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INFO-TURK

A non-government information center on Turkey
Un centre d'information non-gouvernemental sur la Turquie


29th Year / 29e Année
Août 2005 August
N° 324
53 rue de Pavie - 1000 Bruxelles
Tél: (32-2) 215 35 76 - Fax: (32-2) 215 58 60
editor@info-turk.be

Chief Editor /Rédacteur en chef: 
Dogan Özgüden
Responsible editor/Editrice responsable:
Inci Tugsavul

Human Rights
Pressures on  media
Kurdish Question
Minorities
Interior politics
Armed Forces
Religious affairs
Socio-economics
Turkey-Europe
Turkey-USA
Regional Relations
Cyprus and Greece
Migration
 
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Tous les évènements du mois
All events of the current month

O Droits de l'Homme / Human Rights O

Human Rights NGOs of Turkey Join Forces
Le Conseil de sécurité insiste sur la poursuite de la répression
Toujours 3.788 prisonniers politiques en Turquie pour "délits de terrorisme"
Quatre blessés légers dans une deuxième attentat à la bombe
Affrontements entre policiers et manifestants à Istanbul 
Une personne tuée et une blessée dans l'explosion d'une voiture
Turkish Justice Minister: Government and military united
La Turquie condamnée à Strasbourg pour une détention provisoire de sept ans
Disparition de responsables d'un parti pro-kurde: la Turquie condamnée
Six blessés dans deux explosions en Turquie

O TIHV's Recent Human Rights Reports in Brief O

O Pression sur les médias / Pressure on the Media O

RSF: Un journaliste d'origine kurde incarcéré en Turquie
Heavy fines to Turkey for violating freedom of expression
RSF scandalisée par la garde à vue arbitraire de quatre journalistes
Journalists and human rights defenders at risk in Turkey
TIHV's Recent Reports on the violation of press freedom

O Kurdish Question / Question kurde O

A Kurdish Demonstrator Killedby security forces in Batman
Clashes and Attacks in the Southeast, Extra-Judicial Execution
New claims on the killing of a Kurdish militant in Maçka
Lynch attempts gain an alarming dimension in Turkey
Un mort lors d'incidents entre manifestants kurdes et police turque
Six militants kurdes tués lors de combats dans le sud-est
L'écrivain kurde Uzun a quitté la Turquie pour raisons de sécurité
Ten local TVs queued for Kurdish broadcast 
Huit hommes politiques kurdes placés sous contrôle judiciaire
Kurdish intellectuals back Erdogan's declaration on Kurdish Question
Birand: Turkey has to live with the Kurdish problem
Deux militants kurdes tués lors de combats à Tunceli
La conférence de presse interdite, toutefois une trêve unilatérale annoncée
Scandale: Ankara demande à la Belgique d'arrêter le président du Kongra-Gel
Dissolved DEHAP to face charges for "respect to Öcalan"
Le gouverneur indemne après un attentat à la mine à Elazig
Erdogan accueilli froidement à Diyarbakir
Le PKK exige la fin des opérations et la garantie pour les droits des Kurdes
Quatre ex-députés kurdes sont toujours devant la Cour pénale
Deux soldats turcs, quatre blessés dans des combats avec le PKK
Erdogan's Meeting with Intellectuals on the Kurdish Question 
Quatre soldats tués dans un affrontement attribué à un groupe lié aux PKK
Un militant kurde abattu dans l'est de la Turquie
Cinq soldats turcs tués dans un attentat attribué à la guérilla kurde
Le PKK libère un soldat turc enlevé trois semaines plus tôt
Deux militants kurdes abattus lors de combats dans l'est de la Turquie
European lawmakers to discuss Kurdish issue ahead of Oct. 3 
Le PKK ne suivra pas l'exemple de l'IRA, dit un de ses chefs
Libération d'un maire, otage de militants kurdes

O Minorités / Minorities 

Génocide arménien: l'écrivain Orhan Pamuk inculpé pour "insulte" aux Turcs
Gul renonce à ouvrir la conférence sur les Arméniens à Istanbul 
La conférence sur le génocide des Arméniens à Istanbul en septembre
Après les animaux, les élus turcs débaptisent les ruesŠ.
Le chercheur kurde condamné en Arménie à la prison avec sursis 
L'église d'Akhtamar en voie de réfection
Vanity Fair: La Turquie aurait corrompu le président de la Chambre américaine
Le procès du chercheur kurde vient de s'ouvrir à Erevan
L'UE presse Ankara de respecter la liberté de culte
Le génocide pas abordé au Conseil des Etats en Suisse
Annulation d'une visite en Turquie du ministre suisse de l'économie
Génocide arménien: négationnisme et justice (Willy Estersohn)

O Politique intérieure/Interior Politics O

Une chanteuse transsexuelle au centre d'une controverse politique

O Forces armées/Armed Forces O

Land Forces Commander's new threatening declarations
Nouvelle déclaration belliqueuse du chef de l'Armée
"The Army Demands Unlimited Authority..." 
Lawyers call record imprisonment for conscientious objector 'intimidation'
The Conscientious Objector Mehmet Tarhan is sentenced to 4 years
Urgent appeal: "Conscientious Objector Should Be Released"
La Turquie va acheter 52 hélicoptères militaires et civils
Le chef de l'Armée turque se plaint de l'autorité réduite
L'armée turque renvoie 11 officiers pour des motifs disciplinaires

O Affaires religieuses / Religious Affairs O

Deux dirigeants présumés du Hizbullah turc arrêtés à Istanbul
Deux suspects arrêtés en possession d'explosif à Izmir
Un Syrien admet qu'il voulait attaquer des navires israéliens en Turquie

O Socio-économique / Socio-economic O

Le revêtement intérieur d'un avion d'Onur Air se détache en vol
Children Shoulder Agriculture in Southeast
Un avion turc immobilisé à Paris: mutisme de la compagnie
Arrestation en Turquie d'Attila, pirate informatique recherché par le FBI
Israël avertit ses ressortissants d'éviter les côtes turques
A million breadwinners unemployed in Turkey
L'explosion d'une bombe à Istanbul fait deux morts et cinq blessés
Deux morts dans une nouvelle explosion à Istanbul

O Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations O

La France assouplit sa position sur la Turquie pour éviter une crise
Un partenariat avec l'UE serait "plus réaliste" selon l'Autriche
Crucial week ahead for Turkey
La commissaire autrichienne: "pas de garanties" que la Turquie adhère à l'UE
La classe politique allemande en campagne s'oppose sur la Turquie
Chirac veut discuter avec les 25 du refus d'Ankara de reconnaître Chypre
L'opposition allemande réaffirme son refus de voir la Turquie dans l'UE
La réunion des ambassadeurs UE sur la Turquie repoussée au 31 août
Merkel: Turkey a friend, but no place for that friend in EU
Rehn "confiant" sur début des négociations d'adhésion le 3 octobre
Le chef du gouvernement danois met en doute l'adhésion de la Turquie à l'UE
Zagreb devrait entamer les négociation d'adhésion à l'UE avant la Turquie (Busek)
Un haut responsable turc démissionne à l'approche des négociations avec l'UE
La France insiste: Ankara doit reconnaître Chypre avant de négocier
Erdogan déplore l'appel de la France à une reconnaissance de Chypre
L'opposition allemande soutient Matignon sur la Turquie
Paris met un obstacle supplémentaire sur la route d'Ankara
EU Protocol faces challenges in Turkish Parliament

O Turquie-USA/ Turkey-USA  O

Manifestation à Adana: "Fermez la base d'Incirlik"

O Relations régionales / Regional Relations O

Malgré Ankara, les Kurdes d'Irak seront quasi-indépendants
Les bateaux de croisières israéliens reviendront lundi sur les côtes turques
Assyrian conference in Baghdad concludes by claiming federal state
Un groupe armé en Irak menace de tuer trois otages turcs (Al-Jazira)
Turkey Worried About Statement On Kurdish Referendum
Constitution: les kurdes refusent de céder sur leurs droits 

O Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece O

Position commune Chypre/Grèce sur l'adhésion de la Turquie à l'UE
La visite du Premier ministre grec à Ankara reportée après le 3 octobre

O Immigration / Migration O

 Marche kurde de Bruxelles à Cologne
Des marins turcs plongent dans le St-Laurent pour immigrer au Canada
Omer Berber mis en liberté par les autorités belges
Protestation contre l'arrestation d'un ancien prisonnier politique en Belgique

 

 
Juil/July 05
Jui/Jun 05
Mai/May 05
Avr/Apr 05
Mars/Mar 04
Fév/Feb 05
Jan/Janv 04
Déc/Dec 04
Nov/Nov 04
Oct/Oct 04
Sept/Sept 04
Août/Aug 04

Toutes les informations depuis 1998  All informations since 1998


IMPORTANT NOTICE: Few groups in the service of the Turkish State have recently launched Internet pages with addresses similar to Info-Turk's address. This is a new attempt of the Ankara regime that  has used over three decades all odious means to silence our free voice. Info-Turk does not have any relation with these groups and is determined to contibute, in spite of all pressures, to the defense of human rights in Turkey .

AVIS IMPORTANT: Certains groupes au service de l'Etat turc ont récemment lancé des pages Internet avec des adresses semblables à celle d'Info-Turk. Il s'agit d'une nouvelle tentative du régime d'Ankara qui a depuis trois décennies utilisé tous les moyens odieux pour étouffer notre libre voix. Info-Turk n'a aucune relation avec ces groupes et est résolu de contribuer, malgré tout, à la défense des droits de l'homme en Turquie. 


 
Informations récentes du mois
Latest  Informations of the month

Droits de l'Homme / Human Rights

Human Rights NGOs of Turkey Join Forces

Five organizations working in the field of human rights, Turkish Human Rights Foundation (TIHV), Human Rights Association (IHD),Solidarity Association for Human Rights and the Oppressed (Mazlum-Der),the Amnesty International (UAO) and the Helsinki Citizens' Assembly (hYd)have announced that they have established the Joint Platform for Human Rights (IHOP).

The platform will organize meetings and pursue projects to increase participation in efforts to adopt and improve human rights starting this October. In a statement announcing the establishment of the platform, the organizations underlined the need for establishing relations with a larger portion of the society.

IHOP said the following problems should be solved in order for the rights organizations to be able to function more efficiently:

* Problems of organization: Rights organizations should improve their current member structure and continue work through healthier relations.

* International relations:"There is a need to organize the public opinion and reaction in terms of human rights in a universal dimension; to train governments, parliaments and bureaucrats; to cooperate with the above mentioned in improving the national legislation, in accepting international conventions and agreements, and to create public pressure; and to negotiate with state and international institutions when necessary.

* Rights advocates should come together: The human rights activists in our country should urgently come together. They need to set joint goals. They need to cooperate in determining, exhibiting, and reporting on rights struggles and violations, in seeking improvements to current legislation, and in developing projects to create awareness.

IHOP needs a project developer and an assistant. Please click for detailson the vacancies and requirements for the positions (MS Word document,30K). (BIA News Center, August 28, 2005)

Le Conseil de sécurité insiste sur la poursuite de la répression

L'institution de Turquie réunissant les plus hautes autorités civiles et militaires, le Conseil national de sécurité (MGK),  a réclamé mardi la poursuite d'une lutte résolue contre les rebelles kurdes qui proposent une trêve après avoir multiplié leurs attaques ces derniers mois.

Le MGK "souligne l'importance de poursuivre résolument la lutte contre le terrorisme dans le cadre de la Constitution et d'autres lois, en employant tous les moyens à disposition au niveau international" et entre services de sécurité, a déclaré le conseil dans un communiqué après quatre heures et demie de réunion.

Cette mise au point fait suite à l'annonce la semaine dernière par le PKK d'une trêve unilatérale jusqu'au 20 septembre, afin de donner le temps au gouvernement d'Ankara d'accorder des droits accrus aux Kurdes.

Le PKK affirmait répondre pour sa part à un appel lancé par le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan à résoudre le problème kurde par "davantage de démocratie".

Le MGK insiste pour sa part sur le fait que le gouvernement compte parmi ses obligations prioritaires "la sauvegarde de l'indépendance de la nation et de l'indivisibilité du pays".

Le Conseil se prononce cependant pour un effort accru en faveur du développement économique, culturel et social dans le sud-est à majorité kurde du pays, la région la plus arriérée. (AFP, 23 août 2005)

Toujours 3.788 prisonniers politiques en Turquie pour "délits de terrorisme"

Le ministère de la Justice a annoncé qu'actuellement 3.788 personnes se trouvent dans les prisons turques en tant que condamné ou inculpé en vertu de la Loi anti-terreur.

Cette loi avait été adoptée par le Parlement en 1991 et a été modifiée treize fois depuis son entrée en vigueur.

Selon les données du ministère de la Justice, jusqu'à la fin de 2004, 27.274 personnes (23.027 hommes et 4.247 femmes) ont été traduites devant les cours de la sûreté de l'Etat ou les cours pénales.

Dans 9.250 dossiers, les cours ont prononcé une condamnation: 1.820 procès ont été conclus avec l'acquittement des accusés.

Une partie des accusés ou condamnés ont été mis en liberté suivant la modification de la Loi anti-terreur ainsi que du Code pénal turc.

Actuellement, les militaires exigent que l'article 8, relatif à l'éloge des "personnes or organisations terroristes", soit rétabli. Le ministère de la Justice a promis aux militaires de faire le nécessaire dans ce sens jusqu'au 2 septembre 2005. (Zaman-Özgür Politika, 12-15 août 2005)

Quatre blessés légers dans une deuxième attentat à la bombe

Quatre personnes ont été légèrement blessées par une explosion en face d'une banque d'Omerli dans la province de Mardin, a annoncé lundi l'agence Anatolie.L'explosion s'est produite à proximité d'un distributeur de billets blessant les personnes qui faisaient la queue pour retirer de l'argent.

Le sous-gouverneur Suat Seyitoglu a indiqué à l'agence qu'il était encore trop tôt pour se prononcer sur les causes de l'explosion et qu'il fallait attendre les résultats de l'enquête policière.

Plus tôt dans le journée, une bombe à retardement de forte puissance a explosé dans un bâtiment administratif de la province de Sirnak, toujours dans le sud-est anatolien à majorité kurde, causant d'importants dommages matériels mais ne faisant pas de victimes, ont rapporté les médias.

L'engin a explosé à 01H00 (22H00 GMT dimanche) à Beytussebap, dans la cave du bâtiment abritant les locaux du sous-préfet et d'autres fonctionnaires de la ville, ont affirmé les chaînes d'information NTV et CNN-Türk.

La déflagration a soufflé les vitres du bâtiment et des habitations voisines, ont précisé les télévisions. (AFP, 15 août 2005)

Affrontements entre policiers et manifestants à Istanbul

Huit personnes ont été interpellées dimanche par la police turque lors d'un violent affrontement entre manifestants de gauche et forces de l'ordre, a annoncé l'agence de presse Anatolie.

Les manifestants s'étaient rassemblés dans un cimetière du quartier de Kücükcekmece, sur la rive européenne de la métropole, pour rendre hommage à un militant maoïste abattu dans l'est du pays lors d'une opération de l'armée en juin dernier, précise l'agence.

Ils s'en sont ensuite pris aux forces de l'ordre qui les ont encerclés, jetant sur elles des cocktails molotov. Des policiers ont été forcés d'évacuer un véhicule blindé qu'ils occupaient après que celui-ci eut été touché par une bombe incendiaire.

La police antiémeutes a procédé à l'interpellation de huit personnes, dont deux femmes, ajoute l'agence.

Dix-sept rebelles maoïstes appartenant à un mouvement clandestin, le Parti communiste maoïste (MKP), avaient été tués en juin à Tunceli. (AFP, 14 août 2005)

Une personne tuée et une blessée dans l'explosion d'une voiture

Une personne a été tuée et une autre grièvement blessée vendredi dans l'explosion d'une voiture qui transportait des explosifs sans doute destinés à un attentat à Mersin (sud de la Turquie), ont annoncé les autorités locales citées par l'agence Anatolie.

"Nous examinons l'hypothèse que le passager (qui a été tué), assis à côté du conducteur, transportait des explosifs sur ses genoux", a déclaré le chef de la police de Mersin, Suleyman Ekizer, dont les propos ont été publiés par le quotidien Hurriyet sur son site internet. "Nous pensons aussi que ces personnes préparaient un attentat", a-t-il ajouté.

Le véhicule a explosé à une centaine de mètres d'une pension réservée aux policiers dans le centre-ville, mais selon M. Ekizer, on ne sait pas si ce bâtiment était la cible des terroristes présumés.

A la suite de l'explosion, le conducteur, blessé, a perdu le contrôle de la voiture et a embouti un autre véhicule.

Auparavant, le gouverneur de Mersin, Atilla Osmancelebioglu, avait indiqué qu'une personne avait été tuée et une autre grièvement blessée vendredi dans l'explosion d'une voiture, dont on ne connaissait pas la cause. (AFP, 13 août 2005)

Turkish Justice Minister: Government and military united

Justice Minister Cemil Çiçek said on Tuesday that some were trying to portray the government and the military as being on opposing sides in terms of their approaches towards combating terrorism, saying that everybody was united against terrorism.

Speaking to NTV Ankara bureau chief Murat Aygün, Çiçek said terrorism was and would always be a priority, adding that the state, military and government are determined to stamp out terrorism and dismissing claims of a difference of opinion between various state organs.

"Is there a lack of communication? I can't say there is. There are constitutional institutions that deal with security issues and there are the bimonthly National Security Council (MGK) meetings. All relevant state officials are in full cooperation," said the justice minister.

When asked about Chief of General Staff Gen. Hilmi Özkök's statement that the military is fighting terrorism with its hands tied, Çiçek said there were those who were trying to imply that the government and the military are divided on terrorism strategy. "No Republic of Turkey government can take an opposing view from the military concerning terrorism. All state institutions are united in their stance. Every other claim is contrary to the truth."

He said if present laws did not fully address national security concerns, the government has the option of amending the Turkish Penal Code (TCK), the Anti-terrorism Law and other pieces of legislation to make them more effective.

Justice Minister Çiçek said a joint commission reviewing the Anti-terrorism Law has held five separate meetings. "We're trying to find out what, if anything, needs changing. There are several suggestions. We decided to let commission members brief their relevant institutions first in order to ensure there are no legal loopholes or unnecessary debates."

"If you lose control over the process, it can be advantageous to terrorist organizations. Every change needs to be in accordance with the Constitution. How can one alter the maximum time spent in custody when this is already set by the Constitution? Some opinions are very misinformed," exclaimed the minister.

Çiçek said they never promised an amnesty for members of terrorist groups who were not involved in violent acts but noted that this was one of the proposals submitted to them when the current government first came to power.

"People can criticize the government all they want; however, this should not be done over the bodies of martyrs or victims of terrorism. Exploiting victims to criticize the government means being tricked by the terrorists," cautioned the minister. (Turkish Daily News, August 10, 2005)

La Turquie condamnée à Strasbourg pour une détention provisoire de sept ans

La Cour européenne des droits de l'homme a condamné mardi la Turquie pour avoir maintenu pendant plus de sept ans en détention provisoire une femme accusée d'appartenir à une organisation armée illégale.

Les magistrats européens ont estimé qu'Ankara avait violé l'article 5 alinéa 3 (droit à la liberté et à la sûreté) de la Convention européenne des droits de l'homme et alloué à la requérante 6.600 euros pour préjudice moral.

Soupçonnée d'appartenir à l'organisation TKP/ML-TIKKO (Parti communiste de Turquie/Marxiste-Léniniste, Armée de la libération des ouvriers et paysans de Turquie), Sadegül Özdemir avait été arrêtée et placée en garde à vue en novembre 1992.

Enceinte de sept mois, elle avait accouché en prison, rappelle la Cour dans son arrêt.

Elle fut condamnée en juin 2000 à 32 ans et six mois de prison pour appartenance à cette organisation et participation à un vol à main armée.

Toutefois, la Cour de cassation infirma cette condamnation et renvoya l'affaire - actuellement toujours pendante - devant la Cour de sûreté de l'Etat.

La libération provisoire de Mme Özdemir fut finalement ordonnée en décembre 2001.

"Son maintien en détention a été prononcé en se fondant sur des formules presque toujours identiques, pour ne pas dire stéréotypées, telles notamment +la nature des crimes reprochés+ et +l'état des preuves+, lesquelles concernaient l'ensemble des accusés, ou encore le risque de fuite", souligne la Cour européenne qui a conclu à l'unanimité à la condamnation de la Turquie. (AFP, 2 août 2005)

Disparition de responsables d'un parti pro-kurde: la Turquie condamnée

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a condamné mardi la Turquie pour violation du droit à la vie après la disparition en 2001 de deux responsables du parti pro-kurde Hadep (Parti de la démocratie du peuple).

La Cour a jugé que la disparition restée inexpliquée des deux hommes et l'absence d'enquête constituaient des violations de l'article 2 (droit à la vie) de la Convention européenne des droits de l'homme.

Elle a également estimé que l'angoisse éprouvée par leurs proches, restés depuis dans l'ignorance sur leur sort, était contraire à l'article 3 interdisant les traitements inhumains ou dégradants.

Serdar Tanis et Ebubekir Deniz, qui étaient respectivement président et secrétaire du Hadep -dissous en mars 2003 par la Cour constitutionnelle pour cause de "liens organiques" avec les militants du PKK- de Silopi (province de Sirnak, frontalière de la Syrie et de l'Irak) avaient disparu le 25 janvier 2001.

Selon leurs proches, ils avaient reçu des menaces de mort de la part du commandement de la gendarmerie de Silopi et du régiment de la gendarmerie de Sirnak en raison de leurs activités politiques.

Ils s'étaient rendus à la gendarmerie dont ils n'étaient jamais revenus.

La Cour a estimé que "la responsabilité de la Turquie était engagée dans la disparition des intéressés" en raison du contexte des disparitions et du fait que "quatre ans plus tard l'on continue d'ignorer leur sort", mais aussi de "l'absence d'enquête sérieuse et d'explication plausible des autorités sur ce qui s'est passé".

Elle a accordé à chacun des quatre requérants 20.000 euros pour dommage moral et des sommes allant jusqu'à 40.000 euros aux épouses et à la compagne des deux disparus. (AFP, 2 août 2005)

Six blessés dans deux explosions en Turquie

Six personnes, dont un touriste français, ont été blessées mardi par deux explosions provenant de deux poubelles dans la ville touristique d'Antalya, sur la côte méditerranéenne de la Turquie, a annoncé un responsable local de la police.

La première explosion est survenue alors que des agents municipaux ramassaient les poubelles dans le centre-ville d'Antalya, l'une des villes les plus touristiques de Turquie, blessant légèrement deux d'entre eux, a déclaré à l'AFP Huseyin Kizik, l'adjoint du chef local de la police.

La seconde poubelle a explosé près d'une gare routière de la ville, faisant quatre blessés, a-t-il ajouté.

"Au vu des informations initiales dont je dispose, un des quatre (blessés) est un ressortissant français qui a été légèrement atteint au pied par des éclats de verre", a-t-il affirmé.

Ni l'ambassade de France à Ankara, ni son consul honoraire à Antalya n'ont pu confirmer cette information.

"Aucune des blessures n'est grave", a indiqué M. Kizik.

La police est encore en train d'enquêter sur la nature des explosions, a-t-il expliqué, précisant qu'elles pouvaient être dues à des bombes ou au gaz provenant de la décomposition des détritus à l'intérieur des poubelles.

Plus tôt dans la journée, un officier de police d'Antalya avait fait état de deux bombes de faible puissance dissimulées l'une dans une poubelle, l'autre dans un autobus.

La chaîne d'information NTV a également évoqué des bombes.

La ville d'Antalya est la principale agglomération de la province du même nom, qui est la destination la plus prisée de Turquie par les touristes étrangers, notamment allemands et russes.

Les explosions d'Antalya font suite à un attentat à la bombe commis dans la station balnéaire de Kusadasi (ouest) le 16 juillet, qui avait tué cinq personnes dont une ressortissante britannique et une adolescente irlandaise.

Quelques jours plus tôt, une vingtaine de personnes avaient été blessées par l'explosion d'une bombe dissimulée dans une poubelle de la ville touristique voisine de Cesme.  (AFP, 2 août 2005)

TIHV's Recent Human Rights Reports in Brief

August 31, 2005

Extra-Judicial Killing... Yusuf Yasar who was killed on 12 August nearby Çeltik quarter of Kavakli village in Hakkari was allegedly killed after having beeen abducted by masked persons. Yusuf Yasar's brother Ahmet Yasar told that some persons saw his brother while he was being abducted but they did not tell it because they were afraid: "Many persons who saw the incident told their relatives that a person had been abducted by some masked persons and the abducted person had been shouting that he had been abducted by the JITEM. However, they do not tell us the incident clearly when we ask them. They even do not want to talk to us due to the fear." Kamil Yasar put that they appealed to the GNAT Human Rights Commission and Turkey branch of the Amnesty International. In the official announcement it was alleged that "one of the three PKK militants who were planting mines on the road was did not obey 'stop' warning and was killed during the clash". (Özgür Gündem)

Person Beaten by Guards... The guards of the Prime Minister Recep Tayyip Erdogan reportedly beat Ayhan Özgür whom they disputed in the traffic jam on 29 August in Istanbul. Ayhan Özgür told that the guards stopped his minibus on E-5 Highway in Incirli region: "They wanted to take me out of the car. But I did not get out. If I got out they would beat me more. I will not make a complaint against the guards. I hope the Prime Minister will see these records". (Radikal)

Incident in Istanbul... A court case was launched against Necat Öztekin, Mehmet Abay and Hanefi Kuzu who were arrested in connection with the explosion in a restaurant underside of Galata bridge in Istanbul on 23 July for "being members of illegal organization". The hearing would commence at Istanbul Heavy Penal Court. (Radikal)

Greenpeace Members Detained... 21 Greenpeace members staged an action at Çan Thermic Central in Çanakkale on 29 August. 12 of the activists climbed the cooling tower of the Central but they joined the other activist waiting down, as they could not succeed to open the placard. Afterwards the activists chained themselves to the entrance of the central. The activists were detained by the gendarmeries after the action that lasted around five and a half hours. 21 activists including 5 non-Turkish citizens were reportedly banned to go abroad. (Evrensel-Cumhuriyet)

Detentions and Arrests... Aydin K. and Ibrahim E. were detained by the gendarmeries on 29 August in Kumburgaz island of Istanbul on the allegation of "being member of the PKK". Abdülhalim Turgut and Hayrettin Dag were detained in Istanbul for "being member of Hezbollah". (Cumhuriyet-Sabah)

August 30, 2005

Extra-Judicial ExecutionŠ The forensic report of Hasan Sahin (68), father of PKK's leading member Süleyman Sahin, was announced on 27 August. Hasan Sahin had been found dead on 3 August in Meytan hamlet nearby Aktuluk village in Tunceli. According to the report Sahin was killed by a shotgun and had no traces of beating on his body. Murat Polat, Chairman of DEHAP in Tunceli stated the followings concerning the incident: "There is not such a rule that forbids JITEM to kill by Kalashnikov, M-16 or shotgun. In addition, nobody heard a gunshot. It does not mean that JITEM was not the assailant if a shotgun was used. Hasan Sahin lived in Germany for 30 years. There was nobody here he had disputed. In any case it would be revealed if he had disputed with someone." (28 August, Özgür Gündem)

Persons Wounded by PoliceŠ On 28 August police opened fire against a car on the allegation of not obeying "stop" warning in Mezitli town of Mersin. Esen Yayan and Züheyla Yayan who were in another car nearby and had no relation with the incident were wounded. (29 August, Radikal)

Bomb Attacks in IstanbulŠ On 25 August Istanbul Heavy Penal Court No 10 continued to hear the case against 71 defendants that was launched in connection with the bomb attacks organized on 15-20 November 2003 in Istanbul. 43 defendants of whom 30 were remanded attended the hearing. Kazim Ayaydin, lawyer of Yusuf Polat, stated the followings at the hearing: "Al-Quaide, actually, is a computer based information system that was founded for the Arabs who were coming from out to Afghanistan to supply support against the occupation of Afghanistan by the Soviet Union. Usame Bin Laden had been charged for the information recording. After the 11 September Al-Quaide was shown as if it was an organization." The hearing was adjourned to a later date.  (26 August, Hürriyet-Vatan)

Detentions and ArrestsŠ One correspondent of the journal Atilim and four members of the Socialist Platform of the Oppressed were detained on 26 August in Adana for "distributing unauthorized leaflets". The detainees were released in the evening. Abdülkadir Demir, Vesile Demir and Nevzat Demir were detained on 28 August in during a houseraid conducted in Mersin.  Gendarmeries detained Vedat Gökçen on 28 August in Bozak village of Sarikamis district (Kars). Muhsin Özdemir, Muzaffer Kizartici and Seyfettin Oral who were surrendered to Turkey by Iran on the allegation that they were HPG militants were arrested on 26 August. Suna Koç and Ebru Elibul were detained on 28 August while they were distributing the leaflets of the trade union Limter-Is in Aliaga district of Izmir. They were reportedly released around the midnight. (25-27-29 August, Atilim-Özgür Gündem)

Clash and Attacks in the SoutheastŠSix HPG militants were reportedly killed during the clashes broke out nearby Tepecik village of Besiri district (Batman) on 25 August. Correspondents Orhan Turan (Batman Kanal TV), Medeni Akbas (Cihan News Agency), Resat Yigit (Dogan News Agency) were detained after they went to the region on 26 August. The journalists were released after a while. Some two thousand people started out to go to the place of operation on 27 August. The incidents started by the intervention of the security forces ended by the mediation of the mayors of Kurtalan and Ercüs districts.  On 28 August police and gendarmerie intervened a group who wanted to march to the Batman Women and Juvenile Hospital where the corpses of the HPG militants were kept. Hasan Is was shot to death during the incidents, 25 persons including 5 security officials were wounded. 15 persons were detained after the incidents. (27-28-29 August, Özgür Gündem-Radikal-Hürriyet)

August 25, 2005

Hunger Strike in Prison... Prisoners' relatives association TAYAD announced that some 150 prisoners in 15 prisons started hunger strike to protest in the conditions in prisons, beating of prisoners and transfers after the transfer of prisoner from on 30 June Tekirdag F-type Prisons to other prisons. According to the announcement another operation was conducted in Gebze Prison and prisoners incarcerated in Edirne F-type Prison, Kandira F-type prisons 1 and 2, Tekirdag F-type prisons 1 and 2, _zmir Kiriklar F-type Prison, Sincan F-type Prison No 1, Bolu F-type Prison, Elbistan, Gebze, Sivas, Ulucanlar, Kürkçüler, Usak and Bayrampasa prisons. (Cumhuriyet)

Child Beaten by Police... Ankara Regional Administrative Court cancelled the decision of Ankara Governorate which did not allow the police officers who beat the student I.K. on 28 October 2004 to be tried relying on the Article 4 of Law on Trails of Public Officers. Layer Mehmut Nedim Eldem announced that the court decided that the evidences and details of the incident were clear enough to conduct an investigation. (Özgür Gündem)

DEHAP Members on Trial... A court case was launched against DEHAP Chairman Tuncer Bakirhan, members of Party Assembly Hatice Çoban, Alican Önlü, Muammer Deger, Orhan Miroglu, Hüseyin Yilmaz, Mehmet Tusun and Veli Büyüksahin on the grounds that using the expression "Sayin (corresponding to 'esteemed' or 'dear')" when referring to Abdullah Öcalan during a press conference on charges of "being member of an illegal organisation" and "making propaganda of an illegal organisation". (Radikal)

Students Dismissed... The student Kamer Dogan who was one of the students who protested on 6 April the police officers who attended classes armed and wearing uniforms at METU was permanently dismissed. Serdar Özbek, Ilhan Kaya, Eyüp Çimen, Asim Ekin Yilmaz, Engin Bozkurt, Özgür Yesilaraz, Ali Yücel Özden, Atakan Özel, Kemal Serin, Caner Çelik, Sinan Sürmeli, Volkan Gümüs, Umut Soytas, Begüm Tuncer, Özgür Yildirim, Hamit Vedat Altun and Özlem Ejder were dismissed for periods changing between 1 month and 1 year. (Milliyet)

Incident in Trabzon... The name of the HPG militant who died during a clash in Macka district of Trabzon on 20 August was announced as Ferhat Haso (Syrian). According to the announcement by HPG Ferhat Haso was allegedly unarmed when he was killed. (Özgür Gündem)

Clashes and Attacks in Southeast... The HPG militant Ferhat Sut who had been killed by Iranian soldiers during a clash in July 2004 had been allegedly buried by Turkish soldiers. Ilhan Sut, relative of Ferhat Sut, organised a press conference at the premises of HRA Istanbul branch on 23 August and announced: "On 27 June we were informed by Hakkari Yüksekova Gendarmerie HQ that the corpse of Ferhat was there. We identified the body, but they wanted DNA test. After the test the soldiers buried him on 20 August without informing us." Meanwhile the names of the militants who had been killed during the same clash were announced as Ikram Ergül, Abdurrahim Bulut and Lokman Ergün. The names of the HPG militants who were killed during the clash on 21 August nearby Bozagakaraderbent village in Pülümür district were announced as Mehmet Emin Barcadurmus and Süleyman Tekin. Non-commissioned officer Bülent Karatas, who died during an operation when hand grenade he was carrying exploded, was buried on 23 August Terme district of Samsun. (Milliyet-Özgür Gündem)

August 23, 2005

Pressures in Prisons... 8 prisoners in Diyarbakir Prison and 10 prisoners in Antep prison reportedly started hunger strike in order to protest in "the condition of Abdullah Öcalan and the new Penal Code and law on Execution of Sentences". The prisoner in Antep Prison who conducted hunger strike between 2 July and 15 August were banned from receiving visits, letters or phone calls. Lawyer Osman Çelik announced that the health conditions of female prisoners in Adana Kürkçüler Prson conducting hunger strike were poor. The prisoner Esmer Yarman is suffering from breast cancer and Sahsan Tümel had an eye operation recently: "The prisoners are also kept in small cells. The cells are mouldy and humid. They are not given papers of books. The guardians are trying to provoke them and sometimes beat. The prisoner F.S. was also physically harassed." (Özgür Gündem)

Teachers Exiled... Hacer Koçak, who was charged in Alsancak Lions Primary School in Mersin, was appointed to the school in Aktas village in Kumlu district of Hatay for having attended an action of Fundamental Rights and Freedoms Association in July 2004 in connection with death fast action. She had been fired for the same reason, but she started later upon court decision. She worked for a month in Mersin and then appointed to Aktas village on the grounds that it would be objectionable if she would keep working in Mersin. (Cumhuriyet)

Students Detained... Görgü Demirpençe and Veysi Yildiz who opened a placard saying "Generals of Coup d'Etat should be tried" during the closing ceremony of Universiade in Izmir, were detained. They were released 2 hours later. (Atilim)

Detentions and Arrests... A.Ç., S.K., S.K., A.Ç., M.Ç. ve A.T., who were detained in Istanbul for "being member of the organisation Anatolia Federal Islamic State", were arrested on 22 August on charges of conducting the attacks against the Dogan Media Centre on 22 December 2004, on 11 May and 12 August 2005. (Sabah)

Mine Explosion... Agit Yildiz was heavily wounded when he stepped on a land mine on 22 August nearby Uludere district of Sirnak. (Vatan)

Incident in Trabzon... The name of the PKK militant who was captured alive on 21 August in Maçka district of Trabzon was announced as Sinan Gencer. One of the killed militants was allegedly Syrian. Someone informed the security forces on suspicion when the militants were in a shop. A clash reportedly broke out when the officers showed up. On 22 August a group of persons wanted lynch Gencer where the officer took him for crime scene investigation. Police opened fire into air to disperse the crowd. (Milliyet)

August 22, 2005

Stop Warning... Suat Kandemir (19) who was wounded by officers on the grounds that they did not obey the stop warning on the night of 15 August died at the hospital on 18 August. Lawyer Bekir Cindi announced that the testimonies of person who had no relation with incident and previous crimes committed by Kandemir were recorded. Ferit Kandemir said: "We called Ibrahim Demir whose name was recorded as having testified in connection with the incident. He said that he testified in connection with another incident. According to his alleged testimony the car and the persons were driving in the quarter for a while." According to the official announcement by Istanbul Governorate the car was suspicious and was in the quarter for the last 5 days, security forces started to follow the car upon complaint: "A person on the right back sit had something like a weapon. Upon seeing the item officers warned them to stop and fire into the air. Since they did not obey officers opened fire from 50 meters to shoot the tires." (22 August, Özgür Gündem)

