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A non-government information center on Turkey
Un centre d'information non-gouvernemental sur la Turquie

27th Year / 27e Année
INFO-TURK

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CRACPE: Appel à la solidarité avec les grévistes de la faim kurdes en Belgique
 

New menacing declaration
by the Chief of Staff Özkök
 

L'opposition arabo-kurde à une intervention turque en Irak
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Amnesty International's 6-Month Report on Human Right Violations in Turkey
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MGK Secretariat's secret regulations disclosed
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Education : bras de fer en Turquie entre gouvernement et président
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Deuxième veto du chef de l'Etat à une réforme controversée sur les forêts
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PKK remains in the mountains despite "amnesty"
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L'armée turque continue de contrôler le MGK malgré les réformes
 
 

Août 2003 August


 

Turquie-USA-Irak / Turkey-USA-Iraq

NEW Discussions américano-turques pour un engagement crucial d'Ankara en Irak 
Ultranationalistes et ataturkists manifestent tout ensemble à Istanbul
Manifestation anti-américaine à Ankara: 11 interpellations
L'opposition arabo-kurde à une intervention militaire turque en Irak
Jalal Talabani opposé à une présence militaire turque en Irak
Manifestation violente des Loups Gris devant le bureau de l'UPK à Ankara
Le PDK accuse la Turquie d'avoir bombardé un village frontalier en Irak
Grenade contre l'ambassade de Turquie à Bagdad: pas de victime
Force turque en Irak: pas de décision avant octobre, laisse entendre Erdogan
La Turquie appelle les USA à assurer l'ordre en Irak du nord
Tension meurtrière entre les Kurdes et les Turcomans à Kirkouk
Gul: La Turquie envisage d'envoyer une dizaine de milliers de soldats en Irak 
Le MGK a donné feu vert pour une intervention turque en Irak
Deuxième incendie en deux jours sur l'oléoduc Irak-Turquie 
Sabotage contre un oléoduc, la Turquie stoppe ses exportations
Entente à Ankara pour l'envoie des militaires turcs en Irak
Ankara s'apprête à envoyer 10.000 hommes en Irak (presse)
Des entrepreneurs turcs à l'assaut de nouveaux contrats en Irak 
L'Irak a repris le pompage via l'oléoduc Kirkouk-Ceyhan (Turquie)
Manifestations à Istanbul et Ankara contre l'envoi de soldats turcs en Irak
Manifestation contre l'envoi de troupes en Irak avant les noces du fils Erdogan
L'armée turque en faveur de l'envoi de troupes en Irak
Les Kurdes empêchent l'envoi d'une mission turque en Irak
Ankara sets conditions for sending troops to Iraq
Réouverture de la liaison ferroviaire entre Turquie et Irak

Forces armées/Armed Forces

NEW A new menacing declaration by the Chief of Staff
MGK Secretariat's secret regulations disclosed
A general slams EU-linked reform curbing military's power
L'armée turque continue de contrôler le MGK malgré les réformes
Le gouvernement allemand envisage de vendre des blindés à la Turquie
Le Premier ministre conteste les 18 expulsions décidées par l'armée

Politique intérieure/Interior Policy

NEWDeuxième veto du chef de l'Etat à une réforme controversée sur les forêts
Constitutional Amendment To Be Submitted to President As It Is
AKP gains two thirds majority in parliament
YSK troubled to set a date for local elections 
L'étau se resserre sur le groupe turc Uzan après la saisie de leur banque
Le président de la République a approuvé les réformes réduisant l'influence de l'armée
Public Opinion Poll: AKP maintains public support, support for GP rises 

Droits de l'Homme / Human Rights

NEW Amnesty International's 6-Month Report on Human Right Violations in Turkey
IHD's latest 6-month report on human rights violations in Turkey
MAZLUMDER's 6-month report on human rights violations
Le président de la République promulgue la loi d'amnistie pour les repentis
Dix-sept policiers turcs blessés par un engin explosif à Ankara
Recent human rights violations in brief

Pression sur les médias/Pressure on the Media

NEWRecent  violations of press and expression freedom

Kurdish Question / Question kurde

NEW Un policier tué et deux blessés par des combattants kurdes 
Rassemblements kurdes pour la journée de la paix: interpellations à Mersin
Six policiers turcs blessés par des combattants kurdes près de l'Irak
Plainte de sympathisants tamouls et kurdes contre Powell et Ashcroft
Sept combattants kurdes, deux soldats turcs tués dans des combats
PKK remains in the mountains despite "amnesty"
L'avocat des députés kurdes dénonce une "parodie de justice"
KADEK says war can still be averted, releases Road Map 
KNK's stand concerning "Reform Packages" and "Trap-Amnesty" 
Festival de cinéma Kurdes sans frontières
 Ocalan menace d'une reprise de la guerre
Recent pressures on the Kurdish people

Minorités / Minorities

NEWLe patriarche orthodoxe grec appelle Ankara à rouvrir le séminaire de Halki
La sortie d'"Ararat" en Turquie suspendue à une résolutionaméricaine
Les réformes pour les minorités chrétiennes se fait attendre

Affaires religieuses / Religious Affairs

NEWNational View (Milli Görüs) at Erdogan's Protocol in Germany
Fermeture d'un lycée turc en Russie pour liens présumés avec "islamistes"
Kaplan, le "Calife de Cologne", ne peut pas être expulsé vers la Turquie (tribunal)
Education : bras de fer en Turquie entre gouvernement et  président
Une ancienne photo d'Erdogan avec Gülbeddin Hikmetyar

Socio-économique / Socio-economic

NEWArrestations dans affaire Uzan, les principaux intéressés toujours en cavale
La Turquie risque des sanctions si elle ne lutte pas contre la piraterie
The fourth anniversary of the Marmara earthquake 
Avec ou sans l'UE, les Turcs continueront de manger doner et kokorec 
Trade deficit widens 62.6 pct in June 
Un village déserté par la moitié de ses habitants en raison d'une vendetta
Explosion dans une mine: bilan définitif de 7 morts
Le tourisme turc surmonte les incertitudes régionales et bat des records
La Turquie aurait importé de la viande européenne suspecte pendant 3 ans
Le FMI débloque un prêt de 476 millions de dollars pour la Turquie

Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

NEW Berlin envisage d'assouplir sa politique d'exportations d'armes vers Ankara 
Small chance of Turkey EU accession talks by 2005 
Prodi considers difficult Turkish adhesion to the European Union

Relations régionales / Regional Relations

NEW Manoeuvres aéronavales conjointes Turquie-Israël-USA en Méditerranée
Heydar Aliev quitte la Turquie pour être soigné aux Etats-Unis

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece

NEWLa Grèce critique l'accord douanier Turquie-RTCN 

Immigration / Migration

NEWLa grève de la faim des réfugiés kurdes en Belgique
Solidarité avec les grévistes de la faim kurdes à Nonceveux 
Pain of Turkish migrants in Germany in folk songs 
Un membre présumé de DHKP-C sera jugé en Allemagne
Les corps de cinq clandestins échouent sur une plage turque
67 candidats à l'émigration clandestine interpellés à la frontière bulgare










 

News of the past month... Les informations du mois passé...


 

Août 2003 August

Turquie-USA-Irak / Turkey-USA-Iraq

Discussions américano-turques pour un engagement crucial d'Ankara en Irak

Responsables militaires turcs et américains doivent se retrouver cette semaine à Ankara pour discuter des modalités d'un éventuel engagement turc en Irak, à un moment où la situation explosive dans ce pays ravive toutes les inquiétudes.

Une délégation du secrétariat américain à la Défense sera en visite à Ankara en fin de semaine pour des discussions "techniques" sur le rôle d'un déploiement turc en Irak, après la venue, mardi, du commandant suprême des forces alliées en Europe (Saceur), le général James Jones. La composition de cette délégation n'a pas été précisée.

A Ankara, responsables politiques et militaires entendent peser soigneusement les modalités d'un éventuel engagement, même si la volonté de jouer un rôle actif dans la stabilisation du pays voisin semble l'emporter.

"Si nous y allons, nous devons évaluer ce qui peut nous arriver, mais si nous n'y allons pas également, nous devons bien estimer les conséquences", expliquait ainsi le chef d'état-major turc, le général Hilmi Özkök, samedi soir à des journalistes.

"Si l'échec (du maintien de la paix par la coalition) atteint un niveau de grande instabilité, cela implique la Turquie de très près", a-t-il rappelé.

Selon le chef d'Etat-major, "l'idée des Américains est de confier un secteur" à la Turquie, "qui en assurerait le commandement avec la possibilité que certains pays participent". "Il y a plusieurs secteurs en Irak, certains nous viennent à l'esprit, certains leur viennent à l'esprit, mais rien n'est fait", a-t-il dit.

L'option d'un secteur à majorité chiite semblait jusque là privilégiée. Mais "l'ambiance est devenue chaude" ces deux dernières semaines dans cette région "généralement calme jusque là", a commenté M. Özkök, ce qui "jouera beaucoup sur la décision à prendre".

L'éventuel contingent turc en Irak devrait rester sous commandement turc, mais pourrait être renforcé de troupes étrangères, notamment macédoniennes et azéries, selon des affirmations de la presse ces derniers jours.

"Des discussions ont lieu, des offres sont faites à divers pays, l'OTAN peut y aider, les Etats-Unis aussi peuvent y aider, mais rien de tout cela n'est arrêté", a affirmé Hilmi Özkök.

Il a également indiqué que pour l'instant "aucun chiffre n'était fermement décidé", même si le gouvernement turc évoque généralement le nombre de 10.000 soldats.

Quant à une échéance pour la décision, c'est selon lui "difficile à évaluer". Le gouvernement, qui affirme qu'il appartiendra au Parlement de se prononcer sur la question, estime qu'il n'est pas besoin de le convoquer avant la fin des vacances parlementaires, le 1er octobre.

M. Özkök a refusé samedi de se prononcer sur cette question, estimant que "le choix du moment et de l'endroit (pour une intervention) étaient les facteurs les plus importants de la stratégie militaire".

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan s'était dit vendredi "favorable" à l'envoi de troupes en Irak malgré les réticences de plus de 60% de l'opinion publique et de l'opposition parlementaire.

Soulignant que la Turquie ne devait pas donner l'impression au peuple irakien de jouer le rôle de "gendarme, de police" des Etats-Unis, il a remarqué que les députés turcs auraient la tâche plus facile en cas de mandat des Nations unies.

La Turquie, dont le Parlement avait refusé d'autoriser le transit des forces américaines par son territoire pour une invasion de l'Irak, le 1er mars, a été sollicitée par son allié américain pour envoyer des troupes pour le maintien de la paix après la chute de Saddam Husseïn.

La décision finale affectera "et le gouvernement, et les organes de l'Etat, et le Parlement", n'a pas caché le chef de la puissante armée turque. (AFP, 31 août 2003)
 

Ultranationalistes et ataturkists manifestent tout ensemble à Istanbul

Un millier de personnes appartenant à un parti d'extrême droite, une formation politique ataturkiste extra-parlementaire et quelques syndicats ont manifesté samedi à Istanbul contre l'envoi de militaires turcs en Irak.

Les manifestants, encadrés par d'importantes forces de police, n'ont pas été autorisés à défiler sur la principale avenue piétonne. Ils se sont toutefois regroupés au centre-ville. Le rassemblement s'est terminé sans incident.

Les manifestants appartenaient principalement à la branche dite des "Loups gris" (ou foyer des Idéalistes), de l'ancien parti au pouvoir le parti de l'Action nationaliste (MHP), ainsi qu'au petit parti des Travailleurs (IP), connu pour ses positions très nationalistes-ataturkistes, et à deux syndicats de gauche.

"Pas question de servir de bouclier aux soldats américains", disaient les pancartes des protestataires, ou encore "s'il faut aller en Irak, que le fils du Premier ministre y aille".

Les médias ont estimé à quelque 2.000 les membres des forces de sécurité déployées pour éviter la répétition des incidents de la veille à Ankara et à un millier le nombre de manifestants. (AFP, 30 août 2003)
 

Manifestation anti-américaine à Ankara: 11 interpellations

Onze personnes ont été interpellées vendredi à Ankara par la police anti-émeutes alors qu'ils manifestaient devant l'ambassade des Etats-Unis contre l'occupation des forces américaines en Irak, a rapporté l'agence Anatolie.

Les manifestants, membres d'une organisation pacifiste turque, ont scandé des slogans tels que "Non à l'impérialisme américain" et "Nous ne serons pas les soldats des USA".

Ils voulaient également remettre une lettre au nouvel ambassadeur américain en Turquie, Eric Edelman, dénonçant les mesures visant aux Etats-Unis les activités de l'organisation pacifiste américaine "Voices in the Wilderness", qui a longtemps milité pour la levée des sanctions économiques de l'ONU contre l'Irak, ajoute Anatolie.

La Turquie a été sollicitée par son allié américain pour envoyer des troupes en Irak, après avoir refusé, avant le déclenchement de la guerre, d'autoriser le transit des forces américaines par son territoire pour une invasion du pays voisin.

Le gouvernement turc n'a pas encore formellement pris de décision, mais envisage d'envoyer quelque 10.000 soldats dans ce pays malgré l'opposition d'une bonne partie de l'opinion publique et de l'opposition parlementaire. (AFP, 29 août 2003)
 

L'opposition arabo-kurde à une intervention militaire turque en Irak

Après les dirigeants kurdes, la population arabe elle aussi commence à faire entendre son opposition catégorique à une éventuelle intervention militaire turque en Irak.

La population de Falloujah, bastion sunnite conservateur à l'ouest de Bagdad, a promis "l'enfer" aux troupes turques qui viendraient remplacer les forces américaines, relevées mardi par un contingent bulgare dans la ville sainte chiite de Kerbala.

Dans le même temps, le Conseil de gouvernement transitoire irakien mettait la dernière main au nouveau gouvernement, qui "sera formé dans les prochains jours" et ne comprendra pas de "ministres de la Défense ni de l'Information", a indiqué son président Ibrahim al-Jaafari.

"Nous dénonçons unanimement le déploiement de forces turques à Falloujah", a déclaré mardi le préfet de Falloujah, Taha Badioui, au terme d'une conférence qui a regroupé lundi soir des représentants des forces politiques et des dignitaires religieux de cette ville sunnite.

M. Badioui a promis "l'enfer pour ces forces" en raison "du refus du peuple" irakien de coopérer avec elles.

"Les habitants de Falloujah ont été, à l'instar des autres Irakiens, consternés" par la perspective d'un déploiement militaire turc dans la province d'Al-Anbar, dont dépend Falloujah, selon un communiqué publié au terme de la conférence.

Les participants pressent le commandement militaire américain de "reconsidérer sa décision de déployer dans (leur) ville des forces turques ou en provenance d'autres pays voisins, en raison de problèmes historiques qui créeront une situation difficile pour le peuple irakien et pour les forces de la coalition". Les Ottomans ont occupé l'Irak de 1534 à 1915.

A Kerbala (à environ 100 km au sud de Bagdad), les Marines ont passé le témoin aux troupes bulgares, qui doivent participer à la force multinationale comprenant des troupes américaines et polonaises chargée de patrouiller dans cette la ville.

Le contingent bulgare sera placé sous commandement des troupes polonaises, qui doivent prendre le 3 septembre le contrôle d'une des quatre zones d'occupation en Irak définies par les forces américano-britanniques.

D'autre part, toujours dans cette ville sainte, un officier polonais a indiqué que des obus de mortier avaient été tirés la veille au soir contre une base logistique des troupes polonaises, sans faire de victimes ni de dégâts.

Selon le quotidien polonais Rzeczpospolita, entre cinq et sept obus sont tombés à la périphérie de la base.

Fin juillet, une autre base logistique des troupes polonaises, située à Al-Hillah, au sud de Bagdad, avait déjà essuyé des tirs de mortier. Cette première attaque n'avait pas fait non plus de victimes ni de dégâts.

La Pologne doit prendre officiellement en charge le 3 septembre l'administration d'une zone située au sud de Bagdad. Le contrôle sera assuré par une division multinationale de 9.200 hommes, dont 2.400 Polonais, 1.600 Ukrainiens, 1.300 Espagnols, ainsi que des soldats d'Amérique centrale, de Bulgarie, de Roumanie et de pays Baltes.

En outre, un soldat américain a été tué par des tirs non hostiles lundi à Bagdad, a annoncé mardi l'armée américaine, précisant qu'une enquête avait été ouverte.

D'autre part, le président du comité technique chargé de définir les procédures et les critères de désignation d'une assemblée constituante en Irak a indiqué que son équipe achèverait ses travaux d'ici 45 jours.

"La mission (du comité) prendra un mois, ou un mois et demi, mais pas plus", après quoi il soumettra un rapport au Conseil de gouvernement transitoire, a-t-il ajouté.

Enfin, Mohammad Hussein al-Hakim, le fils de l'ayatollah Mohammad Saïd al-Hakim visé dimanche par un attentat, a refusé mardi de rencontrer les forces américaines, qu'il a appelées à confier la responsabilité de la sécurité aux Irakiens. (AFP, 26 août 2003)
 

Jalal Talabani opposé à une présence militaire turque en Irak

Le dirigeant kurde irakien Jalal Talabani a accepté vendredi l'envoi de davantage de soldats étrangers en Irak, mais s'est opposé à la présence de militaires turcs ou d'autres pays voisins.

Le chef de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), un des cinq Kurdes qui siègent au Conseil de gouvernement transitoire de Bagdad, effectue une visite au Japon et s'est entretenu vendredi avec le ministre des Affaires étrangères, Mme Yoriko Kawaguchi, et le secrétaire général du gouvernement Yasuo Fukuda.

"Les Irakiens se féliciteront de l'arrivée de soldats japonais et nous voulons voir plus de forces internationales en Irak", a-t-il dit à la presse, faisant référence au déploiement d'un contingent japonais chargé de taches de reconstruction et humanitaires.

Mais, a ajouté M. Talabani, qui contrôle avec Massoud Barzani, chef du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), le nord de l'Irak, "nous sommes contre la présence de l'armée turque".

Il a estimé que les effectifs de quelque 3.000 soldats turcs déjà en Irak étaient "suffisants".

"Nous ne voulons pas voir en Irak des forces des pays voisins, pas seulement des Turcs, Iraniens, Koweïtiens, mais aussi d'autres" soldats étrangers, a-t-il dit.

Ankara veut empêcher la création d'un Etat kurde en Irak de peur que cela n'alimente le séparatisme kurde en Turquie. Des forces turques sont déployées dans le nord de l'Irak depuis 1997 pour lutter contre les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). (AFP, 15 août 2003)

Manifestation violente des Loups Gris devant le bureau de l'UPK à Ankara

Des échauffourées ont eu lieu dimanche devant le bureau de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), faction kurde d'Irak, entre policiers et des manifestants ultra-nationalistes (Loup Gris du MHP) qui protestaient contre la mort de trois Turcomans samedi à Kirkouk (nord de l'Irak), selon les médias turcs.

Un groupe d'un centaine de manifestants brandissant des drapeaux turcs et turcomans ont voulu lire un communiqué devant la représentation de l'UPK situé dans un quartier huppé de la capitale avant d'en être empêché par les forces de l'ordre, selon des images rapportés par la chaîne d'information CNN-turk.

Les manifestants ont voulu forcer un barrage, tentative violemment réprimée par la police anti-émeutes qui a fait usage de matraques.

Plusieurs manifestants qui lançaient de pierres à la police ont été interpellés.

Trois Turcomans, une ethnie turcophone proche de la Turquie, ont été tués par balles par la police irakienne samedi à Kirkouk, lors d'une manifestation, selon le gouverneur de la ville, Abdel Rahmane Moustafa.

Selon la presse turque qui avait fait sa Une des incidents de Kirkouk, cet acte "provocateur" est l'affaire de peshmergas fidèles à Jalal Talabani, chef de l'UPK qui contrôle cette région. (AFP, 24 août 2003)
 

Le PDK accuse la Turquie d'avoir bombardé un village frontalier en Irak

Le Parti démocratique du Kurdistan (PDK de Massoud Barzani) a accusé dimanche la Turquie d'avoir bombardé un village irakien proche de la frontière turque, après des affrontements meurtriers entre Kurdes et Turcomans dans la région de Kirkouk.

Selon un communiqué lu à l'antenne de la télévision KTV du PDK, la Turquie a tiré 15 obus sur le village kurde de Barwari Bala, près de sa frontière.

Selon la télévision, captée à Erbil, ce bombardement n'a pas fait de victime, mais a forcé des villageois à quitter leurs habitations.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré dimanche que la Turquie suivait de près la situation à Kirkouk. Treize personnes ont été tuées vendredi et samedi lors d'affrontements dans cette région entre Kurdes et Turcomans, minorité turcophone d'Irak. (AFP, 24 août 2003)
 

Grenade contre l'ambassade de Turquie à Bagdad: pas de victime

Une grenade a été lancée vendredi soir contre l'ambassade de Turquie à Bagdad, ne faisant ni victime, ni dégât matériel, a affirmé dimanche un employé de la chancellerie.

"Le (vendredi) 15 août à 21h00 (17h00 GMT), un inconnu a jeté une grenade en direction de l'ambassade alors qu'il passait en voiture", a indiqué l'employé turc.

"L'engin explosif est tombé à l'extérieur de l'enceinte de l'ambassade et n'a causé ni dégât matériel, ni victime", a-t-il ajouté. L'ambassade se trouve dans un quartier nord de la ville.

Le 7 août, un attentat à la voiture piégée devant l'ambassade de Jordanie à Bagdad avait fait 14 tués et une cinquantaine de blessés.

Fin juillet, un engin explosif avait été lancé contre la résidence de l'ambassadeur d'Italie à Bagdad, sans faire de victime.

Le 2O juillet, un inconnu avait ouvert le feu sur une voiture de l'Organisation internationale des Migrations, une organisation relevant de l'Onu, qui circulait sur l'autoroute entre Bagdad et Hilla (100 km au sud de Bagdad): le chauffeur irakien avait été tué et un employé étranger avait été blessé.

Deux jours plus tard, une voiture du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait été mitraillé dans la région de Hilla et un employé sri-lankais avait été tué alors que le chauffeur irakien avait été grièvement blessé. (AFP, 17 août 2003)

Force turque en Irak: pas de décision avant octobre, laisse entendre Erdogan

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré mardi que son gouvernement n'entendait pas convoquer une session extraordinaire du parlement, en vacances jusqu'au 1er octobre, laissant entendre qu'une décision sur l'envoi de soldats en Irak ne sera pas prise d'ici là.

Interrogé par les journalistes pour savoir si le parlement sera convoqué en session en septembre pour discuter de lois rejetées par le chef de l'Etat, M. Erdogan a répondu: "l'Assemblée reprendra ses travaux en temps normal", c'est-à-dire le 1er octobre.

De source gouvernementale on précise que la décision de ne pas convoquer une réunion du parlement ce mois-ci a été prise lors d'une réunion lundi soir des instances dirigeantes du parti de la Justice et du Développement (AKP), au pouvoir, de M. Erdogan.

"Les développements concernant une éventuelle motion (gouvernementale pour envoyer de troupes à l'étranger) seront évalués après l'ouverture du parlement", a notamment dit à des journalistes Faruk Celik, le vice-président du groupe parlementaire de l'AKP.

La presse turque avait spéculé que le parlement pourrait être appelé à se prononcer dès septembre sur l'envoi de soldats en Irak.

Un conseil des ministres a débattu lundi de la question sans cependant prendre de décision sur ce sujet sensible.

L'opposition parlementaire et l'opinion publique turque sont opposés à l'envoi d'une force en Irak voisin.

Selon un sondage réalisé récemment par l'AKP sur un échantillon représentatif de 2032 personnes, 68% des sondés se sont dit contre une telle initiative, a rapporté la chaîne d'information NTV.

Le chef de la diplomatie turque Abdullah Gul avait indiqué vendredi dans un entretien à un journal turc que les forces turques pourraient être déployées dans une région au nord et à l'ouest de Bagdad.  (AFP, 26 août 2003)
 

La Turquie appelle les USA à assurer l'ordre en Irak du nord

Les Etats-Unis doivent faire de leur mieux pour assurer l'ordre en Irak du nord après des incidents opposants des membres des communautés turkmène et kurde, a souhaité lundi le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gül.

"Nous sommes en contact constant avec les Etats-Unis, qui assurent la sécurité en Irak... et nous leur avons rappelé qu'ils devaient faire de leur mieux pour assurer la paix là-bas", a indiqué M. Gul aux journalistes à la suite d'une rencontre avec des représentants de la communauté turkmène.

"Il n'est pas possible pour nous d'accepter le traitement récemment infligé aux Turkmènes", a-t-il ajouté.

Vendredi, cinq Turkmènes et trois Kurdes ont été tués lors d'affrontements dans la ville de Tuz Khurmatu, dans le nord de l'Irak, après la destruction du dôme d'une mosquée chiite turkmène par une bombe présumée. Deux autres Turkmènes ont par la suite été tués par des soldats américains dans la même ville.

L'incident a été à l'origine de violentes manifestations dans la grande ville pétrolière de Kirkouk, à environ 60 kilomètres de là, causant la mort de trois autres Turkmènes. (AFP, 25 août 2003)
 

Tension meurtrière entre les Kurdes et les Turcomans à Kirkouk

Les manifestations meurtrières qui ont endeuillé la région de Kirkouk ces derniers jours ont brisé le calme fragile qui régnait entre Kurdes et Turcomans à la suite de plusieurs mois d'efforts pour tenter de faire coexister ces deux groupes ethniques.

Les manifestations, qui ont coûté la vie en l'espace de 48 heures à 13 personnes, ont rouvert les plaies de décennies de rivalités entre Turcomans et Kurdes, majoritaires dans cette région du nord de l'Irak.

Deux Turcomans ont été tués samedi lors d'une manifestation à Kirkouk, à 255 km au nord de Bagdad, ont indiqué à l'AFP un membre du Front turcoman irakien et une équipe de télévision étrangère.

Le rassemblement turcoman a fait suite à des affrontements extrêmement violents vendredi à Tuz Khurmatu, à une soixantaine de kilomètres au sud de Kirkouk, entre Turcomans et Kurdes qui ont fait au total 10 morts (5 Turcomans et 3 Kurdes) et 13 blessés (10 Turcomans et 3 Kurdes), selon le maire kurde de cette petite localité mixte, Mohammad Rachid Mohammad.

Selon le lieutenant colonel MacDonald, de la 4ème division d'infanterie américaine, des soldats américains ont pénétré dans la ville à la suite d'informations sur des violences entre Irakiens ayant éclaté après une manifestation de Turcomans.

Une patrouille a essuyé des tirs d'un groupe de quatre Turcomans, a-t-il dit. Les soldats américains ont répliqué et "tué deux d'entre eux et blessé légèrement les deux autres", a-t-il ajouté, "des dirigeants locaux ont pu calmer la situation et disperser la foule. Une enquête est en cours".
Le capitaine Swenson, commandant de la coalition à Tuz, a affirmé samedi à l'AFP que "la ville avait retrouvé plus de stabilité mais (que) les couteaux sont toujours tirés".

La ville, qui compte une majorité kurde ainsi que des minorités arabe et turcomane, est en proie à des tensions ethniques depuis la chute du régime de Saddam Hussein en avril.

Les accès de Tuz Khurmatu étaient bloqués samedi par l'armée américaine, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les Kurdes de Tuz Khurmatu exigent leur rattachement à la province de Kirkouk, où la majorité de la population est également kurde, au lieu de la province de Salaheddine, dont la ville fait actuellement partie. (AFP, 23 août 2003)
 

Gul: La Turquie envisage d'envoyer une dizaine de milliers de soldats en Irak

La Turquie pourrait envoyer une dizaine de milliers de soldats en Irak si une décision formelle est prise dans les semaines prochaines à cet effet, a indiqué le chef de la diplomatie turque Abdullah Gul dans un entretien samedi au journal populaire Star.

"Nous n'avons pas encore pris de décision, mais si on décide d'envoyer des militaires, leur nombre sera d'à peu près 10.000", a-t-il dit.

Selon le ministre, qui se prononce en faveur d'un déploiement militaire turc en Irak, une présence turque dans ce pays est nécessaire pour endiguer une résurrection du "terrorisme" du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, rebaptisé Kadek) dont la plupart des militants, estimés à quelque 5.000 selon les autorités turques, se sont réfugiés dans les montagnes du nord de l'Irak.

M. Gul a d'autre part estimé que les risques pour les soldats turcs en Irak seraient moindres comparés aux soldats américains, victimes d'attentats quotidien.

"Pour le peuple irakien, le soldat turc n'est pas comme le soldat américain. Il (le peuple) ne nous considère pas comme un ennemi", a-t-il souligné, ajoutant que la fraternité musulmane entre Irakiens et Turcs faciliterait la tâche des soldats turcs.

Au terme d'une réunion du Conseil national de sécurité (MGK), les autorités civiles et militaires turques ont souligné vendredi l'importance de mettre fin à l'instabilité régnant en Irak, sans toutefois explicitement appeler à une intervention militaire turque dans ce pays.

Le cabinet du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan doit se réunir lundi pour débattre de la question et le parlement pourrait être appelé à voter sur l'envoi de soldats turcs en Irak d'ici la mi-septembre, selon la presse.

Début mars, les députés turcs avaient rejeté une proposition gouvernementale visant à autoriser les Américains à se déployer en Turquie pour envahir l'Irak par le nord.

Ce vote, à la veille de la guerre, avait provoqué la colère de Washington et refroidi les relations entre les deux pays, alliés de longue date dans la région.

Ankara veut aujourd'hui rétablir ces liens et avoir son mot à dire quant à l'avenir politique de son voisin. (AFP, 23 août 2003)
 

Le MGK a donné feu vert pour une intervention turque en Irak

Les autorités civiles et militaires de la Turquie ont souligné vendredi l'importance de mettre fin à l'instabilité régnant en Irak, au terme d'une réunion du Conseil national de sécurité (MGK).

La "fin de l'instalibilté" et le "rétablissement de l'ordre public" dans le pays voisin "constituent des objectifs politiques prioritaires" pour Ankara, a déclaré le MGK dans un communiqué, au terme d'une réunion de plus de quatre heures.

Le MGK, organe consultatif qui réunit le chef de l'Etat, les principaux ministres et les chefs d'état-major, n'a toutefois pas explicitement appelé à une intervention militaire turque en Irak.

Le cabinet du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan doit se réunir lundi pour débattre de la question et le parlement pourrait être appelé à voter sur l'envoi de soldats turcs en Irak d'ici la mi-septembre, selon la presse.

Le gouvernement cherche à convaincre une opinion publique plus que sceptique quant au bien-fondé d'une intervention alors que des voix s'élèvent, y compris chez les militaires, contre une telle opération.

Un vote du Conseil de sécurité de l'Onu pour "encourager" la communauté internationale à rejoindre la coalition américano-britannique en Irak pourrait aider le gouvernement de M. Erdogan à convaincre ses députés du parti de la Justice et du Développement (AKP), majoritaire au parlement, d'accepter l'envoi de troupes.

Mais la principale formation de l'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), de même que certains députés de l'AKP, rejettent toute intervention qui ne serait pas placée sous l'égide de l'Onu, craignant que les soldats turcs soient considérés comme de simples policiers "à la solde des Américains".

Le chef de la diplomatie Abdullah Gul s'est clairement prononcé pour un tel déploiement. Les intérêts de la Turquie "ne peuvent pas être limités à ses seules frontières (...) La stabilité de l'Irak est importante pour la Turquie", a-t-il affirmé au quotidien Milliyet publié vendredi.

M. Erdogan cherche à éviter une nouvelle révolte du parlement, semblable à celle qui avait conduit près d'une centaine de députés de l'AKP à rejeter, le 1er mars, une proposition du gouvernement visant à autoriser les Américains à se déployer en Turquie pour envahir l'Irak par le nord.

Ce vote, à l'aube de la guerre, avait provoqué la colère de Washington et passablement refroidi les relations entre les deux pays, alliés de longue date dans la région.

Ankara veut aujourd'hui rétablir les bonnes relations avec son "partenaire stratégique", profiter des contrats juteux de la reconstruction en Irak et avoir son mot à dire quant à l'avenir politique de son voisin.

Le débat sur l'étentuel envoi de troupes turques intervient au moment où les attentats se multiplient en Irak et où la presse se fait l'écho de dissensions, y compris au sein de l'armée, sur l'opportunité d'une intervention militaire.

Le général Cetin Dogan, commandant de la Première Armée, a profité cette semaine de son départ à la retraite pour publiquement mettre en garde le pays contre une intervention.

L'armée devrait conforter ses positions "en Anatolie", sur son propre territoire, plutôt que s'engager dans une aventure post-coloniale dans des territoires qui appartenaient, avant la Première Guerre mondiale, à l'Empire ottoman, a estimé le général.

Le député d'opposition CHP Mustafa Ozurek a averti qu'une intervention risquait de se transformer en "bourbier" pour les soldats turcs et a reproché au gouvernement de faire pression sur l'armée afin de convaincre sa propre majorité parlementaire. (AFP, 22 août 2003)
 

Deuxième incendie en deux jours sur l'oléoduc Irak-Turquie

Un deuxième incendie s'est déclaré sur l'oléoduc Irak-Turquie et les responsables sur place soupçonnent dimanche un acte de sabotage.

