Droits
de l'Homme / Human Rights
Plus d'une centaine de personnes placées en détention avant
le sommet de l'Otan
Plus d'une centaine de personnes ont été placées en détention
provisoire
pour des accusations de "terrorisme" avant le sommet de l'Otan, dont le
rédacteur en chef d'un magazine LGBT, une syndicaliste et des membres
et volontaires d'une fondation de protection de l'environnement, ont
affirmé vendredi des ONG turques.
"14 de nos employés et bénévoles, dont notre représentant d'Ankara, ont
été placés en détention tandis que 16 d'entre eux ont été assignés à
résidence", a affirmé vendredi sur X la fondation turque de protection
de l'environnement Tema.
"225 personnes ont été interpellées lors des opérations menées le 23
juin avant le sommet de l'OTAN (...) et 103 personnes ont été placées
en détention", a déclaré de son côté l'ONG turque MLSA.
Les procureurs ont fait valoir que les suspects "pourraient commettre
des actes terroristes dans le but de faire passer la Turquie pour un
pays connu pour le terrorisme".
Parmi les personnes détenues figurent le rédacteur en chef du magazine
LGBT+ Kaos GL Yildiz Tar, la porte parole du syndicat Umut Sen Burcu
Arikan, l'universitaire Emel Memis, ainsi que le représentant et des
volontaires, âgés de 50 à 80 ans, de la fondation Tema, selon la MLSA.
Les volontaires écologistes "ont été interrogés sur leur appartenance
au Parti communiste de Turquie/marxiste-léniniste (TKP/ML),
organisation interdite, sur l'utilisation de noms de code et sur leur
formation armée", a précisé la MLSA.
Lors de l'interrogatoire du journaliste Yildiz Tar, les policiers
étaient plus intéressés par sa position sur l'initiative "Année de la
Famille" du président turc Recep Tayyip Erdogan mettant l'accent sur
les valeurs familiales traditionnelles.
La communauté LGBT+ est fréquemment la cible du président turc Recep
Tayyip Erdogan qui l'accuse "d'inculquer aux jeunes des déviations
contraires à la nature humaine".
Erol Onderoglu, de Reporters sans frontières (RSF), a dénoncé
l'arrestation de Yildiz Tar et a exigé sa libération, affirmant que le
sommet ne justifiait en rien sa détention "arbitraire".
"Le détournement des lois antiterroristes pour procéder à des
arrestations massives et réduire au silence des personnes à l'approche
d'un sommet de l'OTAN va à l'encontre des valeurs fondatrices de
l'alliance", a de son côté déclaré l'ONG Human Rights Watch. (AFP, 26
juin 2026)
Police
detained more than 200 people in early morning raids
in Ankara
The Ankara Chief Public Prosecutor's Office said the operation targeted
suspected members of armed groups, including ISIS and various Marxist
groups such as DHKP/C, TKP/ML, THKP/C, and MLKP. However, members of
labor unions, lawyers' associations and socialist youth groups were
also among the detained.
The detainees were suspected members of ISIS and Marxist armed groups,
such as DHKP/C, TKP/ML, THKP/C, and MLKP, according to a statement from
the Ankara Chief Public Prosecutor's Office.
Additionally, lawyers' groups, labor unions and environmental groups
were targeted.
Yıldız Tar, editor-in-chief of the LGBTI+ website Kaos GL, was among
those taken into custody.
A 24-hour restriction on lawyer consultations was imposed on those
detained, ANKA news agency reported.
Journalism organizations condemned the detention of Tar, noting that
the operation occurred just one day before a scheduled court hearing in
an existing case against the journalist.
The Press Workers' Union (DİSK Basın-İş) said, "We will not allow the
political power to silence the social opposition, intimidate
journalists and rights defenders with detentions. Our colleague Yıldız
Tar, and everyone else detained, must be released immediately." (BIA,
26 June 2026)
Police use
tear gas on hunger striking teachers in Ankara
Police used tear gas yesterday against private school teachers on the
seventh day of their hunger strike in Ankara.
The incident occurred when the teachers attempted to march to the Miner
Statue in the Çankaya district. Several teachers and the union's lawyer
were affected by tear gas.
The teachers later continued their demonstration outside the Private
Sector Teachers Union headquarters, vowing to continue their action
until their demands are met. Families of the teachers also supported
the protest.
Demanding equal rights as public shool teachers, the teachers began an
indefinite hunger strike on Jun 15.
Why teachers protest
Private school teachers in Turkey face deteriorating working conditions
and systemic financial insecurity, leaving a significant gap between
them and their public sector peers.
A primary driver of the current situation is the 2014 repeal of the
base salary right, which guaranteed that private sector educators could
not be paid less than public school teachers. Following its removal and
proliferation of private schools across the country, issues such as low
wages, under-the-table cash payments, and missing social security
updates became widespread.
Unlike public sector educators, private school teachers lack job
security due to mandatory fixed-term contracts, which often span only
nine or 10 months. This system leaves many without income during the
summer vacation and forces them to seek seasonal employment.
Teachers also report routine exploitation, with weekly schedules
exceeding 45 to 50 hours. This includes unpaid weekend work, individual
student tutoring, and tasks outside their expertise.
Furthermore, educators report being frequently registered under
non-teaching titles like office or cleaning staff to reduce employer
severance liabilities, while the threat of contract non-renewal is used
to deter labor organizing. (BIA, 22 June 2026)
Trans activists pop up in Kadıköy after decoy parade
draws police to Taksim
LGBTI+ activists gathered in İstanbul's Kadıköy district today to mark
the 12th İstanbul Pride March despite official bans.
The gathering took place in the Fenerbahçe neighborhood, an unannounced
location chosen to circumvent the bans in a strategy activists have
used in recent years.
During the demonstration, participants commemorated murdered trans
people whose right to life was taken away. "We will build a world where
trans people grow old and die," the activists said in a statement to
the public.
MP Özgül Saki from the pro-Kurdish Peoples' Equality and Democracy
(DEM) Party also attended the demonstration.
Police officers later arrived at the scene, surrounding the group and
detaining several people, including journalists Yusuf Çelik and Doğa
Tekneci.
Massive police presence in Taksim
Prior to the event, authorities deployed thousands of officers,
particularly around Taksim Square and its surroundings, to prevent the
pride demonstration.
The Beyoğlu and Kadıköy district governor's offices had anticipated the
protest and declared bans on demonstrations across their respective
districts. Police forces were also stationed at main avenues and public
transit station exits throughout the city.
In Taksim, metro and funicular stations were completely shut down.
Taksim Square remained empty while police officers blocked side streets
leading to İstiklal Avenue. Authorities even restricted local residents
trying to reach their homes, demanding proof that they lived in the
area.
Because the actual demonstration took place in a completely different
location, the heavy police deployment in Taksim guarded an empty area.
(BIA, 21 June 2026)
Des ONG dénoncent le blocage de comptes LGBT+ et féministes
Des ONG de défense des droits humains ont dénoncé samedi le blocage de
près de 40 comptes X d'associations LGBT+ et féministes en Turquie.
Ce blocage "constitue une atteinte extrêmement grave et
disproportionnée au droit à la liberté d'expression", a dénoncé le
Réseau de solidarité des défenseurs des droits humains qui regroupe 22
ONG, dont le bureau en Turquie d'Amnesty International.
"Nous appelons les autorités à lever immédiatement ces restrictions
d'accès", ajoute la plateforme.
L'accès aux comptes X d'organisations LGBT+ et de défense des droits
des femmes a été bloqué en Turquie pour "des raisons de sécurité
nationale et d'ordre public", a confirmé samedi sur X l'association
Engelliweb, qui recense les restrictions d'accès en Turquie.
Près de 40 comptes ont été rendus invisibles à la demande des autorités
turques par X depuis la Turquie, selon un décompte d'Engelliweb.
Le blocage des comptes intervient à la veille de la marche des fiertés
trans, prévue dimanche à Istanbul et deux jours avant le début de la
semaine des fiertés LGBT en Turquie.
Tout rassemblement a été interdit dimanche à Beyoglu, le district
central d'Istanbul où les marches des fiertés trans et LBGT sont
traditionellement organisées, a annoncé samedi soir la sous-préfecture
de Beyoglu.
Les principales rues et places de Beyoglu seront également fermés au
public dimanche, ainsi que les stations métro desservant le district.
Un projet d'amendement prévoyant de poursuivre les personnes
homosexuelles, bisexuelles et transgenres pour comportements jugés
"contraires au sexe biologique et à la morale générale" ainsi que leur
"promotion" en Turquie avait été abandonné en novembre dernier.
La communauté LGBT+ est fréquemment la cible du président turc Recep
Tayyip Erdogan, qui la rend notamment responsable du déclin de la
natalité.
"Les institutions qui cimentent la société et assurent son avenir,
notamment la famille, sont prises pour cibles par certains milieux. Ces
mêmes groupes tentent d'inculquer aux jeunes des déviations contraires
à la nature humaine, telles que celles des personnes LGBT", a affirmé
samedi le chef de l'Etat turc.
L'homosexualité n'est pas interdite en Turquie. Mais depuis 2015, la
marche annuelle des fiertés est quasi systématiquement interdite et
réprimée. (AFP, 20 juin 2026)
Özgüden
et Tuğsavul à la Semaine
des réfugiés au Royaume-Uni

Une exposition sur le thème
du “courage" a ouvert ses portes le 15 juin à Brighton, au Royaume-Uni,
à l'occasion de la Semaine des réfugiés. L'exposition présente
notamment une affiche mettant en avant les exilés politiques turcs
Doğan Özgüden et İnci Tuğsavul.
L’exposition met également à l’honneur des personnalités de divers
pays, notamment le poète, peintre et philosophe libanais Khalil Gibran;
la médecin grecque et résistante antifasciste Amalia Fleming; Musa
Moris Farhi, ancien président du Comité de soutien aux écrivains
emprisonnés de PEN International; l’écrivaine et professeure
palestino-américaine Naomi Shihab Nye et Amilcar Cabral, poète, penseur
et éducateur qui a mené les luttes pour l’indépendance de la
Guinée-Bissau et des îles du Cap-Vert.
L’exposition, qui se tient à la Jubilee Library, la plus grande
bibliothèque de Brighton, restera ouverte pendant deux semaines,
jusqu’au soir du 27 juin.
Page d’information nationale sur la Semaine des réfugiés au Royaume-Uni
: www.refugeeweek.org
Nouvelles vagues d'arrestations au sein de l'opposition
Le gouvernement turc continue d'étendre ses filets sur l'opposition
avec près de 40 nouvelles arrestations vendredi dans les rangs du CHP,
déjà confronté à une grave crise de sa direction.
Lors d'opérations lancées vendredi matin, 47 mandats d'arrêt ont été
émis pour "corruption" et 37 personnes arrêtées, accusées d'avoir
délivré des permis de construire invalides dans les îles des Princes.
Parmi elles figure le maire de ce petit archipel très populaire au
large d'Istanbul, a rapporté le procureur d'Istanbul, précisant que les
opérations ont été conduites dans "quatre provinces".
Selon la presse turque, d'autres arrestations ont visé cette semaine
les municipalités d'Izmir, bastion CHP sur la côte égéenne (ouest), de
Mersin (sud) et de deux districts d'Istanbul pour corruption,
détournement de fonds, truquage d'appels d'offres et abus de pouvoir.
Toutes sont conduites sur ordre du procureur d'Istanbul dans le cadre
de l'enquête pour "corruption" qui cible les responsables du parti
depuis plus d'un an. Elle a conduit le populaire maire d'Istanbul,
Ekrem Imamoglu, en prison depuis mars 2025.
Le CHP (social-démocrate), le plus ancien parti de Turquie, est dans le
viseur du gouvernement depuis sa large victoire aux élections
municipales de mars 2024.
M. Imamoglu, qui nie les accusations de corruption à son encontre,
était désigné comme le candidat du CHP, première force d'opposition au
parlement, à la présidentielle prévue en 2028.
Il est enlisé dans une grave crise de sa direction: son président,
Özgür Özel, a été évincé le 21 mai par une décision de justice, saisie
par son prédécesseur Kemal Kiliçdaroglu.
Ce dernier, candidat malheureux à la présidence en 2023, avait été
remplacé quelques mois plus tard par le congrès du parti, dont il
conteste la validité.
Plus de 800 délégués du CHP ont déposé mercredi une pétition réclamant
un congrès extraordinaire du parti. (AFP, 19 juin 2026)
İstanbul district mayor dismissed as more operations target
CHP municipalities
Ten out of 18 suspects detained in an investigation into alleged
irregularities at the İstanbul's Silivri Municipality were formally
arrested on Jun 16, including Mayor Bora Balcıoğlu. A penal judgeship
of peace released the remaining eight suspects under judicial control.
Following the court's decision, Balcıoğlu, a member of the main
opposition Republican People's Party (CHP), called the investigation a
political operation. "We are faced with a new and severe stage of a
political operation carried out against my person, my family, my
colleagues, my labor, and the will displayed by the people of Silivri
at the ballot box," he said in a statement through his lawyers.
Balcıoğlu argued that the allegations raised during the investigation
lacked any factual basis, noting that he could not share full details
of the case due to a confidentiality order.
He added that the accusations against him relied on rumors and
interpretations rather than concrete evidence, echoing claims made by
numerous other opposition figures prosecuted on similar corruption
charges since last year.
The Interior Ministry announced yesterday that Balcıoğlu has been
suspended from office. The district council will elect an acting mayor
to replace him.
Detentions in İzmir
Police launched an operation today over bribery allegations involving
the CHP-led Seferihisar Municipality in İzmir.
Authorities detained 15 suspects, including Deputy Mayor Gökhan
Pehlivan, in the probe conducted by the İzmir Chief Public Prosecutor's
Office.
Antalya municipal subsidiary targeted
Ten additional suspects were detained yesterday in an ongoing
investigation into ANSET, a subsidiary of the Antalya Metropolitan
Municipality.
The Antalya Chief Public Prosecutor's Office is leading the
investigation into allegations of bid-rigging, bribery, laundering
proceeds of crime, and fraudulent execution of public contracts.
As part of the probe, police detained 10 individuals, including V.
Tuncer and N. Tuncer, the spouse and mother-in-law of former
Metropolitan Municipality secretary-general Cansel Çevikol Tuncer, who
was previously arrested under the same investigation. (BIA, 17 juin
2026)
İstanbul's Silivri district mayor detained in corruption
investigation
Police detained Bora Balcıoğlu, the mayor of İstanbul’s Silivri
district, along with 17 others during raids early today as part of a
corruption investigation. Municipal officials and businesspeople are
reportedly among those detained.
Simultaneous to the raids, financial crimes police carried out a search
in the municipal hall.
The operation is part of an ongoing crackdown based on corruption
allegations targeting the main opposition Republican People’s Party
(CHP), which began in March last year. Along with hundreds of municipal
officials and employees, more than 30 CHP mayors have been dismissed
and detained under this crackdown, including mayors of major cities
such as İstanbul, Bursa, Adana, and Antalya.
The CHP still maintains control in most of these municipalities despite
the dismissals, as acting mayors are elected by municipal councils
where the party holds a majority.
