmi les sujets les plus discutés sur Twitter mercredi.

Une affaire similaire avait déjà provoqué l'indignation d'associations féministes l'année dernière, lorsqu'un homme a asséné un coup de pied au visage d'une femme de 23 ans, à bord d'un bus d'Istanbul, parce qu'elle portait un short. Dans ce procès, toujours en cours, l'agresseur risque jusqu'à neuf ans d'emprisonnement.
(AFP, 21 juin 2017)

L'autorité religieuse turque critique une mosquée libérale à Berlin

L'Autorité religieuse en Turquie a vivement critiqué l'inauguration d'une mosquée à Berlin qui permet notamment aux hommes et aux femmes de prier ensemble, jugeant qu'elle était "incompatible" avec les principes de l'islam.

"Les principes fondamentaux de notre grande religion ont été balayés", dénonce dans un communiqué publié mardi soir la Direction des Affaires religieuses (Diyanet), chargée d'organiser le culte musulman en Turquie.

"Les pratiques qui ne sont pas compatibles avec les sources fondamentales de la connaissance de l'islam, les principes du culte, la méthodologie et l'expérience héritée de plus de 14 siècles ne sont rien d'autre qu'une tentative d'altérer la religion", estime la Diyanet.

L'objet de cette colère: la mosquée Ibn Rushd-Goethe, inaugurée la semaine dernière à Berlin par une poignée de musulmans qui se revendiquent d'un islam "moderne". Parmi les membres-fondateurs, une avocate allemande d'origine turque, Seyran Ates.

Les membres de cette petite communauté veulent ouvrir les portes de leur lieu de culte aux sunnites, aux chiites, aux alévis. Les homosexuels peuvent également s'y recueillir.

"Nous ne considérons pas que les tentatives de changer à la légère le culte de l'islam qui existe depuis 14 siècles (...) relèvent de la liberté de pensée ou de croyance", s'insurge la Diyanet dans son communiqué.

L'autorité religieuse turque accuse la mouvance du prédicateur Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme le cerveau du putsch manqué en Turquie en juillet 2016, d'avoir inspiré ce projet, sans étayer son propos.

"J'ai pensé à tous les attaques possibles, mais pas au fait que du côté turc, on puisse mettre la mosquée du côté du réseau de Gülen afin de nous diffamer, a réagi Seyran Ates dans l'édition en ligne de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. "C'est tout simplement absurde", a-t-elle ajouté.

M. Gülen, un ancien allié de M. Erdogan qui le dépeint désormais comme le chef d'une organisation "terroriste", nie toute implication dans la tentative de coup d'Etat. Il vit en exil aux Etats-Unis depuis la fin des années 1990.

La Diyanet jouit d'une influence importante auprès d'une partie de la communauté turque d'Allemagne, où elle gère quelque 900 mosquées et associations à travers sa branche locale, le Ditib.

La Diyanet a rappelé en février six imams turcs d'Allemagne qui étaient soupçonnés par les autorités allemandes d'espionner les partisans de M. Gülen, ce qu'Ankara a nié.
(AFP, 21 juin 2017)

Le succès des écoles islamiques augmente les risques de polarisation de la société

Le nombre d'élèves des écoles islamiques reconnues en Fédération Wallonie-Bruxelles a fortement augmenté en cinq ans. Un phénomène qui est loin d'enthousiasmer l'ex-centre interfédéral pour l'égalité des chances.

"Le fait qu’il y a de plus en plus d’élèves dans les écoles islamiques ne va pas aider au vivre ensemble. Ces écoles n’aident pas les communautés à se connaître, et augmentent donc le risque de polarisation de la société. Mon constat ne se limite pas aux écoles islamiques, mais concerne l’ensemble des écoles confessionnelles où il n’y a qu’un seul public", indique Patrick Charlier, le directeur d’Unia, le service public de lutte contre la discrimination. Des déclarations qui font suite au succès croissant des écoles islamiques, dont La DH s’est fait écho en début de semaine.

Le nombre d’élèves dans les écoles islamiques belges reconnues est ainsi passé, entre 2011-2012 et 2016-2017, de 362 à 989, tandis qu’une 5e école devrait ouvrir ses portes à la rentrée. Parmi les autres écoles confessionnelles reconnues et subsidiées et ne dépendant pas de l’enseignement catholique, se trouvent cinq écoles protestantes et deux de confession juive. La population des cinq établissements protestants est en légère hausse, passant de 765 à 795 en cinq ans, tandis que le nombre d’élèves des écoles fondamentales juives est en baisse, passant de 732 à 609 élèves. Des chiffres qui n’incluent pas les près de 220 élèves de la section secondaire. "La polarisation augmente car la possibilité d’être confronté à la diversité diminue" , insiste Unia.
(DH, 9 juin 2017)

C'est le wahabbisme qu'il faut frapper!

Ici c’est car avec la multiplication des attentats liés au djihadisme, on entend proposer plein de solutions sauf celle qui nous paraît primordiale : frapper ceux qui, directement ou indirectement, financièrement ou idéologiquement, soutiennent et font grandir la mouvance djihadiste.

Au premier rang desquels on trouve le Qatar et l’Arabie Saoudite. Et la dispute, de type mafieuse, qui oppose aujourd’hui les Qataris et les Saoudiens n’y changent rien ! En effet, l’Arabie Saoudite rompant avec le Qatar pour terrorisme, c’est comme le Luxembourg, les îles Caïmans et le Panama rompant avec Malte pour évasion fiscale…

Tout le monde sait que l’Arabie Saoudite finance certains groupes djihadistes mais, peut être pire encore, exporte partout l’idéologie wahhabite à coups de milliards de dollars pour financer la construction de mosquées et d’écoles religieuses toutes plus radicales les unes de les autres.

Plus que les armes et l’argent versé aux groupes terroristes, c’est la création d’un vivier extrémiste (s’agrandissant sans cesse grâce à l’argent saoudien) qui est le pire danger pour le monde entier. En effet, rappelons que l’Europe et le Moyen Orient ne sont pas les seules contrées à subir les effets de la contagion wahhabite puisque tant l’Afrique noire que l’Asie sont également gangrenés.

On sait bien qu’une des manières d’arriver au bout du terrorisme est de lui interdire ses bases arrière, qu’elles soient géographiques ou « idéologiques » ou « financières ».

Il faut donc, pas seulement bien sûr mais avant tout, frapper, sanctionner, punir le parrain du terrorisme djihadiste et de l’idéologie wahhabite qui l’anime : l’Arabie Saoudite ! 
(www.noterror.eu, 8 juin 2017)

Socio-économique / Socio-economic

25th İstanbul
LGBTI+ Pride Week Begins

25th İstanbul LGBTI+ Pride Week has taken start with the “#AramızdeNeVar” theme.

On the first day of the week, the court has ordered acquittal of the 11 activists who were detained on charge of “Opposing to Law on Demonstrations and Rallies” in last year’s Pride Parade.

The week that will host many free activities including panels, forums, workshops and theater plays will be organized on June 25 and will end with 15th İstanbul LGBTI Pride Parade.

The Pride Week Committee explains the theme as follows:

Turkish Language Association defines “distance” as “the farness that separates two things”. But does distance only separate things, aren’t there any examples in which it brings things together? The loves that we hold on so dearly, our hands, our touch and our longing for each other are lined up through that distance. The power that we get from sharing, standing in solitude, being together despite all things seeming hopeless and desperate stands there.  Our courage to own the words used for hurting us, the greatest proof that we still stand, and our joy and laughter echoing in the most remote parts of the city are also there. There are our bodies tall, short, fat, thin, in various shapes, various images, various tastes which we sometimes cannot define, sometimes transcends all the definitions there are yet which breath, orgasm, walk, live, exist. We are that “distance”, we share that “distance”.

In that “distance” we have been subjected the same oppressions as well. First, there is the government trying to take down our associations and, for the last two years, attacking our march. In the distance between us and the government, there is the sexist, patriarchal law which refrains from catching the murderers of Hande Kader and Ahmet Yıldız. In the distance between us and the city there are the power which incarcerates us into ghettos and which shapes the city, the gentrification which takes our homes and neighborhoods away from us; and in the distance between us and the streets there are some paramilitary groups who summons an attack onto our marches and are supported openly by the government and the unfair law.

On top of that, there is a giant polarization which leads the people to intolerance, ostricising the one who is not like the majority. This culture is now so deeply rooted, so strong, so well-established that it sneaks its way even into our circles of solidarity, affects our combat spaces. What is in that distance between us that divides, separates, angers us so much?

In such an age where solidarity is essential more than ever before, we think we should discuss the things that divide us and bring us together. In spite of all the oppression that we faced, there are gorgeous things in that distance which helps us exist in this city, this country, this society. To resist the despair that we live in and the inertia that we drift into, we suggest to hold onto each other.

About İstanbul Pride Parade

Being organized for the first time in 1993 under the name of “Sexual Freedom”, the week, its events and Pride Parade were banned by the governorship; activists were detained and the guest from abroad were deported. The pride week has confronted prohibitions in the later years as well but events have continued to be organized.

First İstanbul Pride Parade was held in 2003, which is 10 years after when the Pride Week started to be organized. The first parade held with 20-30 people has grown in time. In 2013, as many as 100,000 people joined the march on İstiklal Street.