Stop Warning... Public prosecutor in Özalp (Van) took the decision of "secrecy of the preparatory investigation" concerning the killing of Ersin Karabulut (17) on 15 August by soldiers nearby Yukari Tulgali village in Özalp district of Van on the allegations that he did not obey stop warning. Lawyer Zeki Yüksel, HRA Chair for Van, and Lawyer Cüneyt Canis made an announcement and said: "We are demanding the responsible officers to be suspended from duty and Parliamentary Human Rights Commission to conduct an investigation... We are not informed about the reason of secrecy decision." They also stressed that although ersin Karabulut was allegedly a oil smuggler there were no remaining of oil on his cloths. (21 August, Özgür Gündem)

Child Beaten by Police... Yusuf Demir (16), street peddler in Taksim quarter of Istanbul, announced that he was beaten by civilian dressed police officer. He said that a police officers got out of a police vehicle and started to run after street peddlers: "A tall and fat officer caught me and started to hit my head with butt of his weapon. He was also insulting. He took me to the minibus and continued to beat me. We went to Dolapdere car park. Same officer beat me there. Afterwards they released me." Demir made an official complaint and given a medical report by Takim _lkyardim Hospital. He also applied to HRA Istanbul branch. (19 August, Özgür Gündem)

Vice-Mayor Arrested... Yildiz Orak, Vice-Mayor of Cizre distirct in Sirnak, was released on 17 August at the hearing at Diyarbakir Heavy Penal Court No 6. She had been arrested on 8 March after her name was found on peace of paper belonging to PKK militant. (19 August, Özgür Gündem)

Detentions and Arrests... Serdar Aka, who was detained during a demonstration on 15 August in Akdeniz town of Mersin for the anniversary of the first armed attack of PKK, was arrested on 18 August. Cihan Sari who was wounded when their car exploded on the night of 12 August some 50 meters distant to Mersin Police House was arrested on 18 August. The brothers Ö.A. and Ö.A. were detained allegedly for aiding PKK. Ömer Bozkurt and Haci Bozkurt who were detained during house raids in Idil and Cizre districts of Sirnak were arrested on 19 August on charges of "aiding an illegal organisation". Tevfik Bozkurt, Sait Bozkurt and Isa Yaglisa were released. DEHAP premises in Elbistand district of Antep was raided on 19 August. DEHAP for the district Hüseyin Kisa, 2 persons with the first names Faruk and Oguz were detained. They were released some 5 hours later. Metin Gönülsen, DEHAP Chiar for Antep, announced that security forces provoked the persons around by saying that DEHAP members were putting bombs. Some 20 persons gathered and insulted DEHAP members. (19-20-22 August, Özgür Gündem-Zaman)

Bomb Explosion... Hamza Oruç (13) died when the bomb he found exploded on 18 August nearby Damlarca village in Güçlükonak district of Sirnak. (19 August, Özgür Gündem)

Incident in Trabzon... Superintendent police officer Tolga Dogruel and officer Ekrem Çakmak were wounded during a clash in Macka district of Trabzon on 20 August. Another clash broke out early in the morning on 21 August and a person was reportedly wounded and detained. (22 A_ustos, Hürriyet)
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Clashes and Attacks in Southeast... According to the announcement by Tunceli Governor 2 PKK militants died during the clash on 21 August nearby Bozagakaraderbent village in Pülümür district. Non-commissioned officer Onur Yesil, who was wounded during a mine explosion in Çukurca district of Hakkari, died at the hospital on 18 August. A bomb exploded on the railway between Mersin and Islahiye on 19 August and no casualties were reported. (19-20-21 August, Milliyet-Özgür Gündem)

August 18, 2005

Stop WarningŠ Executives of the IHD Van branch Lawyer Taner Polat, Lawyer Cüneyt Canis and Ömer Isik conducted an investigation in Yukari Tulgali (Turgay) village of Özalp district (Van) where Ersin Karabulut (17) was reportedly shot to death by soldiers. Cengiz Karabulut who was with Ersin Karabulut during the incident told that they left the village to search for their lost sheeps around 7.30pm: "There were 100 meters distance between me and Ersin. Upon the gunshots all of the villagers came to the place of incident. 'We opened fire into the air, one person run away towards the village said the soldiers. However, one of the privates said me that one of the ranked soldiers killed Ersin and put him into a hole. We returned upon these claims of the soldier. Ersin was thrown into the hole after being dragged 5 meters away from the place he was shot. He was still alive. He died on the way to Özalp State Hospital. Soldiers opened fire without warning. I did not hear 'stop' warning. He was anyhow shot from a very close distance." Headman of the village Abdullah Akgül stated that six persons from their village had been shot to death by the soldiers in the last two years. (Özgür Gündem)

Stop WarningŠ Gendarmerie soldiers opened fire against a car that allegedly did not obey the stop warning on the night of 15 August in Istanbul. Suat Kandemir (19) was wounded from his head during the incident. Kandemir who was taken to Haydarpasa Numune Hospital is reportedly under vital risk. Fuat Kandemir told that they did not obey the stop warning on the grounds that they did not have driving licences: "Three gendarmeries approached us. My brother attempted to drive the car because he was afraid. When he stepped on the gas gendarmeries opened fire against us. The car hit the wall and stopped. I asked the gendarmeries to call an ambulance for my brother because he was shot. But they wanted me to leave my brother and lay down. They did not care about my brother and started the search the car. One of the gendarmeries said it was not important that my brother was shot. A crowded group of gendarmeries and police officers attacked me at the hospital, handcuffed me and dragged on the ground. Afterwards they beat me and took me to Sarigazi Gendarmerie Station". (Özgür Gündem)

Demonstrators on TrialŠ On 17 August Ankara Heavy Penal Court No 11 continued to hear the case against 46 persons launched in connection with the demonstration organised to protest in the draft Law on Execution of Sentences on 7 December 2004 in Ankara by the Socialist Platform of Oppressed (ESP). Yusuf Bayraktar, Ankara Representative of the ESP, Gülcan Taskiran and Dursun Armutlu, Eskisehir Represantative of the ESP, were released at the hearing. The hearing was adjourned to 26 October. (Atilim)

Detentions and ArrestsŠ Ömer Bozkurt, Sait Bozkurt, Tevfik Bozkurt, Haci Bozkurt and Isa Yaglisa were detained during the house raids conducted in Cizre and Idil districts of Sirnak on 17 August. Nedim Çorak and Hüsnü Çorak were detained during the house raid conducted on 16 August in Tatvan district of Bitlis. (Özgür Gündem)

August 17, 2005

Extra-Judicial Execution Allegation... Yusuf Yasar, who was killed on 12 August in Çeltik quarter in Kavakli village of Hakkari, was allegedly killed from close distance after having been detained. According to the official announcement he was one of the PKK militants who were trying to plant mines and did not obey stop warning. His brother Kamil Yasar said followings: "My brother previously told me that police officers were talking bout him each other. We were in the village 3 days ago. How can someone be a guerrilla in a day? He was seen walking in bazaar at about 8pm. And then he somehow went 60 km to plant mines. After he was killed villagers went to take the body. But they were threatened by pointing a gun against the head of the driver. Afterwards the Governor announced that a militant was killed. They did not allow us during the autopsy and they wrote an arbitrary report." Naif Kayacan, SHP member of Province Assembly, said: "We were together at about 5 pm. His uncle Isa Sakar was also with us and we spent some 2 hours. At about 7pm he went home to fix something. Few hours later I heard he was killed. Possibly the official announcement does not reflect the truth. The way to his house is very dark. He must have been taken and then brought the place where he was killed." IHD Hakkari branch Chair Necibe Günes announced: "If he had been a militant his ID could not have been identified at least for 3 days." According to the autopsy report there were 20 bullets on the head and chest, there were traces of grazes on forehead, there were traces gunpowder on the body indicating he was shot from close distance. According to the crime scene report there were shovel and pickaxe nearby the body and a little bit C+ was found and Yasar was in civilian dress. (Özgür Gündem)

Stop Warning... Ersin Karabulut (17) was reportedly shot to death by soldiers nearby Yukari Tulgali village in Özalp district of Van on the allegations that he did not obey stop warning. The body was reportedly brought by soldiers on the night of 15 August to Özalp State Hospital. IHD Van branch and representatives NGOs started to investigate the incident. (Özgür Gündem)

Detentions and Arrests... The university students Sinem Karaçali and Vural Çelik, who were detained on 12 August for shouting slogans in favour of MKP during a festival in Molla town of Erzincan, were arrested on 14 August. Haluk Bor, Emin Aslan, Burhan Ölmez and Kenan Zeydanoglu, who were detained on 12 August in Hakkari, were released on 15 August. Pinar Çalisir, Mehmet Gökmen and Mahmut _lhan, distributors of weekly "Yuruyus (March)" in Adana, were detained on 16 August. (Halkin Sesi-Özgür Politika)

August 16, 2005

Stop Warning... Mustafa I., who allegedly tried to escape from police officer during ID check and had a knife, was shot at his leg on the night of 15 August in Fatih (Istanbul). Mustafa I.'s health condition is reportedly good. (Türkiye)

Person Beaten by Police... M. Resit Teke, taxi driver in Istanbul, made an official complaint for having been beaten by civilian dressed police officers. Teke said followings in his complaint: "When I left my house on 13 August 5 civilian dressed persons stopped me. They asked me whether I know Mehmet from Mus or where he is. I said I know. They wanted me to tell him to leave the city and insulted me afterwards. When I objected they first beat me with the radios and then started to hit and punch me. They were carrying weapons. I was said afterwards that they were police officers. I went to Arnavutköy Public Clinic for a medical report, but I was not examined. Those officers are charged at the new police school in Arnavutköy. Possibly the physician at the clinic were informed about the incident. That's why they rejected to give me a report." After his complaint he was sent to Haseki Hospital on order of public prosecutor. Teke said that he was asked transfer document from the police station and since he was not given the document by the officials at Arnavutköy Police Station he was not given a medical report. (Evrensel)

Police Officer Arrested... The police officer Sub-director Ahmet Ihtiyaroglu was arrested on 15 August. He had been permanently dismissed from duty by Disciplanary Council of Security Directorate and had been sentenced term of imprisonment for "ill-treatment". Istanbul Heavy Penal Court No 1 had sentenced him to 10 months' imprisonment for ill-treating the detainee Mustafa Birol Kalyoncu in October 2000. The sentence had been approved by the Court of Cassation. Ihtiyaroglu and his colleague Adil Serdar Saçan, who had been Director of Organised Crimes branch of Istanbul Security Directorate, had been dismissed from duty in 2003 for another torture incident. (Sabah)

"Blue Bazaar" Trial... On 15 August, Istanbul Special Heavy Penal Court continued to hear the case of Ergin Atabay, Abdullah Günay, Azime Isik and Metin Yamalak charged in connection with a bomb explosion in the "Blue Bazaar" on 13 March 1999 that caused the death of 13 people. The indictment wants the defendants to be sentenced to life imprisonment under the Article 125 of former TPC. (Cumhuriyet)

Bomb Attacks... A bomb exploded on the night of 14 August in the basement of Governorate building in Beytüssebap district on Sirnak. The explosion caused material damage. Sükrü Özgür, director of Cumhuriyet Primary School, non-commissioned officer Levent Yücedag, teacher Menderes Sakir and Nedim Dag were wounded when a bomb exploded in the garden of the Governorate building in Ömerli district of Mardin. (Hürriyet-Sabah)

Clashes and Attacks in Southeast... According to the announcement by HPG, one soldier died and one soldier was wounded during the clash that broke out on 13 August in Çavres region nearby Karliova district of Bingöl. (Özgür Gündem)

August 15, 2005

Torture in Mersin... Mehmet Ali Satir (20), living in Tarsus district of Mersin, announced that he was beaten by civilian dressed police officers when he waiting on bus-stop some 2 weeks ago and taken to Security Directorate afterwards. He added that he was beaten there by 4 officers for 2 hours. Afterwards he was taken to hospital and was not given a report certifying the beatings. He stressed that he went to Tarsus State Hospital after being released but prevented by the officers. He went to the hospital on order of the public prosecutor for a third time and given a medical report certifying that his head was cracked, his ear was bleeding, he had brain trauma. Satir made an official complaint against the officers. (14 August, Özgür Gündem)

Pressures in Prisons... Sabri Yakut, Idris Çaliskan, Teyfik Yasli, Hikmet Çalagan, Nidayi Tezel, Çetin Arkas, Musa Altun, Mehmet Durak and Ali Dalo, incarcerated in Sincan F-type Prison No 2, were transferred to Bolu F-type Prison for rejecting to visits to protest the condition of Abdullah Öcalan. (13 August, Özgür Gündem)

Detentions and Arrests... Çilem Ünsel, Fariz Hocaoglu, Zemin Demirel, Ihsan Yigit Demirel, Mehmet Fuat Kussever and another person were detained in Adana on 10 and 11 August in connection with a demonstration concerning the killings of 17 MKP militants in Tunceli. Çilem Ünsel and Ihsan Yigit Demirel were arrested on 11 August. DEHAP member Adnan Uygar, DEHAP executive for Adana Durmaz Özmen and prisoners' relatives association THAYD-DER executive Nuriye Aksoy, who were detained on 12 August in Adana, were arrested on 13 August. Eylem Açikalin, Hatice Tokluiçten, Tevfik Say, Mirza Yacan, Osman Görür and Behzat Kaplan, who were detained after the demonstration for Abdullah Öcalan on 10 August in front of AKP premises in Van, were arrested on 12 August. Levent Akpinar, against whom an arrest warrant had been issued for "being member of an illegal organisation", was detained on 12 August in Erzurum. But he was rescued by his friends and relatives. 7 persons were detained after the incident. I.B. (45) and H.A. (25) were detained in Izmir on the allegations of "being member of an illegal organisation". A.C., M.S.Ü., E.Ü. and E.Ö., who were detained in Batman on the allegations of "being member of PKK", were arrested on 13 August. (11-13-14 August, Atilim-Hürriyet-Sabah)

Bomb Attacks... Sehmus Sari died and his relative Cihan Sari was wounded when their car exploded on the night of 12 August some 50 meters distant to Mersin Police House. According to the official announcement those persons were in preparation of attacking the Police House. One person was slightly wounded when 2 trash containers exploded on the night of 12 August in Alanya district of Antalya. A bomb exploded on 13 August on the road when Kadir Koçdemir, Governor of Elazig, was going to Elazig from Alacakaya district. No casualties were reported, but the vehicles of the Governor and his guards were damaged. Nursen Çinar was slightly wounded when a bomb exploded in the entrance of a shopping centre on 13 August in Bakirköy district of Istanbul. (13-14 August, Cumhuriyet-Hürriyet-Milliyet)

Clashes and Attacks in Southeast... The private Hüseyin Yanik, who was wounded during the clash on 11 August in Geyiksuyu region nearby Tunceli, died on 12 August. According to the announcement by PKK, Ali Riza Zenbur was abducted in Pertek district of Tunceli by "unknown persons" but not PKK. According to the official announcement by the Governorate of Hakkari, one of 3 PKK militants was killed on 12 August nearby Çeltik quarter of Kavakli village when they were trying to put bombs. The name of the killed person was given as Yusuf Yasar. The daily Özgür Gündem alleged that Yusuf Yasar had no connection with PKK militants. Yusuf Yasar was living in Hakkari and working in the villages. (12-14 August, Cumhuriyet-Milliyet-Özgür Gündem)

August 12, 2005

Torture in Detention... Abdulkadir Akgül, Ergin Demir, Cigerhun Erisen, Zübeyit Keserci and Muzaffer Keserci who were detained in 21 July in Ercis district of Van were reportedly tortured in detention. Lawyer Cemal Demir stated that the injuries of these persons had not been certified at Ercis State Hospital: "Upon our denial the report of Abdulkadir Akgül was changed and given another report certifying the traces of beatings and ecchymosis. The traces disappeared on the bodies of my other clients after eight days. They were not given reports". Demir also put that the physicians were under pressure because police officers and soldiers stayed in the examination room while he was got out of the room by force. (Özgür Gündem-TIHV)

Pressure in Prisons... Prisoners Hamili Yildirim, Bülent Atmaca, Ömer Hayri Konar, Hüseyin Sürgeç, Nevzat Üçen, Suat Dastan, Ali Çabuk, Mehmet Yoldas, Ramazan Demir, Çetin Ilkan, Ismail Tüzün, Kahraman Güvenç, Yahya Figan, Mustafa Hidiri and Hüseyin Yeter who made a press announcement in Malatya Closed Prison in connection with Abdullah Öcalan were banned to receive visitors for 3 months.  (Özgür Gündem)

Workers Detained... Police reportedly intervened the action staged in front of Ileri Leather Company by the workers who were fired from work in February for being member of the trade union Deri-Is. The executives of Deri-Is and the workers who were detained on 8 August were released on the same day. The nxt hearing of the case launched by the workers to return to their works would reportedly be on 26 September. (Atilim)

Students Suspended from the University... Istanbul University administration suspended 30 students for different periods in connection with Newroz celebrations. (Atilim)

Detentions and Arrests... O.A. and M.Z. were detained in Izmir on the allegation of "being members of the PKK". O.A.'s spouse who was also detained at the same time was released after a while.  (Milliyet)

Clash and Attacks in the Southeast... PKK militant Muhammet Mustafa Kayapinar was killed in a clash on 8 August nearby Iliç district of Erzurum. Privates Idris Güler and Veli Altin were killed, four soldiers were wounded in the clash broke out on 11 August nearby Geyiksu region in Tunceli. Two privates who stepped on mine nearby Aslanbeyli village of Solhan district on 11 August (Bingöl) were slightly wounded.  According to the announcement made by the PKK four soldiers were allegedly killed in a clash nearby Siirt on 8 August, four soldiers were killed in the clash nearby Derli district of Giresun.  (Milliyet-Özgür Gündem)

August 11, 2005

Conscious Objector on Trial... On 10 August Sivas Military Court concluded the case against the conscious Objector Mehmet Tarhan. The court sentenced Tarhan to four years' imprisonment for "disobedience to orders" and "disobedience to orders in order not to serve". (Hürriyet)

Özgür-Der Member on Trial... Istanbul Penal Court of First Instance No 2 continued to hear the case against Özgür-Der member Zehra Çomakli that was launched on the allegation that she violated Law to Protect Atatürk in the speech she made during the meeting "Songs Against War" organized by the Coordination Against the War in Iraq on 4 July 2003 in Istanbul. The hearing was adjourned to a later date. (Yeni Safak)

Incident in Istanbul... The names of the persons who died in the explosion in a building in Zeytinburnu quarter of Istanbul on 8 August were reportedly Erhan Türk and Ziyaettin Yalvaç. Meanwhile Nizamettin Ada, headman of Ziya Gökalp quarter, was detained on the allegation that he gave document to these persons to change their fake IDs. Mehmet Besir Aysu, owner of the apartment where the bomb exploded, was also detained after his treatment. (Milliyet)

Clash and Attacks in the Southeast... Two soldiers were killed, four soldiers were wounded during the clash broke out nearby Anafatma village of Ovacik district (Tunceli) on 10 august. One PKK militant was killed, one militant was wounded during the clash broke out nearby Dereli district of Giresun on 9 August. (Hürriyet)

August 10, 2005

Incident in Hatay... Osman Balbasi who was detained on 7 August in Hatay in connection with an ordinary crime was killed by Abdurrahman Bahadir in the police car that he got into after he got out of the courthouse. Afterwards Abdurrahman Bahadir was killed by the police at the place of incident. According to the news gathered, Osman Balbasi, Adil Incili and his friends fought with the workers in the cafe they went on the night of 6 August. Police officers detained Osman Balbasi and Adil Incili.  Incili and Balbasi who were released after testifying before the public prosecutor demanded to be protected by the police while leaving on the grounds that the persons they fought with were waiting in front of the courthouse. Balbasi and Incili got into the police car under the protection of police but they were attacked by Abdurrahman Bahadir. Balbasi died at the place of the incident while Incili was wounded. Bahadir was killed while he was running away. (Milliyet)

DEHAP Member Threatened... DEHAP member Mahmut Kavak living in Çinarönü (Cilin) village in Savur district (Mardin) announced that he was threatened to death by the Commander of Sürgücü Gendarmerie Station. Sincar told the followings: "I went to Beytüssebap district of Sirnak to take the funeral of my relative Mehmet Emin Sincar who was killed in a clash and returned my village on 7 August. Around 23.00pm the commander phoned me and wanted me to go to the station.  He asked me what I had been doing in Beytüssebap in last week. I said him that I had gone there to take the funeral of my relative who had died in a clash. Then he said: There happened an incident of a lieutenant in the village. I hope a similar incident will happen again in your village. I know how to trouble you in such a case". Mehmet Kavak told that four villagers have been prosecuted in connection with the killing of the lieutenant (Coskun Telci) in a clash nearby the village in 1997.  He put that he had been released from prison since a year ago and he had been threatening often since that time. Kavak also added that he appealed to the IHD Mardin branch and made an official complaint to the public prosecutor in Savur. (Özgür Gündem)

Corpse Founded... A corpse body was founded on 7 August nearby Onbasilar village of Hakkari on Turkey-Iranian border. The corpse that reportedly decayed wholly was sent to the Forensic Institute in Istanbul. (Özgür Gündem)

Activity Hindered... The festivity that was planned to be organized in Kiliçkaya village of Erzincan was reportedly cancelled by the governorate for "security".  (BIA)

Detention and Arrests... E.G., D.D.G., Ç.M., V.S., S.D., M.S., S.Ç. and M.Y.Y. who were detained in Adana for "being members of MLKP and MKP" were arrested on 9 August. S.S. who was allegedly wearing turban and robe in Aksicim village of Vize district (Kirklareli) was detained on the allegation of violating the Dress Code (Law No. 2596). Maržf Becet was detained during the houseraids conducted in Seyhan district of Adana on 9 August. Suna Abay (15) who was detained in Istanbul on 7 August during the houseraids in Bahçelievler and Bagcilar quarters was arrested on 9 August by the Juvenile Court in Istanbul for "being member of illegal organization". Suna Abay was reportedly arrested in connection with the explosion on Istanbul Galata Bridge on 23 July.  (Milliyet-Özgür Gündem)

August 9, 2005

Incident in Istanbul ... Two persons died and six persons wounded during the explosion in a building in Zeytinburnu quarter of Istanbul on 8 August. Istanbul Security Director Celalettin Cerrah told the followings concerning the incident that caused huge damage in the building: "It can be said that it is not a natural gas explosion. It seems that the explosion occurred when people were making something". The dead persons reportedly had fake IDs. Besir Baysu (53), Zeynep Baysu (46), Medine Baysu (3), Avniye Kaya (27) from the apartment where the explosion occurred and Fadime Terzi living in the upper apartment were wounded.  (Milliyet)

Pressures in the Prisons... Tekin Tangün, Ercan Büyüktas and Taner Korkmaz who were released from Tekirdag F-type Prison No 2 on 3 August organized a press conference at the office of prisoners' relatives organization TUHAD on 8 August and gave information about transferring of the prisoners who staged hunger strike in Tekirdag F-type Prison No 1 to Tekirdag F-type and Bolu F-type prisons. Tangün told the prison guards got the convicts out from the cells by dragging and put in the prison vehicles under beatings. He said that the prisoners who had only undershirts and pyjamas were beaten by soldiers in Tekirdag F-type Prison No 2. Tekin Tangün put that the prisoners started hunger strike in connection with those attacks. Taner Korkmaz said that some 30 guards came to his cell and thretened him. Korkmaz told that prisoner Kemal Ayhan whose legs were disabled was tortured. (Özgür Gündem)

Students Suspended from the University... 20 students of the Faculty of Letters at Ankara University were suspended from school for a period of changing from two weeks to one semester in connection with the incidents occurred in July. Firat Belen, Nagihan Gültekin and Dündar Gün were suspended for semester each; Senol Durur, Mithat Öner, Inan Kaya, Mehmet Selim Süzer, Ufuk Safak, Cihan Baykal, Cihat Akgül, Mehmet Baran, Serkan Tögen, Ismail Oguz Basaga were suspended for one month each; Serkan Tatl, was suspended for three weeks. Eray Destegül, Samet Yüce, Kubilay Han, Cemal Keskin, Halim Harputlu, Metehan Çolak were suspended for two weeks each. (Evrensel)

Detentions and Arrests... Neriman Tanrikulu was detained in Koço hamlet of Bulakbasi village of Dogubeyazit district (Agri) during the raid conducted on 4 August. Necati Öztekin, Mehmet Abay, Suna Abay (15) and his father Ibrahim Abay were wounded during the houseraids conducted on the night of 7 August in Bahçelievler and Bagcilar quarters of Istanbul. Ibrahim Abay was released on 8 August. Kabil Öztekin whose house was raided told that police who came the house around midnight did not show the search warrant and directed guns to the people in the house and made them lie. Hasan Abay told that he was at his office when his house was raided: "They entered the house by breaking the door. They messed up the house. They reportedly said: 'Let's see how will the IHD will save you'. They took my nephew's toy mobile phone, tape-recorder and LPG cylinder tube accusing the household making bomb of those stuff". (Özgür Gündem)

Clash and Attacks in the Southeast... One PKK militant was killed during the clash broke out on 8 August nearby Iliç district of Erzincan. Non-commissioner Zafer Sabanci was killed, one soldier was wounded in the clash broke out nearby Ovacik district of Tunceli on 4 August. (Cumhuriyet-Zaman)

August 8, 2005

Incident in Bursa... On the night of 5 August, an armed attack was organized to the house of DEHAP member Ubeydullah Sayilgan living in Fevzi Dere quarter of Bursa.Sayilgan told the followings: "Some 50 persons gathered in front of the house ar around 21.00 pm. They opened fire five times in order to scare us. We informed the police but they did not come although the incident continued till 02.00am. Police came after the group dispersed".DEHAP premise and Kurdishstreet peddlers had been attacked by rightists after the funeral ceremony of non-commissioned officer Kemal Etiler who died nearby Uludere district of Sirnak on 3 August. (7 August, Özgür Gündem)

Detentions and Arrests... S.B., F.A., S.A., M.S.A. and N.D. who were detained in Mersin on the allegation of "being members of the PKKé were arrested on 6 August. Menice Aksoy, Ahmet Oguz, Saime Adibelli and Burhan Urtekin were detained on 5 August during the houseraid conducted in Kiziltepe district of Mardin. Police officers allegedly did not have search warrants and damaged the properties in the house. Mahir Yasin Yavuz, members of the Socialist Platform of the Oppressed Soydan Dadük, Sirvan Celik, Murat Selenoglu, Cigdem Micogullari, Eylem Güden, Deniz Dogangünes and Volkan Sagaltici were detained on 7 August during the house raids in Adana. (6-7-8 August, Atilim-Cumhuriyet-Özgür Politika)

Clash and Attacks in the Southeast... Non-commissioned officers Dursun Çetin, Durmus Ali Uzun and Evren Ayyarkin, privates Ramazan Çakar and Hilmi Kagan Kayabas died in the bomb explosion on the street between the military guesthouse and Gendarmerie Commandership in Semdinli district of Hakkari on the night of 4 August. Private Inan Hakan was slightly wounded in the incident. Many persons were detained during the houseraids conducted in the district. Bahri Yalçin, Bedri Yalçin, Mesut Öpengil and Naci Öpengil were among the detainees. Bomb was exploded on 5 August on the road nearby Servi town of Genç district in Bingöl shortly after a convoy carrying Bingöl Governor Vehbi Avuç, AKP MPs for Bingöl Feyvi Berdibek, Mahfuz Güler, Abdurrahman Anik and Bingöl Security Director Mehme Gülnaz passed. There were no casualties in the incident. According to the announcement of the PKK, four soldiers were allegedly killed during a clash broke out nearby Talisa village of Çukurca district (Hakkari). It was put in the announcement that a non-commissioned officer was allegedly killed, two soldiers were wounded and the soldiers killed two unidentified persons during the clash broke out on 4 august nearby Pervari district of Siirt. (6-7 August, Cumhuriyet-Özgür Gündem)

August 4, 2005

Killings by Unidentified Assailants... Hasan Sahin (68), father of PKK's leading member Süleyman Sahin, was found dead on 3 August in Meytan hamlet nearby Aktuluk village in Tunceli. He was living in Germany and was in Turkey for vacation. He was reportedly killed with 7 bullets and the weapon was with a silencer. Hasan Sahin reportedly said to his friends that he was chased. Murat Polat, DEHAP Chairman for Tunceli, announced: "There are no shelf found in crime scene. The weapon has silencer. Sahin was killed by professionals... We were expecting the private Coskun Krandi who was abducted by PKK to be released. I guess there is a connection between both incidents. Sahin was possibly killed in order Kirandi not to be released. The security of the private is under risk." Selahattin Demirtas, HRA Chair for Diyarbakir, said: "Killing the father of a PKK militant with silencer indicates that killings by unidentified assailants is continuing." (Özgür Gündem)

Pressures in Prisons... Prisoners in Tekirdag F-type Prison No 1, who were conducting hunger strike to protest in the new Law on Execution of Sentences and Turkish Penal Code, were forcibly transferred on 31 July to Bolu F-type Prison and Tekirdag F-type Prison No 2. According to the announcement by prisoners' relatives association TAYAD the prisoners were transferred handcuffed and without permission to take personal belongings. The prisoners Sinan Yildirim, Cemal A_irman and Ali Ercan Gökoglu were reportedly wounded. The prisoners transferred to Tekirdag F-type Prison No 1 are kept in single-cells and they were beaten on the night of 31 July for shouting slogans. The prisoner are continuing the hunger strike. The prisoners Mehmet Kulaksiz, Nurettin Erenler, Erdal Koç, Aslan Bahar, Hüseyin Özen and Taylan Aydogdu were transferred to Bolu and Kenan Günyel, Ali Ercan Gökoglu, Serdar Karaçelik, Tekin Tangün, Mustafa Tosun, Cemal Agirman, Kaan Kurtulus, Bülent Kemal Yildirim, Inan Gök, Baris Ates, Celal Yayla, Ercan Kutlu, Sinan Yildirim, Osman Nuri Ocakli, Ali Koca and Baysal Demirkan to Tekirdag F-type Prison No 1. According to the announcement by the relatives of prisoners the prisoners Sincan F-type Prison who were convicted or on trial in connection with PKK were banned from receiving letters for 10 days and telephone and visits for 3 months. Lawyer Yekbun Geylani Arslan, stressed that 6 prisoners who were sentenced to life imprisonment are kept in single-cells without any reason. (TIHV)

Person Beaten by Police... Bayram Tasdelen was heavily beaten by 4 persons on the night of 29 July in Kars. He was given a medical report by Kars State Hospital certifying inability to work for 25 days. He announced: "I do not know three of them. But the remaining one is a police officer." Bayram Tasdelen had reportedly served 10 years for being member of PKK. (Özgür Gündem)

Destruction of Squatter's Houses, Beaten Journalists... On 2 August, during the destruction of squatter's houses in military zone or forest in Tokatköy quarter in Beykoz district of Istanbul a quarrel broke out between civilians and security forces. The police dispersed the crowd by using force and detained some 20 persons. Bülent Aydogdu, correspondent with Vatan, and Gökhan Karakas, correspondent with Milliyet, were beaten by the police. (Sabah)

Abducted Villager... Hasan Baturay, living in Karakas village in Aricak district of Elazig, was abducted by unknown persons on 2 August. He was allegedly abducted by PKK militants. (Milliyet)

Detentions and Arrests... Ismet Yilmaz, Kayhan Sakli, Bayhan Sakli, Ibrahim Demir and Sait Demir were detained during house raids conducted in Hakkari on 3 August. The raids were allegedly conducted without official permission. Nazan Dündar, Democratic Society Movement Delegate for Mersin, and another person were detained in Mersin. (Özgür Gündem)

Clashes and Attacks in Southeast... According to the announcement by HPG, 3 members of Special Team were killed on 28 July nearby Pülümür district of Tunceli, one non-commissioned officer and 4 soldiers were killed nearby Lice district of Diyarbakir. It was also reported that 3 police officers were wounded during an attack on 1 August against a police point in Tekser quarter of Sirnak. (Özgür Gündem)

August 2, 2005

Detentions and ArrestsŠ Villagers Bekir Koçhan, Hüseyin Koçhan and Halime Koçhan were detained during the house raid conducted in Kuruköy (Xerabebaba) village of Nusaybin district (Mardin) on 31 July. O.O., against whom an arrest warrant in absentia had been issued, was captured in Salihli district of Manisa and arrested on the allegations of "being member of Hezbollah". (Milliyet-Özgür Gündem)

Clashes and Attacks in the SoutheastŠ According to the announcement by the PKK, 6 soldiers were allegedly killed, 3 soldiers were wounded in the clash broke out on the night of 31 July on Gabar mountain nearby Sirnak. (Özgür Gündem)

August 1, 2005

Trial on Death in Custody... On 29 July Ankara Heavy Penal Court No 2 continued to hear the case against the police officers Ibrahim Dedeoglu, Sadi Çayli, Hasan Cavit Orhan and Süleyman Sinkil in connection with the death in custody of student Birtan Altinbas on 16 January 1991. Süleyman Sinkil's lawyer Mehmet Ener said that he could not reach his client. The court denied to demand of the lawyers of Altinbas to arrest the defendants according to the Article 100 for "killing Altinbas by torture". The hearing was adjourned to 8 September. (29 July, Atilim)

IHD Executive Sentenced... Bingöl Governorate sentenced Ridvan Kizgin, chairman of the IHD Bingöl branch, to a fine of YTL 1.112 on the grounds that "he wrote 'Çewlik' instead of Bingöl in the petition he sent to the Governorate and Interior Ministry on 29 June'.  The sentence was reportedly given under the article 31 and 32 of the Law on Associations (Law No 5253).  Kizgin stated that the letterheads of the official papers of the Association were written in Turkish, English and Kurdish. He put that he would appeal to the Regional Administrative Court in Elazig for the cancellation of the sentence. Kizgin also added that the sentence was given upon the appeal of the General Staff.  (30 July, Özgür Gündem)

Incidents in Prisons... Lawyer Asya Ülker, member of Istanbul Bar, announced that the prisoner Bilal Öner who was convicted in PKK case cut his neck and wrists in Tekirdag F-type Prison "to protest the conditions of Abdullah Öcalan and the operations carried out in the Southeast". Ülker told: "Bilal Önen was beaten by the soldiers while he was wounded. He has overcome the risk of death. First he did not accept treatment but may help by the efforts of his friends. He does not speak to anybody now". Lawyer Vedat Özmen, member of Adana Bar, announced that the female prisoners Esmer Yaman, Sehnaz Tümer, Kiymet Toprak, Gülten Toprak, Gülistan Arslan, Yesim Ekinci and Hatice Yaman, who started hunger strike "to protest the conditions of Abdullah Öcalan and the operations carried out in the Southeast" were beaten by the guards in Kürkçüler E-type Prison on 22 July. Özkan told that Gülistan Arslan and Esmer Yaman are seriously ill and Hatice Yaman has problems in prosthesis on her leg. (30-31 July, Özgür Gündem)

DEHAP Members on TrialŠOn 29 July Siirt Penal Court of First Instance concluded the case against 22 persons that was launched in connection with a demonstration organized on 9 October 2004. The court sentenced Mahmut Yildiz, Muhyettin Timurlenk, executives of DEHAP in Siirt, Ridvan Oguz, former chairman of DEHAP Youth Wings, Gürü Toprak, chairman of DEHAP in Central District in Siirt and Halil Tasçi to 6 moths imprisonment each for "aiding illegal organization".  The sentence of Mahmut Yildiz was postponed while the sentences of five defendants were commuted in to a fine of YTL 1.989. 16 defendants were acquitted. (31 July-Özgür Gündem)

Demonstrators on Trial... On 29 July Menemen Heavy Penal Court of First Instance started to hear the case against ESP members launched in connection with the demonstration organized on 11 June in Menemen district of Izmir to protest the privatization of Seydisehir Aliminium Factory. Arrested defendants Mert Yamaç, Yilmaz Karaçam and Baris Bozyigit were released at hearing. The hearing was adjourned to 29 November. (29 July, Atilim)

Detentions in Tunceli... Two women, who distributed leaflets on 27 July in Tunceli during 6th International Munzur Culture and Nature Festival that was organized although the Governorate banned it, were detained. Mustafa Yildirim, Nihat Akgün and Mehmet Sarman were detained on the same day at the evening hours. Mehmet Sarman was allegedly detained under assaults while he was going his home in Yenimahalle quarter. Another person who came from Bursa for the festival was reportedly detained in Pertek district on 28 July on the allegation of "being deserter".  (29 Temmuz, Evrensel)

Detentions and Arrests... Deniz Yüksel, Mehmet Kino and Ismail Asi, who were detained in connection with a demonstration organized on 26 July  in Kiziltepe district of Mardin "to protest the conditions of Abdullah Öcalan and the operations carried out in the Southeast", were arrested on 30 July. Ihsan Tankara had been arrested on the same allegation as well. (31 July-Evrensel)

Incident in Diyarbakir... The police officer, who was on duty on the night of 30 July in front of the governorate in Kocaköy district of Diyarbakir, reportedly opened fire against three village guards supposing that "they were PKK militants".  Village guards Murat Üçgül died, Yilmaz Kaya was heavily wounded during the incident. Mehmet Kaya reportedly succeeded to escape. According to a news appeared on the daily Özgür Gündem, a person who did not his/her name to be announced reportedly told the followings: " I was awake when I heard the gunshots. When I looked from the window I saw someone asking a guard about the gunshots. The guard said that he shot a village guard accidentally. Upon this the other person told the guards not tell the incident to anybody". On the other hand according to the official announcement the village guards were allegedly attacked  by the PKK militants. (1 August, Özgür Gündem-Radikal)

Clash and Attacks in the Southeast... Private Dogan Kef was killed in an armed attacked conducted to the recruitment office in Torul district of Gümüshane on 29 July. Non-commissioned officers Sevket Kaygusuz and Burhan Baykal died when the bomb put in a military vehicle exploded on 29 July in Hakkari. Three passerby persons were wounded during the incident. Faik Bas, executive of Avasin Cultural Center, Iskan Kazandioglu and Hamit Kazandioglu were detained after the incident. These persons were released after being interrogated by the public prosecutor on 31 July.  In the same day, two persons including a police officer were injured when the bomb put in the recreational center of the Security Directorate and buildings belonged to the National Education Directorate in Yüksekova district of Hakkari exploded.  According to the announcement made by the PKK one police was allegedly killed in this incident. Eight soldiers were allegedly killed during the clash broke out nearby Büyükçiftlik village of Yüksekova district (Hakkari) on 28 July. The carcass of Yilmaz Karakas who was reportedly killed in a clash broke out in April in Kirkmerdiven region of Ovacik district (Tunceli) was found. In the announcement of the PKK, it was claimed that the radiolink station near Sebinkarahisar district of Giresun was destroyed on 27 July and during the operation initiated after this incident eight soldiers were killed on 29 July. (30 July, Milliyet-Özgür Gündem)

Pression sur les médias / Pressure on the Media

RSF: Un journaliste d'origine kurde incarcéré en Turquie

Birol Duru, correspondant de l'agence de presse prokurde DIHA (Tigre), ainsi que Daimi Açik, membre de l'Association turque des droits de l'homme (IHD), ont été interpellés le 10 août 2005 par la gendarmerie, dans une maison du village de Dibarbey, (province de Bingöl, est de la Turquie), puis incarcérés à la prison de Bingöl. Le journaliste est accusé d'avoir en sa possession des images de militants d'un groupe lié au PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan).

