A non-government information center on Turkey
Un centre d'information non-gouvernemental sur la Turquie

29th Year / 29e AnnŽe
juillet 2005 July
N¡ 323
53 rue de Pavie - 1000 Bruxelles
TŽl: (32-2) 215 35 76 - Fax: (32-2) 215 58 60

Chief Editor /RŽdacteur en chef: 
Dogan …zgŸden
Responsible editor/Editrice responsable:
Inci Tugsavul

Human Rights
Pressures on  media
Kurdish Question
Interior politics
Armed Forces
Religious affairs
Regional Relations
Cyprus and Greece
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Mystre: Ankara a-t-elle reconnu
la RŽpublique de Chypre ou non?

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Tous les Žvnements du mois
All events of the current month

O Droits de l'Homme / Human Rights O

La Turquie condamnŽe pour les meurtres de Gazi en 1995
Explosion d'Istanbul: la presse souponne un attentat, enqute en cours
Ankara s'apprte ˆ amender la loi anti-terreur pour renforcer la rŽpression
Cinq morts dans une explosion ˆ Kusadasi sur la c™te turque 
Le PKK nie, des personnalitŽs kurdes condamnent l'attentat de Kusadasi
Les principaux attentats en Turquie depuis 2003 (CHRONOLOGIE)
La Turquie condamnŽe ˆ Strasbourg pour enqute insuffisante sur un meurtre
Physicians: "Isolation at Prisons Should be Eliminated"
Ankara condamnŽe trois fois pour la violation des droits de l'Homme
Detention conditions worsening in F-type prisons
OSCE report on the modification of the Turkish Penal Code
Le champion de la "tolŽrance zŽro ˆ la torture" entourŽ de tortionnaires!
L'exŽcution policire d'un militant de gauche menottŽ ˆ Ankara
Les autoritŽs d'Ankara revient sur leurs engagements en matire de libertŽs

O TIHV's Recent Human Rights Reports in Brief O

O Pression sur les mŽdias / Pressure on the Media O

Un match de football interdit ˆ certains journalistes turcs
Press Freedom Day: Seven journalists still in Turkish Prisons
BIA2 Report: Journalism Shadowed by the Law
RSF s'inquite du sort du journaliste armŽnien Hrant Dink en Turquie
Publishers anxious of restrictions on the freedom of expression in Turkey
TIHV's Recent Reports on the violation of press freedom

O Kurdish Question / Question kurde O

Deux militaires tuŽs par une bombe dans le sud-est de la Turquie
Un leader kurde condamnŽ pour une marque de respect ˆ l'Žgard d'Ocalan
Un maire enlevŽ dans le sud-est de la Turquie
Sept militants kurdes abattus lors de combats dans l'est de la Turquie
Deux militants kurdes abattus lors de combats dans le sud-est 
Les guŽrillas kurdes disposŽs ˆ libŽrer le soldat turc enlevŽ
Les guŽrillas kurdes annoncent avoir abattu un hŽlicoptre
Le PKK se dit prt ˆ affronter l'armŽe turque si elle entre en Irak
L'Institut kurde critique l'information tendancieuse des mŽdias belges
Bagarres lors du procs du meurtre d'un pre kurde et de son fils
Mayor of Diyarbakir: Kurdish should be tauhgt at common schools
Quatre soldats turcs tuŽs dans l'explosion d'une mine
Le PKK somme la Turquie de ne pas faire d'incursions en Irak
10 militants kurdes tuŽs dans le sud-est , 4 soldats blessŽs
Les avocats d'Ocalan ont renoncŽ ˆ visiter leur client depuis le 1er juin
BBC's reaction against Erdogan's accusations on the PKK
US responds to Erdogan on cross-border attack on PKK
Vaste opŽration pour retrouver un soldat enlevŽ par des militants kurdes
Des militants kurdes forment un barrage routier et enlvent un soldat
Une bombe fait 20 blessŽs dans la station balnŽaire turque de Cesme 
Cinq civils et trois policiers blessŽs dans des attaques de militants kurdes
Un ancien politicien kurde abattu dans le sud-est de la Turquie
Kurdish politicans sentenced to jail for speaking Kurdish 
La crainte d'un retour de la guerre civile dans le Kurdistan turc
Le bilan de la guerre depuis un mois dans le Kurdistan turc
Manifestation de Kurdes ˆ Strasbourg pour un nouveau procs d'Ocalan
Former Kurdish deputies' retrial continues
Racist Turkish Book Given Out For Free In Diyarbakir
Une bombe explose au passage d'un train, six morts et 12 blessŽs

O MinoritŽs / Minorities 

Les Roms de Turquie: un peuple interdit et oubliŽ 
La Suisse dŽclare non-fondŽes les accusations d'Ankara
La manifestation turque ultra-nationaliste et nŽgationniste en Suisse
EPP-ED's concerns about the freedom of Christian communities  in Turkey
Le patriarcat orthodoxe poursuit la Turquie devant la CEDH
Le journaliste armŽnien Hrant Dink menacŽ de 3 ans de prison
L'appel associatif ˆ l'UE pour la reconnaissance du gŽnocide armŽnien par la Turquie
La Commission des Affaires Žtrangres Žvoque le gŽnocide armŽnien 
Un ouvrage condamnŽ pour une prŽsentation fautive du gŽnocide armŽnien
Grand Conseil vaudois: le gŽnocide armŽnien formellement reconnu
La nŽgation du gŽnocide armŽnien n'a pas sa place au Parlement europŽen

O Politique intŽrieure/Interior Politics O

Une femme pour la premire fois ˆ la tte de la plus haute cour turque

O Forces armŽes/Armed Forces O

Turkish Military Call For Martial Law Again
BBC: Turkey split over army refusenik 

O Affaires religieuses / Religious Affairs O

Al-Qa•da pourrait frapper la Turquie dans les prochains mois (police)
Trois des neuf hommes arrtŽs dans le sud de Londres sont Turcs
Attentats de Londres: Une Turque confirmŽe morte, selon sa famille
Deux suspects des attentats d'Istanbul emprisonnŽs en Irak
Le prŽsident promulgue une loi controversŽe sur les Žcoles coraniques

O Socio-Žconomique / Socio-economic O

Turkey's six month foreign trade deficit remains high
"War Means Rape and Death for Women" 
Le prŽsident demande le rŽexamen d'une loi sur le secteur bancaire
DŽmolition prŽvue d'habitations illŽgales ˆ Istanbul: heurts avec la police
Turkey's Population Exceeds 72 Million
Only one out of four women has a job in Turkey
Emeute lors de la dŽmolition d'un bidonville ˆ Istanbul
Un cargo panamŽen coule dans le Bosphore, le capitaine portŽ disparu
"Honor Victim" Young Woman Goes to Shelter
Le FMI reporte le dŽblocage d'un crŽdit ˆ cause d'une loi retardŽe
Women's rights in Turkey to be monitored annually
Le Parlement turc adopte une loi attendue rŽformant le secteur bancaire
Privatisation de Turk Telekom: Oger Telecom remporte l'appel d'offres

O Relations turco-europŽennes / Turkey-Europe Relations O

La signature d'un accord clŽ Turquie-UE pourrait tre retardŽe (UE)
Merkel promet des dŽbats "intenses" sur la Turquie si elle est Žlue
Opposition au sein du Conseil europŽen ˆ l'adhŽsion de la Turquie
Turquie: Durcissement de ton ˆ l'approche du dŽbut des nŽgociations
Sarkozy relie le "non" franais ˆ l'UE ˆ l'adhŽsion de la Turquie
La prudence du ComitŽ des rŽgions sur l'adhŽsion de la Turquie
Le chancelier SchŸssel s'estime "confortŽ" face ˆ la Turquie

O Turquie-USA/ Turkey-USA  O

L'armŽe turque annonce une opŽration turco-amŽricaine contre le PKK

O Relations rŽgionales / Regional Relations O

L'ArmŽnie ne voit aucune avancŽe suite aux discussions avec la Turquie 
Quatre Turcs tuŽs dans les attentats de Charm el-Cheikh 
Irak: un ingŽnieur turc enlevŽ, quatre Irakiens tuŽs dans des attaques
L'Irak et ses voisins dŽcident de renforcer leur "coopŽration antiterroriste"
Irak: les Kurdes restent inflexibles sur Kirkouk
Rencontre Poutine-Erdogan ˆ Sotchi sur la mer Noire
Deux Turcs accusŽs d'homicide exŽcutŽs en Libye

O Chypre et la Grce / Cyprus and Greece O

La dŽclaration unilatŽrale d'Ankara ravive la polŽmique sur l'adhŽsion turque
Papadopoulos threatens to veto start of Turkey
Mystre: Ankara a-t-elle reconnu la RŽpublique de Chypre ou non?
Poettering: Negotiations with Turkey require the recognition of Cyprus
Un vol commercial non turc atterrit dans le nord de Chypre
Des Chypriotes toujours aussi divisŽs 31 ans aprs l'invasion turque
Un train "AmitiŽ Express" rŽduit la distance entre Salonique et Istanbul
Athnes et Ankara lancent un projet "historique" de gazoduc

O Immigration / Migration O

 L'extrme droite flamande courtise les Turcs ˆ Bruxelles
Dix-huit immigrŽs clandestins arrtŽs ˆ la frontire grŽco-turque


Juin/June 05
Mai/May 05
Avr/Apr 05
Mar/Mar 05
FŽv/Feb 05
Jan/Jan 05
DŽc/Dec 04
Nov/Nov 04
Oct/Oct 04
Sept/Sept 04
Aožt/Aug 04
Juil/July 04

Toutes les informations depuis 1998  All informations since 1998

IMPORTANT NOTICE: Few groups in the service of the Turkish State have recently launched Internet pages with addresses similar to Info-Turk's address. This is a new attempt of the Ankara regime that  has used over three decades all odious means to silence our free voice. Info-Turk does not have any relation with these groups and is determined to contibute, in spite of all pressures, to the defense of human rights in Turkey .

AVIS IMPORTANT: Certains groupes au service de l'Etat turc ont rŽcemment lancŽ des pages Internet avec des adresses semblables ˆ celle d'Info-Turk. Il s'agit d'une nouvelle tentative du rŽgime d'Ankara qui a depuis trois dŽcennies utilisŽ tous les moyens odieux pour Žtouffer notre libre voix. Info-Turk n'a aucune relation avec ces groupes et est rŽsolu de contribuer, malgrŽ tout, ˆ la dŽfense des droits de l'homme en Turquie. 

Informations du mois
Informations of the month

Droits de l'Homme / Human Rights

La Turquie condamnŽe pour les meurtres de Gazi en 1995

La Turquie a ŽtŽ condamnŽe mardi par la Cour europŽenne des droits de l'homme (CEDH) pour les Žmeutes qui avaient fait 17 morts en mars 1995 dans la confrŽrie alŽvie d'Istanbul.

La Cour a donnŽ raison ˆ 22 proches des personnes dŽcŽdŽes en estimant que les autoritŽs turques avaient violŽ l'article 2 (droit ˆ la vie) de la Convention europŽenne des droits de l'homme en recourant "ˆ une force qui n'Žtait absolument pas nŽcessaire" pour rŽprimer des manifestations dans les quartiers de Gazi et d'Umraniye ˆ Istanbul.

Les Žmeutes de Gazi, un quartier dŽshŽritŽ et peuplŽ d'AlŽvis, des musulmans qui revendiquent un islam d'inspiration soufie, avaient fait suite au meurtre d'un chauffeur de taxi le 12 mars 1995. 15 personnes avaient au total ŽtŽ tuŽes et 276 autres blessŽes par la police qui, selon les requŽrants, n'avaient pas hŽsitŽ ˆ faire feu sur la foule et ˆ empcher les manifestants d'emmener les blessŽs ˆ l'hopital.

Trois jours plus tard ˆ Umraniye, de nouvelles manifestations Žtaient rŽprimŽes brutalement par la police durant lesquelles deux autres personnes avaient ŽtŽ tuŽes et plusieurs blessŽes.

Selon les autoritŽs turques, aucune des balles rŽcupŽrŽes sur les corps des victimes ne correspondaient aux armes des reprŽsentants des forces qui Žtaient de service pendant les deux incidents, une version contestŽe par les proches des victimes qui avaient portŽ plainte devant la justice turque ds le mois suivant.

Deux policiers furent condamnŽs respectivement ˆ cinq et un an et huit mois de prison pour avoir tuŽ quatre personnes au total, mais une instruction, ouverte ˆ la mme Žpoque et portant sur les dŽcs de quatre autres victimes est toujours pendante.

La CEDH a Žgalement condamnŽ mardi Ankara pour n'avoir pas menŽ une "enqute rapide et adŽquate" sur les circonstances entourant les dŽcs, estimant notamment que "la manire dont le systme de justice pŽnale turc a opŽrŽ en rŽsponse aux Žvnements tragiques de 1995 n'a pas permis de garantir que les fonctionnaires concernŽs rŽpondent pleinement de leurs actes".

La Turquie a enfin ŽtŽ condamnŽe pour absence d'un "recours effectif" (article 13) qui aurait permis aux requŽrants de "se plaindre du dŽcs de leurs proches" et d'obtenir des actions en rŽparation.

Les familles des victimes ont jusqu'ˆ prŽsent obtenu que 150 millions de livres turques (2.800 EUR) ˆ titre d'indemnitŽs d'un fonds d'entraide turc.

La Cour europŽenne a dŽcidŽ mardi d'allouer 30.000 EUR conjointement ˆ six des requŽrants et 30.000 EUR ˆ chacun des 16 autres pour dommage moral. (AFP, 26 juillet 2005)

Explosion d'Istanbul: la presse souponne un attentat, enqute en cours

L'explosion qui a fait deux blessŽs samedi ˆ Istanbul serait due ˆ un attentat, selon des informations parues dimanche dans la presse, mais la police poursuivait son enqute sans en dŽvoiler les dŽtails.

"L'incident est en cours d'examen et la cause de l'explosion deviendra plus claire quand les enquteurs auront terminŽ leurs recherches", a dŽclarŽ ˆ l'AFP un porte-parole de la police d'Istanbul.

Le porte-parole a refusŽ de se prononcer sur des informations de presse selon lesquelles l'explosion devant un cafŽ-restaurant de la mŽtropole turque serait due ˆ une bombe ˆ retardement ou tŽlŽcommandŽe.

Un touriste nŽerlandais et un serveur ont ŽtŽ blessŽs dans l'explosion qui s'est produite sous l'une des tables placŽes ˆ l'extŽrieur du cafŽ, situŽ sous le pont de Galata ˆ la Corne d'Or, sur la rive europŽenne du Bosphore.

Le chef de la police d'Istanbul Cellalettin Cerrah avait dŽclarŽ samedi que l'explosion n'Žtait pas due ˆ une fuite de gaz, sans autre indication sur son origine. (AFP, 24 juillet 2005)

Ankara s'apprte ˆ amender la loi anti-terreur pour renforcer la rŽpression

Suivant l'appel de l'ArmŽe turque, le gouvernement s'apprte ˆ amender la loi anti-terroriste pour renforcer la rŽpression de l'opposition sous prŽtexte de faciliter la lutte contre des "terroristes".Dans un entretien publiŽ jeudi par le quotidien Vatan,  le ministre de la Justice Cemil Cicek a dŽclarŽ: "Les prŽparations en sont ˆ leur stade final. Nous allons soumettre le projet de loi au Parlement ds qu'il se rŽunira, aprs les vacances estivales, le 1er octobre."

Cicek a fait valoir que les pays europŽens eux-mmes procŽdaient ˆ des  rŽvisions de leurs lois anti-terrorisme. "Nous examinons les mesures prises par l'Espagne et la Grande-Bretagne au lendemain des attaques d'al-Qa•da" qui ont frappŽ ces pays, a expliquŽ le ministre. "Nous allons aussi introduire des mesures dans ce contexte".

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a confirmŽ mercredi qu'Ankara prŽvoyait aussi de crŽer une agence gouvernementale spŽcialisŽe dans les affaires de terrorisme.

L'armŽe avait appelŽ ˆ la crŽation d'une telle institution, attachŽe aux services du Premier ministre, qui dŽfinirait les stratŽgies et assurerait la coordination de la lutte anti-terroriste. (AFP, 21 juillet 2005)

Cinq morts dans une explosion ˆ Kusadasi sur la c™te turque

L'explosion samedi d'une bombe dans un minibus dans la station balnŽaire turque de Kusadasi, sur la mer EgŽe, a fait cinq morts dont deux touristes, une Irlandaise et une Britannique, et treize blessŽs, dont plusieurs ressortissants du Royaume-Uni.

Cinq personnes, dont une Irlandaise, une Britannique et trois Turcs, ont ŽtŽ tuŽes et treize autres, dont cinq Britanniques, ont ŽtŽ blessŽes lorsqu'une bombe a a dŽchiquetŽ un minibus qui transportait des vacanciers d'une plage vers le centre de Kusadasi, sur la mer EgŽe.

Le ministre britannique des Affaires Žtrangres, Jack Straw, a condamnŽ un "acte rŽpugnant", et son homologue irlandais, Dermot Ahern, a estimŽ que cette "atrocitŽ" Žtait "totalement injustifiable".

Devant la presse, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a qualifiŽ l'explosion d'"attaque terroriste", mais sans en dŽsigner les auteurs.

Yilmaz Orhan, le chef de la police de la province de Aydin, dont dŽpend Kusadasi, a soulignŽ que les forces de sŽcuritŽ n'Žtaient pas parvenues ˆ une conclusion dŽfinitive sur l'origine de l'explosion.

"Il n'appara”t pas clairement si cela a ŽtŽ causŽ par un kamikaze ou par la dŽtonation d'un engin", a-t-il dit ˆ l'agence Anatolie.

Selon le gouverneur adjoint de la province, Nurdogan Kaya, les explosifs utilisŽs Žtaient "d'un genre plut™t puissant".

Le vice-gouverneur de Kusadasi, Ali Baris, a d'abord ŽvoquŽ la possibilitŽ d'un attentat suicide perpŽtrŽ par "une jeune fille de 16 ou 17 ans". Mais aprs que les cinq morts eurent ŽtŽ identifiŽs, il a dŽclarŽ ˆ l'agence Anatolie que cette hypothse s'affaiblissait.

Depuis avril, les heurts entre l'armŽe et le PKK se sont intensifiŽs dans le sud-est de la Turquie, faisant plus de 100 morts.

Les responsables turcs ont annoncŽ dimanche matin la mort de 10 militants fortement armŽs du PKK lors de combats ces derniers jours dans la province de Sirnak.

Les recettes gŽnŽrŽes par le tourisme en Turquie ont atteint en 2004 15,9 milliards de dollars (13,2 milliards d'euros), avec l'entrŽe de prs de 17,5 millions de vacanciers Žtrangers, un record. (AFP, 16-17 juillet 2005)

Le PKK nie, des personnalitŽs kurdes condamnent l'attentat de Kusadasi

Les premiers soupons des autoritŽs turques se sont portŽs sur le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) aprs l'attentat qui a fait cinq morts samedi dans la station balnŽaire de Kusadasi, dans l'ouest de la Turquie, mais le PKK a niŽ dimanche toute responsabilitŽ.

Samedi aprs-midi aucune revendication n'avait encore ŽtŽ rendue publique. Toutefois, cette dernire attaque s'est produite une semaine aprs un autre attentat ˆ la bombe ˆ Cesme, non loin de Kusadasi, revendiquŽ par les "Faucons de la LibertŽ du Kurdistan", un groupuscule clandestin kurde. Ce groupuscule a promis d'autres attentats contre des sites touristiques turcs.

Le PKK a dŽmenti toute participation ˆ l'attentat. "Les accusations sont compltement fausses et sans fondement (...) Nous n'avons rien ˆ voir avec Kusadasi", a affirmŽ le PKK dans un communiquŽ paru dimanche sur le site web de l'agence MHA, proche de l'organisation sŽparatiste kurde.

Le PKK a aussi dŽclarŽ dans ce communiquŽ n'avoir "aucun lien" avec le TAK. Les responsables turcs demeurent nŽanmoins convaincus que le TAK fait bien partie du PKK et n'est qu'un paravent qui permet d'attaquer des cibles civiles sans ternir l'image du PKK.

Un groupe de quatorze activistes kurdes ont condamnŽ l'attentat commis samedi contre un minibus dans la station balnŽaire turque de Kusadasi, sur la mer EgŽe, qui a fait au moins quatre morts et quatorze blessŽs.

"Nous n'approuvons jamais et nous condamnons toute action contre des civils innocents et sans dŽfense, quels qu'en soient les motifs et quels qu'en soient les auteurs", soulignent ces personnalitŽs dans une dŽclaration commune publiŽe ˆ Ankara.

Parmi les personnalitŽs signataires de cette dŽclaration figurent notamment Mme Leyla Zana, la premire autonomiste kurde ˆ siŽger au parlement turc, et M. Tuncer Bakirhan, prŽsident du Parti dŽmocratique populaire, pro-kurde. (AFP, 16-17 juillet 2005)

Les principaux attentats en Turquie depuis 2003 (CHRONOLOGIE)

L'attentat commis samedi contre un minibus dans la station balnŽaire de Kusadasi (ouest de la Turquie) et qui a provoquŽ la mort d'au moins quatre personnes, intervient aprs prs de deux ans de recrudescence des actes de terrorisme en Turquie.


- 15 et 20 nov: Quatre attentats suicide ˆ la voiture piŽgŽe ˆ Istanbul contre deux synagogues et contre le consulat britannique et la banque britannique HSBC font 63 morts, dont le consul gŽnŽral britannique, et des centaines de blessŽs.

Ces attentats sont revendiquŽs par le rŽseau Al-Qa•da.


- 9 mars: Deux personnes, dont un des auteurs de l'attentat, sont tuŽes lors d'une attaque suicide contre un immeuble abritant une loge maonnique ˆ Istanbul.

- 17 mai: Trois bombes explosent devant des succursales de la banque britannique HSBC ˆ Istanbul et Ankara, faisant des dŽg‰ts matŽriels, quelques heures avant l'arrivŽe du Premier ministre britannique Tony Blair dans la capitale turque.

- 24 juin: 4 morts dans l'explosion d'une bombe dans un autobus ˆ Istanbul, dont une militante d'extrme gauche qui transportait l'engin.

L'attentat est revendiquŽ par le DHKP-C (Front-Parti de libŽration du peuple rŽvolutionnaire).

Quelques heures auparavant, un engin de faible puissance avait explosŽ ˆ Ankara prs de l'h™tel o devait loger le prŽsident amŽricain George W. Bush, avant de se rendre ˆ Istanbul pour le sommet de l'Otan.

- 29 juin: Trois personnes blessŽes par l'explosion d'une bombe ˆ bord d'un avion de la Turkish Airlines, aprs le dŽbarquement des passagers ˆ l'aŽroport d'Istanbul. La police souponne un groupe d'extrme gauche.

- 2 juil: Trois personnes sont tuŽes et 24 blessŽes dans l'explosion d'une voiture piŽgŽe dans le centre de Van (est), au passage d'un convoi escortant le gouverneur local. La police attribue l'attentat ˆ l'ex-PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, sŽparatiste -- rebaptisŽ Kongra-Gel) qui dŽment.

- 5 aožt: Une fillette de 13 ans est tuŽe dans l'explosion d'une bombe artisanale prs d'une Žcole dans la province de Mardin (sud-est).

- 10 aožt: Deux personnes sont tuŽes et 11 blessŽes, dont des touristes, dans des attentats ˆ la bombe visant deux h™tels du centre d'Istanbul et un complexe gazier en pŽriphŽrie de la ville. Un groupe kurde armŽ, les Faucons de la libertŽ du Kurdistan, revendique ces attaques.

- 19 sept: Une bombe explose ˆ Mersin (sud), prs d'un lieu o se dŽroulait un concert, faisant treize blessŽs. L'attentat est revendiquŽ par les Faucons de la libertŽ du Kurdistan.


- 30 avr: Un attentat ˆ l'explosif, revendiquŽ par les Faucons de la libertŽ du Kurdistan, tue un policier et en blesse quatre autres dans la ville touristique de Kusadasi sur la mer EgŽe.

- 1er juil: un militant d'extrme gauche recherchŽ tente de commettre un attentat suicide contre une cible gouvernementale en plein centre d'Ankara avant d'tre abattu par la police.

- 2 juil: Une bombe explose au passage d'un train dans l'est de la Turquie, une rŽgion ˆ majoritŽ kurde, causant la mort de six personnes et en blessant 11 autres.

- 10 juil : Une bombe de faible puissance explose dans la ville balnŽaire turque de Cesme, sur la mer EgŽe, blessant 20 personnes. Le groupe armŽ kurde, les Faucons de la libertŽ du Kurdistan, a revendiquŽ cet attentat. (AFP, 16 juillet 2005)

La Turquie condamnŽe ˆ Strasbourg pour enqute insuffisante sur un meurtre

La Cour europŽenne des droits de l'homme a condamnŽ jeudi la Turquie pour avoir insuffisamment enqutŽ sur le meurtre d'un homme, proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et abattu en 1994 ˆ Diyarbakir, dans le sud-est ˆ majoritŽ kurde du pays.

La Cour a estimŽ qu'Ankara avait violŽ les article 2 (droit ˆ la vie) et 13 (droit ˆ un recours effectif) de la Convention europŽenne des droits de l'homme et allouŽ 10.000 euros pour dommage moral ˆ la veuve et aux trois orphelins de Halis Kaar.

Il avait ŽtŽ tuŽ de plusieurs balles dans le dos le 11 mars 1994, alors qu'il quittait son domicile, a rappelŽ la Cour dans son arrt.
 Son Žpouse soutenait qu'il avait ŽtŽ victime d'une exŽcution extrajudiciaire tandis que le gouvernement affirmait qu'il avait ŽtŽ tuŽ dans rglement de comptes entre organisations terroristes.

"A la lumire des ŽlŽments en sa possession", la Cour a considŽrŽ "qu'une conclusion selon laquelle Halis Kaar aurait ŽtŽ tuŽ par des agents de l'Etat ou avec leur complicitŽ relverait plus du domaine de l'hypothse et de la spŽculation que d'indices fiables".

Toutefois, "les autoritŽs turques ont fait preuve d'un manque de diligence dans la manire dont elles ont menŽ l'enqute pŽnale, celle-ci Žtant marquŽe par des pŽriodes d'inactivitŽ inexpliquŽes", a poursuivi la Cour, qui s'Žtonne notamment de nŽgligences dans l'expertise balistique.

En outre, bien qu'une enqute ait ŽtŽ ouverte sur les auteurs prŽsumŽs du meurtre, "tous n'ont pas ŽtŽ retrouvŽs et la procŽdure engagŽe contre certains des suspects" interpellŽs ou localisŽs est "toujours pendante", ajoute-t-elle. (AFP, 15 juillet 2005)

Physicians: "Isolation at Prisons Should be Eliminated"

The Istanbul Chamber of Physicians (ITO) has called on the government to improve the physical and psychological health conditions of the inmates, especially of those at the maximum-security F-type prisons. The Chamber has also asked the government to cooperate with the chambers of physicians when needed.

Through legal amendments, the government has left the people's right to a healthy life to the mercy of the market, the ITO board of directors said in a written statement. "This is also affecting the prisoners."

ITO said that tens of people have chosen to die since the "returning to life" operation 4.5 years ago. It cited the complaints of the families of inmates and added that health conditions at the F-type prisons are threatening the lives of the prisoners.

"The prisoners are forced to live in physical and social isolation," said the statement. "From the increasing number of complaints from their families, it can be told that the prisoners are deliberately left to die. Prison authorities are preventing treatment although some inmates have serious health problems. They are only transferred to hospitals at the very last stage of their sickness. They are even prevented from using medicine."

ITO had earlier applied to the Justice Ministry and proposed that an independent group of physicians, under the supervision of the Turkish Physicians Association, inspect the health services in prisons. The Justice Ministry rejected the proposal saying "health services are being provided in the related units," according to ITO.

"Media's silence about what's going on in the prisons is interesting," said ITO, adding:

"The pressure and insults the inmates and their families are faced with at the F-type prisons are unacceptable and cannot be kept in the dark anymore. They virtually have no rights. It is clear that hiding this problem would only lead to the creation of a cruel political regime and would have no contribution to the democratization of our country." (BIA News Center, july 12, 2005)

Ankara condamnŽe trois fois pour la violation des droits de l'Homme

La Cour europŽenne des droits de l'Homme a condamnŽ mardi la Turquie dans trois procs pour la violation des droits de l'Homme.


La Cour a condamnŽ la Turquie pour avoir empchŽ des responsables du Parti de la dŽmocratie et de la paix (DBP) de se rendre en 1998 dans plusieurs villes du sud-est du pays et de tenir une rŽunion publique dans celle de Van.

La Cour a estimŽ qu'Ankara avait notamment violŽ l'article 11 (libertŽ de rŽunion et d'association) de la Convention europŽenne des droits de l'homme et allouŽ 2.000 euros au parti DBP et 1.500 euros ˆ chacun des trois requŽrants pour dommage moral.

Refik Karako, Ilhan GŸneri et Nevzat Eski Žtaient alors respectivement prŽsident du DBP, prŽsident de la section locale de Van du DBP, et membre du comitŽ directeur du parti, rappelle la Cour dans son arrt.

Ils dŽcidrent dŽbut juin 1998 de visiter une douzaine de villes dont Mardin, Diyarbakir et Van afin de rencontrer la population de cette rŽgion du sud-est de la Turquie, ˆ majoritŽ kurde et soumise ˆ l'Žtat d'urgence.

Le 10 juin 1998, le prŽfet de la rŽgion interdit la tenue de la rŽunion en plein air prŽvue ˆ Van, au motif que la situation y Žtait "sensible", ainsi que les dŽplacements programmŽs ˆ Mardin et Diyarbakir.

La Cour europŽenne a reconnu que "l'atmosphre politique pouvait peser (...) en raison de l'insŽcuritŽ liŽe aux actes de terroristes perpŽtrŽs dans le sud-est de la Turquie ˆ l'Žpoque des faits".

"NŽanmoins, le prŽfet Žtait prŽvenu ˆ l'avance", a poursuivi la Cour, rappelant que rien n'indiquait que le DBP allait "diffuser des idŽes de violence et de rejet de la dŽmocratie".

La Cour a estimŽ que ces "mesures d'interdiction" ne pouvaient raisonnablement tre considŽrŽes comme rŽpondant ˆ un besoin social impŽrieux".


La Cour a condamnŽ la Turquie pour avoir refusŽ en 1996 de fermer trois centrales thermiques polluantes, situŽes dans le sud-ouest du pays, malgrŽ plusieurs dŽcisions de justice allant dans ce sens.

Ces centrales, de Yatagan, Yenikšy et Gškova (Kemerkšy) situŽes dans la province de Mugla, sont gŽrŽes par le ministre de l'Energie et des Ressources naturelles ainsi que par une sociŽtŽ publique, la "TŸrkiye Elektrik Kurumu" (TEAS), rappelle la Cour dans son arrt.

A la suite d'une action intentŽe au milieu des annŽes 1990 par dix avocats, le tribunal administratif de Aydn ordonna une expertise.

Elle rŽvŽla que ces centrales Žmettaient des quantitŽs considŽrables de dioxyde d'azote et de dioxyde de souffre et que leur exploitation Žtait dangereuse pour l'environnement dans un pŽrimtre de 25 ˆ 30 kilomtres.

En juin 1996, le tribunal jugea notamment que la TEAS exploitait ces centrales depuis 1994 sans avoir obtenu les autorisations nŽcessaires pour la construction, les Žmissions de gaz et le rejet des eaux usŽes.

Il ordonna la suspension de leur exploitation. Cette dŽcision fut confirmŽe par la suite par le Conseil d'Etat en juin 1998.

Toutefois, en septembre 1996, le gouvernement prŽfŽra poursuivre l'exploitation des centrales, soulignant entre autres que leur contribution ˆ l'Žconomie Žtait de l'ordre de 500 milliards de livres turques.

"Les requŽrants ont le droit de vivre dans un milieu sain", a d'emblŽe rappelŽ la Cour europŽenne, relevant que la dŽcision du gouvernement "Žtait de toute Žvidence illŽgale au regard du droit interne" et qu'elle s'opposait ˆ "la notion d'Etat de droit".

Elle a condamnŽ Ankara pour violation de l'article 6 alinŽa 1 (droit ˆ un procs Žquitable) de la Convention europŽenne des droits de l'homme.


La Turquie a ŽtŽ condamnŽe par la Cour pour traitements inhumains ou dŽgradants infligŽs ˆ un mineur de 17 ans battu pendant sa garde-ˆ-vue.

Soner Onder, Turc d'origine chaldŽenne, avait ŽtŽ arrtŽ le 25 dŽcembre 1991 pendant une manifestation ˆ Istanbul.

Fin 1996, il avait ŽtŽ condamnŽ ˆ la peine de mort, commuŽe plus tard en 16 ans et 8 mois de prison, pour avoir lancŽ ce jour-lˆ un cocktail molotov dans un magasin et pour aide ˆ une organisation armŽe illŽgale.

Le requŽrant se plaignait devant la Cour europŽenne d'avoir ŽtŽ victime de mauvais traitements lors de sa garde-ˆ-vue pour le contraindre ˆ faire des aveux.

La veille de la fin de cette garde-ˆ-vue de 15 jours, un rapport mŽdical n'avait fait ŽtŽ d'aucune blessure. En revanche, quelques jours plus tard, ˆ un moment o il Žtait en dŽtention provisoire, un second examen avait constatŽ des douleurs sur son corps et un gonflement inhabituel du testicule gauche.

"Au vu des ŽlŽments et en l'absence d'explication plausible de la part du gouvernement (turc), notamment sur la discordance constatŽe des rapports mŽdicaux versŽs au dossier, force est de conclure que l'examen mŽdical initial n'a pas eu lieu en bonne et due forme et que les sŽquelles constatŽes ont pour origine un traitement dont la Turquie porte la responsabilitŽ", a estimŽ la Cour europŽenne.

Les juges ont ainsi condamnŽ la Turquie pour traitements inhumains ou dŽgradants.

Ankara, qui a Žgalement ŽtŽ condamnŽ pour la durŽe excessive de la procŽdure (5 ans et 11 mois), devra verser 8.000 euros au requŽrant pour dommage moral. (AFP, 12 juillet 2005)

Detention conditions worsening in F-type prisons

Union of Prisoners' Relatives (TUYAB) announced on 9 July that the conditions in the prisons worsened concerning the rights to communicate, live and health after the new TPC. They announced that the prisoners were arbitrarily sentenced by administration, were not treated and were beaten in F-type prisons.

Hanzey GŸldogan, sister of Aysel GŸldogan who is a prisoner in Gebze F-type Prison the prisoner, told that she made an official complaint in connection with the beating of her sister showing the traces of wounds on the body of her sister during the hearing at the Heavy Penal Court No 3. GŸldogan, who told that the intensified searches are made to impose pressure on the prisoners, said: "Filiz GŸlkokuer who suffers from leukaemia was not taken to the hospital because she denied to be searched continuously".

Seza Mis Horoz, a member of TUYAB, who told that the prisoners who were sentenced to life imprisonment were put to single cells after the new TPC come into force, said that Menderes Leyla and Ali Baba Ari were beaten when they were being taken to cells in the Tekirdag F-type Prison, and the leg of Menderes Leyla was broken.  Horoz told that they wrote a petition to the Ministry of Justice upon the fact that the medicine of Zeynel Firik and Ali Sahin written on their recipes by the doctor were not bought. However, Horoz told, the Ministry told them the Prison should supply the medicines: "The prison administration told us to buy the medicine with our money. The rights of the convicts are violated."

Bahar ErtŸrk stated that her brother Kemal ErtŸrk in Ankara Sincan F-type Prison suffers from hypertension and diabetics but the prison administrations does not led him to be treated.

Meanwhile, it was revealed that the 121 letters written in the last three years to the political prisoner Murat Eser by his family were not delivered to him by the prison administration. His father HŸseyin Eser, who told that his son had been in Malatya Closed Prison in 2002 but sent to Elbistan Closed Prison in 2003, said that the letters were given to him when he went to visit to his son on 17 May. (Cumhuriyet-…zgŸr GŸndem-TIHV, July 9-10, 2005)

OSCE report on the modification of the Turkish Penal Code

The OSCE Representative on Freedom of the Media, Miklos Haraszti, today praised the Turkish authorities for introducing important changes to the new Penal Code, following a legal review his Office produced last May listing 23 provisions that needed to be revoked. {BR}

However, "despite some improvements, the amendments do not sufficiently eliminate threats to freedom of expression and to a free press," Mr Haraszti said.

The revised Turkish Penal Code was finally approved by parliament on Wednesday, 29 June. It now has to be published in the Official Gazette in order to enter into force.

Out of the 23 changes the OSCE Representative suggested in May, seven provisions have been brought into line with media freedom principles.

A welcome improvement is the deletion of most of the provisions which assumed stronger sanctions when the media was involved. Turkish lawmakers acknowledged that information about crimes could be in the interest of free discussion of public affairs.

Relating to Article 305 on "offences against fundamental national interests", the Representative noted with satisfaction that two examples in the explanatory "Reasoning Document" - making it a crime to demand the withdrawal of Turkish troops from Cyprus or to claim that Armenians were exposed to genocide - have been removed.

On a negative note, however, Mr Haraszti observed three major areas where media freedom remains endangered:

- the right of journalists to report and discuss on public-interest issues is not secured;

- restrictions on access and disclosure of information have not been lifted;

- defamation and insult provisions remain a criminal rather than a civil offence, thereby leaving the free discussion of public affairs at risk.

The Representative expressed his hope that modernisation of the Turkish Penal Code would continue in the spirit of improving the freedom of public scrutiny, while the provisions promoting self-censorship would all be removed. (OSCE, July 10, 2005)

Le champion de la "tolŽrance zŽro ˆ la torture" entourŽ de tortionnaires!

L'annŽe dernire, le passŽ sinistre de Maksut Karal, chef de la garde rapprochŽe du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, avait ŽclatŽ au grand jour lorsqu'un ex-dŽtenu du DHKP-C exilŽ, du nom de Erdal Gškoglu, avait reconnu en lui le tortionnaire qui le maltraita dans le fameux centre de torture d'Ankara, connu sous le nom de Ç laboratoire de recherches approfondies È.

A prŽsent, c'est un autre garde du corps du Premier, un certain Hanefi Karal, parent de Maksut Karal, qui est ŽclaboussŽ par des histoires de tortures.

Le 3 avril 2002, une opŽration policire avait ŽtŽ menŽe ˆ Ankara contre des militants prŽsumŽs du DHKP-C. Au cours de cette opŽration, quatre personnes avaient ŽtŽ arrtŽes et sauvagement torturŽes. Par la suite, deux des victimes, Bahar GŸler et Tekin Demir, ont portŽ plainte contre leurs tortionnaires. Parmi les 19 inculpŽs, il y avait Hanefi Karal.

Le 29 juin dernier, se dŽroulait la deuxime audience du procs des tortionnaires de Bahar GŸler et Tekin Demir devant la Premire cour des lourdes peines (l'Žquivalent de la cour d'assises) d'Ankara.

NŽanmoins, Hanefi Karal n'a pas assistŽ ˆ son procs pour des raisons professionnelles. Au cours de cette audience, Bahar GŸler et Tekin Demir ont dŽclarŽ avoir ŽtŽ compltement dŽshabillŽs, avoir ŽtŽ aspergŽs d'eau, puis avoir subi des chocs Žlectriques. Ils auraient ŽtŽ rouŽs de coups et menacŽs de mort et de viol. Leurs cheveux auraient ŽtŽ arrachŽ. Tekin Demir aurait eu les poils des moustaches arrachŽes une ˆ une.

La date de la prochaine audience a ŽtŽ fixŽe au 27 juillet.

Ce n'est Žvidemment pas un hasard qu'Erdogan s'entoure de tortionnaires. Ce constat laisse mme penser que le critre de sŽlection des sbires d'Erdogan aient ŽtŽ Žtablis selon leurs palmars en matire de tortures. En tout cas, ce nouveau scandale apporte un sŽrieux discrŽdit ˆ la campagne "tolŽrance zŽro ˆ la torture" initiŽe par Erdogan lui-mme, ˆ l'aube de son mandat. Aprs cette affaire, peut-on encore se laisser bercer par le mythe de la dŽmocratisation de l'Etat turc et nier que la torture demeure une politique d'Etat? (H…C Info, 7 juillet 2005)

L'exŽcution policire d'un militant de gauche menottŽ ˆ Ankara

Un militant de gauche recherchŽ a ŽtŽ abattu ˆ Ankara par la police sous les regards effarŽs des passants. Eyup Beyaz, ‰gŽ de 25 ans et  membre du Parti-Front rŽvolutionnaire de libŽration du peuple (DHKP-C),  a ŽtŽ tuŽ par balles ˆ une heure de pointe, dans un quartier bondŽ abritant des b‰timents gouvernementaux trs protŽgŽs, dont les bureaux du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, aprs avoir ŽtŽ refoulŽ ˆ l'entrŽe du ministre de la Justice.

Selon un communiquŽ de la police, l'homme portait deux bombes dans un corset et une explosion est survenue ˆ un point de contr™le de la police juste ˆ l'intŽrieur du ministre de la Justice alors qu'il Žtait fouillŽ ˆ 09H05 locales (06H05 GMT). Le communiquŽ ne prŽcise pas si c'est la bombe ou seulement le dŽtonateur qui a explosŽ. "L'autre bombe a ŽtŽ dŽsamorcŽe" aprs qu'il eut ŽtŽ tuŽ, selon la police.

Dans un premier temps, il a ŽtŽ mis ˆ terre par les policiers et menottŽ, mais a rŽussi ˆ prendre la fuite en direction d'un parc. Il a ŽtŽ blessŽ ˆ la jambe mais, aprs avoir une nouvelle fois tentŽ de faire exploser sa bombe, les policiers ont visŽ la tte, le tuant sur le coup, selon l'agence Anatolie.

Un camŽraman qui se trouvait par co•ncidence dans le secteur a filmŽ l'ŽvŽnement, qui tournait en boucle vendredi sur les cha”nes de tŽlŽvision turques.

Dans un communiquŽ, TAYAD (Association d'entraide avec les prisonniers politiques de Turquie) a accusŽ le gouvernement d'assassiner ses opposants: "Aujourd'hui, une fois de plus, nous sommes tŽmoins d'une exŽcution. Le 18 juin dernier, le pouvoir a perpŽtrŽ un massacre en assassinant 17 rŽvolutionnaires. Cette fois, l'Etat a exŽcutŽ un militant au grand jour, pour soi-disant le 'neutraliser'. D'aprs les informations Žmanant du ministre de la justice, le militant a tentŽ de pŽnŽtrer dans le b‰timent du ministre par la porte rŽservŽe au personnel. Au moment de sa fouille corporelle, il aurait actionnŽ son dŽtonanateur. A ce moment, il est parvenu ˆ s'Žchapper des policiers qui l'avaient immobilisŽ et a commencŽ ˆ courir vers le quartier de Kizilay. D'aprs les images tŽlŽvisŽes, cette personne Žtait visiblement menottŽe dans le dos. Ce pouvoir continue d'Žliminer les opposants par les armes, l'isolement, les lois et la censure."