In 2015 and 2016, the Pride Parades met with police interventions. However, being persistent, the LGBTI+ movement “dispersed” to first whole İstiklal Street and then to various places in İstanbul.
(BIA, June 19, 2017)

La conformité à l'anticorruption de la Turquie «globalement insuffisante»

Le groupe anticorruption du Conseil de l’Europe (GRECO), a publié aujourd’hui un rapport de conformité intérimaire sur la Turquie. Ce rapport porte sur la conformité de l’État membre avec 17 recommandations adoptées en mars 2010, concernant « l’incrimination » et « la transparence du financement politique ».

Depuis l’adoption de ces recommandations, le GRECO a examiné à plusieurs reprises l’état d’avancement de leur mise en œuvre et, prenant en compte également les informations fournies par les autorités turques, publié plusieurs rapports sur ses constatations.

Dans ces rapports, six des huit recommandations relatives à « l’incrimination » sont qualifiées de « mises en œuvre de manière satisfaisante », les deux autres restant « partiellement mises en œuvre ». Pour ce qui concerne « la transparence du financement des partis », le GRECO a conclu qu’aucune de ses neuf recommandations n’avaient été mises en œuvre de manière satisfaisante. Dans son rapport intérimaire le plus récent, le GRECO conclut que la Turquie n’a réalisé aucun progrès tangible pour la mise en œuvre des recommandations. Le GRECO, s’il souligne avoir conscience que la Turquie traverse des temps difficiles et salue l’engagement renouvelé à mettre ces recommandations en œuvre, insiste cependant sur le fait qu’il est clairement décevant que le niveau de mise en œuvre à ce stade reste « globalement insuffisant ».

Les autorités turques sont une fois encore exhortées à intensifier leurs efforts pour mener à bien les réformes engagées, en veillant tout particulièrement à l’efficacité des mesures planifiées.

Conformément à son Règlement intérieur, le GRECO a demandé à la Turquie de lui soumettre, pour le 30 septembre 2017, un rapport sur les mesures prises pour mettre en œuvre les recommandations qui n’ont pas encore été suivies d’effet. Il a aussi invité le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe à adresser au ministre turc des Affaires étrangères une lettre attirant son attention sur la situation et la nécessité d’une action déterminée pour réaliser des progrès tangibles le plus tôt possible. (http://www.coe.int)

Arda Turan agresse un journaliste et claque la porte de la sélection

Le capitaine de l'équipe de Turquie Arda Turan a claqué la porte de la sélection nationale mardi mettant un terme à sa carrière internationale, en pleine polémique après l'agression d'un journaliste.

"Je pense que le moment est venu (...) Je mets fin à ma carrière avec la sélection nationale", a déclaré l'ailier du FC Barcelone, âge de 30 ans et qui compte 96 sélections (17 buts), lors d'un bref point presse depuis la Slovénie, retransmis par les chaînes de télévision turques.

Ce coup de tonnerre survient quelques heures après la publication d'informations de presse selon lesquelles Turan a agressé verbalement et physiquement un journaliste sportif vétéran, Bilal Mese, après une rencontre amicale contre la Macédoine (0-0) lundi à Skopje.

Cette agression a provoqué une levée de boucliers en Turquie, où M. Mese est un journaliste sportif réputé, qui écrit pour le quotidien Milliyet, propriété de l'actuel président de la Fédération turque de football (TFF), Yildirim Demirören.

"Ai-je des remords ? Non, je n'ai aucun remords, je me sens léger", a déclaré Turan, dont la première sélection remonte à août 2006, lors de son point presse. "J'aime beaucoup mon pays, j'aime beaucoup mon drapeau. J'ai toujours dit : +Si vous le souhaitez, je me retire+", a-t-il ajouté.

Après sa déclaration, le joueur a brusquement quitté la salle sans prendre de question.

- 'Réaction violente' -

Turan reprochait à ce journaliste des articles écrits pendant l'Euro-2016 affirmant que l'ailier de Barcelone avait eu une altercation avec le sélectionneur Fatih Terim au sujet de la prime de compétition.

"Qui t'a autorisé à monter à bord ? Fils de pute ! Auprès de qui ai-je mendié de l'argent ?", a lancé Turan au journaliste à bord de l'avion qui transportait les joueurs turcs et des journalistes après la rencontre contre la Macédoine, selon Hürriyet.

Le joueur "a eu une réaction violente au sujet des informations concernant les primes de l'Euro-2016 (...), il y a eu une agression physique, Arda Turan lui a serré le cou", a témoigné Evren Göz, journaliste de la chaîne d'information NTV qui était à bord de l'avion.

"Nous condamnons fermement cette agression", a réagi mardi l'Association des journalistes sportifs de Turquie dans un communiqué. "Le fait que cette agression a été commise par le capitaine de notre sélection nationale en renforce la gravité", a-t-elle ajouté.

Sans explicitement reconnaître qu'il avait agressé le journaliste, Turan était revenu sur l'altercation dans un long message publié sur son compte Instagram dans la nuit de lundi à mardi.

"Je n'accepte pas qu'on s'en prenne à ma personne, à mon caractère ou à ma famille", avait écrit le joueur.

Parfois présenté comme l'"enfant terrible" du football turc, Turan, fervent partisan du président Recep Tayyip Erdogan, est l'un des rares joueurs turcs qui ont brillé à l'international, évoluant actuellement sous les couleurs du FC Barcelone.

Balayant des spéculations faisant état d'un départ prochain de Barcelone, l'agent de Turan, Ahmet Bulut, a affirmé à la presse turque que le joueur porterait le maillot blaugrana "jusqu'à la fin de son contrat", en 2020.
(AFP, 6 juin 2017)

Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

Call for the suspension of Turkish EU accession talks

"A close and privileged relationship between the EU and Turkey is in the interest of both sides. But this can only be realised if it is based on human rights, the respect of the fundamental freedoms, democratic values and the rule of law. Turkey accepted this when it became a candidate for EU membership in 1999. But the developments in recent years, which culminated in the Turkish Constitutional Referendum last April, have shown that this country’s EU bid has no future. This is why we are now calling to formally suspend the accession talks", said Renate Sommer MEP, after today's vote on the 2016 European Commission report on Turkey in the European Parliament's Foreign Affairs Committee. The suspension was supported by all political Groups in the European Parliament.

"The April referendum on shifting to an executive presidential system was the last straw that broke the camel's back", explained the EPP Group standing Rapporteur on Turkey, Renate Sommer, referring to the Venice Commission findings. “The constitutional changes are incompatible with the Copenhagen criteria, which are the non-negotiable basis for membership of the European Union. We consequently call to formally suspend the accession negotiations if the constitutional reform package is implemented unchanged. This procedure provides that the pre-accession funding has to be stopped simultaneously.”

If this scenario unfolds, Sommer demands the use of those funds to directly support the civil society and refugees in Turkey. "The country has already been run down by its President and is urgently dependent on the EU's flow of funds. Therefore we demand the redirection of the IPA funds to use them exclusively to support civil society and improve the situation of the refugees in Turkey."

Nevertheless, the report calls for a deepening of EU-Turkey relations in key areas of joint interest. “Everybody knows that we need to work together in the future as well, and the best idea would be to improve the customs union. But that is not a low-hanging fruit either. We are demanding conditionality provisions for the respect of democracy, the rule of law and fundamental rights”, Sommer underlined.

“All in all, we must criticise the Rapporteur for delaying the own-initiative Report to this date, after the Turkish constitutional referendum”, said Sommer, adding that it would have made much more sense if the European Parliament had already clearly pointed out the effects and consequences of the proposed constitutional amendments before the referendum in April. “Then the Turkish voters would have known in time that a "yes" to the presidential system meant a clear denial of the country's EU candidacy.”

“The Turkish government has deceived its own citizens. It is all the more important now to clarify that the Turkish side is solely responsible for the upcoming suspension of EU accession negotiations. But I am sure that the Turkish government will again find an excuse to send back our own-initiative Report unopened and unread”, Sommer concluded. (EPPGROUP.EU, June 20, 2017)

Berlin ordonne le retrait de ses troupes de la base turque d'Incirlik

Le gouvernement allemand a décidé mercredi de retirer ses troupes déployées sur la base turque d'Incirlik et de les transférer en Jordanie, dernier épisode de la profonde crise dans les
relations germano-turques.

"Nous allons déplacer les avions en Jordanie", a annoncé à la presse la ministre de la Défense Ursula Von der Leyen à la sortie du conseil des ministres, deux jours après les dernières discussions infructueuses entre Berlin et Ankara sur ce sujet.

La chancelière Angela Merkel a tenu néanmoins à minimiser la portée de cette décision pour les relations avec la Turquie, jugeant que l'Allemagne tournait ainsi la page sur cette dispute.

"Nous allons nous concentrer sur d'autres sujets", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse à Berlin au côté de son homologue bulgare Boyko Borissov, "nous devons maintenir le dialogue avec la Turquie".

Berlin a décidé de ce retrait en réponse au maintien de l'interdiction faite aux parlementaires allemands de se rendre sur cette base de l'Otan où quelque 260 soldats de la Bundeswehr participent aux opérations de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak.

Berlin va donc redéployer ses militaires sur la base d'Azraq, en Jordanie, ainsi que 10.000 tonnes de matériel réparties dans environ 200 conteneurs, un défi logistique dont le calendrier et les modalités ne sont pas encore précisément fixées.

Ce transfert impliquera une interruption des interventions allemandes, d'au moins "deux ou trois semaines" pour l'avion ravitailleur de la Bundesrat et de "deux à trois mois" pour les missions de reconnaissance des avions Tornado au-dessus des territoires contrôlés par les jihadistes, a averti Mme Von der Leyen.