"Nous sommes très inquiets de cette nouvelle attaque contre la liberté de la presse en Turquie ; il s'agit du deuxième cas d'arrestation arbitraire de journalistes dans ce pays en moins de deux semaines. Nous dénonçons fermement cette incarcération et demandons la libération immédiate de Birol Duru et de Daimi Açik."

Lorsqu'il a été interpellé, le journaliste enquêtait sur la culture du cannabis à Bingöl, un trafic dans lequel le commandant de la gendarmerie de Yedisu, Ahmet Yanaral, est soupçonné d'être impliqué. Birol Duru et Daimi Açig ont été incarcérés pour "collaboration avec le PKK", après avoir été entendus le 12 août par le procureur et le tribunal de Karliova. Le journaliste pense être victime d'un complot.  En effet, il avait porté plainte pour menaces, il y a quelque temps, contre l'officier Yanaral. Ce dernier l'avait menacé de se venger.

Le 15 août, maître Serhat Atli, avocat des deux hommes, a demandé l'annulation de la décision d'incarcération devant le tribunal départemental de Bingöl. Cette instance doit décider, le 19 août, du sort du journaliste et de l'activiste qui l'accompagnait.

L'agence DIHA ainsi que l'avocat du journaliste affirment également  qu'il s'agit d'un complot de la part des autorités régionales. Selon eux, ces arrestations sont illégales car "le procès-verbal sur ce qui a été découvert dans le sac du journaliste n'a pas été dressé en la présence d'un témoin et les éléments pour décider d'une incarcération ne sont pas réunis.". (RSF, 17 août 2005)

Heavy fines to Turkey for violating freedom of expression

The European Court of Human Rights (ECHR) has handed Turkey a fine of 540,000 new Turkish liras (USD 400,000) in damages so far this year in legal cases about freedom of expression and fair trial. The court had fined Turkey 224,000 new Turkish liras (USD 166,000) in similar cases last year.

The ECHR fined Turkey 426,720 new Turkish liras (241,085 Euros, USD 316,100) in damages in the first three months of this year. Although less, the ECHR handed Turkey a fine of 113,120 new Turkish liras (70,700 Euros, USD 84,000) in damages in April-May-June.

Turkey, since 2004, has been fined 764,000 new Turkish liras in damages for violating article 10 of the European Convention on Human Rights, which oversees freedom of expression, article 6/1, which calls for a fair trial and article 2, which is about not "investigating enough" journalist deaths.

ECHR this year ruled that Turkey should pay 16,790 Euros in damages to Socialist Party (SP) leader Dogu Perincek; a total of 29,500 Euros to the chief editor Ahmet Ergin and owner Halit Keskin of the Gunluk Emek (Daily Labour) newspaper; 6,000 Euros to writer Mehmet Pamak of the "Selam" newspaper; 9,810 Euros to writer Teslim Tore of "Medya Gunesi" (Media Sun) newspaper; 3,100 Euros to writer Talat Turhan of the book titled "Special War, Terror and Contra-Guerilla;" 5,500 Euros to editor-in-chief Bulent Falakoglu of the "Yeni Evrensel" (New Universal) newspaper.

In the first three months of the year, the Strasbourg Court ruled that Turkey should pay 20,500 Euros to Omer Agan; 95,000 Euros to Ilkay Adali, the wife of journalist Kutlu Adali, who was killed in northern Cyprus; 7,710 Euros to Necati Taniyan, the owner of the "Yeni Politika" (New Politics) newspaper; 9,500 Euros to teacher Ilknur Birol, who was a member of the Education and Science Workers' Union (Egitim-Sen); 38,000 Euros to former Motherland Party (ANAP) lawmaker Ekrem Pakdemirli; 8,500 Euros to writer Muzaffer Ilhan Erdost whose book had been confiscated; 15,000 Euros to Ismail Karademirci, the head of the Izmžr branch of a healthcare union and 24 members; 5,500 Euros to Hasan Dagtekin who is responsible of the Dilan Publishing House; 9,000 Euros to the former DEP lawmaker Leyla Zana; 3,375 Euros to Atilla Halis, a manager of the "Ozgur Gundem" (Free Agenda) newspaper; a total of 17,000 Euros to Veysel Turhan, the former head of the Siirt head of the People's Democracy Party (HADEP) and Hamit Geylani, the former secretary-general.

The ECHR fined Turkey 224,000 new Turkish liras (USD 166,000) in damages in cases brought against the country by Cemil Elden, Zubeyir Ozkaya, Medeni Ayhan, Zeynel Baran, Mehmet Hatip Dicle, Ozkan Kalin, Esref Odabasi, Recep Marasli, Veysi Varli, Huseyin Bora, Mehmet Tekin, Sadik Yasar, Hanifi Yildirim, Zulkuf Aydin, Ertugrul Kurkcu, Ragip Zarakolu and Haluk Gerger, who were all convicted in Turkey for books or speeches. (BIA News Center, Erol ONDEROGLU, August 15, 2005)

RSF scandalisée par la garde à vue arbitraire de quatre journalistes

"Il est invraisemblable que des journalistes soient soupçonnés de collaborer avec des militants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) pour la simple raison qu'ils sont venus couvrir la libération d'un soldat turc. Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette détention arbitraire car les journalistes n'ont fait que leur travail. La lutte légitime et nécessaire contre le terrorisme ne saurait en aucun cas justifier de telles violations de la liberté de la presse. Nous demandons au ministre de la Justice, Cemil Cicek, la libération immédiate de ces quatre journalistes", a déclaré Reporters sans frontières

Kadir Özbek et Rüstü Demirkaya, journalistes de l'agence prokurde DIHA (Agence Tigre), Ferit Demir, journaliste des agences DHA (Dogan) et Reuters, ainsi que le reporter de l'agence officielle Anatolie (AA), Haydar Toprakçi, ont été interpellés, dans le village de Gülec (province de Tunceli, est de l'Anatolie), le 4 août 2005 au soir. Ils se trouvent toujours en garde à vue au Commandement militaire central de Tunceli, soupçonnés de collaboration avec des militants du PKK.

Les quatre journalistes interpellés avaient rejoint une délégation de défenseurs des droits de l'homme qui s'étaient rendue dans le village de Gülec pour accueillir le soldat turc Coskun Kirandi, détenu par des militants du PKK depuis le 11 juillet dernier et qui venait d'être libéré.

L'ensemble des membres de cette délégation formée de Selahattin Demirtas, président de la branche locale de l'Association des droits de l'homme turque (IHD) à Diyarbakir, Mihdi Perinçek, dirigeant de IHD, Ferhat Tunç, chanteur et éditorialiste du quotidien prokurde Ülkede Özgür Gündem, Umur Hozatli, éditorialiste du même journal, Özgür Söylemez, membre du parti populaire démocratique (DEHAP, prokurde) a été immédiatement interpellée, ainsi que deux habitants du village de Gülec. Les autorités militaires ont immédiatement procédé à l'interrogatoire des personnes mises en garde à vue.

Le procureur adjoint de Tunceli, Sedat Ertaskin, a déclaré à la presse que "les personnes interpellées avaient servi d'intermédiaire et qu'il y avait une dimension de collaboration et de propagande".

Le vendredi 5 août au soir, l'avocat Selahattin Demirtas, ainsi que le soldat turc Coskun Kirandi ont été libérés, après avoir été entendus par le parquet de Tunceli. (RSF, 6 août 2005)

Journalists and human rights defenders at risk in Turkey

Human rights organizations of Turkey are concerned for the welfare of several prominent human rights defenders, journalists, politicians and Kurdish artists who remain in detention since being arrested en masse yesterday.

There is evidence to suggest the arrests were motivated by recrimination at the abduction of a Turkish soldier on 11 July 2005 by the Kurdish guerrilla group People's Defence Forces (HPG). All of those detained had acted as mediators in securing the safe release of the soldier Coskun Kirandi.

According to the information given by TIHV, they met PKK militants nearby Güleç village at about 6.30pm and Kirandi was released there. Kirandi and members of commission were taken by soldiers to Gendarmerie HQ in Tunceli and they were reportedly detained. According to the news released by Dogan News Agency HRA Chair for Diyarbakir Selahattin Demirtas, HRA Representative for the Mihdi Perinçek, musician Ferhat Tunç, Vice-chairman of DEHAP Alaaddin Erdogan, member of Tunceli municipality assembly Özgür Söylemez, writer with the daily Özgür Gündem Umur Hozatli, DHA correspondent Ferit Demir, Anadolu News Agency correspondent Haydar Toprak, Dicle News Agency correspondents Kadir Özbek and Rüstü Demirkaya would testify today to the public prosecutor. Kirandi reportedly joined a TV programme broadcasted on Roj-TV via phone before he was released.

The group is believed to be held at the Central Gendarme Commandership in Tunceli and includes:

Ferit Aslan (Journalist)
Rustu Demirkaya (Journalist)
Selahattin Demirtas (Head of the Human Rights Association Diyarbakir Branch)
Alaaddin Erdogan (Vice-President of the DEHAP political party)
Umur Hozatli (Journalist)
Kadir Ozbek (Journalist)
Mihdi Perincek (Human Rights Association Southeast Turkey Coordinator)
Ozgur Soylemez (Councillor at Tunceli Municipality Assembly)
Haydar Toprakci (Journalist)
Ferhat Tunc (Kurdish Singer)

There is concern that the detainees may be subjected to torture or ill-treatment.(IHD-TIHV-KHRP, August 6, 2005)

Recent pressures on the media and intellectuals (TIHV)

August 25, 2005

Journalist Beaten... Servet Alçinkaya, correspondent with daily Cumhuriyet in Istanbul, announced that he was beaten by police officers on 23 August. He said that after having attended an activity he was walking on Istiklal Avenue with his friend Ahmet Biberoglu at about 9.30pm and 4 police officers stopped them in front of Galatasaray Lyceum to check their IDs: "I asked them to show me their police IDs on the grounds that I could not know whether they were although they were wearing uniforms. Upon this they said they would show me IDs and took me in a police vehicle. My friend tried to stop the car by standing in front of the car, but officers beat him. They took me to Taksim Central Police Station and I was heavily beaten there. They kept me in detention for the night and I was released by the Public Prosecutor on 24 August." He also stressed that he was not allowed to call his family. (Cumhuriyet)

August 16, 2005

Ban on publication... Tunceli Peace Penal Court banned on 12 August the publication of photographs and broadcasting of video recording concerning the release of abducted private Coskun Kirandi. The decision was taken upon applicaition of public prosecutor and relying on the Article 28 of Constitution, 3 and 19 of Law on Press, 4/a, b, y of Law on Radios and TVs alleging that photos and video recording were evidences. (Zaman)

August 15, 2005

Journalist under arrest... Birol Duru, correspondent with Dicle News Agency, and Daimi Açik, IHD member, who were detained in Yedisu region in Bingöl on 10 August, were arrested on 11 August. Kemal Okuyucu was released. Duru and Açik were reportedly arrested on charges of "aiding an illegal organisation".  Duru reportedly went to Yedisu district to get information concerning the allegations of Yedisu Gendarmerie HQ Commander Ahmet Yanaral on cuitivating cannabis. But a videotape for PKK propaganda was found there in his bag, Duru and 2 villagers were detained. Duru testified to the public prosecutor to the effect that the videotape was first erased and then recorded the picture of PKK militants. By the way Daimi Açik was allegedly testified that he was previously threatened by Ahmet Yanaral. He was allegedly threatened by Yanaral while waiting to testify. (Özgür Gündem, August 13, 2005)

August 12, 2005

Journalist Detained... Correspondent with Dicle News Agency Birol Duru was detained on 10 August in Yedisu district of Bingöl. Daimi Açik and another persons were reportedly detained together with Duru.  (Özgür Gündem)

August 8, 2005

Journal Confiscated... Beyoglu (Istanbul) Peace Penal Court No 2 ordered the confiscation of the 2nd issue of the journal "Kaide (Quaide)" that has an Islamic tendency supporting IBDA-C, on the allegations of "inciting people to hatred and enmity" according to the Article 25 of Law on Press. (7 August, Aksam)

Journal Distributors Detained... Elif Almakça, Cüneyt Tiskaya, Mehmet and Mustafa (surnames not known) who were distributing the journal Azadi published in Kurdish in Narli district of Maras on 4 August were detained. (5 August, Atilim)

August 2, 2005

Transfert of the detained journalistŠ 30 prisoners who started hunger strike on 30 July in Tekirdag F-type Prison in order to protest the new Turkish Penal Code and Law on Execution of Sentences were sent to other prisons forcibly after the raid conducted to the cells on 31 July. Memik Horuz, editor-in-chief of the newspaper Isçi-Köylü, was reportedly sent to Bolu F-type Prison. (Atilim)

Publisher on TrialŠ A court case was launched against the responsible of Belge Publishing House Ragip Zarakolu in connection of the Turkish translation of Professor Dora Sakayan's book titled "An Armenian Doctor in Turkey: Garabed Hatcherian: My Smyrna Ordeal of 1922 (Bir Ermeni Doktorun Yasadiklari-Garabet Haçeryan'in Izmir Güncesi)". The indictment wants Zarakolu to be sentenced according to the Article 301 TPC (article 159 of the former TPC). The case will commence on 21 September at Istanbul Penal Court of First Instance No 2. (BIA)

Kurdish Question / Question kurde

A Kurdish Demonstrator Killedby security forces in Batman

Hasan Is who was killed during the incidents broke out in the funeral ceremony of militants who were killed nearby Tepecik village of Besiri district (Batman) was buried on 29 August. In the autopsy report prepared by Batman State Hospital it was alleged that Hasan Is died some hours before the funeral ceremony.

According to the announcement made by Batman Security Directorate police allegedly had no relation with the killing of Hasan Is. Batman Security Directorate Arif Öksüz told the following concerning the incident: "The person was shot from 5-10 cm distance. There were meters of distance between the demonstrators and the police when police opened fire into air. We believe that the incident was either an accident or a murder. He may have been killed at the same time when the police officer nearby him held his gun. Because he was shot from his temple from a parallel point."

Ferhat Bayindir, lawyer of Is family, announced that according to the report prepared by Diyarbakir Forensic Institute Hasan Is shot from his ear.

According to the news appeared on the daily Özgür Gündem, one of the eyewitnesses Abdulselam Yildiz told the followings: "They opened fire against us during the demonstration. Meanwhile Hasan Is fell down. We intervened the incident with friends. It took 10-15 minutes. We took a taxi but we also called an ambulance. We got out the taxi when we saw the ambulance. When we attempted to get into the ambulance two civilian dressed police officers pointed their guns against me and said: 'We'll shoot you if you move'. They seized the corpse".

Another eyewitness Nuri Kilit said: "Hasan was with us during the demonstration. They opened fire against Hasan's head. He was shot from his right ear".

Ayse Toprak, who was also eyewitness told: "Hasan Is was nearby us during the incident. When police started to open fire from the panzers Hasan was shot and fell down. He was killed nearby us".

4 of the 10 persons who were detained during the funeral ceremony of Hasan Is were arrested on 30 August. (Özgür Gündem-TIHV, August 31, 2005)

Clashes and Attacks in the Southeast, Extra-Judicial Execution

The HPG militants who were killed during the clashes that started on 25 August and lasted for three days nearby Tepecik village of Besiri district in Batman are reportedly Cennet Dirlik, Fuat Becene, Ali Ekber Kalsen, Yusuf Avdoyan, Ridvan Karakus, Abbas Emani and Kawa Kobani.

According to the announcement made by the HPG, seven militants, a civilian, a non-commissioned officer and 11 soldiers were reportedly killed in the clashes. It was alleged in the announcement that the civilian person was a person who came from Maras to work.

The HPG militant having nickname Ruken Keles and Ramazan (surname not known) were reportedly captured alive. According to a news appeared on the daily Özgür Politika on 30 August, a female militant who lost one of her hands and two legs during the clash was killed by a non-commissioned officer and another militant who was wounded was killed by firing the bushes in which he hid.

In the news it was also alleged that a militant (Iranian citizen) was killed after having being interrogated one day by the soldiers. His corpse was reportedly taken to the place of the operation. (Özgür Gündem-TIHV, August 31, 2005)

New claims on the killing of a Kurdish militant in Maçka

HPG militant Mesut Isa (Syrian citizen) who was killed during the clash broke out on 21 August in Maçka district of Trabzon was buried in Kamislo city of Syria.

Mesut Isa's father Hüso Isa told that his son phoned one hour before the incident. Hüso Isa alleged that his son was unarmed and killed after being captured as wounded: "When I identified the corpse in the Forensic Institute the traces of shots on this body and his head called my attention. His left elbow was cut into pieces, there was a big wound on his back".

Chairman of DEHAP in Nusaybin district Nazim Kök and five DEHAP member were detained on the grounds that they called Mesut Isa "Our Martyr".  (Özgür Gündem-TIHV, August 31, 2005)

Lynch attempts gain an alarming dimension in Turkey

As a result of provocating declarations of political and military leaders, echoed by the media, the attempts of lynching Kurds or opponents of the regime have gained an alarming dimension in Turkey.

These incidents had started few months ago in Mersin with the lynch attempt against a few Kurdish youngsters on pretext that they had burnt a Turkish flag during a demonstration. Later on, in Trabzon, a group of parents of political prisoners were attacked by mobs while they were distributing tracts against the carceral conditions at F-Type prisons. Afterwards, similiar attacks were repeated in the provinces of Sakarya and Samsun.

Recently, on August 21, in Maçka district of Trabzon , security forces arrested a militant named Sinan Gencer and shot dead another militant of Syrian citizen, Mesut Isa. On August 22, a group of persons attempted to lynch Gencer where the police keep him for investigation. Police opened fire into air to disperse the crowd.

On August 23, in Seferihisar of the Izmir province, a group of five persons were detained following an incident at autopark. They were attacked at gendarmery station by a mob shouting nationalist slogans when a gendarme claimed that they were PKK militants.

On August 27, some 40 persons attempted to lynch a defendant at the police station in Sarayköy district of Denizli and a person named Erhan Gültekin was wounded at the incident. (Yeni Safak-Radikal-Özgür Gündem-TIHV, August 26-28-29, 2005)

Un mort lors d'incidents entre manifestants kurdes et police turque

Un homme a été tué par balle au cours d'incidents survenus entre des manifestants kurdes et la police turque dimanche dans la province de Batman, dans le sud-est de la Turquie, a rapporté l'agence de presse Anatolie.

Les incidents ont débuté lorsque les manifestants, rassemblés à l'appel du DEHAP, le principal parti kurde, se sont dirigés vers l'hôpital de la ville où se trouvaient les corps de six militants du PKK tués en fin de semaine dans des combats avec les forces gouvernementales turques.

Les forces de l'ordre ont tenté de disperser les manifestants avec des canons à eau et en tirant des coups de feu en l'air. (AFP, 28 août 2005)

Six militants kurdes tués lors de combats dans le sud-est

Six militants du PKK ont été tués en trois jours dans des combats avec les forces gouvernementales turques dans la province de Batman, dans le sud-est de la Turquie, a rapporté samedi l'agence de presse Anatolie.

L'affrontement a débuté jeudi dans une zone rurale proche de la localité de Besiri quand un groupe de militants du PKK a répondu par des coups de feu à des sommations des forces gouvernementales, selon l'agence, qui cite des responsables locaux ayant requis l'anonymat.

Cinq militants ont été tués au cours de ces combats.

Un sixième militant est mort des suites de ses blessures après avoir été arrêté, portant à six le nombre de morts, selon l'agence.  (AFP, 27 août 2005)

L'écrivain kurde Mehmed Uzun a quitté la Turquie pour raisons de sécurité

L'écrivain kurde de Turquie Mehmed Uzun, qui avait élu domicile à Istanbul en juin après 28 ans d'exil en Suède, a affirmé jeudi à l'AFP avoir dû quitter à nouveau la Turquie en raison de menaces pesant sur sa sécurité.

L'hebdomadaire turc Aksiyon a publié fin juillet un article se basant sur les confessions d'un "tueur" repenti du PKK et affirmant que M. Uzun figurait en tête d'une liste de 250 intellectuels à abattre établie par les rebelles kurdes.

Le PKK a démenti dans un communiqué diffusé quelques jours plus tard par l'agence de presse pro-kurde MHA avoir jamais dressé une telle liste, qualifiant Aksiyon d'"organe de presse proche des services secrets turcs", servant de relais à "une guerre psychologique" orchestrée par ceux-ci.

Il a également nié toute intention de nuire à M. Uzun, le qualifiant "d'écrivain de valeur ayant rendu de grands services à la langue et à la littérature kurde".

Ce dernier n'en a pas moins décidé de quitter la Turquie début août, pour se rendre avec sa famille à Stockholm.

"Dans un pays comme la Turquie, où se produisent continuellement des meurtres politiques, on ne place jamais dans la ligne de mire sans une raison sérieuse le nom d'un auteur connu", a expliqué M. Uzun dans un courrier transmis jeudi à l'AFP.

Critiquant vivement le magazine Aksiyon, l'écrivain a évoqué "une revue islamiste, nationaliste et entretenant des liens avec les forces de sécurité", dont l'objectif était de "préparer un complot", d'"indiquer une cible".

Mehmed Uzun, qui a obtenu l'asile politique en Suède en 1977, a publié une quinzaine de romans et d'essais en langue kurde, qui font de lui l'un des fondateurs de la littérature kurde moderne.

Si l'auteur a régulièrement critiqué l'attitude d'Ankara vis à vis de la minorité kurde de Turquie -il affirme notamment refuser de se définir comme Turc en réaction à la politique d'assimilation des Kurdes-, il a aussi condamné les violences perpétrées par le PKK. (AFP, 25 août 2005)

Ten local TVs queued for Kurdish broadcast

10 local TV channels and radio stations, who have applied to RTUK to broadcast programs in languages and dialects other than Turkish, have been awaiting permission for the last 18 months years.

RTUK had requested the local media to "apply in line with the regulation," or to "fulfill shortcomings," since going into force of the regulation for broadcast in local languages on January 25, 2004.

18 months have passed, yet no national media channel has applied for broadcast in Kurdish language while regional channels applications' still suspend in the air without any reply.

According to the media reports, RTUK is now working on amending the regulation and coming up with a formula to demand an affidavit from local media groups who seek broadcast programs in languages and dialects other than Turkish.

Accordingly, these institutions will present RTUK with an affidavit stating that they will not broadcast separatist programs, programs with the aim of teaching that language, and that the programs will be culturally motivated.

Nazlican FM, Channel 72, Patnos, Medya FM, Genc Imparator, Radio, Gun Radio-TV, Soz Radio-TV, Aktuel Radio and Art TV are expecting RTUK complete formalities and grant the permissions to broadcast programs in languages and dialects other than Turkish. (BIA News Center , August 25, 2005)

Huit dirigeants kurdes placés sous contrôle judiciaire

Un tribunal turc a ordonné mercredi à Ankara le placement sous contrôle judiciaire de huit dirigeants du Parti démocratique du peuple (Dehap, pro-kurde) pour avoir qualifié d'"honorable" Abdullah Öcalan, le chef emprisonné des rebelles kurdes, a rapporté l'agence de presse Anatolie.

Le Dehap avait diffusé la semaine dernière un communiqué dans lequel il invitait ses membres à rallier une nouvelle formation politique pro-kurde, le Mouvement démocratique social (DTP).
 Le nom du chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) y est mentionné, précédé de la marque de respect incriminée, la formule "sayin", une expression équivalent à "honorable" ou "estimé".

Un procureur a alors lancé des poursuites contre les auteurs du texte -huit dirigeants du Dehap, dont son président Tuncer Bakirhan- pour "soutien volontaire à une organisation clandestine" et "appartenance à une organisation armée", réclamant leur arrestation immédiate.

Le juge, devant lequel les suspects ont été déférés mercredi, s'est contenté de les placer sous contrôle judiciaire, estimant que l'acte d'accusation allait "probablement changer", selon Anatolie.

Les huit politiciens sont désormais contraints d'émarger chaque semaine à un commissariat proche de leur lieu de résidence et sont sous le coup d'une interdiction de sortie du territoire turc.

Cette décision a été vivement critiquée à la sortie du tribunal par M. Bakirhan, qui l'a qualifiée d'"antidémocratique" en ce qu'elle "bride les activités" des politiciens et leur "liberté de voyager".

"Ceux qui veulent résoudre la question kurde par des voies démocratiques ne doivent pas faire de pas en arrière", a-t-il affirmé, faisant référence aux déclarations du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui s'est exprimé à la mi-août en faveur d'un règlement de la crise avec "plus de démocratie".

Le 28 juillet, un leader du Dehap de la localité d'Erzurum (est), Bedri Firat, avait été condamné à dix mois de prison par un tribunal turc pour l'usage de la formule "sayin" à l'endroit d'Öcalan. (AFP, 24 août 2005)

Kurdish intellectuals back Erdogan's declaration on Kurdish Question

Close to 50 well-known artists and authors voiced support on Monday for Prime Minister Recep Tayyip Erdogan's initiative to resolve the Kurdish problem through greater democracy.

Speaking at a press conference at Istanbul's Fžndžkzade Kaya Hotel, journalist-author Eyyüp Demir said Erdogan's statement had been warmly received in many quarters and as a result they had prepared a written statement with journalist-author Ömer Leventoglu that was endorsed by Kurdish authors and artists. He said close to 50 people had signed the statement to date.

The statement, read by musician Diyar, said the entire nation wanted the issues " hitherto taboo " debated without any limitations and added that Erdogan's statements in Diyarbakžr and Ankara had created hope in all parts of society.

Erdogan was described as courageous when he admitted mistakes had been made in the past. The statement read: "Some may question the strength of will to resolve the problem or what process it will follow, but for us the most important fact is the existence of this will and we support it. This will is important because it does not justify violence, and the entire stance is based on the sanctity of life. It should be supported because all of us need democracy, freedom and human rights."

All those who signed the statement called for an end to violence without any preconditions.

Author Mehmet Metiner said Turkey had two separate problems: one was the Kurdish problem and the other terrorism, adding: "The Kurdish problem needs to be resolved as soon as possible. Terrorism is a consequence of this problem. One cannot resolve a problem by tackling its consequences. That's why it is important to differentiate between the two."

Writer Murathan Mungan and popular musician Mahsun Kirmizigül are among the signatories. ( Turkish Daily News, August 23, 2005)

Birand: "Turkey has to live with the Kurdish problem"

Our debates about the Kurdish issue are very superficial. They have no depth. We still behave in accordance with old facts. However, the Kurdish issue has changed. It has become a regional problem.

The best way to tackle it would be to lessen the pressure and learn to live with this problem.

There is no ³Kurdish problem,² as we understand it.

There is a new ³Kurdish problem² developing outside our control, and how this proceeds mostly depends on what happens in Iraq. It does not matter if you describe it as the ³Kurdish problem² or ignore it, there is a problem and it will continue to exist for many years.

We fail to rid ourselves of this problem by refraining from calling it the ³Kurdish problem² or ignoring it. What happened by ignoring it for 70 or 80 years and saying there was no ³Kurdish problem²?

In this context, especially concerning today's debates, we can easily say that the Kurdish problem will not be resolved in a way we or the Kurdistan Workers' Party (PKK) desire.

Turkey has to live with the Kurdish problem and should learn to accept Kurdish demands. It has to try to find a middle way.

There's no other option.

So what should be done?:

It will not be easy to live with the Kurdish problem while building a consensus for accepting our citizens of Kurdish origin into our fold. It will take time. We will fight amongst ourselves, while Kurds will do the same. We will eventually reach a middle way.

Diyarbak˜r Mayor Osman Baydemir made a very important point in an interview with Milliyet's Derya Sazak. He said, ³Prime Minister Recep Tayyip Erdo©£an's decision to resolve the Kurdish problem within the bounds of democracy is as fraught with difficulties as the representatives of the legal Kurdish movement trying to get the PKK to lay down their arms.²

The exact meaning of his sentence is this:

- When Erdo©£an broadens democratic practices to resolve the problem, he will be confronted by a very strong opposition bloc. The military, the judiciary, the nationalists, some universities and most politicians will be opposed to him.

- We also cannot make the PKK lay down its arms. We cannot overcome the effectiveness of the PKK in this regard.

Two very correct expressions of the facts.

In the short term, people like Erdo©£an or Baydemir will be successful.

In time, we will overcome the rest of our taboos. We will learn to share some values and realize unity is better than clashes.

We will be able to look around ourselves and see the extent of the Kurdish problem in the region.

Citizens of Kurdish origin will learn that their demands cannot be satisfied through terrorism and see the impossibility of achieving anything with the PKK. They will realize that they will be much better off living with us in this region.

All this will take years to come to fruition.

Instead of trying to find easy answers, we have to get used to living with this problem.

The prime minister should follow his words with action:

Let's go back to what can be done in the short term.

The prime minister made a very important gesture.

Now everyone awaits the results.

Will his words just remain words, or will they be followed by sound actions?

Both the region and the world were very excited when they heard what former prime ministers Süleyman Demirel and Mesut Y˜lmaz had said but later were disappointed because nothing happened. No sound measures to support their words were taken.

Did Erdo©£an make his statement knowing what he would do next, or has he just started to think about it?

If he knew what he was saying and we see solid steps taken in the next few months, the prime minister will get the public and the international community behind him. If not, both citizens of Kurdish origin and the public will lose their trust in him. This will only make the PKK's hand stronger.

We should also realize that the Kurdish problem is not ours alone but will also be affected by developments in Iraq, Iran and Syria. The extent to which we can withstand a regional Kurdish problem depends on our ability to broaden democracy and how much prosperity we can bring to our people. (Turkishdailynews.com, August 16, 2005)

Deux militants kurdes tués lors de combats à Tunceli

Dimanche, deux militants kurdes du PKK ont été tués lors de combats avec les forces de sécurité dans la province de Tunceli, à l'est de la Turquie, a annoncé le gouvernorat de Tunceli, cité par l'agence de presse Anatolie.

Les affrontements ont eu lieu dans une zone rurale proche du village de Bozagakaraderbent, a précisé le gouvernorat, ajoutant que les opérations des forces de sécurité se poursuivaient dans la région.

Le même jour, une personne de nationalité syrienne, a été tué et deux policiers blessés au cours d'un affrontement à Macka, dans le nord-est de la Turquie, annonce-t-on de source officielle. Un communiqué du gouvernorat de Rize, cité par l'agence de presse semi-officielle Anatolie, ne précise pas l'appartenance du militant abattu.

Vendredi une bombe a explosé au passage d'un train de voyageurs dans la province de Gaziantep, au sud-est de la Turquie, sans faire de morts ni de blessés, a rapporté la presse turque.

L'explosion de l'engin, disposé au bord de la voie dans une zone rurale proche de la ville d'Islahiye, riveraine de la Syrie, a endommagé un wagon du convoi en provenance de la ville de Mersin (sud) et qui transportait 83 passagers, selon le quotidien Cumhuriyet.

Le journal à grand tirage Hürriyet a affirmé qu'une deuxième bombe, posée à proximité de la première n'avait pas explosé. (AFP, 21 août 2005)

La conférence de presse interdite, toutefois une trêve unilatérale annoncée

Le Kongra-Gel, considéré comme l'aile politique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a appelé vendredi à une trêve unilatérale des actions armées du PKK jusqu'au 20 septembre, dans un communiqué diffusé à la presse à Bruxelles.

"Les forces de défense légitimes vont ramener leurs forces armées d'une position active à une position défensive passive du 20 août 2005 jusqu'au 20 sept 2005 afin d'ouvrir la voie de la négociation", indique ce texte.

L'annonce de cette trêve unilatérale devait initialement avoir lieu lors d'une conférence de presse à Bruxelles du président du Kongra-Gel, Zübeyir Aydar, à 09H00 GMT, mais celle-ci a été annulée au dernier moment, en raison de "pressions de la Turquie sur les autorités belges", a affirmé une source kurde proche de l'organisation.

"En dehors d'une légitime défense face aux opérations qui visent leur destruction, elles ne doivent lancer aucune autre action armée", ajoute le document, daté de vendredi et signé de la présidence du Kongra-Gel qui se présente comme le "conseil exécutif du PKK".

La déclaration souligne en outre qu'"il est important de montrer que tous, du côté kurde, nous avançons en faisant des pas concrets pour créer les conditions d'une négociation, et nous testons la sincérité des intentions de la partie adverse".

"Nous déclarons nettement que nous ne resterons pas sans réponse face aux attitudes politiques qui ne respecteraient pas cette ligne. Le dialogue avec le quartier général du HPG (l'aile militaire du PKK) nous permet de dire qu'il y aura une réponse positive conforme à notre appel", poursuit la déclaration.

Dans un communiqué distribué aux journalistes, la présidence du Kongra-Gel dit: ""Il  était tout à fait bien connu qu'avec cette conférence de presse l'intention ait été de préparer le terrain pour la paix et le dialogue. Cependant, les tentatives larges de la Turquie, incluant avec le Centre de presse, pour décommander la conférence de presse ont déjà mis l'ombre au-dessus de leurs discours sur la paix et la démocratie. En dépit des derniers développements négatifs, pour la paix et la démocratie au règne, nous présentons notre rapport dans un format écrit au lieu de la conférence de presse prévue originale afin de montrer notre engagement à la paix et à la démocratie."

Selon les dépêches des médias turc, les autorités belges auraient finalement dû empêcher la tenue de la conférence de presse à Bruxelles. Le quotidien Cumhuriyet rapporte qu'à cause des pressions intenses d'Ankara, à l'issue d'une série de réunions dans les cabinets du premier ministre et le ministre de l'Intérieur belges, il a été décidé d'interdire la tenue de la conférence de presse. Là-dessus, les policiers civiles ont notifié à la direction de l'IPC, qui est une propriété de l'état fédéral belge, que la conférence a été interdite par la décision du gouvernement et ont invité les journalistes de quitter les lieux. Quant à la direction de l'IPC, elle a déclaré que la décision de l'interdiction a été prise en dialogue avec les services de renseignements belges.

