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INFO-TURK

A non-government information center on Turkey

Un centre d'information non-gouvernemental sur la Turquie

45th Year / 45e Année
  Octobre
2018 October
N° 482
53 rue de Pavie - 1000 Bruxelles
Tél: (32-2) 215 35 76 - Fax: (32-2) 588 69 73
Chief Editor /Rédacteur en chef: 
Dogan Ozgüden

Responsible editor/Editrice responsable:

Inci Tugsavul
Human Rights
Pressures on  media
Kurdish Question
Minorities
Interior politics
Armed Forces
Religious affairs
Socio-economics
Turkey-Europe
Turkey-USA
Regional Relations
Cyprus and Greece
Migration

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Canım İnci, 78 yaşını, biri çok eski, diğeri bugünkü iki fotoğrafınla kutluyorum...
İlki 2. Dünya Savaşı'nın ardından, 1946-47 olmalı, Ankara'da çocuk yaşlarda seni ilk tanıdığım günlerden... Biz erkek çocukların oyununa karışan, çoğunca da erkeklerden de baskın çıkan o çerden çöpten kızı unutabilir miyim?
Ve de aradan 16 yıl geçtikten sonra, 1962'de İzmir’de, bu kez iki genç muhalif gazeteci olarak tekrar karşılaşacağımız, 1965'den itibaren sevgide, kavgada, tasada, kıvançta her daim beraber olacağımız o kavgacı kızı...
Bugün 78 yaşında bitmez tükenmez sağlık sorunlarıyla da kavgadasın... Tüm vücudunu saran artrozlar yüzünden artık o çok sevdiğin gitarın ve bağlamanın tellerini, gazeteciliğinin ayrılmaz silahı klavyenin tuşlarını eskisi gibi dövememenin hüznünü yaşıyorsun.
Ama yüreğin insanlık için, mavi gezegenimizin tüm güzellikleri için hep sevgi dolu... İsyanlarını her fırsatta tüm yeteneklerinle dile getirmekten bir an bile geri durmuyorsun...
Tanığıyım...
Seni sen olarak ve de tüm bu müstesna özelliklerinle seviyorum...
Güzeller güzelim, 78. doğum günün kutlu olsun...


İNCİ ALBÜMÜ:
http://www.info-turk.be/75YIL.htm


Titres des évènements du mois
Titles of this month's events


Droits de l'Homme / Human Rights


Curfew declared for 332 times in 3 years

Des centaines d'arrestations pour des transferts illicites d'argent

L'application qui permet de dénoncer les opposants
GB: un Turc conteste une demande d'extradition

Pression sur les médias / Pressure on the Media

Banned books Exhibition in Frankfurt Book Fair

Former Editor of Demokratik Modernite Magazine Öner Detained
Journalist Seda Taşkın Sentenced to 7 Years, 6 Months in Prison
Réquisitoire attendu le 28 janvier contre le représentant de RSF en Turquie
Prosecutor Announces Opinion After 30-Month Arrest
Les assassins du journaliste Khashoggi, sbires de grand ami d'Erdogan
La police estime que le journaliste Khashoggi a été tué au consulat saoudien
Prison à vie confirmée en appel contre trois célèbres journalistes turc
Dix mois de prison pour l'auteur de tirs sur le journaliste d'opposition Dündar

Erdogan accuse l'Allemagne de protéger un journaliste "terroriste"
Turkey Can Be First Country to Ban Netflix


Kurdish Question / Question kurde

Attack on Amedspor in Sakarya

Les forces kurdes disent détenir 900 jihadistes étrangers présumés
90 personnes arrêtées pour liens présumés avec le PKK

Arrestation de 137 personnes soupçonnées de liens avec le PKK
Arrest of Selahattin Demirtaş to Continu

Erdogan threatens the world over the Kurds in the UN
La CEDH rejette une demande d'avocats d'Öcalan pour des mauvais traitements

Minorités / Minorities

Paylan: Those Whom You Have Enemized are My Relatives

Politique intérieure/Interior Politics

259 responsables locaux suspendus

Le parlement prolonge d'un an le mandat des forces turques

Forces armées/Armed Forces

Sept soldats tués dans un attentat

Un nouveau convoi militaire turc pénètre dans une zone rebelle

Ankara envoie des renforts à Idleb après l'accord russo-turc

Affaires religieuses / Religious Affairs
 

L'avocat du pasteur américain Brunson saisit la Cour constitutionnelle
Le frère de Gülen condamné à dix ans de prison

Socio-économique / Socio-economic

88 Thousand More People Unemployed in July

Des lacunes persistantes dans la lutte contre les violences faites aux femmes
Men Kill 23 Women in September
Rights Defenders Do Not Celebrate World Animal Day
Number of Arrested 3rd Airport Workers Becomes 27
Un syndicat appelle à la libération de 24 ouvriers du nouvel aéroport d'Istanbul
External Debt Increases by 4 Billion Dollars in First Half of 2018

Moody’s Downgrades Ratings of 9 Banks in Turkey to B2


Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations


Rencontre des dirigeants despotiques turc et hongrois

Le Parlement européen annule une aide de 70 millions d'euros à la Turquie
Erdogan conclut sa visite en Allemagne par l'inauguration d'une mosquée
Merkel et Erdogan affichent une timide détente malgré de "profondes différences"

Adhésion à l'UE: Bruxelles réduit drastiquement son aide à la Turquie


Turquie-USA-OTAN / Turkey-USA-NATO

Trump reçoit le pasteur libéré et salue Erdogan
USA: tentative d'intrusion chez l'opposant turc Fethullah Gülen
Vers des patrouilles turco-américaines dans la région syrienne de Manbij
Erdogan espère relancer la relation avec Washington

Pasteur américain en Turquie: Pompeo espère une libération prochaine

Relations régionales / Regional Relations

Les jihadistes restent sur zone, contre le plan russo-turc

Combats entre jihadistes et rebelles près d'une future zone "démilitarisée"
Un groupe rebelle rejette l'accord russo-turc sur Idleb
Erdogan appelle Putin à nettoyer les zones kurdes en Syrie

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece

Chypre dénonce l'arrestation de pêcheurs par la Turquie


Immigration / Migration

Les conseillers turcs dans les communes bruxelloises

22 morts dans l'accident d'un véhicule transportant des migrants
"Arrêtez l'infiltration du fascisme turc dans vos partis"
Le fils de Laurette Onkelinx condamné pour trafic de stupéfiants
Accusations de menaces de membres PS contre l’opposition à Saint-Josse

Turkey arrests Belgian citizen in Mersin
Plainte contre le frère du bourgmestre Emir Kir
Erdogan roule pour le CD&V en Belgique
Quand le maïeur de Saint-Josse Emir Kir dérape
La N-VA se mue en reporter traquant les loups gris chez la concurrence
Charles Michel a rencontré le président turc Erdogan
A l'approche des élections, un projet de mosquée à Haren
La procédure d’exclusion de l’échevin Défi Saït Köse est engagée
Un nouveau candidat négationniste du PS à Saint-Josse




Droits de l'Homme / Human Rights

Curfew Declared for 332 Times in 3 Years

The Human Rights Foundation of Turkey (TİHV) Documentation Center has determined that curfew was declared for at least 332 times in 11 provinces and at least 50 districts from August 16, 2015 to October 1, 2018.

Curfews were declared in the following provinces:

Diyarbakır (190 Times)
Mardin (53 Times)
Hakkari (23 Times)
Şırnak (13 Times)
Bitlis (18 Times)
Muş (7 Times)
Bingöl (7 Times)
Tunceli (6 Times)
Batman (6 Times)
Elazığ (2 Times)
Siirt (7 Times)

According to the report, at least 1 million 809 thousand people have been affected due to these curfews. (BIA, Oct 3, 2018)


Des centaines d'arrestations pour des transferts illicites d'argent

Plus de 200 personnes ont été arrêtées mardi en Turquie dans le cadre d'une enquête sur des transferts illicites d'argent sur des comptes aux Etats-Unis appartenant pour la plupart à des Iraniens, selon les médias officiels.

Au total 417 mandats d'arrêt ont été émis par la justice turque et 216 personnes ont d'ores et déjà été interpellées dans 40 provinces, a indiqué l'agence étatique Anadolu.

Les personnes concernées par ces mandats d'arrêt sont soupçonnées d'avoir transféré depuis début 2017 l'équivalent de plus de 400 millions de dollars vers quelque 28.000 comptes bancaires aux Etats-Unis appartenant pour la plupart à des Iraniens qui y résident, a précisé l'agence.

Les suspects sont soupçonnés d'avoir réalisé d'importants gains en percevant des "commissions" sur ces transferts, effectués dans des agences bancaire ou à l'aide de distributeurs automatiques de billets.

Ils sont accusés de "porter atteinte à la sécurité financière et économique" de la Turquie et d'avoir violé les législations sur "la lutte contre le blanchiment d'argent" et "la lutte contre le financement du terrorisme".

Les transferts suspects ont été effectués durant une période pendant laquelle la livre turque a enregistré une baisse constante face au dollar, culminant par un effondrement spectaculaire en août sur fond d'une forte inflation et d'une crise diplomatique avec les Etats-Unis.

En mai, Mehmet Hakan Atilla, l'ex-directeur général adjoint de la banque publique turque Halkbank, a été condamné par un tribunal américain à 32 mois d'emprisonnement après avoir été reconnu coupable de contournement des sanctions américaines contre l'Iran.

Il a fait appel et Ankara a vivement protesté après sa condamnation.

En outre, une amende colossale pourrait être infligée à Halkbank, une perspective qui inquiète le pouvoir turc.

Un homme d'affaires turco-iranien, Reza Zarrab, est au coeur de cette affaire explosive. Au cours du procès, il a impliqué le président Recep Tayyip Erdogan et des ministres du gouvernement turc.
(AFP, 2 oct 2018)

L'application qui permet de dénoncer les opposants

Même à l'étranger, le président turc Recep Tayyip Erdogan ne tolère pas la contradiction. Si la censure et le contrôle des esprits sont plus aisés à l'intérieur de son propre pays, les opposants se retrouvent maintenant traqués y compris à l'extérieur des frontières de la Turquie. Et notamment en Allemagne où les Turcs représentent la plus forte communauté immigrée. Les médias allemands, relayés par le site iGeneration, rapportent qu'une application disponible sur les smartphones permet de dénoncer les dissidents aux autorités turques.

L'application se nomme EGM, pour Emniyet Genel Müdürlüğü soit la Direction générale de la Sécurité du pays selon le site. Elle est disponible sur iOS comme sur Android. Les soutiens les plus zélés de Recep Tayyip Erdogan peuvent l'utiliser pour partager avec la police turque des captures d'écran de messages critiques pour le président postés sur les réseaux sociaux à l'étranger.

Mais même installés à l'étranger, les ressortissants turcs ne sont pas pour autant libres de donner leur avis sur le président turc sans risquer de mesures de rétorsion. Les supporters de Recep Tayyip Erdogan sont actifs aussi en dehors des frontières du pays et pour les citoyens dénoncés, le retour en Turquie – pour des vacances par exemple – peut alors se révéler très compliqué. Les médias allemands rapportent le témoignage d'un homme qui a reçu des menaces après avoir été dénoncé sur l'application à la suite d'un message critique sur Facebook.

La famille du basketteur Enes Kanter, qui joue aux États-Unis et a qualifié Erdogan de « dictateur » et d'« Hitler de notre siècle » sur les réseaux sociaux, a dû le renier publiquement pour éviter des représailles. Depuis, le joueur de NBA évite aussi les contacts avec ses proches pour ne pas les mettre en danger.
(LePoint.fr, 29 sept 2018)

GB: un Turc conteste une demande d'extradition

Le chef d'entreprise turc Akin Ipek, recherché par Ankara pour ses liens présumés avec le putsch manqué de 2016, a combattu mardi à Londres la demande d'extradition dont il fait l'objet, son avocat dénonçant des accusations "motivées par des considérations politiques".

M. Ipek avait été arrêté en mai au Royaume-Uni à la demande des autorités turques. Selon l'agence étatique turque Anadolu, cet ancien dirigeant de la holding Koza-Ipek avait fui Ankara le 30 août 2015 à bord d'un jet privé pour l'Angleterre, et n'est plus revenu en Turquie depuis.

Il est soupçonné par la Turquie d'être un proche de l'ennemi juré du président Recep Tayyip Erdogan, l'imam Fethullah Gülen, qui dirige depuis les Etats-Unis un influent réseau d'ONG, médias et entreprises qualifié par les autorités turques d'"organisation terroriste".

Ankara impute à Fethullah Gülen le putsch manqué de juillet 2016, ce qu'il nie, et accuse Akin Ipek d'avoir financé des entreprises qui lui seraient liées.

Des accusations "absurdes" et "motivées par des considérations politiques", a estimé mardi son avocat, Hugo Keith, lors d'une audience devant le tribunal de Westminster, qui tranchera ultérieurement sur le dossier.

"C'est un pogrom (...) parce qu'ils sont jugés pour de fausses accusations", a-t-il insisté en affirmant que son client, ainsi que deux autres ressortissants turcs également visés par une demande d'extradition, faisaient l'objet d'une procédure judiciaire en Turquie en leur absence.

L'avocat a également estimé que le Royaume-Uni ne pouvait extrader Akin Ipek en arguant que le pouvoir judiciaire turc n'était pas indépendant, et que son client risquait d'être poursuivi par de nouvelles accusations infondées s'il est renvoyé dans son pays.

"L'institution judiciaire (turque) est si compromise qu'elle n'offre aucune protection contre l'appareil d'Etat qui est tombé dans l'ignominie quasi-fasciste", a-t-il dit.

S'exprimant devant la presse à l'extérieur du tribunal, Akin Ipek a déclaré que "la vérité finirait par être révélée" sur les accusations qui le visent en Turquie.

En octobre 2015, la justice turque avait décidé de mettre sous tutelle la holding d'Akin Ipek, Koza-Ipek, propriétaire de deux quotidiens et de deux chaînes de télévision.

Un procureur d'Ankara avait accusé la holding de "financer", "recruter" et "faire de la propagande" pour le compte de Fethullah Gülen.
(AFP, 25 sept 2018)

Pression sur les médias / Pressure on the Media

Banned books Exhibition in Frankfurt Book Fair




10-14 October 2018 / Halle 5.0E 127 Belge International Publishing Stand
Curator: Ragıp Zarakolu; Coordinator: Monica E. Dahlgren; Grafics: Regina Clevehorn
Sigtuna Foundation and Kultur Forum Türkei Deutschland

Free Word / Banned Books was exibited in Sigtuna Literature Festival, at Sigtuna Foundation Library July 2015. Later it is exibited at Marsta/Stockholm, Vaxjö, Linköping, Ljungsbro Libraries; in 2016 it was exibited in La Haye during the Freedom Book Fair; in 2017 Free Word / Banned Books was seen in Geneve/SSwitzerland, Göteborg/Sweden and Frankfurt Book Fairs. Updated exibition can be seen now during the Frankfurt Book Fair.

Basic Titles of the exibition: I. TABOO OF COMMUNISM AND SOCIALISM. II. TABOO OF ARMENIAN GENOCIDE. III. TABOO OF ANATOLIAN, PONTOS AND CRETAN GREEKS. IV. KURDISH TABOO. V. ASSIRIAN TABOO. VI. OFFICIAL IDEOLOGY (KEMALISM) TABOO. VII. MILITARISM AND POLICE STATE TABOOS. VIII. SEXUAL TABOOS. IX. TABOOS BASED ON RELIGION AND BELIEF. X. TURKISHNESS TABOO. XI. GUERILLA TABOO. XII. TABOO OF POLITICIANS AND STATEMEN. XIII.LIBERAL WRITERS IN THE PRISON NOW. XIV. WRITERS IN EXILE.

SUPPEMENTS: 40 years of Belge International Publishing House’s struggle for freedom to publish / IPA’s Denounce / The eleven of Cumhuriyet: Watergate or Irangate of Turkey / The nine of Özgür Gündem Newspaper / Closing and confiscating Evrensel Publishing House, Hayat TV Channel, Evrensel Kültür and Tiroj Reviews / The fourteen of Özgürlükçü Demokrasi Newspaper / The Fourteen jorrnalists of ETHA News Agency / Twenty Workers of GÜN Printing House / Accusation to writer Mukaddes Çelik: “to attend some funerals”.

Former Editor of Demokratik Modernite Magazine Öner Detained

The former editor of the monthly political magazine Demokratik Modernite (Democratic Modernity) Servet Öner has been taken into custody in her house in the district of Beyoğlu in İstanbul.

While it has been reported that Öner has been detained as part of the operation that was launched in Turkey's southeastern province of Diyarbakır on October 9, it has been expected that Öner will also be taken to Diyarbakır.

The latest developments regarding the journalists who have been taken into custody in Diyarbakır are as follows:

While journalist Kibriye Evren, who was detained as part of the operation launched in Diyarbakır on October 9, has been arrested, other detained journalists, namely Abdurrahman Gök, Semiha Alankuş, Lezgin Akdeniz, Esra Solin Dal, Cihan Ölmez and Mehmet Akdoğan as well as the distributor of the Yeni Yaşam (New Life) newspaper Savaş Aslan were still in custody in Diyarbakır Security Directorate as of 1 a.m. today (October 12).

While the journalists have been charged with "undertaking actions and activities in the name of a terrorist organization", it has also been reported that the following questions were posed to the journalists while in custody: "What is your relation and contact with the PKK/KCK (Kurdistan Workers Party/ Kurdistan Communities Union)?", "What is your position inside the organization?" and "What is your code name that you use inside the organization?".
(BIA, 12 October 2018)

Journalist Seda Taşkın Sentenced to 7 Years, 6 Months in Prison


The Muş 2nd Heavy Penal Court announced its verdict in the case of journalist Seda Taşkın, who was released on probation after being detained in Muş on December 20, 2017 and was arrested again in Ankara upon the objection of the Prosecutor's Office on January 22 yesterday (October 10).

The hearing was attended by the Free Journalists Initiative Spokesperson Hakkı Boltan, P24 reporter Özgün Öçer, the Muş MP of the Peoples' Democratic Party (HDP) Sevin Coşkun and the journalist friends of Taşkın.

While Taşkın's attorneys Gulan Çağın Kaleli and Ebru Akkan appeared in court, Taşkın, who has been held in Sincan Closed Prison in Ankara, attended the hearing via Audio and Visual Information System (SEGBİS).

Presenting her last statement of defense, Taşkın did not accept the charges which have been pressed against her. Her attorneys Kaleli and Konak also referred to the verdicts of the Constitutional Court and the European Court of Human Rights (ECtHR) relating to freedom of the press and demanded that Taşkın be released on probation.

The court board of the Muş 2nd Heavy Penal Court ruled that Taşkın shall be sentenced to 3 years and 4 months in prison on charge of "propagandizing for a terrorist organization" and 4 years and 2 months in prison on charge of "aiding and abetting a terrorist organization as a non-member". Taşkın has been sentenced to a total of 7 years and 6 months in prison.