- Azraq moins sûre ? -

La ministre conservatrice, proche d'Angela Merkel, doit encore s'accorder avec ses partenaires de l'Otan pour savoir à quel moment lancer l'opération, et décider qui prendra le relais des Allemands "pour éviter tout préjudice" durant l'intervalle.

Sur le plan interne, le gouvernement allemand n'est légalement pas tenu de saisir le Bundestag, mais la plupart des médias s'attendent à un débat au Bundestag pour des raisons politiques, la Bundeswehr étant considérée comme "une armée parlementaire".

Tous les groupes parlementaires sont favorables au retrait d'Incirlik et les premiers commentaires de députés portent sur des points secondaires : le parti social-démocrate a relevé la situation moins sûre et pratique d'Azraq, qui implique le survol de pays non membres de l'Otan, tandis que la gauche radicale réclame un retrait allemand pur et simple des opérations anti-EI.

L'affaire d'Incirlik a provoqué un regain de tension entre Ankara et Berlin, deux partenaires au sein de l'Alliance atlantique dont les relations se sont considérablement dégradées au cours des derniers mois, notamment depuis le putsch manqué du 15 juillet 2016.

- Turbulences -

A la mi-mai, la Turquie avait justifié l'interdiction faite aux députés allemands de visiter Incirlik en reprochant à Berlin d'avoir accordé l'asile politique à des ressortissants turcs, dont des militaires, accusés par le président Recep Tayyip Erdogan d'être liés à la tentative de coup d'Etat.

Les relations entre les deux partenaires historiques traversent régulièrement des zones de turbulences.

Les rapports s'étaient fortement tendus au début du printemps, lorsque des villes allemandes avaient interdit la tenue de rassemblements de campagne pour le renforcement des pouvoirs de M. Erdogan lors d'un référendum en avril.

Autre sujet de tension, le cas de Deniz Yücel, un journaliste binational incarcéré depuis février en Turquie? où il est accusé d'"espionnage" et d'activités "terroristes".

Au grand dam du gouvernement turc, les dirigeants allemands font épisodiquement part de leur préoccupation sur la situation des droits de l'homme en Turquie, en particulier depuis le putsch manqué de juillet dernier.

Après le coup de force, Ankara a lancé des purges d'une ampleur inédite : quelque 50.000 personnes ont été arrêtées et plus de 100.000 limogées ou suspendues.

Des centaines d'autres ont fui à l'étranger, notamment en Allemagne, et le gouvernement turc demande avec insistance leur extradition.
(AFP, 7 juin 2017)

Bruxelles veut rassurer la Turquie sur l'aide aux Syriens

La totalité de l'aide de 3 milliards d'euros promise par Bruxelles à la Turquie pour l'accueil de trois millions de Syriens aura été allouée à des projets humanitaires avant la fin de l'année, a affirmé mardi l'Union européenne.

"Nous saurons exactement ce que nous faisons avec les trois milliards d'euros (...) à la fin de l'année", a déclaré à Antakya (sud-est) l'ambassadeur de l'UE en Turquie, Christian Berger.

M. Berger a effectué un déplacement dans cette ville située près de la frontière syrienne pour superviser la livraison de matériel médical d'une valeur de 220.000 euros financés par l'UE à un centre de soins qui traite 300 réfugiés par jour et forme des infirmières et des médecins syriens.

L'UE a promis à Ankara une enveloppe de trois milliards d'euros, renouvelable une fois, comme contrepartie dans le cadre d'un accord migratoire controversé conclu l'année dernière visant à réduire le flux de passages clandestins vers l'Europe.

L'UE s'était également engagée à donner un coup d'accélérateur aux négociations d'adhésion de la Turquie et à accorder une exemption de visas pour les ressortissants turcs, à condition qu'Ankara remplisse 72 critères.

Mais alors que cet accord a permis de réduire drastiquement le flux migratoire vers l'Europe, le président turc Recep Tayyip Erdogan accuse régulièrement Bruxelles de ne pas fournir les fonds promis.

En mai, 811 millions d'euros avaient été versés par l'UE pour financer des projets humanitaires dans le cadre de cet accord, selon les chiffres de Bruxelles.

En outre, les relations entre l'UE et la Turquie se sont fortement tendues ces derniers mois, rendant invraisemblable à court terme toute avancée sur le processus d'adhésion ou sur l'exemption des visas.

La Turquie accueille quelque 2,9 millions de Syriens ayant fui la guerre civile qui déchire leur pays depuis 2011, selon les chiffres du ministère turc de l'Intérieur.
(AFP, 6 juin 2017)

Ankara et Berlin échouent à surmonter leur différend

Ankara a maintenu lundi son interdiction faite aux députés allemands de rendre visite aux troupes déployées par l'Allemagne à Incirlik (sud de la Turquie), Berlin affirmant n'avoir d'autre choix que de chercher une autre base.

"A l'heure actuelle, il est possible (aux Allemands) de visiter la base de l'Otan à Konya (centre), mais pas Incirlik", a déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu après avoir reçu son homologue Sigmar Gabriel à Ankara.

Conséquence, a indiqué le ministre allemand des Affaires étrangères, Berlin commencera à chercher une nouvelle base "cette semaine ou la semaine prochaine". "Je crois qu'on ne peut pas régler ce problème avec la Turquie en ce moment", a-t-il dit à la presse après la rencontre.

Ce dossier a provoqué un regain de tension entre Ankara et Berlin, deux partenaires au sein de l'Otan dont les relations se sont dégradées au cours des derniers mois, notamment depuis le putsch manqué du 15 juillet.

Ankara a interdit, à la mi-mai, à des parlementaires allemands de se rendre à Incirlik pour rencontrer les quelque 270 soldats allemands qui y sont déployés.

La Turquie a justifié son interdiction en reprochant à Berlin d'avoir accordé l'asile politique à des ressortissants turcs, dont des militaires, accusés par le président Recep Tayyip Erdogan d'être liés à la tentative de putsch de juillet.

La base turque d'Incirlik, située dans le sud de la Turquie, sert notamment aux opérations de la coalition internationale contre le groupe Etat Islamique (EI).

La chancelière allemande Angela Merkel avait évoqué le mois dernier de possibles "solutions alternatives à Incirlik", comme la Jordanie.

Après sa rencontre avec M. Cavusoglu, M. Gabriel a été reçu par le président Erdogan. En revanche, un entretien prévu avec le Premier ministre Binali Yildirim a été annulé par la partie turque pour cause d'"agenda surchargé", a indiqué un responsable turc à l'AFP.

- 'Journalistes espions' -

M. Gabriel a exprimé son "regret" après le maintien de la décision turque de ne pas autoriser les parlementaires allemands à se rendre à Incirlik. "Nous ne pouvons pas déployer des soldats là où les députés ne peuvent pas leur rendre visite", a-t-il souligné.

Le blocage entre la Turquie et l'Allemagne sur cette question illustre l'état des relations actuelles entre ces deux partenaires historiques, qui traversent régulièrement des zones de turbulences.

Les rapports s'étaient fortement tendus au début du printemps, lorsque des villes allemandes avaient interdit la tenue de rassemblements de campagne pour le renforcement des pouvoirs de M. Erdogan lors d'un référendum en avril.

Le chef de l'Etat turc avait alors accusé le gouvernement allemand d'avoir recours à des "pratiques nazies", suscitant l'ire de Berlin.

Autre sujet de tension entre Ankara et Berlin, le cas de Deniz Yücel, un journaliste binational incarcéré depuis février en Turquie où il est accusé d'"espionnage" et d'activités "terroristes".

"L'accusation n'est pas en lien avec des activités de journalisme, mais avec des activités de terrorisme", a déclaré lundi M. Cavusoglu, ajoutant, devant M. Gabriel, que "des agences de renseignement européennes utilisent des journalistes comme espions".

M. Gabriel a indiqué avoir "formulé une série de propositions afin d'avancer" sur ce dossier, ajoutant que son homologue turc lui avait assuré qu'il les transmettrait aux autorités compétentes.

Au grand dam du gouvernement turc, les dirigeants allemands font épisodiquement part de leur préoccupation sur la situation des droits de l'Homme en Turquie, en particulier depuis le putsch manqué de juillet.

Après le coup de force, Ankara a lancé des purges d'une ampleur inédite : quelque 50.000 personnes ont été arrêtées et plus de 100.000 limogées ou suspendues.

Des centaines d'autres ont fui à l'étranger, notamment en Allemagne, et le gouvernement turc demande avec insistance leur extradition.

"L'Allemagne est un Etat de droit et, par conséquent, la culpabilité doit être prouvée devant un tribunal", a souligné lundi M. Gabriel. "Nous avons besoin de preuves et, en fin de compte, ce sont des tribunaux indépendants qui décident", a-t-il ajouté.
(AFP, 5 juin 2017)

Turquie-USA-OTAN / Turkey-USA-NATO

Violences à Washington: 12 gardes du président turc visés par un mandat d'arrêt

Les autorités américaines ont annoncé jeudi avoir émis 12 mandats d'arrêt à l'encontre d'agents de sécurité du président turc accusés de violences à Washington, suscitant la colère de Recep Tayyip Erdogan.

Les gardes du corps et policiers de M. Erdogan sont soupçonnés d'avoir agressé le mois dernier à Washington des manifestants kurdes pacifiques, en marge de sa visite.

Ils ont été identifiés sur des vidéos, a précisé le chef de la police de la capitale, Peter Newsham.

Les violences s'étaient déroulées le 16 mai au soir devant la résidence de l'ambassadeur de Turquie, où l'homme fort d'Ankara s'était rendu après son entretien à la Maison Blanche avec le président américain Donald Trump.