Les journalistes turcs affirment également que le gouvernement belge aurait décidé d'arrêter Zübeyir Aydar s'il entre dans le territoire belge et de le renvoyer en Suisse où est-il reconnu réfugié politique.

En Turquie, le porte-parole de la Sûreté générale Ramazan Er a, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, confirmé qu'effectivement Ankara a démandé à la Belgique l'arrestation de Zübeyir Aydar "qui, comme 130 autres personnes liées à l'organisation [PKK], était cherché par un bulletin rouge d'Interpol dans 181 pays suite à l'instruction de la justice turque."

Scandale: Ankara demande à la Belgique d'arrêter le président du Kongra-Gel

Selon l'AFP, la Turquie a demandé aux autorités belges d'arrêter l'ancien député kurde Zübeyir Aydar qui, en tant que président du Kongra-Gel, tiendra vendredi à Bruxelles une conférence de presse pour annoncer la nouvelle prise de position du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) après la reconnaissance de la Question kurde par le premier ministre Tayyip Erdogan.

Le Kongra-Gel, considéré comme l'émanation politique du PKK, a annoncé mercredi une conférence de presse de son président Zübeyir Aydar vendredi dans la capitale belge où il devrait, selon les médias turcs, annoncer une trêve unilatérale des actions armées de la guérilla kurde.

Un diplomate turc a déclaré jeudi à l'AFP sous couvert d'anonymat que "la Turquie a demandé aux autorités belges de faire le nécessaire contre cet individu recherché par Interpol avec un bulletin rouge. C'est un homme recherché, il doit être traité comme tel".

Les autorités belges n'étaient pas en mesure de confirmer jeudi l'existence d'une "demande d'arrestation" de la part de la Turquie visant un "chef rebelle kurde", ni de donner d'informations particulières sur le sort de cette personne.

"Le dossier de Zübeyir Aydar est totalement inconnu. L'Office des étrangers n'a pas de dossier sur cette personne et n'a enregistré aucune demande d'entrée" sur le territoire le concernant, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Jo Dero, dont dépend cet organe. Le ministère de la Justice n'a pas non plus été en mesure de dire si une telle demande avait été transmise par les autorités turques.

Selon une source kurde, M. Aydar se trouvait jeudi déjà sur le territoire de la Belgique et "il bénéficie du statut de réfugié politique en Suisse depuis 1994" lui permettant, à ce titre, d'entrer en Belgique sans visa.

Aydar faisait partie d'un groupe de parlementaires du Parti de la Démocratie (DEP, pro-kurde) ayant fui la Turquie en 1994 après que les autorités d'Ankara eurent interdit leur formation au motif qu'elle collaborait avec le PKK. Depuis il vit en Europe et se rend souvent dans le nord de l'Irak où se sont réfugiés plusieurs milliers de Kurdes de Turquie. Il préside le Kongra-Gel depuis sa fondation.

Les politiciens kurdes appellent le PKK à déclarer une trêve

Un mouvement politique rassemblant les principaux politiciens kurdes de Turquie a exhorté jeudi le PKK à proclamer une trêve de ses actions armées afin de trouver une solution politique à la question kurde.

"Au vu des déclarations faites par le Premier ministre Erdogan, la proclamation par le Kongra-Gel d'une trêve est une attente vitale, urgente et qui ne peut être différée", indique un communiqué du Mouvement pour une Société Démocratique (DTH)

Ce mouvement, qui devrait déposer ses statuts le mois prochain comme nouveau parti politique, rassemble notamment quatre ex-députés kurdes, dont Mme Leyla Zana, qui ont été libérés en 2004 après avoir purgé dix ans de prison pour soutien au PKK.

"Il est impossible de discuter de la question (kurde) sans la création d'un climat politique épuré de la violence", souligne le communiqué du DTH qui salue comme "courageux" les messages donnés par  Erdogan lors d'une visite vendredi dernier à Diyarbakir, principale ville du sud-est anatolien, peuplé majoritairement de Kurdes.

Le Parti Populaire Démocratique (DEHAP) avait annoncé le 17 août sa décision de se dissoudre et de rejoindre avant la fin de l¹année le Mouvement pour une Société Démocratique (DTH).

"Le DTH a pris sa place dans l¹arène politique comme un moyen important de réaliser les espoirs communs des travailleurs de Turquie et des Kurdes. (...) Nous avons décidé, en tant que parti, de rejoindre le DTH pour renforcer le mouvement kurde, favoriser l¹esprit d¹union entre les Kurdes, mettre fin à l¹émiettement politique, et remplir le vide politique..." indique le communiqué.

Saluant le récent discours du Premier ministre turc à Diyarbakir, qui s¹est engagé à régler le "problème kurde" avec "plus de démocratie, de droits civils et de prospérité", le DEHAP a affirmé vouloir prendre ses responsabilités et contribuer aux efforts du gouvernement en matière de démocratisation. (Avec AFP, 18 août 2005)

Dissolved DEHAP to face charges for "respect to Öcalan"

The Ankara Prosecutor's Office filed charges against the Democratic People's Party (DEHAP) on Thursday, a day after it announced it was dissolving itself to join Leyla Zana's Democratic Society Movement (DTH), on grounds that the party's final statement contained words that flattered jailed terrorist Kurdistan Workers' Party (PKK) leader Abdullah Öcalan.

The office based the charges on Article 215 of the Turkish Criminal Code (TCK) on praising crime and criminals, and the investigation will center on whether or not the final DEHAP statement, in fact, praised Öcalan.

DEHAP had referred to Öcalan as "Sayžn," which is a mark of respect in Turkish and which is similar to "Sir" in English.

Lawyer Tarcan Ülük filed a complaint against Prime Minister Recep Tayyip Erdogan on Thursday for statements he made last Friday in Diyarbakžr.

Ülük argued that Erdogan's statement, "The Kurdish problem is my problem. We are not ignoring the Kurdish problem. It is the entire nation's problem," should be seen as an indirect approval for the politicizing of the PKK and filed his complaint to the Izmir Prosecutor's Office.

He said no prime minister had accepted the existence of ethnic separatism before, adding that this was unacceptable to the state of Turkey.

An investigation launched by prosecutor Hamza Uçar against the Bureau Workers Union (BES) has been discontinued due to lack of evidence, it was announced on Thursday.

The prosecutor released a statement saying: "When one considers that there are various languages spoken in our country, the closure of the union for its regulations citing its support for the use of other languages would be unjust. There was no evidence the union intended to commit a crime and consequently it was seen that there was no need to continue the investigation."

Uçar also noted that the union had changed the article of the regulation that said "The union supports everyone's right to speak their mother tongue and have the right to an education" into "The union aims to develop the cultures of the members and the use of their mother tongues." (Turkish Daily News, August 19, 2005)

Le gouverneur indemne après un attentat à la mine à Elazig

Le gouverneur de la province turque d'Elazig (est) est sorti indemne samedi d'un attentat à la mine au passage de son son convoi officiel, a annoncé l'agence de presse semi-officielle Anatolie.

La pare-brise de la voiture du gouverneur, Kadir Kocdemir, a été soufflé par l'explosion de la mine activée à distance près de la localité d'Alacakaya, précise l'agence. Un autre véhicule transportant ses gardes du corps a également subi des dégâts, ajoute l'agence sans autre précision.

Dans un incident séparé, les forces de sécurité ont abattu samedi à Hakkari, dans l'extrême sud-est, un militant du PKK qui voulait poser une mine sur une route empruntée par des convois militaires, ont fait savoir les autorités locales, citées par Anatolie. Plus de 1,5 kg d'explosif plastic C-4 a été retrouvé sur le militant. (AFP, 13 août 2005)

Excluant tout dialogue avec les dirigeants kurdes, Erdogan accueilli froidement à Diyarbakir

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a essayé d'assurer vendredi à Diyarbakir, la principale ville du sud-est à majorité kurde qui l'a accueilli froidement, que la question kurde se résoudrait avec "plus de démocratie", malgré la recrudescence des opérations armées des guérillas kurdes. Toutefois, il a catégoriquement exclu tout dialogue avec le PKK ou le DEHAP, il ne s'est même pas rendu à la maison communale de Diyarbakir pour un entretien avec le bourgmestre Osman Baydemir, représentant légal de la population kurde de la ville.

Au lieu de ce dialogue, en vue de satisfaire les milieux nationalistes et militaristes, il a mis accent sur le slogan "Une seule nation, un seul drapeau, une seule patrie".

Erdogan a indiqué qu'Ankara ne renoncerait pas à l'utilisation de l'armée pour contrer les activités du PKK. "Le terrorisme et la violence sont les pires ennemis de ce pays et ne seront jamais tolérés", a-t-il affirmé, prônant une "détermination inébranlable" pour s'opposer à la violence.

Alors que de nombreux Kurdes se plaignent de l'incapacité du gouvernement à endiguer la pauvreté chronique dont souffre leur région, le Premier ministre a indiqué que le gouvernement ne prévoyait pas d'investissements industriels dans le sud-est, appelant les hommes d'affaires locaux à prendre l'initiative en profitant de mesures d'incitation récemment mises en place.

Erdogan avait déjà annoncé lors de son entretien avec un groupe d'intellectuels qu'il ne visitera pas le bourgmestre de Diyarbakir. C'est la raison pour laquelle, le premier ministre n'a pas été reçu avec enthousiasme par la population de Diyarbakir. Selon les journalistes, il a été accueilli par deux cents personnes à l'aéroport et n'a été écouté que par 700-800 personnes dans la ville.

"Je veux que vous sachiez que, au point où la Turquie est arrivée, il n'y aura pas de retour en arrière (...) Nous n'autoriserons pas de régression dans le processus démocratique", a déclaré Erdogan dans son discours.

La visite d'Erdogan à Diyarbakir a été entourée d'importantes mesures de sécurité, avec quelque 3.000 membres des forces de sécurité déployés dans la ville. De nombreux policiers ont notamment été disposés tout au long du parcours emprunté par le Premier ministre de l'aéroport au centre-ville et des tireurs d'élite ont été postés sur les toits. (avec AFP, 12 août 2005)

Le PKK exige la fin des opérations et la garantie pour les droits des Kurdes

MONT SINENA (Nord de l'Irak) - Un dirigeant influent du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a affirmé que son organisation était prête à une trêve si l'armée turque cessait ses opérations contre elle et si Ankara garantissait les droits des Kurdes, au cours d'un entretien exclusif avec l'AFP.

"Pour que les actions armées cessent, les opérations (de l'armée turque) doivent s'arrêter (...) Si elles s'arrêtent, il y aura naturellement un cessez-le-feu", a déclaré Murat Karayilan, interrogé par l'AFP jeudi soir dans un des camps installés par les rebelles dans le nord de l'Irak, sur le mont Sinena.

La plupart des membres du PKK ont élu domicile en 1999 dans le nord de l'Irak, voisin du sud-est de la Turquie à majorité kurde, après l'arrestation de leur chef Abdullah Öcalan et l'instauration unilatérale d'un cessez-le-feu.

Les rebelles ont cependant mis fin à cette trêve le 1er juin 2004 et multiplié leurs opérations armées en Turquie depuis le début du printemps.

Les Etats-Unis, à la tête d'une coalition internationale occupant l'Irak depuis 2003, considèrent, à l'instar de la Turquie et de l'Union européenne, le PKK comme une organisation terroriste, mais se sont jusqu'ici abstenus d'intervenir contre ses camps.

M. Karayilan a ajouté qu'Ankara devait également garantir les droits des Kurdes de Turquie, qui représentent environ un cinquième de la population évaluée à 70 millions d'habitants.

"Si les valeurs du peuple kurde sont reconnues et garanties par la Constitution, il n'y aura plus besoin des armes. Nous abandonnerons immédiatement" le combat, a-t-il dit.

Le dirigeant rebelle a justifié les opérations menées par ses militants en les qualifiant d'actes de "légitime défense".

"Le PKK affirme qu'il y a un peuple kurde et que cela doit être reconnu. Il veut parvenir à cette fin à travers un combat politique et démocratique", a-t-il indiqué. "Le PKK ne vénère pas les armes (...) Mais si nous sommes confrontés aux armes, nous avons le droit légitime de résister par les armes".

M. Karayilan a estimé qu'il était impossible pour le PKK de déposer les armes dans les circonstances actuelles et "sans aucune garantie", ajoutant aux conditions pour une trève la proclamation par Ankara d'une amnistie générale pour ses hommes.

Le chef kurde a par ailleurs nié toute responsabilité du PKK dans une série d'attentats meurtriers qui ont visé des objectifs civils en Turquie le mois dernier.

Le plus sanglant d'entre eux a tué cinq personnes, dont deux touristes étrangères, dans la station balnéaire de Kusadasi, sur la côte égéenne.

Ces opérations ont été menées par les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe d'anciens du PKK entrés en dissidence avec lui, a-t-il assuré.

La police turque considère pour sa part les TAK comme un prête-nom pour le PKK quand celui-ci mène des opérations qui risquent de provoquer la réprobation de la communauté internationale.

"Nous voulons le dialogue, discuter des problèmes et les résoudre d'une manière civilisée", a poursuivi M. Karayilan. (AFP, 12 août 2005)

Quatre ex-députés kurdes sont toujours devant la Cour pénale

Alors que le premier ministre Erdogan déclarait à Diyarbakir qu'il reconnaît l'existence de la question kurde et que plusieurs erreurs avaient été commises auparavant par l'Etat turc, les quatre ex-députés kurdes, Leyla Zana et ses compagnons Hatip Dicle, Selim Sadak et Orhan Dogan, en liberté conditionnelle, ont été jugés en appel le 12 août 2005 par la Cour pénale N°11 d'Ankara.

Ils avaient été condamnés en 1994 à quinze ans de prison ferme suite à des accusations de liens supposés avec le PKK, organisation qui revendique l'autonomie du Kurdistan turc et la reconnaissance de leur culture.

Tout commence en 1991. Alors que rien ne prédisposait Leyla Zana à faire de la politique, l'arrestation de son mari au lendemain du coup d'État de 1980 la pousse à se porter candidate en 1991 sur les listes du SHP aux élections législatives. Élue députée contre toute attente, elle devient la première femme kurde à siéger au Parlement. Mais sa déclaration en kurde, langue interdite par le pouvoir turc, lors de sa prestation de serment va précipiter les événements. Parlant au nom de la fraternité des peuples turc et kurde, son discours irrite dans un pays où les militaires et les nationalistes craignent de voir les quatre députés kurdes réclamer des droits pour leur communauté. Déchus de leur immunité parlementaire, ils sont arrêtés le 5 mars 1994 en plein hémicycle et condamnés à quinze ans de prison au cours de la même année. Cette sentence inique (leurs liens avec le PKK n'ont jamais pu être prouvés) suscite la réprobation unanime de la communauté internationale.

L'audience du 12 août s'est déroulée en absence de quatre ex-députés.

Un autre ancien député, Sedat Edip Bucak, appelé au tribunal pour son témoignage contre les accusés n'était pas présent non plus à l'audience.

Le tribunal a reporté le procès à la date du 7 octobre 2005. (Evrensel-L'Humanité, 12 août 2005)

Deux soldats turcs, quatre blessés dans des combats avec le PKK

Deux soldats turcs ont été tués et quatre autres blessés dans un affrontement survenu avec des militants kurdes dans la nuit de mercredi à jeudi dans la province de Tunceli, dans l'est de la Turquie, ont indiqué des sources de sécurité locales.

L'accrochage est survenu près de la sous-préfecture de Tunceli et une opération de ratissage, soutenue par des hélicoptères, est en cours pour retrouver les membres du PKK qui ont attaqué la patrouille, a-t-on précisé de même source. (AFP, 11 août 2005)

Erdogan's Meeting with Intellectuals on the Kurdish Question

A group of 12 intellectuals who were among the 150 to urge for the Kurdish guerrilla PKK bury arms and the government bring a democratic solution to the Kurdish issue Wednesday met with Prime Minister Recep Tayyip Erdogan today

Gencay Gürsoy, spokesman of the group of 12, in a public statement after the 3 hour meeting, pointed out that they are not an arbitrating in the name of any group and added "We are just citizens who speak out their concerns upon the rising wave of violence."

"We have urged that armed actions must be unconditionally stopped. Once the arms are buried, security measures will become unnecessary. But, we are yet to receive a positive response from the PKK," Gürsoy told.

Kurdish guerrilla PKK, after 6 years of unilateral truce, declared after the arrest and condemnation to lifetime imprisonment of leader Abdullah Ocalan, has since June 2004 resumed armed fighting. The total number of losses of the guerrillas and security forces is estimated at least 100 since one year.

"Extension of the clashes and increase of losses might harm the brotherhood of the Kurdish and Turkish peoples," says Gursoy recalling recent flagration of ethnic hatred against Kurds across the country.

Gürsoy further underlined the fact that Kurdish problem is not only about public security, and pointed out the importance of civic initiatives, to bring about a solution to the conflict

"The 80-year-old conflict can not be resolved in a short time. Civil authorities should overtly express their will for the resolution of the problem and the Turkish parliament should come to the fore" he told.

"Relying on anti-terrorism measures alone will not bring about an end to the conflict," Gursoy told journalists. "The conflict can only be resolved by broadening democracy, not by narrowing it," said Gürsoy and urged primer Erdogan repeat his message on resolution of the conflict through democratic means in scheduled visit to southeast province of Diyarbakžr, this week.

"Things might have changed for better, should a Kurdish Institute had been allowed years ago. Yet it is not too late for such an step" said Gürsoy.

Evaluating the 3-hour meeting with the prime minister as constructive and a meaningful Gürsoy expressed that they have made important talks. "We exchanged our concerns on the prevailing conflict in Turkey, on the background of our 15 June declaration undersigned by 150.

"We are assured that Prime minister Erdogan will raise the issues we have discussed in today's meeting and we are also assured that he will signal a message of friendship in Diyarbakžr."

"We have conveyed our opinions on the Kurdish problem to the Prime Minister that it needs to be solved on a democratic platform comprising economic, social and cultural measures," Gürsoy told, concluding that the meeting resulted with success.

Praising Prime Minister Erdogan's determinedness for a resolution of the Kurdish problem through democratic means, Gürsoy also renewed his call to the PKK to "stop armed action notwithstanding any preconditions."

Ion reply to journalists' questions regarding prospective cooperation and communication between the government and citizens' initiatives, " Mutual wishes of prolonged dialogue were expressed, We hope it becomes true," told Gursoy.

"We have not deliberatively excluded Kurdish friends from the visiting group," Gursoy told in reply to another question. "We are communicating with them however we acted in the name of the original group of 150.

Parties to the meeting included:

The group of 12: Chair of Istanbul Physicians Chamber Prof. Dr. Gencay Gürsoy, novelist Adalet Agaoglu, reporters and writers Ali Bayramoglu, Ahmet Hakan Coskun, Oral Çalžslar, Mustafa Karaalioglu, Nuray Mert, former chairman of Istanbul Bar Association Yücel Sayman, Yžlmaz Ensaroglu, Osman Kavala, Tayfun Mater, Hakan Tahmaz.

The Government: Minister of Foreign affairs Abdullah Gül, Minister of State Besir Atalay, Minister of Agriculture Mehdi Eker, Chairman of Turkish Parliamentary Human Rights Commission Mehmet Elkatmžs, deputies Ömer Çelik, Hüseyin Besli, Ihsan Arslan, Secretary of Prime Ministry Ömer Dinçer, Assistant of Secratary of Prime Ministry Hasan Fendoglu, Chairman of Prime Ministry Human Rights Commission Vahit Bžçak, Counsellors of the Prime Minister Nabi Avcž, Yalçžn Akdogan and Akif Beki (BIA, August 10, 2005)

Quatre soldats tués dans un affrontement attribué à un groupe lié aux PKK

Quatre soldats ont été tués dans une zone kurde iranienne limitrophe de la Turquie, ont annoncé lundi des officiels, attribuant leur mort à un groupe lié aux militants du PKK.

"Dimanche soir, quatre soldats sont tombés en martyrs dans l'attaque de leur poste dans la zone frontalière de Jermibetkar," a indiqué le gouverneur adjoint de la province d'Azerbaïdjan occidental, Abbas Khorshidi.

"Il y a une probabilité que le groupe armé (à l'origine de l'attaque) soit le Pejak", Parti pour une vie libre au Kurdistan iranien, a ajouté M. Khorshidi

Le Pejak serait lié au PKK, qui a trouvé pour partie refuge dans la région kurde transfrontalière aux confins de la Turquie, de l'Irak et de l'Iran.

Le même responsable local avait déjà accusé il y a deux semaines le Pejak d'être responsable de la mort de six personnes, dont quatre soldats, dans des affrontements près de la frontière turque.

"Le Pejak est apparu depuis un an ou deux dans la partie nord des zones iraniennes à forte communauté kurde", avait-il dit.

Téhéran et Ankara sont liés par un accord les engageant à combattre le PKK pour l'Iran et, pour la Turquie, les Moudjahidine du peuple, groupe d'opposition armée au régime islamique basé en Irak.

Les zones kurdes d'Iran, essentiellement réparties sur les provinces administratives du Kurdistan et de l'Azerbaïdjan occidental, sont depuis quelques semaines le théâtre de troubles consécutifs à la mort d'un jeune, Seyed Kamal Astom, recherché par la justice et abattu dans la première quinzaine du mois de juillet lors de son arrestation, selon la police.

Les photos du visage tuméfié de Seyed Kamal Astom, mises sur internet, ont accrédité l'idée qu'il avait été torturé, ce que les autorités ont démenti. Elles ont exacerbé le mécontentement de la population et la revendication ethnique.

Les autorités ont accusé des éléments contre-révolutionnaires d'essayer d'exploiter la situation dans les zones kurdes.

La population iranienne serait persane à 51%, azérie à 24, kurde à 7% et arabe à 3%.

La population iranienne est à 90% chiite, mais les Kurdes sont majoritairement sunnites. (AFP, 8 août 2005)

Un militant kurde abattu dans l'est de la Turquie

Un militant kurde du PKK a été abattu par les forces de sécurité turques dans la province d'Erzincan, à l'est de la Turquie, a affirmé lundi le gouvernorat de la province dans un communiqué cité par l'agence de presse Anatolie.

L'individu, auprès duquel ont été retrouvés un fusil mitrailleur et une grenade, a été tué au cours d'une opération de l'armée dans une zone rurale, a ajouté cette source. (AFP, 8 août 2005)

Cinq soldats turcs tués dans un attentat attribué à la guérilla kurde

Un attentat à la bombe imputé aux militants kurdes du PKK a tué cinq soldats turcs vendredi dans le sud-est anatolien à majorité kurde, une région confrontée à une multiplication des actes de violence depuis le début du printemps.

La bombe a explosé à 00H40 (21H40 GMT jeudi) entre le mur de sécurité protégeant la gendarmerie de Semdinli, une ville de la province de Hakkari, frontalière de l'Iran et de l'Irak, et une résidence hébergeant des fonctionnaires municipaux, a affirmé le gouvernorat de Hakkari dans un communiqué.

L'engin, de forte puissance, a sans doute été actionné par une minuterie ou un système de mise à feu à distance, ajoute le document.

L'agence de presse Anatolie, citant des sources militaires sans les nommer, a précisé que la bombe avait été déposée dans un sac en plastique et avait explosé au passage de militaires.

Les forces de sécurité de la province ont lancé une opération de ratissage pour retrouver les auteurs de cet attentat, tandis que les autorités civiles et militaires se réunissaient pour évaluer la situation.

Les responsables locaux n'étaient pas immédiatement disponibles pour commenter l'incident.

La province de Hakkari est un haut lieu d'activité du PKK, qui a récemment multiplié ses opérations armées contre le gouvernement dans le sud-est anatolien à majorité kurde après avoir mis fin en juin 2004 à une trève décrétée unilatéralement cinq ans plus tôt.

Il y a une semaine, l'exposion d'une bombe, dissimulée dans un véhicule à Hakkari, avait fait deux morts et un blessé. (AFP, 5 août 2005)

Le PKK libère un soldat turc enlevé trois semaines plus tôt

Les guérillas kurdes du PKK ont libéré jeudi soir un soldat turc qu'ils avaient enlevé trois semaines plus tôt, a rapporté l'agence de presse Anatolie.

Coskun Kirandi, un appelé de 21 ans enlevé le 11 juillet par des militants du PKK alors qu'il était en permission dans la région de Tunceli (est), a été remis à une délégation de quatre représentants de la société civile dans une zone rurale située à une quinzaine de kilomètres de Tunceli, selon Anatolie.

"Pendant ma détention, nous ne sommes pas restés installés au même endroit. Nous marchions tout le temps", a expliqué à l'agence le soldat après sa libération. "Nous marchions le jour et trouvions un hébergement la nuit".

Se disant fatigué, mais heureux, M. Kirandi, qui a été reconduit à Tunceli et remis à la gendarmerie locale, a dit ne pas savoir pour quelle raison ses ravisseurs l'avaient enlevé.

Peu de temps avant la libération du militaire, la chaîne de télévision Roj-TV, proche des rebelles kurdes, a diffusé un entretien téléphonique en direct avec lui.

"Je n'ai pas de problème de santé. Ils se sont bien conduits avec moi, il n'y a pas eu de tortures", a déclaré M. Kirandi.

"J'ai eu peur mais ils se sont bien occupés de moi, la paix est leur seul souhait", a poursuivi le militaire sur les ondes de Roj-TV, une chaîne de télévision émettant depuis la Belgique et captée par de nombreux foyers dans le sud-est anatolien à majorité kurde.

Selon la chaîne de télévision, le jeune homme devait être libéré dans l'heure, sans précision sur le lieu ou les conditions de sa libération. (AFP, 4 août 2005)

Deux militants kurdes abattus lors de combats dans l'est de la Turquie

Deux militants kurdes du PKK ont été abattus lors de combats avec les forces de sécurité dans l'est et le sud-est de la Turquie, ont rapporté jeudi des responsables locaux et l'agence de presse Anatolie.

Un militant a été abattu lors d'un accrochage survenu dans une zone rurale du district de Dogubeyazit (est, province d'Agri), près de la frontière iranienne, où les forces de sécurité menaient une opération contre le PKK, ont indiqué les services du gouverneur d'Agri dans un communiqué.

L'individu, auprès duquel ont été retrouvés un fusil mitrailleur, un fusil et quatre grenades, a été identifié comme un des participants à une attaque contre un commissariat de police de Beyazit, qui avait fait trois blessés en mai, précise le document.

Un second membre du PKK a été tué près de la ville de Pervari, dans province de Siirt (sud-est) après avoir répondu aux sommations des forces de sécurité par des coups de feu, selon Anatolie. (AFP, 4 août 2005)

European lawmakers to discuss Kurdish issue ahead of Oct. 3

Ahead of the October start of Turkey's membership talks with the European Union, the European Parliament will host a conference in September on the controversial Kurdish issue in Turkey, private NTV reported yesterday.

The two-day conference on Sept. 19-20 in Brussels, during which human rights issues in Turkey including judicial, democratic and parliamentary reforms will be discussed, is a follow-up to a conference held last November.

The November conference, held prior to a December EU summit at which the European leaders set the Oct. 3 date for the start of Turkey's entry talks with the 25-nation bloc, was hosted by the Rafto Foundation (Norway), the Kurdish Human Rights Project (UK) and Medico International (Germany) and titled "The European Union, Turkey and the Kurds."

European Parliament President Joseph Borrell, EU Enlargement Commissioner Olli Rehn, EU-Turkey Joint Parliamentary Co-Chairman Joost Lagendijk and Danielle Mitterand, spouse of late French President Francois Mitterand, who has been actively involved in the Kurdish issue for many years, are among those expected to attend the conference organized by the Socialist Group at the European Parliament, NTV reported.

Leyla Zana, a former lawmaker who in 1995 was awarded the Sakharov Prize for Freedom of Thought by the European Parliament, former lawmaker Hatip Dicle, Diyarbakir Mayor Osman Baydemir and well-known author Orhan Pamuk are among those from Turkey who are expected to participate in the conference. (Turkish Daily News, August 2, 2005)

Le PKK ne suivra pas l'exemple de l'IRA, dit un de ses chefs

Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) ne suivra pas l'exemple de l'IRA, l'Armée républicaine irlandaise, qui vient d'annoncer son désarmement, car Ankara se refuse à tout dialogue, a déclaré mardi l'un de ses chefs.

"Nous sommes en faveur d'une résolution du conflit par le dialogue et la politique et non par les armes", a déclaré Murat Karayilan à l'agence MHA, dont le siège est en Allemagne et qui diffuse généralement les communiqués du PKK.

"C'est l'Etat turc et non le PKK qui cherche à obtenir des résultats par la force. C'est (la Turquie) qui dit que notre évolution vers la lutte politique est plus dangereuse que la lutte militaire", a-t-il ajouté.

Le PKK a multiplié ses attaques contre des cibles militaires ces derniers mois dans le sud du pays, après avoir mis fin en juin 2004 à sa trêve unilatérale, arguant qu'Ankara n'avait pas cessé les combats. Le groupe est également jugé par Ankara responsable d'attentats contre des civils, y compris une attaque à la bombe contre un autocar dans une station balnéaire le mois dernier, qui a fait cinq morts, dont des touristes étrangers.

Ankara, a ajouté M. Karayilan, n'a fait envers le PKK aucun des gestes faits par Londres envers l'IRA, et au contraire, rejette tout dialogue avec le PKK et a interdit plusieurs partis politiques liés au PKK. (AFP, 2 août 2005)

Libération d'un maire, otage de militants kurdes

Le maire d'une localité du sud-est de la Turquie, enlevé mercredi par des militants kurdes du PKK, a été relâché lundi, a appris l'AFP auprès de l'intéressé.

Hasim Akyürek, maire du district de Yayladere, dans la province de Bingöl, a déclaré à l'AFP qu'il avait été libéré à 20h30 locales (17h30 GMT) près du hameau de Saritosum.

M. Akyürek a précisé dans un entretien téléphonique qu'il était en bonne santé et avait regagné son domicile familial, tout en refusant de donner d'autres détails.

Le maire, d'origine kurde et membre du Parti de la justice et du développement (AKP, au pouvoir), avait été enlevé mercredi alors qu'il effectuait une visite dans une zone montagneuse de sa circonscription.

Les militants kurdes avaient revendiqué dimanche dans un communiqué l'enlèvement organisé, selon eux, à la suite de plaintes d'administrés accusant M. Akyürek de collaboration avec les forces de sécurité turques. (AFP, 1 août 2005)

Minorités / Minoritie

Génocide arménien: l'écrivain Orhan Pamuk inculpé pour "insulte" aux Turcs

L'écrivain turc Orhan Pamuk a été inculpé par une cour d'Istanbul pour "insulte délibérée à l'identité turque" dans des propos tenus dans un magazine suisse sur le massacre des Arméniens en 1915, et son procès doit débuter le 16 décembre, a indiqué mercredi sa maison d'édition.

L'écrivain traduit en plus de vingt langues risque de six mois à trois ans de prison aux termes de l'article 301/1 du code pénal réprimant l'"insulte délibérée à l'indentité turque", précise un communiqué des éditions Iletisim à Istanbul.

Dans l'interwiev publié en février dernier, M. Pamuk, qui est régulièrement la cible des cercles nationalistes pour sa défense des causes arméniennes et kurdes, a affirmé qu'"un million d'Arméniens avaient été tués en Turquie".

Un sous-préfet turc avait réagi par excès de zèle en ordonnant la saisie et la destruction de ses romans.

Le romancier de 53 ans, auteur de "Neige", "Le château blanc" ou encore "Mon nom est rouge" et qui est domicilié à Istanbul, a été le lauréat du prestigieux Prix de la paix des libraires allemands de 2005.

Très lu en Turquie où il a autant d'admirateurs que de détracteurs, l'écrivain qui vit quelque peu en reclus, apparaît assez rarement en public et moins encore sur les écrans. (AFP, 31 août 2005)

Gül renonce à ouvrir la conférence sur les Arméniens à Istanbul

La conférence sur le génocide arménien, qui devrait se dérouler du 23 au 25 septembre à l'université du Bosphore à Istanbul, aurait dû avoir comme premier intervenant le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gul selon le quotidien turc Hurriyet en date du 24 août 2005.  Pourtant, le porte-parole du ministère des affaires étrangères Namik Tan, lors d'une conférence de presse, a annoncé que Gül ne participêra pas à la conférence.

Selon Tan, le ministre ait fait connaître plus tôt qu'il pourrait suivre la conférence consacrée à la question arménienne " en principe si son emploi du temps le permet ", il s'avère qu'il ne pourra pas suivre la conférence puisqu'il avait prévu d'être à New York à une réunion de l'Assemblée Générale de l'ONU ".

Plus tard dans la soirée, selon l'agence Anadolu, Abdullah Gul regrettait son absence en déclarant " nous considérons les réunions internationales comme une occasion d'expliquer nos thèses tant en Turquie qu'à l'étranger ".

L'annonce de participation de Gül à la conférence avait été faite par le recteur de l'Université du Bosphore, le Docteur Ayse Soysal qui était à l'origine de l'invitation. Interpellé par Hurriyet M.Gul avait déclaré " le Recteur m'a vraiment appelé et m'a demandé de parler. J'ai lui ai dit que rien ne nous faisait peur sur ce sujet... Au temps où la première conférence a été retardée, j'avais dit que ce n'était pas une bonne chose. Il n'y avait aucun besoin de la reporter. Nous pouvons aisément discuter de cette question."

Le Docteur Sedat Laciner, responsable de l'Organisation de Recherche sur la Stratégique Internationale (ISRO) avait alors accueilli avec satisfaction la décision du ministre turc des Affaires étrangères de rejoindre la Conférence : "Nous, les Turcs et les Arméniens, avons besoin l'un de l'autre. Nous devons d'abord apprendre à dialoguer. Nous devrions nous comprendre. Le comité d'organisation de la conférence a fait de grandes erreurs. Ils ont invité les stars des médias, mais pas des historiens réels, bien connus et des chercheurs. Il est vraiment difficile de considérer cette activité comme une réunion scientifique. Mais j'apprécie la tentative. Nous avons besoin de toutes sortes d'activités pour commencer et maintenir le dialogue turco-arménien. La décision de M.Gul est vraiment constructive et doit être applaudie. J'espère une conférence semblable (une Conférence turque) qui serait critique sur la politique arménienne puisse être organisé à Erevan et que le Ministre des Affaires Etrangères arménien M.Oskanian pourrait ouvrir une telle conférence. Nous ne devrions pas nous concentrer juste sur le passé. Nous ne devrions pas sacrifier le présent pour l'histoire. "

Pour sa part le Docteur Davut Sahiner également membre de l'ISRO a fait part de son désaccord avec le Dr Laciner et M.Gul : " Cette conférence n'est pas scientifique et constructive. Ce n'est pas une question de liberté. L'université du Bosphore est une université d'état et presque tous les participants sont des chercheurs prétendus pro-arméniens et des stars des médias. C'est une industrie du spectacle. Ils vont essayer de manipuler l'esprit turc. S'ils peuvent oser faire une telle exposition en Arménie ou aux USA je ne m'opposerai pas à une telle conférence. Ils ne peuvent pas même utiliser de mot qui critique la position arménienne. L'attitude arménienne vers les Turcs est " écoutez, fermez-là et acceptez ". Il est malheureux que la Turquie soit le seul côté à être agressé. "

Cette divergence de point de vue, qui doit refléter la tension au sein de l'exécutif turc, est sans doute à l'origine du retrait de la présence du ministre turc des Affaires étrangères dans la journée. (ARMENEWS- Veille média du Collectif VAN , 25 août 2005)

La conférence sur le génocide des Arméniens à Istanbul en septembre

La conférence sur le génocide arménien qui devait se tenir en Turquie du 25 au 27 mai et qui avait été reportée suite aux pressions du ministre turc de la Justice qui avait qualifié les organisateurs de traîtres aura finalement lieu du 23 au 25 septembre à l'université du Bosphore à Istanbul.

Cette rencontre sera de nouveau intitulée " Les Arméniens ottoman dans le déclin de l'Empire, responsabilité scientifique et démocratie ", et devrait avoir lieu grâce à l'association de trois facultés, celle du Bosphore, celle de Bilgi et celle de Sabanci.

Le comité de préparation de la conférence a décidé de limiter ses commentaires de la conférence à son porte-parole officiel. De même, le Recteur de l'Université du Bosphore, le Docteur Ayse Soysal, a déclaré qu'il dirait rien avant cette date.

D'une durée de deux jours, composé de 12 sessions et avec la participation de 38 universitaires, la conférence aura comme thème " la Déportation et le Massacre ", " le Désastre et l'Histoire des sauvetages ", " des Mémoires et des témoins ", " Choses que le Monde savait et que la Turquie n'a pas su ". (Veille média du Collectif Van, 23 août 2005)

Après les animaux, les élus turcs débaptisent les ruesŠ.