What happened?

Detained on December 20, 2017 in Muş and released on probation, Mezopotamya Agency reporter Seda Taşkın was arrested in Ankara again on January 22, 2018.

Speaking to bianet, Taşkın's lawyer Ebru Akkal said that the arrest decision was made by Bitlis Criminal Judgeship of Peace, which heard the case upon Prosecutor's Office's objection to the initial verdict.

Following her deposition, Taşkın was arrested on charge of "being a member of an illegal organization".
(BIA, 11 October 2018)

Réquisitoire attendu le 28 janvier contre le représentant de RSF en Turquie

Ouvert il y a près de deux ans, le procès du représentant de Reporters sans frontières (RSF) en Turquie et de deux autres défenseurs des droits humains a de nouveau été ajourné au 28 janvier prochain. L’organisation réclame un non-lieu et appelle à la mobilisation pour la prochaine audience, au cours de laquelle le procureur devrait rendre son réquisitoire.

Déjà sept reports ! Le représentant de RSF en Turquie, Erol Önderoğlu, et la défenseure des droits humains Şebnem Korur Fincancı n’ont encore une fois comparu que cinq minutes, ce 9 octobre, avant que leur procès ne soit ajourné au 28 janvier 2019. Le tribunal d'Istanbul affirme devoir traiter la déposition envoyée par leur co-accusé en exil Ahmet Nesin, après quoi le procureur présentera son réquisitoire. Les trois activistes risquent jusqu’à quatorze ans de prison pour avoir pris part à une campagne de solidarité avec le quotidien pro-kurde Özgür Gündem, qui leur vaut d’être poursuivis pour “propagande d’une organisation terroriste”, “apologie d’un crime” et “incitation au crime”.

“Cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de nos collègues est un signal d’intimidation intolérable pour les journalistes et la société civile turcs, dénonce Johann Bihr, responsable du bureau Europe de l’Est et Asie centrale de RSF, qui assistait à l’audience. Nous appelons à la mobilisation la plus large pour la prochaine audience, au cours de laquelle le procureur devrait rendre son réquisitoire.”

“Notre seul crime est d’avoir défendu le pluralisme, et nous continuerons à le faire, déclare Erol Önderoğlu. Nous demandons à la justice de reconnaître le rôle légitime de la société civile et de mettre un terme à ces poursuites arbitraires.”

Défenseur de la liberté de la presse de premier plan, Erol Önderoğlu est le représentant de RSF en Turquie depuis 1996. Son procès et celui de ses deux co-accusés s’est ouvert en novembre 2016. Au total, une quarantaine de personnalités ont été ou sont poursuivies pour avoir pris part à la même campagne de solidarité. Au nom du pluralisme, elles s’étaient relayées pour prendre la direction d’Özgür Gündem un jour chacun, à titre symbolique. Persécuté par la justice, ce journal a finalement été fermé manu militari en août 2016. Son successeur, Özgürlükçü Demokrasi, a lui aussi été placé sous tutelle judiciaire en mars 2018. Erol Önderoğlu et ses deux camarades, sont les seuls à avoir été arrêtés une dizaine de jours dans le cadre de cette campagne.

Outre RSF, PEN International et PEN Norvège observaient l’audience au palais de justice de Çağlayan, ainsi que des diplomates français, luxembourgeois, britanniques et norvégiens. Onze autres journalistes, dont Faruk Eren, Ertuğrul Mavioğlu, İhsan Çaralan et Fehim Işık, comparaîtront le 10 octobre à Istanbul pour avoir pris part à la même campagne de solidarité.

La Turquie occupe la 157e place sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse établi en 2018 par RSF. Déjà très préoccupante, la situation des médias est devenue critique après la tentative de putsch de juillet 2016 : de nombreux médias ont été fermés sans aucun recours effectif, les procès de masse se succèdent et le pays détient le record mondial du nombre de journalistes professionnels emprisonnés. (RSF, 10 octobre 2018)


Prosecutor Announces Opinion After 30-Month Arrest

The eighth hearing of the case, which was the first lawsuit filed against Academics for Peace for having signed the declaration entitled "We will not be a party to this crime" and where four academics were arrested for a while, was held at the İstanbul 13th Heavy Penal Court today (October 9).

The hearing was attended by academics Esra Mungan and Meral Camcı.

In the hearing held today, it was seen that the opinion as to the accusations prepared by the Prosecutor's Office entered the case file of the academics.

In its opinion as to the accusations, the Prosecutor's Office demanded that Dr. Lecturer Esra Mungan, Dr. Lecturer Meral Camcı, Dr. Lecturer Muzaffer Kaya and Assoc. Prof. Dr. Kıvanç Ersoy be penalized as per the 1st and 2nd sentences of the Article no. 7/2 entitled "Propagandizing for a terrorist organization" of the Anti-Terror Law. The Office also requested that their period of detention and arrest be reduced from the related penalty.

The court board granted time to the academics and their attorneys for the preparation of their statements of defense. Their next hearing will be held on January 28, 2019 at 10.30 a.m.

At the İstanbul 13th Heavy Penal Court, after the hearing of the four academics, the eighth hearing of the case, which has been filed against academic Fuat Özdinç, who was discharged from Kırıkkale University, was also held. The next hearing of Özdinç will be held on January 28, 2019.

What happened?

On January 10, 2016, 1,128 academics published a declaration entitled "We will not be party to this crime" on behalf of the Academics for Peace initiative. With the participation of further academics, the number of academics who have signed the declaration has reached 2,212.

On March 10, 2016, the Academics for Peace made a statement for press and shared with the public what they had been going through since the declaration "We will not be a party to this crime" was published.

The academics Dr. Lecturer Esra Mungan, Dr. Lecturer Muzaffer Kaya, Assoc. Prof. Dr. Kıvanç Ersoy (March 15, 2016) and Dr. Lecturer Meral Camcı (March 31, 2016), who read out the above-mentioned statement for press, were arrested on charge of "propagandizing for a terrorist organization" as per the Article No. 7/2 of the Turkish Anti-Terror Law. They were released on April 22, 2016.

Upon the request of the Prosecutor's Office, the Ministry of Justice granted a permission of trial as per the Article No. 301 of the Turkish Penal Code No. 301 on charges of "insulting the Turkish Nation, the State of the Republic of Turkey and the institutions and organs of the government."

With the indictment issued by the Prosecutor İsmet Bozkurt, lawsuits were filed against the academics on charge of "propagandizing for a terrorist organization" as per the Article No. 7/2 of the Anti-Terror Law No. 3713.

As of October 9, 2018, 292 academics had stood trial since December 5, 2017. 27 of these academics were sentenced to 1 year and 3 months in prison and all of the sentences were suspended, except for those of Prof. Dr. Zübeyde Füsun Üstel from Galatasaray University and Prof. Dr. Büşra Ersanlı from Marmara University.
(BIA, 9 October 2018)

Les assassins du journaliste Khashoggi, sbires de grand ami d'Erdogan

Selon les autorités turques, il ne fait aucun doute que l'Arabie saoudite est derrière la disparition du journaliste d'opposition Jamal Khashoggi, il y a une semaine au consulat saoudien d'Istanbul. Des images de vidéosurveillance à l'entrée du bâtiment et à l'aéroport de la ville turque diffusées par les médias turques montreraient selon eux les responsables.

Les images de vidéosurveillance du consulat d'Istanbul, diffusées par le groupe turc TRT World.

Les images de vidéosurveillance du consulat d'Istanbul, diffusées par le groupe turc TRT World. (Reuters)

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Voilà plusieurs jours que la Turquie enquête sur la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, qu'il s'agisse de la police ou des médias. L'affaire provoque un vif émoi dans ce pays, en même temps qu'une crise ouverte entre Ankara et Riyad. Les révélations successives accréditeraient en effet, selon Ankara, le scénario d'un enlèvement ou d'un assassinat prémédité de cet homme de 59 ans, un critique du pouvoir du royaume qui s'était exilé en 2017 aux Etats-Unis et écrivait notamment pour le Washington Post, par un groupe de Saoudiens. Mardi 2 octobre, il s'était rendu au consulat saoudien d'Istanbul pour effectuer des démarches administratives en vue de son prochain mariage. Et n'a plus été aperçu depuis.

Lire aussi - Crise ouverte entre l'Arabie saoudite et la Turquie après la disparition d'un journaliste

Un groupe d'hommes venus d'Arabie Saoudite a réservé un hôtel sans y passé la nuit

Mercredi, de nouveaux éléments diffusés par la presse et la télévision turque entendent prouver l'existence de cette funeste équipée :

Le quotidien pro-gouvernemental Sabah a publié les noms, l'âge et les photographies de quinze hommes présentés comme l'"équipe d'assassinat" dépêchée par Riyad. Parmi elles, le nom de Salah Muhammed Al-Tubaigy, qui correspond à celui d'un lieutenant-colonel du département de la médecine légale saoudien.

La veille, le même journal avait révélé que deux avions privés étaient arrivés d'Arabie saoudite à Istanbul ce jour-là et que les personnes à leur bord avaient des chambres réservées dans des hôtels proches du consulat mais qu'ils n'y avaient pas passé la nuit. 24 TV et d'autres chaînes de télévision ont aussi diffusé des images qui seraient celles des membres de ce groupe arrivant à l'aéroport d'Istanbul puis à leur hôtel. Selon ces sources, ils ont quitté l'hôtel dans la matinée pour se rendre au consulat puis sont repartis dans la soirée. La police turque avait déjà révélé samedi qu'un groupe de 15 Saoudiens avait fait l'aller et retour à Istanbul et au consulat le jour de la disparition du journaliste.

Des télévisions turques ont par ailleurs diffusé des images de vidéosurveillance montrant notamment l'entrée au consulat saoudien d'Istanbul de Jamal Khashoggi puis de l'équipe soupçonnée d'être responsable de sa disparition. Sur les images, le journaliste apparaît, entrant dans le consulat à 13h14 tandis qu'un van noir est visible, garé à proximité. D'autres images diffusées par la chaîne 24 TV montrent ce van entrer dans le consulat puis en ressortir et se rendre à 15h08 à la résidence du consul toute proche.

Selon le rédacteur en chef du quotidien Aksam, Murat Kelkitlioglu, s'exprimant sur 24 TV lors de la présentation des images, il est "certain" que Jamal Khashoggi est transporté dans ce van, mort ou vivant. Des sources turques avaient affirmé durant le weekend que l'homme avait été assassiné dans le consulat mais certains médias, mardi, ont évoqué la possibilité qu'il ait été enlevé et emmené en Arabie saoudite.

Des conversations interceptées évoquent l'enlèvement du journaliste

Bien sûr, l'Arabie saoudite a fermement démenti la thèse de l'assassinat, ou même de sa disparition, indiquant que le journaliste était bien ressorti du consulat. Riyad a autorisé mardi les autorités turques à fouiller le bâtiment, ce qui n'a pas encore eu lieu.

En outre, le Washington Post a affirmé, citant une source informée, que les services de renseignement américains avaient intercepté avant la disparition du journaliste des communications entre responsables saoudiens évoquant son enlèvement. La fiancée du journaliste, Hatice Cengiz, a demandé mardi dans le quotidien américain l'aide du président américain Donald Trump pour "faire la lumière" sur cette affaire. Le président des Etats-Unis a indiqué mercredi avoir parlé de cette affaire "au plus haut niveau" avec les Saoudiens, après s'être dit lundi "préoccupé" par le sort de cet homme.

La police estime que le journaliste Khashoggi a été tué au consulat saoudien

La police turque estime que le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, critique du pouvoir de Ryad et porté disparu depuis mardi à Istanbul, a été tué au consulat de son pays, selon une source proche du gouvernement, une information rapidement démentie par Ryad et que ses proches espèrent fausse.

"La police estime dans ses premières conclusions que le journaliste a été tué au consulat par une équipe venue spécialement à Istanbul et repartie dans la même journée", à indiqué cette source à l'AFP.

La police turque avait affirmé un peu plus tôt qu'un groupe de 15 Saoudiens avait fait mardi l'aller-retour à Istanbul et se trouvait au consulat en même temps que Jamal Khashoggi, qui n'a, selon la police, jamais quitté la représentation diplomatique.

L'agence de presse officielle saoudienne SPA a rapporté dimanche qu'un responsable du consulat d'Arabie saoudite avait démenti sous couvert de l'anonymat les informations selon lesquelles le journaliste aurait été tué.

"Le responsable a démenti avec force ces accusations sans fondement", selon SPA. L'agence a ajouté qu'une équipe d'enquêteurs saoudiens se trouvait en Turquie et travaillait avec les autorités locales.

"J'attends une confirmation officielle du gouvernement turc pour y croire", a réagi sur Twitter la fiancée turque du journaliste, Hatice Cengiz.

Ryad assure que Jamal Khashoggi, un critique du pouvoir de Ryad écrivant notamment pour le quotidien américain Washington Post, a quitté le consulat après y avoir effectué des démarches mardi.

Dans un entretien vendredi à l'agence Bloomberg le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a affirmé que Jamal Khashoggi était effectivement "entré" au consulat mais qu'il en était sorti peu après. Il a invité les autorités turques à "fouiller" le consulat. "Nous n'avons rien à cacher".

M. Khashoggi s'est exilé aux Etats-Unis l'année dernière redoutant une arrestation, après avoir critiqué certaines décisions de Mohammed ben Salmane et l'intervention militaire de Ryad au Yémen.

Selon sa fiancée, il s'était rendu au consulat pour effectuer des démarches en vue de leur mariage.

"Il est allé au consulat avec un rendez-vous, donc ils savaient quand il y serait", explique à l'AFP un proche du journaliste, Yasin Aktay, également une figure du Parti de la Justice et du Développement (AKP, au pouvoir).

"Il avait appelé le consulat un peu avant d'y aller pour voir si ses documents étaient prêts, ils lui ont dit +oui, c'est prêt, vous pouvez venir+", poursuit-il.

"Ses amis l'avaient mis en garde, +n'y va pas, ce n'est pas sûr+, mais lui disait qu'ils ne pouvaient rien lui faire en Turquie. Il y est allé confiant qu'une telle chose était impossible en Turquie", ajoute M. Aktay, tout en espérant que les nouvelles de la mort de son ami ne soient pas vraies.

L'ambassadeur saoudien en Turquie a été convoqué par Ankara mercredi au sujet de cette affaire. Une enquête judiciaire a également été ouverte.

- "Crime d'Etat" -

"Si les informations sur l'assassinat de Jamal sont vraies, c'est un acte monstrueux et incompréhensible", a déclaré dans un communiqué Fred Hiatt, directeur de la rubrique opinion du Washington Post.

"Jamal était --ou, comme nous l'espérons, est-- un journaliste courageux et engagé. Il écrit par amour pour son pays, et une foi profonde dans la dignité humaine et la liberté", poursuit M. Hiatt.

"Ce sont des allégations extrêmement graves", a déclaré un porte-parole du ministère britannique des Affaire étrangères, interrogé par l'AFP. "Nous travaillons urgemment pour établir les faits".

Le département d'Etat américain a indiqué samedi n'être "pas en mesure de confirmer" le sort de Jamal Kashoggi mais suivre "la situation de près".

Le secrétaire général de Reporters sans Frontières (RSF), Christophe Deloire, a tweeté que si les informations selon lesquelles Khashoggi aurait été tué étaient confirmées, "il s'agirait d'un crime d'Etat d'un autre temps".

Le représentant de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour la liberté des médias, Harlem Désir, a appelé sur Twitter les autorités turques à "dévoiler les détails" de cette affaire, estimant que "les personnes responsables de ce crime horrible doivent faire face à la justice".

L'Arabie saoudite figure à la 169e place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF.

Ryad promeut une campagne de modernisation depuis que Mohammed ben Salmane a été désigné héritier du trône en 2017. Mais la répression contre les dissidents, avec des arrestations de religieux, de personnalités libérales et aussi de militantes féministes s'est accentuée depuis.

M. Khashoggi, 59 ans, est l'un des rares journalistes saoudiens en vue à élever la voix contre cette répression.

En septembre 2017, il avait annoncé avoir été interdit de contribution dans le quotidien Al-Hayat, propriété du prince saoudien Khaled ben Sultan al-Saoud. M. Khashoggi avait alors reconnu avoir défendu les Frères musulmans, classés par Ryad comme "organisation terroriste". La Turquie, elle, est considérée comme l'un de leurs principaux soutiens.
(AFP, 7 oct 2018)

Prison à vie confirmée en appel contre trois célèbres journalistes turcs

Le tribunal régional d’Istanbul a confirmé, ce 2 octobre 2018, la condamnation des célèbres journalistes Ahmet Altan, Mehmet Altan et Nazlı Ilıcak à la prison à vie aggravée. Reporters sans frontières (RSF) dénonce un lynchage judiciaire.

La sentence est tombée dans la soirée du 2 octobre : le tribunal régional d’Istanbul a confirmé la condamnation d’Ahmet Altan, Mehmet Altan et Nazlı Ilıcak à la prison à vie assortie d’un strict isolement. Comme en première instance, les célèbres journalistes ont été reconnus coupables d’avoir “tenté de renverser l’ordre constitutionnel”. Leur ultime recours se trouve désormais entre les mains de la Cour de cassation.

“C’est un véritable lynchage judiciaire dont font l’objet ces journalistes de renom, dénonce le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire. La perspective qu’ils finissent leurs jours derrière les barreaux dans le plus grand isolement est tout simplement honteuse pour les autorités turques. La communauté internationale doit redoubler d’efforts pour mettre fin à l’arbitraire total qui prévaut en Turquie.”

Arrêtés en septembre 2016, les frères Altan et Nazlı Ilıcak avaient déjà été condamnés à la prison à vie aggravée en première instance. En cause, leurs activités journalistiques, et notamment leurs critiques des autorités au cours d’une émission de télévision diffusée la veille de la tentative de putsch de juillet 2016. Marqué par de multiples violations procédurales, leur procès a fait l’impasse sur un arrêt contraignant de la Cour constitutionnelle, selon lequel la détention de Mehmet Altan constituait une violation injustifiée de ses droits. Ce n’est qu’après six mois de résistance que la justice a fini par remettre Mehmet Altan en liberté sous contrôle judiciaire, en juin. Il retournera cependant en prison si sa peine est confirmée en cassation.

Après avoir prétendu qu’Ahmet Altan avait fait passer des “messages subliminaux” en faveur des putschistes, le procureur s’est efforcé de démontrer que les journalistes avaient fait “usage de la force… de façon immatérielle”.

La Turquie occupe la 157e place sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse établi en 2018 par RSF. Déjà très préoccupante, la situation des médias est devenue critique après la tentative de putsch de juillet 2016 : de nombreux médias ont été liquidés sans aucun recours effectif, les procès de masse se succèdent, et le pays détient le record mondial du nombre de journalistes professionnels emprisonnés.
(RSF, 2 oct 2018)

Dix mois de prison pour l'auteur de tirs sur le journaliste d'opposition Dündar

Un Turc qui avait ouvert le feu sur le journaliste d'opposition Can Dündar en 2015 a été condamné mardi à dix mois de prison pour port illégal d'arme, a rapporté la presse.