L'un d'eux a déclaré que le feu avait été déclenché par une explosion survenue samedi soir.

L'incendie est situé tout près d'un premier incendie qui s'était déclaré vendredi et qui avait été maîtrisé au bout de 24 heures d'effort. Le deuxième feu s'est déclaré quelques kilomètres plus loin, à quelques heures d'intervalle.

"Ca s'est produit la nuit dernière. Nous pensons que c'est un acte de sabotage et il faudra sans doute deux semaines avant de pouvoir remettre le pipeline en état de marche", a déclaré un géologue irakien travaillant pour la Compagnie du pétrole du Nord, Iyad Mohammed.

A Bagdad, un porte-parole de l'armée américaine a indiqué qu'il faudrait de dix jours à deux semaines pour réparer les dégâts dus au premier incendie.

Le responsable irakien chargé du pétrole, Thamir Ghadban, a déclaré à la presse samedi à Bagdad que cet incendie avait été causé par un attentat à la bombe au nord de la ville de Baidji.

"Nous pensons actuellement qu'il s'agissait d'un engin explosif posé sur l'oléoduc", a-t-il dit.

Le pipeline, qui achemine le brut irakien des gisements de Kirkouk vers la Turquie, avait été remis en service mercredi dernier, pour la première fois depuis la guerre qui a mis fin au régime de Saddam Hussein.

Pillages et écueils techniques contrarient les efforts entrepris pour relancer les exportations d'un pays qui détient les deuxièmes réserves pétrolières confirmées du monde. L'industrie pétrolière irakienne avait souffert d'une pénurie d'investissements dans les dernières années du régime déchu.

Paul Bremer, administrateur civil des États-Unis en Irak, a fait savoir que la fermeture de l'oléoduc Irak-Turquie coûtait sept millions de dollars par jour au pays.

"Le paradoxe est que l'Irak est un pays riche qui est provisoirement pauvre", a-t-il dit.

Les exportations de pétrole du Sud irakien se heurtent, elles, à des pannes d'électricité dues à des équipements vétustes et au pillage continuel de câbles électriques en cuivre.

Les autorités américaines imputent à des fidèles de Saddam Hussein et à des activistes étrangers les sabotages d'infrastructures diverses et les attaques qui ont coûté la vie à 60 soldats américains depuis que Washington a proclamé la fin du gros des opérations militaires le 1er mai dernier. (Reuters, 17 août 2003)
 

Sabotage contre un oléoduc, la Turquie stoppe ses exportations

L'oléoduc sous-terrain reliant les champs pétrolifères de Kirkouk (nord de l'Irak) au port méditerranéen turc de Ceyhan était en feu samedi, après un nouveau sabotage qui a provoqué l'arrêt des exportations de brut irakien par la Turquie trois jours après l'annonce de leur reprise.

"Les exportations de pétrole ont été arrêtées à cause du sabotage (...) L'explosion a eu lieu (...) à 20 km au nord de la station de pompage de Baiji (200 km au nord de Bagdad), vendredi vers 03H00 (jeudi à 23H00 GMT), et a provoqué un incendie", a déclaré le haut responsable irakien du ministère du Pétrole, Thamer Ghadbane.

Il faudra au moins une semaine pour réparer l'oléoduc, selon M. Ghadbane, qui a imputé le sabotage à "un vide sécuritaire" en Irak. "Dans le passé, il y avait la police du pétrole, l'armée et une coopération des tribus, de même que ce que nous appelons une sécurité intérieure... Maintenant, tout cela a disparu", a-t-il dit.

L'oléoduc vers le port de Ceyhan et le terminal off-shore de Mina al-Bakr, sur le Golfe, sont les deux portes de sortie pour le brut irakien. Plusieurs sabotages ont endommagé les oléoducs et gazoducs en Irak depuis la chute du régime de Saddam Hussein, le 9 avril.

Le ministère turc de l'Energie avait annoncé que l'Irak avait repris mercredi le pompage de son pétrole à destination de Ceyhan, interrompu depuis le début de la guerre, mais que l'infrastructure de l'industrie pétrolière continuait de souffrir de pannes, de pillages et d'actes de sabotage. L'oléoduc Kirkouk-Ceyhan exportait 250.000 barils par jour avant l'attaque de vendredi, selon M. Ghadbane.

Par ailleurs, les soldats américains ne patrouillaient pas, pour le troisième jour consécutif, dans Sadr City, un faubourg chiite populaire de Bagdad, à la suite de l'incident qui les a opposés aux habitants après qu'un de leurs hélicoptères eut fait tomber un drapeau chiite accroché à un pylône.

En faction devant une base située à la lisière du quartier, un soldat américain a dit, sous couvert d'anonymat, que toutes les patrouilles avaient été annulées. Un Irakien a été tué durant les affrontements de mercredi. Vendredi, plus de 10.000 fidèles s'étaient rassemblés sur le terre-plein en face du pylône de télécommunications pour dénoncer "l'assaut américain contre les musulmans".

Un soldat américain a été légèrement blessé samedi quand son convoi a été attaqué à la roquette antichars (RPG), dans un village près de Baaqouba (nord-est de Bagdad), selon un porte-parole de l'armée. La patrouille a riposté et un hélicoptère a tiré des missiles sur les assaillants, a-t-il ajouté, précisant qu'il n'avait pas eu d'informations sur des victimes irakiennes. Selon le lieutenant-colonel MacDonald, l'armée a trouvé d'autres engins explosifs dans le village, grâce à des informations données par les habitants. (AFP, 16 août 2003)
 

Entente à Ankara pour l'envoides militaires turcs en Irak

La Turquie a laissé entendre mardi qu'elle était prête à envoyer un contingent militaire en Irak pour une mission de maintien de la paix, au terme d'un sommet des dirigeant civils et du chef de l'armée pour discuter d'une demande américaine en ce sens.

"Le retour à la stabilité dans l'après-guerre en Irak, la sauvegarde de l'intégrité territoriale et de l'unité politique ainsi que l'élimination des éléments terroristes dans ce pays est d'une importance primordiale pour la région et la Turquie", a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence Sermet Atacanli au terme de la réunion.

M. Atacanli a souligné que la "contribution" de la Turquie aux efforts dans ces domaines serait déterminée en prenant en compte ses intérêts nationaux et en suivant "le processus de prise de décision démocratique".

Organisé par le président de la République Ahmet Necdet Sezer, le sommet a réuni le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, les ministres des Affaires étrangères Abdullah Gul et de la Défense Vecdi Gonul, le chef d'état-major des armées, le général Hilmi Ozkok, ainsi que des responsables du service de renseignement et de la diplomatie du pays.

Un conseil des ministres, qui devait initialement suivre la réunion au sommet, a été reporté au début de la semaine prochaine.

L'annonce officielle d'une décision sur l'envoi de troupes ne devrait intervenir qu'en fin de mois, à l'issue d'une réunion, le 22 août, du Conseil national de sécurité (MGK).

Mais le gouvernement du parti de la Justice et du Développement (AKP) et l'armée sont clairement en faveur d'un déploiement de militaires turcs et entendent soumettre cette demande au parlement, actuellement en vacances.

Le chef d'état-major adjoint, le général Yasar Buyukanit, s'est exprimé dimanche en faveur d'une participation de son pays à une mission de maintien de la paix en Irak, affirmant que la "Turquie ne pouvait rester indifférente à l'intauration d'une situation instable à ses portes".

En participant à une force de maintien de la paix, Ankara espère relancer les relations turco-américaines, sérieusement mises à mal par la décision début mars des députés turcs de refuser l'autorisation aux Américains de passer par la Turquie pour envahir l'Irak par le Nord.

La détention par l'armée américaine début juillet de 11 membres des forces spéciales turques dans le nord de l'Irak, à majorité kurde, a également fait l'effet d'une nouvelle douche froide dans les liens bilatéraux.

Si une décision officielle est prise dans les jours prochains, le parlement turc pourrait être convoqué, en session extraordinaire, probablement en septembre, pour décider de l'envoi de forces turques à l'étranger, comme le stipule la Constitution.

L'opposition parlementaire, certains députés de l'AKP ainsi qu'une majorité de l'opinion publique en Turquie sont opposés à l'envoi de troupes en Irak, craignant que les militaires turcs ne subissent le sort des soldats américains, cibles d'attaques fréquentes.

Mais l'AKP détient une majorité absolue des sièges au parlement et le gouvernement pourrait contraindre ses députés à suivre ses consignes. (AFP, 12 août 2003)
 

Ankara s'apprête à envoyer 10.000 hommes en Irak (presse)

La Turquie a commencé les préparatifs pour l'envoi de quelque 10.000 soldats en Irak pour aider les Etats-Unis à rétablir l'ordre dans le pays voisin, même si une décision formelle n'a pas encore été prise, selon des informations de presse.

Ce contingent turc devrait être déployé dans une région sunnite englobant Bagdad, Falloujah (50 km à l'ouest) et Tikrit (100 km au nord) où les troupes américaines rencontrent la plus forte résistance, sous commandement d'un général turc, selon le journal Cumhuriyet.

La Turquie a laissé entendre mardi qu'elle était prête à envoyer un contingent militaire en Irak pour une mission de maintien de la paix, au terme d'un sommet des dirigeant civils et du chef de l'armée pour discuter d'une demande américaine en ce sens.

Le quotidien Milliyet avance de son côté le chiffre d'environ 4.000 soldats turcs, ajoutant que le commandement turc pourrait cependant avoir au total jusqu'à 12.000 hommes sous ses ordres, dont des Pakistanais et des ressortissants de pays musulmans d'Asie centrale.

Le porte-parole de la présidence turque Sermet Atacanli a souligné mardi que la "contribution" de la Turquie aux efforts dans ces domaines serait déterminée en prenant en compte ses intérêts nationaux et en suivant "le processus de prise de décision démocratique".

Le gouvernement et l'armée sont clairement en faveur d'un déploiement de militaires turcs et entendent soumettre cette demande au parlement, actuellement en vacances.

En participant à une force de maintien de la paix, Ankara espère relancer les relations turco-américaines, sérieusement mises à mal par la décision début mars des députés turcs de refuser l'autorisation aux Américains de passer par la Turquie pour envahir l'Irak par le Nord. (AFP, 14 août 2003)
 

Des entrepreneurs turcs à l'assaut de nouveaux contrats en Irak

Si les soldats turcs, pressentis pour participer à une mission de maintien de la paix en Irak, attendent toujours leurs ordres de route, les hommes d'affaires sont déjà partis à l'assaut de nouveaux contrats chez leur voisin.

Dès la fin de la guerre, ils ont repris le chemin de l'Irak, tandis que les commerçants turcs de la région frontalière voyaient déferler les acheteurs irakiens, venus se ravitailler en produits de consommation après les années de disette provoquées par les sanctions internationales contre le régime de Saddam Hussein.

Selon le ministre turc du commerce Kursad Tuzmen, la valeur des exportations turques vers l'Irak a atteint 220 millions de dollars au cours des deux derniers mois, soit un retour à leur niveau d'avant-guerre.

Quelque 3.000 camions franchissent quotidiennement le poste frontière de Habur, seul point de passage officiel entre les deux pays, et la Turquie envisage l'ouverture d'un second poste pour tenter de désengorger le trafic.

Ironiquement pour un pays exportateur de pétrole, l'Irak doit maintenant importer de l'essence de Turquie, car il ne dispose pas lui-même de capacités suffisantes de raffinage.

Les entrepreneurs turcs sont également sur la brèche. Le représentant en Turquie de la chaîne suisse de supermarchés Migros, Omer Bozer, rentre d'une tournée en Irak où la firme, selon le quotidien Sabah, veut s'implanter d'ici la fin de l'année, notamment à Bagdad et dans la région kurde du nord du pays.

Le fabricant turc d'ordinateurs Escort vient pour sa part de signer un contrat de cinq millions de dollars avec des centres de formation en Irak pour la fourniture d'équipements modernes.

Dans le même temps, les commerces turcs proches de la frontière ont vu leurs affaires reprendre et il y a même actuellement pénurie pour le ciment et certains produits alimentaires, selon le maire de Gaziantep, Celal Dogan.

Le supermarché Real de la ville a vu ses recettes augmenter de 70% depuis un mois, selon un responsable, Mujdat Ozgok.

"Les clients irakiens vident leurs bas de laine et achètent télévisions, réfrigérateurs et machines à laver", relève Gunduz Ozdemir, responsable d'un magasin d'électroménager Arcelik qui a vendu quatre fois plus d'articles en juillet qu'au cours du même mois l'an dernier.

La relance du commerce transfrontalier a donné un coup de fouet à l'économie locale du sud-est de la Turquie, qui a beaucoup souffert des sanctions imposées par l'Onu à l'Irak après l'invasion du Koweït par l'armée irakienne en août 1990.

Selon Ankara, ces sanctions, levées par l'Onu en mai dernier, ont coûté près de 40 milliards de dollars à la Turquie en manque à gagner.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gul, a d'ailleurs clairement indiqué lors d'une récente visite aux Etats-Unis que son pays comptait tirer profit de la reconstruction en Irak, une façon de rappeler aux Américains le prix de la participation probable de la Turquie à la force internationale de maintien de la paix que Washington met sur pied en Irak. (AFP, 15 août 2003)
 

L'Irak a repris le pompage via l'oléoduc Kirkouk-Ceyhan (Turquie)

L'Irak a repris mercredi le pompage de son pétrole via l'oléoduc reliant les champs pétrolifères de Kirkouk (nord) au port méditerranéen turc de Ceyhan, a indiqué un responsable turc du ministère de l'Energie.

Le pompage, interrompu depuis le début de la guerre en Irak, a repris à 13h30 GMT et le pétrole devrait atteindre le terminal de Ceyhan vers 19H00 GMT, a précisé le responsable qui a requis l'anonymat.

L'oléoduc double, d'une longueur de 600 km, devait à l'origine être rouvert en juin, mais la reprise du pompage a été différée afin de compléter les réparations causées par une explosion survenue début juin. La possibilité d'un sabotage avait été alors évoquée.

L'oléoduc Kirkouk-Ceyhan devrait avoir une capacité de 200 à 300.000 barils par jour, selon un responsable de la coalition qui occupe l'Irak.

Selon les responsables irakiens, l'Irak exporte déjà 700.000 barils par jour de Bassorah dans le sud du pays. (AFP, 13 août 2003)
 

Manifestations à Istanbul et Ankara contre l'envoi de soldats turcs en Irak

Une trentaine de personnes ont été interpellées mardi à Istanbul et Ankara alors qu'ils manifestaient contre un possible envoi de soldats turcs en Irak, quelques heures avant la tenue d'un sommet de dirigeants turcs axé sur cette question sensible.

Une première manifestation s'est déroulée dans le centre d'Istanbul, sur la place de Taksim, a constaté un photographe de l'AFP.

Un groupe d'une trentaine d'étudiants de gauche ont tenté de lire un communiqué avant d'en être empêchés par une intervention musclée de la police anti-émeutes.

Les policiers ont fait usage de leurs matraques et de gaz lacrymogène et interpellés l'ensemble des manifestants.

A Ankara, juste avant le début d'une rencontre au palais présidentiel réunissant les principaux dirigeants civils et le chef d'état-major des armées, quatre manifestants ont réussi à atteindre l'entrée principale du complexe en scandant: "Nous ne deviendrons pas les soldats des USA" et "Tayyip (ndlr, Premier ministre Recep Tayyip Erdogan) en Irak", a rapporté l'agence Anatolie.

Membres d'un petit parti de gauche, les manifestants ont été rapidement maîtrisés par les forces de l'ordre. (AFP, 12 août 2003)
 

Manifestation contre l'envoi de troupes en Irak avant les noces du fils Erdogan

Une manifestation contre le projet du gouvernement turc d'envoyer des troupes en Irak a été dispersée dimanche par la police par des tirs de gaz lacrymogènes près de l'endroit où devait être célébré le mariage du fils du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan en présence de Silvio Berlusconi.

Une centaine de protestataires membres d'un petit parti d'extrême gauche ont scandé des slogans contre l'envoi de troupes turques en Irak près de la salle de conférence où Bilal Erdogan, 22 ans, devait célébrer son mariage avec Reyyan Uzuner, 17 ans, plus tard dans la journée.

"Nous ne serons pas des soldats américains", "Erdogan, envoie ton fils en Irak", criaient notamment les manifestants qui ont été dispersés à coup de bâtons et de gaz lacrymogènes par les milliers de policiers chargés de protéger la cérémonie.

Une cinquantaine de manifestants ont été interpellés.

Près de 10.000 invités, dont le Premier ministre italien Silvio Berlusconi, l'un des plus fidèles soutien à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, devaient assister au mariage.

Silvio Berlusconi, dont le pays assume la présidence tournante de l'UE, a interrompu ses vacances pour cette occasion et devait être l'un des témoins des jeunes mariés.

Par ailleurs, une petite bombe a explosé dimanche près d'un bureau d'Istanbul du parti de la Justice et du Développement (AKP) de Recep Tayyip Erdogan, a rapporté l'agence Anatolie.

L'explosion n'a provoqué ni victime ni dégâts, selon l'agence. (AFP, 10 août 2003)
 

L'armée turque en faveur de l'envoi de troupes en Irak

Un haut responsable de l'armée turque s'est déclaré dimanche en faveur de l'envoi de troupes turque en Irak pour une mission de maintien de la paix, indiquant que la "Turquie ne peut rester indifférente à une instabilité à ses portes".

"Si il y a un incendie, une instabilité chez notre voisin, nous ne pouvons fermer les yeux, rester indifférents", a déclaré le chef d'état-major adjoint Yasar Buyukanit lors d'un entretien avec la presse.

Il a indiqué que les discussions entre le gouvernement et l'armée se poursuivaient sur cette question sensible et évoqué la tenue "vraisemblablement mardi" d'un "sommet" entre le président de la République Ahmet Necdet Sezer, les dirigeants politiques et le chef de l'armée, le général Hilmi Ozkok.

Ankara doit prendre dans les semaines prochaines une position officielle sur un éventuel rôle turc dans la stabilisation de l'Irak d'après guerre. Cette idée suscite de l'opposition au parlement et dans l'opinion publique en Turquie.

Le général Buyukanit a souligné que le secteur dans lequel les militaires turcs seraient éventuellement déployés et leur nombre n'étaient pour l'instant pas encore déterminés.

Il a tenu a préciser également qu'il était finalement du ressort du parlement de décider d'envoyer une force à l'étranger, comme le stipule la constitution turque.

Interrogé sur une information parue jeudi dans le quotidien britannique Financial Times faisant état d'un refus par des dirigeants kurdes irakiens d'une requête américaine leur demandant d'autoriser l'entrée des soldats turcs par le nord de l'Irak pour une mission de paix en Irak, le général Buyukanit a répondu: "Nous ne prenons pas cela au sérieux".

Il a émis un doute sur la véracité de l'information, affirmant que les "Kurdes ne diront pas de telles choses".

Les relations entre Ankara et Washington traversent une période de froid depuis que les députés turcs ont refusé, le 1er mars, de soutenir l'intervention militaire en Irak, et surtout après la détention par l'armée américaine pendant plusieurs jours début juillet de onze membres des forces spéciales turques dans le nord de l'Irak à majorité kurde. (AFP, 10 août 2003)
 

Les Kurdes empêchent l'envoi d'une mission turque en Irak

Des dirigeants kurdes irakiens ont rejeté une requête américaine qui leur demandait d'autoriser l'entrée de quelque 12.000 soldats turcs par le nord de l'Irak pour une éventuelle mission de maintien de la paix dans la ville de Falloujah, à 50 km à l'ouest de Bagdad, rapporte jeudi le quotidien d'affaires britannique Financial Times (FT).

Selon le journal, Adel Murad, chef du bureau politique de l'Union patriotique du Kurdistan (PUK), a déclaré que la requête était venue durant le week-end du général John Abizaid, chef du commandement central américain.

Adel Murad a souligné que toute entrée de militaires turcs en Irak porterait atteinte au soutien kurde en faveur des efforts américains pour former un nouveau gouvernement irakien et pourrait susciter de la violence entre les forces turques et les combattants kurdes, selon le FT.

Ce refus des Kurdes constitue un nouvel obstacle pour les Américains qui essayent de réunir des troupes étrangères pour soulager leur tâche en Irak.

La requête du général Abizaid est la preuve la plus concrète que la Turquie et les Etats-Unis se sont mis d'accord pour coopérer, selon le FT.

Le quotidien précise que la proposition aux dirigeants kurdes a été faite lors d'une rencontre dans la ville de Mossoul (nord de l'Irak) avec les chefs du PUK et du Parti démocratique du Kurdistan (KDP).

Ankara doit maintenant prendre une position officielle sur un éventuel rôle turc dans la stabilisation de l'Irak d'après guerre. Cette idée suscite de l'opposition au parlement et dans l'opinion publique en Turquie.(AFP, 7 août 2003)
 

Ankara sets conditions for sending troops to Iraq

Turkey has outlined the conditions for agreeing to a US request to deploy Turkish troops to Iraq as part of an international stability force.

The terms were set at a two hour long summit in Ankara on Tuesday, chaired by Prime Minister Recep Tayyip Erdoan and involving senior members of the government, military and the bureaucracy.

Among the conditions were that any deployment of troops would require a formal invitation of senior Iraqi faction leaders, such as Massoud Barzani and Jelal Talabani, who head up the two major Kurdish groups in Iraq, and Ahmet Çelebi, prominent in the interim Iraqi council. Both Barzani and Talabani have voiced their opposition to any Turkish troops being stationed in Iraq.

Ankara said that Turkish soldiers were to be sent to Iraq they should not be used to protect US troops in Baghdad whilst there was a potential security risk for them in northern Iraq.

It was also decided that the US had yet to demonstrate a clear position over the presence of the terrorist group PKK/KADEK in Northern Iraq were yet to be seen. A key issue is whether senior members of the terrorist group would be handed over to Ankara. This and other issues related to Northern Iraq will be a key factor on whether Ankara would agree to send troops to Iraq, sources said.

If Turkey is to offer troops to be stationed in neighbouring Iraq, the reasons behind the deployment would be clearly explained to other neighbours countries such as Syria, Iran and Saudi Arabia.

Ankara said that its position on the deploying of troops should be clear by the beginning of next month, though a senior official of the ruling Justice and Development Party government, Salih Kapusuz, told NTV that any motion to send troops would not go to the parliament before October. (NTV/NBC, August 6, 2003)
 

Réouverture de la liaison ferroviaire entre Turquie et Irak

La liaison ferroviaire entre le sud-est de la Turquie et l'Irak, via la Syrie, est rouverte depuis le 1er août, après plus de cinq mois d'interruption du trafic en raison du conflit irakien, rapporte mercredi l'agence Anatolie.

Le redémarrage de cette ligne, qui avait été remise en service l'année dernière après des années d'arrêt, a été décidé le 30 juillet par les compagnies ferroviaires nationales turque et irakienne, selon Anatolie.

Dans un premier temps, les liaisons se feront au rythme de quatre rotations par semaine mais devraient augmenter rapidement, dit le protocole signé entre les deux compagnies cité par Anatolie.

Ce train commercial d'une capacité de 1.000 tonnes se limite pour l'instant au transport de marchandises, mais les discussions pour permettre le transport de passagers se poursuivent, selon l'agence de presse.

D'après Anatolie, une mission technique de la compagnie nationale turque de chemins de fer (TCDD) s'est rendue en Irak pour étudier la possibilité de remettre en service un certain nombre de locomotives irakiennes. (AFP, 6 août 2003)
 
 

Dossiers récents sur le militarisme en Turquie
Latest files on the militarism in Turkey

La Turquie doit absolument se débarrasser du diktat de l'Armée
Info-Türk 
Turkey must absolutely get rid of the Army's diktat
Info-Türk 
L'ingérence de l'armée turque freine la démocratisation du pays
Dogan Özgüden
La république des pachas: Ce pouvoir si pesant des militaires turcs
Eric Rouleau
The Turkish Army's business empire: OYAK
The Turkish Daily News
L'ombre de l'Armée turque sur la campagne électorale en Belgique
 Info-Türk

 

Forces armées/Armed Forces

A new menacing declaration by the Chief of Staff

"The big change in the world order after the Cold War, neccesitates our Armed Forces to be in a constant and dynamic structure, and improve it self constantly, both in the philosophical and physicial sense" said Joint Chief of Staff, General Hilmi Ozkok in his August 30 message.

In the message he issued, General Ozkok warned that "Reactionary and separatist movements have resumed their force" and this situation "Assigned new and necessary duties to the Turkish Armed Forces". He said that while changing on one hand, the Turkish Armed Forces will continue protecting the laic and democratic Republic on the othen hand.

General Ozkok said that "The new democratic values and the new concept of soverignity necessitates to improve new concepts and doctrines to fulfill this new and tough duty. In this new world, mind  rules over wrist strength and information and contraint replaces blood and gunpowder.

"The Turkish army did not only defeat the army in the battle field on August 30, but also laid the ground work of the young and honorable Turkish Republic. The Turkish Republic which is in one of the most sensitive spots of the world, has become a respected and model member of the international community with its laic, democratic sutructure and with its Turkish Armed Forces, has also been a constant element of power and stability in its region" Ozkok said.

General Ozkok said "The Kemalist way of thinking, which is far from dogmas and based on science, will continue being the light and ideal of the future generations with its structure, open to constant change."

"I would also like to confirm my belief that the valuable members of the Turkish Armed Forces will continue firmly, their rational fight  against domestic and external threats and will take the necessiary initiatives which will make them the warriors and intellectual of the 21st Century, under the guidance of the principles and reforms of Ataturk and with full dedication to the pillars of the democracy, by following the ever-developing concepts and technologies in the world." (Hurriyet, August 31, 2003)
 

MGK Secretariat's secret regulations disclosed

Secret codes regulating the functioning of the all-powerful National Security Council's (MGK) Secretariat-General have been designed to penetrate into all aspects of social and political life in Turkey and give far-reaching powers to the MGK to influence certain critical processes, including that of drafting national budget, a Turkish newspaper said.

The so-called seventh harmonization package, passed by Parliament last month, has invalidated the secret regulations of the MGK's Secretariat-General but the regulations are due to stay in force for three more months, until the new regulations go into force.

The reforms of the seventh package were designed to abolish the executive features and authorities of the MGK and limit its authorities to ensure that the military-dominated body will work as an advisory institution only.

Under the current regulations of the MGK Secretariat-General, the secretariat has powers to draft and supervise implementation of "psychological campaigns" through the functioning of its Office of Relations with Society, daily Radikal has said in its recent issues.

The 42-article regulations authorize the Office of Relations with Society to draft short-and long-term psychological campaign plans, update them as conditions change and supervise, steer and coordinate implementation of the plans by executive organs of the society.

"Taking all sorts of psychological measures for the protection of the existence of the state, integrity and indivisibility of the country, peace and safety of the society and for the preservation of the constitutional order; as well as those measures necessary to create the national unity and solidarity around principles of Kemal Ataturk, national aspirations and values of Turkey and to steer the society towards national objectives," is cited as one of the functions of the Office of Relations with Society of the MGK Secretariat-General.

The changes to the MGK Secretariat-General regulations under the seventh harmonization package have been criticized by Gen. Tuncer Kilinc, who has handed over his post as the secretary-general of the MGK this week to another general.

Kilinc complained that the changes had diluted the MGK Secretariat-General and argued that the secretariat should have been given a stronger position instead.

The regulations stipulate that the MGK Secretariat-General can send representatives, together with representatives of the State Planning Institute (DPT) to attend discussions at relevant commissions set up in the Prime Minister's Office, the Cabinet and in Parliament.

The regulations also contain provisions which indicate that the Secretariat- General of the MGK can intervene in the process of drafting of the national budget by stating that the secretariat works together with the DPT in the preparation of the budget.

The MGK also has a say in the broadcasting of the State Radio and Television (TRT) and the semi-official Anatolia News Agency on matters that interest the MGK Secretariat-General.

"[The Office of Relations with Society] provides the necessary assistance with the approval from the secretary-general to TRT and other broadcasting institutions in matters that fall under its duty," says the regulations published by Radikal.

New regulations that will take into consideration the provisions of the seventh harmonization package will be prepared by experts at the MGK Secretariat- General, raising concerns that the new regulations may contain provisions incompatible with the reform package and likely to create problems in the implementation. (Turkish Daily News, August 29, 2003)
 
 

MGK Secret Governing Statute

The governing statute of the Secretariat General of the National Security Council (MGKGS), drafted on the basis of the 1982 Constitution in the aftermath of the 12 September military coup, impacted every aspect of daily life in Turkey. The statute, which was held secret until now, was voided by the changes contained in the seventh EU adaptation package but will stay in force until November.

Below Radikal discloses the organization of the MGKGS and the activities of this organization in our daily lives in the last 20 years as described by the statute that is no longer valid and that will largely be overhauled according to new legislation.

Gigantic Organization

The MGKGS has a gigantic organizational structure because of the powers it enjoys on behalf of the President, the National Security Council, and the Prime Minister. This structure is summarized under nine headings in the old law. The organization has three main service units it addition to a legal councilor's office, a personnel department, a secretarial office, and an Information Collection and Evaluation Group. The three main units are:

--The National Security Policy Chairmanship (MGSB).

--The Public Relations Chairmanship (TIB).

--The Total Defense Civilian Services Chairmanship (TSSHB).

These three units employ permanent personnel in the MGKGS, contract personnel, and soldiers appointed by the General Staff.

The MGSB is comprised of the "Planning, Coordination, and Implementation Monitoring," "Defense Policy" and "Foreign Policy" councilorships and the "Internal Security, Public Administration, Education, and Cultural Policy" and the "Economic and Social Policy" groups. Each of these groups has separate councilorships with different specializations.

TIB Most Important

The TIB plays the biggest role in the way the MGKGS exercises its influence in every aspect of life. In addition to its coordination unit, the TIB is comprised of the "Communications and Special Activities Directorate" and the "Investigation and Research," "Planning and Steering," and "Relations With Agencies and Institutions" groups. In addition to these principal units, the TIB can also form provisional service units, special inquiry and research commissions, and special training, planning, and implementation units at the recommendation of the Secretary General and with the approval of the Prime Minister.

Extensive Powers

The MGKGS's principal functions and responsibilities include general secretarial services such as drafting public disclosure documents about MGK meetings, distributing these documents to press, and organizing the meetings. The statute that was in force until the enactment of the seventh adaptation package gives the MGKGS the authority to conduct its research, investigation, and evaluation activities directly or in cooperation with relevant agencies. The general responsibilities and powers of the MGKGS and its main units are enumerated as follows:

Responsibilities of the MGKGS and its main service units (direct or in cooperation with relevant agencies):

--Evaluates the results of past implementations; adjusts, modifies, and reformulates policy principles on the basis of changes in internal and external threats and the outcomes of past implementations.

--Provides secretarial services to the MGK.

--Protection of the state's existence and independence, the unity and integrity of the country, the peace and security of the nation, and the constitutional regime; taking all necessary psychological measures to ensure the national unity and integrity needed to coalesce the Turkish nation around Ataturkist thought, Ataturk's principles and reforms, and national ideals and values and to steer it toward national goals; and elimination or neutralization of internal or external threats against these goals. (To this end it identifies measures, makes plans, and takes steps to put into practice operation modes, services, and activities; determines and evaluates needs for all forms of psychological operations across the state; ensures coordination with relevant intelligence organizations for psychological intelligence needs; prepares psychological operation plans; implements monitors, controls, and coordinates plans approved by the Prime Minister and the operation modes the plans envisage.)

--Monitors, coordinates, and controls the implementation of planning services related to situations that mandate war, states of war, and postwar situations in a timely and effective manner from the time of peace to a time of probable war; and the identification of resources and the preparation of plans for this purpose.

--Ensures that civil defense work is conducted in a coordinated manner.

--Executes the powers and responsibilities and implements the principles necessary for the adequate performance of services in this area; and monitors and controls implementation after the Prime Minister's approval.

--It provides domestic and overseas planning services and activities at the NATO level within the same framework. Controls and manages national and NATO military exercises.

--Conducts general assessments about states of emergency that are declared and identifies all measures necessary to eliminate the threat.

--Works with the State Planning Organization to ensure that the necessary financial, economic, social and other measures are included in development plans and the budget is formulated appropriately in work related to measures envisaged by the National Security Policy, excepting the Armed Forces.

--Monitors the state of internal and external threats continuously by evaluating all documents, information, and intelligence received in connection with national security. Uses information and documents that do not constitute intelligence in the functions and services of the Secretariat related to the given issue.

--If necessary, maintains representatives together with officials from the State Planning Organization in the Prime Minister's Office, the Council of Ministers, or the relevant commissions of the National Assembly.

--The Information Collection and Evaluation Group gathers intelligence from the relevant agencies, evaluates them, and identifies the strong and weak points of entities that are threats or probable threats; sends the results of its evaluation and the measures it recommends to the relevant departments; identifies the intelligence needs of the departments and requests the needed intelligence from the relevant agencies and institutions; and attends intelligence presentation meetings.

--Monitors the domestic and foreign press.