The opposition party alleges that these operations are politically
motivated, stemming from the victory it achieved against the ruling
bloc in the 2024 local elections. The government maintains that the
process is judicial. (BIA, 12 June 2026)
Un
procureur condamné à 15 ans de prison pour tentative
de féminicide
Un procureur d'Istanbul qui avait tiré en janvier en plein tribunal sur
une juge avec laquelle il affirme avoir entretenu une relation a été
condamné vendredi à quinze ans de prison, dont plus de trois avec
sursis, ont rapporté les médias turcs.
Selon l'agence de presse privée DHA et la chaîne de télévision privée
Habertürk, le suspect, Muhammed Çagatay Kiliçaslan, a écopé de 11 ans
et huit mois d'emprisonnement ferme pour "tentative d'assassinat sur
une femme".
La victime, qui se trouvait dans son bureau au moment des faits, avait
été blessée par balle à l'aine avant qu'un détenu travaillant à
l'intérieur du tribunal dans le cadre d'un aménagement de peine
n'empêche le procureur de faire feu à nouveau.
L'individu a expliqué lors de son procès avoir travaillé deux ans au
sein d'un bureau de prévention des violences faites aux femmes.
Des associations turques de défense des droits des femmes s'étaient
émues en janvier de cette tentative de féminicide, survenue "là même où
les auteurs de tels actes devraient être punis", soulignait l'une
d'entre elles.
Selon cette association, nommée "Nous ferons cesser les féminicides",
294 femmes ont été tuées par des hommes en 2025 en Turquie, et 297
autres sont mortes dans des circonstances jugées suspectes. (AFP, 12
juin 2026)
13th
anniversary of Gezi Park protests marked in Taksim
A crowd gathered in Beyoğlu, İstanbul yesterday to mark the 13th
anniversary of the 2013 Gezi Park protests, one of the largest mass
protests in the history of Turkey.
The demonstration was held at 7.00 pm on Mis Street, a side street
leading to İstiklal Avenue. The gathering took place despite a official
ban and widespread transportation restrictions.
Hours before the event, called by the Taksim Solidarity group, police
blockaded Taksim Square, İstiklal Avenue and the surrounding areas in
line with a demonstration ban in the district. Public transit lines and
several roads were also closed.
The protest was attended by lawmakers, representatives from political
parties, labor and professional organizations, and democratic civil
society groups. Among the participants was Gülsüm Elvan, the mother of
14 year old Berkin Elvan, who lost his life during the Gezi protests
after being struck by a tear gas canister fired by police in Okmeydanı.
In 2013, the government planned to demolish Gezi Park in Taksim Square
to rebuild the historical artillery barracks as a shopping and
commercial center. On May 28, 2013, activists set up tents in the park
to resist the project.
Protests grew against the removal of the tents and the uprooting of
trees in the park, transforming into countrywide anti-government
protests by May 31. Protesters occupied Gezi Park for about two weeks
before a police crackdown cleared the area.
Nine protesters and one police officer died and hundreds were injured
during the demonstrations. Gezi Park continued to remain a park.
Demonstrators carried placards reading "Justice for Gezi" that featured
photos of the imprisoned defendants of the Gezi trial. The crowd
chanted slogans including "Taksim is everywhere, resistance is
everywhere," "A thousand greetings to those who fell and fought in
Gezi," and "We are Gezi, we will come again."
Gülsüm Elvan addressed the crowd first. "One day we will definitely
break this blockade and commemorate our children by leaving carnations
at Gezi. Can Atalay, Mine Özerden, Çiğdem Mater, Osman Kavala, and
Tayfun Kahraman will also be with us," Elvan said.
Following Elvan's speech, the crowd held a moment of silence for those
who lost their lives during the Gezi resistance. The names of Mehmet
Ayvalıtaş, Ethem Sarısülük, Abdullah Cömert, Medeni Yıldırım, Hasan
Ferit Gedik, Ali İsmail Korkmaz, Ahmet Atakan, and Berkin Elvan were
read out one by one, alongside journalist Hakan Tosun, who was killed
in October. The crowd responded to each name by shouting "He lives."
(BIA, 1 June 2026)
Pression
sur les médias / Pressure on the Media
CPJ express urgent concern to NATO over press
accreditation denial for Turkey summit
The Committee to Protect Journalists joined the International Press
Institute and other press freedom and human rights organizations in
expressing concern over the denial of accreditation to Turkish
journalists hoping to cover NATO’s summit in Ankara, Turkey on July 7-8.
Dozens of Turkish journalists, including staff from independent media
outlets Halk TV, Sözcü TV, Nefes, BirGün, Cumhuriyet, ANKA News Agency,
Medyascope, and T24, have been denied accreditation.
The press freedom and human rights organizations sent a joint letter to
NATO Secretary General Mark Rutte saying the accreditation denials were
“a direct limitation on publicly available information and a
deprivation of independent perspectives from Türkiye – for both the
Turkish public and the international community.”
The signatories called on NATO to reconsider the rejections and restore
accreditation to outlets that meet NATO’s own eligibility criteria,
including the requirement for editorial independence.
Full text: https://cpj.org/wp-content/uploads/2026/06/NATO-letter-1.pdf
Journalist Doğa Baskan arrested over report online for only
minutes
Doğa Baskan, Ankara correspondent for the left-wing daily Evrensel was
formally arrested today on charges of "publicly disseminating
misleading information" over a news draft that was mistakenly uploaded
to the newspaper's website and removed shortly after. Baskan was taken
into custody yesterday.
The newspaper filed an objection to the decision with its lawyer, İlke
Işık, saying that the arrest was based solely on the prosecution’s
assessment.
"When the content of the report, the duration it remained online, and
whether it resonated with the public are evaluated together, we are
faced with a situation where none of the elements of Article 217/A have
been met," she said.
Baskan, a university student, had to leave behind her cat, her mother,
and her education. "She is faced with having her life suddenly halted
without any criminal element," Işık said.
"We expect her release before a lawsuit is filed or a trial even
begins," Işık added. "The arrest was made based on a single page of
internet printout. Moreover, the report itself is not even in the
prosecution’s file; they searched for it but could not find it. There
is an arrest over content that does not actually exist." (BIA, 26 June
2026)
Des médias d'opposition écartés du sommet de l'Otan
Des journalistes de médias turcs d'opposition ont exprimé leur colère
jeudi après s'être vu refuser des demandes d'accréditation pour le
sommet de l'Otan des 7 et 8 juillet à Ankara, des refus opposés à la
demande des autorités turques, selon l'Alliance.
Parmi ces médias figurent le quotidien Cumhuriyet, la chaîne de
télévision Halk TV et le site en ligne indépendant T24, tous critiques
de la politique du gouvernement islamo-conservateur du président Recep
Tayyip Erdogan.
"L'embargo de l'Otan à l'encontre des médias indépendants est
inacceptable", a réagi l'Association des journalistes turcs, déjà
confrontés depuis des années aux pressions des autorités.
Ces refus, également notifiés à des reporters indépendants, "empêchent
les journalistes d'exercer leur métier et portent atteinte au droit du
public à l'information", a dénoncé l'Association de la presse
diplomatique turque, fustigeant "des pratiques discriminatoires".
Plusieurs des journalistes qui souhaitaient couvrir ce sommet, auquel
doit notamment participer Donald Trump, ont diffusé sur X des captures
d'écran de courriels reçus du service de presse de l'Otan, qui dit "ne
pas être en mesure de détailler les motifs de cette décision
définitive".
La porte-parole de l'Alliance atlantique Allison Hart a réagi jeudi en
affirmant que, "pour les sommets et réunions ministérielles organisés
hors du siège de l'Otan, l'Organisation s'en remet au pays hôte pour
évaluer les journalistes issus de ce pays".
"Nous sommes en contact avec les autorités turques au sujet des
accréditations", a-t-elle écrit sur X, soulignant qu'"il est très
important pour l'Otan que les médias puissent assister aux événements
majeurs" de l'Alliance.
L'ONG Reporters sans Frontières (RSF), qui classe la Turquie au 163e
rang sur 180 pays dans son dernier classement mondial de la liberté de
la presse, a jugé ces refus "inacceptables".
"Malheureusement, l'Otan - qui se présente comme une organisation de
pays démocratiques - légitime de fait les pressions exercées sur les
journalistes en Turquie", a déclaré à l'AFP l'avocat Veysel Ok,
co-directeur de l'association de défense des droits MLSA. (AFP, 25 juin
2026)
AKP moves to restore punitive authority to press ad
agency
The ruling party is working to reinstate the Press Advertisement
Institution's (BİK) authority to impose ad bans on press outlets
despite a Constitutional Court ruling annulling similar provisions.
A draft bill approved by the parliament's planning and budget committee
early this month lays out new press ethic rules for online and print
news outlets. Violations of the rules can be reviewed upon a complaint
by the affected parties or ex officio by the BİK.
The bill could effectively restore punitive power for the agency, which
has long been criticized by press freedom groups, an opposition deputy
said yesterday.
"Since BİK was attached to the Presidency's Directorate of
Communications, a bad and arbitrary management has dominated the
institution," said Utku Çakırözer of the Republican People's Party
(CHP).
The agency, which was founded in 1961 to ensure the fair distribution
of public ads and support independent newspapers, has become an
instrument to punish media outlets, he argued.
Seventy-six percent of the ad-cutting penalties in 2019 and 50 percent
in the following year were imposed on only three newspapers, the
secular pro-opposition Cumhuriyet, and left-wing papers BirGün and
Evrensel.
The new rules
According to the draft, the regulation bars outlets from publishing
content that:
- Legitimizes violence, praises crimes, or commends criminal
organizations
- Undermines the fight against illicit drugs
- Defames or discriminates against individuals or groups based on race,
language, religion, sect, gender, political opinion, or similar grounds
- Violates personal privacy
- Damages the honor, dignity, or reputation of individuals,
institutions, or social groups
- Directly or indirectly reveals the identities or addresses of
children, failing to prioritize the best interest of the child in
related coverage
The Constitutional Court in October concluded that the ad-cutting
practices were arbitrary and disproportionate, and it annulled the
agency's authority.
"But now you are asking us again for the authority to issue penalties,"
Çakırözer said, addressing the government. "If you attempt to rain
arbitrary penalties on newspapers again through militant bureaucrats
and pro-government professional organizations that receive this
authority, it is against the Constitution." (BIA, 22 June 2026)
Turkey blocks access to Change.org
The global petition platform Change.org has been blocked in Turkey
following a court decision.
The Kula Penal Court of First Instance issued the access ban on Jun 17,
according to a report from the Freedom of Expression Association
(İFÖD), a platform monitoring online censorship in Turkey.
The report did not disclose the reason for the blocking.
Turkey blocked record number of web addresses in 2024, surpassing
300,000. (BIA, 19 juin 2026)
Turkey's
state broadcaster suspends commentator for
confusing teams
The state broadcaster TRT suspended a commentator after he confused the
Iran and New Zealand football teams during a FIFA World Cup match today.
For the first four minutes, Murat Ekrem Çimen commentated as if the
team wearing the white jersey was New Zealand and the dark one was
Iran, when the opposite was true.
Toward the end of the fourth minute of the match, the cameras showed
Iranian player Mehdi Taremi from behind with his name visible, after
which the commentator corrected himself. He had been identifying
players holding the ball likely based on their playing positions, even
providing details such as their club teams, which were incorrect as he
was referring to the wrong team.
The four-minute clip went viral on social media, drawing heavy
criticism toward TRT.
Following the criticism, the broadcaster released a statement
apologizing to the public and announcing that it was investigating the
incident. The statement, which did not name the commentator, said he
was suspended until the end of the World Cup:
“The necessary administrative and investigative processes regarding
this error, which is inconsistent with TRT Sports’ decades-long
broadcasting expertise, experience, and commitment to quality, have
been immediately initiated. At the conclusion of the process, the
necessary actions will be fully implemented.
“The relevant commentator has been withdrawn from the World Cup
broadcast team in the US as part of the investigation process and will
not continue with the tournament broadcasts.
“It is unacceptable for TRT that a figure with over 30 years of
experience in sports broadcasting would make such a mistake.
“TRT does not tolerate any practices that violate broadcasting
standards in national and international events reaching millions of
viewers.”
Çimen is a veteran journalist with nearly three decades of experience
in sports broadcasting. He previously served as the sports chief for
Kanal A and has been commentating for TRT since 2008, covering numerous
athletic events including football. (BIA, 17 juin 2026)
ETHA news agency co-owner Mehmet Acettin detained in house
raid
Mehmet Acettin, a human rights defender and one of the owners of the
Etkin News Agency (ETHA), was detained this morning during a police
raid on his home.
The detention was carried out as part of an investigation launched
against the Marksist Teori magazine.
The İstanbul Chief Public Prosecutor's Office alleged that the
magazine, operating under the Varyos Gazetecilik company, was used as a
front to finance the outlawed armed group Marxist-Leninist Communist
Party (MLKP).
Arrest warrants were issued for three other individuals as part of the
investigation. Among them, ETHA editor Nadiye Gürbüz gave her statement
via videoconference from the Bakırköy Women's Closed Prison, where she
is currently incarcerated.
Tülin Gür and Hüseyin Dağdeviren, the current and former managing
editors of the Atılım newspaper and Marksist Teori magazine, are the
other individuals facing warrants.
Acettin was previously detained during an operation against socialist
groups on Feb 3, and was later released under house arrest.
The operation targeted various organizations and institutions,
including the Socialist Party of the Oppressed (ESP), the Federation of
Socialist Youth Associations (SGDF), the Socialist Women's Councils
(SKM), the Kaktüs Young Women's Association, the Limter-İş Union
affiliated with DİSK, the High School Student Union (LÖB), Polen
Ecology, the Science Education Aesthetic Culture Art Research
Foundation (BEKSAV), the Law Office of the Oppressed (EHB), and ETHA.
The prosecutor's office alleged that these institutions and
organizations belong to the MLKP structure. More than 100 people were
detained during the house raids. Approximately 80 people remain under
arrest on allegations of "membership in an organization" and "making
organization propaganda."
Individuals whose indictments have been prepared have stood trial.
Berfin Polat, the co-chair of the SGDF, and Cemre Nayir, the head of
the Polen Ecology Association, appeared before a judge in recent weeks
and were released during their first hearing. (BIA, 16 juin 2026)
Plaquette d'honneur à Dogan Özgüden de la part de
l’Association des Journalistes de Turquie
L’Association des Journalistes de Turquie (TGC), qui œuvre depuis sa
fondation en 1946 au développement du journalisme, à la protection de
la liberté de presse et d’expression, au renforcement de la solidarité
entre membres de la profession et à la promotion de la déontologie
journalistique, a célébré aujourd’hui à la fois son 80e anniversaire et
le 38e anniversaire de la création du Musée de la Presse lors d’une
grande cérémonie tenue en son siège social.
À cette occasion, 28 journalistes chevronnés, membres de l’association
entre 1959 et 1966, ayant consacré de nombreuses années à la
profession, ont reçu la Plaquette d’Honneur de l’Association des
Journalistes de Turquie :
Adnan Özyalçıner, Ahmet Şenova, Aydın Öztürk, Demir Feyizoğlu, Doğan
Özgüden, Erdoğan Arıpınar, Ergüder Tırnova, Erkan Göksel, Gündüz
Serdengeçti, Günsel Çeliker, Hasan Çeliker, Hilmi Yavuz, Hulusi
Yavaşlar, İbrahim Dinçer, Kemal Şener, Naci Yener, Okşan Atasoy, Orhan
Ayhan, Rahmi Turan, Selami Turgut Genç, Seraciddin Zıddıoğlu, Sökmen
Baykara, Suat Türker, Şevket Uygun, Ünal Sakman, Turgay Olcayto, Yalçın
Kamacıoğlu, Yalçın Toker.