D'autre part, l'Association des droits de l'Homme de Turquie (IHD) critique la police d'abattre un homme menottŽ au lieu de l'arrter vivant." (AFP-TAYAD-IHD, 1 juillet 2005)

TIHV's Recent Human Rights Reports in Brief

July 29, 2005

Egitim-Sen Case... Legal General Chamber of the Court of Cassation 2 announced the reasoned verdict concerning the closure case against teachers' union Egitim-Sen. It was stressed in the verdict that the Constitution rules that any language other that Turkish cannot be taught as mother tongue and the education must be in Turkish: "National unity means the unity in the public life so the public life necessitates a national culture which is under the protection of the law. Everybody, on the other hand, can live the culture that they are belonged to in their private life. The definite conclusion is that the education is done in Turkish in Turkish republic. Learning, broadcasting in other languages and dialects used in the society was accepted as a democratic right and legal amendments were made in this direction. ... Education in different languages would raise the social conflicts both in scientific and public realms". The verdict put that Egitim -Sen violated the Law on Trade Unions of Civil Servants and the Constitution by supporting education in mother tongues. Ankara Labour Case No. 2 had rejected closure case against teachers' union Egitim-Sen for the first time on 15 September 2004 but this decision had been quashed by the 9th Legal Chamber of the Court of Cassation. Upon this the court had rejected closure case for the second time. (Cumhuriyet)

The Umut (Hope) Case... On 28 July Ankara Heavy Penal Court No 11 concluded the case against 8 persons who were charged with 22 actions, including the killings of journalist Ugur Mumcu, Dr. Bahriye †ok, Prof. Dr. Muammer Aksoy and Prof. Dr. Ahmet Taner Kislali. The court sentenced Ferhan …zmen to life imprisonment under the Article 146/1 TPC for "being member of an armed organization established to change constitutional order". Arrested defendants Hasan Kili and Mehmet Ali Tekin were sentenced to 11 years 6 months' imprisonment each for "being leading members of armed organization". However, these sentenced decreased to 6 years three months according to the Repentance Law. Mehmet Sahin, Fatih Aydin, Muzaffer Dagdeviren and Abdulhamit ‚elik were sentenced to 3 years 1 month 15 days' imprisonment each, Yusuf Karakas was sentenced to 3 years 9 months', Ekrem Baytap was sentenced to 15 years' imprisonment. Baytap was released after this decision. (Cumhuriyet)

Destruction of Squatters' Houses... A quarrel broke out between the officers and the squatters living in GŸzeltepe quarter in Alibeykšy district (Istanbul) during the destruction of the squatters on 28 July. A crowded group established a barricade in the quarter and did not led the destruction teams enter the quarter on the allegation that the municipality did not supply places to shelter to tenants although made an agreement with the owners of the houses. Police destructed the barricades with panzers, dispersed the crowd by gas bombs and detained five persons.   Leyla GŸzel and Telli Yšn (65) were two of the detainees. Ismail (surname not known) had reportedly heart attack during the incident and taken to the hospital. (Atilim)

Attack to the MHP... Premise of MHP in Mamak district (Ankara) was set on fire by unidentified persons on the night of 26 July. "Anti-Fascist Forces (AFAK)" claimed the incident. (Atilim)

Students on Trial...  A court case was launched against 20 students who protested the police officers who attended classes wearing uniforms at METU. The indictment wants the students to be sentenced for "resisting security forces and not obeying authorities". The case would commence at Ankara Penal Court of first Instance No 25 on 10 November. Meanwhile, defendant students Engin Bozkurt, Umut Soytas, Ismet YŸcetas, YŸcel Takak and Ali Kemal Arslan were reportedly not at the school on the day of the incident. (Atilim)

July 28, 2005

Torture Case... On 27 July Ankara Heavy Penal Court No 1 continued to hear the case against 19 police officers launched on the allegation of torturing Tekin Demir, Bahar GŸler, Jale Kirman and another person who had been detained in 2002 in Ankara. The hearing was adjourned to a later date for recording the testimonies of police officers. (Cumhuriyet)

Incident in Mus... Sefik Yildirim living in Varto district of Mus appealed to the HRA on the allegations that police opened fire from a panzer on his house that is 150 meters distant from Varto Security Directorate. Yildirim told that there was nobody in the house during the incident. Sefik Yildirim's sister Sakine Yildirim told that police officers who came to the place of incident on 19 July made an investigation and apologized from the people living nearby: "A police panzer is on duty everyday near our house. We heard gunshots around 21.50 pm on the night of the incident. They raked the house of my brother. Next day police officers came and took the picture of the house. They wanted not to make complaint and offered to compensate the damages". (…zgŸr GŸndem)

Detention and Arrests... Baris Yigit who was detained in Tunceli for "being member of the PKK" was arrested on 26 July. Meanwhile, Baris Yigit's mother Selvi Yigit told that the bag that had allegedly bomb in it was put by the soldiers when they raided their house: "They said that they found a bag 20 meters away the house. A special team member was holding the bag. Suddenly they said: 'This is a bomb'. Then they exploded it from 20-30 meters away. The explosion did not make so much noise. After the explosion they said that it was not a bomb. They talked by a radio and then went away". Enver Yanik who was detained in Istanbul on the allegations of "being member of DHKP-C and preparing for a suicide action" and Kaidr Al who allegedly aided Yanik were released by the public prosecutor in Istanbul on the grounds of "lack of evidence".  Security authorities had alleged that "they had founded chemical substances used for making bomb in Yanik's house". Enver Yanik was arrested in connection with another case."(Aksam-…zgŸr GŸndem)

Clash and Attacks in the Southeast... According to the announcement made by the PKK, Rifat Baysal who was one of the five militants reportedly died on 26 July nearby Hakkari was reportedly save his skin. Van Governorate announced that 15 militants were killed during the clash broke out nearby GŸrpinar district. (Milliyet-…zgŸr GŸndem)

July 27, 2005

Torture in DetentionŠCemil Bilgili who organized a press conference at the premise of the prisoners' relatives association TUHAD on 25 July announced that he and his nephew Cem Bilgili were tortured. He told that a fight broke out between his nephew and a friend of his on 14 July in ‚aglayan quarter of Istanbul: "I stopped fighting but the police officers who came to the place of incident took us to the ‚aglayan Police Station. They beat and insult at us. There were strokes on several parts of our bodies. We were examined at Sisli Etfal Hospital. When we told the police officers that we would make an official complaint against them we were subjected to insults and beatings again." Cemil Bilgili told that Cem Bilgili was arrested on the allegations of "insulting the flag" and "resisting the police" and they made an official complaint against the police officers to the public prosecutor in Sisli. (…zgŸr GŸndem)

Persons Beaten by Police... The travesties "HŸlya", "Eda" and "Ezgi" were reportedly beaten by police on 21 July in ‚apa quarter of Istanbul. According to a new appeared on the daily …zgŸr GŸndem, the three persons were forcibly taken out of a taxi when it stopped during the red light in the traffic by some 30 police officers and beaten. These persons were later detained and given 2 days' reports at the hospital but the reports were not delivered up to them. Accprding to the news, the three persons were reportedly sent to the public prosecutor in Fatih district on the allegation of "resisting police" and released after being testified. The travesties reportedly did not made an official complaint against the police officers because they thought that it would be fruitless. (…zgŸr GŸndem)

Torture Trial... 1st Penal Chamber of the Court of Cassation denied the appeal against the acquittal decision against 10 police officers allegedly who tortured Erol Evcil during his detention at Bursa Security Directorate on the grounds of "not appealing within the legal time limit".  Thus the acquittal decision was fixed. On the other hand, the Court of cassation quashed the verdict against the physicians Feridun Abdullah Karadag and GŸndŸz SŸmeyre Dšl who were sentenced to fine on the grounds that they gave report saying that "there was no trace of torture on Evcil's body". The court decided that the cases of the defendants should be handled according to the new TPC. On the same grounds, the Court of Cassation also quashed the life imprisonment sentences against Erol Evcil, who allegedly ordered the killing of Nesim Malki in Bursa on 28 November 1995, and the assassins Burhanettin TŸrkes and SŸkrŸ Elverdi. The case against Evcil, TŸrkes and Elverdi had been launched in Istanbul SSC and then the case had been combined with the torture case launched in Bursa. The case had been concluded on 21 May 2004 at Bursa Heavy Penal Court No 2. (HŸrriyet)

Righists Attacked... The group who waiting in front of Istanbul Courthouse to follow the DHKP-C case were attacked by the members of Idealist Union in Sariyer. Musa Kesler, correspondent with the daily Milliyet, was also beaten by the rightists during the incident. Chairman of Idealists' Union in Sariyer Dursun Karabacak, who was detained in connection with the attack, was released after being testified at Besiktas Police Station.  (Radikal)

Detentions and Arrests... B.Y. was detained in Tunceli on the allegation of "being member of the PKK". Enver Yanik was detained in Istanbul on the allegation of "being member of DHKP-C". Enver Yanik had been released from prison in 2003 on the grounds of suffering Wernicke-Korsakoff due to death fast. (HŸrriyet-Milliyet)

Incident in GŸmŸshane... Armed attacked was organized to a police car on the night of 25 July in GŸmŸshane. Police officer EyŸp Sahin and passerby ‚etin ErgŸn were wounded slightly during the incident. (Milliyet)

Clash and Attacks in the Southeast... According to the announcement of the PKK, the militants who were killed during the clash on 20 July nearby Akinkšy village of Ercis district (Van) were YŸcel Yorgun and Mehmet Karakus. In the announcement it was alleged that the security forces used chemical weapons during the operations started on 14 July in Hakkari and the militants Hacer Benek, Vahit Bilir, Rifat Baysal, Mehmet Emin Sincar and Hasan Esmer died due to chemical weapons. Sirnak Governorate announced that two PKK militants were killed during the clash in Anilmis Valley on Cudi Mountain. These militants reportedly were Ahmet Bilal and Azad Tahiri. Three persons were reportedly detained during the operations carried out around TŸzek village of GŸrpinar district (Van) that was evacuated in 1993. One of the detainees is reportedly Ahmet SŸmer. Nurcan Gencer (19), who was detained on the allegation that she attended the funeral ceremony of the PKK militant Tekin Saybak in Bostanii town of Van, was arrested on 26 July. Vahdettin Inan had been killed by the soldiers during Saybak's funeral ceremony. The post train that was going from Elazig to Mus was turned upside down at Kale-Kurt Station on 26 July due to the bomb put on the rails. (…zgŸr GŸndem-Star)

July 25, 2005

Police Officers on Trial... On 22 July, Van Heavy Penal Court continued to hear the case against the police officers Seyit Demir and Sabri Sivaci launched in connection with the killing of juvenile Saban Cadiroglu (14) on 19 August 1999 in Van by beating to death. Lawyer Menaf Kiran announced that the court adjourned the hearing to 18 October. (23 July, …zgŸr GŸndem)

Villagers Beaten by Soldiers... The shepherds Resat Bozkurt and Mustafa Taskiran who were detained on TendŸrek Mountain nearby Yilanli village in Dogubeyazit district of Agri on 20 July were allegedly beaten by the soldiers. They were reportedly detained for having lots of blankets and food with them. They were kept in detention for 2 days in Dogubeyazit Military HQ and were not allowed to see a lawyer. The detainees were reportedly given medical reports by Dogubeyazit State Hospital. Meanwhile Haci Mustafa Bozkurt, his son Mehmet Bozkurt and Burhan Bozkurt from Yilanli village were also detained on 21 July. The shepherds and the detainees were arrested by Dogubeyazit Peace Penal Court for "aiding an illegal organisation". (22 July, …zgŸr GŸndem)

DEHAP Executives on Trial... Erzurum Heavy Penal Court No 2 concluded to hear the case against Tuncer Bakirhan, Chairman of DEHAP, Bedri Firat, DEHAP Chair for Erzurum, launched in connection with a speeches they made on 28 October 2002 before the elections in November 2002. The court acquitted the defendants. They had been first sentenced to 10 months' imprisonment by Erzurum SSC in 2003 under the Article 312 TPC, but Court of Cassation had quashed the verdict. (23 July, …zgŸr GŸndem)

Activity Prevented, Associations Raided... The Governorate in Tunceli postponed "6th Munzur Culture and Nature Festival", which was planned to be held 8-31 July in Tunceli, for 45 days for security reasons. The premises of Association of Fundamental Rights and Freedoms and Tunceli Culture Art and Solidarity Association were raided and searched on 23 July on the grounds that illegal organisations would conduct action during the festival. At least 3 persons were detained during raids. (TIHV)

Refugees Died... 3 refugees from Ivory Coast were thrown into the sea between Bodrum and Cos Island by sailors in a Russian ship. The refugees reportedly got into the boat in Lebanon. The sailor threw them into the sea handcuffed after noticing they were in the boat. One refugee died, one is missing and one was rescued by a yacht. (23 July, Milliyet)

Mine Explosion... Mehmet Aydemir (48) died when he stepped on mine on 22 July nearby Uzungeit town in Uludere district of Sirnak. Sefik Yildirim was wounded during the incident. (24 July, Radikal)

Incident in Istanbul... 2 persons (one of them was a tourist) were wounded during the explosion on 23 July in a restaurant on Galata Bridge in Istanbul. Celalettin Cerrah, Security Director in Istanbul, announced that the bomb was left under a table. (24 July, Milliyet)

Clashes and Attacks in Southeast... PKK announced on 24 July that the private Coskun Kirandi who was abducted would be released. After the clash nearby Akinkšy village in Ercis district of Van on 20 July the villages Akinkšy, Ext and Kilise were raided. Many villagers were detained. Cigerxwun Erisen and Cevdet Baliki were reportedly detained in Ercis. 13 of 20 detainees were arrested on 23 July, 7 persons were released. Meanwhile PKK announced that none of the PKK militants died during the clash, but soldiers allegedly killed 2 villagers working on the field after the clash. A military helicopter was allegedly shot by PKK militants on 22 July nearby ‚ukurca district of Hakkari. 16 soldiers allegedly died and 10 soldiers were wounded. According to the official announcement by General Staff the helicopter landed on a mine nearby Pirineken Gendarmerie Station and 4 soldiers were wounded. According to the news appeared on papers the private Mehmet Kansiray died on 24 July during the clash nearby ‚ukurca district of Hakkari. According to the announcement by the Governorate in Sirnak 5 PKK militants allegedly died during a clash on 21 July. (22-23-24 July, …zgŸr GŸndem-Radikal-Sabah)

July 22, 2005

Person Threatened... Seluk Ulavur, member of Association of Fundamental Rights and Freedoms in Ankara, announced that he was threatened by police officers on 18 July. He said that 2 persons who alleged that they were from police intelligence service stopped him at about 11pm in Cebeci quarter. He added that they said: " We are not police officers. You can oppose the police. But if you oppose the state we would come and find you." Ulavur also stressed that they forced him to confess that he had relation with EyŸp Beyaz who was killed in front of the Ministry of Justice. Lawyer Seluk Koza_ali announced that they made an official complaint on 20 July. (TIHV)

House Raids in Tunceli... Recent house raids and searches in Tunceli were allegedly conducted with legally invalid documents. According to the announcement by Murat Polat, DEHAP Chair for Tunceli, appeared on daily …zgŸr GŸndem his house was raided on 6 July and he was detained: "Security forces besieged the house as if there would be a clash. They said that the raid was conducted upon a phone call. Although they alleged they were searching for bombs they were not look like searching for bombs." Alican …nlŸ, member of DEHAP Central Executive Committee, stressed that the searches on the roads to and from Tunceli were ordinary and without legal base: "There are 2 police point on the road to Ovacik. They check the IDs without mentioning a reason. If they are not looking for a determined person everyone going through that way is a suspect. They search the vehicles and check IDs as if they are looking the driving licenses. There are also serach warrants issued for a long period." BŸlent Tas, Chairman of Tunceli Bar Association, announced: "Order for search and raids cannot be issued generally according to Regulation on Apprehension, Detention and Interrogation and Article 116 and following articles of TPC. The orders can be issued relying on a valid reason and suspicion and can be for a definite period." He added that the raids cannot be conducted upon phone calls and there has to evidences. He added that video recordings taken during raids have to be regarded violation of privacy of personal life. (…zgŸr GŸndem)

Incident in Trabzon... On 21 July, Trabzon Peanl Court of First Instance No 2 started to hear the case launched in connection with the attack of some two thousand people against TAYAD members Zeynep Ertugrul, representative of the journal Ekmek ve Adalet (Bread and Justice), NurgŸl Acar, Emre Batur and Ihsan …zdil in Trabzon on 6 April while they were distributing leaflets concerning "the conditions in prisons". Defendant Ilyas Aktas testified at the hearing to the effect that he was with crowd but he did not attack TAYAD members. The remaining defendants followed his defence. TAYAD member Zeynep Ertugrul said that they were attack upon an untrue allegation that that they were burning Turkish flag. She stressed that she remembers the faces of the defendants but she was not sure whether they were the attackers. She also said that the real attackers were free. The court decided to combine the case with the one against TAYAD members. (Milliyet)

Villagers Abducted... The shepherds Sinan GŸrbŸz (16) and Hakan Abi (18) were allegedly abducted by PKK militants on _spiriz Mountain nearby Ortayolu village in Baskale district of Van. (Milliyet)

Dismissed Students... Ismail Yildiz, student in SŸleyman Demirel University in Isparta, was permanently dismissed from university for attending Newroz celebrations. 4 students were dismissed for 2 semesters, 8 students for one semester. University Disciplinary Council warned 3 students. The case launched against the students on charges of praising an offence is still ongoing at Isparta Penal Court of First Instance No2. (Evrensel)

Clashes and Attacks in Southeast... According to the announcement by HPG, 3 soldiers died during the attack against the military unit nearby Ikizce village in Kumati district of Sirnak on 20 July. It was also announced that soldiers opened random fire and wounded a female villager. (…zgŸr GŸndem)

July 21, 2005

Exe-Judicial Trial... On 20 July, Eskisehir Heavy Penal Court No started to hear the case against the police officers Mehmet Karaca, Yasafettin Aiksšz, Seydi Ahmet Dšngel and Salih Ayaz launched in connection with the killing of Ahmet Kaymaz and his son Ugur Kaymaz on 21 November 2004 in Kiziltepe district of Mardin. DEHAP, EMEP, …DP and SHP members, who gathered in front of the courthouse in the morning, were attacked by rightists. Five persons including one police officer were wounded in the fight. Juvenile Erkan …ngŸn who was heavily wounded by the rightists had reportedly no connection with the hearing. The police officers alleged in their defenses that Ahmet Kaymaz and Ugur Kaymaz opened fire first on the day of the incident. Tahir Eli, acting as sub-plaintiff reminded that five months passed since the first hearing of the case held at Mardin Heavy Penal Court No 2: "We think it is not appropriate with the laws to transfer the case to Eskisehir. Ministry of Justice intervened the judgment by this decision. This decision was taken in order to intervene the reality but not on the grounds of security". The hearing was adjourned to 24 October. (Cumhuriyet-…zgŸr GŸndem)

Workers Detained... 110 workers who were fired from work by the company Trakya Nakliyat that distributes Coca Cola occupied the factory of Coca Cola in Dudullu quarter of Istanbul. The workers were reportedly fired for being members of the trade union Nakliyat-Is. Police intervened the action and detained the workers by force. Relatives of the workers who were gathered in front of the factory were dispersed by force. 2 persons who fell ill during the police intervention were taken to hospital. (Cumhuriyet)

Detentions and Arrests... PKK militant I.A. reportedly surrendered to Provincial Gendarmerie Commandership in Agri. Semiha Can, member of DEHAP Youth Wings in Batman, was detained on 20 July. (Milliyet-…zgŸr GŸndem)

Clash and Attacks in the Southeast... Non-commissioner officer Kenan (surname not known) was killed, one private was wounded during the clash broke out on 20 July nearby Akinkšy village of Ercis district (Van). 2 PKK militants were allegedly killed in the same clash. Security forces continue to the operations to find the private Coskun Kirandi who was kidnapped by HPG militants nearby Tunceli. Five soldiers were wounded in the clash broke out during the operation conducted in PŸlŸmŸr valley, Dokuzyakalar and Kutderesi regions of Tunceli on 20 July. Meanwhile, according to a news appeared on the newspaper …zgŸr GŸndem, the soldiers who returned from the clash broke out nearby Marik hamlet of GŸle village allegedly raked the houses randomly in InšnŸ quarter. According to the announcement of the HPG, it is not true that one HPG militant was killed in the clash broke out on the road between Tunceli and PŸlŸmŸr. It was also alleged in the announcement that eight soldiers were killed in the attack organized to a military unit on Gabar Mountain nearby Sirnak on 19 July. (HŸrriyet-Milliyet-Radikal-…zgŸr GŸndem)

July 20, 2005

IHD Executive and Unionist on Trial... On 19 July Ankara Penal Court of First Instance started to hear the case against Alaattin Diner, Chairman of Egitim-Sen, and YŸksel Mutlu, board member of the HRA in connection with the speeches addressing "Peace Mothers" who visited Egitim-Sen on 12 July 2004. Lawyer Zuhal ‚olak stated that there were material mistakes in the indictment, YŸksel Mutlu was the observer of the IHD during the visit so did not make announcement in the name of "Peace mothers". The hearing was adjourned to 11 November for hearing the witnesses. (BIA)

Detentions and Arrests... Nurten Karakas, Ankara Representative of Democratic Women Movement, was arrested on the allegation of "being member of illegal organization". Karakas, who had been detained on 15 July, was reportedly arrested in connection a press announcement made to protest the killing of 17 MKP militants in Tunceli.(TIHV)

Clash and Attacks in the Southeast... One PKK militant was killed, five soldiers were wounded in the clash broke out on 19 July on the road between Tunceli and PŸlŸmŸr. Lieutenants Haluk Denli (Haluk Beydili) and Tuna Kara, privates Erkut Yilmaz and BŸlent Yilmaz died when the military vehicle hit the mine on 19 July nearby ‚igli village of ‚ukurca district (Hakkari). Firat Alus, Ismail Temel and two privates were wounded during the incident. Four soldiers were wounded in the clash broke out later at the same place. (Milliyet-Radikal)

July 19, 2005

Trial of Exe-Judicial Killing... On 18 July Adana Heavy Penal Court No. 2 continued to hear the case against 3 police officers in connection with the killing of Siar Perincek on 28 May in Adana. Lawyer Yasemin Dora Seker, acting as sub-plaintiff, alleged at the hearing that some of the documents presented by the lawyers of the defendants were fake or provided later. She put that the signatures on the arrest minutes that were said to be belonged to Nurettin Basi were fake: "It is seen that the documents are not similar to the minutes presented by the lawyers of defendants. The minute was arranged later either by the lawyers of the defendants or somebody else. They attempted to mislead the court." The hearing was adjourned to 15 September. The indictment wants Security Director Davut …zates to be sentenced for "killing a person beyond intention", chief superintendent Mesut GŸrkan and superintendent Erhan ‚iloglu for "ill-treating Mehmet Nurettin Basi". (…zgŸr GŸndem)

Pressures in the Prison... According to the announcement made by the political prisoners in Erzurum Prison the prisoners, who sent petition to the prison administration to protest ban on receiving visitors, were again banned to see visitors and use the communication devices. (…zgŸr GŸndem)

Demonstrators Detained... Some 20 Bergama peasants, who staged an action in order to protest Izmir Governor Yusuf Ziya Gšksu on the allegation that he did not close the gold mine in Bergama, were detained during the ceremony organized in connection with the leaving of the governor from the city on 18 July.The demonstrators including Oktay Konyar, Chairman of Bergama Environment Execution Committee, were released in the evening.  (Radikal)

Clash and Attacks in the Southeast... PKK militant who was killed on 11 July nearby Kemah district of Erzincan was reportedly Murat Yavuz. According to the announcement of the PKK, military forces allegedly used chemical weapons in the operation organized on 14-16 July in Hakkari.  In the same announcement it was also put that 2 soldiers were killed during the clash broke out on 17 July nearby Bitlis. (…zgŸr GŸndem)

July 18, 2005

Killings Unidentified Assailants and Disappearances... The graves of Edip Aksoy and Orhan Cingšz were opened on 14 July. PKK confessor and JITEM member AbdŸlkadir Aygan had announced on daily …zgŸr GŸndem on 30 June that they had buried Edip Aksoy and Orhan Cingšz nearby a streambed on the road between Cizre and Silopi nearby Turkish Petroleum Corp (TPAO) after having killed them in detention on 7 June 1995. Public Prosecutor found out that the corpses had been found by cotton workers after 21 days of the disappearances by examining the files of the killings and buried. Orhan Cingšz and Edip Aksoy had been buried in the graves with the numbers 28 and 29 in Silopi Cemetery. The relatives of killed persons identified them from the pictures of the found bodies. Upon permission of public prosecutor the relatives of the killed persons, executives of IHD and officials went to the cemetery to open the graves. But the registry numbers given to the corpses were not correct and they had been given randomly just to be written on official documents. Upon this the workers in the cemetery were asked and they replied: "Especially between 1994 and 1999 we buried lots of unidentified persons. We cannot recognise all of them." But they showed a grave where there were 4 corpses. Sample bones were taken for DNA tests and sent to Forensic Institute. Chairman of IHD Diyarbakir branch Selahattin Demirtas announced: "The workers do not remember the incident. They are not sure. They contradict each other. We would wait for the results of DNA tests. If the bones do not belong to Cingšz and Aksoy, we would appela to open other graves." (16 July, …zgŸr GŸndem)

Death in Prison... Mehmet Kaderci (40), incarcerated in Mugla Prison, committed suicide on 15 July. Kaderci was a police informer and he helped the police for the operations conducted against gangs in Muga. He was incarcerated with 64 persons who were related to the operation. He reportedly committed suicide due to pressures of those persons. (16 July, Cumhuriyet)

Death Fast... On 15 July, †skŸdar Heavy Penal Court No 1 continued to hear the case of 399 defendants, who had been in †skŸdar Prison at the time of the "Operation Return to Life" deployed in 20 prisons on 19 December 2000. (16 July, Cumhuriyet)

July 14, 2005

IHD Executive on Trial... On 13 July Kiziltepe Penal Court of First Instance started to hear the case against Mihdi Perinek, IHD Representative for Eastern and South-eastern Anatolia, and Selahattin Demirtas, chairman of the IHD branch in Diyarbakir, in connection with "the report they prepared concerning the killing of Ahmet Kaymaz and his son Ugur Kaymaz in Kiziltepe district of Mardin on 21 November 2004". The hearing was adjourned to 21 October. Selatattin Demirtas stated after the hearing that the case was launched in order to pressurize on the IHD. Demirtas said the followings: "The case was launched against two person although the report was prepared by five persons. It is not clear why these two persons were chosen. We did not have possibility to make an announcement about the content of a file that we did not see. They launched the case according to the Law on Press as if we were journalists and made these things published. Spokesman of the General Security Directorate Ramazan Er made the clearest statement by announcing the results of the criminal investigation. Although we made an official complaint, the Chief Public Prosecutor in Ankara decided not to prosecute on the grounds that the announcements of Er were not related to the content of the file but they were for informing the public". (…zgŸr GŸndem)

Pressures in Prisons... Administration of Kandira F-type Prion reportedly banned the humour journal "Masala" published by the prisoners to be sent out of the prison according to the Article 68/3 of the Law on Execution of the Sentences that foresees the ban of sending letters, fax and telegrams that endangers the security of the institution, targets the officials, helps the correspondence of members of terrorist or other criminal organizations, includes wrong and untrue information that would cause persons and institutions to take alarm. (Evrensel)

DEHAP Members Detained... DEHAP member Inan Yilmaz, member of municipality assembly in Hozat district of Tunceli, was detained on the allegations that "he aided PKK militants". Aydin Aydinoglu, former executive member of DEHAP in Besiktas district (Istanbul) was detained on 11 July in ‚orlu district of Tekirdag. Aydinoglu was released in Istanbul on 13 July. (…zgŸr GŸndem)

Bomb Attacks in Istanbul... AbdŸlkadir Karakus and Muhammet Toka were reportedly arrested in Iraq together with Sadettin Akdas and Burhan Kus, who were involved in the bomb attacks organized in Istanbul on 15-20 November 2003. (HŸrriyet-Radikal)

Clash and Attacks in the Southeast... Non-commissioned officer Osman Topuz was wounded in the attack conducted to a military vehicle nearby Gen district of Bingšl on 13 July. According to the announcement of the HPG the private Coskun Kiran who was abducted on 11 July on Tunceli-Erzincan road was reportedly good in health. Gškhan GŸzel, who allegedly hugged the PKK militants during the same incident and told that he supported the PKK, was arrested on 13 July. (Milliyet-…zgŸr GŸndem)

July 13, 2005

KŸrt-Der Closed... On 12 July Diyarbakir Penal Court of First Instance started to hear the case against Kurdish Democracy Culture and Solidarity Association (KŸrt-Der) launched in connection with the statements in its statue about the education and broadcasting in Kurdish. The court decided to close the association temporarily. The hearing was adjourned to 18 August. (…zgŸr GŸndem)

HADEP Members on Trial... On 12 July ‚ermik Penal Court of First Instance concluded the case against the executives of the closed HADEP launched on charges of "playing Kurdish music and shouting slogans in Kurdish" during the congress of HADEP in ‚ermik district (Diyarbakir) on 1 June 2002. The court acquitted Ali Yerlikaya who was not in ‚ermik on the date of congress while sentenced Ali Karako, chairman of HADEP in ‚ermik, Mehmet Emin Taskiran, Abdulkerim Yaman and Memhmet Demirkol to fine of YTL 1,089 each according to the Article 81/3 of the Law on Political Parties. (…zgŸr GŸndem)

Conscientious Objector on Trial... On 12 July Sivas Military Court continued to hear the case against the conscientious objector Mehmet Tarhan, incarcerated in Sivas Military Prison, that was launched on the allegation of "insisting on disobedience to order".  The hearing was adjourned to 4 August. (TIHV)

Clash and Attacks in the Southeast... According to the announcement of PKK 11 soldiers were allegedly killed during the clashes in the regions Tepe Siker and Tepe Sor nearby Semdinli district of Hakkari on 12 July. (…zgŸr GŸndem)

Bomb Attacks in Istanbul... Sadettin Akdas and Burhan Kus, who were involved in the bomb attacks organized in Istanbul on 15-20 November 2003, were reportedly captured in Iraq. According to the news appeared on the daily Milliyet, the USA unofficially announced that they were captured. At the hearing held on 11 April at Istanbul Heavy Penal Court No 10 concerning the bomb attacks Sadettin Akdas and Burhan Kus had been reported as being prisoners in Abu Garip Prison in Irak. Habib Akdas had been killed during a clash, Azad Ekinci and GŸrcan Ba died in a suicide attack in Iraq. (Milliyet)

Refugees Died... A boat carrying refugees from Aliaga district of Izmir to Lesbos island of Greece sank. Three Somalians died, 22 persons form Somalia, Palestine and Mauritania were saved. (Cumhuriyet)

July 12, 2005

TIHV Staff on Trial... On 11 July, Adana Penal Court of First Instance No 11 started to hear the case against lawyer Mustafa ‚inkili, TIHV Adana Representative, and Mehmet Antmen, physician at TIHV Adana representation on charges of hiding the evidences and forgery in official documents.Cinkili testified at the hearing to the effect that the public prosecutor was trying to prove that we were trying to prevent an investigation on torture and the public prosecutor was the one who was trying to reveal information on torture. He stressed this could not be true relying on the activities and goals of TIHV. Lawyer Vedat …zkan stressed that the public prosecutor launched a case against the defendants, who certified torture, without any reasons in order to take revenge. He added that they do not believe that the prosecutor really wants to reveal information on torture. The court adjourned the hearing to 4 October. The indictment wants ‚inkili to be sentenced for hiding the evidences and Antmen for hiding the evidences and forgery in official documents. SŸkrŸ Boyav, who had been released from Adana E-type Prison some 2 years ago, had been given a letter including medical reports for his treatment to be given to a volunteer physician. SŸkrŸ Boyav had made an official complaint with the public prosecutor against prison's administration and the guards. He had also added a copy of that letter in the file. Upon this Mehmet Antmen had been taken to prosecution office on 16 September 2004 by the police on order of the public prosecutor to testify. Mehmet Antmen and the lawyer Mustafa Cinkili, who had been with Antmen during interrogation, had said that they could not provide the original letter and they had to ask the TIHV Headquarters. The police had kept Antmen and Cinkili in detention for a while and wanted them to be arrested on the allegations of preventing the investigation by not giving the required document. But the court had rejected the demand and released them on the grounds that a copy of the letter was in the dossier of the case and if needed public prosecutor may demand the reports from the Forensic Institute. Lawyer Avukat Mustafa ‚inkžlž announced that public prosecutor launched a court case in March against himself and Mehmet Antmen. (TIHV)

Torture in Tunceli... BŸlent Yžlmaz (30), living in Ovacik district of Tunceli, announced that he was abducted on the night of 10 July and tortured. He allegedthat he was abducted by JITEM members or police officers and said: "There is a gas station in the entrance of the district. I was there and a white car came. The persons in the car -one blond, one bearded and one bald- wanted me to get in and they started to insult and beat me. They were saying that I had friends and wanted me to tell where they were. They threatening me to kill my friends and me and throw the bodies in a field nearby Munzur. I said I did not understand what they meant. Upon this they started to beat me with the butts. They took me where the Munzur and Mercan streams merge. They put a snow mask on my head. There were 4-5 persons there. They left me with them. They continued to beat me." He added that he was taken to a construction area nearby Uzunayir Dam and beaten there until 4am. He continued that he heart someone calling another person in the car as "officer" and said: "When they released me they said to me the I should not move for at least 1,5 hour or soldiers would shoot me. I waited there and then went to Pugluayir village. I called my friends and they came to take me." He stressed that he was not given the medical report by the police charged at the hospital on the grounds that the report would be sent to public prosecutor. (…zgŸr GŸndem)

Pressures in Prisons... Lawyer Sedat …zkan announced that 65 prisoners incarcerated in Adana KŸrkŸler F-type Prison were banned from all social rights for giving petitions demanding the military operations to be ended and bettering the condition of Abdullah …calan. …zkan said that he saw his clients Fatih Aksever and Mehmet Tahir Geer, after the new Law on Execution of Sentences the bans were broadened. He added that 3 persons who were arrested in June were put in a single-cell for singing in Kurdish. (…zgŸr GŸndem)

Newroz Celebrations... On 11 July, Mersin Penal Court of First Instance No 2 continued to hear the case against six juveniles who allegedly attempted to burn Turkish flag during Newroz celebration on 21 March in Mersin. Hakon Arald Gulbrandsen from the Norwegian Embassy and Chris Bradley from the British Embassy wanted to attend the hearing as observers, but the court did not allow them to attend. The court adjourned the hearing to 3 November. The lawyer of the juveniles Ali Bozan made an announcement after the hearing and said: "These juveniles are not defendants, but victims. They were also subjected to torture and ill-treatment. We demanded the court to issue an official complaint against the officers. We would also make an official complaint." (Zaman)

DEHAP members on Trial... On 11 July, Ankara Penal Court of First Instance continued to hear the case against the DEHAP executives for Ankara in connection with the slogans shouted during the meeting organised by KESK on 24 September 2004. The court adjourned the hearing to 13 September. Ankara Heavy Penal Court No 2 decided not to be responsible with the case and sent the files to Penal Court of First Instance. DEHAP Chairman for Ankara Ismail Anci, DEHAP executives for Ankara AbdŸrrahim Bilen, Ismet Aras, Mehmet Kaya, Sirin Altay, M. Sirin Karademir, Erol Kaplan, Dilek Yildirim, Rahman SŸmer, Metin Yildiz and Dursun Turan are prosecuted in the case. (…zgŸr GŸndem)

Labour Day Trial... 11 July, Bursa Penal Court of First Instance No 10 started to hear the case against 15 members of Socialist Platform of Oppressed (ESP) who were arrested after the 1 May Labour Day celebrations in Bursa. The remanded defendants were released at the hearing. The names of the following defendants were known: Serpil Arslan, Riza ‚imen, Hidir Aslan, Mehmet Gen, …zcan Pamuk, Baris ‚irpan, HŸseyin Akbalik, Meral Anasin, Hacer Yildiz, Evrim Aliz, Aysel Akdemir, Ali Mete Kiraz. (TIHV)

Attack Against BBP... An armed attack was conducted against the Headquarters of Great Unity Party (BBP) on the night of 11 July in Ankara. Some 25 armed persons threw stones and broke the windows. Afterwards they opened fire. The attackers ran away when the security guards and police officers opened fire into the air. (HŸrriyet)

Clashes and Attacks in Southeast... A PKK militant died during a clash on 11 July nearby Kemah district of Erzincan. Revzete Ay and Kemal HŸseyin (Irak”) were reportedly captured alive on 5 July nearby Dargeit district of Mardin during the clash during which a PKK militant was killed. On the night of 11 July alleged PKK militants blocked the Tunceli-Erzincan road and abducted the soldier Coskun Kiran. (HŸrriyet-Milliyet)

July 11, 2005

Killings by Unidentified Assailants, Disappearances... On 9 July, daily …zgŸr GŸndem concluded publishing the confessions of AbdŸlkadir Aygan concerning the killings by unidentified assailants and disappearances. Aygan said followings concerning the killings of 2 persons whose names he did not recognise: "There is a bridge nearby Altindag Resort on the road from Diyarbakir to Ergani. A transporter was executed by Kemal EmlŸk under the bridge (nearby the bridge the body of Harbi Arman had been found). After the bridge there is a ramp. There is a village on the left side of the road. There are holes on the opposite side of the village. Corpse of a person was thrown there in a sack by members of intelligence branch in Diyarbakir. (9 July, …zgŸr GŸndem)

Police Officer on Trail... On 8 July, Istanbul Heavy Penal Court No 1 concluded the case against the police officer Mehmet Yildiz launched on charges of killing of Burak Yilmaz on 22 May 2004 in Kumkapi quarter of Istanbul. Mehmet Yildiz was acquitted under the Article 24/1 TPC on the grounds that the officer's action remained within the limits of his duty". The court sentenced Asir Kurnaz to 4 years, 5 months and 10 days' imprisonment for "wounding a person by shooting, carrying unlicensed arm, firing against the officer with the intention of killing". Kurnaz was released after the decision on the grounds that he served during the trial. On 22 May 2004, Asir Kurnaz had wounded Haluk …nal. When he was trying to escape the officer Mehmet Yildiz had opened fire. During the clash Burak Yilmaz, who was with Asir Kurnaz, had been shot to death. (9 July, HŸrriyet)

Demonstration for Mehmet Tarhan... 3 persons were detained during a demonstration in Istanbul demanding the release of conscientious objector Mehmet Tarhan who is now in Sivas Military Prison. The police did not intervene the demonstration on the grounds that an action conducted by 2 persons was not regarded as demonstration according to the Law on Demonstrations and Meetings. When IHD observer Dogan …zkan joint the action staged by Evsen Yasar Akay and Bahar Bayram, members of Istanbul Initiative for Solidarity with Mehmet Tarhan, the police intervened and detained …zkan, Akay and Bayram. The detainees were released on the evening. (9 July, Cumhuriyet)

Students on Trial... A court case was launched against the students H.O. (15) and K.K. (14) who allegedly tore a Turkish flag into pieces in the garden of ‚ukurova Primary School in Adana in May. The indictment wants the defendants, who were kept in detention for a while after the incident despite their ages, to be sentenced to 3 years' imprisonment for insulting the Turkish flag. (9 July, Radikal)

Detentions and Arrests... D.P., Z.D. and B.…. were detained in Istanbul on the allegations of "being member of DHKP/C". DEHAP Chair for Bostanii town of Van Casim Aslan, who was detained during raids on 7 July, was arrested on 8 July. Fuad Gšk and Ali GŸndogan were detained during house raids on 9 July in Tunceli. H.B., who was detained in Izmir on the allegations of "being member of PKK", was arrested on 1 July. His son K.D. was released. (8-9-10 July, Milliyet-…zgŸr GŸndem)

Bomb Attack... Ali ‚elikli heavily wounded and 22 persons including a Russian, a Hungarian and an English were slightly wounded when a bomb exploded on 10 July in ‚esme district of Izmir. (11 July, Radikal)

Mine Explosion... Kasim Anik, Ahmet Tatar, Ismail Tatar, AbdŸlkerim Tatar, Idris Gerez, Sait Gerez and Agit Gerez were wounded when a truck hit a mine on 9 July nearby Sirnak. (10 July, Cumhuriyet)

Clashes and Attacks in Southeast... Minister of Interior Affairs AbdŸlkadir Aksu answered the question tabled by Mehmet Kesimoglu, CHP MP for Kirklareli. According to the answere 99 PKK militants were killed in 2004 and 139 were captured alive while 130 surrendered. He also added that 65 PKK militants were killed, 43 were captured alive and 41 surrendered in first 5 months of 2005. The privates Mehmet ‚amci, Ender Alber and Ibrahim Boybey died when a military vehicle hit a mine nearby Derecik town in Semdinli district of Hakkari on 9 July. Non-commissioned officer Adem Sahan, the privates Cengiz Aydin, HŸseyin Torun, Nefi Yetitiren, AbdŸlaziz ‚aliskan, Cem …ztŸrk, Abdullah Gezgin, Baris Gškbaslar, Bestavi Veziroglu, Cemal Sahin, Mehmet Engin, Zeynel …zdemir and 3 soldiers were wounded. Two soldiers were wounded when they stepped a mine in ‚ukurca district. The police officers Niyazi Karanfil, Mehmet Cibooglu and Mehmet Kili were wounded during the attack against the police point in front of the Hozat Governor's Office in Tunceli. (10-11 July, Cumhuriyet-Radikal-…zgŸr GŸndem)

July 8, 2005

Killings Unidentified Assailants and Disappearances... …zgŸr GŸndem published on 8 July the confessions of AbdŸlkadir Aygan concerning the killings of Necati Aydin (union for workers in health sector TŸm Saglik Sen Diyarbakžr branch Chairman), Mehmet Ay and Ramazan Keskin. The killings had been reported by TIHV in 1994. Aygan confessed that commander AbdŸlkerim Kirca, the sergeant YŸksel U. using the codename 'Seyhmus', Kemal EmlŸk, non-commissioned officer Nuri A. with the codename "Oguz", intelligence commander captain Tuna Y. involved the killings: "Necati Aydin was a relative of Vetha Aydin (People's Labour Party Chair for Diyarbakir and killed in 1991). Ramazan Keskin was either from Viransehir or Siverek. Mehmet Ay was from Bismil. They were taken to Diyarbakir SSC in connection with an incident. We went to SSC and started wait for them in front of the courthouse. When they left the building we told them they had to come to police station for deficient documents. We took them to JITEM and they were interrogated under torture for few days. We took them one day and went in a region nearby Kagitli station on the road between Diyarbakir and Silvan with two non-official vehicles of JITEM. We went off the road and AbdŸlkerim Kirca killed them on an arable field." Public Prosecutor in Diyarbakir had launched a case against AbdŸlkadir Aygan, retired commander AbdŸlkerim Kirca, non-commissioned officer charged at Siirt Gendarmerie HQ Ugur YŸksel, Mahmut Yildirim (known as "Yesil [Green]"), Muhsin GŸl, Fethi ‚etin, Kemal EmlŸk charged at Diyarbakir Security Directorate and his wife Saniye EmlŸk charged at Diyarbakir Military Office for "forming a gang to commit crime and intentional killing" in connection with 8 killings between 1992 and 1994. The cases against Kirca, YŸksel and Saniye EmlŸk were separated and sent to military court. (…zgŸr GŸndem)

Killings Unidentified Assailants and Disappearances... The bodies of Orhan Cingšz and Edip Aksoy were found after 10 years relying on the confessions of AbdŸlkadir Aygan. Cingšz and Aksoy families applied to Public Prosecutor in Silopi with the representatives of TIHV and wanted the region Aygan mentioned to be searched. Upon the demand Public Prosecutor found out that the corpses had been found by cotton workers after 21 days of the disappearances by examining the files of the killings and buried. According to the document concerning the bodies the officials noted that the bodies could have been bodies of PKK members. Selahattin Demirtas, TIHV Chairman for Diyarbakir, announced that the Public Prosecutor had thought that they had been killed by the members of PKK and had not continued the investigation. Demirtas also added that Orhan Cingšz and Edip Aksoy had been buried in the graves with the numbers 28 and 29 in Silopi Cemetery. The relatives of killed persons identified them from the pictures of the found bodies. The graves would be opened for DNA tests. (…zgŸr GŸndem)

HADEP Member KilledŠ According to the announcement appeared on the web site of "Party of Democratic Patriots" founded by Osman …calan in Northern Iraq Hikmet Fidan, vice chair for closed People's Democracy Party (HADEP), was killed by PKK. It was also alleged that Kemale Sor and Sipan Rojhilat were also killed by PKK for being separated from PKK. (HŸrriyet-Zaman)

Stop WarningŠ On 6 July, soldiers opened fire against villagers who were allegedly smugglers nearby Tasdelen village in Uludere district of Sirnak. 8 horses of the villagers Cemil AltŸrk, Haydar Dinar, Kadri Aykut, Reber Aykut and Ziya Dindar were allegedly killed during the incident.Cemil Altirk announced: "We were 8 persons and were going to Iraq to bring goods. The soldiers started to fire without warning us to stop in a distance of some 200 meters to the border. We left the horses and ran away. When we got back the horses were killed." (…zgŸr GŸndem)

DEHAP Members Detained... Casim Aslan, DEHAP Chair for Bostanii town of Van, and Orhan Tutuk, working for DEHAP, were detained during raids conducted on 7 July against DEHAP premises and Bostanii Women's Cooperative (BIKAD). BIKAD Chairwoman Hatice Asan announced that another shop was also raided in the building of BIKAD although the search warrants were issued for BIKAD and DEHAP. Murat Polat, DEHAP Chair for Tunceli, DEHAP members Hidir Ayta and Nuray Atmaca were detained during house raids on the night of 6 July. Atmaca was released few hours later, Polat and Ayta were released on 7 July. Police officers reportedly broke the door of house of DEHAP Board Member Alican †nlŸ who was not in the city during the raid. (…zgŸr GŸndem)

Detentions and Arrests... M.T., who was detained in Izmir on the allegations of "being member of Hezbollah", was arrested on 6 July. (Milliyet)

Attacks and Clashes in Southeast... On 6 July, the MKP militant Sergide Akinci was killed during a clash nearby Harman village in ‚iekli town of Tunceli. The name of the militant was announced by the paper as Ayten GŸlmez. According to the announcement by PKK, Necati Yurdakul was killed in Hakkari for allegedly being JITEM member. PKK also announced that 4 soldiers died and 3 soldiers were wounded during the attack against the military barracks in BeytŸssebap district of Sirnak on 5 July. A bomb exploded on the railway between Erzincan and Erzurum on 7 July. The train went off the rails and no casualties were reported. (Milliyet-…zgŸr GŸndem)