Outre la peine de prison, l'homme, Murat Sahin, a écopé d'une amende de 4.500 livres turques (750 dollars) pour avoir blessé un journaliste qui se trouvait sur le lieu de l'attaque, selon la chaîne privée NTV.

Rédacteur en chef à l'époque du journal de Cumhuriyet, M. Dündar avait échappé à l'attaque, qui s'était produite en mai 2016 devant un tribunal d'Istanbul où il était jugé pour avoir révélé que les services secrets turcs avaient fourni des armes à des groupes islamistes en Syrie.

L'auteur des tirs avait été arrêté après l'attaque avant d'être libéré en octobre 2016.

Can Dündar s'est réfugié en Allemagne après avoir été condamné à cinq ans et 10 mois de prison en première instance, en 2016, dans cette affaire désormais connue en Turquie sous le nom d'"affaire des camions du MIT".

M. Erdogan a confirmé lors d'une visite en Allemagne la semaine dernière vouloir l'extradition du journaliste critique, l'accusant d'être un "agent" ayant divulgué des "secrets d'Etat".

Selon les attendus de la décision du tribunal cités par NTV, l'assaillant a été acquitté de l'accusation d'avoir menacé M. Dündar avec une arme et condamné à une simple amende pour avoir blessé le journaliste. La peine de 10 mois de prison sanctionne seulement le port illégal d'arme.

M. Dündar a critiqué ce verdict sur Twitter, estimant qu'il pourrait encourager des attaques similaires.

"Quelle est la peine encourue pour avoir tiré sur un journaliste en Turque? L'acquittement. Et si l'assaillant blesse quelqu'un d'autre par accident? 4.500 livres", a-t-il écrit.

"Cette décision est une médaille décernée à un homme qui a pointé une arme sur un journaliste. Et c'est un message consistant à dire à ceux qui ouvrent le feu: n'hésitez pas, l'Etat est derrière vous", a-t-il ajouté.
(AFP, 2 oct 2018)

Erdogan accuse l'Allemagne de protéger un journaliste "terroriste"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'en est pris vendredi à l'Allemagne en des termes peu diplomatiques, reprochant au pays de protéger un journaliste condamné pour "acte de terrorisme" en Turquie.

"Quand des journalistes sont impliqués dans des actes terroristes et qu'un tribunal turc les a condamnés, comment peut-on encore les défendre?", s'est emporté le président turc, déviant de son discours lors d'un dîner donné en son honneur à Berlin.

"L'un d'entre eux a été condamné à 5 ans et 10 mois de prison. Il est soi-disant un journaliste. Il a réussi à s'enfuir de Turquie pour chercher refuge en Allemagne", a-t-il martelé, furieux, en référence au journaliste Can Dündar qui vit en exil depuis 2016 dans le pays.

"Et ici on lui donne le beau rôle", a-t-il encore critiqué.

M. Erdogan a réaffirmé vouloir l'extradition du journaliste et critique du pouvoir turc, l'accusant d'être un "agent" ayant divulgué des "secrets d'Etat".

"Je ne suis pas un agent, je suis un journaliste", avait déclaré Can Dündar, ancien rédacteur en chef du quotidien d'opposition Cumhuriyet, au cours d'une conférence de presse vendredi soir. Il s'est dit poursuivi par la justice turque uniquement "pour avoir écrit un article de presse" et accusé le président turc de mentir.

M. Erdogan, en visite jusqu'à samedi en Allemagne, a réagi aux propos du chef de l'Etat Frank-Walter Steinmeier, qui avait exprimé lors du même dîner ses inquiétudes sur le sort de journalistes, syndicalistes, scientifiques ou intellectuels emprisonnés en Turquie depuis le putsch manqué de 2016.

"Je crois que vous avez reçu de fausses informations", a-t-il lancé. "Nous n'avons pas le devoir de protéger les terroristes", a-t-il ajouté, ni en Turquie, ni en Allemagne ni dans aucun autre pays.

"J'aurais préféré ne pas avoir à dire cela, nous en avions déjà parlé ce matin", a-t-il déclaré à l'attention de M. Steinmeier, qui avait accueilli M. Erdogan avec les honneurs militaires.

Ce dernier est venu en Allemagne avec l'intention déclarée d'entamer un rapprochement diplomatique après deux ans de brouille entre Berlin et Ankara.

La chancelière Angela Merkel avait souligné vendredi que "beaucoup de choses" unissaient les deux pays, tout en soulignant les "profondes différences" notamment sur la liberté de la presse et le respect des droits de l'homme en Turquie.

Le président turc doit se rendre samedi à Cologne pour inaugurer une mosquée.
(AFP, 28 sept 2018)

Turkey Can Be First Country to Ban Netflix

After an almost 5-hour meeting held on September 25, the Radio and Television Supreme Council (RTÜK) approved the regulation which grants an authority to impose an extensive supervision and censorship on radio and television broadcasts made on the Internet.

Speaking to bianet, Prof. Dr. Yaman Akdeniz from the Faculty of Law at İstanbul Bilgi University has warned that the regulation in question is ambiguous and censorship can be imposed by using this ambiguity.

The bag bill draft, which covers granting right of broadcasting and license of transmission to the websites making radio and television broadcasts on the Internet and foresees supervision of these broadcasters, were approved by the Grand National Assembly of Turkey (TBMM) on March 21, 2018.

As per the related regulation, the platform operators providing services for a fee will be obliged to give the information and documents of every type about their subscribers to the RTÜK.

Another controversial article of the regulation is that the websites making broadcasts on the Internet will have to pay a license fee to be able to continue their online broadcasts.

"Turkey can be the first country to ban Netflix"

Prof. Dr. Yaman Akdeniz has explained the main problem as follows:

"In the regulation, it is not clear which concept will apply to whom. There is a reference to the channels making broadcasts on the Internet; however, it is not clear what is meant by this concept: Does it refer to the broadcasters that transfer their existing broadcasts from the television to the Internet or to the ones who create special content for the Internet?

"Turkey can be the first country in the world to ban Netflix. Now, let us see whether the online platforms such as Netflix and Amazon Prime will accept the demands of blurring their own contents or putting a flower on them.

"Or, let us think of it in this way: What if you demand that these platforms remove their contents? What will they do? I do not think that their infrastructure is ready for it."
(BIA, Sept 27, 2018)

Kurdish Question / Question kurde

Attack on Amedspor in Sakarya

In the seventh week of the Turkish Football Federation (TFF) 2nd League, Sakaryaspor and Amedspor had a match in Sakarya on October 13.

Before the match between Sakaryaspor and Diyarbakır-based Amedspor, the song called "I would die for you my Turkey" (Ölürüm Türkiyem) was played. Accompanying the song, the video footages of military operations were also displayed on the screen at the Sakarya Atatürk Stadium.

After Sakaryaspor won the match 2:0 against Amedspor, the fans of Sakaryaspor first attacked the Amedspor bench, then, went to the Amedspor changing room and attacked the players and the coaching staff.

Speaking to the Mezopotamya Agency reporter Özgür Paksoy, Chairperson of the Amedspor Nurullah Edemen stated that they would file a criminal complaint against the ones who were responsible for the attacks.

Both the video footages displayed before the match and the attacks afterwards were shared both on the official Twitter account of Amedspor and the accounts of fan groups with the following messages:

"The moment of attack on our changing room and the moment of attack on coach Sertaç (Küçükbayrak)"

"The moment of attack on our bench by Sakaryaspor fans"

"While our players are entering the football pitch to warm up before the match, this song is being played and these videos are being displayed on the screens in the stadium. I do not understand what they are thinking. Haven't you understood it yet? Amedspor is a football club."
(BIA, 15 October 2018)

Les forces kurdes disent détenir 900 jihadistes étrangers présumés

Les forces kurdes syriennes ont affirmé jeudi détenir plus de 900 jihadistes présumés appartenant au groupe Etat islamique (EI), soit bien plus qu'un précédent décompte, selon un porte-parole.

"Environ 900 terroristes de l'EI sont dans nos prisons", a indiqué à l'AFP Nouri Mahmoud, porte-parole des Unités de protection du peuple (YPG), les milices kurdes en Syrie.

Ces détenus viennent "de 44 pays", a-t-il précisé. "La guerre est en cours et nous continuons d'arrêter des terroristes".

Jusqu'à présent, les autorités semi-autonomes kurdes en Syrie avaient indiqué avoir arrêté quelque 520 jihadistes présumés ressortissants de pays étrangers. Elles affirmaient avoir aussi détenu près de 550 femmes et environ 1.200 enfants, de nationalité étrangère également.

"Les chiffres ont augmenté au cours des derniers mois en raison des combats entre nos forces et l'EI", a expliqué M. Mahmoud.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dont les YPG constituent la colonne vertébrale, mènent depuis des mois une offensive pour conquérir les territoires tenus par l'EI, progressant dans la province de Deir Ezzor (est) jusqu'à acculer les jihadistes dans Hajine, une localité proche de la frontière irakienne.

Selon les FDS, quelque 3.000 combattants, en grande partie des étrangers, sont retranchés dans l'enclave de Hajine.

Les détenus étrangers accusés d'être membres de l'EI constituent un casse-tête pour les autorités kurdes, qui appellent leurs pays d'origine à les rapatrier.

Or, de nombreux pays occidentaux font preuve de réticence sur ce dossier, leurs opinions publiques étant souvent hostiles à tout rapatriement. Au pic de son "califat" autoproclamé en Syrie et en Irak, l'EI avait attiré des milliers de combattants étrangers dans ses rangs.

Quatre ans plus tard, chassé de la quasi-totalité des zones qu'il avait conquises, le groupe ultraradical ne maintient plus qu'une présence dans l'est de la Syrie et quelques poches désertiques.
(AFP, 11 oct 2018)

90 personnes arrêtées pour liens présumés avec le PKK

La police turque a arrêté 90 personnes dans le cadre d'une opération menée contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a rapporté mardi le bureau du procureur de Diyarbakir (sud-est).

En tout, 151 personnes étaient recherchées au cours de cette opération qui se déroulait dans neuf villes, dont Diyarbakir, considérée comme la "capitale" du sud-est à majorité kurde du pays.

Elles sont soupçonnées de liens avec le PKK, une organisation classée "terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux.

Des raids ont été menés à 183 adresses, précise le communiqué du bureau du procureur, et ont permis la saisie de nombreux documents et "matériaux numériques".

Les forces de l'ordre turques procèdent régulièrement à l'arrestation de membres ou sympathisants présumés du PKK, dont la lutte armée contre Ankara a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.

Le sud-est de la Turquie est en proie à des violences quasi-quotidiennes depuis la reprise du combat entre le PKK et Ankara après la rupture, à l'été 2015, d'un fragile cessez-le-feu.

Jeudi dernier, huit soldats turcs ont été tués dans l'explosion d'une bombe artisanale déclenchée, selon les autorités, par des militants du PKK.
(AFP, 9 oct 2018)


Arrestation de 137 personnes soupçonnées de liens avec le PKK

Les autorités turques ont arrêté 137 personnes entre vendredi et samedi dans le cadre d'une opération menée contre les rebelles du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) à travers le pays, a rapporté l'agence étatique Anadolu.

Parmi elles, quarante-neuf ont été arrêtées samedi, pour des liens présumés avec le PKK, une organisation classée "terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux.

Les forces de l'ordre turques procèdent régulièrement à l'arrestation de membres ou sympathisants présumés du PKK, dont la lutte armée contre Ankara a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.

Le sud-est de la Turquie est en proie à des violences quasi-quotidiennes depuis la reprise du combat entre le PKK et Ankara après la rupture, à l'été 2015, d'un fragile cessez-le-feu.

Huit soldats ont été tués jeudi dans l'explosion d'une bombe artisanale déclenchée, selon les autorités, par des militants du PKK.

Le président Recep Tayyip Erdogan a juré lors d'un discours télévisé samedi qu'"au moins 800 terroristes paieront le prix" de cette attaque.
(AFP, 6 oct 2018)

Arrest of Selahattin Demirtaş to Continue

The hearing of the case, where the former Co-Chair of the Peoples' Democratic Party (HDP) Selahattin Demirtaş has been behind bars pending trial, was held today (October 4).

While Selahattin Demirtaş stated, "Since the verdict that you will give is obvious, I do not demand release", the Prosecutor's Office demanded that his detention shall continue. The Ankara 19th Heavy Penal Court ruled that the arrest of Selahattin Demirtaş shall continue.

Demirtaş and his attorneys previously requested that his summaries of proceedings which were within the scope of his legislative immunity be identified and his statements at the Parliament be analyzed. The court board also rejected these requests.

Selahattin Demirtaş has been facing charges of "establishing and leading a terrorist organization", "propagandizing for a terrorist organization" and "praising the crime and the criminal". The lawsuit, which was filed in Turkey's southeastern province of Diyarbakır, was then moved to the Ankara 19th Heavy Penal Court for reasons of security.

The case, a hearing of which was held today, consists of the total of 31 summaries of proceedings, which were previously prepared for Selahattin Demirtaş and sent to the Grand National Assembly of Turkey so that he would be relieved of his MP duties.

Demirtaş, who has been in Edirne Prison since November 4, 2016, presented his statement of defense via Audio and Visual Information System (SEGBİS). His next hearing will be held on December 12-14, 2018.
(BIA, Oct 4, 2018)

Erdogan threatens the world over the Kurds in the UN

As the 73rd General Assembly of the UN started, Secretary General Antonio Guerres gave a speech followed by speeches by various leaders.

Donald Trump was expected to give a speech due to the trade wars he launched with several countries and the tensions about nuclear power in North Korea and Iran. Trump pointed out the foreign trade deficit with China and other countries, and argued that a foreign trade deficit of 800 billion dollars can’t be sustained.

Turkish President Erdogan’s speech stood out with threats once again. Erdogan argued that the world has left Turkey alone with the refugees and repeated the lie that they provided aid for millions in the region, ignoring the hundreds of thousands of people forced out of Afrin after they occupied the city.

Erdogan didn’t hide his goals to invade all areas under SDF and YPG control including Manbij, and repeated his threat that there will be a “cleansing” up to the Iraqi border.

Erdogan alleged once again that the world “supports terrorism” over the Kurds and threatened the rest of the world. Referring to the US, Erdogan said: “Those who filled tens of thousands of trailers and thousands of cargo planes for tactical interests will definitely suffer for that in the future.” There have been various ISIS attacks immediately after Erdogan made such comments in recent years.

TURKISH MEDIA WISHES SOMETHING WILL COME OUT OF CHATS

The Erdogan government tries to explain the financial crisis of the last two months with just the crisis with the US over Pastor Brunson’s arrest, and they are trying very hard to get a meeting with Trump. Due to their back to back speeches, Trump and Erdogan were only able to chat in passing.

Erdogan’s advisor Fahrettin Altun’s attempts to keep up appearances as he said the meeting was “warm and sincere” were not received well. It is known that the talk between Erdogan and Trump was very brief.

The AKP and Erdogan have attempted to soften the relationship with the US over the Pastor Brunson crisis and will be holding a meeting in Washingon to that end.
(ANF, Sept 28, 2018)

La CEDH rejette une demande d'avocats d'Öcalan pour des mauvais traitements

La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a rejeté jeudi une demande formulée par deux avocats du chef de l'opposition kurde Abdullah Öcalan pour de prétendus mauvais traitements qu'il aurait subis dans sa prison d'Imrali en 2008.

Le 21 octobre 2008, deux avocats d'Öcalan et 236 détenus avaient porté plainte, alléguant que le leader du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) aurait été torturé et menacé par des gardiens de l'île-prison d'Imrali deux semaines plus tôt, le 7 octobre 2008, lors d'une fouille dans sa cellule.

Les requérants ont été déboutés par la justice turque. Celle-ci avait également ouvert une enquête disciplinaire contre un directeur et deux gardiens de la prison, qui a abouti à un non-lieu.

Les sept juges de la CEDH ont décidé à l'unanimité que le recours intenté devant l'instance de Strasbourg n'était pas non plus recevable. Les requérants invoquaient, entre autres, l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'Homme, relatif à l'interdiction de la torture, des traitements inhumains ou dégradants.

"La Cour observe notamment que, le jour des incidents allégués ainsi que les jours suivants, Abdullah Öcalan a été examiné par plusieurs médecins, lesquels n'ont relevé aucune lésion physique ou psychique. Par ailleurs, le requérant n'a rien indiqué aux médecins non plus. En outre, il n'a pas personnellement porté plainte", ont noté les magistrats.

Une commission d'enquête européenne a également "annulé son déplacement à la prison d'Imrali du fait qu'Abdullah Öcalan aurait indiqué à ses avocats de +ne pas exagérer+ les faits en cause", souligne la CEDH.

Celle-ci avait condamné la Turquie en 2014 pour la peine incompressible de réclusion à perpétuité infligée au rebelle kurde, et son isolement "inhumain" durant ses premières années sur l'île-prison d'Imrali, de 1999 à 2009.

Depuis, le Conseil de l'Europe a noté une nette amélioration des conditions de détention du chef historique du PKK, âgé aujourd'hui de 70 ans.

Cependant, le Conseil de l'Europe s'est inquiété en mars dernier de l'absence de visites et de contacts auxquels Abdullah Öcalan est confronté: il n'avait alors plus vu ses proches depuis 18 mois, et ses conseils depuis cinq ans.
(AFP, 27 sept 2018)

Minorités / Minorities

Paylan: Those Whom You Have Enemized are My Relatives

In his speech in Beştepe People Congress and Culture Center at 18th Turkish History Congress, Deputy President Fuat Oktay has said, “We don’t respect decisions of the parliaments which give into Armenian diaspora and ban arguments of Turks”.

Addressing to the remark, Peoples’ Democratic Party (HDP) Diyarbakır MP Garo Paylan said, “State’s new position is not based on confrontation but denial”.

Oktay: We don’t respect

Oktay said in the congress:

“We don’t respect decisions of the parliaments which give into Armenian diaspora and ban arguments of Turks.

“Those who attempt to throw mud at us over 1915 incidents failed to achieve their goal despite all their efforts”.

Paylan: There’s no avail in enemizing

Evaluating Oktay’s remarks to bianet, HDP’s Paylan said that Oktay’s statement is a result of state’s re-positioning:

“State’s new position is not based on confrontation but denial and assimilation. In this regard, it needs new enemies. There is no avail in enemizing the Armenian diaspora”.

Stating that the remarks which don’t touch on suffering of thousands of Armenians living Turkey won’t benefit peoples of Turkey, Paylan said that this discourse was a result of “Turkism perspective”.