M. Newsham avait qualifié la rixe entre les partisans de M. Erdogan et les protestataires kurdes d'"attaque brutale visant des manifestants pacifiques".

Elle s'était soldée par un bilan de 12 personnes blessées dont un policier.

Les mandats d'arrêts sont "un message clair que les Etats-Unis ne tolèrent pas que des individus utilisent l'intimidation et la violence pour étouffer la liberté d'expression et l'expression politique légitime", s'est félicité jeudi le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, dans une déclaration lue par un porte-parole.

"Le département d'Etat va continuer à travailler avec la police et les autorités compétentes" sur cette affaire, "et déterminera si des mesures additionnelles sont nécessaires", a-t-il ajouté.

A Ankara, le président turc a de son côté violemment critiqué la décision des autorités américaines.

"Nous nous battrons politiquement et juridiquement" contre ces mesures, a déclaré M. Erdogan dans un discours retransmis à la télévision.

Alors que des groupes "terroristes" faisaient "une manifestation à 50 mètres de moi, la police américaine n'a rien fait", a-t-il accusé.

Selon les témoignages et vidéos, des agents de sécurité turcs, souvent en costume sombre, avaient agressé les protestataires pacifiques, les frappant même à terre.

"L'intervention de la police était risquée car il y avait des personnes porteuses d'arme à feu", avait ensuite souligné le chef de la police de la capitale.

Après ces faits, le sénateur américain John McCain avait réclamé l'expulsion de l'ambassadeur de Turquie aux Etats-Unis.

"Aux Etats-Unis et en particulier à Washington, nous considérons que la faculté de manifester pacifiquement est un droit sacré", a souligné jeudi Peter Newsham.

La police de la capitale avait déjà engagé des poursuites à l'encontre d'au moins quatre suspects d'origine turque, dont deux Américains et deux Canadiens.

Sinan Narin, habitant la Virginie, et Eyup Yildirim, résidant dans l'Etat du New Jersey, sont ainsi poursuivis pour coups et blessures, a annoncé mercredi la police.
(AFP, 15 juin 2017)

Manifestants anti-Erdogan agressés à Washington: nouvelles arrestations

La police américaine a annoncé mercredi avoir arrêté deux suspects supplémentaires après que des manifestants kurdes pacifiques ont été brutalement attaqués le mois dernier à Washington par des partisans et gardes du président turc Recep Tayyip Erdogan.

Sinan Narin, habitant la Virginie, et Eyup Yildirim, résidant dans l'Etat du New Jersey, sont poursuivis pour coups et blessures, a précisé la police de la capitale fédérale.

Ces deux Turcs vivant aux Etats-Unis sont accusés d'être impliqués dans des violences qui s'étaient déroulées le 16 mai au soir devant la résidence de l'ambassadeur de Turquie, où le chef de l'Etat turc s'était rendu après son entretien à la Maison Blanche avec le président américain Donald Trump.

La rixe entre les partisans de M. Erdogan et les protestataires kurdes avait été qualifiée d'"attaque brutale visant des manifestants pacifiques" par le chef de la police de la capitale, Peter Newsham. Elle s'était soldée par un bilan de 12 personnes blessées dont un policier.

La police avait alors interpellé deux suspects domiciliés aux Etats-Unis, à l'encontre desquels elle avait engagé des poursuites, le premier pour coups et blessures, le second pour agression d'un membre des forces de l'ordre.

Les deux nouvelles interpellations portent à quatre le nombre total d'arrestations.

M. Newsham n'avait pas clairement confirmé que les agresseurs, souvent en costume sombre, étaient bien des gardes du corps du président turc, mais les nombreuses vidéos des affrontements ainsi que des témoins ont appuyé cette hypothèse.

"L'intervention de la police était risquée car il y avait des personnes porteuses d'arme à feu", avait déclaré le chef de la police.

Le sénateur américain John McCain avait ensuite réclamé l'expulsion de l'ambassadeur de Turquie aux Etats-Unis.
(AFP, 14 juin 2017)

Washington "profondément préoccupé" par l'arrestation du responsable d'Amnesty

Les Etats-Unis ont exhorté mercredi la Turquie à respecter les procédures judiciaires après l'arrestation la veille du responsable d'Amnesty International en Turquie.

Washington est "extrêmement préoccupé" par l'arrestation de Taner Kiliç, président du directoire de la branche turque d'Amnesty, a déclaré une porte-parole du département d'Etat, Heather Nauert.

Dans un communiqué, cette dernière estime que Taner Kiliç n'est "que le dernier d'une série de défenseurs des droits de l'homme, journalistes, d'universitaires et de militants arrêtés en Turquie".

"Nous suivons de près ces cas et soulignons l'importance de respecter les procédures établies et les droits inscrits dans la constitution turque et conformes aux propres engagements internationaux de la Turquie", poursuit le communiqué.

"Les arrestations d'individus tels que M. Kiliç nuisent au débat public et sapent la qualité de la démocratie", met encore en garde la porte-parole.

L'avocat Taner Kiliç a été interpellé à Izmir avec 22 confrères soupçonnés comme lui, selon l'ONG, de liens avec la mouvance du prédicateur Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme le cerveau du putsch manqué en juillet dernier.

Amnesty International a appelé à la libération immédiate des détenus, et à l'abandon des poursuites "en l'absence de preuves crédibles", estimant que cette arrestation démontrait le caractère "arbitraire" des purges lancées après la tentative de putsch du 15 juillet.

L'ONG indique dans son communiqué que l'interpellation de M. Kiliç, qui dirige Amnesty en Turquie depuis 2014, "ne semble pas liée aux activités d'Amnesty International".

Après le putsch avorté, les dirigeants turcs ont lancé des purges d'une ampleur inédite visant initialement les partisans présumés de M. Gülen, avant de s'étendre à la mouvance prokurde et à des médias critiques. Environ 50.000 personnes ont été arrêtées et plus de 100.000 limogées ou suspendues, notamment des militaires, des magistrats et des enseignants.

Dans son communiqué, le département d'Etat estime que les 23 dernières arrestations, "souvent soutenues par peu de preuves" et dont le processus manque de "transparence" dénotent d'une "tendance inquiétante".

"Comme nous l'avons dit au gouvernement turc en de nombreuses occasions, les restrictions persistantes à la liberté d'expression et aux autres libertés sapent les fondations de la société démocratique", écrit Heather Nauert.
(AFP, 7 juin 2017)

La Chambre dénonce la Turquie après des heurts à Washington

La Chambre des représentants des Etats-Unis a solennellement dénoncé mardi le comportement de responsables et gardes du corps turcs ayant accompagné le président Recept Tayyip Erdogan à Washington en mai, accusés d'avoir violemment agressé des manifestants pro-kurdes.

Les élus ont approuvé à l'unanimité une résolution de portée symbolique qui, dans l'exposé des motifs, souligne que les heurts du 16 mai sont le troisième épisode de violences perpétrées par des "membres de la sécurité du président Erdogan", après des incidents à l'ONU en 2011 et devant le centre de réflexion Brookings à Washington en 2016.

Le 16 mai, des gardes du corps turcs sont accusés d'avoir attaqué quelques dizaines de manifestants pro-kurdes qui protestaient dans le calme devant la résidence de l'ambassadeur turc à Washington.

De multiples vidéos, analysée notamment par le New York Times, semblent confirmer l'implication de personnels turcs, dont plusieurs étaient en costumes, portaient une oreillette ou étaient armés. D'autres étaient des civils, dont des citoyens américains selon le quotidien.

Douze personnes dont un policier ont été blessées. Deux Turcs ont été interpellés puis libérés et autorisés à quitter le pays grâce à leur immunité diplomatique.

Ces images ont scandalisé aux Etats-Unis. Le sénateur John McCain a réclamé l'expulsion de l'ambassadeur de Turquie.

Celui-ci avait été convoqué par le département d'Etat. Puis Ankara a convoqué l'ambassadeur américain pour protester contre "des failles de sécurité" durant la visite.

Dans son texte, la Chambre estime que "les forces de sécurité turques ont agi de manière brutale et non professionnelle". "Les violences ont commencé quand des supporters d'Erdogan et des individus du complexe de l'ambassade turque sont passés outre les policiers du District de Columbia pour attaquer violemment les manifestants", déclare-t-elle.

"Ces agents turcs ont violé de façon flagrante les droits liés au Premier amendement (liberté d'expression et de rassemblement, ndlr) de citoyens américains, et de nombreux agents de sécurité turcs armés ont tabassé, frappé avec les pieds et étranglé des manifestants non armés", juge la Chambre.

Les parlementaires réclament des poursuites contre les responsables turcs, la levée de l'immunité de tout agent turc qui serait interpellé dans des violences aux Etats-Unis, et un réexamen des procédures de sécurité du département d'Etat.

Enfin, la Chambre demande des actions pour "renforcer les libertés de la presse et de la société civile dans des pays comme la Turquie".
(AFP, 6 juin 2017)

Washington a commencé à livrer des armes aux combattants kurdes en Syrie

Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes qui luttent contre l'organisation Etat islamique (EI) dans le nord de la Syrie, a annoncé mardi le Pentagone, remplissant une promesse qui provoque la colère de la Turquie.

"Nous avons commencé à livrer des armes légères et des véhicules aux éléments kurdes" des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui sont une alliance arabo-kurde combattant les jihadistes de l'EI, a déclaré le porte-parole du Pentagone Adrian Rankine-Galloway.

La livraison de ces armes a lieu avant une offensive en préparation sur la ville de Raqa, la capitale de facto de l'EI en Syrie. Selon le Pentagone, les FDS sont les seules forces au sol en capacité de reprendre cette ville.