July 7, 2005

Extra-judicial Killings, Disappearances... On 7 July (today), daily …zgŸr GŸndem continued to publish the confessions of AbdŸlkadir Aygan. In the issue of 7 July the killings of Social Democrat People's Party members Servet Arslan and Sahabettin Latifeci were published. Aygan confessed the followings concerning the killings of Arslan and Latifeci on 4 September 1994: "The confessor Servet Toprak with the codename 'Serpil' helped us in finding Sahabettin Latifeci. He was taken to JITEM. He was suffocated there by the sergeant YŸksel U. introducing himself as 'Palulu Zaza (Zaza of Palu)' and using the codename 'Seyhmus'. He was punched at his chin before being killed and his chin was broken. Servet Aslan was also found by Servet Toprak. He was taken to Sivas for interrogation and killed there. The bodies were left in a luggage in the place behind the milk and cheese factory nearby Diyarbakir on the road to Silvan." The bodies of Latifeci and Arslan who had been counted in "killings by unidentified persons" in the reports of TIHV had been found 7 September 1994. (…zgŸr GŸndem)

HADEP Member KilledŠ Hikmet Fidan, vice chair for closed People's Democracy Party (HADEP), was killed on 6 July in Diyarbakir. Hikmet Fidan who was attacked by two persons in Kaynartepe quarter of Baglar district, was reportedly shot at his nape. According to the official announcement Hikmet Fidan was not killed due to political reasons. (Milliyet)

Incident in HakkariŠ Villagers Sinem Korkmaz and Mecit Anuk were severely wounded, many villagers were slightly wounded when the village guards attacked the villagers in ‚atma village of YŸksekova district (Hakkari). Villagers told that the village guards, who had been in Doganli village of ‚ukurca district before, had been settled to the land between ‚atma and Kamisli villages of YŸksekova district in 1994 by Hakkari Governorship. Villagers announced that they always had problems with the village guards on the grounds that they used the lands of both villages, and they started to fight on 6 July. Sinem Korkmaz is reportedly a relative of a village guard and Macit Anuk reportedly lives in ‚atma village. (…zgŸr GŸndem)

Case ConcludedŠ On 6 July, Erzurum Heavy Penal Court No 2 concluded the case against Nese Deniz on charges of "being member of PKK". The court sentenced Nese DŸzel who had surrendered to security forces on 22 December 2004 to 9 years' imprisonment. The case had been launched with demand of life imprisonment, but she was sentenced to 9 years on the gorunds that she benefited from so called Repentance Law. (Milliyet)

Clash and Attacks in the SoutheastŠ On 6 July, 2 soldiers were wounded during an attack against a control point on the road between Kozluk district and Ziyaret town in Siirt. A PKK militant was allegedly killed during a clash broke out nearby Dargeit district of Mardin on 6 July. (Cumhuriyet-Milliyet)

July 5, 2005

Killings by Unknown Assailants, Disappearances... Daily …zgŸr GŸndem continues to publish the confessions of PKK confessor and JITEM member Abdulkadir Aygan. It was appeared on 2 July that Hakki Kaya who had been detained by JITEM members in Lice district of Diyarbakir on 18 November 1996 had reportedly been killed. Aygan told that Kaya had been buried on the road between Karaali (Tirelo) village of Diyarbakir and Hani district. Aygan put that another person had been also buried in the same place on the same day. Hakki Kaya was counted as disappeared in the Human Rights Report of the TIHV in 1996. It was told in the same edition that JITEM member Idris Yildirim had been detained in October 1994 in Silopi when he had wanted to leave JITEM and had been killed in Elazig. Aygan said that he and "the group commander Kemal EmlŸk" had burned the corpse of Idris Yildirim on the road between Elazig and Baskil district. On 4 July, the confessions concerning the killings of Hasan ErgŸl and Atilla Osmanoglu were released on the newspaper. Aygan told that Hasan ErgŸl, who had been detained on 5 June 1995 in Silopi had been thrown into Hazar Lake after having been killed. Atilla Osmanoglu, who had been detained on 25 March 1996, had been put into a junk petroleum tanker on the road to Habur stream from Silopi. Aygan told that Osmanoglu's face was destroyed in order not to be identified. He alleged that Hasan ErgŸl and Atilla Osmanoglu had been killed by the JITEM member Cindi Acet (or Acut) with the nickname "Koero". The corpse of a person who had been alleged to be Osmanoglu, who had been found on 30 March 1996 in the place Aygan mentioned, had been buried in the graveyard for people without relatives in Silopi without conducting sufficient investigation. Atilla Osmanoglu was counted as disappeared in the Human Rights Report of the TIHV in 1997. On 5 July AbdŸlkadir Aygan's narrations about the killings of Izzettin Acet (Melle Izzettin) and Mehmet Emin Kaynar were published. Aypan put that these persons had been shot to death by the JITEM member Abdulhakim GŸven and their corpses had been burned by he JITEM member Kemal EmlŸk. Aygan told that Izzettin Acet and Mehmet Emin Kaynar, who had been detained in Cizre on 29 October 1994, had been killed and burned nearby Karpuzlu village on Siverek-Diyarbakir road. The corpses of Izzettin Acet and Mehmet Emin Kaynar had been found after a short time. Their names were mentioned in the part of Killings by Unknown Assailants in the Human Rights Report of the TIHV in 1994. (…zgŸr GŸndem)

Persons Beaten by Police... Dersim Culture Association, Democratic People's Platform, DEHAP and teachers' union Egitim-Sen organized a press announcement on 30 June in connection with the beatings of Ali Haydar ‚atakin and Ibrahim ‚atakin by special team members. BŸlent YŸce, who read the press announcement, stated that the ‚atakin brothers were stopped and beaten by the special team members when they were returning from grave visit. (…zgŸr GŸndem)

Pressures in the Prisons... According to the announcement made by "Committees of Revolutionary Prisoners' Families (DETAK)" at the IHD Istanbul branch, cells of the FEMALE prisoners were raided under the supervision of the public prosecutor in Gebze Prison on 24 June, the prisoners were beaten and their properties were destroyed. It was also put in the announcement that the political prisoners who were on hunger strike to protest the new Law on Execution Of Sentences were banned to correspond and have open visit for 6 months. It was added that the political prisoner Serpil Cabadan in the same prison started death fast due to the pressures. It was announced before that Fatma Koyupinar who was on death fast in Gebze Prison was forcibly taken to hospital. (…zgŸr GŸndem)

Attack to the IHD Branch... Some unidentified persons who entered in the IHD Bingšl branch destroyed the properties on 3 July during the funeral ceremony organized in Bingšl for the security officials who died in the bomb attack conducted to the trains. Nobody was reportedly in the building during the attack. (Evrensel)

Blue Bazaar Case... On 30 June Istanbul Heavy Penal Court No 11 continued to hear the case of Ergin Atabay, Abdullah GŸnay, Azime Isik and Metin Yamalak charged in connection with a bomb explosion in the "Blue Bazaar" on 13 March 1999 that caused the death of 13 people. The indictment wants the defendants to be sentenced to life imprisonment under the Article 125 of the former TPC. (…zgŸr GŸndem)

July 4, 2005

Extra-Judicial Killing... A suicide bomber EyŸp Beyaz, alleged member of the extreme leftist organization DHKP-C, was shot dead by Turkish police as he ran away of the Justice Ministry building where he had previously been handcuffed. According to the official complaint: "At about 9am EyŸp Beyaz wanted to get into to the Ministry of Justice. He was stopped by a police officer on the grounds that the x-ray system beeped and wanted to be searched. Since Beyaz rejected the demand, he was forced to lie down and handcuffed. He tried to explode the bomb he was carrying, only the fuse exploded. Since the officers panicked, he ran away handcuffed. He was shot at his leg nearby GŸvenpark and he was shot dead at his head from close distance when he tried to stand up." The bomb allegedly he was carrying was defused by experts. There was reportedly a arrest warrant against him for 2 years. According to the official announcement by Ankara Security Directorate, Eyip Beyaz was captured dead because of warning fire and without intention. IHD also released a press announcement in connection with the incident and wanted an investigation to be started alleging that the killed person was handcuffed, lying on the ground and could have been captured alive. (2 July, Cumhuriyet)

Torture in Istanbul... Riza Tanis (15), who was hit by an armoured vehicle on 25 June during a demonstration in favour of Abdullah …calan in KŸŸkekmece district of Istanbul and detained afterwards, was reportedly beaten by the officers in police station although his arm and ribs were broken. Riza Tanis said followings: "When I was going home I saw the crowd and started to watch the incident. Armoured vehicles were driven towards the crowd and hit me. I waited on the ground for some time. I had difficulty in breathing. Afterwards officers came and took me in an armoured vehicle. Although I was wounded they started to beat me, I could not breathe. They took me to Kanarya police station and kept beating me there. They were insulting and cursing. When they noticed that I could not breathe, one of them asked others to take me hospital. We went to State Hospital. He said the physician that I was hit by an armoured vehicle, but he did not believe. I asked for a medical report, but they rejected my demand alleging that they were not authorised to give. Lawyer Asiye †lker announced that Tanis was taken to Halkali Children's Branch without treatment and Tanis was taken to Bakirkšy State Hospital upon her demands. She added that Tanis had a surgery and given a medical report for 3 months. His father Ahmet Tanis announced that he was said that his son was dead and continued: "I asked the officers my son. I wanted my son dead or alive. They started to insult and assault me. They were saying that my son was dead. I could see my son only after a lawyer came. The physicians did not give a report. My son was taken to Halkali Children's Branch. When we arrived he was fainted and lying on the ground. The officers called us as traitor and terrorist in the branch." (2 July, …zgŸr GŸndem)

Trial on Death in Custody... On 1 July, Ankara Heavy Penal Court No 2 continued to hear the case against the police officers Ibrahim Dedeoglu, Sadi ‚ayli, Hasan Cavit Orhan and SŸleyman Sinkil in connection with the death in custody of student Birtan Altinbas on 16 January 1991. Lawyer …zgŸr Yilmaz, acting as sub-plaintiff, alleged that he was also tortured by the defendant Hasan Cavit Orhan. He presented the statements of former State President SŸleyman Demirel appeared on daily HŸrriyet saying "They tortured everyone" as evidence. The defence lawyers wanted the court register the allegations of Yilmaz as slander and the court accepted the demand. The hearing was adjourned to 29 July. (2 July, …zgŸr GŸndem)

DEP MPs... On 25 1 July, Ankara Special Heavy Penal Court No 11 continued to hear the retrial of former DEP MPs Leyla Zana, Hatip Dicle, Orhan Dogan and Selim Sadak. Defence lawyer Yusuf Alatas objected the decision of the court concerning the investigation of alleged voice recordings of MPs by a commission of experts from Turkish Radio Television Corporation (TRT). He stressed that the recordings had been examined by 3 different independent commissions and they reported that it was impossible to determine to whom the voices were belonging. He added that a commission of TRT experts had also examined the recordings and decided they were recordings of the voices of MPs. He demanded the court appoint a commission composed of independent experts on the grounds that TRT was a governmental organisation and could not be objective. The court rejected the demand and adjourned the hearing to 12 August. (2 July, …zgŸr GŸndem)

The Umut (Hope) Case... On 1 July, Ankara Heavy Penal Court No 11 continued to hear the case against 8 persons who were charged with 22 actions, including the killings of journalist Ugur Mumcu, Dr. Bahriye †ok, Prof. Dr. Muammer Aksoy and Prof. Dr. Ahmet Taner Kislali. The hearing was adjourned to 28 July. (2 July, Cumhuriyet)

Clashes and Attacks in Southeast... The railway workers Celal Korkmaz (40), …zcan TŸrker (31), Mehmet AygŸl (32), Saffet Albas (32) and Mehmet Simsek died, 12 persons were wounded when a bomb exploded on the railway between Elazig and Tatvan in Suveren region of Bingšl on 2 July. The bomb was put by PKK militants. Some of the wounded persons are Yavuz Kalkan, Fazli Yalin, GŸlhan Ilgi, Ahmet …zel, Yusuf Sahin, Burhan Karadag and Muharrem Ekene. Another train, which was going to the place of incident, also went off the rails due to another bomb. Some persons were reportedly wounded during the second incident. 3 officers were wounded when trying to defuse a bomb in †yol quarter in Kulp district of Diyarbakir. (3 July, Cumhuriyet-…zgŸr GŸndem)

July 1st, 2005

Confessions of AbdŸlkadir Aygan... The confessions of PKK confessor and JITEM member AbdŸlkadir Aygan were started to be published on daily …zgŸr GŸndem on 30 June. He said that they had buried Edip Aksoy and Orhan Cingšz nearby a streambed on the road between Cizre and Silopi nearby Turkish Petroleum Corp (TPAO) after having killed them in detention on 7 June 1995. Edip Aksoy and Orhan Cingšz are counted as disappeared persons in the reports of the HRFT. According to the confessions appeared on the paper on 1 June Fethi Yildirim who had disappeared in January 1994, had been also killed and buried on the road between Karaali village and Hani district in Diyarbakir. He said that the body had been buried on the western side of the road 2 km from Karaali. Fethi Yildirim is also counted as disappeared person in the reports of HRFT. The confessions of Aygan concerning the activities of the JITEM had been first published on dailies …zgŸr GŸndem and …zgŸr Politika in March 2004. Upon confessions of Aygan the body of Murat Aslan who had disappeared on 10 June 1994 was found in April 2004 nearby KšrtŸk village of Silopi district in Sirnak. (…zgŸr GŸndem)

Suspicious Death... The body of the villager Nevzat Akkaya from Agapinar village was found in a streambed between ‚aglayan and Agapinar villages in Eskisehir. Akkaya was allegedly tortured and his head was damaged. Enver Teke, DEHAP Chair for Eskisehir, announced that Nevzat Akkaya was detained one month ago for having connection with his brother PKK militant Yusuf Akkaya and released afterwards. He added that Akkaya left his house on 18 June and disappeared afterwards. (…zgŸr GŸndem)

Death Fast... According to the press release by "Platform of Struggle Union" on 27 June in Izmir Serpil Cabadan, incarcerated in Gebze Prison in connection with a TKEP/L case, started death fast on 26 June. (Indymedia)

Villager Threatened... Haydar Kapu (60), living in Pinar village of Tunceli, announced that he was threatened to death to leave the village. He said that his son was taken to Gendarmerie Station on 28 June and continued: "After my son called me I went to Tunceli Gendarmerie HQ. Commander Namik Dursun came to the room of the sergeant where I was hosted and started to insult the sergeant. There were several persons with him. Some of them were civilian dressed. He said to me: 'You son of a bitch, I know what you do. You will leave the village. If something happens nearby your village I will burn you.' He accused me for aiding and abetting the organisation. He was alleging that I was giving flour and cigarettes. I was trying to reply but they were stopping me by cursing. There was a person with him, civilian dressed, bearded. He showed me that person saying that he would take care of me." Haydar Kapu also added that some persons came with a white minibus while posturing his cattle, pointed guns towards him, and he ran away. (Evrensel)

Physician Detained... Psychiatrist Erhan …zcan, working in Antalya AtatŸrk State Hospital, was detained on the grounds that he had a dispute with a police officer on the night of 29 June in emergency service. …zcan was hospitalised due to hypertension after being detained. He was taken to public prosecutor on 30 June and released after having testified. (HŸrriyet)

Detentions and Arrests... HŸseyin ‚abek (25), who was detained in Oguzeli district of Gaziantep on the allegations of "being member of PKK", was arrested on 29 June. He was reportedly detained during his military service. The PKK member A.T. reportedly surrendered in Silopi district of Sirnak. (Milliyet)

Pression sur les mŽdias / Pressure on the Media

Un match de football interdit ˆ certains journalistes turcs

Les autoritŽs de la RŽpublique de Chypre (sud de l'”le) ont interdit, le 25 juillet 2005, ˆ tous les journalistes turcs provenant de la  RŽpublique turque de Chypre du Nord (reconnue par la seule Turquie) d'entrer sur leur  territoire, avant un match de football opposant l'Žquipe turque Trabzonspor ˆ l'Žquipe chypriote grecque Anorthosis Famagusta.

"Nous sommes consternŽs par cette dŽcision de la RŽpublique de Chypre, nouveau membre de l'Union EuropŽenne depuis le 1er mai 2004, qui porte clairement atteinte au libre accs ˆ l'information. Les journalistes turcs venaient simplement couvrir une rencontre sportive populaire, entre deux Žquipes de Chypre et de Turquie. Nous dŽplorons que des journalistes soient l'objet d'un chantage de nature politique qui privilŽgie une logique de confrontation plut™t que d'apaisement entre  les communautŽs grecques et turques", a dŽclarŽ Reporters sans frontires.

Les journalistes turcs travaillant dans la RŽpublique turque de Chypre du Nord en tant que correspondants de mŽdias turcs ou chypriotes turcs, dŽsirant se rendre sur le territoire chypriote grec pour des raisons professionnelles doivent demander ˆ l'administration de la RŽpublique de Chypre une autorisation, deux jours au prŽalable. Les autoritŽs chypriotes se rŽservent le droit d'accorder ou non cette autorisation.

Le 25 juillet, tous les journalistes turcs qui avaient demandŽ cette autorisation afin de couvrir le match de football du 26 juillet, ont reu une fin de non recevoir. Seuls les journalistes chypriotes turcs ont pu couvrir l'ŽvŽnement, n'Žtant pas soumis aux mmes contraintes. Il leur a suffi de prŽsenter leur carte d'identitŽ ˆ la police grecque chypriote aux postes de contr™le.

"Nous condamnons fermement cette entrave caractŽrisŽe au libre accs au territoire chypriote pour les journalistes turcs qui dŽsirent s'y rendre pour y couvrir des ŽvŽnements", a dŽclarŽ dans un communiquŽ Kemal Darbaz, prŽsident de Basin Sen (Syndicat des journalistes de Chypre du Nord), le 25 juillet. (RSF, 28 juillet 2005 )

Press Freedom Day: Seven journalists still in Turkish Prisons

The Journalists' Association of Turkey (TGC) Press Freedom Award jury released a statement on Tuesday announcing they had decided not to hand out press freedom awards in 2005 due to limitations imposed on journalists under the new Turkish Penal Code (TCK).

The TGC said an annual press holiday that used to be celebrated every July 24 had been observed as Journalists' Day since March 12, 1971 because of restrictions imposed on the profession. They said the day is marked every year to remind officials about past and current censorship efforts.

On the other hand, the Platform of Solidarity With Imprisoned Journalists (TGDP) has, on the occasion of the 97 th anniversary of the lifting censorship, announced that there are still seven journalists in Turkish prisons.

The below list indicates the names of these journalists with the mention of the media for which they had worked  and the prison where they are kept:

1- Memik Horuz, Journal Isci Koylu, Tekirdag F-type Prison
2- Erol Zavar,  Review Odak, Tekirdag F-type Prison
3- GŸlizar Kesici, Review Ekmek ve Adalet, Gebze Special Type Prison
4- Hatice Duman, Atilim Gazetesi Sahibi ve MŸdŸrŸ, Gebze Special Type Prison
5- Metin Yavuz, Review Yasadigimiz Vatan, Tekirdag F-type Prison
6- Mehmet Yayla, Review Genclik Gelecektir, Kandira F-type Prison N¡2
7- Mustafa Gšk, Review Ekmek ve Adalet, Sincan F-type Prison
(tutuklugazeteciler@mynet.com , July 25, 2005)

BIA2 Report: Journalism Shadowed by the Law

BIA2's second quarterly media monitoring report includes the rights violations within the new legal setting: The new Turkish Penal Code (TCK), Anti-Terrorism Act and RTUK's members elected by the Parliament; furthermore, union existence in the media sector is grave.

One of the examples mentioned in the report in relation with the repressive character of the new TCK is the ongoing trial of Info-TŸrk editor Dogan …zgŸden and free-lance journalist Emin Karaca. Both are accused of having insulted the Army and still tried under Article 301 of the new TCK. (See: Turkish justice insists on the arrest of Dogan …zgŸden)

According to the report, there has been an increase in the number of attacks and legal cases against journalists in the last three months. RTUK, which didn't give Gun TV the permission to broadcast Kurdish programs, suspended more programs from air, compared with past periods. However, it handed out less warning. The ECHR has fined Turkey 113,000 new Turkish liras in damages.

The new Turkish Penal Code, which has augmented the threat of prison sentences for journalists, went into effect in June. The journalists were expecting the Penal Code to abolish prison sentences for members of the media after a new Press Law did so. However, their 10-month long efforts were in vain.

The new Penal Code allows the nine members of the Radio and Television Higher Board (RTUK) to be identified by the political parties represented in the parliamant and to be elected by the parliament's general assembly. The articles of the Anti-Terrorism Law that call for a five-year prison sentence for freedom of expression, even peaceful expressions, were not abolished.

Media members still don't have unions, or social security. Legal attempts to allow foreigners to become media owners or partners in Turkey have ceased for now.

The "Network for Monitoring and Covering Media Freedom and Independent Journalism" (BIA2) has published its three-month report covering the period April-June 2005. The report compiles right violations that took place under such legal circumstances.

The 17-page report looks into 53 legal cases, and the situations of 76 media institutions and 68 journalists. The topics are: "attacks and threats," "detentions and arrests," "trials and attempts," "European Court of Human Rights," "RTUK practices," "regulations and legal proceedings," and "reaction to censorship."

Number of attacks increased, trials and convictions continued

The decline, which was witnessed in the first three months of the year, in violence against the media and journalists unfortunately didn't last. The number of attacks rose to seven, from two in the previous period. All except two of the attacks involved state officials. While there were no detentions in the first three months of the year, two reporters of the Dicle News Agency (DHA) were detained during this period.

Four employees of the "Atilim" (Progress) newspaper, who were arrested in 2004, were released pending the outcome of the trial. While three people were arrested in the first three months of the year, no arrests took place during the second quarter.

Memik Horuz, the general manager of the "Isci Koylu" (Laborer Villager) magazine, who was sentenced to 15 years in prison for "membership in an illegal organization," is still in jail. He's been in prison for the last four years. He is currently the only imprisoned journalist.

Seven new cases were brought against journalists in the latest period, while there were eight new trials in the first three months of the year. There are a total of 25 ongoing trials. Four journalists have been convicted.

A court handed "Milliyet" (Republic) newspaper a fine of 7,500 new Turkish liras (USD 5,600) in damages for a caricature. Eraslan Ozkaya, the former head of the Supreme Court of Appeals, had sued the newspaper for its publications on his relations with Alaattin Cakici and Turkey's National Intelligence Organization.

Prime Minister Recep Tayyip Erdogan who had earlier won cases against the "Gunluk Evrensel" (Daily Evrensel) and "Cumhuriyet" (Republic) newspapers for caricatures recently sued Gaziantep's "Zafer" (Victory) newspaper and won the case.

The Prime Minister had also sued Fikret Otyam, a writer of the "Aydinlik" (Enlightenment) magazine, who criticized the government's EU policies through the adultery debate. Erdogan won that case too. Discussions over politicians' intolerance toward the media and humor went on for a long time.

A case against the "Penguen" (Penguin) magazine, which published a caricature under the headline "Tayyip's World" on its front page, is continuing.

Court decisions about article 312 of the old Penal Code on "inciting hatred and enmity" show that the legal scope of freedom of expression is still unclear:

On June 13, an Istanbul heavy penalty court, resisted a lower court's decision on a case about "Milli Gazete" (National Newspaper) reporter Selahattin Aydar. The lower court had overturned a 20-month prison sentence handed to Aydar, ruling "instigation requires a call for violence." However the same court had earlier upheld a similar ruling involving journalist Mehmet Sevket Eygi.

Soldiers are still trying journalists, and are having them tried

The General Staff preserves and puts into use its right to complain about articles that appear in the media. It filed a complaint against Rahmi Yildirim, the writer of the Web site www.sansursuz.com, for an article titled "The qualified one gets the job done." The journalist has been sued for "insulting the state's armed forces."

The Military Supreme Court of Appeals overturned a non-jurisdiction decision by a lower military court in a case in which columnist Abdurrahman Dilipak and three other journalists were charged with "damaging juniority-seniority relations." The Military Supreme Court of Appeals ruled that the issue cannot be evaluated under the scope of article 159 of TCK. The trial will be reviewed.

RTUK's novelties: "3 cases of censorship" and "fine"

RTUK surprisingly didn't penalize any media organizations during this period for "inciting separatist feelings, hatred and enmity." The radio and television watchdog had suspended 30 programs during the earlier period for "inciting separatist feelings, hatred and enmity."

RTUK, during the period ordered certain TV programs to be suspended for three times, or handed out administrational fines. The channels Moviemax2, Show TV and CNBC-e were handed fines for broadcasting "programs that have a negative effect on children's development." One program on Ankara's Radio Ekin and Channel D were suspended for three times for "exceeding the limits of criticism." Show TV and Channel D were handed the same penalty for broadcasting programs that are inconsistent with the Turkish family structure.

While a total of 11 programs were penalized in the earlier period, 15 programs were penalized in this period. These programs were suspended for a total of 25 times.

RTUK suspended those programs on grounds that they "negatively affected the development of children," "were violent," "exceeded the limits of criticism," and "didn't respect people's honor."

The watchdog asked for a total of 29 defense statements, compared with 21 in the earlier period. Warnings issued by RTUK fell to 59 from 86.

Kurdish and Laz Language not allowed on TV

RTUK head Fatih Karaca said the applications of four local televisions from the provinces of Diyarbakir and Batman for Kurdish broadcasts would be finalized by September.

Cemal Dogan, the general manager of Gun (Day) TV in Diyarbakir, who has been awaiting a permission for Kurdish broadcasts for the last one and a half years, said Karaca's statements were geared toward preventing criticism about Kurdish broadcasts in the European Union Progress Report at the end of the year.

The state-owned Turkish Radio Television (TRT) banned Laz musician Birol Topaloglu from singing songs in the Laz dialect in a program he attended. However TRT broadcasted a concert by Kazim Koyuncu, who died from cancer. Koyuncu sang songs in Turkish, Greek and Laz dialect during the concernt at Yedikule.

TRT has been broadcasting programs in the Bosnian, Kirmanchi, Zaza, Arabic and Circassian languages and dialects for the last year. It refused broadcasts in the Laz dialect.

Lawyer and journalist Huseyin Aygun who announced he was threatened by the Tunceli Provincial Paramilitary Police Commandership, both at the Tunceli Bar Association and the Elazig branch of the Human Rights Association (IHD), is standing trial in both cities.

The European Court of Human Rights (ECHR) has handed Turkey a fine of 70,700 Euros (113,120 new Turkish liras) in cases about freedom of expression. (BIA News Center, Erol ONDEROGLU, July 25, 2005)

RSF s'inquite du sort du journaliste armŽnien Hrant Dink en Turquie

Reporters sans frontires (RSF) s'est inquiŽtŽ mardi du sort d'un journaliste d'origine armŽnienne, Hrant Dink, menacŽ, selon l'organisation de dŽfense de la presse, de trois ans de prison en Turquie, pour "insulte ˆ l'identitŽ nationale turque".

Selon RSF, Hrant Dink, directeur de publication de l'hebdomadaire bilingue turc-armŽnien Agos, dont le procs a dŽbutŽ le 7 juillet, est accusŽ par le tribunal correctionnel Sisli d'Istanbul d'"insulte ˆ l'identitŽ nationale turque".

Son procs fait suite ˆ la publication d'un article intitulŽ "Faire la connaissance de l'ArmŽnie", publiŽ le 13 fŽvrier 2004 dans ce journal, prŽcise l'organisation dans un communiquŽ.

"A trois mois de l'ouverture des nŽgociations de la Turquie avec l'Union europŽenne, nous constatons qu'un journaliste risque une peine de prison pour avoir ŽvoquŽ la question du gŽnocide armŽnien et que ce tabou constitue une entrave persistante ˆ la libertŽ d'expression en Turquie. Par ailleurs, les formulations vagues que contient le nouveau code pŽnal nous inquitent car n'importe qui peut les utiliser abusivement pour s'en prendre ˆ des journalistes s'exprimant sur des sujets sensibles, tels que le gŽnocide armŽnien ou le retrait des forces armŽes turques de Chypre", a dŽclarŽ RSF.

Selon l'organisation, Hrant Dink Žvoquait dans son article la mŽmoire collective armŽnienne, marquŽe par le gŽnocide de 1915.

Il invitait les ArmŽniens ˆ "se tourner maintenant vers le sang neuf de l'ArmŽnie indŽpendante, seule capable de les libŽrer du poids de la Diaspora", les incitant ˆ rejeter symboliquement "la part altŽrŽe de leur sang turc". (AFP, 18 juillet 2005)

Publishers anxious of restrictions on the freedom of expression in Turkey

The "Freedom of Thought and Expression" awards were distributed, on July 4, 2005, by Turkish Publishers Association at a ceremony. Following the ceremony, the Turkish Publishers' Association made its alarming report on the situation of the freedom of expression and thought.

The daily Zaman's Herkul Millas received the "writers under trial" award. The "all publishers under trial" award was granted to Levent Erseven founder and editor of the publishing house Studyo Imge. Ismail Donmez, a bookseller for 23 years was presented with the award for "all the booksellers of Thrace and Anatolia".

Ragip Zarakolu who represented Turkish Publishers' Association in the Commission on Freedom of Thought and Expression of International Publishers Association received an honorary award.

The "Prize of Freedom of Thought and Expression" has been granted previously to such stalwarts as Yasar Kemal, Erdal Oz, Muzaffer Ilhan Erdost, Enis Batur, and Ragip Duran.

The "Freedom of Publishing Report-2005", presented at the end of the ceremony, draws attention to the fact that  the prohibitionnist tendencies are getting forced and the freedom of expression and thought threatened.

Evaluating the last 12 months, the report points out to the following facts:

In 2004-05, 37 writers and 43 books of 25 publishing houses have been the object of legal proceedings.

The new Turkish Penal Code has articles restricting the freedom of expression. The freedoms recognized earlier by the new Press Code to writers are now suppressed by the new Turkish Penal Code that imposes prison terms instead of fines.

The new Law on Works of Thought and Art adopted with the aim of protecting the authors of such works brings negative effects preventing publishers from publishing new works.

A series of proceedings of indemnity started by Prime Minister Tayyip Erdogan against cartoonists or writers constitutes a menace on the freedom of criticism.

The report mentions as alarming signs the campaign against novelist Orhan Pamuk, the investigation in Switzerland against Yusuf Halacoglu, President of the Turkish History Institute (TTK), the annulation of a conference on the Genocide of Armenians in Istanbul, two legal proceedings against Armenian journalist Hrant Dink and the detention of a high school student for having read a poem of Nazim Hikmet in Milas. (Radikal-Zaman, July 5-6, 2005)

Recent pressures on the media and intellectuals (TIHV)

July 28, 2005

Journalists on Trial... On 27 July Sisli Penal Court of First Instance No 2 continued hear the case against Hrant Dink, publishing manager of the daily Agos, and the editor in chief Karin Karakasli that was launched according to the Article 159 of the former TPC. The hearing was adjourned to 13 September. (BIA)

Journalists on Trial... On 25 July Military Court in Istanbul continued to hear the case against the writer Abdurrahman Dilipak, editor-in-chief of the closed journal "TŸrkiye'de Cuma (Friday in Turkey)" Mustafa Karahasanoglu, retired officers Adnan Tanriverdi, HŸseyin Ari and Mustafa Hacimustafaogullari that was launched in connection with the article of Dilipak titled "Eger Pasalar Laf Dinlemezse" (If the Generals do not Listen to Advice) published on 29 August 2003. The hearing was adjourned to 7 September. The military court had decided not to be responsible to hear this case in 2004 and sent the file to Bakirkšy Penal Court of First Instance. However, Military Court of Cassation had decided the case to be heard by the military court. (BIA)

Journalists on Trial... On 25 July Istanbul Penal Court of First Instance No 2 continued to hear the case against Ilhan Seluk, the owner of the daily Cumhuriyet, and editor-in-chiefs Ibrahim Yildiz and Mehmet Temoin Sucu and the correspondent Ilhan Tasi that was launched in connection with the article titled "Kiziltepe ‚eliskiler Yumagi (Kiziltepe: A Ball of Contradictions)" published on 1 January concerning the killig of Ahmet Kaymaz and his son Ugur Kaymaz in Kiziltepe district of Mardin. Lawyer BŸlent Utku state at the hearing that  "writing about the indictment before its being read at the hearing is not against the new Law on Press". The hearing was adjourned to 20 October. The indictment wants the defendants to be sentenced according to the Article 19/1-2 of the Law on Press (Law No 5187). (BIA)

Journalist on Trial... On 27 July Istanbul Heavy Penal Court No 14 started to hear the case against Hamdullah Yilmaz, owner and editor-in-chief of the Kurdish newspaper Azediya Welat, that was launched in connection with a news published on 24-30 January on the allegation of "making propaganda of the PKK". The hearing was adjourned for completion of the deficient documents.  (…zgŸr GŸndem)

July 27, 2005

Publisher and Writer on Trial... On 25 July Istanbul Penal Court of First Instance No 2 concluded the case against Metin †stindag and responsible of Sel Publishing House Irfan Sanci launched in connection with Metin †stŸndag's caricature album "Pazar Sevisgenleri". The court acquitted the defendants. The case had first been concluded in acquittal on 4 July 2002 but this decision had been acquitted by the Court of Cassation. (Milliyet)

July 25, 2005

Journalist on Trial... On 22 July, Iskenderun Penal Court of First Instance No 2 started to hear the case against Ersen Korkmaz, owner and the editor-in-chief of the local newspaper Democratic Iskenderun, in connection with the article "Turkey Towards the May Day" appeared on the paper on 12 April. The indictment wants him to be sentenced for "insulting state" under the Article 301 TPC (Article 159 of the former TPC). (BIA)

July 20, 2005

Radyo DŸnya Trial... On 19 July Adana Penal Court of First Instance No 2 concluded the case against "Bizim Imparator Radio, Television Publishing and Advertising Company" that owns the Radyo DŸnya. The case was launched upon the appeal of Industry and Trade Ministry with the demand of closure of the company. The court denied the case on the grounds that the case against the owner of the radio Fatih Demir and the announcer Yeter Cemile GŸndogdu that had been launched on the allegation of "making propaganda of illegal organization" was resulted in acquittal. Ankara Heavy Penal Court of First Instance No 6 had concluded the case on 3 February. (BIA)

Association Executive and Journalist on Trial... On 7 July Urfa Penal Court of First Instance No 3 continued to hear the case against Sehmuz †lek, Vice-President of Mazlum-Der, and Hrant Dink, editor-in-chief of the daily Agos The case was launched in connection with the speeches they made during the panel organised by Mazlum-Der Urfa branch on 14 December 2002 under the title "Global Security, Terror and Human Rights, Multi-culturalism, Minorities and Human Rights". The court adjourned the hearing to 9 February 2006. The indictment wants the defendants to be sentenced according to the Article 159 TPC. (BIA)

July 14, 2005

Journalist on Trial... A court case was launched against Cumhur Kilioglu, owner of the local newspaper Siirt'te MŸcadele (Struggle in Siirt) in connection with his article titled "Deficiencies in Siirt Education Faculty". The case was launched upon the complaint of Ergun ‚elik, Deputy Dean of Siirt Education Faculty of Dicle University according to the Article 125 TPC (insult). ‚elik reportedly launched also a compensation case against Kilioglu with the demand of YTL 10 thousand in connection with the same article. (BIA)

RT†K Decisions... Supreme Board of Radio and Televisions (RT†K) sentenced Kanal D to three times programme stop in connection with the programme "Sabah Sabah Seda Sayan", five times programme stop for "Ikinci Bahar GšnŸllerde" and one time for advertisement violation. TGRT, NTV, STV and Olay TV were sentenced one time programme stop for advertisement violations. In addition RT†K sentenced Star TV to fine in connection with the News programme broadcasted on 20 March. (TIHV)

July 13, 2005

Journalists on Trial... Public prosecutor in Istanbul launched a court case against Ilhan Seluk, the owner of the daily Cumhuriyet, and editor-in-chiefs Ibrahim Yildiz and Mehmet Temoin Sucu and the correspondent Ilhan Tasi in connection with the article titled "Kiziltepe ‚eliskiler Yumagi (Kiziltepe: A Ball of Contradictions)" published on 1 January concerning the killig of Ahmet Kaymaz and his son Ugur Kaymaz in Kiziltepe district of Mardin. Some of the allegations in the indictment are as follows: "The news included details of the indictment that were disclosed at the hearing. It stated that although the incident happened in an area having 6 meters diameter the file was full of contradictions and strangeness. According to the news detention of the confessor Halil Ibrahim Ozturk on the next day of the incident and whose testimonies were the reason for the raid increases the suspicion of extra-judicial execution. The defendants were sentenced to fine on the grounds that the news gave information about the proceedings conducted by the public prosecutor. However the defendants did not pay the fine in the legal time limit". The indictment wants the defendants to be sentenced according to the Article 19/1-2 of the Law on Press (Law No 5187). The case would commence at Istanbul Penal Court of First Instance No 2. (Radikal)

Lawyer and Journalist on Trial... On 11 July Tunceli Penal Court of First Instance continued to hear the case against former Chairman of Tunceli Bar Association and owner of local paper Munzur Haber HŸseyin AygŸn who announced that he was threatened by Province Gendarmerie Commander Colonel Namik Dursun to death, and Irfan Uar, Chief Executive of the daily …zgŸr GŸndem, Hasan Bayar, editor-in-chief of the daily …zgŸr GŸndem. The court decided to combine the case with the case that was launched in connection with the press conference organized at the IHD Elazig branch concerning the "threat". The case would be held at Elazig Penal Court of First Instance No 2. The indictment wants HŸseyin AygŸn, Irfan Uar and Hasan Bayar to be sentenced according to the Article 482/4 of the former TPC (insult). (BIA)

Movie Banned... Ministry of Culture banned the movie titled "A Hole in My Heart" directed by Lukas Moodysson (Swedish) to be shown at cinemas on the grounds that the movie could "damage the public order and moral values, harm the physical, mental and moral development of juveniles and children". The DVDs of the movie would be sold. (Milliyet)

July 11, 2005

Journalist on Trial... On 8 July, Istanbul Penal Court of First Instance No 2 continued to hear the case against Hrant Dink, editor-in-chief of the daily Agos, and Karin Karakasli editor-in-chief of the daily Agos, launched according to the Article 159 of former TPC in connection with an article by Dink. The plaintiff Mehmet Soydan and the the lawyers, who wanted to be sub-plaintiffs for being harmed for being Turk, Zeki Haci Ibrahimoglu, Zekeriya Serbetioglu, Kemal Kerinsiz, Namik Nas, Ramazan Kirkik, Ramazan Bakkal, Mustafa …zkurt (Chairman of Jurists Association), Sami Esen and Musa GŸmŸs did not accepted the experts' report prepared by the research assistants in Law Faculty of Istanbul University. Soydan and lawyers also announced that they would make official complaint against the experts. The report determined that the phrase "poised blood" used in the article was not referring to Turks but some of the Armenians. Public Prosecutor wanted Dink to be sentenced and Karakasli to be acquitted. (9 July, HŸrriyet)

Journalist on Trial... On 6 July, Gerger (Adiyaman) Penal Court of First Instance concluded the case against Haci Bogatekin, the owner and editor-in-chief of the paper "Gerger Firat", launched in connection with the article entitled "Fascist State" published in August 2004. The court acquitted the defendant on the grounds that the elements of crime were not materialised. The case against Bogatekin launched for not informing the authorities within 30 days concerning the type of the periodical according to the Law on Press was also concluded the same day. He was sentenced to a fine of YTL 1000. (BIA)

Book Confiscated... Istanbul Penal Court of First Instance No 2 lifted the confiscation decision against the book "The Last Exile" by Dragan Babic. In January 2002 Istanbul Penal Court of First Instance No 3 had ordered the confiscation the book for "harming the moral values of the public". (9 July, Cumhuriyet)

Kurdish Question / Question kurde

Deux militaires tuŽs par une bombe dans le sud-est de la Turquie

Deux sous-officiers de l'armŽe turque ont ŽtŽ tuŽs vendredi dans la ville de Hakkari (sud-est de la Turquie) par l'explosion d'une bombe sous la voiture dans laquelle ils se trouvaient, a annoncŽ un responsable local.

"La bombe a ŽtŽ placŽe sous la voiture. Elle a explosŽ lorsque les sous-officiers qui Žtaient ˆ l'intŽrieur ont mis le contact", a dŽclarŽ ˆ l'AFP au tŽlŽphone le vice-gouverneur de la province de Hakkari, Sezgin Ucuncu.

Les premires informations indiquaient qu'un civil avait aussi ŽtŽ blessŽ par l'explosion, mais il s'agissait d'une erreur, selon ce responsable.

"De toute Žvidence, c'Žtait une action terroriste, mais la police enqute toujours pour dŽterminer qui en est responsable", a dŽclarŽ le vice-gouverneur.

Les autoritŽs cherchent notamment ˆ savoir ˆ qui appartenait la voiture, un vŽhicule privŽ enregistrŽ ˆ Istanbul. Selon M. Ucuncu citŽ par l'agence de presse Anatolie, aucun des deux sous-officiers tuŽs n'en Žtait propriŽtaire. (AFP, 29 juillet 2005)

Un leader kurde condamnŽ pour une marque de respect ˆ l'Žgard d'Ocalan

Un leader du principal parti pro-Kurde, poursuivi pour l'emploi d'une formule dŽfŽrente ˆ l'Žgard du chef sŽparatiste Abdullah Ocalan, a ŽtŽ condamnŽ ˆ dix mois de prison par un tribunal turc.

Bedri Firat, leader du parti dŽmocratique du peuple (DEHAP) dans la localitŽ d'Erzurum (est), avait ŽtŽ acquittŽ lors d'un premier procs, mais le parquet avait fait appel et l'affaire a ŽtŽ rejugŽe.

L'accusation reproche ˆ Bedri Firat d'avoir fait rŽfŽrence ˆ Ocalan lors d'une interview tŽlŽvisŽe l'an dernier en employant la formule "sayin", une expression de respect Žquivalent ˆ "honorable" ou "estimŽ".

"Je n'ai jamais vu une telle punition pour l'usage du mot +sayin+", a dŽclarŽ Firat ˆ l'agence Anatolie, aprs le jugement.
 "J'espre que la cour d'appel inversera le verdict", a-t-il ajoutŽ. (AFP, 28 juillet 2005)

Un maire enlevŽ dans le sud-est de la Turquie

Hasim AkyŸrek, maire du district de Yayladere, dans la province de Bingšl, a ŽtŽ kidnappŽ mercredi aprs-midi alors qu'il effectuait une visite dans une zone montagneuse de la rŽgion, ont dŽclarŽ ces sources.

M. AkyŸrek, d'origine kurde, est membre du Parti de la justice et du dŽveloppement (AKP, au pouvoir).

Les autoritŽs ont ŽtŽ prŽvenues du rapt par un homme qui voyageait avec l'Žlu et a ŽtŽ enlevŽ avec lui avant d'tre rel‰chŽ, ont prŽcisŽ ces sources.

Le prŽsident de la section locale de l'AKP, Yusuf Coskun, a dŽclarŽ ˆ l'agence de presse Anatolie que l'Ždile avait d'abord ŽtŽ conduit par ses ravisseurs dans un village voisin, puis emmenŽ vers une destination inconnue.

Aucune indication n'a ŽtŽ donnŽe sur une Žventuelle revendication ou les motifs de l'enlvement. (AFP, 28 juillet 2005)

Sept militants kurdes abattus lors de combats dans l'est de la Turquie

Sept militants kurdes du PKK ont ŽtŽ tuŽs lors d'affrontements avec les forces de sŽcuritŽ turques dans l'est anatolien ˆ majoritŽ kurde, ont affirmŽ mercredi des sources de sŽcuritŽ locales.

L'accrochage est survenu dans une zone rurale de la province de Van, frontalire de l'Iran, au cours d'une vaste opŽration menŽe depuis une quinzaine de jours par la gendarmerie turque dans cette province et celles voisines de Sirnak et Hakkari, ont prŽcisŽ ces sources.

Elles ont ajoutŽ que l'opŽration se poursuivait et n'ont pas fait Žtat de pertes au sein des forces de sŽcuritŽ. (AFP, 27 juillet 2005)

Deux militants kurdes abattus lors de combats dans le sud-est

Deux militants kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont ŽtŽ tuŽs dimanche lors d'affrontements avec les forces de sŽcuritŽ turques dans le sud-est anatolien ˆ majoritŽ kurde, ont affirmŽ lundi des sources de sŽcuritŽ locales.

L'accrochage est survenu dans une zone montagneuse de la province de Sirnak, frontalire de l'Irak et de la Syrie, au cours d'une opŽration menŽe par l'armŽe turque dans la rŽgion, ont prŽcisŽ ces sources.