“Those whom you have enemzied are my relatives, they are our citizens”, Paylan concluded.
(BIA, Oct 1, 2018)

Politique intérieure/Interior Politics

259 responsables locaux suspendus

Plus de 250 chefs de quartiers et de villages ont été suspendus de leurs fonctions pour leur adhésion présumée à des groupes "terroristes" ou des activités
incompatibles avec leurs fonctions, a annoncé lundi le ministère turc de l'Intérieur.

Les "muhtar" sont élus localement pour gérer certains aspects administratifs des quartiers et villages. 103 chefs de villages et 156 chefs de quartiers ont été suspendus selon le communiqué du ministère, qui ne précise pas à quels groupes "terroristes" ils sont soupçonnés d'être liés.

La semaine dernière déjà, 559 "gardiens de village" (des locaux recrutés et armés pour combattre les rebelles kurdes) ont été suspendus sur des accusations similaires et 76 autres l'ont été pour des accusations de contrebande, de trafic de migrants et d'activités liées à la drogue.

Les autorités turques ont entrepris, après le putsch manqué de juillet 2016, une vaste purge de ses institutions.
 Plus de 140.000 personnes ont ainsi été limogées ou suspendues de la fonction publique, pour des liens présumés avec le prédicateur Fethullah Gülen, à qui Ankara impute le putsch manqué malgré ses dénégations, avec la rébellion kurde ou d'autres groupes classés "terroristes".
(AFP, 15 oct 2018)

Le parlement prolonge d'un an le mandat des forces turques

Le parlement turc a approuvé mercredi la prolongation d'un an du déploiement des forces turques en Syrie et en Irak, a annoncé l'agence officielle Anadolu.

Ce déploiement, approuvé la première fois par le parlement en octobre 2014, a été depuis prolongé chaque année d'un an.

Le mandat autorise des actions militaires dans ces deux pays voisins de la Turquie contre le groupe Etat islamique et d'autres organisations considérées par Ankara comme des organisations terroristes.

La motion approuvée mercredi par le parlement souligne qu'il est "essentiel pour la sécurité nationale de la Turquie de prendre toutes les mesures nécessaires (...) face à n'importe quelle menace".

Ismet Yilmaz, président de la commission de la Défense du parlement, a assuré que le combat de la Turquie contre le terrorisme ne connaîtrait pas de relâche.

"Nous en permettrons pas au groupes terroristes de s'abriter ou d'être entraînés à nos frontières méridionales, ou d'organiser des attaques contre notre pays en mettant à profit la situation politique instable en Irak et en Syrie", a averti M. Yilmaz cité" par Anadolu.

En mars, les forces turques, soutenues par des groupes rebelles syriens équipés et formés par Ankara, avaient pris la région d'Afrine dans le nord de la Syrie, auparavant bastion des Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde soutenue par Washington mais considérée comme "terroriste" par Ankara.
(AFP, 3 oct 2018)

Forces armées/Armed Forces

Sept soldats tués dans un attentat

Sept soldats turcs ont été tués jeudi dans l'explosion d'une bombe artisanale déclenchée par des séparatistes kurdes dans le sud-est de la Turquie, ont rapporté les autorités locales et l'agence de presse étatique Anadolu.

Un premier bilan avait fait état de quatre morts et cinq blessés, mais trois de ces derniers ont succombé à l'hôpital, selon un communiqué du gouvernorat de Batman, la province où a eu lieu l'incident.

L'explosion s'est produite vers 06H00 du matin (03H00 GMT) au passage d'un véhicule militaire, a ajouté le gouvernorat.

Le bureau du gouverneur de Batman, cité par Anadolu, a imputé cet attentat au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée "terroriste" par la Turquie et ses alliés occidentaux.

Une vaste opération a été déclenchée pour arrêter les "terroristes" responsables de l'attaque, affirme dans son communiqué le gouvernorat.

Le sud-est de la Turquie est en proie à des violences quasi-quotidiennes depuis la reprise de la lutte entre le PKK et les autorités turques après la rupture, à l'été 2015, d'un fragile cessez-le-feu qui visait à mettre fin à un conflit ayant fait plus de 40.000 morts depuis 1984.

L'ambassade des Etats-Unis à Ankara a condamné cette attaque.

"Les terroristes du PKK doivent mettre fin à ces actes. Nous nous tenons aux côtés de la Turquie face au terrorisme", a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

Cette condamnation survient à un moment où la Turquie reproche aux Etats-Unis leur soutien aux milices kurdes en Syrie considérées par Ankara comme la branche syrienne du PKK.

Washington voit dans ces milices la force la plus efficace sur le terrain contre les jihadistes du groupe Etat islamique.
(AFP, 4 oct 2018)

Un nouveau convoi militaire turc pénètre dans une zone rebelle

Un convoi militaire turc est entré mercredi en zone rebelle dans le nord-ouest de la Syrie, a rapporté un correspondant de l'AFP, à moins de deux semaines de la date butoir pour établir une "zone démilitarisée" dans l'ultime grand bastion insurgé du pays.

Au moins 40 véhicules, y compris des transports de troupes, des camions et des fourgonnettes, se sont déplacés lentement dans la nuit le long d'une autoroute principale menant de la frontière turque vers le nord syrien.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a indiqué à l'AFP que le convoi se dirigeait vers des "postes d'observation" qu'Ankara maintient dans les zones rebelles de la région, notamment dans le sud-ouest d'Idleb.

La Turquie n'a pas fait de déclaration à ce propos, alors qu'elle avait envoyé un convoi similaire dans le nord de la Syrie le 25 septembre.

L'arrivée en Syrie du nouveau convoi intervient à l'approche de la date butoir pour la mise en oeuvre d'un accord russo-turc sur l'établissement d'une "zone démilitarisée" dans le dernier grand bastion insurgé en Syrie.

Conclu à Sotchi (Russie) le 17 septembre, cet accord prévoit la création d'une zone tampon de 15 à 20 km de large, en forme de fer à cheval, sous la surveillance de la Russie et de la Turquie, dans la province d'Idleb et des secteurs des régions voisines d'Alep, Hama et Lattaquié.

Les groupes rebelles et jihadistes doivent avoir retiré leurs armes lourdes de la zone d'ici le 10 octobre, stipule l'accord. Les seuls jihadistes doivent en outre avoir quitté les lieux avant la mi-octobre.

La majorité des groupes rebelles pro-Ankara avaient accueilli favorablement cet accord, mais certaines factions l'ont récemment rejeté ou objecté sur certains points qu'il comporte, notamment l'emplacement de la "zone démilitarisée" et la présence de la police militaire russe.

Hayat Tahrir al-Cham (HTS), organisation formée par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda et principal groupe armé de la région, ne s'est elle toujours pas prononcé.

Dans une interview diffusée mardi, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a dit espérer que cet accord serait un premier pas vers la "libération" d'Idleb et des zones rebelles avoisinantes.

M. Mouallem a confié à la chaîne Al-Mayadeen basée à Beyrouth qu'il était confiant dans la capacité de la Turquie à remplir son rôle dans l'accord "en raison de sa connaissance des factions" sur le terrain.
(AFP, 3 oct 2018)

Ankara envoie des renforts à Idleb après l'accord russo-turc

La Turquie consolide mardi ses positions militaires chez son voisin syrien dans l'ultime grand bastion insurgé d'Idleb, à l'approche d'une date-butoir fixée pour établir une "zone démilitarisée" dont les jihadistes doivent être chassés.

C'est à Ankara qu'incombera la lourde tâche de convaincre les insurgés d'Idleb de respecter la création de la zone démilitarisée, prévue d'ici le 15 octobre. Le défi est d'autant plus délicat que des centaines de jihadistes du groupe Etat islamique (EI) viennent d'être transférés dans cette province du nord-ouest syrien.

Parrain traditionnel des rebelles dans le conflit syrien, la Turquie s'inquiète du sort réservé à Idleb: la région se trouve directement à sa frontière et toute instabilité se répercuterait sur son territoire.

Le 17 septembre, Ankara a négocié un accord sur la création d'une "zone démilitarisée" avec Moscou, l'allié indéfectible du régime de Bachar al-Assad, éloignant la perspective d'une offensive de Damas sur Idleb.

L'initiative prévoit la mise en place d'une zone-tampon large de 15 à 20 km pour isoler les territoires insurgés des zones gouvernementales tout autour.

En vertu de l'accord, toutes les armes lourdes des groupes insurgés devront être retirées de la zone et, surtout, les jihadistes sont appelés à quitter le secteur, qui sera contrôlé par les forces turques et la police militaire russe.

Mardi, des renforts de l'armée turque sont arrivés dans la province: durant la nuit, environ 35 véhicules militaires ont fait le trajet sur l'autoroute principale depuis la frontière turque jusqu'à une zone proche de la localité de Saraqeb, a constaté un correspondant de l'AFP.

Le convoi était accompagné par des combattants du Front national de libération (FNL), coalition rebelle pro-turque.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les forces turques ont été déployées dans plusieurs des 12 postes d'observation tenus par l'armée d'Ankara, installés dans le cadre d'un précédent accord qui prévoyait d'imposer une "désescalade" à Idleb.

- Jihadistes sceptiques -

L'accord russo-turc vient apporter un répit relatif à Idleb, dans un pays ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 360.000 morts.

Face à la menace d'une offensive du régime, agences onusiennes et organisations internationales avaient mis en garde contre un "bain de sang" à Idleb, redoutant la "pire catastrophe humanitaire" du XXIe siècle.

Quelque trois millions de personnes, dont la moitié sont des déplacés d'autres régions de Syrie, vivent dans la province et les poches insurgées des régions voisines de Hama, Alep ou Lattaquié, selon l'ONU.

Mais rien n'est encore totalement joué et, pour Ankara, le casse-tête ne fait que commencer. Il faut maintenant convaincre les jihadistes de respecter l'accord, en particulier le puissant groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), dominé par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda.

Aux côtés d'autres factions jihadistes, HTS contrôle près de 70% de la "zone démilitarisée" envisagée, selon l'OSDH.

Si l'organisation n'a pas officiellement réagi à l'initiative russo-turque, elle s'est montrée sceptique, via son organe de propagande Ebaa, quant aux intentions de la Turquie. Samedi, le groupe Houras al-Din, groupuscule lié à Al-Qaïda, a lui rejeté l'accord.

- L'EI entre en scène -

La situation s'est encore compliquée alors que le régime syrien a transféré plus de 400 combattants de l'EI vers Idleb, selon l'OSDH.

Or, le groupe ultra-radical est un grand rival de Hayat Tahrir al-Cham, et ses cellules dormantes déjà présentes à Idleb ont mené ces derniers mois plusieurs assassinats et attentats contre des dirigeants et des combattants de HTS.

Ces centaines de jihadistes de l'EI sont arrivés lundi à l'aube dans un secteur d'Idleb tenu par le régime, en attendant d'entrer en territoire insurgé, d'après l'OSDH.

Ils ont été transférés depuis une zone désertique de la province de Deir Ezzor (est), près de la frontière irakienne, a précisé l'Observatoire.

Selon l'OSDH, l'objectif de cet accord négocié par le régime et son allié iranien est d'accélérer la fin de leur bataille contre l'EI dans l'est syrien.

Avec l'appui de Moscou et de Téhéran, le pouvoir d'Assad a déjà reconquis près des deux-tiers du territoire, multipliant les victoires face aux rebelles et aux jihadistes.

Pour Tore Hamming, spécialiste du jihadisme à l'European University Institute, l'initiative montre que le régime est à la recherche "d'un prétexte pour une offensive".

"Il est plus facile de convaincre les acteurs internationaux d'accepter un assaut si vous pouvez dire qu'il y a un nombre important de combattants de l'EI" concernés, souligne-t-il.
(AFP, 25 sept 2018)


Affaires religieuses / Religious Affairs

L'avocat du pasteur américain Brunson saisit la Cour constitutionnelle

L'avocat du pasteur américain Andrew Brunson, dont la détention puis l'assignation à résidence en Turquie ont provoqué de vives tensions avec Washington, a fait appel devant la Cour constitutionnelle pour demander sa libération, a-t-il annoncé mercredi à l'AFP.

La demande a été présentée mardi après-midi, a déclaré l'avocat Cem Halavurt.

"La procédure peut durer plusieurs mois", a-t-il dit, et la Cour constitutionnelle pourrait ainsi s'exprimer après la prochaine audience du procès de M. Brunson, prévue le 12 octobre à Izmir (ouest).

M. Brunson risque jusqu'à 35 ans de prison pour espionnage et activités "terroristes", des accusations qu'il rejette en bloc.

Un tribunal turc avait rejeté en août une nouvelle demande de levée de l'assignation à résidence imposée le 25 juillet au pasteur Brunson, qui était auparavant en détention depuis octobre 2016.

Sa détention pendant un an et demi puis son placement en résidence surveillée en Turquie ont provoqué une grave crise diplomatique entre la Turquie et les Etats-Unis.

Washington a imposé une série de sanctions contre la Turquie -- qui a répliqué avec des mesures similaires -- en raison de cette affaire.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a déclaré espérer le 24 septembre que le pasteur Brunson pourrait être libéré très prochainement.
(AFP, 3 oct 2018)

Le frère de Gülen condamné à dix ans de prison

Le frère de l'ex-prédicateur Fethullah Gülen accusé d'avoir fomenté la tentative de coup d'Etat avorté en juillet 2016 en Turquie a été condamné à plus de dix ans de prison lundi, ont rapporté les médias.

Kutbettin Gülen a été reconnu coupable "d'appartenance à une organisation terroriste armée" par un tribunal d'Izmir (ouest) qui l'a condamné à dix ans et six mois de prison, selon l'agence étatique Anadolu.

Kutbettin Gülen avait été arrêté en octobre 2016 chez un de ses proches à Izmir.

Les autorités turques accusent l'ex-prédicateur Fethullah Gülen d'avoir orchestré la tentative de coup d'Etat menée le 15 juillet 2016 par des militaires factieux pour renverser le président Recep Tayyip Erdogan.

Ancien allié devenu l'ennemi numéro un de M. Erdogan, M. Gülen qui vit en exil aux Etats-Unis depuis 1999, dément ces accusations.
(AFP, 1 oct 2018)


Socio-économique / Socio-economic

88 Thousand More People Unemployed in July

The Turkish Statistical Institute (TurkStat) has announced the Turkey-wide unemployment rate in July 2018 as 10.8 percent.

According to the figures shared by the Turkstat, in July 2018, the number of unemployed has increased by 88 thousand people in comparison with July 2017 and become 3 million 531 thousand people. The unemployment rate has also increased by 0.1 points when compared to July 2017 and increased by 0.6 points when compared to June 2018.

While the youth (ages of 15-24) unemployment rate has fallen by 1.2 points and become 19.9 percent in July 2018, the unemployment rate in the age group of 15-64 has increased by 0.1 points and become 11 percent.

Women's participation in workforce on the increase

In July 2018, the workforce has increased by 596 thousand people in comparison with the same month last year and become 32 million 796 thousand people. As for the rate of participation in workforce, it has increased by 0.3 points and been measured as 54 percent.

According to the comparisons made between the same periods, the participation in workforce among men has increased by 0.3 points and become 73.8 percent while the participation in workforce among women has increased by 0.4 points and reached 34.7 percent.

Increase in the rate of employment

The number of people employed in July 2018 has increased by 507 thousand people in comparison with July 2017 and become 29 million 265 thousand people. As for the rate of employment in July 2018, it has increased by 0.2 points and reached 48.2 percent.

While 19.7 percent of the ones employed in July have started working in the agricultural sector, 19.5 of them have been employed in the industrial sector, 6.9 percent in the construction sector and 53.9 percent in the service sector.
(BIA, 15 October 2018)

Des lacunes persistantes dans la lutte contre les violences faites aux femmes

Mariages forcés, harcèlement, conceptions stéréotypées du rôle de la femme: des experts du Conseil de l'Europe ont pointé lundi les lacunes persistantes en Turquie en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, malgré certains progrès.

Dans leur premier rapport sur la mise en oeuvre -- depuis 2014 en Turquie -- de la Convention d'Istanbul de prévention et de lutte contre la violence à l'égard des femmes, un groupe d'experts sur le sujet (Grevio) a salué des "initiatives positives", mais aussi "des lacunes persistantes dans les lois, les politiques et les mesures destinées à éradiquer la violence".

Ces experts soulignent notamment leur "vive inquiétude" concernant "des conceptions restrictives et stéréotypées du rôle des femmes" restant très répandues dans la société turque, y compris "aux plus hauts niveaux de la politique et de l'administration".

Par ailleurs, "les mariages précoces et les mariages forcés sont fréquents", plus de 25% des femmes ayant été mariées avant 18 ans, tout comme "la violence psychologique, forme la plus répandue de violence domestique à l'égard des femmes en Turquie", et le harcèlement, qui a touché au moins une fois 27% des Turques.

Le Grevio s'inquiète également "des faibles taux de signalement de la violence à l'égard des femmes fondées sur le genre" par crainte de stigmatisation, de représailles, en raison d'une méconnaissance du droit ou encore de la dépendance économique de la femme à l'égard de l'auteur des violences. Ainsi les viols et les cas de violence sexuelle "ne sont quasiment jamais signalés par les victimes elles-mêmes", relèvent les experts.

Côté positif, la Turquie a toutefois engagé des réformes pour mettre la législation pénale turque en conformité avec la convention et fait des progrès dans la sensibilisation de la population "à l'existence de mécanismes institutionnels à même de protéger et soutenir les victimes de violences", pointe notamment le Grevio.

Signée en 2011, la convention du Conseil de l'Europe "sur la prévention et la lutte contre les violences à l'égard des femmes et la violence domestique", dite Convention d'Istanbul, a suscité l'ire de milieux conservateurs y voyant une référence supposée aux théories du genre et lui reprochant de lier la violence à la religion ou aux traditions, ce qui a amené des pays, comme la Bulgarie ou la Slovaquie, à refuser de la ratifier.

Elle a été ratifiée par 33 pays sur les 47 Etats membres du Conseil de l'Europe.
(AFP, 15 oct 2018)

Men Kill 23 Women in September

According to reports bianet compiled from local and national newspapers, news sites and agencies, men killed at least 23 women and two girls; raped four women; forced 24 women to sex work; harassed 22 women; sexually abused 19 girls; inflicted violence on 36 women in September.

Other than these murders, perpetrator of murder of a woman who is citizen of Georgia is yet to be found, another woman was found suspiciously dead in Antalya. It was determined that murderer of Moldovan Tatiana A. who was killed in İstanbul in February was son of a friend of hers.

Men killed at least 183 women and 10 children; raped 50 women; harassed 162 women; forced 375 women to sex work; sexually abused 279 girls; injured 316 women in 2018.

Homicide

Men killed at least 23 women, two girls and four men in September.

22 percent of the women were killed for attempting to break up or divorce, or rejecting the proposal to recommence the relationship. One woman was murdered by husband of her daughter who attempted to divorce.

17 percent of the murders were committed despite protection order. Two of the murdered women had filed complaint numerous times and had protective order issued.