Ne pouvant assister à la cérémonie en raison de sa situation d’exil, la
Plaquette d’Honneur de Doğan Özgüden a été remise à Faruk Pekin, un de
ses camarades de lutte en Turquie dans les années 1960, afin qu’il la
lui remette en main propre.
Avant la cérémonie, à laquelle il n’a pu se rendre, Özgüden a adressé
ce message de remerciement à Vahap Munyar, président de l’Association
des Journalistes de Turquie, et à Sibel Güneş, sa secrétaire générale :
« Je vous remercie d’avance de m’honorer en me remettant une Plaquette
d’Honneur à l’occasion du 80e anniversaire de notre association.
« J’ai débuté dans le journalisme il y a 74 ans, en 1952 à Izmir, et
j’avais immédiatement assumé des responsabilités au sein de
l’Association des Journalistes d’Izmir et du Syndicat des Journalistes
d’Izmir. Lorsque je devins rédacteur en chef du journal Akşam à
Istanbul en 1964, je devins membre de l’Association des Journalistes
d’Istanbul.
« Alors que je dirigeais la revue Ant dans la seconde moitié des années
1960, le coup d’Etat du 12 mars nous a contraint, mon épouse, la
journaliste İnci Tuğsavul, et moi-même, à l’exil, où nous dirigeons
ensemble depuis 52 ans l’agence Info-Türk à Bruxelles.
« En Belgique, j’ai l’honneur d’être membre de l’Association des
Journalistes Professionnels (AJP) tout en conservant mon adhésion à
l’Association des Journalistes de Turquie.
« Compte tenu des circonstances actuelles, je ne pourrai
malheureusement pas assister à la remise des prix de cette année. Je
demande que mon prix soit remis à mon estimé collègue Faruk Pekin, avec
qui j’ai travaillé à la revue Ant, qui me représentera. »
Faruk Pekin, qui a reçu le prix lors de la cérémonie, a transmis les
remerciements de Doğan Özgüden à la direction de l’Association des
Journalistes de Turquie.
DISCOURS D’OUVERTURE DU PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION DES
JOURNALISTES DE TURQUIE
« Depuis sa création en 1946, l’Association des Journalistes de Turquie
(TGC) n’a pas été uniquement l’organisation professionnelle des
journalistes ; elle s’est également engagée dans la protection de la
liberté de la presse, la solidarité professionnelle et les valeurs
démocratiques. Aujourd’hui, elle poursuit son action avec détermination
pour garantir aux citoyens l’accès à l’information et à la vérité, et
pour assurer la libre circulation de l’information. En tant que conseil
d’administration du TGC, nous considérons qu’il est de notre devoir de
défendre les droits et libertés fondamentaux, éléments indissociables
d’un ordre social démocratique.
« Par notre Déclaration des Droits et des Devoirs des Journalistes de
Turquie, nous continuons de contribuer à la diffusion d’une approche
journalistique, contre de discours de haine, soutenant la paix et
attachée aux principes éthiques. Nous considérons qu’il est de notre
responsabilité sociale de soutenir tous les efforts visant à éliminer
les violences et l’exploitation sexuelles des femmes et des enfants.
« Nous voulons créer un environnement de travail où les journalistes ne
soient pas victimes d’agressions physiques, d’arrestations et de
détentions arbitraires simplement pour avoir fait leur travail. Nous
poursuivons notre action en ayant conscience des valeurs que notre
République, qui fêtera le 29 octobre 2026 son 103e anniversaire, a
léguées à ses citoyens, femmes, journalistes, intellectuels, jeunes et
enfants ».
DISTINCTIONS DÉCERNÉES À ÖZGÜDEN ET TUĞSAVUL LES ANNÉES
PRÉCÉDENTES
L’Association des Journalistes de Turquie (TGC) avait décerné à İnci
Tuğsavul le prix de « Journaliste de l’Année » en 1963.
Özgüden et Tuğsavul, qui dirigent l’agence de presse Info-Türk depuis
52 ans, ont également reçu les distinctions suivantes au cours de leur
exil :
8 mars 2006 : Prix de la « Liberté de pensée » décerné par la branche
stambouliote de l’Association des Droits de l’Homme (İHD),
4 novembre 2007 : « Prix Burhan Felek du Service à la Presse » décerné
à Doğan Özgüden par l’Association des Journalistes de Turquie,
27 février 2014 : Prix « Citoyens de l’Humanité » décerné à Özgüden et
Tuğsavul par l’Institut Kurde de Bruxelles, l’Association des Arméniens
Démocrates de Belgique, l’Institut Assyrien de Belgique, les Ateliers
du Soleil et la Maison du Peuple de Bruxelles,
10 juin 2015 : Prix « Liberté de pensée et d’expression » décerné à
Özgüden et Tuğsavul par l’Association des Éditeurs de Turquie,
31 mai 2016 : Prix décerné à Doğan Özgüden « pour son engagement de
toute une vie en faveur des droits humains, de la démocratie, de la
vérité et de la justice » par la Fédération euro-arménienne pour la
Justice et la Démocratie (EAFJD),
27 juin 2018 : Certificat de reconnaissance remis à Özgüden par
l’Association des Journalistes de Turquie,
12 mars 2025 : Prix de reconnaissance décerné à Özgüden et Tuğsavul
pour leur amitié et leur soutien indéfectibles par le Comité des
Arméniens de Belgique.
Traduction: Mazyar KHOOJINIAN
Détenue en Syrie, une journaliste allemande en
contact avec son ambassade
Une journaliste allemande, détenue en Syrie, a reçu récemment des
visites en prison de l'ambassade allemande à Damas, a indiqué vendredi
le ministère allemand des Affaires étrangères.
Eva Maria Michelmann avait disparu en janvier lors d'une offensive
menée par les forces gouvernementales syriennes dans le nord-est du
pays, une région auparavant contrôlée par les forces kurdes.
Des témoins avaient rapporté à l'époque qu'elle avait été emmenée dans
un véhicule appartenant aux forces gouvernementales dans la ville de
Raqqa, en compagnie du journaliste turco-kurde Ahmed Polad.
Tous deux travaillaient pour une petite agence de presse Etkin Haber
Ajansi(ETHA) et la chaîne Özgür TV, deux médias turcs de gauche, selon
le Comité de protection des journalistes (CPJ).
"Des employés de l'ambassade allemande à Damas ont pu rendre visite
récemment" à Mme Michelmann, a déclaré une porte-parole du ministère
allemand des Affaires étrangères, lors d'un point presse régulier du
gouvernement allemand à Berlin.
Elle n'était pas en mesure de dire pourquoi la journaliste avait été
emprisonnée et quelles charges avaient été retenues contre elle.
Il y a une dizaine de jours, l'avocat allemand de Mme Michelmann,
Roland Meister, avait alerté sur son mauvais état de santé.
Il avait déclaré à l'AFP avoir reçu des informations selon lesquelles
Mme Michelmann aurait été "torturée et soumise à des interrogatoires
incessants, y compris la nuit", et qu'elle aurait "perdu beaucoup de
poids".
Le Comité de protection des journalistes avait qualifié
d'"inacceptable" le "manque de transparence du gouvernement syrien
concernant la détention et le sort" des deux journalistes et fait part
de son inquiétude "quant à la liberté de la presse en Syrie". (AFP, 12
juin 2026)
Un journaliste d'investigation remis en
liberté provisoire
Un tribunal d'Ankara a ordonné vendredi la remise en liberté provisoire
d'un journaliste d'investigation du quotidien d'opposition turc Birgün
détenu depuis mars pour "diffusion d'informations trompeuses", a
annoncé son employeur.
"Notre reporter Ismail Ari, incarcéré depuis 75 jours pour son travail
journalistique, va être libéré", s'est réjoui le journal Birgün,
quotidien de gauche stambouliote connu pour ses enquêtes contre le
pouvoir.
Interpellé fin mars dans la province de Tokat (nord) où il s'était
rendu à l'occasion d'une fête religieuse, le journaliste avait été
placé en détention dans la foulée.
Le procès du reporter, contre lequel les poursuites n'ont pas été
levées, s'était ouvert vendredi et doit reprendre en octobre.
Les enquêteurs l'avaient notamment interrogé lors de sa garde à vue au
sujet d'enquêtes sur le financement public d'un réseau de fondations
géré par la famille du président Recep Tayyip Erdogan.
"J'ai reçu de nombreuses menaces, mais j'ai continué à faire du
journalisme de service public", s'est défendu le journaliste, affirmant
face aux juges avoir été arrêté pour avoir été "intègre et honnête",
selon Birgün.
Son avocat a souligné vendredi que les poursuites pour "diffusion
d'informations trompeuses" étaient devenues "un outil pour cibler les
journalistes".
Erol Onderoglu, représentant de l'ONG Reporters sans Frontières (RSF)
en Turquie, s'est félicité de la décision, s'inquiétant cependant que
la justice cherche à "intimider les journalistes" via une loi sur la
désinformation.
RSF a classé la Turquie au 163e rang sur 180 pays de son dernier
classement mondial de la liberté de la presse, entre l'Irak et le
Yémen. (AFP, 5 juin 2026)
Journalist Cihan Berk sentenced to over six years in prison
Journalist Cihan Berk has been sentenced to six years and three months
in prison on charges of "being a member of a terrorist organization."
The second hearing of the case against Berk was held today at the
Tunceli 1st Heavy Penal Court.
Berk, a reporter for the Pir News Agency (PİRHA) which focuses on
issues related to Turkey's Alevi minority, was brought to the courtroom
from the prison where he was being held following his detention during
a police raid on his home on Dec 19, 2025.
His lawyers, Kenan Çetin and Doğa İncesu, attended the hearing.
Representatives from the Human Rights Association (İHD) Dersim Branch,
as well as relatives and colleagues of Berk, also followed the
proceedings.
The prosecution repeated its previous opinion and requested that Berk
be punished.
In his defense, Berk rejected the accusations and stated that his
activities were within the scope of journalism. "Journalism is not a
crime," he said.
Lawyers Kenan Çetin and Doğa İncesu argued that the prosecutor should
prepare an indictment based on concrete evidence rather than
assumptions. "The accusation against Cihan Berk does not constitute
organization membership," the defense lawyers said, demanding Berk's
release.
Following the defense statements, the court delegation recessed the
hearing for deliberation. The court sentenced Berk to six years and
three months in prison for being a member of he Revolutionary People's
Liberation Party/Front (DHKP/C), a Marxist armed group, while ruling
for his release under an international travel ban. (BIA, 3 June 2026)
Court
bans X account of Turkey's oldest newspaper
An Elazığ court has ordered an access block on the X account of the
daily Cumhuriyet, the Freedom of Expression Association announced today.
The Elazığ 2nd Penal Judgeship of Peace issued the ruling based on
Article 8/A of the Internet Law. This article allows for content blocks
on grounds of national security, public order, crime prevention,
protection of public health, or protecting the right to life and
property.
İFÖD did not provide details about the exact reason for the blocking
order.
Following the ruling, Cumhuriyet changed its handle from @cumhuriyetgzt
to @cumhuriyetgzt1, presumably to circumvent the ban. The account,
which has more than 3.4 million followers, is still accessible from
Turkey.
It's not clear whether this accessibility is due to the handle change
or because X has not yet implemented the ruling. While the platform
generally complies with such orders, it occasionally refrains from
doing so.
Founded in 1924, Cumhuriyet is the longest-running newspaper in Turkey.
The secularist-nationalist paper, whose name literally means
"republic," was established with the involvement of Mustafa Kemal
Atatürk, the founder of the republic. (BIA, 2 June 2026)
Colère après une performance express du rappeur
américain Travis Scott
Le rappeur Travis Scott, poids lourd du hip-hop américain, s'est attiré
la colère de fans turcs qui l'ont copieusement hué lundi matin à
Istanbul après une performance jugée expéditive, selon des vidéos et
témoignages publiés sur les réseaux sociaux.
L'un des sites internet mettant en vente des billets pour l'événement
promettait, contre plusieurs centaines d'euros minimum, "une
performance allant au-delà d'un concert classique" devant un public
restreint à 2.500 personnes.
Mais Travis Scott, censé être l'"hôte" de l'événement, s'est éclipsé
après 20 minutes sur scène, récoltant des huées du public, selon
plusieurs vidéos mises en ligne lundi.
Une affiche du concert prévoyait pourtant un "DJ set & mic" de la
star américaine de 23H00 à 00H30, au milieu de performances d'artistes
moins célèbres.
"Evénement honteux. On nous avait dit qu'il arriverait à 23H00 et il
est arrivé à 00H35. On a attendu debout pendant des heures, on a chanté
une chanson et il est parti (...) On a gaspillé notre argent", a réagi
sur Instagram Ala Artan, qui a assisté à la prestation du rappeur.
D'autres fans, dont l'un affirme avoir déboursé plus de 1.100 euros
pour un billet VIP - plus de deux fois le salaire minimum turc -, ont
demandé à être remboursés sous une publication Instagram de TemaCC, la
société organisatrice de l'événement.
"À tous les teufeurs de Turquie: je ne suis venu que pour animer une
soirée pour un ami (...) J'ai vraiment hâte de revenir pour donner un
vrai concert", a réagi lundi soir sur Instagram le rappeur américain.
Interrogé par l'AFP, l'organisateur s'est refusé à tout commentaire.
"Travis Scott a été au coeur de l'événement tout au long de la soirée ;
il a joué les hôtes pendant une heure (...) et a offert une performance
exceptionnelle de 20 minutes", s'est toutefois défendu dans un
communiqué le patron de TemaCC, Taylan Özcan, cité par plusieurs médias
turcs.
Le rappeur américain, qui ne s'était jamais produit en Turquie
jusqu'ici, est la tête d'affiche d'un nouvel événement prévu lundi soir
dans une discothèque d'Izmir (ouest). (AFP, 1 juin 2026)
Des écrivains dénoncent une justice aux ordres contre
l'opposition
Plus de 250 écrivains turcs ont signé une déclaration commune
condamnant des "pratiques antidémocratiques" de la justice en Turquie
qui a ordonné la destitution du dirigeant élu du principal parti
d'opposition, ont rapporté dimanche les médias locaux.
"Le parti au pouvoir a une nouvelle fois porté un coup à nos droits
constitutionnels fondamentaux par le biais d'un système judiciaire
qu'il contrôle", ont accusé dans une déclaration commune 262 écrivains,
dont plusieurs auteurs de renom comme Asli Erdogan et Buket Uzuner.
Le Parti républicain du peuple (CHP), plus ancien parti politique de
Turquie, a été ébranlé par une décision de justice, rendue le 21 mai,
qui a annulé la primaire interne de 2023 ayant porté Özgür Özel à sa
tête et a rétabli son rival vaincu, Kemal Kiliçdaroglu.
La police antiémeute a depuis lors fait irruption de force au siège du
CHP à Ankara, y expulsant les partisans de M. Özel. Samedi, Kemal
Kiliçdaroglu s'est rendu sur place pour poser devant les photographes,
assis à son bureau, avec un exemplaire des statuts du parti placé bien
en évidence devant lui.