Deux fusils mitrailleurs, quatre grenades et des explosifs ont ŽtŽ retrouvŽs sur les corps des rebelles abattus, ont-elles ajoutŽ. (AFP, 25 juillet 2005)

Les guŽrillas kurdes disposŽs ˆ libŽrer le soldat turc enlevŽ

Le guŽrillas du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) sont disposŽs ˆ libŽrer le soldat turc enlevŽ il y a deux semaines et ˆ le remettre ˆ une dŽlŽgation d'organisations auxquelles ils font confiance s'ils obtiennent les garanties nŽcessaires de la part de l'Etat turc, selon l'agence pro-kurde en Allemagne MHA.

Cette dŽcision a ŽtŽ prise ˆ la suite d'appels lancŽs par "des organisations dŽmocratiques ainsi que par des intellectuels turcs et kurdes" en faveur de la libŽration du soldat turc Coskun Kirandi, prŽcise dimanche un communiquŽ de Koma Komalen Kurdistan, un alliance regroupant des groupes kurdes dont notamment le PKK.

"Les organisations qui ont lancŽ cet appel sont invitŽes ˆ se rendre dans la rŽgion pour qu'on leur livre le soldat. Nous avons fait le nŽcessaire pour livrer Kirandi sain et sauf ˆ condition que la dŽlŽgation vienne dans la rŽgion et que les conditions de sŽcuritŽ soient satisfaites" prŽcise le communiquŽ.

Le soldat turc, 21 ans, a ŽtŽ enlevŽ alors qu'il Žtait en permission, le 11 juillet, par des guŽrillas du PKK qui avaient Žtabli un barrage routier dans la province de Tuncelli.

Les guŽrillas ont emmenŽ le soldat dans les montagnes environnantes dŽclenchant une vaste opŽration des forces de sŽcuritŽ appuyŽe par des hŽlicoptres et dans laquelle ont ŽtŽ engagŽs des centaines d'hommes. (AFP, 24 juillet 2005)

Les guŽrillas kurdes annoncent avoir abattu un hŽlicoptre

Les guŽrillas kurdes ont annoncŽ qu'ils avaient abattu un hŽlicoptre turc dans le sud-est du pays vendredi, tandis que l'armŽe turque indiquait que quatre de ses soldats avaient ŽtŽ blessŽs ˆ la suite de la perte du contr™le d'un hŽlicoptre qui a provoquŽ un "accident" de nature indŽterminŽe.

Le PKK a annoncŽ ˆ travers une agence d'informations pro-kurde qu'un hŽlicoptre de type Sikorsky "a ŽtŽ abattu par la guŽrilla" au cours d'affrontements dans la rŽgion montagneuse voisine de la ville de Cukurca, dans la province de Hakkari.

"L'hŽlicoptre, qui transportait du personnel vers une zone d'opŽrations, a ŽtŽ dŽtruit avec les soldats qui s'y trouvaient", annonce le communiquŽ du PKK sur le site web de l'agence MHA.

De leur c™tŽ les Turcs ont annoncŽ que quatre soldats avaient ŽtŽ blessŽs, dont deux grivement, lorsque le pilote d'"un hŽlicoptre de type Sikorsky en a perdu le contr™le au cours d'un atterrissage d'urgence liŽ ˆ un problme dans la queue de l'appareil dont la cause reste indŽterminŽe".

Une enqute est en cours pour dŽterminer la cause exacte de l'accident, prŽcise le communiquŽ turc.

D'autre part, un soldat turc et deux militants du PKK ont ŽtŽ tuŽs jeudi lors d'affrontements dans le sud-est . L'accrochage est survenu dans une zone rurale de la province de Van, frontalire de l'Iran, quand un groupe de militnts kurdes a ouvert le feu contre une patrouille de l'armŽe, selon les sources officielles. Un autre soldat a ŽtŽ blessŽ durant les combats. (AFP, 21-22 juillet 2005)

Le PKK se dit prt ˆ affronter l'armŽe turque si elle entre en Irak

Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) s'est dit prt mercredi ˆ transformer le nord de l'Irak en un "bourbier" pour l'armŽe turque si elle y lanait une opŽration transfrontire pour Žradiquer leurs camps, a rapportŽ une agence de presse pro-kurde. "Nous voulons annoncer que nous sommes prts pour une Žventuelle attaque (...) et que nous allons la faire Žchouer et transformer (le nord de l'Irak) en un bourbier pour les forces qui la mneront", affirme la branche militaire du PKK dans un communiquŽ citŽ par l'agence MHA, basŽe en Allemagne.

Le communiquŽ fait suite ˆ des avertissements rŽpŽtŽs d'Ankara Žvoquant la possibilitŽ d'effectuer des incursions militaires dans le nord irakien pour y poursuivre le PKK.

Le numŽro deux de l'armŽe turque, le gŽnŽral Ilker Basbug, a affirmŽ mardi que Washington avait ordonnŽ l'arrestation des dirigeants du PKK se trouvant sur le territoire irakien.

"Nous avons un certain degrŽ de tolŽrance en ce moment, mais nous ne pouvons pas continuer comme cela beaucoup plus longtemps", a ainsi dŽclarŽ le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan ˆ des journalistes l'accompagnant dans une visite en Mongolie, selon l'Ždition de mercredi du quotidien Hurriyet. "Nous devons mettre le problme du PKK derrire nous", a-t-il poursuivi.

M. Erdogan a estimŽ que le droit international autorisait la Turquie ˆ effectuer des incursions dans le nord de l'Irak au nom de la lŽgitime dŽfense contre le PKK si les autoritŽs irakiennes restaient inactives. "La Turquie peut conduire un telle opŽration en accord avec le droit international", a-t-il expliquŽ, citŽ par le quotidien Milliyet. "Sans aucun doute, la Turquie le fera aprs avoir consultŽ les autoritŽs irakiennes", a-t-il ajoutŽ. "Mais le moment peut arriver o elle le fera sans consultation. Pourquoi? parce que c'est un droit reconnu internationalement".

L'armŽe turque a effectuŽ plusieurs incursions en territoire irakien avant l'invasion de ce pays par une coalition menŽe par les Etats-Unis en 2003, avec l'accord tacite de Washington et le soutien de groupes kurdes locaux. (AFP, 20 juillet 2005)

L'Institut kurde critique l'information tendancieuse des mŽdias belges

Le directeur de l'Institut kurde de Bruxelles Derwich M. Ferho a, dans son communiquŽ de presse du 20 juillet 2005, critiquŽ les informations tendancieuses diffusŽes par les mŽdias belges concernant l'explosition ˆ Kusadasi:

"Samedi 16 juillet dans la station balnŽaire de Kusadasi en Turquie, une bombe a explosŽ dans un minibus, tuant cinq personnes: deux touristes, l'un britannique et l'autre irlandais, ainsi que trois Turcs. Jusqu'ˆ prŽsent l'attentat n'a ŽtŽ revendiquŽ par aucun groupe mais les autoritŽs turques portent leurs soupons sur le PKK (Parti kurde des travailleurs) et une organisation toute rŽcente: 'Les faucons de la libertŽ du Kurdistan' (TAK).

"Au dŽpart, on a pensŽ tre en prŽsence d'un attentat suicide. Hier, aprs que les cinq morts ont ŽtŽ identifiŽs, cette hypothse a ŽtŽ exclue. Le gouverneur de la province, Mustafa Malay, a dŽclarŽ ˆ l'Anatolian News Agency que les explosifs Žtaient placŽs dans un petit sac sous un sige et qu'ils ont ŽtŽ activŽs par une commande ˆ distance ou par une minuterie. On aurait utilisŽ des explosifs ˆ base de plastic C4 et aucun suspect ne serait encore retenu.

"Selon le journal HŸrriyet, l'organisation kurde TAK en aurait revendiquŽ la responsabilitŽ mais cela pas n'a pas ŽtŽ confirmŽ. Ce groupe est apparu pour la premire fois en aožt 2004 lors des attentats contre deux h™tels ˆ Istanbul dans lesquels deux Žtrangers ont perdu la vie. Ce groupe a Žgalement revendiquŽ sa responsabilitŽ dans l'attentat du 30 avril ˆ Kusadasi o un policier a ŽtŽ tuŽ et dans celui qui s'est produit le 10 juillet ˆ Cesme, une autre station balnŽaire turque dans lequel vingt et une personnes ont ŽtŽ blessŽes. TAK a alors menacŽ de toucher par des attentats d'autres centres touristiques.

"Le PKK qui, de son c™tŽ, a revendiquŽ la responsabilitŽ des trois rŽcentes attaques de train  au Kurdistan, s'est, depuis longtemps, clairement distancŽ de cette mystŽrieuse organisation kurde. Le 13 juillet, dans une dŽclaration au journal kurde 'ïzgŸr Politika', Murat Karayilan , un cadre du PKK a prŽcisŽ que le TAK n'a aucun lien avec le PKK et ne contr™le pas leurs actions. De plus, le commandant du PKK, Zubeyir Aydar, a condamnŽ formellement l'attentat dans un communiquŽ au bureau de presse kurde Mesopotamia News Agency. MalgrŽ cela, les autoritŽs turques restent persuadŽes que le TAK fait partie du PKK et qu'il ne serait qu'une couverture vis-ˆ-vis de la sociŽtŽ civile afin de ne pas ternir l'image du PKK.

"Le journal britannique 'The Observer', suggre que les auteurs de l'attentat seraient des membres d'al-Qaida. En effet, la bombe a explosŽ dans un minibus qui transportait principalement des touristes voyageant par Thomas Cook, voyagiste britannique. Cet attentat ˆ la bombe, dix jours aprs les attentats suicides ˆ Londres, semblent avoir le mme but que les attentats soigneusement coordonnŽs des fondamentalistes musulmans dirigŽs contre les intŽrts britanniques. En novembre 2003, des attentats fomentŽs par les fondamentalistes musulmans ont eu lieu, en Turquie, au sige principal de la banque britannique HSBC ainsi qu'au consulat gŽnŽral de Grande Bretagne, ils ont cožtŽ la vie ˆ cinquante-huit personnes et fait des centaines de blessŽs.

"DiffŽrentes personnalitŽs politiques kurdes dont Leyla Zana et le prŽsident du parti kurde DEHAP, Tuncer Bakirhan, ont condamnŽ l'attentat ˆ la bombe de Kusadasi. DEHAP dans son communiquŽ ˆ la presse a rŽitŽrŽ sa volontŽ de travailler pour la paix, la dŽmocratie et le respect des droits de l'homme en Turquie et dans le monde.

"En juin 2004, le PKK a mis fin au cessez-le-feu unilatŽral qu'il avait instaurŽ au moment de l'arrestation d'Abdulhah  ïcalan  en 1999 et auquel aucune contrepartie n'a ŽtŽ offerte par les autoritŽs turques. Depuis avril 2005, la lutte a repris ; en trois mois plus de cent belligŽrants ont ŽtŽ tuŽs au cours de heurts entre l'armŽe turque et le PKK. Les autoritŽs militaires et politiques turques ont reprochŽ aux AmŽricains de ne pas les aider dans leur lutte contre le PKK qui est repris sur la liste amŽricaine et europŽenne des organisations terroristes. Le PKK avec sa base arrire au Kurdistan irakien s'y procurerait facilement des armes pour sa lutte dans le Kurdistan turc.

"Bien qu'Ankara, sous la pression de l'Union EuropŽenne, ait mis en application quelques rŽformes, depuis dŽcembre 2004, lorsque l'U.E. a dŽcidŽ de commencer des nŽgociations avec la Turquie pour son entrŽe dans l'U.E., le gouvernement turc a laissŽ de c™tŽ le processus entamŽ et ne s'applique plus ˆ trouver une solution politique ˆ la question kurde.

"L'Institut Kurde de Bruxelles a ŽtŽ trs soucieux du fait que la presse belge s'est empressŽe, sans le moindre esprit critique, de faire porter la responsabilitŽ du terrorisme actuel en Turquie aux communautŽs kurdes. Toutes les organisations kurdes officielles en Belgique et ˆ l'Žtranger se dŽsolidarisent avec force de toute utilisation de la violence et plaident pour que soient respectŽs les droits de l'homme et que des solutions dŽmocratiques soient trouvŽes. Est-il permis de rappeler que le gouvernement turc ni aucun gouvernement europŽen n'ont eu de rŽaction positive quand, ˆ trois reprises en 1993,1994 et1998, trois armistices ont ŽtŽ proposŽs par le PKK. Les Kurdes veulent la dŽmocratie, la paix et le respect des droits de l'homme et des minoritŽs." (KIB, 20 juillet 2005)

Bagarres lors du procs du meurtre d'un pre kurde et de son fils

Plusieurs personnes ont ŽtŽ blessŽes mercredi lors d'affrontements entre manifestants kurdes et militants d'extrme-droite devant un tribunal d'Eskisehir, dans l'ouest de la Turquie, o comparaissaient quatre policiers pour le meurtre d'un enfant kurde de 12 ans et de son pre.

L'ŽchauffourŽe a commencŽ quand un groupe de militants nationalistes armŽs de b‰tons a pris ˆ partie quelque 200 personnes venues manifester devant le tribunal, a rapportŽ la cha”ne d'information NTV.

NTV a notamment diffusŽ les images d'un jeune homme ˆ la tte ensanglantŽe et violemment projetŽ au sol avant l'intervention d'un policier.

L'agence de presse Anatolie a fait Žtat de plusieurs personnes blessŽes, NTV mentionnant un blessŽ grave.

Les manifestants kurdes Žtaient ˆ Eskisehir pour le procs de quatre policiers impliquŽs dans la mort d'Ahmet Kaymaz et de son fils de 12 ans Ugur, abattus le 21 novembre devant leur maison de Kiziltepe, une bourgade de la province de Mardin, dans le sud-est anatolien ˆ majoritŽ kurde.

La police a affirmŽ que le pre et l'enfant avaient ŽtŽ abattus dans le cadre d'une opŽration contre des rebelles kurdes armŽs, mais les dŽfenseurs locaux des droits de l'Homme et les voisins ont assurŽ que les victimes Žtaient des civils dŽsarmŽs.

Une enqute parlementaire a conclu ˆ une "grave nŽgligence" policire et estimŽ que Kaymaz et son fils auraient pu tre capturŽs sans effusion de sang.

Si les policiers sont reconnus coupables, ils risquent de deux ˆ six ans de prison.

Leur procs est considŽrŽ comme un nouveau test de l'engagement de la Turquie ˆ faire respecter l'Žtat de droit alors qu'elle dŽsire intŽgrer l'Union europŽenne. (AFP, 20 juillet 2005)

Mayor of Diyarbakir: Kurdish should be tauhgt at common schools

Metropolitan Mayor of Diyarbakir Osman Baydemir, stating it is not possible to improve Kurdish only by means of private courses, said Kurdish should be tauhgt at official schools and supported in public domains.

Metropolitan Mayor Baydemir, Mayor of Yeni©‚ehir F˜rat Anl˜ and Director-General of the Diyarbak˜r Water and Canalization Affairs Veysi Ayus have examined infrastructural project carried out for 450 Evler Mahallesi. Baydemir, after receiving information from the experts, said they made infrastructural works in 18 separate fields of Diyarbak˜r." We will have finished a 2-km-pipeline and the intermediary connections 7200 meters at length in 10 days. Subsequently, landscape and block pavement are both to be built by Diyarbak˜r Metropolitan Municipality". The metropolitan mayor also underlined that the metropolitan municipality would continue to providing municipal services at full pelt.

To a question concerning the news that Private Batman Kurdish Course was closed, Baydemir said " To be able to keep our languages and cultural possessions those languages spoken in Turkey apart form Turkish or Kurdish should be boosted in public domains; otherwise, it is not possible to make Kurdish and like languages come alive. Therefore, Kurdish should definitely be taught at official schools. People should have the chance to be able to learn Kurdish. Moreover, Kurdish should be given as an elective course in western cities. To maintain a language a language, which has been ignored for decades, is not possible with private courses"

To another question about Co©‚kun K˜randi, a soldier from Trabzon who was intercepted and detained by HPG forces, Baydemir said neither his right to exist nor his safety of life should be harmed.He should be handed over to his family as soon as possible. There is a need to an environment with peace and without conflicts for our humans can leave in peace and at ease.

When asked ''Why did you not put your signature on a declaration prepared in relation to the kill of Hikmet Fidan?", Baydemir said, "I have not heard anything of such a statement, however, there is no legitimate side of violation of the right to exist" (DIHA, July 19, 2005)

Quatre soldats turcs tuŽs dans l'explosion d'une mine

Quatre soldats turcs ont ŽtŽ tuŽs et quatre autres blessŽs mardi dans le sud-est de la Turquie lorsque leur vŽhicule a sautŽ sur une mine posŽe vraisemblablement par des rebelles kurdes, ont annoncŽ les autoritŽs turques.

L'incident s'est produit alors que les soldats patrouillaient sur un chemin de campagne de la province de Hakkari, frontalire de l'Irak et de l'Iran, prŽcise-t-on de mme source. (AFP, 18 juillet 2005)

Le PKK somme la Turquie de ne pas faire d'incursions en Irak

Un dirigeant du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a sommŽ lundi la Turquie de ne pas effectuer d'incursions militaires dans le nord de l'Irak pour y poursuivre ses militants et a menacŽ d'une recrudescence de la violence. Une opŽration transfrontire dans le nord de l'Irak n'aura "pas d'autre rŽsultat que l'escalade de la guerre", a dŽclarŽ Murat Karayilan, un des dirigeants du PKK, citŽ par l'agence de presse pro-kurde MHA.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait affirmŽ la semaine dernire que la Turquie se rŽservait le droit d'envoyer des soldats en Irak pour y poursuivre les rebelles du PKK, qui y ont Žtabli des camps, ajoutant qu'il n'y avait pas de plans dans l'immŽdiat pour une telle opŽration.

L'armŽe turque a effectuŽ plusieurs incursions en territoire irakien avant l'invasion de ce pays par une coalition menŽe par les Etats-Unis en 2003, avec l'accord tacite de Washington et le soutien de groupes kurdes locaux.

M. Karayilan a estimŽ que ses combattants se contr™laient dans leurs affrontements avec l'armŽe turque mais qu'il n'hŽsiteraient pas ˆ intensifier leur campagne militaire si la Turquie multipliait les opŽrations de sŽcuritŽ. Une centaine de rebelles et de membres des forces de sŽcuritŽ ont ŽtŽ tuŽs  au cours des derniers mois.

M. Karayilan a affirmŽ que le PKK Žtait prt ˆ relacher le soldat et ˆ le remettre ˆ une organisation en qui il aurait confiance si Ankara mettait un terme ˆ cette opŽration. (AFP, 18 juillet 2005)

10 militants kurdes tuŽs dans le sud-est , 4 soldats blessŽs

Dix militants du PKK ont ŽtŽ tuŽs lors d'affrontements avec l'armŽe dans la province de Sirnak (sud-est de la Turquie), ont annoncŽ dimanche les services du gouverneur de la province.

Un activiste du PKK "responsable des opŽrations de minage" fait partie des militants tuŽs, prŽcise le communiquŽ du gouvernorat, citŽ par l'agence de presse turque Anatolie.

L'affrontement, dont la date exacte n'a pas ŽtŽ prŽcisŽe, est survenu alors que l'armŽe turque a lancŽ une opŽration entre le 13 et le 16 juillet dans cette zone de jonction des provinces de Sirnak, de Hakkari et de Van, dans le sud-est du pays.

Selon le communiquŽ du gouvernorat, les militants du PKK Žtaient en possession d'un fusil ˆ lunette, d'une mitrailleuse, d'un lance-grenades, de sept fusils d'assaut AK-47, de 18 grenades et de 25 kilos d'explosifs (plastic de type C3 et C4).

Par ailleurs, quatre soldats turcs ont ŽtŽ blessŽs lorsque le vŽhicule qui les transportait a sautŽ sur une mine, vraisemblablement posŽe par le PKK, dans la province voisine de Bitlis, a dŽclarŽ le gouverneur de cette province, Asim Hacimustafaoglu, ˆ l'agence Anatolie. Selon le gouverneur, la mine Žtait tŽlŽcommandŽe.

Samedi, les forces de sŽcuritŽ turques ont annoncŽ avoir dŽsamorcŽ cinq kilogrammes d'explosifs destinŽs ˆ tre mis ˆ feu ˆ distance et placŽs le long d'une route dans la province kurde de Tunceli. Selon la police, citŽe par l'agence de presse Anatolia, ces explosifs, de type C-4, Žtaient assez puissants pour dŽtruire des vŽhicules blindŽs. (AFP, 17 juillet 2005)

Les avocats d'Ocalan ont renoncŽ ˆ visiter leur client depuis le 1er juin

Les avocats d'Abdullah Ocalan refusent depuis le 1er juin de rendre visite ˆ leur client emprisonnŽ ˆ vie pour dŽnoncer des pratiques "anti-dŽmocratiques" des autoritŽs turques, a indiquŽ vendredi l'un des dŽfenseurs ˆ l'AFP.

"Nous ne l'avons pas revu depuis le 1er juin", a indiquŽ Bekir Kaya du bureau d'avocats basŽ ˆ Istanbul chargŽ de la dŽfense du chef du PKK  emprisonnŽ depuis 1999 sur l'”le d'Imrali (nord-ouest).

M. Kaya a expliquŽ que les avocats avaient renonocŽ ˆ rendre visite ˆ Ocalan, leur dernire entrevue, remontant au 1er juin, ayant ŽtŽ suivie et enregistrŽe par un fonctionnaire du ministre de la Justice, en application des dispositions du nouveau code pŽnal rentrŽ en vigueur le mme jour.

Cette mesure est "anti-dŽmocratique" et est ˆ l'encontre du caractre privŽ de l'entrevue entre le dŽtenu et son dŽfenseur, a-t-il dit. "Nous avons pris cette dŽcision avec notre client", a-t-il ajoutŽ.

La Cour europŽenne des droits de l'Homme (CEDH) a confirmŽ le 12 mai la condamnation de la Turquie pour procs inŽquitable d'Ocalan et a recommandŽ ˆ Ankara d'organiser un nouveau procs pour le chef rebelle.

Le ComitŽ des ministres du Conseil de l'Europe doit ˆ prŽsent dŽcider avec la Turquie des modalitŽs d'application de ce jugement.

Les dirigeants turcs ont affirmŽ qu'ils respecteraient l'arrt de la Cour de Strasbourg.

Pour qu'il puisse bŽnŽficier d'un nouveau procs, le condamnŽ doit en faire la demande. L'intŽressŽ a indiquŽ, par la voix de ses avocats, qu'il refusera d'tre jugŽ de nouveau en Turquie tant que l'impartialitŽ des cours turques ne sera pas assurŽe. (AFP, 15 juillet 2005)

BBC's reaction against Erdogan's accusations on the PKK

No one who has followed the BBC's reporting of last week's terrorist attacks in London and other such incidents can doubt that the BBC reflects these crimes in their entirety, BBC World Service Director Nigel Chapman said.

Chapman's explanation of BBC editorial principles came in response to Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan, who harshly criticized the BBC and Reuters on Thursday for describing the Kurdistan Workers' Party (PKK) as militants and guerillas instead of terrorists.

"We aim at reflecting all incidents in an objective style, notwithstanding any provision for how traumatic and horrible the incident is," Chapman said in a statement on the BBC's Turkish Internet site.

Taking into consideration specific conditions of each incident, the BBC prefers to use more descriptive words such as "bombers," "attackers," "armed people," "kidnappers," "rebels" and "militants" when reporting about perpetrators of violent incidents, Chapman said.

"We must report acts of terror quickly, accurately, fully and responsibly. Our credibility is undermined by the careless use of words which carry emotional or value judgments. The word 'terrorist' itself can be a barrier rather than an aid to understanding. We should try to avoid the term, without attribution. We should let other people characterize while we report the facts as we know them," states the BBC's Editorial Guidelines concerning war, terror and emergencies.

Reuters as well asserts that its policy concerning the use of the word "terrorist" is very clear. The agency uses the word only when a person uses it in a quote.

"Our responsibility is to remain objective and report in ways that enable our audiences to make their own assessments about who is doing what to whom," says the BBC guidelines. Reuters says it never used the word "terrorist" for the London bomb attackers.

HŸseyin SŸkan, director of BBC Turkish, reminded all that the BBC avoided using the term "terrorist" to describe the Irish Republican Army (IRA), for fear of sparking Catholic reactions in Ireland. (Turkish Daily News, July 16, 2005)

US responds to Erdogan on cross-border attack on PKK

Turkey should consider how the Iraqi government would reply to a possible Turkish military operation in the north of Iraq against outlawed Kurdistan Workers' Party (PKK) bases there, said a top U.S. military official.

The comments of Gen. Richard Myers, the U.S. chairman of the joint chiefs of staff, came in response to Prime Minister Recep Tayyip Erdogan, who earlier said that Turkey reserved the right to carry out cross-border operations in neighboring Iraq, where a few thousand PKK terrorists are believed to be based.

Turkey has made military incursions into Iraq in the past to hunt down the PKK terrorists. Faced with an escalation in PKK attacks in southeastern Anatolia, Turkey has been pressing the United States and the Iraqi government to crack down on PKK mountain bases, but no action has been taken by either Iraqi or U.S. authorities.

Asked about the U.S. position on a possible Turkish operation on the PKK in Iraqi territory, similar to ones that Turkey carried out in the past, Myers said the sovereign Iraq would have a lot to say on that.

"I think the difference now is that Turkey is dealing with a sovereign Iraqi government. It would require a series of contacts between Turkish and Iraqi authorities," Myers was quoted as telling a news conference in Washington by the Anatolia news agency.

Turkish government officials said Ankara had no immediate plan to carry out a cross-border operation in Iraqi territory but it does reserve the right to cross into Iraqi territory in legally justified cases of "hot pursuit" of PKK terrorists escaping to the Iraqi side of the border.

"There are certain things that international law allows. We would carry out cross-border operations if they were necessary," Erdogan told private CNN-TŸrk television late on Wednesday.

Erdogan himself was commenting on an Anatolia news agency report carrying a statement by an unidentified U.S. official who said Washington backed military operations on the PKK inside the Turkish border, suggesting that cross-border operations would not be welcomed.

Myers said Turkey and the United States were discussing ways to deal with the PKK but declined to give details. He also noted that PKK activities were increasing in Turkey's Southeast and added that this situation was "unacceptable."

The United States designates the PKK as a terrorist organization. The group retreated to northern Iraq in 1999 after declaring a unilateral cease-fire following the capture of its leader, Abdullah …calan.

The PKK ended its five-year truce in June 2004 and began infiltrating back into Turkey. Some 100 Turkish soldiers and PKK militants have been killed in a resurgence of violence in the region over the past three months.

The terrorists have also attacked civilian targets: They blew up a train earlier this month, killing five people, and last week bombed a popular resort on the Aegean coast, leaving about 20 people injured. (Turkish Daily News, July 16, 2005)

Vaste opŽration pour retrouver un soldat enlevŽ par des militants kurdes

Plusieurs centaines de militaires participaient mercredi ˆ une vaste opŽration de l'armŽe dans l'est de la Turquie destinŽe ˆ retrouver un soldat pris en otage lundi soir par des militants kurdes, a-t-on indiquŽ de source de sŽcuritŽ locale.

Les unitŽs, ŽpaulŽes par des commandos et soutenus par des hŽlicoptres de combat, ratissaient les zones trs escarpŽes de PŸlŸmŸr et de Kutu, dans la province de Tunceli, a-t-on indiquŽ de mme source.

Un groupe de militants du PKK avait installŽ lundi un barrage routier sur un des principaux axes de Tunceli, dŽvalisŽ les occupants d'une quarantaine de voitures qu'ils ont arrtŽs et enlevŽ un simple soldat de 21 ans en permission.

C'est la premire fois depuis six ans que le PKK s'engage dans ce genre d'action, pourtant rŽpandu dans les annŽes 1990 lorsque les combats entre militants et armŽe faisaient rage dans le sud-est anatolien ˆ majoritŽ kurde.

Dans une dŽclaration faite mercredi ˆ l'agence de presse pro-kurde MŽsopotamie, basŽe en Allemagne, le PKK a fait savoir que le "prisonnier" Žtait en "bonne santŽ".

"Il a ŽtŽ amenŽ ˆ une zone sžre et n'a pas subi de mauvais traitement", souligne la dŽclaration sans prŽciser s'il sera rel‰chŽ ou pas.

L'Association turque des droits de l'Homme a lancŽ un appel mercredi pour sa libŽration.

La Turquie se rŽserve le "droit de poursuivre les militants kurdes" en Irak

La Turquie se rŽserve le droit d'effectuer des incursions militaires en Irak pour poursuivre les militants kurdes du PKK qui y ont trouvŽ refuge, a affirmŽ le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, citŽ jeudi par l'agence Anatolie.

Erdogan a prŽcisŽ qu'Ankara n'avait pas de plans dans l'immŽdiat pour de telles opŽrations, tout en critiquant l'incapacitŽ des Etats-Unis ˆ fermer les camps installŽs par le PKK dans le nord de l'Irak depuis 1999.

"Il y a certaines choses que le droit international autorise. Quand c'est nŽcessaire, on peut mener des opŽrations au delˆ de la frontire", a-t-il dŽclarŽ.

"Cela peut tre fait quand les conditions l'exigent", a-t-il ajoutŽ. "Nous espŽrons que de telles conditions ne vont pas appara”tre".

Selon la presse, 114 membres des forces de sŽcuritŽ (militaires et police) ont ŽtŽ tuŽs depuis juin 2004 dans les combats alors que ce chiffre Žtait seulement de trois pour 2003. (AFP, 13-14 juillet 2005)

Des militants kurdes forment un barrage routier et enlvent un soldat

Un groupe de militants kurdes a installŽ lundi soir un barrage soutier sur un des principaux axes de l'est de la Turquie et enlevŽ un soldat, a annoncŽ le gouverneur local.

Les militants du PKK qui seraient au nombre de cinq ont arrtŽ une quarantaine de voitures sur la route entre Tunceli et Pulumur, dŽvalisŽ les occupants de ces vŽhicules et enlevŽ un gendarme qui se rendait ˆ son unitŽ ˆ Adiyaman (sud-est), a indiquŽ le gouverneur de Tunceli Mustafa Erkal, citŽ par l'agence Anatolie.

C'est la premire fois depuis des annŽes que le PKK s'engage dans une telle action. Ce genre de barrages s'Žtaient produits de nombreuses fois dans les annŽes 1990 lorsque les combats entre rebelles et l'armŽe faisaient rage dans le sud-est anatolien ˆ majoritŽ kurde.

D'autre part, un militant kurde a ŽtŽ tuŽ lundi dans la province d'Erzincan, ˆ l'est de la Turquie, alors qu'il s'apprtait ˆ disposer des explosifs ˆ proximitŽ d'une voie ferrŽe, ont indiquŽ les services du gouverneur de la province, citŽs par l'agence de presse Anaolie.

Le "terroriste" --expression usuelle des autoritŽs turques pour dŽsigner les guerilleros du PKK-- a ŽtŽ abattu dans une zone rurale par les forces de sŽcuritŽ, selon un communiquŽ. L'individu s'apprtait, avec un groupe de militants, ˆ disposer des charges explosives sur une voie ferrŽe et des ponts, ajoute le communiquŽ, qui prŽcise qu'un fusil-mitrailleur, deux grenades et du "matŽriel pour un pige" ont ŽtŽ retrouvŽs sur les lieux de l'accrochage. (AFP, 11-12 juillet 2005)

Une bombe fait 20 blessŽs dans la station balnŽaire turque de Cesme

Vingt personnes ont ŽtŽ blessŽes, dont une grivement, dans l'explosion d'une bombe de faible puissance dimanche dans la station balnŽaire populaire de Cesme (ouest), sur la c™te ŽgŽenne de la Turquie, en pleine saison touristique.

L'attentat a ŽtŽ revendiquŽ par un groupe kurde armŽ, les Faucons de la libertŽ du Kurdistan, proche du PKK qui a menacŽ d'autre attaques similaires contre des cibles touristiques.

"Nos attaques vont se poursuivre", a prŽcisŽ une personne qui a appelŽ l'agence de presse pro-kurde MŽsopotamie, basŽe en Allemagne.

Deux touristes Žtrangers figurent parmi les blessŽs, a dŽclarŽ Yusuf Ziya Goksu, le gouverneur d'Izmir, dont dŽpend administrativement Cesme.

Selon l'agence semi-officielle Anatolie, il s'agit d'un Britannique, John Willoghby, 63 ans, et d'un Russe, Alexandre Danilik, 44 ans, qui ont subi des blessures lŽgres et ont ŽtŽ soignŽs ˆ l'h™pital.

"L'explosion a ŽtŽ provoquŽe par une bombe", a annoncŽ le gouverneur.

AutoritŽs et professionnels du tourisme s'efforaient lundi de minimiser la portŽe d'un attentat qui a fait 20 blessŽs la veille dans une station balnŽaire de l'ouest de la Turquie, espŽrant que ce secteur vital et en pleine croissance de l'Žconomie turque ne sera pas affectŽ.

"La vie est revenue ˆ la normale une heure aprs l'explosion. (...) La situation ne prte pas ˆ l'exagŽration", a assurŽ Faik Tutuncuoglu, le maire de Cesme, la ville visŽe par l'attentat, citŽ par l'agence de presse Anatolie.

Le secteur touristique turc est en pleine explosion, avec 8,6 millions d'entrŽes de touristes Žtrangers sur les six premiers mois de 2005, soit une augmentation de 27,2% par rapport ˆ la mme pŽriode de l'annŽe prŽcŽdente, selon les chiffres du ministre du Tourisme.

Les autoritŽs esprent accueillir 20 millions de vacanciers Žtrangers cette annŽe, devant rapporter 18 milliards de dollars (15 milliards d'euros), contre 17,5 millions l'an dernier, qui avaient gŽnŽrŽ 15,9 milliards de dollars (13,2 milliards d'euros) de recettes, soit 5,5% du PNB national.

C'est cette manne que souhaitent, semble-t-il, tarir les "Faucons", qui ont dŽjˆ appelŽ en aožt dernier les touristes Žtrangers ˆ "ne pas se rendre en Turquie", au lendemain d'un double attentat contre deux h™tels d'Istanbul, ayant fait deux morts et une dizaine de blessŽs.

Le groupe, qui a aussi revendiquŽ en avril un attentat dans une autre station balnŽaire de la mer EgŽe, ayant tuŽ un policier, a prŽvenu dimanche soir que ses "attaques vont se poursuivre".  (AFP, 10-11 juillet 2005)

Cinq civils et trois policiers blessŽs dans des attaques de militants kurdes

Cinq civils et trois policiers ont ŽtŽ blessŽs dimanche dans l'explosion d'une mine et une attaque de militants kurdes dans l'est et le sud-est de la Turquie, a indiquŽ une source des forces de sŽcuritŽ locales.

Un premier incident s'est produit ˆ Hozat, dans la province de Tunceli (est). Des militants du PKK  ont attaquŽ un dŽtachement policier situŽ devant la rŽsidence du sous-prŽfet local, blessant trois policiers en faction.

Dans un autre incident prs du centre-ville de Sirnak (sud-est), prs de la frontire avec l'Irak, un camion a sautŽ sur une mine vraisemblablement posŽe par des membres du PKK. Les cinq occupants du vŽhicule ont ŽtŽ blessŽs. (AFP, 10 juillet 2005)

Trois soldats tuŽs et 13 blessŽs par une mine dans le sud-est de la Turquie

Trois soldats turcs ont ŽtŽ tuŽs et 13 autres blessŽs samedi matin dans l'extrme sud-est de la Turquie lorsque leur vŽhicule a sautŽ sur une mine vraisemblablement posŽe par des militants kurdes, a indiquŽ une source des forces de sŽcuritŽ locales.

L'incident s'est produit prs de Semdinli, situŽe ˆ proximitŽ des frontires avec l'Irak et l'Iran, a-t-on prŽcisŽ de mme source. (AFP, 9 juillet 2005)

Un ancien politicien kurde abattu dans le sud-est de la Turquie

Un ancien politicien kurde a ŽtŽ tuŽ par un inconnu mercredi ˆ Diyarbakir, la principale ville du sud-est de la Turquie, ˆ majoritŽ kurde, des sources de sŽcuritŽ locales excluant que ce meurtre ait pu tre motivŽ par des considŽrations politiques.

Atteint par une balle ˆ la tte, Hikmet Fidan, 50 ans, est mort sur le coup tandis que son meurtrier est parvenu ˆ prendre la fuite, a dŽclarŽ ˆ l'AFP une source de sŽcuritŽ parlant sous le couvert de l'anonymat.

Les mobiles du crime n'Žtaient pas immŽdiatement connus, mais la police penchait pour un rglement de compte liŽ ˆ des affaires d'argent, a ajoutŽ cette source.

Fidan Žtait un politicien important au sein du mouvement kurde en Turquie. Il avait notamment exercŽ la  fonction de vice-prŽsident du Parti de la dŽmocratie du peuple (Hadep) jusqu'ˆ sa dissolution en 2003 par la Cour constitutionnelle au motif de liens avec l'insurrection armŽe kurde.

Le Parti dŽmocratique du peuple (Dehap) a succŽdŽ au Hadep. Il est lui aussi menacŽ d'une Žventuelle fermeture pour les mmes motifs et pour falsification de documents lors des Žlections gŽnŽrales de 2002. (AFP, 6 juillet 2005)

Kurdish politicians sentenced to jail for speaking Kurdish

The Dicle News Agency (DIHA) reported today that the Deputy Chairwoman-General of the pro-Kurdish Democratic People's Party (DEHAP), Handan Caglayan, has been sentenced to 7 months in jail by a local Turkish court for speaking Kurdish at the electoral campaign of her party before the 28 March local elections last year.

Similarly, 6 months imprisonment has been imposed on the Chairman of the Riha (Urfa) branch of DEHAP, Ahmet Dagtekin, on the same grounds, according to the agency.

The charges against the Kurdish politicians were brought for having breached Article 58 of the Law no: 298 on Political Parties, which bans the use of other languages than Turkish in electoral propaganda.

The Kurdish politicians in response said that they found the sentence highly undemocratic and in contrast to Turkey's EU membership process. DIHA quoted Chairman Ahmet Dagtekin saying:

"There are more than 20 million Kurds in Turkey. The mother tongue of all them is Kurdish. A person or a political party that claims to be in violation of a people must address the people in their own language. That is the only way to be able to set a dialog. Again, if some policies are being produced by means of what the people's expectations are, politics should be done in the language of that people; because, languages are the wealth of the country. These are the reasons why the law [on Political Parties] constitutes an obstacle on the way of Turkey becoming richer and more developed." (KurdishMedia.com, July 6, 2005)

La crainte d'un retour de la guerre civile dans le Kurdistan turc

La crainte d'une nouvelle guerre entre forces de sŽcuritŽ turques et rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a fait son retour chez les habitants de la petite ville kurde de Karliova, dans le sud-est de la Turquie.

"Ca recommence", affirme un restaurateur de la bourgade qui a vu passer quelques jours plus t™t un convoi armŽ, avant d'tre rŽveillŽ cette semaine par un vol d'hŽlicoptres prenant la direction des montagnes voisines, o se cachent des membres du PKK.

Cinq rebelles ont ŽtŽ tuŽs dans cette rŽgion la semaine dernire, portant ˆ au moins 62 le nombre de militants du PKK abattus depuis le dŽbut du printemps.

Le redoux a vu les accrochages se multiplier, alors qu'ils avaient pratiquement cessŽ aprs l'annonce d'un cessez-le-feu unilatŽral du PKK en 1999, et n'avaient que faiblement repris ˆ la fin de cet trve le 1er juin 2004.

Les forces de sŽcuritŽ ont pour leur part perdu au moins 32 hommes dans les affrontements.

Le PKK a rŽpliquŽ en s'attaquant le week-end dernier ˆ un train ˆ Bingol (est), tuant cinq gardes de sŽcuritŽ.

Renforant ses positions dans la rŽgion, l'armŽe a redŽployŽ ses unitŽs de commandos et rŽinstallŽ des points de contr™le sur les routes, gardŽs par des vŽhicules blindŽs.

"Le feu s'Žtend", commente le restaurateur, sous le couvert de l'anonymat. "Depuis un moment, nous fermons nos magasins de bonne heure, et j'y pense ˆ deux fois quand je dois sortir de la ville aprs la tombŽe de la nuit".

Les combats restent pour l'heure confinŽs dans des zones reculŽes --on est loin des combats des annŽes 1980 et 1990, qui avaient fait quelque 37.000 morts.

Mais les violences survenues lors d'enterrements de rebelles abattus ces derniers jours montrent que les tensions peuvent facilement s'Žtendre aux zones urbaines.

"C'est la pŽriode la plus prŽoccupante de ces dernires annŽes", estime Osman Baydemir, le maire kurde de Diyarbakir, principale ville du sud-est anatolien. "Nous appelons les deux parties ˆ cesser les violences sans conditions".

La guŽrilla, ŽvaluŽe ˆ 5.000 militants, s'est rŽfugiŽe dans le nord de l'Irak en 1999 aprs l'arrestation de son chef Abdullah Ocalan.

Quelque 1.500 rebelles auraient cependant repassŽ la frontire, leur direction affirmant que les mesures entreprises par Ankara pour Žtendre les droits des Kurdes ne sont que de faade.

Sous la pression de l'Union europŽenne, le gouvernement a autorisŽ l'enseignement du kurde dans des Žtablissements privŽs et la diffusion de programmes dans cette langue sur les cha”nes de tŽlŽvision et de radio publiques.

"En adoptant plusieurs mesures, le gouvernement a considŽrŽ que le sujet du problme kurde Žtait clos", estime M. Baydemir. "Les gens (ici) en sont venus ˆ penser que personne ne reconna”trait leurs droits tant qu'ils resteraient tranquilles".

Selon Selahattin Demirtas, le chef de la section de Diyarbakir de l'Association des droits de l'Homme, le nombre de plaintes a augmentŽ depuis que l'UE a dŽcidŽ, en dŽcembre, d'entamer des nŽgociations d'adhŽsion avec la Turquie et a redoublŽ avec le retour des tensions.

Durant les quatre premiers mois de 2005, les autoritŽs locales ont ouvert des enqutes visant 2.700 personnes et touchant ˆ leur libertŽ d'expression, soit autant que pour toute l'annŽe 2004, affirme le militant.

"Les lois n'ont pas changŽ, mais les procureurs deviennent moins tolŽrants, le gouvernement fermant les yeux", dit-il.

Les politiciens locaux rŽclament le droit d'utiliser la langue kurde dans les institutions et les Žcoles publiques, la levŽe des obstacles lŽgaux empchant l'entrŽe au Parlement d'un parti kurde et un retour ˆ l'emploi des noms kurdes des villages rebaptisŽs avec des noms turcs.

Ils appellent aussi ˆ une amnistie pour les militants du PKK et ˆ leur rŽintŽgration dans la sociŽtŽ.

Ces demandes sont accueillies avec suspicion par le gouvernement, qui craint qu'elles n'encouragent le sŽparatisme, et avec colre par l'armŽe, determinŽe ˆ Žcraser le PKK sur le terrain.

Les rebelles kurdes veulent obtenir de nouvelles concessions d'Ankara

Les rebelles kurdes, qui ont repris leurs activitŽs aprs cinq ans de repos, cherchent aujourd'hui ˆ obtenir de nouvelles concessions de la Turquie, mettant ˆ l'Žpreuve la capacitŽ d'Ankara ˆ maintenir la stabilitŽ et ˆ mener son projet d'adhŽsion ˆ l'UE.

Les revendications du PKK en faveur d'une Turquie dŽmocratique et respectueuse de l'identitŽ kurde se sont muŽes en des demandes d'autonomie au sein d'un systme fŽdŽral, d'amnistie pour les rebelles garantissant leur participation ˆ la vie politique et de libŽration de leur chef Abdullah Ocalan.

"Si la guerre reprend, l'Žconomie turque sera sens dessus dessous et l'Union europŽenne deviendra un rve impossible", affirme un militant du PKK se faisant appeler Sahin, avant d'expliquer pourquoi 5.000 guŽrilleros se prennent ˆ dŽfier ˆ nouveau la deuxime armŽe de l'Otan.

"La Turquie ne peut pas oser mettre en danger sa stabilitŽ, tandis que nous n'avons rien ˆ perdre", affirme le quadragŽnaire, qui a passŽ neuf ans en prison pour appartenance au PKK mais s'est "reconverti dans l'action lŽgale", travaillant avec le Parti dŽmocratique du peuple (Dehap, kurde) ˆ Diyarbakir, la principale ville du sud-est anatolien ˆ majoritŽ kurde.

Les politiciens kurdes prennent publiquement leurs distances du PKK mais soutiennent la plupart de ses demandes, dont celle d'une amnistie gŽnŽrale.

"Nous avons dŽpassŽ le point o les armes peuvent prendre part dans la rŽsolution des problmes", affirme Osman Baydemir, le maire de Diyarbakir. "Nous devons amener le PKK sur le terrain de la lutte politique".