69.5 percent of the women were killed by their husbands or boyfriends:

10 women were killed by their husband; four by their boyfriend; one by her ex-husband, one by her father and elder brother, one by the husband of her daughter who attempted to divorce, two by their renters, two by male strangers whose car they got in.
(BIA News Desk, 8 October 2018)

Rights Defenders Do Not Celebrate World Animal Day

Several municipalities have been holding a series of different events on the occasion of the October 4 World Animal Day, several shops have made discounts in their animal products.

As for the human rights defenders in Turkey, where there are continuing and systematic animal rights violations and torture of animals as well as an absence of an animal protection law and impunity, they have not been celebrating the World Animal Day.

"We do not wish a happy World Animal Day"

The Committee for Monitoring Animal Rights (HAKİM) has stated, "When animals are being subjected to cruelty in the sectors and places such as slaughterhouses, shelters, production facilities, experiment laboratories, phaetons, zoos, dolphin parks, aquariums, circuses, hunts, animal fights, pet shops, fur and leather production facilities and animal import and transportation, we will not celebrate the World Animal Day."

In their banners which read "We Do Not Wish a Happy World Animal Day", the Animal Rights Confederation (HAYTAP) has said, "As people who have been cooperating to put an end to torture of animals for 365 days, we are saying "NO" to all people and institutions that try to fit all this cruelty into 1 sham day and calling everyone who carries a heart and conscience to, at least, abide by the existing laws and to have 'MERCY' for 365 days."

"40 animal rights violations in six months"

The animal news website ajanimo.com has also released a statement on its website on the occasion of the World Animal Day. The website has stated, "We wish that we could give you such news as 'October 4 World Animal Day has been celebrated in our country with enthusiasm'" and shared the animal rights violations reported in the media for the last six months. The website has shared 40 cases of animal torture, rape and killing across Turkey.

In the meanwhile, various events have been held by several district municipalities to mark the World Animal Day. However, among these municipalities have also been the ones, where human rights violations have been frequently encountered.
(BIA, Oct 4, 2018)

Number of Arrested 3rd Airport Workers Becomes 27
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A petition campaign has been launched with the demand that the 27 workers, who have been arrested after protesting the bad working conditions and occupational homicides in the construction of the 3rd Airport in İstanbul, be released from prison.

The campaign has been started by the Construction and Builder's Workers Union (İYİ-SEN) and Progressive Construction Workers Union (Dev-Yapı-İş).

A statement for the press was held for the announcement of the petition campaign at the Confederation of Progressive Trade Unions of Turkey (DİSK) Head Office in Beşiktaş, İstanbul today (September 28).

In the meeting hall, a banner was hung on the wall, which read, "Arrested workers and unionists should be released! The demands of the workers should be accepted." In the meeting, it was also stated that more than 50 people and institutions have signed the petition so far.

3 more workers have been arrested

The latest information regarding the workers was also shared in the meeting. It was stated that the workers working in the construction of the 3rd Airport are gradually being dismissed from their jobs.

In the meeting, Kadir Kurt from the Construction Workers Union (İnşaat-İş) also made a brief statement. Emphasizing that the three unions will act together from then on, Kurt also stated that three more construction workers were arrested last evening (September 27).
(BIA, Sept 28, 2018)

Un syndicat appelle à la libération de 24 ouvriers du nouvel aéroport d'Istanbul

L'un des principaux syndicats turcs a appelé vendredi à la libération de 24 ouvriers du chantier du nouvel aéroport d'Istanbul écroués après avoir manifesté contre leurs conditions de travail.

Un tribunal turc avait ordonné le 18 septembre le placement en détention provisoire de 24 ouvriers et militants syndicaux interpellés à la suite de la manifestation qui s'était déroulée sur le site du chantier le 14 septembre.

Ils faisaient partie de centaines d'ouvriers arrêtés au lendemain de la manifestation et dont la majeure partie avaient ensuite été remis en liberté.

"Les ouvriers de l'aéroport ont été détenus pour avoir simplement défendu leurs droits. Il ne s'agit pas d'une détention, ce sont des otages", a déclaré à l'AFP Nihat Demir, secrétaire général du syndicat Dev Yapi-is, en marge d'un rassemblement organisé à Istanbul pour exiger leur libération.

Il a affirmé que son syndicat avait été empêché d'inspecter le site du chantier ou d'entrer en contact avec ses membres qui y travaillent.

"Une pression sérieuse est exercée. Les ouvriers vont déjeuner et se rendent à leur camp sous garde policière", a-t-il ajouté.

Il a affirmé que les services de sécurité interdisent l'accès de chantier en cas d'accident. "Si un ouvrier tombe et meurt, la police boucle la zone et empêche qui que ce soit de s'approcher".

Le nouvel aéroport est l'un des projets gigantesques lancés sous la houlette du président Recep Tayyip Erdogan. Quelque 36.000 ouvrier sont mobilisées sur le chantier de l'aéroport qui doit ouvrir le 29 octobre.

M. Demir juge toutefois que cette date ne pourrait être respectée "Et même s'il devait ouvrir à cette date, il serait dangereux", a-t-il estimé.

Au cours d'une visite organisée pour la presse en avril, le ministre des Transports avait déclaré que 27 ouvriers avaient perdu la vie sur ce chantier, dont 13 dans des accidents du travail.

Mais de nombreux ouvriers et syndicats assurent que ces chiffres sont bien en-deçà de la réalité.
(AFP, 28 sept 2018)

External Debt Increases by 4 Billion Dollars in First Half of 2018

The gross external debt stock of Turkey as of June 30, 2018 has been announced as 457 billion dollars. The external debt of the country has increased by almost 4 billion dollars in the first six months of 2018.

The Ministry of Treasury and Finance has announced the gross external debt stock of Turkey as of June 30, 2018 as 457 billion dollars. The ratio of debt stock to domestic income has been stated as 51.8 percent.

The debts incurred by the Central Bank of the Republic of Turkey (TCMB) and the private sector have been included in the gross external debt.

The net external debt stock of Turkey has been announced as 300.4 billion dollars and its ratio to the domestic income has been 34.1 percent.

The net public debt stock of Turkey has been announced as 305.9 billion Turkish Lira (TRY) and its ratio to the domestic income has been 9 percent.

In the same period, the "EU-defined general government debt stock" has been 990.4 billion TRY and its ratio to the domestic income has been announced as 29.2 percent.

The EU-defined general government debt stock is calculated within the frame of "Maastricht Criteria", which are prerequisite for accession to the economic and monetary union in the European Union (EU). This debt amount is a data with international comparability.

The amount of debt in 2017

In the end of 2017, the gross external debt stock of Turkey increased by 9 billion 40 million dollars in comparison with the same period in the previous year and became 453 billion 207 million dollars.

Therefore, the gross external debt has increased by approximately 4 billion dollars in the first half of 2018.

The EU-defined general government debt stock has also been increasing; it was 877 million 943 TRY in 2017.
(BIA, Sept 28, 2018)

Moody’s Downgrades Ratings of 9 Banks in Turkey to B2

International credit rating agency Moody's has downgraded the foreign currency deposit ratings of nine banks operating in Turkey from B1 to B2.

While the rating B1 means "speculative," B2 means "very speculative."

The banks whose deposit ratings have been downgraded are as follows: Akbank, Alternatifbank, ING Bank, QNB Finansbank, Ziraat Bank, Türk Ekonomi Bank, Garanti Bank, Türkiye Vakıflar Bank and Yapı ve Kredi Bank.

As the rationale behind the downgrading, Moody's has stated, "The downgrades are driven solely by the lowering of Turkey's foreign currency deposit ceiling and do not reflect bank-specific credit considerations."

Moody's previously lowered Turkey's deposit rating

On September 24, Moody's also lowered Turkey's country ceiling for long-term foreign currency bank deposits from B1 to B2, stating that there is a "risk that the government places constraints on deposit holders' access to their foreign currency deposits."

On June 2, another international credit rating agency Fitch also placed 25 banks in Turkey on Rating Watch Negative (RWN), stating that the decision in question "reflects risks to their performance, asset quality, capitalisation and, in most cases, liquidity and funding profiles."
(BIA, Sept 27, 2018)

Relations turco-européennes / Turkey-Europe Relations

Rencontre des dirigeants despotiques turc et hongrois

Après sa visite d'Etat délicate en Allemagne, le président turc Recep Tayyip Erdogan a reçu lundi un accueil sans réserve, à Budapest, du Premier ministre Viktor Orban, qui a plaidé pour "une coopération stratégique" de l'UE avec la Turquie.

Le chef de gouvernement hongrois avait été l'un des premiers dirigeants à féliciter le président turc après sa réélection en juillet, et l'un des rares responsables européens à assister à la cérémonie d'investiture de son second mandat à Ankara.

Pourfendeur régulier d'une Europe qu'il juge "non démocratique", Viktor Orban a plusieurs fois salué "la stabilité" offerte par le régime turc.

"La stabilité de la Turquie est le gage de notre sécurité", a-t-il répété lundi lors d'une conférence de presse aux cotés de l'homme fort d'Ankara, faisant notamment référence au rôle des autorités turques dans la maîtrise de l'immigration vers l'Europe.

Après un séjour à haute tension diplomatique fin septembre en Allemagne, dans un contexte de brouille entre Berlin et Ankara, M. Erdogan joue sur du velours en Hongrie où il reste jusqu'à mardi.

"C'est agréable pour lui de visiter un pays de l'UE où on ne lui pas fera pas de reproche sur la situation des droits de l'homme et de la démocratie en Turquie", observe pour l'AFP Tamas Szigetvari, professeur d'économie à l'Université Peter Pazmany de Budapest.

Cette visite lui permet aussi de montrer à ses contempteurs que "non, l'UE n'a pas complètement tourné le dos à la Turquie", poursuit-il.

Ankara a besoin de l'Union européenne au moment où ses relations avec Washington se dégradent et son économie, très dépendante des échanges avec l'Europe, bat de l'aile.

Viktor Orban a exhorté lundi l'Europe à mettre en place "une coopération stratégique avec la Turquie, à tout prix."

- Les "cousins" de Turquie -

Le président turc et le Premier ministre hongrois, largement réélu en avril pour un troisième mandat d'affilée, sont souvent présentés comme les visages d'une nouvelle catégorie de dirigeants démocratiquement élus mais mus par une tentation autoritaire et agissant contre les libertés individuelles.

La dérive répressive de la Turquie fait l'objet de nombreuses critiques internationales. Le gouvernement hongrois est visé depuis mi-septembre par une procédure inédite du Parlement européen qui lui reproche de porter atteinte aux valeurs de l'UE en matière de libertés publiques et de droits des migrants notamment.

Plus étonnant, la bonne relation entre les deux pays passe par un épisode de l'histoire qui pourrait les diviser: les 150 ans d'occupation ottomane de la Hongrie (1541-1699).

En 2016, la Hongrie avait commémoré, en présence de représentants turcs, les 450 ans de la mort de Soliman le Magnifique, sultan ottoman tombé près de la forteresse de Szigetvar, dans le sud du pays.

Mardi, MM. Erdogan et Orban inaugureront à Budapest le mausolée rénové de Gül Baba, derviche et poète, arrivé en Hongrie avec les troupes de Soliman.

Alors que le président turc s'affiche en nostalgique de l'empire ottoman, le gouvernement de Viktor Orban promeut les thèses dites touranistes, très contestées par les historiens et les linguistes, qui voudraient que les peuples de langues turques et finno-ougriennes (dont le hongrois) partagent une origine commune.

En visite en septembre au Kirghistan, le Premier ministre y a encore vanté le hongrois "cette langue étrange et unique apparentée aux langues turques".

Aux yeux de Tamas Szigetvari, cette thèse lui permet avant tout de se présenter en "cousin lointain" dans des pays d'Asie où la Hongrie souhaite gagner des marchés.

Le touranisme, explique le professeur Norbert Pap, qui a dirigé les fouilles archéologiques sur le site où est mort Soliman, est un refuge idéologique récurrent des Hongrois obsédés par leur identité.

"C'est attractif pour ceux qui ont le sentiment d'une perte de prestige, d'un échec de l'alignement sur l'Ouest en terme de salaire, d'intégration", explique-t-il à l'AFP.

La bonne entente
turco-hongroise ne fait pas que des heureux: un petit parti de centre gauche a affirmé que la manifestation qu'il comptait organiser contre la visite de Recep Tayyip Erdogan avait été interdite par les autorités hongroises.

Il pourrait s'agir de la première application d'une loi entrée en vigueur début octobre en Hongrie et qui restreint la liberté de rassemblement. (AFP, 8 oct 2018)

Le Parlement européen annule une aide de 70 millions d'euros à la Turquie

Les députés européens ont voté mardi à une très large majorité l'annulation d'une aide de 70 millions d'euros à la Turquie pour sanctionner les violations des droits de l'homme et de la liberté de la presse dans ce pays, trois jours après une visite du président Erdogan à Berlin.

La proposition, qui porte sur les fonds dits de "pré-adhésion" de la Turquie à l'UE, a été approuvée par 544 voix contre 28 et 74 abstention au cours d'un vote organisé durant la session plénière de l'assemblée à Strasbourg.

"La Turquie s'éloigne de l'UE, les normes démocratiques se dégradent et les droits fondamentaux sont violés. Cela signifie que l'UE ne peut pas accorder de fonds", a expliqué le défenseur de cette proposition, l'eurodéputé roumain Siegfried Muresan, membre du Parti Populaire Européen (PPE), la famille politique de la chancelière Angela Merkel.

L'aide avait été placée en réserve en novembre 2017 et l'octroi de ces fonds avait été conditionné à la réalisation par la Turquie de "progrès suffisants et mesurables dans les domaines de l'Etat de droit, de la démocratie, des droits de l'homme et de la liberté de la presse".

La Commission européenne a jugé qu'aucune amélioration n'a été constatée, ce qui a motivé la décision des élu européens.

Lors de sa visite à Berlin, le président turc n'a montré aucune volonté de clémence pour les nombreux journalistes emprisonnés et a même réclamé l'extradition du journaliste Can Dündar, exilé en Allemagne.

L'aide européenne accordée pour favoriser une adhésion de la Turquie à l'UE a en outre été réduite de 40% pour la période 2018-2020. Ankara devrait tout de même recevoir 1,18 milliard d'euros de la part de l'UE pour s'adapter aux standards européens.

L'UE a en revanche maintenu les aides pour les réfugiés syriens, indépendantes des fonds pour l'adhésion. Ankara a reçu depuis 2016 quelque 3 milliards d'euros pour les 3,5 millions de Syriens réfugiés en Turquie.

Les relations entre l'UE et la Turquie se sont considérablement détériorées depuis la tentative manquée de putsch de juillet 2016 et les purges massives touchant opposants et journalistes qui ont suivi.

Les négociations d'adhésion engagées avec Ankara depuis 2005 sont "au point mort", ont constaté les ministres des Affaires étrangères de l'UE, lors d'une réunion à Luxembourg fin juin.
(AFP, 2 oct 2018)

Erdogan conclut sa visite en Allemagne par l'inauguration d'une mosquée

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a achevé samedi sa visite d'Etat en Allemagne par l'inauguration d'une grande mosquée à Cologne, marquée par des manifestations sous haute protection policière.

Le chef de l'Etat, doté de pouvoirs accrus depuis le début de son nouveau mandat en juillet, a inauguré samedi après-midi avec son épouse ce lieu de culte, un des plus vastes d'Europe, financé par l'Union des affaires turco-islamiques (Ditib), étroitement liée au pouvoir turc.

Il s'agissait de l'ultime étape du déplacement en Allemagne de M. Erdogan, qui s'efforce de tourner la page de deux années de tensions avec Berlin. Une visite dont il a salué le bilan "très fructueux", après les "tensions récentes", dans un discours à la mosquée de Cologne.

Vendredi, il s'est entretenu avec Angela Merkel, avant d'être l'invité d'un banquet boudé par une partie de la classe politique allemande, dont la chancelière. Les deux dirigeants se sont toutefois retrouvés samedi matin pour un petit-déjeuner, avant que M. Erdogan ne gagne Cologne.

Dans cette ville, il a une nouvelle fois appelé l'Europe à lutter contre les "terroristes" du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes) et les partisans de l'opposant Fethullah Gülen, qui ne devraient selon lui "trouver aucun abri" sur ce continent.

Il a aussi apporté une nouvelle fois un soutien appuyé au footballeur allemand d'origine turque Mesut Özil, "mis à l'écart" en raison de ses origines. Le joueur a claqué la porte de la "Mannschaft", accusant de "racisme" une partie de la fédération. Il avait été au coeur d'une polémique en posant, en pleine campagne présidentielle turque, avec M. Erdogan.

Environ 2.000 opposants au président turc, dont de nombreux Kurdes, ont manifesté à Cologne sous le mot d'ordre "Erdogan n'est pas le bienvenu". "Erdogan pense que tout ce qui diffère de son opinion est du terrorisme. Je suis ici pour montrer ma solidarité" avec les opposants", a dit Cansu, un étudiant de 30 ans qui s'est spécialement déplacé de Suisse.

- Accès restreint-

Des centaines de partisans du chef de l'Etat, agitant des drapeaux turcs, se sont aussi mobilisés.

"Les autres pays ne le soutiennent pas forcément, mais ce qu'il a fait pour son peuple est apprécié, sinon il n'aurait pas été démocratiquement réélu", a expliqué Yusuf Simsek, un informaticien turc de 42 ans, "déçu que nous n'ayons pas été autorisés à nous approcher de la mosquée".

Les autorités de Cologne ont en effet restreint pour des raisons de sécurité l'accès à la grande mosquée, un édifice susceptible d'accueillir des milliers de fidèles.

Le chantier avait débuté en 2009 et, malgré de nombreuses oppositions et controverses locales, de premiers fidèles ont pu aller y prier dès 2017, avant l'inauguration officielle samedi.

Avec ses minarets de 55 mètres de haut et une grande coupole de 36 mètres, cet édifice de béton et de verre, censé incarner l'ouverture, selon son architecte Paul Böhm, est une des plus imposantes mosquées d'Europe. Située dans le quartier d'Ehrenfeld, non loin de la tour de télévision de Cologne, sa superficie atteint 4.500 m2.

Comme le banquet vendredi soir à Berlin, l'inauguration a été boudée par une partie des dirigeants politiques du Land (Etat régional). Ils reprochent à Ditib l'opacité qui a entouré le déroulement du chantier et le fonctionnement de la mosquée.

- Visite prématurée -

Des élus accusent aussi cette institution religieuse de défendre les intérêts du régime de M. Erdogan car elle gère 900 lieux de culte en Allemagne avec des imams en provenance de Turquie. Ses détracteurs affirment même qu'elle espionne les opposants au président turc.

Avec cette visite d'Etat, la Turquie, minée par une crise économique aigüe et en froid avec les Etats-Unis de Donald Trump, tente un rapprochement avec l'Allemagne, où vivent trois millions de personnes de nationalité ou d'origine turque.