--The MGSB monitors the implementation of the MGK decisions by the Council of Ministers. Evaluates the results of the implementation and determines if the expected outcomes of the decision have been obtained. Conducts the necessary activities for the preparation of the National Security Document and the implementation of the principles contained in the document after it is endorsed. Prepares Prime Minister's directives for the ministries that will implement the decisions and monitors, controls, and coordinates the work that needs to be performed in accordance with the directives. When it is determined that there are deviations from or noncompliance with the policy principles in implementation, or delays in preparations and necessary measures, reports the situation to the Secretary General. Conducts work to adjust or re-identify policy principles depending on any changes.

Psychological Operations

--The TIB identifies needs for all types of psychological operations (PO) across the state. Develops long-term, medium-term, and short-term PO plans in accordance with national policy goals; implements the approved PO plans; and controls, coordinates, and steers implementation steps undertaken by executive agencies. Monitors and controls activities related to PO. Takes all necessary steps to ensure that the work and procedures required to comply with the decisions are completed. Determines whether the outcomes expected by the decision have been achieved. Plans PO services and activities needed for the protection of the state's existence and independence, the unity and integrity of the country, the peace and security of the nation, and the constitutional regime; all necessary psychological measures to ensure the national unity and integrity needed to coalesce the Turkish nation around Ataturkist thought, Ataturk's principles and reforms, and national ideals and values and to steer it toward national goals; and the elimination or neutralization of internal or external threats against these goals. Coordinates, monitors, and controls steps taken by relevant ministries and public and private agencies and institutions on these issues.

Assistance to TRT

--In addition theTIB participates in work formulate policies on national security and identifies needs related to psychological threats. Analyzes situations and objectives. With the approval of the Secretary General provides the necessary assistance to the TRT and other public broadcasting organs on issues that fall within the bounds of its responsibilities.

Alarm System

--The TSSHB prepares plans for states of war, situations that mandate war, and postwar situations and ensures their implementation. Ensures that civil defense and protective security services are provided in a coordinated, effective, and adequate manner across the country. Prepares the directive for the Prime Ministry's Alarm System. Collects information about civilian power sources, prepares plans for and supports civilian assistance to the Armed Forces.

'Disempowered'

The MGKGS will be disempowered as outgoing MGK Secretary General Gen. Tuncer Kilinc noted two days ago. The new law prunes most of the powers and responsibilities of the MGKGS. The secret governing statute of the Secretariat will have to be overhauled to fit its new mission. The amended statute is expected to transform the Secretariat General into an institution that only provides secretarial services and conducts research and development activities for the MGK. This will mandate significant changes in the organization as well as the powers and responsibilities of the agency. When the statute is amended to comply with the new law the MGSB, the TIB, and the TSSHB will be abolished from the structure of the MGKGS. Also, because the intelligence collection powers of the MGKGS will be eliminated, the Information Collection and Evaluation Group will become history. The new statute, which is expected to be made public in November, will limit the organization of the Secretariat to a legal councilorship, a personnel department, a secretarial services office, and a research and development unit (think tank).

The MGKGS, working in its "old ways," is reportedly in charge of drafting a new statute at present. There have been comments that this situation may result in a statute that is incompatible with the new law. Sources note that governing statutes created problems in the past over the implementation of legislative changes on issues such as Kurdish-language broadcasts and instruction and foreign foundations. (Radikal, August 27, 2003)

A general slams EU-linked reform curbing military's power

A Turkish general on Monday blasted a package of reforms aimed at drawing Ankara closer to the European Union, saying they had hobbled the country's top army-dominated consultative body.

The reforms, adopted earlier this month, limit executive powers and areas of responsibility ascribed to the National Security Council (MGK) -- the body through which the generals seek to influence national policy.

"With the reforms, the council... has kept its place legally, but was left functionless," General Tuncer Kilinc, the MGK's outgoing secretary-general, said in a speech at a handover ceremony.

His remarks were the first public criticism of the changes from the military, the staunch guardians of the Muslim country's strictly secular system.

Kilinc said he had personally raised objections to the reforms while they were being drawn up, saying it was "deemed necessary to give up on them on account of our national interests".

The general specifically mentioned one reform which paved the way for the appointment of civilian officials as future MGK secretary-generals, a post which has only been held by senior generals so far.

"I am handing over my post which I am greatly concerned could be politicized... under the administration of a civilian secretary-general," Kilinc said.
Kilinc is being replaced by another general, Sukru Sariisik, who was appointed to the post two days before the president approved the EU-minded reforms.

The reforms -- hailed by the EU as a major step -- also limit the duties of the MGK secretary-general to secretarial organisation, as opposed to his previous tasks which included "monitoring" and "coordinating" the implementation of government decisions on security matters.

The reforms also reduced the council's meetings from one a month to one every two months, and emphasized that its decisions are not binding for the government.

Limiting the army's powers is a task of particular difficulty for the ruling Justice and Development Party, whose leaders -- including Prime Minister Recep Tayyip Erdogan -- are under scrutiny by the secular elite for their Islamist roots.

Turkey has yet to secure a date from the EU for the start of accession talks although Brussels is due to review its progress at the end of next year. (Eubusiness, August 24, 2003)

L'armée turque continue de contrôler le MGK malgré les réformes

L'armée turque a nommé un haut général à la tête d'un des instances les plus hautes de l'appareil politique, en dépit des réformes récentes qui visent à réduire l'influence politique de l'armée turque afin de faciliter l'entrée du pays dans l'UE, a annoncé lundi l'état-major.

Le communiqué officiel, retransmis par l'agence de presse Anatolie, précise que le général Sukru Sariisik a été nommé secrétaire général du Conseil National de Sécurité (MGK), un organe civil et militaire à travers lequel l'armée pèse de tout son poids dans la gestion des affaires publiques.

Plusieurs journaux rapportaient dimanche que le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan avait accepté la requête du chef d'Etat-major Hilmi Ozkok, quelques jours avant l'ouverture de la réunion du YAS, de laisser un militaire à la tête du secrétariat du MGK.

Le parlement turc avait adopté mercredi, parmi plusieurs réformes pro-européennes, une mesure prévoyant que ce secrétaire puisse désormais être un civil nommé par le chef du gouvernement, et également que le MGK ne se réunisse plus qu'une fois tous les deux mois.

Le Conseil National de Sécurité réunissait mensuellement le Président, le Premier ministre, les ministres de la Défense, de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de la Justice et celui chargé des Communications ainsi que les cinq plus hauts responsables de l'armée pour "édicter des recommandations prioritaires au gouvernement".

Cette réduction du rôle des militaires dans la vie politique turque est une exigence de l'Union européenne pour ouvrir avec Ankara les négociations pour son adhésion.

Elle doit cependant encore attendre l'approbation du président Ahmet Necdet Sezer pour entrer en vigueur, laissant techniquement le temps à l'armée de procéder à une dernière nomination.

Le vice-Premier ministre Mehmet Ali Sahin avait déjà indiqué dimanche que le gouvernement ne s'opposerait pas à une telle nomination, reconnaissant la nécessité d'une "période de transition" pendant laquelle ce serait un haut général qui assumerait cette fonction pour encore une année.

Le communiqué de l'armée, publié après une réunion sur les promotions et les départs à la retraite qui a duré trois jours, a également annoncé que 18 militaires avaient été renvoyés pour des "motifs disciplinaires" - un terme généralement utilisé pour désigner l'implication d'un officier dans des activités pro-islamistes. (AFP, 4 août 2003)
 

Le gouvernement allemand envisage de vendre des blindés à la Turquie

Le ministre allemand de la Défense envisage de vendre des blindés d'occasion de type Léopard à la Turquie, alors que Berlin s'était refusé jusqu'à présent à exporter des armes vers la Turquie, rapporte le quotidien économique allemand Handelsblatt à paraître lundi.

La Bundeswehr, l'armée allemande, dispose de plus de cent blindés hors service et cherche à les revendre, indique le journal citant des sources proches du gouvernement allemand.

Un porte-parole du ministère a refusé de commenter l'information dimanche.

Fin 2001, une demande d'Ankara d'acheter des blindés allemands s'était heurtée au refus des Verts, parti de coalition au pouvoir avec le parti social-démocrate.
 Au vu d'une possible prochaine candidature officielle de la Turquie à l'Union européenne, l'interdiction d'exporter des armes vers ce pays devient insensée, a déclaré un haut fonctionnaire du gouvernement au journal. (AFP, 10 août 2003)
 

Le Premier ministre conteste les 18 expulsions décidées par l'armée

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et son ministre de la Défense contestent la décision de l'armée d'expulser 18 de ses officiers sur des soupçons d'activités pro-islamistes, a rapporté mardi la presse, citant le ministre de la Défense.

Ces expulsions, décidées lors de la réunion annuelle du Haut Conseil militaire (YAS) qui a duré trois jours, ont réveillé les tensions déjà existantes entre l'armée, résolument sécularisée, et le gouvernement, qui prend ses racines dans un parti islamiste désormais interdit.

"M. Erdogan et moi exprimons des réserves concernant cette décision", a déclaré le ministre de la Défense Vecdi Gonul au quotidien Sabah.

Les deux hommes politiques ont cependant accepté de signer les décisions, qui sont prises à la majorité au sein du YAS, où les militaires sont clairement en position de force.

L'état-major avait annoncé lundi qu'il renvoyait 18 de ses officiers pour des "motifs disciplinaires" - un terme généralement utilisé pour désigner l'implication d'un officier dans des activités pro-islamistes.

Selon la loi turque, les décisions d'expulsion prises lors de la réunion annuelle du YAS ne peuvent pas faire l'objet d'un appel, contrairement aux décisions similaires prises au cours de l'année, une distinction que refusent MM. Erdogan et Gonul.

"Cela crée de l'inégalité. Nous n'aurions pas formulé de réserves si la constitution stipulait que toutes les expulsions doivent être décidées par le Haut Conseil militaire", a expliqué M. Gonul.

Selon les médias, la position du Premier ministre au cours de la réunion du YAS a suscité des tensions et plusieurs généraux ont accusé le gouvernement d'encourager les mouvements pro-islamistes.

"Le gouvernement défie les forces armées turques et leurs sensibilités. Le gouvernement (...) donne l'impression qu'il protège les réactionnaires", a notamment déclaré un général au quotidien Vatan.

Au cours de cette réunion, l'état-major a également nommé un haut général à la tête d'un des instances les plus hautes de l'appareil politique, en dépit des réformes récentes qui visent à réduire l'influence politique de l'armée turque afin de faciliter l'entrée du pays dans l'UE. (AFP, 5 août 2003)
 

Politique intérieure/Interior Policy

Deuxième veto du chef de l'Etat à une réforme controversée sur les forêts

Le président turc Ahmet Necdet Sezer a opposé pour la seconde fois, vendredi, son veto à un amendement constitutionnelle particulièrement controversé visant à permettre au gouvernement de renflouer les caisses du Trésor en vendant des zones forestières dénaturées par l'urbanisation.

M. Sezer estime que cet amendement ne fera qu'aggraver les ravages de l'urbanisation sauvage sur les forêts à la lisère des grandes métropoles du pays, selon un communiqué de son service de presse.

Cette réforme prévoit que les constructions illégales soient légalisées sous réserve que leurs propriétaires achètent les terrains à l'Etat.

Sévèrement critiqué par l'opposition parlementaire et les organisations de défense de l'environnement, le texte voté par les députés du parti de la Justice et du Développement (AKP) au pouvoir avait déjà une première été rejetée par le chef de l'Etat.

Le projet de loi a été renvoyé au président fin juillet, avec certaines modifications, ce qui a permis à M. Sezer d'y opposer une deuxième fois son veto.

Si les députés renvoient maintenant l'amendement sans modification au chef de l'Etat, il pourrait alors décider de convoquer un référendum sur la question.

L'occupation illégale des terrains appartenant à l'Etat est un phénomène fréquent en Turquie, où les constructeurs d'habitations illégales bénéficient des pardons à la veille de chaque élection.

Dans ce contexte, le président Sezer estime qu'une telle réforme pourrait "encourager" la disparition des zones forestières et "récompenser" ceux qui enfreignent la loi.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan avait déclaré espèrer tirer 25 milliards de dollars de la vente de ces terrains, permettant ainsi de réduire le poids de la dette du pays. (AFP, 15 août 2003)
 

Constitutional Amendment To Be Submitted to President As It Is

Prime Minister Recep Tayyip Erdogan said on Monday that they would adopt the constitutional amendment that foresaw sale of lands which lost the character of being forests, as it was and submit it to President Ahmet Necdet Sezer.

When a journalist asked his view about the return of the constitutional amendment to the parliament by President Sezer, Prime Minister Erdogan said that "Mr. President had sent back the same law to the parliament saying that Article 169 should be cancelled and that certain amendments had to be made in Article 170. We did the things wanted by him and sent the constitutional amendment back to him. I have difficulty in understanding the law's being sent to the parliament again and I am sad about it on behalf of the nation. By selling off the lands which are no more forests and where there is plunder, a revenue will be earned for the Treasury. We don't bring a legal regulation that will make existing forest lands a present for certain people. We believe that the regulation we made is correct and we will send back the law to President Sezer as it is, as this is to the interest of the country and people." (Anatolia Agency, August 18, 2003)
 

AKP gains two thirds majority in parliament

The ruling Justice and Development Party (AKP) government has gained another two parliamentary deputies, giving it the more than the two thirds majority in the Grand National Assembly needed to pass constitutional amendments.

Former Motherland Party deputy Mustafa Zeydan, who represents the south eastern province of Hakkari and Mehmet Nezir Nasžrog˜lu, who was elected to parliament for the opposition Republican People¹s Party (CHP) for the eastern province of Batman, both joined the AKP on Thursday.

The two deputies had previously resigned from their original parties before the parliament went into recess at the end of July.

Having gained two additional seats, the AKP now has 368 deputies in the parliament, with the CHP holding 175, the True Path Party (DYP) three, with a further four seats held by independents. (ntvmnbc, August 15, 2003)
 

YSK troubled to set a date for local elections

The Supreme Election Board (YSK) is facing problems in setting a date for the upcoming elections to be held in 2004 because of the different articles of the Constitution and Local Administrations Law.

YSK decided to set a definite date for the local elections and held a meeting with this aim. According to the Constitution Article 127, the local elections should be held every five years.

As the last local election was held on Aoril 18, 1999, some members of the YSK agreed to hold the upcoming elections on April 18, 2004.

However, other members of the board recalled that the Local Admnistrations Law Article 8 stipulates that local elections are held every five years but arranges January 1 of the fifth year as the beginning date of the elections. Accordingly, these members insisted that the elections should be held on the last Sunday of March, which is March 28, 2004.

The board failed to set a date for the upcoming elections because of the differing views of its members and agreed to hold another meeting at the end of the judicial holiday. . (Turkish Daily News, August 15, 2003)
 

L'étau se resserre sur le groupe turc Uzan après la saisie de leur banque

La police turque a entamé depuis lundi des descentes dans les sièges de plus de 80 sociétés appartenant à la famille Uzan, aux pratiques des plus controversées, dans le cadre d'une enquête sur leur ex-banque placée sous tutelle de l'Etat, rapporte mardi la presse turque.

Plusieurs équipes de la brigade financière ont fait irruption dans les sièges à Istanbul de 82 entreprises et saisi des documents touchant aux avoirs de ces compagnies, selon le journal Milliyet.

Les opérations, qui devraient se poursuivre pendant plusieurs jours, ont été ordonnées par un tribunal de la métropole qui mène une enquête sur des allégations de blanchiment d'argent de 16 anciens dirigeants de la Imarbankasi (banque de développement), saisi le mois dernier, le gouvernement affirmant que ses activités posaient un danger pour la sécurité du système financier.

Parmi les sociétés visées lundi par les descentes de police figuraient deux chaînes de télévision, le journal Star et le deuxième opérateur de téléphonie mobile du pays, Telsim.

L'opération policière est intervenue au moment où le chef de l'Etat Ahmet Necdet Sezer promulgait une nouvelle loi prévoyant de lourdes sanctions contre les propriétaires et les dirigeants d'établissements bancaires qui manqueraient à leurs obligations professionnelles.

Les pratiques du groupe Uzan qui, outre Telsim, contrôle de nombreuses sociétés spécialisées dans la construction et l'énergie, sont décriées par la presse depuis des années.

Le groupe a été condamné le 31 juillet par un juge de New York à verser 4,26 milliards de dollars à l'équipementier en télécoms américain Motorola qui l'accusait de fraude.

L'Etat turc a également saisi à la mi-juin, deux sociétés de production et de distribution d'électricité appartenant aux Uzan.

Par l'intermédiaire de ses chaînes de télévision et de son groupe de presse Star, Cem Uzan, le fils aîné de la famille qui s'est lancé dans la politique à la tête du Genc Parti (Jeune parti aux tendances ultranationaliste), s'en était vivement pris au Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, qui a répliqué en l'attaquant pour diffamation.

Dans la foulée, l'autorité de contrôle de l'audiovisuel a interdit de diffusion pour un mois cinq chaînes de télévision appartenant à Cem Uzan.

Celui-ci a affirmé dans un récent entretien à l'AFP que le gouvernement voulait l'abattre en raison de sa popularité croissante. (AFP, 12 août 2003)
 

Le président de la République a approuvé les réformes réduisant l'influence de l'armée

Le président turc Ahmet Necdet Sezer a approuvé mercredi le paquet de réformes voté par le parlement visant notamment à réduire l'influence politique de l'armée, afin de faciliter l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, ont indiqué les services de la présidence.

 Pour entrer en vigueur, cette loi comprenant 35 articles, adoptée le 30 juillet par les parlementaires, devait encore être promulguée par le président turc avant sa publication au Journal Officiel.

La loi limite les pouvoirs et le champ des responsabilités du Conseil National de Sécurité (MGK), principal cénacle de décision politique du pays où les généraux pèsent chaque mois de tout leur poids sur la gestion des affaires publiques, ainsi que ceux de son secrétariat permanent, contrôlé par l'armée.

L'armée a eu le temps de procéder à une dernière nomination. L'état-major a annoncé lundi la nomination d'un haut général, Sukru Sariisik, au poste de secrétaire général du MGK, alors même que ce poste jusque-là réservé aux généraux doit désormais être ouvert aux civils, aux termes de la nouvelle loi.

La Turquie, bonne dernière sur la liste des 13 candidats à l'intégration de l'Union Européenne, prévoit d'adopter d'ici à la fin de l'année 2004 toutes les réformes exigées dans les critères de Copenhague pour espérer entamer les négociations menant à son adhésion en 2005. (AFP, 6 août 2003)
 

Public Opinion Poll: AKP maintains public support, support for GP rises

Ruling Justice and Development Party (AK Party) has been maintaining the public support that led the party to win an overwhelming victory at the November 2002 elections, Turkey's respected pollster revealed.

According to the results of the public opinion poll conducted by Verso Political Research Center in the last two weeks of July 2003, 31.8 percent of those surveyed said that they would vote for AK Party if elections are held today.

The party received 34.2 percent of votes in the last elections, allowing the AK Party to win 363 seats in the 550-member Parliament.

Verso surveyed 8,811 people from 20 different cities of the country, including rural areas.

The Verso poll revealed that the AK Party still has the support of the public that would carry the party to power if elections were held today.

It has been observed that the public hailed the performance of the government and Parliament and this is why public continue supporting AK party.

The public opinion poll showed that there is wide expectation that there will be relative improvement in the economy, one of the main problems that the country has been suffering for the last couple of years.

Turkey was hit by the worst economic crisis of its history in 2001. Despite some improvement, many people, especially white collar workers and public servants, still suffer from serious economic hardships. The economic crisis left tens of thousands of people jobless.

According to the Verso poll, people believe that the upcoming year will be better than this year. It is clear that this expectation is closely related to the support given to the AK Party government.

But the poll also revealed that AK Party failed to maintain the extreme optimistic mood among the public in the aftermath of the elections.

After AK Party won a big victory at the elections and formed the government with a great majority, allowing it to pass laws and amendments easily in Parliament, it was believed that the country would reach stability that it has been seeking for years.

Before the AK Party government, the country was administrated by various different coalition governments.

In this light, people tied great expectations to the AK Party government. The Verso poll revealed that although AK party maintained its vote capacity, there are also an important portion of people that criticized the actions of the government.

According to the poll, some supporters of AK Party have started supporting Cem Uzan's Young Party (GP). The poll also showed that, in contrast with what has been predicted, Saadet Party (SP) didn't cause harm for the AK Party.

After Necmettin Erbakan, the mentor of the Political Islam, returned to active political life and was elected as the new leader of SP, it was predicted that some of AK party members may resign from their party and join SP ranks.

In the light of the results of the Verso poll, there is no change in the vote capacity of the SP. The party received only 2.4 percent of the votes in the November elections.

The Verso poll said that the elderly administration board of SP and its weak rhetoric would not pose a threat to the popularity of AK party.

Both AK Party and SP were founded after the Constitutional Court banned the Virtue Party (FP) on charges of the pro-Islamist activities.

The young reformist wing of FP founded the AK Party. The party rejected being a party based on religion and said that it is a conservative democrat party.

Meanwhile, loyals to Erbakan and the conservative wing of the party gathered under the umbrella of the SP.

Results of the Verso poll showed that Uzan's GP has rapidly increased its popularity since the elections.

The party has no seat in Parliament as it failed to pass the 10 percent national threshold, but political commentators still believed that it was a success for a newly-founded party to get 7.2 percent of votes during the elections.

Uzan founded GP shortly before the elections and carried out a successful campaign by using the advantage of owning media investments.

According to Verso, the main reason why GP continues to increase its popularity in the eye of the public is GP leader's move to carry out campaigns similar to elections campaigns.

GP is the only party that keeps on organizing rallies in various different cities of the country even though there are no elections in sight.

Meanwhile, Parliament's main opposition, the Republican People's Party (CHP) failed to fulfill the expectations of people. By using the advantage of CHP's weak policy as the main opposition, GP won more popularity.

The poll also showed that recent blows against Uzan family adversely affected the image of the party and caused a relative decrease in the GP's vote capacity.

A federal judge ruled Thursday that five members of Turkey's prominent Uzan family "perpetrated a huge fraud" on Motorola Inc.'s financing affiliate and ordered them to pay more than $4 billion in damages.

Motorola Credit Corp. and Nokia Corp. sued the Uzans last year, claiming they had fraudulently obtained the money under the guise of financing for a Turkish telecom company they control, Telsim.

Motorola and Nokia accused the Uzans of borrowing money to build a next-generation wireless network -- with no intention of paying back the money.

Apart from this decision, the Uzans suffer from other hardships. Earlier, the state dealt a deadly uppercut and knocked out the Uzan group by canceling the banking license of Imar Bank a day after it seized control of its management.

The move comes only weeks after the government seized two power utilities belonging to the Uzan group for persistent violation of regulations and simultaneously placed a one-month ban on their media outlets, providing sufficient reason for the Uzans to accuse the government of conducting a well-planned attack on its strongest political rival.

Meanwhile, the Supreme Board of Radio and Television (RTUK) halted the broadcasts of Star TV, Kanal 6, Star Max, Star 6 and Star 8, owned by Uzan, for one month each for using the broadcasts in favor of unjust benefit for the TV station owner.

Uzan's TV stations were continuously broadcasting Cem Uzan's Bursa speech, through which he was accusing the prime minister and AK Party leader Recep Tayyip Erdogan of stealing from him after the Energy Ministry seized his power generation and distribution companies Cukurova and Kepez. (Turkish Daily News, August 4, 2003)
 

Droits de l'Homme / Human Rights

Amnesty International's 6-Month Report on Human Right Violations in Turkey

Background

On 1 March the parliament's rejection of a bid to authorize US troop deployment on Turkish soil ended US plans to send troops into Iraq from the north and signalled that Turkey would not be closely involved with the war. In the subsequent weeks the widely anticipated refugee flows from the north of Iraq towards the Turkish border did not materialize. Although in the first half of 2003 there were many detentions following demonstrations, some of which were anti-war protests, human rights violations in this period were in general not directly connected with the impending war context. However, continuing allegations of torture, ill-treatment and restrictions on freedom of speech and assembly, particularly but not exclusively in the south-eastern and eastern provinces of Turkey, remained a matter of concern to Amnesty International over the period.

Under the new Justice and Development Party (AKP) government a change in the constitution paved the way for AKP Chair Recep Tayyip Erdogan to stand for parliament in a by-election in the Siirt province and on 14 March officially assume office as Prime Minster in place of Abdullah Gül. In the first half of 2003 the government continued to preside over fundamental legal reforms begun under the previous administration. As legal reform is a requirement of EU accession negotiations, the government continued to bring articles of the Turkish Penal Code and domestic laws into line with the political norms promoted in the Copenhagen Criteria. Many of these reforms related to human rights protection and civil liberties and once again Amnesty International welcomed the process and reiterated its call on the government to show real commitment to change by ensuring full practical implementation of the letter and the spirit of these reforms.

New Legislation

The first "adjustment package" this year came into effect on 11 January and included a number of important provisions. Among these was the stipulation that sentences for the crimes of torture and ill-treatment could no longer be converted to fines, suspensions on probation or postponement. The requirement to secure permission from the relevant senior official in order to proceed with investigation and prosecution of an official accused of acts of torture or ill-treatment was lifted. Medical examinations of prisoners on being transferred to and from prison were made obligatory. Detainees other than those detained for offences under the remit of the State Security Courts were given the right to meet with a lawyer immediately after being detained. The Press Law was amended to uphold the right of journalists not to disclose their sources. Foundations connected with the religious minority communities of Turkey were granted permission to acquire property. The process of initiating the closure of a political party was changed to become more formalized and extended. However, the People's Democracy Party (HADEP) was closed down by a Constitutional Court ruling on 13 March.

A second "adjustment package" that came into effect on 4 February granted the right to automatic retrial for those who the European Court of Human Rights (ECHR) had ruled had suffered a violation of the European Convention of Human Rights as a result of a court judgment in Turkey. This opened the way for a retrial of the four imprisoned Democracy Party (DEP) deputies ? Leyla Zana, Hatip Dicle, Orhan Dogan and Selim Sadak ? who, according to an ECHR ruling, had been found not to have received a fair trial in 1994.

Further legislation in the form of the reforms known as the "sixth adjustment package" had been fully agreed upon but not implemented by June. Reforms included: the abolition of article 8 of the Anti-Terror Law (the crime of spreading separatist propaganda); lifting of restrictions on non-Turkish-language (thus Kurdish) broadcasting on private television and radio stations; lifting of prohibition on non-Turkish (thus Kurdish) names; and upholding the right of all detainees (including these detained for offences falling under the remit of the State Security Courts) to have immediate access to legal counsel. A "seventh adjustment package" envisaged, among other measures, changes in the organization and status of the National Security Council.

Torture, ill-treatment and conditions of detention after the new laws

Amnesty International noted that in the first half of 2003, in accordance with the recently introduced four-day limitation, detention periods were being quite clearly kept within the legal limit. Access to a lawyer for detainees was still rarely implemented, however, despite the lifting of restrictions on such access for all but those detained under the remit of the State Security Courts. Related to this, there was little evidence to suggest that detainees were being read their rights and informed of their right to legal counsel, or that their relatives were being informed by the police of their detention. There were continuing reports of police officers being present in the examination room while doctors examined detainees.

Two cases illustrate a number of the problems that AI continued to receive reports of in 2003:

Ali Ulvi Uludogan and his brother Ilhan Uludogan were detained on 25 May 2003 for driving through a red light in the Kulu district of Konya province and reportedly subjected to torture and ill-treatment in detention in Kulu police station. Ali Ulvi Uludogan's wife reported to AI that, on telephoning  the police station, she was informed by police officers that her husband and his brother, Ilhan Uludo_an, were not in detention. Ali Ulvi Uludogan reported that during a medical examination, a plain-clothed police officer remained in the examination room and that without examining him or his brother the doctor wrote a report which made no mention of the visible injuries on their faces and bodies.

M. Emin Ete reported being detained on 19 April 2003 in Siirt by three plain-clothed police officers, then threatened by a superintendent who got into the police car with them and held a gun to his head and slashed him with a knife. M. Emin Ete was taken to hospitial, where he received stitches to his hand, but the superintendent who had allegedly inflicted the injury reportedly confiscated the doctor's report and neither M. Emin Ete nor his lawyer have been able to obtain a copy of it. At his first attempt to file a complaint against the police, M. Emin Ete was turned away by the public prosecutor. It was only when a member of the executive committee of the Siirt Human Rights Assocation (IHD) accompanied him to the prosecutor's office that his complaint was accepted.

There were continuing complaints about very heavy-handed policing of demonstrations, with a pattern of police officers dressed in anti-riot gear singling out demonstrators, chasing them, kicking them and beating them repeatedly with truncheons, even as they fell to the ground, and also again after they had been apprehended and were being taken in a police van to the police station. Three university students, Mahir Mansuroglu, Dilsat Aktas and Ibrahim Karabaglž, reported to AI their experience of being severely beaten when they peacefully demonstrated on 2 April 2003 against the visit of Colin Powell to Ankara. In an anti-war protest in Izmir on 11 April 2003, in scenes that were broadcast on national and local television news broadcasts, police were seen to disperse student protesters by beating and kicking them. One student protester, Mesut Kžlžç, reported to AI that he suffered a broken leg as a result of police brutality during the demonstration. AI is not aware that any investigation has been opened into the policing of this demonstration or the conduct of individual police officers.

Abduction and unrecorded detention

A worrying practice, demonstrating the way in which some law enforcement officers are ready to by-pass regulations, was that of unrecorded detention whereby the abducted person was not registered as being in detention and was generally not taken to the police station but to another place, or was driven around in a marked or unmarked police car. The case of Gülbahar Gündüz was perhaps the most disturbing example of this to have come to light. Gülbahar Gündüz reported to AI that she was apprehended in the street in Istanbul on 14 June by three plain-clothed men who identified themselves as police officers to a passer-by who attempted to intervene. She stated that she was blindfolded, taken in a car to a building, threatened for her activities in the women's section of the Istanbul branch of the political party DEHAP, tortured and orally raped in the course of the day, then released. There was no record of her detention, and since she reported being kept blindfolded throughout her abduction she had little chance of identifying her torturers. An incident of this kind, coinciding with major attempts to introduce legal reforms and a professed political will to eradicate torture in Turkey, reinforced allegations that there were some elements in the security forces who wished to sabotage the process of reform.

Many instances of lower-level harassment and ill-treatment of people during abduction and unrecorded detention have been reported to AI, as well as some instances involving torture.

Impunity

While the prosecution of the police officers in the case of the Manisa youth (AI Index: EUR44/052/2002) has been hailed as a landmark in the struggle to combat police impunity for the crimes of torture and ill-treatment, the case risked exceeding the statute of limitations and collapsing. There have been continuing reports of trials collapsing on this basis and AI called for a repeal of the statute of limitations for the crimes of torture and ill-treatment.
AI welcomed the news of a prosecution initiated against four police officers accused of acts of torture of  two women, N.C. and S.Y., who were detained in September 2002 at the Vatan Caddesi Police Headquarters in Istanbul (AI Index: EUR 44/006/3003 and AI Index: EUR44 01/002/2003). However, it was disturbing to learn that the reason the four police officers were not able to attend their first trial hearing at the 4th Heavy Penal Court in Istanbul on 13 June was reported to be that they were on duty elsewhere and therefore not available. AI continued to recommend that police officers facing investigation or prosecution for the crimes of torture and ill-treatment be suspended from active duty pending the outcome of trial proceedings against them.

In general impunity was still an area of deep concern. The ratio of prosecutions of members of the security forces to complaints of torture and ill-treatment filed by members of the public remained pitifully low.

Despite the change in the law that disallowed the conversion of a sentence for torture or ill-treatment to a fine, a suspension on probation or postponement, AI noted that there have been at least two cases reported of judges ignoring the change in law and granting a suspension of sentence. AI considered that there was a need to introduce more effective mechanisms to inform members of the judiciary of changes in the law.

Prison conditions

AI received continuing complaints about conditions in prisons ? both F-type and non F-type ? across the country. These included reports of inmates not receiving medical treatment, sometimes for very serious conditions. One particularly disturbing case was that of Mehmet Akça, who was serving his sentence in Amasya Prison. Sixty-five years old and suffering from various illnesses, Mehmet Akça is blind, allegedly as a result of torture inflicted upon him while in detention in Idil, Sžrnak, in 1993. He could not look after himself and required the help of fellow inmates. His lawyer applied to the president for the granting of a pardon on health grounds; it was refused in early June. Another case was that of a female prisoner, Sermin Dorak, who was being held in Kürkcüler remand prison in Adana pending the outcome of her trial. In January 2002 she had an operation to treat thyroid cancer and since then has reportedly not been receiving follow-up treatment and was in severe discomfort.
There were complaints of ill-treatment and harassment in some prisons. On 29 May 3 five female inmates of Kürkcüler remand prison were reportedly beaten during the head count. Ismail Ackan and Zennur Kžzžlkaya alleged that they were subjected to torture and ill-treatment in Bitlis prison on 14 and 15 May. Their lawyer reported that on meeting with his clients he saw that they had visible injuries to their faces and bodies. It was not yet known whether their complaint lodged with the prison prosecutor would be investigated.