Parmi ces armes figurent des AK-47 et des fusils de plus petits calibres, a précisé M. Rankine-Galloway.

Le président Donald Trump avait décidé début mai d'armer les milices kurdes YPG (Unités de protection du peuple kurde).

Les FDS resserrent leur étau autour de Raqa, mais sont encore loin de pouvoir déclencher l'assaut sur la ville. Leurs forces se trouvent à 3 km du côté nord, entre 7 et 25 km du côté ouest, tandis que le côté sud-est reste aux mains de l'EI.

Un bataillon de combattants arabes s'est toutefois rapproché mardi de la périphérie est de Raqa, a indiqué une ONG et un porte-parole de cette force.


Ankara juge "extrêmement dangereux" l'armement des Kurdes

Le chef de la diplomatie turque a mis en garde mercredi contre la livraison d'armes par les Etats-Unis aux milices kurdes de Syrie, considérées comme "terroristes" par Ankara, estimant cette démarche "extrêmement dangereuse" et appelant Washington à "revenir sur cette erreur".

"Ces mesures sont extrêmement dangereuses du point de vue de l'unité et de l'intégrité territoriale de la Syrie", a déclaré Mevlüt Cavusoglu, pour qui ces armes pourraient être utilisées contre la Turquie, mais aussi "contre toute l'humanité".

"Si le retour à la stabilité en Syrie est ce qui est recherché, alors il faut revenir sur cette erreur", a ajouté M. Cavusoglu. "Nous insistons sur le risque et le danger que représente le soutien aux YPG pour l'avenir de la Syrie", a insisté le ministre turc.

Mercredi soir, le Conseil national de sécurité turc (MGK) a estimé que le soutien américain aux YPG n'était pas dans l'esprit de l'alliance entre les deux pays: "la politique de soutien aux organisations terroristes PKK/PYD-YPG ne présage rien de bon pour l'amitié et l'alliance" entre Washington et Ankara, a-t-il affirmé sans citer nommément les Etats-Unis, dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion présidée par le président turc Recep Tayyip Erdogan.

La Turquie redoute la création d'une zone contrôlée par les Kurdes dans le nord de la Syrie, à la frontière turque.

Ankara a d'ailleurs lancé une offensive terrestre dans le nord de la Syrie en août afin de repousser l'EI de sa frontière, mais également pour empêcher la jonction des différentes zones contrôlées par les YPG.

Les Etats-Unis ont tenté d'apaiser la Turquie, partenaire au sein de l'Otan, en affirmant que les armes seraient livrées judicieusement et contrôlées afin qu'elles n'arrivent pas jusqu'en Turquie.
(AFP, 31 mai 2017)

Relations régionales / Regional Relations

La Turquie envoie un premier navire de nourriture au Qatar

Un premier navire turc transportant quelque 4.000 tonnes de denrées alimentaires s'est mis en route jeudi vers le Qatar, soumis à un embargo par ses voisins du Golfe, a rapporté l'agence progouvernementale Anadolu.

Le navire cargo chargé d'aliments non-périssables, de fruits et de légumes a quitté dans la matinée un port de la province d'Izmir (ouest) pour un trajet qui devrait durer une dizaine de jours, selon Anadolu.

Par ailleurs, l'armée turque a annoncé dans un communiqué publié sur son site que 5 véhicules blindés et 23 militaires étaient arrivés jeudi à 08H00 (05H00 GMT) au Qatar, au moment où Ankara veut renforcer la coopération militaire avec Doha.

Ce déploiement fait suite à l'approbation le 7 juin par le Parlement turc d'un accord datant de 2014 et permettant l'envoi de troupes sur une base turque au Qatar. Environ 90 militaires y étaient déjà stationnés.

Quelque 105 avions turcs ont déjà transporté des denrées alimentaires au Qatar depuis le début de la crise entre Doha et ses voisins, dont Ryad, a indiqué mercredi le ministre turc de l'Economie, Nihat Zeybekçi, ajoutant que la voie maritime serait désormais privilégiée.

Le transport maritime, bien que plus lent, permet d'acheminer une quantité plus importante de produits à un moindre coût.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahrein, l'Egypte et d'autres pays arabes ont rompu le 5 juin leurs relations diplomatiques et économiques avec le Qatar, accusant Doha de "soutenir des organisations extrémistes" qui "cherchent à déstabiliser la région" et de se rapprocher de l'Iran chiite, rival régional du royaume saoudien.

Ankara entretient des rapports privilégiés avec Doha, notamment sur le plan commercial et de la coopération militaire.

Mais en plus de sa proximité avec le Qatar, Ankara cherche à développer ses relations avec les autres pays du Golfe, à commencer par l'Arabie saoudite.

Depuis le début de la crise, le président turc Recep Tayyip Erdogan s'efforce de jouer un rôle de médiateur, multipliant les entretiens avec des dirigeants, tout en dénonçant avec vigueur les sanctions imposées au Qatar qu'il a qualifiées d'"inhumaines".

M. Erdogan a eu mercredi soir un nouvel entretien téléphonique avec le roi Salmane, a rapporté Anadolu, et les deux dirigeants ont convenu de se rencontrer en marge du prochain G20, en Allemagne, le mois prochain.
(AFP,  22 juin 2017)

Poutine lance le chantier sous-marin du gazodoc TurkStream

Vladimir Poutine a lancé vendredi la construction de la partie en eau profonde du gazoduc TurkStream vers la Turquie, symbolique de la réconciliation russo-turque et dont Moscou voudrait faire un nouveau point d'entrée du gaz russe en Europe.

Le président russe a assisté au début des travaux au large des côtes de la mer Noire, à bord du navire Pioneering Spirit, capable de poser des tuyaux jusqu'à deux kilomètres de profondeur.

Il a appelé son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pour se féliciter de l'avancée rapide des travaux qui contraste, même s'il n'a pas fait la comparaison explicitement, avec les
difficultés rencontrées par ses projets vers l'Europe.

"Là où avec d'autres nous passons des années sur des accords administratifs, avec la Turquie nous le faisons en quelques mois, sans aucun doute grâce à votre soutien personnel", a souligné lors de l'entretien M. Poutine, cité par les agences russes.

Ce projet énergétique majeur avait été rendu public fin 2014 en même temps que l'abandon, en pleine crise ukrainienne, du projet South Stream via la Mer Noire et la Bulgarie, bloqué par l'Union européenne.

Gelé en raison de la crise diplomatique née de la destruction par l'aviation turque d'un bombardier russe survolant la frontière syro-turque en novembre 2015, il a été relancé l'été dernier après la réconciliation entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan.

Estimé à six milliards de dollars, le projet prévoit la construction de deux conduites d'une capacité de 15,75 milliards de mètres cubes de gaz par an chacune, la première devant être achevée dès 2018 et la seconde fin 2019.

L'idée est de renforcer les livraisons de gaz russe à la Turquie mais aussi d'en faire un pays de transit vers l'Union européenne à la place de l'Ukraine, même si ces perspectives restent encore incertaines vu la méfiance de Bruxelles face aux projets de gazoducs russes.

"Si nos partenaires le veulent, nous serons prêts à livrer du gaz via le territoire de la Turquie au sud et sud-est de l'Europe", a insisté M. Poutine, assurant qu'il y avait "de l'intérêt" pour cela.

Plus au nord, Gazprom veut construire un nouveau gazoduc sous la Baltique vers l'Allemagne, "Nord Stream 2" mais le projet a été retardé par l'opposition de certains pays européens comme la Pologne.
(AFP,  23 juin 2017)

Le chef de la diplomatie turque à Doha

Les efforts visant à trouver une solution diplomatique à la crise dans le Golfe s'intensifiaient mercredi avec la visite du chef de la diplomatie turque au Qatar, alors que l'ONU s'alarme de l'impact de la fermeture des frontières sur la population.

Mevlut Cavusoglu, ministre des Affaires étrangères d'un des plus puissants alliés du Qatar, s'est entretenu avec l'émir cheikh Tamim ben Hamad al-Thani et avec son homologue cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Thani.

La crise "doit absolument être surmontée", a déclaré le chef de la diplomatie turque à l'agence progouvernementale Anadolu, à l'issue de ces rencontres. Elle "doit être surmontée par le dialogue et la paix. La Turquie y apportera sa contribution".

Selon Anadolu, M. Cavusoglu devrait ensuite se rendre jeudi au Koweït, qui tente lui aussi de dénouer la crise, puis en Arabie saoudite vendredi pour y rencontrer le roi Salmane.

Le royaume saoudien "a la capacité de résoudre la crise en tant que (...) grand frère de la région et acteur majeur", a déclaré mercredi le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin.

Ryad et ses alliés ont rompu leurs liens diplomatiques le 5 juin avec le Qatar, accusant ce pays de soutenir le terrorisme et de se rapprocher de l'Iran chiite, rival régional du royaume saoudien sunnite.
(AFP, 15 juin 2017)

Erdogan : il faut résoudre la crise du Golfe "avant la fin du ramadan"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé samedi le Qatar et ses voisins à mettre un terme avant la fin du mois de ramadan à la grave crise diplomatique qui secoue le Golfe.

Lors d'un entretien avec le chef de la diplomatie du Bahreïn, M. Erdogan "a souligné qu'il fallait résoudre ce problème (...) avant la fin du mois de ramadan", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu.

Le mois de ramadan, sacré pour les musulmans qui sont appelés à jeûner toute la journée, se terminera autour du 25 juin avec la célébration de l'Aïd el-Fitr.