Si l'opinion est partagŽe dans les rues de Diyarbakir, elle ne l'est pas ˆ Ankara: beaucoup de Turcs estiment que les Kurdes profitent des ambitions europŽennes de la Turquie pour faire progresser leur projet sŽparatiste sous le couvert de rŽformes dŽmocratiques.

L'hostilitŽ manifestŽe par de larges portions de l'opinion publique europŽenne ˆ l'adhŽsion de la Turquie a par ailleurs quelque peu refroidi l'enthousiasme de certains Turcs.

"Le nationalisme turc alimente le nationalisme kurde", selon le sociologue Dogu Ergil, qui reproche ˆ Ankara de manquer de stratŽgie pour rŽsoudre les nombreux problmes de la rŽgion kurde. "C'est une situation de blocage terrible", dit-il. (AFP, Sibel UTKU BILA, 5 juillet 2005)

Le bilan de la guerre depuis un mois dans le Kurdistan turc

MalgrŽ les multiples appels ˆ la paix pour faire cesser les interventions militaires, l'armŽe turque continue ses actions armŽes et refuse de tenir compte des efforts pour la paix. Les derniers affrontements ont provoquŽ la mort de 169 personnes en l'espace d'un mois.

Les forces de DŽfense du Peuple kurde (HPG) ont annoncŽ le bilan de cette guerre pour le mois de juin. Lors des affrontements qui ont eu lieu au Kurdistan, 12 officiers et 141 soldats ont ŽtŽ tuŽs ainsi que 10 guŽrilleros. Une opŽration militaire a ŽtŽ menŽe ˆ Dersim par l'armŽe turque contre les guŽrilleros du MKP. Lors de cette intervention, 17 guŽrilleros du MKP sont morts. Des gendarmes ont enterrŽ en cachette les corps de deux guŽrilleros, ce qui a provoquŽ l'indignation et la protestation de la population. Lors de ces ŽvŽnements, un jeune du nom de Farhettin Inan a ŽtŽ tuŽ.

D'aprs les dŽclarations faites par le HPG, les opŽrations menŽes par les forces armŽes turques se sont encore intensifiŽes.

Toujours selon les estimations du HPG, l'armŽe turque a menŽ en juin 44 opŽrations militaires dans la rŽgion du Kurdistan. Les combats ont ŽtŽ particulirement violents dans la rŽgion du Botan, o on a dŽnombrŽ 33 affrontements. Les guŽrilleros du HPG ont rŽpondu par 24 offensives successives.

La branche de Diyarbakir de l'association turque des droits de l'homme (IHD) a dŽclarŽ, mardi 28 juin, avoir enregistrŽ en cinq mois, depuis le dŽbut de l'annŽe 2005, 4.822 violations des droits de l'homme dans la ville Diyarbakir et dans des provinces environnantes, alors que 1.511 violations  des droits de l'homme avaient ŽtŽ enregistrŽes dans les cinq premiers mois de l'annŽe 2004.

Elle constate, dans son rapport, une forte augmentation des violations des droits de l'homme dans le pays depuis que la Turquie a reu une date formelle pour entamer les nŽgociations en vue de son d'adhŽsion ˆ l'Union europŽenne et le rapport  note Žgalement une augmentation rŽcente du nombre des affrontements.

"Le gouvernement turc actuel, en ne poursuivant pas autant qu'il le pourrait la mise ˆ exŽcution des rŽformes, en porte la responsabilitŽ" a dŽclarŽ Selahattin Duman, responsable de la branche d'IHD ˆ Diyarbakir. (MHA-DIHA, 4 Juillet 2005)

Manifestation de Kurdes ˆ Strasbourg pour un nouveau procs d'Ocalan

Quelque 800 militants kurdes selon la police, 1.200 selon les organisateurs, ont manifestŽ mardi devant le Conseil de l'Europe ˆ Strasbourg pour rŽclamer un nouveau procs du leader kurde Abdullah Ocalan.

"Nous demandons qu'un nouveau procs libre et indŽpendant de M. Ocalan se tienne en Turquie", a dŽclarŽ Ahmet Dere, membre du Congrs national du Kurdistan.

En mai dernier, la Cour europŽenne des droits de l'Homme avait confirmŽ la condamnation de la Turquie pour le procs inŽquitable d'Abdullah Ocalan et recommandŽ la tenue d'un nouveau procs du leader kurde condamnŽ ˆ mort en 1999.

La peine du chef du PKK pour "trahison et sŽparatisme" avait ŽtŽ commuŽe en rŽclusion criminelle ˆ perpŽtuitŽ le 3 octobre 2002.

Selon M. Dere, le ComitŽ des ministres du Conseil de l'Europe, chargŽ notamment d'examiner les arrts de la Cour europŽenne, devait Žvoquer mardi l'arrt de la Cour europŽenne.

Les militants venus d'Alsace, de Lorraine et d'Allemagne ˆ l'appel de la FŽdŽration des associations kurdes en France, brandissaient des pancartes affirmant "La justice pour Ocalan, c'est aussi la justice pour les kurdes" et "LibertŽ pour Ocalan". (AFP,  5 juillet 2005)

Former Kurdish deputies' retrial continues

The ongoing retrial of former lawmakers from the now-defunct Democracy Party (DEP) continued yesterday in an Ankara court with the presence of the attorneys for former deputies Yusuf Alatasü and Mehmet Nuri …zmen, the Anatolia news agency reported.

Mehmet Orhan Karadeniz, chief judge of the court, said there was no response to a written statement sent to the Turkish Radio and Television Corporation (TRT), which is supposed to form a five-person expert committee tasked with analyzing audio recordings to determine the identities of voices on evidence tapes.

Alatasü said the voices on the tapes are not his clients. He argued the TRT is not an independent institution and that the committee should comprise experts who are impartial. …zmen made a similar request.

Public Prosecutor Dilaver Kahveci maintained that experts from the TRT should be in charge of analyzing the tapes because it was difficult to form a committee consisting of competent experts from other public and private institutions.

He argued that the lawyers' request should be denied since if experts from public institutions can't be trusted, then those from private institutions would not be trusted either.

The court then ruled against the defense and postponed the hearing to resolve other issues in the evidence file at a later day.

The legal proceedings began in 1994 when Kurdish former deputies Leyla Zana, Orhan Dog˜an, Hatip Dicle and Selim Sadak were sentenced by the now-closed State Security Court (DGM) to15 years' imprisonment on grounds they engaged in separatist activities both inside and outside the country in cooperation with the outlawed Kurdistan Workers' Party (PKK). (Turkish Daily News, July 3, 2005)

Racist Turkish Book Given Out For Free In Diyarbakir

10,000 editions of a book called 'We, all of us, are the same...' written by the Turkish nationalistic institution YURT-SAV are being given out for free in the city of Amed (the Kurdish city of Diyarbakir in southeastern Turkey). The controversial book denies the existence of the Kurdish people and calls the Kurdish language "a primitive language with no culture".

Among the contents of the book are racist provocative statements like:

* "The word 'Kurd' is a word used by Anatolians to identify coarse mountainous people that comes down to the cities to sell dairy products."

* "The Kurdish history is dark. Not one single source in social sciences such as history, archeology, anthropology, geography, ethnography and philology indicates in any way the existence of a 'Kurdish history'."

* "The primitive language Kurdish is not a language of culture and is only an local 'agreement'."

* "The issue is nothing more than the 'Kurdification' of Turkmen societies in East and Southeast Anatolia, and nothing more than a cultural assimilation. 'Turkishness' is in no way a reference system that recognizes the superiority of an origin or a race, and can never be. If somebody says "I'm a Turk" it doesn't mean that they are denying their ethnic identity or their origin. But to say "I'm from Turkey" instead of "I'm a Turk" is to deny a sociological truth and give in to ignorance."

The provocations by the YURT-SAV are expected to increase the tension in the Kurdish capital of Amed (Diyarbakir).

The Turkish nationalistic institution YURT-SAV calls itself an alternative "Human Rights Association" and is run by relatives to Turkish soldiers killed in clashes with the PKK.

YURT-SAV have started controversies before in Amed. During the "Human Rights Week" organized on December 10-17, 2004, by NGO's in Amed, the YURT-SAV showed a movie called "terror" produced by the institution. The movie was shown to students and had explicit war scenes from places like Iraq, Palestine, Pakistan, Afghanistan, Jerusalem, Chechnya and many other places in the Middle East where soldiers had attacked and killed civilians. But not one single reference was made to the violence in Kurdistan by the Turkish army. Instead, they showed pictures of civilians allegedly killed by the PKK.

The Turkish government are trying to campaign anti-Kurdish and anti-PKK books in northern Kurdistan. Among the books given out for free by the Turkish government are "APO" by the informer Semdin Sakik, "How to be a women in the PKK" by Necat Buldan and "Apo's verses" by Selim Curukkaya. All these writers are complaining about a low sale in Kurdistan and accuses the PKK to behind it. (DozaMa- KurdistanObserver.com, July 2, 2005)

Une bombe explose au passage d'un train, six morts et 12 blessŽs

Une bombe a explosŽ samedi matin au passage d'un train dans l'est de la Turquie, une rŽgion ˆ majoritŽ kurde en proie ˆ un regain de tensions entre rebelles indŽpendantistes et forces de sŽcuritŽ, causant la mort de six personnes et en blessant 12 autres.

La Compagnie nationale des chemins de fer (TCDD) a rŽvisŽ dans la soirŽe son bilan des victimes, Žtabli ˆ six morts, expliquant que le nom d'un blessŽ s'Žtait glissŽ par erreur dans la liste des morts, a rapportŽ l'agence Anatolie.

L'explosion s'est produite ˆ 10H20 (07H20 GMT) sur la ligne reliant les villes d'Elazig et de Tatvan, alors que le train --composŽ de voitures transportant des passagers et de wagons de fret-- traversait une zone rurale de la province de Bingol, a dŽclarŽ dans un communiquŽ la TCDD.

"La bombe, dŽposŽe sur les rails, a ŽtŽ actionnŽe par une commande ˆ distance, provoquant le renversement d'un wagon et d'une voiture de passagers", a expliquŽ la TCDD, prŽcisant que 45 voyageurs et onze employŽs de la compagnie se trouvaient ˆ bord du train.

Les autoritŽs d'Ankara se sont gardŽes de tout commentaire sur les instigateurs Žventuels de cet attentat, le prŽsident Ahmet Necdet Sezer et le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan se contentant de condamner, sans plus de prŽcisions, une "attaque terroriste". Une source sŽcuritaire locale interrogŽe par l'AFP a cependant pointŽ du doigt les rebelles kurdes du PKK, actifs dans la rŽgion de Bingol.

La piste d'un traquenard tendu par les auteurs de l'attentat aux forces de sŽcuritŽ est envisageable, un train venu porter assistance aux victimes de l'explosion ayant ŽtŽ bloquŽ ˆ un kilomtre du lieu de l'attentat par une seconde "attaque", selon l'agence de presse Anatolie qui n'a pas fait Žtat de nouvelles pertes humaines.

Anatolie a ajoutŽ qu'une autre bombe avait a ŽtŽ dŽsamorcŽe par une Žquipe de spŽcialistes sur la mme voie de chemins de fer ˆ 200 mtres du lieu de la premire explosion et que l'armŽe poursuivait des opŽrations de ratissage dans le secteur.

Selon Mehmet Ayci, un porte-parole de la TCDD interrogŽ par l'AFP, les cinq personnes tuŽes appartenaient au service de sŽcuritŽ de la compagnie.

Des policiers blessŽs par l'explosion d'une bombe en Anatolie

Trois policiers turcs ont ŽtŽ blessŽs par l'explosion d'une bombe dans la nuit de vendredi ˆ samedi dans un quartier pŽriphŽrique de Diyarbakir, la principale ville du sud-est anatolien ˆ majoritŽ kurde, a affirmŽ samedi une source sŽcuritaire locale.

L'engin explosif a ŽtŽ actionnŽ ˆ distance alors qu'une patrouille de police approchait du colis suspect le contenant, a ajoutŽ cette source.

Les trois fonctionnaires ont ŽtŽ transportŽs ˆ un h™pital de Diyarbakir, a dit la mme source qui n'a pas prŽcisŽ la gravitŽ de leurs blessures ni fait Žtat d'une Žventuelle revendication. (AFP, 2 juillet 2005)

MinoritŽs / Minoritie

Les Roms de Turquie: un peuple interdit et oubliŽ

Combien sont-ils? 500 000 ou deux millions? Victimes de nombreuses formes de discriminations sociales et culturelles, les Roms de Turquie sont ignorŽs par les statistiques officielles et n'ont droit ˆ aucune sorte de reconnaissance. La loi prŽvoit toujours d'interdire l'entrŽe des "Tziganes nomades" sur le territoire de la RŽpublique turque...

L'UYD, une organisation de la sociŽtŽ civile turque, a organisŽ au printemps dernier un colloque sur la situation des Roms de Turquie. Ce colloque avait lieu ˆ ƒdirne, en Trace turque. L'occasion de parler de la situation difficile de ce peuple et des discriminations dont il est victime. Le colloque portait sur la culture "roman". Ce terme est utilisŽ en Thrace pour dŽsigner les Roms, appelŽs ailleurs en Turquie Cingene, "Tziganes". D'autres appelations rŽgionales sont usitŽes, comme Mutrip dans les rŽgions proches de l'Iran.

Entretien avec Belgin Cengiz, coordinatrice gŽnŽrale de l'UYD, et Hacer Foggo, responsable du programme rom.

Pourquoi un congrs sur les Roms?

Les Roms constituent partout un groupe social particulirement opprimŽ et ˆ l'encontre duquel se concentrent un grand nombre de discriminations, ce qui est aussi le cas en Turquie. Le but de notre association Žtant de soutenir les groupes sociaux en difficultŽ, il nous a semblŽ naturel de nous prŽoccuper des Roms. Nous avons choisi de tenir cette rencontre ˆ ƒdirne, parce que c'est la ville o vit traditionnellement la plus forte communautŽ rom, avec aujourd'hui quelque 30 000 personnes. C'est aussi la ville o apparaissent le plus clairement les discriminations dont ils sont victimes. C'est aussi ˆ ƒdirne qu'a ŽtŽ crŽŽe la premire association de Turquie dans le nom de laquelle apparaisse le terme de Cingene, de Tzigane. Il y a, certes, dŽjˆ eu certains colloques acadŽmiques, mais notre but Žtait de prendre une initiative lˆ o vivent les Roms et o ils devraient pouvoir accŽder ˆ la visibilitŽ. Pour la premire fois en Turquie, nous avons rŽussi ˆ organiser un colloque sur les Roms et leur culture.

Combien y a-t-il de Roms en Turquie?

Il n'existe pas de statistiques officielles. Les donnŽes officieuses Žvoquent 500 000 personnes. Les chercheurs estiment nŽanmoins que le nombre total de Roms en Turquie pourrait tre de deux millions.

Dans quelles rŽgions du pays vivent-ils?

Ils sont prŽsents sur pratiquement tout le territoire national, dans le sud-est de l'Anatolie par exemple, ˆ Mardin Ufa ou Diyarbakir. La rŽgion se trouve sur un itinŽraire traditionnel de migration des Roms, qui sont Žgalement prŽsents en Syrie et en Iran. Il y a aussi depuis toujours une importante communautŽ ˆ Istanbul. Il y a aussi des villages roms dans les rŽgions mŽditerranŽennes, ˆ Antalya et Adana, ainsi que dans la rŽgion de la Mer Noire. Un autre groupe est installŽ ˆ Hacibektash, en Anatolie centrale [1] ƒdirne et toute la province de Thrace reprŽsentent nŽanmoins la zone o ils sont le plus nombreux. Une partie des Roms sont arrivŽs des pays voisinss lors de la dŽsintŽgration de l'Empire ottoman. Cependant, malgrŽ leur prŽsence sur tout le territoire national, ou peut-tre ˆ cause de cela, les Roms de Turquie ont souvent choisi de cacher leur identitŽ. Par exemple, ˆ Mardin, ils prŽfrent se dire Kurdes ou Arabes, ˆ Afyon, ils se disent Kurdes. Ce n'est qu'en parlant avec eux que l'on dŽcouvre leur origine.

Quelle est leur situation professionnelle et sociale?

En gŽnŽral, ils s'adonnent ˆ des activitŽs traditionnelles: ils sont musiciens, surtout pour les mariages, ils fabriquent des objets en osier, ils travaillent au nettoyage des villes. Il s'agit d'activitŽs prŽcaires, de moins en moins pratiquŽes, et qui ne garantissent aucune forme de protection sociale. La plupart des Roms ne sont pas inscrits ˆ aucune des trois grandes mutuelles qui existent dans le pays. Ils dŽtiennent en gŽnŽral la Carte verte, qui garantit une assistance mŽdicale gratuite aux personnes qui n'ont pas d'emploi fixe. De manire gŽnŽrale, il appara”t que les Roms sont un des groupes socialement les plus dŽfavorisŽs de Turquie, et parmi lesquels le ch™mage est massif. Dans leur cas, marginalisation Žconomique et origine ethnique semblent co•ncider.

Quels sont les problmes spŽcifiques dans le domaine de l'Žducation?

En gŽnŽral, les familles roms expriment le dŽsir de pouvoir offrir une bonne Žducation ˆ leurs enfants. Dans la rŽalitŽ, les discriminations constituent des obstacles importants, et souvent les enfants roms, surtout les filles, abandonnent l'Žcole au bout de seulement deux ans. De ce point de vue, ƒdirne reprŽsente un cas exemplaire: il existe deux Žcoles ŽlŽmentaires connus comme des "Žcoles de Tziganes". Quand une famille rom veut inscrire ses enfants dans une autre Žcole, on la renvoie toujours sur ces deux Žcoles. Il s'agit donc d'une forme de ghetto•sation. En outre, sur une population de 30 000 Roms, on compte seulement huit inscrits ˆ l'UniversitŽ, un chiffre bien Žloquent.

La situation des Roms se caractŽrise par diffŽrentes formes de discriminations dans beaucoup de pays. Quelle est la situation en Turquie?

Comme dans beaucoup d'autres pays, les Roms sont victimes en Turquie de diffŽrentes formes de discrimination. Sur le plan lŽgislatif, la loi 2501 de 1934 [2] classe les "Tziganes nomades" parmi les catŽgories de personnes qui ne peuvent pas pŽnŽtrer dans le pays. En vertu de cette loi toujours en vigueur, un groupe de Roms bulgares, invitŽs ˆ un festival de musique en Turquie, a par exemple ŽtŽ rŽcemment refoulŽ ˆ la frontire. En 1993, un dŽputŽ d'ƒdirne avait proposŽ des amendements pour modifier cette loi, qui est en contradiction avec l'article 10 de la Constitution, qui garantit ˆ tous l'ŽgalitŽ devant la loi, sans distinction de race, de langu, de religion ou de sexe. Cette loi fait des Roms des citoyens de seconde classe. Cependant, la proposition d'amendement a ŽtŽ repoussŽe par le Parlement.

Sur le plan linguistique, il y a beaucoup de traces des discriminations ˆ l'encontre des Roms, Žgalement dans les documents et les publications officiels. En 2003, ˆ l'initiative de l'Žcrivain rom Mustafa Aksu, la dŽfinition du terme "cingene", qui contenait des expressions pŽjoratoves, a ŽtŽ modifiŽe dans le Dictionnaire turc ŽditŽ par le ministre de l'ƒducation nationale. Une semblable modification a ŽtŽ faite la mme annŽe dans l'EncyclopŽdie turque, qui associait au mot "cingene" des expressions du type: "sans religion, vol et prostitution". Dans l'usage populaire, de nombreuses expressions expriment cette mŽfiance et ces prŽjudices ˆ l'encontre des Roms.

Il existe aussi des discriminations sur le plan politique. Mustafa Aksu nous a racontŽ comment, il y a quelque temps, des Roms demandrent ˆ pouvoir s'inscrire dans divers partis politiques. D'abord accueillis avec empressement, ils ont ŽtŽ refusŽs ds qu'ils ont rŽvŽlŽ qu'ils Žtaient roms. Un autre exemple de discrimination peut tre trouvŽ ˆ ƒdirne, o la municipalitŽ dŽveloppe un programme de logements pour les Roms, mais ˆ deux kilomtres de la ville, car personne ne veut les avoir pour voisins. De faon gŽnŽrale, les quartiers o vivent les Roms sont dans une situation prŽcaire, aussi bien du point de vue de l'habitat que des infrastructures.

Turquie: une sociŽtŽ civile de plus en plus dynamique

L'organisation Ulasilabilir Yasam Dernegi/Accessible Life Association (www.uyd.org.tr) reprŽsente un exemple Žloquent du dynamisme qui caractŽrise la sociŽtŽ civile turque actuelle. CrŽŽe au lendemain du tremblement de terre de 1999, par un groupe de volontaires qui avaient apportŽ un soutien socio-psychologique aux victimes dans la rŽgion de Duzce, elle est aujourd'hui engagŽe dans quatre secteurs fondamentaux, avec le partenariat et le soutien d'associations et d'institutions internationales: handicap mental et physique, avec un centre d'accueil ˆ Duzce, un centre de rŽhabilitation et de formation professionnel ˆ Istanbul et un projet de rŽalisation de logements pour les personnes avec handicap et leurs familles; des projets de dŽveloppement local dans les rŽgions rurales avec un accent sur le dŽveloppement de l'agriculture biologique; des programmes de lutte contre la nouvelle pauvretŽ urbaine; la dŽfense et la promotion des minoritŽs culturelles, en particulier les Roms et les chrŽtiens syriaques. (Propos recueillis par Fabio Salomoni, Osservatorio sui Balcani- balkans.eu.org, Traduit par Jean-Arnault DŽrens , 30 juillet 2005)

 [1] La ville natale du fondateur homonyme de l'ordre des Bektashi. La dŽvotion des Roms pour le saint soufi s'illustre par leur prŽsence massive lors de la fte annuelle qui se dŽroule dans la ville.
[2] Cette loi, Iskan kanunu, a ŽtŽ prise pour rŽgler l'afflux de rŽfugiŽs sur le territoire de la RŽpublique turque.
La Suisse dŽclare non-fondŽes les accusations d'Ankara

Le ministre suisse des Affaires Žtrangres (DFAE) a reu jeudi l'ambassadeur de Turquie au sujet des enqutes ouvertes par la justice suisse contre un politicien turc pour nŽgation du gŽnocide armŽnien, a-t-il indiquŽ dans un communiquŽ.

Cette entrevue fait suite ˆ la convocation mercredi de l'ambassadeur suisse ˆ Ankara par le ministre turc des Affaires Žtrangres, Abdullah GŸl. Ce dernier avait jugŽ "inacceptable" la brve interpellation d'un homme politique politicien en Suisse pour des propos niant le caractre gŽnocidaire de massacres d'ArmŽniens sous l'empire ottoman.

Alors que, du c™tŽ turc, on affirme que l'ambassadeur suisse a ŽtŽ convoquŽ par le ministre, le porte-parole du DŽpartement fŽdŽral des Affaires Žtrangres (DFAE) Ivo Sieber dŽclare au contraire que la rencontre a eu lieu sous l'impulsion de la Suisse. Quoiqu'il en soit, l'entretien a permis aux deux pays de faire conna”tre leur point de vue.

L'ambassadeur a rappelŽ ˆ la Turquie que le code pŽnal suisse contenait une norme contre le racisme, qui punissait tout propos tenu en public niant, minimisant ou tentant de justifier un gŽnocide. Il a par ailleurs renvoyŽ ˆ l'indŽpendance du pouvoir judiciaire en Suisse. Une nouvelle rencontre sur le sujet est prŽvue jeudi ˆ Berne entre l'ambassadeur de Turquie en Suisse et le chef de la division politique du DFAE.

"Le DFAE a rŽitŽrŽ sa surprise face aux protestations continues du gouvernement turc, au sujet de l'ouverture d'une enqute ˆ l'Žgard de Monsieur Dogu Perinek (...) et a soulignŽ l'applicabilitŽ des lois suisses dans cette affaire", prŽcise la communiquŽ.

L'article 261 bis du Code pŽnal suisse stipule ainsi que toute personne qui tient des propos tendant ˆ nier, minimiser ou justifier un gŽnocide ou autres crimes contre l'humanitŽ est punissable, ajoute le communiquŽ. (AFP-AP, 28 juillet 2005)

La manifestation turque ultra-nationaliste et nŽgationniste en Suisse

Quelque 2000 Turcs ultra-nationalistes ont cŽlŽbrŽ dimanche ˆ Lausanne le 82e anniversaire du TraitŽ de Lausanne. Drapeaux turcs, chants patriotiques et discours enflammŽs: les quais d'Ouchy ont accueilli une dŽlŽgation d'AtatŸrkistes parmi eux le chef du Parti des travailleurs (IP) Dogu Perincek et l'ancien prŽsident de la communautŽ turque chypriote Rauf Denktas.

Depuis quelques semaines, les organisations nationalistes et les mŽdias turcs lanaient l'appel aux immigrŽs turcs en Europe avec le slogan "Prends ton drapeau, et viens ˆ Lausanne!" et attendaient une participation beaucoup plus ŽlevŽe.

L'association Suisse-ArmŽnie avait tentŽ, sans succs, de faire interdire ce rassemblement nŽgationniste. La police cantonale a rŽpondu qu'il ne lui revenait pas de dŽcider d'interdire la manifestation car le pouvoir politique ne s'Žtait pas prononcŽ pour son annulation.

En Suisse, le Parlement fŽdŽral et deux parlements cantonaux avaient reconnu comme gŽnocide le massacre de plus d'un million d'ArmŽniens par la Turquie en 1915, ce qui a crŽŽ de nombreuses tensions entre la Suisse et la Turquie.

A cette occasion, le ministre public de Winterthour a ouvert une enqute contre Perincek aprs que ce dernier ait niŽ le gŽnocide armŽnien vendredi lors d'une confŽrence de presse ˆ Zurich. Perincek a prŽsentŽ le gŽnocide comme un "mensonge des impŽrialistes". Ces propos constituent un dŽlit selon la loi suisse et la norme antiracisme. Perincek a donc ŽtŽ entendu pendant plus de deux heures, samedi, par le juge d'instruction de Winterthour. Puis il a ŽtŽ mis en libertŽ.

Perinek Žtait dŽjˆ sous le coup d'une plainte pour nŽgationnisme dŽposŽe ˆ la mi-juillet par l'Association Suiss-ArmŽnie ˆ la suite d'un discours prononcŽ en mai dans la capitale vaudoise. Perincek avait alors affirmŽ que le gŽnocide armŽnien n'avait pas eu lieu. La justice vaudoise avait Žmis un mandat de comparution ˆ son encontre.

Ankara a jugŽ inacceptable l'interrogatoire de Perincek et "absolument contraire au principe de la libertŽ d'opinion".

Mme jour, des centaines de Kurdes ont tenu une autre manifestation devant le Palais de Rumine o fut signŽ le TraitŽ de Lausanne pour marquer leurs rŽserves vis-ˆ-vis de ce traitŽ qui n'a pas reconnu les droits du peuple kurde. La manifestation, agrŽmentŽe de chants et de danses folkloriques, rŽunissait des membres de la plupart des mouvements kurdes. (SwissInfo, AFP, Armenews, 24 juillet 2005)

EPP-ED's concerns about the freedom of Christian communities  in Turkey

The EPP-ED Members of the European Parliament, Elmar BROK (Chairman of the Foreign Affairs Committee), Camiel EURLINGS (rapporteur on Turkey) and Antonios TRAKATELLIS (Vice-President of the European Parliament) commonly declare:

"Further to the exchange of views with the Chief Negotiator A. BABACAN in the Foreign Affairs Committee and to the meeting with Patriarch Bartholomew this week, there is evidence that the religious freedom is not fully ensured in Turkey and the current draft law on religious foundations falls short of European standards. We appeal therefore to the Turkish authorities to amend this draft law in a way that all religious communities established in Turkey can enjoy similar rights as they do in EU Member States.

We are in particular deeply concerned about the ongoing process of seizing and selling properties owned by religious communities. We therefore ask the Turkish authorities to put an immediate end to this process. Further seizing and selling of property would highly damage Turkey's image and affects its commitments in seeking convergence with European values. We have repeatedly asked in our previous resolutions for the reopening of the Halki seminary. To our regret, the long awaited promise of the Turkish authorities to actually do so has not been fulfilled yet. We therefore also ask the Turkish authorities to use the time left, before the opening of negotiations on accession, to make a significant gesture of good will, which would be appreciated by the religious European community.

We will recommend to the European Council, which is meeting on 18 July, that this issue of religious freedom and equality is given the appropriate emphasis in the framework of  EU-Turkey negotiations which is due to be adopted" (EPP-ED-Press Service,  14 July 2005)

Le patriarcat orthodoxe poursuit la Turquie devant la CEDH

Le patriarcat orthodoxe de Constantinople a dŽposŽ une plainte devant la Cour europŽenne des droits de l'Homme aprs que la justice turque eut refusŽ de lui restituer un ancien orphelinat saisi en 1997, a dŽclarŽ mardi ˆ l'AFP Dositeos Anagnostopulos, porte-parole du patriarcat.

"Nous avons dŽposŽ en mai une demande pour le jugement de l'affaire (de l'orphelinat) ˆ Strasbourg", sige de la CEDH, a affirmŽ M. Anagnostopulos.

L'orphelinat, un vaste b‰timent en bois construit au dŽbut du sicle sur l'”le stambouliote de BŸyŸkada, a ŽtŽ saisi par l'Etat sur dŽcision de justice en 1997, estimant qu'il n'appartenait pas au patriarcat, mais ˆ une fondation abolie par les autoritŽs turques.

La Cour suprme, dernire voie de recours nationale pour le patriarcat, dont le sige est ˆ Istanbul, a confirmŽ cette confiscation en fŽvrier 2005.

La partie grecque-orthodoxe fait cependant valoir des titres de propriŽtŽ remontant ˆ l'empire ottoman et reconnus comme valides ˆ plusieurs reprises par la RŽpublique turque, qui lui a succŽdŽ en 1923.

L'orphelinat, aujourd'hui au bord de l'effondrement, a ŽtŽ fermŽ en 1965 sur ordre des autoritŽs turques en raison de risques d'incendie et ses 200 occupants ont ŽtŽ relogŽs dans diffŽrents monastres de l'”le.

Le patriarcat d'Istanbul rŽclame la restitution de centaines de biens immobiliers saisis par l'Etat turc, avec lequel il est Žgalement en contentieux au sujet de la rŽouverture de l'unique sŽminaire grec orthodoxe de Turquie, situŽ sur l'”le stambouliote de Heybeliada et fermŽ en 1971.

La communautŽ grecque orthodoxe de Turquie comprend aujourd'hui environ 2.000 membres. Le patriarche oecumŽnique, qui y sige, est la plus haute autoritŽ du monde orthodoxe.

D'autre part, le patriarche de Constantinople BartholomŽe Ier, plus haute autoritŽ de l'Eglise orthodoxe, a invitŽ le pape Beno”t XVI ˆ Istanbul, sige du patriarcat, pour cŽlŽbrer la Saint AndrŽ, le 30 novembre, a dŽclarŽ le porte-parole du patriarcat.

"Nous avons adressŽ notre invitation au pape aprs P‰ques, dŽbut mai. Nous l'avons invitŽ pour la fte de la Saint AndrŽ, le 30 novembre", a affirmŽ M. Anagnostopoulos. Il a prŽcisŽ que le patriarcat n'avait pas encore reu de rŽponse du Vatican.

BartolomŽe Ier avait appelŽ fin avril Beno”t XVI ˆ poursuivre le dialogue entre les Eglises chrŽtiennes engagŽ par son prŽdŽcesseur Jean Paul II.

Dans une dŽmarche de rapprochement entre les Eglises catholique et orthodoxe, sŽparŽes depuis le schisme de 1054, celui-ci s'Žtait rendu en visite ˆ Istanbul, premire mŽtropole de la Turquie musulmane, en 1979.

Le cardinal Joseph Ratzinger, 78 ans, est devenu pape le 19 avril sous le nom de Beno”t XVI. (AFP, 12 juillet 2005)

Le journaliste armŽnien Hrant Dink menacŽ de 3 ans de prison

Suite ˆ un article signŽ dans le journal AGOS dont il est le rŽdacteur en chef, Firat (Hrant) Dink est menacŽ de 3 ans de prison.

Dans un article paru le 13 fŽvrier 2004 dans la colonne "Sapparige" Hrant Dink avait Žcrit au sujet de la mŽmoire collective des ArmŽniens, passŽe dans leur sang et marquŽe par le gŽnocide subi en 1915. Il avait fait allusion de vider symboliquement un jour ce sang turc empoisonnŽ (par ce drame du gŽnocide) et de remplir avec le sang neuf de l'ArmŽnie qui aprs l'indŽpendance para”t comme l'avenir des ArmŽniens du monde entier (pour enfin libŽrer les ArmŽniens de la Diaspora de ce poids qui leur pse comme un frein psychologique).

Sortant du contexte une phrase stigmatisant "le sang turc empoisonnŽ" plusieurs associations et d'individus l'avaient tra”nŽ devant les tribunaux s'estimant insultŽs en tant que citoyen turc.

Le procureur de la rŽpublique a demandŽ 3 ans de prison ferme pour Hrant Dink. La Turquie, ˆ 3 mois de l'ouverture des nŽgociations avec l'UE, continue ˆ censurer la presse et notamment ˆ empcher toute vraie discussion autour du gŽnocide armŽnien.

"A trois mois de l'ouverture des nŽgociations de la Turquie avec l'Union EuropŽenne, nous constatons qu'un journaliste risque une peine de prison pour avoir ŽvoquŽ la question du gŽnocide armŽnien et que ce tabou constitue une entrave persistante ˆ la libertŽ d'expression en Turquie. Par ailleurs, les formulations vagues que contient le nouveau code pŽnal nous inquitent car n'importe qui peut les utiliser abusivement pour s'en prendre ˆ des journalistes s'exprimant sur des sujets sensibles, tels que le gŽnocide armŽnien ou le retrait des forces armŽes turques de Chypre", a dŽclarŽ Reporters sans frontires.

"Ce procs est liŽ ˆ une incomprŽhension totale, je n'ai jamais voulu insulter les citoyens turcs. L'expression incriminŽe a ŽtŽ sortie de son contexte et elle relve du symbolique. Le vrai sujet de l'article, c'est bien que les ArmŽniens de la diaspora, une fois en paix avec la composante turque de leur identitŽ, pourront trouver, en ArmŽnie, des rŽponses nouvelles ˆ leurs interrogations", a dŽclarŽ Hrant Dink ˆ Reporters sans frontires.

L'Institut Tchobanian s'indigne de cette pression exercŽe contre le journal AGOS et son directeur Hrant Dink et appelle tous les dŽmocrates et dŽfenseurs des Droits de l'Homme ˆ une campagne de solidaritŽ avec ce journaliste qui a toujours su ouvrir ses colonnes aux diffŽrentes opinions pour favoriser le dŽbat sur des questions tabous qui agitent la sociŽtŽ turque d'aujourd'hui. (Institut Tchobanian-RSF, 9-13 juillet 2005)

L'appel associatif ˆ l'UE pour la reconnaissance du gŽnocide armŽnien par la Turquie

Plus de 350 associations et personnalitŽs de la sociŽtŽ civile europŽenne, issues de 21 pays, ont souscrit ˆ l'appel europŽen lancŽ en avril dernier ˆ l'occasion du 90me anniversaire du GŽnocide des ArmŽniens.

Cette initiative de la FŽdŽration Euro-ArmŽnienne a notamment suscitŽ l'adhŽsion d'associations de rescapŽs et descendants de rescapŽs du gŽnocide des ArmŽniens, d'associations de dŽfense des victimes de gŽnocides et de crimes contre l'HumanitŽ, d'associations de dŽfense des Droits de l'Homme, de reprŽsentants des associations et organisations signataires de la Charte des ArmŽniens d'Europe ainsi que d'acteurs de la vie politique europŽenne.

L'une des demandes de l'Appel europŽen invite l'Union ˆ intŽgrer l'exigence des Parlements nationaux et du Parlement europŽen de reconnaissance du gŽnocide dans le cadre des nŽgociations d'adhŽsion avec Ankara.

La FŽdŽration Euro - ArmŽnienne informe par ailleurs que, ce mardi 5 juillet, la dŽlŽgation franaise du groupe PPE, chrŽtiens dŽmocrates, du Parlement europŽen a appelŽ le Conseil "ˆ modifier le mandat de nŽgociations de la Commission", notamment "pour renforcer les exigences de l'Union sur des sujets aussi essentiels que la libertŽ religieuse, la lŽgislation pŽnale, la reconnaissance de Chypre et la reconnaissance du gŽnocide des ArmŽniens".

Dans le communiquŽ des PPE franais(www.umpeurope.org), datant du 5 juillet 2005, M. Jacques Toubon, Vice-PrŽsident de la dŽlŽgation UE-Turquie, fustige une Commission ˆ "l'attitude irresponsable" et "totalement ŽloignŽe des rŽalitŽs". Il affirme que "le cadre des nŽgociations proposŽ revient ˆ engager les nŽgociations aux conditions de la Turquie et non selon les critres fixŽs par l'Union".

Lors de la prŽsentation du cadre des nŽgociations devant la Commission des Affaires Etrangres du Parlement europŽen (AFET), M. Olli Rehn, Commissaire ˆ l'Žlargissement avait notamment dŽvoilŽ le programme de "dialogue entre les sociŽtŽs civiles turques et europŽennes" destinŽ ˆ faire accepter la Turquie par les opinions publiques europŽennes, et pour lequel la Commission allouera 40 millions d'euros supplŽmentaires pour la seule annŽe 2006.

" Nous voulons que l'Union europŽenne soit capable d'imposer les critres instaurŽs par le parlement europŽen depuis le dŽbut de l'examen de l'adhŽsion de la Turquie; au lieu de cela, la Commission cherche ˆ amŽliorer l'image de la Turquie en Europe aux frais des EuropŽens ", a prŽcisŽ Hilda Tchoboian, PrŽsidente de la FŽdŽration Euro-ArmŽnienne.

" Il est regrettable que la Commission ignore aussi ostensiblement les 450 millions d'EuropŽens et leurs 730 Žlus; c'est une situation anormale et dangereuse pour la dŽmocratie. C'est fort du soutien des forces politiques de l'Union que nous transmettrons ˆ nouveau l'Appel europŽen et la liste des signataires au Conseil europŽen avant le dŽbut prŽvu des nŽgociations, le 3 octobre prochain", a conclu la PrŽsidente de la FŽdŽration Euro-ArmŽnienne. (eafjd.org, 7 juillet 2005)

La Commission des Affaires Žtrangres Žvoque le gŽnocide armŽnien

La commission des Affaires Žtrangres du Parlement europŽen a accueilli avec reserves le cadre de nŽgociations en vue de l'adhŽsion de la Turquie que leur a prŽsentŽ le 4 juillet le commissaire en charge de l'Žlargissement, M. Olli Rehn.

M. Rehn, a insistŽ sur le fait que ce cadre de nŽgociations proposŽ la semaine dernire par la Commission europŽenne est le plus rigoureux jamais Žtabli.

Tirant les leons du prŽcŽdent Žlargissement de l'UE, M. Rehn a prŽcisŽ que "l'accent serait placŽ moins sur les engagements et plus sur les faits, moins sur les paroles et plus sur les actes". Quant ˆ l'intention de la Commission europŽenne de maintenir le 3 octobre comme date d'ouverture des nŽgociations, le commissaire a indiquŽ que l'UE est une communautŽ qui respecte ses engagements: "Pacta sunt servanda". Et d'ajouter que les conditions qui prŽvalaient lorsque les Vingt-Cinq ont pris la dŽcision d'ouvrir des nŽgociations n'ont pas changŽ.

La Commission a assurŽ que l'objectif de ces nŽgociations est l'adhŽsion de la Turquie. Ces nŽgociations sont par essence ouvertes et leur issue ne saurait tre anticipŽe, a ajoutŽ M. Rhen. "En d'autres termes", a dit le commissaire, "donnons ˆ la Turquie la chance de faire ses preuves".

En rgle gŽnŽrale, les dŽputŽs de la commission parlementaire ont appuyŽ le cadre de nŽgociations proposŽ par la Commission que devra encore approuver le Conseil. Certains ont toutefois insistŽ sur la nŽcessitŽ d'enregistrer des avancŽes rŽelles et tangibles dans les domaines des droits de l'homme, des droits de la femme, de la libertŽ de confession et sur le problme de Chypre et sur le strict respect des critres d'adhŽsion.

En rŽponse ˆ ces prŽoccupations, le commissaire a dŽclarŽ que les prioritŽs de ces nŽgociations seront le respect des droits de l'homme en gŽnŽral, la tolŽrance zŽro quant ˆ la torture, le respect des droits des communautŽs non musulmanes, des organisations fŽministes et syndicales. S'agissant de la libertŽ de confession, M. Rehn a expliquŽ que la Commission avait attirŽ l'attention sur le fait que la Loi sur les associations actuellement examinŽe par le Parlement turc Žtait insuffisante et qu'il serait peut-tre prŽfŽrable d'en repousser l'adoption jusqu'ˆ ce qu'elle ait ŽtŽ amŽliorŽe. Il a prŽcisŽ que ce serait l'un des points cruciaux ˆ rŽsoudre avant l'ouverture des nŽgociations.

Au sujet de Chypre, M. Rehn a dit que la Turquie signerait le "protocole d'Ankara" cet ŽtŽ et qu'il espŽrait une ratification rapide. Personnellement, il estime que l'UE doit d'encourager les deux parties ˆ nouer des relations Žconomiques et commerciales. Il a ajoutŽ qu'il Žtait toujours possible, si besoin est, de ne pas entamer les nŽgociations sur certains chapitres tels que celui de l'union douanire, mais qu'il "n'avait pas encore perdu espoir".

Sur le thme de l'ArmŽnie, suite ˆ des interventions de parlementaires franais, M. Rehn a indiquŽ que la Turquie devra entretenir des relations de bon voisinage et par consŽquent normaliser ses relations avec ce pays et ouvrir ses frontires. Selon M.Rehn cela sera Žgalement tout bŽnŽfice pour l'Est de la Turquie et la rŽgion de Kars. Il a toutefois rappelŽ que la reconnaissance du gŽnocide armŽnien de 1915-1916 n'est pas un prŽalable ˆ l'ouverture des nŽgociations d'adhŽsion. Mais le commissaire a regrettŽ l'ajournement d'une confŽrence d'historiens qui devait se pencher sur cette question ˆ l'UniversitŽ du Bosphore. (ARMENEWS, 7 juillet 2005)

Un ouvrage condamnŽ pour une prŽsentation fautive du gŽnocide armŽnien

Le Quid, cŽlbre ouvrage encyclopŽdique franais, a ŽtŽ condamnŽ mercredi par le tribunal de Paris ˆ payer un euro de dommages-intŽrts ˆ plusieurs associations en raison d'une prŽsentation jugŽe litigieuse du gŽnocide armŽnien.

Le ComitŽ de dŽfense de la Cause armŽnienne (CDCA), auquel s'Žtaient jointes plusieurs associations, mettaient en cause la prŽsentation faite par le Quid 2003 du massacre des ArmŽniens par la Turquie en 1915, estimant qu'elle aboutissait ˆ nier le caractre gŽnocidaire de cet ŽvŽnement historique.

Dans son jugement, le Tribunal de grande instance a estimŽ que la prŽsentation faite par le Quid Žtait fautive "au regard des exigences attendues d'un ouvrage ˆ vocation pŽdagogique qui se prŽvaut d'un souci d'exactitude et de neutralitŽ", notamment car elle banalisait voire relativisait "la rŽalitŽ et la portŽe historique du fait commentŽ".

Selon le tribunal, le Quid a causŽ "aux proches et aux hŽritiers de cette communautŽ, ainsi qu'aux groupements qui ont pour objet de maintenir la mŽmoire de ces ŽvŽnements, un trouble et une douleur morale d'autant plus vifs que le souvenir et l'attention historique venaient ˆ peine de triompher de dŽcennies de silence".

En consŽquence, les Žditions Robert Laffont et la sociŽtŽ Quid -dont la prŽsentation de la question armŽnienne a ŽtŽ modifiŽe depuis- sont condamnŽes ˆ payer solidairement ˆ chacune des associations un euro de dommages-intŽrts.

Les deux sociŽtŽs devront Žgalement faire publier un communiquŽ faisant Žtat de ce jugement dans trois quotidiens et trois hebdomadaires, ainsi que sur le site internet du "Quid". (AFP, 6 juillet 2005)

Grand Conseil vandois: le gŽnocide armŽnien formellement reconnu

LAUSANNE - Le Grand Conseil vaudois a formellement reconnu le gŽnocide armŽnien. Il l'avait dŽjˆ fait indirectement en 2003. La rŽsolution adoptŽe n'engage toutefois que le lŽgislatif, le Conseil d'Etat estimant cette dŽmarche inappropriŽe.

ÇLes divergences portent sur la forme plus que sur le fondÈ, a assurŽ le conseiller d'Etat Jean-Claude Mermoud devant le plŽnum. Le gouvernement vaudois ÇprŽfre faciliter la t‰che de la conseillre fŽdŽrale Micheline Calmy-ReyÈ.