There were reports that prisoners' complaints against prison warders were not effectively investigated by the prison monitoring boards and the enforcement judge and that disciplinary punishments ? such as temporary bans from receiving visitors ? were exercised harshly and arbitrarily. Some inmates reported that when they lodged a written complaint it would go missing.

Regular access to communal facilities for prisoners kept in solitary confinement and "small-group" isolation in F-type prisons was a continuing concern for AI. AI noted that the Turkish government in their response (published 25 June) to the latest report on Turkey by the European Committee for the Prevention of Torture and Inhuman or Degrading Treatment or Punishment (CPT) did not provide a direct answer to the CPT's question as to the number of hours per week prisoners may use communal facilities. In line with the CPT's 2nd General Report, AI considered that prisoners should be allowed to spend at least eight hours of the day taking part in communal activities outside their living units.

During "closed" visits in many prisons, visitor and inmate now communicated through glass screens and telephones, a system which was introduced recently. Physical contact is impossible and meetings are conducted under the supervision of prison warders. Nevertheless some prisoners reported being subjected to repeated and seemingly unnecessary body searches while being taken to and from these "closed" meetings with their relatives. Many relatives visiting in groups complained that communicating through one telephone was an unsatisfactory and dehumanizing experience. There were reports of regular weekly ten-minute telephone conversations from inmates in prison to their relatives at home being cut short if Kurdish was spoken. The fact that inmates themselves now have to pay their electricity and water bills and are also obliged to buy from the prison canteen any provisions, and even sometimes basic clothing such as underwear, often rebounded on their relatives outside and may be an impossible economic burden.

Killings

On 24 April the body of Sžddžk Kaya (UA 340/02 AI Index: EUR 44/055/2002 and EUR 44/016/2003) was found washed up on the banks of the Murat River in the Bulanžk district of Mus province. The initial forensic report showed that, blindfolded and gagged, Sžddžk Kaya had been shot through the head and a sandbag tied to his waist to weigh his body down in the waters of the river. Given that AI had received allegations that a member of the security forces may have been involved in the killing of Sžddžk Kaya, the organization considered that the government should ensure a thorough and independent investigation into the circumstances surrounding his murder.
An unlawful killing reported to AI in March was that of Bülent Firik. After having no idea as to the whereabouts of Bülent Firik since June 2001, the Firik family received written confirmation that the armed opposition group, the Turkish Communist Party (Marxist-Leninist), recently renamed the Maoist Communist Party (Maoist Komünist Partisi), had claimed responsibility for the Œpunishment with death' of Bülent Firik, along with several named others. The Firik family made a public statement, expressing their grief and asking for the immediate return of Bülent Firik's body for burial by the family.

Human Rights Defenders

Pressure on human rights defenders continued with many legal proceedings opened against them for their activities.  Such cases usually resulted in acquittal or the sentence being commuted to a fine or suspended.  While this was an improvement on the previous pattern of physical attacks or imprisonment of human rights activists, or closure of human rights groups' branches, the initiation of huge numbers of legal proceedings represented a form of judicial harassment designed to intimidate human rights defenders and restrict their activities.

Peaceful statements and activities have often been prosecuted under Article 169 of the Turkish Penal Code (aiding and abetting an illegal organization), or Article 312 (inciting the people to enmity), or Article 8 of the Anti-Terror Law (making separatist propaganda).

Founded in 1986, the Human Rights Association (Insan Haklarž Dernegi ? IHD) is Turkey's largest human rights organization. According to figures supplied by the _HD, a total of 300 cases were opened against it in the first fourteen years of its existence; in the last three years alone there have been more than 450 cases opened. On 6 May police officers searched the headquarters of the IHD in Ankara and confiscated books, reports on human rights violations, files, cassettes, press releases and hand-written notes, as well as seven computers and computer discs. They also asked for access to the bank accounts of the IHD. After completing their search, the same group of police officers then went to the offices of the local Ankara branch of the IHD, where they carried out a search and took away one computer and other written materials (see AI Index: EUR 44/014/2003). AI was informed in a communication from the Ministry of Justice that the search had been carried out on the orders of Ankara State Security Court under Article 169 of the TPC "upon established suspicion that the HeadquartersŠ has been coordinating a campaign to voice support for the terrorist organisation PKK/KADEK".

The Law on Meetings and Demonstrations and the Law on Associations also contain numerous provisions that have been used to seriously impede the activities of associations including the Organization for Human Rights and Solidarity with the Oppressed (Mazlum Der), the Human Rights Foundation of Turkey (Türkiye Insan Haklarž Vakfž ? TIHV), and medical chambers and various trade unions. Large numbers of cases have been opened against these organizations for being in breach of the Law of Association under which they can be imprisoned, fined or have vital equipment confiscated.  AI was concerned that these laws were being used to restrict the right to peacefully express opinions, form associations and assemble in public. (Amnesty International Concerns in Europe Bulletin)
 

IHD's latest 6-month report on human rights violations in Turkey

Four harmonization packages concerning legislative amendments have been issued in the context of Turkey-EU harmonization process since the beginning of 2003.  An overall assessment made by the Human Rights Association can be followed from the document attached herewith.

It is possible to say that new amendments made in legislation are positive in general, despite the fact of methodological mistakes and exclusion of civil society from the process. Particularly, amendments not allowing the transformation of sentences of imprisonment into fine and the postponement of the execution of sentences; the amendments on Turkish Criminal Code which state torture cases shall not be subjected to the status of limitation, facilitating acquasition of property by the Community foundations; abolishment of the Article 8 of the Anti-Terror Law, amendments on the National Security Council to draw its position back to an advisory level, amendment on the Article 169 of the Turkish Criminal Code; the amendments on the law on associations; improvement of private TV channels broadcast in languages other than Turkish; improvement of the teaching regional/local languages other than Turkish; elimination of different judicial practices of the State Security Courts by allowing the use of provisions imposed by the Criminal Procedures are significant and positive developments.

However, as it is very well known, making amendments in the legislation is not sufficient to solve human rights problems of Turkey and to advance democratic standards. Implementation of those amendments are equally even more important. As far as the implementation of those amendments made since the beginning of 2003 are concerned, it has been observed that legislative amendments have not been into practice. On the contrary, the situation in some areas has moved backwards.

It has been identified that during the period between January-June 2003 human rights violations have increased rather than improvement in the human rights field has occured. For example,

With regard to the right to life:

A total of 30 people lost their lives in extra-judicial executions, top warnings, by arbitrary firing and violation of authority to use armguns of security forces and village guards, in police detention and in prisons. This figure was 25 in the first six month of 2002.

The number of murders by unidentified assailants reached to 40 in this year¹s first six months, whereas it was 51 in the same period of  2002.

The number of clashes and operations between the security forces and the illegal organizations have risen this year; while the number of death were 7 for the six reporting months of 2002, this figure reached to 41 for the same period in 2003.

With regard to torture and impunity cases

The 7th package approved by the President on 6 August made a very important legislative progress, since it officially recognises the priority of investigation and prosecution of case of torture and ill treatment, which cannot be adjourned for more than thirty days and will also be held during judicial recess. It fits into Government's commitment of "zero tolerance" towards torture.

On the other hand the implementation in the area of torture so far has not been very significant. As the recent Human Rights report states, "the number of persons subjected to torture, maltreatment and degrading behaviour were 413 in the first six moths of 2002, whereas this number has risen to 715 in the first six months of 2003. The number of persons subjected to violent attacks by the security forces during demonstration marches has risen from 44 in first six months of 2002 to 241 in the same period of 2003."

In first six months of 2003, 12 new court caseshave been launched against 52 police officers, 6 gendarmerie, 32 villageguards and 2 doctors for torturing 23 persons and raping 3 persons.

The overall picture of impunity cases pending until 2003 and the cases that ended during the first six months of 2003 are far from being deterrent on torture inflictors. In the cases finalized.

During first half of 2003, out of the 63 police officers tried in 11different court cases for torturing 42 persons, 29 police officers were not given any punishments due to superannuation; 13 were acquitted, and sentences given to 8 were postponed. The remaining 13 police officers were given a total of 65 years and 6 months of. These sentences issued were reduced under the Law on Execution of sentences. As a result, 80 percent of these torture cases ended either in superannuation, postponement of sentences or in acquittals, i.e. with impunity. The investigation opened for 2 security officers for torture allegations were ended in non-pursuit and decisions that there was no need for disciplinary investigation.

For cases of death under detention, one out of the three cases ended in superannuation and therefore dropped (Faruk Tuna case). In the case of Süleyman Yeter who died under detention; one police officer was sentenced to 4 years and two months prison term and suspension from duty for three years; another police officer was acquitted in the same trial. In the case of Salih Karaaslan, each of the three soldiers was sentenced to 5 years and 4 months each. There are 4 ongoing cases of death under detention; one is risking to be subjected to superannuation (case of Birtan Altunba_).

With regard to the freedom of expression

The HRA reports that: In the first six months of 2002, 2260 persons were tried and a total of 5400 years of prison sentence, 1 billion TL of pecuniary fine was demanded. As a result 112 persons were charged with 165 years and 9 months of prison sentences and 58 billion TL of pecuniary fines.

In the first six months of 2003, court cases are continuing for a total of 1321 persons. During period 92 new cases were launched against 904 persons. In the cases, which have been finalized, 229 persons were acquitted; 270 persons were subjected to 227 years and 15 days of prison sentences and a total of 153 billion pecuniary fines.

With regard to prisons

Living conditions and treatments against convicts and prisoners continue to be a concern area in the field of human rights. It has been observed that not only in the prisons where political convicts and prisoners stay, but also in other prisons living conditions are getting worse. A recent example is; the torture allegations by children below 18 years of age in Aydžn E-type prison. Some of these children applied to the Prosecutor's office, and some of them proved torture allegations by doctors' reports.

Another important problem withing this reporting period was a circular issued by the Ministry of Justice concerning  the defence lawyers' meeting with their clients in prisons. According to this circular the lawyers have to document the issue they are going to discuss with their clients. This is a restrictive clause on the right to defence. Our Association has made necessary attempts for removal of this circular.

Pressures on the human rights institutions and defenders

It has been observed that the pressures on human rights institutions and defenders have been increasing and activities in this area have been prevented. In this context, the raiding of the general headquarters of Human Rights Association and its Ankara branch by the police under the supervision of prosecutor and seizing of their documents and computers, the threat to the chairman of our Bingöl Branch, arrest of the chairperson of Mu_ Branch since she went a funeral of a convicted person in prison as an observer and the trials and prosecutions against almost all the branches of the HRA  because of their press release and activities are the important signs of this pressure. In addition, the pressures on TAYAD, launcing a trial against Sezgin Tanržkulu,chairperson of the Bar Association of Diyarbakžr and the representative of TIHV (Human Rights Foundation of Turkey) Diyarbakžr Branch, and his lawyer colleagues because of their applications concerning the violations human right are the important signs of oppressive practices.

It is also important that, there has not been any effort made to build social peace. On the contrary, there are practices and attempts which may damage the social peace. As it can be seen from figures mentioned above in relation the  ³Right to Life², the number of people who died because of the armed conflicts was 7 in 2002 increased to 41 at the first six months of this year. This increase and tendency is a matter of concern for us. We, as human rights association, believe that the violence is not solution and social problems should be settled through process of discussions and dialogue. Everybody should avoid from the attitudes, attempts and statements that might damage the social peace.

In addition, we think that radical attempts need to carry out in order to remedy  the destructions of long lasted violence. For instance, objective conditions for return of internally displaced people to their villages should be ensured and the necessary support for IDPs should be provided urgently. We find institutionalising village guard system and making these village guards to keep their arms permanently very dangerous. There should be a comprehensive programme planned and implemented to restructure and improve settlements, infrastructure and nature of the region that were destructed during the armed conflict. Local administrations and non-governmental organizations must be allowed to participate in these efforts effectively.

We would like to explain our opinions about the new law, Law on Reintegration into society.  We have defended a political general amnesty as an important step to make social peace. But, instead of an unconditional political general amnesty, the government made a new Repentance Law that was carried out the past and failed. Our association believes that this law can not provide a social peace and can not repair injuries of the past.

Both the government and the EU state  that next year shall be the year of implementation. Our Association also demands that those legislative amendments should be given life in practice and exercise of democratic rights and freedoms should be facilitated. Therefore, our Association will follow the amendments on legal provisions and their applications and share the results with the public opinion, as it was in the past. (IHD, August 6, 2003)

January-July 2003 Human Rights Violations in Turkey Summary Table

I. RIGHT TO LIFE

I.1. Extrajudicial Executions

Extrajudicial Executions 3 deaths
Stop Warnings, and violation of authority on arm use by officials, arbitrary firing 9 deaths 11 injured
People killed/injured by village guards   2 deaths 7 injured
Total 14 deaths 18 injured

I.2. Deaths In Detentions 1

I.3. Deaths In Prisons

People who burned themselves 2
Deaths because of suicides 8
People murdered or injured by other prisoners 3  11 injured
Deaths because of illness 2
Deaths because of dead fasts or hunger strikes  2
Total 17 deaths 11 injured

I.4. Enforced Disappearances

People who might be disappeared 4 individuals
People whose corpses were found  1 individuals

I.5. Attacks by unidentified assailants 33 deaths 2 injured
I.6. Doubtful Deaths 7
I.7. Deaths and injuries in armed conflicts 41 deaths 27 injured
I.8. People Murdered and Injured by Illegal Organizations 1 death 11 injured
I.9. Official Negligence and Fault
Suicides of police and gendarmerie 9 deaths 2 injured
I.10. People  attacked
University students 69
Journalists  13
Teachers  5
Members of Political Parties 7 (5 members of  the DEHAP,  a member of the CHP and 1 member of the municipal assemble  )
Others 3
Total 97 individuals
I.11. Explosion of Land Mines and Unidentified Ordinances 6 deaths 15 injured
I.12. Violence and Sexual Assault  Against Women and Children

I.12.1. Violence against women 21 deaths 11 injured
I.12.2. Honor killings 26 deaths 3 injured
I.12.4 Violence and assaults  against children
Sexual Assaults and Harassments 13
Injuries 4
Total 17
I.12.5. Doubtful Women Suicides 25
Women attempted to suicides 12 individuals

I.13. Torture and ill-treatment

I.13.1. The people subject to torture or Inhuman and degrading treatment under detention 451 individuals
I.13.2. Ill treatment out of the official detention facilities 111 individuals
I.13.3. Torture and ill treatment by village guards 11 individuals
I.13.4. Torture in prisons  33 individuals
I.13.5. Violence in schools 26 individuals
I.13.6. Injuries at social  demonstrations 241 individuals
I.13.7. Threatened and forced to be reporter 99 individuals
Total 972 individuals

II. PERSONAL SECURITY, FREEDOM AND RIGHT TO FAIR TRIAL

II.1. Arbitrary Detention 5353 individuals
Asylum seekers and migrants taken under detention 901 individuals
Total 6254 individuals
II.2. Number of individuals who arrested 663 individuals
II.4. Right to Fair Trial
II.4.1. Launched Investigations 2
II.4.2. Trials Launched between April and June 9 (8 torture and  1 sexual assault cases)
II.4.3. Trials which are still pending on 27 (4 death in detention cases, 3 disappearances in detention cases, 8 torture cases , 6 extrajudicial killing cases , 1 retrial  and 6 ³others²)
II.4.4. Trials resulted 24 (3 death in detention cases, 7 torture cases, 6 extrajudicial killing cases, 2 attacks by unidentified assailants because of political reason cases, 6 ³others²)

III. FREEDOM OF EXPRESSION

III.1. Banned, censored, restricted, confiscated
Banned Activities 23 (3 concerts, 4 theatre/play, showing of 2 movies, 3 poems  and a competition on art, 3 panel, 1 campaign to gather signiture,1 mission visit, 1 musical, 1 festival, 1 activity on ³mothers day², 2 press statements  and  1 dinner)
Banned and Confiscated Publications
Journals 29 (total 48 issues)
Newspapers 13 (total 37 issues)
Others 15 (9 books, 2 albums, 3 posters and a flyswatter)
Total 57
Closed Newspapers and Journals 14 (2 journals¹ publication were stopped and 12 journals and newspapers  were given total 143 days closure punishment)
Decisions of High Council for Radio and Televisions (RTUK)
Warned radio and television channels  59 (41 television and 17 radio channels)
Television and Radio channels that were decided to be started process against 4 (3 television and  1 radio channels)
Television and Radio channels that were demanded to give their defends  6 television channel
Television and Radio channels suspended from broadcasting 11 (3 television and 8 radio channels)
III.2. Actual Attacks and Raids
III.2.1. Raided Democratic , political and cultural Organizations or publishing houses etc. 21 (17 newspaper and journal¹s offices, 4 centers for cultural and artistic activities)
III.2.2. Attacks on Journalists 18 individuals
III.2.3. Arrested and detained Journalists 24 individuals
III.3. Arrested and detained Journalists 1
III.4. . Launched Trials
Trials Launched under Article 312 of the  Turkish Criminal Code  7
Trials Launched under Article 169 of the  Turkish Criminal Code  21
Trials Launched under Article 159 of the  Turkish Criminal Code  28
Trials launched under Article 8 of the Anti Terror Law 7
Others 6
Total 70
III.5. Trials that have been pending on 14
III.6. Resulted Trials   45 (22 people acquitted, 66 people were sentenced total 53 years 6 months 7 days imprisonment and  97 billion 518 million 632 thousands Turkish Liras fine)

IV. FREEDOM OF ASSOCIATION AND DEMONSTRATION

IV.1. Actual Attacks  39
IV.2. Bans and restriction 18 (demonstrations, campaigns and press statements)
IV.3. Launched Investigations 4
IV.4. Launched Trials 22
IV.5. Trials that have been pending on 3
IV.6. Resulted Trials   13 (140 people acquitted , 71 people were sentenced total  61 years  11 months 12 days imprisonment and 3 billion  492 million Turkish Liras  fine )

V. FREEDOM TO ORGANIZE

V.1. Raided Organizations 20 (Province and district Offices of DEHAP and HADEP, TUHAD-DER, HRA Headquarters and Ankara Branch Office of the HRA )
V.2. Banned Activities 3
V.3. Launched Investigations  37 (against 250 members and representatives of political parties, trade unions, non government organizations)
V.4. Launched Trials 31 (against 241 members and representatives of political parties, trade unions, non government organizations)
V.5. Trials that have been pending on 20
V.6. Resulted Trials  26 (60 people acquitted, 83 people were sentenced total  94 years 9 months 14 days imprisonment and  28 billion 181 million 750 thousands TL fine)
V.7. Closure demands for organizations 7 (1 political party was closed (HADEP), Trials against 1 political party and  1 association resulted with acquittal decision,  Trials that against 3 political party and 1 association is still pending on)

VI. SOCIAL AND ECONOMIC RIGHTS

VI.1. Restriction on Right to Work, Discarded from job 9412 individuals
VI.2. Conditions for  Working
Exiled People 320 individuals
VI.3. Security and Health Condition in place of employment
Deaths on job accidents 51 individuals
Injuries on job accidents 284 individuals

IX. RIGHTS TO EDUCATION and CULTURAL RIGHTS

IX.1. Students prosecuted by the  discipline committee of universities 324 students (because of taking part on press releases and meeting and organizing demonstration)
IX.2. Students punished by the  discipline committee of universities 101 (7 high school students and 4 university students suspended their schools.  1 student for 1 term , 14 university students  for  1 month, 1 university student  for 15 days, 23 university students  for 1 week suspension their schools,  44 students were given disapprovals and  6 students were given warnings.)
IX.3. Launched Investigation 100 students
IX.4. Launched Investigation 7 (122 students acquitted, 4 people were sentenced to 15 year imprisonment totally, 1 people was discarded from job)

January-June 2003 Human Rights Violation Balance Sheet was collected from personal applications and various newspapers, journals, televisions and Internet sources.
 

MAZLUMDER's 6-month report on human rights violations

The Chairman of the Organization for Human Rights and Solidarity for Opressed People (MAZLUMDER), Mr. Yilmaz Ensaroglu, at a press conference on August 7, 2003, presented the following report on the state of human rights in Turkey for the period January-July 2003:

1. In the past six months there has not been much change in the state of human rights in Turkey, as Turkey continues to breach human right as a daily administrative practice.  Despite the long-lasting public demand for changes, there has not been any attempt to change this fundamental policy.  However, after receiving the candidate statute for membership for the EU, Turkish governments in the recent months have undertook a number of constitutional and legal changes as required by the EU criterion for membership.  For this purpose seven reform packages have been adopted.  During the preparation process of these reform packages, governments and deputies have changed but the main political framework of the legislative and executive bodies remains the same.  In the process of introducing new legislation the governments have not consulted with non-governmental organisations, intellectuals and the academia.  It is not surprising that national reform programmes have come to the attention of the public after these programmes were brought to the national assembly for ratification.  Due to such a strategy these legal changes fall short of solving human rights problem as they are not enforced properly.

2. Legal systems play a special role in the protection of human right.  However, correcting the constitution and laws alone is not alone enough for the development, protection and the use of human rights, which is evidenced by our experience of the adopted reform programmes.  While the supremacy of the present political and legal system continue, which hinders any attempt to solve human rights problems in Turkey, surely seven reform packages would not be enough and room for the adoption of many more packages will always be there.

3. It is true that the harmonisation packages adopted by the previous governments and the present government demonstrate serious attempts and aim for genuine changes.  Therefore, Turkey no longer resembles the Turkey of the past, not even of yesterday.  It is therefore imperative for the governments to undertake further serious programmes to develop and improve the status of rights and freedoms.

4. It should however be noted that there are some in the state apparatus in the enforcement level who still implicitly resists the reform process.  It is therefore the case that despite all the above mentioned attempts and reform packages, some public office holders continue to either directly protect torturers or attempt to undermine the legal process through various means in bringing the torturers to justice.  For instance, police officers who were involved in the beating of a number of people by pushing them into depots in front of TV cameras have escaped from trial by the decision of the political process, while those who protested against such violations of human rights are to be tried in court.  In addition, those human rights defenders who have stated that torture is a systematic state policy in Turkey are still being tried at the courts.  It is an irony that even the Minister of Justice has recently stated that in the past three years 4,600 people have logged files with the courts with the reasons of being subjected to torture.   It is a fact that this official figure is even higher that the one claimed by the human rights organisations.  In a recent incident Ms Kaze Ozlu, who was raped with a police baton by police officers, had to take her case to the European Human Rights Court as she could not establish her rights within the domestic legal system, she has recently been threatened by police officers who raided her home with the objective of forcing her to withdraw her case from the EHRC.  It is a sad fact that none of the authorities has shown any inclination to question those police officers who have found the liberty of taking the law into their hands.

5. The inmates in various prisons have protested that they are even denied their legal rights provided by the present regulations.  This is due to the fact that governors of prisons deliberately fail to perceive the inmates as people with rights, and therefore instead of attempting to solve their problems, the authorities attempt to enact new laws to punish those who criticise such policies.

6. It is still a fact that the names parents choose for their children can still be prevented from registration by some public office holders and therefore it is still very possible to see such cases in the court.

7. According to a regulation the registration of the properties of the non-Muslim trusts are subjected to rather strict deadlines.  Due to the deliberate attitude of the army dominated National Security Council (NCS) the deadlines are not enough as the process is rather complicated.  And when the new reform packages extend the given deadlines, this is presented as a development in human rights. It is important to note that in general trusts are not subject to strict deadlines for the registration of their properties.  It is therefore pressurising the non-Muslim trusts to register their properties within a strict time limit and constitutes an explicit discrimination and infringement of their rights.  It is a positive development that non-Muslim trusts will no longer have to undergo such pressure due to the changes proposed in the recent reform packages.

8. It is an important development to note that Turkey signed the Additional Protocol No. 6 of the European Convention on Human Rights on 15 January 2003, lifting capital punishment during peace times.  As a result, Turkey has been the last member of the Council of Europe which has lifted the capital punishment.  It is again in this period that the Turkish National Assembly ratified the UN Convention on Civil and Political Rights and the UN Convention on Economic, Social and Cultural Rights on 4 June 2003.  However, the Turkish National Assembly has not ratified the legislation regarding the International Criminal Court yet, which has already commenced to function.

9. Since 781 out of the five thousand applications to EHRC against Turkey come from the regions of Turkey where the gendarme constitutes the main security forces, the Office of the Commander of the Gendarmerie Forces has established a new unit within its forces called the Centre for Investigation and Appraisal of Human Rights Violations (JIHIDEM) with the objective of preventing the human rights abuses within their responsible areas.  The individuals who were subjected to human rights abuses can directly complain to the Centre.  It is hoped that this new structure will be another positive attempt to solve human rights problems.  However, recent events demonstrate that this is another false promise.  For instance, recently there was an incident between the gendarmerie forces and the residents of Akkise district of the Ahirli town of Konya.  The gendarmerie officer Ali Caliskan as a responsible person was released after the Coroner could not determine the causes of deaths and injuries that took place during the incident.  Among the injured the injury reasons of Mr Halil Ibrahim Erkul and Kemal Candan somehow could not be determined and the failure to notice the small shrapnel pieces  on the body of deceased Mr Hasan Gultekin and the failure of evidencing with what he was killed do not leave much room to be hopeful from such institutional developments.

10. Despite the announcement that NSC has initiated a new body named Board for the Improvement of Civil Society Organisations, the pressures on civil society organisations has continued during the first half of 2003.  For instance, the headquarters and Ankara branch of Human Rights Association (HRA) were raided and computers and files of the HRA were confiscated, and some of the administrators of HRA, albeit deceased for some time, could not escape from sentencing.  Mr Ozkan Hoshanli, who is a member of MAZLUMDER¹s General Administration Council and is the chairman of the Malatya branch of MAZLUMDER, has been sentenced to imprisonment for allegedly breaking the 2911 numbered Meeting and Demonstration Law.

11. Although the General Secretary of NSC, General Tuncer Kilinc, stated that civilisation cannot be without laicism, he described the institutionalisation attempts in the Alevite circles as separatist.  Yet, despite contradicting the Turkish Criminal Law article no. 312 with such a statement; the legal bodies have not attempted to commence a criminal investigation against him.  In addition, there have not been any improvements in the area of religious freedoms either.

12. During the period in question, USA has occupied Iraq with the claim of bringing democracy and freedom to the people of Iraq.  The American administration has been hostile to the independent journalists who aim to provide an objective broadcasting of the American massacres and occupation.  Independent journalists including well-known BBC journalist Ms Katie Adie were implicitly threatened with death by the American administration.  Although Turkey did not give direct support for the occupation of Iraq, the coming days will evidence if Turkey would provide support for the perpetuation of the occupation in Iraq.

SUMMARY OF INCIDENTS ON HUMAN RIGHTS CATEGORIES FOR JANUARY-JUNE 2003 PERIOD:

RIGHT TO LIFE:
Unsolved Murders/Suspicious Deaths: 168
Extrajudicial Executions/Death under Torture: 9
Deaths and Injuries in Conflicts: 32 deaths, 36 injuries
Actions against Civilians: 71cases, 9 deaths, 27 injuries

INDIVIDUAL FREEDOMS:
Disappearances and Abductions: 18
Sexual Abuse/Rape in Detention: 1
Torture/Claims of torture: 167
Threats and Pressures for Various Reasons: 56
Detentions: 5398
Arrests: 312
Pressures against Civilian Residential Places: 31
Incidences in Prisons: 68
Death in Prisons: 17

FREEDOM OF EXPRESSION:
Total Sentence was asked by the Prosecutor: 633 years  9 months
Given Sentence:  189 years, 5 months, 15 days; TL 67,719,840,000 pecuniary punishment

FREEDOM OF SPEECH AND PRESS:
Detained Journalists: 31 individuals
Persecution of Journalists and Publishers: 81
Closed/Confiscated and Banned Publications and Activities: 82 (and 880 days of closures)

RELIGIOUS FREEDOM:
Investigated, Sentenced and Redundant Civil Servants: 14
Investigated, Sentenced and Terminated Students: 2
Persecution of Non-Muslims: 11
Detentions: 207
Raided/Closed Home/Course/Dormitory and Chaplain: 20
Investigation into the Donation of Skins of Scarified Animals: 674

FREEDOM OF EDUCATION:
Investigated, Sentenced and Redundant Civil Servants: 10
Investigated, Sentenced and Terminated Students: 362
Student Disturbances/Students Beaten by Teachers: 22(74 injured)
Detentions: 373

FREEDOM OF ASSEMBLY AND ASSOCIATION:
Persecution of NGOs: 284
Closed NGOs: 5

FREEDOM OF MOVEMENT WITHIN THE COUNTRY, FOREIGN TRAVEL, EMIGRATION, AND REPATRIATION:
Infringement of Refuge Rights: 2759 asylum seekers and migrants

WORKER¹S RIGHTS:
Infringement of Workers¹ Right:  3637 cases
Death: 79 individuals
Redundancy: 2957

( Prepared by the MAZLUMDER Human Rights Observation Committee)
 

Le président de la République promulgue la loi d'amnistie pour les repentis

Le président turc Ahmet Necdet Sezer a promulgué la loi d'amnistie adoptée fin juillet par le Parlement pour les rebelles kurdes repentis acceptant de donner des informations sur les activités illégales du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a annoncé mardi la présidence.

La loi, huitième du genre, va être publiée au Journal officiel pour entrer en vigueur, précise-t-elle dans un communiqué.

Elle restera valable pendant six mois.

Le texte, adopté le 29 juillet par le Parlement, prévoit que les condamnations de ceux qui ont commis des actes de violence seront réduites de moitié voire des deux tiers s'ils fournissent aux autorités des informations sur leurs activités clandestines.

Les hauts responsables de l'ancienne rébellion du PKK, rebaptisé KADEK depuis qu'il a déposé les armes en septembre 1999, sont cependant exclus de cette disposition.

Les autorités turques estiment à environ 5.000 le nombre de rebelles kurdes retranchés dans le nord de l'Irak, après que le PKK eut annoncé une trêve unilatérale en septembre 1999.

Ankara estime que 2.000 rebelles pourraient bénéficier de l'amnistie.

Le PKK-KADEK avait par avance rejeté cette amnistie. (AFP, 5 août 2003)
 

Dix-sept policiers turcs blessés par un engin explosif à Ankara

Dix-sept policiers turcs ont été blessés vendredi, dont deux grièvement, par l'explosion d'un engin près du ministère de la Justice à Ankara, a-t-on appris de source officielle.

L'engin, dissimulé dans un sac et placé dans le jardin d'un centre de formation pour juges et procureurs, a explosé au moment où les policiers en vérifiaient le contenu, quelques minutes après l'explosion d'un autre engin, similaire, dans le même jardin.

Cette première explosion n'avait pas fait de blessés.

Le responsable de la police turque Gokhan Aydiner, cité par l'agence de presse Anatolie, a indiqué qu'un groupe d'extrême gauche clandestin avait revendiqué l'attentat, mais a refusé d'identifier ce groupe.

Les policiers n'ont pris aucune mesure de précaution pour vérifier le sac, ils ne portaient pas de combinaison de protection et n'avaient pas mis en place de cordon de sécurité, selon Anatolie.