Les membres du parti de la justice et du développement (AKP) et le Parti républicain du peuple (CHP), opposition parlementaire kémaliste) de l'assemblée municipale d'Ankara ont changé un nom de la rue de la ville en retirant le nom d'un savant.

La rue est située dans le quartier de Çankaya à Ankara.

La raison du changement de nom provient des déclarations faites par le savant décédé, le docteur Abdullah Cevdet, qui avait dit qu'il était nécessaire d'apporter "des étalons" [au sens d'Adonis]de l'Ouest pour instruire la nation turque.

Sevket Tandogan membre de l'assemblée local au sein de l'AKP a proposé le changement de nom après la lecture d'un article écrit par un éditorialiste Hasan Pulur du journal Milliyet concernant l'annulation de la conférence sur les Arméniens à Istanbul en mai dernier suite aux pressions du gouvernement turc et dans lequel ce dernier fustigait la situation turque d'une incapacité à s'instruire de l'intérieur et étayait ses propos de la citation du docteur Abdullah Cevdet.

"Cevdet était aussi pro-arménien. Il a essayé de noircir notre armée glorieuse pendant ses discours" a déclaré M. Tandogan pour davantage se justifier,. Il faut savoir qu'Abdullah Cevdet qui était kurde et qui était l'un des membres fondateurs du parti Jeunes-Turcs avait pris ses distances avec ce dernier suite au génocide des Arméniens.

Un autre commentateur, Çetin Altan, a dit qu'il serait pas sincère d'élever une objection à ce que le savant avait dit "Personne n'aurait été opposé si Cevdet avait offert d'apporter des femmes [pour instruire la nation]."

Maintenant la rue possède un nom on ne peut plus glorieux celui du Dr. Yusuf Halacoglu, président de l'Institut Turc d'Histoire et célèbre négationniste. Lors du conseil municipal M.Tandogan a conclu en indiquant qu'il était contre le changement des noms des rues pour donner les noms des personnes en vie. "Mais M. Halaçoglu, est un homme courageux qui tient tête aux accusations arméniennes. A ce sujet, dans plusieus pays d'Europe, il a reçu des réactions. En l'honorant ainsi, je voulais montrer qu'il n'est pas seul." (Milliyet-Hürriyet-VEILLE MEDIA, 17 Août 2005)

Le chercher kurde condamné en Arménie à la prison avec sursis

Le chercheur kurde Yektan Türkyilmaz, étudiant à l'université Duke en Californie, a été condamné mardi par la justice arménienne à deux ans de prison avec sursis pour contrebande de livres anciens.

"J'étais et je reste un ami de l'Arménie", a déclaré le jeune chercheur à la sortie du tribunal d'Erevan, qui l'a déclaré coupable d'avoir tenté de sortir d'Arménie des livres anciens d'une valeur estimée à plusieurs milliers de dollars.

Yektan Türkyilmaz, originaire d'Istanbul, avait passé deux semaines dans les bibliothèques d'Erevan à étudier des textes locaux anciens, avant d'être arrêté à la mi-juin à l'aéroport d'Erevan après la découverte dans ses bagages de livres du XVIIe siècle, dont certains portaient des tampons de bibliothèque.

Le chercheur kurde qui risquait cinq ans de prison ou une amende pouvant atteindre 2.300 dollars, est sorti libre de la salle du tribunal après deux mois de détention.

Il a annoncé son intention de regagner les Etats-Unis pour poursuivre ses études d'anthropologie. (AFP, 16 août 2005)

La défense de Türkyilmaz

Turkyilmaz a clamé son innocence vendredi devant la Cour d'Erevan. Le jeune homme, arrêté il y a deux mois à l'aéroport de Zvartnots, a affirmé qu'il n'était pas au courant de la loi arménienne spécifiant qu'il fallait demander l'autorisation du gouvernement pour exporter des livres et des objets de valeur culturelle. " Je ne souhaitais pas violer les lois de la République d'Arménie, ni causer un quelconque damage à l'Arménie et à son peuple ", a déclaré l'étudiant, âgé de 33 ans. Il a admit avoir commis quelques " erreurs " mais a ajouté que cela n'avait pas été intentionnel.

Cependant, le procureur Koryun Piloyan a souligné que Turkyilmaz connaissait les modalités et avait menti aux douaniers arméniens lors de son enregistrement pour le vol Erevan- Istanbul le 17 juin. " Il a commis un crime définit par l'alinéa 2 de l'article 215 du Code pénal arménien ", a expliqué Piloyan en faisant référence à une clause prévoyant entre quatre et huit ans de prison pour contrebande d'¦uvres culturels, de narcotiques, d'armes à feu et même d'armes de destruction massive.

Le Service de sécurité national (SSN) avait confisqué à l'étudiant 89 livres en arménien publiés il y a plus de 50 ans. La valeur de ces ouvrages a été estimée à 2,1 millions de drams. Sept d'entre eux, dont deux Bibles du 17e siècle, sont particulièrement rares.

Les officiers du SSN ont arrêté Turkyilmaz et ont fouillé deux fois ses bagages juste avant qu'il n'embarque pour son vol. On ne sait pas ce qui a poussé les officiers à procéder à ces fouilles. L'étudiant avait déjà passé la douane, le contrôle des passeports et enregistré les deux valises où ont été retrouvés par la suite la plupart des livres.

Le seul fait que des agents du SSN fouillent un passager étranger est anormal. Certains sources pensent que l'agence de sécurité suspectait Turkyilmaz d'espionnage mais manquait de preuve pour le poursuivre. Piloyan a refusé tout commentaire sur ces affirmations. Il a également expliqué que les officiers du SSN ne témoigneraient pas au cours du procès.

Les témoignages des vendeurs du Vernissage

La cour a entendu en revanche plusieurs vendeurs du Vernissage (marché populaire) d'Erevan où Turkyilmaz a acheté les livres. Tous ont souligné qu'ils ne connaissaient pas vraiment la procédure pour l'exportation d'¦uvres et ne pouvaient pas donner aux acheteurs des conseils appropriés. Babken Sakanian, qui a vendu à Turkyilmaz les sept livres les plus remarquables pour un total de 3200 USD, a précisé qu'il avait eu connaissance il y a quelques mois de l'adoption d'une loi sur l'export et l'import d'¦uvres culturelles mais n'avait aucune idée de son contenu.

Cette loi stipule que tout livre publié il y a plus de 50 ans a une haute valeur historique et culturelle et ne peut être exporté d'Arménie sans une autorisation écrite du ministère de la Culture. Le procureur affirme que Turkyilmaz était au courant de cette procédure. Piloyan s'appuie pour cela sur le témoignage d'Armen Khorenian, propriétaire d'une boutique d'antiquité. Ce dernier a expliqué, lors de sa déposition avant le procès, avoir averti Turkyilmaz de la nécessité d'obtenir une autorisation. Cependant, Khorenian s'est contredit lors de son passage devant la cour vendredi. " Il est tout à fait possible que Yektan n'ait pas compris ce que j'avais voulu dire ", a-t-il déclaré.

Les affirmations du procureur sont également en contradiction avec le témoignage de l'un des douaniers qui a interrogé Turkyilmaz à l'aéroport. " Il m'a semblé qu'il n'était pas du tout familier avec la loi ", a souligné Hayk Stepanian, en ajoutant que les étrangers connaissaient mal les procédures de la douane arménienne.

Critiques contre la poursuite de Türkyilmaz

Les poursuites contre l'étudiant ont été fermement condamné vendredi par le membre de l'opposition Raffi Hovannisian. Selon lui, elles pourraient porter un sérieux coup aux longs efforts pour la reconnaissance du génocide arménien. Il a précisé qu'en emprisonnant Turkyilmaz pour contrebande, les autorités arméniennes avaient exposé leur " faux patriotisme " et les sérieux problèmes qui subsistent dans la loi du pays. " Il est difficile d'imaginer un coup plus dur pour une reconnaissance internationale du génocide que ce procès, a expliqué Hovannisian. De mon point de vue, le vrai patriotisme signifie que les lois de la République d'Arménie concernant la contrebande, la corruption, l'espionnage et la haute trahison doivent être renforcées et s'appliquer à tous les citoyens, y compris le président, les membres de sa famille, les ministres et tous leurs proches ".

Hovannisian s'est dit persuadé que l'étudiant kurde, également venu effectuer des recherches aux archives nationales d'Erevan, ne connaissait pas la procédure à suivre. " Je pense qu'il a violé la loi arménienne sans réaliser ce qu'il faisait. Laissons le, ainsi que ces collègues, découvrir et respecter la loi à partir de maintenant. Ils doivent également pouvoir accéder librement à nos archives ".

Une position partagée par plus de 200 étudiants turcs, américains, et arméniens qui ont signé une lettre ouverte au président Robert Kotcharian demandant la libération de Turkyilmaz. Kotcharian n'a pour l'instant pas réagit à cette lettre. Elle a pourtant été initiée par des intellectuels turcs qui remettent en cause la position officielle turque. Turkyilmaz, d'origine kurde, questionne également la position d'Ankara. Parlant couramment l'arménien, il avait été, en mai dernier, le premier historien de Turquie à obtenir l'accès aux archives arméniennes.

" La majorité des Turcs ayant signé la lettre ouverte à Kotcharian ont des positions pro- arméniennes. Ils veulent que l'étudiant soit libérer le plus tôt possible ", a précisé Rober Hadeller, rédacteur en chef du quotidien d'Istanbul en arménien Marmara. " Le crime qui lui est reproché ne nous semble pas si grave. Après tout, il affirme avoir acheter ces livres au marché. Il est à se demander s'il n'existe pas d'autres motivations derrière cette affaire ".

Le gouvernement turc n'a toujours pas réagit officiellement à l'arrestation de Turkyilmaz, mais selon Hadeller, l'affaire est de plus en plus couverte par la presse turque. " Tout le monde se demande pourquoi les autorités arméniennes font appel à des mesures aussi strictes contre le premier historien de Turquie qui a travaillé aux archives arméniennes. Le plus scandaleux est que ses notes et les documents qu'il a recherché ont été confisquées ".

Hovannisian a également souligné qu'Ankara pourrait désormais se servir de cette affaire pour affirmer qu'Erevan n'a pas ouvert ses archives relatives au génocide. " C'est une victoire pour ceux qui nient le génocide et une sérieuse défaite pour le peuple qui a souffert du génocide. En tant que citoyen arménien, j'ai honte de ce procès ", a conclu Hovannisian. (ARMENEWS, 15 août 2005)

L'église d'Akhtamar en voie de réfection

Exposées au climat rude de la région du lac de Van, vulnérables aux pluies et aux neiges contre lesquelles la toiture éventrée n'opposait qu'une dérisoire protection, les fresques de l'église d'Akhtamar perdaient de leur couleur, et étaient promises à une inéluctable disparition.

Les merveilleux bas-reliefs reproduisant des scènes bibliques et profanes qui ornent les façades de ce joyau de l'architecture du Vaspourakan, se dressant sur l'île d'Akhtamar, n'étaient guère mieux loties. Et pourtant, cette église figurait parmi les rares pièces du patrimoine arménien que les autorités turques ne se sont pas acharnées à détruire, volontairement ou par négligence, comme le montrent d'ailleurs si peu les traces de balles que portent ses façades.

Après un siècle de mauvais traitements qui avaient ému des générations de visiteurs, la Turquie s'est toutefois résignée à restaurer cet édifice dont l'état de décrépitude trahit le sort des autres monuments du patrimoine médiéval arménien, qui se meurent dans leur anonymat, à l'abri des regards. Une mesure certes de façade, visant à apaiser les Européens qui multiplient les pressions sur les autorités turques pour qu'elles respectent davantage les minorités, comme le rappelle d'ailleurs sans détour le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui considère ce travail de restauration comme un "message" de "l'approche positive" de la Turquie adressée à l'Union européenne dont elle veut devenir membre. Mais elle aura le mérite de ramener à la vie l'église d'Akhtamar. Un échafaudage en atteste, qui a déjà permis de boucher les trous dans la toiture et de remplacer les dalles de basalte au sol, qui avaient été pillées par des vandales, ainsi que de protéger des intempéries les fresques dont la restauration semble nettement plus délicate.

L'UE avait pressé la Turquie l'an dernier de s'occuper de l'inscription de l'église d'Akhtamar sur la liste du patrimoine de l'humanité de l'Unesco, en même temps qu'elle l'invitait à lever le blocus imposé à l'Arménie et à rétablir les relations avec son voisin. Pour les autorités turques, l'église Sainte Croix d'Akhtamar reste un sujet sensible, car elle témoigne de l'ancienneté de la présence des Arméniens sur ces terres d'où ils ont été chassés en 1915 par un génocide qu'elles refusent de reconnaître. Les brochures turques destinées aux touristes persistent à occulter l'identité arménienne de cette église, se contentant de mentionner évasivement la "royauté chrétienne" qui l'avait bâtie dans un lointain moyen-âge.

Edifiée sur ordre du roi du Vaspourakan Gaguik Ier, l'église Sainte Croix (Sourp Khatch) a été inaugurée en l'an 921, à l'époque de la renaissance de la royauté arménienne, sous l'impulsion des rois bagratides qui avaient installé leur capitale à Ani, au nord, une ville aujourd'hui en ruines dont les nombreux monuments méritent aussi un sérieux travail de restauration.

A l'époque de sa construction, l'église était au c¦ur d'une intense vie urbaine. Mais du palais des rois du Vaspourakan et du port qu'ils avaient aménagé sur les rives du lac, ils ne restent plus que de rares vestiges, seule l'église d'Akhtamar témoignant aujourd'hui de la splendeur passée de cette royauté.

A partir de 1113, l'église a accueilli le patriarcat arménien d'Akhtamar, et l'île sur laquelle elle s'élève est devenue un haut lieu d'érudition et de mysticisme arméniens. Seul l'esprit souffle aujourd'hui sur ce lieu désolé, livré aux intempéries et au vandalisme, aux bergers et à leurs troupeaux.

Le patriarche arménien de Turquie Mesrob II cherche à mettre à profit le souci de respectabilité des autorités turques pour en obtenir la réouverture de l'église au culte. Les services religieux n'ont pas résonné sous les voûtes de l'église d'Akhtamar depuis que la région a été vidée de ses habitants arméniens, du moins officiellement. (Armenews, 12 août 2005)

Vanity Fair: La Turquie aurait corrompu le président de la Chambre américaine

Le président de la Chambre des représentants au Congrès américain, Dennis Hastert, aurait perçu 500 000 dollars de la Turquie pour bloquer la résolution du Congrès portant sur la reconnaissance du génocide arménien en l'an 2000. C'est ce que révèle le célèbrissime magazine américain Vanity Fair, dans son édition datée du mois de septembre.

Selon ce mensuel, l'un des plus prestigieux de la presse mondiale, Joel Robertz, agent du FBI, a demandé à Sibel Edmonds, une des traductrices turcophones de l'agence fédérale de passer en revue 40 conversations enregistrées d'un "haut fonctionnaire" avec le consulat turc à Chicago, ainsi qu'avec des membres du Conseil américano-turc et de l'Assemblée des Associations turques d'Amérique. Il ressortirait de ces écoutes que des élus américains de première importance, tant démocrates que républicains, auraient reçu de fortes sommes d'argent pour s'opposer à la reconnaissance du génocide arménien par les USA. Ces conversations feraient également référence à des affaires de blanchiment d'argent ainsi qu'à divers trafics.

Les interlocuteurs turcs y font régulièrement référence à "Denny boy", surnom attribué au représentant de l'Illinois au Congrès américain, et président de la Chambre des Représentants, Dennis Hastert. Ils font également état des dispositions prises pour financer sa campagne électorale avec des chèques de moins de 200 dollars afin d'éviter les contrôles de la Commission électorale fédérale, lesquels ne s'opèrent pas sur donations inférieures à ce montant. Des dizaines de milliers de dollars auraient été ainsi transférés de cette façon.

Si le nom de Dennis Hastert n'est pas textuellement mentionné dans les écoutes, Vanity Fair fait cependant le rapprochement avec lui pour au moins deux raisons : Il apparaîtrait selon les comptes de son comité de campagne qu'il a reçu entre 1996 et 2002 plus de 500 000 dollars en petites coupuresŠIl est l'un des seuls élus aux USA à être dans ce cas. De plus, un haut fonctionnaire du Consulat turc de Chicago affirme dans les enregistrements que la subornation de "Denny boy" a coûté 500 000 dollars.

Les écoutes contiendraient également des allusions répétées à la volte-face d'Hastert. Celui-ci a été en effet dans un premier temps un défenseur ardent de la reconnaissance du génocide arménien par le Congrès. Il a même joué un rôle essentielle pour que la résolution passe le cap fatidique de la Commission des Relations Internationales et puisse ainsi être inscrite à l'ordre du jour des débats de la Chambre. Mais il en a aussi été le fossoyeur. C'est en effet lui qui, le 19 octobre 2000, a brutalement retiré de l'ordre du jour des débats cette résolution qui, sinon, aurait dû être votée.

À l'époque Hastert avait expliqué sa décision en affirmant avoir reçu une lettre du président Clinton l'avertissant que le vote de cette résolution nuirait aux intérêts américains. On apprend également grâce à ces écoutes que des membres du département d'état tout comme un fonctionnaire du Pentagone impliqué dans des ventes d'armes auraient perçu des versements d'argent en liquide de la Turquie. Autre révélation: des étudiants turcs auraient obtenu des aides pour pouvoir travailler dans des instituts de recherche américains, ceci afin de collecter les informations nécessaires pour se procurer ensuite l'arme atomique.

Vanity Fair affirme également que l'interprète Sibel Edmonds a été renvoyée après avoir fait part à l'un de ses patrons du FBI de ses soupçons sur l'un de ses collègues turcs qui auraient prévenus les diplomates turcs de l'enquête en cours. Selon le mensuel, l'administration Bush aurait intimé à Edmonds l'ordre de se taire et l'aurait initimidée pour qu'elle n'intente aucun procès. Mais l'affaire, qui commence à prendre de l'importance dans la presse américaine pourrait faire grand bruit et pourrait même atteindre selon Vanity Fair la cour suprême, qui est, comme son nom l'indique, la plus haute juridiction du pays. (ARMENEWS-VAN, 10 août 2005)

Le procès du chercheur kurde vient de s'ouvrir à Erevan

Le procès de Yektan Turkyilmaz, le chercheur kurde emprisonné pour "contrebande" au motif qu'il était en possession, au moment de quitter le pays, de livres anciens interdits de sortie du territoire s'est ouvert mardi devant un cour d'Erevan. Il a été immédiatement repoussé de trois jours à la demande d'un des nouveaux avocats de l'accusé afin qu'il puisse se familiariser avec le dossier.

L'arrestation de ce jeune historien de 33 ans soulève une grande controverse. Tout d'abord parce qu'il est le premier chercheur de Turquie à avoir eu accès aux archives arméniennes, et qu'il est de plus connus pour ses positions critiques quant au négationnisme de l'Etat turc sur le génocide arménien.

Son arrestation a notamment donné lieu à un élan de solidarité tant parmi les intellectuels turcs proches des Arméniens ( Ragip Zarakolu, Taner Akçam) qu'au sein des Américains sympathisants de la cause arménienne (l'ex-candidat à la présidence Bob Dole) et des personnalités arméniennes incontestables comme l'historien arméno-américain Richard Hovanessian.

Sevan Deirmenjian, un Arménien de Turquie qui poursuit un doctorat à l'université d'Erevan, est venu à la barre pour témoigner en faveur de Yektan Turkyilmaz. "C'est un homme bon, je ne peux rien dire de négatif sur lui", a-t-il affirmé. Av etik Ishranian, du comité Helsinki arménien a quant à lui recommandé aux autorités de libérer le prévenu en soulignant qu'il était l'un des rares historiens à contester la ligne d'Ankara sur le génocide. "Il se savait prêt à risquer la prison en Turquie, mais certainement pas en Arménie" a-t-il déclaré.

«La question n'est pas là", a rétorqué aux journalistes le Procureur Piloyan "l'acte commis par Turkyilmaz, relève d'un article du code pénal". Lundi, Gulsin Turkyilmaz, la mère du prévenu a supplié les autorités arméniennes de relâcher son fils. "S'il avait su qu'il violait les lois arméniennes, il aurait demander la permission de sortir ces livres" explique-t-elle.

L'Article 215 du Code pénal arménien pour lequel le chercheur est poursuivi prévoit de 4 et 8 années de réclusion pour les faits incriminés. Au moment de quitter le pays Turkyilmaz était en possession de 88 livres dont 7 nécessitaient une autorisation de sortie du territoire. L'accusation souligne que parmi ces livres, figurait une vieille Bible datant du XVII ème siècle. Mais les avocats rappellent que celle-ci est en vente libre en Arménie, sans mention particulière quant aux restrictions relatives à sa sortie du territoire, et que ce serait bien la première fois qu'une peine d'emprisonnement serait prononcée pour un tel fait. (ARMENEWS, 10 août 2005)

L'UE presse Ankara de respecter la liberté de culte

La Commission européenne vient d'annoncer qu'elle avait adressé une note à la Turquie par laquelle elle déplorait que sa législation relative aux questions religieuses ne soit pas conforme aux standards européens en ce qui concerne les droits des communautés non musulmanes.

La Commission de Bruxelles a néanmoins précisé que ce reproche, formulé vers la mi-juin, et que la Turquie s'est engagée à prendre en compte dès le mois d'octobre prochain, ne compromettait en rien l'ouverture des négociations d'adhésion de la Turquie dans l'Union européenne, fixée justement au 3 octobre de cette année.

Cette annonce, qui coïncide avec la commémoration par la Turquie du 63e anniversaire du Traité de Lausanne, par lequel Ankara s'engageait justement à respecter les droits des minorités religieuses, confirme ainsi que "la Turquie, aujourd'hui, est loin de remplir les critères lui permettant de devenir membre de l'UE", comme l'a souligné le porte-parole de la Commission, Amadeu Altafaj Tardio, ajoutant que les libertés religieuses figuraient parmi les priorités aux yeux des Européens et qu'elles constitueraient à ce titre l'un des principaux sujets abordés durant les négociations.

La Turquie planche actuellement sur une nouvelle législation qui est censée notamment lever les restrictions aux droits de propriété pour les minorités non musulmanes, dont les Arméniens, mais à en croire les sources diplomatiques européennes, les propositions faites en ce sens par les législateurs turcs n'iraient pas assez loin.

Le patriarche grec de Constantinople Bartholomée, chef ¦cuménique de l'Eglise orthodoxe grecque, n'a eu de cesse de critiquer les règlements bureaucratiques dont son Eglise est victime en Turquie et qui l'empêchent d'utiliser librement les biens dont elle est propriétaire. Il a ainsi appelé en vain à la réouverture du séminaire de Halki, sur une île au large d'Istanbul, et craint à juste titre que dans quelques années, le ministère du culte orthodoxe ne puisse plus être servi par des religieux issus de la communauté grecque, déclinante, de Turquie.

Le commissaire européen en charge de l'élargissement Olli Rehn a contacté le négociateur turc Ali Babacan la semaine dernière concernant l'état d'avancement des travaux, qui semble peu satisfaisant pour les Européens, même si Ankara a déjà revu une première fois son projet de réforme.

Le commissaire européen se dit toutefois confiant, les législateurs turcs, qui auraient conscience de l'importance de la question des libertés religieuses, devant selon lui s'attaquer à cette question dès la rentrée parlementaire à Ankara, en octobre. Il n'a pas mentionné les points sur lesquels achopperait le texte présenté par Ankara, mais il semblerait que de "sérieux problèmes, liés aux droits de propriété et au statut légal des communautés religieuses" restent en suspens.

La question des libertés religieuses vient donc s'ajouter à celle du refus persistant par Ankara de reconnaître Chypre pour jeter une ombre sur l'ouverture des négociations d'adhésion cet automne, la question de la reconnaissance du génocide arménien n'étant quant à elle pas directement posée aux autorités d'Ankara. (ARMENEWS, 9 août 2005)

Le génocide pas abordé au Conseil des Etats en Suisse

Contrairement au National, le Conseil des Etats ne se penchera pas sur le génocide arménien. D'autres pays n'ont pas à montrer du doigt la Turquie 90 ans après les faits, a justifié le président de la commission de politique extérieure des Etats.

La commission a décidé de ne pas porter l'affaire du génocide de 1915 devant le plénum de la Chambre des cantons, a indiqué Peter Briner (PRD/SH). Comme le Conseil fédéral, la commission estime que l'affaire n'est pas du ressort du parlement.

Il appartiendrait plutôt aux parties concernées, soit la Turquie et l'Arménie, de s'en saisir. Une commission mixte d'historiens devrait "se pencher sur les événements horribles" comme la Suisse a réfléchi sur son histoire durant la 2e Guerre mondiale.

La Suisse ne doit pas se montrer faible devant la Turquie, a par ailleurs déclaré M. Briner en revenant sur l'annulation de l'invitation du conseiller fédéral Joseph Deiss dans plusieurs interviews parues samedi dans la presse alémanique. Elle ne doit pas pour autant répliquer de la même façon.

"Il est important de ne pas courber l'échine", a précisé le président de la commission de politique extérieure. Selon lui, "c'est bien qu'il y ait eu ici de vives réactions". Que la Turquie justifie l'annulation de la visite de Monsieur Deiss par des raisons d'agenda ne correspond sûrement pas à la vérité.

C'est une formule diplomatique typique lorsqu'on ne trouve pas de meilleure explication, a ajouté M. Briner. "On ne peut s'empêcher de penser que le gouvernement turc essaie de calmer la population en brassant de l'air."

Les médias turcs ont manifestement "mobilisé l'opinion contre la Suisse". L'affaire est liée à la procédure que la justice suisse a déclenchée contre le chef du Parti des travailleurs turcs (PKK) et contre un historien pour avoir nié le génocide arménien en 1915. (Edicom.ch, 6 août 2005)

Annulation d'une visite en Turquie du ministre suisse de l'économie

Une visite du ministre suisse de l'économie Joseph Deiss en Turquie prévue en septembre a été annulée par Ankara, a indiqué vendredi le département fédéral (ministère) suisse de l'économie (DFE).

La décision, prise officiellement pour des raisons de calendrier, a été notifiée mardi par le ministère turc des affaires étrangères à l'ambassadeur de Suisse à Ankara, a précisé le porte-parole du DFE Christophe Hans.

M. Deiss avait prévu de rencontrer son homologue turc Kürsad Tüzmen.

Cette annulation intervient dans un climat tendu entre Berne et Ankara, en raison notamment de la procédure judiciaire ouverte récemment en Suisse contre le chef du Parti des travailleurs (IP) Dogu Perincek, accusé d'avoir tenu des propos niant le caractère génocidaire de massacres d'Arméniens sous l'empire ottoman.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül, avait jugé "inacceptable" la brève interpellation le 23 juillet pour interrogatoire de Dogu Perincek par la police à Winterthur (nord de la Suisse).

Le ministère suisse des Affaires étrangères avait de son côté convoqué l'ambassadeur turc à Berne pour lui rappeler que la loi suisse sanctionne le négationnisme. (AFP, 5 août 2005)

Génocide arménien: négationnisme et justice (Willy Estersohn)

Les génocides qui ont jalonné le tragique XXe siècle |1| n'ont, de toute évidence, pas tous droit aux mêmes égards. À l'occasion du 60e anniversaire de la libération du plus important camp d'extermination nazi, nos excellences se sont bousculées à Auschwitz. Puis elles ont accouru à Jérusalem pour se recueillir au Yad Vashem |2|.

Trois mois plus tard, le 24 avril, les Arméniens de Belgique (au nombre de 6 à 7 mille, alors que la polulation d'origine turque est évaluée à 120.000 personnes) ont dû se sentir bien seuls en commémorant le 90e anniversaire des « événements » de 1915 |3|. Les hommes politiques belges ne se pressaient, ni à l'église arménienne de Bruxelles, ni devant le monument à la mémoire du martyre arménien.

Pour les Arméniens de Belgique, en accord avec un certain nombre d'associations belges, l'affaire est entendue : on assiste à une hiérarchisation des génocides. Pour preuve, Philippe Moureaux, vice-président du PS et surtout président de la fédération bruxelloise du parti (la plus « réceptive » à l'électorat turc), répondant à une question sur le génocide des Arméniens : « (...) vouloir monter tous les grands massacres [et non pas génocides - W.E.] de l'histoire au même niveau est une manière de descendre la gravité, l'immense gravité de la shoah » |4|. Le propos n'est effectivement pas admissible.

Lâcheté des partis politiques traditionnels belges qui n'osent pas affronter leurs élus - et leur électorat - d'origine turque ? Des élus en tout cas accusés de double allégeance, c'est-à-dire d'agir au mieux des intérêts de la « mère-patrie » au moment où celle-ci entend forcer les portes de l'Union européenne. Ils sont quelques-uns à ne pas hésiter à jouer les relais de la propagande négationniste d'Ankara. Exemple tout récent : un conseiller communal MR de Schaerbeek publie un livre sur « les massacres perpétrés par les Arméniens ». L'éditeur ? La Fondation de la recherche historique à Istambul. Mais c'est Emir Kir (PS), qui focalise l'attention étant donné sa visibilité en tant que secrétaire d'État à la Région bruxelloise. Il refuse d'utiliser le mot génocide « tant qu'une commission indépendante d'historiens n'aura pas qualifié ces faits ». Se rend-il compte, comme l'a fait remarquer une historienne française bien au courant de nos débats, que sa rhétorique est identique à celle des dirigeants du FN français qui s'en remettent à des « historiens indépendants » pour réexaminer l'entreprise d'extermination nazie ? Pourtant, et la remarque vaut autant pour Philippe Moureaux que pour Emir Kir, c'est bien à l'initiative du PS que le Sénat a adopté en 1998 une résolution invitant le gouvernement turc à reconnaître la réalité du génocide des Arméniens. Et l'on comprend dès lors le malaise qui s'est emparé du parti.

Si le climat s'est considérablement tendu, si les discussions ont commencé à tourner à l'aigre à partir du début du mois de mai à propos de la querelle arménienne, on le doit à des amendements Ecolo et MR réclamant qu'on étende au génocide de 1915 le projet de loi visant à réprimer la négation de tous les génocides reconnus par des juridictions internationales (l'extermination des Arméniens n'en fait pas partie).

On relèvera et on comprendra que deux associations juives, le Centre communautaire laïc juif (prenant cette fois-ci ses distances avec le PS) et l'Union des progressistes juifs de Belgique, soutiennent ces amendements en affirmant qu'il est inadmissible que les Arméniens doivent supporter, sans avoir les moyens de réagir, des attaques négationnistes qui « leur ravissent la dignité de leur mémoire et de leurs souffrances ». Il faut néanmoins, pensons-nous, crier casse-cou. Peut-on, au nom de la défense des droits de l'homme, trancher autoritairement par le droit pénal des débats portant sur l'histoire ? Autrement dit, n'existe-t-il pas d'autres moyens de combattre le négationnisme que la restriction des libertés, même des libertés utilisées de manière abjecte ?

L'expert en droit internationnal Olivier Corten a lancé à ce propos un cri d'alarme |5|, nous mettant en garde notamment contre une démarche qui pourrait aboutir à « décourager toute recherche sur des événements dont on prétend par ailleurs vouloir entretenir la mémoire ». Se rappelle-t-on que, en France, des gens comme Madeleine Rebérioux, historienne du mouvement ouvrier et ancienne présidente de la Ligue des droits de l'homme, et Pierre Vidal-Naquet, adversaire acharné des négationnistes, ont dit publiquement leur opposition à l'adoption de la loi Gayssot qui interdit de remettre en cause la réalité du judéocide ? Nous ne pouvons que les rejoindre lorsqu'ils affirment que le négationnisme se combat surtout politiquement et qu'il n'appartient pas aux juges de dire l'histoire et comment il faut l'enseigner. Sans compter qu'un Le Pen ou un Gollnisch (pour rester en France) souhaitent, de temps à autre, la mise en branle de la machine judiciaire afin de jouer aux martyrs et redorer ainsi leur blason auprès de militants désorientés en attente de « vérités » fortes.

Bien sûr, il y a des cas-limites où l'on est en peine de départager le négationnisme du racisme. C'est vrai, par exemple, dans le débat sur le judéocide où les vannes de l'antisémitisme sont souvent grandes ouvertes. Il faut répéter que le racisme n'a rien à voir avec la liberté d'expression, ce que, par ailleurs, certains éditorialistes flamands ne semblent toujours pas admettre lorsqu'il est question du Vlaams Blok/Belang. L'autorité judiciaire ne sera jamais assez sévère dans la répression du racisme. (Willy Estersohn, Politique, Juin 2005)
 

|1| Les hommes de raison - avec l'historien Maxime Steinberg - en dénombrent trois : celui dont ont été victimes les Arméniens au cours de la Première Guerre mondiale, celui qui a frappé les Juifs au cours du deuxième conflit mondial et enfin celui qui visait les Tutsis du Rwanda en 1994.
|2| « Mémorial du souvenir des martyrs et des héros de la Shoah. »
|3| Des diplomates étrangers en poste à Constantinople et même des instructeurs allemands de l'armée ottomane confirment que les autorités ottomanes avaient planifié l'extermination des Arméniens vivant dans l'Empire. Deux tiers d'entre eux furent massacrés, ce qui représenterait à peu près un million deux cent mille personnes.
|4| "Controverse", RTL-TVI, le 8 mai 2005.
|5| Dans Le Soir du 19 mai 2005.


Politique intérieure/Interior Politics

Une chanteuse transsexuelle au centre d'une controverse politique

Une chanteuse transsexuelle a provoqué un scandale en Turquie en accusant le chef de l'opposition au Parlement, d'avoir cherché à lui soutirer une fortune dans les années 1980 pour l'aider à remonter sur scène où elle était interdite, a rapporté jeudi la presse turque.

L'affaire a débuté lorsque Bülent Ersoy (53 ans), l'une des chanteuses les plues connues du pays, a affirmé sur une chaîne de télévision avoir été approchée par Deniz Baykal, leader du parti Républicain du peuple (CHP, social-démocrate), plusieurs fois ministre et figure respectée de la classe politique.

Mme Ersoy, à l'origine un homme, s'était attirée les foudres de la junte militaire au pouvoir en Turquie après le putsch militaire de 1980 en se faisant opérer à Londres pour un changement de sexe, les autorités lui interdisant de monter sur scène pendant plusieurs années.

M. Baykal, lui-même interdit de politique après le coup d'Etat, travaillait alors comme avocat et aurait, selon Mme Ersoy, réclamé la somme de 100 millions de livres turques --60 euros au cours actuel mais une fortune à l'époque-- pour une démarche qui aurait permis à la chanteuse de retrouver la scène musicale.

Lors d'une conférence de presse mercredi, suivie par une horde de journalistes, la chanteuse a répété ses accusations.

La personne qui a réclamé cette somme faramineuse "est M. Deniz Baykal, président du très respectable CHP (...) Nous nous sommes rencontrés à Ankara", a-t-elle notamment dit.

La chanteuse a expliqué avoir finalement renoncé à débourser cette somme lors de leur entretien arrangé par un chef mafieux connu, mort depuis, lorsque l'avocat a refusé de donner des garanties sur une levée de son interdiction.

M. Baykal a rejeté les accusations, affirmant n'avoir eu qu'une courte conversation téléphonique avec l'intéressée et démentant avoir demandé une quelconque somme d'argent.

Selon son entourage, il devrait intenter un procès contre la chanteuse pour diffamation.

Les principaux journaux turcs consacraient jeudi leur "Une" à cette controverse qui pourrait ternir l'image de M. Baykal, dont le parti ne cesse de chuter dans les sondages d'opinion. (AFP, 24 août 2005)

Forces armées/Armed Forces

Land Forces Commander's new threatening declarations

During the Victory Day reception held late on August 30, Land Forces Commander Gen Yasar Büyükanžt said that some were trying to turn Turkey into Palestine, claiming a legal political party was behind recent "provocative incidents."

Büyükanžt also noted that NATO ally Denmark allowed the broadcast of a pro-PKK television channel, asking how an ally could permit a station that supported terrorism to exist. "This channel follows our operations closely. When we initiate an operation, they immediately report on it. We, of course, cannot accept an ally allowing this to take place. Why aren't they helping us at a time when the entire world is united against terrorism?"

He said the biggest threat to national unity was posed by provocateurs, noting, "All are our citizens. We cannot discriminate. However, some people are trying to create trouble. If this sparks a reaction, it will be a disaster for Turkey."