Selon les partisans de Özgür Özel, la décision de la justice turque est
motivée par des considérations politiques et vise à affaiblir
l'opposition en prévision des prochaines élections prévues en 2028,
ceci au profit du Parti de la justice et du développement (AKP,
islamo-conservateur) du président Recep Tayyip Erdogan.
"En tant qu'écrivains en Turquie, nous nous opposons à ces violations
systématiques de la loi qui bafouent la volonté du peuple et le droit
de voter et d'être élu", accuse la déclaration relayée ce dimanche.
"Nous disons +non+ aux pratiques antidémocratiques qui visent notre
libre arbitre, notre espoir et notre sens de la justice, et qui ont
pour but de créer une Turquie sans élections", ajoutent les écrivains.
Samedi, alors que M. Kilicdaroglu se rendait au siège du CHP à Ankara,
le chef destitué du parti s'est adressé à des milliers de personnes
lors d'un rassemblement, appelant à la tenue immédiate d'un congrès du
parti.
Özgür Özel a ensuite mené ses partisans à la tête d'une marche vers le
mausolée de Mustafa Kemal Ataturk, le fondateur de la Turquie moderne.
(AFP, 31 mai 2026)
Kurdish
Question / Question kurde
L'opposant
kurde Demirtas appelle à des "mesures
concrètes" pour la paix
L'opposant kurde Selahattin Demirtas, détenu depuis 2016, a appelé
mercredi à "des mesures concrètes" pour l'avancée du processus de paix
du groupe armé Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) avec Ankara,
alors que le président turc a annoncé un cadre juridique pour le
réglement du conflit.
"Le processus exige désormais des mesures concrètes, tangibles et
visibles. Ce ne sont pas des compromis, mais mesures qui nous
appartiennent de droit", a affirmé M. Demirtas dans un article publié
sur le site de l'Association Qad pour la recherche sur la paix, dont il
fait partie du conseil d'administration.
M. Demirtas s'exprime pour la première fois depuis plusieurs mois sur
le processus de paix en cours.
Détenu à la prison d'Edirne malgré une décision définitive de la Cour
européenne des droits de l'homme en sa faveur, M. Demirtas a appelé à
"une approche plus inclusive", concernant les Kurdes de Syrie et d'Irak.
Il a également critique l'incertitude qui pèse sur "les libertés, la
vie démocratique et les droits fondamentaux de 90 millions de citoyens
et des Kurdes".
Appelant à la fin des restrictions sur la langue kurde, M. Demirtas a
souligné que "le facteur décisif sera la position et les décisions
futures du président" turc Recep Tayyip Erdogan.
A l'appel de son chef Abdullah Öcalan, détenu depuis 1999 sur
l'île-prison d'Imrali, le PKK a annoncé en mai 2025 sa dissolution et
commencé en juillet 2025 à déposer les armes.
Le processus de paix entamé en octobre 2024 à l'initiative du
gouvernement turc vise à mettre un terme à plus de quatre décennies de
combats qui ont fait au moins 50.000 morts.
Une commission parlementaire ad hoc a rendu son rapport préconisant un
cadre légal pour faciliter le désarmement en février, sans avancée
depuis.
"Nous travaillons à l'élaboration d'un cadre juridique qui accélérera
la dissolution de l'organisation. Après avoir mené les consultations
nécessaires, nous soumettrons sans délai ce règlement au Parlement", a
de son côté affirmé mercredi le président turc. (AFP, 24 juin 2026)
Kurdish
politician Ayşe Gökkan sentenced to over 19 years
in prison
A court has sentenced Ayşe Gökkan, a Kurdish politician and the former
spokesperson for the Free Women’s Movement (TJA), a Kurdish women's
rights group, to 19 years and 6 months in prison on charges of "being a
member of a terrorist organization."
The Diyarbakır 9th Heavy Penal Court today delivered its verdict during
the fifth hearing of Gökkan's retrial. She attended the hearing via
videoconference from the Sincan Women’s Closed Prison in Ankara. Her
attorneys and representatives from women’s rights groups were present
in the courtroom.
During the hearing, the prosecution requested that Gökkan be convicted
of the membership charge but also recommended her release from pretrial
detention.
Gökkan delivered her defense in Kurdish, describing the trial as a
process directed against her identity. She stated that she was targeted
for being a Kurdish woman and was being punished for adhering to the
philosophy of "Jin, jiyan, azadî" (Woman, life, freedom). She added
that none of her actions constituted a crime and that the case file was
built on fabricated police reports.
Arguing that her detention had no legal basis, Gökkan demanded her
release.
Charges previously overturned
Her attorneys argued that the trial was unfair, noting that the
evidence relied entirely on police reports and that requests by the
defense were ignored.
The lawyers also reminded the court that the case file had been
overturned several times before, stating that any decision other than
an acquittal would be overturned again.
The defense pointed to Gökkan’s health problems and the absence of any
flight risk, requesting her acquittal and release.
Following a recess, the court announced its verdict, sentencing Gökkan
to a total of 19 years and six months in prison based on two separate
files under the charge of "being a member of a terrorist organization."
The court also ruled for the continuation of her detention. (BIA, 19
juin 2026)
Série
d'attaques contre des entreprises d'un
milliardaire accusé de propos antikurdes
Trois attaques ont visé dimanche et lundi des entreprises appartenant
au principal conglomérat turc, dont l'un des dirigeants est accusé
d'avoir tenu des propos sexistes et antikurdes, ont rapporté les médias
turcs.
Dans la nuit de dimanche à lundi, à Diyarbakir (sud-est), la plus
grande ville à majorité kurde de Turquie, plusieurs coups de feu ont
été tirés contre une agence de la banque Yapi Kredi, qui appartient à
la holding Koç, a rapporté l'agence de presse privée Anka.
Dimanche, des individus masqués avaient déjà ouvert le feu sur le siège
de l'entreprise automobile Otokoç, à Istanbul, et sur l'une de ses
concessions à Antalya (sud), sans faire de victimes. Cinq suspects ont
été interpellés.
La justice turque a ouvert samedi une enquête contre Rahmi Koç,
milliardaire de 95 ans et président d'honneur de la holding Koç, à la
suite d'une plaisanterie dénoncée comme sexiste et raciste.
La blague à connotation sexuelle, reposant sur un prétendu malentendu
entre une femme kurde et un médecin lui demandant de se déshabiller, a
provoqué la colère du parti d'opposition prokurde DEM, qui a affirmé
avoir porté plainte contre l'homme d'affaires.
Rahmi Koç a présenté des excuses dans un communiqué, affirmant que ses
propos "n'avaient pas pour but de viser un groupe particulier".
Une entreprise dirigée par un membre du conseil d'administration
d'Amedspor, le principal club de foot de Diyarbakir, a annoncé avoir
résilié son contrat avec les stations essence appartenant à la holding
Koç "à la lumière des événements récents".
La Koç Holding est un conglomérat familial dont les origines remontent
aux années 1920, principalement actif dans l'énergie, l'automobile,
l'électroménager et la finance, mais aussi la technologie,
l'alimentation, la distribution, le tourisme, l'agriculture et la
construction navale.
Le magazine Forbes a estimé cette année la fortune de Rahmi Koç à 2,4
milliards de dollars. (AFP, 8 juin 2026)
Minorités
/ Minorities
Ankara appelle Erevan à "prendre des mesures plus
audacieuses pour la paix"
La Turquie a appelé lundi son voisin arménien, avec lequel elle a
entamé un processus de normalisation, à agir davantage pour la paix
dans la région, au lendemain d'élections législatives remportées par le
parti du Premier ministre pro-européen Nikol Pachinian.
"Nous espérons que l'Arménie prendra après ces élections des mesures
plus audacieuses pour la paix et la normalisation dans la région", a
écrit le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.
Ankara dit en outre "se féliciter" du "climat pacifique et ordonné"
dans lequel s'est déroulé le scrutin, remporté largement par le parti
de M. Pachinian.
La Turquie et l'Arménie, dont les relations sont empoisonnées par la
question du génocide arménien -- un terme réfuté par Ankara --, n'ont
pas encore établi de relations diplomatiques et leur frontière
terrestre, brièvement ouverte au début des années 1990, reste fermée.
Les deux pays ont cependant repris des relations fin 2021 par le biais
d'émissaires, après la défaite de l'Arménie face aux Azerbaïdjanais au
Karabakh. (AFP, 8 juin 2026)
Politique
intérieure/Interior Politics
Mauvais
Miroir, Bonne Image
Ragip Duran, TVXS.GR, 21 juin 2026
On ne peut probablement pas savoir exactement combien les médias
sociaux reflètent les réalités sociales et politiques d’un pays. Mais
malheureusement, une grande majorité de l’ensemble des populations des
pays dépend de l’Internet pour s’informer sur ce qui se passe autour
d’eux. Les algorithmes et divers autres instruments manipulateurs nous
présentent un monde virtuel qui ne correspond pas au monde réel. Par
ailleurs, la Toile n’est pas un ensemble de médias qu’on peut
totalement refuser.
Prenons l’exemple de la semaine passée : 3 sujets ont été à l’ordre du
jour des médias en Turquie :
- Les matchs de football de la FIFA 2026
- La fin qui s’approche du régime Erdogan
- Les contradictions des Kurdes dans leurs relations avec Ankara.
Par ailleurs, les statistiques publiées sur la Toile, même composées
par des organisations sérieuses et internationales, ne peuvent servir
qu’à faire des comparaisons entre les pays ou des comparaisons
chronologiques.
Trois exemples :
Selon une étude réalisée par le « Global Peace Index », soutenue par la
revue britannique « The Economist » et le « Centre for Peace and
Conflict Studies » de Sydney, la Turquie est à la 136e place sur 163
dans la liste des « Pays les plus sûrs ». La Grèce est au 73e rang sur
cette liste.
Dans la liste dressée par l’« Index Global Organized Crime », la
Turquie est à la 13e place sur 193 pays, alors que la Grèce est au 101e
rang.
Selon l’OCDE, la Turquie est au premier rang sur 43 pays dans la liste
de la « Violence contre les femmes », alors que la Grèce est à la 26e
place.
Ces trois index montrent clairement pourquoi le président Erdoğan ne
cesse d’affirmer que « l’Occident est jaloux de la Turquie » !
« Les critères fixés par des organisations internationales qui n’ont
aucun rapport avec le régime Erdoğan sont en général fiables. Mais
l’homme de la rue en Turquie n’a même pas besoin de ces statistiques,
car, dans sa vie quotidienne, il observe assez de cas et de faits qui
prouvent que le régime Erdoğan est un grand bateau qui coule ! »,
commente un professeur d’économie en exil.
Pétition pour un congrès extraordinaire de
l'opposition en crise
Le premier parti d'opposition en Turquie, le CHP (social-démocrate),
enlisé dans une grave crise de sa direction, a soumis mercredi une
pétition de plus de 800 signatures de ses délégués pour réclamer un
congrès extraordinaire, selon une source interne au parti.
L'initiative émane de son président élu depuis 2023, Özgür Özel,
récemment écarté sur décision de justice au profit de son rival vaincu,
Kemal Kiliçdaroglu.
Ces signatures, déposées à la mi-journée au siège du parti à Ankara,
sont en nombre suffisant pour convoquer un congrès extraordinaire de
ses instances dans un délai de 45 jours, a précisé cette qui a requis
l'anonymat.
La plus ancienne formation politique de Turquie, fondée par le père de
la République Mustafa Kemal "Atatürk", est ébranlée par une décision de
justice rendue le 21 mai sur demande de M.Kiliçdaroglu.
Candidat malheureux à la présidentielle de mai 2023 face au président
Recep Tayyip Erdogan, il avait été écarté de la présidence du CHP
(Parti républicain du peuple) lors du congrès du parti en novembre de
la même année, décision dont il conteste la validité.
Özgür Özel, qui siège désormais au Parlement en tant que chef du groupe
parlementaire du CHP, a dénoncé une manoeuvre du gouvernement destinée
à faciliter la victoire du parti AKP de M. Erdogan, lors des prochaines
élections prévues en 2028.
M. Özel a affirmé que le parti "ne peut pas être dirigé par un
responsable nommé" par la justice turque et appelé M. Kiliçdaroglu à se
présenter à une nouvelle primaire interne.
Selon une enquête de l'institut Area auprès des sympathisants du CHP,
44% pensent que "Özgür Özel devrait rester au CHP et se battre" et 35%
préfèreraient le voir créer un nouveau parti.
Le CHP est dans le viseur du gouvernement depuis sa large victoire aux
élections municipales de mars 2024, avec l'arrestation de son candidat
désigné pour 2028, le populaire maire d'Istanbul Ekrem Imamoglu, en
mars 2025. (AFP, 17 juin 2026)
Poutinisation du régime
Erdoğan
Ragip Duran, TVXS.GR, 8 juin 2026
Avec le verdict de « nullité absolue » prononcé le 21 mai dernier par
le tribunal administratif régional d’Ankara, toute la direction de la
principale formation de l’opposition turque (le CHP, Parti républicain
du peuple, kémaliste, gauche modérée, 138 députés sur 592) est
remplacée par les anciens dirigeants du parti, c’est-à-dire par
l’équipe de M. Kemal Kilicdaroglu. L’ensemble des décisions prises et
actes accomplis depuis la 38e assemblée générale du CHP, tenue le 5
novembre 2023, sont donc « nuls et non avenus » selon cette décision.
Ce fut l’équipe perdante de Kılıçdaroğlu qui avait déposé une requête
auprès du tribunal d’Ankara pour déclarer invalide la 38e assemblée.
Le tribunal administratif estime que plusieurs irrégularités ont été
commises par les nouveaux dirigeants du parti.
Il y a donc désormais deux CHP : celui du président élu Ozgur Ozel et
celui de l’administrateur nommé Kılıçdaroğlu. Seuls environ 10 % des
membres du parti soutiennent Kılıçdaroğlu, « Kemal le traître » selon
ses opposants.
Ainsi, le président Erdoğan estime qu’il a éliminé, ou tout au moins un
peu neutralisé, son principal adversaire. Le nouveau président nommé,
Kılıçdaroğlu, a été pendant treize ans (2010-2023) le président élu du
CHP et a enregistré treize défaites électorales. Il est accusé
aujourd’hui de servir le régime Erdoğan.
Les dirigeants et les membres majoritaires du CHP peuvent maintenant
créer un nouveau parti ou bien poursuivre leurs luttes auprès des
instances judiciaires, qui sont presque toutes à la solde du pouvoir.
Erdogan, grand perdant des deux dernières élections (mai 2023 et mars
2024), n’a pas pu non plus trouver une solution aux problèmes
économiques et sociaux du pays. La diplomatie turque a également
enregistré des revers lors des six dernières années.
L’autocratie d’Erdogan est donc obligée de devenir de plus en plus
dure. La suprématie du droit n’existait plus en Turquie depuis
longtemps et le régime militaro-nationaliste d’Erdogan utilise la
justice comme un instrument de guerre politique pour rester au pouvoir.
« Faut-il rappeler que les conditions internationales, c’est-à-dire la
montée globale de l’extrême droite, les initiatives folles de Donald
Trump, les dirigeants de l’UE qui gardent le silence devant le régime
arbitraire d’Ankara encouragent Erdoğan à renforcer sa dictature »,
observe le prof. Ahmet Insel, politicologue en exil.