MM. Erdogan et Cavusoglu, dont le pays soutient le Qatar, se sont entretenus pendant une heure et demie samedi à Istanbul avec Cheikh Khaled ben Ahmed al-Khalifa, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, allié de l'Arabie saoudite.

Le Golfe est plongé depuis lundi dans une grave crise diplomatique qui a éclaté lorsque l'Arabie saoudite, les Emirats et Bahreïn, pays voisins du Qatar, mais aussi l'Egypte et le Yémen, ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha, qu'ils accusent de "soutenir le terrorisme".

Les trois pays du Golfe ont également fermé leurs frontières terrestres et maritimes avec le petit émirat et lui ont imposé de sévères restrictions aériennes.

"La Turquie va poursuivre son action constructive visant à résoudre ce problème. Nous considérons la stabilité et la sécurité du Golfe de la même façon que notre propre stabilité et sécurité", a déclaré M. Cavusoglu.

La Turquie entretient des relations privilégiées avec le Qatar, mais cherche aussi à développer ses liens avec la puissante monarchie saoudienne.

Sans critiquer Ryad, Ankara s'est affiché comme le principal soutien de Doha depuis le début de la crise : le Parlement turc a ainsi approuvé cette semaine le déploiement de troupes turques sur une base dans le petit Etat gazier.

"Cet accord ne prend pour cible aucun pays du Golfe", a toutefois souligné M. Cavusoglu samedi. L'objectif de cette base "est de participer à la sécurité et à la stabilité du Golfe dans son ensemble", a-t-il ajouté.

M. Erdogan s'est entretenu avec plusieurs dirigeants de la région cette semaine et s'est dit prêt à "assumer toutes ses responsabilités" pour réconcilier Ryad et Doha.
(AFP, 10 juin 2017)

Multiples appels au dialogue dans la crise entre le Qatar et ses voisins

La Russie a été samedi le dernier pays en date à appeler au dialogue pour éviter une escalade de la crise entre le Qatar et ses voisins du Golfe, qui commence à affecter la vie de milliers de personnes selon Amnesty International.

"Nous sommes favorables à la résolution de tout désaccord par (...) le dialogue" car "nous ne pouvons pas nous satisfaire d'une situation où les relations entre nos partenaires se détériorent", a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Il a tenu ces propos en recevant à Moscou le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Thani, qui effectue une tournée à l'étranger pour défendre la position du petit émirat au centre d'une crise sans précédent dans le Golfe.

M. Lavrov a assuré que la Russie était "prête à tenter de faire tout ce qui est en son pouvoir" pour faire baisser la tension dans le Golfe.

Le Qatar se retrouve isolé depuis la décision prise lundi par l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, l'Egypte et le Yémen de rompre leurs relations diplomatiques avec Doha, qu'ils accusent de "soutenir le terrorisme" et de se rapprocher de leur rival iranien.

Cette rupture se concrétise par l'interruption des liaisons aériennes, maritimes et terrestres avec le petit émirat gazier qui importe une grande partie de ses produits consommés.

Amnesty International a averti samedi que, en appliquant de telles mesures drastiques, Ryad et ses alliés "jouaient" avec la vie de milliers d'habitants du Golfe, séparant des familles et détruisant les moyens de subsistance et d'éducation d'une partie de la population.

"Pour potentiellement des milliers de personnes dans le Golfe, le résultat de ces mesures c'est de la souffrance, des déchirements et de la peur", a réagi James Lynch, un responsable d'Amnesty International, dans un communiqué.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a pour sa part appelé vendredi Ryad et ses alliés à alléger le blocus qui "a des conséquences humanitaires". "Nous constatons un manque de nourriture, des familles sont séparées de force et des enfants sont retirés de l'école. Nous estimons que ce sont des conséquences involontaires, surtout pendant le mois sacré du ramadan, mais on peut y remédier immédiatement", a-t-il déclaré.

S'exprimant quelques heures plus tard, le président Donald Trump a cependant adopté un ton plus ferme vis-à-vis du Qatar, l'exhortant à arrêter "immédiatement" de financer "le terrorisme". "La nation du Qatar, malheureusement, a historiquement financé le terrorisme à un très haut niveau", a-t-il accusé devant la presse à la Maison Blanche.

Ces propos ont été salués samedi à Ryad tandis que l'ambassadeur émirati à Washington jugeait que M. Trump avait fait preuve de "leadership" dans ses propos contre Doha et "son soutien troublant à l'extrémisme".

Le Qatar, qui héberge une immense base militaire américaine cruciale dans la lutte contre le groupe Etat islamique, a rejeté toutes les accusations formulées contre lui cette semaine.

"Le blocus (...) du Qatar est inacceptable", a dénoncé M. Al-Thani qui s'était rendu vendredi en Allemagne puis à Bruxelles où il a rencontré la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. Cette dernière a également appelé au "dialogue politique", notamment avec "les efforts de médiation" engagés par le Koweït, qui n'a pas rompu ses liens avec le Qatar.

En attendant, Doha peut compter sur le soutien affirmé de la Turquie qui continuera à aider le Qatar même si, a affirmé le président Recep Tayyip Erdogan, cela peut "gêner certains que nous soutenions nos frères et soeurs du Qatar (...), leur exportions de la nourriture, des médicaments, etc...".

Recevant samedi le chef de la diplomatie de Bahreïn, M. Erdogan a appelé le Qatar et ses voisins à mettre un terme, "à ce problème avant la fin du mois du ramadan" autour du 25 juin.
(AFP, 10 juin 2017)

Erdogan critique les sanctions contre le Qatar, veut "développer" les relations

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a critiqué mardi les sanctions "pas bonnes" prises par l'Arabie saoudite et ses alliés contre le Qatar, pays avec lequel Ankara compte, a-t-il dit, "développer" ses relations.

"Permettez-moi de dire d'emblée que nous ne trouvons pas bonnes les sanctions prises contre le Qatar", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours devant des ambassadeurs à Ankara.

"En tant que Turquie, nous allons poursuivre et développer nos relations avec le Qatar, comme avec tous nos amis qui nous ont soutenus dans les moments les plus difficiles, notamment le putsch du 15 juillet", a ajouté le président turc qui s'exprimait pour la première fois sur ce sujet en public.

L'Arabie saoudite et cinq de ses alliés, dont l'Egypte, ont rompu lundi avec le Qatar, accusé de soutenir le "terrorisme", provoquant une crise diplomatique majeure au Moyen-Orient.

La Turquie entretient des rapports privilégiés avec le Qatar, mais a aussi de bonnes relations avec les autres monarchies du Golfe, notamment l'Arabie saoudite.

De fait, s'il a pris la défense de Doha, M. Erdogan s'est bien gardé d'émettre la moindre critique envers Ryad, appelant les pays membres du Conseil de coopération du Golfe à "résoudre leurs différends par la voie du dialogue".

"Les efforts en vue d'isoler le Qatar (...) ne permettront de résoudre aucun problème de quelque manière que ce soit", a déclaré M. Erdogan, qui a loué le "sang-froid" et l'"approche constructive" de Doha.

L'Arabie saoudite et ses alliés ont justifié leurs sanctions contre le Qatar en accusant ce riche Etat gazier de "soutenir le terrorisme", une accusation également portée par le président américain Donald Trump.

"Présenter le Qatar comme un soutien du terrorisme, je vois cela comme une accusation grave", a déclaré M. Erdogan. "Je les connais bien (les dirigeants du Qatar), et si cela avait été le cas, j'aurais été le premier chef d'Etat à leur faire face", a-t-il ajouté.

"Dans cette affaire, certains sont en train de manigancer quelque chose, mais nous n'avons pas encore réussi à identifier qui est derrière ce jeu", a énigmatiquement ajouté le chef de l'Etat turc.

Du fait de ses relations amicales avec Doha et cordiales avec Ryad, M. Erdogan a entamé depuis lundi une "diplomatie téléphonique" active, s'entretenant avec une dizaine de dirigeants, dont ceux du Qatar, de l'Arabie saoudite, de la Russie et de la France.

"Nous sommes prêts à assumer toutes nos responsabilités afin de permettre qu'une solution aux problèmes que connaissent le Qatar et les autres pays soit trouvée", a déclaré M. Erdogan.
(AFP, 6 juin 2017)

Premier ministre turc: l'assaut sur Raqa a commencé en Syrie

La bataille pour la reprise de Raqa, bastion du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, a commencé après que les Etats-Unis en ont informé la Turquie, a annoncé dimanche le Premier ministre turc Binali Yildirim.

L'annonce de M. Yildirim contredit les déclarations des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis, qui a affirmé samedi que l'assaut serait lancé "dans quelques jours".

"L'opération de Raqa, prévue longtemps à l'avance, a commencé tard le 2 juin. Les Etats-Unis ont donné (à la Turquie) les informations nécessaires sur cette question avant l'opération", a précisé M. Yildirim aux médias locaux, dont l'agence progouvernementale Anadolu.

Le président Recep Tayyip Erdogan avait averti les Etats-Unis que la Turquie ne prendrait pas part à une opération pour reprendre Raqa, "capitale" autoproclamée de l'EI en Syrie, aux côtés des milices kurdes.

Or Washington soutient les milices kurdes des YPG (Unités de protection du peuple kurde) qui sont la principale composante des FDS.

La Turquie considère les YPG comme l'extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation séparatiste qui livre une sanglante lutte armée contre Ankara depuis 1984, et qui est classée "terroriste" par la Turquie et ses alliés occidentaux.

Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux YPG, mais cette décision a provoqué la colère d'Ankara. Le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu a appelé mercredi Washington à "revenir sur cette erreur", estimant que la livraison d'armes aux YPG était "extrêmement dangereuse".

La Turquie redoute la création d'une zone contrôlée par les Kurdes dans le nord de la Syrie, à la frontière turque.

Ankara a d'ailleurs lancé une offensive terrestre dans le nord de la Syrie en août dirigée à la fois contre l'EI et les milices kurdes.

Lors d'une rencontre avec des journalistes samedi soir, le Premier ministre turc a laissé entendre que la Turquie n'hésiterait pas à s'engager plus avant, sans donner plus de détails.

"Que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur du pays, nous n'hésiterons pas à prendre les mesures nécessaires pour la sécurité de notre pays et de notre peuple", a-t-il dit, cité par l'agence Anadolu.
(AFP, 4 juin 2017)

Prochaine rencontre sur la Syrie mi-juin à Astana

Une nouvelle séance de discussions dans les pourparlers de paix pour la Syrie, sous l'égide de la Russie, l'Iran et la Turquie, devrait avoir lieu mi-juin dans la capitale du Kazakhstan, a annoncé samedi l'ambassadeur syrien à Moscou.

Damas a "reçu une invitation à participer à une nouvelle rencontre à Astana, les 12 et 13 de ce mois", a déclaré l'amassadeur Riyad Haddad à l'agence d'Etat russe RIA Novosti.

Parallèlement, deux sources de l'opposition syrienne ont dit n'avoir pour l'instant rien reçu.

La Russie avait fait savoir récemment qu'elle voulait un nouveau round de négociations mi juin, mais sans donner de dates précises. Le Kazakhstan, pays hôte, a dit ne pouvoir "ni confirmer ni démentir" qu'une nouvelle date ait été retenue.

Lors des derniers pourparlers en mai, la Russie et l'Iran, alliés de Bachar al-Assad, et la Turquie, soutien des rebelles, avaient adopté un plan russe visant à créer des zones sécurisées pour instaurer une trêve durable dans plusieurs régions.

On a depuis enregistré une baisse marquée des combats dans ces zones, mais certains problèmes importants restent à négocier.

Selon cet accord, les pays garants avaient jusqu'à dimanche soir pour définir les contours de ces zones, qui sont instaurées avec une validité initiale de six mois avec possibilité de prolongation, et décider quels pays devraient envoyer des forces sur place pour faire respecter l'accord.
(AFP, 3 juin 2017)

La Russie proche d'un contrat pour la vente de S-400 à la Turquie

La Russie est proche de la signature d'un contrat avec la Turquie portant sur la livraison de systèmes de défense antiaérienne dernier cri S-400, a indiqué samedi le conglomérat d'Etat Rostec.

"Moscou et Ankara ont quasiment terminé les négociations concernant les détails techniques du contrat sur les S-400", a indiqué le PDG de Rostec Sergueï Tchemezov dans un communiqué.

Les ministres des finances des deux pays discutent désormais de "la possibilité de fournir à Ankara un prêt pour l'achat" des S-400, selon la même source.

M. Tchemezov a refusé de donner davantage de détails sur cette livraison "tant que le contrat n'est pas signé".

Cette vente de systèmes de défense antiaérienne dernier cri russes à un pays membre de l'Otan symboliserait une nouvelle étape dans la spectaculaire réconciliation entre Moscou et Ankara, qui ont traversé pendant un an une grave crise dans leurs relations.

Le président russe Vladimir Poutine a ordonné mercredi la levée de la majorité des sanctions mises en place par Moscou à l'encontre d'Ankara après la destruction par l'aviation turque d'un bombardier russe au dessus de la frontière syrienne en 2015.

Suite à cet incident, la Russie a installé des systèmes S-400 pour protéger ses avions en Syrie, où elle mène une opération militaire en soutien aux forces de Bachar al-Assad.
(AFP, 3 juin 2017)

Poutine ordonne la levée de la plupart des sanctions contre la Turquie

Le président russe Vladimir Poutine a signé mercredi un décret ordonnant la levée de la majorité des sanctions mises en place par Moscou à l'encontre de la Turquie au cours d'une grave crise diplomatique entre les deux pays.

Ce décret autorise à nouveau les entreprises turques liées aux secteurs de la construction et du tourisme à mener des activités économiques en Russie. Il lève également l'interdiction pour les sociétés turques présentes dans le pays d'y faire venir de nouveaux employés de nationalité turque.

M. Poutine avait annoncé début mai la levée prochaine de la quasi totalité des sanctions commerciales visant la Turquie, à l'occasion d'une visite à Sotchi (sud) du président turc Recep Tayyip Erdogan.

Les deux pays avaient ensuite signé à Istanbul un accord prévoyant la suppression de ces restrictions.

Ces sanctions commerciales avaient été adoptées en 2015 après la destruction par l'aviation turque d'un bombardier russe au dessus de la frontière syrienne, un geste qui avait provoqué une grave crise entre les deux pays.

Le décret, qui doit entrer en vigueur dès sa publication, instaure également un régime d'entrée en Russie sans visa pour certains voyageurs fréquents de nationalité turque, tels que les membres d'équipage des compagnies aériennes se rendant dans le pays pour de courts séjours.

Il ne revient toutefois pas sur la décision de réintroduire les visas pour les touristes turcs se rendant en Russie. En mai, Vladimir Poutine avait justifié cette décision par le risque terroriste.

L'interdiction sur les tomates, un produit d'exportation clé pour les Turcs, reste également en vigueur pour le moment. Avant l'embargo, la Turquie fournissait presque la moitié des tomates consommées en Russie.
(AFP, 31 mai 2017)

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece

La Grèce terre d'asile pour les Turcs pourchassés par le régime

"Il n'y a plus aucune justice en Turquie": comme Cevheri Güven, des centaines de Turcs ont pris le chemin de l'exil en Grèce, redevenue porte de sortie pour les dissidents du pays voisin.

"C'est le seul pays frontalier démocratique, la Bulgarie, elle, renvoie en Turquie tous les réfugiés politiques", justifie M. Güven, 38 ans, poursuivi pour appartenance à la mouvance güléniste, accusée d'avoir mené le putsch manqué du 15 juillet.

Interdit de sortie du territoire turc, privé de passeport, ce journaliste, cadre du magazine Nokta, a franchi clandestinement le fleuve frontalier d'Evros en septembre avec sa femme, également journaliste, et leurs enfants, 5 et 8 ans.

A temps, après avoir été arrêté plusieurs fois et faire l'objet de nouvelles recherches, pour échapper à sa condamnation par contumace à 22 ans et six mois de prison prononcée en mai. Lui dément toute implication dans la tentative de renversement du régime.

Redoutant "la torture", le couple avait auparavant vécu caché pendant près de deux mois.

D'autres passent par les îles grecques, suivant la même route que celle du grand exode de 2015. Au total, près de 400 Turcs ont demandé l'asile en Grèce depuis juillet.

Leur arrivée rappelle l'afflux des militants de gauche ou kurdes dans les années 80-90.

Pour certains, ils ne font que passer, visant le nord ou l'ouest de l'UE.

"L'Europe doit se préparer dans les années à venir à accueillir des réfugiés turcs", indique à l'AFP un autre exilé, sous couvert d'anonymat.

En onze mois, le régime turc a emprisonné plus de 50.000 juges, policiers, fonctionnaires, journalistes... et plus de 100.000 ont été limogés ou suspendus.

Les passeurs spéculent sur cette clientèle aux abois.

"Une famille syrienne aurait payé moins de 1.000 euros, nous avons payé 15.000 euros", note M. Güven.

S'il se réjouit que ses enfants, inscrits à l'école grecque, puissent entamer une nouvelle vie, il reste taraudé par l'inquiétude.

"Nous avons peur que (le président turc) Erdogan envoie des gens pour nous enlever".

Des soupçons de refoulements, près de la frontière, de deux groupes de réfugiés, dont des enfants, fin mai, ont encore ravivé ces craintes.

Selon ces allégations, relayées par la Fédération internationale des droits de l'homme, ils ont été remis par des policiers grecs à des hommes masqués et renvoyés de force.

Parmi eux, le rédacteur en chef de Nokta, condamné à la même peine que M. Güven. Les médias turcs ont annoncé pour leur part qu'il avait été arrêté le 24 mai alors qu'il s'apprêtait à fuir en Grèce.
 
"Il a été renvoyé", insiste M. Güven, sans pouvoir dire par qui.

Les autorités grecques affirment enquêter, et démentent toute implication officielle.

"Ce serait illogique", alors que le pays a pris le risque cet hiver de défier Ankara en refusant d'extrader huit officiers turcs ayant fui en hélicoptère au lendemain du putsch, commente une source policière.

Mais les demandes d'asile traînent. M. Güven attend toujours la réponse à la sienne.

A l'isolement - "nous nous méfions les uns des autres" - s'ajoutent les difficultés financières, avec les "biens saisis et les comptes gelés" en Turquie, relève-t-il.

En pleine crise économique, la Grèce offre de fait peu d'opportunités.

En contrepartie, "la proximité géographique et culturelle fait que nous nous sentons chez nous ici", relève-t-on parmi un tout autre groupe d'arrivants turcs, celui des nouveaux immigrants.

Ceux-ci, "en demande d'Europe et de sécularisme, ne se reconnaissent plus dans une Turquie en voie de réislamisation", explique cet immigré, sous couvert d'anonymat.