Büyükanžt said it was the duty of Turkish Armed Forces (TSK) to fight armed terrorists and added: "Fighting the terrorists in the mountains is the easiest part. We have reached such a point that the TSK, who is trying to weaken terrorists, is itself being weakened. The TSK is being turned into a target."

Büyükanžt said the media was stronger than the military and that it should assess the facts itself. (Turkish Daily News, August 31, 2005)

Nouvelle déclaration belliqueuse du chef de l'Armée

L'armée turque s'est déclarée déterminée mercredi à poursuivre son combat contre "les rebelles sépartistes kurdes" de Turquie, en dépit de l'annonce d'une trêve unilatérale des actions armées du PKK jusqu'au 20 décembre.

"L'objectif des forces armées turques est d'amener l'organisation terroriste séparatiste à se soumettre à la loi (...) et à renoncer à ses objectifs politiques erronés et pernicieux, ainsi qu'aux actes terroristes auxquels elle recourt pour atteindre ce but", a déclaré le chef de l'état-major de l'armée, le général Hilmi Ozkok.

Le langage officiel turc utilise la formule "organisation terroriste" pour désigner le PKK, interdit.

Au cours d'une cérémonie de remise de médailles, le général Ozkok a également prôné une meilleure coordination entre les structures de l'Etat pour venir à bout des rebelles.

La semaine dernière, l'organisation a annoncé une trêve unilatérale d'un mois, jusqu'au 20 septembre, afin de donner le temps à Ankara d'octroyer davantage de droits à la population kurde de Turquie. Avant l'annonce de cette trêve, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait promis que la "question kurde" se résoudrait avec "plus de démocratie".

Selon la presse turque, cette déclaration de M. Erdogan a irrité les militaires qui y ont vu l'éventualité d'une reconnaissance du PKK comme un interlocuteur possible. (AFP, 24 août 2005)

"The Army Demands Unlimited Authority..."

"We are entering a period during which the media will not be able to do its job, the jurisdiction will not be able to establish an effective supervision and secret operations are carried out," says Yavuz Onen, the head of the Turkish Human Rights Foundation (TIHV).

Last week, Chief of Staff General Hilmi Ozkok complained that the army is carrying out its struggle against the separatist terrorist organization with "limited authority." Onen, Diyarbakir Bar Association Head Sezgin Tanrikulu and Professor Doctor Levent Koker from Ankara's Atilim Univeristy talked to bianet about the military demands for "increased authority". They all converged on the opinion that the demands for more authority could lead to rights violations.

"Ensuring security is always difficult in a democratic state governed by the rule of law," said Koker, who believes the current legislation is adequate.

According to Tanrikulu, preventive police forces are authorized to get violence under control in a rule of law.

The Hurriyet newspaper on August 9 published a news story by Saygi Ozturk, on the reasons for this "complaint." According to that news story, the general staff feels there is a limitation in their authority because;

* There is a requirement for permission from the civilian administration for military operations,

* There is a requirement for permission for conducting searches during routine road controls,

* There is a need to report the number of casualties after a clash and an investigation has to be launched against the security forces if no weapons are found in posession of those who were killed during a clash.

Onen: Such a situation would be worst than military rule

"They want an unlimited authority from searches to operations," said Yavuz Onen. "Such a situation would be worse than military rule. They don't find the current mechanism adequate. This shows where we stand in terms of democratization and transparency and proves that our security is in danger."

Onen argued that if the authority they demand is granted to the army, then the right to access to information, the security and the right of impunity would be jeopardized:

"Most importantly, that would abolishing the limitations on weapons usage. That's the most critical issue. It makes the conditions under which weapons can be used uncertain. They say 'if the security forces have used a gun, that cannot be investigated, and no information can be given out.' All these are unacceptable in a country where there are human rights..."

Tanrikulu: In a lawful state even such demands should not be tolerated .

"Such demands by the military show their attitude against the democratization, which is taking place slowly in this country," said lawyer Tanrikulu. He continued:

The fact that the civilian administration must grant permission for operations:

"Leaving the authority to the army in operations and completely excluding the governor and the prosecutor would be in a way to hope for help from unlawful procedures..."

Road controls: "The important thing is to conduct the search. With the new penalty law that went into effect on June 1, search can be conducted with a court order, or a written order by the prosecutor, or in urgent cases, the written permission of the police forces.

"All these demands are demands that would create the basis for unlawful and arbitrary executions," said Tanrikulu. "In a state where there is rule of law, even demanding such measures should not be tolerated."

Koker: The legislation is adequate

"Are they trying to say: 'Some reforms were carried out during the democratization period, and these were not positive for us. Now we are inadequate in fighing against terrorism. We went to far in democratization?'" asked Professor Doctor Koker. "The more democracy is improved, the more limitations will appear in combating terrorism."

Onen argued that with the current legislation the security forces do not need additional authority.

Sezgin Tanrikulu once again underlined the rulings of the European Court of Human Rights (ECHR):

"ECHR has written history about Turkey... the unlawful executions, arbitrary detentions and the violations of property rights. Turkey cannot remain within the international justice system by ignoring justice." (BIA Newes Center, Tolga KORKUT, August 19, 2005)

Lawyers call record imprisonment for conscientious objector 'intimidation'

A military court's decision to sentence a gay Turkish conscientious objector to a record four-year prison term is a "political sentence" and actually serves only to intimidate all conscientious objectors as well as homosexuals in Turkey, his lawyers claimed yesterday.

Mehmet Tarhan, a pacifist and gay rights activist who refused to serve his compulsory military service, was arrested in April and interned in a military prison in the central Anatolian province of Sivas.

"Starting from day one following his arrest Tarhan was subjected to psychological pressure and physical violence due to his being a conscientious objector and a homosexual," his lawyers, Suna Coskun and Senem Doganoglu, said.

Under Turkey's Constitution military service is compulsory for all males except those physically or mentally handicapped. Amnesty International earlier expressed concern that the right to conscientious objection is not legally recognized by authorities in Turkey and that provisions do not exist for an alternative civilian service for conscientious objectors.

After being arrested and imprisoned in April, Tarhan was asked to apply for a discharge from the army on the grounds that he is an openly homosexual man, but he refused to do so, calling it discrimination. In June a judge ordered his release because he had already served the minimum three-month term of imprisonment and returned to his army unit.

However, Tarhan was subsequently charged by the Turkish Military Penal Code (TACK) with Article 88, namely, "Insubordination in front of the unit," which carries a penalty of between three months and five years' imprisonment. The court duly dealt with the original offense and the second one -- Article 88 -- and sentenced Tarhan to a four-year and a two-year sentence of imprisonment to run concurrently. The defendant's lawyers announced they have appealed both sentences.

Turkey is signatory to the European Convention on Human Rights which says everyone has the right to conscientious objection; however, Turkey doesn't yet recognize the right of objection in its statutes. (Turkish Daily News, August 13, 2005)

The Conscientious Objector Mehmet Tarhan is sentenced to 4 years

Sivas Military Criminal Court sentenced the Conscientious Objector Mehmet Tarhan to 4 years of prison.

The case of Mehmet Tarhan who had rejected to do military service was concluded by the Sivas Military Criminal Court. To the case the lawyers of Tarhan Suna Coskun, Senem Doganoglu and his family and relatives attended.

After the lawyers' speeches the court commission gave a break. In the second session, the commission sentenced Tarhan to four years on the grounds of "disobedience to orders in front of the soldiers" and of "disobedience to orders to avoid military service" (DIHA, August 10, 2005)

Urgent appeal: "Conscientious Objector Should Be Released"

Erkan Ersoz and Ersan Ugur Gor, two conscientious objectors of Turkey's War Resister's Association urge for the acquittal of arrested objector Mehmet Tarhan whose request for release was denied during today's hearing.

Conscientious objector Mehmet Tarhan's request for release release during today's hearing after four months of arrest is refused.

His trial is postponed for a fifth hearing on Aug. 10, when two separate cases against Tarhan under the same charge -persistence in disobedience- will be merged. It is expected that the judges will reach a final verdict in this hearing.

The situation of the objector -who has been kept in solitary confinement since the last 15 days- seemed well and the hearing was attended by a group of Tarhan's supporters from home and overseas.

Mehmet Tarhan on October 27, 2001, made a press statement and announced that he is a conscientious objector. He said he would not kill, he would not die and thus would not become anyone's soldier. Tarhan is a homosexual and views the medical certificate deeming him "disabled" as evidence that in fact the state itself is disabled.

Because Turkey doesn't recognize the status of "conscientious objector," Mehmet was legally seen as a deserter. But Turkey's policy of "ignoring" some 70 people including us, who have announced being conscientious objectors, suffered an accident on April 8, 2005.

In the 15-year-old history of conscientious objection in Turkey, three people have been charged with this offense. All three of them were released at different stages of different trial procedures. Although their addresses were known, none of the conscientious objectors were recalled to the army. This issue is Turkey's weakness. The state would never dare to let the conscientious objectors trigger a debate about the military or military service, which are both taboos in Turkey.

On April 8, when Mehmet refused to sign any documents at the Izmir Military Recruitment Office, the deadlocked bureaucracy let the incoherent legal system solve the problem. Mehmet was first transferred to the military corps in Tokat, then to the Sivas Military Jail. The course of his life sentence was thus drawn out.

Although Mehmet repeated on a number of occasions that he is a conscientious objector, he was charged with "insisting on disobeying orders in front of assembled recruits." He was attacked by prisoners who were provoked by the prison administration, he was blackmailed and threatened. Although he openly stated he is a homosexual, he was forced to undergo physical examinations.

Ten soldiers kicked and stamped him, and cut his hair and beard. He was locked into a solitary confinement cell. He began self-mutilation and a hunger strike to protest against discrimination and bad treatment. He also demanded that his conditions are improved.

He stood the third hearing of his trial on June 9. He was released pending the outcome. Because he was persistently referred to as a "soldier" he was sent again to the Military Recruitment Office, then to the corps, and then to prison. He ended his hunger strike after 28 days when some of his demands were relatively met.

The sword of military discipline continues to hang over Mehmet's head, although he is a civilian with a free conscience. A day before his hearing on July 12, his hair and beard was forcibly cut again. He is being called 'Infantryman Mehmet Tarhan' at every occasion and is being subjected to psychological torture. Although his 28-day hunger strike has in fact ended, he refuses to take any food because all dining hours are specifically organized for the "infantrymen." Mehmet who couldn't be disciplined through orders is deliberately being forced to continue his hunger strike.

The hearing on July 12 became the new episode in the nameless life-sentence drama. The hearing was postponed to August 4, when the first case will also be reviewed. The two cases were combined. If Mehmet Tarhan gets released in the this trial too, they also will get confused about the number of cases to be combined. Will it emerge that the paper at the state's stationery office is as abundant as the stubbornness of the objectors?

Legal system is the name of inconsistency

While even "inciting armed rebel against the indivisible unity of the state" is punished with 15-20 years in prison, Mehmet, who only refused to become a part of the army, is being quitely sentenced to life in prison. It is now obvious that Mehmet may be forced to stay in prison in an isolated cell. His only privilege compared to those legally sentenced to a life in prison is the fact that he can travel from Tokat to Sivas between hearings.

Militarism is justifying the life sentence through consecutive and persistent 3-month prison sentences. The state is overlooking the principles that a defendant cannot be charged with an inactive crime more than once and that military jurisdiction cannot be applied to civilians. It can clearly be seen from their actions that their only aim is to isolate and separate the nameless life sentences.

They clearly can't accuse conscientious objectors with murder. There is an unnamed struggle, which is not based on law, between Mehmet and a group of people who support him and the state. The struggle being carried out by the conscientious objectors is not being organized by an armed or unarmed, or legal or illegal organization. If that was the case, we are sure that would have pleased the state. The state is ready for such struggles. However, the conscientious objectors aggravate them because their actions are open, perfectly legitimate and they are cheerful enough to play children's games at the army's door.

Isn't it clear yet? We will not become anyone's soldier

Mehmet Tarhan and other conscientious objectors are not trying to get away from the military service, to pay money and be exempt from it, or to join one army instead of another. We aim to live in peace with each other and with the nature and we refuse to become anyone's soldier. We refuse to participate in any war because we want to stand by life, not death. Mehmet Tarhan on August 4 will stand the hearing of the combined cases against him. This date is an opportunity. Don't act unreasonably anymore just acquit Mehmet. (BIA News Center, Erkan Ersoz, August 4, 2005)

La Turquie va acheter 52 hélicoptères militaires et civils

La Turquie a lancé un appel d'offres international pour l'achat de 52 hélicoptères militaires et civils et les firmes voulant y participer ont jusqu'au 5 décembre pour déposer leurs offres, a-t-on appris mardi de source officielle.

Le projet dirigé par le sous-secrétariat à l'industrie de Défense (SSM), un organisme officiel, comprend l'acquisition de 20 hélicoptères de transport de troupes pour l'armée de terre, six chacun pour l'armée de l'air et la marine et 20 autres pour la direction des forêts afin de lutter contre les incendies.

Selon les analystes, cités par la presse, l'Américain Sikorsky Aircraft Corporation, qui fabrique les S-70 Black Hawk, et NH Industries, un consortium européen chargé de la production des hélicoptères NH 90, devraient déposer des offres pour le projet dont le montant est estimé à quelque 700 millions de dollars (567 millions d'euros).

Le constructeur franco-allemand Eurocopter, qui détient la majorité des parts de NH industries, a déjà vendu une vingtaine d'engins de Type Cougar à l'armée turque dans les années 1990. Sikorsky, pour sa part, a obtenu la part du lion de ce marché en Turquie et fourni plus d'une centaine d'appareils aux forces armées turques.

Les hélicoptères sont particulièrement utilisés dans les terrains montagneux du sud-est anatolien dans la lutte contre les séparatistes kurdes.

Un autre appel d'offre pour l'acquisition de 50 hélicoptères d'attaque pour quelque 2 milliards de dollars (1,6 milliard d'euros) pour l'armée de terre est en cours.

Ankara avait en outre annoncé en juin sa décision d'acheter jusqu'à 17 hélicoptères S-70B Seahawk à Sikorsky pour équiper sa marine, qui dispose déjà de huit appareils de ce type.

La Turquie avait prévu de dépenser quelque 150 milliards de dollars (121,3 milliards d'euros) pour la modernisation de son équipement au cours des 30 années à venir.

Mais en raison de la grave crise économique qui l'a frappée en février 2001, l'armée avait annoncé la même année qu'elle reportait 32 projets afin d'économiser près de 20 milliards de dollars (16,1 milliards d'euros). (AFP, 9 août 2005)

Le chef de l'Armée turque se plaint de l'autorité réduite

Le général Hilmi Özkök, chef de l'état-major, a vivement condamné cet attentat, l'opération la plus meurtrière dirigée contre l'armée turque au cours des derniers mois, marqués par une recrudescence des actions du PKK.

"Nous sommes tous les tristes témoins des brutales attaques à la bombe menées récemment par l'organisation terroriste du PKK contre des personnels et bâtiments aussi bien militaires que civils", a déclaré M. Özkök à Ankara lors d'une cérémonie célébrant le retour de militaires turcs d'Afghanistan.

"En dépit d'une autorité réduite, les forces armées turques continuent et continueront de combattre, avec le sens du sacrifice, l'organisation terroriste qui vise à ramener notre nation vers les jours douloureux du passé", a-t-il poursuivi.

Le général n'a pas développé ses commentaires sur "l'autorité réduite" de l'armée, mais de récents amendements à la loi anti-terrorisme turque, votés pour faciliter l'entrée du pays dans l'Union européenne, ont limité les pouvoirs des forces de sécurité, notamment dans le domaine des perquisitions et des arrestations. (AFP, 5 août 2005)

L'armée turque renvoie 11 officiers pour des motifs disciplinaires

L'armée turque a annoncé jeudi avoir renvoyé 11 officiers pour indiscipline, un motif souvent utilisé pour justifier l'éviction de personnels impliqués dans des activités pro-islamistes.

La décision a été prise lors de la réunion annuelle du Conseil militaire  supérieur, rassemblé sous la présidence du Premier ministre pour statuer sur les promotions, les départs en retraite et les exclusions au sein de l'armée, a précisé l'armée dans un communiqué.

Le texte ne donne pas de détails sur la nature des actes d'indiscipline des officiers congédiés, mais l'armée, qui s'est érigée en gardienne du régime strictement laïc en vigueur en Turquie, a dans le passé expulsé des centaines de militaires soupçonnés de militantisme islamiste.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et le ministre de la Défense Vecdi Gonul, dont le gouvernement est issu de la mouvance islamiste, ont au cours des dernières années émis des réserves sur ces expulsions, tout en les entérinant.

Bien qu'il ait publiquement renié ses convictions islamistes, le Parti de la justice et du développement de M. Erdogan est toujours regardé avec suspicion par l'armée et les défenseurs de la laïcité.

Les décisions du Conseil militaire supérieur sont irréversibles et ne sont pas susceptibles d'appel. (AFP, 4 août 2005)

Affaires religieuses/Religious Affairs

Deux dirigeants présumés du Hizbullah turc arrêtés à Istanbul

Deux dirigeants présumés du Hizbullah turc, organisation islamiste interdite, impliqués, selon les autorités, dans une série de meurtres dans le sud-est, ont été arrêtés à Istanbul, rapporte l'agence de presse semi-officielle Anatolie.

Les deux hommes qui seraient des responsables de l'"aile militaire" du groupe clandestin sont soupçonnées d'avoir participé à des meurtres à Batman entre les années 1995 et 2000, selon l'agence.

Ils ont été écroués après avoir comparu devant un tribunal.

Homonyme mais sans aucun lien avec les Hezbollah libanais et iranien, le Hizbullah turc fut créé dans les années 80. Son chef Hüseyin Velioglu fut tué par la police dans une maison d'Istanbul en janvier 2000, et ses deux principaux lieutenants arrêtés.

Des opérations de police mettent alors au jour un vaste réseau souterrain pratiquant le kidnapping, la torture et le grand banditisme, derrière la volonté affichée d'instaurer en Turquie un régime à l'iranienne.

En tout au moins 70 corps de leurs victimes ont été retrouvés enterrés un peu partout en Turquie et on estime que 500 à 1.500 personnes ont été tuées par le Hizbullah au cours de la décennie passée. (AFP, 29 août 2005)

Deux suspects arrêtés en possession d'explosif à Izmir

Deux suspects ont été arrêtés à Izmir, dans l'ouest de la Turquie, en possession de 800 grammes d'explosif, et écroués jeudi soir par un tribunal de la ville, a rapporté vendredi l'agence de presse Anatolie.

Les deux individus, désignés par les initiales O. A. et M. Z., étaient fichés par les services de police pour avoir participé à des manifestations illégales et ont été entraînés cinq ans plus tôt au maniement des explosifs dans un camp en Irak, a ajouté l'agence, sans préciser ses sources.

La police a arrêté les deux suspects à une date non précisée, lors d'une opération contre la maison où ils séjournaient depuis quatre mois dans les environs d'Izmir, et où elle a découvert 800 grammes de plastic et des matériaux servant à la confection de bombes, selon Anatolie.

L'agence a indiqué que les deux hommes faisaient partie d'une organisation clandestine, sans dire laquelle.

Les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont multiplié au cours des derniers mois leurs opérations contre des cibles gouvernementales dans le sud-est anatolien à majorité kurde et sont accusés par la police d'avoir commis des attentats contre des cibles touristiques dans l'ouest.

Le PKK dispose depuis 1999 de plusieurs camps dans le nord de l'Irak, où les rebelles se sont réfugiés après avoir décrété un cessez-le-feu unilatéral, qui a pris fin en juin 2004.

Deux ressortissants syriens soupçonnés de liens avec le réseau terroriste Al-Qaïda ont été arrêtés la semaine dernière en Turquie et écroués, l'un d'eux ayant reconnu avoir projeté de mener une attaque à l'explosif contre des navires de croisière israéliens dans la région d'Antalya (sud).

Plusieurs groupuscules d'extrême-gauche sont également actifs à Izmir.

L'Universiade d'été 2005 s'est ouverte jeudi soir à Izmir, réunissant quelque 6.000 sportifs universitaires et des dizaines de milliers de spectateurs. (AFP, 12 août 2005)

Un Syrien admet qu'il voulait attaquer des navires israéliens en Turquie

Un ressortissant syrien a reconnu jeudi devant un tribunal d'Istanbul qu'il projetait de faire exploser des navires de croisière israéliens au large des côtes turques et a été écroué pour "appartenance à une organisation clandestine".

Louai Sakra, 32 ans, est suspecté par les autorités turques d'appartenir au réseau Al-Qaïda et d'avoir déjà participé à des attentats à Istanbul en novembre 2003.

Disposant d'un faux titre d'identité turc, Sakra a été arrêté samedi à l'aéroport de Diyarbakir (sud-est) au terme d'une enquête sur des étrangers originaires du Proche-Orient ayant loué une maison à Antalya, dans le sud de la Turquie, a affirmé jeudi la police dans un communiqué.

La Direction de la sûreté a expliqué que le groupe faisait l'objet d'une filature et que des spécialistes du déminage avaient découvert le 4 août dans la maison qu'il occupait plusieurs produits chimiques.

Le document ne fait aucune mention d'Israël, ni d'un projet d'attaque contre des touristes de ce pays, projet que Sakra a admis dans la matinée devant la Cour d'assises d'Istanbul.

"Je voulais attaquer des bateaux israéliens en mer sans faire souffrir les civils turcs. J'avais préparé une tonne d'explosifs", a-t-il déclaré en entrant dans le tribunal. "Je n'ai pas de remords. Allah est grand".

Sakra a également admis sa culpabilité dans ce projet d'attentat devant les juges, a indiqué à l'AFP un de ses avocats, Osman Karahan.

"Mais il a rejeté les accusations d'appartenance à Al-Qaïda", a affirmé le juriste. "Mon client a dit qu'il comptait agir à titre personnel", en raison de sa "colère" face à ce qu'il a appelé "l'occupation de Jérusalem par les Israéliens" et celle de l'Irak par les Etats-Unis.

Selon la presse turque, Sakra projetait d'attaquer des navires de croisière israéliens avec un bateau pneumatique bourré d'explosifs.

Au vu des documents retrouvés dans la maison d'Antalya, les enquêteurs ont déterminé que "le suspect occupait une position importante au sein d'un groupe terroriste lié à Al-Qaïda" et "avait un lien avec les événements d'Istanbul".

Quatre attentats suicide attribués à une cellule d'Al-Qaïda, visant deux synagogues, une banque et le consulat britanniques à Istanbul avaient fait 63 morts et des centaines de blessés en novembre 2003.

"L'accusé a dit à la cour qu'il ne reconnaissait pas sa participation aux attentats d'Istanbul", a cependant indiqué à l'AFP une source proche de l'accusation, parlant sous le couvert de l'anonymat.

Elle a précisé que Sakra, entré en Turquie en qualité d'étudiant, appartenait à une puissante famille syrienne et avait 100.000 dollars en sa possession au moment de son arrestation.

La diffusion des photos des membres du groupe a permis l'arrestation de Sakra --qui a, selon la police, subi de la chirurgie esthétique-- et d'une autre personne à la frontière turco-syrienne.

Bien que n'étant pas nommé dans le communiqué de la police, il s'agirait d'un autre Syrien, Hamed Obysi, 21 ans, soupçonné lui aussi d'appartenance à Al-Qaïda et qui a été écroué mercredi par le même tribunal.

La chaîne d'information NTV a rapporté que 875 kg de plastic et de produits chimiques avaient été saisis dans la maison d'Antalya, au coeur d'une région très prisée par les touristes, y compris israéliens.

Les services antiterroristes israéliens ont recommandé lundi à leurs concitoyens d'éviter la région d'Antalya, évoquant des "menaces terroristes concrètes".

Plusieurs bateaux de croisière israéliens qui devaient accoster à Alanya ont été déroutés ces derniers jours vers des ports du sud de Chypre. (AFP, 12 août 2005)

Socio-économique / Socio-economic

Le revêtement intérieur d'un avion d'Onur Air se détache en vol

Une partie du revêtement intérieur d'un avion affrété par la compagnie turque Onur Air, qui fut interdite de vol dans plusieurs pays européens, s'est détachée durant un vol entre la Turquie et l'Allemagne, affirme mardi la presse allemande.

"Le pilote faisait décoller la machine. D'un seul coup, un morceau de revêtement intérieur nous est tombé sur la tête. Quelques vacanciers se sont mis à crier de peur", rapporte dans le quotidien Bild l'un des passagers de ce vol reliant Antalya (sud de la Turquie) à Leipzig (est de l'Allemagne).

"Une hôtesse de l'air a couru immédiatement dans le cockpit, en demandant l'interruption du décollage. Mais cela n'a pas intéressé le pilote, cela lui était complètement égal", ajoute le passager, Gunnar Storch. "Derrière le revêtement, nous pouvions voir les groupes de câbles à l'air libre. Pas vraiment un spectacle apaisant".

Le journal ajoute que les passagers ont tenu eux-mêmes les pièces du revêtement pour qu'il ne tombe pas, jusqu'à ce que Gunnar Storch le rafistole avec du ruban adhésif qu'il avait dans son sac, à 33.000 pieds d'altitude, soit quelque 11.000 mètres.

Le 12 mai, les Pays-Bas avaient interdit de vol Onur Air pour des raisons de sécurité. La France, la Suisse et l'Allemagne avaient suivi cette mesure qui avait été levée le 26 mai.

Les quatre pays avaient décidé la levée progressive de l'interdiction des vols d'Onur Air après la présentation par la compagnie turque d'un plan destiné à améliorer les conditions de sécurité sur ses appareils.

Depuis, un vol de la compagnie a déjà dû être annulé au départ d'Eindhoven (sud-est des Pays-Bas) à cause d'une fuite de kérosène. (AFP, 30 août 2005)

Children Shoulder Agriculture in Southeast

According to Labor and Social Security Ministry some 80 thousand children of 12-14 ages are working in agriculture in southeastern Turkey. Another 10 thousand also works in various other sectors.

Total 49,294 of the working children are girls, with 44,410 working in agriculture; and 38,626 are boys, with 34,338 in agriculture.

Sanliurfa the highest population of working children

About 15,206 girls in the province of Sanliurfa work in the agriculture sector. The number of working boys is 11,886.

The province of Diyarbakir seconds Sanliurfa with 21,287 children working in various sectors while the province of Kilis has the lowest rate of child employment, with only 1,551 working children.

However, experts say that the actual number of working children is much higher than what the official figures show, and argue that the issue should be realistically researched.

The children mostly work with their families in the fields Harran, Soke, Cukurova and Ege during the summer months. (BIA News Center, August 29, 2005)

Un avion turc immobilisé à Paris: mutisme de la compagnie

La compagnie aérienne privée turque Fly Air dont un Airbus A-300 a été immobilisé depuis samedi dans un aéroport parisien, refusait lundi à commenter les informations sur l'état de son appareil.

Interrogée par l'AFP, une porte-parole de la compagnie dont le siège se trouve à Istanbul, a refusé de répondre aux questions, se contentant de dire qu'un communiqué devait être publié dans la journée.

Cent quarante-huit passagers devaient partir samedi de l'aéroport Charles-de-Gaulle avec cet avion pour Antalya, province du sud de la Turquie, sur la Méditerranée, connue pour ses nombreux sites touristiques.

Mais l'Airbus a été immobilisé par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) française en raison d'un pneu défectueux et de papiers qui n'étaient pas en règle.

Le tour-opérateur français Mediades a alors décidé de faire voyager 124 de ces passagers sur un avion de la compagnie turque Onur Air qui a décollé lundi de l'aéroport parisien pour Antalya.

C'est la troisième fois en deux semaines que Fly Air est mise en cause.

Un de ses A-300 avait déjà été immobilisé par la DGAC mercredi. Des passagers craignant pour leur sécurité avaient refusé d'emprunter l'avion qui avait été contraint d'atterrir après vingt minutes de vol à la suite d'un problème sur un moteur. Les voyageurs avaient obtenu d'être embarqués à bord d'un autre appareil.

Le 18 août, un A-300 de Fly Air avait dû effectuer un atterrissage d'urgence à Budapest suite à la panne d'un moteur.

Néanmoins, Fly Air ne figure pas sur la "liste noire" des compagnies aériennes rendue publique lundi sur le site internet de la DGAC.

La compagnie fondée en 2002, dispose d'une flotte de 10 appareils -- sept Airbus A-300, 2MD-83 et un Boeing 737-300--. Elle dessert plusieurs villes turques et des pays comme la France, les Pays-Bas, la Belgique, l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne et la Pologne. (AFP, 28 août 2005)

Arrestation en Turquie d'Attila, pirate informatique recherché par le FBI

La police turque a arrêté jeudi à Adana (sud) un jeune Turc recherché par le FBI et soupçonné d'avoir introduit un virus dans les systèmes informatiques de la firme américaine Microsoft, de banques et de médias dans 110 pays, a rapporté vendredi l'agence de presse Anatolie.

Les chaînes de télévision américaines CNN, ABC et le New York Times figurent parmi les victimes présumées d'Attila E., 23 ans, qui a été déféré vendredi devant un juge d'Ankara et écroué pour "fraude sur l'internet", a poursuivi l'agence.

Arrêté au terme d'une traque d'un mois, à la demande du FBI, Attila E. est également accusé d'avoir pénétré les systèmes informatiques de plusieurs banques et d'avoir effectué des virements à partir de comptes de clients, selon Anatolie.

Le virus, appelé "Zotob", permettait à ses créateurs de contrôler à distance les ordinateurs infectés et gênait l'accès de leurs utilisateurs à des sites internet de protection antivirus, a indiqué la direction de la police turque dans un communiqué cité par l'agence.

"Les concepteurs et les propagateurs du virus ont été arrêtés lors d'une opération simultanée réalisée grâce à la collaboration internationale de la Direction de la sûreté, du FBI et des responsables de la sécurité marocaine", affirme le document.

La police marocaine avait annoncé auparavant l'arrestation à Rabat, en collaboration avec le FBI, d'un jeune Marocain soupçonné d'être le concepteur de "Zotob".

Le journal britannique Financial Times avait, le 18 août, mis en garde ses lecteurs contre des anomalies ou erreurs causées par le virus Zotob.

Ce virus exploiterait des brèches dans la sécurité des plates-formes Windows 95, 98, ME, NT, 2000 et XP, avait indiqué l'éditeur de logiciels américain Symantec. (AFP, 25 août 2005)

Israël avertit ses ressortissants d'éviter les côtes turques

Les ressortissants israéliens ont reçu pour consignes jeudi soir de continuer à éviter de se rendre en Alanya, suite aux menaces terroristes les visant dans cette région touristique turque, selon un communiqué parvenu à l'AFP.

Ces consignes données par les services anti-terroristes dépendant directement du Premier ministre Ariel Sharon indiquent que "le niveau des risques d'attaques terroristes a baissé, mais il est préférable que les citoyens israéliens privilégient les autres régions de la Turquie".

"Nous recommandons à ceux qui souhaitent néanmoins profiter d'un séjour sur place, ou qui ne peuvent pas l'annuler, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer leur sécurité", poursuit ce texte.

"Il est également préférable à ce stade d'éviter des croisières dans cette région", conclut-il.

Plusieurs bateaux de croisière israéliens qui devaient accoster à Alanya ont été déroutés ces derniers jours vers des ports du sud de Chypre.

Un ressortissant syrien a reconnu jeudi devant un tribunal d'Istanbul qu'il projetait de faire exploser des navires de croisière israéliens au large des côtes turques et a été écroué pour "appartenance à une organisation clandestine".

Louai Sakra, 32 ans, est suspecté par les autorités turques d'appartenir au réseau Al-Qaïda et d'avoir déjà participé à des attentats à Istanbul en novembre 2003.

Disposant d'un faux titre d'identité turc, Sakra a été arrêté samedi à l'aéroport de Diyarbakir (sud-est), selon la police. (AFP, 11 août 2005)

A million breadwinners unemployed in Turkey

More than a million households do not receive a regular income because the head of the family responsible for earning money doesn't have a steady job, according to a report released by the Ankara Chamber of Commerce (ATO).

The report asserted the 9.9 percent economic growth rate in 2004 failed to alleviate the serious unemployment problem in the country. It said, as of early 2005, there were 2.5 million unemployed and an unemployment rate of 10.3 percent.

The report noted that the growth had slowed down to 5.3 percent in the first half of 2005, increasing the number of unemployed to 2.75 million, a little over a million of whom were the principal breadwinners for their family, and unemployment rate to 11.7 percent. The unemployment of the principal breadwinner of a household is especially devastating to a family. Unemployed breadwinners constituted 38 percent of the total unemployed. The report noted that the figure in late 2004 was 847,000 unemployed breadwinners.

According to the ATO report, 96 percent of the unemployed breadwinners are male and 70 percent of them live in urban areas. Five percent of them are in their prime, between the ages of 25 and 49. The report notes that 70 percent of unemployed breadwinners are primary school graduates or have no formal education and the same amount have been unemployed for between one to eleven months, with 30 percent looking for jobs for more then a year.

A large majority of them, 89 percent, were working as manual laborers before losing their jobs.

Temporary jobs, permanent unemployment:

The main reason behind the unemployment of breadwinners was cited in the report as likelihood of working at temporary jobs. Forty-nine percent of them were working at temporary jobs before they became unemployed; 38 percent were working as manual laborers.

The report said the biggest problem in the labor market was the total lack of a safety net. Almost half of the workforce is not registered at a social security institution, while most of the unemployed breadwinners are unregistered and have almost no educational qualifications.

Due to their lack of education, the time it takes for them to find employment is longer than other people looking for work.

According to the report, there is no other person earning money in 76 percent of the households of unemployed breadwinners. These families are trying to survive by selling goods they own.

The report says there are 2.32 million children in households where the main breadwinner is unemployed. Twelve percent of such households have no children, while 17 percent have more than four children.

Twenty-eight percent of the children are below the age of six and 42 percent are between six and 14. Eighty-seven percent of the children of school age are educated, with the rest either working to bring money into their homes or not going to school due to financial difficulties.

Social explosion:

ATO Chairman Sinan Aygün said being unemployed was a tragedy, but failing to provide for one's family was even worse.

Aygün noted that when the main breadwinner of the family failed to provide for his or her family, the main pillar that held the union together collapsed, noting that it was the children who suffered the most.

He said: "The hunger threshold for a person is YTL 682. How can a family with no income survive? The minimum expense for a child starting primary school is YTL 450. What will the future of the uneducated children be?"

Aygün noted that one million more people join the workforce every year, adding that the reason why unemployed people survived was because of close links among families.

"Close families keep each other upright in hard times. Such relations worked as safety nets during social upheaval. The recent escalation in crime and unemployment shows the downside of uncontrolled economic growth." (Turkish Daily News, August 8, 2005)

L'explosion d'une bombe à Istanbul fait deux morts et cinq blessés

L'explosion d'une bombe lundi dans un immeuble du quartier de Zeytinburnu, à Istanbul, a fait deux morts et cinq blessés, a-t-on appris de sources locales de sécurité.

Les traces d'un explosif de type A4 ont été retrouvées dans l'appartement où la déflagration s'est produite, étayant la thèse d'une bombe, ont déclaré ces sources à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

Les deux hommes qui ont péri dans l'explosion étaient vraisemblablement en train de fabriquer ou de manipuler la bombe et l'ont sans doute fait sauter accidentellement, a-t-on ajouté.

Ces sources ont affirmé que l'enquête ne permettait pas à ce stade de déterminer si les individus en question appartenaient à une organisation clandestine, tout en estimant que la probabilité d'une implication de rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PDK, séparatistes kurdes de Turquie) était élevée.

Selon des sources hospitalières citées par l'agence de presse Anatolie, cinq personnes ont été blessées par l'explosion, dont une fillette de deux ans.

Un précédent bilan faisait état de six blessés légers.

Dans un premier temps, il a été question d'un problème de gaz, mais le chef de la police locale, Celalettin Cerrah, a déclaré peu après la déflagration que celle-ci pourrait être due à une autre cause.

"Nous avons l'impression que l'explosion est survenue alors que (les deux victimes tuées) fabriquaient quelque chose" dans l'appartement, a-t-il affirmé sur la chaîne d'information NTV. "Je peux dire avec certitude que l'explosion n'est pas liée au gaz".

La compagnie stambouliote de distribution de gaz IGDAS a confirmé dans un communiqué cité par Anatolie que le gaz n'était pas en cause dans l'explosion.

"L'enquête menée par nos équipes d'urgence a déterminé qu'il n'y avait pas d'installation fonctionnant au gaz de ville dans l'appartement où a eu lieu l'explosion", dit le communiqué.