La majorité des chroniqueurs de l’opposition croit qu’Erdoğan fera
tout, y compris ne pas organiser les élections générales et
présidentielles (qui devraient se tenir théoriquement en mai 2028),
pour éviter d’être poursuivi en justice (plutôt internationale que
locale), car il a, selon ces mêmes milieux, commis « des centaines
d’actes illégaux et illégitimes pour créer une immense richesse
personnelle et pour enrichir ses proches ».
L’homme unique de la Turquie risque de devenir l’homme seul du pays,
mais « pas demain », prévoient la majorité des commentateurs.
Au départ, Erdoğan était un Orbán turc ; désormais, il est le sosie
local de Poutine. La dérive autoritaire et le durcissement du régime
Erdoğan, caractérisés par la centralisation du pouvoir, la
neutralisation de l'opposition, le contrôle des institutions,
l’arbitraire et la mainmise sur les grands holdings, s’apparentent aux
méthodes du dirigeant russe Poutine.
Forces
armées/Armed Forces
F-35: Trump dit qu'il va rendre Erdogan
"très heureux"
Donald Trump, interrogé sur un possible accès de la Turquie aux avions
de chasse F-35, a dit mercredi qu'il allait prochainement rendre le
président turc Recep Tayyip Erdogan "très heureux".
"Oui je crois", a dit le président américain quand un journaliste l'a
interrogé sur ce programme militaire dont Ankara a été exclu il y a
plusieurs années, et lui a demandé s'il allait venir avec "un gros
paquet cadeau" lors du sommet de l'Otan en Turquie en juillet.
"Je vais probablement faire quelque chose qui le rendra très heureux",
a dit le président américain, en couvrant son homologue turc de
compliments.
"Je ne pense pas que je serais allé" au sommet de l'Otan s'il n'avait
pas été organisé "en Turquie par le président Erdogan", a-t-il même
déclaré.
Il n'a pas dit si sa participation à la rencontre des dirigeants des 32
pays membres de l'organisation de défense serait accompagnée par une
visite officielle en bonne et due forme en Turquie.
Une telle décision sur les F-35 nécessite toutefois le feu vert du
Congrès, ce qu'a rappelé le vice-président JD Vance, présent aux côtés
de Donald Trump dans le Bureau ovale pendant cet échange.
"C'est une affaire parlementaire et il faut s'assurer que la Turquie
s'est mise en conformité avec la loi américaine pour qu'elle puisse
avoir les F-35", a-t-il dit.
"Il y a certaines choses que nous devons certifier", a ajouté JD Vance,
précisant que le président américain avait demandé que ce soit fait.
Ankara avait été exclu du programme des F-35 en 2019, non seulement
comme client mais aussi comme partenaire industriel de l'avion de
combat américain, pour avoir acquis un système de défense russe
anti-missile S-400.
Son président demande avec insistance à être réintégré et Donald Trump
avait déjà signalé qu'il soutenait cette revendication.
Le F-35 de Lockheed Martin, le plus sophistiqué des avions de chasse
américains, a été développé par les Etats-Unis en partenariat avec
d'autres pays de l'Otan, dont la Turquie est membre, dans le cadre d'un
programme appelé Joint Strike Fighter (JSF). (AFP, 24 juin 2026)
L'Italie
va déployer un système de défense anti-aérienne
en Turquie
L'Italie va déployer un système de défense anti-aérienne dans le centre
de la Turquie dans le cadre du plan de défense de l'OTAN, a annoncé
mardi le ministère turc de la Défense.
"Dans le cadre du plan de défense permanent de l'OTAN, et afin de
renforcer la défense aérienne de l'Alliance (atlantique), un système de
défense aérienne SAMP-T appartenant à l'Italie sera déployé au sein du
3e commandement de la base principale de chasse à Konya", a indiqué le
ministère dans un communiqué.
Le SAMP-T est un système de missiles sol-air mobile développé dans le
cadre d'un projet franco-italien, qui peut être utilisé pouvant être
utilisé contre des avions de chasse, des drones, des missiles de
croisière et certains missiles balistiques.
Les forces de l'OTAN, dont l'Italie et la Turquie sont membres, ont
abattu depuis mars à quatre reprises des missiles balistiques tirés
depuis l'Iran vers le territoire turc, ce qui a conduit l'Alliance à
déployer une nouvelle batterie de missiles Patriot sur la base aérienne
d'Incirlik, dans le sud du pays.
Le chef de l'OTAN, Mark Rutte, en visite en avril à Ankara avait assuré
que l'Alliance ferait "ce qui est nécessaire pour défendre" ses membres.
La Turquie doit accueillir le sommet de l'OTAN les 7 et 8 juillet.
(AFP, 16 juin 2026)
La
Turquie et la junte nigérienne veulent renforcer
leur partenariat de défense
Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le chef de la junte
nigérienne, le général Abdourahamane Tiani, ont promis jeudi à Ankara
de renforcer leur coopération, notamment en matière de défense, à
l'heure où la Turquie assoit sa présence au Sahel.
Venu dans la capitale turque entouré d'une délégation de dix ministres,
le général Tiani, qui effectuait son premier voyage officiel hors
d'Afrique depuis sa prise de pouvoir par un putsch en juillet 2023, a
remercié la Turquie pour son "soutien" dans "l'endiguement de la menace
terroriste" au Niger.
S'exprimant à ses côtés, le président Erdogan a "réaffirmé
(l')engagement" d'Ankara à développer ses relations avec Niamey,
notamment "dans les secteurs de la défense, de la sécurité, des mines,
du commerce, de l'investissement, de l'éducation, de la santé et de
l'agriculture".
Les deux dirigeants ont signé jeudi plusieurs accords dans ces
domaines, sans en révéler les contours.
"Nous nous tenons aux côtés de nos nations amies et soeurs dans la
lutte contre les organisations terroristes (...) au Sahel", a
ajouté
le chef de l'Etat turc, affirmant avoir évoqué avec le général Tiani
"une coopération étroite dans les domaines de la formation militaire et
du renseignement".
La Turquie avait déjà signé en avril un accord avec Niamey pour
déployer ses instructeurs au Niger.
Ankara est le fournisseur clé de drones armés pour les pays
sahéliens, notamment les modèles Bayraktar TB2 et Akinci, équipement
crucial pour la lutte contre les jihadistes dont les violences
endeuillent la région depuis une décennie.
Côté minier, un accord conclu en 2024 avec le Niger facilite l'accès
des entreprises turques à l'or et à l'uranium.
Le général Tiani, qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum,
applique une politique souverainiste et a tourné le dos à la France,
ancienne puissance coloniale, pour se rapprocher de nouveaux
partenaires qu'il juge plus "sincères", comme la Russie ou la Turquie.
(AFP, 4 juin 2026)
Affaires
religieuses / Religious Affairs
La Turquie accuse Kanye West d'affront
à ses "valeurs"
La Turquie s'en est pris mardi à Kanye West, qui a selon elle porté
atteinte à sa "foi" et à ses "valeurs civilisationnelles" lors d'un
concert devant des dizaines de milliers de personnes.
Le rappeur américain a vu plusieurs de ses concerts interdits en Europe
ces derniers mois à cause de ses diatribes antisémites, qu'il attribue
au trouble bipolaire dont il souffre.
Ce week-end en Turquie, celui qui est aussi connu sous le nom de "Ye"
s'est produit devant 120.000 fans et attiré les foudres des autorités
pour avoir joué son titre "I Am a God" (Je suis un dieu).
"Le fait que des dizaines de milliers de personnes aient chanté avec
enthousiasme +I am a God+ est un sujet sérieux qui requiert un examen
approfondi", a réagi sur X le conseiller en chef du président Erdogan,
Oktar Saral.
Celui-ci a estimé que le concert avait mis en avant "une rhétorique et
des symboles qui vont à l'encontre de la foi et des valeurs
civilisationnelles" turques.
M. Saral a dénoncé "l'implication d'un segment conservateur de la
société" lors de ce qu'il a qualifié de "siège culturel", auquel a
participé l'égérie gothique française Michèle Lamy, "associée à
l'occultisme et à des symboles obscurs" selon lui.
Persona non grata dans plusieurs pays, Kanye West doit néanmoins se
produire samedi et lundi aux Pays-Bas, en Albanie le 11 juin, puis en
Tchéquie le 25 juillet. (AFP, 2 juin 2026)
Socio-économique
/ Socio-economic
Un monde sur papier dans le viseur des
enfants
AFP, Ionut IORDACHESCU, 26juin 2026
Sous la lampe rouge de la chambre noire, Zeynep, huit ans, attend de
découvrir ses images qui émergent à peine, ombres et silhouettes
capturées sur pellicule.
"Jusqu'où va ta curiosité?" demande le photographe Amar Kiliç en
agitant les négatifs sous l'eau. "Jusqu'au bout du monde", répond
l'enfant.
Originaire de Mardin, dans le sud-est de la Turquie, Zeynep est l'une
des huit élèves de cet atelier de photographie argentique réservé aux
enfants turcs et réfugiés de la province, aux frontières de
l'Irak et
de la Syrie.
Le projet "Fotohane Darkroom" a été créé par Amar Kilic, 40 ans, et le
photographe et éducateur syrien Serbest Salih en 2024 à Mardin. Le nom,
Fotohane, choisi par les enfants, signifie "maison de la photo" en turc
comme en arabe, en kurde et en persan.
Amar Kilic insiste sur le fait que les enfants sont à la tête du
processus: "Ils chargent la pellicule, la développent et impriment
leurs photos. Ils vont sur le terrain et définissent leurs propres
règles."
- Fuir l'EI -
En surplomb de la grande plaine de Mésopotamie, les murs dorés de
la
vieille ville de Mardin, traversée de rues étroites et témoins de
millénaires d'histoire, attirent des touristes du monde entier.
Mais loin des boutiques souvenirs et des cafés du centre, la ville
abrite des familles défavorisées ou réfugiées.
Parmi ces dernières, celles de Yahya, Sam, Yusuf et Nihal, âgés de 11 à
13 ans, ont fui Damas pendant la guerre en Syrie en 2014 et 2015, et
l'avancée des djihadistes du groupe Etat Islamique (EI).
"Je suis très heureuse quand je prends des photos", sourit Nihal en
balançant sa caméra noire attachée à son poignet, à la recherche d'une
scène à figer.
Serbest Salih, 32 ans et le regard vif, piqué de curiosité, a fui la
ville kurde de Kobane dans le nord de la Syrie quand l'EI en a pris le
contrôle en 2014.
Des milliers de réfugiés syriens ont alors franchi la frontière turque
pour s'installer dans des villes turques proches comme Mardin, sans
forcément rentrer après la chute du président Bachar al-Assad.
Salih évite de s'épancher sur ses propres difficultés. Toute
l'attention selon lui devrait se porter sur les enfants qu'il forme
avec patience, passant sans problème du turc au kurde ou à l'arabe et
l'anglais.
Depuis son arrivée en Turquie, il essaye d'établir un pont entre
communautés et de favoriser la tolérance et l'intégration.
Il a organisé ses premiers ateliers de photo argentique en 2015, se
rendant avec sa vieille caravane dans les villages le long de la
frontière pour rencontrer des enfants réfugiés.
"L'argentique leur donne confiance en eux. La photo digitale, tu peux
la supprimer instantanément. Mais avec une pellicule, ils passent tout
le temps de l'atelier à penser aux 36 images qu'ils ne découvriront
qu'à la fin", explique-t-il. "Et leurs photos sont magnifiques".
- "La chambre magique" -
A la question: "quelle est ton étape préférée du processus?",
tous les enfants sont unanimes: la chambre noire.
C'est là que les images saisies dans le viseur prennent vie.
"Ils l'appellent la chambre magique", indique Murat Kilic qui pilote en
souriant les phases de développement et d'impression des photos.
"C'est un sentiment très spécial pour les enfants de voir l'image se
former sur le papier blanc. Ils se disent: +J'ai réussi à créer ça+".
Le projet est principalement financé par des expositions organisées à
l'étranger et par des dons - les travaux des enfants seront exposées
cet été en Italie, en Belgique, au Royaume-Uni et en Indonésie.
Serbest Salih et Amar Kilic songent à reprendre la route avec la
chambre noire dans une caravane.
"Pour aller dans d'autres régions offrir notre savoir-faire et former
(d'autres enfants)", justifie Kilic.
Le Mondial 2026:
Le Paraguay a éliminé la Turquie
Le Mondial 2026 est déjà
terminé (ou presque) pour la Turquie. Après avoir été battue d’entrée
par l’Australie (2-0) lors de son premier match de poule, l’équipe
d’Arda Güler a enchaîné par un deuxième revers fatal dans la nuit de
vendredi à samedi, cette fois face au Paraguay (0-1).
Pourtant, ce sont bien les Turcs qui ont ultra dominé la rencontre.
Avec une possession de balle de 78%, mais surtout près de cinq fois
plus de tentatives de tirs que leurs adversaires (32 à 7), ils avaient
de quoi l’emporter. Malheureusement pour eux, la finition a été la
grande absente, avec seulement 5 rachitiques tirs cadrés, contre deux
aux Paraguayens… qui ont réussi à en convertir un.
Et c’est dès la deuxième minute de la première période que Matias
Galarza a mis le Paraguay devant, sans que jamais la Turquie ne
parviennent à égaliser. Autre fait en faveur des hommes de Vincenzo
Montella, l’expulsion de Miguel Almiron pour avoir cacher sa bouche au
moment de parler à l’arbitre. Application de l’une des nouvelles règles
mises en place par la FIFA pour ce Mondial.
Mais rien n’y a fait et la Turquie sort par la toute petite porte avant
même d’affronter les États-Unis le 26 juin prochain pour un match qui
ne pourra pas la sauver. De son côté, le Paraguay peut toujours espérer
accrocher une place en seizièmes. Il faudra probablement pour cela
battre l’Australie.
Private school teachers continue hunger strike in Ankara
Private sector teachers and educators denied public school appointments
through oral interviews are continuing their hunger strike launched in
Ankara on Jun 15.
Protesters are demanding higher wages to narrow the pay gap with public
school staff, alongside improved employment rights and working
conditions.
They launched the hunger strike following a police crackdown on their
demonstrations for two consecutive days, during which officers used
tear gas and detained more than 40 people, including union leaders.
Burcu Çıra, a member of the Private Sector Teachers Union who has
taught mathematics for 11 years, said "I was already hungry" regarding
the hunger strike. She has been a union member since its founding.
Çıra said that being forced to start a hunger strike as a teacher was
"humiliating" but they had no other choice left:
"We also said this when making our statement: This is a declaration of
helplessness. We have no other choice left. Because we are already
hungry every day. I have been trying to get by the last six to seven
months of my life by cutting down to a single meal. I am already
hungry. So let this become more declared and proven."
'Salaries cover only rents'
According to Çıra, the demand for a base salary, personal rights, and
humane working conditions is a direct matter of survival for teachers.
"These are our demands for life. Because we cannot live right now, we
cannot make ends meet," Çıra said. Living in İstanbul, she explained
that her salary is almost equal to her rent.
"The lowest rent in İstanbul right now is 35,000 to 40,000 liras.
Despite being senior, I receive a salary of 40,000 liras. I have no
space left to live. I cannot survive without the support of my family
or my circle, or without finding additional work or private tutoring.
"Reacting to teachers being forced to take on additional work, Çıra
asked, "I am a teacher. Why should I work an extra job? Why do I have
to work in a cafe, a bar, or a hotel?"