En outre, cette dŽmarche n'a plus vraiment de sens, puisque le Conseil National a reconnu le gŽnocide armŽnien en dŽcembre 2003, estimait le Conseil d'Etat. Le gouvernement vaudois proposait au lŽgislatif cantonal d'en rester lˆ.

M. Mermoud a rappelŽ que la prise en considŽration de ce postulat en 2003 avait provoquŽ le report du voyage en Turquie de la cheffe de la diplomatie. ÇLes sensibilitŽs sont encore ˆ vifÈ, a-t-il soulignŽ.

Les parlementaires ont refusŽ de s'aligner sur la position de l'exŽcutif. La rŽsolution a ŽtŽ acceptŽe par 86 voix contre 35 et 25 abstentions. Elle indique simplement que Çle Grand Conseil du Canton de Vaud reconna”t le gŽnocide du peuple armŽnien de 1915 et honore la mŽmoire des victimesÈ.(VAN, Veille Media VAN, 5 juillet 2005)

La nŽgation du gŽnocide armŽnien n'a pas sa place au Parlement europŽen

En rŽfŽrence ˆ la confŽrence qui s'est dŽroulŽe au Parlement europŽen le 15 Juin 2005 ˆ propos du Genocide des ArmŽniens, la FŽdŽration Euro-ArmŽnienne rŽaffirme qu'elle s'est fermement opposŽe ˆ la prŽsence de M. Justin McCarthy, qui est un nŽgationniste notoire, et estime que cette confŽrence n'aurait pas dž avoir lieu.

La FŽdŽration a ŽtŽ contactŽe par M. Richard Howitt (PSE, Royaume-Uni) qui a ŽtŽ prŽsentŽ comme le prŽsident de cette confŽrence par le communiquŽ de la FŽdŽration Euro-ArmŽnienne.

Richard Howitt a demandŽ ˆ la FŽdŽration Euro-ArmŽnienne de faire savoir qu'il n'Žtait pas responsable de l'organisation de cette rŽunion, qu'il n'avait pas ŽtŽ informŽ au prŽalable par l'organisateur - le Think Tank turc "Ari Movement" - des positions de M. McCarthy et qu'il avait acceptŽ de parrainer cette rŽunion dans l'idŽe qu'il s'agissait d'un dŽbat ŽquilibrŽ entre diffŽrents points de vue visant ˆ favoriser la rŽconciliation et la comprŽhension mutuelle.

M. Howitt souhaite prŽciser qu'il comprend l'opposition formulŽe par la FŽdŽration Euro-ArmŽnienne, et qu'il a inaugurŽ les dŽbats en confirmant les rŽsolutions successives du Parlement europŽen qui affirment sans Žquivoque la reconnaissance du gŽnocide.

En tant que militant anti-raciste de longue date au Royaume-Uni, M. Howitt insiste sur le fait que ni lui-mme , ni le Groupe Socialiste au Parlement europŽen, ni le Parlement europŽen pris dans sa globalitŽ ne soutiendrait de quelque manire que ce soit la nŽgation d'un gŽnocide ou la nŽgation de tout autre violence raciste ou ethnique.

Pour conclure, la FŽdŽration Euro-ArmŽnienne, M. Howitt et le Groupe Socialiste au Parlement europŽen rendent hommage aux victimes du GŽnocide des ArmŽniens et ˆ leurs familles, en cette annŽe de son 90me anniversaire. (FEAJD, 6 juillet 2005)

Politique intŽrieure/Interior Politics

Une femme pour la premire fois ˆ la tte de la plus haute cour turque

Le membres de la Cour constitutionnelle turque, la plus haute juridiction du pays, ont Žlu pour la premire fois une femme ˆ leur tte, a annoncŽ mardi le Journal officiel.

AgŽe de 63 ans, TŸlay Tugcu est devenue membre de la Cour constitutionnelle en 1999 aprs avoir exercŽ dans plusieurs hautes institutions judiciaires.

La juge a saluŽ son Žlection en y voyant "une dŽmonstration du sens de l'ŽgalitŽ, de la la•citŽ et de la dŽmocratie des membres (en majoritŽ des hommes) de la Cour", selon le quotidien HŸrriyet.

La Cour constitutionnelle est habilitŽe ˆ annuler les lois entrant en contradiction avec la Constitution et ˆ sanctionner les partis politiques, dont elle peut ordonner la fermeture.

Elle prend par ailleurs le nom de Cour suprme pour juger les membres du gouvernement accusŽs de dŽlits commis dans l'exercice de leurs fonctions --elle est actuellement en train de juger plusieurs anciens ministres et un ex-Premier ministre.  (AFP, 26 juillet 2005)

Forces armŽes/Armed Forces

Turkish Military Call For Martial Law Again

Tayfun Mater, contributor to the Intellectuals' Declaration, says General Staff exceeds limits of authority with its "combatant-view announcement," and that it signs the military solution to the Kurdish dispute gains validity.

"Announcement made by Deputy Chief of the General Staff Ilker Basbug _ who had met with Television networks' and jourmals' Ankara representatives last week - shows that military solution to the Kurdish dispute gains weight."

"Basbug's solution alternatives evoke times of Martial Law" Tayfun Mater says, who has called for "silence to guns, end to clashes" with 150 other intellectuals on 15th of June.

The General _ who has met with journalists Monday evening _ said U.S. army officials has given direct orders to capture PKK's commanding group.

"Turkey has the right to stage a cross-border operation against PKK if Iraq doesn't fulfill its obligations" Basbug said but didn't reply when asked if military operation was on the table.

Basbug has stated that they opposed a general amnesty and demanded "struggle against those associations, people and civil society institutions assisting and making propaganda for PKK."

"Media carrying rebel statements must be prevented from making propaganda. Communication between the group and society must be cut off. It isn't right to perceive the terror news like normal ones, it would have serious results."

Basbug added that 6th article of Terror Law and 4th article of Television Regulations Law must be implied strictly.

6th article of the Terror Law regulates the punishments of those who carry terrorists organizations' statements.

Foreign Minister Abdullah Gul said there is no final decision about a cross-border offensive into Northern Iraq in joint news conference with his Irish counterpart but added that "nothing is impossible."

"Search of a military solution gains weight"

Mater says U.S. army officials order for the capture of PKK leadership was emphasized in the meeting. He says, "I don't think military actions will result in a resolution. Even if the PKK leadership is captured it won't be a resolution; guns must be silenced for a resolution."

"We, as calling for peace, think that the military operations will come to an end of the PKK declares an unconditional cease-fire and the problems could be discussed in calm and democratic atmosphere if the government takes decisive steps."

"Similar statements have been made in the past by the National Security Council but they didn't have any positive results" Mater said and stated there is no new approach in this statement.

"General Staff's statement is based on view of military, a combatant camp. It is how the dispute can be resolved. There is nothing to solve the problems of the region's poor society."

Basbug has also said "We need a new institution to fight against terrorism, an institution to investigate into terror's intelligence, psychological, logistics, social, economical, educational sides and plan the future steps in a macro scale, provide coordination inside state apparatus and it should be tied to Prime Ministry."

"These alternatives _ aiming to manage people form a center _ evoke times of Martial Laws and were adopted in the past. Martial-Law-style approaches are not supposed to live in democracies," Mater commented on Basbug's statement.

"General Staff exceeds limits of authority"

Mater says Basbug's demanding "struggle against those associations, people and civil society institutions assisting and making propaganda for PKK," shows "General Staff (perpetually) exceeds limits of authority.

"These issues are Justice Ministry's business not of General Staff. General Staff is not authorized to make statements about legal issues. If there is a problem, they can call for a trial at most." (BIA, July 28, 2005)

BBC: Turkey split over army refusenik

The case of a young man fighting a lengthy court battle to avoid conscription into the Turkish army is fuelling the debate over compulsory military service in the country.

Protesters on both sides of the debate have been highly vocal since the case of Mehmet Tarhan first came to light following his month-long hunger strike in Sivas prison, where he currently remains.

Although others have been imprisoned before for refusing to serve, Tarhan has attracted particular attention after claiming he had received several beatings in jail.

"He doesn't want to be in the army, he doesn't want to take the gun in his hand, and it is important that we support him," one campaigner in Istanbul told BBC World Service's Outlook programme. The conditions are very bad. They attacked and kicked him. Then he was on hunger strike. We think nothing has changed."

Indefinitely in prison

Under Turkish law, all young men have to do a year and a half of military service after they turn 18. Unlike in many European countries, there is no alternative, such as opting to do community service. But some, such as Tarhan, are prepared to go to jail as conscientious objectors rather than serve.

Tarhan is continuing to refuse to do the service, despite the prospect of indefinitely staying in prison - a prospect which has appalled many people. Circumcision is an important moment in the life of a boy - and the military service performs a similar function

As a result, he has become the focal point of a growing campaign over compulsory national service - with protests being held in London, New York and Venice earlier this month.

Supporters argue he is now caught in a vicious legal circle as he is officially considered a soldier and, therefore, not obeying orders. Even after his release he could be arrested again if he still refuses conscription.

"This means a life sentence effectively," said Devne, a campaigner for Tarhan. "He can never come back home. It could go on for years like this."

But Tarhan's case has also provoked strong feelings against him in a country where the sending of conscripts to the army is the cause of great celebration in many communities. Cars are decked in flowers and people chant "Turkey has the greatest army in the world" as part of the conscripts' send-off.

"We are against these protesters - they are talking rubbish," one pro-conscription campaigner said. "The army is a good thing. They save the country; they are always there for the country. The country needs soldiers and every man has to serve. Tarhan should rot in jail. In Turkey, we say you can't be a man without doing your military service."

Others said they felt military service was "good in terms of education" and an "honour". "Circumcision is an important moment in the life of a boy - and the military service performs a similar function," social science professor and writer Murat Belge told Outlook.

Mr Belge argues that the army has an important role in the minds of Turks, dating back to its role in the creation of the modern republic, more than 80 years ago.

Modern Turkey was founded by a general, after he defeated several invading armies. The importance of the military, Mr Belge believes, is enshrined in the country's education system.

Tarhan's backers believe the EU may be his best hope

"We all have to be soldiers - but already, as Turks, we are born soldiers," he said. "This is the ideology. In textbooks everywhere, this is what is told. Officers come and teach, and of course that class is conducted differently. You have to give the military command, the salutes, all that sort of thing."

Tarhan's case has currently been adjourned, and he is next due in court in September.

Mehmet Bal, a former prisoner who refused to serve and who could arrested at any time, said he believed it was likely Tarhan would suffer abuse while in jail. "What they are doing is trying to break Mehmet's will, forcing him to give in - because the legal system here means he can be kept in jail indefinitely," he said. "Life in a military jail as a conscientious objector is very hard - you are forced to conform."

Mr Bal recalled that while in prison he was dressed every day as a soldier, and chained in such a way he could be forced to salute. And he said other prisoners were incited to attack him by being told he was a traitor to the country. "The only way I could escape the beatings was by going on hunger strike, as I became so weak they feared I might die," he added. "It really is hell. You are on your own, and you never know when it might end." (news.bbc.co.uk, July 28, 2005)

Affaires religieuses/Religious Affairs

Al-Qa•da pourrait frapper la Turquie dans les prochains mois (police)

Al-Qa•da pourrait, au cours des prochains mois, s'attaquer ˆ la Turquie, ou 1.000 personnes souponnŽes d'avoir des liens avec le rŽseau clandestin sont sous surveillance, a annoncŽ un haut responsable de la police d'Istanbul dans une interview parue vendredi dans le quotidien Vatan.

"La vague de terrorisme semble s'Žtendre de l'ouest vers l'est aprs les attentats de Londres et Charm el-Cheikh", a dŽclarŽ Sammaz Demirtas, chef-adjoint de la police d'Istanbul et responsable des opŽrations de renseignement.

"Je m'attends ˆ une attaque en Turquie d'ici novembre", a-t-il affirmŽ au quotidien ˆ grand tirage.

Des groupes liŽs ˆ Al-Qa•da ont revendiquŽ les attentats commis en juillet ˆ Londres et Charm el-Cheikh, tuant, respectivement, 56 et 68 personnes.

La Turquie avait dŽjˆ ŽtŽ visŽe par Al-Qa•da en novembre 2003, quand un groupe turc liŽ ˆ l'organisation d'Oussama ben Laden s'Žtait attaquŽ ˆ Istanbul, ˆ cinq jours d'intervalle, ˆ deux synagogues, au Consulat britannique et au sige de la banque britannique HSBC, faisant 63 morts.

Afin d'Žviter une rŽpŽtition de ces attaques, la police turque a redoublŽ ses efforts de renseignement ainsi que sa collaboration avec les polices Žtrangres, a dŽclarŽ M. Demirtas.

"Quatre-vingt pour cent des agents du renseignement suivent aujourd'hui des organisations ˆ motivation religieuse," a-t-il expliquŽ. "Nous suivons, ˆ Istanbul seulement, 1.000 personnes qui ont des liens avec Al-Qa•da".

La police surveille Žgalement de prs les commerces qui vendent de l'engrais, du sucre, de l'acide, du dŽtergent et d'autres produits qui pourraient servir ˆ fabriquer des engins explosifs, a dit M. Demirtas.

Il a ajoutŽ que les stations de bus et de mŽtro d'Istanbul Žtaient sous haute surveillance, tout en estimant peu probable une attaque contre les transports publics de cette ville.

"En Turquie, Al-Qa•da ne vise pas l'homme de la rue", a-t-il dit. "Les attaques prŽcŽdentes montrent qu'il vise surtout les Žtrangers". (AFP, 29 juillet 2005)

Trois des neuf hommes arrtŽs dans le sud de Londres sont Turcs

Trois des neuf hommes arrtŽs jeudi matin ˆ Tooting (sud de Londres) dans le cadre de l'enqute sur les attentats du 21 juillet sont d'origine ou de nationalitŽ turque, a dŽclarŽ ˆ l'AFP M. Ahmet Ali, le propriŽtaire du restaurant qui emploie ces personnes.

"Ils sont tous les trois Turcs, ils travaillent la nuit dans mon restaurant et moi je travaille le jour avec ma femme, je ne les vois pas beaucoup", a expliquŽ Ahmet Ali, le propriŽtaire Chypriote du restaurant de kebab qui n'a pas assistŽ ˆ la descente de police.

"Ils vivent dans un appartement au-dessus du restaurant", a-t-il prŽcisŽ.

"L'un des trois travaille depuis neuf ans dans le restaurant, les deux autres sont nouveaux, ils ont commencŽ ˆ travailler ici il y a un mois et demi", a expliquŽ Maria, l'Žpouse d'Ahmet Ali et co-propriŽtaire du restaurant.

Raja Kumar tient l'Žpicerie qui jouxte le restaurant. Il a assistŽ ˆ la descente de police et raconte: "Vers cinq heures du matin, 20 ˆ 25 policiers armŽs sont arrivŽs. Ils ont pŽnŽtrŽ dans le restaurant et peu de temps aprs en ont sorti trois personnes", a-t-il expliquŽ.

"Il s'agissait d'un homme de 45 ans, le cuisinier turc du kebab, et de deux autres jeunes Turcs qui travaillent au restaurant, l'un de 23/24 ans, l'autre de 27/28 ans", a-t-il prŽcisŽ.

"Je connais le cuisinier depuis au moins deux ans mais les deux jeunes ne sont ici que depuis un mois, un mois et demi", a-t-il dit.

"C'est un homme bien, il est trs gentil, quand je le voyais je plaisantais et riais avec lui", a-t-il ajoutŽ en parlant du cuisinier arrtŽ.

"Le jeune de 27/28 ans ne parle pas un mot d'anglais et l'autre jeune parle trs mal", a-t-il encore prŽcisŽ.

InterrogŽ par l'AFP, la police britannique n'a pas confirmŽ la nationalitŽ des personnes arrtŽes.

Selon l'agence turque Anatolia news, l'un des trois est originaire de la province de Samsun, au nord de la Turquie, et est arrivŽ rŽcemment ˆ Londres avec un visa de trois mois. Le second serait originaire de Khramanmaras, dans le sud du pays et avait fait une demande d'asile. Le troisime, originaire de la province de Bingol, ˆ l'est du pays, vivait ˆ Londres depuis plusieurs annŽes. (AFP, 28 juillet 2005)

Attentats de Londres: Une Turque confirmŽe morte, selon sa famille

Les autoritŽs britanniques ont officiellement dŽclarŽe morte lors des attentats de Londres le 7 juillet une turque ‰gŽe de 25 ans, Gamze GŸnoral, a indiquŽ sa famille jeudi ˆ l'agence de presse Anatolie.

La police britannique a contactŽ les parents de la jeune femme, qui sont actuellement ˆ Londres, pour les informer que son corps avait ŽtŽ retrouvŽ, mais les parents n'ont pas encore identifiŽ leur fille ˆ la morgue, prŽcise l'agence.

Mlle GŸnoral se trouvait dans un train de la station Kings Cross lorsqu'une bombe a explosŽ, ajoute Anatolie.

Elle se trouvait depuis mai dans la capitale britannique, o elle suivait des cours d'anglais.

Un autre turc a ŽtŽ blessŽ dans les attentats qui ont fait 52 morts et des centaines de blessŽs. (AFP, 14 juillet 2005)

Deux suspects des attentats d'Istanbul emprisonnŽs en Irak

Deux responsables prŽsumŽs des attentats terroristes de novembre 2003 ˆ Istanbul qui avaient fait 63 morts sont incarcŽrŽs dans la prison d'Abou Ghraib, ˆ l'ouest de Bagdad, et la Turquie s'apprte ˆ demander leur extradition, rapporte mercredi la presse turque.

AbdŸlkadir Karakus qui avait fabriquŽ dans son magasin une partie des explosifs utilisŽs dans les attaques et Burhan Kus, un autre suspect recherchŽ par Ankara en relation avec les attentats, ont ŽtŽ arrtŽs prs de Bagdad lors d'une opŽration par les soldats amŽricains et ŽcrouŽs dans la prison, gŽrŽe par les AmŽricains, prŽcise HŸrriyet qui cite les renseignements turcs.

Le ministre turc de la Justice a demandŽ leur extradition mais n'a pour l'instant pas obtenu de rŽponse, selon le journal.

Istanbul, la premire mŽtropole turque, peuplŽe de quelque 12 millions d'habitants, avait ŽtŽ frappŽe les 15 et 20 novembre 2003 par des attentats suicide qui avaient visŽ deux synagogues, le consulat gŽnŽral britannique et la banque britannique HSBC.

Ces attaques, oeuvre d'un groupe turc liŽ au rŽseau Al-Qa•da, avaient fait 63 morts et quelque 750 blessŽs.

Trois autres suspects turcs qui avaient pris la fuite aprs les attentats  ont ŽtŽ tuŽs dans des attaques suicide ou par des tirs de soldats amŽricains en Irak.

Soixante-et-onze suspects sont actuellement jugŽs par un tribunal d'Istanbul qui a demandŽ en juin, lors d'une dernire audience du procs, la prison ˆ vie lundi pour les quatre principaux accusŽs.(AFP, 13 juillet 2005)

Le prŽsident promulgue une loi controversŽe sur les Žcoles coraniques

Le prŽsident turc Ahmet Necdet Sezer a promulguŽ jeudi une loi controversŽe, ˆ laquelle il avait opposŽ son veto le mois dernier, permettant aux responsables d'Žcoles religieuses illŽgales d'Žchapper ˆ la prison, a annoncŽ la prŽsidence dans un communiquŽ.

Cette loi, prŽsentŽe par le parti de la Justice et du DŽveloppement (AKP), issu de la mouvance islamiste, prŽvoit que les responsables d'Žcoles coraniques clandestines soient condamnŽs ˆ une simple amende et Žchappent ˆ une peine allant jusqu'ˆ trois ans de prison, comme c'Žtait le cas actuellement.

Incluse dans une sŽrie d'amendements ˆ une rŽforme pŽnale rŽcemment entrŽe en vigueur, elle a suscitŽ un tollŽ au sein de l'opposition sociale-dŽmocrate et dans la presse libŽrale au moment de sa premire adoption par le Parlement.

Le prŽsident ayant refusŽ dŽbut juin de promulguer ce texte, estimant qu'il allait ˆ l'encontre de la la•citŽ, le Parlement l'a revotŽ dans les mmes termes la semaine dernire.

M. Sezer a ŽtŽ contraint cette fois-ci, selon les prescriptions de la Constitution, d'entŽriner la loi. Mais il peut encore demander son annulation auprs de la Cour constitutionnelle. (AFP, 7 juillet 2005)

Socio-Žconomique / Socio-economic

Turkey's six month foreign trade deficit remain high

Turkey's foreign trade deficit in the first half of 2005 exceeded $20 billion, ringing alarm bells in international financial centers, but in Turkey the stock market ended the week on a record note and Minister of State KŸrsüat TŸzmen said there was no reason to panic.

Imports in the first six moths of this year have reached $54.980 billion, marking a 21.3-percent increase over the same period in 2004. Exports have increased 20.5 percent over the same period to $34.973 billion, pushing the foreign trade gap to $20.007 billion in the first six months, with a 22.8 percent increase over January-June 2004.

Despite the growing foreign trade deficit, seen by some analysts as a risk in the medium term to the Turkish currency, the Istanbul Stock Exchange's (IMKB) National-100 index increased 272.26 points or 0.35 percent over Thursday and ended the week on a record high, reaching 29,615.29 amid optimism that Turkey's accession talks with the European Union would start on Oct. 3 as planned.

The surging trade deficit also pushes Turkey's current account deficit to record highs, expected to exceed $19 billion at the end of the year, against government targets of $15 billion.

The deterioration of Turkey's trade deficit is driven by three factors: robust domestic demand, high international oil prices and the strong lira. (Turkish Daily News, July 31, 2005)

"War Means Rape and Death for Women"

The Istanbul Network of World March for Women drew attention to the rise of an anti-Kurdish and militarist climate in Turkey. According to the women, operations are mostly hurting civilians, and especially women.

 "No to War! Peace Now!", "A World Without Wars is Possible!", "Women Want Peace!", "Long-Live Women's Solidarity!"

The initiative formed at the Turkey leg of the "World march of women" called on everyone who demands "freedom, peace and democracy and who are pro-life," to say "No" to war once again.

In a press statement, the initiative said that the anti-Kurdish, nationalist and militarist climate is on the rise again in Turkey with the events that followed after March 20, 2005 when two children in Mersin allegedly burned the Turkish flag.

"The lack of response to the six-year-long cease fire and peace climate, is provoking once again the formation of all kinds of guerilla, profiteer, militarist and patriarchal groups," said the statement. "This is worrying us women."

The participants of the Istanbul Network of the World Walk for Women, who demand a world of equality, freedom, solidarity, justice and peace, said "No to War in Turkey!"

The Istanbul Network of the World March for Women said problems couldn't be solved under the shadows of weapons. The women added that as the women of Turkey, they want to live in a fair and free world of equality, where weapons have been silenced and where there are no wars. (BIA News Center, Ayse DURUKAN, July 25, 2005)

Le prŽsident demande le rŽexamen d'une loi sur le secteur bancaire

Le prŽsident turc Ahmet Necdet Sezer a renvoyŽ vendredi pour rŽexamen au Parlement une loi rŽformant le secteur bancaire qu'il avait adoptŽ dŽbut juillet.

La rŽforme du secteur bancaire est l'une des conditions imposŽe par le Fonds monŽtaire international (FMI) pour le dŽblocage d'une nouvelle tranche d'un crŽdit d'un montant total de dix milliards de dollars, a rapportŽ l'agence de presse Anatolie.

La loi a pour objectif d'assainir le secteur bancaire, responsable d'une grace crise financire en 2001, en renforant notamment le systme de contr™le de ses activitŽs, avec des inspecteurs plus indŽpendants des institutions Žtatiques qu'auparavant.

Le prŽsident turc a Žmis des objections lŽgales sur deux articles du texte, concernant la nomination de rŽgulateurs au sein des organes de surveillance et des procŽdures relatives au fonctionnement des fonds de la sŽcuritŽ sociale.

Si le Parlement, dont la session reprend le 1er octobre, entŽrine la loi sans changement, le prŽsident Sezer n'a d'autre choix que de la signer. Il se rŽserve toutefois le droit de demander son annulation devant la Cour constitutionnelle.

L'adoption de cette loi Žtait, avec celle d'une rŽforme de la sŽcuritŽ sociale, une des exigences du FMI avant le dŽblocage d'une tranche de crŽdit de 800 millions de dollars.

La Turquie et le FMI ont conclu en mai une nouvelle ligne de crŽdit d'un montant de 10 milliards de dollars s'Žtalant sur trois ans et dont la premire tranche de 837,5 millions de dollars avait ŽtŽ immŽdiatement tirŽe. (AFP, 22 juillet 2005)

DŽmolition prŽvue d'habitations illŽgales ˆ Istanbul: heurts avec la police

Des affrontements ont opposŽ vendredi dans le centre d'Istanbul quelque 150 manifestants et la police anti-Žmeutes qui a utilisŽ un vŽhicule blindŽ pour dŽmanteler des barricades ŽrigŽes pour protester contre des dŽmolitions programmŽes d'habitations illŽgales.

Les protestataires ont lancŽ des pierres et des cocktails Molotov sur les policiers qui ont ripostŽ avec des gaz lacrymognes, au cours de ces heurts qui se sont dŽroulŽs ˆ Kagithane dans le district de Beyoglu, en plein coeur de la partie europŽenne d'Istanbul.

Les protestataires ont mis le feu ˆ une barricade, mais les flammes ont ŽtŽ Žteintes par les pompiers.

Des responsables citŽs par l'agence de presse Anatolie ont affirmŽ que la plupart des protestataires n'Žtaient pas des habitants du quartier. Des militants d'un groupe illŽgal d'extrme gauche figureraient parmi eux.

Des lotissements entiers d'habitations illŽgales ont prolifŽrŽ dans les agglomŽrations urbaines en Turquie ˆ la suite d'un exode rural massif. Les affrontements entre les forces de sŽcuritŽ qui protgent les Žquipes chargŽes des travaux de dŽmolition et les habitants sont frŽquents. (AFP, 22 juillet 2005)

Turkey's population Exceeds 72 Million

Turkey's population has increased by 6.3 percent (4,297 millions) since the last census held in 2000 and has reached 72.65 million as of the end of June 2005.

Turkey's population was 67,768 million in 2000. The State Institute of Statistics (DIE) demographic figures note that the population of Istanbul, the largest metropolis of Turkey, has increased by 1,313 million within the last five years. Recorded at 10.19 million in 2000, it has climbed to 11,332 million in 2005. In other words, Istanbul's population increase is equal to the populations of Gaziantep or Kocaeli, two relatively large cities of Turkey. In the same period, Ankara's population increased from 4.08 million to 4,319 million, while Izmir's population rose from 3,371 million to 3,649 million.

The highest population increase in terms of percentage was recorded in Turkey's tourism capital Antalya in the period of 2000-2005. The city's population has exceeded two million with a 16.7 percent increase. Sanliurfa follows with a 11.6 percent rise and Istanbul with a 13.1 percent increase. The highest population decline was recorded in Tunceli, with a fall of 15.4 percent. Tunceli's population fell from 93,584 in 2000 to 79,176 in 2005. Sinop, Kilis, Kastamonu, and Bartin were other cities facing the highest population decline. Meanwhile, 24 provinces have seen a population increase above the Turkey average, while 33 provinces remained below it. The population of the remaining 24 provinces has declined. (zaman.com, July 21, 2005)

Only one out of four women has a job in Turkey

Nimet Cubukcu, the state minister responsible for women's issues, family and children's issues, said that women's participation in the labor force today is around 25.4 percent.

She gives the following reasons for the low participation of women in the labor force:

* The high an fast increase in population,
* The increase in the number of jobless each year,
* The declining trend in the fields of employment,
* The decrease in agricultural employment because of immigration to cities,
* Longer education periods,
* The presence of unregistered and informal economy.

"Women participate in the labor force mostly between the ages of 20 and 29," said Cubukcu. "Women participate 57.2 percent in agriculture, 30.1 percent in the services industry, and 13.6 percent in the manufacturing industry."

The 2004 data show that unemployment among women in Turkey is 9.7 percent, said Cubukcu. She added that the figure would go up to 18.8 percent when the young population is taken into account.

Women in the last couple of years have begun working as wage earners and as employers, said Cubukcu. "But education is playing a negative role in women's employment."

Minister Cubukcu said: "Education plays the key role in women's employment. Participation in labor force increases with the level of education. But there is inequality in education. Even if this inequality is overcome, there is need for systematic and widespread education so that women's labor can earn quality."

Minister Cubukcu said the women working in the agriculture industry don't have social security. "The women's situation is not different in other fields of employment.

Women working in the manufacturing and services industry generally have low status and low wages, and are temporary workers without social security."

According to Cubukcu only about 15 percent of working women belong to a union. (BIA News Center, Ayse DURUKAN, July 18, 2005)

Emeute lors de la dŽmolition d'un bidonville ˆ Istanbul

Les habitants d'un bidonville du quartier de Pendik, sur la rive asiatique d'Istanbul, ont dressŽ des barricades et affrontŽ la gendarmerie jeudi matin pour empcher la destruction de leurs maisons, construites illŽgalement, selon un journaliste de l'AFP.

Les gendarmes ont ripostŽ aux jets de pierres, de b‰tons et de cocktails molotov en employant des grenades lacrymognes et en dispersant les dizaines de manifestants avec des lances ˆ eau.

Plusieurs gendarmes et manifestants ont ŽtŽ blessŽs dans les affrontements, a annoncŽ l'agence de presse Anatolie qui mentionne Žgalement des arrestations.

Les Žquipes municipales ont commencŽ ˆ dŽtruire les 44 maisons vouŽes ˆ la dŽmolition sous la protection d'un cordon de gendarmes.

L'exode rural a nourri une urbanisation sauvage se manifestant par la construction illŽgale de quartiers entiers ˆ la pŽriphŽrie et jusqu'au centre des grandes mŽtropoles turques.

Ces quartiers dits de "gecekondu" (littŽralement, "posŽ dans la nuit") accueillent en gŽnŽral une population d'origine rurale ŽmigrŽe ˆ la ville et subsistant ˆ l'aide de "petits boulots".

Certains de ces quartiers sont rasŽs tandis que d'autres parviennent ˆ nŽgocier avec les autoritŽs municipales leur maintien et bŽnŽficient occasionnellement d'amnisties qui leur permettent de se dŽvelopper jusqu'ˆ former de vastes banlieues disposant de leurs propres Žcoles et commerces. (AFP, 14 juillet 2005)

Un cargo panamŽen coule dans le Bosphore, le capitaine portŽ disparu

Un cargo battant pavillon du Panama, le Corona Z, a coulŽ vendredi matin dans le Bosphore qui sŽpare les rives asiatique et europŽenne d'Istanbul et son capitaine est portŽ disparu, a annoncŽ la direction gŽnŽrale turque de la sžretŽ c™tire (KEGKI).

Neuf membres de l'Žquipage ont ŽtŽ sauvŽs par un navire turc qui se trouvait ˆ proximitŽ mais le capitaine n'a pu tre retrouvŽ, a indiquŽ ˆ l'AFP une porte-parole de cette organisation, Bahriye Yilmaz,.

Le navire de 73 mtres, qui transportait sa cargaison de ferraille ˆ Istanbul depuis le port roumain de Constance, situŽe sur la mer Noire, a coulŽ pour une raison encore indŽterminŽe vers 08H00 (05H00 GMT), au large de Kilyos, ˆ l'entrŽe septentrionale du dŽtroit, a-t-elle dit.

Les diffŽrentes autoritŽs maritimes gŽrant le transit ˆ travers le Bosphore ont dŽpŽchŽ une vingtaine de navires pour tenter de retrouver le disparu, a ajoutŽ Mme Yilmaz, prŽcisant que des barrires flottantes avaient ŽtŽ disposŽes autour du lieu de l'accident pour prŽvenir une Žventuelle collision avec les bateaux en transit sur le dŽtroit.

Le Bosphore, point de passage obligatoire des navires en provenance ou ˆ destination de la mer Noire, figure parmi les dŽtroits les plus frŽquentŽs au monde.

En 2003, 47.OO0 navires ont transitŽ par cette voie d'eau, dont plus de 8.000 transportant une cargaison dangereuse, le plus souvent gaz liquŽfiŽ ou pŽtrole, selon la KEGKI. Le trafic a atteint quelque 53.000 navires en 2004.

Les navires sont confrontŽs ˆ un danger permanent dans ce passage sinueux, o ils sont contraints ˆ des manoeuvres dŽlicates. Deux accidents de pŽtroliers avaient respectivement fait 41 et 28 morts, en 1979 et 1994.

La circulation y est rŽgie par la convention internationale de Montreux, signŽe en 1936. (AFP, 14 juillet 2005)

"Honor Victim" Young Woman Goes to Shelter

N.K. from Diyarbakir was shot and injured by her 14-year-old brother-in-law for allegedly having an affair while her husband served in the military. N.K. has now been discharged from the Dicle University's General Surgical unit and has been handed over to the officials of the Social Services Institution. N.K. had been married in a religious ceremony which isn't recognized by the state.

N.K. was allegedly having an affair with Ferit Demir, who was killed in an honor crime last week in Diyarbakir. N.K. has been sent to an unidentified women's shelter.

Neither her family nor members of women's organizations attended to N.K. while she was in hospital. "Nobody applied to the hospital to take N.K.," said Professor Doctor Yusuf Yagmur from the Emergency Room of the Research Hospital of the Medical Faculty at Dicle University (DU).

Nebahat Akkoc, head of KA-MER women's organization, told Bianet they didn't take N.K. because they feared that they would not be able to "protect" her. Akkoc argued N.K. is still in danger. "We don't have the facilities to protect N.K.," said Akkoc. "Only security forces can protect her. But we are ready to do anything else we can to help her."

N.K. was treated at the Emergency Room of the General Surgery Unit of the Research Hospital since June 15, when she was shot. Hospital officials weren't able to discharge N.K. because nobody would take care of her. Her 1-month-old baby had to be removed due to the blood loss. A police officer stood guard at the hospital to protect N.K.

"I have been defamed and they believed in it," said N.K adding that she wouldn't return to her village even if her family and husband forgave her. "I can't look at anyone's face anymore. Nobody would believe I'm innocent."

N.K. said her husband believes she is innocent but doesn't support her because of pressures from his parents. "None of my relatives, neither my father, nor my brothers showed any concern for me," she said. "I will go to a women's shelter." N.K. had lost her mother years ago. (BIA News Center, july 12, 2005)

Le FMI reporte le dŽblocage d'un crŽdit ˆ cause d'une loi retardŽe

Le Fonds monŽtaire international (FMI) a reportŽ le dŽblocage d'une nouvelle tranche de crŽdit d'un montant total de 10 milliards de dollars (8,3 mds d'euros) jusqu'ˆ ce que la Turquie adopte une loi rŽformant la sŽcuritŽ sociale, ont annoncŽ jeudi le Fonds et le gouvernement turc.

"La performance Žconomique et financire de la Turquie reste solide (...) Toutefois en raison du fait que la loi sur la sŽcuritŽ sociale n'a pu tre adoptŽe au Parlement (...) la direction du FMI a dŽcidŽ de reporter le premier examen du programme", a soulignŽ la directrice gŽnŽrale adjointe du FMI, Anne Krueger, dans un communiquŽ.

L'entrŽe en vigueur de cette loi "est nŽcessaire pour contr™ler dans les plus brefs dŽlais le dŽficit de la Turquie dans le domaine de la sŽcuritŽ sociale", souligne le document.

Le FMI a affirmŽ le mois dernier que la Turquie devait adopter deux lois, sur la sŽcuritŽ sociale et la rŽforme du secteur bancaire, pour pouvoir bŽnŽficier d'une tranche de 800 millions de dollars (670 millions d'euros) de ce crŽdit.

Le Parlement turc a adoptŽ la loi bancaire samedi, mais a pris ses vacances jusqu'au 1er octobre sans discuter le projet de loi sur la sŽcuritŽ sociale, qui devrait toutefois tre adoptŽ lors de la nouvelle lŽgislature, a assurŽ mercredi le chef de la diplomatie turque Abdullah GŸl.

Le ministre de l'Economie Ali Babacan a soulignŽ jeudi dans un communiquŽ qu'en dŽpit du retard pris dans l'adoption de cette loi attendue par le Fonds, le gouvernement turc continuerait "mŽticuleusement" dans la voie des "rŽformes structurelles", conformŽment au programme conclu avec le FMI.

La Turquie et le FMI ont conclu en mai une nouvelle ligne de crŽdit d'un montant de 10 milliards de dollars s'Žtalant sur trois ans, et dont la premire tranche de 837,5 millions de dollars (694 millions d'euros) avait ŽtŽ immŽdiatement tirŽe.

Le dernier crŽdit du FMI, portant sur 16 milliards de dollars (13,3 milliards d'euros), avait ŽtŽ octroyŽ en 2002 aprs la trs grave crise Žconomique qui avait frappŽ le pays l'annŽe prŽcŽdente. Il s'est achevŽ en fŽvrier. (AFP, 7 juillet 2005)

Women's rights in Turkey to be monitored annually

Women's rights in Turkey will be subject to annual monitoring. This has been agreed today by the European Parliament when it voted overwhelmingly in favour of a report drawn up by Emine Bozkurt, a Dutch Socialist MEP, on the role of women in the economic, political and social life in Turkey. The report was adopted by 573 votes in favour with 19 opposed

Ms Bozkurt said: "This vote sends a strong signal to the Turkish government. Parliament is united in its approval of the new Turkish legislation on women's rights and I am happy that I managed to get so many people behind my report. What is essential now is that the new laws are implemented and are seen to be implemented."

The report stresses the need for the Turkish government to build more and better shelters for women who are victims of violence. All necessary action must be taken to get more women active in politics. All women should be able to enjoy the right to education, regardless of their background.

Lissy Gršner, Socialist Coordinator in the Women's Rights Committee in the Parliament, said:  "I particularly welcome the very constructive cooperation with the other political groups. This report genuinely represents the views of the vast majority of MEPs. The text is critical but fair."

For Ms Bozkurt this is not the end of the story: "The report calls for Turkey's progress in the field of women's rights to be monitored on a yearly basis," she stressed. "In September I will travel to Turkey to discuss the report with women's NGOs, the Government and other parties. The European Parliament has spoken, now the ball is in the court of Turkey."