Deux personnes ont déjà trouvé la mort la semaine dernière à Istanbul dans une explosion causée par une charge d'explosif, la police s'étant toutefois refusée à évoquer à un acte terroriste ou à mettre en cause le PKK.  (AFP, 8 août 2005)

Deux morts dans une nouvelle explosion à Istanbul

Deux personnes ont été tuées et quatre autres blessées, dans la nuit de mercredi à jeudi à Istanbul, lors d'une explosion dont l'origine n'a pas encore été déterminée, selon la police.

L'explosion a eu lieu peu après minuit dans le quartier résidentiel de Pendik, situé dans la partie asiatique de la ville. Une femme de 50 ans et sa fille d'une vingtaine d'années qui passaient en voiture au moment de l'explosion ont été tuées.

Les autorités turques analysaient vendredi la composition de l'explosif qui a provoqué la mort de deux personnes et fait quatre blessés dans la nuit de mercredi à jeudi à Istanbul, sans toutefois lier pour l'instant l'explosion meurtrière au terrorisme.

"Il est certain qu'il y a eu une explosion, causée par de l'explosif, mais les examens se poursuivent", a déclaré à la presse Muammer Güler, le gouverneur de la province d'Istanbul, selon l'agence de presse Anatolie.

Le quotidien à grand tirage Hürriyet a ainsi évoqué l'oeuvre d'une "unité spéciale" du PKK, qui aurait agi à Istanbul hors du contrôle de sa hiérarchie. Le journal Milliyet parle de rebelles kurdes qui auraient voulu se débarrasser de leur bombe --du plastic de type C4-- en la jetant dans un conteneur à ordures.

Le PKK a pour sa part nié, dans un communiqué diffusé par l'agence de presse pro-kurde MHA, son implication dans l'explosion.

"Nous n'avons aucun lien avec l'explosion qui a tué deux civils et causé d'importants dégâts. Ce n'est pas une action que nous avons menée", affirme le document, cité par MHA, une agence basée en Allemagne et qui diffuse régulièrement les communiqués des rebelles kurdes.

"Les informations et déclarations qui ont été faites (...) sont une propagande mensongère de l'Etat turc dans le cadre d'une campagne visant à discréditer la guérilla", ajoute le communiqué. (AFP, 4-5 août 2005)

Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

La France assouplit sa position sur la Turquie pour éviter une crise

La France a assoupli sa position sur la Turquie en soulignant mardi qu'elle "ne voulait pas ouvrir une nouvelle crise en Europe", après avoir auparavant évoqué la menace d'un report des négociations d'adhésion à l'UE avec Ankara.

Le président Jacques Chirac avait réitéré lundi que la Turquie devait apporter des "clarifications" sur sa position concernant Chypre, qu'elle refuse de reconnaître, tout en soulignant que la France respectera les engagements pris vis-à-vis d'Ankara.

Mardi, le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a de nouveau évoqué ce sujet, qu'il a lui même qualifié de "particulièrement sensible".

L'idée de l'adhésion à l'UE de la Turquie, pays laïc de 71 millions d'habitants à majorité musulmane, suscite de fortes réserves dans plusieurs pays, en particulier en France et en Allemagne.

La France est "en droit de demander à la Turquie qu'elle clarifie sa position et qu'elle s'engage à mettre en oeuvre, de manière effective, toutes ses obligations au titre de l'Union douanière, y compris en ce qui concerne l'accès des Etats membres aux ports et aéroports turcs".

"Cette demande est légitime", a fait valoir mardi M. Douste-Blazy, en précisant qu'"elle était faite dans un esprit de responsabilité, car la France ne veut pas ouvrir une nouvelle crise en Europe". La France doit évoquer ce sujet jeudi et vendredi lors d'une réunion informelle des chefs de la diplomatie européenne à Cardiff.

Le 2 août, le Premier ministre Dominique de Villepin était allé beaucoup plus loin, évoquant clairement la possibilité d'un report de l'ouverture des négociations d'adhésion avec la Turquie prévue le 3 octobre.

M. Douste-Blazy a expliqué qu'"en assortissant sa récente signature du protocole à l'accord sur l'Union douanière d'une déclaration unilatérale sur Chypre, la Turquie n'avait pas facilité les choses" car "il n'est guère envisageable qu'un pays qui demande à entrer dans une communauté refuse de reconnaître l'un de ses membres".

La Turquie a signé le 29 juillet un accord étendant une union douanière à la République de Chypre, une des conditions fixées par l'Union européenne à l'ouverture le 3 octobre de négociations d'adhésion.

Ankara a toutefois adjoint à ce document une déclaration stipulant que son geste n'équivalait pas à une reconnaissance de Chypre, qui a adhéré à l'UE en 2004. La Turquie ne reconnaît que la République turque de Chypre Nord (RTCN), autoproclamée en 1983.

Mais la France sait depuis le début, comme le lui a rappelé encore lundi la Commission européenne, que la Turquie n'est pas dans l'obligation de reconnaître la république de Chypre avant d'entamer des négociations d'adhésion, ayant déjà rempli les conditions fixées par les 25.

"Il ne s'agit pas d'un changement de position, mais de mettre les points sur les i des façon claire", explique un diplomate français sous couvert d'anonymat.

En outre, en rejettant par référendum la constitution européenne, "les Français ont fait part de leur réticence vis-à-vis des élargissements", poursuit-il. "Il s'agit aussi de prendre en compte ce qui a été exprimé le 29 mai".

Le président Chirac est favorable à l'adhésion turque, comme le Premier ministre Villepin, mais ils se heurtent à une forte opposition au sein de la classe politique, à commencer par celle du numéro deux du gouvernement, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, président du parti majoritaire UMP.

Ce dernier a redit en juillet son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'UE aux côtés de la candidate allemande à la chancellerie Angela Merkel, qui a toutes les chances de remporter les élections du 18 septembre.

Tous deux défendent l'idée d'un "partenariat privilégié" avec Ankara. (AFP, 30 août 2005)

Un partenariat avec l'UE serait "plus réaliste" selon l'Autriche

L'Autriche va demander à l'Union européenne de réfléchir à une alternative "plus réaliste" que la pleine adhésion de la Turquie à l'UE, a annoncé mardi la ministre des Affaires étrangères Ursula Plassnik.

"A ce stade, la pleine adhésion ne peut être le seul but. Les négociations devraient aussi prévoir une alternative ou des solutions intermédiaires, au cas où l'Union n'était pas en capacité de recevoir (la Turquie) ou bien si ce pays ne devait pas remplir tous les critères d'adhésion", écrit Mme Plassnik à ses collègues de l'UE, selon un communiqué de son ministère.

Les chefs de diplomatie des Vingt-Cinq se réunissent jeudi et vendredi à Newport (Grande-Bretagne)

Si une entrée dans l'UE est possible à l'avenir, l'alternative serait un partenariat allant au-delà des actuels accords d'association, souligne la ministre.

"Elle créerait une communauté turco-européenne +taillée sur mesure+", laquelle serait à moyen terme "un objectif plus réaliste aussi bien pour la Turquie que pour les Etats membres de l'UE", a ajouté Mme Plassnik, selon le communiqué.

L'Autriche reprend ainsi la proposition de son chancelier Wolfgang Schüssel d'un "partenariat privilégié" pour Ankara avec l'UE au vu de l'hostilité exprimée dans plusieurs Etats à l'adhésion turque.
 Seuls 10% des Autrichiens approuveraient une éventuelle adhésion, selon un sondage de juillet, et la classe politique à Vienne y est dans l'ensemble réticente.

Lundi, la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner, une Autrichienne, a estimé que les négociations de Bruxelles avec la Turquie commenceront comme prévu le 3 octobre, mais "sans aucune garantie qu'elles aboutissent à une adhésion".(AFP, 30 août 2005)

Crucial week ahead for Turkey

In the run-up to a milestone in Turkey's 40-year-long quest to join the European Union, the coming week is likely to provide significant indications on what Ankara will be offered for the opening of its accession negotiations with the union on Oct. 3.

Turkey has been pushing for the timely start of talks with a prospect of full membership in the face of a fierce discussion among the member countries about under which conditions the candidate should be allowed to begin talks with the bloc.

The EU, at last year's December summit, granted Ankara Oct. 3 as the date to begin the country's full-membership talks. But some countries that say Turkey is too big, too poor and too culturally different to be part of the bloc or should do more to enter the EU have gradually gained ground.

Now eyes are fixed on a framework, or road map, document presented by the European Commission in late July for the approval of the European Council. The commission had then said Turkey met all the conditions and that its talks should begin on time.

But it is the European Council of Foreign Ministers that will have the final say in an official meeting expected to take place early in October. There are demands of alterations and placing fresh conditions into the document by a number of member countries such as France, Austria, Greek Cyprus and Greece.

The picture for the terms of Turkish talks could partially emerge rosy or bleak this week, when the permanent representatives of EU members get together in Brussels on Wednesday for the COROPER meeting along with an informal gathering of EU foreign ministers the next day in Wales.

The COROPER meeting was originally planned for Aug. 24 but was later delayed for a week since the permanent representatives could not finalize their preparation on time, a Turkish official speaking on condition of anonymity told the Turkish Daily News.

Another official who declined to be identified signaled that the delay is perceived as positive rather than a negative sign in Turkey since it removed the possibility of prejudging the Wales gathering, which is likely to provide more clues on the shape and context of the road map document.

Foreign Minister Abdullah Gül is scheduled to attend a lunch with the EU foreign ministers on Sept. 2 that will wrap up the informal gathering. The European ministers are to discuss the recent developments in the Middle East but Ankara expects Turkey's negotiating framework document to be on the discussion table as well.

On the sidelines, Gül will have face-to face talks with his European counterparts. There, the foreign minister will reiterate once again that Turkey sought to start talks on Oct. 3 with the prospect of full membership as it was promised during the EU's December summit. Gül will also emphasize Turkey has done its share by signing an EU protocol in July extending its customs union deal to the 10 new EU member states, including Greek Cyprus.

Turkey sealed the protocol late in July to clear the way for its entry talks since it promised to do so in order to secure a date for opening of talks. But Ankara issued a simultaneous declaration to ensure that sealing the protocol would not amount to recognition of the Greek Cypriot administration. In Wales, Gül will tell his European counterparts that recognition of Greek Cyprus by Ankara is out of the question.

Pressure has been applied to Turkey since it issued the Cyprus declaration. Not only member Greek Cyprus and Greece but also EU heavyweight France raised Turkish recognition of the Greek Cypriot administration as a condition for the start of talks, contrary to what was agreed to at the December summit.

Last week, French President Jacques Chirac described the Turkish declaration as incompatible with the EU spirit and said France would seek to discuss the matter at the Wales gathering.

Paris is likely to be accompanied by Greece and Greek Cyprus in the gathering of EU foreign ministers. The Greek Cypriot foreign minister is reported to have been geared up to tour European capitals this week in search of support.

Skeptics of Turkish entry have also been seeking changes to the road map document for talks that include strengthening a phrase on the open-ended nature of Turkish negotiations and offering Ankara an alternative to full membership. A fierce Turkish membership opponent, German opposition leader Angela Merkel, last week sent letters to conservative EU leaders asking for their backing for her "privileged partnership" offer for Turkey. (Turkish Daily News, August 28, 2005)

La commissaire autrichienne: "pas de garanties" que la Turquie adhère à l'UE

Il n'y a "pas de garantie" que la Turquie adhèrera en fin de compte à l'Union européenne, a déclaré la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner dans des interviews diffusées lundi.

Estimant que les négociations avec la Turquie commenceront comme prévu le 3 octobre, la commissaire autrichienne a déclaré à l'agence APA: "il n'y a aucune garantie qu'elles aboutissent à une adhésion".

Une reconnaissance de Chypre par Ankara, que demande Paris, "a toujours été importante mais n'a jamais été une condition", a ajouté Mme Ferrero-Waldner, en marge du forum européen d'Alpbach (Tyrol, ouest).

"Les négociations avec la Turquie seront un voyage long et compliqué", a-t-elle déclaré au journal Kurier, en indiquant que la question sera "discutée intensément" ce week-end par les ministres des Affaires étrangères des 25.

Les Autrichiens approuveraient à 10% seulement une éventuelle adhésion de la Turquie à l'UE, selon un sondage de juillet dernier.

A propos de prochains élargissements de l'UE, "il convient d'être plus prudent", a souligné Mme Ferrero-Waldner en estimant que jusqu'ici "le rythme a été trop élevé".

D'autre part, la commissaire s'est prononcée pour "des sources directes de revenus" afin d'augmenter les capacités budgétaires de Bruxelles, par exemple "une taxation sur le kérosène des avions". (AFP, 29 août 2005)

La classe politique allemande en campagne s'oppose sur la Turquie

A trois semaines des élections législatives allemande, la Turquie s'est imposée ce week-end au coeur du débat entre les conservateurs, donnés largement vainqueurs, opposés à son intégration dans l'Union européenne, et les sociaux-démocrates et les Verts, favorables.

"Si Angela Merkel (la présidente de l'Union chrétienne-démocrate CDU) devient chancelière, nous aurons d'autres moyens d'influencer le cadre des négociations au niveau de l'UE", a affirmé le numéro deux du camp conservateur, Edmund Stoiber, président de l'Union chrétienne-sociale (CSU, branche bavaroise de la CDU), dans le journal Bild am Sonntag paru dimanche.

"Nous dirons: ouvrez s'il-vous-plaît le cadre des négociations avec également l'option d'un partenariat privilégié", a-t-il ajouté, affirmant: "Je suis sûr que nous arriverons à recueillir pour cela une majorité dans l'UE".

"Les citoyens (allemands) ont ici un choix à faire qui est clair: une intégration de la Turquie à l'UE avec la majorité +rouge-vert+ (du chancelier Gerhard Schröder) ou un partenariat privilégié avec l'Union", a-t-il ajouté.

L'Allemagne est le pays d'Europe occidentale avec la plus importante communauté turque, estimée à près de 2,5 millions de personnes. Selon plusieurs sondages, les Allemands sont plutôt opposés à l'intégration de la Turquie.

Angela Merkel a réaffirmé vendredi, au nom de son parti, son opposition à l'intégration pleine et entière de la Turquie dans une lettre ouverte envoyée à onze chefs d'Etat ou de gouvernement européens.

La politique des conservateurs sur la Turquie est "dangereusement aveugle", a répondu le chef diplomatie allemande Joschka Fischer, tête de liste des Verts. Les négociations sur une adhésion de la Turquie ont une importance capitale pour la sécurité et la stabilité de la région, a-t-il dit au journal Die Welt.

Gerhard Schröder a réitéré vendredi soir son soutien à une intégration de la Turquie. "La Turquie a tenu ses promesses, maintenant nous devons aussi tenir les nôtres", a-t-il dit à des journalistes turcs à Berlin. Au 3 octobre, date de l'ouverture des négociations, le prochain gouvernement ne sera pas en place quel qu'en soit la couleur, a-t-il fait valoir. (AFP, 28 août 2005)

Chirac veut discuter avec les 25 du refus d'Ankara de reconnaître Chypre

Le président français Jacques Chirac a annoncé vendredi vouloir discuter avec ses partenaires européens du refus d'Ankara de reconnaître Chypre, avant l'ouverture, en octobre, de négociations d'adhésion avec la Turquie.

Paris a récemment durci sa position à l'égard de la Turquie, pays laïc de 71 millions d'habitants à majorité musulmane, dont la candidature à l'UE suscite de fortes réserves dans plusieurs pays, en particulier en France et en Allemagne.

M. Chirac a fait part au président de la Commission européenne José Manuel Barroso, en visite à Paris, "de nos interrogations sur la déclaration interprétative adossée par la Turquie à son adhésion au protocole d'Ankara", a dit le porte-parole de l'Elysée.

La Turquie a signé le 29 juillet un accord étendant une union douanière à la République de Chypre, une des conditions majeures fixées par l'Union européenne à l'ouverture le 3 octobre de négociations d'adhésion.

Mais Ankara a cependant adjoint à ce document une déclaration stipulant que son geste n'équivalait pas à une reconnaissance de Chypre, qui a adhéré à l'UE en 2004.

M. Chirac "a rappelé au président de la Commission que cette déclaration pose des problèmes politiques et juridiques et qu'elle n'est pas dans l'esprit qu'on attend d'un candidat à l'Union", a souligné le porte-parole.

"C'est pourquoi nous souhaitons en discuter avec nos partenaires" lors de la prochaine réunion informelle des ministres des Affaires étrangères des 25 les 1er et 2 septembre, à Cardiff, a-t-il ajouté.

"Il faut aussi que la Turquie donne des garanties et des clarifications sur la pleine application de l'union douanière, y compris à Chypre", a souligné le porte-parole.

La Turquie ne reconnaît que la République turque de Chypre Nord (RTCN), autoproclamée en 1983, neuf ans après l'invasion d'une partie de l'île par les troupes d'Ankara.

Les négociations d'adhésion de la Turquie, candidate à l'Europe depuis 1963, doivent s'ouvrir le 3 octobre et sont prévues pour durer au moins une dizaine d'années.

Le Premier ministre français Dominique de Villepin a jugé début août qu'il n'était "pas concevable" que l'UE engage des négociations d'adhésion avec la Turquie tant que celle-ci ne reconnaît pas Chypre, évoquant un report de l'ouverture de ces négociations.

M. Chirac a reçu le président de la Commission pendant une heure et demie, dont une partie en tête-à-tête, pour la première fois depuis le non français au référendum du 29 mai sur la Constitution européenne, notamment pour discuter de la préparation du sommet informel convoqué par Londres les 27 et 28 octobre pour tenter de sortir l'Europe de la crise. "La France aborde cette échéance dans un esprit d'unité et de rassemblement", a dit M. Chirac cité par son porte-parole. "Il faut montrer que l'Europe avance et propose des réponses concrètes aux Européens face aux défis de la mondialisation".

M. Chirac a cité quatre domaines: "la gouvernance économique de l'Europe, l'Europe des grands réseaux de l'industrie et de la recherche, le renforcement des droits sociaux et l'affirmation du rôle des services publics, et la réponse au défi démographique".

Enfin, il a rappelé la "vigilance" de la France sur le projet de directive sur les services. (AFP, 25 août 2005)

L'opposition allemande réaffirme son refus de voir la Turquie dans l'UE

La candidate de l'opposition conservatrice aux élections législatives en Allemagne, Angela Merkel, a réaffirmé vendredi son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, dans une lettre ouverte envoyée à plusieurs dirigeants politiques européens.

Parlant au nom de son parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), Mme Merkel écrit: "Nous sommes convaincus qu'une intégration de la Turquie demandera trop à l'Union européenne au niveau politique, économique et social, et menacera le processus d'intégration européen".

Cette lettre est adressée à 11 chefs d'Etat ou de gouvernement européens, dont les Premiers ministres français, italien, grec, luxembourgeois, letton, maltais, slovaque et slovène, au ministre tchèque des Affaires étrangères, au Premier ministre britannique Tony Blair, président en exercice de l'Union européenne, et au président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Si, au cours des négociations, il s'avérait "que les conditions préalables à une intégration à l'UE n'étaient pas remplies, il n'y aurait pas d'alternative réaliste", ajoute Angela Merkel qui pourrait devenir chancelier à l'issue des élections anticipées du 18 septembre.

La CDU, opposée à l'intégration entière de la Turquie à l'UE, prône un "partenariat privilégié" avec Ankara. "Grâce à ce partenariat, nous pourrions renforcer le développement de la démocratie, de l'Etat de droit et de l'économie de la Turquie, avec qui nous sommes liés pacifiquement dans les questions de défense et de sécurité, notamment au sein de l'Otan", explique Mme Merkel.

Mardi, la Commission européenne avait réitéré sa volonté de voir les négociations d'adhésion de la Turquie débuter, comme prévu, le 3 octobre, rappelant au passage qu'Ankara avait rempli les conditions fixées en la matière par les dirigeants des 25.

La France a évoqué début août un report de l'ouverture des négociations si la Turquie ne reconnaît pas la République de Chypre, membre de l'UE, avant le 3 octobre. (AFP, 25 août 2005)

La réunion des ambassadeurs UE sur la Turquie repoussée au 31 août

Une réunion initialement prévue mercredi des ambassadeurs des 25 Etats membres de l'Union européenne (UE) sur le sujet sensible de l'ouverture des négociations d'adhésion avec la Turquie a été repoussée d'une semaine, a-t-on appris lundi de sources diplomatiques.

Ce report a été décidé en raison de la trêve estivale à Bruxelles, a confirmé une source proche de la présidence britannique de l'UE.

La réunion se tiendra finalement le 31 août, à la veille d'une rencontre informelle des ministres européens des Affaires étrangères à Newport (Grande-Bretagne) au cours de laquelle les chefs de la diplomatie des 25 se pencheront eux aussi sur le dossier.

En décembre 2004, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE avaient fixé au 3 octobre prochain l'ouverture des négociations avec la Turquie, à condition que celle-ci étende d'ici là aux dix nouveaux membres de l'Union, dont Chypre, l'accord d'union douanière qui lie Turcs et Européens.

Ankara a accédé le 29 juillet à ce préalable, tout en réaffirmant à cette occasion qu'il ne s'agissait en aucun cas à ses yeux d'une reconnaissance de la République de Chypre, ce qui a entraîné un revirement brutal de la France.

Depuis lors, Paris pose une telle reconnaissance comme préalable à l'ouverture des négociations d'adhésion, exigence qu'aucun de ses partenaires n'a exprimé de manière aussi forte à ce jour.

L'opposition à une adhésion de la Turquie à l'UE a été l'un des chevaux de bataille des partisans du non à la Constitution européenne, lors de la campagne référendaire qui a abouti au rejet du traité par près de 55% des Français le 29 mai. (AFP, 22 août 2005)

Merkel: Turkey a friend, but no place for that friend in EU

Only a few weeks ahead of early elections in Germany slated for Sept. 18 and as a new poll showed her party again expanding its lead over Chancellor Gerhard Schroeder, conservative opposition leader Angela Merkel keeps on reiterating her firm stance against Turkey's European Union drive as the leading element of her electioneering.

"Yes, we are friends with Turkey, but Turkey's membership is going to constrain the EU," Merkel was quoted as saying by private NTV channel yesterday during an election campaign speech she delivered in Augsburg city of Bavaria.

"Thus, we don't want Turkey in the EU. We've been proposing 'privileged partnership' instead," she said referring to a special status favored for Turkey by her Christian Democrat Union (CDU) and its sister party, the Christian Social Union (CSU), something that falls short of full membership for Turkey.

Merkel, who looks set to take over from Schroeder in elections, is firmly against Turkey's full EU membership, unlike her rival Schroeder. She had earlier opposed the EU opening accession talks with Turkey because, as she said, Europeans in the end would not agree to Turkey joining the bloc.

The ruling coalition government, Schroeder's Social Democratic Party's (SPD) center-left coalition with the Greens, has been steadily supporting Turkey's EU aspirations, despite Merkel's salvo based on the same issue. (TDN with AFP, August 22, 2005)

Rehn "confiant" sur début des négociations d'adhésion le 3 octobre

Le commissaire européen à l'Elargissement, Olli Rehn, s'est déclaré mardi "raisonnablement confiant" pour que les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE débutent comme prévu le 3 octobre, dans un discours prononcé à Hambourg dont le texte a été diffusé à Bruxelles.

"Je suis raisonnablement confiant pour que les négociations débutent le 3 octobre", a indiqué M. Rehn.

La Turquie et l'UE ont signé le 29 juillet un accord étendant leur union douanière aux dix nouveaux pays de l'UE, dont la République de Chypre, déblayant la voie vers l'ouverture des négociations d'adhésion le 3 octobre.

Ankara a cependant adjoint à ce document une déclaration stipulant que son geste n'équivalait pas à une reconnaissance de la République de Chypre, que l'UE doit étudier.

La France a déjà évoqué début août un report de l'ouverture des négociations d'adhésion si Ankara ne reconnaît pas la République de Chypre avant cette date.

Dans cette situation ambiguë, Olli Rehn considère cependant que la signature de l'accord par la Turquie signifie que ce pays "reconnaît le fait que l'Union européenne compte 25 Etats membres, ce qui est crucial".
 De plus les négociations d'adhésion seront bien menées entre "la Turquie, d'une part, et les 25 Etats membres, d'autre part", ajoute-t-il.

M. Rehn a rappelé que la position exprimée par la Turquie sur Chypre "n'était pas une surprise, étant donné qu'Ankara campe sur cette position depuis longtemps".

Le commissaire a toutefois insisté sur l'importance de cette reconnaissance et indiqué qu'il attendait beaucoup des pourparlers en cours sous l'égide de l'ONU.

"Je presse l'ONU de reprendre les pourparlers, et notamment les Etats de l'Union européenne membres du Conseil de sécurité", a déclaré M. Rehn.

Les ministres des affaires étrangères de l'UE examineront la déclaration d'Ankara et les éventuelles conséquences à en tirer lors de sa prochaine réunion les 1er et 2 septembre en Grande-Bretagne, a rappelé M. Rehn. (AFP, 9 août 2005)

Le chef du gouvernement danois met en doute l'adhésion de la Turquie à l'UE

Le Premier ministre libéral Anders Fogh Rasmussen a fait volte-face, le weekend dernier, mettant en doute l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, suscitant lundi de vives réactions de l'opposition.
 M. Rasmussen avait assuré jusque-là que la Turquie pouvait être membre si elle remplissait tous les critères d'adhésion, en observant toutefois qu'elle n'entrerait pas dans l'UE avant 15 à 20 ans.

Lors d'une réunion d'été de son parti, samedi à Aahrus (centre), M. Rasmussen a laissé entendre pour la première fois que la Turquie ne devait pas nécessairement être membre au même titre que les autres Etats de l'UE.

"Nous sommes obligés de prendre le taureau par les cornes et discuter de combien l'UE doit grandir", a-t-il déclaré prédisant que si l'UE est trop grande "elle s'écroulera".

Il faut trouver une solution "pour que les nouveaux voisins (de l'UE) puissent bénéficier d'une coopération européenne autre qu'une adhésion proprement dite (...) Cela vaut aussi pour la Turquie aussi", a-t-il souligné.

Le dirigeant danois estime que la pause de réflexion de l'UE, suite au rejet de la Constitution européenne par la France et les Pays-Bas, doit être "utilisée à développer de nouveaux modèles de coopération avec les nouveaux voisins comme la Turquie".

M. Rasmussen a déclaré qu'"il sera difficile d'adapter la culture turque à l'Europe" et dit avoir "du mal à s'imaginer que les frontières extérieures de l'UE puissent atteindre des pays comme la Syrie et l'Irak", les voisins de la Turquie.

Toutefois, a-t-il ajouté "l'UE a un intérêt politique et sécuritaire à rattacher la Turquie à l'Europe".

Cette déclaration a provoqué "incompréhension et préoccupation au sein des partis du centre et d'extrême gauche au parlement.

"Elle montre qu'Anders Fogh (Rasmussen) bat en retraite, ce qui est préoccupant et frustrant", a indiqué à l'AFP Anne Grethe Holmsgaard, porte-parole du parti socialiste du peuple.

"Le gouvernement (libéral-conservateur) a maintenu jusqu'à présent la promesse donnée à la Turquie selon laquelle elle sera membre à part entière si elle respecte les critères d'adhésion", a souligné Elisabeth Arnold, la porte-parole du parti radical (opposition).

De son côté, le quotidien Politiken (centre-gauche) a dénoncé lundi, dans un éditorial, "l'opportunisme et les signes de faiblesse" du dirigeant danois.

Le Premier ministre "va ainsi dans le sillage des 58% de la population opposés, selon un nouveau sondage, à l'entrée de la Turquie dans l'UE", observe le journal.

Une majorité de parlementaires danois soutient la position du chef du gouvernement qui est appuyée par le parti du peuple danois (extrême droite), hostile à Ankara, mais aussi par le parti social-démocrate, principale formation de l'opposition. (AFP, 8 août 2005)

Zagreb devrait entamer les négociation d'adhésion à l'UE avant la Turquie (Busek)

Le coordinateur spécial du Pacte de stabilité pour les Balkans, Erhard Busek, a affirmé que la Croatie devrait entamer les négociations d'adhésion à l'Union européenne avant la Turquie, dans une interview publiée lundi par le quotidien Vjesnik.

"Je suis convaincu que les négociations (d'adhésion avec la Croatie) vont commencer prochainement. En tout cas cela devrait se passer avant l'ouverture de pourparlers avec la Turquie" prévue en octobre, a déclaré M. Busek.

"Beaucoup dépend du transfert de Gotovina au Tribunal pénal international (TPI). La Croatie a fait beaucoup ces derniers temps pour améliorer sa coopération avec le TPI et je pense que ces progrès seront reconnus", a-t-il ajouté.

M. Busek faisait référence au général croate Ante Gotovina, en fuite depuis son inculpation en 2001 par le TPI de crimes de guerre commis contre des Serbes de Croatie à la fin de la guerre serbo-croate de 1991-1995.

Bruxelles avait décidé de reporter sine die l'ouverture de négociations d'adhésion avec la Croatie prévue en avril, tout en reprochant à Zagreb son manque de volonté de résoudre le dossier Gotovina.

Zagreb a constamment assuré avoir tout fait pour localiser le fugitif sans toutefois obtenir de résultats.

Par ailleurs, M. Busek a estimé que la Croatie était "dans plusieurs domaines bien plus développée par rapport à la Bulgarie et à la Roumanie", Etats qui devaient adhérer à l'UE en 2007.

"Je pense que la Croatie est prête pour l'UE", a-t-il dit.

Le Pacte de stabilité pour les Balkans vise à favoriser le développement et la démocratie en Europe du Sud-est. (AFP, 8 août 2005)

Un haut responsable turc démissionne à l'approche des négociations avec l'UE

Un haut responsable turc, chargé de coordonner les préparatifs des négociations d'adhésion avec l'Union européenne, a démissionné de ses fonctions, mécontent selon la presse des lenteurs des préparatifs à l'approche de l'ouverture de ces discussions prévue le 3 octobre.

Un haut responsable du ministère des Affaires étrangères a confirmé samedi à l'AFP que Murat Sungar, un diplomate qui dirigeait le secrétariat général pour l'Union européenne, "avait demandé à prendre sa retraite du service public", sans autre précision.

Le quotidien turc en langue anglaise Turkish Daily News, citant des responsables non identifiés, a affirmé que M. Sungar quittait ses fonctions "en raison de l'incertitude et du flou dans les préparatifs de la Turquie pour le début des négociations, le 3 octobre, avec l'UE".

Le gouvernement, dirigé par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, a souvent été critiqué pour ses lenteurs dans les préparatifs techniques avant l'ouverture des négociations, alors qu'une opposition croissante à une entrée de la Turquie dans l'UE s'exprime dans différents Etats membres de l'Union.

Ankara a nommé un négociateur en chef, le ministre de l'Economie Ali Babacan, mais il lui reste à annoncer la composition de son équipe de négociateurs, qui serait source de rivalités entre plusieurs services de l'Etat.

Le secrétariat dirigé par M. Sungar s'était par ailleurs plaint d'être en sous-effectif. (AFP, 6 août 2005)

La France insiste: Ankara doit reconnaître Chypre avant de négocier

Il n'est "pas acceptable" que la Turquie cherche à entrer dans l'Union européenne sans "vouloir reconnaître" un de ses membres, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, confirmant ainsi un durcissement de la position de Paris envers Ankara.

Dans un entretien publié jeudi par le quotidien Le Monde, M. Douste-Blazy a expliqué l'évolution de la France qui, par la voix de son Premier ministre Dominique de Villepin, a évoqué cette semaine un report de l'ouverture des négociations d'adhésion prévue le 3 octobre si la Turquie ne reconnaissait pas la République de Chypre avant cette date.

Le ministre a mis en exergue "un élément nouveau": "la déclaration annexe que la Turquie a souhaité adjoindre à sa signature, le 29 juillet, de l'accord d'union douanière étendu aux dix nouveaux entrants de l'UE, dont Chypre. Ankara y précise que cet accord douanier ne vaut pas reconnaissance de Chypre".

Il s'agit d'un "geste unilatéral qui pose un problème sérieux", a-t-il affirmé.

"Soyons clairs: la question ne porte pas aujourd'hui sur l'adhésion de la Turquie. Elle est de savoir si un Etat, quel qu'il soit, peut se porter candidat à l'adhésion de l'UE tout en refusant d'en reconnaître l'ensemble des Etats membres. Ne pas vouloir reconnaître un pays de l'Union tout en voulant y entrer, ce n'est pas acceptable", a ajouté M. Douste-Blazy, en parlant de "simple bon sens".

"Nous souhaitons qu'il y ait au sein de l'UE une discussion approfondie sur cette question. On ne peut pas faire comme s'il elle n'existait pas. Ce n'est pas un changement de pied, c'est une exigence de clarification", a-t-il encore assuré.

Mardi, M. de Villepin avait déclaré: "il ne me paraît pas concevable qu'un processus quelconque de négociations puisse s'ouvrir avec un pays qui ne reconnaîtrait pas chacun des membres de l'Union européenne, c'est-à-dire les 25".

La Turquie avait vivement réagi à ces propos, assurant qu'elle n'accepterait "jamais" un tel préalable.

"Il est hors de question pour nous d'envisager ou de parler d'une quelconque nouvelle condition concernant le processus d'adhésion devant débuter le 3 octobre", a renchéri jeudi le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

Visiblement embarrassée, la Commission européenne avait pour sa part répété mardi que la reconnaissance de Chypre par Ankara devait se régler "dans le cadre des Nations unies". (AFP, 4 août 2005)

Erdogan déplore l'appel de la France à une reconnaissance de Chypre

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a fait part jeudi à Ankara de son irritation après que la France eut affirmé que la reconnaissance de la République de Chypre par son pays était un préalable au lancement de négociations d'adhésion avec l'Union européenne.

"Il est hors de question pour nous d'envisager ou de parler d'une quelconque nouvelle condition concernant le processus d'adhésion devant débuter le 3 octobre", a déclaré M. Erdogan à des journalistes.

Le Premier ministre français Dominique de Villepin a affirmé mardi que la Turquie devait reconnaître la République de Chypre, membre de l'UE, avant de pouvoir entamer les pourparlers d'adhésion.

"Il ne me paraît pas concevable qu'un processus quelconque de négociations puisse s'ouvrir avec un pays qui ne reconnaîtrait pas chacun des membres de l'Union européenne, c'est-à-dire les 25", a affirmé M. Villepin sur la radio Europe 1.

Le quotidien français Le Figaro, citant sans les nommer des ministres du gouvernement Villepin, a rapporté mercredi que le président Jacques Chirac avait soutenu en conseil des ministres la position du chef du gouvernement.

Ankara refuse de reconnaître la République de Chypre, seule autorité légitime sur l'île aux yeux de la communauté internationale et membre de l'UE depuis mai 2004, tant que le conflit chypriote ne sera pas résolu.

La Turquie a signé la semaine dernière un protocole étendant aux dix nouveaux membres de l'UE, dont la République de Chypre, un accord d'union douanière la liant depuis 1996 au bloc européen.

Mais elle a souligné dans une déclaration unilatérale que la signature de ce protocole n'équivalait pas à une reconnaissance du gouvernement chypriote grec.

M. Erdogan s'est dit déçu des remarques de MM. Villepin et Chirac, d'autant plus que ce dernier, a-t-il dit, lui avait assuré, lors d'un entretien téléphonique après le sommet européen du 17 décembre --au cours duquel a été décidée l'ouverture de négociation d'adhésion avec la Turquie le 3 octobre--, que la signature du protocole ne constituerait pas une reconnaissance de la République de Chypre.

"Malheureusement, nous assistons maintenant à des déclarations contraires. C'est vraiment regrettable", a-t-il ajouté. (AFP, 4 août 2005)

L'opposition allemande soutient Matignon sur la Turquie

L'opposition conservatrice en Allemagne, favorite des élections législatives du mois prochain, apporte son soutien au Premier ministre français Dominique de Villepin, qui juge "inconcevable" l'ouverture de négociations sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne sans reconnaissance préalable de Chypre par Ankara.

"Villepin a raison. Il est clair qu'il est difficile d'imaginer que des négociations débutent avec un pays qui n'aurait pas préalablement reconnu tous les pays membres de l'UE", a déclaré Friedbert Pflüger, porte-parole de la CDU.

Paris presse Ankara de reconnaître Chypre avant l'ouverture des négociations d'adhésion à l'Union européenne, le 3 octobre, au grand dam du gouvernement turc qui dénonce des manoeuvres contraires aux engagements pris par l'UE en décembre dernier.

"La position d'Ankara n'a pas de sens et va à l'encontre de l'esprit des critères retenus pour l'ouverture des discussions le 3 octobre", a ajouté le porte-parole.