Le gouvernement allemand, dont M. Erdogan dénonçait en 2017 les supposées "pratiques nazies", se montre ouvert à ce réchauffement, malgré les "différences profondes" qui subsistent, pour reprendre les termes utilisés par Mme Merkel.

Cette approche ne convainc pas une partie de la formation politique de la chancelière. Cette visite d'Etat est intervenue "beaucoup trop tôt", les "malentendus mutuels" persistent, a ainsi estimé samedi le président CDU de la commission des Affaires étrangères du Bundestag (la chambre basse du parlement), Norbert Röttgen.
(AFP, 29 sept 2018)

Merkel et Erdogan affichent une timide détente malgré de "profondes différences"


Angela Merkel et Recep Tayyip Erdogan ont affiché vendredi un timide rapprochement entre leurs deux pays même si de "profondes différences" demeurent sur les droits de l'homme et la liberté de la presse en Turquie.

La seule annonce concrète à l'issue de la rencontre porte sur l'éventuelle organisation en octobre d'un sommet inédit sur la Syrie, axé sur le sort du dernier bastion rebelle d'Idleb et réunissant Russie, Turquie, Allemagne et France.

Un dossier sur lequel Moscou a la main, tandis que Paris et Berlin n'ont guère eu d'influence jusqu'ici.

La Turquie et l'Allemagne, où M. Erdogan effectue une visite d'État jusqu'à samedi, sortent de deux années de brouille : depuis le putsch manqué de 2016, Ankara reproche à Berlin la timidité de son soutien.

Les autorités allemandes critiquent quant à elles la dérive répressive de la Turquie ou encore l'espionnage d'opposants turcs en territoire allemand.

- Questions esquivées -

Il y a encore de "profondes différences", a reconnu Mme Merkel à l'issue de cette rencontre, évoquant la liberté de la presse et le respect des droits de l'homme en Turquie.

Mais à l'heure du dégel entre les deux pays, la chancelière a aussi mis l'accent sur les intérêts communs avec Ankara.

"Nous avons beaucoup de choses qui nous unissent", a-t-elle martelé.
 L'Allemagne compte trois millions d'habitants de nationalité ou d'origine turque.

Et avec 7.500 entreprises allemandes travaillant en Turquie, Berlin a besoin d'une "économie turque stable", a expliqué Mme Merkel, à un moment où ce pays est frappé par une crise aiguë.

M. Erdogan s'est lui réjoui que cette visite permette de repartir sur de nouvelles bases : "nous sommes parvenus à un consensus pour relancer les mécanismes de coopération".

Tous deux membres de l'Otan, Allemagne et Turquie ont par ailleurs des intérêts communs à lutter contre le terrorisme et à éviter tout nouvel afflux de migrants en provenance de Syrie, a souligné Mme Merkel. Les deux pays accueillent à eux deux plusieurs millions de réfugiés syriens.

- "Démocratie gravement menacée" -

M. Erdogan, doté de pouvoirs accrus depuis le début de son nouveau mandat en juillet, s'était dans la matinée entretenu avec le président allemand Frank-Walter Steinmeier dans sa résidence du Château de Bellevue, où il a reçu les honneurs militaires.

M. Steinmeier a abordé la question des prisonniers "politiques" détenus en Turquie, dont cinq Allemands toujours retenus dans les geôles turques.

Quelques milliers de manifestants, mais loin des 10.000 espérés, ont protesté sans incident dans l'après-midi à Berlin à l'appel de groupes turcs et kurdes. Sur une banderole, M. Erdogan est représenté en train de tuer un journaliste avec une kalachnikov, sur une autre avalant une colombe. "C'est un scandale que le tapis rouge soit déroulé à Erdogan", a dit à l'AFP Nujiyan Gunay, la quarantaine.

Une autre manifestation est prévue pour samedi à Cologne où le président turc doit inaugurer une mosquée.

Au cours de la conférence de presse, un homme arborant un tee-shirt "Liberté pour les journalistes", a été évacué sans ménagement.

Et M. Erdogan a confirmé vouloir l'extradition du journaliste et critique du pouvoir turc Can Dündar, qui s'est exilé en Allemagne, l'accusant d'être un "agent" ayant divulgué des "secrets d'Etat". Il a été condamné à cinq ans de prison dans son pays.

Lors d'un dîner donné en son honneur à la présidence, boudé par plusieurs responsables politiques dont la chancelière, M. Erdogan s'est emporté à ce propos contre l'Allemagne.

"Quand des journalistes sont impliqués dans des actes terroristes et qu'un tribunal turc les a condamnés, comment peut-on encore les défendre?", a-t-il lâché.

"Je ne suis pas un agent, je suis un journaliste", a déclaré Can Dündar vendredi soir au cours d'une conférence de presse, se disant poursuivi par la justice turque uniquement "pour avoir écrit un article de presse".

Mme Merkel a une nouvelle fois refusé de considérer, malgré le souhait d'Ankara, les partisans du prédicateur Fethullah Gülen comme faisant partie d'une "organisation terroriste", ceux-ci étant accusés d'avoir fomenté le coup d'Etat avorté de 2016. Fethullah Gülen rejette de telles accusations."Nous prenons les informations de la Turquie au sérieux (...) mais ça ne suffit pas", a-t-elle dit.

En Allemagne, à gauche comme à droite, les appels à ce qu'Angela Merkel, affaiblie par une année de crises gouvernementales et par les tensions dans sa majorité sur la politique migratoire, s'étaient multipliés pour qu'elle reste ferme.
(AFP, 29 sept 2018)

Adhésion à l'UE: Bruxelles réduit drastiquement son aide à la Turquie

Bruxelles a drastiquement réduit son aide à la Turquie destinée à une potentielle adhésion à l'UE, en raison du manque de progrès faits par Ankara pour remplir les critères demandés, a indiqué jeudi un porte-parole de la Commission européenne à l'AFP.

Entre 2018 et 2020, l'exécutif européen a réduit de près de 40% son aide à la Turquie, qui recevra au total 759 millions d'euros de moins que ce qui était prévu initialement, a précisé le porte-parole, confirmant un article du groupe allemand de médias Funke.

Outre le peu de progrès réalisés pour remplir les critères d'adhésion, l'exécutif européen a invoqué comme autre raison à la réduction des coûts le faible nombre de projets lancés par Ankara dans lequel l'UE souhaiterait investir, comme ceux notamment destinés à améliorer l'Etat de droit et la démocratie.

Pendant ces trois ans, la Turquie recevra quand même 1,18 milliard d'euros de la part de l'UE pour l'aider à s'adapter aux standards européens.

Dans le cadre du budget européen pluriannuel de 2014 à 2020, étaient prévus 4,45 milliards d'euros d'aide à la Turquie pour préparer son éventuelle adhésion à l'UE. Mais jusqu'ici n'ont été versés que quelques centaines de millions d'euros.

Les relations entre l'UE et la Turquie se sont considérablement détériorées depuis la tentative manquée de putsch de juillet 2016 et les purges massives touchant opposants et journalistes qui ont suivi. Les négociations d'adhésion de ce pays à l'Union sont d'ailleurs "au point mort", avaient constaté les 28 ministres de l'UE, lors d'une réunion à Luxembourg fin juin dernier.

En raison de son expérience passée avec la Turquie, la Commission européenne veut profondément modifier sa politique d'aide à une potentielle adhésion à l'UE, lors du prochain budget pluriannuel de l'UE qui court de 2021 à 2027.

Selon la nouvelle stratégie, il n'y aura plus de promesses faites concrètement aux cinq candidats à l'UE, la Turquie, l'Albanie, la Macédoine, le Monténégro et la Serbie. Pour ces cinq pays, il y aura une enveloppe commune de 14,5 milliards d'euros et l'argent sera réparti selon les progrès réalisés par chacun.

Indépendamment des aides d'adhésion à l'UE, Ankara a reçu depuis 2016 quelque 3 milliards d'euros de la part des Européens pour l'accueil de 3,5 millions de réfugiés syriens en Turquie.
(AFP, 27 sept 2018)

Turquie-USA-OTAN / Turkey-USA-NATO

Trump reçoit le pasteur libéré et salue Erdogan

Donald Trump a reçu samedi à la Maison Blanche le pasteur américain Andrew Brunson au lendemain de sa libération par la Turquie, saluant un "pas énorme" pour améliorer les relations "très tendues" avec Ankara après une grave crise diplomatique.

Dans le Bureau ovale, aux côtés de l'ex-détenu au coeur d'un bras de fer sans précédent entre les deux pays alliés, le président des Etats-Unis a remercié de manière appuyée son homologue turc Recep Tayyip Erdogan "pour avoir rendu cela possible".

"Ce n'était pas facile pour lui", a-t-il estimé.

S'il a réaffirmé qu'il n'y avait eu aucun "accord" avec les autorités turques pour obtenir cette libération, Donald Trump a promis d'étudier l'avenir des sanctions imposées durant l'été pour faire pression sur elles. "Le seul accord" est "psychologique: nous sommes disposés très différemment aujourd'hui (...) à l'égard de la Turquie", a-t-il lâché sans plus de précisions.

Un peu plus tôt, il avait estimé sur Twitter que cela allait même "conduire à des relations bonnes, voire excellentes", s'attirant une réponse relativement froide du président turc qui s'est borné à appeler de ses voeux une bonne "coopération" après avoir mis en avant l'indépendance de la justice de son pays.

Arrivé à Washington samedi au terme d'une longue détention et après une brève escale en Allemagne, le pasteur Brunson a vivement remercié le président Trump, son administration et de nombreux parlementaires américains qui se sont mobilisés en sa faveur.

- Prière pour Trump -

Genou à terre et la main sur l'épaule du président, il a tenu à dire une prière pour Donald Trump, qui avait fait de sa libération une priorité et peut donc savourer une victoire qui devrait satisfaire la partie évangélique de son électorat, à moins d'un mois d'élections législatives délicates pour son camp républicain. "J'en ai besoin plus que quiconque", a souri le milliardaire.

Le tribunal turc d'Aliaga, dans la région d'Izmir, a condamné vendredi le pasteur à trois ans et un mois de prison pour soutien à des "organisations terroristes" -- les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et le réseau du prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d'avoir orchestré le putsch manqué de 2016.

Des accusations rejetées en bloc par cet homme de 50 ans, qui dirigeait une petite église protestante d'Izmir.

Malgré cette condamnation, la justice turque l'a remis en liberté immédiatement en soulignant notamment qu'il avait déjà passé un an et demi en prison et plus de deux mois en résidence surveillée.

La crise diplomatique alimentée par cette affaire entre ces deux pays alliés au sein de l'Otan a provoqué un effondrement en août de la livre turque et mis en lumière les fragilités de l'économie turque, lorsque Washington a haussé le ton et imposé des sanctions.

Après cette escalade, les deux camps avaient semblé jouer l'apaisement, donnant l'impression qu'une sortie de crise était négociée en coulisses.

Ce dénouement devrait permettre de retrouver un peu de sérénité au moment où les deux gouvernements ont besoin de coopérer pour faire la lumière sur la disparition à Istanbul du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, mais surtout au sujet du conflit syrien qui envenime également leurs relations depuis plusieurs mois.

- Nombreux contentieux -

Selon un diplomate occidental, alors que les Turcs sont dans une situation délicate face au risque d'une bataille d'envergure à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie frontalier de la Turquie, les Américains rechignaient à afficher leur soutien diplomatique en attendant la libération du pasteur, de peur de relâcher la pression.

Pour autant, les contentieux ne sont pas tous dissipés.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a appelé Ankara à "libérer rapidement" les autres Américains toujours détenus en Turquie ainsi que des employés locaux de la diplomatie américaine.

Le sort du prédicateur Gülen, installé aux Etats-Unis et dont Ankara réclame jusqu'ici en vain l'extradition, est un autre dossier qui mine les relations.

Tout comme celui de la banque publique turque Halkbank, qui risque une amende colossale aux Etats-Unis et dont l'ex-directeur général adjoint Mehmet Hakan Atilla a été condamné en mai à 32 mois de prison par la justice américaine pour contournement des sanctions américaines contre l'Iran.

La Turquie s'expose enfin à des mesures punitives américaines si elle mène à leur terme deux projets controversés: la poursuite d'importations de pétrole iranien après l'application de nouvelles sanctions des Etats-Unis en novembre et l'acquisition de systèmes de défense antiaérienne S-400 russes.
(AFP, 13
 oct 2018)


USA: tentative d'intrusion chez l'opposant turc Fethullah Gülen

Un homme a essayé de pénétrer mercredi matin dans le complexe de l'opposant turc Fethullah Gülen en Pennsylvanie, sans succès, a affirmé mercredi l'organisation qui supervise ses activités aux Etats-Unis, en évoquant la possibilité d'une action du gouvernement turc.

Selon un communiqué de l'organisation Alliance for Shared Values (ASV), un "homme inconnu, apparemment armé, a tenté de pénétrer dans le complexe de Saylorsburg, en Pennsylvanie, où réside de longue date Fethullah Gülen".

Un garde du complexe a tiré "un tir d'avertissement", et l'individu s'est enfui, sans que personne ne soit blessé, selon le communiqué.

La police est à la recherche de l'intrus, a assuré l'organisation.

Contactée, la police d'Etat de Pennsylvanie, dont des médias locaux ont indiqué qu'elle s'était rendue sur les lieux, n'a pas immédiatement confirmé l'incident.

L'organisation ASV, sans accuser directement le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, souligne que cet incident survient après que le porte-parole de la présidence turque a annoncé récemment des "opérations à l'étranger" contre les soutiens de Fethullah Gülen, accusé d'être à l'origine du coup d'Etat manqué contre le président turc en juillet 2016.

Alors qu'Ankara ne cesse de réclamer l'extradition de l'ex-prédicateur, l'Alliance for Shared Values a appelé "les autorités américaines à continuer de tenir la Turquie pour responsable de ses actions et de ses menaces contre les personnes innocentes, aux Etats-Unis comme à l'étranger".
(AFP, 3 oct 2018)

Vers des patrouilles turco-américaines dans la région syrienne de Manbij

Des soldats américains et turcs ont commencé des entraînements conjoints dans la perspective de patrouiller ensemble dans la région de la ville syrienne de Manbij, a annoncé mardi un porte-parole du Pentagone.

Cette initiative se déroule dans un contexte de relations s'étant récemment brouillées entre Washington et Ankara, autour de divers points de crispation, notamment la volonté turque d'acheter un système de défense antiaérien russe.

Les jihadistes du groupe Etat islamique ont été délogés de Manbij, ville stratégique du nord de la Syrie, grâce à des opérations associant des milices kurdes, menées avec le soutien militaire des Etats-Unis.

Depuis, la Turquie s'oppose à la présence près de sa frontière méridionale de ces combattants des Unités de protection du peuple (YPG), qu'elle considère comme une extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), classé "terroriste" par Ankara.

Selon un accord destiné à réduire les tensions, la Turquie a commencé des patrouilles en juin autour de Manbij, les Etats-Unis effectuant leurs propres patrouilles de leur côté.

Désormais les militaires des deux pays s'exercent ensemble en vue de patrouilles conjointes, a expliqué le colonel Sean Ryan.

Ce porte-parole du Pentagone n'a pas précisé quand les patrouilles conjointes débuteraient.
(AFP, 2 oct 2018)

Erdogan espère relancer la relation avec Washington

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a émis lundi l'espoir que les relations avec les Etats-Unis puissent être relancées en dépit de tensions entre les deux pays au sujet d'un pasteur américain jugé en Turquie.

"Grâce à Dieu, nous espérons résoudre les problèmes avec les Etats-Unis le plus rapidement possible et développer de nouveau nos relations dans les domaines politique et économique", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours au Parlement.

La détention, pendant un an et demi, puis le placement en résidence surveillée en Turquie du pasteur Andrew Brunson, ont provoqué une grave crise diplomatique entre la Turquie et les Etats-Unis, pays alliés mais dont les relations sont déjà brouillées par plusieurs dossiers, notamment autour du conflit syrien.

Washington a imposé cet été une série de sanctions contre la Turquie --qui a répliqué avec des mesures similaires-- du fait de cette affaire, et a menacé cet été de nouvelles mesures punitives. Ces sanctions ont provoqué l'effondrement de la livre turque en août.

Le pasteur risque jusqu'à 35 ans de prison pour espionnage et activités "terroristes", des accusations qu'il rejette en bloc. La prochaine audience de son procès aura lieu le 12 octobre.

"Nous sommes déterminés à lutter, dans les limites de la diplomatie et de la loi, contre cette approche tordue consistant à imposer des sanctions contre notre pays en prétextant du cas d'un pasteur jugé pour ses liens troubles avec des groupes terroristes", a ajouté M. Erdogan.

Il a accusé Washington d"emprunter le mauvais chemin en essayant de résoudre des problèmes politiques et juridiques à travers les menaces et les sanctions au lieu du dialogue".

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a dit espérer le 24 septembre que le pasteur Brunson puisse être libéré très prochainement.
(AFP, 1 oct 2018)

Pasteur américain en Turquie: Pompeo espère une libération prochaine

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a dit lundi espérer que le pasteur américain Andrew Brunson, assigné à résidence en Turquie et au coeur d'un crise diplomatique entre Washington et Ankara, puisse être libéré très prochainement.

Interrogé en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU à New York sur les rumeurs faisant état d'une possible libération ce mois-ci, M. Pompeo a répondu: "Il pourrait être libéré ce mois-ci, il aurait dû être libéré le mois dernier et il devrait être libéré aujourd'hui en fait".

"Nous avons parlé aux Turcs, ils connaissent nos attentes" et d'autres échanges devraient avoir lieu cette semaine à New York, a ajouté le secrétaire d'Etat américain.

"Le pasteur Brunson et les autres Américains détenus en Turquie doivent tous être libérés par la Turquie, immédiatement", a-t-il insisté.

La détention, pendant un an et demi, puis le placement en résidence surveillée en Turquie d'Andrew Brunson, ont provoqué une grave crise diplomatique entre la Turquie et les Etats-Unis, pays alliés mais dont les relations sont déjà brouillées par plusieurs dossiers, notamment autour du conflit syrien.

Washington a imposé cet été une série de sanctions contre la Turquie --qui a répliqué avec des mesures similaires-- du fait de cette affaire, et a menacé cet été de nouvelles mesures punitives. Ces sanctions ont provoqué l'effondrement de la livre turque en août.

Le pasteur risque jusqu'à 35 ans de prison pour espionnage et activités "terroristes", des accusations qu'il rejette en bloc.
(AFP, 24 sept 2018)

Relations régionales / Regional Relations

Les jihadistes restent sur zone, contre le plan russo-turc

Les jihadistes sont restés dans une zone qu'ils devaient évacuer avant ce lundi matin, où ils comptent poursuivre le combat, fragilisant ainsi l'accord russo-turc pour Idleb destiné à éviter un assaut meurtrier du régime Assad contre le dernier bastion insurgé en Syrie.