Socialist Group Vice-President, Jan Marinus Wiersma, said: "The question of human rights in Turkey will remain a  priority for us. Already we have had a huge reaction to our new interactive weblog on Turkey www.socialistgroup.org/enlargement.html which is available in both English and Turkish." (Socialist Group in the European Parliament, 6 July 2005)

La rŽsolution du PE sur le r™le des femmes en Turquie

La rŽsolution du Parlement europŽen sur "le r™le des femmes en Turquie dans la vie sociale, Žconomique et politique", adoptŽe le 6 juillet 2005:

Le Parlement europŽen ,

- vu le rapport rŽgulier de 2004 et la recommandation de la Commission europŽenne concernant les progrs rŽalisŽs par la Turquie sur la voie de l'adhŽsion (COM(2004)0656) et sa rŽsolution(1) du 15 dŽcembre 2004 sur ce rapport,

- vu la dŽcision du Conseil europŽen du 17 dŽcembre 2004 d'ouvrir les nŽgociations avec la Turquie concernant l'adhŽsion ˆ l'Union europŽenne,

- vu l'acquis communautaire dans le domaine des droits des femmes et de l'ŽgalitŽ des genres,

- vu l'article 45 de son rglement,

- vu le rapport de la commission des droits de la femme et de l'ŽgalitŽ des genres (A6-0175/2005),

A. considŽrant que la Turquie est prte ˆ ouvrir ds le 3 octobre 2005 les nŽgociations concernant son adhŽsion ˆ l'Union europŽenne, conformŽment aux dŽcisions du Conseil europŽen de dŽcembre 2004,

B. considŽrant que la Convention sur l'Žlimination de toutes les formes de discrimination ˆ l'Žgard des femmes (CEDAW)(2) fait partie du droit international et a la primautŽ sur le droit national turc, comme le reconna”t l'article 90 de la constitution turque; que la Turquie est partie ˆ la CEDAW depuis 1985 et au protocole facultatif ˆ celle-ci depuis 2002,

C. considŽrant que l'adoption de l'acquis communautaire est obligatoire pour les candidats qui souhaitent adhŽrer ˆ l'Union europŽenne,

D. considŽrant que les droits des femmes et l'ŽgalitŽ des genres font partie de l'acquis communautaire,

E. considŽrant que les rŽcentes rŽformes lŽgislatives en Turquie dans le domaine des droits de la femme ont permis de progresser dans la mise en ¦uvre de l'acquis, mais que la mise en ¦uvre concrte de ces rŽformes et changements et l'obtention de rŽsultats tangibles n'en demeurent pas moins trs problŽmatiques,

F. considŽrant que le nouveau Code pŽnal est entrŽ en vigueur le 1er juin 2005 et que cet exemple de progrs lŽgislatif doit maintenant tre mis en ¦uvre concrtement,

G. considŽrant que le rapport rŽgulier prŽcitŽ relve, en ce qui concerne la situation de la femme, plusieurs sujets prŽoccupants, notamment la violence contre les femmes, en particulier la violence domestique et les crimes d'honneur et de tradition, le taux ŽlevŽ d'analphabŽtisme, le petit nombre de femmes au parlement et dans les organes de reprŽsentation locaux, le faible taux de participation des femmes au marchŽ du travail et la discrimination qui prŽvaut sur celui-ci,

H. considŽrant que le sous-dŽveloppement Žconomique et social dans certaines zones urbaines et rurales en gŽnŽral et dans certaines rŽgions dŽfavorisŽes de Turquie, ainsi que l'immigration et les problmes qui en dŽcoulent, tels que la pauvretŽ et les privations dans les quartiers dŽfavorisŽs, aggravent les problmes des femmes dans ces rŽgions et affaiblissent leur position, qui est aussi fragilisŽe par des structures sociales patriarcales dominantes;

I. considŽrant que dans certaines rŽgions de Turquie les naissances ne sont pas dŽclarŽes immŽdiatement et qu'en raison de cette pratique de la dŽclaration ultŽrieure, l'‰ge des jeunes femmes peut tre fixŽ arbitrairement et des jeunes filles mineures sont considŽrŽes comme majeures, ce qui permet de rendre lŽgitimes "de facto" des mariages forcŽs;

J. considŽrant qu'il a ŽtŽ fait Žtat de centaines de cas de torture auprs d'instances gouvernementales turques ainsi que d'organisations de dŽfense des droits de l'homme, aussi bien durant l'annŽe 2003 que durant l'annŽe 2004, et que la plupart des 2000 demandes d'asile prŽsentŽes par des citoyens turcs (dont de nombreuses femmes) ont ŽtŽ agrŽŽes par des ƒtats membres en 2003,

K. considŽrant que, faute de stratŽgie intŽgrŽe axŽe sur la couverture des besoins Žconomiques, sociaux et culturels des femmes kurdes, celles-ci subissent une aggravation chronique de leurs problmes (analphabŽtisme, santŽ prŽcaire, pauvretŽ, exclusion, etc.),

L. considŽrant qu'une situation de discrimination nŽgative des femmes peut parfois tre rŽsolue au mieux par des mesures temporaires de discrimination positive, comme le recommande, entre autres, la CEDAW, et qu'il est indispensable de disposer de modles des r™les que les femmes peuvent jouer en occupant des postes de pouvoir et de prise de dŽcisions, y compris au niveau le plus ŽlevŽ,

M. considŽrant que le gouvernement turc n'a pas encore conclu de nŽgociations avec la Commission concernant sa participation au programme DaphnŽ II(3) visant ˆ combattre la violence envers les femmes, et qu'il ne semble pas disposŽ ˆ verser sa propre contribution financire,

N. considŽrant qu'il ressort d'estimations de l'UNICEF que, chaque annŽe entre 600.000 et 800.000 filles ayant atteint l'‰ge de la scolaritŽ obligatoire ne vont pas ˆ l'Žcole, soit parce qu'elles en sont empchŽes par leur famille, soit du fait de l'absence d'infrastructures qui permettraient aux enfants de frŽquenter les Žcoles de campagne,

O. considŽrant qu'il y a une Žnorme pŽnurie de donnŽes prŽcises sur la situation des femmes en Turquie, notamment en ce qui concerne la violence envers les femmes, et que les donnŽes disponibles ne couvrent pas encore toutes les problŽmatiques sur les droits des femmes,

P. considŽrant que l'on assiste ˆ une diminution croissante de la participation des femmes au marchŽ du travail turc,

Q. considŽrant que la participation des femmes dans les organes de prise de dŽcisions en Turquie est extrmement faible, les femmes ne constituant que 4,4% du parlement et seulement 1% des reprŽsentants des assemblŽes locales, et avec une faible proportion de femmes dans les centres Žconomiques et politiques de prise de dŽcision;

R. considŽrant que l'indŽpendance Žconomique des femmes est cruciale pour leur capacitŽ ˆ faire valoir leurs droits,

S. considŽrant que les 14 refuges pour les femmes victimes de violences existant en Turquie ne couvrent pas les besoins d'une population de prs de 70 millions d'habitants et que mme les modestes possibilitŽs donnŽes par la loi en vigueur, ˆ savoir un refuge pour chaque municipalitŽ de plus de 50.000 habitants, ne sont pas assez exploitŽes,

T. considŽrant que le 6 mars 2005, la police a violemment rŽprimŽ une manifestation ˆ Istanbul dans le cadre de la journŽe internationale de la femme et arrtŽ les manifestantes;

1. souligne que le respect des droits de l'homme, y compris les droits de la femme, est une condition sine qua non pour l'adhŽsion ˆ l'Union europŽenne et demande ˆ la Commission d'inscrire la question des droits de l'homme y compris les droits de la femme ˆ une place primordiale dans l'ordre du jour des nŽgociations avec la Turquie;

2. souligne que le gouvernement turc devrait tenir soigneusement, ou Žtablir le cas ŽchŽant, un registre national lŽgal des mariages et des naissances afin de garantir ˆ tout homme et toute femme un plein droit ˆ la citoyennetŽ et la possibilitŽ de jouir pleinement des droits fondamentaux qui leur appartiennent, tels que l'accs ˆ l'Žducation et aux soins mŽdicaux;

3. demande ˆ la Commission, lors des nŽgociations d'adhŽsion avec la Turquie, d'insister pour que des mesures soient prises afin que les nouveaux-nŽs soient dŽclarŽs immŽdiatement aprs leur naissance, pour Žviter les abus, en particulier celui de demander aux tribunaux familiaux d'augmenter l'‰ge des jeunes filles afin qu'elles soient considŽrŽes officiellement comme majeures et Žviter ainsi des poursuites en cas de mariage forcŽ;

4. salue les rŽformes lŽgislatives entreprises rŽcemment par le gouvernement et le parlement turcs notamment au niveau de la constitution, du code civil, du code pŽnal et du code du travail, en ce qui concerne la situation des femmes, mais est prŽoccupŽ par l'insuffisance de progrs rŽalisŽs dans le domaine de l'application et de la mise en ¦uvre de la lŽgislation dans le domaine des droits de la femme et rŽclame ds lors l'adoption de mesures, de programmes et de projets concrets axŽs sur la mise en ¦uvre et le contr™le permanent de l'application de la lŽgislation, notamment en procŽdant rŽgulirement ˆ des Žtudes d'incidence sur le plan de l'ŽgalitŽ entre femmes et hommes;

5. salue le gouvernement turc pour les rŽcents changements juridiques qui rendent les crimes d'honneur passibles d'emprisonnement ˆ vie et permettent de punir les complices de crime d'honneur; salue et approuve la reconnaissance du viol conjugal comme un crime; demande aux gouvernements des ƒtats membres de suivre cet exemple;

6. souligne la nŽcessitŽ d'une mise en ¦uvre pleine et effective de la nouvelle lŽgislation et demande au gouvernement turc de doter la direction gŽnŽrale sur le statut des femmes d'un mandat clair et de ressources financires et en personnel suffisantes;

7. invite le gouvernement turc ˆ procŽder aux rŽformes indispensables ainsi qu'ˆ leur application correcte au chapitre de la protection et de la dignitŽ des minoritŽs dans le pays, notamment des communautŽs kurdes dans le sud-est de la Turquie, o la situation demeure prŽoccupante sous l'angle des droits de la femme (analphabŽtisme, exclusion sociale et professionnelle, pauvretŽ, etc.), et invite le gouvernement turc ˆ coopŽrer avec les maires dans ces rŽgions en vue d'Žlaborer et de promouvoir des programmes ciblŽs en matire d'ŽgalitŽ des chances et en faveur des droits des femmes;

8. souligne que le gouvernement, avec l'aide de la direction gŽnŽrale et en collaboration avec les ONG de femmes, doit prŽvoir une approche globale assortie d'objectifs qualitatifs et quantitatifs pour garantir les droits des femmes, approche qui respecte et reconnaisse pleinement les droits fondamentaux des femmes en tant que droits individuels, indŽpendamment de leurs r™les traditionnels en tant qu'Žpouses et mres, dans un engagement politique total, et souligne que le gouvernement doit mettre en ¦uvre une approche intŽgrŽe de l'ŽgalitŽ entre femmes et hommes, conformŽment ˆ l'article 10 de la Constitution, pour sensibiliser aux problmes auxquels les femmes font face et protŽger leurs droits, et doit crŽer, au niveau national et local, un budget ventilŽ par genre et lancer et dŽvelopper rŽgulirement des projets concernant les droits des femmes;

9. reconna”t le r™le positif jouŽ par la sociŽtŽ civile dans la rŽalisation des rŽcentes rŽformes lŽgislatives et reconna”t que pour la rŽalisation des changements dŽmocratiques, l'information et la mobilisation de toute la classe politique, de la sociŽtŽ civile, des communautŽs religieuses et des mŽdias sont nŽcessaires;

10. demande ˆ la Commission et au gouvernement turc de reconna”tre le r™le des organisations pour les droits des femmes comme partenaires du gouvernement, de les soutenir et de leur fournir des fonds suffisants pour assurer leur indŽpendance conformŽment aux pratiques de l'Union europŽenne;

11. demande au gouvernement turc de poursuivre un dialogue significatif avec la sociŽtŽ civile, de coopŽrer dans la mesure du possible et de consolider cette coopŽration par des structures et des institutions officielles stables et d'associer les ONG au processus de nŽgociation concernant l'adhŽsion ˆ l'Union europŽenne;

12. souligne l'importance d'une coopŽration structurŽe entre les partenaires sociaux et entre les ONG turques et les ONG de l'Union europŽenne, par exemple par des programmes d'Žchange et le "jumelage" de telles organisations;

13. affirme que des fonds suffisants pour les ONG en Turquie, dans le cadre de l'Initiative europŽenne pour la dŽmocratie et les droits de l'homme, doivent tre prŽvus dans les perspectives financires pour 2007-2013;

14. demande ˆ la Commission, ˆ la lumire du troisime pilier de sa stratŽgie d'adhŽsion, et en coopŽration avec le gouvernement turc, de lancer et supporter des dŽbats au sein de la sociŽtŽ turque sur les droits des femmes, en organisant des dŽbats, notamment sur la violence, l'analphabŽtisme, le droit ˆ l'Žducation, et particulirement dans les zones rurales et dŽfavorisŽes;

15. condamne l'utilisation excessive de la force par des membres des forces de police durant les manifestations et salue l'engagement rŽcent du gouvernement ˆ faire respecter la circulaire du ministre de l'intŽrieur du 17 aožt 2004 sur la prŽvention et les sanctions en cas d'Žventuelle utilisation disproportionnŽe de la force par les forces de sŽcuritŽ; engage le gouvernement ˆ mener des actions de sensibilisation sur les droits des femmes et ˆ fournir la formation rŽclamŽe au paragraphe suivant;

16. estime que la protection des droits des femmes est encore insuffisante dans la pratique, en particulier en ce qui concerne la violence envers les femmes et prie le gouvernement de se concentrer davantage sur la mise en ¦uvre de la lŽgislation, notamment par la crŽation ˆ bref dŽlai de refuges, en soutenant les initiatives de la sociŽtŽ civile et en prŽvoyant dans les budgets nationaux et municipaux des crŽdits suffisants pour financer les refuges publics et ceux crŽŽs par les ONG, ainsi qu'une formation obligatoire prenant en considŽration les aspects liŽs ˆ l'ŽgalitŽ entre femmes et hommes et ˆ la violence pour les fonctionnaires, le personnel de la police, de la justice, du milieu mŽdical et de l'enseignement;

17. demande au gouvernement turc de modifier la loi sur les municipalitŽs n¡ 5215 relative aux refuges afin de rendre obligatoire l'Žtablissement de refuges multiples dans toutes les municipalitŽs de plus de 50.000 habitants et d'aider et de soutenir les ONG en fournissant de tels refuges et des installations similaires;

18. reconna”t que le Turquie a dŽjˆ commencŽ ˆ mettre en ¦uvre la lŽgislation et se fŽlicite des projets individuels qui ont dŽjˆ ŽtŽ mis en place; reconna”t par ailleurs le r™le positif que la Commission a jouŽ concernant ces projets;

19. demande au gouvernement turc de veiller ˆ la crŽation de nouvelles garderies afin de faciliter l'insertion professionnelle des femmes;

20. salue comme une premire Žtape l'annonce rŽcente par le gouvernement de l'ouverture de 5 nouveaux refuges avant la fin de l'annŽe 2005;

21. demande au gouvernement turc d'envisager sŽrieusement une participation au programme DaphnŽ II visant ˆ combattre la violence envers les femmes;

22. condamne les situations de polygamie, de mariage forcŽ, les crimes de tradition, les crimes d'honneur et la violence contre les femmes en gŽnŽral, y compris le harclement sexuel au travail et demande au gouvernement turc dans son ensemble et aux membres des cabinets, individuellement et aux membres du Parlement, de faire de mme, de chercher des moyens d'empcher ces crimes, d'y mettre un terme, de punir avec une Žgale sŽvŽritŽ les crimes de tradition et les crimes d'honneur et d'organiser et de participer ˆ des campagnes de sensibilisation sur ces questions et de soutenir financirement les campagnes des ONG dans ce domaine;

23. prie instamment le gouvernement de prendre des mesures visant ˆ garantir la sŽcuritŽ des victimes d'actes de violence et des tŽmoins durant les procŽdures judiciaires en cas de violence contre les femmes;

24. se fŽlicite de la criminalisation des tests de virginitŽ et des examens gynŽcologiques forcŽs; constate qu'une dŽrogation est prŽvue dans les cas o une ordonnance a ŽtŽ rendue par une juridiction, mais souligne que, mme dans un tel cas, le consentement des femmes devrait tre indispensable;

25. demande au gouvernement d'apporter aux femmes qui ont ŽtŽ, ou qui risquent d'tre victimes de violence, les soins de santŽ et l'assistance et la protection juridiques appropriŽs en les rendant facilement accessibles, et d'Žtablir des lignes d'assistance tŽlŽphoniques ˆ leur intention pour signaler les actes de la violence et demander de l'aide;

26. salue le gouvernement turc pour les rŽcents changements juridiques qui rendent les crimes d'honneur passibles d'emprisonnement ˆ vie et permettent de punir les complices de crime d'honneur; salue la reconnaissance du viol conjugal comme un crime et demande au gouvernement turc de veiller ˆ ce que les sanctions pŽnales prŽvues soient effectivement appliquŽes; demande aux Etats membres de lutter contre les crimes d'honneur sur leur territoire;

27. demande ˆ la Commission de soutenir la rŽalisation d'Žtudes de prŽvalence indŽpendantes et exhaustives permettant, entre autres, de fournir des donnŽes fiables, en particulier en ce qui concerne le taux d'analphabŽtisme chez les femmes, les problmes concernant la participation des femmes au marchŽ de l'emploi et la violence contre les femmes, notamment la violence domestique et les crimes d'honneur, de faon ˆ aider les autoritŽs responsables ˆ prendre les mesures qui s'imposent;

28. prie la Turquie, en tant que partie ˆ la CEDAW et ˆ son protocole facultatif, de ratifier le protocole additionnel n¡12 ˆ la convention europŽenne sur les droits de l'homme(4) , qui traite de la prŽvention des discriminations;

29. suggre que les partis politiques revoient leurs structures de parti et adoptent des stratŽgies adŽquates pour parvenir ˆ un meilleur Žquilibre entre les femmes et les hommes dans les assemblŽes Žlues, notamment des mesures positives telles que les quotas;

30. encourage les partis politiques turcs ˆ Žtendre le r™le de femmes dans la hiŽrarchie des partis au-delˆ des sections fŽminines, pour leur confier des r™les clŽs dans la structure organisationnelle des partis et ˆ mener des actions de sensibilisation sur l'importance de la participation des femmes ˆ la politique et ˆ trouver, former et soutenir des candidates aux fonctions politiques; estime que cette politique peut tre renforcŽe en coopŽration avec d'autres partis politiques europŽens contribuant ˆ un Žchange mutuel et effectif d'expŽriences et de points de vue;

31. accueille favorablement la proposition d'Žtablir une commission des droits des femmes et de l'ŽgalitŽ des genres au parlement turc, dotŽe des pleins pouvoirs lŽgislatifs; demande instamment que la lŽgislation nŽcessaire soit adoptŽe ds que possible et invite cette commission ˆ tre en contact rŽgulier avec la commission des droits de la femme et de l'ŽgalitŽ des genres du Parlement europŽen;

32. invite le parlement turc ˆ garantir Žgalement la prŽsence de femmes dŽputŽes parmi la dŽlŽgation ˆ la commission parlementaire mixte UE-Turquie;

33. rŽaffirme sa demande aux autoritŽs turques de redoubler d'efforts pour garantir le droit des femmes ˆ l'Žducation et pour que celles dont le libre accs ˆ l'Žducation est entravŽ par des difficultŽs provenant de leur famille ou de leur environnement social ou culturel soient informŽes de leurs droits, et suggre au gouvernement turc de garantir le droit ˆ l'Žducation aux niveaux primaire et secondaire, de renforcer les mesures d'aide financire aux parents, notamment dans les zones rurales ou dŽfavorisŽes, de manire ˆ les inciter ˆ scolariser leurs enfants et spŽcialement les filles, Žtant donnŽ le taux ŽlevŽ d'analphabŽtisme chez les femmes;

34. demande au gouvernement turc de prendre les mesures nŽcessaires, en particulier dans les rŽgions rurales ou dŽfavorisŽes, pour combattre l'analphabŽtisme notamment par l'organisation de campagnes d'information et de sensibilisation sur l'importance de l'Žducation et son apport possible ˆ l'Žconomie et ˆ la sociŽtŽ, avec une attention particulire quant ˆ l'Žducation des filles;

35. considre que la promotion d'un systme Žducatif sensible au genre et la participation obligatoire des filles dont les familles vivent essentiellement dans des rŽgions dŽcentralisŽes permettront d'amŽliorer leur niveau social tout en amorant une sensibilisation de la sociŽtŽ aux questions d'ŽgalitŽ entre les sexes; encourage ds lors le processus qui vise ˆ rendre l'Žducation plus sensible au genre, par exemple en renouvelant les matires d'enseignement conformŽment ˆ l'article 5 de la CEDAW et demande au gouvernement de veiller ˆ ce que l'on enseigne aux filles et aux garons les droits des femmes et l'ŽgalitŽ des genres;

36. demande ˆ la Commission et au gouvernement turc de lancer des campagnes de communication (tŽlŽvision et radio) sur l'importance dŽvolue au respect des droits des femmes et ˆ ses incidences positives sur les plans social et professionnel;

37. souligne que la Turquie doit se conformer pleinement ˆ l'acquis communautaire dans le domaine de l'ŽgalitŽ de rŽmunŽration, de l'ŽgalitŽ des chances, de l'ŽgalitŽ de traitement entre hommes et femmes dans la vie professionnelle et sur le marchŽ du travail et doit amŽliorer l'accs des femmes au marchŽ du travail et ˆ la formation tout au long de la vie comme mesures de lutte contre les discriminations en permettant de concilier vie professionnelle et vie familiale;

38. invite le gouvernement turc ˆ exposer la situation des droits des femmes travaillant dans des entreprises familiales ou des exploitations agricoles et de celles travaillant clandestinement;

39. invite le gouvernement turc ˆ promouvoir des Žchanges scolaires, associatifs ou autres entre jeunes europŽens et jeunes turcs des deux sexes;

40. demande ˆ la Commission et au gouvernement turc de continuer de mettre sur pied et de soutenir des projets d'emploi pour les femmes, y compris des projets Žtablis par les ONG et demande au gouvernement turc de mettre en ¦uvre les plans d'action nationaux concernant les femmes et l'emploi, comme c'est le cas actuellement dans les ƒtats membres;

41. demande aux organisations syndicales et aux autres partenaires sociaux de l'Union europŽenne et de la Turquie de coopŽrer pour renforcer la proportion des femmes sur le marchŽ du travail en Turquie ainsi que dans des fonctions exŽcutives dans diffŽrents secteurs du marchŽ du travail;

42. souligne son intention de surveiller Žtroitement la situation des femmes en Turquie, de faire rapport chaque annŽe sur le sujet par l'intermŽdiaire de sa commission des droits de la femme et de l'ŽgalitŽ des genres et demande ˆ la Commission de faire de mme;

43. invite la Commission, dans le cadre de la prŽsentation de son premier rapport au Conseil, en dŽcembre 2005, sur le rythme des rŽformes, lequel dŽterminera le progrs des nŽgociations, ˆ recenser de faon globale et systŽmatique les progrs accomplis ˆ cette date sur la voie du changement et de la mise en ¦uvre de la lŽgislation en faveur des droits des femmes;

44. charge son PrŽsident de transmettre la prŽsente rŽsolution au Conseil et ˆ la Commission, aux gouvernements des Etats-membres ainsi qu'au secrŽtaire gŽnŽral du Conseil de l'Europe et au gouvernement et au parlement turcs.
(1) Textes adoptŽs de cette date, P6_TA(2004)0096.
(2) http://www.un.org/womenwatch/daw/cedaw/.
(3) JO L 143 du 30.4.2004, p. 1.
(4) http://wwwl.umn.edu/humanrts/euro/z31prot12.html

Le Parlement turc adopte une loi attendue rŽformant le secteur bancaire

Le Parlement turc a adoptŽ samedi une loi rŽformant le secteur bancaire, une des conditions imposŽe par le Fonds monŽtaire international (FMI) pour le dŽblocage d'une nouvelle tranche d'un crŽdit d'un montant total de dix milliards de dollars, a rapportŽ l'agence de presse Anatolie.

Les dŽputŽs de la principale formation d'opposition, le Parti rŽpublicain du peuple (CHP, centre gauche), ont refusŽ de participer au vote de la loi, qui a ŽtŽ adoptŽe par 234 voix sur 236, selon Anatolie.

Le texte a pour objectif d'assainir le secteur bancaire, responsable d'une grace crise financire en 2001, en renforant notamment le systme de contr™le de leurs activitŽs, avec des inspecteurs plus indŽpendants des institutions Žtatiques qu'auparavant.

L'adoption de cette loi Žtait, avec celle d'une rŽforme de la sŽcuritŽ sociale, une des exigences du FMI avant le dŽblocage d'une tranche de crŽdit de 800 millions de dollars.

La Turquie et le FMI ont conclu en mai une nouvelle ligne de crŽdits d'un montant de 10 milliards de dollars s'Žtalant sur trois ans et dont la premire tranche de 837,5 millions de dollars avait ŽtŽ immŽdiatement tirŽe.

Le dernier crŽdit du FMI, portant sur 16 milliards de dollars, avait ŽtŽ octroyŽ en 2002 aprs la trs grave crise financire qui avait frappŽ le pays l'annŽe prŽcŽdente. (AFP, 2 juillet 2005)

Privatisation de Turk Telekom: Oger Telecom remporte l'appel d'offres

Le groupe Oger Telecom, qui appartient ˆ la famille Hariri, a indiquŽ vendredi avoir remportŽ l'appel d'offres pour l'achat des 55% des parts du groupe Turk Telekom que le gouvernement d'Ankara veut vendre, en offrant 6,55 milliards de dollars.

"Le consortium dirigŽ par Oger telecom a gagnŽ l'appel d'offres en proposant 6,55 mds USD ˆ la sŽance des enchres", a indiquŽ ˆ l'AFP un porte-parole du groupe basŽ en Arabie saoudite.

L'autre consortium dirigŽ par le groupe Žmirati Etisalat s'est retirŽ de la compŽtition ˆ la 7me sŽance des enchres, en refusant d'augmenter son offre.

"Nous avons dŽcidŽ d'arrter les enchres ˆ 6,5 milliards de dollars pour protŽger les intŽrts de nos actionnaires", a dŽclarŽ le prŽsident exŽcutif d'Etisalat International, Oba•d Ben Meshar, dans un communiquŽ reu par l'AFP.

Il a ajoutŽ que cette offre restait dans les limites d'un investissement "rentable", pour justifier le retrait de son consortium de la course.

L'offre d'Oger Telecom doit encore tre approuvŽe par les autoritŽs compŽtentes et le gouvernement turc pour que la vente soit officialisŽe.

Oger Telecom est une filiale du groupe Saudi Oger fondŽ par Rafic Hariri, l'ancien Premier ministre et milliardaire libanais assassinŽ en fŽvrier.

La Turquie a lancŽ en novembre dernier le processus d'appel d'offres pour la vente de 55% des parts de sa compagnie nationale de tŽlŽcommunications, Turk Telekom, aprs plusieurs tentatives infructueuses.

Turk Telekom est une entreprise disposant de 19 millions d'abonnŽs et de 61.000 employŽs.

Cette privatisation constitue un des ŽlŽments dŽterminants du programme de rŽtablissement Žconomique ŽlaborŽ par Ankara avec le Fonds monŽtaire international (FMI) aprs une grave crise financire en 2001. (AFP, 1 juillet 2005)

Relations turco-europŽennes / Turkey-Europe Relations

La signature d'un accord clŽ Turquie-UE pourrait tre retardŽe (UE)

La signature par la Turquie d'un accord crucial impliquant ses relations avec Chypre, prŽvue cette semaine, pourrait tre retardŽe si Ankara veut y adjoindre des conditions considŽrŽes comme trop litigieuses, a indiquŽ mardi un responsable europŽen.

Si Ankara adjoint ˆ la signature de cet accord une dŽclaration qui ne serait pas "raisonnable", les ambassadeurs des Etats membres de l'UE pourraient tre amenŽs ˆ en discuter et y rŽagir, ce qui pourrait retarder d'autant la cŽrŽmonie, a prŽcisŽ ce responsable sous le couvert de l'anonymat.

Ce protocole d'accord doit Žtendre l'Union douanire existant entre la Turquie et l'UE aux dix nouveaux membres du bloc europŽen, dont la RŽpublique de Chypre, que Ankara ne reconna”t pas.

Si la dŽclaration turque ne prte pas trop ˆ controverses, une discrte cŽrŽmonie de signatures pourrait avoir lieu ˆ Bruxelles vendredi entre les ambassadeurs turc et britannique, a indiquŽ le responsable europŽen.

La signature "sera le dernier pas" exigŽ de la Turquie en prŽalable au lancement des pourparlers d'adhŽsion, a ajoutŽ ce diplomate turc, prŽcisant que le document sera signŽ par l'ambassadeur Oguz Demiralp, reprŽsentant permanent de la Turquie auprs de l'UE, ˆ Bruxelles.

Les intentions turques doivent tre exposŽes ˆ l'occasion d'une rencontre mercredi ˆ Lo

Merkel promet des dŽbats "intenses" sur la Turquie si elle est Žlue

La candidate des conservateurs allemands ˆ la chancellerie, Angela Merkel, hostile ˆ une adhŽsion de la Turquie ˆ l'Union europŽenne, a promis mardi des "discussions intenses" ˆ ce sujet si elle gagne les Žlections lŽgislatives dans deux mois, une perspective trs probable.

"Si la CDU gagne les Žlections, nous aurons d'intenses discussions sur la Turquie", a-t-elle dŽclarŽ devant des journalistes ˆ l'issue d'entretiens ˆ Paris avec le prŽsident franais Jacques Chirac et le Premier ministre Dominique de Villepin.

M. Chirac, comme le chancelier social-dŽmocrate Gerhard Schršder, sont favorables ˆ l'idŽe d'une adhŽsion turque.

Mme Merkel a indiquŽ avoir "de nouveau" dŽfendu sa "conception d'un - partenariat privilŽgiŽ - avec la Turquie" plut™t que d'une adhŽsion. Elle a rejetŽ l'idŽe d'un "processus qui mne ˆ un front du refus de la part des citoyens".

"Aprs les Žchecs des rŽfŽrendums (sur la Constitution europŽenne) en France et aux Pays-Bas, il faut se prŽoccuper de l'avenir de l'Europe", a dit Mme Merkel. "Il faut parler des limites de l'Žlargissement. Nous avons besoin de frontires, les gens doivent savoir o se situent ces frontires", a-t-elle ajoutŽ.

"Il faut trouver des solutions dans le partenariat privilŽgiŽ qui permettent de rapprocher la Turquie de l'Europe sans aller jusqu'ˆ l'adhŽsion", a-t-elle rŽpŽtŽ.

Mme Merkel, premire femme ˆ briguer le poste de chancelier en Allemagne, est donnŽe largement gagnante si des Žlections ont lieu ˆ la mi-septembre comme attendu en cas de dissolution du Bundestag. Le prŽsident doit annoncer d'ici la fin de la semaine s'il dŽcide ou non cette dissolution, souhaitŽe par le chancelier Schršder.

Les dirigeants de l'UE ont fixŽ en dŽcembre dernier l'ouverture de nŽgociations avec Ankara au 3 octobre 2005. Ils discuteront dŽbut septembre de ce sujet controversŽ, a annoncŽ la prŽsidence britannique de l'UE lundi.

InterrogŽe sur le respect de cette date du 3 octobre, Mme Merkel a dŽclarŽ: "Il existe une continuitŽ des dŽcisions au sein de l'UE. Mais il faut voir si la Turquie a rempli les prŽ-conditions, notamment en ce qui concerne Chypre". (AFP, 19 juillet 2005)

Opposition au sein du Conseil europŽen ˆ l'adhŽsion de la Turquie

Les ministres europŽens des Affaires Žtrangres discuteront dŽbut septembre de l'ouverture controversŽe des nŽgociations d'adhŽsion de la Turquie et de la Croatie, a indiquŽ le ministre britannique, Jack Straw, dont le pays prŽside l'UE. La date d'ouverture des nŽgociations avec Ankara avait ŽtŽ fixŽe au 3 octobre en dŽcembre dernier par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE. Mais les Etats membres doivent encore approuver le cadre dans lequel se dŽrouleront les nŽgociations.

La prŽsidence britannique de l'Union prŽpare avec grande habiletŽ l'ouverture des nŽgociations d'adhŽsion avec la Turquie, le 3 octobre. Consciente des risques de dŽrapage sur la ligne d'arrivŽe, elle slalome entre les piquets plantŽs par la France, l'Allemagne et l'Autriche, les trois Etats membres les plus hostiles ˆ l'Žlargissement d'aprs un sondage Eurobaromtre publiŽ hier.

Le sondage Eurobaromtre indique une opposition de 65% des personnes interrogŽes ˆ l'entrŽe de la Turquie.

Favorable ˆ l'entrŽe de la Turquie dans l'Europe, Jack Straw, le chef de la diplomatie britannique, a coupŽ court, hier, ˆ toute polŽmique, ˆ l'occasion d'une rŽunion des ministres des Affaires des Vingt-Cinq ˆ Bruxelles. Le sujet Žtait inscrit ˆ l'ordre du jour. Le commissaire ˆ l'Elargissement, le Finlandais Oli Rhen, prŽsentait aux ministres le cadre des nŽgociations, adoptŽ dŽbut juillet par la Commission pour dŽbuter ses pourparlers Çd'adhŽsionÈ avec la Turquie. ÇAdhŽsionÈ : le mot fatidique a ŽtŽ prononcŽ plusieurs fois au grand dam des dŽlŽgations franaise, allemande et autrichienne, de plus en plus embarrassŽes par les promesses faites ˆ Ankara.

ÇL'Žlargissement ne relve pas seulement de la politique ŽtrangreÈ, insistait hier le ministre franais, Philippe Douste-Blazy. Çc'est aussi et surtout, pour de nombreux citoyens, de la politique intŽrieureÈ, a ajoutŽ le ministre, confirmant le virage de la diplomatie franaise sur la Turquie depuis le non au rŽfŽrendum. Deux autres ministres europŽens ont pris la parole, hier, contre la Turquie : l'Autrichienne, Ursula Plasnik, et son homologue chypriote, tous deux interrompus par Jack Straw.

Le chef de la diplomatie chypriote a eu le temps de rŽpŽter son opposition ˆ tout progrs tant qu'Ankara n'aura pas reconnu officiellement la RŽpublique de Chypre, seule prŽcondition restante pour l'ouverture des nŽgociations le 3 octobre. DevancŽ par le ministre autrichien des Finances, qui a rŽclamŽ hier un Çajournement des pourparlersÈ avec la Turquie, le chef de la diplomatie autrichienne, Ursula Plasnik, a rŽpŽtŽ les rŽticences de Vienne.

PrŽtextant un ordre du jour chargŽ concernant le Proche-Orient et l'Afrique, Straw a invitŽ les ministres ˆ reparler de tout cela le 3 septembre. Les Britanniques jouent la montre. Alors que le 3 octobre approche, ils refusent d'entrer dans une discussion de fond sur Çl'avantage stratŽgiqueÈ de faire entrer la Turquie dans l'Union. Il fut un temps o le terrorisme islamique Žtait un argument en faveur de l'intŽgration de cet immense pays musulman mais la•que, en proie lui aussi aux attentats kamikazes. Straw s'en est tenu ˆ la procŽdure sans aborder le fond du sujet. ÇL'intŽrt stratŽgique de l'Europe, c'est d'avoir la Turquie dans l'Union, a-t-il indiquŽ. Mais nous sommes conscients des problmes d'opinion publique dans plusieurs Etats membres.È (AFP-Le Figaro, 18 juillet 2005)

Turquie: Durcissement de ton ˆ l'approche du dŽbut des nŽgociations

Le Groupe socialiste au Parlement europŽen, partisan d'une position ferme ˆ l'Žgard de la Turquie, a saluŽ l'annonce faite par la Commission europŽenne de l'adoption d'un cadre rigoureux de nŽgociations avec Ankara.

"Nous sommes sensibles au souhait du commissaire Olli Rehn de faire appliquer ˆ la lettre l'exigence selon laquelle la Turquie doit approuver et mettre en oeuvre une nouvelle lŽgislation d'ici septembre et signer l'Accord d'Ankara sur l'Union douanire, reconnaissant de facto l'existence de Chypre", a commentŽ Jan Marinus Wiersma, vice-prŽsident du Groupe socialiste en charge des questions de l'Žlargissement.

"Le Groupe socialiste veut aussi affirmer ici son intention de mener, en septembre, une Žvaluation stricte de la situation en Turquie, avant l'ouverture des nŽgociations, le 3 octobre. Nous contr™lerons de prs les engagements spŽcifiques faits l'an dernier et verrons si l'attitude de la Turquie est effectivement conforme ˆ l'esprit de ces engagements".

"Par ailleurs, nous invitons instamment le gouvernement turc ˆ signer l'Accord d'Ankara en se gardant d'y ajouter une quelconque dŽclaration sur l'interprŽtation qu'il conviendrait d'en donner".

Martin Schulz s'est lui aussi fŽlicitŽ de la position ferme de la Commission europŽenne.
Le prŽsident du Groupe socialiste a prŽcisŽ qu' "avant d'entreprendre un nouvel Žlargissement, l'Union europŽenne devra procŽder ˆ des rŽformes internes". "Nous devons garder ouverte la perspective d'un nouvel Žlargissement mais nous devons aussi Žcouter nos concitoyens et convaincre les gens de l'utilitŽ du projet".

"Nous devrons respecter nos engagements, notamment celui d'entamer des nŽgociations d'adhŽsion avec la Turquie le 3 octobre prochain".

Le Groupe socialiste a inaugurŽ rŽcemment un nouveau moyen de communiquer directement avec les citoyens turcs par le biais de son site internet. Il s'agit d'un lien interactif auquel il est possible d'accŽder ˆ l'adresse suivante: www.socialistgroup.org/enlargement.html

Le gŽnocide armŽnien a ŽtŽ abordŽ parmi d'autres sujets de discussion tout aussi sŽrieux.

"Nous souhaitons mieux communiquer avec le peuple turc. La Toile nous donne la possibilitŽ d'atteindre un nombre croissant de gens", a affirmŽ Jan Marinus Wiersma.

"Ce lien interactif permet au Groupe socialiste d'exposer son avis sur les derniers dŽveloppements en Turquie. Il permet aussi de tenir les Turcs informŽs des dŽbats en cours ˆ Bruxelles et de la position des sociaux-dŽmocrates europŽens".

Pour de plus amples informations, contacter Tony Robinson au +32/(0)475 25 74 10 (VAN Veille Media, 12 juillet 2005)

Sarkozy relie le "non" franais ˆ l'UE ˆ l'adhŽsion de la Turquie

Le ministre franais de l'IntŽrieur Nicolas Sarkozy a dŽclarŽ dimanche que soutenir l'adhŽsion de la Turquie ˆ l'Union europŽenne au nom de la "gŽostratŽgie" avait entra”nŽ "55% pour le non" au rŽfŽrendum du 29 mai en France sur la Constitution europŽenne.

"Expliquer aux gens aprs l'Žlargissement ˆ l'Est, que j'ai soutenu, que la Turquie avait sa place en Europe alors que les Franais n'avaient ni compris, ni digŽrŽ l'Žlargissement ˆ l'Est, c'Žtait prendre un risque considŽrable pour l'unitŽ europŽenne", a affirmŽ M. Sarkozy, visant ainsi le prŽsident Jacques Chirac, au cours d'une rŽunion politique ˆ Perpignan (Sud).

"Il est Žvident qu'il va nous falloir reb‰tir une politique europŽenne crŽdible", a ajoutŽ M. Sarkozy, Žgalement prŽsident de l'UMP, principal force de la majoritŽ.

"A l'Žvidence la Turquie n'Žtant pas europŽenne, elle n'a pas sa place en Europe", a-t-il rŽaffirmŽ.

Le prŽsident de l'UMP et numŽro deux du gouvernement s'est dŽjˆ interrogŽ, ces dernires semaines, sur l'opportunitŽ d'ouvrir en octobre des nŽgociations d'adhŽsion de la Turquie ˆ l'UE. (AFP, 10 juillet 2005)

La prudence du ComitŽ des rŽgions sur l'adhŽsion de la Turquie

C'est dans le contexte de la rŽouverture du dŽbat sur la poursuite de l'Žlargissement, dŽclenchŽ suite aux rejets de la Constitution en France et aux Pays-Bas, que les membres du ComitŽ des rŽgions, rŽunis en plŽnire les 6 et 7 juillet, se sont prononcŽs sur le processus d'Žlargissement de l'Union europŽenne ˆ la Roumanie et la Bulgarie ainsi que sur les progrs rŽalisŽs par la Turquie sur la voie de l'adhŽsion.

Les avis des rapporteurs Lars Abel (PPE/DK), membre du conseil de comtŽ de Copenhague sur la Roumanie et Tilman Tšgel (PSE/DE), membre du Parlement de Saxe-Anhalt sur la Bulgarie, ont recueilli une forte adhŽsion de la part des membres du CdR.

L'avis sur la Turquie, prŽsentŽ par Helne Lund (PSE/DK), conseillre municipale de Farum, bien qu'Žgalement adoptŽ ˆ une forte majoritŽ, a suscitŽ plus de discussions parmi les membres, certains mettant en exergue, ˆ l'instar du franais Olivier Bertrand (PPE), Maire de Saint-Sylvain de Bellegarde, les problmes que pourraient prŽsenter l'adhŽsion de la Turquie; la France, par obligation constitutionnelle, organisera un rŽfŽrendum sur la question, avec toutes les incertitudes que cela soulve, a-t-il insistŽ.

Plusieurs autres membres du groupe PPE, menŽ par l'allemand Eberhard Sinner, ministre bavarois des Affaires europŽennes, ont fait valoir que l'adhŽsion de la Turquie "semblait tre remise en question ˆ la suite du Conseil europŽen des 16 et 17 juin"; vision non retenue par la majoritŽ de la session plŽnire.

Eberhard Sinner a demandŽ l'introduction d'un nouvel amendement pour exiger que la rŽpublique de Chypre soit reconnue sur le plan international avant l'ouverture des nŽgociations. L'adoption de cet amendement par les membres du ComitŽ des rŽgions a ŽtŽ chaleureusement applaudie par la dŽlŽgation chypriote.

Les discussions ont repris sur le processus de dŽcentralisation en Turquie. Le ComitŽ des rŽgions presse le gouvernement turc de mettre en place une rŽelle dŽcentralisation de l'administration publique car seul le renforcement du dŽveloppement local et rŽgional pourra permettre, selon les membres, de promouvoir le progrs Žconomique et social dans toutes les rŽgions de Turquie. (poidevin@cor.eu.int, 7 juillet 2005)

Le chancelier SchŸssel s'estime "confortŽ" face ˆ la Turquie

Le chancelier (conservateur) autrichien, Wolfgang SchŸssel, qui est hostile ˆ une adhŽsion automatique de la Turquie ˆ l'Union europŽenne (UE), s'estime "confortŽ" par une montŽe du turcoscepticisme en Europe, dans une interview publiŽe vendredi par un quotidien autrichien.

"De plus en plus de pays partagent notre point de vue. Il faut dire aux gens, y compris aux Turcs, que le processus (d'adhŽsion de la Turquie ˆ l'UE) n'est pas garanti", affirme M. SchŸssel dans le journal Kleine Zeitung de Graz (sud).

"En dŽcembre 2004, quand le dŽbut des nŽgociations d'adhŽsion avec la Turquie a ŽtŽ fixŽ au 3 octobre de cette annŽe, nous Žtions les seuls ˆ soutenir que ces nŽgociations devaient avoir une issue ouverte", souligne le chancelier, qui avait annoncŽ que l'Autriche se prononcerait par rŽfŽrendum.

"Nous Žtions compltement isolŽs" mais l'Autriche est dŽsormais "confortŽe" dans ce point de vue, ajoute-t-il.

Mercredi, la Commission europŽenne a admis le caractre "ouvert" des nŽgociations, comme le souhaitait Vienne.

La question de l'adhŽsion turque a ŽtŽ rŽveillŽe pendant la campagne des rŽfŽrendums sur la Constitution en France et aux Pays-Bas, o cette perspective a ŽtŽ brandie comme un Žpouvantail par certains partisans du non.

Le numŽro deux du gouvernement franais, Nicolas Sarkozy, prŽsident du parti majoritaire UMP et candidat potentiel ˆ la succession du prŽsident Jacques Chirac, a rŽcemment rŽclamŽ une suspension de l'Žlargissement aprs l'entrŽe de la Roumanie et la Bulgarie en 2007.

En Allemagne, l'opposition chrŽtienne-dŽmocrate, bien placŽe pour Žvincer du pouvoir ˆ l'automne le chancelier (social-dŽmocrate) Gerhard Schršder, milite elle aussi contre l'adhŽsion de la Turquie.

La quasi-totalitŽ de la classe politique et de la population autrichiennes pr™nent une association ˆ l'UE plut™t qu'une pleine adhŽsion. (AFP, 1 juillet 2005)

Turquie-USA/ Turkey-USA

L'armŽe turque annonce une opŽration turco-amŽricaine contre le PKK

Les Etats-Unis ont donnŽ l'ordre d'arrter les chefs du PKK en Irak, o de nombreux militants de l'organisation interdite en Turquie sont basŽs, a affirmŽ mardi ˆ Ankara le chef adjoint de l'armŽe turque Ilker Basbug. "Ils (les Etats-Unis) ont donnŽ un ordre direct pour l'arrestation des dirigeants" du PKK, a dŽclarŽ ˆ des journalistes le gŽnŽral Basbug, selon l'agence Anatolie. "C'est un dŽveloppement positif", a-t-il ajoutŽ.

Ankara a enjoint ˆ plusieurs reprises Washington d'intervenir contre les camps Žtablis dans le nord de l'Irak par le PKK, considŽrŽ comme une organisation terroriste par les Etats-Unis et l'Union europŽenne, et qui a rŽcemment multipliŽ ses attaques dans le sud-est anatolien ˆ majoritŽ kurde.

InterrogŽ sur les dŽclarations du gŽnŽral, un porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis s'est refusŽ ˆ les confirmer ou les dŽmentir, assurant qu'il n'Žtait pas habilitŽ ˆ commenter les informations d'ordre opŽrationnel.

Le ministre turc de l'IntŽrieur, qui rencontrait ˆ Istanbul ses homologues irakien et des pays voisins de l'Irak, a affirmŽ ne pas avoir reu d'information de Washington sur le sujet, ajoutant qu'une "telle dŽcision ne peur que nous rŽjouir".

A l'instar du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le gŽnŽral Ilker Basbug a soulignŽ que la Turquie avait le droit d'effectuer une incursion armŽe en Irak pour poursuivre le PKK si l'Irak ne parvenait pas ˆ prendre les mesures appropriŽes contre le groupe, selon Anatolie.

L'armŽe turque a effectuŽ plusieurs incursions en territoire irakien avant l'invasion de ce pays par une coalition menŽe par les Etats-Unis en 2003, avec l'accord tacite de Washington et le soutien de groupes kurdes locaux.

Le ministre turc des Affaires Žtrangres Abdullah GŸl a pour sa part prŽcisŽ qu'aucune dŽcision n'avait ŽtŽ prise dans l'immŽdiat pour une opŽration transfrontires, mais a fait part de l'impatience croissante d'Ankara face ˆ la prŽsence du PKK en Irak.

"Aucun pays ne peut ignorer les dommages dŽlibŽrŽs et systŽmatiques qui lui sont infligŽs depuis l'extŽrieur", a-t-il dŽclarŽ ˆ la presse, Žvoquant le principe de lŽgitime dŽfense.

Son porte-parole Namik Tan a par ailleurs invitŽ bagdad "ˆ montrer qu'elle se prŽoccupe de la sŽcuritŽ de la Turquie, comme nous nous prŽoccupons de la sŽcuritŽ et de la stabilitŽ de l'Irak".

M. Basbug a affirmŽ que les attaques du PKK avaient tuŽ 105 soldats et 37 civils en un an, ajoutant que les rebelles avaient surtout recours ˆ l'explosif et aux mines dans leurs actions, selon Anatolie.

Le PKK ramne en Turquie de grandes quantitŽs d'explosifs puissants de type C4, prŽlevŽs sur les stocks de l'armŽe de Saddam Hussein, a poursuivi le gŽnŽral, appelant les autoritŽs irakiennes ˆ intervenir. "Vous devez empcher cela (...) Je suis en train de parler de pertes humaines", a-t-il dit.

L'officier a prŽcisŽ qu'il ne s'adressait pas seulement au gouvernement  de Bagdad, mais aussi au Kurdes irakiens contr™lant le nord du pays.

Le nombre de militants du PKK en Turquie est passŽ ˆ environ 1.900 en un an, le reste de ses effectifs, soit 3.300 ˆ 3.700 personnes, demeurant basŽ dans des pays voisins, a expliquŽ M. Basbug, selon un communiquŽ de l'Žtat-major transcrivant une parte de son allocution.

La plupart des rebelles Žtablis ˆ l'Žtranger sont en Irak --environ 2.450 le long de la frontire turque, 650 autres dans les monts Kandil, prs de l'Iran--, de petits groupes Žtant basŽs en Syrie et en Iran, a dŽtaillŽ le gŽnŽral. (AFP, Sibel UTKU BILA, 18 juillet 2005)

Relations rŽgionales / Regional Relations

L'ArmŽnie ne voit aucune avancŽe suite aux discussions avec la Turquie

L'ArmŽnie et la Turquie n'ont fait aucun progrs concernant la normalisation de leurs relations durant leurs derniers contacts diplomatiques. C'est ce qu'a dŽclarŽ mardi le vice-ministre armŽnien des Affaires Žtrangres, Arman Kirakosian.
Des diplomates des deux pays ont tenu des discussions secrtes en Europe au dŽbut du mois pour dŽbattre des possibilitŽs d'attŽnuer les tensions. La partie turque Žtait reprŽsentŽe par un membre du ministre des Affaires Žtrangres et l'ambassadeur d'Ankara en GŽorgie. Des sources gouvernementales armŽniennes ont prŽcisŽ que la rencontre avait eu lieu ˆ Vienne et que la dŽlŽgation armŽnienne Žtait dirigŽe par Kirakosian.

Ce dernier n'a pas dŽmenti l'information. "Ils existent diffŽrentes formes de contacts armŽno-turcs, a-t-il expliquŽ. La premire concerne les ministres des Affaires Žtrangres. Comme chacun sait, les deux ministres se sont rencontrŽs rŽgulirement ces derniers temps. Une autre se situe au niveau des responsables des dŽpartements du ministre. Donc le dialogue continue". "Mais jusqu'ˆ maintenant, nous n'avons accompli aucun progrs politique", a-t-il ajoutŽ.

Selon lui, les discussions ont principalement ŽvoquŽ l'Žchange de lettres entre Kotcharian, prŽsident armŽnien, et Erdogan, Premier ministre turc, en avril dernier. Erdogan proposait qu'Ankara et Erevan mettent en place une commission d'historiens chargŽe d'Žtudier les Žvnements de 1915-1918 et de dŽterminer s'il s'agit d'un gŽnocide. Kotcharian avait appelŽ ˆ la crŽation d'une commission inter-gouvernementale qui aurait examinŽ cette question mais Žgalement d'autres points concernant les deux pays.