Çıra added that contract processes in private schools also progress in
a way that forces teachers to accept low wages:
"They leave us until August. They force us into low wages. You panic
thinking you could not find a job, wondering what you will do. They are
already organized. The jobs we find also have very bad working
conditions and very low wages." (BIA, 18 juin 2026)
Edirne miners lock themselves 1,200 meters
underground demanding unpaid wages
Miners in Edirne, northwestern Turkey, launched a strike 1,200 meters
underground on Jun 13, demanding their unpaid wages. The miners had
previously been protesting for more than three weeks.
Today, gunfire was heard at the scene above ground, the Independent
Mine Workers Union (Bağımsız Maden İş) announced. No casualties were
reported after the incident.
Three shots were fired while union members and resisting workers'
families were at the scene, the union said, sharing videos of the
incident:
Başaran Aksu, an executive of the union, said the shots were fired when
the group began walking toward the company building. He called for the
arrest of the assailants.
Meanwhile, the union said Aksu was summoned to give a statement to the
police following a complaint by Barış Kiremitçi, owner of the Özşen
Madencilik company.
Miners' families protest near the company by striking helmets against
the ground:
The miners brought their protest underground on Jun 13, declaring that
they confined themselves there "after we are left with no other choice."
"Today marks the 25th day of our resistance. For the past 24 days, we
have tried every possible means to make our voices heard above ground.
There has been no agreement or progress of any kind from any source.
"As of today, we have begun a hunger strike underground alongside our
comrades. Let no one try to force us out; we are determined in this
cause. We will either die or secure our rights. We will not leave until
our rights are granted.
"Today, we declare this to all of Turkey from here: those responsible
for this situation are the very people accountable for the miners'
lives and safety underground.
"You cannot cut back on people's bread, their hard-earned wages, or
their families. People here have reached a point where they cannot even
go home out of shame." (BIA, 15 juin 2026)
Nearly 2,000 miners laid off after privatization of
Manisa coal mine
The privatization process of the Işıklar coal mine in the Soma district
of Manisa has been completed, resulting in the dismissal of nearly
2,000 miners, daily Evrensel reported. The workers have been officially
notified that their contracts would have been terminated as of Jul 9.
The state-owned Turkish Coal Operations (TKİ) received an initial
payment of 48.6 million liras (~1.04 million US dollars) from Soma
Kartal Kömür İşletmeleri AŞ, the buying company, for the transaction.
The Yeni Anadolu AŞ company, where the TKİ is a majority stakeholder,
was operating the mine under a royalty contract. The company's board
stated that the legal rights of the dismissed workers will be paid in
full, and all entitlements will be paid in a single cash installment at
the end of the mediation meetings.
The authorized union at the mine, the Mine Workers Union of Turkey
(Türkiye Maden-İş), affiliated with the Confederation of Turkish Trade
Unions (Türk-İş), has not yet issued a statement regarding the layoffs.
During the privatization process in 2026, the union had stated that
they would defend the jobs, livelihoods, and social rights of the
workers, and that they would take action in case of any grievance.
(BIA, 11 June 2026)
Un procureur américain demande l'abandon des poursuites contre
la banque turque Halkbank
Le procureur fédéral de New York a demandé l'abandon des poursuites
contre la banque publique turque Halkbank, impliquée dans le
contournement de sanctions contre l'Iran, justifiant sa requête par la
contribution diplomatique d'Ankara au cours de la guerre à Gaza et la
mise en conformité de l'établissement.
Selon des documents rendus publics mercredi soir, le procureur Jay
Clayton recommande au juge Richard Berman du tribunal du district Sud
de New York de classer l'affaire sans suite.
Turkiye Halk Bankasi, également connue sous le nom Halkbank, a été
inculpée le 15 octobre 2019 de six chefs d'accusation dont complot pour
tromper les Etats-Unis, fraude bancaire et blanchiment d'argent.
Elle est accusée d'avoir oeuvré, d'environ 2012 à 2016, pour contourner
les sanctions de Washington contre Téhéran.
Dans une déclaration transmise jeudi à l'AFP, la banque a souligné
qu'avec la validation "dans peu de temps" de l'abandon des poursuites,
"le volet pénal, qui dure depuis neuf ans, sera complètement clos".
Sollicité par l'AFP, le tribunal n'a pas répondu dans l'immédiat.
Un accord de poursuites différées (DPA), assorti de conditions, avait
été annoncé en mars.
Dans un courrier adressé au juge daté de mercredi, le procureur
explique que le gouvernement américain a "accepté de demander l'abandon
des poursuites".
Cette démarche "est en accord" avec les conditions du DPA et "renforce
par ailleurs la politique étrangère américaine et les intérêts de
sécurité nationale", précise le document.
Il mentionne notamment la contribution de la Turquie dans les
négociations de cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste
palestinien Hamas après l'attaque d'octobre 2023, les efforts pour la
libération des otages ou encore pour la paix dans la région.
"Un engagement des Etats-Unis pour résoudre l'affaire Halkbank dans des
conditions mutuellement acceptables était un important élément de ces
discussions diplomatiques", ajoute le procureur Clayton.
De plus, selon lui, le cabinet d'expertise chargé d'évaluer le respect
par la banque des conditions prévues dans le DPA a constaté que
l'établissement respectait ses obligations.
Mehmet Hakan Atilla, ex-directeur général adjoint de Halkbank, a été
condamné à 32 mois de prison en 2018 à New York pour fraude bancaire et
conspiration. Il a été expulsé des Etats-Unis à l'automne 2018.
Son procès, lié au contournement, sur plusieurs milliards de dollars,
des sanctions américaines contre le pétrole iranien , avait nettement
tendu les relations entre Washington et Ankara.
L'homme d'affaires turco-iranien Reza Zarrab, au centre de ce procès,
avait témoigné contre M. Atilla et avait impliqué le président turc
Recep Tayyip Erdogan et des ministres turcs. (AFP, 11 juin 2026)
L'inflation
atteint 32,6% sur un an en mai
L'inflation a atteint 32,6% sur un an en mai en Turquie, contre 32,4%
en avril, alimentée notamment par la forte hausse des dépenses liées au
logement et à l'éducation, selon les données officielles publiées
vendredi.
Sur un mois, la hausse des prix à la consommation s'élève à 1,7%
(contre 4,2% en avril), indique l'institut statistique turc (Tüik).
Sur un an, la flambée des prix a porté particulièrement sur l'éducation
(+50,1%), les dépenses de logement qui incluent les factures d'énergie
(+45,6%), l'alimentation (34,9%) et les transports (+34,3%).
L'inflation, supérieure à 30% en glissement annuel depuis décembre
2021, avait dépassé les 75% en mai 2024 avant d'entamer un
ralentissement.
Selon la Chambre de commerce d'Istanbul (ITO), l'inflation s'élève à
36,8% sur douze mois à Istanbul, la principale ville du pays.
La banque centrale turque a revu à la hausse mi-mai ses prévisions,
estimant que l'inflation se situera à 26% fin 2026, 15% fin 2027 et 9%
fin 2028. (AFP, 5 juin 2026)
Men killed 112 women in the first five months of 2026
In May, the deaths of 43 women and seven children were “suspecious”
cases where it could not be definitvely determined whether they were
gender-based or not.
Suspicious deaths of women reported in the press in May
Aksaray (1), Ankara (1), Antalya (2), Aydın (2), Bartın (1), Bilecik
(1), Bursa (2), Burdur (1), Çankırı (1), Çorum (1), Denizli (1), Elazığ
(1), Gümüşhane (1), Hakkari (1), Isparta (1), İstanbul (6), Karabük
(1), Karaman (2), Kocaeli (1), Konya (1), Malatya (1), Mardin (3),
Mersin (1), Muğla (1), Samsun (2), Urfa (3), Van (1), Yalova (1),
Zonguldak (1)
Suspicious child deaths reported in the press in May
Antalya (1), Balıkesir (1), Denizli (1), Diyarbakır (1), Kastamonu (1),
Samsun (1), Urfa (1)
Femicide
Men killed at least 14 women in May. Last year, this number was 26 for
the same month. (BIA, 4 June 2026)
Constitutional Court annuls indefinite
alimony payment after divorce
The Constitutional Court has annulled a legal provision that allows for
the payment of indefinite alimony to a divorced spouse.
The Antalya 12th Family Court had applied to the high court after a
case it heard last year, requesting the annullment of the provision
regarding poverty alimony in Article 175 of the Turkish Civil Code.
The objection requested the annulment of the phrase
"...indefinitely..." in the first paragraph of the article, which
states, "The party who will fall into poverty due to divorce may
request alimony from the other party indefinitely in proportion to
their financial power for their livelihood, provided that their fault
is not heavier."
The Constitutional Court general assembly discussed the application
today and reached a verdict. It decided that the annulment will take
effect nine months after the reasoned decision is published, which will
be written later. During this nine-month period, the parliament will
prepare a new regulation to replace the annulled provision.
The high court had previously rejected a similar application in 2012.
(BIA, 4 June 2026)
Relations
turco-européennes / Turkey-Europe Relations
European Parliament adopts resolution seeking
sanctions on Turkey’s justice minister
The European Parliament today adopted a resolution calling for
restrictive measures against Justice Minister Akın Gürlek over
"violations of human rights and fundamental freedoms."
The resolution, adopted with 381 votes in favor, urges the EU high
representative to consider sanctions under the EU Global Human Rights
Sanctions Regime.
The proposed measures include freezing assets within the EU. Parliament
members described Gürlek as "a key actor in the state’s repressive
machinery." They also criticized his recent promotion to minister,
calling him a "political actor who follows a political agenda."
The parliament expressed deep concern over a nearly 4,000-page
indictment prepared under Gürlek’s responsibility when he served as the
İstanbul chief public prosecutor. The indictment targets Ekrem
İmamoğlu, the suspended mayor of İstanbul who was declared presidential
candidate by the now-removed leadership of the main opposition
Republican People’s Party (CHP).
İmamoğlu faces up to 2,430 years in prison on charges of leading a
criminal network and committing 142 offenses. The ECtHR recently
accepted İmamoğlu's application regarding his detention under its
priority case procedure.
The resolution also deplores a decision by the İstanbul 5th
Administrative Court on Jan 23, which rejected İmamoğlu’s request to
overturn the revocation of his university diploma.
Minister's response
The minister on Jun 13 responded to the parliament's draft resolution
released earlier, which included the same provisions regarding him,
arguing in a written statement that the draft resolution was itself
politically motivated:
"Distorting ongoing judicial proceedings in Turkey and conducting a
political campaign based on cases where prosecutions are still
underway; making baseless accusations against the Turkish judiciary and
myself—this is a stance that can only be explained by ideological
prejudice.
"This politically motivated approach, fueled by certain circles within
the European Parliament, undermines the credibility of the institutions
these individuals represent. For us, what truly matters is the
conscience of our beloved nation and the decisions of Turkey’s
independent courts.
"European Parliament reports, however, are political texts of a
recommendatory nature. Targeting the judicial institutions of the
Republic of Turkey through these texts is a futile effort directed
against the national will and our state’s sovereign rights."
About Akın Gürlek
Gürlek was appointed as justice minister in February. He previously
served deputy justice minister (2022-2024) as a heavy penal judge and
chief public prosecutor (2024-2026), overseeing several high-profile
political trials.
As the presiding judge of the İstanbul 14th Heavy Penal Court, Gürlek
headed panels that sentenced numerous political figures, lawyers, and
journalists. These included Selahattin Demirtaş, the former co-chair of
the pro-Kurdish Peoples’ Democratic Party (HDP), Sırrı Süreyya Önder, a
former HDP deputy, Canan Kaftancıoğlu, CHP's former head in İstanbul,
and Progressive Lawyers’ Association (ÇHD).
Gürlek also issued a decision that defied a binding ruling by the
Constitutional Court in the case of journalist Enis Berberoğlu in Feb
2021.
Later that year, the Council of Judges and Prosecutors (HSK) promoted
Gürlek to first-class judge status, making him eligible for
appointments to the country's supreme courts, Thethe Court of Cassation
and the Constitutional Court.
ECtHR cases
The European Parliament reiterated that Turkey’s EU accession
negotiations have been at a standstill since 2018 due to the
deterioration of democracy and the rule of law. The resolution notes
that Turkey had the highest number of pending cases before the ECtHR as
of January 2026, accounting for over a third of the court's total
caseload.
It also highlights a severe erosion of local democracy, noting that 28
opposition mayors, including 18 from the CHP and 10 from the
pro-Kurdish Peoples’ Equality and Democracy (DEM) Party, have been
removed from office and replaced by government-appointed trustees.
(BIA, 17 juin 2026)
Feu vert pour créer des
centres où renvoyer les migrants illégaux en dehors de l'Europe

La loi prévoit une batterie de mesures pour accélérer les expulsions et
permet aux États qui le souhaitent de créer des centres où renvoyer des
déboutés du droit d’asile en dehors de l’Europe.
Les eurodéputés et les États européens ont trouvé un accord lundi soir
pour durcir la politique migratoire de l'UE, avec la possibilité de
créer des centres à l'étranger où renvoyer les migrants illégaux. La
loi prévoit une batterie de mesures pour accélérer les expulsions et
permet aux États qui le souhaitent d’installer des centres en dehors de
l’Europe, pour y renvoyer des déboutés du droit d’asile. Le compromis,
trouvé dans la soirée, devra être voté une dernière fois par le
Parlement européen et les États membres dans les prochaines semaines.
Certains pays européens comme le Danemark, l’Autriche ou l’Allemagne
commencent déjà à imaginer où installer ces centres, par exemple au
Rwanda, en Ouganda ou en Ouzbékistan. L’idée de créer ces «hubs de
retour», sans lien avec le pays d’origine des migrants, n’est pas
nouvelle. Elle a été testée par l’Italie de Giorgia Meloni en Albanie,
avant même l’examen de leur demande d’asile, contrairement à ce que
prévoit la nouvelle loi européenne.
Mais le centre en Albanie est longtemps resté vide en raison d’une
série de contestations judiciaires. Et il faudra du temps aux États
pour développer de tels projets, en accord avec les pays tiers qui les
accueilleraient. La France s’est montrée sceptique sur de tels centres
et l’Espagne s’y est opposée, y voyant une menace pour le respect des
droits humains.
Tour de vis
Ces hubs seront des «arrangements pays par pays. On ne voit pas très
bien comment ça marchera», met en garde une source diplomatique, qui
considère que le cœur de la loi se trouve plutôt dans les
«flexibilités» mises en place pour accélérer les expulsions. Car le
texte approuvé lundi prévoit des sanctions plus strictes pour les
migrants refusant de quitter le sol de l’UE, comme des saisies de
documents d’identité ou une durée de détention prolongée jusqu’à 24
mois.
Le renvoi des migrants contre leur gré serait aussi accompagné d’une
durée d’interdiction d’entrée dans l’UE allongée à 10 ans (contre 5 ans
actuellement), voire 20 ans. Aujourd’hui, environ 20% des décisions
d’expulsion aboutissent réellement, une statistique très critiquée par
les partisans d’une ligne migratoire plus ferme.
Mais avec les nouvelles règles, l’UE disposera d’un «meilleur contrôle
pour garantir que les retours soient effectués. C’est ce qu’attendent
les citoyens - et c’est ce que nous leur offrons», affirme le
commissaire européen en charge de l’immigration Magnus Brunner. Durant
les négociations de la soirée à Bruxelles, le principal bras de fer
concernait la date d’application des différentes mesures.