Majoritaires dans cette province du nord-ouest du pays, les jihadistes occupaient toujours une zone, devant être démilitarisée, après la date-limite de dimanche soir prévue pour leur départ par ce plan russo-turc.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), aucun retrait visible n'a été constaté dimanche avant minuit, malgré l'accord négocié en ce sens entre la Russie, une alliée du président syrien Bachar al-Assad, et la Turquie, qui soutient les rebelles.

Les jihadistes avaient d'ailleurs clairement annoncé leurs intentions, quelques heures avant la limite prévue pour leur retrait: "Nous n'abandonnerons pas le choix du jihad et du combat pour réaliser les objectifs de notre révolution bénie, en premier lieu faire tomber le régime criminel", a écrit dans un communiqué Hayat Tahrir al-Cham (HTS), principale alliance jihadiste à Idleb et issue de l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda. "Nous n'abandonnerons pas nos armes", a-t-il affirmé.

HTS ne dit toutefois pas clairement s'il rejette l'accord russo-turc conclu le 17 septembre à Sotchi.

Dans une référence implicite à la Turquie, le groupe jihadiste indique "apprécier les efforts de tous ceux qui luttent à l'intérieur de la Syrie et à l'extérieur pour protéger les zones libérées (du régime) et empêcher leur destruction ou des massacres".

- Violations de l'accord -

"Mais nous mettons en garde contre la duplicité de l'occupant russe et contre toute confiance dans ses intentions", ajoutent les jihadistes, qui avec d'autres groupes contrôlent plus des deux tiers de la censément future zone tampon et 60% de la province.

L'accord russo-turc prévoit une zone démilitarisée pour séparer les territoires du régime Assad de ceux encore tenus par les rebelles et jihadistes, évitant ainsi un assaut et une possible catastrophe humanitaire à Idleb.

HTS a "essayé de gagner du temps en évitant de refuser explicitement et d'accepter l'accord", a décrypté Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

Mais Sam Heller, analyste à l'International Crisis Group (ICG), a tweeté que l'annonce de HTS apparaissait comme un "accord tacite du plan de Sotchi".

Le Front national de libération, principal groupe rebelle, l'a officiellement endossé et a affirmé avoir totalement retiré ses armes lourdes mercredi dernier, selon la date butoir établie.

Mais samedi soir, plusieurs tirs de mortier venant de la zone tampon ont visé une position militaire à Jourine, dans le nord de la province voisine de Hama, tuant deux soldats, ainsi que des secteurs dans celle d'Alep, selon l'OSDH.

L'ONG n'a pas été en mesure de préciser si les tirs avaient été effectués par des rebelles ou par des jihadistes.

"Il s'agit de la première violation claire de l'accord depuis le retrait des armes lourdes. Cette zone est censée être débarrassée des obus de mortier", a déclaré Rami Abdel Rahmane.

- Offensives possibles -

Le quotidien syrien prorégime Al-Watan a aussi fait état de bombardements, indiquant que des zones de l'ouest de la province d'Alep avaient été touchées par "des obus de mortier et des tirs d'artillerie lourde censés être retirés de la zone".

Selon M. Abdel Rahmane, le régime a aussi bombardé par intermittence ces derniers jours la zone tampon. Et de nouveaux bombardements du régime ont été enregistrés dimanche soir sur un secteur situé "dans l'ouest de la zone tampon", rattaché à la province de Hama.

Dans un rapport du centre de réflexion Omran basé en Turquie, le spécialiste de la Syrie, Nawar Oliver, estime que si HTS fait capoter l'accord, deux scénarios sont à envisager: "Soit la Turquie et le FNL lancent une offensive militaire contre HTS, soit la Russie saisit l'occasion avec le soutien du régime et ses alliés pour entrer à Idleb".

M. Assad, qui a maintes fois fait part de sa volonté de reconquérir l'ensemble de la Syrie, a qualifié de "temporaire" l'accord russo-turc et assuré qu'Idleb et les régions voisines reviendraient à terme au régime.

Vendredi, des habitants autour d'Idleb avaient reçu des avertissements sur leurs téléphones portables de la part de l'armée syrienne. "Eloignez-vous des combattants. Leur destin est scellé", disait l'un de ces messages.

L'accord Ankara-Moscou n'est que le dernier en date d'une série d'accords de trêve conclus au cours des sept années de guerre en Syrie, qui ont fait plus de 360.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.
(AFP, 15 oct 2018)

Combats entre jihadistes et rebelles près d'une future zone "démilitarisée"

Des affrontements ont éclaté vendredi entre des rebelles soutenus par la Turquie et des jihadistes dans le nord-ouest de la Syrie, non loin de la future "zone démilitarisée" convenue entre Ankara et Moscou dans cette région, ont indiqué une ONG et un habitant.

Cette confrontation armée intervient à quelques jours de la date butoir pour la création de cette zone tampon qui vise à séparer les territoires insurgés de la province d'Idleb -- contrôlée par une myriade de groupes rebelles et jihadistes--, des secteurs adjacents tenus par le régime syrien de Bachar al-Assad.

La Turquie soutient les rebelles tandis que les Russes sont alliés du régime syrien.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les premiers combats ont eu lieu entre Hayat Tahrir al-Cham (HTS), formation jihadiste dominée par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, et le groupe rebelle Noureddine al-Zinki, dans la ville de Kafr Halab.

HTS aurait tenté d'arrêter un commandant rebelle présent dans la ville, située à l'extrême ouest de la province d'Alep, près de la province d'Idleb.

"Noureddine al-Zinki a envoyé des renforts avant que les affrontements ne s'étendent à plusieurs régions et que le Front de libération nationale (FNL) ne se rallie" aux combats, a indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Le FNL est la principale coalition rebelle soutenue par la Turquie dans la province d'Idleb, dernier grand bastion des insurgés en Syrie. Noureddine al-Zinki fait partie de cette coalition pro-Ankara. Mais HTS contrôle lui plus de la moitié de la province.

"Les affrontements se déroulent près de la zone tampon" prévue, a indiqué M. Abdel Rahmane.

A l'issue des affrontements, HTS a pris le contrôle de deux villes, dont Kafr Halab, tandis que trois civils, un jihadiste et deux combattants du FNL ont été tués, selon l'OSDH.

"Nous nous sommes réveillés à 4H du matin au son des tirs d'un convoi de HTS", a raconté à l'AFP un habitant de Kafr Halab, faisant état de la mort d'un "enfant", sous le couvert de l'anonymat.

Le 17 septembre, la Russie, alliée du régime, et la Turquie, soutien des rebelles, se sont mises d'accord pour instaurer d'ici au 15 octobre une zone tampon de 15 à 20 km de large à Idleb, où armes lourdes et jihadistes seraient absents.

Le FNL a prudemment salué le compromis mais HTS ne s'est toujours pas prononcé. De nombreux détails de l'accord, y compris l'emplacement exact de la zone, restent flous.
(AFP, 5 oct 2018)

Un groupe rebelle rejette l'accord russo-turc sur Idleb

Le groupe rebelle Jaich al-Ezza a annoncé samedi rejeter l'accord conclu entre Ankara et Moscou sur la création d'une zone démilitarisée dans la province d'Idleb, en Syrie, devenant la première faction rebelle à refuser cet accord.

Le groupuscule jihadiste Houras al-Din, lié à Al-Qaïda, l'a déjà rejeté, tandis que le principal groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham, qui domine plus de la moitié de la région d'Idleb, n'a toujours pas commenté l'accord.

Signé mi-septembre, ce dernier prévoit la création d'ici au 15 octobre d'une "zone démilitarisée" sous contrôle de la Russie et de la Turquie à Idleb, dernier bastion insurgé de la Syrie en guerre.

L'accord "grignote les zones libérées (rebelles, ndlr) et renfloue Bachar al-Assad", a dénoncé auprès de l'AFP Jamil al-Saleh, à la tête de Jaich al-Ezza.

Dans un communiqué publié sur Twitter, le groupe rebelle a appelé à la "parité", exigeant que la zone démilitarisée, de 15 à 20 km de large, soit située à parts égales sur les territoires contrôlés par le régime et ceux sous domination rebelle.

En forme de fer à cheval, elle doit servir de zone tampon entre les territoires tenus par le régime syrien et ceux acquis aux insurgés dans la province d'Idleb et des régions voisines d'Alep, de Hama et Lattaquié.

En vertu de l'accord Ankara-Moscou, qui a permis d'éloigner les perspectives d'une offensive militaire du régime syrien, toutes les armes lourdes des groupes insurgés ainsi que des jihadistes doivent quitter d'ici mi-octobre cette zone démilitarisée.

Anciennement soutenu par les Etats-Unis et des pays arabes, le groupe Jaich al-Ezza compte 2.500 combattants, selon une estimation de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) datant de samedi.

Il est notamment actif dans le nord de la province de Hama, dans le voisinage immédiat de la région d'Idleb.

Jaich al-Ezza s'était récemment rapproché de la Turquie avant que ses liens avec Ankara ne se refroidissent en raison de son refus d'adhérer au Front national de libération (FNL).

Cette coalition de groupes rebelles à Idleb, créée début août à l'instigation d'Ankara, a accueilli favorablement l'accord russo-turc.
(AFP, 29 sept 2018)

Erdogan appelle Putin à nettoyer les zones kurdes en Syrie

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accordé le 23 septembre une interview au quotidien russe Kommersant qui donne la mesure du spectaculaire rapprochement en cours depuis 2016 entre Ankara et Moscou sur le dossier syrien - et de la colère que lui inspire l’administration Trump.

Parlant de son "cher ami" Poutine, M. Erdogan a appelé la Russie à l’aider à "dans ses efforts contre les groupes terroristes, particulièrement le PKK, le PYD et les YPG", soit les combattants kurdes que les États-Unis soutiennent au nord de la Syrie et qui sont le fer de lance de la lutte contre Daech.

"Nettoyer" cette région est "particulièrement important" pour Erdogan qui estime que le soutien américain aux Kurdes "nuit aux équilibres régionaux".

Les Kurdes sont pour le moment en négociation avec Damas pour faire reconnaître leur autonomie et leur système politique dans le cadre d’un futur État syrien confédéral, ce qui ne manque pas d’alarmer Erdogan qui craint une contagion aux Kurdes de Turquie.

À New York, où le président turc s’est rendu ce week-end pour l’assemblée générale de l’Onu, il a également parlé au Turkish American National Steering Committee. Dans ce discours, Erdogan annonce qu’il compte instaurer des zones de sécurité, dites safe zones, "à l’est de l’Euphrate". Ceci signifie qu’en dépit de la présence des forces spéciales américaines, françaises ou britanniques, la Turquie espère prendre le contrôle militaire d’une vaste région qui comprend des villes à majorité kurde comme Qamichli et Kobané.

L’armée turque et ses milices ont déjà pris le contrôle de 4 000 km2 en L’armée turque et ses milices ont déjà pris le contrôle de 4 000 km2 en Syrie, au nord d’Alep et dans la région d’Afrine. Son but est la réinstallation d’une partie des 3,5 millions de réfugiés qui sont hébergés en Turquie depuis le début de la guerre syrienne.

Dans l’interview, Erdogan tacle aussi les États-Unis et Israël pour le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, "notre première qibla" (Dans un premier temps, Mahomet avait incité les fidèles à prier en direction du temple de Salomon à Jérusalem).

L’appel du pied d’Erdogan à la Russie survient après la conclusion d’un accord in extremis pour la création d’une zone démilitarisée sous contrôle russo-turc dans la poche d’Idleb.

Cet accord évite pour le moment un bain de sang dans cette poche où se mêlent civils et milices d’opposition à Damas, dont Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’al-Qaïda. La Turquie s’est engagée à démanteler ce groupe et à enlever aux insurgés toutes leurs armes lourdes dans cette zone.

Les Occidentaux sont écartés des pourparlers pour mettre fin à la guerre. L’Iran, la Russie pour Damas, la Turquie pour l’opposition sont les principaux acteurs. (La Libre Belgique, Ch. Ly. , 25 sept 2018)

Chypre et la Grèce / Cyprus and Greece

Chypre dénonce l'arrestation de pêcheurs par la Turquie

Le gouvernement chypriote a annoncé samedi avoir protesté auprès des Nations unies après l'arrestation par les forces turques de l'équipage d'un bateau de pêche battant pavillon chypriote en Méditerranée.

De nationalité égyptienne, les cinq membres de l'équipage naviguaient au large de l'île, divisée depuis 1974 et dont la partie nord est contrôlée par la République turque de Chypre du Nord (RTCN), uniquement reconnue par Ankara.

Selon le propriétaire du bateau de pêche cité par l'agence Cyprus News Agency (CNA), un navire militaire turc a arrêté les cinq hommes vendredi soir avant de remorquer l'embarcation jusqu'à Kyrenia, une ville située dans la partie de l'île contrôlée par la RTCN.

Les médias chypriotes-turcs affirment de leur côté que les pêcheurs ont été arrêtés pour avoir violé l'espace maritime de la RTCN. Leur bateau se trouvait à 14 km des côtes chypriotes-turques, selon les mêmes sources.

Le gouvernement chypriote a porté cet incident à la connaissance des Nations unies et l'a dénoncé "avec force", a déclaré son porte-parole Prodromos Prodromou, selon la CNA.

La Force de maintien de la paix de l'ONU pour Chypre (UNFICYP) a dit "être au courant de cet incident et en contact avec les autorités des deux côtés pour aider à résoudre la situation", selon son porte-parole Aleem Siddique.

La République de Chypre, membre de l'Union européenne, n'exerce son autorité que sur les deux tiers sud du pays, le tiers nord de l'île étant géré par la RTCN et occupé par l'armée turque.

Celle-ci a envahi en 1974 la partie nord de l'île en réaction à un coup d'Etat qui visait à rattacher le pays à la Grèce et qui avait suscité une vive inquiétude dans la minorité chypriote-turque.

Quelque 35.000 soldats turcs sont stationnés dans la partie nord et leur présence est l'une des principales pierres d'achoppement dans les négociations visant à réunifier l'île. Le dernier round de pourparlers s'était soldé par un échec en juillet 2017.
(AFP, 22 sept 2018)

Immigration / Migration

Les conseillers turcs dans les communes bruxelloises


Anderlecht

*Abdurrahman Kaya – PS – 857
*Mustafa Ulusoy – LB – 670
Mustafa Yaman – Defi – 363

Ville de Bruxelles

*Şevket Temiz – LB – 2426
Filiz Güleş – Defi – 459

Evere

*Belma Tek – MR – 1290
*Ali-İhsan İnce – LB – 618

Saint-Josse

*Emir Kır – LB – 3579
*Nezahat Namlı – LB – 859
*Kadir Özkonakçı – LB – 736
Safa Akyol – LB – 720
*Halil Dişli – LB – 590
Hatice Özlücanbaz – LB – 458
Hayat Mazibaş – Ecolo – 373
Kenan Aydoğan – Ecolo – 280
Halit Akkaş – MR – 200

Schaerbeek

*Sadık Köksal – LB – 2177
Mehmet Bilge – LB – 1071
Emel Doğancan Kotaoğlu – LB – 640
Yusuf Yıldız – LB – 573
Emel Köse – LB – 504
*Hasan Koyuncu – PS – 2581
*Emin Özkara – PS – 1674
*İbrahim Dönmez – PS – 1179
*Döne Sönmez – PS – 891

Les réélus sont indiqués avec astérisque.

22 morts dans l'accident d'un véhicule transportant des migrants

Vingt-deux personnes dont des enfants ont été tuées dimanche en Turquie lorsqu'un véhicule transportant des migrants a quitté la route pour s'écraser dans le lit d'une rivière plusieurs mètres en contrebas, a annoncé l'agence de presse d'État Anadolu.

Le camion arrivait d'Aydin et roulait sur l'autoroute vers Izmir, sur la côte occidentale de la Turquie quand l'accident s'est produit, a précisé l'agence.

On ignorait dans un premier temps la nationalité des migrants. Apparemment, ils se dirigeaient vers la côte, probablement vers la péninsule de Dilek, d'où l'île grecque de Samos n'est distante que de quelques kilomètres.

Le camion transportait également deux canots pneumatiques.

La télévision turque a montré des images du véhicule réduit à l'état de métal calciné dans le lit de la rivière, entouré de secouristes. Le bilan révisé était à la mi-journée de 22 morts et 13 blessés.

Le conducteur, un Turc de 35 ans, a survécu, et, de son lit d'hôpital, a expliqué à la police qu'il avait fait une embardée pour éviter un véhicule arrivant en sens inverse, d'après l'agence de presse DHA.

Il était titulaire d'un permis B et n'avait donc pas les papiers nécessaires à la conduite d'un camion de cette taille, loué pour deux jours, a ajouté DHA, selon laquelle deux bébés, deux enfants et une femme enceinte figurent parmi les morts.

La Turquie est un lieu de transit important pour les migrants en provenance du Moyen-Orient, d'Asie et d'Afrique et qui veulent tenter d'entrer en Europe via la Grèce.

Un million de migrants étaient passés de Turquie en Grèce en 2015, provoquant une crise qui s'était conclue par un accord entre l'UE et Ankara. Depuis, le nombre des migrants prenant cette route a fortement baissé, mais ils ont été encore près de 25.000 à arriver en Grèce depuis le début de l'année et 118 personnes sont mortes en tentant la traversée.
(AFP, 14 oct 2018)

"Arrêtez l'infiltration du fascisme turc dans vos partis"

A l’approche des élections communales, l’Institut Kurde de Bruxelles a publié un avertissement important destiné aux partis politiques belges. Nous soutenons ce cri d’alarme des amis kurdes et partageons leur appel: "les partis politiques doivent faire preuve de prudence et appliquent une politique qui contrecarre ce phénomène d’infiltration. Un signe clair doit être donné afin que les idées racistes et fascistes ne soient pas les bienvenues.”

TEXTE DE l’APPEL DE L'INSTITUT KURDE DE BRUXELLES

Dans le contexte des prochaines élections du 14 octobre 2018, tous les candidats qui défendent un parti démocratique en Belgique devraient adhérer à la démocratie et aux droits de l'homme ici et dans leur pays d'origine.

Les hommes politiques belges doivent être conscients du risque d’infiltration aux partis belges par des organisations telles que les Loups Gris, Diyanet, Milli Görüş, la Fédération turque et des personnalités ultra-nationalistes.

Ces personnalités, qui n’accordent évidemment pas une importance primordiale à la démocratie, mais croient fanatiquement à une idéologie raciste-fasciste, ont réussi à occuper de saisir certaines positions dans des partis politiques sans méfiance, des institutions et de la société en général. Cette idéologie est basée sur l'autoritarisme et l'orthodoxie stricte au lieu du pluralisme et de l'ouverture. Les personnes visées par cet appel revendiquent l'identité turque et imposent unilatéralement leurs points de vue aux autres. Ils propagent la vénération des centres de pouvoir conservateurs et islamiques et du militarisme. Les gens qui pensent différemment, qui ont d'autres modes de vie, sont rejetés, contestés et marginalisés.