"Ils ont trouvé une boîte en plastique dans le sac, qui contenait de la poudre. C'est alors que cette poudre blanche a explosé", a expliqué aux journalistes le gouverneur d'Ankara, Yahya Gur. (AFP, 1 août 2003)
 

Recent human rights violations in brief

Demonstrations Against War in Ankara

11 persons, who staged a demonstration in order to protest the initiations to send Turkish soldiers to Iraq in front of the U.S Embassy in Ankara on 29 August, were detained. 20 students, who got into the tram in Taksim quarter of Istanbul on 30 August to protest the same issue, were assaulted and detained. The case that was launched against 28 people in connection with the "One minute darkness for peace" action organized by "Citizens Initiative" in Giresun was started on 29August. The hearing was adjourned to 25 September. Chair for the trade union Tüm-Bel-Sen branch in Giresun Ferda Öztürk, journalist Saliha Yayla, chairman of Giresun People's Houses Turgut Tüfekçi, chair for SHP in Giresun Hayati Tökez and the chairwoman for the trade union SES branch in Giresun Fatma Karakus were among the defendants. Another hearing of the case that was launched against the trade-unionists in connection with the press conference organized by KESK on 21 March in Aksaray quarter of Istanbul was held on 29 August at (daa mž iyi karar veremedim) Fatih Penal Court of First Instance No: 3. After the lawyer Nazan Yaman presented the defense, the hearing was adjourned to 24 September. (Cumhuriyet-Evrensel-Özgür Gündem-Yeni Safak-TIHV,August 30-31, 2003)

Demonstration by Civil Servants

Volkan Ayaz, Emrah Yayla, Cemaat Ocak and Dogan Karatastan, who were detained after the meeting organized by Confederation of Unions of Public Laborers (KESK) on 23 August, were arrested by Ankara SSC on 29 August on charges of "being the members of DHKP-C". (Özgür Gündem-TIHV,August 30, 2003)

KESK executives under accusation

The Governorship of Ankara made a second official complaint against the executives of KESK on allegations of "staging unauthorized demonstration", "resisting security forces", "provoking people committing crimes". Meanwhile 19 persons were detained on the allegations that "they kicked up a fuss during the demonstration and they were members of DHKP-C". (Cumhuriyet-TIHV, August 28, 2003)

Pressures in Tekirdag Prisons

The report prepared by Kamber Erkoçak and the lawyers Gülseren Yoleri, Deniz Tuna and Ahmet Tamer depending on the investigation made in Tekirdag F Type prison by HRA Istanbul branch was released on 26 August. It was stated in the report that the guards and the soldiers beat the prisoners Cihat Özdemir, Ali Haydar Saygili and Habip Akkaya at their wards on 30 June, and it was added: "Prison administration informed that an investigation was launched against the personnel. On the other side, the beaten prisoners claimed that their official complaints were not recorded and conveyed to the public prosecutor". Tamer, who gave information about the report stated: "Public prosecutors and the prison administrators evade from launching investigations in the name of Œdefending the state'. To start an investigation against the civil servants means to smear the state and to oppose too many civil servants, who behave erroneously. Thus, we cannot say that the administrators we met are Œevil-minded'. However, they are passive." (Evrensel-TIHV, August 27, 2003)

Unionists Tortured In Custody

On 24 August, 7 of the detainees, who were detained during the protest meeting organized by the Confederation of Trade Unions in the Public Sector (KESK) in connection with the collective bargaining with government, were released for being under 18 years. Savas Öngel, one of the released persons, announced that they were kept handcuffed in a cell till morning. Cemalettin Camli stressed that he was hit by the police officers with the butt of the gun and given a medical report certifying 3 days' inability to work. Meanwhile the civil servants Volkan Ayaz, Emrah Yayla, Cemaat Ocak, Derya Güler, Ibrahim Çaglarbudak, Hakki Gökhan Mert, Ergin Öztürk, Pinar Kadiroglu and Servet Tuna Aydin were detained on 25 and 26 August in connection with the meeting. (Özgür Gündem-TIHV, August 26, 2003)

Case Against Circular on Prisons

HRA Istanbul branch appealed to the Supreme Court of Administration (Danistay) for cancellation of the circular on prisons, which restricts lawyers' visits of their clients unless they document that the visit is on legal issues. The lawyer F. Ahmet Taner, member of HRA Prisons' Commission, announced that the circular was extra-legal and the lawyers could not be forced to document each visit. (Özgür Gündem-TIHV, August 26, 2003)

Action of Civil Servants Intervened

On 23 August, the police intervened the demonstration of civil servants, who came from different cities to Ankara. The demonstration was organized by the Confederation of Trade Unions in the Public Sector (KESK) in connection with the collective bargaining with government. Seven persons were detained during the incidents on the streets connected to Kizilay Square. Meanwhile Prime Minister Recep Tayyip Erdogan alleged that the demonstration was anti-democratic. (24-25 August, Özgür Gündem-TIHV, August 24-25, 2003)

Juvenile Burnt Himself in Istanbul

On 24 August, Yusuf Baliç (18) set himself to fire in Küçükçekmece district of Istanbul. The police officer and persons around took him to the Cerrahpasa Medical School Hospital at Istanbul University. Baliç declared that he set himself to fire in order to protest the health condition of Abdullah Öcalan and medical neglect. Meanwhile a person, who had a discussion with the police officers after the ambulance was late, was reportedly detained. (Özgür Gündem-TIHV, August 25, 2003)

Juvenile Tortured in Detention

The juvenile E. Basiç was reportedly tortured in Istanbul Bakirköy Women and Children Prison. E. Basiç's mother Cevahir Basiç made a press statement at the offices the Association of Solidarity with Prisoners' Families (TAYAD) in Istanbul on 22 August. She stated that his son was arrested 25 days ago and she added: "My son was put under pressure and subjected to torture since he was arrested. His clean clothes were taken off and he was given a dirty tracksuit. He was wearing that since that time. Guards beaten him several times and they took his money. There are still traces of beatings on his body. I filed an official complaint to Bakirköy public prosecutor. I demanded my son to be treated and his life to be protected. They told that they would concern the issue but my son was not treated and was not transferred to a different ward. When I appealed to the prison's administration, they replied that they couldn't do anything". (Özgür Gündem-TIHV, August 23, 2003)

Torture under detention in Ercis

Mehmetsena Savas, who was detained in Ercis District of Van, stated that he was tortured. Savas appealed to IHD branch in Van and explained the incident as follows: "On 15 August, my brother quarrelled with a man for money. Although I wasn't involved in the fighting, I was also detained. The police took me to Ercis Security Directorate. They beat me with truncheons there. They were hitting to my testicles with their knees. My testicles became swollen. Then they took me to the hospital. The doctor stitched my head. The police officers alleged in the hospital that I was wounded during the fighting. Police chief Ersin threatened me to throw into the pool if I file an official complaint to the public prosecutor. He said ŒI will put heroin and arm in your car. I will arrest you. I will darken your life. Don't appeal to the public prosecutor. This is not good for you'. They tortured the man with whom my brother quarrelled. They forced them to testify as I involved the fight and opened a fire. Since they rejected the demand, police officers beat them". (Özgür Gündem-TIHV, August 22, 2003)

Death Fast In Elazig Prison

Mehmet Mutlu, a political prisoner in Elazig Prison, has been on death fast for 34 days due to the denial of his demand to be transferred to another prison. He reportedly demanded to be sent to either Batman, Mardin, Midyat or Diyarbakir prisons. His brother Lami Mutlu stated that he had difficulty in walking and speaking. Another prisoner in Elazig Prison Sadi Gün has reportedly been on death fast for 22 days. (Özgür Gündem-TIHV, August 21, 2003)

Torture in Istanbul

Baran Dogan, lawyer of Gülbahar Gündüz, executive for DEHAP Women's Wing in Istanbul Province, who had been tortured and raped on 14 June, stated that they determined fake documents in the investigation dossier. The lawyer announced that he had the opportunity for the first time few days ago to examine the investigation dossier prepared by Gaziosmanpasa Public Prosecution in Istanbul. He added that there were two testimony minutes allegedly written in Gazi Police Station on the day of the incident, but he stressed that the minutes were prepared after the investigation was started. Dogan said: "On the day of the incident my client had gone to Gazi Police Station and declared that she had been tortured and raped. But the police officers had made fun of his complaint. Since we issued an official complaint against the police officers on allegations of misconduct of duty, they prepared the minutes." Baran also announced that the fake minutes were prepared by superintendent police officer Hasan Mercan and police officers Mesut Arikan and Hikmet Durgun. (Özgür Gündem-TIHV, August 20, 2003)

Teachers on Trial in Ankara

A court case was launched against 11 teachers, who had organized a signature campaign and a press conference in order to protest US attack on Iraq in February in Beypazari (Ankara). The indictment wants the teachers, members of teachers' unions Egtim-Sen and Egitim-Bir-Sen, to be sentenced for organizing an unauthorized demonstration. (Evrensel-TIHV, August 20, 2003)

Canadian Citizen Torture in Detention

Kivi Berwari, citizen of Canada, was reportedly tortured after being detained in Istanbul Atatürk Airport on 6 August. He was passing over Turkey to fly to Northern Iraq to see his relatives. When he was asked where he was going, he replied "to Kurdistan" and he was detained afterwards. Berwari narrated the incident as follows: "After saying 'Kurdistan' the officers took my passport. Then they put me in a cell, I was kept there for 17 hours without water and food. I was also not allowed to buy something for myself and they threatened me to torture. When I pleased to phone, three police officers started to beat me. Each of them tortured me for 10 minutes. After 48 hours I was released on the conditions of going back to Canada. I was not allowed to go to Iraq." After his release Berwari returned to Canada. (Özgür Gündem-TIHV, August 18, 2003)

Demonstration of Civil Servants Prevented

In various cities demonstrations were held on 14 August in connection with the collective bargaining processes between the state and the representatives of civil servants¹ unions KESK and Kamu-Sen. The police prevented the executives of KESK, who wanted to pitch a tent in Güvenpark (Ankara) in order to inform people of bargaining discussions. Some 100 executives of KESK, including the chair Sami Evren, were not allowed to enter Güvenpark for hours. Some time later the police allowed the executives to use a caravan for their purpose on order of the Governor of Ankara. (Evrensel-TIHV, August 15, 2003)

Torture In Aydin Prison

The prisoners A.B. (17), E.K. (16), O.Y. (17) were reportedly beaten by the guards in Aydin E Type Prison. The relatives of the prisoners appealed to Aydin Bar to request legal help. Lawyer Canev Cömert, chair for Aydin Bar Commission of Children Rights, stated that the relatives of 4 other juveniles had applied to Aydin Bar before for help with the same reason. A. Demirtas, who had been beaten by the guards in Aydin E Type Prison, became paralyzed in the last months. (Cumhuriyet-TIHV, August 13, 2003)

Torture Under Detention in Istanbul

O.I. (13), who was detained on 23 July in Beyoglu (Istanbul), announced that he was beaten in Public Security Department. He added that other detainees in custody with him were also tortured. O.I. said: "I was kept in a civilian police vehicle for three hours, then they took me to the Public Security Department. We were kept standing facing the wall. Afterwards police officers started to beat us one by one. I was beaten with truncheons and kicks. One of the police officers forced me to lie down and stepped on my head. Another one was holding my arms. The rest were beating me. We were all released at about 5am in a forest." O.I. issued an official complaint against the police officers. (Milliyet-TIHV, August 10, 2003)

Medical Neglect in E-Type prison

Despite his epilepsy, the prisoner Memduk Kiliç was reportedly kept in a single cell in Sincan F-type prison. He had been transferred from Çankiri Prison to Ankara Sanatorium because of tuberculosis and epilepsy. After the treatment of his tuberculosis he was sent to Sincan F-type Prison. (Özgür Gündem-TIHV, August 10, 2003)

DEHAP and IHD Offices Raided

DEHAP and Human Rights Association offices in Bingöl were raided on 9 August on allegations of "keeping illegal publications". During the raid of DEHAP offices the book "Özgür Insan Savunmasi", the journals Özgür Halk, Kadinin Sesi and daily Özgür Gündem were seized. After the change in the Article 169 TPC Mehmet Dilsiz, DEHAP chair for Cizre (Sirnak), Sarya Ölmez, Delil Turgut, Osman Turgut and Ibrahim Erkul, who had been arrested after the Newroz celebration in Cizre, were released on appeal of their lawyer Tahir Elçi. Elçi announced that his clients were released on 9 August. (Özgür Gündem-TIHV, August 10, 2003)

Mazlum-Der Executives on Trial

On 8 August, Fatih Penal Court of First Instance No. 3 concluded the case against executives of Mazlum-Der Istanbul branch, who had protested in the US attack on Iraq on 30 January. The court acquitted the defendants Ahmet Mercan, chair of Istanbul branch, and executives Gülden Sönmez, Mustafa Ercan and Yasar Sekizkardes. (Evrensel-TIHV, August 9, 2003)

DEHAP and AKP Offices Attacked

DEHAP offices in Gevas district of Van were attacked by unidentified persons with molotov cocktails on 7 August. Since the molotov cocktails did not catch fire, they did not cause fire in the offices. On 10 August a sound bomb exploded in the parking area of AKP offices in Sisli (Istanbul). In Besiktas district of Istanbul two bombs were exploded by the bomb expert police officers on 9 August. (Özgür Gündem-Cumhuriyet-TIHV, August 9-11, 2003)

TKP Members on Trial in Kars

The trial of TKP members Tayfun Ünlütürk, Özkan Salduz, Mehmet Mustafa Çuhadaroglu and Berkan Atici, who held a press conference in front of the AKP offices in Kars in order to protest Sivas massacre, started at Kars Penal Court of First Instance No 2 on 8 August. The defendants were charged with "staging unauthorized demonstration". The court released the defendants at the hearing. (Özgür Gündem-TIHV, August 10, 2003)

Torture Under Detention in Istanbul

Ibrahim Nazlican announced that he was beaten by the police on 5 August. Nazlican said that they came from Diyarbakir to Istanbul for treatment of his daughter. On the day of the incident Nazlican was in a public garden in Eminönü (Istanbul) and three police officers reportedly came and asked him to leave the garden. They were also insulting him. Since Nazlican rejected the demand, police officers started to beat him: "First they handcuffed me and then started to hit my shoulders and chest. My right eyebrow was torn. After being beaten in the garden they took me to the Kumkapi Police Station and continued to beat me there. They also put my head in a pool while being handcuffed." He stressed that since he was threatened he couldn¹t express in the Cerrahpasa Medical Faculty Hospital at Istanbul University that he was beaten. (Özgür Gündem-TIHV, August 12, 2003)

Beaten and Threatened Juvenile

The juvenile Hanifi Yasin announced that he was beaten by the non-commissioned officer Serdar Özgün and threatened by the police few days ago. On the evening of the incident Serdar Özgün reportedly took his pistol and left his house on allegations that his daughter was sexually harassed. When he was threatening people on the street he came up with Hanifi Yasin and asked whether he saw those persons who harassed his daughter. Özgün also hit Yasin with the butt of his pistol. Because of the incident Yasin called the police, but police officers threatened him not to complaint after they had a conversation with Özgün. Yasin also stressed that he was given a report certifying 3 days¹ inability to work by the Forensic Institute. (Evrensel-TIHV, August 12, 2003)

Pressures in Kürkçüler Prison

Executive of HRA Adana branch Ethem Açikalin stated that Eser Yalçin, incarcerated in Kürkçüler Prison, was forced to be a confessor. Açikalin stressed that Eser Yalçin was threatened by civilian dressed police officers, who went to Kürkçüler Prison last week. Açikalin added that the officers put Yalçin under psychological pressure, as he didn¹t accept to be a confessor. (Özgür Gündem-TIHV, August 8, 2003)

Forcing for Repentance Law

Perihan Yilmaz, Sevgi Azar and Bahattin Özbey, who had been detained in Urfa, were arrested on 6 August. Chairman of HRA branch Gülay Koca, who met with the detainees, stated that the detainees were forced to sign a petition demanding to benefit from the Repentance Law, and they were told to be released if they sign it. (Özgür Gündem)

Torture in Buca Prison

Seymus Poyraz, PKK prisoner in Buca Kiriklar F-type Prison, was reportedly attempted to be suffocated by the guardians. His mother Vezire Polat applied to the Izmir branch of HRA and said: "The administration of the prison wanted to put my son in a single cell. Since he rejected and resisted, the guardians tortured him. Being put in a single cell my son started death fast. During my last visit I saw him very weak. He said that the guardians tried to suffocate him with rope." (Evrensel-TIHV, August 1, 2003)

Trial for a demonstrations Against War

On 31 July, Istanbul SSC No 5 continued to hear the case against 10 persons, who participated a demonstration against war in Umraniye in February. They were charged with "aiding and abetting an illegal organization". The gendarmerie soldiers, who had detained the defendants, testified at hearing and they couldn't identify the defendants. The court released the remanded defendants Hasan Onay, Hüseyin Onay, Ergin Sag, Seçkin Güvercin and Sener Dogan and adjourned the hearing to a later date. (Milliyet-TIHV, August 1, 2003)

Children Tortured in Mersin

On 28 July, the children E.A. (14), E.A. (13), A.K. (13), D.S. (9) and F.B. (8) were detained on 27 July in Mersin on allegations of breaking windows of a police station and throwing stones to police vehicles. D.I. and F.B. were released the same day; others were released on 29 July. The children announced that they were beaten, insulted and not given food. According to the news gathered the police started to beat the children in the police cars. E.A. (14) was given a medical report by Mersin State Hospital certifying 5 days inability to work. His family issued an official complaint on 30 July against the police officers. E.A.(13) stressed that they were threatened not to narrate the incident to the newspapers and DEHAP. (Özgür Gündem-TIHV, August 4, 2003)

Investigation Against Unionists in Diyarbakir

Public Prosecutor in Diyarbakir launched an investigation against Bülent Kaya, chair of the trade union of office workers BES, and Emirali Simsek, general secretary of the trade union for teachers Egitim-Sen, in connection with theris speeches during "Labour and Democracy" meeting in Diyarbakir on 28 June. The investigation was launched according to the Article 312 TPC (incitement to hatred and enmity). Kaya testified to public prosecutor in Ankara in connection with the investigation, Simsek will testify on 4 August. (Özgür Gündem-TIHV, August 3, 2003)

Detentions and Arrests in Zile and Izmir

During the operations in Zile district of Tokat 8 members of TKP-ML TIKKO were reportedly captured by the security forces. Muzaffer Öztürk, alleged member of TIKKO, was detained in Izmir. (Cumhuriyet-TIHV, August 3, 2003)

Appeal against an acquittal at the Susurluk Case

The public prosecutor in Istanbul appealed to Istanbul Criminal Court No.2 regarding the suspension of the cases and acquittal of Sedat Edip Bucak. On 26 June, Istanbul Criminal Court had acquitted Bucak from charges of  "forming a gang in order to commit a crime" and suspended the sentences for "hiding Abdullah Çatli, against whom a decision of arrest in absentia had been issued" and "keeping dangerous weapons." (Milliyet-TIHV, August 6, 2003)
 

Pression sur les médias/Pressure on the Media
 

Recent Violations of press and expression freedom

Investigation against Theatre Players

The investigation that had been launched by Van SSC in connection with the colors used for scene setting of the play "Gavara" performed as a part of "Art Bridges to the East Festival" in Hakkari was reportedly concluded in a decision of not to prosecute. (Özgür Gündem-TIHV,August 31, 2003)

Singer on Trial for insulting Junta Chief

Public prosecutor in Eyüp (Istanbul) launched a case against the singer and folk poet Arif Sirin, the singer Ismail Türüt and director Nursel Tozkopran in connection with the song that Arif Sirin sang on the TV program of Ismail Türüt broadcasted on the channel Kanal 7. Puplic prosecutor indicted that "the song insulted the leader of 12 September coup Kenan Evren". The case was launched on the denunciation of the former Minister of Justice Ismail Müftüoglu. The indictment wants the defendants to be sentenced according to the Article 159 TCP. The case will be heard by Eyüp Penal Court of First Instance No 2. (Yeni Safak-TIHV, August 27, 2003)

Author and Publisher acquitted

The case against the author Fikret Baskaya and the publisher Ismet Erdogan in connection with 8th edition of Baskaya's book, "Paradigmanin Iflasi-Resmi Ideolojinin Elestirisine Giris (Collapse of the Paradigm: An Introduction to the Criticism of Official Ideology) concluded on 26 August at Ankara SSC. SSC prosecutor reminded at the hearing that the Article 8 of the Anti-Terror Law, which the defendants had been accused of, had been abolished by the 6th Adjustment Package. SSC prosecutor demanded the acquittal of the defendants because of the amendments in the law. SSC decided in the acquittal of the defendants and lift the decision on the confiscation of Baskaya's book. (Radikal-TIHV, August 27, 2003)

Journalist and Executive on Trial in Tunceli

A case was reportedly launched against Kemal Mutlu, the chairman of Tunceli Culture and Solidarity Association in Izmir, and Ali Ekber Coskun, the editor-in-chief of the journal "Dersim" that is published by the association, in connection with the articles published in the journal in April. It was claimed in the indictment that the articles "Dersim'de Milat" (Turning Point in Dersim), "Özgürlügüne Düskün Bir Diyar: Dersim" (A Land Devoted to Freedom: Dersim), "Osmanli'dan Sonra Cumhuriyetle Süren Alevi Ihlalleri" (Violation Against Alevites After the Republic), "Festivalin Onur Ödülü" (Honour Reward of the Festival) and "Kurumlarimiza and Aydinlarimiza Çagri" (A Call to Our Institutions and Intelligentsia) "incited people to hatred and enmity". The third hearing of the case will be on 25 September at Izmir SSC. Kemal Mutlu added that they were sentenced to a fine of TL 60 billion on charges of "misinformed the governors". (Özgür Gündem-TIHV, August 22, 2003)

Zarakolu's Son Acquitted

On 20 August Istanbul SSC No. 4 concluded the case of Cihan Deniz Zarakolu, son of Ragip and Aysenur Zarakolu. During the funeral of his mother on 27 January he allegedly said that his mother's name would be given to a town, once Kurdistan was founded. He had been charged according to Article 312 TPC, but the court acquitted the defendant. (Evrensel-TIHV, August 21, 2003)

Trial for "Freedom of Thought - 2000"

On 19 August Istanbul SSC No. 5 continued to hear the retrial of 15 people, who had signed the booklet "Freedom of Thought - 2000" as publishers. In his summing-up the case the prosecutor asked the acquittal of the defendants on the grounds that Article 8 of Anti-Terror Law and articles 169 and 312 TPC were changed. The hearing was adjourned for the defense to prepare the final statements. On 13 February 2001 Istanbul SSC had acquitted the defendants Vahdettin Karabay, Salim Uslu (chairman of Hak-Is), Siyami Erdem, Hüsnü Öndül, Yavuz Önen, Cengiz Bektas (chairman of the union of Turkish writers), Atilla Maras, Yilmaz Ensaroglu, Zuhal Olcay, Lale Mansur, Sanar Yurdatapan, Ali Nesin, Erdal Öz, Ömer Madra, Etyen Mahçupyan and Sadik Tasdogan for a lack of evidence. In June that year the Court of Cassation had quashed the verdict for all defendants, except for Sadik Tasdogan. In the reasoning the Court of Cassation had stated that the articles in this booklet had violated several provisions of the Turkish Penal Code (TPC) and the Anti-Terror Law. As publishers the defendants had carried responsibility for these articles and, therefore, the acquittals had had to be quashed. (TIHV, August 20, 2003)

Actor Detained in Istanbul

The actor Murat Batgi was detained on 14 August in the Beyoglu Security Directorate (Istanbul), when he went there to take his passport. He was detained on the allegations that an arrest warrant had been issued against him. He was released on 15 August by the prosecutor at Istanbul SSC. Dogubeyazit Peace Penal Court had issued arrest warrant against Murat Batgi, who had participated 2nd Culture, Art and Tourism Festival on 20-23 June in Dogubeyazit (Agri), but the decision had been lifted afterwards. (Evrensel-TIHV, August 16, 2003)

Writer and Publisher acquitted

Istanbul SSC concluded the trial of Salihe Kevirbiri, writer of the book "Bir Ǟglžgžn Yüzyžlž Karapete Xaço" (The Century of A Scream: Karapete Xaço), and Onur Öztürk, editor-in-chief of the Si Publications. The case had been launched according to the Article 312 TPC (inciting people to hatred and enmity) and the court acquitted the defendants on the grounds that the elements of crime had not materialized. (Özgür Gündem-TIHV, August 15, 2003)

Journalist Dilipak on Trial

Fatih Penal Court of First Instance No 4 started to hear the case against the writer Abdurrahman Dilipak and the human rights organization Mazlum-Der Istanbul branch chair Ahmet Mercan in connection with the demonstration held on 24 February in Istanbul to protest the US attack on Iraq. The court adjourned the hearing to 25 September. (Evrensel-TIHV, August 15, 2003)

Publisher on Trial in Istanbul

Istanbul SSC prosecutor launched a case against the owner of Tohum publishing house Mehmet Ali Varis in connection with the book "Özgürlesmeye Pedagojik Bakis" (Pedagogical Approach to Liberation) of A. Dursun Yildiz. The indictment was based on the ideas written in the book as: ³Kurdish society has been assimilated and the education system is used as a mean to oppress the Alevites and Kurds.² Indictment wants Varis to be sentenced according to Article 312 TCP. (Evrensel-TIHV, August 14, 2003)

Artists on Trial in Erzurum

On 12 August, Erzurum SSC started to hear the case against the musicians Ferhat Tunç and "Rojin", the actor Murat Batgi and the audiences Gülistan Geçit and Talat Yasmin on charges of "aiding illegal organization". The artists were detained in connection with the concerts and speeches they made during the cultural festival in Dogubeyazit district (Agri) in June. Tunç denied the accusation. The lawyers Ercan Demir and Yusuf Alatas stated at the hearing that the police officers misrecorded Tunç¹s speech and added that they filed an official complaint to the public prosecutor in Dogubeyazit against the police officers. The hearing was adjourned to a later date in order to wait for Tunç¹s concert records. Meanwhile, Hasan Geris, who was one of the lawyers of Tunç, was detained before the hearing on the grounds of being a deserter. Geris was released afterwards. (Özgür Gündem-TIHV, August 13, 2003)

Banned Movies and music albums in Mus

The Governor of Mus banned 123 movies and music albums. The decision was based on the grounds that the movies and albums were containing "propaganda for illegal organizations". The banned movies and albums include the movies "Büyük Adam Küçük Ask" and "Sinir", the albums "Böyle olur mu?" of Songül Karli, "Sarkilarim Daglara" of Ahmet Kaya and "Halk Müzigi" of Grup Yorum. (Özgür Gündem-TIHV, August 12,2003)

Confiscated Book in Bingöl

The book "Özgür Insan Savunmasi" (Defense of Free Man) written by KADEK leader Abdullah Öcalan and published by Çetin Publishing was confiscated by Bingöl Peace Penal Court. (Özgür Gündem-TIHV, August 11,2003)

Arrest Warrant Against Artists

Arrest warrants issued by Dogubeyazit Peace Penal Court against singer "Rojin" and theatre player Murat Batgi, who had participated 2nd Culture, Art and Tourism Festival on 20-23 June in Dogubeyazit (Agri), on allegations of "aiding an illegal organization" were lifted by Istanbul SSC. After the change in the Article 169 TPC lawyer Hasip Kaplan appealed to the court on 7 August and the court lifted the arrest warrants on objection of the lawyer. (Özgür Gündem-TIHV, August 9,2003)

Distributors condemned in Germenciler

The case that was launched against the distributors of the journal Özgür Kadinin Sesi (Voice of Free Woman) Muhbet Karaer and Yusuf Süren, who had been detained on 22 May in Germenciler district of Aydin, was concluded on 7 August at Izmir SSC. Upon the rejection of the defendants to benefit from the Repentance Law, the chairman of the court said: "Where do you get this power? The state embraces you but you don't accept because of your stubbornness". The court sentenced both Karaer and Süren to 3 years and 9 months¹ imprisonment on charges of "aiding illegal organization". (Özgür Gündem-TIHV, August 8, 2003)

Journalist Threatened in Adana

Çagatay Firat, working for the journal "Odak" in Adana, announced that he was kidnapped and threatened to death by civilian persons, who introduced themselves as police officers. Firat organized a press conference in the offices of IHD Adana branch and added that he was beaten by the police after the press conference of DEHAP on 9 July and given a medical report certifying 21 days' inability to work. He stressed that police officers threatened him after his official complaint, too. He continued that he was kidnapped and threatened to death by civilian dressed police officers on 4 August in Mahfesigmaz quarter in Adana. (Özgür Gündem-TIHV, August 7, 2003)

Armed Attack against a newspaper worker

Worker of the journal "Iktidar Için Mücadele Birligi" Nevzat Demir was attacked by unknown person. According to the press release by the journal he wasn't shot. (Evrensel-TIHV, August 4, 2003)

(For earlier cases go to Info-Türk, N° 299)
 

Kurdish Question/Question kurde

Un policier tué et deux blessés par des combattants kurdes

Un policier turc a été tué dimanche par des combattants kurdes lors de l'attaque d'un commissariat à Silvan, à 90 km de Diyarbakir, chef-lieu de la région à majorité kurde dans l'est de la Turquie, selon des sources de sécurité locales.

Le commissariat a été la cible dans la soirée d'une attaque des forces militantes au cours de laquelle le policier a été tué et deux autres blessés, sans que l'on retrouve les assaillants.

Jeudi, deux commissariats du sud-est du pays avaient déjà été la cible d'attaques de la rébellion kurde, laissant six blessés parmi les forces de sécurité dont un grave.

Selon Ankara, plusieurs milliers de combattants de la rébellion kurde du PKK (rebaptisé Kadek le 1er septembre 1999) demeurent retranchés dans le nord de l'Irak, où la vacance de pouvoir suivant la première Guerre du Golfe en 1991 leur a permis d'échapper à la répression turque. (AFP, 31 août 2003)
 

Rassemblements kurdes pour la journée de la paix: interpellations à Mersin

Une quinzaine de personnes ont été interpellées dimanche à Mersin (sud de la Turquie) lors d'un rassemblement de formations gauchistes et prokurdes à l'occasion de la Journée de la Paix, a rapporté l'agence Anatolie.

Les personnes interpellées sont des manifestants appartenant à l'Association d'entraide avec les familles des détenus qui sont proches des prisonniers politiques en grève de la faim depuis trois ans contre les quartiers d'isolement.

"Il y a eu 107 morts, de quelle paix parle-t-on?", indique une pancarte brandie par les manifestants, faisant allusion au bilan de la grève de la faim.

Des drapeaux de la rébellion kurde du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes de Turquie) ont été agités et saisis par la police, selon Anatolie.

En 1999, le PKK (rebaptisé Kadek) avait annoncé qu'il mettait fin à près de vingt années de combat pour l'indépendance, un conflit qui avait fait plus de 36.O00 morts.

Un représentant du syndicat de la fonction publique (Kesk) a par ailleurs estimé lors de la manifestation "qu'envoyer des soldats en Irak ne veut rien dire d'autre qu'envahir un pays voisin".

A l'occasion de cette Journée de la paix célébrée dans le pays, des meetings comparables ont eu lieu à Istanbul à l'appel essentiellement du parti prokurde démocratique du Peuple (Dehap) et à Antalya (sud-ouest). (AFP, 31 août 2003)
 

Six policiers turcs blessés par des combattants kurdes près de l'Irak

Deux postes de police turcs ont été victimes d'assauts armés par la rébellion kurde dans deux villes proches de la frontière irakienne, faisant six blessés parmi les forces de sécurité, rapporte l'agence Anatolie.

D'après l'agence, le poste de police du noeud routier de Cizre, à quinze kilomètre du poste frontalier de Habur entre la Turquie et l'Irak et un autre poste situé plus à l'est, ont été attaqués dans la soirée par des militants du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

Les affrontements qui s'en sont suivis ont duré une dizaine de minutes, laissant six policiers blessés dont un gravement, selon la même source. (AFP, 28 août 2003)
 

Plainte de sympathisants tamouls et kurdes contre Powell et Ashcroft

Une coalition de sympathisants des Tigres Tamouls et du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont porté plainte contre le secrétaire d'Etat américain Colin Powell et le ministre de la Justice (Attorney General) John Ashcroft, a-t-on appris de source judiciaire jeudi.

Ces plaintes, déposées par six associations et deux individus, visent à dénoncer une loi aux termes de laquelle c'est un crime, passible de dix ans de prison, de venir en aide ou d'apporter un soutien financier à toute organisation terroriste. Ce texte a été promulgué dans la foulée de la réaction suscitée par les attentats du 11 septembre 2001.

Les plaignants affirment qu'ils veulent soutenir "les activités licites et humanitaires" des Tigres pour la libération de l'Eelam tamoul (LTTE) et du PKK, deux organisation qualifiées de terroristes par le département d'Etat américain.

Ils affirment que cette loi est contraire au Premier amendement à la Constitution américaine, qui garantit la liberté d'expression.

Des plaintes semblables ont par le passé été déposées, en vain, par des sympathisants des Moudjahidine iraniens. (AFP, 28 août 2003)
 

Sept combattants kurdes, deux soldats turcs tués dans des combats

Sept militants kurdes et deux soldats turcs ont été tués au cours d'une opération militaire contre des membres du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes de Turquie) dans la province de Batman (sud-est), a annoncé vendredi l'armée turque.

L'opération militaire a été engagée jeudi après qu'un groupe de 17 militants du PKK eut été localisés en zone rurale près de la ville de Besisi, a précisé l'état-major de l'armée dans un communiqué.

En 1999, le PKK, à présent rebaptisé KADEK, avait annoncé qu'il mettait fin à presque vingt années de combat pour l'indépendance du sud-est de la Turquie, essentiellement peuplée de Kurdes, un conflit qui avait fait plus de 36.O00 morts.

Les forces turques ont continué à pourchasser les combattants retranchés dans le nord de l'Irak, et qui représentent selon Ankara, une menace pour le territoire turc.

Début août, a été promulguée en Turquie une loi d'amnistie pour les militants kurdes repentis, offrant notamment des réductions de peines, mais les dirigeants du PKK/KADEK ont rejeté cette amnistie. (AFP, 22 août 2003)
 

PKK remains in the mountains despite "amnesty"

Hopes are starting to fade that the new partial amnesty law designed to bring PKK separatist militants down from the mountains will yield any results, government sources told the Turkish Daily News.

A high ranking government official who asked not to be named said in fact the government did not expect any outstanding results from this amnesty but stressed it was legislated to give the Americans a chance to see if the PKK terrorists holed up in the mountains would give themselves up.

It has been nearly two weeks since the partial amnesty law billed as the "winning back to society" legislation was enacted and there is only a handful of PKK militants who have given themselves up. Only two of them came from northern Iraq while at least 5,000 are said to be hiding in the Kandil Mountains bordering Iraq.

Another 10,000 PKK sympathizers who have sought refuge in the Mahmour Camp also seem reluctant to return to Turkey and benefit from the law. According to the law those who have not been involved in any terrorist activity will be questioned and released to live a normal life. The law also provides serious reductions in jail terms for those involved in terrorist activity. More than 900 PKK militants currently in prison have asked to benefit from the pardon.