La gauche et les ONG vent debout
Les États auront la possibilité d’initier directement des centres de
retour, mais d’autres mesures n’entreront en vigueur qu’un an après la
publication de la loi, pour des raisons juridiques notamment. Le texte
marque quoi qu’il en soit un net durcissement de la politique
migratoire de l’Union européenne, seulement deux ans après l’adoption
du Pacte asile et migration, qui entre tout juste en vigueur
actuellement.
Ce pacte prévoit un «filtrage» renforcé aux frontières et un mécanisme
de solidarité entre les États membres dans l’accueil des migrants. Le
nouveau texte validé lundi soir vient le compléter et traduit la
poussée de la droite et de l’extrême droite au Parlement européen.
L’eurodéputé de droite François-Xavier Bellamy, qui a milité pour le
durcissement des règles, estime que le texte «va révolutionner la
politique européenne face à l’immigration illégale».
La gauche et les ONG sont à l’inverse vent debout contre ces mesures,
qu’elles jugent contraires au droit international. Ce texte est le
«fruit d’un accord honteux conclu entre les États membres et une
majorité de droite et d’extrême droite», accuse l’eurodéputée
écologiste Mélissa Camara, qui y voit un «recul historique pour les
droits fondamentaux des personnes exilées». (AFP et Le Figaro, 2 juin
2026)
Turquie-USA-OTAN
/
Turkey-USA-NATO
Ankara
court remands over 100 including academic,
journalist ahead of NATO summit
A penal judgeship in Ankara formally arrested 103 people late yesterday
on "terrorism-related" charges following mass raids ahead of the
upcoming NATO summit in the capital.
A total of 225 people were initially detained in the Jun 23-24
operations, with 26 placed under house arrest and court proceedings
continuing for the remaining detainees.
Those remanded in custody include Assoc Prof Emel Memiş, LGBTI+ rights
activist and journalist Yıldız Tar, TEMA Foundation Ankara
Representative Nevzat Özer, Umut-Sen union spokesperson Burcu Arıkan,
and Progressive Lawyers Association (ÇHD) lawyers Semra Demir and
Kürşat Bafra.
'They could carry out attacks'
The Ankara Chief Public Prosecutor's Office did not directly link the
investigation to the NATO summit in its initial announcement, claiming
that the operations targeted suspected members of ISIS and various
Marxist armed organizations.
In its formal request for arrest following interrogations, the
prosecutor's office said it evaluated that the suspects could "carry
out terrorist acts in an effort to portray the Republic of Turkey as a
country associated with terrorism."
The court ruled to arrest the 103 individuals on the grounds that
"concrete evidence showed a strong suspicion of crime" and the minimum
and maximum legal penalties posed a flight risk. It also cited
incomplete evidence in the file and the nature of the alleged crimes,
concluding that alternative judicial control measures would be
insufficient.
'You are doing this for Trump'
Some of those arrested criticized the decisions, with one saying "You
are doing this for Trump, do not do it. He turned the Middle East into
a bloodbath," and another, "You are causing suffering to citizens just
because NATO members are coming," as reported by ANKA news agency.
During the prosecutorial interrogations, suspects were questioned about
their membership in unions, associations, or political parties, and
their participation in demonstrations, including April-May protests by
mining workers. They were also asked whether they were members of a
specified "terrorist" organization, used code names, had received
weapons training, or had relatives within the respective organization.
(BIA, 26 June 2026)
La
procédure contre la banque turque Halkbank
classée sans suite aux Etats-Unis
Un juge fédéral de Manhattan a ordonné mercredi le classement sans
suite de la procédure contre la banque publique turque Halkbank pour
contournement de sanctions contre l'Iran, après que le gouvernement
américain a abandonné ses poursuites.
Turkiye Halk Bankasi, connue sous le nom Halkbank, était poursuivie
depuis 2019 notamment pour fraude et blanchiment. L'établissement était
accusé d'avoir procédé, entre 2012 et 2016, à des transactions violant
les sanctions de Washington contre Téhéran.
Le procureur fédéral de Manhattan et candidat de Donald Trump pour
diriger le renseignement américain, Jay Clayton, avait décidé l'abandon
des poursuites, après avoir conclu un accord de poursuites différées
(DPA) assorti de conditions en mars avec l'établissement.
Le représentant du ministère public avait aussi mis en avant, auprès du
juge Richard Berman, la contribution de la Turquie aux négociations de
cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas
après l'attaque d'octobre 2023.
Ce dossier avait pesé sur les relations diplomatiques entre la Turquie
et les Etats-Unis.
Avant l'inculpation de Halkbank, son directeur adjoint, Mehmet Hakan
Atilla, avait déjà fait l'objet de poursuites pour les mêmes faits.
Il avait été condamné à 32 mois de prison en 2018, avant de bénéficier
d'une libération anticipée en 2019, suivie d'une expulsion du
territoire américain.
Lors du procès de l'ancien cadre de la banque, l'homme d'affaires
turco-iranien Reza Zarrab avait témoigné contre M. Atilla et avait
impliqué le président turc Recep Tayyip Erdogan et des ministres turcs.
(AFP, 17 juin 2026)
Les USA veulent réduire leurs armements utilisés par l'Otan
en Europe
Les États-Unis ont informé les Européens de leur volonté de réduire de
manière significative le nombre d'avions et de navires de guerre mis à
la disposition de l'Otan en Europe, selon le New York Times.
Le quotidien américain, citant deux hauts responsables européens, fait
état d'un document écrit dans lequel Washington a détaillé à ses
partenaires, début juin, les redéploiements d'armement prévus.
Ces derniers pèseraient sur la capacité de l'Otan à lancer des frappes
de longue portée et à mener des opérations de surveillance, alors que
l'alliance atlantique est fragilisée par les critiques de Donald Trump
depuis le début de son second mandat, en janvier 2025.
Un sommet de l'organisation se tiendra en Turquie en juillet. Le
président américain y a confirmé sa présence, après avoir violemment
critiqué les Européens pour leur refus de s'engager à ses côtés dans la
guerre qu'il a lancée avec Israël contre l'Iran.
Selon le projet révélé par le quotidien, les Etats-Unis veulent
"réduire le nombre de chasseurs F-16 et F-15E d'environ 150 à 100,
réduire le nombre d'avions de reconnaissance maritime de 26 à 15 et
supprimer les huit avions ravitailleurs en vol auparavant disponibles
pour l'Europe".
Le projet inclut aussi de réaffecter un sous-marin
lance-missiles, un
porte-avions, plusieurs navires de guerre avec des dizaines d'avions
embarqués, ainsi qu'un des deux groupes de bombardiers précédemment
affectés à la défense de l'Europe.
La chronologie n'a pas été précisée, selon le New York Times.
Donald Trump exige de longue date que les Européens prennent davantage
en charge leur propre sécurité. Il multiplie, comme sur bien d'autres
dossiers, les déclarations contradictoires sur le sujet.
Il avait ainsi pris par surprise ses alliés européens en annonçant
récemment l'envoi de quelque 5.000 soldats supplémentaires en Pologne,
quelques jours après avoir annoncé le retrait d'un nombre identique en
Allemagne.
"On est toujours dans l'Otan, mais l'Otan a besoin de changements
significatifs", a déclaré début juin le chef de la diplomatie
américaine Marco Rubio.
Il a estimé que le prochain sommet, qui réunira les 32 pays membres
début juillet dans la capitale turque Ankara, "est sans doute le plus
important de l'histoire de l'organisation, car il y a certaines
questions qui doivent être clarifiées et réglées". (AFP, 12 juin 2026)
Erdogan:
"La participation de Trump au prochain
sommet de l'Otan en Turquie est précieuse"
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a confirmé mercredi la
participation de Donald Trump au sommet de l'Otan en Turquie en
juillet, jugeant la venue du président américain "précieuse pour la
stabilité de l'Alliance".
"L'annonce récente de la participation du président américain (Donald)
Trump au sommet est une étape précieuse pour la stabilité de
l'Alliance", a déclaré le chef de l'Etat turc devant les députés de son
parti au parlement.
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio avait annoncé la semaine
passée que Donald Trump participerait "lui-même" au sommet de l'Otan,
qui réunira les 32 pays membres de l'Alliance atlantique dans la
capitale turque Ankara les 7 et 8 juillet.
Le président américain a exprimé à de multiples reprises ses critiques
contre l'Otan, et ne décolère pas depuis que les Européens ont refusé
de s'engager à ses côtés dans la guerre qu'il a lancée avec Israël
contre l'Iran. (AFP, 10 juin 2026)
Turkey to
lock down Ankara with red zones and 40,000
security personnel for NATO summit
Turkish authorities will impose “red zones” around airports, the
presidential compound, motorcade routes and delegation hotels, ban
demonstrations for 15 days, restrict some international flights,
tighten entry checks to Ankara and deploy 40,000 police and gendarmerie
units for the July NATO summit, according to official statements and
state media reports.
The measures are being readied for the 36th NATO Summit, which will
bring alliance leaders to Ankara on July 7 and 8 for meetings at the
Beştepe Presidential Compound, the residence and offices of President
Recep Tayyip Erdoğan.
Turkey’s state-run Anadolu news agency reported on Thursday that
authorities would designate as “red zones” the area around Ankara
Esenboğa Airport, the route from the military and protocol Etimesgut
Airport, the Söğütözü neighborhood, where the presidential compound is
located, protocol routes and the areas around 15 hotels used by
delegations.
Vehicle and pedestrian access to those areas will be controlled, the
agency said.
Demonstrations and marches will not be allowed in Ankara from July 1 to
July 15, according to Anadolu. Turkish authorities have often used
security grounds to restrict public gatherings.
Anadolu said 40,000 police and gendarmerie personnel would be deployed
during the summit, with plainclothes police also taking part in the
security operation.
Authorities will install surveillance cameras at 100 points in addition
to the city’s existing urban security camera network, the report said.
It also said “extraordinary security measures” would be applied at and
around Esenboğa Airport, with restrictions on international flights.
Security checks at entry points to Ankara will be increased, and
separate security planning will be made for cultural programs attended
by the spouses of visiting leaders.
Anadolu also said Turkish authorities would share information with
other countries to prevent possible protests by people who had taken
part in actions abroad and were being followed by security units.
The Interior Ministry said on May 25 that Interior Minister Mustafa
Çiftçi had chaired a security meeting ahead of the summit at which
measures for the summit were discussed “in all aspects” and that the
Security Directorate General and the Gendarmerie General Command made
presentations.
“We are meticulously continuing all our preparations to ensure that
this important meeting hosted by our country is held in peace and
security,” Çiftçi said, according to the ministry.
NATO said in its media advisory that the summit will be chaired by
Secretary-General Mark Rutte and held at the Beştepe Presidential
Compound. The advisory also warned that many roads in Ankara will be
closed for security reasons on July 7 and 8 and that access to the
international media center will be possible only through official
shuttles.
The summit has also affected public services and exams.
A presidential letter reported by Turkish media said civil servants in
nine Ankara districts — Altındağ, Çankaya, Etimesgut, Gölbaşı,
Keçiören, Mamak, Pursaklar, Sincan and Yenimahalle — would be put on
administrative leave from July 6 to 12, except for those assigned to
summit duties or critical services.
The letter also said exams, symposiums, panels, graduation ceremonies,
festivals, concerts, entertainment events, celebrations and similar
gatherings should not be planned during the summit week.
Turkey’s Student Selection and Placement Center (ÖSYM) announced
Wednesday that the 2026 Ministry of Education Academy Entrance Exam and
Teaching Field Knowledge Test sessions, which had been scheduled for
July 12, would be held on July 26. The agency also moved the second
2026 Academic Personnel and Graduate Education Entrance Exam from July
26 to August 2.
The Ankara summit will be the second NATO summit hosted by Turkey,
after İstanbul in 2004. NATO has 32 member states, and its summits
bring together allied leaders to make decisions on security and defense
policy. (Turkish Minute, June 4, 2026)
Relations
régionales / Regional Relations
Un cargo en feu en mer Noire après une frappe de drone
russe, au moins un mort
Un cargo a pris feu en mer Noire après une attaque de drone russe,
faisant au moins un mort, a annoncé lundi le Premier ministre adjoint
ukrainien Oleksii Kuleba, la marine ukrainienne faisant pour sa part
état de "plusieurs pertes".
"Une frappe de drone a provoqué l'incendie d'un navire battant pavillon
panaméen. Un membre d'équipage a été tué: il s'agissait d'un cuisinier
âgé de 58 ans, de nationalité égyptienne", a écrit M. Kuleba sur
Telegram, ajoutant que huit marins avaient été secourus.
La marine ukrainienne avait auparavant affirmé que l'incident avait
causé "plusieurs pertes" à bord du cargo, le Victress, qui naviguait
avec neuf membres d'équipage de nationalités égyptienne, turque et
indienne, et qui n'est plus en état de naviguer.
Selon M. Kuleba, deux autres navires, battant pavillon du Belize et de
Palau, ont été attaqués par la Russie au cours de la nuit de dimanche à
lundi, sans faire de blessé. (AFP, 22 juin 2026)
La Turquie
a livré un patrouilleur à la Roumanie
La Turquie a livré un patrouilleur à la Roumanie au cours d'une
cérémonie organisée samedi à Istanbul, une première pour Ankara, selon
le président turc Recep Tayyip Erdogan.
"La Turquie a exporté pour la première fois de son histoire un navire
de guerre vers un pays membre de l'Otan et de l'Union européenne", a
affirmé le chef de l'Etat turc à l'occasion de cette cérémonie
organisée à Istanbul avec la participation de son homologue roumain
Nicusor Dan.
"En livrant la corvette Cam. Roman à la Marine roumaine, nous sommes
fiers d'ajouter le patrouilleur hauturier Koçhisar à notre flotte. Je
souhaite que ces deux navires jumeaux, issus du même chantier naval,
(...) apportent une contribution significative à nos pays, à la
sécurité de la mer Noire, à l'Otan et à la paix dans notre région", a
ajouté le président turc.
La Turquie a progressivement développé ses exportations d'équipements
militaires ces dernières années, notamment de drones qui ont été vendus
à de nombreux Etats.
"Nous sommes le 11e pays exportateur mondial de matériel de défense", a
affirmé M. Erdogan, précisant que la Turquie a "exporté plus de 140
plateformes navales vers différentes régions du monde" tandis qu'elle
est en train de construire "plus de 50 navires de guerre, dont plus de
15 destinés à l'exportation vers des pays amis et alliés".
La Turquie et la Roumanie, ainsi que la Bulgarie, coopèrent aussi
contre les mines flottantes en mer Noire.
"Nous espérons que cette coopération se renforcera encore dans les
prochains mois", a à cet égard dit le chef de l'Etat turc. (AFP, 20
juin 2026)
Shattered
drone found on Turkey's Black
Sea coast
A fragmented unmanned aerial vehicle (UAV) was found on Kapısuyu Beach
in the Kurucaşile district of Bartın, located on Turkey's Black Sea
coast.
Local residents noticed the drone pieces on the shore and reported the
situation to the authorities. Gendarmerie teams, crime scene
investigators, and bomb disposal experts were dispatched to the area to
examine the device.
Initial inspections could not determine which country the drone belongs
to. Gendarmerie secured the vehicle for safety purposes.