Appartenant souvent à l'ancienne élite, ils profitent de l'offre grecque d'un permis de séjour renouvelable contre un achat immobilier d'au moins 250.000 euros.

"Il y a un boom de ce marché", relève Michalis Katsaros, agent immobilier dans le nord de la Grèce.

Athènes a délivré depuis le début de l'année 1.684 de ces permis, contre 1.550 pour tout 2016.
(AFP, 13 juin 2017)

Les négociations vont reprendre en juin à Chypre

Les dirigeants Chypriotes grecs et turcs ont accepté dimanche de reprendre plus tard en juin les négociations pour la réunification de l'île, a annoncé le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

Cet accord, visant à reprendre ces pourparlers, a été conclu à l'issue d'une rencontre de quatre heures entre M. Guterres et les deux dirigeants rivaux de Chypre au siège des Nations Unies.

M. Guterres avait avait invité fin mai le leader chypriote-turc, Mustafa Akinci, et le leader chypriote-grec, Nicos Anastasiades, à New York pour une réunion visant à sauver deux années d'efforts diplomatiques pour réunifier Chypre.

Entouré des deux dirigeants, M. Guterres a déclaré à la presse que tous les trois "ont convenu de la nécessité de convoquer à nouveau la conférence sur Chypre en juin".

Aucune date définitive n'a pour le moment été annoncée. Le secrétaire général de l'ONU a précisé qu'il consultera la Grande-Bretagne, l'Union européenne, la Grèce et la Turquie au sujet du futur calendrier.

Fin mai, la médiation de l'ONU pour organiser de nouveaux pourparlers sur Chypre avait échoué.

MM. Anastasiades et Akinci avaient relancé en mai 2015 les discussions pour réunifier Chypre, divisée depuis l'invasion en 1974 par les troupes turques du tiers nord de l'île, en réponse à un coup d'Etat visant à rattacher le pays à la Grèce, qui inquiétait la minorité chypriote turque.

Les Chypriotes grecs exigeaient que le retrait des troupes turques fasse l'objet d'une discussion lors d'une conférence à Genève sur les mesures de sécurité.

Les Chypriotes turcs soutenaient que la conférence devait se concentrer sur les questions plus larges de partage du pouvoir, des droits de propriété et de territoire pour la création d'une nouvelle fédération.

Quelque 30.000 soldats turcs sont stationnés sur l'île.

A l'issue de cette rencontre, M. Guterres a affirmé que les deux parties ont convenu que les questions liées à "la sécurité" ont une "importance vitale pour les deux communautés"."

"Progresser sur ce sujet est essentiel afin d'obtenir un accord global et établir la confiance entre les deux communautés au sujet de leur future sécurité", a-t-il ajouté.

"Les deux leaders ont accepté de poursuivre les pourparlers sur toutes les autres questions en suspens: en commençant par le territoire, la propriété, la gouvernance et le partage du pouvoir", a souligné M. Guterres.

"Toutes ces questions seront négociées", selon le secrétaire général qui a souligné que "rien ne sera accepté jusqu'à ce que tout soit accepté".
(AFP, 5 juin 2017)

Enquête sur le renvoi éventuel d'un journaliste turc, candidat à l'asile

La police grecque a ouvert mardi une enquête sur le renvoi présumé d'un journaliste turc, demandeur d'asile en Grèce, après que la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) a protesté, a-t-on appris de source policière.

Selon la FIDH, la Grèce a refoulé la semaine dernière le directeur de publication du magazine Nokta, Murat Capan, condamné récemment dans son pays à 22 ans et 6 mois ans de prison.

Alors qu'ils avaient exprimé aux autorités grecques leur volonté de demander d'asile, Murat Capan et deux Turcs ont été arrêtés par "cinq personnes cagoulées" et livrés le 24 mais aux autorités turques, selon la section grecque de la FIDH.

Ce journaliste a été arrêté le jour même en Turquie.

L'organisation a dénoncé "la violation du droit international" et réclamé "une enquête immédiate".

"Nous allons déposer une plainte et saisir le parquet", a affirmé à l'AFP Kostis Papaïoannou, président de section grecque de la FIDH.

Interrogé sur cette affaire, une source policière grecque a affirmé à l'AFP qu'"une enquête (avait) été ordonnée pour voir ce qui s'est passé".

De nombreux Turcs ont fui en Grèce et d'autres pays européens à la suite de la purge qui a suivi le putsch avorté du 15 juillet.

Plus de 47.000 personnes dont plus d'une centaine de journalistes, ont été arrêtées, accusées de liens avec Fethullah Gulen, considéré par les autorités turques comme le cerveau du putsch.

Athènes a refusé d'extrader en Turquie des militaires turcs qui ont fui leur pays au lendemain du putsch.

Toutefois, la FIDH s'inquiète que "des refoulements coordonnés" depuis la Grèce aient eu lieu récemment.

"Il nous semble que désormais il y a des refoulements coordonnés des candidats à l'asile turcs", a déclaré Kostis Papaïoannou.
(AFP, 31 mai 2017)

Immigration / Migration


Revers pour Emir Kir à Saint-Josse

Le Vif, 23 juin 2017

Emir Kir tête de liste pour les communales de 2018 à Saint-Josse

L'assemblée générale de la Ligue ouvrière de Saint-Josse-ten-Noode s'est prononcée lundi soir à l'unanimité en faveur de la désignation de l'actuel bourgmestre de la commune Emir Kir (PS) comme tête de liste sur la Liste du bourgmestre (PS-sp.a) en vue des élections communales de l'automne 2018, a-t-on appris lundi soir à l'issue de l'assemblée générale de la Ligue ouvrière de Saint-Josse.

Remerciant les militants de la confiance qu'ils lui ont accordée, Emir Kir a précisé, à l'issue de la réunion, qu'il aurait à coeur "de poursuivre notre action dans la proximité, le dialogue et la transparence en vue d'améliorer le quotidien des habitants".  (Belga, 11 juin 2017)

Un militant d'Erdogan membre du CPAS de Saint-Josse

Après la démission de M. Willy Vanderkeerssen (LB/ex-FDF) du CPAS de Saint-Josse, le Collège présidé par le bourgmestre Emir Kir (PS) a décidé de proposer pour ce poste de membre effectif M. Safa Mustafa Akyol, un militant du parti AKP d’Erdogan en Belgique.

Dans Saint-Josse News, Rachid Zegzaoui rappelle que l’activisme pro AKP d’Akyol est de notoriété publique. On sache qu’il s’est maintes et maintes fois, lors de manifestations ou rassemblements, présenté comme le porte parole ou président des jeunes de l’UETD, une officine représentant le parti islamique turc AKP.

Deux bourgmestres bruxellois à l'organisation chargée d'espionnage par Erdogan



Alors que le bourgmestre de la Ville de Bruxelles était écarté à cause des irrégularités et du cumul, deux bourgmestres bruxellois, Bernard Clerfayt (Schaerbeek) et Emir Kir (Saint-Josse) ont participé le 6 juin 2017 à la rupture de jeûne, organisée par la Fondation relgieuse turque (Diyanet).

Cette fondation a fait l'objet de plusieurs accusations dont l'espionnage auprès des ressortissants turcs en Belgique suivant l'ordre du pouvoir islamiste d'Erdogan.

Cliquer le lien suivant sur l'espionnage de la Diyanet:

http://plus.lesoir.be/89232/article/2017-04-08/espionnage-de-la-diyanet-quand-les-musulmans-de-belgique-seront-ils-enfin

Ces deux bourgmestres bruxellois étaient également parmi les invités d’honneur de la rupture de jeûne, organisée le 10 juin 2017 par la Fédération islamique de Belgique (BIF), proche du mouvement Milli Görüs (Vision nationale).

Etaient présents à cette soirée également un représentant de l’Ambassade turque à Bruxelles, le Consul général turc, les députés d'origine turque Sevket Temiz, Hasan Koyuncu, Mahinur Ozdemir, les échevins Sadik Köksal et Sait Köse, les conseilleurs communaux Halis Kökten et Belma Tek ainsi que le directeur de la Diyanet Coskun Beyazgül.
Lors de la cérémonie, le bourgmestre de Schaerbeek Clerfayt a attiré l’attention sur la menace d'islamophobie tout en affirmant que l’Islam n’a rien avoir avec la violence. "Les musulmans qui résident à Schaerbeek vivent leur religion avec amour et sans problèmes. J'en suis témoin," a-t-il dit.

Le représentant du mouvement Vision nationale Hulusi Ünye a de sa part critiqué l’interdiction l’abattage de mouton sans étourdissement et les restrictions sur le commerce halal.


Des Turcs de Belgique visés par des enquêtes pour avoir critiqué Erdogan

Plusieurs Turcs (jouissant souvent de la double nationalité) résidant en Belgique sont visés par des enquêtes judiciaires en Turquie pour leur attitude critique envers l'évolution autoritaire du régime d'Erdogan, rapportent plusieurs médias flamands.

Le conseiller communal de Genk, Yasin Kilic, figurent parmi eux, selon le Belang van Limburg. "J'étais récemment au consulat de Turquie. J'y ai appris que j'étais visé, tout comme d'autres personnes, par une enquête judiciaire ouverte en Turquie. C'est tout de même inquiétant. Surtout parce que je n'ai aucune idée du motif de l'ouverture de cette enquête", confie-t-il au journal.

Interrogées, les Affaires étrangères ont confirmé être au courant et suivre la situation des personnes concernées.

Les Turcs disposant de la double nationalité sont considérés par la Turquie comme des citoyens turcs comme les autres, même s'ils résident en Belgique.
(Belga, 1 juin 2017)



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