Despite the pardon most PKK militants have opted not to come down from the mountains. It is said the PKK leadership is dissuading the militants.

The United States has said it will not tolerate the presence of armed groups in Iraq. The U.S. forces have already disarmed the opposition Iranian forces and have used force to wipe out the Islamic militant groups that were threatening the Kurdish leadership in northern Iraq. American sources say the U.S. has given the PKK militants a last chance to come down from the mountains peacefully and disarm. But U.S. sources have also said that if the PKK militants decide to shun the amnesty then they will be left with no other option but to use force against them. When this will happen remains to be seen.

Turkish government sources have said this issue will be discussed during talks between Turkish and American officials this week.

The PKK leaders have said the amnesty should have covered them as well. Thus they are telling their militants that the partial amnesty is a trap and that the militants should remain in the mountains.

Meanwhile, the TDN was told the PKK militants holed up in the mountains in Turkey are also inclined to shun the partial amnesty. They are reportedly waiting for orders from their leadership on what to do but that their leaders who will not benefit from the amnesty want them to stay in the mountains. (Ilnur Cevik , Turkish Daily News, August 19, 2003)
 

L'avocat des députés kurdes dénonce une "parodie de justice"

Un avocat représentant quatre anciens députés pro-kurdes de Turquie, emprisonnés depuis neuf ans pour aide aux rebelles kurdes et rejugés devant une Cour de sûreté d'Etat à Ankara, a dénoncé vendredi à l'issue d'une sixième audience une "parodie de justice".

"Un tel procès ne peut être équitable (...) La cour n'est absolument pas impartiale", a indiqué à l'AFP Me Yusuf Alatas, qui parlait au nom des autres défenseurs des accusés, dont la plus connue, Mme Leyla Zana, est lauréate du prix Sakharov pour la liberté d'expression du parlement européen.

"Nous ne faisons plus confiance à la Cour", a affirmé M. Alatas, qui a exprimé sa "profonde déception" vis-à-vis de ce nouveau procès, entamé en mars et suivi de près par l'Union européenne à laquelle la Turquie souhaite adhérer.

Pour protester contre l'attitude des juges, qui rejettent "nos moindres demandes", les avocats, pour la première fois, n'ont pas demandé une remise en liberté de leurs clients lors de l'audience de vendredi, a-t-il ajouté.

Le procès a été reporté au 15 septembre 2003.

Mme Zana et trois autres ex-députés - Hatip Dicle, Orhan Dogan et Selim Sadak - ont été condamnés en décembre 1994 à 15 ans de prison pour aide aux séparatistes armés du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, rebaptisé Kadek).

Ils auront purgé leur peine en juin 2005 et leurs défenseurs craignent que le nouveau procès dure jusqu'à cette date.

Ils doivent leur nouveau procès à une décision de la Cour européenne des droits de l'Homme qui a jugé leur premier procès inéquitable et au parlement turc qui a autorisé en janvier de nouveaux procès pour les personnes dont les sentences ont été condamnées par la Cour de Strasbourg. (AFP, 15 août 2003)
 

KADEK says war can still be averted, releases Road Map

The leadership of the Kurdistan Freedom and Democracy Congress (KADEK) has issued a policy statement following a six-days-executive meeting. The statement comes amid controversial discussions about the Repentance Bill passed by Turkish parliament and the growing likelihood of a renewed outbreak of hostilities between the Turkish army and the Kurdish guerrilla forces.

KADEK spokesperson Osman Ocalan has rejected the Bill on the grounds that it ³excludes the upper echelon and leader cadre of KADEK² and at the same time failed to offer a solution to the issues at stake. He said that instead of trying to get the USA to attack the KADEK, the Turkish government should engage in a direct dialogue on issues of disarmament and reintegration. Ocalan has publicly invited government officers to visit the KADEK's camps and explain the new legislation to the fighters.

In a last move to avert a resurgence of the war, the movement has recently presented a Roadmap for Peace and a Democratic Solution that foresees full disarmament and the right to unrestricted "participation in democratic political life" for all KADEK-members until the end of 2004. The roadmap would require the Turkish government to declare a bilateral cease-fire before December 2003. Failing that, the guerrilla would retaliate to any attack. The roadmap addresses both the EU and the USA with a demand for mediation in the conflict:

"A solution of the Kurdish issue in Turkey cannot be achieved by effecting a confrontation between USA and KADEK but only by establishing co-operation between the USA and Turkey in addressing the underlying issues in a democratic way."

"It is erroneous on the part of the European Union to assume that the Kurdish issue might be solved by means of a legislation that does not allow the development of Kurdish language and culture. The Kurdish population is certainly not opposed to an accession to the European Union on the basis of a democratic unity in freedom; but it would be unacceptable to regard the Kurdish issue as solved and integrate a Turkey that does not allow the Kurds the exercise of their lingual and cultural rights."

Meanwhile, the imprisoned KADEK leader Abdullah Ocalan has complained that his health was palpably deteriorating under the conditions of solitary confinement on a small island and has demanded that the European Council's Committee for the Prevention of Torture undertake a medical check-up. While comparable nationalist and Islamic regimes are being overtaken by the course of developments, the Turkish government is trying to perpetuate its existence by conjuring up a confrontation between the USA and the KADEK and thronging Turkey into a new civil war.

Against the background that the present Repentance Bill has already led to the release of a number of Islamist militants, the Kurdish leader states that the Turkish government may want to get the secularist army engaged in a renewed conflict with the Kurdish forces in order to create for itself the space to implement its Islamist policies.

Ocalan further warns that although the AKP government has established 'an ideology in tune with imperialist globalisation', it might end up creating conditions where Turkey becomes the target of an international intervention harming its national integrity. (KADEK, August 7, 2003)

KNK's stand concerning "Reform Packages" and "Trap-Amnesty""

The Kurdish National Congress (KNK), oin August 10, 2003, issued the following communiqué  on the recent éreform packages" and the "Social Re-integration Law:

Parliament has approved the 7th Reform Package in Turkey. Together with the 6th, approved last month, the 7th Reform Package envisages a number of legislative and constitutional changes designed to bring Turkey into closer accord with the Copenhagen Criteria as part of the process of full European Union membership. It seems clear that the political tendency in power is making a somewhat hurried effort, and thereby giving expression to its intention, to ensure that Turkey is ready for the full membership negotiations to be held at the end of 2004. While these efforts and the steps taken are important from the point of view of the process of democratisation, they are designed to meet certain targets rather than meet existing needs, and therefore exhibit, once again, the unchanged approach to democratisation. Changes of substance are directly related to their applicability, and these changes become meaningful only to the extent that they can be applied. While all steps in this direction, including the approval of the 7th Reform Package, have been met with approval by European Union officials, they have been found insufficient and the importance of their applicability have frequently been emphasised.

Democracy means tolerance and acceptance of differences. This has been a determining factor in the process of democratisation in Turkey, and the reality of intolerance, internalised on the basis of the denial of the Kurdish people, has constituted the source of anti-democratisation. Today, the same attitude continues. This has led to a constant restriction of and disregard for fundamental rights and freedoms. While the formal  image has been maintained of a republic based on a pluralist parliamentary democratic system, in reality, policies in breach of human rights and violations of these rights have dragged Turkish society into a conflict, and the process of the development of democracy and freedoms has been barred.

As a consequence of the Kurdish national democratic movement putting put an end to the armed struggle for the past four years and adopting the method of peaceful political struggle for the resolution of the problem, Turkey has enjoyed a sense of considerable social relief, and the opportunity has arisen for social peace to be established on a just and permanent foundation and on the basis of the protection and exercise of fundamental rights. In spite of this historic opportunity for democratisation and social freedom, the administration in Turkey is unfortunately failing to understand this opportunity correctly.

All legislation abolished, in the name of improvement and change, by the Reform Packages designed to meet the Copenhagen Criteria, were essentially pieces of legislation aimed at preventing the Kurdish people from exercising their fundamental rights and denying the very existence of the Kurds. Yet, this fact is ignored, the problem is not named.

In this sense, the Reform Packages do not, as far as applicability is concerned, go beyond the formal, and slyly attempt to mislead the relevant bodies of the European Union. There is no attempt to influence public opinion in favour of the democratic essence of the legislative changes. And the Kurdish people can see no sincerity behind the steps which are being taken. What is happening confirms that the approach still continues which is based on denial and on ignoring the problem.

Capital punishment has been abolished, only to be replaced by intensified life sentences; isolation now means the individual is left to rot, turning capital punishment into a permanent sentence. Isolation and oppressive measures continue in the prisons. The policy of isolation used against KNK Honorary President and KADEK Chairman Abdullah Ocalan continues to be applied, in contravention even of current laws: he is prevented from seeing his lawyers, his right of defence is removed.

In spite of the amendments and improvements made to the laws concerning the right Meet, Demonstrate and Protest, the Kurdish people¹s democratic activities are not tolerated. The shameless attacks by the security forces on the activities of Kurdish women in the past month are instructive in showing the exact level of this intolerance.

Similarly, the fact that there has been an increase in violations of human rights in Turkey and in Kurdistan, in spite of all the new legislation, has been documented in reports published by the Human Rights Association (IHD). Despite all legislative amendments, there has been no improvement in the application.

Although it has now been a year since the amendment was passed allowing television broadcasting in the Kurdish language, no concrete steps have yet been taken to that end. Regulations were published, giving Turkish Radio and Television (TRT) the right to broadcast in Kurdish for a total of two hours per week; TRT officials announced that preparations were under way and Kurdish broadcasting would start soon. However, TRT considered this to be in breach of its own charter, took the matter to the Supreme Court, and the duty given to TRT was annulled.

The Freedom to Organise is being curtailed and violated through administrative acts and judicial decisions. Parties through which the Kurds have given political expression to their views, HEP, DEP, OZDEP and HADEP, have not only been subject to pressure and attacks from the administration, they have been closed down one after the other. The law on political parties has been amended within the context of reform, with the European Union, and the reasons for which parties may be closed down have been restricted; yet, HADEP could not escape closure shortly after the law was amended.

At the last general election, an electoral threshold which exists in no democratic country meant that DEHAP could gain no parliamentary representation, in spite of emerging as the largest party in Kurdistan, and the will of those who voted for DEHAP remained unrepresented. The party was then taken to court, in an attempt to close it down.

The 7th Reform Package has abolished Article 8 of the Prevention of Terrorism Law, and Turkish officials have explained that the Freedom of Expression has thus been established and that another important step has been taken in meeting the Copenhagen Criteria. This, too, is propaganda designed to mislead the European Union. There have been objections to the abolition of this article by the Armed Forces, and President Sezer has vetoed this part of the Reform Package on the basis of these objections. Articles 312 and 313 of the Turkish Penal Code which regulate similar matters have been retained unchanged and, indeed, in arguing against the military¹s objections and the President¹s veto, the government has pointed to these two articles.

It is clear that at the root of the anti-democratic approach in Turkey lies anti-Kurdish phobia. The anti-democratic consequences of denying the existence of the Kurdish people have affected the peoples of Turkey as a whole. This anti-democratic approach is also to be observed in Turkey foreign policy. A state which claims to be democratising and wishes to join the European Union believes it has the right to interfere in neighbouring countries in order to prevent the Kurds in Iraq from making any gains, and adopts, as an inherent contradiction expansionary policies. Instead of ensuring stability and peace in the region, it plays a provocative and destabilising role.

Turkey can only rid herself of all these problems and achieve a democratic transformation if and when it envisages a peaceful, political, permanent solution to the Kurdish question. The way to do this is for the Turkish state to admit its mistake, apologise to the Kurdish people and make peace. Yet, it is still attempting to impose defeatism on the Kurdish people. Rather than a resolution to the problem, we still have a blind insistence on no solution.

The Social Reintegration Law, passed by Parliament and described by the Turkish authorities as promoting a ³return home², has the same purpose as previous ³laws of regret² and simply points the way to prison to those who wish to take advantage of the law. The basic pre-condition for taking advantage of the law is to confess and act as an agent for the state. It is based on taking one¹s dignity away. It is said that those who want to take advantage of the law will be protected if they so wish, that they will undergo surgical operations and be given new identities: individuals hidden away from society will supposedly be ³regained for society² in this way!

Even as it stands, the law provides no legal assurances. The extent to which the judiciary is independent in Turkey is well known. Despite the fact that Turkey is a signatory and a party to the European Human Rights Convention, decisions by the judiciary in Turkey have been criticised by the European Human Rights Court as serious violations of the Convention. Even so, the implementation of this Law is not to be in the hands of the judiciary, but of the administrative authorities: the General Directorate of Security and the General Command of the Gendarmerie. The Law is thus open to completely arbitrary application.

In conclusion, there is no intention, in good faith, of moving towards democratisation in the existing Reform Packages. The Packages are not based on an approach aimed at resolving Turkey¹s fundamental problems and achieving social peace. This is further confirmed in the application of the changes. The Social Reintegration Law is designed not to achieve social peace, but to weaken and restrict the organised strength of the Kurdish people and to demean the Kurds. Indeed, in explaining the basic aim of the Law, the Turkish authorities have said explicitly that the Law is one of the means of fighting the Kurdish National Democratic Movement. (KNK, August 10, 2003)
 

Festival de cinéma Kurdes sans frontières

Le Festival de cinéma de Douarnenez invite chaque année des peuples et cultures minorisées. Pour cette 26 e édition, tous les projecteurs seront braqués sur les Kurdes. Pendant une semaine, au bout de la Bretagne, découvrez les images éparpillées de ce peuple qui n'a pas d'État à lui, mais qu'une culture commune unit par-dessus les frontières.

Les organisateurs ont réuni plus d'une quarantaine de films en provenance de Turquie, d'Irak, d'Iran, d'Arménie, de Syrie, sans oublier ceux de la grande famille de la diaspora kurde en Europe. Car Douarnenez, c'est avant tout le goût de la rencontre, le plaisir des images, mais aussi un engagement jamais renié pour les minorités et une envie de refaire le monde à coup de bobines, de petits déjeuners et de débats passionnés !

A partir de samedi et jusqu'au 23 août, le festival vous invite à une plongée dans les ¦uvres cinématographiques d'exceptionnels réalisateurs comme le Kurde de Turquie Yilmaz Güney qui dirigea depuis la prison le film « Yol » (co-réalisé avec Serif Gören et Palme d'Or à Cannes en 1982), le Kurde iranien Bahman Ghobadi, les Iraniens Abbas Kiarostami et Samira Makhmalbaf ou Nizamettin Aric et Christine Kernich avec leur magnifique « Beko » (Prix du public, Festival de Venise 1992).

Il sera aussi possible de découvrir de jeunes réalisateurs talentueux, souvent d'origine kurde, travaillant dans d'impossibles conditions en Turquie, en Irak ou en Iran, ou encore en exil, et qui savent conjuguer quête d'identité et humour, revendications et poésie. Leurs fictions puisent dans l'histoire des Kurdes : « Ax » de Kazim Öz, « Espoir » de Mansur Tural, « Vive la mariée... et la libération du Kurdistan » de Hiner Saleem, « Aller vers le soleil » de Yesim Ustaoglu, « Une saison à Hakkari » de Erden Kiral...

Enfin, le festival accueille des documentaristes au regard pointu, kurdes, turcs ou européens qui, caméra au poing, dénoncent ce que le monde entier feint d'ignorer : les répressions policières, la langue kurde bâillonnée, le sort des clandestins, les luttes et enjeux aux Proche et Moyen-Orient. Mais ils témoignent aussi de la grandeur de cette culture kurde, de sa poésie, de ses espoirs. Images lourdes de sens en ces temps de guerre : « Leyla Zana » de Kudret Günes (Fr) ou « Des épines dans le c¦ur : Eren Keskin » de Gülsel Öskan et Ludger Pfanz (All), « Kurdistan : je reviens d'un pays qui n'existe pas » d'André Métayer et Vincent Fauvel (Fr)...

Depuis la première édition, le festival est un rendez-vous pour apprécier et découvrir la production annuelle du cinéma et de l'audiovisuel de Bretagne. 27 films ont été retenus pour la Compétition de cette année et concourront dans trois catégories : documentaire, fiction, animation. De plus, d'autres ¦uvres seront présentés dans le cadre d'une Vitrine de l'audiovisuel de Bretagne comme le très beau « 17 ans ». Enfin, l'Association des Réalisateurs de Bretagne organise un stage « Désir de film », moment privilégié de rencontre avec un réalisateur.

Le Festival a décidé de rendre hommage au travail du réalisateur Bahman Ghobadi en projetant toute la semaine ses réalisations et co-réalisations.

Bahman Ghobadi vit à Baneh, où il est né en 1968, au nord-ouest de l'Iran, juste au milieu du Kurdistan iranien. C'est au service militaire, dans un centre de jeunes cinéastes, qu'il réalise ses premiers films. En 1997, Il propose à Abbas Kiarostami de tourner au Kurdistan et devient son assistant pour le film « Le vent nous emportera ». Il travaille également avec Mohsen et Samira Makhmalbaf, venus faire des repérages au Kurdistan pour le film, sélectionné à Cannes en 2001, « Le Tableau noir » à qui il a apporté « toutes les informations concernant la culture kurde ». Il y obtient même un rôle.

Bahman Ghobadi est aussi le réalisateur inspiré des films « Un temps pour l'ivresse des chevaux » (caméra d'or à Cannes en 2000), « Les chants du pays de ma mère » (inédit en France) et de quelques documentaires tels « ding » ou « Irak after Saddam ». (Le Télégramme, 14 août 2003)
 

Amnistie pour les "repentis": Ocalan menace d'une reprise de la guerre

Le dirigeant kurde Abdullah Ocalan a menacé la Turquie d'une reprise de la rébellion si Ankara continue à refuser toute négociation avec le PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) et s'obstine à proposer une amnistie à certains "repentis", selon un journal pro-kurde, Ozgur Politika.

Cette menace du leader kurde survient alors que deux membres du PKK se sont rendus aux autorités pour bénéficier de la nouvelle loi d'amnistie, entrée en vigueur mardi.

Cette loi promet une amnistie totale ou partielle aux membres du PKK qui déposeront les armes et seront prêts à fournir des informations, mais n'est pas valable pour les dirigeants du parti.

Qualifiant cette loi de "provocation", Abdullah Ocalan a affirmé que chacun des quelque 100 dirigeants exclus de la loi "compte environ 500 fidèles".

Les dirigeants turcs disent que les membres du PKK "ne peuvent pas rester en Irak ou en Iran. Cela revient à dire qu'ils doivent rentrer en Turquie pour se battre", a-t-il ajouté.

Le PKK, a-t-il ajouté, est prêt à attendre jusqu'au 1er septembre une proposition de négociation de la part d'Ankara. (AFP, 6 août 2003)
 

Recent pressures on the Kurdish people

Demonstrations for Öcalan

21 relatives of prisoners initiated a hunger strike on 30 August in the offices of DEHAP in Van protesting officials who "did not take any measures regarding KADEK leader Abdullah Öcalan's health problems". In Seyhan district of Adana and Izmir same actions initiated by relatives of prisoners. 19 persons, who were detained on 28 August in the offices of Bliss Party in Diyarbakir during hunger strike action were released on 30 August. 20 persons in Mersin have been on hunger strike for three days. Ramazan Bilge, executive for DEHAP in Mardin and Feyzullah Ekinci were detained after the demonstration held on 30 August in Nusaybin district of Mardin. They were released shortly after. In a statement made by KADEK prisoners it was reported that between 1-15 September they were going to initiate hunger strike actions in 50 prisons. "Öcalan should be examined by Œindependent and civilian health specialists' and transferred to another prison" the statement also read. (Özgür Gündem-TIHV,August 30-31, 2003)

DEHAP Members Tortured, Forced to be Informer

DEHAP chairwoman of the women's wing in Van Mirvan Kaval and chair for the youth wing Hüseyin Armut stated that they were beaten by the police officers and soldiers and forced to become informers on 27 August. Mirvan Kaval put the followings concerning the incident: "The civilian dressed police officers stopped us while we were working to organize a meeting in Sabaniye neighbourhood. They hit my head to the wall and pulled my hair. There were higher-ranked among them. They took me to a basement of a house. They asked me; Œwhy do you work for DEHAP? Who are those people with you? What kind of books do you read? What is the latest book you have read? There were roses in the date book, where are they now?' In addition, they wanted me to help them and threatened me to death unless I stop working for DEHAP." Hüseyin Armut stated that he was forced to get on a car when he objected to the interrogation of Kaval. He added: "They proposed me to become an informer. Police officers and soldiers said: ŒYour friend didn't help us but you will. Why do you work for DEHAP? We will pay you TL. 200 million per month if you work for us'. They threatened me to death after I didn't accept their proposal". (Özgür Gündem-TIHV,August 30, 2003)

Kurdish Name Not Authorized

Selim Atik was not allowed to name his child "Bartu" at the Registry Office in Avcilar district of Istanbul. The decision was based on that the name was not listed in the name list prepared by Turkish Language Institute. Atik also stressed that they were told that an investigation would be started if they insist on registering the name. Atik added that they witnessed two other incidents at the registry office. Two families were not allowed to name their child "Hatun" and "Aleyna" because the names were not Turkish. Bülent Öz was also not allowed to name his child "Rozerin (yellow sun)" at the Registry Office in Bakirköy district of Istanbul. Afterwards the family gave the child the Kurdish name "Zilan (bud)" because it was on the list. (Radikal-TIHV, August 28, 2003)

Juvenile Burnt Himself for Ocalan

Yusuf Baliç (18), who set himself to fire in Küçükçekmece district of Istanbul on 24 August in order to protest the health condition of Abdullah Öcalan, died on 27 August in the hospital. Baliç was reportedly under treatment in Bakirköy Hospital for Mental Diseases because of schizophrenia and on the day of incident he was given permission to visit his family. (Özgür Gündem-TIHV, August 28, 2003)

DEHAP Members Arrested in Dogubeyazit

Executive of DEHAP women's wing Ülkü Yildirim, who was detained in Dogubeyazit district of Agri, was arrested on 27 August according to the Article 312 TPC on allegations of "inciting people to hatred and enmity". Yildirim was reportedly arrested in connection with a press conference on health condition of Abdullah Öcalan. (Özgür Gündem-TIHV, August 28, 2003)

Beaten for playing Kurdish music

Halil Demir, who is a minibus driver in Suruç district of Urfa, stated that he was beaten by the police officers because of playing Kurdish music in his minibus. Demir appealed to HRA branch in Urfa. He told: "There was a civilian dressed police officer in the minibus. Traffic policemen were controlling the vehicles at the SSK Junction. They stopped us, too. Meanwhile, the civilian dressed police officer in the minibus started to swear and hit me. Afterwards, the traffic policemen fined me to TL.32 million on the allegations that there were too many passengers in the minibus". (Özgür Gündem-TIHV, August 27, 2003)

A German Citizen Kurd detained in Istanbul

Gülseren Güzel, Executive of the Federation of Kurdish Associations in Germany, was detained on 22 August in Atatürk Airport in Istanbul: The lawyer Hüseyin Sahin announced that Güzel was a citizen of Germany and detained on the arrest warrant issued by Urfa Peace Penal Court on 23 May. (Evrensel-TIHV, August 25, 2003)

Armed Calshes and Attacks in South East

During the armed clash that broke out between Kurtalan district of Siirt and Besiri district of Batman on 21 August, the soldiers Ahmet Aslanhan and Muzaffer Bakir were killed. According to the press release 7 KADEK militants died during the clash. One captain, one non-commissioned officer and one soldier were wounded. The soldier BilgeKilidi was killed during the armed clash that broke out in Gürmenek region near Topçam district of Tokat on 24 August. According to the official announcement another soldier shot Kildi by mistake. (Cumhuriyet-Evrensel-Özgür Gündem-TIHV, August 24-25, 2003)

Trial for Playing Kurdish Music

A case was launched against Ahmet Murat Korkut on charges of "playing Kurdish music in his bus". According to the gathered information, an investigation had been started against him in connection with the Kurdish albums that had been found in his bus when he had been stopped for ID check on Diyarbakir-Elazig highway in April 2002. The indictment prepared by Diyarbakir public prosecutor wanted him to be prosecuted according to the Aritcle 25 of the Law on State of Emergency. The case will be heard at Diyarbakir Penal Court of First Instance No 4. Law on State of Emergency was abolished with the law packages made for adjusting the EU. (Radikal-TIHV, August 22, 2003)

Village Guards Killed Villagers

On the night of 20 August, village guards of Tanyolu village of Taslicay district reportedly opened fire against a group of villagers near Güllüce village of Dugubeyazit District (Agri). The brothers Ahmet Er and Mehmet Er died and Ahmet Önder, Osman Tosun, Mehmet Er and Misfiye Er were wounded during the incident. (Evrensel-TIHV, August 22, 2003)

Prevented Kurdish Names

In Istanbul Fahrettin Gökdemir was reportedly prevented to give his child "Ronahi" at Maltepe Registration Office, but instead the child was registered with the name "Eda". Gökdemir announced that they had been prevented in 2002 by Ardahan Registration Office to give the name "Ronahi" and they appealed to Maltepe Registration Office. There the family was informed that they had to choose another name. Since the child had to start elementary school, the family accepted the name "Eda". (Özgür Gündem-TIHV, August 20, 2003)

Two Children wounded in Mine Explosion

In the rural area of Güzeldere between Baskale and Gürpinar districts of Van the children Kazžm Çaçan (14) and Cüneyt Nurlu (13) stepped on a mine. Both children were injured, Kazim Kaçan lost his eyes and hands. Since the relatives of the children could not cover the expenses of the treatment, the children were kept as pawns for non-payment in the Education and Research Hospital at Van 100th Year University. (Özgür Gündem-TIHV, August 16-17, 2003)

Investigation Against DEHAP Members

Tunceli public prosecutor started an investigation against the DEHAP executives for Tunceli on the allegations that they visited the grave of the KADEK militant Cahit Dagtekin who was killed during a clash in June. Public prosecutor reportedly took the testimonies of the chairperson of DEHAP for Tunceli Alican Önlü, vice-chairman Ali Ulufer, the executives Hasan Bakiray, Cemile Özdemir, member of municipality assembly Murat Polat, chair for central district Hidir Aytac, accountant Ali Kamer Balta and the members Ipek Duymaz, Zekiye Yanen and Sevgi Bozkurt. (Özgür Gündem-TIHV, August 14, 2003)

"Le gang des mamies kurdes" libéré de prison grâce à la loi d'amnistie

Un groupe de quatre femmes kurdes, âgées de 68 à 81 ans et emprisonnées dans l'est de la Turquie pour avoir aidé des rebelles kurdes, a bénéficié dimanche d'une libération anticipée grâce à une récente loi d'amnistie, a rapporté l'agence Anatolie. Surnommées "le gang des mamies kurdes" par les médias turcs, elles ont purgé une peine de trois ans et neuf mois pour avoir aidé et hébergé des militants du Parti séparatiste kurde PKK.Leurs petits-enfants et d'autres membres de la famille étaient là pour les applaudir quand elles ont franchi les portes de la prison de haute sécurité de Tunceli, selon l'agence Anatolie. (AFP, 10 août 2003)

Detentions, Arrests of Kurds

A. Baki Çelebi, DEHAP chair for Mus, Muhlise Karagüzel, DEHAP executive, Naif Oglaga, DEHAP chair for central district, Maynur Tas, DEHAP executive for Bulanik district, Feyzi Ergül, DEHAP member, Mehdi Akbal, DEHAP executive for Varto (Mus), Diba Kahramaner, DEHAP chair for women¹s wing in Malazgirt and Sevim Yetkiner, HRA chair for Mus, who were arrested on 17 July on the grounds that ³they had participated in funeral of Ismet Baycan, a KADEK member who died on 24 May in the prison², were released upon the second objection of their lawyers to Erzurum SSC. (Özgür Gündem-TIHV, August 8, 2003)

Armed Clashes and Attacks

Three soldiers were reportedly killed during a clash broke out on 5 August in the area between the Kuyular and Ilkyardim villages of Nusaybin district (Mardin). 2 KADEK militants were killed during the same clash. 4 people were reportedly detained in connection with the attack to the police station on 6 August in Mardin. (Özgür Gündem, Radikal-TIHV, August 8, 2003)

Killing of a Kurdish villager in Sirnak

DEHAP commission announced its report on the armed attack to the villagers in Kumçati (Sirnak) on 10 July and killing of Halit Coskun. According to the report the incident was an organized and political attack against Abid Durak, DEHAP chair for Kumçati. The commission also stressed that the attacker took courage from gendarmerie: "The attitude of the gendarmerie commander in Kumçati against DEHAP executives encouraged the attackers. The investigation was also carried out by the same commander, this also increases the doubts. The attackers might be protected; the evidences would not be collected. The release of the defendant Besir Demir was also suspicious. The attitude of the gendarmerie may cause other incidents in the district." (Özgür Gündem-TIHV, August 7, 2003)

Detentions and Arrests in Nusaybin

On 5 August, Chair of DEHAP Youth Wings in Mardin was detained, when he was going to his house from DEHAP offices in Nusaybin (Mardin). He was arrested on 6 August. During operations against Hezbollah in Mersin Turan Ari was detained. (Özgür Gündem, Cumhuriyet-TIHV, August 7, 2003)

Armed Clashes and Attacks in Mardin

KADEK militants reportedly attacked the police station next to the military officers' club in Mardin by arms and bombs. A clash broke out between the militants and police officers. The police officers Mürsel Hacioglu and Ramazan Yazici were killed. During an armed clash that broke out near Ilkadim and Kuyular villages of Nusaybin (Mardin), two KADEK militants were killed. A military transportation vehicle for officers was attack by bomb in Halkali (Istanbul). None of the officers were injured or killed. (Hürriyet, Evrensel-TIHV, August 7, 2003)

A Kurd detained at Munzur Festival

Söhret Anli, who came for the 4th Munzur Culture and Nature Festival to Tunceli was detained on 31 July on the allegations of "participating KADEK activities for students". (Evrensel-TIHV, August 6, 2003)

Teachers dismissed for Kurdish Music in Diyarbakir

The teachers, who had been dismissed for singing in Kurdish during an activity by Egitim-Sen in Diyarbakir last year, were returned to their duty by Diyarbakir Administrative Court. The teachers had been members of a music group. The court ruled that civil servants couldn't be dismissed on report of inspectors of the Ministry. A court case had been launched against them on charges of "aiding illegal organization" and the court had acquitted them on 19 December 2002. But the ministry had dismissed the teachers Bendivelat Eminoglu, Sertaç Demirel, Zahide Petekbasi, Sedat Balibey and Ramazan Demir. (Milliyet-TIHV, August 3, 2003)

Minorités / Minorities

Le patriarche orthodoxe grec appelle Ankara à rouvrir le séminaire de Halki

Le patriarche oecuménique orthodoxe grec, Bartholomée 1er, qui siège à Istanbul, a demandé jeudi lors d'un entretien avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan la réouverture de la faculté de théologie de Heybeliada (Halki en grec), fermée en 1971.

"Nous avons été écoutés avec compréhension. Nous espérons parvenir à des conclusions concrètes", a-t-il dit à sa sortie du bureau du Premier ministre, cité par l'agence Anatolie.

Evoquant la volonté de la Turquie d'adhérer à l'Union européenne (UE), le chef spirituel des Orthodoxes d'Europe occidentale s'est déclaré "confiant" qu'une solution sera trouvée aux problèmes des minorités religieuses en Turquie et surtout à ceux de sa communauté.

Le séminaire de Heybeliada se trouve sur une île, au large d'Istanbul.

La Turquie, officiellement musulmane à 99%, reconnaît les minorités chrétiennes et juive.

Candidate depuis 1999 à l'adhésion à l'UE, la Turqie a adopté plusieurs réformes en matière des droits de l'homme et de démocratie pour respecter les critères de Copenhague.

La plus importante adoptée jusqu'à présent sur les minorités religieuses touche à l'autorisation pour les églises non-musulmanes reconnues à acquérir des biens fonciers. Mais elles n'ont toujours pas le droit de former leur propre clergé ou de dispenser un enseignement religieux.

L'UE doit décider en décembre 2004 si la Turquie a fait suffisamment de progrès en matière de réformes démocratiques pour ouvrir des négociations d'adhésion. (AFP, 28 août 2003)
 

La sortie d'"Ararat" en Turquie suspendue à une résolution du Congrès américain

Jamais un film sur l'image de la Turquie n'avait provoqué autant de polémiques, hormis, en 1978, Midnight Express, d'Alan Parker, dont le tableau peu reluisant des prisons turques a durablement marqué les esprits.  Ararat, d'Atom Egoyan, qui explore les traces du génocide des Arméniens perpétré par les Turcs en 1915, connaît en Turquie un parcours tortueux (Le Monde des 7 février et 25 mai 2002) qui n'en finit pas d'emprunter des chemins de traverse.

En février, l'annonce de l'achat des droits de distribution par la compagnie turque Belge Film, spécialisée dans la distribution de films d'auteurs européens, augurait pourtant une réelle volonté d'ouverture. En suscitant dans les milieux professionnels un intense débat sur la liberté d'expression, la sortie d'Ararat en Turquie est rapidement devenue un enjeu politique, propre à délivrer, selon ses partisans, une "leçon de tolérance".