Following an upcoming examination by an expert team from Karabük, the
drone will be sent to the capital of Ankara for detailed research and
technical inspection.
Drones, a critical element of the Russia-Ukraine war, have previously
affected Turkey.
At the end of last month, a Turkish cargo ship in the Black Sea was
targeted in an unmanned aerial vehicle attack off the coast of the
Ukrainian port of Odesa. Two Turkish citizens were slightly injured in
that attack.
In December, another drone was downed after advancing to the borders of
Ankara. (BIA, 15 juin 2026)
Génocide toi-même! Erdogan et Netanyahu
s'écharpent sur le Proche-Orient
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé jeudi le Premier
ministre israélien Benjamin Netanyahu de "marcher sur les pas
d'Hitler", les deux dirigeants se renvoyant le qualificatif de
"génocidaire" par discours et communiqués interposés.
Affirmant qu'Israël s'est mué en une "usine à créer de la souffrance"
se nourrissant "de sang et de larmes", le chef de l'Etat turc a à
nouveau comparé M. Netanyahu à Adolf Hitler, lui prédisant "le même
sort que celui des autres tyrans de l'histoire".
Mercredi, le président Erdogan, à couteaux tirés avec Benjamin
Netanyahu depuis le déclenchement de la guerre à Gaza fin 2023, avait
déjà déclaré que "la sécurité de la Turquie commence (...) à Alep,
Damas et Beyrouth", estimant que le Premier ministre israélien et "sa
clique criminelle" menacent également la Turquie.
"Nous ne tolérerons aucun fait accompli dans les pays frères et ne
resterons pas les bras croisés face aux attaques", a-t-il ajouté face
aux députés de son parti. En soulignant que l'armée israélienne "refuse
de se retirer du Liban", où ses frappes ont fait quelque 3.700 morts
depuis le déclenchement le 2 mars de sa nouvelle guerre contre le
Hezbollah, selon les autorités locales.
Le bureau de Benjamin Netanyahu a rétorqué mercredi soir dans un
communiqué en accusant "le dictateur antisémite Erdogan, auteur d'un
génocide contre les Kurdes", de soutenir le Hamas et d'emprisonner ses
opposants, jugeant qu'"il est bien le dernier à pouvoir donner des
leçons de morale à Israël".
Revenant à la charge, Recep Tayyip Erdogan a dénoncé jeudi les méfaits
à Gaza du "réseau génocidaire sioniste dirigé par Netanyahu".
"Ceux qui s'attaquent à notre région comme des requins assoiffés de
sang devront un jour répondre de leurs actes", a-t-il conclu. (AFP, 11
juin 2026)
La
présidente du Venezuela rencontre son
homologue turc
La présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, a rencontré le président
turc, Recep Tayyip Erdogan, lundi à Istanbul, a annoncé la présidence
turque en faisant valoir la volonté des deux pays de renforcer leur
coopération.
Lors d'entretiens au palais de Dolmabahçe, sur les rives du Bosphore,
les deux dirigeants ont discuté des relations bilatérales et de
l'actualité internationale, M. Erdogan soulignant la "détermination de
la Turquie à approfondir sa coopération (...) dans de nombreux
domaines, notamment le commerce, l'énergie et l'exploitation minière",
a indiqué la présidence.
Delcy Rodriguez, qui dirige le pays depuis que les forces américaines
ont capturé l'ancien président socialiste, Nicolas Maduro, en janvier,
est arrivée à Istanbul dimanche soir après une visite de cinq jours en
Inde.
L'arrivée de l'ancienne vice-présidente de Nicolas Maduro avait été
annoncée par le ministre turc de l'Energie, Alparslan Bayraktar, selon
lequel la dirigeante vénézuélienne a répondu à une invitation du
président Erdogan.
La Turquie entretient des relations étroites avec le Venezuela, pays
riche en pétrole, et Recep Tayyip Erdogan était proche des
gouvernements de l'ex-dirigeant socialiste, Hugo Chavez, et de son
successeur, Nicolas Maduro.
Ces dernières années, la Turquie a signé de nombreux accords avec le
Venezuela dans les secteurs de la défense, de l'énergie, du tourisme et
de l'agriculture.
Le Venezuela possède les plus importantes réserves de pétrole du monde,
mais des années de corruption, de sous-investissement et de mauvaise
gestion ont provoqué une chute de la production.
La situation s'est empirée après l'embargo pétrolier imposé par les
Etats-Unis en 2019, bien que Washington ait levé les sanctions après la
capture de Nicolas Maduro.
Delcy Rodriguez a depuis fait adopter des réformes ouvrant l'industrie
pétrolière aux investissements privés. (AFP, 8 juin 2026)
Un bateau de pêche turc attaqué en mer
Noire: un mort, quatre blessés
Un navire de pêche turc a été attaqué vendredi en mer Noire près des
côtes de la Crimée, faisant un mort et quatre blessés, ont indiqué les
garde-côtes turcs.
L'attaque a visé le navire de pêche battant pavillon turc DURU 67 au
large de Sébastopol, à l'ouest de la Crimée - territoire ukrainien
annexé par la Russie -, et le navire a coulé après l'attaque, a
expliqué le commandement des garde-côtes dans un communiqué, sans
immédiatement donner de détails sur les circonstances de l'attaque ni
identifier les responsables.
Un autre bateau de pêche à proximité a rapidement évacué les cinq
pêcheurs blessés du navire en train de couler et a mis le cap sur
Inebolu, sur la côte turque de la mer Noire, a-t-on ajouté de même
source.
"Malheureusement, l'un des pêcheurs blessés, qui était dans un état
critique, est décédé pendant l'évacuation", ont précisé les garde-côtes.
Fin mai, la Turquie avait mis en garde contre une "escalade
incontrôlée" dans la région de la mer Noire après une attaque de drone
contre un cargo turc. La marine ukrainienne a affirmé qu'un drone russe
avait attaqué le navire. (AFP, 5 juin 2026)
Dans l'est syrien,
la crue de l'Euphrate emporte la récolte
d'agriculteurs
Pataugeant au milieu d'épis de blé détrempés dans l'est de la Syrie,
Issa al-Moussa, agriculteur, voit sa récolte ruinée par une montée des
eaux de l'Euphrate inédite depuis des décennies.
La Syrie avait mis en garde la semaine dernière contre une montée
"exceptionnelle" du niveau du fleuve, de près de quatre mètres, en
raison des fortes précipitations cette année et de l'ouverture des
barrages turcs.
L'Euphrate prend sa source en Turquie et traverse les provinces
syriennes de Raqqa et Deir Ezzor pour arriver en Irak où il rejoint le
Tigre.
"J'ai labouré ma terre, soit six dounams (6000 m2, ndlr), et chaque
dounam m'a coûté un million de livres (environ 75 dollars). Cette terre
est perdue", déplore auprès de l'AFP Issa al-Moussa, habitant de
Kharita, dans la province de Deir Ezzor.
Ici comme dans d'autres villages où l'agriculture est souvent la seule
source de revenus, l'eau a recouvert de vastes étendues et encerclé
certaines maisons : environ 500 hectares ont été inondés dans la
province de Deir Ezzor, et 150 dans le village d'Al-Mahoukiya dans la
province Raqqa. Les exploitants inspectent leurs pertes.
"Personne ne sait quand ces eaux vont se retirer", se lamente Issa
al-Moussa. "Nous demandons à l'Etat de nous attribuer des
compensations, d'acheter notre blé et notre coton à un prix plus élevé,
et de nous fournir engrais, médicaments et carburant." (AFP, 2 juin
2026)
Chypre
et la Grèce / Cyprus and Greece
Chypre-Turquie-climat-politique-diplomatie-environnement
Chypre, déjà privée de plusieurs réunions préparatoires, a dit craindre
jeudi de ne pas être invitée à la conférence de l'ONU sur le climat en
Turquie en novembre, en raison du différend historique entre les deux
pays.
"Nous sommes préoccupés par les informations indiquant que la Turquie
aurait l'intention d'inviter seulement 26 États membres de l'Union
européenne à la COP31", a affirmé la ministre chypriote de
l'environnement Maria Panayiotou, après une réunion avec ses homologues
européens au Luxembourg.
"Depuis le début des réunions préparatoires organisées par la Turquie,
Chypre n'a été invitée à participer à aucune d'entre elles", a-t-elle
dénoncé, alors que son pays occupait la présidence tournante de l'Union
européenne de janvier à juin.
La Turquie accueille au mois de novembre la COP31 à Antalya.
"Si la République de Chypre n'est pas invitée dans des délais
appropriés (à la COP), les institutions européennes et les États
membres devront intervenir sans délai auprès des autorités turques et
transmettre un message très clair: la non-invitation d'un État membre
de l'Union européenne et des Nations unies à une conférence des Nations
unies est inacceptable", a insisté la ministre Maria Panayiotou.
La Commission européenne avait déjà jugé "inacceptable" que la Turquie
n'ait pas convié Chypre à deux réunions préparatoires à la COP, dont
une à New York.
Jeudi au Luxembourg, les autre Etats membres ont affiché leur "pleine
solidarité" avec Chypre, a souligné le commissaire européen au Climat
Wopke Hoekstra.
Ce responsable a rappelé que les "manquements" dans les invitations
concernaient des réunions préparatoires passées.
Wopke Hoekstra n'a pas voulu se lancer dans des "hypothèses" pour la
prochaine COP, mais a souligné que l'UE n'accepterait pas ce type de
comportement de la Turquie et qu'il l'avait signalé aux autorités
turques ainsi qu'aux Nations Unies.
La Turquie ne reconnaît pas la République de Chypre et est le seul pays
à reconnaître la "République turque de Chypre-Nord".
L'île est coupée en deux depuis 1974 et l'invasion de la partie nord
par l'armée turque. (AFP, 25 juin 2026)
Accord Chypre-France:
Ankara dénonce une violation du droit international
La Turquie a qualifié jeudi de "provocation" l'accord signé lundi entre
la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le
territoire chypriote, le jugeant "contraire au droit international".
"L'accord signé entre la France, qui n'a aucun statut de garant à
Chypre, et l'administration chypriote grecque, qui vise à modifier
unilatéralement le fragile équilibre sur l'île et méconnaît la volonté
et les droits souverains égaux des Chypriotes turcs, est contraire aux
accords de Chypre de 1960 et au droit international", a indiqué le
ministère turc de la Défense dans un communiqué.
"Ces mesures (...) dépourvues de toute légitimité et dont les
conséquences n'ont pas été soigneusement étudiées pourraient avoir des
conséquences dangereuses pour le sud de l'île", a ajouté le ministère
turc, qui dit "suivre de près cette provocation visant à déstabiliser
la Méditerranée orientale".
L'accord signé lundi à Nicosie entre les ministres français et
chypriote de la Défense fait suite au voeu formulé en avril par le
président français Emmanuel Macron et son homologue chypriote Nikos
Christodoulides de faciliter l'accueil de forces françaises à Chypre
"pour des opérations humanitaires en Méditerranée orientale et au
Moyen-Orient".
Les forces armées françaises utilisent déjà régulièrement Chypre comme
base de déploiement et de soutien lors de crises régionales.
"En tant que pays garant, nous continuerons à protéger les droits et
les intérêts et à assurer la sécurité de la République turque de
Chypre-Nord, comme nous l'avons fait par le passé", a souligné le
ministère turc de la Défense en dénonçant des "attitudes hostiles".
Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait déjà promis mercredi une
"réponse très ferme" en cas d'"atteinte aux droits (...) de la Turquie
et des Chypriotes turcs en Méditerranée orientale".
L'île de Chypre est divisée depuis l'invasion par la Turquie le 20
juillet 1974 de sa partie nord, en réponse à un coup d'Etat de
nationalistes chypriotes grecs visant à rattacher le pays à la Grèce.
La partie nord de l'île, où vivent principalement des Chypriotes turcs
et colons turcs, a été autoproclamée République turque de Chypre-Nord
en 1983, et ses autorités ne sont reconnues que par Ankara. (AFP, 11
juin 2026)
Erdogan met en garde contre toute menace
visant Chypre-Nord
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre
toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la
signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la
présence de troupes françaises sur le territoire chypriote.
"Je veux qu'il soit bien clair que notre réponse sera très nette, et
très ferme si l'on porte atteinte aux droits (...) de la Turquie et des
Chypriotes turcs en Méditerranée orientale", a déclaré le chef de
l'Etat turc devant les députés de son parti au parlement à Ankara.
Le ministère des Affaires étrangères de la RTCN avait déjà estimé mardi
que cet accord "porte atteinte aux délicats équilibres sécuritaires
(...) de notre île et de notre région", dénonçant les "initiatives
nuisibles" de Paris.
L'accord signé lundi à Nicosie entre les ministres français et
chypriote de la Défense fait suite au voeu formulé en avril par le
président français Emmanuel Macron et son homologue chypriote Nikos
Christodoulides de faciliter l'accueil de forces françaises à Chypre
"pour des opérations humanitaires en Méditerranée orientale et au
Moyen-Orient".
Paris et Nicosie ont développé leur coopération militaire ces dernières
années à travers l'organisation d'exercices conjoints, d'initiatives
communes en matière de défense, et d'une coordination stratégique plus
large sur les questions de sécurité régionale.
Les forces armées françaises utilisent déjà régulièrement Chypre comme
base de déploiement et de soutien lors de crises régionales.
L'île de Chypre est divisée depuis l'invasion par la Turquie le 20
juillet 1974 de sa partie nord, en réponse à un coup d'Etat de
nationalistes chypriotes grecs visant à rattacher le pays à la Grèce.
La partie nord de l'île, où vivent principalement des Chypriotes-turcs
et colons turcs, a été autoproclamée République turque de Chypre-Nord
en 1983, et ses autorités ne sont reconnues que par Ankara. (AFP, 10
juin 2026)
Immigration
/ Migration
La fête annuelle 2026 des Ateliers du Soleil

L’équipe et les apprenants des Ateliers du Soleil ont
clôturé l’année scolaire le vendredi 26 juin par une fête
multiculturelle avec danses, chants et cuisine du monde… Dans une
ambiance de joie et de solidarité, les participants de la fête venus
des pays différents du monde ont manifesté également leur unité pour
les droits humains, la paix dans le monde et leurs revendications
socio-culturelles en Belgique.
https://www.ateliersdusoleil.be
30 migrants découverts dans la cuve d'un
camion-citerne
Trente migrants clandestins ont été découverts dissimulés dans la cuve
vide d'un camion-citerne dans le sud-est de la Turquie, près de la
frontière iranienne, a annoncé la police locale.
Une vidéo publiée mercredi sur X par la police de la province de Bitlis
montre plusieurs hommes être extirpés par les trappes du poids lourd.
"Un suspect impliqué dans l'organisation de ce trafic a été arrêté et
placé en garde à vue", ont indiqué les forces de l'ordre, sans préciser
la nationalité des migrants et de l'homme interpellé.
Contactée par l'AFP, la police de Bitlis n'a pas souhaité fournir
davantage d'informations.
Les trente migrants seront expulsés, a-t-elle indiqué sur X.
Des migrants clandestins sont régulièrement découverts dans des
remorques de poids lourds, dans cette province située à moins de 300 km
de la frontière iranienne.
Les autorités turques ont érigé ces dernières années quelque 380 km de
mur le long de cette frontière afin d'empêcher les passages de
migrants, principalement afghans. (AFP, 4 juin 2026)
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