Plusieurs articles sur l'attitude schizophrénique de ces hommes politiques turcs ont déjà été publiés dans les médias. Les objectifs de l'AKP, du MHP, des Loups gris ont été exposés à la population flamande par des mots comme "multiculturalisme" et "démocratie" mais à l'électeur turc, les mêmes hommes politiques se présentent comme de grands partisans d'Erdogan et Bahçeli, les deux dirigeants politiques qui perpétuent l'ultra nationalisme et le racisme au sein de la communauté et de la diaspora.

Les politiciens qui envahissent les partis progressistes, mais qui en réalité ont une vision ultranationaliste et raciste ne croient pas aux valeurs démocratiques de la Belgique.

Le fait que de telles idéologies se soient infiltrées dans la politique pendant des années et la possibilité que ces personnalités puissent influer sur la politique suscite de vives inquiétudes. Leur vision est en contradiction avec le dialogue, l'ouverture, la reconnaissance des autres, le pluralisme et la participation démocratique.

Les partis traditionnels flamands et belges ne semblent pas avoir de politique pour empêcher ce phénomène. Nos politiciens sont souvent trop ignorants de l'idéologie et de l'agenda des ultra-nationalistes turcs qui sont produits par des partis tels que l'AKP et le MHP.

Mais la question est de savoir si cette situation découle uniquement de l'ignorance ou si l'opportunisme et les voix jouent également un rôle ? En tout état de cause, le résultat est que les partis politiques belges et flamands qui adoptent cette attitude légitiment les tendances négatives au sein de la communauté belgo-turque et les aident à se développer.

La crédibilité de la politique belge est en train d'être endommagée. L’Institut kurde demande donc que les différents partis politiques fassent preuve de prudence et appliquent une politique qui contrecarre ce phénomène d’infiltration. Un signe clair doit être donné afin que les idées racistes et fascistes ne soient pas les bienvenues. Il incombe aux organisations politiques flamandes et belges de rechercher et de renforcer les tendances démocratiques et de libre-pensée au sein des communautés.

Institut Kurde de Bruxelles

Le fils de Laurette Onkelinx condamné pour trafic de stupéfiants

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a prononcé mardi une peine de travail de 140 heures à l'encontre de Sami G. pour trafic de stupéfiants en association. Le prévenu, fils de la vice-présidente du Parti socialiste Laurette Onkelinx, a été reconnu coupable pour avoir permis l'utilisation de sa voiture au service du trafic.

Nabil A., âgé de 23 ans, a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Bruxelles à une peine de 30 mois de prison avec sursis complet pendant trois ans pour trafic de cocaïne et pour avoir été dirigeant d'une association de malfaiteurs.

Deux autres hommes, âgés de 22 et 24 ans, ont écopé d'une peine de travail de 180 heures, pouvant être remplacée par une peine subsidiaire de 20 mois de prison en cas de non-exécution.

Enfin, le dernier prévenu, fils de la députée Laurette Onkelinx et vice-présidente du PS, a écopé d'une peine de 140 heures de travail, pouvant également être remplacée par une peine subsidiaire de 20 mois de prison en cas de non-exécution.

Le tribunal a tenu compte du rôle moindre qu'il a joué. Celui-ci avait permis que sa voiture soit utilisée pour faciliter la commission de l'infraction. Selon l'enquête, Sami G. avait emmené dans ce véhicule son ami Nabil A., qui profitait des déplacements pour livrer de la cocaïne à Bruxelles.

Les quatre hommes avaient été interpellés en juillet 2016. (RTL, 10 octobre 2018)


Accusations de menaces de membres PS contre l’opposition à Saint-Josse

Laurette Onkelinx, présidente de la Fédération bruxelloise du PS, a réagi aux propos tenus hier sur le plateau du débat communal consacré à Saint-Josse. L’opposition Ecoco-Groen et MR, ont accusé la majorité d’exercer des pressions sur leurs candidats et de faire peser un climat délétère sur la la campagne.

Sollicitée par bx1, la présidente de la Fédération bruxelloise du PS soutient Emir Kir, tête de liste LB et bourgmestre sortant de Saint-Josse. Dans un communiqué, elle commente : “C’est le citoyen le grand perdant de ce débat ! L’opposition a tellement tiré sur la personnalité d’Emir Kir, que peu de place a été laissée pour le bilan pourtant exceptionnel de la majorité – comme par exemple les chèques-sport pour plus de 600 jeunes, la gratuité des garderies, les primes à la rénovation…  Et trop peu de place a été laissée aux propositions en lien avec les préoccupations de la population. Pour le reste, s’il y a des problèmes , que ce soit en provenance de militants de la majorité ou de l’opposition , il faut déposer plainte et instruire les dossiers. Je serais la première à intervenir énergiquement si faute il y avait dans le chef d’un socialiste. Pour le surplus, on est dans une ambiance délétère où l’opposition lance des accusations sans preuve et des rumeurs nauséabondes. Comme dit Victor Hugo, la rumeur est la fumée du bruit. Cela empêche parfois de s’expliquer sur le fond des projets.” (Bxl.be, 10 oct 2018)


Turkey arrests Belgian citizen in Mersin

Political genocide operations against the Kurds and opposition in Turkey are never ending.

In the northern Kurdistan province of Erzurum, a total of ten people charged with social media contributions were arrested during morning raids at various locations. Baki Özdemir, one of the detainees, was issued an arrest warrant for "spreading propaganda for a terrorist organization" and “insulting the President”.

In the southern province of Mersin, Belgian citizen Zerif Y. was detained on October 2, accused of “membership in a terrorist organization”. Zerif Y. was remanded in custody on Friday.
(AFP, Oct 6, 2018)

Plainte contre le frère du bourgmestre Emir Kir

«J’étais du côté du square Victoria Régina quand j’ai aperçu une affiche électorale d’Emir Kir colée sur une poubelle. Moi-même candidat, j’ai trouvé cela drôle. Quand j’ai voulu la prendre en photo quelqu’un m’a empoigné, insulté de « connard » et menacé de me casser la gueule », nous affirme Thierry Balsat.

 «J’ai pu rejoindre mon véhicule mais il m’a rattrapé. J’ai pu esquisser des coups pour m’en sortir  », nous explique-t-il.

Thierry Balsat n’a pas été blessé durant l’altercation, nous fait-il savoir. Le candidat aux élections communales nous fait savoir qu’il a déposé plainte le jour même contre le frère d’Emir Kir (PS), qu’il a reconnu formellement comme étant son agresseur. Au vu de l’heure tardive, la zone de police Bruxelles-Nord (Saint-Josse-ten-Noode, Evere et Schaerbeek) ne pouvait nous confirmer ces faits, puisque le p.-v. n’était toujours enregistré à l’heure d’écrire ces lignes.

«  C’est la guérilla dans les rues de Saint-Josse-ten-Noode. J’ai déjà prévenu la police locale du climat très tendu en cette période de campagne. Il a de véritable milice dans les rues  », commente Thierry Balsat. Ces dernières semaines, des candidats de plusieurs partis présentant des listes aux élections communales dénonçaient des pressions émanant d’Emir Kir, afin de ne pas se présenter.

«  J’ai prévenu la police qu’il finirait par y avoir du sang. Ça a failli être le cas aujourd’hui. J’hésite à demander l’intervention de la police fédérale  », conclut le candidat indépendant au poste de bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode. (Sud Info, 5 Octobre 2018)

Erdogan roule pour le CD&V en Belgique

À Genk, il y a une importante minorité d’électeurs d’origine turque. Suffisamment pour que l’AKP, le parti du président Recep Tayip Erdogan, se permette d’intervenir dans le débat belgo-belge… Sur sa page Facebook belge officielle, il prie les Genkois d’origine turque de ne pas voter pour Zuhal Demir, candidate bourgmestre N-VA et secrétaire d’État fédérale de l’égalité des chances. La jeune femme y est décrite comme une "ennemie de l’islam et de la Turquie". Pour le parti islamo-conservateur, la N-VA, et Zuhal Demir en particulier, attisent "le racisme et l’animosité contre l’islam en Belgique".

L’AKP appelle donc les Turco-Belges à voter pour… le "parti le plus puissant de Genk". En l’occurrence le… CD&V, parti de l’actuel bourgmestre.

Zuhal Demir est très mal vue dans les cénacles islamistes. À cause de son opposition au port du voile à l’école mais également à la création d’une école musulmane à Genk. Et, last but not least, elle est d’origine kurde. (
La Libre Belgique, 5 octobre 2018)

Quand le maïeur de Saint-Josse Emir Kir dérape

Au cours des dernières semaines, on a souvent entendu dire de cette campagne qu’elle était presque trop pacifique et lisse. Il y a pourtant bien une commune qui déroge à la règle : Saint-Josse-ten-Noode. Prolongation d’un climat déjà très tendu en cours de législature, l’ambiance de la campagne qui s’y joue peut en effet franchement être qualifiée de délétère. Un climax a notamment été atteint mi-septembre lorsque le coprésident d’Ecolo, Patrick Dupriez, a accusé publiquement le bourgmestre en fonction d’avoir voulu intimider plusieurs candidats d’origine turque présents sur des listes d’opposition en les convoquant durant plusieurs heures. Des accusations auxquelles Emir Kir a répondu qu’il n’avait qu’à porter plainte s’il avait des éléments permettant d’appuyer ces affirmations.

Dans ce contexte, mettre Emir Kir et Zoé Genot face à face dans le cadre de ce débat organisé au sein de la rédaction du Soir ne fut pas une mince affaire. Dans un premier temps, le bourgmestre avait refusé l’invitation, prétextant que son adversaire ne défendait de toute façon « aucun programme » et ne se contentait que de mener un projet « anti-Kir ». Après être finalement (et assez rapidement) revenu sur sa position, ce dernier a ensuite refusé de poser sur une photo aux côtés de la tête de liste des écologistes tennoodois. Chaude ambiance.

Autour de la table, la conversation semble pourtant commencer sous de meilleurs auspices. Malgré une tension bien palpable, les candidats réussissent à aborder assez cordialement leurs divergences de vues sur une série de sujets de fond, allant même jusqu’à reconnaître, à quelques rares reprises, des points positifs à l’adversaire.

Accusations de« xénophobie » et propagande

En fin de débat, des accusations portées par Zoé Genot mettent néanmoins le feu aux poudres. Expliquant avoir des preuves écrites appuyant ses affirmations, la députée accuse la commune et son bourgmestre d’avoir procédé à 416 embauches au cours des six dernières années, la plupart du temps sans que celles-ci ne soient référencées nulle part, à l’exception d’une vingtaine d’entre elles. « Cela veut dire que les 400 autres ont été faites sans procédures claires, sans appels à candidature, sans égalité entre les citoyens tennoodois et donc, ça veut dire qu’on a engagé les amis, la famille ou d’autres personnes en fonction du nombre de voix qu’elles pouvaient apporter. »

Réfutant ce chiffre et refusant de reconnaître tout manque de clarté dans ce domaine, le maïeur socialiste trouve une parade. « Vous avez annoncé le 21 avril que vous aviez un projet, cette coalition anti-Kir. Je ne suis pas naïf. Je sais le message que vous avez passé. C’est un message teinté de xénophobie. Clairement, de xénophobie, a-t-il rétorqué. Le message, c’est de dire “Débarrassons-nous du métèque, de l’étranger”. Vous savez, c’est comme ça, mon ressenti, c’est que Madame va chasser les voix des rascards. »

Des propos très durs qui ont précipité la fin du débat. « Toute personne qui a suivi mon parcours parlementaire sait qu’on m’a plus souvent accusé d’être trop pro-migrants que xénophobe, donc cette attaque est totalement déplacée et montre vraiment que vous êtes aux abois », a souligné Zoé Genot, rappelant qu’elle subissait déjà une campagne de démolition au travers de plusieurs médias turcophones distribués dans la commune. Dans un article faisant l’éloge d’Emir Kir que nous avons pu consulter et faire traduire, la candidate est en effet pointée comme proche de groupes terroristes anti-turcs et anti-gouvernement turc.
(lesoir.be, 5 oct 2018)

La N-VA se mue en reporter traquant les loups gris chez la concurrence

La N-VA diffuse sur Facebook un reportage fait maison débusquant des candidats d'autres partis, singulièrement au CD&V et à l'Open Vld, sympathisants des loups gris, organisation nationaliste turque d'extrême droite.

"Tout apparaît clairement sur les réseaux sociaux. Une enquête approfondie nous ferait tomber de notre chaise face à une telle obscénité", explique le porte-parole du parti un mois après qu'une enquête journalistique a mis au jour les accointances de certains militants nationalistes avec le groupuscule d'extrême droite flamand Schild&Vrienden.

La vidéo postée par la N-VA souligne l'influence grandissante de l'ultranationalisme turc dont les loups gris sont un fer de lance. On y voit des photos sur lesquelles leurs représentants posent aux côtés de politiciens belges, parfois à leur insu - on reconnaît sur une des photos le président de la Chambre Siegfried Bracke (N-VA). Le parti affirme que d'autres politiciens belges ont des liens très étroits avec les loups gris.

Le reportage du parti s'attarde sur une candidate du CD&V à Lokeren qu apparaît dans des événements organisés par les loups gris, sur un candidat à Lier qui loue l'action de Devlet Bahçeli, le leader du parti turc d'extrême droite MHP, ainsi que sur l'un ou l'autre candidat de Groen dont un qui parle du "prétendu" génocide arménien.
(Le Vif, 4 oct 2018)

Charles Michel a rencontré le président turc Erdogan

Le Premier ministre belge Charles Michel s'est entretenu longuement avec le président turc Recep Tayyip Erdogan au siège des Nations Unie lundi, en marge de l'assemblée générale onusienne à New York. "Ce fut un entretien bien plus à cœur ouvert que je ne l'escomptais", a déclaré Charles Michel à l'issue de cette discussion, mais "nous pensons qu'il est nécessaire de dialoguer davantage encore sur une série de points et de mieux coopérer".

Le Premier ministre belge est arrivé lundi à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies et a directement rencontré le dirigeant turc, plus d'une heure durant. Beaucoup d'éléments ont été passés en revue, du rôle géopolitique de la Turquie dans la région, à la lutte contre le terrorisme, en passant par la migration, les relations avec l'UE et la situation de l'Etat de droit et de la liberté de la presse dans la république.

Une discussion "à coeur ouvert"
Estimant que la discussion avait été menée à "cœur ouvert", Charles Michel a insisté sur le fait qu'il était "nécessaire d'avoir une discussion ouverte et honnête sans être trop diplomatique".

La Belgique et la Turquie divergent sur de nombreux points, mais les deux dirigeants partagent l'avis que leurs pays nécessitent "plus de dialogue" et doivent tout entreprendre pour "mieux coopérer sur divers éléments", selon M. Michel.

La Turquie se situe dans le voisinage immédiat de l'Europe, souligne le Premier ministre belge, si bien que le pays restera à l'avenir un partenaire de discussion important dans le domaine de la migration, de la lutte contre le terrorisme et de la stabilité dans la région.

Il a donc été question durant la rencontre de donner un nouvel élan à la concertation bilatérale en matière de sécurité et justice, et de partage de données dans la lutte contre le terrorisme.

Les valeurs fondamentales en Belgique

Une meilleure coopération avec Ankara ne signifie pas pour autant qu'il faut "rester sourd ou aveugle", relève M. Michel. "J'ai rappelé que les principes de démocratie, d'état de droit et de liberté de la presse sont des valeurs fondamentales en Belgique".

Quant à l'adhésion de la Turquie à l'UE, le Premier ministre belge estime que ce processus n'est actuellement "pas réaliste". "Ce qui est nécessaire, c'est une coopération stratégique".
(Belga, 25 sept 2018)

A l'approche des élections, un projet de mosquée à Haren

Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close (PS) a confirmé lundi l'existence d'un projet de mosquée à Haren. Il a souligné que si celui-ci devait se poursuivre, il devrait suivre la voie normale en matière d'obtention des autorisations et permis requis."En tant que bourgmestre, j'ai effectivement été sollicité par des citoyens qui m'ont ainsi présenté un projet de mosquée", a répondu le maïeur à Johan Van den Driessche (N-VA) qui l'interrogeait sur les informations évoquant l'existence d'un projet de construction d'une mosquée d'une capacité de 1.200 places dans cette partie de la Ville.

"J'ai entendu cette demande et pris connaissance d'une maquette. Rien de plus. Ce projet, s'il devait se poursuivre, devra évidemment suivre la voie normale en la matière - demande de permis, enquête publique, etc.", a ajouté le bourgmestre.

Au passage, Philippe Close a souligné, à l'attention de l'élu N-VA, que "ce projet, porté par des particuliers, n'impactera certainement pas aussi significativement la vie de quartier que les projets qu'entend développer le fédéral dans cette partie de la Ville. Je vise ici la méga-prison de Haren ou encore un centre Fedasil à Neder-over-Heembeek".
(Belga, 24 sept 2018)

La procédure d’exclusion de l’échevin Défi Saït Köse est engagée

La procédure d’exclusion l’échevin schaerbeekois Sait Köse des rangs de Défi, le parti auquel il appartient, est engagée, a indiqué dimanche la formation amarante.

M. Köse est inculpé pour des faits ne relevant pas de son mandat politique. Il y a deux semaines, il a annoncé le retrait de sa candidature sur la Liste du Bourgmestre de sa commune, Bernard Clerfayt, sans démissionner pour autant de son parti, jusqu’à présent.

Un « comité de sages »

«  La procédure d’exclusion de l’échevin S. Köse est engagée puisqu’il n’a pas démissionné de son mandat dans le délai fixé alors qu’il est inculpé pour des faits certes sans lien avec son mandat mais d’une certaine gravité. Cohérence donc chez Défi  », a affirmé dimanche après-midi la formation amarante sur son compte Twitter.


Chez Défi, la procédure d’exclusion passe par la convocation d’un « comité des sages  » (sept personnes) et la possibilité pour la personne concernée, d’y être entendue avant la décision finale, a indiqué dimanche après-midi le secrétaire général du parti, Marc Loewenstein.

Benoît Lutgen réagit

Interrogé dimanche sur la chaîne RTL-TVI, le président du CDH, Benoît Lutgen, n’a pas manqué l’occasion qui lui était donnée de critiquer l’attitude du président de Défi, Olivier Maingain, pour n’avoir jusqu’ici pas concrétisé, à l’égard de M. Köse, ce qu’il prône à l’échelle de l’ensemble des partis – à savoir la démission de tout mandataire occupant une fonction exécutive en cas d’inculpation.
(Le Soir, 23 sept 2018)

Un nouveau candidat négationniste du PS à Saint-Josse


Le 23 mai 2015 à Bruxelles... Safa Akyol, actuellement N°19 de la liste du bourgmestre Emir Kır (PS), parle lors d'une manifestation contre la reconnaissance du génocide de 1915.
http://m.rtl.be/videos/537470



Ardent admirateur d'Erdogan et de Kir:
https://www.facebook.com/groups/672213746202585/permalink/1855890531168228/


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