Au cours des derniers mois, les obstacles se sont accumulés autour du "film-événement". En avril, le 22e Festival international du film d'Istanbul a refusé de programmer Ararat, prétextant son manque de "valeur artistique" et s'appuyant sur les critiques défavorables récoltées à travers le monde. Le film a eu en outre le rare privilège de susciter un rapport d'enquête du Conseil de sécurité nationale, instance qui oriente la politique gouvernementale sous le contrôle des autorités militaires. Ce dernier a jugé sa présentation "inconvenante" en Turquie, en raison de l'"hostilité anti-turque" à la base de son scénario.

Convaincu qu'Ararat n'est pas en mesure de porter préjudice à la Turquie, le patron de Belge Film, Sebahattin Çetin, défend une position antagoniste : "Le cinéma doit contribuer au développement des relations turco-arméniennes. Notre initiative vise à proclamer au monde entier qu'il n'y a rien de honteux dans l'histoire de la République de Turquie. Nous devons prouver la tolérance de la société turque en projetant ce film."

UNE INVITATION À "EXPLIQUER"

Le producteur-distributeur a invité Atom Egoyan à venir en Turquie "expliquer" son ¦uvre. Il espère à cette occasion obtenir du cinéaste des "excuses publiques" à la société turque, à l'image d'Alan Parker, qui s'est exécuté vingt-cinq ans après Midnight Express. Il a aussi concédé la censure d'un plan de dix secondes, représentant le viol d'une femme arménienne par un soldat ottoman, gage selon lui de l'obtention d'un visa d'exploitation de la commission de contrôle cinématographique du ministère de la culture. Las ! Dans un contexte international exacerbé par la guerre en Irak, la perspective d'un nouveau débat au Congrès américain sur un projet de résolution reconnaissant le génocide arménien a porté un coup d'arrêt fatal à toute velléité d'ouverture. Belge Film a jeté l'éponge. Prévue pour l'automne 2003, la distribution du film en Turquie est reportée sine die, jusqu'à la "normalisation" des relations entre les deux pays, en cas d'adoption du projet de résolution.

Il appartient dorénavant aux parlementaires américains d'établir si les spectateurs turcs pourront enfin apprécier les qualités d'Ararat. Une ¦uvre déjà promise à un retentissant succès au box-office turc si l'on en juge par la controverse politico-médiatique qu'elle suscite depuis des mois. (Nicolas Monceau, Le Monde, 15 août 2003)
 

L'application des réformes pour les minorités chrétiennes se fait attendre

La Turquie a entrepris de multiples réformes pour accélérer son intégration à l'Union européenne, mais certaines, touchant par exemple à la liberté de culte dans ce pays musulman, sont loin d'être appliquées dans la vie courante, regrettent les minorités chrétiennes.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, dont le gouvernement est issue de la mouvance islamiste, a réaffirmé son soutien lundi aux réformes lors d'une réunion du conseil des droits de l'Homme, un forum qui réunit ONG et responsables de l'Etat turc laïque.

"Nous devons veiller à l'application puis au contrôle des lois d'harmonisation adoptées au parlement," a affirmé M. Erdogan.

"Si l'Etat n'écoute pas le citoyen (...) notre pays restera un pays aux pratiques controversées en matière des droits de l'Homme et de la liberté de culte", a-t-il reconnu.

La Turquie, officiellement musulman à 99%, reconnaît les minorités chrétiennes et juive, dans le traité de Lausanne signé en 1924.

La plus importante réforme adoptée jusqu'à présent touche à l'autorisation pour les églises non musulmanes reconnues à acquérir des biens. Mais elles n'ont toujours pas le droit de former leur propre clergé ou de dispenser un enseignement religieux.

Il resterait moins de 100.000 chrétiens en Turquie, divisés en de nombreuses églises, sur une population de près de 69 millions d'habitants.

Les Arméniens -- environ 80.000 personnes--, sont pour la plupart fidèles à l'église apostolique d'Arménie dirigé par le patriarche Mesrob Moutafian (Mesrob II) qui siège à Istanbul.

Les autres sont catholiques romains ou orientaux sous la conduite d'un Catholicos siégeant à Beyrouth.

L'église arménienne compte une quarantaine d'église et des écoles soumises au contrôle de l'Etat.

L'un des influents représentants de cette communauté ne mâche pas ses mots et qualifie de "spectacle" les efforts du gouvernement qu'il accuse de n'être pas "sincère".

"Il n'y a absolument rien de nouveau dans la vie courante, rien n'a changé", selon Hrant Dink, le rédacteur en chef de l'hébdomadaire en langue arménienne, Agos.

Il aurait souhaité que les réformes soient votées sans qu'il n'y ait le bâton et la carotte européennes. "Nous avons honte que l'on ait besoin de régler nos problèmes internes avec des pressions internationales", dit-il.

Même la loi autorisant les fondations chrétiennes à acheter des biens immobiliers reste lettre morte, selon le journaliste.

L'Eglise orthodoxe grecque compte quelque 4.000 fidèles vivant surtout à Istanbul, ex-Constantinople, où ils étaient plusieurs centaines de milliers au début du siècle.

Leur patriarche Bartholomée Ier est le chef spirituel de tous les orthodoxes d'Europe occidentale. Il est citoyen turc et son élection est soumise à l'approbation de l'Etat turc, mais ses relations ne sont pas toujours faciles avec les autorités qui se méfient de son rôle international et rejettent son titre oecuménique.

"Il reste encore des progrès à faire dans les dispositions adoptées en faveur des minorités religieuses", a-t-il souligné, répondant par écrit à des questions de l'AFP.

Il a déploré l'absence de progrès concernant la réouverture de la faculté de théologie de Heybeliada (Halki en grec), sur une des îles au large d'Istanbul, fermée en 1971.

"Nous allons continuer de rappeler notre demande (pour la réouverture) de cette école", note le prélat qui se déclare "optimiste" concernant la démocratisation du pays.

L'UE doit décider en décembre 2004 si la Turquie a fait suffisamment de progrès en matière de réformes démocratiques pour ouvrir des négociations d'adhésion. (AFP, 14 juillet 2003)
 

Affaires religieuses/Religious Affairs

National View (Milli Görüs) at Erdogan's Protocol in Germany

Yavuz Cetin Karahan, Leader of Islamist organization National View (IGMG) and Oguz Ucuncu, Secretary General of the same group, will also attend the meeting of Prime Minister Tayyip Erdogan with the representatives of Turkish associations in Berlin, within the framework of the decision of the Foreign Ministry to "embrace all our citizens."

Leader of the National View, whose original name was Osman Yobas but then replaced with  Yavuz Celik Karahan, because he killed a man by mistake when he was a child, will attend such a meeting for the first time.

Yavuz Celik Karahan, IGMG's Chairman and Oguz Ucuncu, IGMG's Secretary General, will reportedly attend the meeting, which will be held in the Turkhouse, affiliated to the Berlin Consulate of Turkey, among the representatives of associations on September 2. Mehmet Gedik, deputy of Karahan confirmed that they received an invitation letter and the Chairman and Secretary General would attend the meeting. Gedik said that some other associations connected to them were also invited.

It attracted attentions that, the National View entered state protocol as soon as the circular letter, sent by the Foreign Ministry to the diplomatic missions to "embrace the citizens" except for those who took part in terrorist activities or acted against Turkey, entered into force.

(The circular drew big public reaction at that time, causing suspicions that the National View-rooted AKP government was in fact paving way to include the National View, their roots, to the state protocol)

Europe National View Organizations (AGMT), whose name was changed into Islamic Society National View (IGMG), was founded in Koln in 1985.

According to 2002 report of the German Institution of Protecting Federal Constitution, IGMG had 26 thousand 500 members by 2002. The report states that the group is working to re-Islamize the Turkish society and to turn the secular system in Turkey into an Islamic "just order." (Hurriyet, August 28, 2003)

Fermeture d'un lycée turc en Russie pour liens présumés avec "islamistes"

Un lycée turc a été fermé dans la république russe de Bouriatie (Sibérie) pour des liens présumés avec une confrérie musulmane turque accusée par les services de sécurité russes de faire de la "propagande panislamique", a rapporté mercredi le quotidien russe Izvestia.

La branche locale des services de sécurité (FSB) a confirmé cette information à l'AFP sans donner de commentaires.

Le lycée turco-bouriate avait ouvert en juillet 1993 à Oulan-Oudé, capitale de la Bouriatie, république majoritairement bouddhiste. Il offrait aux élèves, admis sur concours, des voyages gratuits en Turquie et la possibilité de poursuivre leurs études dans les universités turques.

Selon des sources au FSB citées par le journal, le lycée a été financé par la fondation Oufouk qui a, selon ces sources, des liens avec la confrérie intégriste des Nurcu.

Le chef du FSB Nikolaï Patrouchev avait déclaré en décembre dernier que la confrérie menait "une propagande panislamique parmi les jeunes", et tentait de créer "un groupe de pression pro-turc dans les administrations russes".

Des vérifications ont été lancées au lycée après ces déclarations et le parquet bouriate a finalement obtenu la fermeture de l'établissement en juillet dernier.

Interrogés par l'AFP, le parquet de la république ainsi que le ministère de l'Education se sont refusés à tout commentaire.

Selon Izvestia, c'est le quatrième lycée turc en Russie qui connaît ce sort.

Depuis 2002, des lycées turcs ont été fermés à Touva, en Khakassie (Sibérie) et en Karatchaïevo-Tcherkessie (Caucase).

La confrérie des Nurcu (lumière) fondée par Said-i Nursi (1877-1960) et professant des préceptes sunnites, a d'importants moyens financiers et dispose de plus de 300 écoles et de six universités en Turquie, dans les républiques turcophones ex-soviétiques d'Asie centrale, dans le Caucase, en Extrême-Orient et dans les Balkans.

Selon les milieux laïques turcs, les Nurcu, dont le chef spirituel Fethullah Gulen est en exil aux Etats-Unis, ont infiltré systématiquement l'appareil d'Etat en Turquie pour tenter, à terme, d'y instaurer un régime musulman. (AFP, 27 août 2003)
 

Kaplan, le "Calife de Cologne", ne peut pas être expulsé vers la Turquie (tribunal)

Le Turc Metin Kaplan, chef de l'organisation islamiste interdite Hilafet Devleti, surnommé le "Calife de Cologne", ne peut pas être expulsé vers la Turquie, a décidé mercredi le tribunal administratif de Cologne (ouest).

S'il n'a plus le droit de se voir reconnaître l'asile en Allemagne parce qu'il y a commis des délits, Metin Kaplan ne peut être expulsé vers la Turquie car le risque existe d'une procédure judiciaire qui ne soit pas conforme aux principes de l'Etat de droit, a décidé le tribunal.

La cour a estimé notamment que M. Kaplan risquait d'être condamné sur la foi de témoignages recueillis sous la torture par les autorités turques.

Le 27 mai, la justice allemande avait ordonné la libération de Metin Kaplan, tout en rejetant son extradition vers la Turquie -- où il est accusé d'être responsable d'un attentat en 1998 -- au motif qu'il pourrait y faire l'objet de traitements "contraires aux principes du droit international".

Metin Kaplan avait purgé une peine de quatre ans de prison en Allemagne pour avoir lancé un appel au meurtre.

Interrogé par des journalistes, un porte-parole du ministère allemand de l'Intérieur a rappelé que le ministre Otto Schily avait toujours souhaité une expulsion "rapide" de Metin Kaplan et continuerait à oeuvrer en ce sens.

La Turquie accuse Metin Kaplan, âgé de 50 ans, d'avoir dirigé une organisation terroriste à l'origine d'un attentat à l'explosif contre le Mausolée de Mustafa Kemal Ataturk (en mémoire du fondateur de la République turque), à Ankara le 29 octobre 1998, et d'avoir ordonné l'occupation le même jour d'une mosquée d'Istanbul.

L'organisation Hilafet Devleti, interdite le 12 décembre 2001 en Allemagne, existait depuis 1984. Elle était implantée dans l'ouest du pays, avec des directions régionales dans les grandes villes, confiées à des "émirs".(AFP, 27 août 2003)

Education : bras de fer en Turquie entre gouvernement et président

Le parti aux origines islamistes au pouvoir en Turquie a engagé un bras de fer avec le président Ahmet Necdet Sezer qui vient de refuser de promulguer une loi controversée sur l'enseignement, au nom de la défense des principes laïques du régime républicain.

Une loi, à laquelle le chef de l'Etat a opposé mercredi son veto, prévoyait que 10.000 brillants élèves issus de familles démunies puissent poursuivre leurs études dans des collèges privés, aux frais de l'Etat.

Pour le ministre de l'Education nationale Huseyin Celik, membre du parti de la Justice et du Développement (AKP), le projet, préparé selon les spécialistes dans le secret, vise uniquement à offrir à ces enfants la possibilité de poursuivre leurs études secondaires dans des établissements dont les coûts dépassent de loin les moyens financiers de leurs parents.

Mais, estime M. Sezer, un juriste très respecté, la question est ailleurs.

Ces élèves seraient "inéluctablement" envoyés dans des établissements contrôlés par les milieux islamistes, selon un communiqué de son service de presse dans lequel le président argumente longuement les raisons de son veto.

En Turquie, l'école primaire est obligatoire pendant 8 ans. Les élèves vont ensuite dans des lycées d'Etat où le niveau d'enseignement laisse souvent à désirer ou s'inscrivent dans de coûteux collèges privés, dont certains appartiennent à des fondations islamistes.

Depuis le début des années 1990, à la suite de réformes législatives qui ont effrité l'emprise de l'Etat sur l'enseignement scolaire, on constate dans le pays une floraison d'écoles gérées par ces fondations islamistes, ce qui ne cesse d'irriter l'armée et l'élite pro-laïque.

De nombreux établissements sont ainsi contrôlés par une puissante confrérie musulmane, dirigée par Fethullah Gulen, 65 ans, ancien prédicateur, en exil volontaire aux Etats-Unis depuis 1999 en raison des poursuites pénales à son encontre.

Sa confrérie des "Nurcu" (lumière), une organisation islamique, a fondé plus de 300 écoles et six universités en Turquie, dans les républiques turcophones ex-soviétiques d'Asie centrale, dans le Caucase, en Extrême-Orient et dans les Balkans.

Les milieux laïques accusent la confrérie d'encourager plus de 400.000 élèves, formés dans ses écoles, à dénigrer les principes sacro-saints de la République laïque promue dans les années 1920 par Ataturk sur les cendres de l'empire ottoman.

Selon les analystes, le groupe contrôlerait un capital de 25 milliards de dollars, soit près de la moitié du capital dit "islamiste" en Turquie.
 Depuis son arrivée au pouvoir en novembre après sa victoire aux législatives, l'AKP, formation issue de partis islamistes dissous et qui fêtait jeudi son deuxième anniversaire, a toujours nié avoir un programme politique islamiste secret.

Mais il est surveillé de près par les généraux qui entendent prévenir tout dérapage sur les questions de religion.

Il a suffi en 1997 d'une simple pression de l'armée pour chasser du pouvoir le premier Premier ministre islamiste de l'histoire du pays, Necmettin Erbakan.

La presse libérale se félicitait jeudi du veto du président, appelant le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, un ex-islamiste reconverti en démocrate conservateur, à plus de "sensibilité" envers le caractère laïque des établissements scolaires.

"Est-ce que le secret entourant cette loi visait à permettre le financement par l'Etat d'écoles connues pour leurs spécificités islamistes", s'interrogeait ainsi un éditorialiste du journal Radikal.

Plusieurs ministres ont déclaré immédiatement après le veto que la loi serait renvoyée sans changement au chef de l'Etat, qui cette fois n'aura d'autre choix que de la promulguer ou de saisir la Cour constitutionnelle pour demander son annulation. . (AFP, 14 août 2003)
 

Une ancienne photo d'Erdogan avec Gülbeddin Hikmetyar

Dans son Fatih Çekirge attire l'attention des lecteurs sur une photo où on voit Recep Erdogan, actuel Premier Ministre turc et une autre personne, agenouillés devant une personne présentée comme un Taliban.

La photo n'est pas datée mais située dans un quartier d'Istanbul (Fatih). La personne dans le fauteuil est identifiée comme Gülbeddin Hikmetyar, recherchée dans le monde entier par l'Etats-Unis, comme l'un des proches de Oussama Bin Ladin.

Dans un article du Sezai Sengün paru toujours dans STAR le 14 juillet, le journaliste raconte un dialogue assez tendu avec Erdogan dans l'avion qui le ramène de son voyage en Autriche vers la Turquie.

A la question du journaliste pour expliquer sa présence sur cette photo et surtout sa position agenouillée Erdogan répond "C'est une photo prise dans un cadre familial!"

A la question: "Quand même la personne devant laquelle vous avez posé est un individu appartenant aux organisations TalibanŠ" Erdogan coupe la parole et répond "Il n'a jamais été en liaison avec les Talibans. Il a combattu héroïquement contre les Russes pendant l'occupation."

Sengün: " Peut-être Monsieur le Premier ministre, mais comment expliquer que vous avez déclaré 'terroriste' dans un document signé par vous, une personne avec laquelle vous vous êtes photographié et que vous affirmez d'être un héros?"

Erdogan:"Cela peut arriver. L'inverse aussiŠ" (Star, July 10-14, 2003)

Socio-économique/Socio-economic

Arrestations dans affaire Uzan, les principaux intéressés toujours en cavale

Un tribunal d'Istanbul a lancé jeudi un mandat d'arrêt contre deux membres de la richissime famille Uzan pour fraude, tandis que la police procédait à de premières arrestations dans le cadre de ce scandale financier très médiatisé en Turquie.

Les mandats d'arrêt ont été lancés contre le patriache de la famille Uzan, Kemal, et son frère Yavuz qui demeurent introuvables.

Le fils cadet de Kemal Uzan, Hakan, et un autre membre de la famille, Bahattin, sont recherchés par la police, mais ne font pas, pour le moment, l'objet de mandat d'arrêt.

Les Uzan et une vingtaine d'anciens dirigeants de la Imarbankasi (banque de développement) ont été appelés par les autorités judiciaires à déposer devant un tribunal et la police.
 Mais seuls quelque dirigeants et des employés de la banque se sont rendus aux autorités.

La banque a été placée sous tutelle de l'Etat début juillet, les autorités bancaires affirmant que ses activités présentaient un danger pour le système financier du pays.

Neuf de ses dirigeants ont été arrêtés jeudi soir pour escroquerie et détournement de fonds et incarcérés. L'autorité turque de contrôle bancaire aurait découvert un trou de 2,4 milliards de dollars dans les comptes de la banque, selon la presse.

Les choses ne cessent de se gâter depuis plusieurs mois pour cet empire financier qui contrôlerait plusieurs centaines de sociétés spécialisées dans la construction et l'énergie, le deuxième opérateur de téléphonie mobile du pays, Telsim, plusieurs chaînes de télévision et un quotidien.

Perquisitions sur des somptueux yachts et dans des résidences appartenant à la famille -- y compris sur une île privée au large des côtes turques en Méditerranée -- gels des avoirs du groupe et interdiction de sortie du territoire du "clan" ont mis en difficulté les Uzan, dont les méthodes commerciales controversées sont dénoncées depuis longtemps par les médias.

Cem Uzan, 42 ans, fils aîné et membre le plus médiatisé de la famille du fait de son rôle de dirigeant d'un parti politique, le Genc Parti (parti Jeune, aux tendances ultranationalistes), ne figure pas parmi les personnes recherchées car il a quitté ses postes au sein du groupe lorsque son parti a été fondé l'an dernier.

Ce parti a réalisé un score honorable de 7,7% aux élections législatives de novembre et les sondages d'opinion le donnent comme talonnant le parti au pouvoir de la Justice et du Développement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

Selon Cem Uzan, c'est parce que sa formation jouit d'une popularité croissante que le gouvernement a décidé d'"abattre" sa famille d'ici au élections municipales d'avril.

Les Uzan font également l'objet de poursuites à l'étranger où ils ont notamment été condamnés, le 31 juillet par un juge de New-York, à verser 4,2 milliards de dollars à l'équipementier en télécommunications américain Motorola qui l'accusait de fraude.

L'Etat turc a également annulé la vente à la famille des actions de la société pétrochimique Petkim, en affirmant que les Uzan n'ont pas effectué le premier paiement dû sur une somme totale de 605 millions de dollars.

Les cinq chaînes de télévision appartenant à Cem Uzan ont repris jeudi leur émissions après avoir été suspendues pour un mois après des attaques verbales publiques de leur patron contre le Premier ministre qui, pour sa part, a répliqué en saisissant la justice pour diffamation.

Un journal tournait en dérision mardi le fait que l'épouse de Cem Uzan, père de deux enfants d'un premier mariage, se soit rendue aux Etats-Unis pour accoucher de leur deuxième enfant, alors qu'il se présente en farouche opposant de la politique américaine et de l'intervention du Fonds monétaire international (FMI) dans son pays. (AFP, 28 août 2003)
 

La Turquie risque des sanctions si elle ne lutte pas contre la piraterie

La Turquie risque de se voir imposer des sanctions par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ou par ses partenaires européens et américains si elle ne lutte pas plus efficacement contre la piraterie dans l'édition littéraire, selon un rapport professionnel.

Une étude de l'Union des éditeurs de Turquie (TYB) et de l'Union professionnelle de la propriété scientifique et littéraire (EDISAM) constate que la contrefaçon est un phénomène en augmentation rapide malgré l'adoption de mesures légales récentes, et que les contrevenants ne sont pas punis.

L'un des rédacteurs de ce rapport annuel, Serhat Baysar, a expliqué à l'AFP que cette situation, dénoncée depuis des années par l'Alliance internationale pour la propriété intellectuelle (IIPA) et suivie de près, risquait d'affecter les relations économiques de la Turquie avec ses partenaires.

"Des sanctions telles que l'imposition de quotas par l'OMC ou la limitation des importations de produits textiles turcs par l'Union Européenne ou les Etats-Unis pourraient à terme être appliquées à la Turquie", a-t-il prévenu.

Les textiles figurent en tête des produits exportés par la Turquie.

Selon les conclusions du rapport, la part des publications pirate se situe "autour de 53%" du marché de l'édition turque, sur un chiffre d'affaires total de plus de 35,3 millions d'Euros. Elle touche par exemple la publication en turc des livres "Harry Potter" de l'auteur britannique Joanne K. Rowling.

Cette activité illégale serait en hausse de 10% par rapport à l'an dernier, selon cette étude, qui précise que 350.587 publications illégales ont été saisies entre juin 2002 et juin 2003 au cours de 346 opérations de police, menant à des poursuites contre plus de 300 personnes.

Mais les TYB et EDISAM concluent que, malgré une lutte contre la piraterie qui "s'intensifie", tout se passe "comme si la loi sur la propriété intellectuelle et artistique prévoyant de lourdes condamnations n'était pas appliquée en Turquie".

"Les contrevenants savent bien que rien ne sera intenté contre eux", dit encore le rapport, rappelant que la législation révisée en 2001 prévoit des peines de quatre à six ans de prison et des amendes de 50 à 150 milliards de Livres turques (33.000 à 100.000 Euros). (AFP, 28 août 2003)
 

The fourth anniversary of the Marmara earthquake

Four years ago, on August 17 at 03:02 am, an earthquake of 7.4-magnitude -- later to be called 'the disaster of the century', killing more than 17,000 people -- took place. Tens of thousands were trapped under debris. The "lucky" ones able to crawl out of their stricken houses, were faced the harsh reality of the earthquake. They were desperate because they could not help their loved ones and neighbors.

Now four years have passed since the disasterous quake. The people cannot bring back their friends and loved ones and though it four years have passed their pains are far from being over. The only thing they could do for them is to keep the memories of their loved ones alive and draw attention to make the public not forget this disaster. For this reason, In Yalova and Golcuk, the mourners gathered together for commemoration on Saturday night.

In Yalova, the mourners came together in front of the Earthquake Monument at Gazi Pasa Street over the night from 03:01 am. For two hours they listened to imams reading from the Koran. Yalova Mayor Yakup Kocal said that in Yalova, which is among the most-destroyed cities of the quake, each year they commemorate their loved ones that perished with prayers in front of the monument. The people looked on the monument for the names of their friends or relatives that died in the quake and burst into tears. They visited Haci Mehmet plain, where nearly 1,000 people died in the Marmara quake.

In Golcuk, the centre of the quake, the mourners gathered at Barbaros Hayrettin High School and lit candles, released balloons for their friends and relatives and the five teachers and 52 students of the school that died in the quake. They also held a minute's silence at 03.02am.

The earthquake which hit Marmara Region, the most developed part in Turkey, destroyed 285,000 buildings and left tens of thousands of people homeless. Thousands still live in temporary, prefabricated houses in the quake zone. Four years after the devastating quake, settling to permanent houses remains the biggest problem. Still in Sakarya, Kocaeli, Bolu and Duzce, in approximately 12,000 prefabricated houses, nearly 40,000 people live.

Although many improvements in restucturing these areas have been achieved and the cities are back to normal life, people are unwilling to settle in permanent houses due to transport, health, security, education problems and problems in infrastructure system. People are complaining of the insufficiencies in the permanent houses.

Besides, the construction of 450 permanent workplaces in Yalova has been completed. However, those who have rights to these workplaces refuse to take their parts, arguing that these permanent workplaces are very far from the city centre.

Bolu Governer Mehmet Ali Turker said that they took important lessons from the earthquakes. "Our only wish is not to live such disasters. Now, our effort is to apply the lessons that we took from the quakes that we lived. Debris of all of the collapsed buildings have been moved and the damaged ones have been strenthened. We prepared a 'City Development Plan' and established a geographical information system. But the major point is to control the buildings to be constructed in appropriate places with improved appropriate techniques," he said.

After the quake, the legal process against those held responsible for the collapsed buildings has been started. Files were opened against 164 contractors, building managers and technical staff, though 93 of them dismissed later.

Meeting needs like housing, infrastructure, moving debris of the collapsed buildings, repair of damaged buildings and providing emergency services has so far cost total of almost TL 1.524 quadrillion.

Most of Turkey lies atop the active Northern Anatolian Fault and earthquakes are frequent. Since the major quake of August 17, 1999, 11,351 earthquakes over 2.5-magnitude have occurred. Quakes occur every three hours on average since 1999. The number of quakes has been highest -- 723 earthquakes -- in May this year. (Turkish Daily News, August 18, 2003)
 

Avec ou sans l'UE, les Turcs continueront de manger doner et kokorec

Les Turcs n'entendent pas de sitôt renoncer à leurs friandises culinaires, même s'il faudra à l'avenir respecter les sévères normes sanitaires européennes pour ce qui est de leurs précieux kebabs.

Le doner --viande d'agneau et de boeuf grillée verticalement et servie en fines tranches-- est un véritable phénomène de société dans ce pays musulman candidat à l'adhésion à l'Union européenne.

Vendu dans des échoppes ou les restaurants les plus luxueux, il est l'un des plats préférés des Turcs, exporté aux quatre coins du monde, et est consommé comme un fast-food presque à n'importe quelle heure du jour.

Le kokorec qui consiste en brochettes de tripes d'agneau grillé attire également de nombreux amateurs dans les grandes métropoles de l'ouest du pays.

Mais, surtout pendant la période estivale, la vente de ces mets dans les rues comporte certains dangers pour la santé publique en raison de fortes chaleurs si les normes sanitaires ne sont pas respectées, avertissent les spécialistes.

Depuis que la Turquie a été officiellement déclarée candidate à l'UE en 1999, la presse turque ne cesse d'avancer que le kokorec est menacé d'extinction, car l'UE aurait interdit la vente d'abats en raison de l'épidémie de la vache folle, ce qui a provoqué un véritable débat dans la société très conservatrice, notamment lorsqu'il s'agit de sa sacro-sainte cuisine.

"L'Europe doit se faire au kokorec. Il n'y aura pas de retour en arrière", affirme fièrement Mehmet Aztekin, le président de l'association des petits restaurateurs d'Ankara.

Il n'est pas contre le fait que les normes de santé soient renforcées, mais interdire le kokorec est purement et simplement "chose impossible" pour lui.

"L'UE ne veut pas de produits vendus dans les rues, soit. Mais l'interdire, ce n'est pas possible", assure-t-il.

L'UE tente de son côté de rassurer les Turcs en expliquant qu'il ne s'agit pas d'interdire le kokorec, mais de le rendre plus "propre" pour le consommateur, comme en Grèce, un membre de l'UE, où les entrailles d'agneaux sont consommées pendant la traditionnelle Pâques orthodoxe, souligne un responsable de la représentation européenne à Ankara.

"Moi aussi je mange du kokorec et il ne sera pas interdit", ajoute ce diplomate qui explique qu'un système perfectionné de délivrance de permis pour la vente de la nourriture vendue dans la rue devrait être mis en place pour permettre de dépister l'origine de la viande si celle-ci, par exemple, est avariée.

"Si les abats sont interdits, je serai au chômage", affirme pour sa part Ismail Arzubasi, garçon expérimenté du restaurant Rumeli, dans le centre-ville de la capitale qui sert essentiellement de la soupe aux tripes et du kokorec, mais aussi des têtes d'agneaux avec leurs yeux, dont raffolent même les palais les plus fins.

Ce restaurant vend quotidiennement plus de 500 plats de boyaux farcis de lard, servis avec du piment rouge, du thym et du cumin.

Faisant la queue à midi devant une poussette transformée en restaurant mobile de kokorec et de kofte (boulettes de viande), sous une épaisse fumée de graisse, Muammer Aksen fait fi des consignes sanitaires des autorités municipales, indiquant, avec un brin de nationalisme, préférer ce qui est le moins cher.

"Le kokorec n'est pas plus sale que les cuisses de grenouille et les escargots des Français", estime-t-il. (AFP, 19 août 2003)
 

Trade deficit widens 62.6 pct in June

Turkey's trade deficit with the rest of the world widened 62.6 percent on the year in June and reached $1.16 billion, according to figures released by the State Institute of Statistics (DIE) yesterday.

Exports and imports continued to rise in June, posting respective increases of 35.4 percent and 43.4 percent. Exports amounted to $3.75 billion and imports to $3.98 billion in the said month.

The export-import ratio stood at 66.5 percent in compared to 70.5 percent in the same month of last year.

In the first six months of the year Turkey's exports rose by 32.1 percent to $21.70 billion and imports by 34.4 percent to $30.6 billion. Foreign trade deficit widened 40.1 percent over the said period to $8.93 billion, while the export-import ratio dropped from 72 percent to 70.8 percent.

Imports of consumer goods increased 41.4 percent in the first six months from the same period of last year and reached $3.07 million, according to DIE figures.

Over the same period imports of capital goods increased 27.8 percent to $4.47 billion and that of intermediate goods by 34.8 percent to $22.90 billion.

Turkey's imports from the European Union increased 35.8 percent, while its exports to the union were up 36.5 percent.  (Turkish Daily News, August 15, 2003)
 

Un village déserté par la moitié de ses habitants en raison d'une vendetta

Près de la moitié des habitants d'un petit village de montagne de l'ouest de la Turquie ont fui leur domicile après l'assassinat cette semaine d'un de leurs voisins, victime d'une vendetta vieille de 17 ans, a rapporté vendredi la presse turque.

Les habitants de Dagmarmara, près de Denizli, presque tous apparentés, craignent d'être à leur tour pris pour cible dans cette sanglante vendetta qui a déjà fait une douzaine de morts, selon la presse.

L'affaire remonte à août 1986 lorsque Nurettin Aksit, âgé de 28 ans à l'époque, avait été éconduit dans sa demande de mariage par le père de la jeune fille qu'il voulait épouser.

Il avait alors assassiné neuf membres de la famille, dont sa bien-aimée, avant de tenter de maquiller le crime en mettant le feu à la maison.

Condamné à la prison à vie, il a été libéré il y a huit mois en raison d'une amnistie.

Rentré brièvement au village pour y vendre des terres, il a lui-même été assassiné mercredi par Adnan Unal, un étudiant de 19 ans, membre de la famille assassinée, qui avait échappé de peu au premier massacre. Ce dernier s'est aussitôt rendu à la police.

Un autre membre de la famille Unal, rentré de son service militaire, avait abattu deux des oncles de Nurettin peu après l'arrestation de ce dernier. (AFP, 15 août 2003)
 

Explosion dans une mine: bilan définitif de 7 morts

Le bilan définitif d'une violente explosion qui a secoué vendredi une mine de soufre située près d'Erzurum (est) est passé samedi à sept morts, avec la découverte de deux nouveaux corps ensevelis, a-t-on appris de source officielle.

Cinq corps avaient déjà été retrouvés vendredi parmi les décombres, à l'endroit où un coup de grisou avait provoqué l'effondrement d'une galerie où travaillaient 31 mineurs. 24 parmi eux ont pu être secourus, dont l'un se trouve dans un état grave.

Les télévisions ont également diffusé des images des familles et proches des mineurs ensevelis forçant les barrages de la gendarmerie pour se rendre sur le carreau de la mine et tenter de porter secours aux otages de la galerie effondrée.