"Comme le suggŽrait la lettre du prŽsident, nous avons proposŽ, durant les nŽgociations, la crŽation d'une commission intergouvernementale chargŽe de gŽrer les diffŽrents problmes", a soulignŽ Kirakosian, en prŽcisant que l'ArmŽnie continuait ˆ soutenir la normalisation des relations bilatŽrales "sans prŽcondition".

Il a ajoutŽ qu'Erevan accepterait mme une rŽouverture graduelle de la frontire armŽno-turque. "Mais je dois dire qu'il n'y a eu aucun progrs concernant cette question", a expliquŽ le vice-ministre.
Plusieurs officiels turcs et le Premier ministre Erdogan avaient rappelŽ il y a quelques mois que la rŽouverture de la frontire serait liŽe ˆ une rŽsolution du conflit du Karabagh favorable ˆ l'Azerba•djan. Les Turcs ont Žgalement rŽclamŽ la fin de la campagne armŽnienne pour la reconnaissance internationale du gŽnocide de 1915. (Armenews, 27 juillet 2005)

Quatre Turcs tuŽs dans les attentats de Charm el-Cheikh

Quatre ressortissants turcs ont ŽtŽ tuŽs dans les attentats qui ont frappŽ dans la nuit de vendredi ˆ samedi la station balnŽaire Žgyptienne de Charm el-Cheikh, a annoncŽ le chargŽ d'affaires de l'ambassade de Turquie au Caire, Nihat Civaner.

M. Civaner a prŽcisŽ ˆ l'agence Anatolie que deux hommes avaient ŽtŽ tuŽs dans ces attentats et leurs cadavres identifiŽs tandis que deux autres personnes Žtaient portŽes disparues et qu'il ne restait pas d'espoir de les retrouver vivantes.

Il a ajoutŽ que des tests ADN seraient effectuŽs pour trouver les deux victimes non identifiŽes et que ce processus pourrait "prendre des mois".

Les quatre victimes faisaient partie d'un groupe de 112 Turcs qui se sont rendus ˆ Charm el-Cheikh dans le cadre d'un voyage organisŽ du 16 au 23 juillet, a indiquŽ un communiquŽ de l'agence de voyages Etstur rendu public dimanche matin.

M. Civaner a ajoutŽ qu'il y avait toujours des touristes turcs dans la rŽgion mais qu'il n'Žtait pas prŽvu de les Žvacuer.

"Les touristes turcs quittent le pays de leur propre volontŽ lorsque leurs vacances sont terminŽes. Un groupe doit regagner la Turquie dimanche et un autre lundi. Nous avons pris nos dispositions pour assurer leur sŽcuritŽ", a-t-il conclu. (AFP, 24 juillet 2005)

Irak: un ingŽnieur turc enlevŽ, quatre Irakiens tuŽs dans des attaques

Un ingŽnieur turc travaillant ˆ la station d'ŽlectricitŽ de Baiji, ˆ 200 km au nord de Bagdad, a ŽtŽ enlevŽ samedi par des hommes armŽs, a indiquŽ le lieutenant colonel de police Hassan Salah, tandis que 4 Irakiens ont ŽtŽ tuŽs dans des attaques dans le pays.

L'ingŽnieur turc a ŽtŽ kidnappŽ vers 12H00 (08H00 GMT) alors qu'il se rendait ˆ Kirkouk (250 km au nord de la capitale).

Par ailleurs, des hommes armŽs ont ouvert le feu sur la voiture de Jassem Mohammad Jassem, un directeur au ministre des Transports, dans le centre de Bagdad, selon le ministre de l'IntŽrieur. Il est mort ˆ 16H00 (12H00 GMT) ˆ l'h™pital Naaman, a prŽcisŽ cette source.

Un kamikaze muni d'une ceinture d'explosifs s'est fait sauter au passage d'une patrouille de l'armŽe irakienne, tuant un soldat et en blessant 5 autres, ˆ 14H00 (10H00 GMT), prs de Balad (70 km au nord de Bagdad), a-t-on appris de source militaire.

Un civil irakien a ŽtŽ tuŽ ˆ Ishaki, ˆ 100 km au nord de Bagdad, lorsque cinq obus sont tombŽs sur un camp mixte de l'armŽe irakienne et des forces amŽricaine, selon le lieutenant colonel de la police, Hamid Mohammad.

Un soldat irakien a ŽtŽ tuŽ et trois autres blessŽs dans l'ouest de Samarra (125 km au nord de Bagdad), ˆ 09H00 (05H00 GMT) lorsqu'une bombe a explosŽ au passage de leur patrouille, a indiquŽ le lieutenant colonel Mahmoud Mohammed, de la police.

Deux corps ont ŽtŽ retrouvŽs ˆ 08H30 (04H30 GMT), ˆ 35 km au nord-ouest de Bagdad, a indiquŽ le capitaine Mohammed Feyad, de la police de Falloujah.

L'un d'entre eux a ŽtŽ identifiŽ comme celui d'un lieutenant de la police de Falloujah, enlevŽ il y a une semaine, l'autre est un conducteur de bus de Falloujah. Tous deux ont ŽtŽ tuŽs de plusieurs balles, dans la tte et dans la poitrine.

Par ailleurs, ˆ Dour, 150 km au nord de Bagdad, trois Irakiens ont ŽtŽ tuŽs par un engin explosif artisanal qu'ils transportaient dans leur voiture, selon le lieutenant-colonel Khalif Aleoui. (AFP, 23 juillet 2005)

L'Irak et ses voisins dŽcident de renforcer leur "coopŽration antiterroriste"

Les ministres de l'IntŽrieur de l'Irak et des pays voisins ont annoncŽ mardi ˆ Istanbul qu'ils allaient renforcer les  contr™les ˆ leurs frontires et conclure un accord de coopŽration sur la sŽcuritŽ pour empcher les infiltrations d'insurgŽs vers et depuis ce pays.

"Les ministres ont exprimŽ leur dŽtermination ˆ accro”tre leur coopŽration sur la sŽcuritŽ des frontires avec l'Irak", ont affirmŽ dans une dŽclaration conjointe les reprŽsentants de l'Irak et de ses voisins - Iran, Turquie, Syrie, Jordanie, Arabie Saoudite, Kowe•t - plus l'Egypte et Bahrein.

Cette coopŽration couvrira "le contr™le effectif des frontires, le contr™le strict des points d'entrŽe frontaliers et des mouvements transfrontaliers, ainsi que l'Žchange de renseignements avec les autoritŽs nationales irakiennes dans le but principal d'empcher les infiltrations terroristes (...) vers et depuis l'Irak", prŽcise la dŽclaration.

Elle ajoute que la Turquie va prŽparer un projet de "protocole multilatŽral (...) sur la coopŽration dans le domaine de la sŽcuritŽ" qui sera finalisŽ lors de la prochaine rŽunion des ministres, prŽvue en Arabie saoudite ˆ une date encore indŽterminŽe.

La dŽclaration a ŽtŽ prŽsentŽe ˆ la presse par le ministre de l'IntŽrieur turc, Abdulkadir Aksu, et son homologue irakien, Bayane Baqer Soulagh, qui ont prŽcisŽ qu'un "secrŽtariat gŽnŽral" serait mis en place pour mettre en oeuvre cette coopŽration.

L'Irak a longtemps dŽplorŽ que ses voisins tolrent l'infiltration vers son territoire de militants islamistes venant grossir les rangs de l'insurrection contre les forces menŽes par les Etats-Unis.

En tte sur la liste des suspects, la Syrie a ŽtŽ accusŽe par les Etats-Unis de soutenir l'insurrection en la fournissant en combattants Žtrangers ou du moins en autorisant le passage de militants ˆ travers son territoire, ce qu'elle a toujours niŽ. L'Irak a aussi pointŽ du doigt l'Iran.

La dŽclaration insiste sur le besoin de "mesures appropriŽes pour empcher les groupes terroristes d'utiliser les territoires d'Etats comme des bases pour (...) le recrutement, l'entra”nement, le financement, l'incitation ou le lancement d'opŽrations terroristes contre d'autres Etats".

Elle satisfait ainsi la Turquie, qui a vu avec inquiŽtude se multiplier les infiltrations vers son territoire de rebelles kurdes en provenance des camps Žtablis par le PKK dans le nord de l'Irak depuis 1999.

"Les membres du PKK hŽbergŽs dans le nord de l'Irak, qui s'infiltrent dans notre pays, s'approvisionnent en explosifs et mnent des actions de sabotage, sont ˆ l'origine de pertes humaines et matŽrielles", avait affirmŽ M. Aksu plus t™t dans la journŽe.

Il avait ajoutŽ que la Turquie "continuera de faire le nŽcessaire" pour "assurer sa sŽcuritŽ".

Ses propos ont fait Žcho ˆ ceux du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui avait dŽclarŽ la semaine dernire que la Turquie se rŽservait le droit d'envoyer des soldats en Irak pour y poursuivre les rebelles du PKK, tout en ajoutant qu'il n'y avait pas de plans dans l'immŽdiat pour une telle opŽration. (AFP, 18 juillet 2005)

Irak: les Kurdes restent inflexibles sur Kirkouk

Les deux chefs kurdes irakiens ont rŽaffirmŽ l'appartenance de Kirkouk ˆ leur ethnie en soulignant toutefois vouloir faire de cette ville pŽtrolire un "modle de coexistence" entre les communautŽs.

Recevant dimanche dans son fief de Salaheddine (380 km au nord de Bagdad) les reprŽsentant de la liste kurde qui a emportŽ fin janvier les Žlections au conseil provincial de Kirkouk, Massoud Barzani a soulignŽ que cette ville fait "partie gŽographiquement et historiquement du Kurdistan irakien".

"Reconna”tre cette vŽritŽ, ne veut pas dire que Kirkouk est seulement pour les Kurdes, elle est aussi pour les Arabes, les chrŽtiens et les Turcomans. Nous voulons transformer cette ville en modle de coexistence entre les communautŽs, mais nous ne pouvons accepter la situation actuelle", a ajoutŽ M. Barzani, prŽsident de la rŽgion autonome kurde du nord de l'Irak.

Dans le cadre de sa politique d'arabisation, Saddam Hussein avait chassŽ de Kirkouk, les Kurdes dans les annŽes 80 pour y installer des chiites et des sunnites, changeant ainsi la reprŽsentation dŽmographique de chaque communautŽ. Les Kurdes exigent de revenir ˆ la situation antŽrieure et de pousser au retour sur leurs anciennes terres, moyennant compensation, ceux qui sont arrivŽs durant cette pŽriode.

"Il faut traiter l'affaire de Kirkouk de manire logique et la rŽalitŽ est que les Kurdes sont majoritaires", a insistŽ M. Barzani. Le 30 janvier, aux Žlections du conseil provincial de Taamim (dont Kirkouk est la capitale), 26 kurdes, 9 turcomans et six arabes avaient ŽtŽ Žlus, car des Kurdes chassŽs par Saddam Hussein avaient pu y voter.

Par ailleurs, le prŽsident irakien, le Kurde Jalal Talabani, a Žgalement soulignŽ dimanche en recevant ˆ Bagdad des notables de Kirkouk (250 km au nord de la capitale) que la question de cette ville "ne pouvait pas tre rŽsolue immŽdiatement (...) mais qu'il fallait appliquer l'article 58 de la Loi fondamentale".

Cette article de la Loi fondamentale transitoire, en vigueur jusqu'ˆ l'adoption de la Constitution dŽfinitive prŽvue normalement ˆ l'automne, stipule que le gouvernement doit "dans un laps de temps raisonnable" permettre aux habitants qui ont ŽtŽ chassŽs de revenir ˆ Kirkouk ou d'obtenir une "juste compensation" et a ceux qui y ont ŽtŽ installŽs de retrouver une terre dans leur rŽgion d'origine.

"Il faut que les Kurdes et les Turcomans qui ont ŽtŽ chassŽs (par Saddam Hussein) puissent rentrer chez eux et les Arabes qui sont venus s'installer puissent retourner ˆ leur place d'origine", a insistŽ M. Talabani, chef de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK).

Les Arabes "qui veulent rester dans la ville pourront y rŽsider ˆ condition qu'ils soient domiciliŽs sur leurs papiers d'identitŽ dans leur ville d'origine", a-t-il encore dit.

Par cette mesure, les "nouveaux arrivŽs" (sous Saddam Hussein) ne pourront pas voter aux Žlections ˆ Kirkouk, car les Žlecteurs doivent prŽsenter une carte d'identitŽ. (AFP, 18 juillet 2005)

Rencontre Poutine-Erdogan ˆ Sotchi sur la mer Noire

La Russie envisage de construire de nouveaux gazoducs vers la Turquie puis le sud de l'Europe, ainsi que des olŽoducs, a dŽclarŽ lundi le prŽsident russe Vladimir Poutine ˆ l'issue d'une rencontre ˆ Sotchi (sud) avec le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan.

Moscou prŽvoit par ailleurs des investissement russes dans la privatisation de la distribution de gaz en Turquie, a prŽcisŽ le prŽsident Poutine depuis sa rŽsidence de vacances dans cette station balnŽaire de la mer Noire.

"Nous n'allons pas seulement augmenter nos livraisons de gaz et de pŽtrole mais aussi dŽvelopper la coopŽration", a expliquŽ M. Poutine au cours d'une confŽrence de presse retransmise par la cha”ne de tŽlŽvision Rossia.

"Nous sommes prts ˆ construire d'importants dŽp™ts souterrains de gaz sur le territoire de la Turquie, ˆ entrer dans le rŽseau turc de distribution de gaz au cours des privatisations dans ce pays, ˆ utiliser les gazoducs en construction sur le territoire turc et ˆ prendre part ˆ l'installation d'autres pour transporter nos ressources en Žnergie vers des pays tiers dont ceux du sud de l'Europe", a poursuivi M. Poutine.

M. Poutine a dit Žgalement "ne pas exclure la construction d'olŽoducs".

M. Erdogan a pour sa part estimŽ que le projet de gazoduc de la Russie vers la Turquie passant par le fond de la mer Noire avait "un important potentiel de dŽveloppement de ses livraisons".

Le potentiel de ce gazoduc sous-marin, le plus profond du monde, qui a commencŽ de fonctionner en dŽcembre 2002, est de 16 milliards de mtres cubes par an et la Turquie ne reoit actuellement pas plus de 4,7 milliards de mtres cubes, a prŽcisŽ M. Erdogan, citŽ par les agences de presse russes Itar-Tass et Interfax.

La Russie est aussi "prte ˆ dŽvelopper la coopŽration avec la Turquie dans le domaine de la production d'ŽlectricitŽ, avec exportation dans d'autres pays, par exemple pour fournir l'Irak en ŽlectricitŽ", a indiquŽ M. Poutine. (AFP, 18 juillet 2005)

Deux Turcs accusŽs d'homicide exŽcutŽs en Libye

Deux Turcs accusŽs d'homicide ont ŽtŽ exŽcutŽs jeudi en Libye, a annoncŽ vendredi le ministre turc des Affaires Žtrangres qui a regrettŽ que la peine de mort ait ŽtŽ appliquŽe en dŽpit de ses dŽmarches rŽpŽtŽes.

"Nous avons appris avec consternation que les peines de mort prononcŽes contre nos citoyens Selim Aslan et Yunus …zkan pour un crime dont ils Žtaient accusŽs depuis 1995 ont ŽtŽ appliquŽes", prŽcise un communiquŽ.

Le texte rappelle que la Turquie a aboli la peine de mort en 2003 et regrette que plusieurs dŽmarches du gouvernement turc, dont une personnelle du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, appelant Tripoli ˆ la clŽmence n'aient pas ŽtŽ suivies d'effet.

"En dŽpit de toutes ces initiatives (...) le fait qu'ils aient ŽtŽ exŽcutŽs n'est pas compatible avec le niveau de nos relations bilatŽrales", ajoute le document.

Les relations entre Ankara et le rŽgime de Mouammar Kadhafi sont parfois tumultueuses.

En dŽcembre M. Kadhafi avait estimŽ que la Turquie sera "le cheval de Troie" du monde islamique dans l'Union europŽenne.

"Le monde islamique, y compris les extrŽmistes islamiques, jusqu'ˆ ben Laden se rŽjouissent de l'entrŽe de la Turquie. C'est leur cheval de Troie", avait dŽclarŽ le leader libyen dans une interview ˆ la radio publique italienne RAI. (AFP, 15 juillet 2005)

Chypre et la Grce / Cyprus and Greece

La dŽclaration unilatŽrale d'Ankara ravive la polŽmique sur l'adhŽsion turque

La Turquie a rempli une des conditions majeures fixŽes par l'Union europŽenne ˆ l'ouverture le 3 octobre de nŽgociations d'adhŽsion, en signant vendredi soir un accord crucial Žtendant une union douanire ˆ la RŽpublique de Chypre, mais n'en a pas fini avec les polŽmiques.

Les dirigeants europŽens avaient admis en dŽcembre, quand ils avaient conditionnŽ l'ouverture de nŽgociations d'adhŽsion avec Ankara ˆ l'extension ˆ la RŽpublique de Chypre de l'accord d'union douanire, que ce geste ne serait pas, sur le "plan lŽgal", une reconnaissance de cet Etat par la Turquie.

L'UE n'en a pas moins exprimŽ le dŽsir de sortir au plus vite de l'impasse constituŽe par un pays candidat refusant de reconna”tre un Etat membre du bloc europŽen.

Dans ce contexte, la dŽclaration Žmise par Ankara pourrait porter un coup au consensus dŽjˆ prŽcaire atteint par les partenaires europŽens sur l'ouverture des nŽgociations d'adhŽsion.

Athnes et Nicosie ont regrettŽ ds samedi la position de la Turquie.

"Avec cette dŽclaration unilatŽrale (...) la Turquie insiste sur le prolongement d'un paradoxe politique et juridique", a indiquŽ le porte-parole du ministre grec des Affaires Žtrangres Georges Koumoutsakos. "Ce paradoxe doit dispara”tre. Le plus t™t possible sera le mieux".

"En mme temps avec cette dŽclaration unilatŽrale -- qu'elle a  malheureusement considŽrŽ qu'elle devait faire -- la Turquie insiste sur le prolongement d'un paradoxe politique et juridique. Elle insiste sur la non reconnaissance d'un pays-membre de l'UE alors qu'elle s'apprte ˆ entamer des nŽgociations pour son adhŽsion", a-t-il soulignŽ.

"La RŽpublique de Chypre regrette profondŽment que la Turquie ait jugŽ nŽcessaire de faire une dŽclaration unilatŽrale sur Chypre au moment de signer le protocole", a pour sa part Žcrit le porte-parole du gouvernement chypriote Kypros Chrysostomids dans un communiquŽ.

"Il est regrettable qu'un candidat dŽclare ne pas reconna”tre un des Etats membres de l'union ˆ laquelle il souhaite adhŽrer", ajoute M. Chrysostomids.

M. Chrysostomids a ajoutŽ que les autoritŽs de Nicosie allaient examiner dans le dŽtail si les dŽclarations turques n'invalident pas de fait la signature du protocole eu Žgard aux conditions prŽalables posŽes par Bruxelles ˆ Ankara avant que les nŽgociations d'adhŽsion ne commencent.

Cette Žventuelle pomme de discorde pourrait Žgalement fournir un nouvel argument aux opposants ˆ l'intŽgration de la Turquie, dont la candidature suscite dŽjˆ de fortes rŽserves dans les opinions publiques de plusieurs pays,  comme en France ou en Allemagne.

La signature du protocole va susciter des crises, a dŽclarŽ samedi le "prŽsident" de l'entitŽ chypriote turque Mehmet Ali Talat, citŽ par l'agence de presse Anatolie. Qualifiant d'"inŽvitable" la signature de ce protocole, rŽclamŽe par l'Union europŽenne en prŽalable ˆ l'ouverture de nŽgociations d'adhŽsion avec la Turquie, M. Talat a estimŽ qu'elle allait gŽnŽrer "beaucoup de changements liŽs les uns aux autres", qui "vont amener ˆ l'ordre du jour diffŽrentes crises". (AFP, Nicolas CHEVIRON , 30 juillet 2005)

Papadopoulos threatens to veto start of Turkey

Greek Cypriot leader Tassos Papadopoulos has warned that he will veto the start of Turkey's accession negotiations with the European Union if Ankara refuses to recognize and treat Greek Cyprus as a full and equal member of the EU.

Turkey signed Friday a trade agreement with the 10 new members of the EU, including Greek Cyprus. Ankara insists, however, that its signature does not amount to recognition of the Greek Cypriot administration in the southern portion of the divided island or commit Turkey to implementing the trade deal's provisions with it.

"Turkey must sign the agreement without any terms or preconditions," Papadopoulos said.

"Our position is that until Turkey signs the protocol in a manner satisfactory to us, we will not accept the opening of discussions within the framework for its accession negotiations with the EU," he said.

Greek Cyprus joined the EU with nine other new members in May of last year, and this has strengthened its negotiating position with Turkey, since it now has veto power to block the planned opening of EU-Turkey accession negotiations on Oct. 3.

The protocol "covers many issues, like trade and the transportation of goods or persons. ... By signing, Turkey has an obligation to implement all its provisions in the case of all the 10 new members of the EU including Cyprus," Papadopoulos said.

In addition to its refusal to recognize Greek Cyprus, Turkey also bars the use of its seaports and airports by Greek Cypriot-flagged ships and aircraft.

"A country cannot sign an international agreement and at the same time declare that it will not implement it," Papadopoulos told reporters at the airport after returning from London, where he discussed the protocol with British Prime Minister Tony Blair.

Blair, who conferred a day earlier with Prime Minister Recep Tayyip Erdog˜an, said that "the signing of the protocol does not involve the recognition of Cyprus.?

Speaking during a joint press conference with Blair, Erdogan repeated the Turkish position that the signing of the protocol would not amount to the recognition of Greek Cyprus.

Meanwhile, the Greek Cypriot representative at the EU Commission criticized Turkish Cypriot authorities for denying him the usual diplomatic privilege of entering Turkish Cyprus without showing identification papers.

Markos Kyprianou, a Greek Cypriot serving as health and consumer protection commissioner, accused the Turkish Cypriot authorities of discriminating against him personally by denying him a privilege routinely accorded to other EU officials and Greek Cypriot politicians.

"Here we see discrimination against me personally because other Cypriot politicians and all other Europeans have this facilitation," he told reporters.

Kyprianou asked how Turkish Cypriot leader Mehmet Ali Talat could expect the EU executive to do more to end Turkish Cypriot isolation when he was denying one of its representatives privileged entry.

"Any action against me is also an action against the European Commission," the commissioner said.

"With this decision, Mr. Talat is leading Turkish Cypriots to self-imposed isolation, and he cannot complain because here is the EU wanting to meet with them and he refuses." (Turkish Daily News, July 30, 2005)

Mystre: Ankara a-t-elle reconnu la RŽpublique de Chypre ou non?

L'opinion europŽenne ainsi que les peuples de Turquie et de Chypre se trouvent devant un nouveau mystre en raison de la politique hypocrite du gouvernement turc: Ankara a-t-elle reconnu la RŽpublique de Chypre ou non?

Ankara a signŽ vendredi ˆ Bruxelles l'extension de l'accord d'union douanire liant la Turquie ˆ l'UE aux dix pays membres de l'Union entrŽs dans l'UE en mai 2004, dont la RŽpublique de Chypre. La Turquie a d'ailleurs accompagnŽ vendredi sa signature d'une dŽclaration rappelant que sa position Žtait inchangŽe sur cette question.

"La signature, la ratification et l'application de ce protocole ne signifie en rien une reconnaissance de la RŽpublique de Chypre ˆ laquelle le protocole se rŽfre", a immŽdiatement soulignŽ le ministre turc des Affaires Žtrangres dans un communiquŽ.

La prŽsidence britannique a "pris note que la Turquie a rŽaffirmŽ, de son c™tŽ, sa position sur Chypre", saluant aussi, dans un communiquŽ, "l'engagement continu" d'Ankara "ˆ soutenir les efforts du secrŽtaire gŽnŽral des Nations Unies dans la recherche d'un rglement complet du problme chypriote".

Mais toute la question sera dŽsormais de savoir comment l'ensemble des Etats membres de l'UE, dont les ministres des Affaires Žtrangres doivent se rŽunir les 1er et 2 septembre en Grande-Bretagne, interprŽteront la dŽclaration turque.

Les 25 "examineront les termes de la dŽclaration turque en temps voulu dans le but d'y apporter une rŽponse", a elle-mme prŽcisŽ la prŽsidence britannique.

La position de la Turquie concernant Chypre a ŽtŽ prŽcisŽe dans une dŽclaration annexŽe au protocole signŽ vendredi par le reprŽsentant permanent de la Turquie auprs de l'UE, a ajoutŽ le ministre. Cette dŽclaration annexe "fait lŽgalement partie intŽgrante de notre signature", a soulignŽ le ministre qui en a rendu public le texte.

"La Turquie continuera ˆ considŽrer les autoritŽs chypriotes grecques comme  exerant l'autoritŽ, le contr™le et la juridiction uniquement sur le territoire situŽ au sud de la zone tampon (de Chypre, ndlr) (...) et comme ne reprŽsentant pas le peuple chypriote turc", souligne la dŽclaration.

Mme si sur le "plan lŽgal", la signature de l'accord par la Turquie n'Žquivaut pas ˆ une reconnaissance de la RŽpublique de Chypre, il n'en est pas moins "trs important de souligner que (cet accord) reprŽsente la reconnaissance du fait que l'UE comprend Vingt-Cinq membres", avait relevŽ un peu plus t™t dans la journŽe un porte-parole de la Commission europŽenne, Amadeu Altafaj. (AFP, 29 juillet 2005)

Poettering: Negotiations with Turkey require the recognition of Cyprus

The chairman of the EPP-ED Group in the European Parliament, Hans-Gert Poettering, says accession negotiations with Turkey are impossible as long as the question of the recognition of Cyprus by Turkey is not settled. Poettering was reacting to reports that both the Turkish side as well as the current British EU Council Presidency consider the signing of the so-called Ankara Protocol, about the extension of the Customs Union between Turkey and the EU to the new member states, does not mean the recognition of Cyprus by Turkey.

According to Poettering the position of Turkish Prime Minister Erdogan is a contradiction in itself, signing on the one hand the protocol to the Ankara Agreement that implies the legal and political recognition of Cyprus while on the other hand denying the recognition of Cyprus in a planned declaration. Poettering said it is disconcerting that Council President Blair accepts this interpretation.

Poettering explained: "Negotiating means accepting each other as negotiating partners. The negotiating partners of Turkey would be all 25 EU-member states. How can Turkey negotiate its accession to the EU without recognising one of its members?" Apart from the fundamental question - about whether Turkey should be member of the European Union or not - negotiations should not be strained by uncertainties about international law. Confusion concerning international law and politics were the result, which was not a good basis for the relationship between the EU and Turkey.

Poettering said that if Cyprus refused to agree to a negotiating mandate for the European Commission concerning the start of the negotiations in the Autumn, the Cypriot government would only be acting as a consequence of this situation. As the negotiating mandate required a unanimous decision, the Council Presidency is well advised to coordinate its position with all member states first. (EPP-ED-Press , 28 juillet 2005)

Un vol commercial non turc atterrit dans le nord de Chypre

Un avion d'une compagnie aŽrienne privŽe en Azerba•djan a atterri mercredi soir dans la RŽpublique turque de Chypre nord (KKTC), uniquement reconnue par Ankara, ce qui constitue le premier vol commercial non turc vers le nord de Chypre depuis plus de 30 ans.

Une foule de Chypriotes turcs agitant des drapeaux turcs et chypriotes turcs s'Žtait rassemblŽe ˆ l'aŽroport de Tymbou (Ercan en turc) pour accueillir l'avion de la compagnie Imair transportant un groupe de quelque 90 hommes d'affaires, bureaucrates, artistes et journalistes.

"Nous disons bienvenu ˆ nos frres et soeurs azerba•djanais dans la RŽpublique turque de Chypre nord", pouvait-on lire sur une banderole du groupe.

La dŽlŽgation azŽrie doit rencontrer le dirigeant chypriote turc Mehmet Ali Talat, d'autres responsables de la KKTC, ainsi que des hommes d'affaires avant de repartir ˆ Bakou dimanche.

"Un groupe d'hommes d'affaires partira de Bakou ˆ 21H00 (16H00 GMT) sur un vol charter", avait dŽclarŽ plus t™t Cavid Heydarli, conseiller juridique de la compagnie aŽrienne Imair.

Les responsables de la compagnie azerba•djanaise ont relevŽ qu'ils envisageaient l'Žtablissement d'une liaison rŽgulire entre Bakou et la partie nord de Chypre ds septembre.

Les autoritŽs chypriotes ont de leur c™tŽ critiquŽ cette initiative. "Toute action de ce type est illŽgale et ne fait rien pour nier le caractre illŽgal du rŽgime d'occupation" dans le nord de l'”le, a indiquŽ le porte-parole du gouvernement chypriote Kypros Chrysostomides.

Cette nouvelle liaison aŽrienne semble Žgalement avoir irritŽ Athnes qui soutient les revendications des Chypriotes-grecs sur le nord de l'”le, a relevŽ la presse azerba•djanaise.

Celle-ci a vu en effet comme une mesure de rŽtorsion l'annonce de l'opŽrateur grec de tŽlŽcommunications Intrakom d'un prochain partenariat avec une sociŽtŽ armŽnienne opŽrant dans la rŽpublique autoproclamŽe du Nagorny-Karabakh.

L'Azerba•djan et l'ArmŽnie sont en conflit sur le Nagorny-Karabakh, enclave ˆ population ˆ majoritŽ armŽnienne, depuis une guerre menŽe au dŽbut des annŽes 1990. Bakou considre que la rŽgion, contr™lŽe depuis le cessez-le-feu de 1994 par des forces d'ethnie armŽnienne, est en fait occupŽe par l'ArmŽnie. (AFP, 27 juillet 2005)

Des Chypriotes toujours aussi divisŽs 31 ans aprs l'invasion turque

Le dirigeant des Chypriotes turcs a lancŽ mercredi un nouvel appel pour mettre un terme ˆ la division de Chypre, ˆ l'occasion du 31me anniversaire de l'invasion d'un tiers de l'”le par les troupes turques, considŽrŽ comme une journŽe "noire" par les Chypriotes grecs.

"Je rŽpte mon appel aux Chypriotes grecs pour la paix et l'amitiŽ", a indiquŽ Mehmet Ali Talat, "prŽsident" de la RŽpublique turque de Chypre du Nord (RTCN, proclamŽe unilatŽralement et reconnue uniquement par Ankara), lors d'une cŽrŽmonie ˆ Nicosie, dans la zone occupŽe par les Turcs depuis 1974.

"Nous avons tendu la main au peuple chypriote grec et nous attendons qu'ils la prenne", a-t-il ajoutŽ.

"J'appelle les Chypriotes grecs ˆ remplir les demandes du secrŽtaire gŽnŽral de l'Onu ... et de venir ˆ la table des nŽgociations", a-t-il lancŽ. "Nous sommes prts pour n'importe quelle initiative de paix", a-t-il lancŽ.

L'intervention turque de 1974 est cŽlŽbrŽe par les Chypriotes turcs comme une "opŽration de paix" qui les a mis ˆ l'abri des violences des Chypriotes grecs, aprs plusieurs annŽes de violences meurtrires entre les deux communautŽs.

Un peu plus t™t dans la journŽe, Tassos Papodopoulos, le prŽsident de la RŽpublique de Chypre, reconnue internationalement comme la seule entitŽ lŽgitime sur toute l'”le, avait soulignŽ ˆ l'occasion de cet "anniversaire noir" que "31 ans, c'est long".

"Mais on ne sera pas pressŽ par le temps pour accepter une solution qui ne garantirait pas la survie physique et nationale de l'hellŽnisme", a-t-il insistŽ. "Nous cherchons la conclusion d'un accord aussi vite que possible, une solution basŽe sur une fŽdŽration" entre les deux entitŽs, a-t-il prŽcisŽ.

Dans la rŽpublique de Chypre, les sirnes ont retenti ˆ 05h30 locales (02h30), heure ˆ laquelle les troupes turques avaient dŽbarquŽ sur les plages de Kyrenia, au nord de l'”le, le 20 juillet 1974.

Des cŽrŽmonies officielles et religieuses ont Žgalement ŽtŽ organisŽes en la mŽmoire de prs de 3.000 personnes tuŽes ou disparues lors de l'invasion turque.

En avril 2004, le secrŽtaire gŽnŽral de l'Onu Kofi Annan avait proposŽ aux Chypriotes un plan de paix prŽvoyant la rŽunification du pays. Soumis ˆ rŽfŽrendum, ce plan avait ŽtŽ approuvŽ par les Chypriotes turcs, mais les Chypriotes grecs l'avaient massivement rejetŽ, bloquant son application.

Ce refus avait irritŽ M. Annan, d'autant plus que M. Papadopoulos lui-mme avait fait compagne pour le non.

Avant d'intervenir de nouveau comme intermŽdiaire entre les deux parties, M. Annan attend des Chypriotes grecs des Žclaircissements sur les changements que ceux-ci exigent de voir portŽs ˆ son plan.

Selon la radio publique chypriote, les autoritŽs chypriotes grecques veulent que le plan de l'Onu prŽvoie un calendrier plus rapide pour le retrait des troupes turques stationnŽes dans la partie nord.

Elles demandent aussi un raccourcissement du dŽlai de recouvrement des territoires qui doivent leur tre rendus dans le cadre de ce plan, ainsi qu'un mŽcanisme de garanties leur permettant d'avoir l'assurance que la Turquie honorera sa part de l'accord.

L'Žchec du plan de paix de M. Annan a eu pour consŽquence l'entrŽe d'une Chypre non rŽunifiŽe dans l'UE le 1er mai 2004: seule la partie sud de l'”le a rejoint l'Union. (AFP, 20 juillet 2005)

Un train "AmitiŽ Express" rŽduit la distance entre Salonique et Istanbul

Un train de nuit rapide, le "Filia-Dostluk (amitiŽ en grec et en turc) Express" qui doit rŽduire de trois heures la liaison entre Salonique (nord) et Istanbul (ouest de la Turquie), a ŽtŽ inaugurŽ mercredi par le ministre grec de Transports, Michalis Liapis.

ReflŽtant le rapprochement entre les deux pays voisins, frres ennemis, ce train couvrira quotidiennement une distance de 820 km entre Salonique et Istanbul, en 11 heures et 30 minutes, s'est fŽlicitŽ M. Liapis.

Paralllement, M. Liapis a inaugurŽ un train rapide entre Salonique et Sofia (Bulgarie), qui doit relier les deux villes dans 5 heures et 50 minutes contre 7 heures et 40 minutes actuellement.

"Nous continuons ˆ dŽvelopper les relations commerciales et Žconomiques avec nos voisins. La Grce est une puissance Žconomique dans les Balkans et elle va continuer ˆ jouer ce r™le", a soulignŽ M. Liapis.

MalgrŽ leurs diffŽrends territoriaux en mer EgŽe, la Grce et la Turquie ont entamŽ un rapprochement en matire Žconomique depuis 1999.

Il y a deux semaines, le Premier ministre grec Costas Caramanlis, et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, avaient inaugurŽ lors d'une cŽrŽmonie solennelle la construction d'un gazoduc ˆ la frontire grŽco-turque qui doit acheminer le gaz du Caucase vers l'Europe, via leurs deux pays.

En marge de cette cŽrŽmonie, M. Caramanlis a acceptŽ l'invitation de M. Erdogan de se rendre ˆ Ankara ˆ la fin du mois d'aožt pour une visite officielle de deux jours, la premire de ce genre en prs de 50 ans. (AFP, 13 juillet 2005)

Athnes et Ankara lancent un projet "historique" de gazoduc

Le Premier ministre grec, Costas Caramanlis, se rendra prochainement ˆ Ankara ˆ l'invitation de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, pour la premire visite officielle du genre depuis 1959, qui marquera une nouvelle Žtape dans les bonnes relations entre les deux pays longtemps ennemis.

L'annonce est intervenue peu aprs que MM. Erdogan et Caramanlis eurent officiellement lancŽ sur un pont reliant les deux pays la construction d'un gazoduc qui acheminera le gaz du Caucase vers l'Europe, via leurs deux pays, un projet ˆ forte connotation symbolique et Žconomique.

La cŽrŽmonie a eu lieu au milieu du pont entre les deux pays au-dessus du fleuve Evros (Meric en turc).

La dernire visite officielle d'un Premier ministre grec ˆ Ankara avait ŽtŽ effectuŽe le 7 mai 1959 par Constantin Caramanlis, l'oncle de l'actuel chef du gouvernement grec. La date de la prochaine visite de M. Caramanlis n'a cependant pas ŽtŽ fixŽe, selon son service de presse.

Lors du lancement des travaux du gazoduc, en partie financŽs par l'Union europŽenne, le Premier ministre turc a soulignŽ qu'il n'Žtait "pas possible d'oublier le soutien qu'a apportŽ (son) ami Costas Karamanlis (au projet d'entrŽe de la Turquie dans) l'Union europŽenne, spŽcialement lors du processus du 17 dŽcembre" lorsque a ŽtŽ dŽcidŽe la date d'ouverture des nŽgociations d'adhŽsion.

M. Erdogan et Caramanlis entretiennent de bonnes relations personnelles, ce dernier ayant mme ŽtŽ l'un des trois tŽmoins au mariage de la fille du Premier ministre turc, en 2004 en Turquie.

MalgrŽ ce rapprochement, les principales divergences entre les deux pays, notamment les problmes territoriaux en mer EgŽe et le dossier chypriote, restent en suspens.

Le futur gazoduc d'une longueur de 300 km, dont 209 km sur le territoire turc, doit transporter le gaz d'Azerba•djan et d'autres producteurs du Caucase vers l'Europe ˆ travers la Grce et vraisemblablement l'Italie ˆ partir de 2006.

Le cožt de la partie turque du projet est ŽvaluŽ ˆ 250 millions d'euros, celui de la partie grecque Žtant estimŽ entre 30 et 40 millions d'euros. (AFP, 3 juillet 2005)

Immigration / Migration

L'extrme droite flamande courtise les Turcs ˆ Bruxelles

DŽcidŽment, rien n'Žchappe ˆ l'excellent journaliste Steven Van Garsse de l'hebdomadaire flamand bruxellois Brussel Deze Week (BDW). Il vient cette semaine de rŽvŽler que le parti flamand d'extrme droite Vlaams Belang (VB) fait campagne en turc dans deux communes bruxelloises (Saint-Josse-ten-Noode et Schaerbeek) o rŽside une forte communautŽ turcophone.

Mme si la mauvaise traduction de l'extrait en dŽbut d'article - "Saint-Josse ta belediye baskani Demannez yaptirdigi yšnlendirme" (la mobilitŽ instaurŽe par le bourgmestre de Saint-Josse Demannez) - sautera aux yeux des traducteurs, l'article aborde habilement le double discours du parti d'extrme droite par rapport aux Turcs: opposition ˆ l'adhŽsion de la Turquie en Europe et moquerie sur la langue turque. En effet, il suffisait de se balader il y a quelques mois en Flandre pour apercevoir les grandes affiches du VB contre l'adhŽsion de la Turquie ˆ l'Union europŽenne. Avant mme l'Žvocation d'une possible consultation populaire sur la Constitution europŽenne, ce parti agitait la pseudo-menace turque sur le projet europŽen avec des clichŽs dignes de la propagande nazie de l'entre-deux-guerres ˆ l'Žgard des juifs. Les eurodŽputŽs VB Philip Claeys et Koen Dillen ont mme rŽcemment publiŽ un ouvrage "Een brug te ver" pour marquer encore plus l'opposition du parti ˆ l'Žlargissement de l'Union ˆ la Turquie.

Comme le note aussi l'article du BDW, le turc n'Žtait utilisŽ jusqu'ici dans les tracts du VB que pour se moquer des populations de cette origine. On se souviendra par exemple de la publication - en premire page de leur magazine raciste - de la gaffe de l'Žchevin des Finances MR (Sait Kšse) qui avait envoyŽ une lettre imprimŽe en turc sur une feuille ˆ entte de la commune de Schaerbeek.

De manire globale, ce n'est pas la premire fois que le VB tente une percŽe dans la communautŽ turque. Le parti d'extrme droite avait dŽjˆ alignŽ Belkis SšgŸtlŸ alias "madame Hitler" dans ses rangs ˆ Alost en 2000. Plus rŽcemment, en mars 2005, le dŽbat avait resurgi avec le ballon d'essai de Gerolf Annemans (VB) sur l'ŽventualitŽ des candidatures musulmanes sur les listes Žlectorales du Vlaams Belang. Une tactique rapidement balayŽe du revers de la main par le prŽsident de parti Frank Vanhecke. Celui-ci estimant qu'"il n'y a pas de places pour les musulmans sur les listes du parti".

De manire locale, les deux communes en question ont une trajectoire historique trs diffŽrente. Schaerbeek, tout comme Molenbeek, a depuis longtemps eu une forte reprŽsentation d'Žlus d'extrme droite. La gestion raciste et poujadiste de l'ex-bourgmestre schaerbeekois Roger Nols (ex-FDF, ex-PRL et FNB) reste encore gravŽe dans toutes les mŽmoires. Le Front National ou le Vlaams Belang (ex-Vlaams Blok) profitent d'ailleurs depuis longtemps de la tribune communale pour s'en prendre rŽgulirement ˆ une grande partie des habitants de leurs propres communes en fonction de leur origine, de leur religion ou de leur orientation sexuelle (opposition aux mariages homosexuels). Saint-Josse, longtemps gouvernŽe par Guy Cudell (PS), a toujours su prŽserver un climat plus paisible de vie commune entre les diffŽrentes populations de son petit kilomtre carrŽ de territoire. Le message ne passe jamais de la mme manire d'une commune ˆ l'autre.

Mais ˆ qui profite finalement le tract en turc du VB? Probablement au PS d'abord et au collge de Saint-Josse ensuite. Ces partisans du plan pourront toujours cataloguer toute critique envers ce projet comme une man¦uvre d'extrme droite. Pourtant une rŽelle mobilisation citoyenne existe sur le terrain schaerbeekois. Un comitŽ de quartier y fait un travail de fond sans pour autant toujours avoir le soutien nŽcessaire pour ses actions.

Et le double discours des partis dŽmocratiques sur cette question de plan de mobilitŽ n'aidera certainement pas les habitants ˆ y voir plus clair. Ainsi, le "MR de Schaerbeek dit STOP" au plan de mobilitŽ de Saint-Josse dans un tract distribuŽ ˆ Schaerbeek sans prŽciser que Š le MR de Saint-Josse a bel et bien dit "ENCORE" ˆ ce mme plan au collge communal. Alors stop ou encore, il faudrait se mettre d'accord. Le CDH de Schaerbeek parle d'un "plan d'immobilitŽ" dans son tract alors que le CDH de Saint-Josse, dans l'opposition, ne s'y oppose pas vraiment. Il faudrait peut-tre commencer ˆ voir plus loin que le bout de son sige communal - et des man¦uvres Žlectoralistes - avant d'alerter la population. Non? (Mehmet Koksal, www.suffrage-universel.be et www.minorites.org, 17 juillet 2005)

Dix-huit immigrŽs clandestins arrtŽs ˆ la frontire grŽco-turque

Dix-huit immigrŽs clandestins, en majoritŽ des ressortissants afghans, ainsi que leur passeur prŽsumŽ, ont ŽtŽ arrtŽs mercredi dans le nord de la Grce, prs de la frontire grŽco-turque, a-t-on appris de source policire ˆ Komotini (nord-est).

Les immigrŽs, tous venus de Turquie, ont traversŽ illŽgalement le fleuve Evros qui marque la frontire entre les deux pays. Un camionneur grec, le passeur prŽsumŽ, les attendait et devait les conduire ˆ Athnes pour la somme de 2.000 dollars (1.660 euros) chacun, selon la mme source.

Les autoritŽs militaires et policires dans le nord du pays "sont particulirement mobilisŽes" ces derniers jours pour empcher les immigrants venant de la Turquie qui profitent de la baisse de niveau du fleuve pendant l'ŽtŽ, a indiquŽ cette source.

Plus de 3.000 immigrants clandestins sont dŽtenus dans deux camps de la rŽgion dans des conditions "misŽrables", selon les autoritŽs.

Par ailleurs, la police d'Athnes a annoncŽ mercredi avoir arrtŽ deux hommes, dont la nationalitŽ n'a pas ŽtŽ rŽvŽlŽe, qui participaient ˆ un rŽseau de transfert de 60 clandestins de Turquie en Grce pour une somme entre 3.000 ˆ 6.000 euros chacun.

Des recherches pour arrter leurs complices doivent continuer, a indiquŽ une source policire.

La Grce constitue un point de passage habituel des immigrants en provenance d'Asie, du Moyen-Orient, du Caucase ou de l'Afrique pour accŽder ˆ l'Europe occidentale. (AFP, 13 juillet 2005)

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