Ce dernier a par ailleurs sommé le chancelier Gerhard Schröder de prendre position sur ce sujet. "Le gouvernement allemand doit désormais dire clairement comment il compte traiter ce dossier".

Ankara, qui ne reconnaît que la partie turque de l'île méditerranéenne, a signé vendredi le protocole élargissant son union douanière aux dix nouveaux Etats membres de l'UE, dont Chypre, mais a immédiatement souligné dans une déclaration que cela n'avait pas valeur à ses yeux de reconnaissance officielle du gouvernement de Nicosie.

La France a estimé mardi qu'une telle décision pouvait entraîner un report de l'ouverture des négociations. "Il ne me paraît pas concevable qu'un processus quelconque de négociation puisse s'ouvrir avec un pays qui ne reconnaîtrait pas chacun des membres de l'Union européenne", a déclaré le Premier ministre français.

Selon un responsable turc, les propos de Villepin violent les engagements pris par l'UE à l'égard de la Turquie et ne sont pas en mesure de bloquer ni de retarder l'ouverture des négociations d'adhésion.

"La décision (prise au conseil européen) du 17 décembre 2004 est claire, (la reconnaissance de Chypre) n'était pas une condition préalable", a-t-il dit.

Prudent, le gouvernement allemand n'a pas souhaité réagir aux propos du Premier ministre français. "La position de l'Allemagne est bien connue. Elle est fondée sur les décisions du Conseil européen de décembre 2004", a simplement déclaré mardi une porte-parole du ministère des Affaires étrangères. (L'EXPRESS, 3 août 2005)

Paris met un obstacle supplémentaire sur la route d'Ankara

La France semble avoir dressé mardi un nouvel obstacle à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, en évoquant un report de l'ouverture des négociations d'adhésion prévue le 3 octobre si Ankara ne reconnaît pas la République de Chypre avant cette date.

"Il ne me paraît pas concevable qu'un processus quelconque de négociations puisse s'ouvrir avec un pays qui ne reconnaîtrait pas chacun des membres de l'Union européenne, c'est-à-dire les 25", a affirmé le Premier ministre français Dominique de Villepin sur la radio Europe 1.

En en faisant une question de "principe", il a estimé qu'en cas de refus, la date du 3 octobre devrait être repoussée en attendant "que la Turquie marque une vraie volonté de rentrer dans ce processus de négociation".

La Grèce a rapidement salué les déclarations de M. de Villepin, mais la Turquie a vivement réagi en assurant qu'elle n'accepterait "jamais" un tel préalable.

Visiblement embarrassée, la Commission européenne a répété pour sa part que la reconnaissance de Chypre par Ankara devait se régler "dans le cadre des Nations unies".

Selon un diplomate européen qui suit de près le dossier, "c'est la première fois que cette condition est posée à Ankara pour ouvrir les négociations d'adhésion". "A ma connaissance, même Chypre ou la Grèce ne sont pas allées publiquement aussi loin", a-t-il ajouté.

Avec l'appui des 25, la Commission européenne avait placé la barre nettement moins haut en demandant seulement à la Turquie d'étendre avant le 3 octobre aux dix pays entrés dans le bloc européen en mai 2004 --dont la République de Chypre-- un accord d'union douanière la liant aux autres pays de l'UE.

Ce qu'Ankara a fait vendredi dernier, tout en publiant simultanément une déclaration stipulant que ce geste "ne signifie en rien une reconnaissance de la République de Chypre".

Pour les responsables bruxellois, il était admis que cette reconnaissance devait intervenir durant les négociations prévues pour durer au moins cinq ans.

"Ce qui laissait le temps de voir venir", a expliqué le même diplomate.

D'ici là, la Turquie pouvait donc continuer à ne reconnaître comme seule autorité légitime que la République turque de Chypre Nord (KKTC), autoproclamée en 1983, neuf ans après l'invasion d'une partie de l'île par les troupes d'Ankara.

Dominique de Villepin va sans doute obliger les dirigeants européens à se pencher plus tôt que prévu sur la question: il a souligné que la France ferait valoir sa position "à la Turquie comme aux autres pays de l'Union européenne lors des prochains rendez-vous".

Longuement interrogée lors du point de presse quotidien, la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Cécile Pozzo di Borgo s'est refusée à tout commentaire. "Il y a un certain nombre de rendez-vous prévus dans le cadre de l'UE dans les semaines à venir", s'est-elle bornée à déclarer.

La prise de position de M. de Villepin a d'autant plus surpris qu'il était classé jusqu'à présent dans le camp des principaux partisans français d'une adhésion turque, à l'instar du président Jacques Chirac.

A l'inverse, son rival politique Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur et président du parti majoritaire UMP, est hostile à l'adhésion de la Turquie, comme une grande majorité de Français selon les sondages.

MM. Sarkozy et de Villepin sont considérés comme deux candidats probables à la prochaine élection présidentielle prévue en 2007 et des considérations de politique intérieure pourraient expliquer, au moins en partie, une évolution de la position du Premier ministre sur la Turquie.

52% des Européens sont contre, selon un sondage Eurobaromètre publié en juillet. Les Français, partagés, doivent se prononcer par référendum sur l'adhésion de la Turquie à l'issue du processus de négociations. (AFP, Philippe VALAT, 1 août 2005)

EU Protocol faces challenges in Turkish Parliament

Turkish and European Union officials breathed a sigh of relief after the signing of a key protocol extending Turkey's customs union deal to the 10 new members of the bloc. Indeed, some key negotiators have even left for their long-postponed holidays already. However, an eventual deal on the document, whose signing is a condition for the start of accession talks, is far from being done.

In Turkey opposition parties are preparing to vote against the protocol when it is presented for approval to Parliament.

"We hope that the protocol will fail to get sufficient support in Parliament, just as was the case with the March 1 motion," said Onur Öymen, a senior member of the main opposition Republican People's Party (CHP) in reference to the stunning rejection of a government motion on March 1, 2003 to authorize military cooperation with the United States in Iraq.

Other opposition parties have already lashed out at the government for undermining Turkey's Cyprus cause by signing the document and said a unilateral declaration reaffirming that it does not amount to recognition of the Greek Cypriot administration was not enough to meet national expectations.

Concerning the EU aspect, Greece and Greek Cyprus have expressed regret over Turkey's declaration that its non-recognition of Greek Cyprus continues and indicated that they would press the EU to step up its pressure on Ankara to change its Cyprus policy if it wants its EU bid to proceed.

"The Greek position will be set out within the framework of the Council of Permanent Representatives of the EU that is to be convened for this purpose towards the end of August," said Greek Foreign Ministry spokesman George Koumoutsakos.

Greek Cyprus is planning to scrutinize the declaration, which Turkey issued upon signing a protocol extending its customs union deal with the EU to the 10 new members to see if that document invalidates the protocol.

Current term president Britain earlier said the EU Council would "examine the terms of the Turkish declaration in due course with a view to agreeing any further EU response." (Turkish Daily News, August 1, 2005)

Turquie-USA/ Turkey-USA

Manifestation à Adana: "Fermez la base d'Incirlik"

A l'appel de la Coordination contre l'occupation de l'Irak, quelque 1200 manifestants se sont donnés rendez-vous le 28 août à Adana dans le sud de la Turquie pour protester contre la présence étasunienne en Turquie et pour exiger la fermeture de la base militaire d'Incirlik en marge du 50e anniversaire de sa mise en service.

Cette action était soutenue par une série d'associations sociales et syndicales, notamment l'association des familles des prisonniers politiques TAYAD, l'association des juristes démocrates (CHD), les syndicats des travailleurs municipaux 'Tüm Bel-Sen' et des travailleurs de la presse Haber-Sen.

A quelque 400 mètres de la base militaire d'Incirlik, le cortège a été bloqué par les panzers de la police, les troupes de la gendarmerie et les tireurs d'élite. Au même moment, on notait un déploiement impressionnant de blindés autour de l'ambassade des Etats-Unis située à trois kilomètres de là.

Durant la manifestation, Eyüp Bas, de la Coordination a déclaré : « Nous sommes venus d'Istanbul, de Trabzon, de Hopa, d'Izmir, d'Usak, de Dersim et d'autres provinces pour montrer aux envahisseurs notre détermination et manifester notre soutien à la digne résistance anti-impérialiste des peuples» Eyüp Bas a également souligné l'importance d'Incirlik pour les Etats-Unis et a achevé son allocution en appelant à la fermeture immédiate de la base américaine.

A la fin de l'action, un syndicaliste du Front pour les droits et les libertés (HÖC), Hasan Biber, a récité un célèbre poème révolutionnaire en langue arabe intitulé "Bi idna" (dans notre main).

La manifestation s'est achevée sans heurts.  (HÖC Info, 29 août 2005)

Relations régionales / Regional Relations
 

Malgré Ankara, les Kurdes d'Irak seront quasi-indépendants

Malgré l'opposition catégorique du régime d'Ankara, les Kurdes d'Iraq ont finalement réussi de faire passer de l'Assemblée une constitution qui reconnaît de jure leur quasi-indépendance. Cette réussite aura sans aucun doute un impact indéniable tant sur la communauté turque de Turquie que sur les oriéntations politiques futures du pouvoir militaro-politique d'Ankara.

Avec seulement deux semaines de retard sur le calendrier, l'Irak possède un projet de Constitution. Une version définitive a été lue hier devant le Parlement et doit être maintenant avalisée par référendum, le 15 octobre comme prévu. Le vice-président de l'Assemblée, Hussein Chahristani, s'est félicité de ce "cadeau" offert "au peuple irakien". Le texte pourrait se révéler un cadeau empoisonné.

Les Irakiens n'ont jamais autant évoqué les risques de "guerre civile" depuis qu'ils tentent de se doter de règles communes. Loin d'établir un nouveau contrat capable de rassembler un peuple morcelé, le projet de Constitution accroît un peu plus ses divisions. Les représentants des sunnites ne se reconnaissent pas dans un texte concocté dans leur dos par les chiites et les Kurdes. Ils rejettent avec force l'instauration d'un système fédéral qui, disent-ils, prépare l'éclatement du pays.

La charte entérine pourtant un état de fait. Elle reconnaît de jure la quasi-indépendance dont les Kurdes, repliés dans leurs montagnes, jouissent de facto depuis treize ans grâce à la protection alliée. Mais le projet va plus loin et ouvre la voie à d'autres régions autonomes. Des provinces peuvent s'agréger, exercer des pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires, ouvrir des ambassades à l'étranger.

Après le Kurdistan, au nord, qui lorgne sur les champs pétrolifères de Kirkouk, un "Chiistan", un pays chiite, pourrait émerger au sud, incluant les gisements de Bassorah. Début août, Abdel Aziz al-Hakim, chef de l'Assemblée suprême de la révolution islamique en Irak (ASRII), le plus grand parti chiite, avait évoqué publiquement cette possibilité. Pour laisser du jeu, le texte ne précise pas selon quelles modalités ces régions autonomes pourront être créées et en laisse le soin à une future loi. Mais les sunnites, après avoir dominé le pays depuis sa fondation, se voient déjà réduits à leur "triangle", une zone centrale aride et surtout privée de l'essentiel des richesses en hydrocarbures.

La Constitution précise bien que les revenus tirés de l'or noir devront être partagés de façon équitable sur une base démographique. Mais il est dit aussi que, pendant un certain temps, et "afin de rétablir l'équilibre", les régions qui ont été négligées sous le régime précédent recevront une part plus importante du gâteau  une autre cause de fureur pour les sunnites, dont les provinces ont été largement privilégiées par Saddam.

Autre bombe à retardement: l'article 129 accorde à chaque région le droit d'assurer sa propre "sécurité intérieure". Une exigence des Kurdes qui, trop de fois trahis par le passé, veulent pouvoir conserver leurs peshmergas. En pratique, les régions pourront former des groupes paramilitaires sous couvert de police locale.

Dernière pomme de discorde : l'Irak est défini dans son article 3 comme un pays multiethnique et multiconfessionnel, qui "fait partie du monde musulman", mais dont seule la population arabe relève "de la nation arabe". Une reconnaissance du poids des Kurdes. La formule a suscité une réaction très vive de la Ligue arabe, dont l'Irak est l'un des membres fondateurs.

Des concessions de dernière minute n'ont pas permis de rallier les chefs sunnites. Un millier de prisonniers ont ainsi été libérés samedi. Autre geste : l'article 7 ne bannit plus le "parti Baas", mais le "Baas de Saddam Hussein". Une nuance qui pourrait permettre à des baasistes non impliqués dans les exactions de l'ancien régime de prendre part à la vie politique.

Pour l'ambassadeur américain, Zalmay Khalilzad, très actif pendant tout le processus, l'Irak s'est doté de la Constitution "la plus progressiste" du monde musulman. Si le texte instaure bien un régime "démocratique et pluraliste" guère représenté dans la région, il présente aussi des similitudes avec les chartes des Etats voisins, à commencer par la place accordée à l'islam, qui devient "religion d'Etat" et "source principale de la loi".

Long chemin de la libération des Kurdes d'Irak

Devenus une force incontournable dans le paysage politique irakien, les Kurdes qui vivent en situation d'autonomie depuis avril 1991 ont refusé de céder sur leurs revendications, notamment le caractère fédéral de l'Irak qui leur permettrait de choisir l'autodétermination à terme.

Avec l'élection début avril de Jalal Talabani à la présidence irakienne, la communauté kurde, longtemps persécutée, en particulier sous le régime de Saddam Hussein, a accédé pour la première fois dans l'histoire de l'Irak moderne à la plus haute fonction de l'Etat.

Aux élections générales du 30 janvier 2004, la liste de l'Alliance kurde est arrivée, avec 75 sièges sur 275, en deuxième position après la liste chiite.

Peuple d'origine indo-européenne, descendant des Mèdes et des Scythes, les Kurdes, musulmans sunnites dans leur majorité, sont établis essentiellement dans quatre pays, la Turquie, l'Irak, l'Iran et la Syrie. En Irak, leur nombre est estimé entre 4 et 5 millions, soit 15 à 20% de la population.

Revendiquant dès 1965 la création d'un Etat avec une culture, une histoire et un langage communs, les Kurdes sont considérés comme une constante menace à l'intégrité territoriale des pays que traverse le Kurdistan.

En Irak, dès 1970 les autorités de Bagdad déplacent de force des populations kurdes, menant une politique d'"arabisation" à outrance. En 1988, pendant la guerre Irak-Iran, l'armée de Saddam Hussein réprime le soulèvement kurde et bombarde à l'arme chimique la ville de Halabja, faisant environ 5.000 morts.

En 1991, après la fin de la guerre du Golfe, les Kurdes d'Irak se soulèvent, provoquant une brutale répression des troupes de Bagdad et l'exode de centaines de milliers de personnes vers l'Iran et la Turquie. Les Occidentaux lancent alors l'opération "Provide Comfort" de secours en leur faveur, instaurant une zone de protection de la région, assortie d'une interdiction de survol au nord du 36ème parallèle.

Depuis cette date, les Kurdes gèrent un territoire autonome de fait, dans le nord de l'Irak, regroupant les trois provinces de Souleimaniyah (contrôlée par l'Union patriotique du Kurdistan, UPK), et de Dohouk et Erbil (contrôlées par le Parti démocratique du Kurdistan, PDK).

En 1992, les Kurdes élisent un Parlement, partagé à égalité entre les deux grands partis rivaux, le PDK de Massoud Barzani et l'UPK (née en 1975 d'une scission avec le PDK) de Jalal Talabani.

Mais ces deux formations entrent en conflit ouvert en 1994, paralysant les institutions. Au total, les affrontements inter-Kurdes, entrecoupés par des cessez-le-feu précaires, feront quelque 3.000 morts.

Le 8 septembre 2002, les dirigeants du PDK et de l'UPK signent à Washington un accord qualifié d'"historique", au moment où le régime de Saddam Hussein est menacé d'une frappe américaine. Ils conviennent de réactiver le Parlement unifié. Un mois plus tard, au cours de sa première session depuis six ans, cette Assemblée scelle la réconciliation des deux formations en ratifiant l'accord.

Les Kurdes s'allient ensuite aux troupes américaines dans leur guerre pour renverser Saddam Hussein, ce qui leur permet d'entrer en avril 2003 dans  Kirkouk. Depuis, ils revendiquent ouvertement l'attachement de cette riche ville pétrolière à leurs provinces autonomes, avançant des raisons historiques, mais aussi le poids de leur communauté dans la population.

Le 12 juin 2005, le Parlement kurde d'Irak a élu à l'unanimité de ses 111 membres, Massoud Barzani, fils du légendaire Mollah Moustafa Barzani, père du nationalisme kurde, comme président de la région autonome du nord du pays. (Libération-AFP, 29 août 2005)

Les bateaux de croisières israéliens reviendront lundi sur les côtes turques

Les bateaux de croisière israéliens doivent revenir à partir de lundi à Alanya, après une absence de trois semaines dans cette région touristique du sud de la Turquie en raison de menaces terroristes, a affirmé vendredi un responsable local.

"Israël nous a informé avoir levé son interdiction aux bateaux d'amener des passagers au port d'Alanya", a indiqué le vice-président de la compagnie Alidas qui gère le port, Mufit Kaplanoglu, à l'agence de presse Anatolie.

"Nous avons expliqué dans un rapport aux autorités d'Israël combien notre port est sûr (...) il n'y a eu aucune attaque terroriste ici", a-t-il dit, ajoutant que "un ou deux bateaux de croisière" sont attendus pour lundi dans cette ville située sur la Méditerranée.

Plusieurs bateaux de croisière israéliens qui devaient accoster à Alanya ont été déroutés au début du mois vers des ports du sud de Chypre pour des menaces terroristes.

Un ressortissant syrien interpellé par la police turque dans le sud-est du pays a reconnu le 11 août devant un tribunal d'Istanbul qu'il projetait de faire exploser des navires de croisière israéliens au large des côtes turques et a été écroué pour "appartenance à une organisation clandestine".

Louai Sakra, 32 ans, est soupçonné par les autorités turques d'appartenir au réseau Al-Qaïda et d'avoir déjà participé à des attentats à Istanbul en novembre 2003. (AFP, 25 août 2005)

Assyrian conference in Baghdad concludes by claiming federal state

On the 7th of August, the Assyrian General Conference concluded in Baghdad.

This event was the first free Assyrian national conference in Iraq, and dedicated much of its time to addressing the concerns of the Assyrian people of Iraq as they relate to the finalization of Iraq's constitution, which is scheduled to be presented to the Iraqi national assembly for a vote on ratification on 15 August.

Many of the demands of the conference as expressed in its official statement echoed calls heard from other ethnic and religious groups for sensitivity to group rights in the new Iraq.

One of the most notable demands of the conference was for the establishment of a democratic, pluralistic and federal system, and an "Assyrian Federal State in Nineveh's plain and in all the other historical places where [Assyrians] live and other national constituents and sects such as Turkman, Yezidis, Arabs, Shabak and Kurds".

The conference also demanded that Assyrian be taught as a national and historical language in all schools in Iraq as "educational heritage and cultural base of Iraq" and that an Assyrian symbol be inserted in the Iraqi flag.

Addressing the issue of religion's role in the future government of Iraq, the convention called for separation of religion from state and gender equality in all fields, stressing this point by setting the goal of emphasizing and raising the women's role in the political and educational process. (KurdishMedia.com, August 11, 2005)

Un groupe armé en Irak menace de tuer trois otages turcs (Al-Jazira)

Un groupe armé en Irak, jusqu'à présent inconnu, a menacé de tuer trois hommes, qu'il présente comme des Turcs et qui, selon lui, travaillent pour le compte des forces américaines en Irak, selon une vidéo diffusée dimanche par la chaîne qatariote Al-Jazira, montrant trois hommes.

Le groupe, qui se fait appeler "Katibat al-Foursan" (Brigade des cavaliers), affirme que les trois hommes "travaillent pour une société turque spécialisée dans le domaine du transport de produits destinés aux forces américaines en Irak", selon Al-Jazira qui cite un communiqué du groupe.

Les trois hommes, qui apparaissent chacun leur tour à l'écran, sont en train de parler mais leurs voix sont inaudibles. Aucune information n'est fournie quant à leur identité.

"Les mises en gardes répétées contre le travail pour les forces américaines sont désormais inutiles", indique le communiqué du groupe.

"C'est pourquoi, c'est le dernier avertissement aux sociétés qui coopèrent avec les forces d'occupation", poursuit-il.

"Sinon (si les sociétés ne cessent pas leur coopération avec les forces de la coalition: NDLR), ces trois (hommes) subiront le châtiment juste", menace le groupe.

L'employeur de trois otages turcs en Irak a demandé lundi leur libération, confirmant leur capture mais affirmant ne plus travailler avec les forces américaines "depuis près d'un an".

"Notre compagnie a cessé toutes ses activités en Irak depuis près d'un an (...) Notre entreprise n'a aucun contrat en cours ni aucun engagement en Irak", a indiqué dans un communiqué la firme Usluel, spécialisée dans les projets énergétiques, notamment dans la construction de lignes à haute tension.

Les personnes ravies sont Metin Ceylan, Fatih Yigit et Pasa Saglam et travaillent comme chauffeurs pour Usluel, qui rapatriait en Turquie des équipement ayant été utilisés pour remettre en état le réseau électrique irakien.

Le ministère turc des Affaires étrangères, contacté par l'AFP, a confirmé que trois citoyens turcs avaient été pris en otage en Irak "à la fin du mois de juillet".

"L'ambassade de Bagdad a entamé la procédure utilisée dans les cas similaires", a précisé un responsable.

Des dizaines de turcs, principalement des chauffeurs routiers, ont été enlevés par des groupes armés. La plupart d'entre eux ont été relâchés après l'engagement pris par leur employeur de cesser leurs activités en Irak.

Les entrepreneurs sont également la cible des preneurs d'otages. L'un d'entre eux, Ali Musluoglu, a été enlevé le 19 mai avec deux de ses "assistants". Les ravisseurs ont menacé de les tuer si Ankara ne cessait pas sa coopération avec les Etats-Unis en Irak. (AFP, 7-8 août 2005)

Turkey Worried About Statement On Kurdish Referendum

Turkey expressed concerns on Friday over statement that the Iraqi constitution being drafted might grant Kurdish people referendum right to determine their own fate.

"Turkey believed that Iraqi people will not allow such a possibility," Turkish Foreign Ministry Spokesman Namik Tan told a weekly news briefing on Friday.

"If there are people who target division in Iraq in the short or medium term, this will not only be a problem concerning Iraq," he added.

Tan said Turkey considers the political process in Iraq and preparations for the new constitution as efforts aimed at taking under guarantee Iraq's unity and territorial integrity.

It was reported that Iraqi Kurdistan Democratic Party (IKDP) leader Massoud Barzani had made a statement after meeting the US Ambassador in Baghdad Zalmay Khalilzad.

Barzani said the two sides agreed to make necessary arrangements in Iraqi constitution to grant Kurdish people referendum right to determine their own fate after eight years.

In the meantime, Tan noted Turkey closely monitors the developments pertaining to residence registration of thousands of Kurds in Kirkuk city of Iraq.

He was referring to reports that thousands of Kurds began formally registering as residents of Kirkuk in a bid to make Kurds the ethnic majority in the province and therefore bolster Kurdish claims to this oil-rich region. (Xinhua- KurdistanObserver.com, August 6, 2005)

Constitution: les Kurdes refusent de céder sur leurs droits

Le président du Kurdistan Massoud Barzani se rend dimanche à Bagdad pour discuter de la Constitution avec la volonté de ne rien céder sur les frontières de son territoire, le maintien de ses combattants et l'identité kurde de la ville pétrolière de Kirkouk.

"C'est une occasion rêvée pour les Kurdes et le Kurdistan et nous ne devons pas la laisser passer", a déclaré M. Barzani lors d'une intervention devant les 111 députés kurdes, dans la ville d'Erbil, à 350 km au nord de Bagdad.

Il a énuméré plusieurs points exigés par cette ethnie: "l'identité de l'Irak, les frontières du Kurdistan, la question des peshmergas (combattants kurdes), les ressources naturelles et l'article 58" de la Loi fondamentale qui stipule le retour des kurdes dans la ville de Kirkouk, arabisée sous Saddam Hussein.

"Les Kurdes n'accepteront pas que l'identité de l'Irak soit islamique. Nous respectons toutes les religions, notamment l'islam car c'est la religion de la majorité mais nous n'accepterons pas l'imposition de l'identité musulmane à l'Irak", a-t-il ajouté.

Les Kurdes sont en majorité sunnites, avec un petit groupe de chiites (les faïli), mais ils refusent que l'Irak devienne un Etat théocratique comme l'Iran et ils rejettent la dissolution des peshmergas, qui ont combattu l'armée de Saddam Hussein et maintiennent l'ordre aujourd'hui au Kurdistan.

M. Barzani a rejeté également l'identité arabe de l'Etat irakien, alors que toutes les Constitutions du pays depuis 1958 stipulaient que l'Irak est partie intégrante de la nation arabe.

"Que les régions arabes de l'Irak fassent partie de la Nation arabe, mais nous n'en sommes pas partie", a-t-il lancé, en référence aux trois provinces du Kurdistan (nord).

"Nous ne ferons pas de compromis sur ces droits du peuple kurde, ni d'ailleurs sur d'autres droits concernant le peuple irakien", comme les droits de l'Homme et ceux de la femme, a dit M. Barzani.

"Les autres parties irakiennes doivent comprendre que nous avons choisi de faire encore partie de l'Irak même si notre peuple veut l'indépendance et l'autodétermination", a-t-il martelé.

"Pour cela, les autres parties irakiennes doivent répondre positivement à nos demandes", a poursuivi M. Barzani.

Cette réunion du Parlement kurde intervient à la veille d'une rencontre à Bagdad des dirigeants politiques qui doivent tenter d'aplanir les divergences concernant le texte de la nouvelle Constitution.

Cette rencontre a été demandée par le Comité de rédaction de la Constitution, dont les 71 membres n'ont pu trouver de compromis sur des questions essentielles qui portent principalement sur le fédéralisme et la place de l'islam.

Le projet de Constitution doit être présenté au Parlement irakien à la mi-août pour être débattu et adopté, avant la tenue d'un référendum populaire d'ici le 15 octobre.

M. Barzani a annoncé qu'une délégation parlementaire kurde et des représentants des partis l'accompagnera dimanche à Bagdad pour participer à la réunion.

"Nous ne prendrons pas la décision finale à Bagdad. Le Parlement du Kurdistan doit en décider et ses membres doivent se préparer à une autre séance extraordinaire", a-t-il dit.

Les 111 membres du Parlement kurde ont approuvé les propositions de M. Barzani, à l'issue de la séance qui a duré deux heures.

Le président kurde a noté qu'il était opposé à un report de l'adoption de la Constitution "car la situation ne fera que se détériorer". "Mais, conformément aux lois, nous avons le droit de la rejeter si elle ne garantit pas tous nos droits".

Selon la Loi fondamentale, en vigueur actuellement, la Constitution est rejetée si lors du référendum, les deux-tiers des électeurs de trois provinces votent contre le projet. (AFP, 6 août 2005)

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece

Position commune Chypre/Grèce sur l'adhésion de la Turquie à l'UE

La Grèce et Chypre ont mis au point une position commune sur la question de l'ouverture des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, ont annoncé jeudi le président chypriote Tassos Papadopoulos et le Premier ministre grec Costas Caramanlis.

Les deux hommes n'ont toutefois donné aucune précision sur cette position, la France, de son côté, posant comme préalable à l'ouverture des négociations d'adhésion de la Turquie, prévue le 3 octobre prochain, une reconnaissance par Ankara de la République de Chypre.

"Nous sommes convenus d'un cadre commun de positions et nous avons coordonné nos prochaines actions", a déclaré M. Caramanlis. "Nous exprimerons ces positions en temps voulu lors de la prochaine réunion des représentants permanents à Bruxelles", prévue le 24 août, "et lors du conseil informel des ministres des Affaires Etrangères le 1er et 2 septembre", a-t-il ajouté.

Selon la presse grecque, ni Athènes, qui soutient un ancrage turc à l'UE pour normaliser les relations avec Ankara, ni Nicosie, ne souhaitent un blocage de l'ouverture des négociations Turquie-UE, et sont réservés sur la position française, imputée surtout à des considérations d'ordre intérieur.

La visite de M. Papadopoulos à Athènes avait été programmée après la réaction française à une déclaration de la Turquie, le 29 juillet à Bruxelles, soulignant qu'elle ne reconnaissait pas la République de Chypre.

La Turquie ne reconnaît que la République Turque de Chypre Nord (KKTC)  unilatéralement proclamée en 1983, neuf ans après l'invasion du nord de l'île par les troupes d'Ankara. Cette invasion faisait suite à un coup d'Etat de nationalistes chypriotes grecs soutenus par la junte grecque (1967-74) visant à annexer Chypre à la Grèce. (AFP, 18 août 2005)

La visite du Premier ministre grec à Ankara reportée après le 3 octobre

La visite du Premier ministre grec Costas Caramanlis à Ankara, prévue à la fin du mois d'août, a été reportée après le 3 octobre prochain, en raison de problèmes de calendrier, mais également à cause de l'attitude d'Ankara sur Chypre, a indiqué mardi à l'AFP une source des services de M. Caramanlis.

La visite, la première de ce genre après 46 ans, a été reportée parce que les deux parties ne s'accordaient pas sur une date satisfaisante, mais la partie grecque "a aussi pris en considération d'autres facteurs comme l'attitude de la Turquie sur la question du protocole de l'Union européenne", a ajouté la même source, sous couvert d'anonymat.

La Turquie a signé vendredi dernier un protocole étendant un accord d'union douanière entre l'UE et Ankara aux 10 pays nouvellement entrés dans le bloc européen, dont la République de Chypre.

Mais Ankara a adjoint au protocole une déclaration unilatérale affirmant que son geste n'équivalait pas à la reconnaissance de la République de Chypre, une attitude qu'Athènes et Nicosie ont immédiatement condamnée.

"La visite du Premier ministre à Ankara se déroulera selon toute probabilité après le 3 octobre (date prévue pour l'ouverture des négociations d'accession entre Ankara et l'UE), mais en aucun cas nous ne disons qu'il n'y aura pas de visite", a déclaré la source.

La visite avait été annoncée début juillet, sans précision de date, par Athènes, en marge de l'inauguration par MM. Caramanlis et Erdogan, de la construction d'un gazoduc qui acheminera le gaz du Caucase vers l'Europe, via leurs deux pays.

Une semaine auparavant, un porte-parole du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait affirmé que M. Caramanlis se rendrait en Turquie vers la fin août.

La dernière visite officielle d'un Premier ministre grec en Turquie avait eu lieu le 7 mai 1959 par Constantin Caramanlis, l'oncle de l'actuel chef du gouvernement.

Malgré leurs différends territoriaux en mer Egée, la Grèce et la Turquie, ont entrepris depuis 1999 la normalisation de leurs relations. (AFP, 2 août 2005)

Immigration / Migration

Marche kurde de Bruxelles à Cologne

Une soixantaine de ressortissants kurdes provenant de toute l'Europe se sont réunis ce midi sur la Place de la Monnaie à Bruxelles pour le départ d'une marche vers Cologne, où ils devraient arriver le 3 septembre prochain.

Les marcheurs entendent protester contre les opérations militaires qui sont, selon eux, encore menées actuellement au Kurdistan. Dans le même temps, ils veulent condamner les conditions de détention du leader du PKK Abdullah Ocalan et soutenir le cessez-le-feu d'un mois annoncé par les activistes kurdes.

Au cours de leur périple, les marcheurs passeront notamment par Louvain, Landen, Liège, et Eupen. L'arrivée est fixée au stade de Cologne, lieu d'un grand festival qui attirera, selon les organisateurs, une centaine de milliers de kurdes de toute l'Europe. (RTL, 27 août 2005)

Des marins turcs plongent dans le St-Laurent pour immigrer au Canada

Six marins turcs membres de l'équipage d'un navire de marchandise se sont lancés dimanche dans les eaux de fleuve St-Laurent, espérant immigrer illégalement au Canada, a-t-on appris des autorités frontalières.

Amarré au port de Montréal, le bateau de marchandise Imbat, battant le pavillon de Malte, a quitté dimanche matin la métropole québécoise en direction du continent européen, avant qu'une partie de son équipage plonge dans les eaux du fleuve St-Laurent.

Alertée par des riverains établis à une centaine de kilomètres à l'est de Montréal, la Sûreté du Québec a mis le grappin sur trois des fugitifs qui ont été remis au service frontalier canadien. L'un de ces trois marins a demandé le statut de réfugié.

Trois autres membres de l'équipage sont toujours en cavale et les autorités ont déployé une patrouille sur les berges du St-Laurent, porte d'entrée du continent nord-américain.

Deux autres marins turcs se sont évadés la semaine dernière alors que le navire était amarré au port de Montréal, a indiqué à l'AFP, Dominic McNeely, porte-parole de l'Agence des services frontaliers du Canada, ce qui porte à huit le nombre de fugitifs d'origine turque dont cinq sont toujours en cavale. (AFP, 21 août 2005)

Omer Berber mis en liberté par les autorités belges

L'ancien prisonnier politique de Turquie Omer Berber, arrête le 5 août 2005 par la police belge lors qu'il passait la frontière en voiture, a été mis en liberté le 13 août par les autorités belges suivant les protestations venues de plusieurs organisations.

Malgré le fait qu'il q été reconnu réfugié politique par la France, les autorités turques avaient délivré un mandat d'arrêt international pour qu'il soit arrêté et renvoyé à la Turquie.

Protestation contre l'arrestation d'un ancien prisonnier politique en Belgique

La Maison Populaire de Genève signale qu'un ancien prisonnier politique de Turquie, Omer Berber, a été arrête le 5 août 2005 par la police belge lors qu'il passait la frontière en voiture pour se rendre à un camp de la jeunesse organisé en Belgique. Il se trouve actuellement dans la prison de Verviers.

Berber était un des prisonniers politiques qui ont entamé la grève de la faim pour protester contre les conditions carcérales des prisons type-F en Turquie. Il avait été mis en liberté en 2002 à cause de la détérioration de son état de santé, mais quelques mois plus tard la justice turque a délivré un nouveau mandat d'arrêt contre Berber pour sa participation à une manifestation non autorisée en 1996 à Istanbul.

Quittant la Turquie clandestinement, le 9 novembre 2003, Berber avait obtenu le statut de réfugié politique en France et un permis de séjour pour ce pays valable pour dix ans.

Selon le communiqué de la MPG, malgré la protection de l'ONU, la police belge l'aurait arrêté pour le renvoyer à la Turquie suivant la demande des autorités turques. En cas de renvoi, il se trouvera de nouveau dans la prison et subira le mauvais traitement.

La Maison populaire de Genève appelle les autorités belges, notamment les ministères de la Justice et de l'Intérieur et la Commission Permanente de Recours des Réfugiés, à respecter la Convention de Genève de 1951 et à mettre en liberté cet ancien prisonnier politique qui a déjà souffert dans les prisons turques.

La MPG appelle également les défenseurs des droits de l'Homme à envoyer des pétitions aux adresses suivantes pour la libération de Berber.

Mme Laurette Onkelinx
Ministre de la Justice
Téléphone : 02/233.51.11
Télécopieur : 02/230.10.67
info@laurette-onkelinx.be

M. Patrick Dewael
Ministre de l'Intérieur
Tél.: +32 (0)2-504.85.13
Fax: +32 (0)2-504.85.00 - 504.85.80
Email : patrick.dewael@ibz.fgov.be
info@ibz.fgov.be

Commission Permanente de Recours des Réfugiés
VAN den BULCK D., (N), Commissaire général
Tél. : 02 205 51 11
Fax : 02 205 51 15
E-mail : info.cgrs@ibz.fgov.be

Les organisations suivantes ont déjà adressé à Mme Onkelinkx une pétition pour la mise en liberté de Berber:

AvEG-Kon (CONDIODE- Confédération des Immigrés Opprimés D'Europe), AGIF (Fédération des Travailleurs Immigrés d'Allemagne), FGIF (Fédération des Travailleurs Immigrés de France), IGIF (Fédération des Travailleurs Immigrés de Suise), GIK-DER (Association Culturelle des Travailleurs Immigrés- (Angleterre), VEKSAV Hollande (La fondation de  la cultur et de l'art Vardiya), AvEG-kon (CONDIODE- Confédération des Immigrés Opprimés D'Europe) Belgique, Journal Atilim, les comités de solidarité avec les prisoniers révolutionnaires, ACPV (Association Culturelle des Populares de Verviers)
( MPG, 0041-22-328.92.82 / Fax: 0041-22-328.92.83 / E-mail: assmp@bluewin.ch )

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