Les accidents de mine sont fréquents en Turquie, une explosion dans une mine de charbon de Zonguldak ayant fait 263 morts en 1992. (AFP, 9 août 2003)
 

Le tourisme turc surmonte les incertitudes régionales et bat des records

L'industrie touristique turque a remarquanblement surmonté les incertitudes régionales dues à la guere en Irak pour battre un record d'entrées avec plus de deux millions de visiteurs en juillet, selon le ministère du Tourisme.

"Après un recul en mars de 26%, en avril de 22% et en mai de 13% par rapport à l'an dernier, le redressement a été rapide et frappant pour afficher un hausse de 3,4% en juin et d'environ 10% en juillet, comparés à 2002", dit le ministère turc du Tourisme dans un communiqué cité par l'agence Anatolie.

Les pertes dues au conflit irakien ont été surmontées, et le fait que la guerre ait été de courte durée a permis que le tourisme surmonte la crise, conclut le ministère du Tourisme.

Et c'est la première fois que plus de deux millions de touristes débarquent en Turquie en un seul mois, juillet dernier, rapporte l'agence de presse.

Si, dans un premier temps, l'instabilité régionale a incité les tour operators internationaux à la prudence concernant la destination Turquie, les autorités et les professionnels du tourisme n'enregistrent qu'une diminution du nombre de vacanciers américains, craignant des actes de terrorisme ou dénonçant le peu d'empressement d'Ankara à soutenir Washington contre Bagdad.

Les touristes arabes, eux, ont en été eux fois plus nombreux à visiter ce pays par rapport à l'an dernier, en raison de son opposition à la politique des Etats-Unis dans la région.

Fin juillet, la Turquie, dont le tourisme est la première source de devises avec 13,2 millions de visiteurs et 11,9 milliards de dollars de recettes en 2002, enregistrait un recul de 9% de son activité pour les six premiers mois de l'année, mais table sur 15 millions de venues d'ici à la fin de l'année. (AFP, 4 août 2003)
 

La Turquie aurait importé de la viande européenne suspecte pendant 3 ans

La Turquie aurait importé pendant trois ans de la viande de boeuf européenne suspecte, interdite à la vente en raison des risques d'infection par l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), selon un rapport parlementaire cité dimanche par le journal Sabah.

Selon le quotidien, les conclusions d'un rapport d'enquête parlementaire sur la corruption en Turquie mentionnent l'"importation à bas prix de bétail ou de produits d'origine animale en provenance d'Europe ayant mis en danger la santé de la population", du fait de sa possible contamination à la maladie de la vache folle (nom courant de l'ESB).

Ce commerce "a été volontairement ignoré pour toucher des pots-de-vin et partager les bénéfices, et n'a été arrêté que trois ans plus tard par les inspecteurs des services publics, sur ordre du Premier ministère", dit Sabah, citant le rapport.

Les conséquences sur l'homme de ces importations en provenance de Hollande et d'Angleterre "demeurent inconnues", en raison de la durée d'incubation de cette maladie incurable - une dizaine d'années -, précise le rapport.

Les risques concernent "des dizaines de milliers" de consommateurs, trompés notamment par un produit appelé "gras de carcasse de boeuf", qui concerne 40% des ces importations, utilisé dans la préparation de charcuteries ou d'abats cuisinés, ainsi que dans l'alimentation animale, d'après le rapport.

Officiellement, la Turquie n'a enregistré aucun cas de maladie de la vache folle ou de Creutzfeld-Jacob, sa variante affectant l'être humain. (AFP, 2 août 2003)
 

Le FMI débloque un prêt de 476 millions de dollars pour la Turquie

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi le déblocage d'une tranche de 476 millions de dollars d'une ligne de crédit de 18 milliards de dollars, à l'issue d'un nouvel examen de la situation économique du pays par le Fonds.

Le conseil d'amdinistration du FMI a terminé vendredi le cinquième examen de la situation économique de la Turquie sous les accords de stand-by, a indiqué le responsable du département européen du FMI, Michael Deppler, lors d'une téléconférence.

La fin de cet examen permet à la Turquie de tirer immédiatement quelque 476 millions de dollars sous les termes de l'arrangement, a précisé le FMI.

Cette tranche fait partie d'une ligne de crédit de quelque 18 milliards de dollars alloués par le FMI à la Turquie pour l'aider à surmonter la récession qui perdure depuis deux ans. Ankara s'est engagé en échange à mener des réformes économiques drastiques.

"Les administrateurs ont estimé que le programme (économique) a été mis en place", a indiqué M. Deppler.

"Ils sont arrivés à la conclusion que les efforts de la Turquie méritaient le soutien de la communauté internationale", a-t-il précisé.

"Les conditions économiques se sont améliorées, la croissance progresse, l'inflation baisse et les conditions des marchés financiers se sont améliorées au cours des derniers mois", a ajouté M. Deppler.

Une mission du FMI s'était rendue en mai en Turquie pour passer en revue le programme économique d'Ankara avant de décider l'approbation de cette tranche de crédit. Le Fonds avait ensuite pressé le gouvernement turc d'accélérer ses réformes structurelles pour obtenir le déblocage du prêt.

La Turquie a déjà tiré 15 milliards de dollars environ aux termes de l'arrangement. Le FMI avait déjà annoncé le 18 avril le déblocage d'une tranche de crédit de 701 millions de dollars à la Turquie.

Le conseil d'administration a par ailleurs approuvé vendredi une extension d'un an des dates butoir pour les remboursements prévus pour la période 2004-2005, pour un montant de 11 milliards de dollars environ, a précisé le FMI.

Le gouvernement turc prévoit de ramener l'inflation sous les 20% et d'atteindre un taux de croissance de 5% d'ici à la fin 2003.

En 2002, le PNB turc avait progressé de 7,8%, alors que son économie commençait à se rétablir de l'une de ses plus graves récessions, conséquence d'une importante crise financière en 2001.  (AFP, 1 août 2003)
 

Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

Berlin envisage d'assouplir sa politique d'exportations d'armes vers Ankara

L'Allemagne envisage d'assouplir sa politique d'exportations d'armes vers la Turquie, rapporte le quotidien économique allemand Handelsblatt à paraître lundi, jour où le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan entame une visite officielle en Allemagne.

Le ministre des Affaires étrangères, l'écologiste Joschka Fischer, et un membre du gouvernement allemand ont laissé entendre pour la première fois que Berlin pourrait bientôt réexaminer les restrictions frappant les exportations d'armes vers la Turquie, précise le quotidien sans citer ses sources.

Le conseil des ministres allemand avait adopté en 2000, sous la précédente coalition gouvernementale entre sociaux-démocrates et Verts, une nouvelle réglementation des exportations d'armes, introduisant pour le pays acquéreur le respect des droits de l'Homme comme l'un des critères à respecter.

Cette disposition était la conséquence d'un vif débat entre les partenaires de la coalition gouvernementale, reconduits au pouvoir aux élections législatives de septembre 2002. Les Verts avaient alors tenté de s'opposer à la fourniture à la Turquie d'un char Leopard-2 pour des essais, mais le chancelier social-démocrate Gerhard Schroeder l'avait imposée.

Concernant la fourniture de chars à la Turquie, Joschka Fischer a déclaré au Handelsblatt: "nous avons jusqu'ici refusé cela à la lumière des réalités, mais si les réalités changent, nous allons devoir réexaminer la question en tenant compte de la nouvelle situation".

Car "la Turquie travaille de manière sérieuse et intensive pour que la porte de l'Union européenne s'ouvre encore davantage", a ajouté le ministre en allusion aux réformes entreprises par Ankara.

L'Union européenne (UE) doit décider fin 2004 de l'opportunité d'entamer des négociations avec la Turquie en fonction de l'avancée démocratique de ce pays, candidat à l'UE depuis 1987.

A en croire le Handelsblatt, la question de l'assouplissement de la politique d'exportations d'armes vers la Turquie est hautement évoquée au sein du gouvernement, bien que les porte-parole du gouvernement et M. Fischer affirment officiellement que le sujet n'est pas d'actualité.

Interrogé sur les informations du Handelsblatt, un porte-parole du gouvernement a répondu: "un changement de position du gouvernement" allemand sur la question des exportations d'armes vers la Turquie "n'est pas en suspens".

Etant donné qu'Ankara n'a formulé aucune demande concrète à ce sujet, "il n'y a pas lieu, actuellement, de prendre des décisions", a ajouté ce porte-parole.

A en croire de Handelsblatt, le chancellerie et le ministère de la Défense  estiment que la politique restrictive de l'Allemagne en matière d'exportations d'armes vers la Turquie ne sera plus tenable si l'UE entame des négociations d'adhésion fin 2004 avec ce pays.

De plus, une ancienne demande du gouvernement turc concernant des livraisons d'armes est toujours dans les tiroirs du ministère allemand de la Défense et le ministre de la Défense Peter Struck recherche d'urgence des acquéreurs de chars de l'armée allemande, relève le quotidien. (AFP, 30 août 2003)
 

Small chance of Turkey EU accession talks by 2005

The European Union is unlikely to agree to open accession talks with Turkey by early 2005, despite recent efforts by the country to pass key reforms, a Reuters poll shows.

Ankara has won a pledge from the EU to start entry talks at the end of 2004 or early 2005 as long as key reforms have been implemented, such as removing barriers to free speech and expanding cultural rights for its estimated 12 million Kurds.

But in the poll of 39 analysts from financial institutions and think-tanks around Europe, conducted on August 12 and 13, the mid-range forecast showed a 40 per cent chance that the EU will agree to open accession talks with Turkey in that timeframe.

Forecasts ranged from five per cent to 70 per cent.

"Turkey has made some impressive progress and the EU has been inching toward recognition of Turkey¹s application over the last few years," said Dagmar Alpen at Oppenheim Research in Cologne.

"Opening accession talks in late 2004 is rather unlikely, though...There is still a lot of need for reform in Turkey...so accession will probably happen later rather than sooner."

Turkey, a largely Muslim nation of about 70 million people, is an EU candidate, but is not currently negotiating its entry to the wealthy bloc because it failed to meet the basic political criteria for membership.

Analysts said a recent landmark legal reform to reduce the political influence of Turkey¹s powerful armed forces is a major step forward, although much more still needs to be done.

"As with other reforms, the European Commission will be looking for clear evidence of implementation in the course of the next year. This could prove to be a real problem," said James Ker-Lindsay at Civilitas Research in Nicosia.

In the poll, the mid-range forecast showed Turkey will enter the EU in 2012, unchanged from the last poll in May. Prime Minister Tayyip Erdogan has said he believes the country will join the bloc by that year.

"CHRISTIAN CLUB"

Turkey¹s reform package, which the government says will be fully implemented in 2004, is aimed at bringing the country¹s human rights standards into line with those of the EU.

For some, though, Turkey¹s involvement in the European Union comes down to one key issue -- religion. "The core issue is not economic, or even human rights. It is religious," said Roger Monson at CA IB Securities in London. "As long as many in the EU view this as a Christian club, Turkey will be slow going." Others agreed. "Accession talks will be sluggish as swings in domestic politics in Turkey may slow down the process," said Peter Duronelly at Budapest Investment Management in Budapest.

"In addition, the EU needs to give up its conservative pro-Christian, anti-Muslim stance to speed up the process."

Cyprus will also play a significant role in Turkey¹s hopes for membership, analysts said.

Cyprus has been divided since Turkey invaded the north in 1974 after a brief Greek Cypriot coup backed by the military regime then ruling Greece. Turkey troops are still in northern Cyprus.

Despite the collapse of UN-backed peace talks between the two sides of the island in March, the internationally recognised Greek Cypriot side of the island will join the EU in May 2004.

"After May 2004 Cyprus will...have a say over EU policy towards Turkey," said Ker-Lindsay.

"This could not only complicate the review of Turkey¹s eligibility to start formal membership talks but...it would also leave Turkey in the uncomfortable position of being in occupation of the territory of an EU-member state."

Turkey and northern Cyprus signed a customs union deal earlier this month, which some analysts have said could further complicate Ankara¹s effort to secure EU accession talks.

EX-COMMUNIST COUNTRIES AHEAD

Analysts said ex-communist countries such as Bulgaria and Romania have a good chance of entering the EU before Turkey.

The mid-range forecast showed Bulgaria has a 73 per cent chance of joining as proposed in 2007, while Romania has a 70 per cent chance.

Croatia will likely join the bloc in 2009, the poll showed.

"Politically, it will be much easier to ¹sell¹ EU accession for the former Yugoslav countries such as Croatia and later Serbia and Montenegro," said Lars Christensen at Danske Bank in Copenhagen.

"Turkish EU membership is very low on the EU agenda," Christensen added, forecasting it would join the EU in 2020. (Reuters, August 14, 2003)
 

Prodi considers difficult Turkish adhesion to the European Union

CCELLINA NATIONAL PARK, Italy ‹ Sitting on a hilltop overlooking the sun-yellowed Tuscan countryside, Romano Prodi, the most visible representative of the European Union, can almost see the future for which he has worked long and hard ‹ a day when Europe speaks with one voice on world affairs and is listened to by Washington.

But for the clouds.

There are gathering ones like a brewing accounting scandal at the European Union's statistics bureau in which more than 900,000 euros, or just over $1 million, have disappeared.

Distant ones like Turkey, whose proposed membership in the European Union could make unity on foreign policy difficult to attain.

Finally, dark ones: the fact that the United States shows little interest in a Europe united behind a common foreign policy, and today often seems to work against it.

Mr. Prodi, 64, has come to Tuscany to relax and reflect before beginning the final year of his five-year term as president of the union's European Commission. He sat, sipping water and talking outside an ochre villa where he and his wife, who have two grown sons, were staying.
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Mr. Prodi said, it will be "decades, not years" before Europe has a totally united foreign policy because "it will be the last piece of sovereignty the member states will pool together."

Europe is set to establish a European foreign minister when it ratifies the union's recently drafted constitution. That minister may not have much power for now, but "he will give a symbol and a reference point to build up a foreign policy," Mr. Prodi said.

In the nearer term, he argues, his hope for European unity ‹ already complicated by competing national interests ‹ could be difficult if Europe decides to include Turkey, a Muslim country that would be one of the largest members.

He says American pressure to accelerate Turkey's application for membership ‹ on the basis that having Turkey in the European Union will enhance regional security ‹ overlooks the longer-term consequences of bringing the country into the union.

"When they said the process is too slow, I told them, 'Look, I was born in a country where when you were a kid to describe something frightful, you said, 'Mama the Turks!' " Mr. Prodi said, adding, "We have to fight against this deep prejudice."

Last year, the European Union decided that Turkey had not yet met the standards to begin formal membership talks but promised to make another assessment by the end of next year. Mr. Prodi said he would deliver a "complete, fair and objective" opinion before his term as president ended on Nov. 1, 2004.

He said he accepted the strategic importance of Turkey as a bridge between Europe and the Middle East, but worried that the country's size, the peculiarities of its political institutions and its cultural ties to the Middle East could complicate European efforts to forge a common policy.

Mr. Prodi recounted listening to a group of European Parliament members discussing the challenge Turkey presented because its representatives would be the largest group in the Parliament. "It's not a problem of being Muslim but of being so big," he said.

He said the matter of Turkey's membership was too politically sensitive to rush into because it would require approval from all of the union's member states ‹ 25 after the addition next year of 10 more countries.

"You have to reassure Turkish public opinion, but also reassure European public opinion that you have been serious, because otherwise there will be no ratification, and without ratification the slap in the face of the Turkish people would be terrible," he said. (Craig S. Smith, NYT, August 9, 2003)
 

Relations régionales / Regional Relations

Manoeuvres aéronavales conjointes Turquie-Israël-USA en Méditerranée

La Turquie, Israël et les Etats-Unis ont entamé mercredi des manoeuvres aéronavales conjointes dans les eaux internationales de la Méditerranée orientale, au large des côtes sud de la Turquie, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la marine turque.

Ces manoeuvres, les sixièmes du genre depuis 1998 et baptisées "Reliant Mermaid VI" (Sirène confiante), sont centrées sur des exercices de sauvetage en mer et la coordination des commandements militaires des trois pays, selon le porte-parole.

Les éléments aéronavals des trois pays doivent regagner jeudi matin la base navale turque d'Aksaz (sud-ouest), a-t-il ajouté.

Les exercices impliquent des bâtiments de guerre, des avions de reconnaissance et de sauvetage en mer ainsi que des hélicoptères des trois pays.

Des observateurs militaires de Jordanie et d'Egypte doivent également suivre les manoeuvres dont la dernière édition s'est déroulée en janvier.

Israël est lié aux Etats-Unis, son principal allié, par un accord d'étroite coopération stratégique.

L'Etat hébreu a, par ailleurs, signé en 1996 un accord de coopération militaire avec la Turquie, qui a soulevé la colère de la plupart des pays arabes et de l'Iran.

Selon les trois pays, ces exercices sont strictement d'ordre humanitaire. (AFP, 13 août 2003)
 

Heydar Aliev quitte la Turquie pour être soigné aux Etats-Unis

Le président azerbaïdjanais Heydar Aliev a quitté mercredi Ankara où il était hospitalisé pour les Etats-Unis afin d'y poursuivre son traitement, a annoncé l'agence Anatolie.

Un responsable américain avait annoncé mardi soir que Washington avait donné son feu vert pour que le président Aliev, âgé de 80 ans, soit soigné dans ce pays.

M. Aliev voyage à bord d'un avion russe spécialement équipé, a précisé Anatolie.

Heydar Aliev était hospitalisé en Turquie depuis le 8 juillet. Il s'agissait de son deuxième séjour à l'hôpital depuis avril, lorsqu'il avait perdu connaissance pendant un discours en direct à la télévision.

Le président azerbaïdjanais a déjà séjourné aux Etats-Unis dans une clinique de Cleveland (Ohio) pour des problèmes cardiaques et une hernie.

Des rumeurs alarmantes circulaient depuis plusieurs jours à Bakou sur l'état de santé M. Aliev, qui souffrirait de problèmes cardiaques.

Son fils unique, Ilham Aliev, 41 ans, a été nommé lundi Premier ministre, ce qui a été interprété comme un pas décisif pour le préparer à remplacer son père à la tête de l'Etat.

Selon la Constitution, si le président n'est pas en mesure d'exercer ses fonctions, il est remplacé par le Premier ministre qui assure l'intérim jusqu'à l'organisation d'une élection présidentielle, dans un délai maximal de trois mois.

Une élection présidentielle est d'ailleurs prévue en Azerbaïdjan le 15 octobre. Le président Aliev et son fils sont candidats. (AFP, 6 août 2003)

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece

La Grèce critique l'accord douanier Turquie-RTCN

La Grèce a critiqué samedi l'accord douanier signé vendredi par la Turquie et la République turque de Chypre du nord (RTCN, non reconnue internationalement), estimant que cela nuirait aux chances de la Turquie d'entrer un jour dans l'Union européenne.

"Cet accord est en violation flagrante du droit international (et) affectera de façon négative le chemin de la Turquie pour entrer dans l'Europe", a déclaré le ministère grec des Affaires étrangères dans un communiqué.

Ce nouvel accord douanier remplace la précédente union douanière entre la Turquie et la partie turque de Chypre, et le dirigeant chypriote turc Rauf Denktash a appelé, à l'occasion de sa signature, la République de Chypre à s'y associer.

Chypre est divisée depuis l'intervention de l'armée turque dans le nord, en 1974, en réponse à un coup d'état d'ultranationalistes visant à rattacher l'île à la Grèce.

Un plan de paix de l'Onu pour la réunifier a échoué en mars et les efforts diplomatiques déployés depuis pour relancer le processus de négociations entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs n'ont pas donné de résultats.

En l'absence de règlement, seule la République de Chypre (sud, internationalement reconnue) accèdera en mai 2004 à l'UE. (AFP, 9 août 2003)

Accord douanier entre la Turquie et la RTCN

La Turquie et la République turque de Chypre du nord (RTCN, non reconnue internationalement) ont signé vendredi un accord douanier remplaçant leur précédente union douanière alors que le dirigeant chypriote turc Rauf Denktash a appelé la République de Chypre à s'y associer.

"J'espère que nous pourrons mettre en place avec la partie grecque (de Chypre) un accord similaire", a dit M. Denktash au cours d'une réception donnée en l'honneur de plusieurs ministres turcs venus pour l'occasion, selon l'agence Anatolie.

Pour M. Denktash, cette volonté d'associer la République de Chypre à cet accord douanier permettra d'assurer "une harmonie dans l'île telle celle que l'Europe souhaite pour la Méditerranée".

Les vice-Premiers ministres turc Abdullatif Sener et chypriote turc Serdar Denktash ont signé un "accord cadre d'union douanière" à Girne (Kyrenia, côte nord) après une semaine de travaux difficiles.

Les discussions techniques, menées dans le cadre du Conseil de coopération, avaient été annulées en raison de différends entre les deux parties.

Les détails de cet accord n'ont pas été divulgués, mais ils marquent pour la RTCN un relâchement des liens économiques étroits qui unissent ce petit territoire économiquement sinistré à Ankara.

Il s'inscrit dans la perspective de l'intégration de la République de Chypre à l'Union européenne.

"Il est impossible de vivre en dehors de la compétition internationale et de la mondialisation", a commenté le vice-Premier ministre turc, signifiant que la RTCN devait désormais se conformer aux règles du commerce international, alors que, sous le coup d'un embargo depuis près de 30 ans, elle dépend de l'assistance de la Turquie.

"Nous avons signé un accord qui respecte les normes de l'Union européenne", a ajouté M. Sener, "notre but est que la RTCN prenne sa place dans la communauté internationale".

Son homologue Serdar Denktash a également estimé que cet accord permettrait "l'intégration de la RTCN au reste du monde".

Selon lui, l'appel lancé à la République de Chypre de s'y associer est "sincère, c'est une vraie initiative, j'espère qu'ils vont l'évaluer à sa juste valeur".

Chypre est divisée depuis l'intervention de l'armée turque dans le nord, en 1974, en réponse à un coup d'état d'ultranationalistes visant à rattacher l'île à la Grèce.

Un plan de paix de l'Onu pour la réunifier a échoué en mars et les efforts diplomatiques déployés depuis pour relancer le processus de négociations entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs n'ont pas donné de résultats.

En l'absence de règlement, seule la République de Chypre (sud, internationalement reconnue) accèdera en mai 2004 à l'UE. (AFP, 8 août 2003)
 

Immigration/Migration

La grève de la faim des réfugiés kurdes en Belgique

Six réfugiés kurdes en provenance de Turquie sont en grève de la faim depuis un mois pour protester contre le refus de leur demande de régularisation en Belgique. Depuis un mois, dans l'indifférence des autorités belges et des médias, ces candidats réfugiés refusent de s'alimenter. Ils ne veulent qu'être régularisés. Ils se disent prêts à "mourir" s'ils ne sont pas régularisés.

Alors que le peuple kurde en Turquie continue toujours de souffrir du non-respect de leurs droits élémentaires malgré les promesses incessantes d'Ankara à l'Union européenne et la menace des nouvelles opérations répressives de l'armée turque tant au Kurdistan irakien qu'au Kurdistan turc pèse sur cette région du monde, cette indifférence n'est pas compréhensible.

Pour attirer l'attention de l'opinion publique sur le sort de ces victimes de la répression, nous reproduisons un reportage de Joël Matriche dans Le Soir du 26 août 2003:

"Ils étaient sept, ils ne sont plus que six, incapables de tenir debout, affamés, mais obstinés, déçus, mais pas découragés pour autant. S'il le faut, nous mourrons ici, résume Ozgan Aslan, le porte-parole des grévistes.

"Leur jeûne a commencé il y a un mois tout juste, ils se sont rassemblés dans la salle d'attente qui jouxte l'infirmerie, ils se sont assis et se sont mutuellement promis de refuser toute nourriture. Ils ont tenu parole, commente sobrement Marielle Deola, directrice du centre pour candidats réfugiés politiques de Nonceveux (Aywaille). Sur avis médical, l'un d'eux a arrêté sa grève après deux semaines, mais ses compagnons, eux, sont déterminés. C'est à peine s'ils acceptent de boire un peu d'eau sucrée et de thé.

"Boissons, soins médicaux, fournitures diverses sont assurés par la Croix-Rouge. Pas moins, pas davantage non plus: Nous devons veiller à rester neutres, continue Marielle Deola. Il y a dans ce centre deux cents réfugiés de 36 nationalités, notre mission est de les héberger, de les nourrir, de leur fournir une assistance médicale au besoin. S'ils veulent, par exemple, envoyer une télécopie au Commissariat aux réfugiés, je leur fournis le bon numéro de télécopieur, mais ils ne peuvent se servir de l'appareil du centre, nous ne pouvons pas prendre parti pour l'un ou pour l'autre.

"Beaucoup de courriers sont partis, affirment les six réfugiés. A l'Office des étrangers, au ministère de l'Intérieur, au Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides, au Haut-Commissariat, aux ONG et aux médias, mais pratiquement personne n'a répondu. Entre les verres de thé et les paquets de cigarettes, dans un local de quelques mètres carrés, ils se morfondent dans l'attente d'un hypothétique envoyé de Bruxelles. Ils racontent des pertes de poids de 7 à 13 kilos, les plus vaillants tiennent à peine assis, leurs journées sont pauvrement ponctuées par quelques verres de boisson sucrée et par la visite du médecin.

"Tout le monde s'est intéressé aux réfugiés afghans, mais, nous, personne ne nous écoute, personne ne nous a rendu visite, se désole Ozgan. Si nous avions 10% de l'attention qui leur a été accordée, nous serions déjà contents. (...) La situation pour les Kurdes de Turquie est pourtant terrible: si nous retournons au pays, nous serons emprisonnés, torturés ou tués. Pour la plupart, nous avons laissé de la famille là-bas, mais il n'est pas question de rentrer, nous préférons encore rester ici et mourir de faim. Le médecin nous a dit que nous pouvons sombrer dans le coma d'un jour à l'autre, que le danger se fait plus grand chaque heure qui passe. Scotchés sur un des murs de la salle d'attente, deux chiffres dessinés au marqueur sur papier blanc font le compte de leur lutte contre l'administration, ils en sont ce mardi au trentième jour de jeûne.

"Leur condition pour rompre cette abstinence, insistent-ils, est de rencontrer un représentant du gouvernement belge, d'obtenir des papiers, d'être entendus.

"Par l'Office des étrangers? J'ai été informé de leur situation il y a deux semaines environ, répond le porte-parole de l'office. Nos services ont effectivement estimé que leurs déclarations ne répondaient pas à la convention de Genève et n'étaient donc pas recevables. Mais ils n'en sont qu'à la moitié de la procédure: il faudra plusieurs semaines encore avant que le commissariat aux réfugiés se prononce sur leur dossier et, si cet avis est défavorable, il y a encore des possibilités de recours. Je ne doute pas qu'ils sont dans une grande détresse, mais pourquoi faire grève de la faim alors qu'ils n'ont pas encore été définitivement fixés sur leur sort?"

Un simple coup d'¦il sur ce qui se passe actuellement au Kurdistan (irakien et turc) sera largement suffisant pour constater que la demande des grévistes de la faim est tout à fait justifiée. Il faut qu'on réagisse immédiatement avant qu'il ne soit pas tard. (Voir: Turquie-USA-Irak / Turkey-USA-Iraq etKurdish Question/Question kurde)
 

CRACPE: Appel à la solidarité avec les grévistes de la faim kurdes

34ème jour de grève de la faim pour les six amis kurdes du centre ouvert de la Croix Rouge à Nonceveux. Un des six a dû être hospitalisé d'urgence aujourd'hui.

Une trentaine de militant(e)s et sympathisants du Collectif de Résistance Aux Centres Pour Etrangers (CRACPE) sont venus leur apportrer ce samedi leur solidarité en présence de quelques membres de la presse écrite, radio et TV.

L'état de santé des grévistes est très préoccupant ce qui ne semble aucunement émouvoir l'office des étrangers et le CGRA. Cependant leur moral et leur volonté de continuer la lutte sont intacts.

Le CRACPE a décidé de leur apporter le plus grand soutien en leur rendant visite tous les jours à dater de ce lundi. Et mardi, le 2 septembre, d'organiser à 17 h 30 une manifestation en leur soutien à Liège, devant le Palais Provincial visant à remettre au Gouverneur de la Province de Liège une lettre demandant au Ministre de l'Intérieur de leur accorder:

- l'autorisation de séjour tant que la situation en Turquie ne leur perme pas de rentrer sereinement,

- le droit au travail pour la durée de leur séjour en Belgique.

Après cette manifestation le CRACPE demande aux manifestants de se rendre en nombre, le soir même, à Nonceveux pour aller saluer les grévistes. En outre diverses démarches sont en cours en ce moment même pour sensibiliser l'Evêque de Liège.

Il est vital pour eux qu'une mobilisation la plus large se fasse tout de suite pour faire aboutir leurs revendications et pour éviter le pire au niveau de leur santé, voire de leur vie.

Nous vous demandons de relayer cet appel à vos mailings-lists. Faites aussi marcher le téléphone et le bouche à oreille. Pour le CRACPE, Jacques CHEVALIER 0476/479388 http://cracpe.skynetblogs.be - Site www.cracpe.tk
 

Pain of Turkish migrants in Germany in folk songs

Turkish folk songs written by Turks in Germany, are mostly about being homesick and leading painful lives. In the songs, German girls, under the name Helga, are also mentioned. The German girl is generally perceived as wearing mini skirts, or naked, sex-addicted and disloyal.

According to Canakkale 18 March University Education Faculty Lecturer Ali Osman Ozturk's research, the Turkish folk songs written by Turks in Germany who immigrated first in the 1960s had an important place among verbal literature of Turkish migrants.

The themes of songs differ according to years. Between 1972 and 1975 topics like feeling homesick, difficulties in adaptation to the German culture, poverty, love for German girls and broken families are mostly expressed in the songs.

In the years between 1976 and 1979 the comparisons between the two cultures, hate towards German employers and Germans and problems in marriages with German women took place in the songs.

In these songs, German girls are seen as ones causing broken families.

Between 1980 and the 1990s the songs became more painful and the people more hopeless. In these years, with the fact that Turks began to be seen as second class citizens, the words 'Nazi', 'Hitler and 'skinhead' entered the songs. Turks began to call on all Turkish migrants in Germany to unite and cooperate. (Turkish Daily News, August 22, 2003)
 

Un membre présumé de DHKP-C sera jugé en Allemagne

Un haut responsable présumé de l'organisation turque d'extrême gauche DHKP-C, interdite depuis 1998 en Allemagne, a été renvoyé devant un tribunal de Duesseldorf (ouest), a indiqué vendredi le parquet fédéral allemand.

Sahhayadar D., un Turc de 34 ans résidant a Bielefeld, ville proche de Duesseldorf, est poursuivi pour avoir été "de janvier 1997 à février à 1999 un responsable permanent de l'organisation terroriste DHKP-C", souligne la haute juridiction dans un communiqué. La date du procès n'a pas été précisée.

De nombreuses perquisitions avaient été effectuées début juillet en Allemagne dans des lieux qui seraient occupés par cette organisation clandestine.

Une Turque de 28 ans a été condamnée en décembre 2002 par un tribunal de Stuttgart (ouest) à 15 mois de prison avec sursis pour avoir exercé des responsabilités au sein du DHKP-C pendant plusieurs mois dans la région du Bade-Wurtemberg.

Le DHKP-C, Front-Parti de libération du peuple révolutionnaire, est inscrit sur la liste des organisations terroristes rendue publique en mai 2002 par l'Union européenne. (AFP, 15 août 2003)
 

Les corps de cinq clandestins échouent sur une plage turque

Les gendarmes turcs ont retrouvé mercredi sur une plage les corps de cinq immigrants clandestins, qui se sont apparemment noyés lors d'une tentative pour gagner l'Europe, a-t-on appris de source officielle.

Les corps de quatre femmes et d'un homme ont été retrouvés près d'Edremit, sur la côte Egéenne, en face des côtes grecques, a précisé à l'AFP Ekrem Buyukada, le sous-préfet de la petite ville balnéaire.

"Les gendarmes ont également découvert quatre autres personnes en vie sur un petit bateau à trois milles de la côte", a-t-il dit.

Ces clandestins, âgés de 20 à 30 ans, ont indiqué aux forces de l'ordre être de nationalité soudanaise et mauritanienne et avoir quitté la Libye pour se rendre en Italie, a ajouté le responsable turc. (AFP, 13 août 2003)
 

67 candidats à l'émigration clandestine interpellés à la frontière bulgare

Soixante-sept candidats à l'émigration clandestine vers l'Europe ont été interpellés dimanche avec trois passeurs à la frontière entre la Turquie et la Bulgarie par la gendarmerie turque, a rapporté l'agence Anatolie.

A la suite du contrôle d'une camionnette et d'une voiture conduites par trois ressortissants turc immédiatement incarcérés, les services de sécurité ont découvert 34 étrangers, palestiniens, marocains, iraniens, chinois, azerbaïdjanais et nigérians, précise l'agence de presse.

Les gendarmes ont ensuite découvert dans divers endroits de la zone frontalière 33 autres clandestins originaires du Pakistan, de Tunisie, du Bangladesh, de Birmanie ou d'origine palestinienne, selon Anatolie.

La Turquie est le point de passage principal de l'immigration clandestine vers l'Europe en provenance d'Asie et d'Afrique. (AFP, 4 août 2003)
 
 

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